Titre et contenu

Titre:

JOURNAL HISTORIQUE DU VOYAGE DE L'AMBASSADEUR DE PERSE EN FRANCE.

Premiers mots: Je vous entends, Messieurs, raisonner tous les jours les jours [...] Domaines: Sciences politiques, Sciences de la guerreMots clefs: Journal historique, Roi, Ambassadeur de Perse, Enfant, Arméniens, Évêque, Seigneurs, Femmes, Logis, Roi de Perse, Fille, Mains, Corps, Hommes, Honneur, Cheval, Religion, Ambassadeur, Mort, Femme, Époux, Europe, Peuple, Qualité, Officiers, Cérémonie, Audience, Ville, Lettres, Empereur, Enfants, Baptême, Garçon, Constantinople, Marchands, Voyage, Yeux, Sultan, Commerce, Palais, Mahométans, Mosquée, Prince, Marbre, Vin, Discours, Chevaux, Arménie, Bruit, Ennemis

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Relation / Nouvelle politique

Auteur et provenance du texte

Genre de l'auteur: Indéterminé

Résumé (IA)

Le journal relate la visite exceptionnelle de l'ambassadeur de Perse en France, mettant en lumière l'honneur accordé à cet événement et l'intérêt suscité par ses présents. Le roi de Perse, Sultan Ussain, fils de Soliman et petit-fils du Grand Séfi, règne sur douze royaumes vastes et célèbres. Connu pour sa magnanimité et son aversion pour la cruauté, sa cour est structurée avec des figures clés telles que le Sadré Caffa, chef spirituel, et plusieurs ministres d'État appelés Rohna Dolvet. Le Monadgen-Bachi, astrologue royal, voit ses prédictions respectées. Le roi consulte régulièrement un devin et est accompagné par le Hakim-Bachi, premier médecin, lors des repas. Une matrone du harem appose le sceau royal sur les requêtes. Les bâtiments perses, bien que moins structurés que ceux d'Europe, possèdent un charme admiré par les Européens. Le palais royal, situé à l'ouest de la grande place appelée Meidan, est remarquable. Cette place est utilisée pour des exercices équestres et est bordée par une mosquée impressionnante. La grande mosquée du roi, dédiée à Cha-Abbas, possède un portail monumental et une façade peinte en azur avec des feuilles dorées. Les minarets servent à appeler les fidèles à la prière. Les festins publics en Perse sont somptueux et servent à traiter des affaires d'État et à recevoir des ministres étrangers. Lors des repas, le roi est servi en premier, et la salle est décorée de manière symétrique avec des objets en or et des animaux exotiques. Les nobles portent des habits somptueux, inspirés de la mode romaine antique. Au début du XVIIIe siècle, la cour perse imitait la magnificence d'Assuérus lors des festins, mais sans sa tempérance. Les Européens invités appréciaient la nourriture mais étaient gênés par les manières de table persanes, qui interdisaient l'usage de couteaux, fourchettes et serviettes. Le royaume perse, vaste et puissant, maintenait environ 150 000 hommes pour protéger ses frontières contre divers voisins mahométans. L'armée perse ne possédait pas d'infanterie ni d'artillerie, et les Perses n'avaient pas de force navale malgré leur potentiel, les Arméniens dominant le commerce maritime. En 1715, M. de Feriol envoya M. Fabre en Perse, remplacé par M. Michel après la mort de Fabre. Michel négocia un traité de commerce, mais les Arméniens s'y opposèrent, accusant les Français de crimes et cherchant à les forcer à changer de religion. Les missionnaires et marchands français furent persécutés, notamment à Gandja et Tiflis.

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Copie numérique :
1715, 02 (supplément, Journal historique de l'ambassadeur de Perse en France)