Résultats : 8 texte(s)
Détail
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1
p. 88-90
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
Il ne s'est point tenu de conference generale des Plenipotentiaires, [...]
Mots clefs :
Plénipotentiaires, Conférence, Utrecht, Angleterre
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
Nouvelles d'Utrecht.
uvelles
Il ne s'eft point tenu de
conference generale des
Plenipotentiaires ; on ne
fçait pas même quand il y
en
GALANT 89
erraura : par confequenton
ne peut rien dire de nouveau, finon que les Pleni
potentiaires des Alliez vont
trés- fouvent à la Haye pour
conferer entr'eux & avec
les Etats Generaux..
Le Comte de Maffey ,
Plenipotentiaire de Savoye,
reçut le 25. May un courier
du Duc fon Maître. Heut
une longue conference a--
vec les Plenipotentiaires de
France & d'Angleterre : le
lendemain il partit pour
Londres , fans qu'on fçache
le fijer de fon voyagevol ul
Juin 17122 H
E
MERCURE
Onmande d'Utrecht que
l'Evêque de Briftol , Pleni
potentiaire d'Angleterre ,
avoir declaré qu'il étoit
temps depenfer de donner
la paix à toute l'Europe , &
non pas à former de nou
yelles entrepriſes pour la
continuation de la guerre.
uvelles
Il ne s'eft point tenu de
conference generale des
Plenipotentiaires ; on ne
fçait pas même quand il y
en
GALANT 89
erraura : par confequenton
ne peut rien dire de nouveau, finon que les Pleni
potentiaires des Alliez vont
trés- fouvent à la Haye pour
conferer entr'eux & avec
les Etats Generaux..
Le Comte de Maffey ,
Plenipotentiaire de Savoye,
reçut le 25. May un courier
du Duc fon Maître. Heut
une longue conference a--
vec les Plenipotentiaires de
France & d'Angleterre : le
lendemain il partit pour
Londres , fans qu'on fçache
le fijer de fon voyagevol ul
Juin 17122 H
E
MERCURE
Onmande d'Utrecht que
l'Evêque de Briftol , Pleni
potentiaire d'Angleterre ,
avoir declaré qu'il étoit
temps depenfer de donner
la paix à toute l'Europe , &
non pas à former de nou
yelles entrepriſes pour la
continuation de la guerre.
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Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
En 1712 à Utrecht, aucune conférence générale des plénipotentiaires n'a eu lieu. Les plénipotentiaires des Alliés se réunissent fréquemment à La Haye. Le Comte de Maffey, plénipotentiaire de Savoie, a reçu un courrier du Duc de Savoie et a conféré avec les plénipotentiaires de France et d'Angleterre avant de partir pour Londres. L'Évêque de Bristol a appelé à la paix en Europe.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 230-240
NOUVELLES d'Utrecht.
Début :
Les negociations de la paix font tousjours au mesme estat: [...]
Mots clefs :
Utrecht, Négociations de paix internationales, Ministres des Alliés, Conférences, Comte de Strafford, Prince Eugène, Angleterre, Conseil d'État, États généraux, Meurs
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Utrecht.
NOUVELLES,
d'Utrécit.
,
Les negociations de la
paix sont toujours au mesme estat: Les Miniltres des
Alliez tiennent souvent entreux desConferences; on
assure qu'il n'y sera pris aucune resolution importance,
jusqu'au retour d'Angleterre du Comte de Strafford
qu'on attendincessamment.
Le- Duc & la Duchesse
de Saint Pierre
,
arriverenc
le 4
Novembre àRosendal
prés d'Utrecht, où ils ont
reçû les visites des Plenipotentiaires de France &
de plusieurs autres Ministres. Le lendemain leDuc.
de Saint Pierre alla rendrevisite au Mareschal deHu-.
xeles, & aux autresPlenipotentiaires, puis à l'Evefeue de Bristol.
Les Lettres de la Haye
du 17 Novembre, portent
que le Prince Eugene, le
Comte de Sinzendorf & le
Baron de Heems Plenipotentiaires de TArchiducjontf
conferé avec les Deputez
des Estats generaux. & du
Conseild'Estat, pourtascher.
de leur persuader d'augmenter l'état de guerre pour -
la Campagne prochaine,à
causedela diminution des
forces des Alliez, par la suspension d'Armes concluë
avecl'Angleterre &le Portugal, assurant que l'Archiduc seroit de son costé des
efforts extraordinaires: on
a
appris que leurs sollicitations avoient esté inutiles,
que le Conseil d'Estat 1tavoit règle sur le pied de la
Campagnederniere
,
ôc
qu'on aura mesme beaucoup
de peine à l'executer, à cause de la décadence du Commerce
,
de la rareté de l'argent, & de la diminution
du credit qui tombe de plus
en plus; queleConseild'Eilat en Corpsl'avoit porté
aux Estats Generaux, pour l'envoyer irièelfamm'enc
dans les Provinces, afin d'avoir leur consentement.
LesLettresdeNamur du
premierNovembre,portent
quele ComtedeBergeik
avoit communiquéauxEs-
tats duComitté de Namur-
,& fait enregistrer un Aéte
du premier Janvier 1712..-
par lequel le Roy d'Espagne
en confcquence du Traité
fait en son nom & de son
consentement le7. Novembre 1702. par le Roy Tres-
;.Chrettien
,
avec le Prince
Maximilien Emmanuel,E
lecteur de Baviere il cedeSe transporte à ce Prince
J. & sesSuccessèurs tous le*
droits, propriété & souveraineté qui luy appartenoientdans lesPays-bas, de
lamesme maniere qu'il en
Avoir jouy cy devant. Le
Comte de BergeiK partit
le 2. Novembre
,
pour alJer (Cixee.ufrerîune pareille
Coaamvffioci dans la Ville,
&le t>jchede Luxembourg
après lavellei.it recoud
pej .àMadrid.
Les EstarsGenerauxont
r-écol-uqu'e tous leurs Officiers ,fyflkutleuts Compagnies complettes;le 25.
Mars prochain
,
à peins d'être-cafrés.
LePrince E^etir'itll
pwyjk" 14. l&wifcbrs<fe
laHayt;MNy.ailej-àVitu*
ne
,
le Comte deSinzendorfl'a accompagne jusqu'à
Utrecht.
Le sieur GasparFlorent
de Confbruch
,
Conseiller
Aulique & troisieme Plénipotentiaire
,
mourut à
Utrecht le 19. Novembre
,
le Baron de Kirchner qui
doit luy succeder, arriva le
13. à Francfort', il enpartit le 16. pour se rendre à
Utrecht.
Les Lettres de Meurs ,
portentque les troupes de
l'Electeur de Brandebourg,
qui se font emparées du
Chateau parsurprise;ayant
receu un ren fort,ont obligé les habitans à prester
serment de fidelité àson
AltesseElectorale
,
& contraint les Troupes Hollandosses d'en sortir; ils ont
fait entrer quinze cent
hommes dans cette petite
Ville, le sieur Hymmen
l'un des Plénipotentiaire
de l'Electeur de Brandebourg, a
presenté aux Estats Generaux sur ce sujet,
unmémoire qui pourroit
avoir des suitesfascheuses
s'ils n'étoient occupezà des,
affaires plus imporra'ntes.)
,
Les Ministresdel'Archiduc, demandent de grosses,
sommes aux Pays- bas Catholiques ,pourla fubliRancedes Troupes qui doivent
yrester enquartier d'hyver;ils demandentsix cent
cinquante milleflorins à b
Province de Flandres, donc
les Estats n'en veulent accorder le. que troiscentmilLes Lettres de Luxembourg, portent que les Partis duColonella Croix
,
ej&okjoc revenus d'au de-*
Il du Rhin avec un buem
desoixante mille écus,&
un grand nombre de prisonniers & OfficiersdeDisitiction; celles de Strasbourgdu 18. Novembre
portent qu'unParty de :Lau,¡,
terbourg ayant fait une
courte jusqu'auprés de Landau avoient amené pluficursOfficiers prisonniers:
on écrit de Hombourg que soixanteGrenadiers de la
Garnison ayantdressé une
embuscade à un Party de
Hussars de laGarnisonde
Landauy lesont presque
toustuez, ou pris, avec leur
Commandant & leur bik
tin.
On mande de Londres
que le Duc d'Ormond yest
arrivé le 14. Novembre,'&
qu'il partit le 15. pour aller
à Windsor saluerla Reine
qui le rcceu tres-favorablement que Milord Marlborough ayant obtenu la
permissiond'aller faire un
voyage, son passeport fut
signé le 11. pour luy& quatorze personnesseulement,
qu'il avoit pris congé de la
Reine & devoit partir le ty
d'Utrécit.
,
Les negociations de la
paix sont toujours au mesme estat: Les Miniltres des
Alliez tiennent souvent entreux desConferences; on
assure qu'il n'y sera pris aucune resolution importance,
jusqu'au retour d'Angleterre du Comte de Strafford
qu'on attendincessamment.
Le- Duc & la Duchesse
de Saint Pierre
,
arriverenc
le 4
Novembre àRosendal
prés d'Utrecht, où ils ont
reçû les visites des Plenipotentiaires de France &
de plusieurs autres Ministres. Le lendemain leDuc.
de Saint Pierre alla rendrevisite au Mareschal deHu-.
xeles, & aux autresPlenipotentiaires, puis à l'Evefeue de Bristol.
Les Lettres de la Haye
du 17 Novembre, portent
que le Prince Eugene, le
Comte de Sinzendorf & le
Baron de Heems Plenipotentiaires de TArchiducjontf
conferé avec les Deputez
des Estats generaux. & du
Conseild'Estat, pourtascher.
de leur persuader d'augmenter l'état de guerre pour -
la Campagne prochaine,à
causedela diminution des
forces des Alliez, par la suspension d'Armes concluë
avecl'Angleterre &le Portugal, assurant que l'Archiduc seroit de son costé des
efforts extraordinaires: on
a
appris que leurs sollicitations avoient esté inutiles,
que le Conseil d'Estat 1tavoit règle sur le pied de la
Campagnederniere
,
ôc
qu'on aura mesme beaucoup
de peine à l'executer, à cause de la décadence du Commerce
,
de la rareté de l'argent, & de la diminution
du credit qui tombe de plus
en plus; queleConseild'Eilat en Corpsl'avoit porté
aux Estats Generaux, pour l'envoyer irièelfamm'enc
dans les Provinces, afin d'avoir leur consentement.
LesLettresdeNamur du
premierNovembre,portent
quele ComtedeBergeik
avoit communiquéauxEs-
tats duComitté de Namur-
,& fait enregistrer un Aéte
du premier Janvier 1712..-
par lequel le Roy d'Espagne
en confcquence du Traité
fait en son nom & de son
consentement le7. Novembre 1702. par le Roy Tres-
;.Chrettien
,
avec le Prince
Maximilien Emmanuel,E
lecteur de Baviere il cedeSe transporte à ce Prince
J. & sesSuccessèurs tous le*
droits, propriété & souveraineté qui luy appartenoientdans lesPays-bas, de
lamesme maniere qu'il en
Avoir jouy cy devant. Le
Comte de BergeiK partit
le 2. Novembre
,
pour alJer (Cixee.ufrerîune pareille
Coaamvffioci dans la Ville,
&le t>jchede Luxembourg
après lavellei.it recoud
pej .àMadrid.
Les EstarsGenerauxont
r-écol-uqu'e tous leurs Officiers ,fyflkutleuts Compagnies complettes;le 25.
Mars prochain
,
à peins d'être-cafrés.
LePrince E^etir'itll
pwyjk" 14. l&wifcbrs<fe
laHayt;MNy.ailej-àVitu*
ne
,
le Comte deSinzendorfl'a accompagne jusqu'à
Utrecht.
Le sieur GasparFlorent
de Confbruch
,
Conseiller
Aulique & troisieme Plénipotentiaire
,
mourut à
Utrecht le 19. Novembre
,
le Baron de Kirchner qui
doit luy succeder, arriva le
13. à Francfort', il enpartit le 16. pour se rendre à
Utrecht.
Les Lettres de Meurs ,
portentque les troupes de
l'Electeur de Brandebourg,
qui se font emparées du
Chateau parsurprise;ayant
receu un ren fort,ont obligé les habitans à prester
serment de fidelité àson
AltesseElectorale
,
& contraint les Troupes Hollandosses d'en sortir; ils ont
fait entrer quinze cent
hommes dans cette petite
Ville, le sieur Hymmen
l'un des Plénipotentiaire
de l'Electeur de Brandebourg, a
presenté aux Estats Generaux sur ce sujet,
unmémoire qui pourroit
avoir des suitesfascheuses
s'ils n'étoient occupezà des,
affaires plus imporra'ntes.)
,
Les Ministresdel'Archiduc, demandent de grosses,
sommes aux Pays- bas Catholiques ,pourla fubliRancedes Troupes qui doivent
yrester enquartier d'hyver;ils demandentsix cent
cinquante milleflorins à b
Province de Flandres, donc
les Estats n'en veulent accorder le. que troiscentmilLes Lettres de Luxembourg, portent que les Partis duColonella Croix
,
ej&okjoc revenus d'au de-*
Il du Rhin avec un buem
desoixante mille écus,&
un grand nombre de prisonniers & OfficiersdeDisitiction; celles de Strasbourgdu 18. Novembre
portent qu'unParty de :Lau,¡,
terbourg ayant fait une
courte jusqu'auprés de Landau avoient amené pluficursOfficiers prisonniers:
on écrit de Hombourg que soixanteGrenadiers de la
Garnison ayantdressé une
embuscade à un Party de
Hussars de laGarnisonde
Landauy lesont presque
toustuez, ou pris, avec leur
Commandant & leur bik
tin.
On mande de Londres
que le Duc d'Ormond yest
arrivé le 14. Novembre,'&
qu'il partit le 15. pour aller
à Windsor saluerla Reine
qui le rcceu tres-favorablement que Milord Marlborough ayant obtenu la
permissiond'aller faire un
voyage, son passeport fut
signé le 11. pour luy& quatorze personnesseulement,
qu'il avoit pris congé de la
Reine & devoit partir le ty
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Résumé : NOUVELLES d'Utrecht.
Les négociations de paix entre les alliés sont temporairement suspendues en attendant le retour du Comte de Strafford d'Angleterre. Le Duc et la Duchesse de Saint-Pierre ont rejoint Rosendal près d'Utrecht, où ils ont accueilli des visites de plénipotentiaires français et d'autres ministres. Le Prince Eugène et d'autres plénipotentiaires de l'Archiduc ont tenté de convaincre les États généraux et le Conseil d'État des Pays-Bas d'intensifier les efforts de guerre pour la prochaine campagne, mais leurs demandes ont été rejetées en raison de la décadence du commerce et de la rareté de l'argent. Le Comte de Bergeik a transmis aux États du Comité de Namur un acte par lequel le Roi d'Espagne cède ses droits sur les Pays-Bas au Prince Électeur de Bavière. Les États généraux ont ordonné la révocation de tous leurs officiers et compagnies complètes d'ici le 25 mars prochain. Le Prince Eugène a quitté La Haye pour Vitry, accompagné du Comte de Sinzendorf. Le conseiller aulique Gaspar Florent de Conflans est décédé à Utrecht, et le Baron de Kirchner est arrivé pour lui succéder. Les troupes de l'Électeur de Brandebourg ont pris le contrôle du Château de Meurs, forçant les habitants à prêter serment de fidélité. Les ministres de l'Archiduc demandent des fonds importants aux Pays-Bas catholiques pour le quartier d'hiver des troupes. Des nouvelles militaires signalent des actions près du Rhin et de Landau, avec des prises de prisonniers et des embuscades. À Londres, le Duc d'Ormond est arrivé et a été bien reçu par la Reine, tandis que Milord Marlborough a obtenu la permission de partir en voyage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 260-269
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
Les Conferences sont tres-frequentes entre les Plenipotentiaires des Alliez [...]
Mots clefs :
Utrecht, Conférences, Reine de la grande Bretagne, Hollande, Provinces-Unies, Succession, Dunkerque, Abbé de Polignac
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
Nouvelles J'Utrecht.
Les Conferences font tresfrequentes
entre les Plenipotentiaires
des Alliez, & mesme
avecceuxde France. On
assure que la pluspart des
Alliez font contens des
proposions qui leur ont
été communiquées par le
Comte de Straford, de la
part de la Reine dela grande
Bretagne. Les Lettres de
Hollandeportent que les
sept Provinces uniesont
accepté le projetde la Reine
& que les Etats Généraux
attendent seulementlesréponfcs
de l'Archiduc & de
quelquesautres ~Aillez &desexplications
sur divers articles.
D'autres Lettres de la
Haye assurent que les Etats
Generaux ont envoyé aux
sept Provinces uniesle traité
conclu avecles Anglois,
touchant la Barrière&la
garantie de la succession
pour avoir leur approbation.
On mande de Mons que
le Landgravede Heste-Cassel
a rapellé deux de ses meilleurs
Regimens quiy font en
garnison,quinefont aucune
fonction&attendent l'ordre
pour leur départ. Quatre Regimens
de Brandebourg ,qui.
croient en garnison se mirent
en marche le 15.Janvier pour
retourner dans leurpaïs.
Les Troupes Danoises qui
étoient à la solde d'Angleterre
ont été rappellées,elles
ont-ordre:dçjfc jeenir prêtes
à marcher; on assure que le
Duc de Wirtenberg leur
General s'en retournera aussi
pour commander l'Armée
du Roy de Dannemar k. Les
Lettres de Bruxelles portent
qu'un parti de Namur avoir
brûlélesMagasins de Foin,
fcituez hors la porte de Laken,
cet accident &les mouvemens
que les Troupes
Françoises sont sur la Frontière,
ont obligé les Etats
Generaux d'ordonner à seize
Bataillons & à vingt-trois
Escadrons de sortir de leurs
quartiers d'hiver à la fin de
Février pour marcher vers
les Places les plus avancées.
On écrit de Dunkerque
que le Capitaine Rutel commandant
le Corsaire le
Prompt, y avoit amené une
prise Hollandoise chargée
de Moruë, & que le Capitaine
Roger commandant
l'Isabelle de quatre Canons
avoit pris deux Cosaires.
dXMendc,tun devingt-huit
& l'autre de vingt-un homme
d'équipage qu'il a amen^
dans ce Port.
Le
Le 29. Janvier les Sieurs
Vander-Dussen
,
de Renswoude,&
KnipuyssenPleniporentiaires
des Etats Generaux
,se rendirent à l'Hôtel
du Maréchal deHuxelles,
où le different survenu entre
le Sieur Menager & le Sieur
de Rochteren, fut terminé
dela maniere que le Roy l'a.
voit demandé; ils desavoüerent
la conduite du Sieur de
Rechteren,&declarerent au
nom des Etats Generaux
qu'ils l'a desapprouvoient,
& que par cette raison il
avoirété privé de ses eruplois,
après quoi le Maréchal
de Huxelles lesretint à diné.
Le même jour sur les onze
heures du foir les Plenipotcntiaires
de Hollandeeurent
chez l'Evêque de Bristol une
conference qui dura jusqu'à
quatre heures après minuit,
& dans laquelle ilsconclurent
le Traité de laBarrière
& de la Succession dans la
Ligne Protestante: un heule
âpres le Sieur Harisson Secretaire
,
partir pour porter
ce Traité à Londres, & en
rapporter la ratification. Le
31.Les Plénipotentiaires de
France entrerent pour la pr emiere
fois en conference
avec ceux de l'Archiduc,dans
l'Hôtel de Bustol.
Les dernieres lettres d'Utrecht
portent que les nc.
gociations de la paix s'avancent
avec apparence d'un
heureux succés; que l'Abbé
de Polignac, second Plenipotentiaire
de France en partit
lanuit du10.au 11.Février
pour retourner à Paris.
On écrit de Flandres que les
troupes Danoisesquisont
sur la frontiere font en marche
pour retourner en leur
païs nonobltanc lesinstances
des Etats Generaux pour
les retenir, on assure qu'elles
seront suivies par celles
del'Electeur de Brandebourg,
qui a casse quinze
hommes parcompagnieavec
quelques Officiers & trompetres
de celles qu'il a entre
, la Meuse & le Rhin; qu'un
patri François avoit enlevé
dans le païs de Kempen, tous
les chevaux de deux companies
de cavalerie, tué une
partie des Officiers & descavaliers
& emmené le reste
qu'il a renvoyez, à la rcfcr,
ve desOfficiers, que ce parti
avoit été poursuivi, mais
qu'on avoir pû le joindie.
Les Conferences font tresfrequentes
entre les Plenipotentiaires
des Alliez, & mesme
avecceuxde France. On
assure que la pluspart des
Alliez font contens des
proposions qui leur ont
été communiquées par le
Comte de Straford, de la
part de la Reine dela grande
Bretagne. Les Lettres de
Hollandeportent que les
sept Provinces uniesont
accepté le projetde la Reine
& que les Etats Généraux
attendent seulementlesréponfcs
de l'Archiduc & de
quelquesautres ~Aillez &desexplications
sur divers articles.
D'autres Lettres de la
Haye assurent que les Etats
Generaux ont envoyé aux
sept Provinces uniesle traité
conclu avecles Anglois,
touchant la Barrière&la
garantie de la succession
pour avoir leur approbation.
On mande de Mons que
le Landgravede Heste-Cassel
a rapellé deux de ses meilleurs
Regimens quiy font en
garnison,quinefont aucune
fonction&attendent l'ordre
pour leur départ. Quatre Regimens
de Brandebourg ,qui.
croient en garnison se mirent
en marche le 15.Janvier pour
retourner dans leurpaïs.
Les Troupes Danoises qui
étoient à la solde d'Angleterre
ont été rappellées,elles
ont-ordre:dçjfc jeenir prêtes
à marcher; on assure que le
Duc de Wirtenberg leur
General s'en retournera aussi
pour commander l'Armée
du Roy de Dannemar k. Les
Lettres de Bruxelles portent
qu'un parti de Namur avoir
brûlélesMagasins de Foin,
fcituez hors la porte de Laken,
cet accident &les mouvemens
que les Troupes
Françoises sont sur la Frontière,
ont obligé les Etats
Generaux d'ordonner à seize
Bataillons & à vingt-trois
Escadrons de sortir de leurs
quartiers d'hiver à la fin de
Février pour marcher vers
les Places les plus avancées.
On écrit de Dunkerque
que le Capitaine Rutel commandant
le Corsaire le
Prompt, y avoit amené une
prise Hollandoise chargée
de Moruë, & que le Capitaine
Roger commandant
l'Isabelle de quatre Canons
avoit pris deux Cosaires.
dXMendc,tun devingt-huit
& l'autre de vingt-un homme
d'équipage qu'il a amen^
dans ce Port.
Le
Le 29. Janvier les Sieurs
Vander-Dussen
,
de Renswoude,&
KnipuyssenPleniporentiaires
des Etats Generaux
,se rendirent à l'Hôtel
du Maréchal deHuxelles,
où le different survenu entre
le Sieur Menager & le Sieur
de Rochteren, fut terminé
dela maniere que le Roy l'a.
voit demandé; ils desavoüerent
la conduite du Sieur de
Rechteren,&declarerent au
nom des Etats Generaux
qu'ils l'a desapprouvoient,
& que par cette raison il
avoirété privé de ses eruplois,
après quoi le Maréchal
de Huxelles lesretint à diné.
Le même jour sur les onze
heures du foir les Plenipotcntiaires
de Hollandeeurent
chez l'Evêque de Bristol une
conference qui dura jusqu'à
quatre heures après minuit,
& dans laquelle ilsconclurent
le Traité de laBarrière
& de la Succession dans la
Ligne Protestante: un heule
âpres le Sieur Harisson Secretaire
,
partir pour porter
ce Traité à Londres, & en
rapporter la ratification. Le
31.Les Plénipotentiaires de
France entrerent pour la pr emiere
fois en conference
avec ceux de l'Archiduc,dans
l'Hôtel de Bustol.
Les dernieres lettres d'Utrecht
portent que les nc.
gociations de la paix s'avancent
avec apparence d'un
heureux succés; que l'Abbé
de Polignac, second Plenipotentiaire
de France en partit
lanuit du10.au 11.Février
pour retourner à Paris.
On écrit de Flandres que les
troupes Danoisesquisont
sur la frontiere font en marche
pour retourner en leur
païs nonobltanc lesinstances
des Etats Generaux pour
les retenir, on assure qu'elles
seront suivies par celles
del'Electeur de Brandebourg,
qui a casse quinze
hommes parcompagnieavec
quelques Officiers & trompetres
de celles qu'il a entre
, la Meuse & le Rhin; qu'un
patri François avoit enlevé
dans le païs de Kempen, tous
les chevaux de deux companies
de cavalerie, tué une
partie des Officiers & descavaliers
& emmené le reste
qu'il a renvoyez, à la rcfcr,
ve desOfficiers, que ce parti
avoit été poursuivi, mais
qu'on avoir pû le joindie.
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Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
Le document décrit diverses activités diplomatiques et militaires en Europe, principalement axées sur les négociations de paix et les déplacements de troupes. Les conférences entre les plénipotentiaires des alliés et de la France sont fréquentes, et la plupart des alliés sont satisfaits des propositions transmises par le comte de Strafford au nom de la reine de Grande-Bretagne. Les Provinces Unies ont accepté le projet de la reine et attendent les réponses de l'archiduc et d'autres alliés. Les États Généraux des Provinces Unies ont envoyé aux sept Provinces unies le traité conclu avec les Anglais concernant la barrière et la garantie de la succession pour approbation. Des mouvements de troupes sont signalés : le landgrave de Hesse-Cassel a rappelé deux de ses régiments, et quatre régiments de Brandebourg ont quitté leurs garnisons. Les troupes danoises, auparavant à la solde de l'Angleterre, ont été rappelées et se préparent à partir. À Bruxelles, un incendie a obligé les États Généraux à mobiliser des bataillons et des escadrons vers les places avancées. En mer, des prises de navires sont rapportées par des capitaines de corsaires français. À Utrecht, des différends diplomatiques ont été résolus, et des traités ont été conclus, notamment le traité de la barrière et de la succession dans la ligne protestante. Les négociations de paix avancent favorablement, et l'abbé de Polignac est retourné à Paris. En Flandre, les troupes danoises et de l'électeur de Brandebourg se préparent à quitter la région, malgré les efforts des États Généraux pour les retenir. Un parti français a mené une attaque réussie contre des troupes ennemies dans le pays de Kempen.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 129-137
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
Les Lettres d'Utrecht portent que le 14. Mars on y avoit [...]
Mots clefs :
Suspension, Convention, Commerce, Catalogue, Savoie, Partis, Reine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
Nouvelles dyfUtiecht.
Les Lettres d'Utrecht
portent que le 14. Mars on
y avoit fait un Traité ou Convention
pour l'évacuation de
la Catalongne & pour la
neutralité de l'Italie; il confîftc
en quatorze articlcs qui
contiennent en substance;
que toutes IcsTroupes des Alliées
sortiront de Catalogne
& des Isles de Mayorque &
d'Iviça; & afin quecela se
fasse avec plus de promtitude
& de sureté, il y aura par
mer &parterreen ce pays-là
une Suspension qui commencera
quinze jours aprés
qu'on y auraeuconnoissance
de cette Convention:le jour
que la Suspension commencera,
la Puissance qui doit
faire l'évacuation, remettra
à son choix, à l'autre, Barcelone
ou Tarragone, la
Suspensiondurerajusqu'à ce
que la Cour qui refiJc en
Catalogne ait elle transportée
en Italie avec ceux qui
la voudront suivre de quelque
Nation & condition
qu'ilssoient avec les
Troupes & leurs effets; &
comme le transport ne peut
pas se faire en une fois,
ceux qui resteront demeureront
en sureté dans des lieux
commodes, à condition de
remettre à l'autre Puissance
les endroits qu'ils occupent
à mesure qu'ils en sortiront.Letranspottcommencera
le plustost qu'il se
pourra, & le Commandant
de la Flore Agloise le detennloera,
aprés en avoir
conferé avec les Commisfaites
des deux partis. La
Cour, sa suite, ses Troupes
& leurs effets passeront en
toute fureté en Italie à la reserve
des canons & instrumens
de guerre qui se font
trouvez sur les lieux quand
ils ont esté occupez, & de
ceux qui feront marquezaux
armes de France; & si les
Vaisseaux estoientobligez
de les relascher dans les Ports
de France, on leur donnera
toute sorte d'assistance. On
n'arrestera personne pour
dettes, mais des Commissaires
les regleront, & les
eflages qu'on laissera pour
leur seureté. Les malades &
les blessezresteront, & pourront
s'en aller par mer ou
par terre avec des Passeports
qu'on leur accordera. Tous
les prisonniers faits dans la
guerred'Espagne seront rendus
de part & d autre. Les
Commandants des deux partis
regleront tout ce qui concerne
, la sureté, le sejour,
& la commodité de la Cour
& des troupes. Lorsque l'évicuation
commencera , on
accordera & publiera une
ample amnistie, en favcur
des peuples de Catalogne 8C
des Isles de Mayorque & d'Iviça
, moyennant laquelle ils
ne pourrontestre recherchez
surce quis'est paffe,àl'accafion
de la presente guerre.
A l'égard des Privileges des
Catalans & des habitans des
deux Isles, on est convenu
de remettre cette affaire à la
conclusion de la Paix, la
Reine de la Grande Bretagne
ayant declaré & le Roy Tres-
Chrestien fait declarer par ses
Plenipotentiaires, qu'ils y
employeroient leurs bons
offices les plus efficaces. On
a pris une pareille resolution
touchant la conservation des
biens, benefices, charges,
pensions & autres avantages
des Espagnols, des Italiens
& des Flamans, qui ont suivi
l'un des deux partis, & qui
voudront encore y demeurer.
On est encore convenu
avec le concours du Duc de
Savoye, qu'il yaura une suspension
d'armes par mer &
par terre, dans toute l'Italie
dans les ItLs de la mer Meterranée
: que pendant la
fui pen{i)n,toutes les contributions
militaires cesseront
dans les Etats du Duc de Savoye
possedez par la France,
où l'on se contentera des revenus
ordinaires:que les mêmes
conditions feront observées
dans les Provinces de
France voisines des Estats du
Duc de Savoye, & que le
commerce fera restabli durant
la suspension. Les choses
demeureront en IcaIJe en
l'estat où elles sont, & on
remet à les regler à la conclusion
de la Paix. Sa Majesté
Britanique veut bien
sur l'assurance que le Roy
Tres-Chrestien luy a donnée
pour lui & ses Alliez, se
rendre garant que la presente
Convention qui aura la
force d'un Traitésolennel,
fera observée dans tous ses
points. La presente Convention
fera ratifiée, & les
ratifications efchangées à
Utrecht, dans quatre semaines.
Les Lettres d'Utrecht
portent que le 14. Mars on
y avoit fait un Traité ou Convention
pour l'évacuation de
la Catalongne & pour la
neutralité de l'Italie; il confîftc
en quatorze articlcs qui
contiennent en substance;
que toutes IcsTroupes des Alliées
sortiront de Catalogne
& des Isles de Mayorque &
d'Iviça; & afin quecela se
fasse avec plus de promtitude
& de sureté, il y aura par
mer &parterreen ce pays-là
une Suspension qui commencera
quinze jours aprés
qu'on y auraeuconnoissance
de cette Convention:le jour
que la Suspension commencera,
la Puissance qui doit
faire l'évacuation, remettra
à son choix, à l'autre, Barcelone
ou Tarragone, la
Suspensiondurerajusqu'à ce
que la Cour qui refiJc en
Catalogne ait elle transportée
en Italie avec ceux qui
la voudront suivre de quelque
Nation & condition
qu'ilssoient avec les
Troupes & leurs effets; &
comme le transport ne peut
pas se faire en une fois,
ceux qui resteront demeureront
en sureté dans des lieux
commodes, à condition de
remettre à l'autre Puissance
les endroits qu'ils occupent
à mesure qu'ils en sortiront.Letranspottcommencera
le plustost qu'il se
pourra, & le Commandant
de la Flore Agloise le detennloera,
aprés en avoir
conferé avec les Commisfaites
des deux partis. La
Cour, sa suite, ses Troupes
& leurs effets passeront en
toute fureté en Italie à la reserve
des canons & instrumens
de guerre qui se font
trouvez sur les lieux quand
ils ont esté occupez, & de
ceux qui feront marquezaux
armes de France; & si les
Vaisseaux estoientobligez
de les relascher dans les Ports
de France, on leur donnera
toute sorte d'assistance. On
n'arrestera personne pour
dettes, mais des Commissaires
les regleront, & les
eflages qu'on laissera pour
leur seureté. Les malades &
les blessezresteront, & pourront
s'en aller par mer ou
par terre avec des Passeports
qu'on leur accordera. Tous
les prisonniers faits dans la
guerred'Espagne seront rendus
de part & d autre. Les
Commandants des deux partis
regleront tout ce qui concerne
, la sureté, le sejour,
& la commodité de la Cour
& des troupes. Lorsque l'évicuation
commencera , on
accordera & publiera une
ample amnistie, en favcur
des peuples de Catalogne 8C
des Isles de Mayorque & d'Iviça
, moyennant laquelle ils
ne pourrontestre recherchez
surce quis'est paffe,àl'accafion
de la presente guerre.
A l'égard des Privileges des
Catalans & des habitans des
deux Isles, on est convenu
de remettre cette affaire à la
conclusion de la Paix, la
Reine de la Grande Bretagne
ayant declaré & le Roy Tres-
Chrestien fait declarer par ses
Plenipotentiaires, qu'ils y
employeroient leurs bons
offices les plus efficaces. On
a pris une pareille resolution
touchant la conservation des
biens, benefices, charges,
pensions & autres avantages
des Espagnols, des Italiens
& des Flamans, qui ont suivi
l'un des deux partis, & qui
voudront encore y demeurer.
On est encore convenu
avec le concours du Duc de
Savoye, qu'il yaura une suspension
d'armes par mer &
par terre, dans toute l'Italie
dans les ItLs de la mer Meterranée
: que pendant la
fui pen{i)n,toutes les contributions
militaires cesseront
dans les Etats du Duc de Savoye
possedez par la France,
où l'on se contentera des revenus
ordinaires:que les mêmes
conditions feront observées
dans les Provinces de
France voisines des Estats du
Duc de Savoye, & que le
commerce fera restabli durant
la suspension. Les choses
demeureront en IcaIJe en
l'estat où elles sont, & on
remet à les regler à la conclusion
de la Paix. Sa Majesté
Britanique veut bien
sur l'assurance que le Roy
Tres-Chrestien luy a donnée
pour lui & ses Alliez, se
rendre garant que la presente
Convention qui aura la
force d'un Traitésolennel,
fera observée dans tous ses
points. La presente Convention
fera ratifiée, & les
ratifications efchangées à
Utrecht, dans quatre semaines.
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Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
Le document 'Nouvelles dyfUtiecht' décrit un traité signé à Utrecht le 14 mars, comprenant quatorze articles. Ce traité prévoit l'évacuation de la Catalogne, ainsi que des îles de Majorque et d'Ibiza, par toutes les troupes alliées. Une suspension des hostilités débutera quinze jours après la connaissance de cette convention, assurant une évacuation sécurisée. La Cour d'Espagne, sa suite, les troupes et leurs effets seront transportés en Italie, avec des dispositions spécifiques pour les malades et les blessés. Les prisonniers de guerre seront échangés et une amnistie sera accordée aux habitants de Catalogne et des îles. Les privilèges des Catalans et des habitants des îles seront discutés lors de la conclusion de la paix. Une suspension des armes sera également observée en Italie et dans les îles de la mer Méditerranée, avec cessation des contributions militaires et rétablissement du commerce. La convention sera ratifiée et les ratifications échangées à Utrecht dans un délai de quatre semaines.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 70-73
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
Les Lettres d'Utrecht portent que le Duc d'Ossone avoit eu plusieurs [...]
Mots clefs :
Utrecht, Duc d'Ossone, Vienne, États généraux, Garnison, Assemblée d'Utrecht
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
Nouvellesd'Utrecht.
Les Lettres d'Utrecht
portent que le Duc d'Ossone
avoit eu plusieurs confcrcnces
avec les Ministres des
Alliez, & qu'il attendoit de
jour en jour d'Angleterre
le Marquis de Monteleon
pour terminer sa negotiation
; .& le Baron de
Kirchacr troisiéme Pleni-
.J
potentiare de l'Archiduc en
partit le 17 May, avec le
Secretaire de l'Ambassade
pour aller à Dusseldorp, &
delà à Vienne, & que les bagages
du Comte de Sinzendorf
avoit dejà pris la même
route;qu'il y avoit peu d'apparence
que la Cour de
Vienne voulut accepter les
conditions qui luy ont été
offertes. Que les Ministres
des Princesdontles Troupes
ont été congédiées par les
Etats Généraux, avoient
presentédes memoires pour
les faire payer des atterages
quileur sont dûs; que lapluU
part marchoient vers le Rhin
joindre l'armée de l'Empire,
que les Etats du Pays de
Liege avoient fait signifier à
l'Assemblée d'Utrecht, une
protestation contre le i6°
Article du Traité de Paix
fait avec cet Etat; par lequel
on consent qu'ils mettent
garnison dans la Ville & 1er
Chasteau de Huy, & dan$
la Citadelle de Liege. On
mandede Namut du 6. Juin
que les Troupçs Holbn*
ldaoiVseislléçto,&iedncaeqnstlreéeCshadQaen?sq; -le
le ip. May, & qu'enmême
tems celles de France étoient
entrées dans Bethune & dans
Saint Venant,& qu'on devoit
continuer jusqu'à l'entiere
évacuation des places
cedécs de part & d'autre.
Les Lettres d'Utrecht
portent que le Duc d'Ossone
avoit eu plusieurs confcrcnces
avec les Ministres des
Alliez, & qu'il attendoit de
jour en jour d'Angleterre
le Marquis de Monteleon
pour terminer sa negotiation
; .& le Baron de
Kirchacr troisiéme Pleni-
.J
potentiare de l'Archiduc en
partit le 17 May, avec le
Secretaire de l'Ambassade
pour aller à Dusseldorp, &
delà à Vienne, & que les bagages
du Comte de Sinzendorf
avoit dejà pris la même
route;qu'il y avoit peu d'apparence
que la Cour de
Vienne voulut accepter les
conditions qui luy ont été
offertes. Que les Ministres
des Princesdontles Troupes
ont été congédiées par les
Etats Généraux, avoient
presentédes memoires pour
les faire payer des atterages
quileur sont dûs; que lapluU
part marchoient vers le Rhin
joindre l'armée de l'Empire,
que les Etats du Pays de
Liege avoient fait signifier à
l'Assemblée d'Utrecht, une
protestation contre le i6°
Article du Traité de Paix
fait avec cet Etat; par lequel
on consent qu'ils mettent
garnison dans la Ville & 1er
Chasteau de Huy, & dan$
la Citadelle de Liege. On
mandede Namut du 6. Juin
que les Troupçs Holbn*
ldaoiVseislléçto,&iedncaeqnstlreéeCshadQaen?sq; -le
le ip. May, & qu'enmême
tems celles de France étoient
entrées dans Bethune & dans
Saint Venant,& qu'on devoit
continuer jusqu'à l'entiere
évacuation des places
cedécs de part & d'autre.
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Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
Les nouvelles d'Utrecht indiquent que le Duc d'Ossone a tenu plusieurs conférences avec les ministres des alliés et attend le Marquis de Monteleon d'Angleterre pour conclure ses négociations. Le Baron de Kirchacr, troisième plénipotentiaire de l'Archiduc, a quitté Utrecht le 17 mai pour Dusseldorp, puis Vienne, accompagné des bagages du Comte de Sinzendorf. La Cour de Vienne semble peu disposée à accepter les conditions proposées. Les ministres des princes, dont les troupes ont été congédiées par les États Généraux, ont demandé à être payés des arrérages dus. La plupart de ces troupes se dirigent vers le Rhin pour rejoindre l'armée de l'Empire. Les États du Pays de Liège ont protesté contre le 16e article du traité de paix, qui autorise la mise en place de garnisons à Huy et dans la citadelle de Liège. De Namur, le 6 juin, il est rapporté que les troupes hollandaises ont été licenciées et que les troupes françaises ont occupé Bethune et Saint Venant, avec une évacuation complète des places cédées des deux côtés.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 108-113
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
Les ambassadeurs d'Espagne continuent leurs conferences avec ceux [...]
Mots clefs :
Ambassadeurs, Conférences, Traités, Grande-Bretagne, Portugal, Électeurs, Troupes, Régiments, Rhin, Tumulte
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
Nouvelles d'Utrecht. ])
- Les ambassadeurs d'Es
pagne continuent leui
conferences avec ceux de
la Reine de la grande Bre
tagne, de Portugal, &
des Etats Generaux. Or
espere que les deux traitez
feront conclus dans.
peu & signez. Letraité
avec la Grande Bretagne
doit être incessamment
conclu. Il est survenuquel
ques difficultez touchan
celui de Portugal
, qui
nt oblige les Plenipoentiaires
a envoyer des
bini^rs a Madrid & a LisoLnene.
Baron Carg & le Bairn
de Malknecht, Minisies
des Electeurs de Coloe
& de Baviere, font pard'Utrecht
pour aller re.
Duver leurs maîtres, aes
avoir terminé ce qui
gardoit les interêtsde ces
rinces avec cette Répulique.
On mande de Cologne
ue les troupes de Vvirmberg
,
qui consistent en
un regiment de cavalerie
& trois d'infanterie, de
voient arriver le premier
Juillet prés de Cologne |
avec deux regimens d'in
fanterie de Munster & u
de Holstein-Gottorp)pou
marcher vers l'Empire; qu
les six regimens de cavale!
rie & les huit d'infanterie
du Duc de Hanover cam
poient encore prés de Lim
bourg sur le Lahn
; que le
troupes Saxonnes qui viennent
des Pays Bas, com
posées d'un regiment de
cavalerie, de deux de dra.íï
gons, & de sept bataillons,
avoient passé le Rhin à
Mulheim & à Cologne le
29.Juin ; qu'on ne sçavoit
pas si clles remonteroient
vers le haut Rhin, qu'on parce assuroit que leur General
avoit reçû ordre de
les faire marcher vers laSaxe
; que les troupes de
Prusse étoient vers Nuys,
dans le bas Electorat de
Cologne, & que celles de
Munster & de Hesse Cassel
n'etoient pas encore en
mouvement: de sorte que
l'armée de l'Empire ne
pourra pas être sitôt assemblée.
On mande de Gand qu'il
y a eu un grand tumulte,
à cause d'un soldat Anglois
qui fut au nom de ses camarades
demander une
somme qu'on leur retenoit
pour leurs tentes au Gene-j
ral Sabine, qui le fit arrê-r
ter& mettre entre les mains jl
du Prevôt. Le bruit s'etancrépandu
qu'il alloit etrei
executé
,
plus de mille fol-j
dats s'attrouperent la nuid
du 22. au 23. de Juin, déIi-:
vrerent le prisonnier
,
elû-t
renc;
rent un grenadier pour General,
& se retrancherent
si bien derriere un pont,
on ils mirent trois pieces de
canon, qu'on fut obligé de
leur accorder une amnistie
generale, & leur promettre
l'argentqu'ils demandoient
ce;
- Les ambassadeurs d'Es
pagne continuent leui
conferences avec ceux de
la Reine de la grande Bre
tagne, de Portugal, &
des Etats Generaux. Or
espere que les deux traitez
feront conclus dans.
peu & signez. Letraité
avec la Grande Bretagne
doit être incessamment
conclu. Il est survenuquel
ques difficultez touchan
celui de Portugal
, qui
nt oblige les Plenipoentiaires
a envoyer des
bini^rs a Madrid & a LisoLnene.
Baron Carg & le Bairn
de Malknecht, Minisies
des Electeurs de Coloe
& de Baviere, font pard'Utrecht
pour aller re.
Duver leurs maîtres, aes
avoir terminé ce qui
gardoit les interêtsde ces
rinces avec cette Répulique.
On mande de Cologne
ue les troupes de Vvirmberg
,
qui consistent en
un regiment de cavalerie
& trois d'infanterie, de
voient arriver le premier
Juillet prés de Cologne |
avec deux regimens d'in
fanterie de Munster & u
de Holstein-Gottorp)pou
marcher vers l'Empire; qu
les six regimens de cavale!
rie & les huit d'infanterie
du Duc de Hanover cam
poient encore prés de Lim
bourg sur le Lahn
; que le
troupes Saxonnes qui viennent
des Pays Bas, com
posées d'un regiment de
cavalerie, de deux de dra.íï
gons, & de sept bataillons,
avoient passé le Rhin à
Mulheim & à Cologne le
29.Juin ; qu'on ne sçavoit
pas si clles remonteroient
vers le haut Rhin, qu'on parce assuroit que leur General
avoit reçû ordre de
les faire marcher vers laSaxe
; que les troupes de
Prusse étoient vers Nuys,
dans le bas Electorat de
Cologne, & que celles de
Munster & de Hesse Cassel
n'etoient pas encore en
mouvement: de sorte que
l'armée de l'Empire ne
pourra pas être sitôt assemblée.
On mande de Gand qu'il
y a eu un grand tumulte,
à cause d'un soldat Anglois
qui fut au nom de ses camarades
demander une
somme qu'on leur retenoit
pour leurs tentes au Gene-j
ral Sabine, qui le fit arrê-r
ter& mettre entre les mains jl
du Prevôt. Le bruit s'etancrépandu
qu'il alloit etrei
executé
,
plus de mille fol-j
dats s'attrouperent la nuid
du 22. au 23. de Juin, déIi-:
vrerent le prisonnier
,
elû-t
renc;
rent un grenadier pour General,
& se retrancherent
si bien derriere un pont,
on ils mirent trois pieces de
canon, qu'on fut obligé de
leur accorder une amnistie
generale, & leur promettre
l'argentqu'ils demandoient
ce;
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Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
Le texte traite des négociations diplomatiques et des mouvements militaires à Utrecht. Les ambassadeurs d'Espagne discutent avec ceux de la Grande-Bretagne, du Portugal et des États Généraux. Les traités avec la Grande-Bretagne devraient être rapidement conclus, tandis que des difficultés avec le Portugal nécessitent l'envoi de binômes à Madrid et Lisbonne. Les barons Carg et Malknecht, ministres des Électeurs de Cologne et de Bavière, retournent auprès de leurs maîtres après des affaires avec la République. Sur le plan militaire, les troupes de Wirnberg, composées de cavalerie et d'infanterie, doivent arriver près de Cologne le 1er juillet avec des renforts de Munster et de Holstein-Gottorp pour marcher vers l'Empire. Les troupes du Duc de Hanovre campent près de Limburg, tandis que les troupes saxonnes, venues des Pays-Bas, ont traversé le Rhin. Les troupes prussiennes sont près de Nuys, mais celles de Munster et de Hesse Cassel retardent l'assemblée de l'armée de l'Empire. À Gand, un tumulte a éclaté à cause d'un soldat anglais. Après son arrestation, plus de mille soldats se sont rassemblés, ont libéré le prisonnier, élu un général et se sont retranchés derrière un pont avec des canons. Une amnistie générale et le paiement de la somme demandée ont été accordés pour apaiser la situation.
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7
p. 101-120
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
Les Plenipotentiaires d'Espagne continuent leurs conferences avec ceux de [...]
Mots clefs :
Plénipotentiaires, Conférences, Comédie, Bal, Traité de paix, Colonie, Contagion, Preuve, Division, Parlement
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
Nouvelles d'Utrecht.
Les Plenipotentiaires
d'Espagne continuent leurs
conférences avec ceux de
cet Etat. Le Duc d'Oubne
donna le 25. Août la comedie,
le bal, avec un magnique
repas,àun grand nombre
de Seigneurs & de Dames,
pour celebrer le jour
de la naissance du Prince
d'Espagne. Le Marquis Rinuccini,
Envoyé du grand
Duc de Toscane, partit
d'ici le 16.pour aller à Dusseldorp,
& en quelques
Cours d'Allemagne. Le
Duc & la Duchesse de saint
Pierre en partirent aussi le
19. 6c le Procurateur Ruzzini,
ambassadeur de Venise,
partit de la Haye le
27. pour retourner en Italie.
Cn écrit de la Haye du
4. de ce mois, que les Etats
Generaux avoient envoyé
ordre dans les Provinces ôc
aux Amirautez de prendre
toutes les précautions possibles
pour empêcherl'entrée
des personnes Ôc des
effets venant des lieux soupçonnez
d'être insectez de
maladies contagieuses. Que
le Conseil d'Etat avoit ordonné
à tous les Colonels
de reduire avant le 9. de ce
mois leurs compagnies ;
la
cavalerie à trente & un
homme, & trente - cinq
chevaux, compris les Officiers
; ôc l'infanterie à quarante-
cinq hommes, compris
aussi les Officiers y Ôc
que le Sieur de saint Jean
avoit aussi apporté de Londres
la ratification du traité
de paix entre l'Espagne &c
la Grande Bretagne. On
écrit de Cologne, que le
24. un parti François avoit
enlevé vingt-quatre bourgeois
à la porte d'Eigelstein.
L'Academie de la ruë
des Canettes, prés saint Sulpice,
a toujours été celebre
par la capacité des Ecuyers,
& par l'adresse des Gentilshommes.
M. deVandeüil,
qui en est à present le Chef,
endonnades marques dans
le dernier Caroufel qu'il fit
faire le 11. de ce mois. Voici
les noms des Academistes
qui se sont distinguez dans
cette Fête.
M. le Chevalier de Maiaufejde
la Maison de Bourbon.
Le Marquis de Chifreville,
neveu de M. le Maréchal
de Tessé.
Le Marquis du Gage.
Le Marquis de la Roche.
., Le Marquis de Chamarante.
Le Mercié.
De Noinville.
Le Comte Oginski, Polonois.
Le Marquis de Momege.
Le Baron Dosket, Flamand.
Les Barons de Bergintine,
Danois.
Les Marquis lx Comte
de Mailly.
Le Baron de Vindrefefte,
Allemand.
Le Caroufel commença
par une marche autour du
manege découvert, qui est v
bordé de chaque côté de
trois rangs d'arbres.Un
timbalier, quatre trompettes,
& quatre hautbois parurent
d'abord; M. de Vandeüilétoit
ensuite à la tête
de ses eleves, qui étoientau
nombre de trente, qui gardoient
chacun leur rang.
Les crins de tous les chevaux
étoient ornez de rubans
de differentes couleurs.
Ils passerent en cet
ordre devant les Dames,
qu'ils saluerent de fort bonne
grace avec leurs épées,
en entrant dans le manege
découvert.M. de Vandeüil,
aprés les avoir rangez en
bataille, commença le manege
par une galopade
dont les airs satisfirent les,
connoisseurs. On se retira
sur sa bonne grace. On
n'admira pas moins celle de
M. le Mercié
,
qui fit manier
son cheval avec toute
la justesse d'un ancien Academiste.
Les jeunes Gentilshommes
brillerent enfuite
par des galopades, des
changemens de rnain, des
caprioles, & des arets à
courbette M. Je Chevalier
de Malaufe, & M. le Marquis
de Chiffreville se distinguerent
sur deux sauteurs
par le droit en liberté. Le
manege fini, on courut les
têtes àdeux en même temps
avec une adresse surprenante
: aticun Gentilhomme
ne fit pas moins que
neuf têtes; Meilleurs les
Marquis de Chiffreville,
les Comte ôc Baron de Bergentine
)
& le Marquis de
la Roche en ayant fait chacun
dix,firent une seconde
course
)
dontM.le Marquis
de Chiffreville remporta
l'honneur. Le prix, qui étoit
une épée fort bien travaillée,
lui fut donné par
M. de Vandeüil, avec l'applaudissement
de l'assemblée,
qui fut regaleé d'un
nouveau spectacle. On fut
surpris de voir les mêmes
Gentilshommes faire manier
d'autreschevaux dans
unefigure de onze, qu'ils
formerentd'eux - mêmes.
Trois se placerent au milieu
,deux dans chaque côté
dumilieu, & les quatre
autres dans les coins. Ils
commencerent au pas leur
manege,pendantqueMessieurs
les Marquis & Comte
de Mailly faisoient fauter
leurs chevaux entre les piliers
: & ensuite M. de Vandeüil
fit partir les onze Academistes
en même temps; sçavoir, les trois du milieu
sur les voltes
,
& les huit
autres sur les demi-voltes,
avec tant de justesse & si
peu de confusion ,que tout
le monde s'en retourna,
fort satisfait de M.de Vandeüil
& de ses éleves. Il espere
faire encore un carousel
au mois de Mars
prochain.
Sans pretendre rien diminuer
du merite de 1auteur,
on croit pouvoir dire
que son ouvragesur la preuve
de 11, pour dirruire
celle de 9 ,estbeaucoup
plus curieux qu'utile.
Car outre qu'il n'est point
d'Arithmeticien quinesçacheque
la preuve de 9 est
fausse en une infinité de
rencontres, & qui ne la rejette
par cette raison; c'ell:
que la preuve de11, propsoesée
par l'auteur, est infiniment
plus difficile & plus
embarassante par ses circonstances
, que celle qui
se fait par la division, &
qu'il proscrit toutefois comme
trop embaraffante, pendant
qu'elle l'est certainement
moins que celle de
JI; outre que la division est
trés- familiere, & consequemmenttrés-
aisée pour
ce qui s'appelle un Arithmeticien.
Sur ce pied, ou celui qui
[ lira cet ouvrage fera arithmeticien,
ou il ne le fera
pas:s'il l'est, il préférera
toujours à la preuve de II
& à toute autre celle qui se
fait par la division, & plus
facilement encore celle qui
se fait en repassant simplement
sa multiplication: &
s'il n'est pas arichmeticien,
comment entendra -t - il
mieux cette preuve de n
que les deux autres?
Il y a plus; car non-feulement
on n'a pas besoin
de la preuve par II, dés que
l'on a celle de la division,
qui est beaucoup plus acile,
plus prompte & tréssûre
: mais même presque
personne ne se sert de cette
derniere, par la facilité extrême,
& l'égale sûreté que
l'on trouve à repasser comme
on vient de le dire sa
multiplication; de même
quaprés avoir fait une addition
de bas en haut, on a
infiniment plutôt fait, &
aussisûrement,de la repaffer
de haut en bas, que de
recourir a aucune autre
preuve. Les operations les
plus simples font toujours
préférables lorsque la jutesse
est égaleCelasupposé,
cet essai
de la preuve par ii ,
quoique
bon par lui-même, paroît
tout à fait inutile à proposer,
plus encore dans le
Mercure que par-tout ailleurs
:ce n'est pas la sa place;
les Arithmeticiens muteront
par-dessus, comme
curiosité inutile pour eux;
&ceux quine le seront pas,
le passeront encore mieux,
faute d'y pouvoir rien entendre.
La vraye place de cet
essai seroit ou dans un livre
d'arithmetique, qui donne
le choix de plusieurs preuves
,
( il suffit POUItlnt d'une
bonne qui loit fort (imple)
ou dans un Journal des
Sçavans.
* On ne doit pas laisser de
sçavoir gré à l'auteut de là
recherche, il est toûjours
beau d'en faire.
Par Arrêt du Conseil d'en
haut, au rapport de Monsieur
VoisinSecrétaire d'Etat,
a été jugé l'onze du
present mois de Septembre,
que le Sieur Savary,
Chanoine & Conseiller au
Parlement de Metz3 decaniferoic
comme plus ancien,
des Conseillers du Parlement,
& a été gardé &
maintenu dans la qualité
de Doyen duditParlement;
ordonnéqu'il joüiroit de
tous les honneurs, droits &
avantages dont les Doyens
du Parlement ont joüi, ou
dû jouirjusques à present.
On avertir le Public que
le Sieur Henry a trouvé une
nouvelle maniere d'ecrire
d'autant plus curieuse,qu'-
elle estutile aux gens d'ex,
peditions & d'affaires. Cet
j arc consiste à écrire sur le
champ, en toutes fortes de
marges & caracteres, deux
ou trois copies à la fois,
semblables jusques en la,
moind re partie d'une lettre
, & avec la même vîtesse
qu'une feule: mais cequ'il
y a ici de plus particulier,
& où les sçavans,
comme les étrangers, recevront
toute forte de secours,
c'est que par le même
moyen il écrit généralement
en toutes fortes de
langues, & conformément
aux originaux qui lui font
fournis. Il entreprend generalement
toutes fortes
d'ouvrages Il demeure dans
la ruë saint Jacques, chez
Monsieur Joffe Imprimeur,
à la Colombe Royale.
Les Plenipotentiaires
d'Espagne continuent leurs
conférences avec ceux de
cet Etat. Le Duc d'Oubne
donna le 25. Août la comedie,
le bal, avec un magnique
repas,àun grand nombre
de Seigneurs & de Dames,
pour celebrer le jour
de la naissance du Prince
d'Espagne. Le Marquis Rinuccini,
Envoyé du grand
Duc de Toscane, partit
d'ici le 16.pour aller à Dusseldorp,
& en quelques
Cours d'Allemagne. Le
Duc & la Duchesse de saint
Pierre en partirent aussi le
19. 6c le Procurateur Ruzzini,
ambassadeur de Venise,
partit de la Haye le
27. pour retourner en Italie.
Cn écrit de la Haye du
4. de ce mois, que les Etats
Generaux avoient envoyé
ordre dans les Provinces ôc
aux Amirautez de prendre
toutes les précautions possibles
pour empêcherl'entrée
des personnes Ôc des
effets venant des lieux soupçonnez
d'être insectez de
maladies contagieuses. Que
le Conseil d'Etat avoit ordonné
à tous les Colonels
de reduire avant le 9. de ce
mois leurs compagnies ;
la
cavalerie à trente & un
homme, & trente - cinq
chevaux, compris les Officiers
; ôc l'infanterie à quarante-
cinq hommes, compris
aussi les Officiers y Ôc
que le Sieur de saint Jean
avoit aussi apporté de Londres
la ratification du traité
de paix entre l'Espagne &c
la Grande Bretagne. On
écrit de Cologne, que le
24. un parti François avoit
enlevé vingt-quatre bourgeois
à la porte d'Eigelstein.
L'Academie de la ruë
des Canettes, prés saint Sulpice,
a toujours été celebre
par la capacité des Ecuyers,
& par l'adresse des Gentilshommes.
M. deVandeüil,
qui en est à present le Chef,
endonnades marques dans
le dernier Caroufel qu'il fit
faire le 11. de ce mois. Voici
les noms des Academistes
qui se sont distinguez dans
cette Fête.
M. le Chevalier de Maiaufejde
la Maison de Bourbon.
Le Marquis de Chifreville,
neveu de M. le Maréchal
de Tessé.
Le Marquis du Gage.
Le Marquis de la Roche.
., Le Marquis de Chamarante.
Le Mercié.
De Noinville.
Le Comte Oginski, Polonois.
Le Marquis de Momege.
Le Baron Dosket, Flamand.
Les Barons de Bergintine,
Danois.
Les Marquis lx Comte
de Mailly.
Le Baron de Vindrefefte,
Allemand.
Le Caroufel commença
par une marche autour du
manege découvert, qui est v
bordé de chaque côté de
trois rangs d'arbres.Un
timbalier, quatre trompettes,
& quatre hautbois parurent
d'abord; M. de Vandeüilétoit
ensuite à la tête
de ses eleves, qui étoientau
nombre de trente, qui gardoient
chacun leur rang.
Les crins de tous les chevaux
étoient ornez de rubans
de differentes couleurs.
Ils passerent en cet
ordre devant les Dames,
qu'ils saluerent de fort bonne
grace avec leurs épées,
en entrant dans le manege
découvert.M. de Vandeüil,
aprés les avoir rangez en
bataille, commença le manege
par une galopade
dont les airs satisfirent les,
connoisseurs. On se retira
sur sa bonne grace. On
n'admira pas moins celle de
M. le Mercié
,
qui fit manier
son cheval avec toute
la justesse d'un ancien Academiste.
Les jeunes Gentilshommes
brillerent enfuite
par des galopades, des
changemens de rnain, des
caprioles, & des arets à
courbette M. Je Chevalier
de Malaufe, & M. le Marquis
de Chiffreville se distinguerent
sur deux sauteurs
par le droit en liberté. Le
manege fini, on courut les
têtes àdeux en même temps
avec une adresse surprenante
: aticun Gentilhomme
ne fit pas moins que
neuf têtes; Meilleurs les
Marquis de Chiffreville,
les Comte ôc Baron de Bergentine
)
& le Marquis de
la Roche en ayant fait chacun
dix,firent une seconde
course
)
dontM.le Marquis
de Chiffreville remporta
l'honneur. Le prix, qui étoit
une épée fort bien travaillée,
lui fut donné par
M. de Vandeüil, avec l'applaudissement
de l'assemblée,
qui fut regaleé d'un
nouveau spectacle. On fut
surpris de voir les mêmes
Gentilshommes faire manier
d'autreschevaux dans
unefigure de onze, qu'ils
formerentd'eux - mêmes.
Trois se placerent au milieu
,deux dans chaque côté
dumilieu, & les quatre
autres dans les coins. Ils
commencerent au pas leur
manege,pendantqueMessieurs
les Marquis & Comte
de Mailly faisoient fauter
leurs chevaux entre les piliers
: & ensuite M. de Vandeüil
fit partir les onze Academistes
en même temps; sçavoir, les trois du milieu
sur les voltes
,
& les huit
autres sur les demi-voltes,
avec tant de justesse & si
peu de confusion ,que tout
le monde s'en retourna,
fort satisfait de M.de Vandeüil
& de ses éleves. Il espere
faire encore un carousel
au mois de Mars
prochain.
Sans pretendre rien diminuer
du merite de 1auteur,
on croit pouvoir dire
que son ouvragesur la preuve
de 11, pour dirruire
celle de 9 ,estbeaucoup
plus curieux qu'utile.
Car outre qu'il n'est point
d'Arithmeticien quinesçacheque
la preuve de 9 est
fausse en une infinité de
rencontres, & qui ne la rejette
par cette raison; c'ell:
que la preuve de11, propsoesée
par l'auteur, est infiniment
plus difficile & plus
embarassante par ses circonstances
, que celle qui
se fait par la division, &
qu'il proscrit toutefois comme
trop embaraffante, pendant
qu'elle l'est certainement
moins que celle de
JI; outre que la division est
trés- familiere, & consequemmenttrés-
aisée pour
ce qui s'appelle un Arithmeticien.
Sur ce pied, ou celui qui
[ lira cet ouvrage fera arithmeticien,
ou il ne le fera
pas:s'il l'est, il préférera
toujours à la preuve de II
& à toute autre celle qui se
fait par la division, & plus
facilement encore celle qui
se fait en repassant simplement
sa multiplication: &
s'il n'est pas arichmeticien,
comment entendra -t - il
mieux cette preuve de n
que les deux autres?
Il y a plus; car non-feulement
on n'a pas besoin
de la preuve par II, dés que
l'on a celle de la division,
qui est beaucoup plus acile,
plus prompte & tréssûre
: mais même presque
personne ne se sert de cette
derniere, par la facilité extrême,
& l'égale sûreté que
l'on trouve à repasser comme
on vient de le dire sa
multiplication; de même
quaprés avoir fait une addition
de bas en haut, on a
infiniment plutôt fait, &
aussisûrement,de la repaffer
de haut en bas, que de
recourir a aucune autre
preuve. Les operations les
plus simples font toujours
préférables lorsque la jutesse
est égaleCelasupposé,
cet essai
de la preuve par ii ,
quoique
bon par lui-même, paroît
tout à fait inutile à proposer,
plus encore dans le
Mercure que par-tout ailleurs
:ce n'est pas la sa place;
les Arithmeticiens muteront
par-dessus, comme
curiosité inutile pour eux;
&ceux quine le seront pas,
le passeront encore mieux,
faute d'y pouvoir rien entendre.
La vraye place de cet
essai seroit ou dans un livre
d'arithmetique, qui donne
le choix de plusieurs preuves
,
( il suffit POUItlnt d'une
bonne qui loit fort (imple)
ou dans un Journal des
Sçavans.
* On ne doit pas laisser de
sçavoir gré à l'auteut de là
recherche, il est toûjours
beau d'en faire.
Par Arrêt du Conseil d'en
haut, au rapport de Monsieur
VoisinSecrétaire d'Etat,
a été jugé l'onze du
present mois de Septembre,
que le Sieur Savary,
Chanoine & Conseiller au
Parlement de Metz3 decaniferoic
comme plus ancien,
des Conseillers du Parlement,
& a été gardé &
maintenu dans la qualité
de Doyen duditParlement;
ordonnéqu'il joüiroit de
tous les honneurs, droits &
avantages dont les Doyens
du Parlement ont joüi, ou
dû jouirjusques à present.
On avertir le Public que
le Sieur Henry a trouvé une
nouvelle maniere d'ecrire
d'autant plus curieuse,qu'-
elle estutile aux gens d'ex,
peditions & d'affaires. Cet
j arc consiste à écrire sur le
champ, en toutes fortes de
marges & caracteres, deux
ou trois copies à la fois,
semblables jusques en la,
moind re partie d'une lettre
, & avec la même vîtesse
qu'une feule: mais cequ'il
y a ici de plus particulier,
& où les sçavans,
comme les étrangers, recevront
toute forte de secours,
c'est que par le même
moyen il écrit généralement
en toutes fortes de
langues, & conformément
aux originaux qui lui font
fournis. Il entreprend generalement
toutes fortes
d'ouvrages Il demeure dans
la ruë saint Jacques, chez
Monsieur Joffe Imprimeur,
à la Colombe Royale.
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Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
Le document présente divers événements et nouvelles provenant d'Utrecht et d'autres lieux. Les plénipotentiaires d'Espagne continuent leurs conférences avec ceux des Pays-Bas. Le Duc d'Oubne a célébré la naissance du Prince d'Espagne par une comédie, un bal et un repas somptueux. Plusieurs diplomates ont quitté Utrecht, notamment le Marquis Rinuccini, le Duc et la Duchesse de Saint-Pierre, et l'ambassadeur de Venise, Ruzzini. Les États Généraux ont pris des mesures pour prévenir l'entrée de personnes et d'effets provenant de régions suspectes de maladies contagieuses. Le Conseil d'État a ordonné la réduction des compagnies de cavalerie et d'infanterie. Le traité de paix entre l'Espagne et la Grande-Bretagne a été ratifié par le Sieur de Saint-Jean. À Cologne, un parti français a enlevé vingt-quatre bourgeois. L'Académie de la rue des Canettes a organisé une fête équestre où plusieurs gentilshommes se sont distingués. Le document critique un ouvrage sur la preuve arithmétique par 11, jugée inutile par rapport à la division. Un arrêt du Conseil d'État a confirmé le Sieur Savary comme Doyen du Parlement de Metz. Enfin, le Sieur Henry a inventé une nouvelle méthode d'écriture rapide et polyglotte.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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8
p. 109-113
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
On écrit d'Utrecht, que le 5. Octobre les Ambassadeurs [...]
Mots clefs :
Ambassadeurs, Naissance, Prince Ferdinand , Conférence, Troupes, Cologne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
NouvellescTVtrtcht.
;
On écrit d'Utrecht,quq
le5 Octobre les Ambassadeurs
d'Espagnereçurent
un courier qui leur apporta
la nouvelle que la Reine
éçpje., accouchéed'un trou
sime Pri'nçeiqtji,,,Ivçit
nommé Ferdinand;que le
9.le Duc d'Ossone, pourcelebrer
la naissancedece
Prince, donnaun magnifique
repas à divers Ministres
& autres personnes de
diftinftion, & quç-t le soir
son Hôtel fut illuminé en
dehors & en dedans,&orné
d'une decoration magnifique
d'emblêmes&de
devises sur des médaillons,
Les lettres de la Haye
portent que le Comte de
Strafford & les dépurez des
Estats Générauxeurent une
conférence avec le Prince
Kurakin & le Baron de
Gersdorf, envoyez du Czar
&duRoyAuguste,&enfuite
avec le Baron Palmquist
envoyé du Roy de
Suede, touchant les affaires
duNord,Seque les EÙ
tats de Hollande avoient
donné la charge de contre-
Amiral de l'Amirauté de
la Meuse au Capitaine ja,
cob van Koperen,& celle
de l'Amirautéd'Amsterdam
au Capitaine Lucas
de Veth.Les nouvelles d'Allemagne
portent qu*tnpa$e
ti Françoisavoit enlevécinquante
soldats Allemans à
une lieuë au-dessus deCologne
;que le 7.les troupes
de Prusse ôc de Hanover
étoient encore au-deçà du
Mein; & que le Prince Eugene
, qui étoit encore le
6. en son camp de Mulberg,
avoit détaché six regimens
de cavalerie & dix bataillons
, pour renforcer le
camp du General Vaubonne
qui se retranchoit près
de Rotvveil.
: On écrit de Cologne,
queleRoy dePrusse fait
fairedes levées à Vesel &
dans tous ses Estats, & qu'il
prend à son service lessoldatslicentiez
par lesEstats
voisins,que les troupes de.
ce Prince qui se preparoienc
à passer le Mein pouraller
joindre l'armc'cdel'Em--
pire,
pire,avoient recû un contre
ordre.
;
On écrit d'Utrecht,quq
le5 Octobre les Ambassadeurs
d'Espagnereçurent
un courier qui leur apporta
la nouvelle que la Reine
éçpje., accouchéed'un trou
sime Pri'nçeiqtji,,,Ivçit
nommé Ferdinand;que le
9.le Duc d'Ossone, pourcelebrer
la naissancedece
Prince, donnaun magnifique
repas à divers Ministres
& autres personnes de
diftinftion, & quç-t le soir
son Hôtel fut illuminé en
dehors & en dedans,&orné
d'une decoration magnifique
d'emblêmes&de
devises sur des médaillons,
Les lettres de la Haye
portent que le Comte de
Strafford & les dépurez des
Estats Générauxeurent une
conférence avec le Prince
Kurakin & le Baron de
Gersdorf, envoyez du Czar
&duRoyAuguste,&enfuite
avec le Baron Palmquist
envoyé du Roy de
Suede, touchant les affaires
duNord,Seque les EÙ
tats de Hollande avoient
donné la charge de contre-
Amiral de l'Amirauté de
la Meuse au Capitaine ja,
cob van Koperen,& celle
de l'Amirautéd'Amsterdam
au Capitaine Lucas
de Veth.Les nouvelles d'Allemagne
portent qu*tnpa$e
ti Françoisavoit enlevécinquante
soldats Allemans à
une lieuë au-dessus deCologne
;que le 7.les troupes
de Prusse ôc de Hanover
étoient encore au-deçà du
Mein; & que le Prince Eugene
, qui étoit encore le
6. en son camp de Mulberg,
avoit détaché six regimens
de cavalerie & dix bataillons
, pour renforcer le
camp du General Vaubonne
qui se retranchoit près
de Rotvveil.
: On écrit de Cologne,
queleRoy dePrusse fait
fairedes levées à Vesel &
dans tous ses Estats, & qu'il
prend à son service lessoldatslicentiez
par lesEstats
voisins,que les troupes de.
ce Prince qui se preparoienc
à passer le Mein pouraller
joindre l'armc'cdel'Em--
pire,
pire,avoient recû un contre
ordre.
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Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
Le 5 octobre, les ambassadeurs d'Espagne à Utrecht apprirent la naissance du prince Ferdinand, fils de la reine d'Espagne. Le duc d'Ossone organisa un repas somptueux pour célébrer cet événement, illuminant et décorant son hôtel avec des symboles et devises. À La Haye, le comte de Strafford et les députés des États Généraux eurent des conférences avec des envoyés du tsar, du roi Auguste, et du roi de Suède concernant les affaires du Nord. Les États de Hollande nommèrent Jacob van Koperen contre-amiral de l'Amirauté de la Meuse et Lucas de Veth à l'Amirauté d'Amsterdam. En Allemagne, François Ier captura cinquante soldats allemands près de Cologne. Les troupes prussiennes et hanovriennes étaient positionnées au-delà du Mein. Le prince Eugène envoya des renforts au général Vaubonne près de Rotweil. À Cologne, on rapporta que le roi de Prusse levait des troupes à Wesel et dans ses États, recrutant également des soldats licenciés par les États voisins. Les troupes prussiennes, initialement prêtes à traverser le Mein pour rejoindre l'armée impériale, reçurent un contre-ordre.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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