Résultats : 17 texte(s)
Détail
Liste
1
p. 85-91
Recueil de Pieces d'Histoire et de Litterature, &c. [titre d'après la table]
Début :
Recueil des Piéces d'Histoire et de Litterature, Tome 2 de 234 pages, [...]
Mots clefs :
Religion, Papes, Collection, Dieu, Dieux, Empire, Église, Messie, Roi, Nations
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Recueil de Pieces d'Histoire et de Litterature, &c. [titre d'après la table]
E cu si L de Piéces d’Histoire et de
[Littérature , Tome a de 2.34 pages,
sans la Table des Piéces contenuës dans
ce Volume , et celle des Matieres des deux
premieres Parties de ce Recüeil.
l Ce Volume contient des Pièces curieuse
ses en elles-mêmes, et dont la matiere
. est digne d’être traitée , mais qui piquent
moins la curiosité des Gens de Lettres ,'
parce qu'on les rencontre en plusieurs En
droits : cependant on ytrouve aussi du
neuf, et ce qui fait le plus de plaisir,c’est
que cette collection évite au Lecteur la.
peine de lire des Dissertations longues et: . ’
ennuyeuses , en lui présentant_les mêmes
matieres traitées en peu de mots , succ_inc- q
tement, solidement et avec clarté. ' _
_La premicre Piéce est une Vie de Plu-q‘
rauque , traduite en François: de l’Angloîs
de M. Dryden. C'est un morceau cu
rîeux qui méritoit bien d'être traduit en
notre Langue. On trouve ensuite un Dis
cours sur l’Etat des Nations à la naissance;
‘ E xij de
e; MERCURE DE FRANCE '
de l’Eglise. L’Auteur s’applique à mon
trer que tout concouroit à la Naissancè
de Jesus-Christ pour Pétablissement d:
son Eglise , PEtatlet la Religion. C’est>
comme l’on voit le même Plan qu’a tenu.
M. Bossuet dans son Discours sur l’His
toire Universelle. L’Empire Romain est
étendu dans les trois parties du monde
connu , et est regardé comme le seul Efm
pire de la Terre , lorsque le grand Roi ,
le Roi de l’Univers va paroître. Le Mon
de goûte une aix generale lorsque le Roi
de Paix vient ‘apporter avec lui. La puis-j
sànce des Romains sert à Paccomp isse—
rnent des Propheties par Pordre qui en.
vient dans les diflèrcntes Provinces de
PEmpire , pour une Description generala
d‘: tous les Sujets de cette puissante Mo-Ç
narchie 5 le Messie naît dans Bethléem de
Jirda; par cette puissance la Tribu qui
porte ce nom pet son autorité , les Gen-ï
tlls qui devoienr entrer dans les promes-e
ses et dans l'alliance de misericorde , se
rêünissent avec les J uifs pour immolet
PÏ-Ïiostie de ptopitiation , qui par le méï
rite de son Sang va desdeux Peuples n’en.
faire qu’un; enfin par cette même puis
sance Jerusalem est détruite , le Temple
.rasé et la Synagogue des Juifs anéantie
avec ses Autels. '
._ v _ ce
JANVIER. 17'3;.' 87
Ce n’est pas non plus sans misterc que
Rome devient le centre de l’Empire de’
lÏUnivers , pour Pêcrc ensuite de la veri
table Religion; que les Nations y aboraj
dent de toutes parts , afin quklles y teçoi-f
vent le cuit; du vrai Dieu au lieu des vaiä,
ries richessespti des honneurs périssables,’
qui étoientle but de leurs voyages telle
envoya: par tout des Colonies pour y pot‘)
ter ensuite la Foi de PEvangile; le Messie
pvient dans le Temple lorsque Rome est
dans le plus haut point de sa grandeur, e:
t que la politesse , l’E5prit , les belles Let
tres et les Sciences y brillent avec plus
d’éclat , afin u’en étendant tous ces
avantages dans (ies Pays où elle étend sa»
uissance , elle y établisse la politesse,»
iiurbanité; en un mot, un esprit de socien‘
tÉ-qtii donnât quelque ouverture à la pré
dicarion de [Évangile , et qui disposât
les Esprits à lÎécouter. Par là PEV-angile
(Ïevoit heriter de toutela richesseet de la‘
Sçience de Rome : par là la Foi fait voit‘
qu’elle sçaifsoumettre â sa misterieuse obsi
curité les plus sublimes génies, et qu’ellc
n’a pas besoin de leurs secours et de leur
éloquence pour établit son Empire pat
toute la terre. . . *
« , Si l’Etat Civil disposait tout à Parrivéa
du..Messie , jlîfime de 1a Religion mon-x.
;__ ,, E iiij trois
à? 77"
à? MERCURE DE FRANCE
troit encore davantage le besoin que les
hommes avoient de la nouvelle Alliance‘.
Ils avoient de belles Loix‘, mais elles n'é
toient point observées; le Corps de leurs
Loix étoir corrompu par un grand nom
brc d'autres. qui permettoicnt plusieurs
désordres ; la Religion étoit plus horri-r
ble encore , c’étoit elle qui apprenoit aux
hommes à devenir méchans , les Fêtes des
Dieux étoient des jours de brigandagcs cc
de désordres ; les Temples étoient des
Ecoles dîmpureté , dïrreligion ;_ tout
Dieu y étoit bien reçû : Rome adoroit
ceux qu’elle avoir vaincus , et de vaines
Statuës sans sentiment et sans connois
sancc étoient victorieuses des vainqueurs
des Nations et des maîtres du. monde. Le
seul vrai Dieu y étoit inconnu , lui seul
n'avoir point dfAutels nide sacrificateutâ;
point de culte ni (Ÿadorateurs. UEgyptc
et la Gréce avoient aussi leurs Dieux 5
mais quels Dieux! ose-t-on les nom
mer , tant ils sont capables d’humilier
Ïhomme.
: La‘ Religion des Juifs étoit elle-même
mêlée de superstitions et de Traditions‘
purement humaines; en un mot, toute la
Rcligion des diflerens Peuples _, leurs"
Loix mal observées , leurs Sacrifices abo- '
minables aux yeux » de Dieu 3‘ leurs cr—"
. {CHIE
J A N VIE R. 1733.‘ '89‘;
\
rçurs montées à. leur comble, tous les
raisonnements et les Systemes des Philo
sophes épuisés , montroient à Phomme le‘
besoin qu’il avoir d'une Religion qui lui
apportat enfin des connaissances , qui
pûssent fixer leurs esprits au milieu de
tant de monstrueux égaremens , et qui‘ '
. leur donnât des forces" dont ils sentaient
la necessitê ’g pour accomplir leur devoir ,‘
et pour suivre la voye de la verité et ‘de
la vertu.
_La Piêce suivante traite des donations
de Pcpin et de Charlemagne faites à l’E-'
glise de Rome; on y montre qu’ellesï
sont le commencement de la souveraineté
temporelle des Papes; L’Auteur de cette
Dissertation ÿapplique à y montrer q.u’a'-'
vaut la donation de Pepin les. Papes n'ont,
eu aucune souveraineté 5 ni à‘ Rome ni
en Italie , ni en aucun Endroit : et que;
les Rois Pepin et Charlemagne étoienc»
Maîtres et légitimes possesseurs des Pays
qu’ils ont donnés "aux Evêques der
Rome. v ».
La 3.Piéce est une petiteDissertation sur t
les faux Prophetes , et sur les moyens de
a legdiscernet d’avec les Prophetes vérita-j:
bles; L’Auteur yléxamine trois Points.
Le premier , quels étoient ceux que l’E-;'
crieur; repûsentç comme de faux P104
E v pheg
LÀ
9e MER"CURE' DE FRÏANCE
phètes , et de combien de sortes elle en"
distingue. Le second , si ces faux Pro-'
phetes pouvaient reconnaître eux-mêmes
quïls étaient dans l’illusion. Le troisiéa
me , à quelles marques extetieures le peu-i
ple pouvoir discerner les vrais Ptophetcs
' dävec les faux.
- On trouve ensuite une autre‘ Disset.‘
ration sur la Collection (Plsidore , ct sur
les Décretales attribuées aux premiers Pas;
es. On y examine 1°. Qxelles étaient
lesCollecrions de Décrets‘ avant le neu
v-iéme siècle , et s’il y en avoir quelqtfu.‘
ne qui pût être regardée comme le Code
de PEgIise Universelle , ou comme le
Code d’une Eglise particuliere. 2". Ce
qäfavoit de particulier cette nouvelle
Collection , et qui s’en est déclaré PAu-f"
tèur. 3°. Si cette Collection-des Décreta-ä
les est suposée par un imposteur comme
on le dit communément. 4°. Si ces Let
tres des Papes , "inconnuës avant ChatleJ
magna: , inttoduisoient un nouveau droit
touchant lcs appellations à Rome. 5°. Sis
on peut croire que ces Lettres sont des
Papes dentelles portent le nom. 6°. Qxel
usage il faut faire de ces Lettres pour le
Dogme ou pour la Discipline. Ce dernier '
article n’est pas rempli.
» A la suive de cette Pièce l"Auteur’ de
‘ -. - ' se
4
J A NV I ER. 1733. 9;‘
‘ce Reciieil en‘ a joint une autre intitu
lée : Senfimens dfim homme d'esprit Jur l4
nouvelle intitulée Don Carla: .- destpune
Critique délicate et polie des défauts de
cette Nouvelle. " '
f. La Pièce qui termine‘ ce Volume est une
Réponse de M. B. . . Conseiller au Parle-j
mentde B. . . à une Lettre que M. Du-e
rand lui a écrireau sujet des Discours de
M.- de la. Motte sur la Poësie Dramati
que. L’on y trouve plusieurs expressions
basses et triviales‘, et des traits dans les
quels cet. illustre Auteur n’est pas beau
coup menage. .
On ‘voit ,«au reste , que PAuteur de ce
nouveau Recueil shpplique à diveisifiet‘
ses matieres ,et a promener agréablement
son Lecteur , tantôt dans les détours de
lïi-Lisroirc ,.ranrôt dans ceux de la-Criti
que , tantôt dans le sérieux 5 et. tantôt
dans le stile cnjoüé et badin.‘ Il.y a lieu
dïes ercr u’il continuera de rendre le‘
q .
même soin pour le choix de ses Pièces.
Son Recueil en- ce cas sera curieux et reg‘
cherché.
[Littérature , Tome a de 2.34 pages,
sans la Table des Piéces contenuës dans
ce Volume , et celle des Matieres des deux
premieres Parties de ce Recüeil.
l Ce Volume contient des Pièces curieuse
ses en elles-mêmes, et dont la matiere
. est digne d’être traitée , mais qui piquent
moins la curiosité des Gens de Lettres ,'
parce qu'on les rencontre en plusieurs En
droits : cependant on ytrouve aussi du
neuf, et ce qui fait le plus de plaisir,c’est
que cette collection évite au Lecteur la.
peine de lire des Dissertations longues et: . ’
ennuyeuses , en lui présentant_les mêmes
matieres traitées en peu de mots , succ_inc- q
tement, solidement et avec clarté. ' _
_La premicre Piéce est une Vie de Plu-q‘
rauque , traduite en François: de l’Angloîs
de M. Dryden. C'est un morceau cu
rîeux qui méritoit bien d'être traduit en
notre Langue. On trouve ensuite un Dis
cours sur l’Etat des Nations à la naissance;
‘ E xij de
e; MERCURE DE FRANCE '
de l’Eglise. L’Auteur s’applique à mon
trer que tout concouroit à la Naissancè
de Jesus-Christ pour Pétablissement d:
son Eglise , PEtatlet la Religion. C’est>
comme l’on voit le même Plan qu’a tenu.
M. Bossuet dans son Discours sur l’His
toire Universelle. L’Empire Romain est
étendu dans les trois parties du monde
connu , et est regardé comme le seul Efm
pire de la Terre , lorsque le grand Roi ,
le Roi de l’Univers va paroître. Le Mon
de goûte une aix generale lorsque le Roi
de Paix vient ‘apporter avec lui. La puis-j
sànce des Romains sert à Paccomp isse—
rnent des Propheties par Pordre qui en.
vient dans les diflèrcntes Provinces de
PEmpire , pour une Description generala
d‘: tous les Sujets de cette puissante Mo-Ç
narchie 5 le Messie naît dans Bethléem de
Jirda; par cette puissance la Tribu qui
porte ce nom pet son autorité , les Gen-ï
tlls qui devoienr entrer dans les promes-e
ses et dans l'alliance de misericorde , se
rêünissent avec les J uifs pour immolet
PÏ-Ïiostie de ptopitiation , qui par le méï
rite de son Sang va desdeux Peuples n’en.
faire qu’un; enfin par cette même puis
sance Jerusalem est détruite , le Temple
.rasé et la Synagogue des Juifs anéantie
avec ses Autels. '
._ v _ ce
JANVIER. 17'3;.' 87
Ce n’est pas non plus sans misterc que
Rome devient le centre de l’Empire de’
lÏUnivers , pour Pêcrc ensuite de la veri
table Religion; que les Nations y aboraj
dent de toutes parts , afin quklles y teçoi-f
vent le cuit; du vrai Dieu au lieu des vaiä,
ries richessespti des honneurs périssables,’
qui étoientle but de leurs voyages telle
envoya: par tout des Colonies pour y pot‘)
ter ensuite la Foi de PEvangile; le Messie
pvient dans le Temple lorsque Rome est
dans le plus haut point de sa grandeur, e:
t que la politesse , l’E5prit , les belles Let
tres et les Sciences y brillent avec plus
d’éclat , afin u’en étendant tous ces
avantages dans (ies Pays où elle étend sa»
uissance , elle y établisse la politesse,»
iiurbanité; en un mot, un esprit de socien‘
tÉ-qtii donnât quelque ouverture à la pré
dicarion de [Évangile , et qui disposât
les Esprits à lÎécouter. Par là PEV-angile
(Ïevoit heriter de toutela richesseet de la‘
Sçience de Rome : par là la Foi fait voit‘
qu’elle sçaifsoumettre â sa misterieuse obsi
curité les plus sublimes génies, et qu’ellc
n’a pas besoin de leurs secours et de leur
éloquence pour établit son Empire pat
toute la terre. . . *
« , Si l’Etat Civil disposait tout à Parrivéa
du..Messie , jlîfime de 1a Religion mon-x.
;__ ,, E iiij trois
à? 77"
à? MERCURE DE FRANCE
troit encore davantage le besoin que les
hommes avoient de la nouvelle Alliance‘.
Ils avoient de belles Loix‘, mais elles n'é
toient point observées; le Corps de leurs
Loix étoir corrompu par un grand nom
brc d'autres. qui permettoicnt plusieurs
désordres ; la Religion étoit plus horri-r
ble encore , c’étoit elle qui apprenoit aux
hommes à devenir méchans , les Fêtes des
Dieux étoient des jours de brigandagcs cc
de désordres ; les Temples étoient des
Ecoles dîmpureté , dïrreligion ;_ tout
Dieu y étoit bien reçû : Rome adoroit
ceux qu’elle avoir vaincus , et de vaines
Statuës sans sentiment et sans connois
sancc étoient victorieuses des vainqueurs
des Nations et des maîtres du. monde. Le
seul vrai Dieu y étoit inconnu , lui seul
n'avoir point dfAutels nide sacrificateutâ;
point de culte ni (Ÿadorateurs. UEgyptc
et la Gréce avoient aussi leurs Dieux 5
mais quels Dieux! ose-t-on les nom
mer , tant ils sont capables d’humilier
Ïhomme.
: La‘ Religion des Juifs étoit elle-même
mêlée de superstitions et de Traditions‘
purement humaines; en un mot, toute la
Rcligion des diflerens Peuples _, leurs"
Loix mal observées , leurs Sacrifices abo- '
minables aux yeux » de Dieu 3‘ leurs cr—"
. {CHIE
J A N VIE R. 1733.‘ '89‘;
\
rçurs montées à. leur comble, tous les
raisonnements et les Systemes des Philo
sophes épuisés , montroient à Phomme le‘
besoin qu’il avoir d'une Religion qui lui
apportat enfin des connaissances , qui
pûssent fixer leurs esprits au milieu de
tant de monstrueux égaremens , et qui‘ '
. leur donnât des forces" dont ils sentaient
la necessitê ’g pour accomplir leur devoir ,‘
et pour suivre la voye de la verité et ‘de
la vertu.
_La Piêce suivante traite des donations
de Pcpin et de Charlemagne faites à l’E-'
glise de Rome; on y montre qu’ellesï
sont le commencement de la souveraineté
temporelle des Papes; L’Auteur de cette
Dissertation ÿapplique à y montrer q.u’a'-'
vaut la donation de Pepin les. Papes n'ont,
eu aucune souveraineté 5 ni à‘ Rome ni
en Italie , ni en aucun Endroit : et que;
les Rois Pepin et Charlemagne étoienc»
Maîtres et légitimes possesseurs des Pays
qu’ils ont donnés "aux Evêques der
Rome. v ».
La 3.Piéce est une petiteDissertation sur t
les faux Prophetes , et sur les moyens de
a legdiscernet d’avec les Prophetes vérita-j:
bles; L’Auteur yléxamine trois Points.
Le premier , quels étoient ceux que l’E-;'
crieur; repûsentç comme de faux P104
E v pheg
LÀ
9e MER"CURE' DE FRÏANCE
phètes , et de combien de sortes elle en"
distingue. Le second , si ces faux Pro-'
phetes pouvaient reconnaître eux-mêmes
quïls étaient dans l’illusion. Le troisiéa
me , à quelles marques extetieures le peu-i
ple pouvoir discerner les vrais Ptophetcs
' dävec les faux.
- On trouve ensuite une autre‘ Disset.‘
ration sur la Collection (Plsidore , ct sur
les Décretales attribuées aux premiers Pas;
es. On y examine 1°. Qxelles étaient
lesCollecrions de Décrets‘ avant le neu
v-iéme siècle , et s’il y en avoir quelqtfu.‘
ne qui pût être regardée comme le Code
de PEgIise Universelle , ou comme le
Code d’une Eglise particuliere. 2". Ce
qäfavoit de particulier cette nouvelle
Collection , et qui s’en est déclaré PAu-f"
tèur. 3°. Si cette Collection-des Décreta-ä
les est suposée par un imposteur comme
on le dit communément. 4°. Si ces Let
tres des Papes , "inconnuës avant ChatleJ
magna: , inttoduisoient un nouveau droit
touchant lcs appellations à Rome. 5°. Sis
on peut croire que ces Lettres sont des
Papes dentelles portent le nom. 6°. Qxel
usage il faut faire de ces Lettres pour le
Dogme ou pour la Discipline. Ce dernier '
article n’est pas rempli.
» A la suive de cette Pièce l"Auteur’ de
‘ -. - ' se
4
J A NV I ER. 1733. 9;‘
‘ce Reciieil en‘ a joint une autre intitu
lée : Senfimens dfim homme d'esprit Jur l4
nouvelle intitulée Don Carla: .- destpune
Critique délicate et polie des défauts de
cette Nouvelle. " '
f. La Pièce qui termine‘ ce Volume est une
Réponse de M. B. . . Conseiller au Parle-j
mentde B. . . à une Lettre que M. Du-e
rand lui a écrireau sujet des Discours de
M.- de la. Motte sur la Poësie Dramati
que. L’on y trouve plusieurs expressions
basses et triviales‘, et des traits dans les
quels cet. illustre Auteur n’est pas beau
coup menage. .
On ‘voit ,«au reste , que PAuteur de ce
nouveau Recueil shpplique à diveisifiet‘
ses matieres ,et a promener agréablement
son Lecteur , tantôt dans les détours de
lïi-Lisroirc ,.ranrôt dans ceux de la-Criti
que , tantôt dans le sérieux 5 et. tantôt
dans le stile cnjoüé et badin.‘ Il.y a lieu
dïes ercr u’il continuera de rendre le‘
q .
même soin pour le choix de ses Pièces.
Son Recueil en- ce cas sera curieux et reg‘
cherché.
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Résumé : Recueil de Pieces d'Histoire et de Litterature, &c. [titre d'après la table]
Le texte présente un recueil intitulé 'Pièces d’Histoire et de Littérature', composé de 234 pages et dépourvu de table des matières. Ce volume rassemble des documents curieux et intéressants, bien que certains soient déjà connus. Il se distingue par son approche concise, solide et claire, évitant les dissertations longues et ennuyeuses. La première pièce est une traduction en français de la vie de Plutarque par M. Dryden. Le recueil inclut également un discours sur l’état des nations à la naissance de l’Église, où l’auteur explique comment divers éléments ont contribué à l’établissement de l’Église et de la religion chrétienne. Ce discours est comparé à celui de Bossuet sur l’histoire universelle. Le texte décrit ensuite l’Empire Romain à son apogée et l’arrivée du Messie, soulignant comment la puissance romaine a facilité la propagation des prophéties et la réunion des tribus pour le sacrifice expiatoire. Le recueil aborde également les donations de Pépin et de Charlemagne à l’Église de Rome, discutant de la souveraineté temporelle des Papes. Une autre dissertation traite des faux prophètes et des moyens de les discerner. Une autre encore examine les collections de décrets avant le neuvième siècle et les Décretales attribuées aux premiers Papes. Le volume se termine par une critique de la nouvelle 'Don Carlos' et une réponse de M. B... à une lettre de M. Dugrand concernant les discours de M. de la Motte sur la poésie dramatique. L’auteur diversifie les matières, alternant entre histoire, critique et styles sérieux ou badins, promettant ainsi un recueil curieux et recherché.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 91-95
Glossaire en neuf Langues, &c. [titre d'après la table]
Début :
GLOSSARIUM Enneasticu, seu Dictionarium novum, &c. c'est-à-dire, Glossaire [...]
Mots clefs :
Langues, Latin, Dictionnaires, Dictionnaire, Programme, Français, Grec
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Glossaire en neuf Langues, &c. [titre d'après la table]
GLOSSARIUM Enrzemticitm m4 Dictia-î
rmrium nez/nm , 0c. dest-à-dire , Glasmi
re- en neuf Langues, ou Dictionnaire nou
ycau pqur. lïntclligenceïde neuf Lan-f
. . _ E vj gues ,
9s.» MER CURE DE FRÂNCE
l
gucs , ÿçavoit : le Latin , le François , PIS‘;
talien , l’Anglois , ‘lilzspagnol , l’Allc——
mand , FHebreu , le Grec Littoral et le»
Grec Vulgaire , disposé suivant une Mé
thode qui forme pour ces neuf Langues
soixante et douze Dictionnaires complets
et. très-utiles , non-seulement aux gens
(le Lettres , mais aussi âceux «qui n’ont
aucune teinture de Latin , comme les
femmes et toutes les autres personnes qui
«par leur éducation et par leur état se
\
trouvent bornées a leur Langue mater
nelle : Ouvrage postume du R. P. Cas
sien , Capucin. . .
sCct Ouvrage est annoncé au Public. par
un Programme Latin et François , impri
’mé en 1731, qui ‘n’est venu que‘ depuis
à notre connaissance. lîsuraisons qui ont porté l’AOutneuyr àtrcooumve
poser cet Ouvrage; la maniere dontil a
eré distribué et dont il doit être imprimé ,‘
suivant l'étendue‘ et Perdre du Manuscrit
de l’Auteu-r. _
L’Auteur du Programme passe ensuite
au dessein et à la division de l’Ouvrage s
il fait remarquer jusquï‘: quel point ce
Dictionnaire se multiplie par le moyen du.
Latin , et quelle est son utilité. Il donne:
une idée generale des 72 Dictionnaires
que ces neuf Langues fournissent, et que
ce
4 4 k Ë
Î JA.N'V I E R.‘ 1733.‘ d 9g‘
ce Glossaire explique dans route leur‘
êtenduèäfll fait voir la difietence de cet’
Ouvrage d’avec les autres Dictionnaires
en plusieurs Langues : il donne ensuite le‘
Prospectus de POuvrage et de ses parties ;
après quoi il fait quelques remarques qui _
servent à entendre Pample détail qu’il‘
donne enouize de ces Dictionnaires , qui;
montent jusqu’â 144.. Il y a joint une‘
Méthode en faveur de ceux qui ne sça
vent pas le Latin , quoique le Latin soit
la clef de ce Dictionnaire , pour qu’ils
' puissent s’en servir utilement à apprendre
es Langues qu’ils veulent sçavoit. _
-» On y trouve enfin dans la Conclusion
du Programme un ex osé de la capacité
du Pere Cassien danslp
Eanguts, papacité que quelques Curieux
ont trouvee msques dans le nom de ce
Pere. Les Approbations terminent le Pro
gramme.
» Voilà, pour ainsi dire, une Esquisse du
Glossaire , disons quelque chose des ce
que le Programme rapporte en détail.
Nous y apprenons que le R. P. Cassien
plein d’un zele ‘tout-âfait loüable , réso
lut de donner en faveur de ‘ceux qui pot-i
tent parmi les Nations la prédication de
lOEvangile , un Dictionnaire qui pût leur
a connoissancc des
faciliter la cqnnoissance des Langues , qui.
SQÏXÎ
n
,4. MERCURE DE "FRANC!
sont les plus étenduës dans Plîurope.‘
Comme il les possedoit parfaitement , il
résolut d'abord de donner un Dictionnai
re en six Langues , sçavolt le Latin , le
François , l‘Italien , l’Anglois , le Grec
Littcral et le Grec Vulgaire. Ce Diction
naire devoir par le moyen du Latin Four
nir jusqifä trente Dictionnaires: en effet ,1
il le composa et en» fit même imprimer;
le Projet: il en ajoûta ensuite trois autres,‘
sçavoir l’Hebreu , l’vAllemand et l’Es a
gnol. Pour l’Allemand il en a acheve le
premierxDictiontiaitc , quiest de l’Alle
mand en François et en Latin ; mais pour
le second qui est celui du Latin en Fran
çois et en Allemand ,il ne pût Fachever,
prévenu par la mort.
M. de Vogel, à la sollicitation du Pere
Urse Capucin , a suppléé à cette perte ,
et c’est à ses travaux que le Public est re
devable de la perfection de ce Diction-q
mire. L’Ouvrage est divisé en deux par
tiez. : dans la premiereJes mots latins sont
expliquez dans les huit autres Langues g
dans la seconde , les huit Langues séparé
ment sont traduites en Latin. Or , en
multi liant les raports avec lacs Langues qu'ondeecxepslieqxupeli,caettiodnes
ces Langues les unes avec les autres , on.
montre que ce Dictionnaire qui fait envi...
. Ion
JANVIER} .1733." 9;‘
ron deux volumes In folio , tient lieu de
r44. Dictionnaires , dont l'acquisition se
roit impossible à bien des personnes. De—'__
là on apperçoit facilement l'utilité et tout
l'avantage de ce Glossaire. Il sufiira pour
faire connoîrre le mérite de cet Ouvrage
de faire remarquer que M. l’Abbî- Renau
a6: , qui ,' comme l’on sçait , avoir des
connoissances si profondes et si étenduës
sur les Langues , en fit Péloge dans Pap
probation qu'il donna àPAuteuren 171 r.
rapportée à lafin du Projet.
Nbublions pas d’avertir les Libraires
q-uo le Programme détaille en particulier,
la maniere dont ils doivent im rimer ce
Dictionnaire , et la forme qu’i s lui doi
vent donner _, eu égard au nombre et à la
grandeur des volumes dans lesquels ils le
distribueront. Le Programme se trouve
à Paris chez le sieur LangloisJm primeur,
ruë S. Etienne d’Egrès , au bon Pas:
tout.
rmrium nez/nm , 0c. dest-à-dire , Glasmi
re- en neuf Langues, ou Dictionnaire nou
ycau pqur. lïntclligenceïde neuf Lan-f
. . _ E vj gues ,
9s.» MER CURE DE FRÂNCE
l
gucs , ÿçavoit : le Latin , le François , PIS‘;
talien , l’Anglois , ‘lilzspagnol , l’Allc——
mand , FHebreu , le Grec Littoral et le»
Grec Vulgaire , disposé suivant une Mé
thode qui forme pour ces neuf Langues
soixante et douze Dictionnaires complets
et. très-utiles , non-seulement aux gens
(le Lettres , mais aussi âceux «qui n’ont
aucune teinture de Latin , comme les
femmes et toutes les autres personnes qui
«par leur éducation et par leur état se
\
trouvent bornées a leur Langue mater
nelle : Ouvrage postume du R. P. Cas
sien , Capucin. . .
sCct Ouvrage est annoncé au Public. par
un Programme Latin et François , impri
’mé en 1731, qui ‘n’est venu que‘ depuis
à notre connaissance. lîsuraisons qui ont porté l’AOutneuyr àtrcooumve
poser cet Ouvrage; la maniere dontil a
eré distribué et dont il doit être imprimé ,‘
suivant l'étendue‘ et Perdre du Manuscrit
de l’Auteu-r. _
L’Auteur du Programme passe ensuite
au dessein et à la division de l’Ouvrage s
il fait remarquer jusquï‘: quel point ce
Dictionnaire se multiplie par le moyen du.
Latin , et quelle est son utilité. Il donne:
une idée generale des 72 Dictionnaires
que ces neuf Langues fournissent, et que
ce
4 4 k Ë
Î JA.N'V I E R.‘ 1733.‘ d 9g‘
ce Glossaire explique dans route leur‘
êtenduèäfll fait voir la difietence de cet’
Ouvrage d’avec les autres Dictionnaires
en plusieurs Langues : il donne ensuite le‘
Prospectus de POuvrage et de ses parties ;
après quoi il fait quelques remarques qui _
servent à entendre Pample détail qu’il‘
donne enouize de ces Dictionnaires , qui;
montent jusqu’â 144.. Il y a joint une‘
Méthode en faveur de ceux qui ne sça
vent pas le Latin , quoique le Latin soit
la clef de ce Dictionnaire , pour qu’ils
' puissent s’en servir utilement à apprendre
es Langues qu’ils veulent sçavoit. _
-» On y trouve enfin dans la Conclusion
du Programme un ex osé de la capacité
du Pere Cassien danslp
Eanguts, papacité que quelques Curieux
ont trouvee msques dans le nom de ce
Pere. Les Approbations terminent le Pro
gramme.
» Voilà, pour ainsi dire, une Esquisse du
Glossaire , disons quelque chose des ce
que le Programme rapporte en détail.
Nous y apprenons que le R. P. Cassien
plein d’un zele ‘tout-âfait loüable , réso
lut de donner en faveur de ‘ceux qui pot-i
tent parmi les Nations la prédication de
lOEvangile , un Dictionnaire qui pût leur
a connoissancc des
faciliter la cqnnoissance des Langues , qui.
SQÏXÎ
n
,4. MERCURE DE "FRANC!
sont les plus étenduës dans Plîurope.‘
Comme il les possedoit parfaitement , il
résolut d'abord de donner un Dictionnai
re en six Langues , sçavolt le Latin , le
François , l‘Italien , l’Anglois , le Grec
Littcral et le Grec Vulgaire. Ce Diction
naire devoir par le moyen du Latin Four
nir jusqifä trente Dictionnaires: en effet ,1
il le composa et en» fit même imprimer;
le Projet: il en ajoûta ensuite trois autres,‘
sçavoir l’Hebreu , l’vAllemand et l’Es a
gnol. Pour l’Allemand il en a acheve le
premierxDictiontiaitc , quiest de l’Alle
mand en François et en Latin ; mais pour
le second qui est celui du Latin en Fran
çois et en Allemand ,il ne pût Fachever,
prévenu par la mort.
M. de Vogel, à la sollicitation du Pere
Urse Capucin , a suppléé à cette perte ,
et c’est à ses travaux que le Public est re
devable de la perfection de ce Diction-q
mire. L’Ouvrage est divisé en deux par
tiez. : dans la premiereJes mots latins sont
expliquez dans les huit autres Langues g
dans la seconde , les huit Langues séparé
ment sont traduites en Latin. Or , en
multi liant les raports avec lacs Langues qu'ondeecxepslieqxupeli,caettiodnes
ces Langues les unes avec les autres , on.
montre que ce Dictionnaire qui fait envi...
. Ion
JANVIER} .1733." 9;‘
ron deux volumes In folio , tient lieu de
r44. Dictionnaires , dont l'acquisition se
roit impossible à bien des personnes. De—'__
là on apperçoit facilement l'utilité et tout
l'avantage de ce Glossaire. Il sufiira pour
faire connoîrre le mérite de cet Ouvrage
de faire remarquer que M. l’Abbî- Renau
a6: , qui ,' comme l’on sçait , avoir des
connoissances si profondes et si étenduës
sur les Langues , en fit Péloge dans Pap
probation qu'il donna àPAuteuren 171 r.
rapportée à lafin du Projet.
Nbublions pas d’avertir les Libraires
q-uo le Programme détaille en particulier,
la maniere dont ils doivent im rimer ce
Dictionnaire , et la forme qu’i s lui doi
vent donner _, eu égard au nombre et à la
grandeur des volumes dans lesquels ils le
distribueront. Le Programme se trouve
à Paris chez le sieur LangloisJm primeur,
ruë S. Etienne d’Egrès , au bon Pas:
tout.
Fermer
Résumé : Glossaire en neuf Langues, &c. [titre d'après la table]
Le texte présente un ouvrage intitulé 'Glossarium Enzementicum m4 Dictia-î', également connu sous le nom de 'Dictionnaire neuf Langues'. Cet ouvrage posthume du Père Cassien, capucin, vise à faciliter la connaissance des langues les plus répandues en Europe. Il inclut le latin, le français, l'italien, l'anglais, l'espagnol, l'allemand, l'hébreu, le grec littéral et le grec vulgaire. Structuré en soixante-douze dictionnaires complets, il est utile tant pour les lettrés que pour ceux n'ayant aucune connaissance de latin, comme les femmes et d'autres personnes limitées à leur langue maternelle. L'ouvrage a été annoncé par un programme latin et français imprimé en 1731. Le Père Cassien, motivé par le désir de faciliter la prédication de l'Évangile, avait initialement prévu un dictionnaire en six langues, mais en a finalement ajouté trois autres. M. de Vogel a complété l'œuvre après la mort du Père Cassien. Le dictionnaire est divisé en deux parties : la première explique les mots latins dans les huit autres langues, et la seconde traduit les huit langues en latin. Ainsi, il équivaut à cent quarante-quatre dictionnaires, rendant son acquisition plus accessible. Le programme détaille également la méthode d'impression et de distribution de l'ouvrage, disponible chez le sieur Langlois à Paris. L'Abbé Renaudot, connu pour ses profondes connaissances linguistiques, a approuvé l'ouvrage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 95-100
Abregé de l'Histoire des 24. Peres de l'Eglise, &c. [titre d'après la table]
Début :
ABREGÉ de l'Histoire des 24. Peres de l'Eglise. HISTOIRE abregée des Empereurs [...]
Mots clefs :
Style, Empereurs romains, Beau, Poètes, Règne, Auteurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Abregé de l'Histoire des 24. Peres de l'Eglise, &c. [titre d'après la table]
Anneau’ dePHistoire de 24. Peres de
PEglise} Hrsrome abregée des Empereurs
Romains , depuis JulesÎCesar jusqu?
Constantin le Grand. CARACTERES de 58 A
des meilleurs Historiens , Orareurs , et
Poëtes Grecs , Latins et François. Brochu
re in-u, Le prix est 1g sols. A Pari; f
' - chez‘,
9?,‘ ME RCU RE DE FRANC Ë
1
cheg. ‘Tintin , rua? Judas , Montagne sainte
Genwiéw , 173 z. -
Cet Ouvrage est propre à orner l’es-‘
prit des jeunes gens des deux sexes, qui
pourront acquérir en très-peu de tems une_
connaissance generale des matieres qui y
sont traitées. Il est coznposé de trois par
ties. Dans la premier-e , l’Auteur rapporte
en peu de mots la vie de chacun des 2.4.
Petes de l’E lise. Dans la seconde , il dé-L
crit d’un stiFe vif et animé la vie des an
ciens Empereurs Romains , avec les traits
les plus frapans et les mieux marquez qui
ont signalé leur Empire. On n’a qu’à_lire,
entr’auttes,l’article de Neton et de Dio-À
cletien. Dans la troisième , il marque d’u
ne manière nette et concise, quel a été.
le caractere des Auteurs dont il traite _,’
les bonnes et les mauvaises qualirez de
leur stile. Il n’a dit que deux mots de nos
Poëtes François , Corneille , Racine, Boi
leau, Moliete , 8C0. parce qu'ils sont assez -
con nus.
Cet Ouvrage en general est bien écrit.‘
Le stile des Caracteres est fleuri et bril-j
lant. O'n en pourra juger si on lit l’arti—‘
cle de Tire-Live , page 12,4. Les Çarac-Ï
reres de Fenelon , page 145. et les suivans
jusqu’à la page r55. La beauté du papier:
ctdes caradtcres répondent à la maniete
- ’ ' ‘ dont
u
a
JANVIE R. 1733. 97
dont il est écrit , mais pour mettre sous
les yeux du Lecteur quelque chose qui
_ lui donne une idée de ces Portraits, choi
sissons celui-ci parmi les Empereurs Ro
mains. '
. v
Au meilleur de tous les Peres succeda a
le plus méchant derous les fils. Commo
de ayant pris les Rênes de l’Empire dans
un âge encore tendre , se iaissa entiere
ment corrompre par les flateurs ; de sorte
que sans avoir aucune des qualitez de
Marc-Aurele , il eut presque tous les via
ces de Neron ', quoique son extrême
cruauté cr ses infames débauches eussent
fait revivre le tems malheureux de Domi
tien et de Caligula , il voulut cependant
que son Règne fut appellé le siècle d’or.
"Les Palmes fréquentes qu’il remporta
dans les Combats des Gladiateurs , étoient
quelque chose pour lui de plus grand que
les Triomphes les plus honorables et les
plus glorieux. Il étoit si adroit à lancer le
Javelot et à tirer de l’A rc,qu’il tuoit quel-a
‘quefois en un seul jour cent bêtes sauva
ges. Il lançoit ensuite les Javelots et les
Flèches sur le peuple pour couronner un‘
si beau spectacle. Fier de semblables Ex
ploits , il ajoûta au grand nombre des tia
tres magnifiques qu'il s’étoit déja donnés ,
çeluî dflnvincible et d’Hercule Romaicn.
e
98-M'ERCURE DE FRANCE.‘
Ce monstre plus féroce que toutes les
bêtes qu’il avoir fait périr , fut empoison
né par sa Maîtresse Marcia , e: ensuite
étranglé par un Athlète nommé Narcis
'se ,.la r56 année de son Règne , et la 32.5
“de son âge.
MALHERBE est un des Auteurs à qui la
. Poésie Françoise a le plus dbbligarion.
C’est lui quile premier fit sentir une jus
te cadence dans nos Vers , et qui nous
apprit le choix et Parrangement des mots.
La Nature ne l’avoit pas faitgrand Poëte t,
mais il cortigea cedéfaut par son esprit
et par son travail. (Qelques-unes de ses,
Odes ne vieilliront jamais , parce que le
bon goût est de tous les siécles. Il y mon;
tre d’un stile plein et uniforme tout ce
que la Nature a de plus sublime et de
plus beau , de plus naïf et de plus sim
ple. Ses pensées sont justes , ses expresà
rions sont nobles , son vers aisé , sesifign
tes variées , mais il ne s’en permet jamais
de trop hardies , et sage jusques dans ses
cmportemens , il a presque toujours fait
voit qu’en peut être raisonnable sans être
froid.
-“ Rousseau s’est rendu très-celébre par‘
ses Poésies. C’est un des Auteurs de notre
siecle qu’on lit et qu’en estime le plus.
Le Poëte , mais leaPoëtc admirable {par
J. a roi:
Ï JANVIER)‘ 1733.
‘toit dans plusieurs de ses Odes. On
toit , en lisant sa Traduction des Pseaue
mes de David , qu’il étoit animé du mê- u
‘ me feu dont ce Prophete étoit embrasé.‘
Son Ode contre la Fortune , vaut seule
un long Poëme , et surpasse tout ce que
les Anciens ont jamais fait de meilleur en
ce genre , 86C. * ,.
. LA M o -r r s. La Politesse de lîexpresa
sion , et la justesse du raisonnement," forà
ment le caractere propre de cet Illustre
Académicien , 8m. .
LA FONTAINE , qu’on peut appeller le
Phedre François , est dans toutes ses fa.
‘blcs ingénieux , naïf et charmant a on ne
peut le lire sans être agréablement ÏDSÂ
truie , et on n’en peut quitter la lecture,
tans souhaiter de la reprendre. .
t CLsMaNr MARDI‘ vivoit sous le Regne
de François I. c’est le plus ancien de nos
bons Poëtes; mais il semble renaître tous
les ans; sa vivacité naturelle er son agré
ment lui donnentun air de jeunesse qui’
brille jusques dans son vieux langage. Il
afait en qznelque- sorte la fortune de beau
coup d’anciens motsnqubn emprunte
volontiers de lui , et qu on employe mê
me à titre d'ornement. Jamais il ne fiat
plus à la mode qu'à ptesent ',.il est du hel
esprit de le copier t, et on est presque sûr
d’être
t
äooMEiRCURiîeDEFRANCËg
d’êtte applaudi de certaines gcns,avcc
une piece Marotique. .
Du CsaceAu a mieux imité que per.‘
sonne, l'élégant badinage de Marot. La
charmante naïveté qui se trouve dans ses
pensées, ses tours ingénieux, sa diction
pure et enjoüée ne sont pas ses seuls ta
ens , il sçait aussi répandre une noblesse
et une dignité merveilleuse sur les cho
ses qui en patoissent le moins suscepti
bles. Cc qu’il dit,est ordinairement assez
commun pour le Fond , mais il le presen
te sous des jours qui lui donnent un
air de nouveauté et quelque chose de pi-q
quant. Le naturel et le vrai sont , pour
ainsi dire, le fond et la matiere de ses
Ouvrages. Rien de plus simple pour l’ot
dinairc que ses sujets ; mais il a soin de
les relever par une ‘versification aisée et
coulante; par une fécondité, une délicaé
tesse 5 une netteté d'expression , et , si
j'ose le dire , par une qui plaisent infinimentl.égSèareMtéusdee Pesitncgeaayu;‘ l
ct badine , mais elle ne s’écarte jamais des
regles de la bienséance et du devoir.
PEglise} Hrsrome abregée des Empereurs
Romains , depuis JulesÎCesar jusqu?
Constantin le Grand. CARACTERES de 58 A
des meilleurs Historiens , Orareurs , et
Poëtes Grecs , Latins et François. Brochu
re in-u, Le prix est 1g sols. A Pari; f
' - chez‘,
9?,‘ ME RCU RE DE FRANC Ë
1
cheg. ‘Tintin , rua? Judas , Montagne sainte
Genwiéw , 173 z. -
Cet Ouvrage est propre à orner l’es-‘
prit des jeunes gens des deux sexes, qui
pourront acquérir en très-peu de tems une_
connaissance generale des matieres qui y
sont traitées. Il est coznposé de trois par
ties. Dans la premier-e , l’Auteur rapporte
en peu de mots la vie de chacun des 2.4.
Petes de l’E lise. Dans la seconde , il dé-L
crit d’un stiFe vif et animé la vie des an
ciens Empereurs Romains , avec les traits
les plus frapans et les mieux marquez qui
ont signalé leur Empire. On n’a qu’à_lire,
entr’auttes,l’article de Neton et de Dio-À
cletien. Dans la troisième , il marque d’u
ne manière nette et concise, quel a été.
le caractere des Auteurs dont il traite _,’
les bonnes et les mauvaises qualirez de
leur stile. Il n’a dit que deux mots de nos
Poëtes François , Corneille , Racine, Boi
leau, Moliete , 8C0. parce qu'ils sont assez -
con nus.
Cet Ouvrage en general est bien écrit.‘
Le stile des Caracteres est fleuri et bril-j
lant. O'n en pourra juger si on lit l’arti—‘
cle de Tire-Live , page 12,4. Les Çarac-Ï
reres de Fenelon , page 145. et les suivans
jusqu’à la page r55. La beauté du papier:
ctdes caradtcres répondent à la maniete
- ’ ' ‘ dont
u
a
JANVIE R. 1733. 97
dont il est écrit , mais pour mettre sous
les yeux du Lecteur quelque chose qui
_ lui donne une idée de ces Portraits, choi
sissons celui-ci parmi les Empereurs Ro
mains. '
. v
Au meilleur de tous les Peres succeda a
le plus méchant derous les fils. Commo
de ayant pris les Rênes de l’Empire dans
un âge encore tendre , se iaissa entiere
ment corrompre par les flateurs ; de sorte
que sans avoir aucune des qualitez de
Marc-Aurele , il eut presque tous les via
ces de Neron ', quoique son extrême
cruauté cr ses infames débauches eussent
fait revivre le tems malheureux de Domi
tien et de Caligula , il voulut cependant
que son Règne fut appellé le siècle d’or.
"Les Palmes fréquentes qu’il remporta
dans les Combats des Gladiateurs , étoient
quelque chose pour lui de plus grand que
les Triomphes les plus honorables et les
plus glorieux. Il étoit si adroit à lancer le
Javelot et à tirer de l’A rc,qu’il tuoit quel-a
‘quefois en un seul jour cent bêtes sauva
ges. Il lançoit ensuite les Javelots et les
Flèches sur le peuple pour couronner un‘
si beau spectacle. Fier de semblables Ex
ploits , il ajoûta au grand nombre des tia
tres magnifiques qu'il s’étoit déja donnés ,
çeluî dflnvincible et d’Hercule Romaicn.
e
98-M'ERCURE DE FRANCE.‘
Ce monstre plus féroce que toutes les
bêtes qu’il avoir fait périr , fut empoison
né par sa Maîtresse Marcia , e: ensuite
étranglé par un Athlète nommé Narcis
'se ,.la r56 année de son Règne , et la 32.5
“de son âge.
MALHERBE est un des Auteurs à qui la
. Poésie Françoise a le plus dbbligarion.
C’est lui quile premier fit sentir une jus
te cadence dans nos Vers , et qui nous
apprit le choix et Parrangement des mots.
La Nature ne l’avoit pas faitgrand Poëte t,
mais il cortigea cedéfaut par son esprit
et par son travail. (Qelques-unes de ses,
Odes ne vieilliront jamais , parce que le
bon goût est de tous les siécles. Il y mon;
tre d’un stile plein et uniforme tout ce
que la Nature a de plus sublime et de
plus beau , de plus naïf et de plus sim
ple. Ses pensées sont justes , ses expresà
rions sont nobles , son vers aisé , sesifign
tes variées , mais il ne s’en permet jamais
de trop hardies , et sage jusques dans ses
cmportemens , il a presque toujours fait
voit qu’en peut être raisonnable sans être
froid.
-“ Rousseau s’est rendu très-celébre par‘
ses Poésies. C’est un des Auteurs de notre
siecle qu’on lit et qu’en estime le plus.
Le Poëte , mais leaPoëtc admirable {par
J. a roi:
Ï JANVIER)‘ 1733.
‘toit dans plusieurs de ses Odes. On
toit , en lisant sa Traduction des Pseaue
mes de David , qu’il étoit animé du mê- u
‘ me feu dont ce Prophete étoit embrasé.‘
Son Ode contre la Fortune , vaut seule
un long Poëme , et surpasse tout ce que
les Anciens ont jamais fait de meilleur en
ce genre , 86C. * ,.
. LA M o -r r s. La Politesse de lîexpresa
sion , et la justesse du raisonnement," forà
ment le caractere propre de cet Illustre
Académicien , 8m. .
LA FONTAINE , qu’on peut appeller le
Phedre François , est dans toutes ses fa.
‘blcs ingénieux , naïf et charmant a on ne
peut le lire sans être agréablement ÏDSÂ
truie , et on n’en peut quitter la lecture,
tans souhaiter de la reprendre. .
t CLsMaNr MARDI‘ vivoit sous le Regne
de François I. c’est le plus ancien de nos
bons Poëtes; mais il semble renaître tous
les ans; sa vivacité naturelle er son agré
ment lui donnentun air de jeunesse qui’
brille jusques dans son vieux langage. Il
afait en qznelque- sorte la fortune de beau
coup d’anciens motsnqubn emprunte
volontiers de lui , et qu on employe mê
me à titre d'ornement. Jamais il ne fiat
plus à la mode qu'à ptesent ',.il est du hel
esprit de le copier t, et on est presque sûr
d’être
t
äooMEiRCURiîeDEFRANCËg
d’êtte applaudi de certaines gcns,avcc
une piece Marotique. .
Du CsaceAu a mieux imité que per.‘
sonne, l'élégant badinage de Marot. La
charmante naïveté qui se trouve dans ses
pensées, ses tours ingénieux, sa diction
pure et enjoüée ne sont pas ses seuls ta
ens , il sçait aussi répandre une noblesse
et une dignité merveilleuse sur les cho
ses qui en patoissent le moins suscepti
bles. Cc qu’il dit,est ordinairement assez
commun pour le Fond , mais il le presen
te sous des jours qui lui donnent un
air de nouveauté et quelque chose de pi-q
quant. Le naturel et le vrai sont , pour
ainsi dire, le fond et la matiere de ses
Ouvrages. Rien de plus simple pour l’ot
dinairc que ses sujets ; mais il a soin de
les relever par une ‘versification aisée et
coulante; par une fécondité, une délicaé
tesse 5 une netteté d'expression , et , si
j'ose le dire , par une qui plaisent infinimentl.égSèareMtéusdee Pesitncgeaayu;‘ l
ct badine , mais elle ne s’écarte jamais des
regles de la bienséance et du devoir.
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Résumé : Abregé de l'Histoire des 24. Peres de l'Eglise, &c. [titre d'après la table]
Le document présente un ouvrage intitulé 'Anneau de l'Histoire de 24 Pères de l'Église et des Empereurs Romains, depuis Jules César jusqu'à Constantin le Grand'. Cet ouvrage est structuré en trois parties. La première partie expose brièvement la vie de 24 Pères de l'Église. La seconde partie décrit de manière vivante la vie des anciens empereurs romains, en mettant en avant leurs traits les plus marquants. La troisième partie évalue de façon concise les caractéristiques des auteurs grecs, latins et français, en mentionnant brièvement des poètes français tels que Corneille, Racine, Boileau et Molière. L'ouvrage est bien écrit, avec un style fleuri et brillant, et est destiné à enrichir l'esprit des jeunes gens des deux sexes en leur offrant une connaissance générale des matières traitées. Parmi les empereurs romains, le texte mentionne Commode, fils de Marc-Aurèle, qui se laissa corrompre par les flatteurs. Son règne fut marqué par la cruauté et les débauches. Commode fut empoisonné par sa maîtresse Marcia et ensuite étranglé par un athlète nommé Narcisse. Le document mentionne également des poètes français tels que Malherbe, connu pour avoir introduit une juste cadence dans la poésie française, et Rousseau, célèbre pour ses poésies et sa traduction des Psaumes de David. La Fontaine est décrit comme le Phèdre français, ingénieux et charmant. Marot, vivant sous le règne de François I, est loué pour sa vivacité et son agrément, tandis que Du Bellay est apprécié pour son élégant badinage et sa diction pure.
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4
p. 100-106
Poësies composées et récitées au College de Louis le Grand, [titre d'après la table]
Début :
MUSAE RHETORICES seu Carminum libri sex, à selectis Rhetorices Alumnis in [...]
Mots clefs :
Collège Louis le Grand, Roi, Reine, Frères, Poésies, Rhétoriciens
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Poësies composées et récitées au College de Louis le Grand, [titre d'après la table]
Mvsæ RHETORICES seu Carminum li-' _
bri sex , à selectis Rhetorices Alumnis in
Regio Ludovici Magni Collegio , élabo
tari
JANŸIE R} 173;: x61‘
e tari et palàm recitati, 8Ce. dest-à-dire,
‘six Livres de Paësits , comparée: et retirées,
par des Rbétoricien: choisir , du Collage de
LOUIS LE GRAND ,mr divers Sujets propo
ne parle R. P. m; LA SANTE , de la Cam
Przgnie de Jnsus. vol. in 12. de 28S pag.
A Paris , chez les Freres Barâou , ruë S.
Jacques, aux Cicognes , 1732.
Ce Recueil a déja reçu les applaudisseä
mens du Public éclairé; il fait également
honneur à ‘Phabile Maître qui en a four- a
ni les sujets , et aux illustres Eleves qui
les ont heureusement exécutez. La gran
de variété ui s'y trouve en augmente l’a
grémcnt gi fait en même - temps notre
embarras, étant assez difficile de se dé
terminer our le choix dans un nombre
considéra le de Pièces difFerentes , qui
ont ‘toutes leurs beautez, et dont la plus:
part excellent dans leur genre. v
Nous nous arrêterpns à l’une de celles.
qui nous ont le plus frappez et dontle
sujet a interessé toute l’Europe. C'est
l'heureuse convalescence du Roy , célé
brée par M‘ le Marquis de Charost ,fils
de M.le Duc de Bethune. Cette‘ belle
Piece est _la XII‘, du III‘ Livre, et porte
ce titre : CHARITUM Trutnupnus ,siz/e 4d‘
LuDovrcuM moïèi gratin: drpopnlanti:
vutorem soterm.
Le
m MER CURE m: FRANCE.‘
"7
Le Poëre représente d’abord le Roy et
l la Reine goûtantâ Fontainebleau les plais
sirs innocens de la‘ plus belle des Saisons;
Plaisir , au milieu desquels une cruelle et
dangereuse contagion empoisonne l'air ,2
attaque le plus aimable des Rois.
En: lues , mal: fæda lues , quam taèidus Ami"
Pulmomcm exhala penetvalilru: , inficit auras ,
fltque abigit Zephiros , hilare»: quiêm invide‘
Aulam ,
Imvidm namque sole: fwar Julian m'en tarda.
‘ Suit le portrait inimitable de la petite
Verole naissante, et la description de ses
progrès. Les Graces afiligées, font des
efiorts inutiles. Elles s’attachent à defïen
cire du moins FAuguste Visage du Monar
que attaqué :
Obsimmt tlmrites ; turôam m! rider inumm ,
Dira Eraêi sobales. Rimsfugere , pa-varem ,
Conteperejoci. Q5455 se con-verrai ad‘ nm: ,
Gms Charitùm e gemit , et Iiegem defmdere forums
Cum negueat , Regis certat defendere «vultus ,
Conspimos vultus , ubi pactofoedere juntm
Insidet imgusm mm Majestzm wenusms ,
Et simul 06s: uium, simul mm ne i nifumorelmi
Î S3
La Reine , notre Auguste Reine , en.
vérin
_, J A N VIE R8 1733, ‘je;
véritable Amazone , pourparlcr le lcn;
gageide llllustre Poëte, non seulement
se’ joint a la Troupe des Graces, dans le
même dessein; mais s’exposc à tous les
dangers de la plus intime communica-g;
{ion , pour sauver un Epoux; un Monar-‘
que si cher. Cet endroit est des mieux
touchez.
s
I
Sallkitäs Cbtrrimm m?» partimr Âmuon , r!
Inclytz ; ne: raison rastas âme sedula tmltum ,
Corpus a 0mn: km CoNJUx animes» Manrrt.‘ ‘
Propagnnre parut , propriaque mlute salutam
Rners amentis amant opte: Rnema redmzptamQ
Tout ce qui suit est si beau, si pathe-i
tique,sur tout Pendroit qui peint la consç.
tance héroïque du Roy, 8re. que nous -
croïons devoir le donner icy dans son en
tier. Les Connoisseurs nous en sçauront
gré. V n.
REGINÆ que»: mngit amer ,° ne: peut‘: imago ,'
Nec dolar , nm fbrmn vint/e parie-u!» terre»: ,
Consmntem L onoicr animum. Livet aria Ring,
Àtque jaci fugiimt , ager Mme» ipse jocamr ,
Pugna fit Heroi Indus , ma vulnmz rider;
B 0 R n o N r n n M meurtris meminit Mmm ma:
dom/Indis
æugnnnzem namm jtwnt pimmarer , c: min ,
. V3
m, MERCURE DE FRANCE
' î’i prvpria extrudit virus , plantasque salnkres ,
Qe/as pari: ipsn. , tiäi solers Medieina , ministmt ,
Pharmuaque et parus agro interdieit amaros , I
Èt proml ire juëet «venu. instrument/t semnda ,
Qtippe ‘nefas repumt pretioso bac sanguine rings‘.
" A: neque mm nntuia sngax , Medeeinawve [ms
dens ,
Ne: sueei , planuque lev/tut, superant-ve dolarema
Q5217» z'ictrix inmnmssa constant?» menti: ,
fltque Profeem Polo , nutrita m6 I-Imcuu-z virtus.
l
Durn Lonoxx pugnæt, pugnä dum «uineie, e)
ntram ,
E memâris Aulaîquefugat m5 Tnrtam Pestem ;
Fuma , lneessentis fnemt que nnntia Monstri ,
figue mem varias Europe impleverat Urlzes.
Ha: rewlnns adit , nuque tuba plant/lente per omne!
Lat» refert populos Regem vieisse, nefzmdnm
Dzjfugisse luge». Gaudet gens quaque seqnestrum ,
' Convaluisse mum , qui num Regm serermt ,
fufigque‘ Pacatafaeit Arbiter aria manda. ,
5.4i Cburins dignnm ante alias diademite fron-î
rem ,
v Ut damita intnctam Pesti videre , triumpbum , .
Cpneinuers , simulque hilnres dngrere ehoreas ,
Unanimesqtu nm’ manimmmm insigne triltm
fi” 9 L
Extra;
‘n
æ
JANVIER. 1733.‘ ‘m,
‘î, _.
Extruxere , êrew‘ signutum curmine , Amas-i: , l’
Qfiad munus insculpsit celuntis ucumim tcli ;
H00 LODOIX CHARIruM DEFORMI rx non-n
TROPÆUM , t w
Versiculi scriptor , Lonorcxs umubila nome» ,
flltius infixit Gullorum in peczan umutum r
Hi ccleéruntinomcn , vurïisque trapau, Pyrasguo
Erexere lacis z Lonorco saspit: ,saspes
Gullia ncmpe sibi , valut ‘a-gra est agru‘, vuidetur.
Nos etium ingmata ingenui Pietutis Alumni,
Nos qui te à tencris sumeruri et umure docemur ,'
O noNn REX ; guasque ips; tua dzgnuris umare
Muneriéusque tufs , hîc exultumus avances , _
Te sulva , tegue incalumi ; gua vindice regnut
Relligia et stuâili , quam sperut ,pace fluetur.
Hinc amnes m‘ pluusu Strepitugue secundo ,‘
E: festa‘ prace lani ium testumur umcmtes ,
Qoemque prius mæstis oneruvimus athem van": ,'
Missiliêus recreure juvut nunc igniéus. Ædes
Hac dulci clumare sonuizt , Rsx vrvnaufllumnas
Instigunt studiis , excmpla , et. -vace Magistrat;
fi E X valet , ucclumunt , Kex dzgnus «uirverai
nvm‘- ' '
Basnxus n: Cuanosr.
Nous sommes fâchez de ne pouvoir pas
klonner icy d’autres Morceaux de ce Re
,_ J. _ q F’ cedil
o
{eËM ERCURF. DE FRANCE.‘
æ
cueil qui meritent une attention particn.
liere; mais nous ne sçaurions passer sous;
silence le beau Discours Préliminaire
aiclclressé aux Lecteurs par le Libraire,qou
lntôt par les Éditeurs du Receuil; Ce
Ëiscours , outre l'instruction et l'utilité
ufil renferme , est d’une élégance et‘
‘une pureté de Diction peu commune,
ensortcv qu’en est presque étonné cle voir
icÿ les Freres Barbe}: parler aussi admi
rablement bien Latin que les Eriennes,
les Manuces , 8Ce.
bri sex , à selectis Rhetorices Alumnis in
Regio Ludovici Magni Collegio , élabo
tari
JANŸIE R} 173;: x61‘
e tari et palàm recitati, 8Ce. dest-à-dire,
‘six Livres de Paësits , comparée: et retirées,
par des Rbétoricien: choisir , du Collage de
LOUIS LE GRAND ,mr divers Sujets propo
ne parle R. P. m; LA SANTE , de la Cam
Przgnie de Jnsus. vol. in 12. de 28S pag.
A Paris , chez les Freres Barâou , ruë S.
Jacques, aux Cicognes , 1732.
Ce Recueil a déja reçu les applaudisseä
mens du Public éclairé; il fait également
honneur à ‘Phabile Maître qui en a four- a
ni les sujets , et aux illustres Eleves qui
les ont heureusement exécutez. La gran
de variété ui s'y trouve en augmente l’a
grémcnt gi fait en même - temps notre
embarras, étant assez difficile de se dé
terminer our le choix dans un nombre
considéra le de Pièces difFerentes , qui
ont ‘toutes leurs beautez, et dont la plus:
part excellent dans leur genre. v
Nous nous arrêterpns à l’une de celles.
qui nous ont le plus frappez et dontle
sujet a interessé toute l’Europe. C'est
l'heureuse convalescence du Roy , célé
brée par M‘ le Marquis de Charost ,fils
de M.le Duc de Bethune. Cette‘ belle
Piece est _la XII‘, du III‘ Livre, et porte
ce titre : CHARITUM Trutnupnus ,siz/e 4d‘
LuDovrcuM moïèi gratin: drpopnlanti:
vutorem soterm.
Le
m MER CURE m: FRANCE.‘
"7
Le Poëre représente d’abord le Roy et
l la Reine goûtantâ Fontainebleau les plais
sirs innocens de la‘ plus belle des Saisons;
Plaisir , au milieu desquels une cruelle et
dangereuse contagion empoisonne l'air ,2
attaque le plus aimable des Rois.
En: lues , mal: fæda lues , quam taèidus Ami"
Pulmomcm exhala penetvalilru: , inficit auras ,
fltque abigit Zephiros , hilare»: quiêm invide‘
Aulam ,
Imvidm namque sole: fwar Julian m'en tarda.
‘ Suit le portrait inimitable de la petite
Verole naissante, et la description de ses
progrès. Les Graces afiligées, font des
efiorts inutiles. Elles s’attachent à defïen
cire du moins FAuguste Visage du Monar
que attaqué :
Obsimmt tlmrites ; turôam m! rider inumm ,
Dira Eraêi sobales. Rimsfugere , pa-varem ,
Conteperejoci. Q5455 se con-verrai ad‘ nm: ,
Gms Charitùm e gemit , et Iiegem defmdere forums
Cum negueat , Regis certat defendere «vultus ,
Conspimos vultus , ubi pactofoedere juntm
Insidet imgusm mm Majestzm wenusms ,
Et simul 06s: uium, simul mm ne i nifumorelmi
Î S3
La Reine , notre Auguste Reine , en.
vérin
_, J A N VIE R8 1733, ‘je;
véritable Amazone , pourparlcr le lcn;
gageide llllustre Poëte, non seulement
se’ joint a la Troupe des Graces, dans le
même dessein; mais s’exposc à tous les
dangers de la plus intime communica-g;
{ion , pour sauver un Epoux; un Monar-‘
que si cher. Cet endroit est des mieux
touchez.
s
I
Sallkitäs Cbtrrimm m?» partimr Âmuon , r!
Inclytz ; ne: raison rastas âme sedula tmltum ,
Corpus a 0mn: km CoNJUx animes» Manrrt.‘ ‘
Propagnnre parut , propriaque mlute salutam
Rners amentis amant opte: Rnema redmzptamQ
Tout ce qui suit est si beau, si pathe-i
tique,sur tout Pendroit qui peint la consç.
tance héroïque du Roy, 8re. que nous -
croïons devoir le donner icy dans son en
tier. Les Connoisseurs nous en sçauront
gré. V n.
REGINÆ que»: mngit amer ,° ne: peut‘: imago ,'
Nec dolar , nm fbrmn vint/e parie-u!» terre»: ,
Consmntem L onoicr animum. Livet aria Ring,
Àtque jaci fugiimt , ager Mme» ipse jocamr ,
Pugna fit Heroi Indus , ma vulnmz rider;
B 0 R n o N r n n M meurtris meminit Mmm ma:
dom/Indis
æugnnnzem namm jtwnt pimmarer , c: min ,
. V3
m, MERCURE DE FRANCE
' î’i prvpria extrudit virus , plantasque salnkres ,
Qe/as pari: ipsn. , tiäi solers Medieina , ministmt ,
Pharmuaque et parus agro interdieit amaros , I
Èt proml ire juëet «venu. instrument/t semnda ,
Qtippe ‘nefas repumt pretioso bac sanguine rings‘.
" A: neque mm nntuia sngax , Medeeinawve [ms
dens ,
Ne: sueei , planuque lev/tut, superant-ve dolarema
Q5217» z'ictrix inmnmssa constant?» menti: ,
fltque Profeem Polo , nutrita m6 I-Imcuu-z virtus.
l
Durn Lonoxx pugnæt, pugnä dum «uineie, e)
ntram ,
E memâris Aulaîquefugat m5 Tnrtam Pestem ;
Fuma , lneessentis fnemt que nnntia Monstri ,
figue mem varias Europe impleverat Urlzes.
Ha: rewlnns adit , nuque tuba plant/lente per omne!
Lat» refert populos Regem vieisse, nefzmdnm
Dzjfugisse luge». Gaudet gens quaque seqnestrum ,
' Convaluisse mum , qui num Regm serermt ,
fufigque‘ Pacatafaeit Arbiter aria manda. ,
5.4i Cburins dignnm ante alias diademite fron-î
rem ,
v Ut damita intnctam Pesti videre , triumpbum , .
Cpneinuers , simulque hilnres dngrere ehoreas ,
Unanimesqtu nm’ manimmmm insigne triltm
fi” 9 L
Extra;
‘n
æ
JANVIER. 1733.‘ ‘m,
‘î, _.
Extruxere , êrew‘ signutum curmine , Amas-i: , l’
Qfiad munus insculpsit celuntis ucumim tcli ;
H00 LODOIX CHARIruM DEFORMI rx non-n
TROPÆUM , t w
Versiculi scriptor , Lonorcxs umubila nome» ,
flltius infixit Gullorum in peczan umutum r
Hi ccleéruntinomcn , vurïisque trapau, Pyrasguo
Erexere lacis z Lonorco saspit: ,saspes
Gullia ncmpe sibi , valut ‘a-gra est agru‘, vuidetur.
Nos etium ingmata ingenui Pietutis Alumni,
Nos qui te à tencris sumeruri et umure docemur ,'
O noNn REX ; guasque ips; tua dzgnuris umare
Muneriéusque tufs , hîc exultumus avances , _
Te sulva , tegue incalumi ; gua vindice regnut
Relligia et stuâili , quam sperut ,pace fluetur.
Hinc amnes m‘ pluusu Strepitugue secundo ,‘
E: festa‘ prace lani ium testumur umcmtes ,
Qoemque prius mæstis oneruvimus athem van": ,'
Missiliêus recreure juvut nunc igniéus. Ædes
Hac dulci clumare sonuizt , Rsx vrvnaufllumnas
Instigunt studiis , excmpla , et. -vace Magistrat;
fi E X valet , ucclumunt , Kex dzgnus «uirverai
nvm‘- ' '
Basnxus n: Cuanosr.
Nous sommes fâchez de ne pouvoir pas
klonner icy d’autres Morceaux de ce Re
,_ J. _ q F’ cedil
o
{eËM ERCURF. DE FRANCE.‘
æ
cueil qui meritent une attention particn.
liere; mais nous ne sçaurions passer sous;
silence le beau Discours Préliminaire
aiclclressé aux Lecteurs par le Libraire,qou
lntôt par les Éditeurs du Receuil; Ce
Ëiscours , outre l'instruction et l'utilité
ufil renferme , est d’une élégance et‘
‘une pureté de Diction peu commune,
ensortcv qu’en est presque étonné cle voir
icÿ les Freres Barbe}: parler aussi admi
rablement bien Latin que les Eriennes,
les Manuces , 8Ce.
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Résumé : Poësies composées et récitées au College de Louis le Grand, [titre d'après la table]
Le texte présente un recueil de poèmes intitulé 'Mvsæ RHETORICES seu Carminum libri sex', composé par des élèves en rhétorique du Collège de Louis le Grand. Publié en 1732 à Paris par les Frères Barbe, cet ouvrage a été acclamé par le public éclairé et rend hommage tant aux maîtres qui ont fourni les sujets qu'aux élèves qui les ont exécutés. La diversité et la qualité des pièces rendent difficile le choix parmi elles. Une pièce particulière, la douzième du troisième livre, intitulée 'CHARITUM Trutnupnus Ludovici Magni gratiam depropnanti vutorem sotern', est mise en avant. Ce poème, écrit par le Marquis de Charost, célèbre la convalescence du roi. Il décrit le roi et la reine à Fontainebleau, affectés par une contagion. La reine, comparée à une Amazone, se joint aux Grâces pour sauver le roi. Le poème détaille ensuite la convalescence héroïque du roi, avec des descriptions pathétiques et émouvantes. Le texte exprime le regret de ne pas pouvoir mentionner d'autres morceaux du recueil, mais souligne l'élégance et la pureté du discours préliminaire adressé aux lecteurs par les éditeurs.
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5
p. 106-108
Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple, &c. [titre d'après la table]
Début :
TRAITÉ DES DISSENSIONS entre les Nobles et le Peuple, dans les Républiques [...]
Mots clefs :
Nobles, Peuple, Républiques, Mensonges
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple, &c. [titre d'après la table]
TRAITE‘ DES DISSENSIQNS entre les
Nobles et le Peuple, dans les Républi
ques d‘Athénes et de Rome , 8re. L’Art
de ramper en" Poësie,et l’Art du MCfl-z
songe Politique , traduits de ’ nglois cle
M. Suvift; in 12.. de 564. pa , ‘sans les
Tables ct lüäverrissement. A Aletbobaé
thapseudopolis , et se vend à, Paris , chez.
Îean-Frnnpois fosse , me‘ S, Jacques, à I4
Flenr de Lys d'or. 1733; i a ' '
._ Le nom seul de M. Son/ifs, Auteur des
Voyages de Gnlliwr , traduits en Fran-L
coi; depuis quelques années, suffit pour
rendre ce Recueil recommandable; les
trois Traitez dont il est composé, sont
‘légalement interessans‘ chacun dans son
genre. On voir par le premier ,qui est
_
A
l JANVIER.‘ 17.33." ‘m7
1'111 Ouvrage sérieux; combien l-es Dissen<
Jsions sont dangeripuses dans quelque Etat
ue ce soit; u’e äue jamais (qu'auesdénseasveantteargmeinednhttiirdeess
deux partis , ou même au désavantage de
tous les deux , et que souvent la Tyran
“nie d'un seul en est le fruit. L’Auteur y
ta principalement en vûë les troubles
ecPAngleterresmais ce qu’il dit de cet Etar‘,
peut servir (Plnstructlon à plusieurs au
tres Ro aumes. ‘ -
Le secyond ', est une Critique badine et
ironique des Poëtes modernes, qui au lieu
de suivre les anciens, et de tendre au vé
ritable sublime , ont suivi une nouvelle
‘routgen se livrant à une façon de penser,
bizarre etanti-naturelle ,et enséloignanc
des routes du sens commlun , pour courir
a rês le faux bel Es rir,i est intitulé:Tra'i
"ri; du Barn: ou du gtofond. L’Auteur fait
sentir que certains Ecrivains croïant s'é
lever jus’ u’au sublime , tombent plutôt
dans Pabime , ce qu’il appelle le profond
ou autrement le 1ms. '
Le troisiéme est un Extrait burlesque
d’un Traité imaginaire du Mensonge Po
litique, qu’on feint être actuellement sous
fjäessecpt qu’on proposp par slousäqption.
A n y istin ue et ex l ue es l eren
tés sortes degMensongpesîlet on donne’ un
"3 F Prof
4108 M ËRCURE DE îFRANCE
, Paroîtra allégorique en bien des endroits.
Nobles et le Peuple, dans les Républi
ques d‘Athénes et de Rome , 8re. L’Art
de ramper en" Poësie,et l’Art du MCfl-z
songe Politique , traduits de ’ nglois cle
M. Suvift; in 12.. de 564. pa , ‘sans les
Tables ct lüäverrissement. A Aletbobaé
thapseudopolis , et se vend à, Paris , chez.
Îean-Frnnpois fosse , me‘ S, Jacques, à I4
Flenr de Lys d'or. 1733; i a ' '
._ Le nom seul de M. Son/ifs, Auteur des
Voyages de Gnlliwr , traduits en Fran-L
coi; depuis quelques années, suffit pour
rendre ce Recueil recommandable; les
trois Traitez dont il est composé, sont
‘légalement interessans‘ chacun dans son
genre. On voir par le premier ,qui est
_
A
l JANVIER.‘ 17.33." ‘m7
1'111 Ouvrage sérieux; combien l-es Dissen<
Jsions sont dangeripuses dans quelque Etat
ue ce soit; u’e äue jamais (qu'auesdénseasveantteargmeinednhttiirdeess
deux partis , ou même au désavantage de
tous les deux , et que souvent la Tyran
“nie d'un seul en est le fruit. L’Auteur y
ta principalement en vûë les troubles
ecPAngleterresmais ce qu’il dit de cet Etar‘,
peut servir (Plnstructlon à plusieurs au
tres Ro aumes. ‘ -
Le secyond ', est une Critique badine et
ironique des Poëtes modernes, qui au lieu
de suivre les anciens, et de tendre au vé
ritable sublime , ont suivi une nouvelle
‘routgen se livrant à une façon de penser,
bizarre etanti-naturelle ,et enséloignanc
des routes du sens commlun , pour courir
a rês le faux bel Es rir,i est intitulé:Tra'i
"ri; du Barn: ou du gtofond. L’Auteur fait
sentir que certains Ecrivains croïant s'é
lever jus’ u’au sublime , tombent plutôt
dans Pabime , ce qu’il appelle le profond
ou autrement le 1ms. '
Le troisiéme est un Extrait burlesque
d’un Traité imaginaire du Mensonge Po
litique, qu’on feint être actuellement sous
fjäessecpt qu’on proposp par slousäqption.
A n y istin ue et ex l ue es l eren
tés sortes degMensongpesîlet on donne’ un
"3 F Prof
4108 M ËRCURE DE îFRANCE
, Paroîtra allégorique en bien des endroits.
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Résumé : Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple, &c. [titre d'après la table]
Le document présente trois traités traduits de l'anglais par M. Swift, auteur des 'Voyages de Gulliver'. Le premier traité, 'Traité des Dissensions', met en garde contre les dangers des dissensions dans les États, illustrés par les troubles en Angleterre mais applicables à d'autres royaumes. Le second traité, 'L'Art de ramper en Poésie', est une critique ironique des poètes modernes qui, en cherchant le sublime, tombent souvent dans l'abîme ou le 'profond'. Le troisième traité est un extrait burlesque d'un traité imaginaire sur le 'Mensonge Politique', présenté sous forme allégorique et satirique. L'ouvrage est publié à Paris en 1733 par Jean-François Fosset et Jacques à l'Enseigne de Lys d'or.
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6
p. 108
Le Triomphe de la Pauvreté et des humiliations, &c. [titre d'après la table]
Début :
LE TRIOMPHE DE LA PAUVRETÉ et des humiliations, ou la Vie de Mlle de Bellere [...]
Mots clefs :
Pauvreté, Humiliations, Sorbonne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Le Triomphe de la Pauvreté et des humiliations, &c. [titre d'après la table]
La TRIOMPHE DE LA PAuvnxtr’ et des
humiliations , ou la Vie de Mile de Belg
1ere de Woncbay , appellée communément,
‘Soeur Loüise, avec ses Lettres. A Paris”
chez. Gabriel Martin , rué S. Iacgnegtnz
in r2. , de4oo pages. , _
.- On-artribue cet Ouvrage au R.P. Mail-'
pflard, Jésuite. Nous n’en ‘pouvons donner
_une idée plus juste et plus avantageuse
._qu’en rapportant les propres termes du
Censeur ‘Royal. n On y voit, dit-il, un
a: amour et une pratique de" la pauvreté et
n des humiliations bien extraordinaires;
_ n mais elles ne renferment néanmoins rien
a >> que dédifiant, et qui nestende à la plus
n grande perfection du Christianisme.
lEn Sorbonne, ce 7 Octobre 173i. Signé,
,42”. leMoine, Docteur de la Maison et
Société de Sorbonne , Chanoine de Saint
-Benoîr. '
humiliations , ou la Vie de Mile de Belg
1ere de Woncbay , appellée communément,
‘Soeur Loüise, avec ses Lettres. A Paris”
chez. Gabriel Martin , rué S. Iacgnegtnz
in r2. , de4oo pages. , _
.- On-artribue cet Ouvrage au R.P. Mail-'
pflard, Jésuite. Nous n’en ‘pouvons donner
_une idée plus juste et plus avantageuse
._qu’en rapportant les propres termes du
Censeur ‘Royal. n On y voit, dit-il, un
a: amour et une pratique de" la pauvreté et
n des humiliations bien extraordinaires;
_ n mais elles ne renferment néanmoins rien
a >> que dédifiant, et qui nestende à la plus
n grande perfection du Christianisme.
lEn Sorbonne, ce 7 Octobre 173i. Signé,
,42”. leMoine, Docteur de la Maison et
Société de Sorbonne , Chanoine de Saint
-Benoîr. '
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Résumé : Le Triomphe de la Pauvreté et des humiliations, &c. [titre d'après la table]
L'ouvrage 'La TRIOMPHE DE LA PAuvnxtr’ et des humiliations, ou la Vie de Mile de Belg 1ere de Woncbay, appellée communément ‘Soeur Loüise, avec ses Lettres' est publié à Paris en 1731. Attribué au Père Mailpflard, jésuite, il compte 400 pages. Il illustre un amour extraordinaire de la pauvreté et des humiliations, approuvé par la Sorbonne le 7 octobre 1731.
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7
p. 108-110
« TUSCULANE DE CICERON, sur le mépris de la Mort, traduite par M. l'Abbé d'Olivet, [...] »
Début :
TUSCULANE DE CICERON, sur le mépris de la Mort, traduite par M. l'Abbé d'Olivet, [...]
Mots clefs :
Cicéron, Psaumes, Erreurs populaires, Segrais, Cour d'Espagne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « TUSCULANE DE CICERON, sur le mépris de la Mort, traduite par M. l'Abbé d'Olivet, [...] »
TUSCULANE m; CICERON , sut le mé ris
Île la Mort, traduite par M. PAbbé ‘O
jivet , de l’Acaclémie Françoise, avec des
Remarqpes de M. le Président Bouhieä,
._ G
.1
‘Ï’ ‘i JÂNV Ï E R3.’ 1733Z Ici
de la même Académie j. sur le Texte de
Cicérom-On y a jtfirr le Songe de Sciîo
pion. Chez. Gandoüin , Qxay des Augusä
tins, 1732. in 12.. a,
* ExvLr-cAüoN du Livre des Pseaumcs 3 *
où , selon la Méthode des SS. PP. on s’at-_
tache à découvrir les Mysteres de]. C. et
les Regles des Moeurs , renfermée dans la‘
lecture même de PEcriture. Chez Fmngai:
5412m] , ruë S.‘ Jacques ',' r7; 3. 4-. volumes
m rz.
‘ ÈSSAY- Sun. LES Ennemis POPULAIRES’;
du examen de plusieursopiniofls, rcçuës
domme vraies, quisont fausses ou dou
teuses. Traduit de l’Anglois de Thomas
Brown, Chevalier et Doçt. en Médecine.
Chez. Pierre _Witt_e , ruël 5.1 Jacques , et
Èidar, Qxai des Augustins , 1733. 2.. vol.
d:
m Q1 2..
. Ecwcurs de M. de Segrais, de I’Aca.‘
demie Françoise, avec les Passages imite;
des Poëres Latins. L’Athys, Poëme Pasto
ral. Le Portrait de Mademoiselle , du mê
me _Autcur ; nouvelle lEdition. iCbeæ la
13m, de Larme! , tuë du Foin.
_jfï..-.
rfiij Ï ' Mg;
Iro ME RCURÀE DE FRANC E}
MEMOIRE nr. LA Covn n’Es_pAexz ,'
rdcpuis Fannée 1679.q'usqu’en 168x. où
on verra les Ministercs de Don Juan et
du Duc cle Medina Celi, et diverses cho
ses concernant la Monarchie Espagnole.
Chez. lasse, rue S. Jacques, 173;. in u.
Île la Mort, traduite par M. PAbbé ‘O
jivet , de l’Acaclémie Françoise, avec des
Remarqpes de M. le Président Bouhieä,
._ G
.1
‘Ï’ ‘i JÂNV Ï E R3.’ 1733Z Ici
de la même Académie j. sur le Texte de
Cicérom-On y a jtfirr le Songe de Sciîo
pion. Chez. Gandoüin , Qxay des Augusä
tins, 1732. in 12.. a,
* ExvLr-cAüoN du Livre des Pseaumcs 3 *
où , selon la Méthode des SS. PP. on s’at-_
tache à découvrir les Mysteres de]. C. et
les Regles des Moeurs , renfermée dans la‘
lecture même de PEcriture. Chez Fmngai:
5412m] , ruë S.‘ Jacques ',' r7; 3. 4-. volumes
m rz.
‘ ÈSSAY- Sun. LES Ennemis POPULAIRES’;
du examen de plusieursopiniofls, rcçuës
domme vraies, quisont fausses ou dou
teuses. Traduit de l’Anglois de Thomas
Brown, Chevalier et Doçt. en Médecine.
Chez. Pierre _Witt_e , ruël 5.1 Jacques , et
Èidar, Qxai des Augustins , 1733. 2.. vol.
d:
m Q1 2..
. Ecwcurs de M. de Segrais, de I’Aca.‘
demie Françoise, avec les Passages imite;
des Poëres Latins. L’Athys, Poëme Pasto
ral. Le Portrait de Mademoiselle , du mê
me _Autcur ; nouvelle lEdition. iCbeæ la
13m, de Larme! , tuë du Foin.
_jfï..-.
rfiij Ï ' Mg;
Iro ME RCURÀE DE FRANC E}
MEMOIRE nr. LA Covn n’Es_pAexz ,'
rdcpuis Fannée 1679.q'usqu’en 168x. où
on verra les Ministercs de Don Juan et
du Duc cle Medina Celi, et diverses cho
ses concernant la Monarchie Espagnole.
Chez. lasse, rue S. Jacques, 173;. in u.
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Résumé : « TUSCULANE DE CICERON, sur le mépris de la Mort, traduite par M. l'Abbé d'Olivet, [...] »
En 1733, plusieurs ouvrages et publications notables ont été produits. Parmi eux, la traduction des 'Tusculanes' de Cicéron par l'abbé Juvet, accompagnée des remarques du Président Bouhier, a été publiée par Gandoüin. Gandoüin a également édité le 'Songe de Scipion' de Cicéron. Le document mentionne aussi une exégèse du Livre des Psaumes selon la méthode des Saints Pères, publiée par Engalius. L'essai 'Les Ennemis Populaires' de Thomas Brown, traduit de l'anglais, a été publié par Pierre Witte. Les œuvres de M. de Segrais, incluant 'L'Athys', 'Le Portrait de Mademoiselle', et des passages imités des poètes latins, ont été publiées par Larme. Enfin, un mémoire sur la Conquête de l'Espagne de 1679 à 1681, détaillant les ministères de Don Juan et du Duc de Medina Celi, a été publié par Jasse.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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8
p. 110-113
Panegyrique de S. François d'Assise, &c. [titre d'après la table]
Début :
PANEGYRIQUE de S. François d'Assise, prononcé dans l'Eglise du grand Convent [...]
Mots clefs :
Saint François d'Assise, R. P. Poisson, Autorités, Discours
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Panegyrique de S. François d'Assise, &c. [titre d'après la table]
P ANEGYRIQUE de S. François
d’Assisc, prononcé dans l’Eglise du grand
Convenr des R R. P P. Cordeliers de
Paris, le 4. Octobre 1732. Par le Par:
Poisson , Cardelier , Prédicateur ordinaire
_du Roy, Ex-DéfinitaurGeneral de tout l ‘Or
dre de -S. François , ancien Provincial, et
Premier Pare de la grande Province de Fmn
ce , eÿw‘. Brocñure in 4.. de 102. pages,
sans une Préface , qui en contient 12.. A
Paris, chez F- Joue , ruiSaint Iacqucs,
M. DCC. XXXIII, _
Si la grande réputation du R. P. Pois
1
son lui attira un nombreux Auditoire dans‘
l’Eglise où il prononça ce Panégyriquc,
il ne faut pas dourerque Pimpression de
cet Ouvrage , depuis refléchi et orné par‘
l'Auteur, nexcire les mêmes empresse
mcns pour sa lecture. Nous voudrions
bien pouvoir en donner un-Extrait; mais
c’est un Ouvrage si rempli et si étendu ,
ue cette entreprise nous portcroxtv 1n
gnilliblement ait-delà des bornes dans lcs
- e _ ' 1 quelles
J A NV I ER. i733. j n!
quelles nous sommes nécessairement res
serrez. ll est d'ailleurs de certaines pro
ductions qu’il est à propos de voir dans
leur entier , et qui ne peuvent que perg
dre par des Extraits. .
Comme le R. P. Poisson a parlé dans
son Discours le langage de l’Ectitu_re,'
' des Peres et des Ecrivains Ecclesiastiques,
et qu'il n’y a pas omis les autoriiez des
_ Auteurs Profanes _, des Poètes mêmes
‘Grecs et Latins , appuyé de cette expres
=sion de Tertullien : i‘ O testimauiu vari
tutis que upud Cbristiamarum ! iilpam eduomsaoniinaldetesfteanitre im
primer exactement toutes ces autoritez ,
qui en insttuisant, ne donnent pas un
‘petit ornement au corps de l’Ouv'ragv,
et marquent une prodigieuse lecture de
la part de l’Autcur. , .
î ' Cette Méthode, au reste, est justifiée
au long dans la Préface, et se trouve ici
bien differente de celle qui éroit en vos
gue il y a 150. ans. Elle consistoir, dit
u le P.Poisson, à faire un prétendu Sermon
n François d’un amas de Citations Grec
» ques ‘et’ Latines , cousuës presque sans
ndessein , avec quelques mots de notre
n Langue , qui croient la seule qiose que
n le Peuple pût en tendlre. Louons- 16s Ora
g Lia. de TestitrnvfnimwCwz. __ “
w ‘ F iuj acteurs
Q
‘tu. MERCURE DE FRANCE
nteurs qui ont banni ce mauvais goût.
n mais ce ne doit pas non-plus être à la.
nmode de ne mettre dans des Discours
n qu’en a ppelleEvangeliquegque des ph ra.
» sestoures languissanres, toutes vuides l,
n toutes moribondes , que de vaines iina
.3) ges , des raisonnemens énerver, des
a preuves froides, des comparaisons in
ca sipides. , ' .
Le sçavant Panegyriste est , comme
nous Pavons dit, bien éloigné de cette
maniere de prêcher ; on peut: dire en
gilet qu’en citant un si grand nombre
d’autoritez, il s’est parfaitement accom
modé au goût de ce Public éclairé , dont
il parle en ces termes. q _
_ n Il veut, ce Public,-que nous sçachions
o) si bien fondre nos études , qu'avec la
n substance et l’esprit des grands Ecri
r» vains, nous lui donnions des Périodes
» vivantes , des descriptions animées , des
"raisons solides , des preuves victorieu-_
s: ses , des autoritez respectables et‘ assor
Ÿties; il aime à trouver dans la force de
7’ nos Discours la garantie de notre capa:
9’ cire’ ,2‘: ne pouvoir nous soupçonner d'i
”_ gnorance, et nous regarderxjusques dans
ê’ la Chaire Evangelique , comme un Airain
D sonnant e: comme- une Cymbale retentir-q
v sante, 1. Corinrh. 15.2..
r _ , Enfin.
JANVIER. 173;.‘ tf3’
" Enfin il faut comîenir que tohuf ce Dis
cours, d’une pour ainsi-diraes,seiznonodnëld1ee étcee Fleëuv,eedste:
Litteratute , qui est si nécessaire à l’es:
prit pour produire quelque chose cle grand
et d’accompli, suivant la pensée et l'ex
Pression. d’un Ecrivain de l’Antiquité la
plus polie: Neque cunciperç , nm caler: par
tnm {ment patît, trin‘ iflgffili flumine Lit-_
ter-arum 1mm 4m.
d’Assisc, prononcé dans l’Eglise du grand
Convenr des R R. P P. Cordeliers de
Paris, le 4. Octobre 1732. Par le Par:
Poisson , Cardelier , Prédicateur ordinaire
_du Roy, Ex-DéfinitaurGeneral de tout l ‘Or
dre de -S. François , ancien Provincial, et
Premier Pare de la grande Province de Fmn
ce , eÿw‘. Brocñure in 4.. de 102. pages,
sans une Préface , qui en contient 12.. A
Paris, chez F- Joue , ruiSaint Iacqucs,
M. DCC. XXXIII, _
Si la grande réputation du R. P. Pois
1
son lui attira un nombreux Auditoire dans‘
l’Eglise où il prononça ce Panégyriquc,
il ne faut pas dourerque Pimpression de
cet Ouvrage , depuis refléchi et orné par‘
l'Auteur, nexcire les mêmes empresse
mcns pour sa lecture. Nous voudrions
bien pouvoir en donner un-Extrait; mais
c’est un Ouvrage si rempli et si étendu ,
ue cette entreprise nous portcroxtv 1n
gnilliblement ait-delà des bornes dans lcs
- e _ ' 1 quelles
J A NV I ER. i733. j n!
quelles nous sommes nécessairement res
serrez. ll est d'ailleurs de certaines pro
ductions qu’il est à propos de voir dans
leur entier , et qui ne peuvent que perg
dre par des Extraits. .
Comme le R. P. Poisson a parlé dans
son Discours le langage de l’Ectitu_re,'
' des Peres et des Ecrivains Ecclesiastiques,
et qu'il n’y a pas omis les autoriiez des
_ Auteurs Profanes _, des Poètes mêmes
‘Grecs et Latins , appuyé de cette expres
=sion de Tertullien : i‘ O testimauiu vari
tutis que upud Cbristiamarum ! iilpam eduomsaoniinaldetesfteanitre im
primer exactement toutes ces autoritez ,
qui en insttuisant, ne donnent pas un
‘petit ornement au corps de l’Ouv'ragv,
et marquent une prodigieuse lecture de
la part de l’Autcur. , .
î ' Cette Méthode, au reste, est justifiée
au long dans la Préface, et se trouve ici
bien differente de celle qui éroit en vos
gue il y a 150. ans. Elle consistoir, dit
u le P.Poisson, à faire un prétendu Sermon
n François d’un amas de Citations Grec
» ques ‘et’ Latines , cousuës presque sans
ndessein , avec quelques mots de notre
n Langue , qui croient la seule qiose que
n le Peuple pût en tendlre. Louons- 16s Ora
g Lia. de TestitrnvfnimwCwz. __ “
w ‘ F iuj acteurs
Q
‘tu. MERCURE DE FRANCE
nteurs qui ont banni ce mauvais goût.
n mais ce ne doit pas non-plus être à la.
nmode de ne mettre dans des Discours
n qu’en a ppelleEvangeliquegque des ph ra.
» sestoures languissanres, toutes vuides l,
n toutes moribondes , que de vaines iina
.3) ges , des raisonnemens énerver, des
a preuves froides, des comparaisons in
ca sipides. , ' .
Le sçavant Panegyriste est , comme
nous Pavons dit, bien éloigné de cette
maniere de prêcher ; on peut: dire en
gilet qu’en citant un si grand nombre
d’autoritez, il s’est parfaitement accom
modé au goût de ce Public éclairé , dont
il parle en ces termes. q _
_ n Il veut, ce Public,-que nous sçachions
o) si bien fondre nos études , qu'avec la
n substance et l’esprit des grands Ecri
r» vains, nous lui donnions des Périodes
» vivantes , des descriptions animées , des
"raisons solides , des preuves victorieu-_
s: ses , des autoritez respectables et‘ assor
Ÿties; il aime à trouver dans la force de
7’ nos Discours la garantie de notre capa:
9’ cire’ ,2‘: ne pouvoir nous soupçonner d'i
”_ gnorance, et nous regarderxjusques dans
ê’ la Chaire Evangelique , comme un Airain
D sonnant e: comme- une Cymbale retentir-q
v sante, 1. Corinrh. 15.2..
r _ , Enfin.
JANVIER. 173;.‘ tf3’
" Enfin il faut comîenir que tohuf ce Dis
cours, d’une pour ainsi-diraes,seiznonodnëld1ee étcee Fleëuv,eedste:
Litteratute , qui est si nécessaire à l’es:
prit pour produire quelque chose cle grand
et d’accompli, suivant la pensée et l'ex
Pression. d’un Ecrivain de l’Antiquité la
plus polie: Neque cunciperç , nm caler: par
tnm {ment patît, trin‘ iflgffili flumine Lit-_
ter-arum 1mm 4m.
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Résumé : Panegyrique de S. François d'Assise, &c. [titre d'après la table]
Le texte relate un panégyrique de Saint François d'Assise prononcé par le Père Poisson dans l'église des Cordeliers de Paris le 4 octobre 1732. Le Père Poisson, prédicateur ordinaire du roi et ancien Provincial de la grande Province de France, a attiré un large public grâce à sa réputation. L'ouvrage, publié en 1733, est une brochure de 102 pages sans préface, contenant 12 pages. Le Père Poisson utilise un langage ecclésiastique et cite des auteurs profanes, grecs et latins, justifiant cette méthode dans la préface. Il critique les sermons anciens, composés d'amas de citations sans cohérence, et les discours modernes trop languissants et vides. Le panégyrique est adapté au goût du public éclairé, qui apprécie des discours fondés sur des études solides, des descriptions animées, des raisons solides et des autorités respectables. Le discours est décrit comme un fleuve de littérature, essentielle pour produire des œuvres grandes et accomplies.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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9
p. 113-115
Lettre de M. Bertrand, Medecin, [titre d'après la table]
Début :
LETTRE de M. Bertrand, Médecin, à M. Deidier, Conseiller Médecin du [...]
Mots clefs :
Médecin, Marseille, M. Bertrand, M. Deidier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de M. Bertrand, Medecin, [titre d'après la table]
L ETT Riz-de M. Betttand , Médecin ;
à M. Deidier, Conseiller Médecin du‘
Roygôcc. et premier Médecin des Ga
feres. A‘ Avignon, P47 la S ocieté , 1731..
Produire in 12v. de 3o. pages.
" Cette Lettre écrite à Marseille le 2 5.‘
Novembre 173zuroule sur une ancienne
querelle entre PAuteur et M. Deidicr ,1
l'un des Médecins envoyez à Marseille
par orälrei dan" Roy , en Pannée 1721p.
tem s e a etniere conta on; uere e 1
renditveliée par ce dernier ,g1et de (sliivieil
le date, que M. Betttand , ‘aussi bon Ju.‘
risconsulte ‘ue ‘bon Médecin ', ennemi
iäillleurs deq toute dispute outrée, ap
el c âison secours la L0 de la res
Ëtiption. y ‘ P
V »Vous le sçavez , Monsieur, lui dit-il,‘
Il. ar que ne. sgavez-vous pas? que les
‘u F il zaLoix
l
l
114. MERCURE nr FRANCE ‘
nLoiî ne donnent‘ qu’un an à ‘uneper-I i
" sonne oflnsée pour tirer raison de Pin
» jure qu’elle a reçûë. On a crû que» pout
99 le repos de la Société, il ‘falloir fixer
n un terme au ressentiment des injures
n pour ne pas perpétuer leshaines et les
nquerclles. Après ce temps-là la plainte
nn’est plus écoutée, et la personne offeng
nsée ne peut plus demander de réparaæ
u tion, HM 2min, dit J ustinien , dissi
n mulmione uboletur. De quel droit venez
» vous donc après douze ans. faire revivre
ï‘ une querelle déja éteinte, et dféchat-Ï
:2 ger route la vivacité de votre ressenti.
n ment sur une personne qui est sous
n la protection des Loix; etiqwune presg
acriprion légitime a mis à’ couvert de
arvos recherches? Les. disparesLitrerai-i‘
a; res auront-eleles plus de privilege que
n. les autres? ôte. - e
La Peste de Marseille, et urne Relation
Historique de cet Evenement, attribué: l
à M. Bettrand , font le suiet de la que- l
selle dans ilysïexgir ici._ La Relation est: i
attaquée par Deidiergnt M, Bertrand ‘
nepousse les attaques dqgson Adversaire,
qnrlquefois un peu vivement , à l'exem
ple e son Antagoniste. il y a cependant
tout lieude croire ‘que c’est ici la der
niere Piece de >ce.Pre5è-S «I-Îîîfilaairq, suif
' . . ‘i. e
J‘ A N V I E R.- 1733. n;
le Jugement quigppartient aux Lecteurs
intelligens et desinreressez. Qwiquïl en
soir, M. Bertrand proteste sur la fin de
sa Lettre ,que c'est pour la dz-rnierc Fois
qu’il mettra la main à la plume sur ce
sujet. Le Public y‘ gagnera par lïapplica
tion que cet habile Médecin continuera
de lui donner, et son silence pourra proa
duire le même effet à Fégardde M. Doi
dier , qui est en état de rendre de grands
services â la Médecine et à larChirure
gie, dans le poste qu’il occupe.
à M. Deidier, Conseiller Médecin du‘
Roygôcc. et premier Médecin des Ga
feres. A‘ Avignon, P47 la S ocieté , 1731..
Produire in 12v. de 3o. pages.
" Cette Lettre écrite à Marseille le 2 5.‘
Novembre 173zuroule sur une ancienne
querelle entre PAuteur et M. Deidicr ,1
l'un des Médecins envoyez à Marseille
par orälrei dan" Roy , en Pannée 1721p.
tem s e a etniere conta on; uere e 1
renditveliée par ce dernier ,g1et de (sliivieil
le date, que M. Betttand , ‘aussi bon Ju.‘
risconsulte ‘ue ‘bon Médecin ', ennemi
iäillleurs deq toute dispute outrée, ap
el c âison secours la L0 de la res
Ëtiption. y ‘ P
V »Vous le sçavez , Monsieur, lui dit-il,‘
Il. ar que ne. sgavez-vous pas? que les
‘u F il zaLoix
l
l
114. MERCURE nr FRANCE ‘
nLoiî ne donnent‘ qu’un an à ‘uneper-I i
" sonne oflnsée pour tirer raison de Pin
» jure qu’elle a reçûë. On a crû que» pout
99 le repos de la Société, il ‘falloir fixer
n un terme au ressentiment des injures
n pour ne pas perpétuer leshaines et les
nquerclles. Après ce temps-là la plainte
nn’est plus écoutée, et la personne offeng
nsée ne peut plus demander de réparaæ
u tion, HM 2min, dit J ustinien , dissi
n mulmione uboletur. De quel droit venez
» vous donc après douze ans. faire revivre
ï‘ une querelle déja éteinte, et dféchat-Ï
:2 ger route la vivacité de votre ressenti.
n ment sur une personne qui est sous
n la protection des Loix; etiqwune presg
acriprion légitime a mis à’ couvert de
arvos recherches? Les. disparesLitrerai-i‘
a; res auront-eleles plus de privilege que
n. les autres? ôte. - e
La Peste de Marseille, et urne Relation
Historique de cet Evenement, attribué: l
à M. Bettrand , font le suiet de la que- l
selle dans ilysïexgir ici._ La Relation est: i
attaquée par Deidiergnt M, Bertrand ‘
nepousse les attaques dqgson Adversaire,
qnrlquefois un peu vivement , à l'exem
ple e son Antagoniste. il y a cependant
tout lieude croire ‘que c’est ici la der
niere Piece de >ce.Pre5è-S «I-Îîîfilaairq, suif
' . . ‘i. e
J‘ A N V I E R.- 1733. n;
le Jugement quigppartient aux Lecteurs
intelligens et desinreressez. Qwiquïl en
soir, M. Bertrand proteste sur la fin de
sa Lettre ,que c'est pour la dz-rnierc Fois
qu’il mettra la main à la plume sur ce
sujet. Le Public y‘ gagnera par lïapplica
tion que cet habile Médecin continuera
de lui donner, et son silence pourra proa
duire le même effet à Fégardde M. Doi
dier , qui est en état de rendre de grands
services â la Médecine et à larChirure
gie, dans le poste qu’il occupe.
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Résumé : Lettre de M. Bertrand, Medecin, [titre d'après la table]
Le 25 novembre 1732, M. Bettrand, médecin, adresse une lettre à M. Deidier, conseiller médecin du roi et premier médecin des galères à Avignon. Cette lettre évoque une ancienne querelle relancée par M. Deidier après douze ans de silence. M. Bettrand s'étonne de cette résurgence, soulignant que les lois permettent un an pour réclamer justice après un tort subi. La dispute concerne la 'Peste de Marseille' et une relation historique de cet événement attribuée à M. Bettrand. M. Deidier a critiqué cette relation, et M. Bettrand a répliqué de manière vive. M. Bettrand conclut en affirmant qu'il ne reviendra plus sur ce sujet, espérant que son silence incitera M. Deidier à continuer ses contributions à la médecine et à la chirurgie. Le jugement sur cette querelle est laissé aux lecteurs.
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10
p. 116
Nouvelle Edition des Oeuvres de S. Jerôme, &c. [titre d'après la table]
Début :
S. EUSEBII HIERONYMI Stridonensis Presbyteri Opera, in X. Tomos distributa. [...]
Mots clefs :
Saint Jérôme
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelle Edition des Oeuvres de S. Jerôme, &c. [titre d'après la table]
S. Eusnnrr HLERONYMI Stridonensis
Prcsbyreri Opera,în X. Tomos disrrï-j
bura. Post Monachorum 0rd. S. Benecf.’
è Congreg. S. Mauri recensionem , de-j
nuô ad Manuscr. Codices Romanes,
Ambrosianos , Veronenses , 23cc. 'castigata,l*
8Ce. Opera et Studio DoMmrcr VAL;
LARSII, Veronensis Preslàyrerï : ô em fe
tenribus aliis in eadem Civirate ireraris
_ et præcipué MARCH Scivmns MAFÏ-‘EJO.
Vemtm, M. DC c. xx x1 r: Fer Petrum
Antonium Ber/mm et ïaoabumVallarsiùme
Le Titre qu’on vient de lire est à la.
tête d’une' petite Brochure de 1€. page:
in S qui nous esr envoyée d*’Italie, et
qui contient en Langue Italienne le Plan.
d'une nouvelle Édition qu’on prépareä.
vVerone des Oeuvres de S. J crôme. PIANO
dfima nuer/d Ediziqne che si e’ akxzim di
mtte le Opçre di S. Gimlnma. On ne peut
qu’avoir très-bonne ojinion dîme pa
reille entreprise , quan on a vû dans le
Praxpectus‘ tout le détail sur lequel roule ‘
son execution.
Prcsbyreri Opera,în X. Tomos disrrï-j
bura. Post Monachorum 0rd. S. Benecf.’
è Congreg. S. Mauri recensionem , de-j
nuô ad Manuscr. Codices Romanes,
Ambrosianos , Veronenses , 23cc. 'castigata,l*
8Ce. Opera et Studio DoMmrcr VAL;
LARSII, Veronensis Preslàyrerï : ô em fe
tenribus aliis in eadem Civirate ireraris
_ et præcipué MARCH Scivmns MAFÏ-‘EJO.
Vemtm, M. DC c. xx x1 r: Fer Petrum
Antonium Ber/mm et ïaoabumVallarsiùme
Le Titre qu’on vient de lire est à la.
tête d’une' petite Brochure de 1€. page:
in S qui nous esr envoyée d*’Italie, et
qui contient en Langue Italienne le Plan.
d'une nouvelle Édition qu’on prépareä.
vVerone des Oeuvres de S. J crôme. PIANO
dfima nuer/d Ediziqne che si e’ akxzim di
mtte le Opçre di S. Gimlnma. On ne peut
qu’avoir très-bonne ojinion dîme pa
reille entreprise , quan on a vû dans le
Praxpectus‘ tout le détail sur lequel roule ‘
son execution.
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Résumé : Nouvelle Edition des Oeuvres de S. Jerôme, &c. [titre d'après la table]
Une brochure italienne annonce une nouvelle édition des œuvres de saint Jérôme, supervisée par Domenico Vallarsi et March Scipion Mafuccjo à Vérone. Cette édition, basée sur divers manuscrits, inclut les Codices Romanes, Ambrosianos et Veronenses. Le projet est salué pour sa rigueur et son soin.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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11
p. 116-120
Recueil de toutes les Inscriptions Grecques et Latines, &c. [titre d'après la table]
Début :
Nous avons reçu en même temps un autre Plan d'Ouvrage, qui s'imprimera [...]
Mots clefs :
Inscriptions grecques, Vérone, Maffei, Inscriptions latines
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Recueil de toutes les Inscriptions Grecques et Latines, &c. [titre d'après la table]
Nous avons reçu en même temps un‘
Û i. \
“m9
J A‘ N ‘V I ’E'R_.‘. 173;. 1x7
autre Plan dbuvtage, qui sïmprimerz
aussi à Veronne, auquel toute la Répu
blique des Lettres doit prendre interêc.
Le Plan imprimé en Latin et en Italien
de 8. pages in 4. porte ce titre: Pnos
PECTUS Uniwrmlis CollectionisLatinamm,
Veterum, m: G mcarum, Ezbnimmm et Chris
iiamzrum Inscriptianum, que”; 720w: Vara
mnsis Sociaux totim Europe dam} ,.reiqne
antiquariz studjosi: homimbus exhibe; a0
prapanit.
M. le Marquîsfllatîci a entrepris ,ose-‘
Ion ce Programme, le Recueil le plus
étendu et le plus complet , qui air encore
paru de toutes les Inscriptions Grecques
et Latines qui ont été publiés.’ deuils.
plus de deux cent ‘ans dans differenees
collections , ausquelles il doit joindre un.
três- tend nombte däutres Inscriptions
dan-fics mêmes Langues , qui n'ont point:
encore été rendues publiques et qu’il a.
recueillies auec beaucoup de soin et de:
dépense depuis plus de vingt années.
Les Inscriptions déia publiées, seront
rangées dans ce nouveau Recueil _dan9
un meilleur ordre ue dans ceux de Grut
cer , de Fabteti ,et s autres Antiquaires;
et ce qui est plus iunportant, on fera un
choix de‘ ces Inscriptions, en teiettant
celles qui paraîtront fausses à Pillusrre
. ‘ " Éditeur
118 MERCURE DE FRANCE.’
Éditeur, et en rétablissant celles qui _,
après une exacte Critique , lui semblcq
ronr avoir été alterées.
Tous les Sçavans , les Antiquaires
sur tout , sont invitez à- concourir-à l'ac
complissement dâun si grand dessein, en
envoyant à M. le Marquis MalÏei des co
pies fideles des Inscriptions qu’ils possedent,
en indiquant les endroits d’où elles»
sont tirées , si mieux ils daiment les faire
imprimer eux-mêmes incessamment. On,
recel/ra aussi avec plaisir les conseils ce
les lumieres des Sçavans sur le même sujet.
Les Paquetsseront adressez par la Poste à‘
M. François Mnselli , Chanoine et Archi
prêgre de la Cathédrale, à Veronne. r‘
' Comme l'impression de cet Ouvrage,
ne sera commencée que dans dix-huit
mois, M. Mafliei pour Penrichir et pour
le perfectionner encore davantage ,.doit
employer ce iemps à parcourir difierenss
Pays pour faire des recherches , de nou
Vcllcs découvertes , Sec. e
Tout POuVrage contiendra 6. ou 7.
Volumes in-fblio, ersera enrichi de No
fcs , d’e'claircissemens , de Traductions et‘.
des autres accompagnemens qu’une telle
maticre peut exiger. Enfin , le sçavant Au.
1'681‘ publiera un Trait’: intitulé : Art!‘
Érztica Linemrin ,' dans lequel il rendra
- * - compte;
- JANVIER. 173;.‘ .119
compte des raisons qui Font déterminé â.
faire certains rerranchemens à Pêgard de
plusieurs Inscriptions qui vsc tnouvent"
dans les précedentes collections.
Nous avons parlé plus d’une fois de
M. le Marquis Maflci , et en dernier lier;
au suie: de son Histoire DiplarzmziqueN ou; .
sommes ravis d'illustrer. de nouveau no:
nte Journal de son nom par Fannona‘
ce d’un Ouvrage aussi importantque C51
' lui dont nous venons de parler. -
Un surcroît de satisfaction pour nous
est diapprendre que M. Maffei est actueL
lcment en France our la perfection de
son dessein. Un il ustre Magistrat nous
fait l'honneur de nous marquer qu’il {toit
à Aix au commencement de ce mois de
Janvier. Il trouvera sans doute à Paris
quelque Exemplaire d’un Ouvrage i-rn,
portant dans ce même genre, que-nous
devons ‘recevoir tous les’ jours dîAngle
terre. C’est le Recueil que M. Chisull ‘a '
fait imprimer , des Inscriptions Grecques
les plus anciennes et qui ont toutes pré
cedé le Christianisme sa connoissance , sous, lqeuiTitsroentdvecAnuNërsL
Qgrnïrs ASIATICÆ Chrirtianam Aeazm
antrcedentes , ex pcimaräitManumentir Gmp
ci: dirscripoe, , [mixé vars: , Nazisque et
Cammenmrii: iflpmmAræditMonumcn-g
‘ . t. “S
izo MERCURE ‘DE F RANC E.‘
‘tigmfldntyrannm. Par EDMUNDUM CHXSÜ LE
S. T. B. Londini , Typis Gul. Bawyer ,'
172.8. x. Vol. Inc-fil. pp. 207.. ‘ v
Û i. \
“m9
J A‘ N ‘V I ’E'R_.‘. 173;. 1x7
autre Plan dbuvtage, qui sïmprimerz
aussi à Veronne, auquel toute la Répu
blique des Lettres doit prendre interêc.
Le Plan imprimé en Latin et en Italien
de 8. pages in 4. porte ce titre: Pnos
PECTUS Uniwrmlis CollectionisLatinamm,
Veterum, m: G mcarum, Ezbnimmm et Chris
iiamzrum Inscriptianum, que”; 720w: Vara
mnsis Sociaux totim Europe dam} ,.reiqne
antiquariz studjosi: homimbus exhibe; a0
prapanit.
M. le Marquîsfllatîci a entrepris ,ose-‘
Ion ce Programme, le Recueil le plus
étendu et le plus complet , qui air encore
paru de toutes les Inscriptions Grecques
et Latines qui ont été publiés.’ deuils.
plus de deux cent ‘ans dans differenees
collections , ausquelles il doit joindre un.
três- tend nombte däutres Inscriptions
dan-fics mêmes Langues , qui n'ont point:
encore été rendues publiques et qu’il a.
recueillies auec beaucoup de soin et de:
dépense depuis plus de vingt années.
Les Inscriptions déia publiées, seront
rangées dans ce nouveau Recueil _dan9
un meilleur ordre ue dans ceux de Grut
cer , de Fabteti ,et s autres Antiquaires;
et ce qui est plus iunportant, on fera un
choix de‘ ces Inscriptions, en teiettant
celles qui paraîtront fausses à Pillusrre
. ‘ " Éditeur
118 MERCURE DE FRANCE.’
Éditeur, et en rétablissant celles qui _,
après une exacte Critique , lui semblcq
ronr avoir été alterées.
Tous les Sçavans , les Antiquaires
sur tout , sont invitez à- concourir-à l'ac
complissement dâun si grand dessein, en
envoyant à M. le Marquis MalÏei des co
pies fideles des Inscriptions qu’ils possedent,
en indiquant les endroits d’où elles»
sont tirées , si mieux ils daiment les faire
imprimer eux-mêmes incessamment. On,
recel/ra aussi avec plaisir les conseils ce
les lumieres des Sçavans sur le même sujet.
Les Paquetsseront adressez par la Poste à‘
M. François Mnselli , Chanoine et Archi
prêgre de la Cathédrale, à Veronne. r‘
' Comme l'impression de cet Ouvrage,
ne sera commencée que dans dix-huit
mois, M. Mafliei pour Penrichir et pour
le perfectionner encore davantage ,.doit
employer ce iemps à parcourir difierenss
Pays pour faire des recherches , de nou
Vcllcs découvertes , Sec. e
Tout POuVrage contiendra 6. ou 7.
Volumes in-fblio, ersera enrichi de No
fcs , d’e'claircissemens , de Traductions et‘.
des autres accompagnemens qu’une telle
maticre peut exiger. Enfin , le sçavant Au.
1'681‘ publiera un Trait’: intitulé : Art!‘
Érztica Linemrin ,' dans lequel il rendra
- * - compte;
- JANVIER. 173;.‘ .119
compte des raisons qui Font déterminé â.
faire certains rerranchemens à Pêgard de
plusieurs Inscriptions qui vsc tnouvent"
dans les précedentes collections.
Nous avons parlé plus d’une fois de
M. le Marquis Maflci , et en dernier lier;
au suie: de son Histoire DiplarzmziqueN ou; .
sommes ravis d'illustrer. de nouveau no:
nte Journal de son nom par Fannona‘
ce d’un Ouvrage aussi importantque C51
' lui dont nous venons de parler. -
Un surcroît de satisfaction pour nous
est diapprendre que M. Maffei est actueL
lcment en France our la perfection de
son dessein. Un il ustre Magistrat nous
fait l'honneur de nous marquer qu’il {toit
à Aix au commencement de ce mois de
Janvier. Il trouvera sans doute à Paris
quelque Exemplaire d’un Ouvrage i-rn,
portant dans ce même genre, que-nous
devons ‘recevoir tous les’ jours dîAngle
terre. C’est le Recueil que M. Chisull ‘a '
fait imprimer , des Inscriptions Grecques
les plus anciennes et qui ont toutes pré
cedé le Christianisme sa connoissance , sous, lqeuiTitsroentdvecAnuNërsL
Qgrnïrs ASIATICÆ Chrirtianam Aeazm
antrcedentes , ex pcimaräitManumentir Gmp
ci: dirscripoe, , [mixé vars: , Nazisque et
Cammenmrii: iflpmmAræditMonumcn-g
‘ . t. “S
izo MERCURE ‘DE F RANC E.‘
‘tigmfldntyrannm. Par EDMUNDUM CHXSÜ LE
S. T. B. Londini , Typis Gul. Bawyer ,'
172.8. x. Vol. Inc-fil. pp. 207.. ‘ v
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Résumé : Recueil de toutes les Inscriptions Grecques et Latines, &c. [titre d'après la table]
Le texte annonce la publication d'un plan d'ouvrage à Vérone, destiné à la communauté des lettres. Ce plan, imprimé en latin et en italien, propose une collection d'inscriptions latines, grecques, égyptiennes et chrétiennes, visant à rassembler des contributions de toute l'Europe. Le Marquis Scipion Maffei entreprend un recueil des inscriptions grecques et latines publiées au cours des deux derniers siècles, ainsi que de nombreuses inscriptions inédites qu'il a collectées. Ce recueil sera organisé de manière rigoureuse, avec une sélection des inscriptions authentiques et la correction des erreurs. Les savants et antiquaires sont invités à contribuer en envoyant des copies d'inscriptions ou en les faisant imprimer eux-mêmes. Les paquets doivent être adressés à M. François Maffei à Vérone. L'impression débutera dans dix-huit mois, permettant à Maffei de poursuivre ses recherches. Chaque volume sera enrichi de notes, traductions et autres éléments nécessaires. Maffei publiera également un traité sur les critères de sélection des inscriptions. Le texte mentionne également la présence de Maffei en France pour perfectionner son ouvrage et signale la publication d'un recueil similaire par Edmund Chiswell à Londres, contenant des inscriptions grecques antérieures au christianisme.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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12
p. 120
Histoire de Verone, &c. [titre d'après la table]
Début :
Le sçavant Magistrat nous marque encore que M. le Marquis Maffei vient de publier [...]
Mots clefs :
Vérone, Maffei
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Histoire de Verone, &c. [titre d'après la table]
Le sçavant Magistrat nous marque encore
que M. le Marquis Mafiei vient depublie:
son Histoire de Veronne , t. Vol. infblia,
‘sous le Titre de Veromz illnrtmtægen Italien;
ajoûrant qu’il a refondu dans cette His
toire sonTraité des Amphiteatres ‘des Ro
mains , qui contient tant de nouvelles
Découvertes , ce qui a rendu un Ouvrage
particulier três-interessant pour le Public,
‘Par un grand nombre de Recherches eu.’
rieuses sur différents spjets , par beaucoup
de Bas-reliefs, dînscriptions de Médailles
"singulieres ,_8<c.
que M. le Marquis Mafiei vient depublie:
son Histoire de Veronne , t. Vol. infblia,
‘sous le Titre de Veromz illnrtmtægen Italien;
ajoûrant qu’il a refondu dans cette His
toire sonTraité des Amphiteatres ‘des Ro
mains , qui contient tant de nouvelles
Découvertes , ce qui a rendu un Ouvrage
particulier três-interessant pour le Public,
‘Par un grand nombre de Recherches eu.’
rieuses sur différents spjets , par beaucoup
de Bas-reliefs, dînscriptions de Médailles
"singulieres ,_8<c.
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Résumé : Histoire de Verone, &c. [titre d'après la table]
Le Marquis Mafiei publie 'Veromz illnrtmtægen Italien', une histoire de Vérone incluant un traité révisé sur les amphithéâtres romains. L'ouvrage présente de nouvelles découvertes, des recherches approfondies et des bas-reliefs et inscriptions de médailles. Il est enrichi de nombreux éléments intéressants pour le public.
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13
p. 120-121
Fille sçavante à Boulogne, [titre d'après la table]
Début :
Nous apprenons de Boulogne, qu'on voit dans cette Ville plusieurs Recueils [...]
Mots clefs :
Laura Bassi, Fille savante, Bologne, Portrait, Recueils
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Fille sçavante à Boulogne, [titre d'après la table]
Nous apprenons de Boulogne‘, qu’en
‘voit dans cetteVille plusieurs Recueils
‘de Vers Latins et Italiens, qui y ontété
‘publiez pour celébret le mérite de Made
moiselle B4555 , laquelle a soutenu en La
‘tin publiquement des Thèses sur toute
la Philosophie, avec de grands ‘applaus
dissemens; plusieurs Dames sçavantes, ce
qui n’est pas rare en Italie, comme nous
Tavons remarqué plus d"une fois , ont
‘orné ces Recueils de Pieces de leur façon’.
‘On voit à la tête'du plus cousiderable le
Portrait en taille-douce de cette. illustre
.14. ‘plus
‘J A NvV I E R‘; 173;. ' 1'21
Î
Fille , qui à Page de 2o. ans se trouve ag-'
grégée au Collcge des Philosophes de PU-e
niversité de Boulogne, avec le Titre de
Docfeur, dont elle a pris leiGrade en
Ÿrandeisolfimnité , étant déja Membre de
a ’Institut des Sciences de la même Ville.‘
Dansce Portrait elle paroîr reïrétuë de
la Fourrure de Docteur, avec cette_Ins-,
criprion : LAURA MARIA - CHATARINA
BA s s r , Phil. Doct. Cal. Academ.’ Im
titut. Scientiar. Soviet. eÆt. A7171. XX;
Et au bas est gravé ce Distique , faisant
allusion à la celebre Laure de Petrarque,
leur» «mie , ingenio que et termine nom Petrartha.
Laum haqelaquio et mente Petrarrlm sibi.
‘voit dans cetteVille plusieurs Recueils
‘de Vers Latins et Italiens, qui y ontété
‘publiez pour celébret le mérite de Made
moiselle B4555 , laquelle a soutenu en La
‘tin publiquement des Thèses sur toute
la Philosophie, avec de grands ‘applaus
dissemens; plusieurs Dames sçavantes, ce
qui n’est pas rare en Italie, comme nous
Tavons remarqué plus d"une fois , ont
‘orné ces Recueils de Pieces de leur façon’.
‘On voit à la tête'du plus cousiderable le
Portrait en taille-douce de cette. illustre
.14. ‘plus
‘J A NvV I E R‘; 173;. ' 1'21
Î
Fille , qui à Page de 2o. ans se trouve ag-'
grégée au Collcge des Philosophes de PU-e
niversité de Boulogne, avec le Titre de
Docfeur, dont elle a pris leiGrade en
Ÿrandeisolfimnité , étant déja Membre de
a ’Institut des Sciences de la même Ville.‘
Dansce Portrait elle paroîr reïrétuë de
la Fourrure de Docteur, avec cette_Ins-,
criprion : LAURA MARIA - CHATARINA
BA s s r , Phil. Doct. Cal. Academ.’ Im
titut. Scientiar. Soviet. eÆt. A7171. XX;
Et au bas est gravé ce Distique , faisant
allusion à la celebre Laure de Petrarque,
leur» «mie , ingenio que et termine nom Petrartha.
Laum haqelaquio et mente Petrarrlm sibi.
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Résumé : Fille sçavante à Boulogne, [titre d'après la table]
Le texte décrit les réalisations académiques de Mademoiselle B4555, également connue sous le nom de Laura Maria Chatarina Bass, à Boulogne. À l'âge de 20 ans, elle a soutenu publiquement des thèses en philosophie, recevant de grands applaudissements. Plusieurs dames savantes, une occurrence fréquente en Italie, ont contribué à des recueils de vers latins et italiens publiés en son honneur. Ces recueils incluent son portrait en taille-douce, la montrant vêtue de la fourrure de docteur, avec l'inscription 'LAURA MARIA CHATARINA BASS, Phil. Doct. Cal. Academ. Institut. Scientiar. Soviet. eÆt. A7171. XX'. Un distique fait allusion à Laure de Pétrarque. Elle a été agrégée au Collège des Philosophes de l'Université de Boulogne et a obtenu le titre de Docteur, étant déjà membre de l'Institut des Sciences de la même ville.
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14
p. 121-122
Physique en Dialogue du P. Regnault [titre d'après la table]
Début :
On a fait une nouvelle Edition de la Physique en Dialogues, ou des Entretiens [...]
Mots clefs :
Entretiens physiques, Descartes, Gassendi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Physique en Dialogue du P. Regnault [titre d'après la table]
‘On a fait une nouvelle Edition de la‘
Physique en Dialogues , ou des Entretiens
Physiques de P. Regnault “les. C’cst la‘
\
quatrième , a com ter celle d’Amsterdam _
chez Pierre Hum err, ct la Traduction
Anglaise , imprimée à Loudres , chez W.
Innys et N.Prévôt.On écrit d’Allemagnc
Hue cet Ouvrage y paroîtra bien tôt tra
. uit en Allemand. La nouvelle Edition
Françoise de Paris est augmentée par
ÏAuteut, de la valeur d’un Volume, et
enrichie de Planches nouvelles. Ce sont
de nouveaux Entretiens , et les anciens
Perfectionnez. Les Additions sont faites
_ pour
O .
125. MERCURE DE FR ANCEq
pour les endroits où elles se trouvcnrs‘
et elles sont dans le goût des Entretiens
qu’o_n avoir déja vûs‘, même stile , même
netteté, même agrément. Si l'o_n n’y trou.
ve pas toûiours -le sérieux ordinaire de
la Phylqsophie , c’est que l’on y fait par
ler un jeune homme de beaucoup d’es
prit, d'un esprit cultivé _er dhnvcaractere
enjoüé, qui apprend agréablement la Phÿ
siqueet qui instruit de- même en s’ins—
ttuisant. Un Anonime a dit dans le Mer.‘
cure de Novembre, que les Entretiens
Physiques étoient un Ouvrage estime’,
utile, excellent; mais qu'au lieu d’Aristc_
' et d’Eudoxe , qui sont les Interlocurçurs,
il eût voulu des noms celebijs , comme
Descartes et Gissendi. Il falloir doncque
l’-Auteut parlât ou fit parler toujours ses
Interlocuteurs selon lcs principes de Des-’
cartes ou de Gassendi , souvent contre sa.
ensée , etaux dépens même de la veritél
Et avec quelle vraisemblance le P. Re
gnaulr eûæîl mis dans la bouche de Des
cartes et de Gisséndi __ les nouvelles Dê-æ
cnuvertes qui se sont Faites depuis la mort
de Descattes et de Gassendi jusqu’en 173 2..
Physique en Dialogues , ou des Entretiens
Physiques de P. Regnault “les. C’cst la‘
\
quatrième , a com ter celle d’Amsterdam _
chez Pierre Hum err, ct la Traduction
Anglaise , imprimée à Loudres , chez W.
Innys et N.Prévôt.On écrit d’Allemagnc
Hue cet Ouvrage y paroîtra bien tôt tra
. uit en Allemand. La nouvelle Edition
Françoise de Paris est augmentée par
ÏAuteut, de la valeur d’un Volume, et
enrichie de Planches nouvelles. Ce sont
de nouveaux Entretiens , et les anciens
Perfectionnez. Les Additions sont faites
_ pour
O .
125. MERCURE DE FR ANCEq
pour les endroits où elles se trouvcnrs‘
et elles sont dans le goût des Entretiens
qu’o_n avoir déja vûs‘, même stile , même
netteté, même agrément. Si l'o_n n’y trou.
ve pas toûiours -le sérieux ordinaire de
la Phylqsophie , c’est que l’on y fait par
ler un jeune homme de beaucoup d’es
prit, d'un esprit cultivé _er dhnvcaractere
enjoüé, qui apprend agréablement la Phÿ
siqueet qui instruit de- même en s’ins—
ttuisant. Un Anonime a dit dans le Mer.‘
cure de Novembre, que les Entretiens
Physiques étoient un Ouvrage estime’,
utile, excellent; mais qu'au lieu d’Aristc_
' et d’Eudoxe , qui sont les Interlocurçurs,
il eût voulu des noms celebijs , comme
Descartes et Gissendi. Il falloir doncque
l’-Auteut parlât ou fit parler toujours ses
Interlocuteurs selon lcs principes de Des-’
cartes ou de Gassendi , souvent contre sa.
ensée , etaux dépens même de la veritél
Et avec quelle vraisemblance le P. Re
gnaulr eûæîl mis dans la bouche de Des
cartes et de Gisséndi __ les nouvelles Dê-æ
cnuvertes qui se sont Faites depuis la mort
de Descattes et de Gassendi jusqu’en 173 2..
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Résumé : Physique en Dialogue du P. Regnault [titre d'après la table]
Le texte annonce la publication de la quatrième édition de l'ouvrage 'Physique en Dialogues, ou des Entretiens Physiques' du Père Regnault. Cette édition est disponible à Amsterdam chez Pierre Humerr, en traduction anglaise à Londres chez W. Innys et N. Prévôt, et une version allemande est attendue prochainement. L'édition française de Paris inclut un volume supplémentaire et de nouvelles planches, avec des entretiens nouveaux et des anciens perfectionnés. L'ouvrage présente des dialogues entre un jeune homme spirituel et cultivé, qui apprend et instruit la physique de manière agréable. Un critique anonyme dans le Mercure de Novembre a loué l'ouvrage comme estimable, utile et excellent, mais a suggéré de remplacer Aristote et Eudoxe par des noms célèbres comme Descartes et Gassendi. Cependant, cette modification obligerait l'auteur à faire adopter aux interlocuteurs les principes de Descartes ou de Gassendi, souvent au détriment de la vérité et de la vraisemblance, notamment concernant les découvertes scientifiques postérieures à la mort de ces philosophes.
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15
p. 122-123
Abregé de la Vie des Sculpteurs, &c. [titre d'après la table]
Début :
ABREGÉ de la vie des plus celebres Statuaires, Sculpteurs et Graveurs, anciens [...]
Mots clefs :
Sculpteurs, Graveurs, Maîtres, Statuaires
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Abregé de la Vie des Sculpteurs, &c. [titre d'après la table]
Anime 1-2’ de la vie des plus celebres
Statuaires, Sculpteurs et Graveurs, an‘
ciens et modernes des (Académiesyoù les
- Beaux
J A NV-I EARÇ 1733. n‘;
Beaux-Arts sont cultivez , avec les Pot-J
traits des meilleurs Maîtres, le Catalo-g
gue de leurs Ouvrages , et une sommai
re Description des principaux 5 des lieux
publics ou particuliers où ils sont expo-s a
sel, et un dênorflbtement des plus bel
les Antiques dont les Auteurs sont in
connus, soit en Grotipegstatuës, Bus
tes , Figures d'Animaux , Bas-Reliefs ,
Tombeaux , Autels , Urnes , Pierres gra
vées, Médailles , 81e. ensemble des meil
leurs Maîtres cÿlîcriture, et de ceux qui
ont le plus exocliépcn Broderie , Marques
rerie , Orfèvrerie , etqui se sont distin
guez en Ouvrages de Fonte et _de Potes’
rie, 8Ce. Le Livre sera terminé par un
Catalogue des Auteurs qui ont écrit de
la Sculpture , gravûre , 8re,
' L’A_uteur ui travaille à cet Ouvraae
« ‘l :3
depuis quelques "anneçs , nous engage à
le publier et à demander aux Curieux ,
aux Sçavans et aux personnes interessées,
le secours de leurs lumieres, et ce qu’ils
ont sur ces marieres propres à enrichir
ce Livre. Il‘ recevra leurs Memoites par
l’adresse du Mercure et leur rendra justice
s’ils veulent être nommez. Ceux ui ont
des Portraits des illustres Artiste; il
a à parler, pourront en faire tirer un
ont ouï a
Crayon de la grandeur in quarte Pou!"
être gravé.
Statuaires, Sculpteurs et Graveurs, an‘
ciens et modernes des (Académiesyoù les
- Beaux
J A NV-I EARÇ 1733. n‘;
Beaux-Arts sont cultivez , avec les Pot-J
traits des meilleurs Maîtres, le Catalo-g
gue de leurs Ouvrages , et une sommai
re Description des principaux 5 des lieux
publics ou particuliers où ils sont expo-s a
sel, et un dênorflbtement des plus bel
les Antiques dont les Auteurs sont in
connus, soit en Grotipegstatuës, Bus
tes , Figures d'Animaux , Bas-Reliefs ,
Tombeaux , Autels , Urnes , Pierres gra
vées, Médailles , 81e. ensemble des meil
leurs Maîtres cÿlîcriture, et de ceux qui
ont le plus exocliépcn Broderie , Marques
rerie , Orfèvrerie , etqui se sont distin
guez en Ouvrages de Fonte et _de Potes’
rie, 8Ce. Le Livre sera terminé par un
Catalogue des Auteurs qui ont écrit de
la Sculpture , gravûre , 8re,
' L’A_uteur ui travaille à cet Ouvraae
« ‘l :3
depuis quelques "anneçs , nous engage à
le publier et à demander aux Curieux ,
aux Sçavans et aux personnes interessées,
le secours de leurs lumieres, et ce qu’ils
ont sur ces marieres propres à enrichir
ce Livre. Il‘ recevra leurs Memoites par
l’adresse du Mercure et leur rendra justice
s’ils veulent être nommez. Ceux ui ont
des Portraits des illustres Artiste; il
a à parler, pourront en faire tirer un
ont ouï a
Crayon de la grandeur in quarte Pou!"
être gravé.
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Résumé : Abregé de la Vie des Sculpteurs, &c. [titre d'après la table]
Le document expose un projet de livre intitulé 'Anime 1-2’ de la vie des plus célèbres Statuaires, Sculpteurs et Graveurs, anciens et modernes'. Cet ouvrage vise à rassembler des informations sur les artistes des académies de Beaux-Arts et à inclure des portraits des meilleurs maîtres. Il comportera un catalogue de leurs œuvres et une description des principaux lieux d'exposition. Le livre mentionnera également des antiquités remarquables dont les auteurs sont inconnus, telles que des statues, bustes, figures d'animaux, bas-reliefs, tombeaux, autels, urnes, pierres gravées et médailles. De plus, il couvrira les maîtres distingués en écriture, broderie, marqueterie, orfèvrerie, ainsi que ceux spécialisés en fonte et poterie. Le livre se conclura par un catalogue des auteurs ayant écrit sur la sculpture et la gravure. L'auteur du projet sollicite la contribution des curieux, savants et personnes intéressées pour enrichir l'ouvrage avec leurs mémoires et portraits des artistes illustres.
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16
p. 124-125
PRIX proposé par l'Académie de Chirurgie pour l'année 1733.
Début :
L'Académie de Chirurgie, établie à Paris sous la protection du Roy, desirant [...]
Mots clefs :
Académie de chirurgie, Prix, Médaille, Tentes, Dilatants
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PRIX proposé par l'Académie de Chirurgie pour l'année 1733.
PRIX proposiparPflcadëmie de Chirmgid
pour Panne} 175 3. "
L’Académie de Chirurgie, établie ï
Paris sous la protection du Roy , de
q sirant contribuer aux progrès de. cet Art,
et â Futilité ublique, repose pour sujet
du ‘Priîc de l'année milpsept cent trente;
U015 , a uestion suivante:
Q5215 20m, selon Je: dzflèrzfl: m: , le!
avantages et les irzconvmien: de l'usage de:
72mm et autre: dilatam. ' '
Ceux qui ‘trfgxvaillerlontjaour le Prix,’
sont invitez a onder eurs raisonnemens
sur des faits de prariquechoisis- et bien
averez ; on les prie d’écrire en François
ou en Latin , autant qu’il se pourra, et
d'avoir attention que leurs Ecrits soient
fort lisibles. . ‘N
Ils mettront à leur Mémoire une mare
que distinctive , comme Sentence, Deà
vise, Paraphe ou Signature; et cette mat.
que sera couvs rre.d’un papier blanc collé
ou cacheté , qui ne sera levé qu’en cas que
la Piece air remporté le Prix. ’
Ils adresseronr leurs Ouvrages francs
duper: , à M. Motafld , Secreraire de PA-c
académie de Chirurgie à Paris, ou les lui
feront remettre entre les mains.
L"?
J A N V I E ‘R. 173;. 12j
. ‘Les Çhirurgiens de tous Pays seront
ladmis à concourir pour le Prix ;- on n’a;
excepte que les Membres de I’Académie.
Le Prix est une Médaille d’or de la va.
leur de deux cent livres, qui sera don
îiée à celui, quihau jugement de l’Acag
demie, aura fait le meilleur Mémoire sur
la. question proposée. '
La .Médaille sera délivrée à l’Auteur
mëine , qui se‘ fera connoître ou au Por
teur d’une Procuration de sa part; l'un
ou l'autre représentant la marque dÎstinC-_
«tive , avec une copie nette du Mémoire.
Les Ouvrages ne seront reçûsque jusé
ques au dernier jour de l'année 173;. in
çlusivement. ' A
Lflflcadémie à son Assemblée publique
de i734. qui se tiendra le Mardi d’aprês
la ‘Trinité , prociamera la Piece qui. aura.
_mcrité le Prix.
pour Panne} 175 3. "
L’Académie de Chirurgie, établie ï
Paris sous la protection du Roy , de
q sirant contribuer aux progrès de. cet Art,
et â Futilité ublique, repose pour sujet
du ‘Priîc de l'année milpsept cent trente;
U015 , a uestion suivante:
Q5215 20m, selon Je: dzflèrzfl: m: , le!
avantages et les irzconvmien: de l'usage de:
72mm et autre: dilatam. ' '
Ceux qui ‘trfgxvaillerlontjaour le Prix,’
sont invitez a onder eurs raisonnemens
sur des faits de prariquechoisis- et bien
averez ; on les prie d’écrire en François
ou en Latin , autant qu’il se pourra, et
d'avoir attention que leurs Ecrits soient
fort lisibles. . ‘N
Ils mettront à leur Mémoire une mare
que distinctive , comme Sentence, Deà
vise, Paraphe ou Signature; et cette mat.
que sera couvs rre.d’un papier blanc collé
ou cacheté , qui ne sera levé qu’en cas que
la Piece air remporté le Prix. ’
Ils adresseronr leurs Ouvrages francs
duper: , à M. Motafld , Secreraire de PA-c
académie de Chirurgie à Paris, ou les lui
feront remettre entre les mains.
L"?
J A N V I E ‘R. 173;. 12j
. ‘Les Çhirurgiens de tous Pays seront
ladmis à concourir pour le Prix ;- on n’a;
excepte que les Membres de I’Académie.
Le Prix est une Médaille d’or de la va.
leur de deux cent livres, qui sera don
îiée à celui, quihau jugement de l’Acag
demie, aura fait le meilleur Mémoire sur
la. question proposée. '
La .Médaille sera délivrée à l’Auteur
mëine , qui se‘ fera connoître ou au Por
teur d’une Procuration de sa part; l'un
ou l'autre représentant la marque dÎstinC-_
«tive , avec une copie nette du Mémoire.
Les Ouvrages ne seront reçûsque jusé
ques au dernier jour de l'année 173;. in
çlusivement. ' A
Lflflcadémie à son Assemblée publique
de i734. qui se tiendra le Mardi d’aprês
la ‘Trinité , prociamera la Piece qui. aura.
_mcrité le Prix.
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Résumé : PRIX proposé par l'Académie de Chirurgie pour l'année 1733.
L'Académie de Chirurgie de Paris, sous la protection royale, a organisé un concours pour l'année 1733. Le sujet porte sur l'évaluation des avantages et des inconvénients de l'usage des sondes et dilatateurs en chirurgie. Les participants doivent soumettre des mémoires en français ou en latin, basés sur des faits de pratique bien choisis. Chaque mémoire doit comporter une marque distinctive cachée sous un papier blanc collé ou cacheté. Les mémoires doivent être envoyés à M. Motafld, secrétaire de l'Académie, avant le 31 décembre 1733. Le prix est une médaille d'or valant deux cents livres, attribuée à l'auteur du meilleur mémoire. Les chirurgiens de tous pays peuvent concourir, sauf les membres de l'Académie. La médaille sera remise à l'auteur ou à son représentant lors de l'assemblée publique de 1734, le mardi suivant la Trinité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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17
p. 125-127
JETTONS FRAPPEZ pour le premier jour de Janvier 1733. avec l'explication des Types, &c.
Début :
I. TRESOR ROYAL. Un Fleuve qui forme plusieurs Ruisseaux. Legende : [...]
Mots clefs :
Jetons, Trésor royal, Parties casuelles, Chambre aux deniers, Ordinaire des guerres, Extraordinaire des guerres, Bâtiments du roi, Artillerie, Marine, Galères, Ville de Paris, Maison de la reine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : JETTONS FRAPPEZ pour le premier jour de Janvier 1733. avec l'explication des Types, &c.
JETTONS FRAPPEZ pour I0
premier- four de Janvier 173;. avec fixa
t piimtion des Types , de.
' I. Tiuzson ROYAL.
Un Fleuve qui forme‘ plusieurs Ruis
seaux. Legende: Ex ma omrgs.
"i II. PARTIES CASUELLES,
‘l Dédale traversant les Airs avec le se
- , COQ“
dut-A
w l.
ris MERCURE DE n: ANCE
cours des ailes qu’il s‘est faites. Isegendef’
Vimt prudentia Casnm.
III. Cnaunnn AUX Dnnrrnsg
w La Déesse de la Terre couchée et cn-Ë
tourée de Pampres et de Gerbes. Légende:
z 7721m1 Iavi Nectârque fim.
' IV. Onnmamr nrs GUERRES.
_ L’Egide de Pallas , couverte de son
Casque. Légende: Praxidinm et devras.
V. Exmaonnmamn nrs Gurnnrs.‘
Un Oyseau de preye qui voudroit prenä
"dre Fessor, mais qui est retenu par ses
Longes. Légende: Impatient pagne.
VI. BASTIMENS nvRov.
Une Lyre. Legende : Lenîmcn dulæ laid
i r 60mm.
V LI.
La Foudre suspendue‘ sur un Globe
Ierrcstre. Legende zforgis quo junerit ira.
VIII. MARINE.
Metcureflraversant les Airs , son Ca-‘
ducée à la maimLegende‘: Mihi para/in:
ARTILLLRIE.
1X.
JANVIER. 173-3.. 11.2
IX. GALrnzs.
v
I
_ Ùes‘ Aigles, qui après‘ avoir quitté le
Foudre, se reposent fierement sur leurs
aires. Légende : Nui tuile: mm fulmirm
ttsmnt.‘ - '
' X. LA-‘V-ILLE ne PAnrÏs.
_ Les Armes de la Ville d’un côté; cel
les de Michel-Erienne Turgot, Ptévôt
des Marchands ,. de l’autre. Légende:
5071 nom et se: qualïtez.
XI. MAISON me LA REINE.
Une Grenade couronnéfientfouverte '
‘et pleine de grains. Legende:%ot foeta,
COVWIÜ.’
premier- four de Janvier 173;. avec fixa
t piimtion des Types , de.
' I. Tiuzson ROYAL.
Un Fleuve qui forme‘ plusieurs Ruis
seaux. Legende: Ex ma omrgs.
"i II. PARTIES CASUELLES,
‘l Dédale traversant les Airs avec le se
- , COQ“
dut-A
w l.
ris MERCURE DE n: ANCE
cours des ailes qu’il s‘est faites. Isegendef’
Vimt prudentia Casnm.
III. Cnaunnn AUX Dnnrrnsg
w La Déesse de la Terre couchée et cn-Ë
tourée de Pampres et de Gerbes. Légende:
z 7721m1 Iavi Nectârque fim.
' IV. Onnmamr nrs GUERRES.
_ L’Egide de Pallas , couverte de son
Casque. Légende: Praxidinm et devras.
V. Exmaonnmamn nrs Gurnnrs.‘
Un Oyseau de preye qui voudroit prenä
"dre Fessor, mais qui est retenu par ses
Longes. Légende: Impatient pagne.
VI. BASTIMENS nvRov.
Une Lyre. Legende : Lenîmcn dulæ laid
i r 60mm.
V LI.
La Foudre suspendue‘ sur un Globe
Ierrcstre. Legende zforgis quo junerit ira.
VIII. MARINE.
Metcureflraversant les Airs , son Ca-‘
ducée à la maimLegende‘: Mihi para/in:
ARTILLLRIE.
1X.
JANVIER. 173-3.. 11.2
IX. GALrnzs.
v
I
_ Ùes‘ Aigles, qui après‘ avoir quitté le
Foudre, se reposent fierement sur leurs
aires. Légende : Nui tuile: mm fulmirm
ttsmnt.‘ - '
' X. LA-‘V-ILLE ne PAnrÏs.
_ Les Armes de la Ville d’un côté; cel
les de Michel-Erienne Turgot, Ptévôt
des Marchands ,. de l’autre. Légende:
5071 nom et se: qualïtez.
XI. MAISON me LA REINE.
Une Grenade couronnéfientfouverte '
‘et pleine de grains. Legende:%ot foeta,
COVWIÜ.’
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Résumé : JETTONS FRAPPEZ pour le premier jour de Janvier 1733. avec l'explication des Types, &c.
Le document présente une série de jetons frappés en janvier 1733, illustrant divers thèmes et légendes. Ces jetons sont classés en plusieurs catégories : 'Parties Casuelles', 'Chambre aux Deniers', 'Ornements des Guerres', 'Bâtimens Provost', 'Marine', 'Artillerie', et 'Galères'. Chaque jeton comporte une image symbolique accompagnée d'une légende en latin. Par exemple, un jeton montre un fleuve se divisant en ruisseaux avec la légende 'Ex maris omnia', tandis qu'un autre représente Mercure en vol avec la légende 'Virtute prudentia casum'. D'autres jetons illustrent des thèmes comme la déesse de la Terre entourée de pampres et de gerbes, l'égide de Pallas, un oiseau de proie retenu par ses chaînes, une lyre, la foudre sur un globe terrestre, des aigles sur leurs nids, les armes de la ville de Paris et de Michel-Etienne Turgot, et une grenade couronnée et ouverte. Le document se conclut par la date 'JANVIER. 1733.. 11.2'.
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