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1
p. 235-239
Mariage de M. de Miroménil, [titre d'après la table]
Début :
Mr de Miromesnil Maistre des Requestes, President au [...]
Mots clefs :
M. Miromesnil, Président du conseil, Intendant, Mademoiselle , M. de Saint-Martin, Cérémonie, Évêque, Invités, Maison de Miromesnil, Nobles
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texteReconnaissance textuelle : Mariage de M. de Miroménil, [titre d'après la table]
Mª de Miromeſnil Maiſtre
des Requeſtes , Prefident au
GrandConſeil , Intendant en
la Province de Champagne,
&dont les Anceſtres ont poffedé
depuis pluſieurs fiecles
Vij
236 MERCURE :
les premieres dignitez du
Parlement de Roüen , a
épousé Mademoiselle Blan
che de Bar de Saint Martin,.
Fille de M de Saint Martin,
ancien Préſident au Préfidial
de Chalons . La Ceremonie
du Mariage fut faite le 14. de
ce mois par Meffire Loüis
Antoine de Noailles Pair de
France , Evefque & Comte
de Châlons , dans la Chapel
lede ſon Chaſteau de Sarry,
en préſence de Madame la
Ducheffe & Mademoiselle
de Noailles , & de pluſieurs
autres Perſonnes de qualité.
GALANT. 237
La Maiſon de M. de Miro
meſnilreſt des meilleures &
des plus anciennes de la Ro
be , diftinguée par des Am
baſſades , & par d'autres
grands emplois , & alliée aux
Maiſons de Chanvalon , du
Chaſteler , de Clermont, de
du Perron , de Briçonnet,
Courtin , de Mefmes ,Beau
molet, &pluſieurs autres du
Conſeil , & du Parlements
tant de Paris que de Norman
die. Celle de la Mariée eft
auſſi des plus anciennes &
des plus confiderables de la
Province. Jean de Bar fon fi
)
238 MERCURE
xiéme ou ſeptiéme Ayeul,s'é
tant trouvé avec les autres
Nobles de Champagne à la
Bataille d'Azincour , où l'Arriereban
eſtoit convoqué , fut
un de ceux qui s'y diftinguérent.
La Maiſon de Bar eft
alliée à celles de Neuville,
Lambeſſon, Godet, Ramcou,
Cochon - Verſanay
coſté maternel à celles de
Talon, Voifin, Perigny,Ponchartrain
, Dagueffeau ,Tu.
beuf& Hebert. Cette nouvelle
Mariée est belle & bien
faite. Elle a de l'eſprit,& ſçait
joindre à la Science de la
د
& du
Je
GALANT. 239
Cour l'innocence de la Province.
des Requeſtes , Prefident au
GrandConſeil , Intendant en
la Province de Champagne,
&dont les Anceſtres ont poffedé
depuis pluſieurs fiecles
Vij
236 MERCURE :
les premieres dignitez du
Parlement de Roüen , a
épousé Mademoiselle Blan
che de Bar de Saint Martin,.
Fille de M de Saint Martin,
ancien Préſident au Préfidial
de Chalons . La Ceremonie
du Mariage fut faite le 14. de
ce mois par Meffire Loüis
Antoine de Noailles Pair de
France , Evefque & Comte
de Châlons , dans la Chapel
lede ſon Chaſteau de Sarry,
en préſence de Madame la
Ducheffe & Mademoiselle
de Noailles , & de pluſieurs
autres Perſonnes de qualité.
GALANT. 237
La Maiſon de M. de Miro
meſnilreſt des meilleures &
des plus anciennes de la Ro
be , diftinguée par des Am
baſſades , & par d'autres
grands emplois , & alliée aux
Maiſons de Chanvalon , du
Chaſteler , de Clermont, de
du Perron , de Briçonnet,
Courtin , de Mefmes ,Beau
molet, &pluſieurs autres du
Conſeil , & du Parlements
tant de Paris que de Norman
die. Celle de la Mariée eft
auſſi des plus anciennes &
des plus confiderables de la
Province. Jean de Bar fon fi
)
238 MERCURE
xiéme ou ſeptiéme Ayeul,s'é
tant trouvé avec les autres
Nobles de Champagne à la
Bataille d'Azincour , où l'Arriereban
eſtoit convoqué , fut
un de ceux qui s'y diftinguérent.
La Maiſon de Bar eft
alliée à celles de Neuville,
Lambeſſon, Godet, Ramcou,
Cochon - Verſanay
coſté maternel à celles de
Talon, Voifin, Perigny,Ponchartrain
, Dagueffeau ,Tu.
beuf& Hebert. Cette nouvelle
Mariée est belle & bien
faite. Elle a de l'eſprit,& ſçait
joindre à la Science de la
د
& du
Je
GALANT. 239
Cour l'innocence de la Province.
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Résumé : Mariage de M. de Miroménil, [titre d'après la table]
Mª de Miromesnil, Maître des Requêtes, Président au Grand Conseil et Intendant de la Province de Champagne, provient d'une famille distinguée au Parlement de Rouen et alliée à plusieurs maisons illustres. Il a épousé Mademoiselle Blanche de Bar de Saint Martin, fille de M. de Saint Martin, ancien Président au Présidial de Chalons. Leur mariage a été célébré le 14 du mois par Monseigneur Louis Antoine de Noailles, Pair de France, Évêque et Comte de Châlons, dans la chapelle du château de Sarry, en présence de personnalités notables. La famille de Miromesnil est reconnue pour ses ambassades et autres hautes fonctions. La famille de la mariée est également ancienne et respectée en Champagne. Jean de Bar, ancêtre de la mariée, s'est distingué à la bataille d'Azincourt. La mariée est décrite comme belle, bien faite, spirituelle et cultivée, combinant innocence provinciale et grâce de la cour.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 312-317
Antiquitez de la Ville de Génes, & les divers changemens arrivez dans son Gouvernement, [titre d'après la table]
Début :
Je vous ay déjà parlé de Genes & de son Gouvernement. [...]
Mots clefs :
Gênes, Gouvernement, Consuls, Président, Élection, Nobles, Archevêque de Milan, Marquis, Successeurs, Duc de Milan, Conflits, Seigneurie
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texteReconnaissance textuelle : Antiquitez de la Ville de Génes, & les divers changemens arrivez dans son Gouvernement, [titre d'après la table]
Je
vous ay déja parlé de Genes
& de fon Gouvernement.
C'eſt uneVille tres - ancienne;
dont les Hiftoires fontmention
depuis plus de dix-huit
cens ans. Elle a eſté gouvernée
par des Confuls depuis
l'an 1100. juſqu'en 1257. que
le Peuple éleut Guillaume
Boccanegra pour Préſident
& pour Capitaine. Les Nobles
ayant repris le Gouvernement
en 1262. la mefme
faction
GALANT. 313
faction du Peuple éleut Si
mon Boccanegra en 1339. &
luy donna le titre de Duc.
Aprés que Jean de Murra,
& Jean de Valenti eurent
fucceſſivement occupé ſa place,
les Genois ſe ſoumirent à
Jean Visconti Archeveſque
de Milan , qui fit Guillaume
Marquis Pallavicini,Gouverneur
de Genes. Ce Marquis
fut chaffé trois ans aprés , &
on rétablit Simon Boccanegra
, Gabriel Adorneluy fuc-
Geda en 1363. Dominique
Fregoſe occupa ſa place en
1370. Il eut divers ſucceſſeurs
Avril 1685. Dd
314 MERCURE
juſqu'en 1384. que les Genois
le donnerent à la France. Le
Roy Charles VI. envoyoit
des Gouverneurs àGenes! Le
dernier fut Jean le Maingre,
dit Boucicaut Les Genois
ayant maſſacré les François
en 1409. ſe ſoumirent au Marquis
de Montferrat juſqu'en
1413. qu'ils ſe choiſirent des
Ducs. Thomas Fregoſe qui
avoir cette Charge , ſe foumit
à Philippes Marie Vif
conti Duc de Milan en 1425.
Les Génois ayant pris les armes
en 1435. fe mirent en li
berté , & eurent des Dics
GALANT 315
2
juſqu'en 1458. En ce temps-la
ils ſe donnerent de nouveau
aux François ſous Charles
VII. & les chaſſerent en 1461.
Leur inconftance fut telle ,
qu'ils ſe choiſirent ſept Ducs
en trois ans , aprés quoy la
Ville ſe donna à François
Sforce Duc de Milan.
Les Milanois en ayantefte
chaſſez en 1478. Baptifte &
Paul Fregoſe furent nommez
Ducs ſucceſſivement. Pauli
Fregoſe ceda encore au Duc
de Milan en 1488. & onze ans
aprés, le Roy Louis XIL
conquit Genes. Elle ſe révol
Dd ij
316 MERCURE
ta en 1506.& on la reprit l'an
née ſuivante. François de Roi
chechotuart qui en estoit
Gouverneur , fut chaſſé en
1512. & on nomma Jean Fre
gofe Duc. Les François, de
dépoſſederent en 1513. &donnerent
le Gouvernement à
Antoniot , qui fut chafferun
mois aprés par le Peuple.
Octavien Fregoſe que l'on
fit Duc , ſoumit la Ville aux
François , qui luy en laifle
rent le Gouvernement. Il
s'en acquitta avec beaucoup
de ſageſſe. Genes fut pillée
en 1522. par l'Armée de l'EmGALANTA
317
pereur Charles Quint. Le Roy
François 12 la reconquit en
1527. & AndréDoria la remit
en liberté peu d'années aprés.
Depuis ce temps là elle eſt
devenue une Ariftocratie ,
dont le Chefeft nomméDoge
ou Duc. Il n'eſt enChar
ge que deux ans de ſuite ,&
eſt aſſiſté de huit Senateurs
qui gouvernent avec luy ,&
qu'on nomme Gouverneurs.
Il y a enſuite les Procureurs,
&les quatre cens du Grand
Conſeil. C'eſt ce qu'on ap
pellela Seigneurie.
vous ay déja parlé de Genes
& de fon Gouvernement.
C'eſt uneVille tres - ancienne;
dont les Hiftoires fontmention
depuis plus de dix-huit
cens ans. Elle a eſté gouvernée
par des Confuls depuis
l'an 1100. juſqu'en 1257. que
le Peuple éleut Guillaume
Boccanegra pour Préſident
& pour Capitaine. Les Nobles
ayant repris le Gouvernement
en 1262. la mefme
faction
GALANT. 313
faction du Peuple éleut Si
mon Boccanegra en 1339. &
luy donna le titre de Duc.
Aprés que Jean de Murra,
& Jean de Valenti eurent
fucceſſivement occupé ſa place,
les Genois ſe ſoumirent à
Jean Visconti Archeveſque
de Milan , qui fit Guillaume
Marquis Pallavicini,Gouverneur
de Genes. Ce Marquis
fut chaffé trois ans aprés , &
on rétablit Simon Boccanegra
, Gabriel Adorneluy fuc-
Geda en 1363. Dominique
Fregoſe occupa ſa place en
1370. Il eut divers ſucceſſeurs
Avril 1685. Dd
314 MERCURE
juſqu'en 1384. que les Genois
le donnerent à la France. Le
Roy Charles VI. envoyoit
des Gouverneurs àGenes! Le
dernier fut Jean le Maingre,
dit Boucicaut Les Genois
ayant maſſacré les François
en 1409. ſe ſoumirent au Marquis
de Montferrat juſqu'en
1413. qu'ils ſe choiſirent des
Ducs. Thomas Fregoſe qui
avoir cette Charge , ſe foumit
à Philippes Marie Vif
conti Duc de Milan en 1425.
Les Génois ayant pris les armes
en 1435. fe mirent en li
berté , & eurent des Dics
GALANT 315
2
juſqu'en 1458. En ce temps-la
ils ſe donnerent de nouveau
aux François ſous Charles
VII. & les chaſſerent en 1461.
Leur inconftance fut telle ,
qu'ils ſe choiſirent ſept Ducs
en trois ans , aprés quoy la
Ville ſe donna à François
Sforce Duc de Milan.
Les Milanois en ayantefte
chaſſez en 1478. Baptifte &
Paul Fregoſe furent nommez
Ducs ſucceſſivement. Pauli
Fregoſe ceda encore au Duc
de Milan en 1488. & onze ans
aprés, le Roy Louis XIL
conquit Genes. Elle ſe révol
Dd ij
316 MERCURE
ta en 1506.& on la reprit l'an
née ſuivante. François de Roi
chechotuart qui en estoit
Gouverneur , fut chaſſé en
1512. & on nomma Jean Fre
gofe Duc. Les François, de
dépoſſederent en 1513. &donnerent
le Gouvernement à
Antoniot , qui fut chafferun
mois aprés par le Peuple.
Octavien Fregoſe que l'on
fit Duc , ſoumit la Ville aux
François , qui luy en laifle
rent le Gouvernement. Il
s'en acquitta avec beaucoup
de ſageſſe. Genes fut pillée
en 1522. par l'Armée de l'EmGALANTA
317
pereur Charles Quint. Le Roy
François 12 la reconquit en
1527. & AndréDoria la remit
en liberté peu d'années aprés.
Depuis ce temps là elle eſt
devenue une Ariftocratie ,
dont le Chefeft nomméDoge
ou Duc. Il n'eſt enChar
ge que deux ans de ſuite ,&
eſt aſſiſté de huit Senateurs
qui gouvernent avec luy ,&
qu'on nomme Gouverneurs.
Il y a enſuite les Procureurs,
&les quatre cens du Grand
Conſeil. C'eſt ce qu'on ap
pellela Seigneurie.
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Résumé : Antiquitez de la Ville de Génes, & les divers changemens arrivez dans son Gouvernement, [titre d'après la table]
Le texte relate l'histoire politique de Gênes, une cité ancienne mentionnée depuis plus de dix-huit siècles. De l'an 1100 à 1257, Gênes était gouvernée par des consuls. En 1257, Guillaume Boccanegra fut élu président et capitaine. Les nobles reprirent le pouvoir en 1262, mais la faction populaire réélut Simon Boccanegra comme duc en 1339. En 1384, les Génois se soumirent à Jean Visconti, archevêque de Milan. La ville passa ensuite sous domination française sous le roi Charles VI, mais les Génois massacrèrent les Français en 1409 et se soumirent au marquis de Montferrat jusqu'en 1413. Gênes connut plusieurs périodes de soumission et de révolte, passant sous la domination de divers ducs et des Français jusqu'en 1527. Après avoir été pillée par l'armée de l'empereur Charles Quint en 1522, elle fut reconquise par le roi François Ier et libérée par André Doria. Depuis lors, Gênes devint une aristocratie dirigée par un doge ou duc, assisté de huit sénateurs et quatre cents membres du Grand Conseil, formant la Seigneurie.
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3
p. 106-108
Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple, &c. [titre d'après la table]
Début :
TRAITÉ DES DISSENSIONS entre les Nobles et le Peuple, dans les Républiques [...]
Mots clefs :
Nobles, Peuple, Républiques, Mensonges
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texteReconnaissance textuelle : Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple, &c. [titre d'après la table]
TRAITE‘ DES DISSENSIQNS entre les
Nobles et le Peuple, dans les Républi
ques d‘Athénes et de Rome , 8re. L’Art
de ramper en" Poësie,et l’Art du MCfl-z
songe Politique , traduits de ’ nglois cle
M. Suvift; in 12.. de 564. pa , ‘sans les
Tables ct lüäverrissement. A Aletbobaé
thapseudopolis , et se vend à, Paris , chez.
Îean-Frnnpois fosse , me‘ S, Jacques, à I4
Flenr de Lys d'or. 1733; i a ' '
._ Le nom seul de M. Son/ifs, Auteur des
Voyages de Gnlliwr , traduits en Fran-L
coi; depuis quelques années, suffit pour
rendre ce Recueil recommandable; les
trois Traitez dont il est composé, sont
‘légalement interessans‘ chacun dans son
genre. On voir par le premier ,qui est
_
A
l JANVIER.‘ 17.33." ‘m7
1'111 Ouvrage sérieux; combien l-es Dissen<
Jsions sont dangeripuses dans quelque Etat
ue ce soit; u’e äue jamais (qu'auesdénseasveantteargmeinednhttiirdeess
deux partis , ou même au désavantage de
tous les deux , et que souvent la Tyran
“nie d'un seul en est le fruit. L’Auteur y
ta principalement en vûë les troubles
ecPAngleterresmais ce qu’il dit de cet Etar‘,
peut servir (Plnstructlon à plusieurs au
tres Ro aumes. ‘ -
Le secyond ', est une Critique badine et
ironique des Poëtes modernes, qui au lieu
de suivre les anciens, et de tendre au vé
ritable sublime , ont suivi une nouvelle
‘routgen se livrant à une façon de penser,
bizarre etanti-naturelle ,et enséloignanc
des routes du sens commlun , pour courir
a rês le faux bel Es rir,i est intitulé:Tra'i
"ri; du Barn: ou du gtofond. L’Auteur fait
sentir que certains Ecrivains croïant s'é
lever jus’ u’au sublime , tombent plutôt
dans Pabime , ce qu’il appelle le profond
ou autrement le 1ms. '
Le troisiéme est un Extrait burlesque
d’un Traité imaginaire du Mensonge Po
litique, qu’on feint être actuellement sous
fjäessecpt qu’on proposp par slousäqption.
A n y istin ue et ex l ue es l eren
tés sortes degMensongpesîlet on donne’ un
"3 F Prof
4108 M ËRCURE DE îFRANCE
, Paroîtra allégorique en bien des endroits.
Nobles et le Peuple, dans les Républi
ques d‘Athénes et de Rome , 8re. L’Art
de ramper en" Poësie,et l’Art du MCfl-z
songe Politique , traduits de ’ nglois cle
M. Suvift; in 12.. de 564. pa , ‘sans les
Tables ct lüäverrissement. A Aletbobaé
thapseudopolis , et se vend à, Paris , chez.
Îean-Frnnpois fosse , me‘ S, Jacques, à I4
Flenr de Lys d'or. 1733; i a ' '
._ Le nom seul de M. Son/ifs, Auteur des
Voyages de Gnlliwr , traduits en Fran-L
coi; depuis quelques années, suffit pour
rendre ce Recueil recommandable; les
trois Traitez dont il est composé, sont
‘légalement interessans‘ chacun dans son
genre. On voir par le premier ,qui est
_
A
l JANVIER.‘ 17.33." ‘m7
1'111 Ouvrage sérieux; combien l-es Dissen<
Jsions sont dangeripuses dans quelque Etat
ue ce soit; u’e äue jamais (qu'auesdénseasveantteargmeinednhttiirdeess
deux partis , ou même au désavantage de
tous les deux , et que souvent la Tyran
“nie d'un seul en est le fruit. L’Auteur y
ta principalement en vûë les troubles
ecPAngleterresmais ce qu’il dit de cet Etar‘,
peut servir (Plnstructlon à plusieurs au
tres Ro aumes. ‘ -
Le secyond ', est une Critique badine et
ironique des Poëtes modernes, qui au lieu
de suivre les anciens, et de tendre au vé
ritable sublime , ont suivi une nouvelle
‘routgen se livrant à une façon de penser,
bizarre etanti-naturelle ,et enséloignanc
des routes du sens commlun , pour courir
a rês le faux bel Es rir,i est intitulé:Tra'i
"ri; du Barn: ou du gtofond. L’Auteur fait
sentir que certains Ecrivains croïant s'é
lever jus’ u’au sublime , tombent plutôt
dans Pabime , ce qu’il appelle le profond
ou autrement le 1ms. '
Le troisiéme est un Extrait burlesque
d’un Traité imaginaire du Mensonge Po
litique, qu’on feint être actuellement sous
fjäessecpt qu’on proposp par slousäqption.
A n y istin ue et ex l ue es l eren
tés sortes degMensongpesîlet on donne’ un
"3 F Prof
4108 M ËRCURE DE îFRANCE
, Paroîtra allégorique en bien des endroits.
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Résumé : Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple, &c. [titre d'après la table]
Le document présente trois traités traduits de l'anglais par M. Swift, auteur des 'Voyages de Gulliver'. Le premier traité, 'Traité des Dissensions', met en garde contre les dangers des dissensions dans les États, illustrés par les troubles en Angleterre mais applicables à d'autres royaumes. Le second traité, 'L'Art de ramper en Poésie', est une critique ironique des poètes modernes qui, en cherchant le sublime, tombent souvent dans l'abîme ou le 'profond'. Le troisième traité est un extrait burlesque d'un traité imaginaire sur le 'Mensonge Politique', présenté sous forme allégorique et satirique. L'ouvrage est publié à Paris en 1733 par Jean-François Fosset et Jacques à l'Enseigne de Lys d'or.
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4
p. 1660-1666
LE DOGE, les Gouverneurs et les Procurateurs, &c. de la République de Genes.
Début :
I. APRÉS avoir manifesté aux Peuples de notre Royaume de Corse, notre très grande modération [...]
Mots clefs :
Royaume de Corse, Magistrat, Peuples, Corse, Lieux, Nobles, Orateur, Corses, Villes, Bastia, Amnistie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LE DOGE, les Gouverneurs et les Procurateurs, &c. de la République de Genes.
LE DOGE , les Gouverneurs et les
Procurateurs , &c. de la République de
Genes.
I. APRE's avoir manifesté aux Peuples de
notre Royaume de Corse , notre trèsgrande modération
et clémence , par le moyen d'une Amnistie
et d'un pardon general accordé à ceux qui
avoient encouru notre disgrace à l'occasion des
troubles passez , dans la vue de déclarer plus distinctement
notre volonté ferme et inviolable
non-seulement nous renouvellons et nous confirmons
l'Amnistie et le pardon general par nous
accordé , mais nous voulons de plus l'étendre er
P'appliquer à ceux qui , pour des fautes commises
auroient été citez et ensuite condamnez , tant
par contumace qu'autrement , jusqu'au mois
de juin de l'année 1732. inclusivement › sans
néanmoins y comprendre ceux qui auroient , depuis
ce temps-là,, commis de nouvelles fautes.
II.De plus dans la vue de consoler les Corses ,
et de nous préter à leurs supplications , nous
voulons bien leur remettre libéralement les dépenses
JUILLET. 1733. 1661
enses énormes que nous avons été obligez de
Faire pour rétablir la tranquillité et pour assurer
la prosperité de ce Royaume. Ensorte que les
Corses ne pourront jamais , à l'avenir , être molestez
, ni en géneral , ni en particulier , sur ce
sujet. Et pour effacer jusqu'au souvenir des troubles
passez , nous deffendons , sous peines trèsgriéves
, à toutes sortes de personnes de les inju
rier par des paroles ou d'une autre maniere , en
les traitant de Rebelles ou d'autres semblables expressions.
III. De tout temps nous avons donné aux
Corses des preuves de notre tendre affection jusqu'à
épuiser nos Finances pour la prosperité , la,
deffense et la conservation de ce Royaume. Cependant
, comme nous desirons de leur donner
une preuve nouvelle et genereuse de nos dispositions
favorables , nous leur remettons liberalement
à tous en general , à toutes les Villes , Communautez
et Lieux de cette Ifle , toutes dettes
dont ils pourroient nous rester redevables , tanti
pour les Tailles , que pour toutes les autres impo
sitions ordonnées pendant l'an 1732. et pour les
autres subsides en argent et en victuailles , qu'on
leur a fournies pendant les temps de disette ;
tellement que nous voulons que tous les comptes
passez pour les Tailles et subsides étant étéints,
on en commence de nouveaux depuis le frois de
Janvier de cette année courante , où seront ‘marquées
les dettes à venit desdits Corses.
IV . Pour entrer dans les desirs et les instances )
de ces Peuples , nous leur accordons la création
d'un Ordre de Noblesse natureile au Royaume
que nous donnerons pour cette premiere fois et
pour toutes les autres dans la suite , à des personnes
tirées des Familles du Royaume , que
I iij hous
162 MERCURE DE FRANCE
}
nous trouverons digne de ce degré , et qui après
les informations faites et vûes par nous , paroîtront
pourvûes des qualitez nécessaires pour soutenir
ce rang avec honneur.
V On aura pour ces Nobles les mêmes égards
qu'on a pour ceux qui sont tirez des Villes de
Terre-Ferme ; ils jouiront du titre de Magnifique
et du Privilege de se couvrir dans les Sérénissimes
Colleges de l'Etat et dans le Sénat Sérénissime
; ils seront aussi reçus à se couvrir en
présence des Magistrats et des Juges de la Répubique
, y compris les Gouverneurs Generaux et
les illustres Syndics,
V I. Le Livre où seront écrits les Nobles avec
leurs légitimes Descendans , sera conservé à Gé- ,
nes , entre les mains du Sérénissime Magistrat de
P'Ile de Corse , et un autre semblable à Bastie.
Les noms des Nobles seront écrits dans ce Livre
par le Chancelier dudit Magistrat et en sa présence
, et le même Chancelier fournira un Extrait
authentique du Livre de Génes , pour être ,
déposé à Bastie ; le susdit Magistrat établira encore
un Tarif modique pour les Inscriptions et
Extraits desdits Livres.
VII. Ce Noble jouira dans les lieux de la
résidence du Gouverneur de l'Ile , de la distinction
d'une Antichambre , où il ne sera pas permis
d'entrer à ceux qui ne seront pas dans le
rang des Nobles , ou du nombre des Juges et des
Magistrats du Royaume ou des Officiers de
guerre , jusqu'à l'Enseigne , inclusivement.
VIII. Comme notre principale attention
toajours été de conserver les loibles Coûtumes
et de favoriser tous les moyens propres à faire
fleurir la Religion et la pieté Chrétienne dans
l'Ile de Corse , à quoi la bonne vie des Ecclet
siastiques
JUILLET. 1922. 1563
siastiques contribue le plus , nous déclarons que
pour entretenir l'émulation nécessaire au Clergé,
pour s'avancer dans les 9ciences et dans la prati .
que des Canons , nous ne m ttrons aucun obsta
cle au concours des Esclesiastiques pour être élûs
à quelque Evêché de l'Ifle , à moins qu'ils ne nous
ayent donné des sujets de mécontentement ; et
afin que notre présent Decret ait toute la vigueur
qu'on peut desirer , nous révoquons tout autre
Decret qui seroit contraire .
IX. Dans cette vûe , afin que Sa Sainteté daigne
exaucer les instantes prieres des Peuples qui
demandent un Visiteur Apostolique , pour corriger
les abus et les désordres , et pour rétablir
la discipline Ecclesiastique dans les Diocèses
nous coopérerons volontiers à leurs desseins , sauf
certains égards que nous jugerons à propos de ne
pas perdre de vie , afin d'éviter que le Royaume
ne soit surchargé par le grand nombre de ces
visites , qui pourroient à la fin devenir onéreuses .
X. De- même toutes les fois qu'il arrivera que
Jes Peuples demanderont la permission de fonder
et de renter à leurs dépens un College dans les
Villes de l'Ifle , pour l'éducation et instruction
de la Jeunesse du Pays , dans les Sciences divines
et humaines , nous y donnerons volontiers les
mains , en appuyant leur déssein de notre autorité
et de notre protection , en le permettant et
même le favorisant , pourvû que la forme , les
reglemens et le régime de cè College soit par
nous approuvé , nous réservant la liberté de
changer lesdits Reglemens , suivant le besoin et
l'exigence des conjectures.
•
XI. Le Royaume pourra tenir à Gênes un Sujet
avec le titre d'Orateur , qui sera de la Nation
même , tiré du nombre de ceux qui seront les
I iiij plus
1664 MERCURE DE FRANCE
plus propres à cet emploi , suivant les ordres que
nous donnerons dans son temps. Il sera du devoir
de l'Orateur de nous représenter , et au Magistrat
de Corse , les suppliques du Royaume ,
des Provinces et autres lieux , quand même elles
seroient en forme de plainte contre les Juges qui
seroient accusez de grever les Peuples dans l'administration
de la Justice Civile et Criminelle ,
ou de quelqu'autre maniere que ce soit. Et ledit
Orateur sera pendant le temps de sa Charge , reçu
par les Magistrats comme s'il avoit le
Noble , quoique peut - être ne le fût pas.
rang de
XII. Nous avons de tout temps employé tous
les moyens pour augmenter la culture des terres
incultes et abandonnéesde l'Ifle. Nous avons à
ce sujet , dépensé des sommes d'argent considerables
, offert des Privileges et d'autres avantages.
Nous n'avons pas eu moins d'application à faire
valoir le Commerce, et à mettre en honneur les
Arts Méchaniques ; c'est pourquoi pour satisfaire
notre empressement pour la prosperité da
Royaume et le profit des Peuples , nous ordonnons
que le Magistrat dudit Royaume élira tous
les trois ans trois Députez de la Nation , deux
par-çà et un par- delà les Monts , avec le titre de
Promoteurs des Arts et du Commerce , avec les
Privileges et les Exemptions que nous jugerons à
propos de leur accorder , avec obligation à eux
de veiller , et d'agir pour arriver à cette fin , et
avec liberté à eux de representer aux suprêmes
Commandans de l'Ile et au Magistrat , par le ca.
nal de l'Orateur , ou d'une autre maniere , les
moyens pratiquables pour parvenir au but qu'on
se propose , et pour executer ensuite les mesures
que nous , ou le Magistrat , aurons jugé â propos
de prendre.
XIII
JUILLET. 1733. 1665
XIII. Un des plus grands profits qui pourroient
enrichir les Peuples , seroit la Récolte d'une
plus grande quantité de Soye . C'est pourquoi
pour les y engager davantage et pour exciter
leur industrie à cet égard , nous les exemptons
pour 25 ans du payement de tous droits sur lesdites
Soyes qui se pourroient tirer du Royaume .
XIV. Nous pensions , depuis quelque temps ,
d'établir deux Charges de Capitaines pour les
Ports de Bastie et d'Ayaccio , sur la consideration
des avantages que nous en pourrions tirer
pour notre service public. Aujourd'hui nous
sommes déterminez à établir ces deux Charges
qui seront conferées par nous , avec les appointemens
que nous donnons à notre Capitaine de
Cavalerie, de Bastie.Nous voulons de plus que ces
deux postes de Capitaines pour ces deux Ports ,
soient donnez à des Sujets de Nation Corse , qui
pendant le cours de leur Charge , seront traitez'
comme les Nobles , quand d'ailleurs ils ne seroient
pas tirez du Corps de la Noblesse , et feront les '
fonctions dont nous jugerons à propos de les
charger , suivant l'exigence de notre service public.
XV. Dans tous les Lieux où résideront les
Gouverneurs , les Magistrats et les Juges , il doit
y avoir un Avocat des pauvres Prisonniers , qui
sera chargé de veiller et presser le Jugement de
leur Cause , avec la liberté à eux accordée d'avoir
, en cas de besoin , recours à nous ou au Magistrat
de Corse , par le moyen de l'Orateur , ou
autrement. Il sera ainsi du devoir du Noble , tiré.
des douze , d'assister et de proteger les Prisonniers
, et même de faire expedier les autres qui
ont recours à la Justice , quand ils sont pauvres.
X V I. Les douze Nobles de de- çà les Monts et
I v les
1666 MERCURE DE FRANCE
1
les six de de- là , pourront élire un Avocat dans
leur district , pour assister tous ceux qui sont
poursuivis par la Justice , et pour appuyer les ,
suppliques de ceux qui sont pauvres , contre les
injustices les Juges , des Officiers et des Ministres.
Ils pourront encore , pour tous les Lieux où il y,
a des Juges , députer un Avocat pour cette Jurisdiction
, qui sera chargé , comme cy - dessus , de
nous informer, ou le Magistrat de Corse, par le
canal de l'Orateur , des suppliques de ceux qui
auroient sujet de se plaindre de leurs Juges.
"
XVII . Enfin , comme le retour sincere que.
nous nous promettons de la part des Corses ,
nous a engagé à leur faire ressentir les effets de
notre modération , les Communautez , les Villes,
les Lieux ou les Particuliers qui ne se rendroient
pas au devoir de la soumission envers la Répu-,
blique , comme le doivent des Sujets obéissants,
et fidels , sont déchus tout-à -fair du pardon et,
de 1 Amnistie qui est accordée par ces Présentes,
et toutes les poursuites déja intentées contre eux,
revivront au profit de notre Fisc. , puisqu'ils se
rendront indignes par leur perséverance à désobéir
, de recevoir les preuves de la génereuse clémence
qui n'est que pour favoriser la démarche
légitime de ceux qui rentrent dans le devoir.
Procurateurs , &c. de la République de
Genes.
I. APRE's avoir manifesté aux Peuples de
notre Royaume de Corse , notre trèsgrande modération
et clémence , par le moyen d'une Amnistie
et d'un pardon general accordé à ceux qui
avoient encouru notre disgrace à l'occasion des
troubles passez , dans la vue de déclarer plus distinctement
notre volonté ferme et inviolable
non-seulement nous renouvellons et nous confirmons
l'Amnistie et le pardon general par nous
accordé , mais nous voulons de plus l'étendre er
P'appliquer à ceux qui , pour des fautes commises
auroient été citez et ensuite condamnez , tant
par contumace qu'autrement , jusqu'au mois
de juin de l'année 1732. inclusivement › sans
néanmoins y comprendre ceux qui auroient , depuis
ce temps-là,, commis de nouvelles fautes.
II.De plus dans la vue de consoler les Corses ,
et de nous préter à leurs supplications , nous
voulons bien leur remettre libéralement les dépenses
JUILLET. 1733. 1661
enses énormes que nous avons été obligez de
Faire pour rétablir la tranquillité et pour assurer
la prosperité de ce Royaume. Ensorte que les
Corses ne pourront jamais , à l'avenir , être molestez
, ni en géneral , ni en particulier , sur ce
sujet. Et pour effacer jusqu'au souvenir des troubles
passez , nous deffendons , sous peines trèsgriéves
, à toutes sortes de personnes de les inju
rier par des paroles ou d'une autre maniere , en
les traitant de Rebelles ou d'autres semblables expressions.
III. De tout temps nous avons donné aux
Corses des preuves de notre tendre affection jusqu'à
épuiser nos Finances pour la prosperité , la,
deffense et la conservation de ce Royaume. Cependant
, comme nous desirons de leur donner
une preuve nouvelle et genereuse de nos dispositions
favorables , nous leur remettons liberalement
à tous en general , à toutes les Villes , Communautez
et Lieux de cette Ifle , toutes dettes
dont ils pourroient nous rester redevables , tanti
pour les Tailles , que pour toutes les autres impo
sitions ordonnées pendant l'an 1732. et pour les
autres subsides en argent et en victuailles , qu'on
leur a fournies pendant les temps de disette ;
tellement que nous voulons que tous les comptes
passez pour les Tailles et subsides étant étéints,
on en commence de nouveaux depuis le frois de
Janvier de cette année courante , où seront ‘marquées
les dettes à venit desdits Corses.
IV . Pour entrer dans les desirs et les instances )
de ces Peuples , nous leur accordons la création
d'un Ordre de Noblesse natureile au Royaume
que nous donnerons pour cette premiere fois et
pour toutes les autres dans la suite , à des personnes
tirées des Familles du Royaume , que
I iij hous
162 MERCURE DE FRANCE
}
nous trouverons digne de ce degré , et qui après
les informations faites et vûes par nous , paroîtront
pourvûes des qualitez nécessaires pour soutenir
ce rang avec honneur.
V On aura pour ces Nobles les mêmes égards
qu'on a pour ceux qui sont tirez des Villes de
Terre-Ferme ; ils jouiront du titre de Magnifique
et du Privilege de se couvrir dans les Sérénissimes
Colleges de l'Etat et dans le Sénat Sérénissime
; ils seront aussi reçus à se couvrir en
présence des Magistrats et des Juges de la Répubique
, y compris les Gouverneurs Generaux et
les illustres Syndics,
V I. Le Livre où seront écrits les Nobles avec
leurs légitimes Descendans , sera conservé à Gé- ,
nes , entre les mains du Sérénissime Magistrat de
P'Ile de Corse , et un autre semblable à Bastie.
Les noms des Nobles seront écrits dans ce Livre
par le Chancelier dudit Magistrat et en sa présence
, et le même Chancelier fournira un Extrait
authentique du Livre de Génes , pour être ,
déposé à Bastie ; le susdit Magistrat établira encore
un Tarif modique pour les Inscriptions et
Extraits desdits Livres.
VII. Ce Noble jouira dans les lieux de la
résidence du Gouverneur de l'Ile , de la distinction
d'une Antichambre , où il ne sera pas permis
d'entrer à ceux qui ne seront pas dans le
rang des Nobles , ou du nombre des Juges et des
Magistrats du Royaume ou des Officiers de
guerre , jusqu'à l'Enseigne , inclusivement.
VIII. Comme notre principale attention
toajours été de conserver les loibles Coûtumes
et de favoriser tous les moyens propres à faire
fleurir la Religion et la pieté Chrétienne dans
l'Ile de Corse , à quoi la bonne vie des Ecclet
siastiques
JUILLET. 1922. 1563
siastiques contribue le plus , nous déclarons que
pour entretenir l'émulation nécessaire au Clergé,
pour s'avancer dans les 9ciences et dans la prati .
que des Canons , nous ne m ttrons aucun obsta
cle au concours des Esclesiastiques pour être élûs
à quelque Evêché de l'Ifle , à moins qu'ils ne nous
ayent donné des sujets de mécontentement ; et
afin que notre présent Decret ait toute la vigueur
qu'on peut desirer , nous révoquons tout autre
Decret qui seroit contraire .
IX. Dans cette vûe , afin que Sa Sainteté daigne
exaucer les instantes prieres des Peuples qui
demandent un Visiteur Apostolique , pour corriger
les abus et les désordres , et pour rétablir
la discipline Ecclesiastique dans les Diocèses
nous coopérerons volontiers à leurs desseins , sauf
certains égards que nous jugerons à propos de ne
pas perdre de vie , afin d'éviter que le Royaume
ne soit surchargé par le grand nombre de ces
visites , qui pourroient à la fin devenir onéreuses .
X. De- même toutes les fois qu'il arrivera que
Jes Peuples demanderont la permission de fonder
et de renter à leurs dépens un College dans les
Villes de l'Ifle , pour l'éducation et instruction
de la Jeunesse du Pays , dans les Sciences divines
et humaines , nous y donnerons volontiers les
mains , en appuyant leur déssein de notre autorité
et de notre protection , en le permettant et
même le favorisant , pourvû que la forme , les
reglemens et le régime de cè College soit par
nous approuvé , nous réservant la liberté de
changer lesdits Reglemens , suivant le besoin et
l'exigence des conjectures.
•
XI. Le Royaume pourra tenir à Gênes un Sujet
avec le titre d'Orateur , qui sera de la Nation
même , tiré du nombre de ceux qui seront les
I iiij plus
1664 MERCURE DE FRANCE
plus propres à cet emploi , suivant les ordres que
nous donnerons dans son temps. Il sera du devoir
de l'Orateur de nous représenter , et au Magistrat
de Corse , les suppliques du Royaume ,
des Provinces et autres lieux , quand même elles
seroient en forme de plainte contre les Juges qui
seroient accusez de grever les Peuples dans l'administration
de la Justice Civile et Criminelle ,
ou de quelqu'autre maniere que ce soit. Et ledit
Orateur sera pendant le temps de sa Charge , reçu
par les Magistrats comme s'il avoit le
Noble , quoique peut - être ne le fût pas.
rang de
XII. Nous avons de tout temps employé tous
les moyens pour augmenter la culture des terres
incultes et abandonnéesde l'Ifle. Nous avons à
ce sujet , dépensé des sommes d'argent considerables
, offert des Privileges et d'autres avantages.
Nous n'avons pas eu moins d'application à faire
valoir le Commerce, et à mettre en honneur les
Arts Méchaniques ; c'est pourquoi pour satisfaire
notre empressement pour la prosperité da
Royaume et le profit des Peuples , nous ordonnons
que le Magistrat dudit Royaume élira tous
les trois ans trois Députez de la Nation , deux
par-çà et un par- delà les Monts , avec le titre de
Promoteurs des Arts et du Commerce , avec les
Privileges et les Exemptions que nous jugerons à
propos de leur accorder , avec obligation à eux
de veiller , et d'agir pour arriver à cette fin , et
avec liberté à eux de representer aux suprêmes
Commandans de l'Ile et au Magistrat , par le ca.
nal de l'Orateur , ou d'une autre maniere , les
moyens pratiquables pour parvenir au but qu'on
se propose , et pour executer ensuite les mesures
que nous , ou le Magistrat , aurons jugé â propos
de prendre.
XIII
JUILLET. 1733. 1665
XIII. Un des plus grands profits qui pourroient
enrichir les Peuples , seroit la Récolte d'une
plus grande quantité de Soye . C'est pourquoi
pour les y engager davantage et pour exciter
leur industrie à cet égard , nous les exemptons
pour 25 ans du payement de tous droits sur lesdites
Soyes qui se pourroient tirer du Royaume .
XIV. Nous pensions , depuis quelque temps ,
d'établir deux Charges de Capitaines pour les
Ports de Bastie et d'Ayaccio , sur la consideration
des avantages que nous en pourrions tirer
pour notre service public. Aujourd'hui nous
sommes déterminez à établir ces deux Charges
qui seront conferées par nous , avec les appointemens
que nous donnons à notre Capitaine de
Cavalerie, de Bastie.Nous voulons de plus que ces
deux postes de Capitaines pour ces deux Ports ,
soient donnez à des Sujets de Nation Corse , qui
pendant le cours de leur Charge , seront traitez'
comme les Nobles , quand d'ailleurs ils ne seroient
pas tirez du Corps de la Noblesse , et feront les '
fonctions dont nous jugerons à propos de les
charger , suivant l'exigence de notre service public.
XV. Dans tous les Lieux où résideront les
Gouverneurs , les Magistrats et les Juges , il doit
y avoir un Avocat des pauvres Prisonniers , qui
sera chargé de veiller et presser le Jugement de
leur Cause , avec la liberté à eux accordée d'avoir
, en cas de besoin , recours à nous ou au Magistrat
de Corse , par le moyen de l'Orateur , ou
autrement. Il sera ainsi du devoir du Noble , tiré.
des douze , d'assister et de proteger les Prisonniers
, et même de faire expedier les autres qui
ont recours à la Justice , quand ils sont pauvres.
X V I. Les douze Nobles de de- çà les Monts et
I v les
1666 MERCURE DE FRANCE
1
les six de de- là , pourront élire un Avocat dans
leur district , pour assister tous ceux qui sont
poursuivis par la Justice , et pour appuyer les ,
suppliques de ceux qui sont pauvres , contre les
injustices les Juges , des Officiers et des Ministres.
Ils pourront encore , pour tous les Lieux où il y,
a des Juges , députer un Avocat pour cette Jurisdiction
, qui sera chargé , comme cy - dessus , de
nous informer, ou le Magistrat de Corse, par le
canal de l'Orateur , des suppliques de ceux qui
auroient sujet de se plaindre de leurs Juges.
"
XVII . Enfin , comme le retour sincere que.
nous nous promettons de la part des Corses ,
nous a engagé à leur faire ressentir les effets de
notre modération , les Communautez , les Villes,
les Lieux ou les Particuliers qui ne se rendroient
pas au devoir de la soumission envers la Répu-,
blique , comme le doivent des Sujets obéissants,
et fidels , sont déchus tout-à -fair du pardon et,
de 1 Amnistie qui est accordée par ces Présentes,
et toutes les poursuites déja intentées contre eux,
revivront au profit de notre Fisc. , puisqu'ils se
rendront indignes par leur perséverance à désobéir
, de recevoir les preuves de la génereuse clémence
qui n'est que pour favoriser la démarche
légitime de ceux qui rentrent dans le devoir.
Fermer
Résumé : LE DOGE, les Gouverneurs et les Procurateurs, &c. de la République de Genes.
Le document est un édit émanant du Doge, des Gouverneurs et des Procurateurs de la République de Gênes, adressé aux peuples du Royaume de Corse. Les points essentiels sont les suivants : L'édit annonce une amnistie générale et un pardon pour les Corses condamnés jusqu'en juin 1732, à l'exception de ceux ayant commis de nouvelles fautes. Les dépenses engagées pour rétablir la tranquillité et assurer la prospérité du Royaume sont remises, et les Corses ne seront plus inquiétés à ce sujet. Toutes les dettes des Corses, qu'elles soient pour les tailles, les impôts ou les subsides, sont également remises. Les comptes passés sont effacés et de nouveaux commencent en janvier 1733. Un Ordre de Noblesse est créé pour le Royaume, avec des privilèges spécifiques pour les nobles, qui pourront se couvrir en présence des magistrats et des juges. Un livre des nobles sera conservé à Gênes et à Bastia. Les ecclésiastiques pourront concourir pour les évêchés sans obstacle, sauf en cas de mécontentement. Un Visiteur Apostolique pourrait être demandé pour corriger les abus. Les peuples pourront fonder des collèges pour l'éducation de la jeunesse, avec l'approbation des règlements par les autorités. Le Royaume pourra avoir un Orateur à Gênes pour représenter les suppliques et les plaintes des peuples. Des promoteurs des arts et du commerce seront élus pour veiller à la prospérité du Royaume. Les peuples sont exemptés du paiement des droits sur la soie pour 25 ans. Deux charges de capitaines pour les ports de Bastia et d'Ajaccio seront établies et confiées à des sujets corses. Un avocat des pauvres prisonniers sera nommé pour veiller à leur jugement. Enfin, les communautés ou particuliers ne se soumettant pas à la République seront déchus de l'amnistie et les poursuites contre eux revivront.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 197
DE ROME, le 25 Janvier.
Début :
Dans la derniere assemblée des Nobles, tenue au Capitole, la famille de [...]
Mots clefs :
Assemblée, Nobles, Capitole, Familles patriciennes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE ROME, le 25 Janvier.
De ROME , le 25 Janvier.
Dans la derniere affemblée des Nobles , tenue
au Capitole , la famille de Cinque a été reçuë
au nombre de foixante familles Patriciennes de
Rome , à la place de celle des Cinci , éteinte par
la mort du noble Chriftophe Cenci .
Dans la derniere affemblée des Nobles , tenue
au Capitole , la famille de Cinque a été reçuë
au nombre de foixante familles Patriciennes de
Rome , à la place de celle des Cinci , éteinte par
la mort du noble Chriftophe Cenci .
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6
p. 209-212
LETTRE à l'Auteur anonyme d'une Lettre en date de Montauban du 12 Février 1760, insérée au Mercure d'Avril.
Début :
Monsieur, Permettez-moi de prendre la défense du Compilateurs des Piéces fugitives &c. [...]
Mots clefs :
Défense, Compilation , Pièces fugitives, Jugement, Nobles, Silence
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE à l'Auteur anonyme d'une Lettre en date de Montauban du 12 Février 1760, insérée au Mercure d'Avril.
LETTRE à l'Auteur anonyme d'une Lettre
en date de Montauban du 12 Fevrier
1760 , inférée au Mercure d'Avril.
ONSIEUR ,
Permettez -moi de prendre la défenſe du Compilateur
des Piéces fugitives &c. Vous le blâmez
Monfieur , d'avoir inféré dans fon Recueil les jugemens
de M. de Bezons , dont il compare ,
dites-vous, ( ou lui faites-vous dire ) les opérations
à celles de M. de Caumartin .
>> On donne ici ( je copie ayant le livre fous les
> yeux ) les généalogies dreflées d'après les jugemens
rendus par M. de Bezons , Intendant de
cette Province ( le Languedoc. ) Les articles J
font faits avec le même foin que ceux du No-
>>biliaire de Champagne , & y font réduits d'après
>> leurs bornes effentieiles . Le Compilateur , ce
me femble , ne prétend pas dire que M. de Bezons
ait apporté,dans fes jugemens,le même ſoin & le
210 MERCURE DE FRANCE.
même fcrupule que l'intendant de Champagne
dans les fiens . J'entens que lui , Compilateur , a
donné aux extraits qu'il a faits des jugemens la
forme de ceux du Nobiliaire de Champagne. Je
ferois bien tro pé fi ce n'eſt là ſa penſée.
» Ces jugemens , qui font des piéces périodi-
" ques , affurent l'état de la Nobleffe de Langue-
> doc , & la font connoître d'une maniere qui
>> n'eft ni douteufe ni équivoque.
Il y a vraiment quelque chofe de trop dans
ces dernieres expreffions , furtout après le jufte
reproche de M. de Bafville , fur la facilité de fes
prédéceffeurs. Le Compilateur eft excufable de
n'avoir lu le Mémoire de ce grand Intendant,
rapporté par extrait dans l'état de la France , par
le Comte de Boulainvilliers ,ou, s'il l'a lu, le trait lui
a échappé. Il n'a pas mérité , à mon avis , le reproche
que vous lui faites d'avoir rerni une ſeconde
fois l'éclat de la vraie Nobleſſe , en faisant
revivre un ouvrage que le mépris le plus fondé
fembloit avoir anéanti . Le Public , qui n'a que
des idées confules fur les filiations & fur les allian
ces des vrais Nobles , furtout de ceux dont les
familles font tranfplantées , s'éclaircit au moyen
de ces jugemens ; & les gens verfés dans la partie
généalogique , peuvent , à l'aide des connoiffances
qu'ils ont , juger fi le relaxe eſt de grace
´ou de juſtice.
Tout le monde fait , dites- vous , Monfieur , que
la bonne Nobleffe de Languedoc ne fe fert jamais
du relaxe de M. de Bezons ; elle fait bien.
Moi-même je me cite , parce que je garderai
l'Anonyme bien décidément ) moi- même dans
l'occafion je me fuis fervi de mes titres de préférence
au jugement de M. de Bafville , lequel
rappelle une Ordonnance que j'ai auffi de MM.
les Commiffaires à la recherche des francs-fiefs,
JUILLET. 1760 .
218
Il y a des Gentilshommes , ajoutez-vous , qui
n'ayant pas été recherchés , ne font pas infcrits
fur ce prétendu Catalogue des Nobles ( le terme
deprétendu me paroît un peu hazardé ) il faudroit,
pour qu'il fût un terme propre , que les deux tiers
au moins des jugemens de M. de Befons , fuffent
de faveur , ce que vous auriez peine à prouver
Monfieur. Mais n'arrêtons pas fur un mot : permettez-
moi , Monfieur , d'obſerver que l'oubli des
traitans , à moins d'être , ou d'avoir été dans le
cas des exemptions portées par l'édit , n'eft pas
avantageux aux familles dont les titres n'ont été
ni vérifiés , ni difcutés , & qui ont quitté le berceau
de leurs peres.
Il en eft d'autres ( Gentilshommes ) qui , dites
vous Monfieur , n'ont produit que les preuves de
quatre générations & qui remontent par de bons
actes , jufqu'en 1100 .
Le filence du Compilateur eft légitime : il igno
roit ces actes , & en eût-il été inftruit , il fe feroit
bien donné de garde de les confondre dans fes
extraits . Mais pour les diftinguer , il les eût fans
doute placés dans des notes léparées du corps de
Pouvrage , ou marginales.
Tout le monde fait ( ce font vos termes ) que
la plupart des Gentilshommes fe faifoient décharger
fur le premier titre qui leur tomboit
fous la main. De là vient que des meilleures
Maiſons de la Province ne remontent qu'au pre
mier , deuxième ou troifiéme degré.
Oh pour le coup , Monfieur , vous prenez vo
tre opinion pour celle du Public. Il vous fera difficile
, peut-être même impoſſible , de le ramener
à la vôtre. Quoi la fureur des ennoblis fera -t - elle
de n'avoir jamais commencé leur nobleffe , &
d'en cacher le titre primordial jufqu'à l'extrême
néceffité ? tandis que des Gentilshommes de Race
212 MERCURE DE FRANCE.
auront négligé la production des titres qui la
leur affurent. Cela eft infoutenable , Monfieur . Je
fuis convaincu que la plûpart fe font bornés aux
termes de l'Edit . Mais je n'en connois point qui
n'y ayent pas voulu fatisfaire ; & certainement
la peine d'affembler des titres fuffifans étoit fi légère
, leur recherche fi peu difpendieufe , qu'il
n'y avoit lors de la recherche, qu'un fiécle à remplir
pour être confirmé dans la poffeffion d'une
Noblent de Race
Je me flatte , Monfieur , que l'Auteur du Mercure
aura a mon égard , la même complaifance
qu'il a eue pour vous . J'ofe croire , que vous
n'improuverez point oppofition de mes fentimens
aux vôtres , pénétré des louables motifs
(je euque ici vos expreffions & m'en honore ]
qui femblent vous nimer , je crois devoir détruire
la confiance que le Public pourroit prendre à
vos opinions. Elle m'ont féduit d'abord ; l'examen
en a enfuite éffacé l'impulfion . Vous me
par lennerez cet aveu & la liberté que je prends
de vous l'écrire. J'ai l'honneur d'être , &c .
en date de Montauban du 12 Fevrier
1760 , inférée au Mercure d'Avril.
ONSIEUR ,
Permettez -moi de prendre la défenſe du Compilateur
des Piéces fugitives &c. Vous le blâmez
Monfieur , d'avoir inféré dans fon Recueil les jugemens
de M. de Bezons , dont il compare ,
dites-vous, ( ou lui faites-vous dire ) les opérations
à celles de M. de Caumartin .
>> On donne ici ( je copie ayant le livre fous les
> yeux ) les généalogies dreflées d'après les jugemens
rendus par M. de Bezons , Intendant de
cette Province ( le Languedoc. ) Les articles J
font faits avec le même foin que ceux du No-
>>biliaire de Champagne , & y font réduits d'après
>> leurs bornes effentieiles . Le Compilateur , ce
me femble , ne prétend pas dire que M. de Bezons
ait apporté,dans fes jugemens,le même ſoin & le
210 MERCURE DE FRANCE.
même fcrupule que l'intendant de Champagne
dans les fiens . J'entens que lui , Compilateur , a
donné aux extraits qu'il a faits des jugemens la
forme de ceux du Nobiliaire de Champagne. Je
ferois bien tro pé fi ce n'eſt là ſa penſée.
» Ces jugemens , qui font des piéces périodi-
" ques , affurent l'état de la Nobleffe de Langue-
> doc , & la font connoître d'une maniere qui
>> n'eft ni douteufe ni équivoque.
Il y a vraiment quelque chofe de trop dans
ces dernieres expreffions , furtout après le jufte
reproche de M. de Bafville , fur la facilité de fes
prédéceffeurs. Le Compilateur eft excufable de
n'avoir lu le Mémoire de ce grand Intendant,
rapporté par extrait dans l'état de la France , par
le Comte de Boulainvilliers ,ou, s'il l'a lu, le trait lui
a échappé. Il n'a pas mérité , à mon avis , le reproche
que vous lui faites d'avoir rerni une ſeconde
fois l'éclat de la vraie Nobleſſe , en faisant
revivre un ouvrage que le mépris le plus fondé
fembloit avoir anéanti . Le Public , qui n'a que
des idées confules fur les filiations & fur les allian
ces des vrais Nobles , furtout de ceux dont les
familles font tranfplantées , s'éclaircit au moyen
de ces jugemens ; & les gens verfés dans la partie
généalogique , peuvent , à l'aide des connoiffances
qu'ils ont , juger fi le relaxe eſt de grace
´ou de juſtice.
Tout le monde fait , dites- vous , Monfieur , que
la bonne Nobleffe de Languedoc ne fe fert jamais
du relaxe de M. de Bezons ; elle fait bien.
Moi-même je me cite , parce que je garderai
l'Anonyme bien décidément ) moi- même dans
l'occafion je me fuis fervi de mes titres de préférence
au jugement de M. de Bafville , lequel
rappelle une Ordonnance que j'ai auffi de MM.
les Commiffaires à la recherche des francs-fiefs,
JUILLET. 1760 .
218
Il y a des Gentilshommes , ajoutez-vous , qui
n'ayant pas été recherchés , ne font pas infcrits
fur ce prétendu Catalogue des Nobles ( le terme
deprétendu me paroît un peu hazardé ) il faudroit,
pour qu'il fût un terme propre , que les deux tiers
au moins des jugemens de M. de Befons , fuffent
de faveur , ce que vous auriez peine à prouver
Monfieur. Mais n'arrêtons pas fur un mot : permettez-
moi , Monfieur , d'obſerver que l'oubli des
traitans , à moins d'être , ou d'avoir été dans le
cas des exemptions portées par l'édit , n'eft pas
avantageux aux familles dont les titres n'ont été
ni vérifiés , ni difcutés , & qui ont quitté le berceau
de leurs peres.
Il en eft d'autres ( Gentilshommes ) qui , dites
vous Monfieur , n'ont produit que les preuves de
quatre générations & qui remontent par de bons
actes , jufqu'en 1100 .
Le filence du Compilateur eft légitime : il igno
roit ces actes , & en eût-il été inftruit , il fe feroit
bien donné de garde de les confondre dans fes
extraits . Mais pour les diftinguer , il les eût fans
doute placés dans des notes léparées du corps de
Pouvrage , ou marginales.
Tout le monde fait ( ce font vos termes ) que
la plupart des Gentilshommes fe faifoient décharger
fur le premier titre qui leur tomboit
fous la main. De là vient que des meilleures
Maiſons de la Province ne remontent qu'au pre
mier , deuxième ou troifiéme degré.
Oh pour le coup , Monfieur , vous prenez vo
tre opinion pour celle du Public. Il vous fera difficile
, peut-être même impoſſible , de le ramener
à la vôtre. Quoi la fureur des ennoblis fera -t - elle
de n'avoir jamais commencé leur nobleffe , &
d'en cacher le titre primordial jufqu'à l'extrême
néceffité ? tandis que des Gentilshommes de Race
212 MERCURE DE FRANCE.
auront négligé la production des titres qui la
leur affurent. Cela eft infoutenable , Monfieur . Je
fuis convaincu que la plûpart fe font bornés aux
termes de l'Edit . Mais je n'en connois point qui
n'y ayent pas voulu fatisfaire ; & certainement
la peine d'affembler des titres fuffifans étoit fi légère
, leur recherche fi peu difpendieufe , qu'il
n'y avoit lors de la recherche, qu'un fiécle à remplir
pour être confirmé dans la poffeffion d'une
Noblent de Race
Je me flatte , Monfieur , que l'Auteur du Mercure
aura a mon égard , la même complaifance
qu'il a eue pour vous . J'ofe croire , que vous
n'improuverez point oppofition de mes fentimens
aux vôtres , pénétré des louables motifs
(je euque ici vos expreffions & m'en honore ]
qui femblent vous nimer , je crois devoir détruire
la confiance que le Public pourroit prendre à
vos opinions. Elle m'ont féduit d'abord ; l'examen
en a enfuite éffacé l'impulfion . Vous me
par lennerez cet aveu & la liberté que je prends
de vous l'écrire. J'ai l'honneur d'être , &c .
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Résumé : LETTRE à l'Auteur anonyme d'une Lettre en date de Montauban du 12 Février 1760, insérée au Mercure d'Avril.
La lettre, datée du 12 février 1760, répond à un auteur anonyme qui a critiqué le compilateur des 'Pièces fugitives'. L'auteur de la lettre défend ce compilateur, accusé d'avoir inclus les jugements de M. de Bezons, Intendant du Languedoc, dans son recueil. Il explique que ces jugements sont des pièces périodiques qui attestent de l'état de la noblesse du Languedoc de manière claire et non équivoque. Le compilateur n'a pas nécessairement comparé les opérations de M. de Bezons à celles de M. de Caumartin, mais a simplement donné aux extraits des jugements la forme de ceux du Nobiliaire de Champagne. L'auteur conteste également l'affirmation selon laquelle la bonne noblesse du Languedoc ne se sert jamais du relaxe de M. de Bezons. Il mentionne que certains gentilshommes n'ont pas été recherchés et ne sont donc pas inscrits dans le catalogue des nobles, mais estime que cela ne prouve pas que les jugements de M. de Bezons soient principalement de faveur. Il souligne que l'oubli des traitants peut être préjudiciable aux familles dont les titres n'ont pas été vérifiés. La lettre aborde aussi le cas des gentilshommes qui n'ont produit que les preuves de quatre générations, remontant parfois jusqu'à l'an 1100. L'auteur suggère que ces actes auraient dû être distingués dans des notes séparées ou marginales. Il critique l'opinion de l'auteur anonyme selon laquelle les gentilshommes se faisaient décharger sur le premier titre disponible, affirmant que cela est improbable et que la plupart des gentilshommes ont cherché à satisfaire les termes de l'édit. Enfin, l'auteur exprime son espoir que l'Auteur du Mercure sera complaisant à son égard et qu'il ne désapprouvera pas l'opposition de ses sentiments à ceux de l'auteur anonyme.
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7
p. 206
De MADRID, 23 Juillet.
Début :
Le Roi & la Reine, avec la Famille Royale, firent leur entrée solemnelle dans [...]
Mots clefs :
Famille royale, Réjouissances publiques, Serment de fidélité, Prince, Infant, Nobles, Députés, Duc
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texteReconnaissance textuelle : De MADRID, 23 Juillet.
De MADRID , 23 Juillet.
Le Roi & la Reine , avec la Famille Royale ,
firent leur entrée folemnelle dans cette Ville ,
le 13. Il y eut à cette occafion des réjouiffances
publiques , qui durerent plufieurs jours . Le Samedi
fuivant , le Roi reçut le ferment de fidélité
du Prince des Afturies , des Infants , des Prélats,
des Grands , des Nobles & des Députés des
Cours. Celui par lequel on reconnut Don Carlos
Antonio pour héritier préſomptif de la Couronne
, fut prêté entre les mains du Duc d'Albe.
Le Roi & la Reine , avec la Famille Royale ,
firent leur entrée folemnelle dans cette Ville ,
le 13. Il y eut à cette occafion des réjouiffances
publiques , qui durerent plufieurs jours . Le Samedi
fuivant , le Roi reçut le ferment de fidélité
du Prince des Afturies , des Infants , des Prélats,
des Grands , des Nobles & des Députés des
Cours. Celui par lequel on reconnut Don Carlos
Antonio pour héritier préſomptif de la Couronne
, fut prêté entre les mains du Duc d'Albe.
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8
p. 209-212
CATALOGUE des Cartes héraldiques du sieur DUBUISSON, Généalogiste & Doreur du Roi, avec Privilege du Roi, 1760.
Début :
Le Tableau de l'honneur, ou abrégé méthodique de la Science du Blason. [...]
Mots clefs :
Héraldique, Tableau, Chronologie des papes, Noms de famille, Blasons, Empereurs, Rois de France, Rois d'Angleterre, Reines, Rois d'Espagne, Régentes, Colonels, Aumôniers, Chevaliers, Nobles, Maisons, Familles
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texteReconnaissance textuelle : CATALOGUE des Cartes héraldiques du sieur DUBUISSON, Généalogiste & Doreur du Roi, avec Privilege du Roi, 1760.
CATALOGUE des Cartes héraldiques du fieur Du-
BUISSON , Généalogifte & Doteur du Roi , avec
Privilege du Roi , 1760 .
Le Tab eau de l'honneur , ou abrégé méthodique
de la Science du Blafon . 2 feuilles.
Chronologie des Papes & anti- Papes , depuis la
maillance de l'Egliſe juſqu'en 1758 , contenant
110 MERCURE DE FRANCE. -
leurs noms de Papes , leurs noms de famille ,
leurs pays ; la date de leur élévation , le temps
de leur Pontificat , leur mort & les armes de ceux
qui en ont portées , jufqu'à préfent , 3 F.
Noms , qualité , Armes & Blafon de tous les
Papes & Cardinaux François de naillance , de ceux
qui ont été nommés par nos Rois , & de ceux qui
ont poffédé des Archevêchés & Evêchés en France
jufqu'à préfent , 3 F.
Grands - Maîtres de Saint Jean de Jérufalem ,
dit de Malte , depuis leur création juſqu'à préfent
, 1 F.
Chronologie des Empereurs & Impératrices
d'Occident , depuis Charlemagne jufqu'à préfent
, 2 F.
Généalogie des Rois de France , depuis le commencement
de cette Monarchie jufqu'à préſent
9 F.
Chronologie des Rois & des Reines de France ,
depuis Pharamond jufqu'à préfent , 2 F.
Chronologie des Rois d'Angleterre , depuis Egbert
, premier Roi des Saxons Occidentaux ; jufqu'à
préfent , 2 F.
Chronologie des Rois & Reines de Portugal , &
des Algarbes , depuis Hugues Caper jufqu'à préfent
, I F.
Généalogie des Rois & Reines d'Espagne , depuis
le commencement de cette Monarchie jufqu'à
préfent , 9 F.
Chronologie des Rois & Reines d'Espagne , depuis
l'Erection du Comté de Caftille en Royaume ,
par Sanche IV. dit le Grand , Roi de Navarre
jufqu'à préfent , 1 F.
t Les Rois & Reines des deux Siciles , depuis leur
origne jufqu'à préſent , 2 F.
Les Dauphins de France , depuis la ceffion du
Dauphiné faite par Humbert , dernier Dauphin
Viennois , jufqu'à préſent , 1 F.
NOVEMBRE. 1760. 21F
Les 32 quartiers paternels & maternels de
Monfeigneur Louis Dauphin de France , 1 F.
Les Ducs & Pairs de France , depuis 1701 juf
qu'à préfent , 1 F.
Les Régents & Régentes du Royaume de France,
depuis leur origine jufqu'à préfent , 1 F.
Les Grands Sénéchaux & Connétables de France
, depuis le Regne du Roi Hugues- Capet jul
qu'à préfent , Ě.
Chanceliers & Gardes des Sceaux de France ,
depuis le Regne de S. Louis jufqu'à préſent , 2 F.
Maréchaux de France , depuis le Regne du Roi
Philippe-Augufte jufqu'à préfent , 3 F.
Les Grands Amiraux & Généraux des Galéres ,
depuis le Regne du Roi S. Louis juſqu'à préſent
2 F.
>
Grands Maitres des Arbalêtriers , & Grands-
Maîtres de l'Artillerie de France , depuis leur origine
jufqu'à préfent , 2 F.
Portes- Oriflâmes & Colonels Généraux de l'Infanterie
Françoife , depuis leur Création jufqu'à
préfent , F.
Grands Aumôniers de France , depuis leur ori→
gine jufqu'à préfent , i F.
Grands Maîtres de France , depuis leur origine
jufqu'à préfent , 1 F.
+
Grands Ecuyers de France , depuis leur Création
jufqu'à préfent , 1 F.
Grands Chambriers & Grands Chambellans de
France , depuis leur origine jufqu'à préfent , 2 F.
Grands Bouteillers ou Grands Echanfons
Grands Panetiers , & Grands Queux de France
depuis leur Création jufqu'à préfent , 2 F.
Grands Veneurs , Grands Louvetiers & Grands
Fauconniers de France , depuis leur origine jufqu'à
préfent , 2 F.
Tous les Chevaliers Commandeurs de l'Ordre
212 MERCURE DE FRANCE.
du Saint Elprit , créés par Louis XV. du nom ร
Ve Chef de l'Ordre , jufqu'à préfent , 4 F.
Généalogie & Defcendance de l'illufire Maiſon
de Croy , F.
La Cour des Monnoyes telle qu'elle eft en là
préſente année , 1 F.
Confeillers du Roi & Quartiniers de la Ville
de Paris , depuis l'année 15oo jufqu'à préfent , F.
Carte générale des Rois & Princes de l'Europe
, 2 E.
Nobiliaire de Normandie , 2.7 F.
Nobiliaire de Bretagne , 10 F.
Nobiliaire de Picardie , 2 F.
Nobiliaire de Champagne , 4 F.
Le Grand-Confeil tel qu'il eft à préſent , 2 F.
Armorial des principales Maifons & Familles
du Royaume , enrichi de 4000 Ecuflons
leurs explications , noms de Famille & Seignen
rie , deux volumes in- 12.
BUISSON , Généalogifte & Doteur du Roi , avec
Privilege du Roi , 1760 .
Le Tab eau de l'honneur , ou abrégé méthodique
de la Science du Blafon . 2 feuilles.
Chronologie des Papes & anti- Papes , depuis la
maillance de l'Egliſe juſqu'en 1758 , contenant
110 MERCURE DE FRANCE. -
leurs noms de Papes , leurs noms de famille ,
leurs pays ; la date de leur élévation , le temps
de leur Pontificat , leur mort & les armes de ceux
qui en ont portées , jufqu'à préfent , 3 F.
Noms , qualité , Armes & Blafon de tous les
Papes & Cardinaux François de naillance , de ceux
qui ont été nommés par nos Rois , & de ceux qui
ont poffédé des Archevêchés & Evêchés en France
jufqu'à préfent , 3 F.
Grands - Maîtres de Saint Jean de Jérufalem ,
dit de Malte , depuis leur création juſqu'à préfent
, 1 F.
Chronologie des Empereurs & Impératrices
d'Occident , depuis Charlemagne jufqu'à préfent
, 2 F.
Généalogie des Rois de France , depuis le commencement
de cette Monarchie jufqu'à préſent
9 F.
Chronologie des Rois & des Reines de France ,
depuis Pharamond jufqu'à préfent , 2 F.
Chronologie des Rois d'Angleterre , depuis Egbert
, premier Roi des Saxons Occidentaux ; jufqu'à
préfent , 2 F.
Chronologie des Rois & Reines de Portugal , &
des Algarbes , depuis Hugues Caper jufqu'à préfent
, I F.
Généalogie des Rois & Reines d'Espagne , depuis
le commencement de cette Monarchie jufqu'à
préfent , 9 F.
Chronologie des Rois & Reines d'Espagne , depuis
l'Erection du Comté de Caftille en Royaume ,
par Sanche IV. dit le Grand , Roi de Navarre
jufqu'à préfent , 1 F.
t Les Rois & Reines des deux Siciles , depuis leur
origne jufqu'à préſent , 2 F.
Les Dauphins de France , depuis la ceffion du
Dauphiné faite par Humbert , dernier Dauphin
Viennois , jufqu'à préſent , 1 F.
NOVEMBRE. 1760. 21F
Les 32 quartiers paternels & maternels de
Monfeigneur Louis Dauphin de France , 1 F.
Les Ducs & Pairs de France , depuis 1701 juf
qu'à préfent , 1 F.
Les Régents & Régentes du Royaume de France,
depuis leur origine jufqu'à préfent , 1 F.
Les Grands Sénéchaux & Connétables de France
, depuis le Regne du Roi Hugues- Capet jul
qu'à préfent , Ě.
Chanceliers & Gardes des Sceaux de France ,
depuis le Regne de S. Louis jufqu'à préſent , 2 F.
Maréchaux de France , depuis le Regne du Roi
Philippe-Augufte jufqu'à préfent , 3 F.
Les Grands Amiraux & Généraux des Galéres ,
depuis le Regne du Roi S. Louis juſqu'à préſent
2 F.
>
Grands Maitres des Arbalêtriers , & Grands-
Maîtres de l'Artillerie de France , depuis leur origine
jufqu'à préfent , 2 F.
Portes- Oriflâmes & Colonels Généraux de l'Infanterie
Françoife , depuis leur Création jufqu'à
préfent , F.
Grands Aumôniers de France , depuis leur ori→
gine jufqu'à préfent , i F.
Grands Maîtres de France , depuis leur origine
jufqu'à préfent , 1 F.
+
Grands Ecuyers de France , depuis leur Création
jufqu'à préfent , 1 F.
Grands Chambriers & Grands Chambellans de
France , depuis leur origine jufqu'à préfent , 2 F.
Grands Bouteillers ou Grands Echanfons
Grands Panetiers , & Grands Queux de France
depuis leur Création jufqu'à préfent , 2 F.
Grands Veneurs , Grands Louvetiers & Grands
Fauconniers de France , depuis leur origine jufqu'à
préfent , 2 F.
Tous les Chevaliers Commandeurs de l'Ordre
212 MERCURE DE FRANCE.
du Saint Elprit , créés par Louis XV. du nom ร
Ve Chef de l'Ordre , jufqu'à préfent , 4 F.
Généalogie & Defcendance de l'illufire Maiſon
de Croy , F.
La Cour des Monnoyes telle qu'elle eft en là
préſente année , 1 F.
Confeillers du Roi & Quartiniers de la Ville
de Paris , depuis l'année 15oo jufqu'à préfent , F.
Carte générale des Rois & Princes de l'Europe
, 2 E.
Nobiliaire de Normandie , 2.7 F.
Nobiliaire de Bretagne , 10 F.
Nobiliaire de Picardie , 2 F.
Nobiliaire de Champagne , 4 F.
Le Grand-Confeil tel qu'il eft à préſent , 2 F.
Armorial des principales Maifons & Familles
du Royaume , enrichi de 4000 Ecuflons
leurs explications , noms de Famille & Seignen
rie , deux volumes in- 12.
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Résumé : CATALOGUE des Cartes héraldiques du sieur DUBUISSON, Généalogiste & Doreur du Roi, avec Privilege du Roi, 1760.
Le document est un catalogue de cartes héraldiques du généalogiste et doreur du Roi, Du Buisson, daté de 1760. Il présente diverses chronologies et généalogies historiques. Parmi les œuvres listées, figure 'Le Tableau de l'honneur, ou abrégé méthodique de la Science du Blason' en deux feuilles. Le catalogue inclut des chronologies des Papes et anti-Papes depuis la fondation de l'Église jusqu'en 1758, des Papes et cardinaux français, des Grands Maîtres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des Empereurs et Impératrices d'Occident depuis Charlemagne, ainsi que des Rois de France, d'Angleterre, de Portugal, d'Espagne, des Deux-Siciles, et des Dauphins de France. Il couvre également les Ducs et Pairs de France, les Régents, les Grands Sénéchaux, les Chanceliers, les Maréchaux, les Grands Amiraux, les Grands Aumôniers, les Grands Écuyers, et divers autres hauts dignitaires français. Le catalogue mentionne des généalogies spécifiques comme celle de la Maison de Croy, et des nobiliaires de régions françaises telles que la Normandie, la Bretagne, la Picardie, et la Champagne. Enfin, il inclut un armorial des principales maisons et familles du royaume, enrichi de 4000 écussons.
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9
p. 190
De ROME, le 3 Novembre.
Début :
Le tour que prend notre démêlé avec la Cour de Portugal, [...]
Mots clefs :
Cour, Tensions, Portugal, Sénat, Gênes, Réconciliation, Nobles, Naples, Statue, Honneur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De ROME, le 3 Novembre.
De ROME , Le 3 Novembre.
Letour que prend notre démêlé avec la Cour de
Portugal, caufe ici beaucoup d'inquiétude. La bonne
intelligence entre notre Cour & la République
de Génes, ne prend pas un meilleur tour. Le Sénat
de Génes exige pour préliminaire de réconciliation,
que le Vifiteur Apoftolique foit rappellé de l'Ile de
Corfe.
Dans la derniere affemblée des Nobles tenue au
Capitole , la famille des Comtes de Renaldis , originaires
du Frioul, fut aggrégée au Corps de la Nobleffe
Romaine.
On apprend que la Ville de Naples a réfolu
d'élever une Statue de Bronze en l'honneur de
Don Carlos , pour marque de reconnoiffance des
beaux établiffemens que ce Prince a faits pendant
qu'il a été fur le Trône des deux Siciles.
Letour que prend notre démêlé avec la Cour de
Portugal, caufe ici beaucoup d'inquiétude. La bonne
intelligence entre notre Cour & la République
de Génes, ne prend pas un meilleur tour. Le Sénat
de Génes exige pour préliminaire de réconciliation,
que le Vifiteur Apoftolique foit rappellé de l'Ile de
Corfe.
Dans la derniere affemblée des Nobles tenue au
Capitole , la famille des Comtes de Renaldis , originaires
du Frioul, fut aggrégée au Corps de la Nobleffe
Romaine.
On apprend que la Ville de Naples a réfolu
d'élever une Statue de Bronze en l'honneur de
Don Carlos , pour marque de reconnoiffance des
beaux établiffemens que ce Prince a faits pendant
qu'il a été fur le Trône des deux Siciles.
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Résumé : De ROME, le 3 Novembre.
Le 3 novembre, à Rome, les relations avec le Portugal et la République de Gênes restent tendues. Gênes exige le rappel du Visiteur Apostolique de Corse. La famille des Comtes de Renaldis est intégrée à la Noblesse Romaine. Naples érige une statue à Don Carlos pour ses réformes.
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10
p. 174-177
EXTRAIT d'une Lettre écrite de Warsovie, le 8 Septembre 1764.
Début :
Voici quelques détails sur ce qui s'est passé à l'occasion [...]
Mots clefs :
Élection du roi, Nobles, Diète, Officiers, Divisions, Palatinat, Nonces, Magnificence, Procession, Comte, Cérémonie, Jardin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite de Warsovie, le 8 Septembre 1764.
EXTRAIT d'une Lettre écrite de Warfovie , le 8
Septembre 1764.
Voici quelques détails fur ce qui s'eft paffé à
l'occafion de l'Election du Roi.
Le 6 à huit heures du matin , les Nobles de
onze Palatinats , arrivés viritim pour la Diete
d'Election , défilerent par divifion pour le rendre
au Szoppa , ainfi que les Députés des autres Pala
NOVEMBRE . 1764 , 175
1
tinats ils étoient précédés de leur Chambellan
ou l'ancien des Nonces , ayant en main la Butawa
* , & monté fur un cheval harnaché à la
Turque , de même que les autres Officiers des
Palatinats , Territoires & Districts , qui portoient
l'Enfeigne de chacune des Divifions . Chaque Divifion
étoit fuivie d'un grand nombre de Seigneurs
attachés à fon parti. Les Palatins de Ruffie
, d'Inowroclaw & de Poldachie , le Grand Veneur
de la Couronne , le Prince Lubomirski ,
Général de l'Avant- Garde & plufieurs autres Seigneurs
précédoient à cheval leurs Palatinats
aflemblés viritim , ou les Nonces , du nombre
defquels ils étoient ; les Nonces du Palatinat de
Mazovie , du Territoire de Czerki & des autres
qui font compris dans ce Palatinat , étoient tous
au nombre de quatre-vingt , vêtus d'écarlate. Le
Primat qui , fuivant les Loix , auroit dû monter
à cheval pour recueillir les voix de chaque Palatinat
étoit , à cauſe de ſon âge avancé , dans une
efpéce de palanquin Chinois de la plus grande
magnificence , traîné par quatre chevaux dont les
harnois étoient de velours verd . A peine eut - il
adreflé la parole aux Nonces , qui étoient à un
bout du Champ d'Election , que ceux qui étoient
placés a l'autre bout crierent à haute voix : Nous
voulons le Grand Panetier de Lithuanie . Quatre
Palatinats , & entr'autres ceux de Podolie & de
Kiovie , furent lents à répondre. Le Palatin de
Kiovie , interrogé fur celui qu'il defiroit pour
Roi , répondit , celui que les autres veulent. Ce
n'eft pas affez, reprit le Primat , ilfaut le nommer
* Bâton femblable à celui que porte le Grand-
Général,
H iv
176 MERCURE DE FRANCE.
à haute voix. Le Palatin dit alors , le Grand Panetier
de Lithuanie. Le Palatin de Podolie & les
deux autres le déterminerent auffi à crier a haute
voix , le Grand Panetier de Lithuanie. Enfuite les
Sénateurs , les Miniftres & les Nonces des Palatinats
, Territoires & Diſtricts , ainſi que la Nobleffe
, rentrerent dans la Ville & dans leurs
Camps , où ils reſterent juſqu'au lendemain .
Hier , toute la Nobleffe fe rendit au Szoppa
vers les deux heures après - midi , dans le même
ordre que la veille, fi ce n'eſt que plufieurs des premers
Officiers de chaque Palatinat n'avoient pas
leurs cafques , & qu'un grand nombre de Chefs &
de Nonces arriverent en carroffe , ainfi que le
Prince Palatin de Ruffie. Celui - ci , en entrant dans
le Szoppa , falua d'abord le Primat , les Sénateurs
& les Nonces , leur recommanda le nouveau Roi
& adreffa la parole à plufieurs Gentilshommes
qu'il embraſſa enfuite. Une heure après & au
fecond coup de canon le Comte Poniatowski
fur proclamé. On députa auffi -tôt à la Ville le
jeune Comte Wielopolski , fils du Grand- Ecuyer
de la Couronne , pour annoncer au Comte Poniatowski
fon Election , & le féliciter de la pare
de la République. Le Grand Chambellan de la
Couronne fe rendit enfuite chez le nouveau Roi
pour lui faire fa cour,& il fut fuivi peu de temps
après de tous les Seigneurs. La Nobleffe voulut à
fon tour le ranger devant le Palais ; mais y ayant
été prévenue par les Nonces & par la Nobleffe du
Territoire de Warfovie qui avoit à fa tête le Nonce
Szydłowski , elle fut obligée de fe placer au
Fauxbourg de Cracovie. Alors le nouveau Roi fe
préfenta a une fenêtre , & l'on entendit crier de
toutes parts : Vivat Stanislaus - Auguſtus : il fälua
NOVEMBRE. 1764. 177
tes Nonces du Palatinat de Warfovie , & l'Egfeigne
de ce Palatinat lui fit les honneurs d'afage .
A quatre heures , le Primat arriva avec- les autres
Sénateurs & les Miniftres : il offrit fon carroffe
au nouveau Roi pour le conduire à la Collégiale ; -
mais Sa Majefté jugea à propos de s'y rendre à
cheval précédée par le Primat & par les Sénateurs
& Miniftres qui étoient dans leurs carroffes ,
& accompagnée par les autres qui étoient à che
val & vêtus d'écarlate , ainfi que le Roi . Le Comte
Wielopolski , Grand- Ecuyer , le Comte Potocki ,
Grand Général d'Artillerie de Lithuanie , le Prince
Adam Czatoriski , le Général Poniatowski , le
fieur Poniatowski , Grand Chambellan de la Cou
ronne , & plufieurs autres Nobles entouroient Sa
Majefté. Le concours du Peuple & le nombre des
carroffes étoient fi confidérables , que le Roi n'arriva
qu'après une heure de marche à la Collégiale
où l'on entonna le Te Deum , pendant lequel il fe
fit une décharge de cent coups de canon . Après
cette cérémonie , Sa Majesté fut conduite au Château
, où Elle foupa à une Table de fix couverts.
Aujourd'hui il y a grand gala , & les Seigneurs ,
ainfi que l'Ambaffadeur de Prufſe , ſe ſont rendus
de bonne heure au Château. Demain , le
Prince Repnin donnera un bal à Ujaldow:
On a joui d'une fûreté entière , tant dans la
Ville qu'au Champ d'Election , où les Dames mê
mes ont eu la liberté de fe promener.
Septembre 1764.
Voici quelques détails fur ce qui s'eft paffé à
l'occafion de l'Election du Roi.
Le 6 à huit heures du matin , les Nobles de
onze Palatinats , arrivés viritim pour la Diete
d'Election , défilerent par divifion pour le rendre
au Szoppa , ainfi que les Députés des autres Pala
NOVEMBRE . 1764 , 175
1
tinats ils étoient précédés de leur Chambellan
ou l'ancien des Nonces , ayant en main la Butawa
* , & monté fur un cheval harnaché à la
Turque , de même que les autres Officiers des
Palatinats , Territoires & Districts , qui portoient
l'Enfeigne de chacune des Divifions . Chaque Divifion
étoit fuivie d'un grand nombre de Seigneurs
attachés à fon parti. Les Palatins de Ruffie
, d'Inowroclaw & de Poldachie , le Grand Veneur
de la Couronne , le Prince Lubomirski ,
Général de l'Avant- Garde & plufieurs autres Seigneurs
précédoient à cheval leurs Palatinats
aflemblés viritim , ou les Nonces , du nombre
defquels ils étoient ; les Nonces du Palatinat de
Mazovie , du Territoire de Czerki & des autres
qui font compris dans ce Palatinat , étoient tous
au nombre de quatre-vingt , vêtus d'écarlate. Le
Primat qui , fuivant les Loix , auroit dû monter
à cheval pour recueillir les voix de chaque Palatinat
étoit , à cauſe de ſon âge avancé , dans une
efpéce de palanquin Chinois de la plus grande
magnificence , traîné par quatre chevaux dont les
harnois étoient de velours verd . A peine eut - il
adreflé la parole aux Nonces , qui étoient à un
bout du Champ d'Election , que ceux qui étoient
placés a l'autre bout crierent à haute voix : Nous
voulons le Grand Panetier de Lithuanie . Quatre
Palatinats , & entr'autres ceux de Podolie & de
Kiovie , furent lents à répondre. Le Palatin de
Kiovie , interrogé fur celui qu'il defiroit pour
Roi , répondit , celui que les autres veulent. Ce
n'eft pas affez, reprit le Primat , ilfaut le nommer
* Bâton femblable à celui que porte le Grand-
Général,
H iv
176 MERCURE DE FRANCE.
à haute voix. Le Palatin dit alors , le Grand Panetier
de Lithuanie. Le Palatin de Podolie & les
deux autres le déterminerent auffi à crier a haute
voix , le Grand Panetier de Lithuanie. Enfuite les
Sénateurs , les Miniftres & les Nonces des Palatinats
, Territoires & Diſtricts , ainſi que la Nobleffe
, rentrerent dans la Ville & dans leurs
Camps , où ils reſterent juſqu'au lendemain .
Hier , toute la Nobleffe fe rendit au Szoppa
vers les deux heures après - midi , dans le même
ordre que la veille, fi ce n'eſt que plufieurs des premers
Officiers de chaque Palatinat n'avoient pas
leurs cafques , & qu'un grand nombre de Chefs &
de Nonces arriverent en carroffe , ainfi que le
Prince Palatin de Ruffie. Celui - ci , en entrant dans
le Szoppa , falua d'abord le Primat , les Sénateurs
& les Nonces , leur recommanda le nouveau Roi
& adreffa la parole à plufieurs Gentilshommes
qu'il embraſſa enfuite. Une heure après & au
fecond coup de canon le Comte Poniatowski
fur proclamé. On députa auffi -tôt à la Ville le
jeune Comte Wielopolski , fils du Grand- Ecuyer
de la Couronne , pour annoncer au Comte Poniatowski
fon Election , & le féliciter de la pare
de la République. Le Grand Chambellan de la
Couronne fe rendit enfuite chez le nouveau Roi
pour lui faire fa cour,& il fut fuivi peu de temps
après de tous les Seigneurs. La Nobleffe voulut à
fon tour le ranger devant le Palais ; mais y ayant
été prévenue par les Nonces & par la Nobleffe du
Territoire de Warfovie qui avoit à fa tête le Nonce
Szydłowski , elle fut obligée de fe placer au
Fauxbourg de Cracovie. Alors le nouveau Roi fe
préfenta a une fenêtre , & l'on entendit crier de
toutes parts : Vivat Stanislaus - Auguſtus : il fälua
NOVEMBRE. 1764. 177
tes Nonces du Palatinat de Warfovie , & l'Egfeigne
de ce Palatinat lui fit les honneurs d'afage .
A quatre heures , le Primat arriva avec- les autres
Sénateurs & les Miniftres : il offrit fon carroffe
au nouveau Roi pour le conduire à la Collégiale ; -
mais Sa Majefté jugea à propos de s'y rendre à
cheval précédée par le Primat & par les Sénateurs
& Miniftres qui étoient dans leurs carroffes ,
& accompagnée par les autres qui étoient à che
val & vêtus d'écarlate , ainfi que le Roi . Le Comte
Wielopolski , Grand- Ecuyer , le Comte Potocki ,
Grand Général d'Artillerie de Lithuanie , le Prince
Adam Czatoriski , le Général Poniatowski , le
fieur Poniatowski , Grand Chambellan de la Cou
ronne , & plufieurs autres Nobles entouroient Sa
Majefté. Le concours du Peuple & le nombre des
carroffes étoient fi confidérables , que le Roi n'arriva
qu'après une heure de marche à la Collégiale
où l'on entonna le Te Deum , pendant lequel il fe
fit une décharge de cent coups de canon . Après
cette cérémonie , Sa Majesté fut conduite au Château
, où Elle foupa à une Table de fix couverts.
Aujourd'hui il y a grand gala , & les Seigneurs ,
ainfi que l'Ambaffadeur de Prufſe , ſe ſont rendus
de bonne heure au Château. Demain , le
Prince Repnin donnera un bal à Ujaldow:
On a joui d'une fûreté entière , tant dans la
Ville qu'au Champ d'Election , où les Dames mê
mes ont eu la liberté de fe promener.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre écrite de Warsovie, le 8 Septembre 1764.
Le 6 septembre 1764, les nobles de onze palatinats se réunirent pour élire le roi. Ils défilèrent jusqu'au Szoppa, précédés de leur chambellan ou du plus ancien des nonces monté sur un cheval harnaché à la turque. Chaque division était suivie de nombreux seigneurs. Les palatins de Russie, d'Inowrocław et de Podlachie, ainsi que le Grand Veneur et le Prince Lubomirski, précédaient leurs palatinats. Les nonces du palatinat de Mazovie et du territoire de Czerki, au nombre de quatre-vingt, étaient vêtus d'écarlate. Le Primat, en raison de son âge avancé, était transporté dans un palanquin chinois traîné par quatre chevaux aux harnais de velours vert. Lors de l'élection, des voix proposèrent le Grand Panetier de Lituanie comme roi. Quatre palatinats, dont ceux de Podolie et de Kiev, furent lents à répondre. Le Primat insista pour que chaque palatinat nomme le roi à haute voix. Finalement, tous les palatinats proclamèrent le Grand Panetier de Lituanie comme roi. Les sénateurs, ministres et nonces rentrèrent ensuite dans la ville. Le lendemain, la noblesse se rendit de nouveau au Szoppa. Le Prince Palatin de Russie salua le Primat et les sénateurs, recommandant le nouveau roi. Une heure plus tard, le Comte Poniatowski fut proclamé roi. Le Comte Wielopolski fut envoyé pour annoncer l'élection au Comte Poniatowski. Le Grand Chambellan de la Couronne se rendit ensuite chez le nouveau roi pour lui faire sa cour, suivi de tous les seigneurs. Le nouveau roi, Stanislas-Auguste, se présenta à une fenêtre et fut acclamé par la foule. Il se rendit ensuite à la collégiale à cheval, accompagné par le Primat et les sénateurs. Un Te Deum fut chanté, suivi d'une salve de cent coups de canon. Après la cérémonie, le roi fut conduit au château où il dîna. Le jour suivant, un grand gala fut organisé au château, et un bal fut prévu par le Prince Repnin à Ujazdów. La sécurité fut assurée, permettant même aux dames de se promener librement.
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