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1
p. 266-271
LETTRE DE GAS, Epagneul de Madame Des-houlieres. A Monsieur le Comte de L. T.
Début :
Cette Illustre Académie a esté rompuë depuis que / Pour vous marquer mon couroux, [...]
Mots clefs :
Épagneul, Femmes, Académie, Parnasse, Maîtresse, Dents
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE DE GAS, Epagneul de Madame Des-houlieres. A Monsieur le Comte de L. T.
Cette Illufl:re Académie
a efl:é rompuë depuis que
Monfieur l'AbbédeVille.
ferain a efl:6 nommé à l'E.
vefché deSenés. On a voit
eu dcf1è1n quelguc temps
at1paravant d'y faire entrer
des Fcn11nes, & 1'011 pro.
11ofoit Mada1nc de Ville.
dieu, dont les Ouvragei
font tous les jours tant de
bruir. 0 n co1nptoit au!T1
Mada1ne la Marquife de
Guibcr111eny , Fille de
Mor1fieur le Marquis_ de
GALANT. 167
~'Haines : Elle a l 'ef prit
>enéi:rant: & délicat, &
on ne peut·affez la loüer.
)n n ·oubliait pas Maiame la Marquife Def1oulicres : Vous en avez
)iiy parler, Mada1ne, car
~on grand 1nérite la fait
:on11oifl:rc par tout; elle
!crit trcs
- polîment en
Jrofc & en V ers, & c· efl:
~nfi11 un Efprit du i1rcmier ordre. Il court de
recites Pieces galanres de
l'on Cl1ien, qu' 011 appelle
Gas : Il s 'cfl: fait depuis
peu Poë~e excellent, &
z ij
i6S LE MERCURE
' . [es Ouvrages mer1ten
bien d ' eftre imprimez
Cette Dame en èl fait le
Ccrbere du Parnatfe, pom
c;n défendre l'entrée a~
n1auvais Poëtes. Voicy de
[es Vers , & vous pourc~
par là juger de fon cf prit.
J.JE.T1~ RE DE G ASI
Epagneul de Madame
D ef-l1ouliercs.
A Monfieur le Coin te de L. T.
P OurvorM marquer mon cou·
rlittX,
l' ay mil la plume J la patte;
GALANT. 169
fl ej} temps que contre vou
route 111,t colerc éclate.
Vol/4 m'av·e1"' rendu i.iloux;
Entre nou autres To#/Dll4',
Wotu fo_mmes ià·deff 114 tl/ htnntNI"'
fort délicate :
l{'ot1r fa bien metJ~e avec IUJIM,
~nvain le Biondinno1'4 /Ltte,
N otM n'en (omma .p44 p/114 doux>
'Nora mordons jafqN''4l' Ep.oux.
ff alg,ré ce naturel i11commHh &
farouche,
f e votl4 écoutois fans dépit
;t,oücr de m.'l Maijlreffe &les
yeux, &la /;o#cht;
Ne croyant ces doNcears qu'un
jimple jeu d:~fi>rit, . . Sans m' oppoftr à rien,, 1''! dormo/.I
far (on Lit.
Si ce (ouvenir votl4 to11cht,
Ne ionue"'-plt14 4 m~ ojler JV-~ z ii)
79
80
i.70 LE MERCURE
.La place que je p~ffede:
Croye7çVotu la mériter l
(,,'roye7.,;:VOttt! que je la ce de!
Sept foi.! l'ain1able Printemps
Afàit reverdir les Champs,
Sept fais la trijle froidure
En a chaflé ta ~erdure,
DepWt! le hienheureux jour
J2.!!..e je foi.! Chien d' AmariUe ..
.A .fes pie.ds j'ay veû l.:t Cour,
A fas pieds j'ay veû la VzUe
r ainement 6rtiler d',tmour;
Seul j'ay .fieû parmonadreffe·
Dans fan infan(i6fe cœur
Faire :1aiftre li tendr~(fa.
Ne trouhlezPl1umo116onheur:
!J..f!..•!nd pourvang,er fo11 honneur>
Le petit D~ett Jilborncur
Q.;:_'cn to115 ficux eUe Jitrmonte,
Dècideroit ,è m.t honte
Sur/ci droits que je pr,:tcnsj_
GALANT. 1:71
J'çit.chez.., nojlre iUrtjirc Comte,
Q.ff.Ej' dY de fort 6onnes dents.
GAS. Je croy, Madan1e, qut
vous n'avez gttere veû de
Vers plus naturels, ny de
Cl1iens plus l1abiles. J'en
fçay bien la raif on; c· eft
que tous les Epagneuls
n'ont pas des Maifireffi:s
fi fpirirttelfes
a efl:é rompuë depuis que
Monfieur l'AbbédeVille.
ferain a efl:6 nommé à l'E.
vefché deSenés. On a voit
eu dcf1è1n quelguc temps
at1paravant d'y faire entrer
des Fcn11nes, & 1'011 pro.
11ofoit Mada1nc de Ville.
dieu, dont les Ouvragei
font tous les jours tant de
bruir. 0 n co1nptoit au!T1
Mada1ne la Marquife de
Guibcr111eny , Fille de
Mor1fieur le Marquis_ de
GALANT. 167
~'Haines : Elle a l 'ef prit
>enéi:rant: & délicat, &
on ne peut·affez la loüer.
)n n ·oubliait pas Maiame la Marquife Def1oulicres : Vous en avez
)iiy parler, Mada1ne, car
~on grand 1nérite la fait
:on11oifl:rc par tout; elle
!crit trcs
- polîment en
Jrofc & en V ers, & c· efl:
~nfi11 un Efprit du i1rcmier ordre. Il court de
recites Pieces galanres de
l'on Cl1ien, qu' 011 appelle
Gas : Il s 'cfl: fait depuis
peu Poë~e excellent, &
z ij
i6S LE MERCURE
' . [es Ouvrages mer1ten
bien d ' eftre imprimez
Cette Dame en èl fait le
Ccrbere du Parnatfe, pom
c;n défendre l'entrée a~
n1auvais Poëtes. Voicy de
[es Vers , & vous pourc~
par là juger de fon cf prit.
J.JE.T1~ RE DE G ASI
Epagneul de Madame
D ef-l1ouliercs.
A Monfieur le Coin te de L. T.
P OurvorM marquer mon cou·
rlittX,
l' ay mil la plume J la patte;
GALANT. 169
fl ej} temps que contre vou
route 111,t colerc éclate.
Vol/4 m'av·e1"' rendu i.iloux;
Entre nou autres To#/Dll4',
Wotu fo_mmes ià·deff 114 tl/ htnntNI"'
fort délicate :
l{'ot1r fa bien metJ~e avec IUJIM,
~nvain le Biondinno1'4 /Ltte,
N otM n'en (omma .p44 p/114 doux>
'Nora mordons jafqN''4l' Ep.oux.
ff alg,ré ce naturel i11commHh &
farouche,
f e votl4 écoutois fans dépit
;t,oücr de m.'l Maijlreffe &les
yeux, &la /;o#cht;
Ne croyant ces doNcears qu'un
jimple jeu d:~fi>rit, . . Sans m' oppoftr à rien,, 1''! dormo/.I
far (on Lit.
Si ce (ouvenir votl4 to11cht,
Ne ionue"'-plt14 4 m~ ojler JV-~ z ii)
79
80
i.70 LE MERCURE
.La place que je p~ffede:
Croye7çVotu la mériter l
(,,'roye7.,;:VOttt! que je la ce de!
Sept foi.! l'ain1able Printemps
Afàit reverdir les Champs,
Sept fais la trijle froidure
En a chaflé ta ~erdure,
DepWt! le hienheureux jour
J2.!!..e je foi.! Chien d' AmariUe ..
.A .fes pie.ds j'ay veû l.:t Cour,
A fas pieds j'ay veû la VzUe
r ainement 6rtiler d',tmour;
Seul j'ay .fieû parmonadreffe·
Dans fan infan(i6fe cœur
Faire :1aiftre li tendr~(fa.
Ne trouhlezPl1umo116onheur:
!J..f!..•!nd pourvang,er fo11 honneur>
Le petit D~ett Jilborncur
Q.;:_'cn to115 ficux eUe Jitrmonte,
Dècideroit ,è m.t honte
Sur/ci droits que je pr,:tcnsj_
GALANT. 1:71
J'çit.chez.., nojlre iUrtjirc Comte,
Q.ff.Ej' dY de fort 6onnes dents.
GAS. Je croy, Madan1e, qut
vous n'avez gttere veû de
Vers plus naturels, ny de
Cl1iens plus l1abiles. J'en
fçay bien la raif on; c· eft
que tous les Epagneuls
n'ont pas des Maifireffi:s
fi fpirirttelfes
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Résumé : LETTRE DE GAS, Epagneul de Madame Des-houlieres. A Monsieur le Comte de L. T.
Le texte aborde l'Académie et ses membres, notamment Madame de Ville et Madame de Guibérillien, fille du marquis de Galant. L'Académie a été réactivée après la nomination de l'abbé de Ville à l'évêché de Sens. Des discussions ont eu lieu pour intégrer des femmes, telles que Madame de Ville et Madame de Guibérillien, reconnue pour son esprit et ses talents. Madame de Sévigné est également mentionnée pour son écriture polie et son esprit remarquable. Le texte évoque des pièces galantes de Monsieur de Clénian, surnommé Gas, décrit comme un poète excellent. Madame de Sévigné est présentée comme le censeur du Parnasse, défendant l'entrée contre les mauvais poètes. Un poème intitulé 'Le Roi de Gas' est inclus, écrit par l'épagneul de Madame de Sévigné et adressé au comte de L. T. Ce poème exprime l'amour et la fidélité du chien. Le texte se termine par une appréciation des vers naturels et des chiens habiles, soulignant que tous les épagneuls n'ont pas des maîtresses aussi spirituelles.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 326-329
LETTRE DE GAS, Epagneul de Madame Deshoulieres, A COURTE-OREILLE, Tourne-Broche de M.....
Début :
Je vous ay déja envoyé des Vers du plus agreable / J'Apprens de tous costez que malgré le destin [...]
Mots clefs :
Épagneul, Vin, Broche
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE DE GAS, Epagneul de Madame Deshoulieres, A COURTE-OREILLE, Tourne-Broche de M.....
Je vous ay déja envoyé
des Vers du plus agreable
Animàl du Monde; en vo~cy d'autres de fa façon,
qtti je croy vous plairont
encore davantage.
GALANT. 317
L~ TTRE DE GAS,
Epagneul de Madame
De.f. houlieres,
A CO UR1"E-O REi LLE.,
Tourne-Broche de M .....
I ~Appr,"11S de to/14 ccjltr..._ que
1114/grè le dejliti
~i voll4 a {aitn-aij}re Mâtin,
Vo;,., chaffe~po11rttit J mcrveiUe.
Ce grttnd Lievrc fot prk par le
preux Coarte-~rtille
(Difait-on fauirt jo11r tn lJUvrant un P allé.):
Du Pin, du Vin, qu"à fa fa11té
Ji foitvuidémllinte BotJteiUe.
Lors le Verre à la mAln, voflr~
los fat chante;.
ft.S I ..
E1 MERCURE
Yn Bfcndin, deux Ah6c~ &
plw d'u:-ic Beaut,:,
S'en acquiterent avtc ~ele.
1:oy d' Ép~g11e#l, j'en faiJ 11n ra.
·port tr6s•fidelle,
J' tJf!ois prefa1lt â to.11t, (§-1{ayoi.s
fans douleur
Tou te f tjlime 6 ... to11t l'honneur
:Dont vojlre Chdffe efloit faivie;
.Aupres J' AmariUu·, content de
mon /Jonheur,
Rien nepouvantmefairetnvie.
ItmedéterminAJ J11ns 'et heureNx m~nzent
A voru dire fi1111 tomplimtttt
~~.voN ave~/Jicnfaitd1 ']Nitter Id Cuifin4
Où '-vosi.r ejiit~uvent !Jatt11.
I' tfli~· infiniment cc11x IJ"i par
)t.11.T V(fJ.M
Dlmentent leur l'affeorigine;
GALANT. 319
J,1mai4 fhDnntur tB aûtl'UJ ·rtt~m·"
rendu j:tlrJux;
Et m,1Jgré tant de diforc11c-e
fl!!e le Ciel a mis entre no"4'~
Jeveax 6ienfair1 ttJnfliiiJ/ànce!I
Et lier commerce 11vetvorM.
Devenons 6ons ttmis, abandonne~
la Broche,
AUez comm~ Epagneul, Chien
courant, ou ti111ier,
Partout Pttïs prendreGibiet;
Ne cr11ignl!~ là-Jcjfiu ny pl~intt,
ny reproche, ·
P erfonnt ne f11it fan MJtier.
des Vers du plus agreable
Animàl du Monde; en vo~cy d'autres de fa façon,
qtti je croy vous plairont
encore davantage.
GALANT. 317
L~ TTRE DE GAS,
Epagneul de Madame
De.f. houlieres,
A CO UR1"E-O REi LLE.,
Tourne-Broche de M .....
I ~Appr,"11S de to/14 ccjltr..._ que
1114/grè le dejliti
~i voll4 a {aitn-aij}re Mâtin,
Vo;,., chaffe~po11rttit J mcrveiUe.
Ce grttnd Lievrc fot prk par le
preux Coarte-~rtille
(Difait-on fauirt jo11r tn lJUvrant un P allé.):
Du Pin, du Vin, qu"à fa fa11té
Ji foitvuidémllinte BotJteiUe.
Lors le Verre à la mAln, voflr~
los fat chante;.
ft.S I ..
E1 MERCURE
Yn Bfcndin, deux Ah6c~ &
plw d'u:-ic Beaut,:,
S'en acquiterent avtc ~ele.
1:oy d' Ép~g11e#l, j'en faiJ 11n ra.
·port tr6s•fidelle,
J' tJf!ois prefa1lt â to.11t, (§-1{ayoi.s
fans douleur
Tou te f tjlime 6 ... to11t l'honneur
:Dont vojlre Chdffe efloit faivie;
.Aupres J' AmariUu·, content de
mon /Jonheur,
Rien nepouvantmefairetnvie.
ItmedéterminAJ J11ns 'et heureNx m~nzent
A voru dire fi1111 tomplimtttt
~~.voN ave~/Jicnfaitd1 ']Nitter Id Cuifin4
Où '-vosi.r ejiit~uvent !Jatt11.
I' tfli~· infiniment cc11x IJ"i par
)t.11.T V(fJ.M
Dlmentent leur l'affeorigine;
GALANT. 319
J,1mai4 fhDnntur tB aûtl'UJ ·rtt~m·"
rendu j:tlrJux;
Et m,1Jgré tant de diforc11c-e
fl!!e le Ciel a mis entre no"4'~
Jeveax 6ienfair1 ttJnfliiiJ/ànce!I
Et lier commerce 11vetvorM.
Devenons 6ons ttmis, abandonne~
la Broche,
AUez comm~ Epagneul, Chien
courant, ou ti111ier,
Partout Pttïs prendreGibiet;
Ne cr11ignl!~ là-Jcjfiu ny pl~intt,
ny reproche, ·
P erfonnt ne f11it fan MJtier.
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Résumé : LETTRE DE GAS, Epagneul de Madame Deshoulieres, A COURTE-OREILLE, Tourne-Broche de M.....
L'auteur d'une lettre poétique évoque les qualités et les actions de divers chiens. Il mentionne avoir déjà envoyé des vers sur un animal agréable et en présente de nouveaux, espérant qu'ils plairont davantage. Le poème décrit plusieurs chiens, dont un épagneul appartenant à Madame De Foulieres, un tourne-broche, et un grand lévrier. L'auteur évoque également un repas où du vin et des mets sont servis, accompagnés de chants. Il exprime son attachement et sa fidélité, comparant son amour à celui d'un épagneul. Il souhaite vivre heureux sans envie ni tristesse, déterminé à profiter de chaque moment. La lettre se termine par un désir de vivre en harmonie, abandonnant les différends et les reproches, et de chasser ensemble sans crainte ni plainte.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 9-12
LETTRE EN VERS DE MADAME DES HOULIERES, A un de ses Amis.
Début :
Proche des bords de Lignon [...]
Mots clefs :
Âme, Loin, L'Astrée, Bergers
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE EN VERS DE MADAME DES HOULIERES, A un de ses Amis.
LETTREEN VERS
DE MADAME
DES HOULIERES,
- A un de ses Amis.
le nesçay quoy defripon,
Quin'(sii-,tropr: vous dire.
Depuis que fin Céladon
Pour lapréîiettfèAfhéc^
L'ame dedbuiearoutrée^
Mitsesjours à l'abandon,
Amourjura, ce dit-on,
Que l'airdecette Contrée
Doux
Tfjndroi
comme
t le
un
plm
petit
-
-MONtO".)
Moy qui croystenirbon - :,-
Depuisquej'ysuis entrée,
l'ay déjà changéde ton;
le ne me meurspas encore,
Maisentrenous,j'aygrandpour
De ce
quG»nmtmeiangicttiri
lenepvissouffrirl'Aurore,
l'aytoujours Vefpritréveur>
Un noir chagrin me do,.,
Un tel changement d'humeur
Me fait craindrepourmon ttrur.-
s'il alloit deyertiqfendre,
Ilservit bientost en cendre:
Helas!loin de badiner.
Loin d'estrefourbe volage,
Comme "'eat lebel usage,
Il iroits'abandonnery
Çejeuneeee/trquiJe-pique
De sentimenthéroïque,
Aces beaux engagement
Qu'on trouve danslesRomans,
Et maigre' ce qu'on pratique,
Il aimeraitài'antique*
Ha!que defâcheusesnuits!
Quedesoûpirs!quede larmes!
Il vaut mieux,sijelepuis,
M'arracheràtous lescharmes
-
Du belendroit où je suis.
Sansconsulter dayantag4i
Q'e»tons cefatairivage,
/f-.qmttenslesans retourCe ri"'f.Al oùchaqne jour,
Sans avoireupartau crime,
Chaquecœursert de riéli*e
u4layavgâance d'Amour.
Icy tout ce qui respire,
Languit,seplaint, (!Jlfl,jre)"
LesNayadesdansles eaux,
Z'Ans les "Plaines le Zfybirerv
Les ';EerIcr]sous les Ormeaux
Sentent rttmOlireNx ",.Attire,
EtsanscesselesEchos
Sont occupez à redire
Et lesplaisirs &- les maujt
Qui n'entrouventpoint d'égaux.
yqhs dont l'ame indiférente
Ne connait aucun soucy,
Pourl'avoirtoujours contente,
Pro/ife.t de toutc<eyt
Et quelque espoirqui yotts tente,
Ne -rrnqjdMIlé icy.
DE MADAME
DES HOULIERES,
- A un de ses Amis.
le nesçay quoy defripon,
Quin'(sii-,tropr: vous dire.
Depuis que fin Céladon
Pour lapréîiettfèAfhéc^
L'ame dedbuiearoutrée^
Mitsesjours à l'abandon,
Amourjura, ce dit-on,
Que l'airdecette Contrée
Doux
Tfjndroi
comme
t le
un
plm
petit
-
-MONtO".)
Moy qui croystenirbon - :,-
Depuisquej'ysuis entrée,
l'ay déjà changéde ton;
le ne me meurspas encore,
Maisentrenous,j'aygrandpour
De ce
quG»nmtmeiangicttiri
lenepvissouffrirl'Aurore,
l'aytoujours Vefpritréveur>
Un noir chagrin me do,.,
Un tel changement d'humeur
Me fait craindrepourmon ttrur.-
s'il alloit deyertiqfendre,
Ilservit bientost en cendre:
Helas!loin de badiner.
Loin d'estrefourbe volage,
Comme "'eat lebel usage,
Il iroits'abandonnery
Çejeuneeee/trquiJe-pique
De sentimenthéroïque,
Aces beaux engagement
Qu'on trouve danslesRomans,
Et maigre' ce qu'on pratique,
Il aimeraitài'antique*
Ha!que defâcheusesnuits!
Quedesoûpirs!quede larmes!
Il vaut mieux,sijelepuis,
M'arracheràtous lescharmes
-
Du belendroit où je suis.
Sansconsulter dayantag4i
Q'e»tons cefatairivage,
/f-.qmttenslesans retourCe ri"'f.Al oùchaqne jour,
Sans avoireupartau crime,
Chaquecœursert de riéli*e
u4layavgâance d'Amour.
Icy tout ce qui respire,
Languit,seplaint, (!Jlfl,jre)"
LesNayadesdansles eaux,
Z'Ans les "Plaines le Zfybirerv
Les ';EerIcr]sous les Ormeaux
Sentent rttmOlireNx ",.Attire,
EtsanscesselesEchos
Sont occupez à redire
Et lesplaisirs &- les maujt
Qui n'entrouventpoint d'égaux.
yqhs dont l'ame indiférente
Ne connait aucun soucy,
Pourl'avoirtoujours contente,
Pro/ife.t de toutc<eyt
Et quelque espoirqui yotts tente,
Ne -rrnqjdMIlé icy.
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Résumé : LETTRE EN VERS DE MADAME DES HOULIERES, A un de ses Amis.
Dans sa lettre, Madame des Houlières décrit un changement d'humeur depuis son arrivée dans une nouvelle contrée. Elle y ressent un air doux et tendre qui influence ses sentiments. Elle exprime sa crainte que son cœur, autrefois constant, ne se transforme en cendre. Elle évoque des nuits difficiles, des soupirs et des larmes, préférant quitter cet endroit plutôt que de subir ces tourments. Elle mentionne que chaque cœur est victime de la tyrannie de l'amour. Dans cet endroit, tout ce qui respire languit et se plaint. Les Nymphes, les Zéphyrs et les Échos ressentent tous une douleur attirante et redisent les plaisirs et les maux sans égaux. Même les âmes indifférentes, cherchant toujours à être contentes, ne trouvent ici aucun espoir.
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4
p. 72-76
Lettre en Vers, [titre d'après la table]
Début :
L'autre Lettre a esté écrite par l'Autheur à un de ses Amis, / Mon cher Lisis, j'ay receu le Billet [...]
Mots clefs :
Naissance, Mardi gras, Coeur, Joie, Père, Fils, Enfant, Honneur, Festin, Réjouissances
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre en Vers, [titre d'après la table]
L'autre Lettre a efté écrite.
par l'Autheur à un de fes
Amis,
GALANT. 73
Amis , de qui la Femme accoucha
d'un Garçon le jour
du Mardy Gras.
On cher Lifis , j'ay receu le
Billet
Mo
Que m'aporta ton verdoyant Valet;
Et quoy qu'ennuy de tous coffez m'aboye,
Moncoeur pourtant a treffailly de joye,
Pour avoirfçu que ta chere Moitié,
Apres douleurs qui font moult grand
pitié,
Enfin t'avoit de rechefrendu Père.
l'heureux Fils ! ©fortune profpere!
o Cielbenin , que de contentement
Vous promettez à ce nouvel Enfant!
Un Mardy- Gras éclairefa naiſſances
Les Ieux, les ris, les Feftins, & la
Dance,
Semblent par tout venirfaire la cour
Mars 1685. G
74 MERCURE
Au bel Enfant qui par toy voit lejour.
O qu'ilfera grand amateur d'Epices!
Langues de Boeuf, Saucissons & San
ciffes,
Iambonsfumez, gros & courts Cervelas
Feront unjour l'honneur de fes Repas?
Goute de vin ne lairra dans fa Couppe,
Agrosmonceaux mettra lefel en Soupe,
Et neferajamais dansfon Tonneau,
Pour le remplir,y répandre de l'eau.
Plante, croy-moy , pour cet Enfant infigne
Le meilleurplan de la meilleure Vigne
O quel transport ! O quel plaifant
foulas,
Quand ii verra courber les Echalas
Sous le fardeau de mainte & mainte
Grappe,
Etgros Flacons arangezfur la Nappe!
Mais garde- toy que celle qui nourrit
GALANT. 75
Cet Enfançon à qui Mardy- Grasrit,
Faffe Carefme, & mange de Molüe.
Prens les Chapons les plus gras de la
Müe,
Iarret de Veau, longe, éclanche &
roignon,
Fais fairefauce, ou d'Ail , ou - bien
d'Oignon,
Et
Et fois certain que cette nourriture
Aide beaucoup à la bonne nature,
que l'Enfant qui fucce de ce lait ,
Un temps viendraferamaître Poulet,
Etneferapar amour d'abftinence,
Affront aujour qui luy donna naif-
Sance.
Mais j'en dis trop pour un Homme
chagrin,
Quipourrimer n'eft pas en trop bon
train.
Un malde dents, douleur des plus
cruelle,
Gij
76 MERCURE
Quejour, que nuit me devore & bou
relle .
Atends ; adicu. Si j'obtiens guériſon,
I'iray te voir en ta belle Maifon,
M'yfaluft - il courre à beaupiedfans
Lance;
Onquesje n'eus tant de réjouissance,
Quej'en auray de prendre entre mes
... bras
Ce bel Enfant, ce Fils du Mardy-
Gras.
par l'Autheur à un de fes
Amis,
GALANT. 73
Amis , de qui la Femme accoucha
d'un Garçon le jour
du Mardy Gras.
On cher Lifis , j'ay receu le
Billet
Mo
Que m'aporta ton verdoyant Valet;
Et quoy qu'ennuy de tous coffez m'aboye,
Moncoeur pourtant a treffailly de joye,
Pour avoirfçu que ta chere Moitié,
Apres douleurs qui font moult grand
pitié,
Enfin t'avoit de rechefrendu Père.
l'heureux Fils ! ©fortune profpere!
o Cielbenin , que de contentement
Vous promettez à ce nouvel Enfant!
Un Mardy- Gras éclairefa naiſſances
Les Ieux, les ris, les Feftins, & la
Dance,
Semblent par tout venirfaire la cour
Mars 1685. G
74 MERCURE
Au bel Enfant qui par toy voit lejour.
O qu'ilfera grand amateur d'Epices!
Langues de Boeuf, Saucissons & San
ciffes,
Iambonsfumez, gros & courts Cervelas
Feront unjour l'honneur de fes Repas?
Goute de vin ne lairra dans fa Couppe,
Agrosmonceaux mettra lefel en Soupe,
Et neferajamais dansfon Tonneau,
Pour le remplir,y répandre de l'eau.
Plante, croy-moy , pour cet Enfant infigne
Le meilleurplan de la meilleure Vigne
O quel transport ! O quel plaifant
foulas,
Quand ii verra courber les Echalas
Sous le fardeau de mainte & mainte
Grappe,
Etgros Flacons arangezfur la Nappe!
Mais garde- toy que celle qui nourrit
GALANT. 75
Cet Enfançon à qui Mardy- Grasrit,
Faffe Carefme, & mange de Molüe.
Prens les Chapons les plus gras de la
Müe,
Iarret de Veau, longe, éclanche &
roignon,
Fais fairefauce, ou d'Ail , ou - bien
d'Oignon,
Et
Et fois certain que cette nourriture
Aide beaucoup à la bonne nature,
que l'Enfant qui fucce de ce lait ,
Un temps viendraferamaître Poulet,
Etneferapar amour d'abftinence,
Affront aujour qui luy donna naif-
Sance.
Mais j'en dis trop pour un Homme
chagrin,
Quipourrimer n'eft pas en trop bon
train.
Un malde dents, douleur des plus
cruelle,
Gij
76 MERCURE
Quejour, que nuit me devore & bou
relle .
Atends ; adicu. Si j'obtiens guériſon,
I'iray te voir en ta belle Maifon,
M'yfaluft - il courre à beaupiedfans
Lance;
Onquesje n'eus tant de réjouissance,
Quej'en auray de prendre entre mes
... bras
Ce bel Enfant, ce Fils du Mardy-
Gras.
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Résumé : Lettre en Vers, [titre d'après la table]
L'auteur écrit à un ami pour célébrer la naissance de son fils, survenue le jour du Mardi Gras. Il exprime sa joie malgré un certain ennui et anticipe une vie prospère pour l'enfant. Il imagine un avenir où le garçon sera entouré de festins et de danses, savourant des mets délicats et des vins fins. L'auteur conseille à son ami de bien nourrir l'enfant pour qu'il devienne robuste et évite les privations. Cependant, il mentionne une douleur dentaire persistante qui l'empêche de se réjouir pleinement. Il espère se rétablir pour rendre visite à son ami et voir l'enfant.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 128-134
A MADAME D'USSÉ, Fille de M. de Vauban.
Début :
La Lettre en Vers que vous allez lire, est de l'illustre Madam / Quelqu'un qui n'est pas vostre Epoux, [...]
Mots clefs :
Époux, Raison, Jeunesse, Temps, Iris
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A MADAME D'USSÉ, Fille de M. de Vauban.
La Lettre en Vers que vou
allez lire, cft de lillultre Ma illalre Pere.
dame des Houlieres,. Que pout
Elle papillonne toujours , roi-je vous dire de plus pout
94 ME RCURE
Mdifoitce grand bomme, rin
ne la corrige.
En attendant qu'un jour la tailan
la dirige;
Ele axroit grand befoin de quelgu
antre fecours.
Employtz tos les ttaits que foatnit
la Satyre
Contre wne ativite, qui dn matin
au foir
La fait conyir ,fantere rir.
Alfez imprndemment je lay premti
d'écrire;
Car quelle raion peut valoir
Conttc ap lkger defaut que la jeo.
neffe donnè,
Etqac je me connois perfonne
Quine vonlaft encore avoit.
Avecque quatorze ans écris far b
vilage,
lvons firoit beau voir prendre as air ferieux.ig0
GALANT. 95
X renverfeK, point lorde étably
par lufag.
Hés q9e peut on faire de mnieas
Que de folafhrer à voftre hze ?
Vous avez devant vous dix ans de
badinage.
Qu'ilne s'y mêle point de momens
ennuyenX.
Qu'entre les feux , les Ris ,séconle
ofe partage
Un temps f beau ,fprecieux,
Vows n'en aurcz que trop , belas 1
pour efre fage.
Tout bien confdert ,qu'ch-ce que
gate en vons
L'attivité qu'on vous reproche ?
Vofre fpris n'en el pas moins
doux.
Voiyeax n'en ble(lent pas , de moins
dangerenx coups
LInfenfible qui vons APproche.
Pous mene-toelle à ganche , os plus
loin qu'il ne fant
MEROVRE
Moins je trouve quun tel defaut
ofe lesagrémens que la natnytdon.
Par exemple voity der faiti
AeK conzus pour gu on sy fonit,
Les Zephirs, les Ruilfeans nn sar.
oftent jamais.
Parlear etrvité perdent ils lam
attraits?
Contre. elle p-il guelqu'un gu
gronde ,
Et voit on qu'on tronye .malvaš
Que ce Dieu que déja tboasfoarniAille fans cefle par le monde
Tioabler des ceurs lhurenfe paix!
Mais fans chercher f loin fani Tant de mifere,tt
Qocs cxemples d'attivind
Ne rencontrez, vons potnt dat
GALANT, 97
Il luy ficd bien, cn verile,
DE me propofer de vou s faire
Disleçons de tranguilittyo
Lny , gui foit n paix , foit en
Gonte moins le repos qe ne font les
Luy,guiprë/quefemblable à cei fers Paladins.i
Qui partouroient toute. la terte
Enleveà des Geans enuienx mae
tins
Nop de libertines Infantes,l
Mais en chemin faifant des Rlaces
tti mportant es ,sgnap ait
Qai de Theureufe. Francen árent
les deflins. atase A
Que far fes proccdez, Iris ,il refleEt quil nous dife un pèayil eroie
qe'ilfoit permjs sh
De confiderer com ne #p viceT
Ce counagensilant qi'ez luyle Ciel
Feurier 1692. E
MERCVRE
S quelqu' an pcat is'en plaindr
NO AVEC quelque jufice,usg
-9 ceneJont que nos Ennemis:
Comie la bonne foy dans mes dif.
Qh cours tolate,sRT934
sbdnte ne vous difimule pas E
Qoenfaivant mes confeils on peut
SAR faireun faux pas,ta"
Er que laffaire eft delicate.
font bons cependant;masjtate
E02 belle Iris
-b l.ne aur point qae je me fate,
2Le temps diminuèra leur prix.
*Ain qúand vos voudrez fuon
9i Regaidez-en totjours la datt.
al pe Pavis, la veille des Roi,
c4L'Anmil fex cens quatre:om
Temps ow par de feveres lois
-41ZEglife defend qu'os dpoufe
allez lire, cft de lillultre Ma illalre Pere.
dame des Houlieres,. Que pout
Elle papillonne toujours , roi-je vous dire de plus pout
94 ME RCURE
Mdifoitce grand bomme, rin
ne la corrige.
En attendant qu'un jour la tailan
la dirige;
Ele axroit grand befoin de quelgu
antre fecours.
Employtz tos les ttaits que foatnit
la Satyre
Contre wne ativite, qui dn matin
au foir
La fait conyir ,fantere rir.
Alfez imprndemment je lay premti
d'écrire;
Car quelle raion peut valoir
Conttc ap lkger defaut que la jeo.
neffe donnè,
Etqac je me connois perfonne
Quine vonlaft encore avoit.
Avecque quatorze ans écris far b
vilage,
lvons firoit beau voir prendre as air ferieux.ig0
GALANT. 95
X renverfeK, point lorde étably
par lufag.
Hés q9e peut on faire de mnieas
Que de folafhrer à voftre hze ?
Vous avez devant vous dix ans de
badinage.
Qu'ilne s'y mêle point de momens
ennuyenX.
Qu'entre les feux , les Ris ,séconle
ofe partage
Un temps f beau ,fprecieux,
Vows n'en aurcz que trop , belas 1
pour efre fage.
Tout bien confdert ,qu'ch-ce que
gate en vons
L'attivité qu'on vous reproche ?
Vofre fpris n'en el pas moins
doux.
Voiyeax n'en ble(lent pas , de moins
dangerenx coups
LInfenfible qui vons APproche.
Pous mene-toelle à ganche , os plus
loin qu'il ne fant
MEROVRE
Moins je trouve quun tel defaut
ofe lesagrémens que la natnytdon.
Par exemple voity der faiti
AeK conzus pour gu on sy fonit,
Les Zephirs, les Ruilfeans nn sar.
oftent jamais.
Parlear etrvité perdent ils lam
attraits?
Contre. elle p-il guelqu'un gu
gronde ,
Et voit on qu'on tronye .malvaš
Que ce Dieu que déja tboasfoarniAille fans cefle par le monde
Tioabler des ceurs lhurenfe paix!
Mais fans chercher f loin fani Tant de mifere,tt
Qocs cxemples d'attivind
Ne rencontrez, vons potnt dat
GALANT, 97
Il luy ficd bien, cn verile,
DE me propofer de vou s faire
Disleçons de tranguilittyo
Lny , gui foit n paix , foit en
Gonte moins le repos qe ne font les
Luy,guiprë/quefemblable à cei fers Paladins.i
Qui partouroient toute. la terte
Enleveà des Geans enuienx mae
tins
Nop de libertines Infantes,l
Mais en chemin faifant des Rlaces
tti mportant es ,sgnap ait
Qai de Theureufe. Francen árent
les deflins. atase A
Que far fes proccdez, Iris ,il refleEt quil nous dife un pèayil eroie
qe'ilfoit permjs sh
De confiderer com ne #p viceT
Ce counagensilant qi'ez luyle Ciel
Feurier 1692. E
MERCVRE
S quelqu' an pcat is'en plaindr
NO AVEC quelque jufice,usg
-9 ceneJont que nos Ennemis:
Comie la bonne foy dans mes dif.
Qh cours tolate,sRT934
sbdnte ne vous difimule pas E
Qoenfaivant mes confeils on peut
SAR faireun faux pas,ta"
Er que laffaire eft delicate.
font bons cependant;masjtate
E02 belle Iris
-b l.ne aur point qae je me fate,
2Le temps diminuèra leur prix.
*Ain qúand vos voudrez fuon
9i Regaidez-en totjours la datt.
al pe Pavis, la veille des Roi,
c4L'Anmil fex cens quatre:om
Temps ow par de feveres lois
-41ZEglife defend qu'os dpoufe
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Résumé : A MADAME D'USSÉ, Fille de M. de Vauban.
Dans une lettre en vers datée du 2 février 1692, un père s'adresse à sa fille, surnommée 'Iris', exprimant son inquiétude face à son activité incessante, qu'il compare à celle d'un papillon. Il reconnaît la difficulté de la corriger et son besoin d'aide. Le père critique cette activité, la décrivant comme allant du matin au soir, et faisant courir, chanter et rire sa fille. Il avoue ne pas avoir de raison valable pour lui reprocher ce défaut, soulignant que tout le monde en est pourvu. À quatorze ans, il aimerait la voir adopter un air plus sérieux. Il se demande ce qu'il peut faire de mieux que de la conseiller, notant qu'elle a devant elle dix ans de badinage sans moments ennuyeux, partageant son temps entre les feux, les rires et les seconds rôles. Il reconnaît que son esprit n'en est pas moins doux et ses coups pas moins dangereux. Il compare son activité à un infatigable qui la mène plus loin qu'il ne faut. Il mentionne que moins il trouve ce défaut agréable, plus il voit qu'il a des agréments que la nature donne, comme les Zéphyrs et les Ruisseaux. Il se demande si parler d'activité perd ses attraits et s'il y a quelqu'un qui gronde contre elle. Il évoque un Dieu qui troublerait la paix des cœurs sans cette activité. Le père conclut en suggérant que des leçons de tranquillité, comme celles des Paladins, seraient nécessaires.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 244-251
A MADAME LA COMTESSE D'ALEGRE.
Début :
Vous avez raison, Madame, d'estre inquiete de la santé / Non, charmante Iris, dans ma Lettre, [...]
Mots clefs :
Iris, Inde, Teint, Éclat, Beauté, Portrait
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A MADAME LA COMTESSE D'ALEGRE.
Vous avez raiſon , Madame,
d'eſtre inquiete de la fanté
d'une des plus illuftres perſonnes
de voſtre ſexe.Madame
des Houlieres, dont on a publié
la mort dans voſtre Province,
eſt encore pleine de
vie; mais elle eſt toujours attaquée
d'un mal facheux qui
alarme ſes amis , quoy qu'il y
ait tout lieu d'eſperer que les
remedes & les ſoins que prennent
d'elle des Medecins tres-
1
GALANT. 245
1
habiles la retabliront dans ſa
premiere ſanté. Comme vous
recherchez curicuſement tous
ſes ouvrages, je vous envoye
l'Epitre que vous m'avez demandée.
C'eſt une réponſe à
une Lettre que Madame la
Comteſſe d'Alegre luy avoit
écrite ſur l'Epitre à M' Arnaut,
Fermier General, où elle
la louoit de ce qu'elle y avoit
mis tous les Trefors des Indes.
-подоро
X iij
246 MERCURE
525255 52525252222
:
A MADAME
LACOMTESSE
D'A LEGRE
N
On , charmante Iris , dans
ma Lettre
Je n'ay point employé les précieux
tresors
Que l'Inde étalefurses bords.
Qand on veut parler juste , on ne
Sçauroit les mettre
Que dans l'expreffion des brillantes
couleurs ,
Quifont queles plus vivesfleurs
GALANT. 247
Avec vostre beau teint n'oferoientse
commettre.
S'il arrive qu'un jourje chante dans
mes Vers
Ce teint toujours vainqueur des plus
affreux hivers ,
Quene pourray-jepoint là- deſſus me
promettre?
S
Des roses dont àson réveil
La jeune Amante de Cephale
Sême la route du Soleil ,
Des pleurs dont s'enrichit laMer 0-
rientale ,
Lors queson tendre coeur déteste le
D'un vieux Epoux contraint de deve-
Sommeil
nir Cigale',
Le prendray lafraischeur ,le blanc .
le vermeil,
X iiij
248 MERCURE
Pour compofer un teint àvostre teint
pareily 1.0.9rig
Etje ne feray rien cependant qui
légale
S
Ces precieuses gouttes d'eau,
Que la brulante ardeur du celefte
flambeau
Durcitdans leſein de la terre ,
LesDiamans , ces beaux cailloux
Du feu de vos regards , ce feu bril
lant&doux ,
Plusà craindre partout que lesfeux
duTonnerre,
Serviront à peindre l'éctatyand
Etdans ladureté qui leur est naturelle,
3
Peut- estre trouverois -je à faire un
parallele
D'un coeur que mille Amans accufent
d'estre ingrat.
GALANT. 249
Pourpeindre la beauté de cette treffe
blonde, h
Que les jeunes Zephirs , ces petits
imprudens ,
Rendent quelquefois vagabonde,
Feprendray le soleil, lors qu'aufortir
de l'onde
Le bain aura renduſes rayons plus
ardens.
Iris , quandje je voudray parler de
voftre bouche,
Le rouge du Rubis fera d'un grand
Ce bean rouge fi vif, qu' on crains
Secours ,
presque toujours eta 19
Dese bruler quand on y touche.
Voilà pour vous , aimable Iris,
Cequ'on peut emprunterfur le RivageMore
ピー
250 MERCURE
Maisà ce riche amas de rayons, de
Rubis,
De Diamans , de fleurs qu'on vient
de voir éclore ,
Et de Perles que font les larmes de
l'Aurore ,
Lors qu'elle les répand dans le fein
deThetis,
Ilmanque quelque chose encore.
C'est un esprit foltde, agreable, élevé,
Quine cherche point a paroiſtre ,
Et qui par un excellent Maistre
Futdés le berceau cultivé.
C'est un coeurgenereux ,fincere, adroit
&tendre ,
Toujours par la vertu conduit&pré-
Servé
D'un dangereux poison pour les coeurs
reservé ,
::
Quid'abord les reduit en cendre,
GALANT. 251
Ou tout cela peut-ilse prendre ?
Iris, quandje l'auray trouvé,
Le portrait que pour vous je brule
d'entreprendre ,
Sera fi reſſemblant&Si bien achevé,
Qu'on ne pourrapas s'yméprendre.
d'eſtre inquiete de la fanté
d'une des plus illuftres perſonnes
de voſtre ſexe.Madame
des Houlieres, dont on a publié
la mort dans voſtre Province,
eſt encore pleine de
vie; mais elle eſt toujours attaquée
d'un mal facheux qui
alarme ſes amis , quoy qu'il y
ait tout lieu d'eſperer que les
remedes & les ſoins que prennent
d'elle des Medecins tres-
1
GALANT. 245
1
habiles la retabliront dans ſa
premiere ſanté. Comme vous
recherchez curicuſement tous
ſes ouvrages, je vous envoye
l'Epitre que vous m'avez demandée.
C'eſt une réponſe à
une Lettre que Madame la
Comteſſe d'Alegre luy avoit
écrite ſur l'Epitre à M' Arnaut,
Fermier General, où elle
la louoit de ce qu'elle y avoit
mis tous les Trefors des Indes.
-подоро
X iij
246 MERCURE
525255 52525252222
:
A MADAME
LACOMTESSE
D'A LEGRE
N
On , charmante Iris , dans
ma Lettre
Je n'ay point employé les précieux
tresors
Que l'Inde étalefurses bords.
Qand on veut parler juste , on ne
Sçauroit les mettre
Que dans l'expreffion des brillantes
couleurs ,
Quifont queles plus vivesfleurs
GALANT. 247
Avec vostre beau teint n'oferoientse
commettre.
S'il arrive qu'un jourje chante dans
mes Vers
Ce teint toujours vainqueur des plus
affreux hivers ,
Quene pourray-jepoint là- deſſus me
promettre?
S
Des roses dont àson réveil
La jeune Amante de Cephale
Sême la route du Soleil ,
Des pleurs dont s'enrichit laMer 0-
rientale ,
Lors queson tendre coeur déteste le
D'un vieux Epoux contraint de deve-
Sommeil
nir Cigale',
Le prendray lafraischeur ,le blanc .
le vermeil,
X iiij
248 MERCURE
Pour compofer un teint àvostre teint
pareily 1.0.9rig
Etje ne feray rien cependant qui
légale
S
Ces precieuses gouttes d'eau,
Que la brulante ardeur du celefte
flambeau
Durcitdans leſein de la terre ,
LesDiamans , ces beaux cailloux
Du feu de vos regards , ce feu bril
lant&doux ,
Plusà craindre partout que lesfeux
duTonnerre,
Serviront à peindre l'éctatyand
Etdans ladureté qui leur est naturelle,
3
Peut- estre trouverois -je à faire un
parallele
D'un coeur que mille Amans accufent
d'estre ingrat.
GALANT. 249
Pourpeindre la beauté de cette treffe
blonde, h
Que les jeunes Zephirs , ces petits
imprudens ,
Rendent quelquefois vagabonde,
Feprendray le soleil, lors qu'aufortir
de l'onde
Le bain aura renduſes rayons plus
ardens.
Iris , quandje je voudray parler de
voftre bouche,
Le rouge du Rubis fera d'un grand
Ce bean rouge fi vif, qu' on crains
Secours ,
presque toujours eta 19
Dese bruler quand on y touche.
Voilà pour vous , aimable Iris,
Cequ'on peut emprunterfur le RivageMore
ピー
250 MERCURE
Maisà ce riche amas de rayons, de
Rubis,
De Diamans , de fleurs qu'on vient
de voir éclore ,
Et de Perles que font les larmes de
l'Aurore ,
Lors qu'elle les répand dans le fein
deThetis,
Ilmanque quelque chose encore.
C'est un esprit foltde, agreable, élevé,
Quine cherche point a paroiſtre ,
Et qui par un excellent Maistre
Futdés le berceau cultivé.
C'est un coeurgenereux ,fincere, adroit
&tendre ,
Toujours par la vertu conduit&pré-
Servé
D'un dangereux poison pour les coeurs
reservé ,
::
Quid'abord les reduit en cendre,
GALANT. 251
Ou tout cela peut-ilse prendre ?
Iris, quandje l'auray trouvé,
Le portrait que pour vous je brule
d'entreprendre ,
Sera fi reſſemblant&Si bien achevé,
Qu'on ne pourrapas s'yméprendre.
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Résumé : A MADAME LA COMTESSE D'ALEGRE.
Madame des Houlières est vivante malgré des rumeurs de décès. Elle souffre d'un mal préoccupant, mais ses amis espèrent sa guérison grâce à des soins médicaux. La lettre inclut une épître demandée par la destinataire, qui est une réponse à la Comtesse d'Alegre. Dans cette épître, Madame des Houlières explique qu'elle réserve les trésors de l'Inde pour décrire la beauté de la Comtesse. Elle compare divers éléments naturels et précieux aux qualités de la Comtesse, tels que son teint, ses cheveux blonds et sa bouche. Cependant, elle souligne qu'il manque encore un esprit fort, agréable et élevé, ainsi qu'un cœur généreux et tendre, pour compléter le portrait de la Comtesse.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7
p. 24-35
LETTRE du P. A. J. à un Ami.
Début :
Ami veux-tu sçavoir l'usage des momens [...]
Mots clefs :
Yeux, Homme, Esprit, Vie, Raison, Objets
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE du P. A. J. à un Ami.
LETTRE du P. A. J. k un Ami*
AMi , veux-tu sjavoir l'usage des momens
Qui composent ma vie
Peut être en les trouvant si doux &si chair
mans >
Me porteras-tu quelqu'envie.
A ce plaisant début que tu crois impos
teur,
Cher Ami , tu vas rire.
XI me semble. déja te voir d'un air railleur
Me lancer un trait de Satyre,
m
tìfòitbeau j diras- tu , voir au fond d'un Bu»
reau
L'éleve d'Uraniè ,
D'abbatcre , disputer sur le prix (*) d'un Tau*
reau , _ '
Et prostituer son ge'nici
f®
Cette main, qui jadis-calcu loir du Soleil
(m) L'jluttur étoit alors Procureur dnnt
ht Maijm d» Btrry*
Les.
JANVIER. i7jo.
Les mouvemens rapides ,
Suppute maintenant les profits d'un (*')
Chepteil ,
Avec des Paysans stupides.
9-
Mon poste à ce coup d'oeil est âtonjuge-íment
Ignoble autant que rude :
Mais apprens que j'en fais un doux amuse
ment, -
Ei non pas une triste étude.
Par- lâ j'ai trouvé fart d'étayer de mon
cotps
La prochaine ruine s
Je sens de jour en jour s'animer les ressorts »
De cette importante machine.
m
En faisant succéder le travail au repos , ,
La Campagne à la Ville ,
Je médite , je lis , & je mêle à* propos «*
Le doux à l'honnête & futile.
m
Des fameux Orateurs relisant lesEcritJ^
( a) Esfetc de Fermage À U C*r»t*&ne.
Leuç
zS MERCURE DE FRANCE.
Leur sublime m'cngage:
Jfc m'efforce à l'cnvi de ces briltans esprits^
De parler le même langagem
Dès Poètes le feu , le tour , la liberté
M'éleve à l'héroïque :
En lisant de beaux Vers je me sens transiporté
D'une ardeur toute Poétique.
tá
Je n'y succombe pas , les austères leçons-
De la Philosophie
M'avertissent tout bas que ces tours , ces douxsons
,
Ne font qu'une douce folie-
0
Jë l'écoute , & formant de plus nobles f r©»
jets
Au gré de la sagesse ,
J'élève non esprit aux differens objets ,
Qu'elle me présenté sans ceíïè.
Libre depuis long - tems du servile far
deau
\ -
Des préjugez Vulgaires ,
©e la foy cru raison révère le 'bandeau »
Miis>
JANVIER. 175*. s*fc
Mais hors de-li point de mystères.
La sagesse de Dieu . la suprême raisoa ■
A fondé la nature ,
Tout s'y fait . tout s'y meut , par la combi
naison ; .
Le poids , Ic nombre , la mesure*
a
Jè n'y cherche donc point de vaines fa- -
culcez
Qu'enfanta Tignorance
De formes , ni d'horreurs , d'ocultes qualitez
,
Et bien moins encor d'exigence»
Jè contemplé des Cieux le superbe coi*v
tour
Et leurs clartez errantes :
Je les vois ramener & la nuit & le jour» -
Mais par des routes différentes.
m
Je m'éleve en esprit vers cette Région t ,
Qui ce monde limite :
Ah ! qu'alors cette utile & douce fiction
Rend la terre à mes yeux petite !
te
■ff MERCURE DE FRANCE."
Je cherche les raisons qui forment dans lès airs-
L'Eclair & le Tonnere :
Jf apprens celles qui sent se retirer les Mers,
Et se répandre sur la terre.
Mbn esprit curieux, va chercher lès mé
taux
Dans leurs profondes mines :
Et parcourant les Mers-, desselles, des Co*
raux ,
Développe les origines. ,
Ees> corps, des animaux & leurs ressorts di
vers
Sont autant de miracles,
te détail inhni Áe ceváste Univers*
N'otfre que d'étonnans spectacles.
Qu and ces points animer,, ces atomes vivans
Qu'un verre nous découvre
Présentent à mes yeux mille objets surpre
nants :
C'est un monde nouveau qui s'ouvre.
m
Jene méprise poinítes curieux hazards
De.
jANVtËR. 1730. 2?
t)e l'obscure Chymie.-
Xn un mot , cher Ami , je culcive les arcs ,
Que culcive l'Âcadémie.
Exempt d'entêtement comme de passions ,
Tu peux bien me connoître,
Quoiqu'on en dise. Ami, dans mes opi
nions ,
. Je ne me fixe point de Maître.
m
Sectateur dès Anciens- ainsi que des Ré
cens j
Mais toujours équitable »»
De qui fuit la raison, de qui suit le bon*
sens ;
j£ tâche d'être inséparable.
Aristote me plaît > soit dans ses animaux "s
Soit dans fa* Poétique $ .' .
J'admire son esprit dans bien d'autres tra
vaux ,
Mais, je méprise fa Physique.
0
Au reste, ne crois pas que toujours oc
cupé
De Sciences stériles,
Ebloui'
j6 MERCURE DE FRANGÉ.
Ébloui par l'éclat & par l'orgiïeil dupé,
J'en néglige de plus utiles.
m »
Non , non , je dis souvent : cessea de raç
tenter
Eclatantes Etudes :
fc'homme en vous cultivant,que fait-il,qu'fnigf«
menter
Ses travaux • ses inquiétudes /
8
Votre éclat éblouit , votre sublimité
De nos esprits abuse.
Mais vous n'étes pourtant qu'ombre , que
«anité
Où l' homme follement s'amuse-.
m
Pans ce siécle éclairé que les beaux- Arts ont
.fait ,
Un progrès incroyable
L'homme est-il devenu plus heureux, plue
parfait í
. Non : mais pe«t- être plus coupable.
m
Oui , f'homme, en découvrant par de pé
nibles foins
Tant ds choses fi belles ,
N**
JANVIER. 1730. 31
N'a fait que découvrir mille nouveaux be
soins ,
Se former des chaînes nouvelles.
&
Se connoître soi-même est le premier dé
voir
Que le Ciel nous impose.
Osons ce beau dessein fortement concevoir i--
On l'éxecute quand on 1'ose.
C'est ainsi qu'à percer les repKs de no»!
coeur , . •
, Jém'excire moi-même :
Mais on ne devient pas si promptement vaiÌM
queur ,
Des deffáutí que souvent on aime»-
3 * /
J*ai pourtant écrasé des Tyrans de no*
jour*
La tête fastueuse :
Ees désirs de briller , Domestiques VaKr
tours,. ;..
^ ìic troublent plus ma vie heureuse. .
«•*«•-- • •
Ehvain» devant mes yeux éclairent les appas f
De tëestime publique, .
Hea.
i/ï MERCURË DE FRONCÉ
Heureux, je sçais goûter loin d'un brîllarilt
fracas ,
Ême vie humble & pacìfiquev
Content d quelque ami pour moi plein* de
bonté
Dé lire mes Ouvrages »
Qn" ne tneverra point du Public redouté*
Briguer les orgueilleux suffrages.
m
Je cherche dans mon coeur ce qui' faîc'
avorter '
Les efforts de la grâce s
Sûr qu'au gré de mes voeux , qu'elle sçait
Consulter,-
Elle est- > ou n'est pas efficace.
Je nombre toúí les maux qui marchent fur
les pas*
De la fiere opulence;
Je vois que le bonheur ne se rencontré pas-
Dans les biens , mais dans l'innocencem
D"e nos mystères saints je fondé les abords -j
Redoutable entreprise ! < -
tíáis utile pourtant quand on fuit les efforts
D'une raison droite Se soumise.
Mer
JANVIER. 1750. ??
m
Merveilles de la foi , ne peut-on vous pxncr
Pe couleurs encor neuyes ?
rAnciennes Vérités , ne peut-on vous donnei
Encor de nouvelles preuves ì
SB
Pour louer des mortels , on use tous les
tours
Ç£ue fournit l'éloquence ;
Et nous ne pourrions pas par de nouveaux
discours
Rendre aimable la Providence !
Malgré les beaux dehors dont il est revêtus
Je découvre le vice ;
Et des attraits naïfs de l'aimable vertu.
Je fjais distinguer l'artifice.
m
Objets toujours divers de méditation
Les Passions humaines ,
Les haines , les defirs , l'orgueil , l'ambfc
íipn ,
Me fournissent d'étranges Scènes.
m
Observateur exact, je les fuis pas â pa?
Pans leurs routes obliques)
'lai
=54 MERCURE DE FRANCE,
implacable ennemi de quiconque n'est pas
Homme droit à mes yeux stoïques.
8
Je déteste surtout cet Art contagieux
Qui corrompt les oreilles ,•
fQui toûjours chez les Grands d'un son har
monieux
Leur chante leurs propres merveilles.
81
<0 Vous de qui dépend le destia des hu
mains ,
Arbicres du mérite ,
STous les jours vos flatteurs ravissent dans vos
maùis
prix de la vertu proscrite.
m
De vils adulateurs vous recevez Tcncens»
Idoles de la terre ,*
Jkîais fçachez que du Dieu qui jugera íes
Grands
Cet encens forme le Tonnere.
m
Mais oû m'enlevez - vous d'un vol auda
cieux,
Capricieuse Guide?
/íh ! Muse , descendons ; pour voler dans le*
-Cieux
Je n'ai pas l'aile assez rapide. * .
.C'est
. JANVIER. ,730. 15
(C'est ainsi , cher ami , que je passe les
jours
Quela Parque me filej
ïls ne fonc pas brillans , il est yrai / mais
leur cours
En est plus doux & plus tranquille.
AMi , veux-tu sjavoir l'usage des momens
Qui composent ma vie
Peut être en les trouvant si doux &si chair
mans >
Me porteras-tu quelqu'envie.
A ce plaisant début que tu crois impos
teur,
Cher Ami , tu vas rire.
XI me semble. déja te voir d'un air railleur
Me lancer un trait de Satyre,
m
tìfòitbeau j diras- tu , voir au fond d'un Bu»
reau
L'éleve d'Uraniè ,
D'abbatcre , disputer sur le prix (*) d'un Tau*
reau , _ '
Et prostituer son ge'nici
f®
Cette main, qui jadis-calcu loir du Soleil
(m) L'jluttur étoit alors Procureur dnnt
ht Maijm d» Btrry*
Les.
JANVIER. i7jo.
Les mouvemens rapides ,
Suppute maintenant les profits d'un (*')
Chepteil ,
Avec des Paysans stupides.
9-
Mon poste à ce coup d'oeil est âtonjuge-íment
Ignoble autant que rude :
Mais apprens que j'en fais un doux amuse
ment, -
Ei non pas une triste étude.
Par- lâ j'ai trouvé fart d'étayer de mon
cotps
La prochaine ruine s
Je sens de jour en jour s'animer les ressorts »
De cette importante machine.
m
En faisant succéder le travail au repos , ,
La Campagne à la Ville ,
Je médite , je lis , & je mêle à* propos «*
Le doux à l'honnête & futile.
m
Des fameux Orateurs relisant lesEcritJ^
( a) Esfetc de Fermage À U C*r»t*&ne.
Leuç
zS MERCURE DE FRANCE.
Leur sublime m'cngage:
Jfc m'efforce à l'cnvi de ces briltans esprits^
De parler le même langagem
Dès Poètes le feu , le tour , la liberté
M'éleve à l'héroïque :
En lisant de beaux Vers je me sens transiporté
D'une ardeur toute Poétique.
tá
Je n'y succombe pas , les austères leçons-
De la Philosophie
M'avertissent tout bas que ces tours , ces douxsons
,
Ne font qu'une douce folie-
0
Jë l'écoute , & formant de plus nobles f r©»
jets
Au gré de la sagesse ,
J'élève non esprit aux differens objets ,
Qu'elle me présenté sans ceíïè.
Libre depuis long - tems du servile far
deau
\ -
Des préjugez Vulgaires ,
©e la foy cru raison révère le 'bandeau »
Miis>
JANVIER. 175*. s*fc
Mais hors de-li point de mystères.
La sagesse de Dieu . la suprême raisoa ■
A fondé la nature ,
Tout s'y fait . tout s'y meut , par la combi
naison ; .
Le poids , Ic nombre , la mesure*
a
Jè n'y cherche donc point de vaines fa- -
culcez
Qu'enfanta Tignorance
De formes , ni d'horreurs , d'ocultes qualitez
,
Et bien moins encor d'exigence»
Jè contemplé des Cieux le superbe coi*v
tour
Et leurs clartez errantes :
Je les vois ramener & la nuit & le jour» -
Mais par des routes différentes.
m
Je m'éleve en esprit vers cette Région t ,
Qui ce monde limite :
Ah ! qu'alors cette utile & douce fiction
Rend la terre à mes yeux petite !
te
■ff MERCURE DE FRANCE."
Je cherche les raisons qui forment dans lès airs-
L'Eclair & le Tonnere :
Jf apprens celles qui sent se retirer les Mers,
Et se répandre sur la terre.
Mbn esprit curieux, va chercher lès mé
taux
Dans leurs profondes mines :
Et parcourant les Mers-, desselles, des Co*
raux ,
Développe les origines. ,
Ees> corps, des animaux & leurs ressorts di
vers
Sont autant de miracles,
te détail inhni Áe ceváste Univers*
N'otfre que d'étonnans spectacles.
Qu and ces points animer,, ces atomes vivans
Qu'un verre nous découvre
Présentent à mes yeux mille objets surpre
nants :
C'est un monde nouveau qui s'ouvre.
m
Jene méprise poinítes curieux hazards
De.
jANVtËR. 1730. 2?
t)e l'obscure Chymie.-
Xn un mot , cher Ami , je culcive les arcs ,
Que culcive l'Âcadémie.
Exempt d'entêtement comme de passions ,
Tu peux bien me connoître,
Quoiqu'on en dise. Ami, dans mes opi
nions ,
. Je ne me fixe point de Maître.
m
Sectateur dès Anciens- ainsi que des Ré
cens j
Mais toujours équitable »»
De qui fuit la raison, de qui suit le bon*
sens ;
j£ tâche d'être inséparable.
Aristote me plaît > soit dans ses animaux "s
Soit dans fa* Poétique $ .' .
J'admire son esprit dans bien d'autres tra
vaux ,
Mais, je méprise fa Physique.
0
Au reste, ne crois pas que toujours oc
cupé
De Sciences stériles,
Ebloui'
j6 MERCURE DE FRANGÉ.
Ébloui par l'éclat & par l'orgiïeil dupé,
J'en néglige de plus utiles.
m »
Non , non , je dis souvent : cessea de raç
tenter
Eclatantes Etudes :
fc'homme en vous cultivant,que fait-il,qu'fnigf«
menter
Ses travaux • ses inquiétudes /
8
Votre éclat éblouit , votre sublimité
De nos esprits abuse.
Mais vous n'étes pourtant qu'ombre , que
«anité
Où l' homme follement s'amuse-.
m
Pans ce siécle éclairé que les beaux- Arts ont
.fait ,
Un progrès incroyable
L'homme est-il devenu plus heureux, plue
parfait í
. Non : mais pe«t- être plus coupable.
m
Oui , f'homme, en découvrant par de pé
nibles foins
Tant ds choses fi belles ,
N**
JANVIER. 1730. 31
N'a fait que découvrir mille nouveaux be
soins ,
Se former des chaînes nouvelles.
&
Se connoître soi-même est le premier dé
voir
Que le Ciel nous impose.
Osons ce beau dessein fortement concevoir i--
On l'éxecute quand on 1'ose.
C'est ainsi qu'à percer les repKs de no»!
coeur , . •
, Jém'excire moi-même :
Mais on ne devient pas si promptement vaiÌM
queur ,
Des deffáutí que souvent on aime»-
3 * /
J*ai pourtant écrasé des Tyrans de no*
jour*
La tête fastueuse :
Ees désirs de briller , Domestiques VaKr
tours,. ;..
^ ìic troublent plus ma vie heureuse. .
«•*«•-- • •
Ehvain» devant mes yeux éclairent les appas f
De tëestime publique, .
Hea.
i/ï MERCURË DE FRONCÉ
Heureux, je sçais goûter loin d'un brîllarilt
fracas ,
Ême vie humble & pacìfiquev
Content d quelque ami pour moi plein* de
bonté
Dé lire mes Ouvrages »
Qn" ne tneverra point du Public redouté*
Briguer les orgueilleux suffrages.
m
Je cherche dans mon coeur ce qui' faîc'
avorter '
Les efforts de la grâce s
Sûr qu'au gré de mes voeux , qu'elle sçait
Consulter,-
Elle est- > ou n'est pas efficace.
Je nombre toúí les maux qui marchent fur
les pas*
De la fiere opulence;
Je vois que le bonheur ne se rencontré pas-
Dans les biens , mais dans l'innocencem
D"e nos mystères saints je fondé les abords -j
Redoutable entreprise ! < -
tíáis utile pourtant quand on fuit les efforts
D'une raison droite Se soumise.
Mer
JANVIER. 1750. ??
m
Merveilles de la foi , ne peut-on vous pxncr
Pe couleurs encor neuyes ?
rAnciennes Vérités , ne peut-on vous donnei
Encor de nouvelles preuves ì
SB
Pour louer des mortels , on use tous les
tours
Ç£ue fournit l'éloquence ;
Et nous ne pourrions pas par de nouveaux
discours
Rendre aimable la Providence !
Malgré les beaux dehors dont il est revêtus
Je découvre le vice ;
Et des attraits naïfs de l'aimable vertu.
Je fjais distinguer l'artifice.
m
Objets toujours divers de méditation
Les Passions humaines ,
Les haines , les defirs , l'orgueil , l'ambfc
íipn ,
Me fournissent d'étranges Scènes.
m
Observateur exact, je les fuis pas â pa?
Pans leurs routes obliques)
'lai
=54 MERCURE DE FRANCE,
implacable ennemi de quiconque n'est pas
Homme droit à mes yeux stoïques.
8
Je déteste surtout cet Art contagieux
Qui corrompt les oreilles ,•
fQui toûjours chez les Grands d'un son har
monieux
Leur chante leurs propres merveilles.
81
<0 Vous de qui dépend le destia des hu
mains ,
Arbicres du mérite ,
STous les jours vos flatteurs ravissent dans vos
maùis
prix de la vertu proscrite.
m
De vils adulateurs vous recevez Tcncens»
Idoles de la terre ,*
Jkîais fçachez que du Dieu qui jugera íes
Grands
Cet encens forme le Tonnere.
m
Mais oû m'enlevez - vous d'un vol auda
cieux,
Capricieuse Guide?
/íh ! Muse , descendons ; pour voler dans le*
-Cieux
Je n'ai pas l'aile assez rapide. * .
.C'est
. JANVIER. ,730. 15
(C'est ainsi , cher ami , que je passe les
jours
Quela Parque me filej
ïls ne fonc pas brillans , il est yrai / mais
leur cours
En est plus doux & plus tranquille.
Fermer
Résumé : LETTRE du P. A. J. à un Ami.
Dans sa lettre, le P. A. J. partage ses occupations et réflexions quotidiennes. Il décrit son travail actuel comme ignoble, mais il parvient à en faire un amusement doux plutôt qu'une étude triste. Il alterne entre travail et repos, campagne et ville, méditation et lecture. Les écrits des orateurs et des poètes l'inspirent, bien qu'il soit conscient que ces passions sont des folies douces grâce aux leçons de la philosophie. L'auteur s'intéresse à la contemplation de la nature et de l'univers, cherchant à comprendre des phénomènes naturels tels que les éclairs, les marées et les métaux. Il admire à la fois les anciens et les récents, tout en restant équitable et en suivant le bon sens. Il critique les sciences stériles qui éblouissent sans rendre l'homme plus heureux ou parfait. Il valorise la connaissance de soi et une vie humble et pacifique, loin du bruit et des chaînes des désirs. Il observe les passions humaines et les fuit, détestant l'art de la flatterie. La lettre se termine par une réflexion sur la foi et la vertu, et une critique des flatteurs qui corrompent les grands. L'auteur conclut en décrivant sa vie tranquille et douce, malgré l'absence de brilliance.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
8
p. 1336-1338
A M. de M*** Fermier General, pour M. Ferré, Brigadier au Croisic en Bretagne, sur ce que son Capitaine General lui a interdit l'exercice de son Employ. Par Mlle de Malcrais de la Vigne.
Début :
Genereux de M***, [...]
Mots clefs :
M. Ferré, Malcrais, Manteau, Vertu
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A M. de M*** Fermier General, pour M. Ferré, Brigadier au Croisic en Bretagne, sur ce que son Capitaine General lui a interdit l'exercice de son Employ. Par Mlle de Malcrais de la Vigne.
A M. de M *** Fermier General ;
pour M. Ferré , Brigadier au Croisic en
Bretagne , sur ce que son Capitaine General
lui a interdit l'exercice de son Employ.
Par Mlle de Malcrais de la Vigne,
G Enereux de M ***
Malcrais , des Muses amie ,
Très-humblement vous supplie ,
D'user de compassion ,
Pour Ferré gentil génie ,
A qui , sans attention ,
On fait interdiction ,
De quoi ? pas moins
que de vie ,
II. Vol.
Gaz
JUIN. 1734-
337
Car, si fortune ennemie
Lui fait altercation ,
Et de sa Commission
Durement le congédie ,
C'est le mettre à l'agonie,
Dautant que l'extrême faim
Si ce qu'on dit est certain ,
Est extrême maladie.
Mal il n'a fait , je parie ,
J'en mettrois mon doigt au feu.
M *** , pensez un peu
Que la Capitainerie ,
En l'attaquant sur son jeu ,
C'est Malcrais qu'elle injurie.
Si Ferré n'eût point été
D'une exacte probité ,
D'une austere prud'hommie ,
Mes Vers auroient-ils chanté
Son fameux Manteau mitté ,
Dont en dépit de l'envie ,
Le mérite illimité
Vole à la posterité ?
La preuve est incontestable ,
Que c'est à travers les trous
De ce Manteau respectable ,
Que la vertu veritable
de tous..
Doit briller aux yeux
Ami zelé du Parnasse
JL. Vol.
Dy M.
1338 MERCURE DE FRANCE
M *** , écoutez - moi , >
Non , vous n'êtes point de glace ,
Je le sens , je le prévoi ,
Vous permettrez qu'on lui rende
L'usage de son emploi.
Ah ! Ciel , quel chagrin pour moi .
S'il faut que mon Héros vende
Pour avoir un peu de pain
Sa celebre Houpelande ;
Combien peut- être un douzain ;
Un Fripier dur et vilain ,
Qu'un cruel profit échauffe ,
Ne s'arrêtant qu'à l'étoffe ,
Ne prisant pas un fétu ,
Scs qualitez admirées ,
Et sa puissante vertu ,
Que mes Vers ont consacrées ;
Proprietez , que jamais
N'auront étoffes dorées ,
Ni les plus fins Vanroba
Dissipez l'affreuse peine ,
Qui me trouble le cerveau .
Grands Dieux ! quelle ame inhumaine
Peut ôter à Diogene ,
Son Ecuelle et son Manteau.
Ce Placet a été répondufavorablement.
pour M. Ferré , Brigadier au Croisic en
Bretagne , sur ce que son Capitaine General
lui a interdit l'exercice de son Employ.
Par Mlle de Malcrais de la Vigne,
G Enereux de M ***
Malcrais , des Muses amie ,
Très-humblement vous supplie ,
D'user de compassion ,
Pour Ferré gentil génie ,
A qui , sans attention ,
On fait interdiction ,
De quoi ? pas moins
que de vie ,
II. Vol.
Gaz
JUIN. 1734-
337
Car, si fortune ennemie
Lui fait altercation ,
Et de sa Commission
Durement le congédie ,
C'est le mettre à l'agonie,
Dautant que l'extrême faim
Si ce qu'on dit est certain ,
Est extrême maladie.
Mal il n'a fait , je parie ,
J'en mettrois mon doigt au feu.
M *** , pensez un peu
Que la Capitainerie ,
En l'attaquant sur son jeu ,
C'est Malcrais qu'elle injurie.
Si Ferré n'eût point été
D'une exacte probité ,
D'une austere prud'hommie ,
Mes Vers auroient-ils chanté
Son fameux Manteau mitté ,
Dont en dépit de l'envie ,
Le mérite illimité
Vole à la posterité ?
La preuve est incontestable ,
Que c'est à travers les trous
De ce Manteau respectable ,
Que la vertu veritable
de tous..
Doit briller aux yeux
Ami zelé du Parnasse
JL. Vol.
Dy M.
1338 MERCURE DE FRANCE
M *** , écoutez - moi , >
Non , vous n'êtes point de glace ,
Je le sens , je le prévoi ,
Vous permettrez qu'on lui rende
L'usage de son emploi.
Ah ! Ciel , quel chagrin pour moi .
S'il faut que mon Héros vende
Pour avoir un peu de pain
Sa celebre Houpelande ;
Combien peut- être un douzain ;
Un Fripier dur et vilain ,
Qu'un cruel profit échauffe ,
Ne s'arrêtant qu'à l'étoffe ,
Ne prisant pas un fétu ,
Scs qualitez admirées ,
Et sa puissante vertu ,
Que mes Vers ont consacrées ;
Proprietez , que jamais
N'auront étoffes dorées ,
Ni les plus fins Vanroba
Dissipez l'affreuse peine ,
Qui me trouble le cerveau .
Grands Dieux ! quelle ame inhumaine
Peut ôter à Diogene ,
Son Ecuelle et son Manteau.
Ce Placet a été répondufavorablement.
Fermer
Résumé : A M. de M*** Fermier General, pour M. Ferré, Brigadier au Croisic en Bretagne, sur ce que son Capitaine General lui a interdit l'exercice de son Employ. Par Mlle de Malcrais de la Vigne.
Mlle de Malcrais de la Vigne adresse une supplique à M. de M***, Fermier Général, pour M. Ferré, Brigadier au Croisic en Bretagne. Elle demande compassion pour M. Ferré, dont le Capitaine Général a interdit l'exercice de son emploi, le plongeant en grande difficulté. La supplique met en avant l'intégrité et la probité de Ferré, soulignant que ses vers célèbrent les mérites de son célèbre manteau mité, symbole de sa vertu. Mlle de Malcrais de la Vigne considère l'attaque contre Ferré comme une injure envers Malcrais et appelle M. de M*** à permettre à Ferré de reprendre son emploi. Elle exprime également la crainte que Ferré doive vendre son manteau pour subsister, ce qui serait une perte pour les qualités admirées et la vertu de Ferré. La supplique a été répondue favorablement.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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