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1
p. 7
MADRIGAL.
Début :
Belle Iris, je n'aime que vous; [...]
Mots clefs :
Guérir, Aimer, Iris
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texteReconnaissance textuelle : MADRIGAL.
MADRIGAL.
ElleIris, je n'aime que vous ;
Quandje ne vous voy pas , rien ne me ſemble doux;
Vous adorer toûjours est toute mon
envie:
Glorieux de mon mal , je n'en veux
pas querir ;
Pourvous seule j'aime la vie ,
Pourquoy mefaites-vous mourir?
ElleIris, je n'aime que vous ;
Quandje ne vous voy pas , rien ne me ſemble doux;
Vous adorer toûjours est toute mon
envie:
Glorieux de mon mal , je n'en veux
pas querir ;
Pourvous seule j'aime la vie ,
Pourquoy mefaites-vous mourir?
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2
p. 65-80
LETTRE DE M. LE MARQUIS DE *** A MADAME DE ***
Début :
Si les Eaux de Barrége luy on esté salutaires, celles / Je suis à Bourbon l'Archambaut, Madame; & sans aucun [...]
Mots clefs :
Belles, Hommes de mérite, Bourbon l'Archambaut, Maladies, Guérir, Eaux , Remède, Maux, Boire
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE DE M. LE MARQUIS DE *** A MADAME DE ***
Si les Eauxde Barrége luy ont eſté ſalutaires , celles de Bourbon ne l'ont pas moins eſté -à quantité de Belles qu'on y a
veuës. Cette Lettre qui m'eſt -tombée entre les mains , vous en
-fera ſçavoir le merite. Je vous l'envoye tellequ'on vientdeme la donner.
LETTRE
DE M. LE MARQUIS DE ***
A MADAME DE ***
àBourbon l'Archambaut,Ma- JEfuis dame;&Sans aucun préambule,je
GALANT. 45 vay vous rendre compte de ce qui s'y paſſe,comme vous me l'avez ordonné.
Lapremiere chose que jefis en arrivant,
ce fut dem'informer du genre desMa- ladies qui avoient attirélebeauMonde
qu'ondit quis'y trouvoit , &l'on m'ap- prit qu'à l'exception dequelques Para- lifies mal formées , Hommes & Fem- mes s'y plaignoient presque tous de Vapeurs.
CeMal de tous les Maux, Mal le plus incommode,
Pour les Hommesjadis n'eſtoit point à
lamode;
Mais onſçait aujourd'huyce qu'il nous fait fouffrir,
Comme à toute heure il nous accable ,
Juſqu'à nous voir preſts d'en mourir,
Si voſtre Sexe eſtoit unpeu plus cha- ritable ,
Nous n'irions pas ſi loin eſſayer d'en guerir.
Je ne manquaypas ( & parvostre ordre , Madame , ) de demander d'a- bord des nouvelles de nostre Illustre
L
46 LE MERCVRE
Mareschal. Je ſçeus que les Eaux ne luy avoient fait que médiocrement du bien cetteannée, maisqu'en récompense M. Amiot Son Medecin , Homme
qu'unecapacitédepuis long temps éprou vée , rend digne de tout le bien qu'on en
dit, en avoitpris desſoinsſiparticuliers,
que ſes Amispouvoient espererdele re voiravectoute laſantéqu'ilsluy avoient Jouhaitée en partant : l'agreable vie qu'on mene icy , aura ſans doute contri- buéà la rétablir. Le Ieu , la Promenade, la Conversation, &tout ce qui peur lierune aimableſocieté,ſont des plaifirs
qui n'y manquent presque jamais , &la belle Compagniequi s'y trouve ordinai.
rement seroit seule capable de querir les Mauxlesplus obftinez. Tout cequi m'y paroist de fâcheux ,
C'eſt qu'on voit làde tres-ſainesMa- lades
Qui fieres de mille Beautez ,
Font de frequentes incartades Ad'innocentes Libertez.
Auplaifir de les voir le meilleur temps s'employe.
GALAN T... 47
Comme le charme eſt grand , on s'en
donne à cœur joye ,
On regarde , on admire , on demeure enchanté.
Alors aux Maux divers, dont boire eſt
le Remede
Se mefle un certain trouble àqui la
raiſon cede ,
Etmal ſur mal n'eſt pas ſanté.
Je m'en Sauve comme jepuis , &je vous avoue que cen'est passans peine,
car fi onéviteunquet-à pendd'un coſté,
on le rencontre de l'autre. Par exemple.
Avez- vous fuy les dangereux attraits
Qui coûtent tant à regarder de pres,
Lors qu'à vosyeux charmez de ſa rencontre,
L'aimable Fortia ſe montre;
Ailleurs où le hazard vous aura pû
mener,
LabelleMarcillac vous vient affaffiner.
Que de cœurs tous les jours ſes char- mes luy fontprendre ,
Sans que jamais elle fonge àles rendre!
ر
48 LE MERCVRE
Il n'eſtoit pas beſoin qu'elle quitât la
Cour
Pour leur faire un ſi méchant tour.
Ie n'oſe en dire rien , c'eſt ſur ſa conſcience ;
Mais qu'elle craigne enfin qu'on ne la pouſſe àbout
On peut prendre ſon temps , la trou- ver ſans defenſe ,
Et quiconque à voler comme elle ſe réfout,
Doit croire que malgré toute ſa refiſtance ,
Vn coup viendra qui payera tout.
,on ne
Vous auriez peine à vous imaginer
combien la belle Madame Dubal fait
envier le bonheur deſon Epoux qui est
venu aux Eaux avec elle. Ceſont deux moitiez tres- bien aſſorties,&fi la Fem- me aun merite extraordinaire
peut parler trop avantageusement du
Mary. Il estbienfait , agreable &fort conſideré dans la Maison de Monsieur
lePrince. Lepaſſe aux autres Beautez qu'onvoiticy; &pourm'empescher d'y penser trop en vous en parlant , vous
trouverez
GALANT. 49 trouverez bon , s'il vous plaiſt ,que je faſſe le Portrait qu'en ras ne vous en
courcy.
L'incomparable Bourdenois Dont la gorge toute charmante Surprend, ébloüit,touche, enchante,
De l'Amour à toute heure épuiſe le
Carquois.
Heureux qui vit ſous de ſi belles Loix,
Mais plus heureux qui s'en exempte.
De Vallecour & ſon aimable Sœur,
Des plus brillans attraits l'une & l'autre pourveuë,
Ontbien dequoyplaire à la veuë,
Mais ce n'eſt pas ſans qu'il encouſte
au cœur.
Beauregard & Beſſay par l'éclat de leurs charmes.
لوب
Font aux plus fiers rendre les armes,
Du Frétoy comme Riberpré Quand vous les regardez ſont fort à
voſtre gré ,
Tome IX. C
5o LE MERCVRE Mais mal en prendquoy qu'ony prenne garde,
Aqui trop ſouvent les regarde.
Morin , Phelipeaux & de Ris ,
Par leur propre merite à peu d'autres ſemblables ,
Ont toutesdes Filles aimables
Que ſuivent la Ieuneſſe & les Ieux &
les Ris.
On eſt charméde ſe voir avec elles ,
Mais comme de ſoy-meſme doit ſe
défier,
Ce n'eſt pas tout que de les trouver
Belles ,
L'importance eſt del'oublier.
Ioignez à ces Beautez deux Illuſtres
Amies ,
Dont il faut vous dire le nom.
L'une eſt Saint-Clair , l'autre Burgon ,
Ce ſont dans l'amitié deux ames affermies ,
Etqui fontconcevoir à qui veut s'enflamer,
Qu'iln'eſt riende ſi doux qu'aimer.
GALANT. 5
Pourla belle Damonqu'accompagnent
les Graces ,
Et dont en la voyant chacun demeure
épris.
Onnedoit point eſtre ſurpris
Si l'Amour marche ſurſes traces.
Quel affez ample, aſſez riche Marc d'or Apù payer ce prétieux Tréſor ?
Il faut encorerendre juſtice Aumerite des quatre Sœurs.
Marpon l'aînée eſt Veuve,& ( je croy)
peu novice
Dansl'art d'aſſujettir les cœurs Elle est bienfaite , aimable & fort ſpi- rituelle.
De Villedo ſa Sœur ſe fait aimer comme elle ;
Etdans l'agreable Becuau Onnevoitrien que de bon &de beau.
Mignon, la plus jeunedes quatre Ades attraits dangereux à combattre,
Etqui veut tenir contre , éprouve à ſes deſpens
Qu'il perd ſa franchiſe &ſon temps.
Cij
52 LE MERCVR E
Apres vous avoir parlé des Belles,
j'aurois un long article àvous faire , ſi je voulois vous entretenir de tous les
Hommes de merite qui boivent icy des Eaux. Nousy voyons M. le Marquis de Vardes , dont on croit que le plus grand mal foit le chagrin d'eſtre toû jours éloigné de la plus Auguste Per- Sonne duMonde. M. de Pomereüil, &
M. Pique , y sont auſſi avec M. le Comtede Bouligneux qui est un Homme tres- bien fait , &fort estimé. Mais ce qu'on peut appeller le Charme de nos plus belles Compagnies , c'eſt un jeune Milord petit-Fils du Duc d'Ormond Viceroyd'Irlande. Il donne la Comedie aux Dames , &on nepeutrien voir de plus galant àson âge. Ses belles qualitez ne surprennent point quand on les voit cultivées par M. de Montmiral Son Gouverneur. C'est un Gentilhomme tres- accomply , &fort dignedu choix qu'on a fait de luy pour la conduite du jeune Seigneur dont je vousparle. Vousferez peut- estre ſurpriſe de ceque je ne vous disriende Madame laComteffe_deDo- na, ny de quantité d'autres belles Da-
GALAN T. 53 mes qui sont venues cette année boire desEaux à Bourbon. Souvenez-vous,
je vous prie ,que je vous ayſeulement promis de vous rendre compte de celles que j'y trouverois. Je vous tiensparole,
&fuisvostre , &c.
veuës. Cette Lettre qui m'eſt -tombée entre les mains , vous en
-fera ſçavoir le merite. Je vous l'envoye tellequ'on vientdeme la donner.
LETTRE
DE M. LE MARQUIS DE ***
A MADAME DE ***
àBourbon l'Archambaut,Ma- JEfuis dame;&Sans aucun préambule,je
GALANT. 45 vay vous rendre compte de ce qui s'y paſſe,comme vous me l'avez ordonné.
Lapremiere chose que jefis en arrivant,
ce fut dem'informer du genre desMa- ladies qui avoient attirélebeauMonde
qu'ondit quis'y trouvoit , &l'on m'ap- prit qu'à l'exception dequelques Para- lifies mal formées , Hommes & Fem- mes s'y plaignoient presque tous de Vapeurs.
CeMal de tous les Maux, Mal le plus incommode,
Pour les Hommesjadis n'eſtoit point à
lamode;
Mais onſçait aujourd'huyce qu'il nous fait fouffrir,
Comme à toute heure il nous accable ,
Juſqu'à nous voir preſts d'en mourir,
Si voſtre Sexe eſtoit unpeu plus cha- ritable ,
Nous n'irions pas ſi loin eſſayer d'en guerir.
Je ne manquaypas ( & parvostre ordre , Madame , ) de demander d'a- bord des nouvelles de nostre Illustre
L
46 LE MERCVRE
Mareschal. Je ſçeus que les Eaux ne luy avoient fait que médiocrement du bien cetteannée, maisqu'en récompense M. Amiot Son Medecin , Homme
qu'unecapacitédepuis long temps éprou vée , rend digne de tout le bien qu'on en
dit, en avoitpris desſoinsſiparticuliers,
que ſes Amispouvoient espererdele re voiravectoute laſantéqu'ilsluy avoient Jouhaitée en partant : l'agreable vie qu'on mene icy , aura ſans doute contri- buéà la rétablir. Le Ieu , la Promenade, la Conversation, &tout ce qui peur lierune aimableſocieté,ſont des plaifirs
qui n'y manquent presque jamais , &la belle Compagniequi s'y trouve ordinai.
rement seroit seule capable de querir les Mauxlesplus obftinez. Tout cequi m'y paroist de fâcheux ,
C'eſt qu'on voit làde tres-ſainesMa- lades
Qui fieres de mille Beautez ,
Font de frequentes incartades Ad'innocentes Libertez.
Auplaifir de les voir le meilleur temps s'employe.
GALAN T... 47
Comme le charme eſt grand , on s'en
donne à cœur joye ,
On regarde , on admire , on demeure enchanté.
Alors aux Maux divers, dont boire eſt
le Remede
Se mefle un certain trouble àqui la
raiſon cede ,
Etmal ſur mal n'eſt pas ſanté.
Je m'en Sauve comme jepuis , &je vous avoue que cen'est passans peine,
car fi onéviteunquet-à pendd'un coſté,
on le rencontre de l'autre. Par exemple.
Avez- vous fuy les dangereux attraits
Qui coûtent tant à regarder de pres,
Lors qu'à vosyeux charmez de ſa rencontre,
L'aimable Fortia ſe montre;
Ailleurs où le hazard vous aura pû
mener,
LabelleMarcillac vous vient affaffiner.
Que de cœurs tous les jours ſes char- mes luy fontprendre ,
Sans que jamais elle fonge àles rendre!
ر
48 LE MERCVRE
Il n'eſtoit pas beſoin qu'elle quitât la
Cour
Pour leur faire un ſi méchant tour.
Ie n'oſe en dire rien , c'eſt ſur ſa conſcience ;
Mais qu'elle craigne enfin qu'on ne la pouſſe àbout
On peut prendre ſon temps , la trou- ver ſans defenſe ,
Et quiconque à voler comme elle ſe réfout,
Doit croire que malgré toute ſa refiſtance ,
Vn coup viendra qui payera tout.
,on ne
Vous auriez peine à vous imaginer
combien la belle Madame Dubal fait
envier le bonheur deſon Epoux qui est
venu aux Eaux avec elle. Ceſont deux moitiez tres- bien aſſorties,&fi la Fem- me aun merite extraordinaire
peut parler trop avantageusement du
Mary. Il estbienfait , agreable &fort conſideré dans la Maison de Monsieur
lePrince. Lepaſſe aux autres Beautez qu'onvoiticy; &pourm'empescher d'y penser trop en vous en parlant , vous
trouverez
GALANT. 49 trouverez bon , s'il vous plaiſt ,que je faſſe le Portrait qu'en ras ne vous en
courcy.
L'incomparable Bourdenois Dont la gorge toute charmante Surprend, ébloüit,touche, enchante,
De l'Amour à toute heure épuiſe le
Carquois.
Heureux qui vit ſous de ſi belles Loix,
Mais plus heureux qui s'en exempte.
De Vallecour & ſon aimable Sœur,
Des plus brillans attraits l'une & l'autre pourveuë,
Ontbien dequoyplaire à la veuë,
Mais ce n'eſt pas ſans qu'il encouſte
au cœur.
Beauregard & Beſſay par l'éclat de leurs charmes.
لوب
Font aux plus fiers rendre les armes,
Du Frétoy comme Riberpré Quand vous les regardez ſont fort à
voſtre gré ,
Tome IX. C
5o LE MERCVRE Mais mal en prendquoy qu'ony prenne garde,
Aqui trop ſouvent les regarde.
Morin , Phelipeaux & de Ris ,
Par leur propre merite à peu d'autres ſemblables ,
Ont toutesdes Filles aimables
Que ſuivent la Ieuneſſe & les Ieux &
les Ris.
On eſt charméde ſe voir avec elles ,
Mais comme de ſoy-meſme doit ſe
défier,
Ce n'eſt pas tout que de les trouver
Belles ,
L'importance eſt del'oublier.
Ioignez à ces Beautez deux Illuſtres
Amies ,
Dont il faut vous dire le nom.
L'une eſt Saint-Clair , l'autre Burgon ,
Ce ſont dans l'amitié deux ames affermies ,
Etqui fontconcevoir à qui veut s'enflamer,
Qu'iln'eſt riende ſi doux qu'aimer.
GALANT. 5
Pourla belle Damonqu'accompagnent
les Graces ,
Et dont en la voyant chacun demeure
épris.
Onnedoit point eſtre ſurpris
Si l'Amour marche ſurſes traces.
Quel affez ample, aſſez riche Marc d'or Apù payer ce prétieux Tréſor ?
Il faut encorerendre juſtice Aumerite des quatre Sœurs.
Marpon l'aînée eſt Veuve,& ( je croy)
peu novice
Dansl'art d'aſſujettir les cœurs Elle est bienfaite , aimable & fort ſpi- rituelle.
De Villedo ſa Sœur ſe fait aimer comme elle ;
Etdans l'agreable Becuau Onnevoitrien que de bon &de beau.
Mignon, la plus jeunedes quatre Ades attraits dangereux à combattre,
Etqui veut tenir contre , éprouve à ſes deſpens
Qu'il perd ſa franchiſe &ſon temps.
Cij
52 LE MERCVR E
Apres vous avoir parlé des Belles,
j'aurois un long article àvous faire , ſi je voulois vous entretenir de tous les
Hommes de merite qui boivent icy des Eaux. Nousy voyons M. le Marquis de Vardes , dont on croit que le plus grand mal foit le chagrin d'eſtre toû jours éloigné de la plus Auguste Per- Sonne duMonde. M. de Pomereüil, &
M. Pique , y sont auſſi avec M. le Comtede Bouligneux qui est un Homme tres- bien fait , &fort estimé. Mais ce qu'on peut appeller le Charme de nos plus belles Compagnies , c'eſt un jeune Milord petit-Fils du Duc d'Ormond Viceroyd'Irlande. Il donne la Comedie aux Dames , &on nepeutrien voir de plus galant àson âge. Ses belles qualitez ne surprennent point quand on les voit cultivées par M. de Montmiral Son Gouverneur. C'est un Gentilhomme tres- accomply , &fort dignedu choix qu'on a fait de luy pour la conduite du jeune Seigneur dont je vousparle. Vousferez peut- estre ſurpriſe de ceque je ne vous disriende Madame laComteffe_deDo- na, ny de quantité d'autres belles Da-
GALAN T. 53 mes qui sont venues cette année boire desEaux à Bourbon. Souvenez-vous,
je vous prie ,que je vous ayſeulement promis de vous rendre compte de celles que j'y trouverois. Je vous tiensparole,
&fuisvostre , &c.
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Résumé : LETTRE DE M. LE MARQUIS DE *** A MADAME DE ***
Dans une lettre adressée à Madame de ***, le marquis de *** décrit les événements et les personnes rencontrées à Bourbon-l'Archambault. Il souligne les bienfaits des eaux thermales de Bourbon, qui ont été bénéfiques à de nombreuses personnes, notamment à des femmes de qualité. Les maux dont souffrent les visiteurs sont principalement les vapeurs, un mal considéré comme incommode et courant. Le maréchal, bien que les eaux ne lui aient pas apporté beaucoup de soulagement, est soigné par son médecin, M. Amiot. Son rétablissement est espéré grâce à la vie agréable et aux plaisirs de la société locale. La lettre met également en lumière la présence de plusieurs personnalités distinguées, telles que Madame Dubal et Madame Bourdenois, ainsi que d'autres dames et gentlemen de haut rang. L'auteur décrit les charmes et les qualités de ces personnes, tout en évoquant les dangers et les plaisirs de la société mondaine. Parmi les jeunes hommes de mérite présents, on compte le marquis de Vardes, M. de Pomereuil, M. Pique, et un jeune milord, petit-fils du duc d'Ormond, accompagné de son gouverneur, M. de Montmiral. Le marquis précise qu'il ne mentionne que les personnes qu'il a effectivement rencontrées à Bourbon.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 68-74
L'AMOUR A IRIS malade. Par Mr C.
Début :
Iris je viens vous secourir, [...]
Mots clefs :
Iris, Amour, Malade, Guérir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : L'AMOUR A IRIS malade. Par Mr C.
L'AMOUR A IRIS
malade.
ParMrC, I Ris je viens vous secou
rir,
-
Le mal que vous souffrez
m'accable,
Lapitié,l'interestm'enga-
ge a vous guerir,
Mon Empire sans vous
n'auroit rien d'agréable.
Desja mes Temples sont
deserts,
Il faut l'avouërà ma honte;
J'ay veu cesser dans Amatonte,
Tous les voeux qui mettoient offerts.
Cette foule d'Amants de
qui l'unique envie
Est de vous plaire, ou de
mourir pour vous,
Et qui dans les transports
de leur ame ravie,
Attendaient leur bonheur
de quelqu'un de mes
coups,
Ne sont plus animez de cet
espoir sidoux.
Leurs tendres cœurs tremblent pour vostre vie,
Etce [cal Apollon dans ce
commun effroy,
Trouve un merveilleux
avantage
, Comme la Medecine ca
son premier employ
, On porte à ses Autels, &
l'encens, & l'hommage,
Qui n'auroient esté que
«
4\. pour moy. b
Transportécontre luyd'il»
ne juste colere,
J'ay volé vers Delos, j'ay
couru l'y chercher,
Et voicy de quelle maniere
Je m'y suis pris pour le toucher:
Dieu cruel, ay-je dit, redoute ma vengeance,
Tu m'as réduit au desespoir ;
Si la santéd'Iris dépend de
ta puissance,
Ton cœur dépend de mon
-
pouvoir.
Pour la Nymphe la plus
cruelle,
Jete feray brusser d'un
amour obstine',,
Et je blefferay cette belle
Du mesme trait dont je
blessay Daphné.
Apollon de tout temps fut
tendre,
-
Son penchant le force
d'aimer;
Pour éviter le sort que luy
faisoit attendre
Le courroux dont vos maux avoitsceum'enflammer,
Ila pris pour le desarmer
Le seul party qu'il pouvoit
prendre.
Amour, ioyons
t'il
eu dit aussi-tost,
Va rendre à ton Iris une
santé parfaite;
Ces anneaux constellez ont
la vertu qu'il faut.
Sans employer d'autre recette.
Tu la verras dans peubriller des mesmes charmes
Qu'elle eut aux plus beaux
de ses jours,
Va, cours, & sers-toy de
ses armes,
Le moindre de leurs coups
te fait regner toujours.
- Je fuis venu plein d'allégresse,
Vous offrir. ce secours divin. >
J'en vois le prompt effet,
&le malqui vous presse,
Me paroist desja sur sa fin.
Pour recompense legitime
D'avoir gueri ce mal prest
à vous accabler
,
Je n'exigede vous qu'un
peu de vostre estime
Pour celuy qui m'a fait
parler
malade.
ParMrC, I Ris je viens vous secou
rir,
-
Le mal que vous souffrez
m'accable,
Lapitié,l'interestm'enga-
ge a vous guerir,
Mon Empire sans vous
n'auroit rien d'agréable.
Desja mes Temples sont
deserts,
Il faut l'avouërà ma honte;
J'ay veu cesser dans Amatonte,
Tous les voeux qui mettoient offerts.
Cette foule d'Amants de
qui l'unique envie
Est de vous plaire, ou de
mourir pour vous,
Et qui dans les transports
de leur ame ravie,
Attendaient leur bonheur
de quelqu'un de mes
coups,
Ne sont plus animez de cet
espoir sidoux.
Leurs tendres cœurs tremblent pour vostre vie,
Etce [cal Apollon dans ce
commun effroy,
Trouve un merveilleux
avantage
, Comme la Medecine ca
son premier employ
, On porte à ses Autels, &
l'encens, & l'hommage,
Qui n'auroient esté que
«
4\. pour moy. b
Transportécontre luyd'il»
ne juste colere,
J'ay volé vers Delos, j'ay
couru l'y chercher,
Et voicy de quelle maniere
Je m'y suis pris pour le toucher:
Dieu cruel, ay-je dit, redoute ma vengeance,
Tu m'as réduit au desespoir ;
Si la santéd'Iris dépend de
ta puissance,
Ton cœur dépend de mon
-
pouvoir.
Pour la Nymphe la plus
cruelle,
Jete feray brusser d'un
amour obstine',,
Et je blefferay cette belle
Du mesme trait dont je
blessay Daphné.
Apollon de tout temps fut
tendre,
-
Son penchant le force
d'aimer;
Pour éviter le sort que luy
faisoit attendre
Le courroux dont vos maux avoitsceum'enflammer,
Ila pris pour le desarmer
Le seul party qu'il pouvoit
prendre.
Amour, ioyons
t'il
eu dit aussi-tost,
Va rendre à ton Iris une
santé parfaite;
Ces anneaux constellez ont
la vertu qu'il faut.
Sans employer d'autre recette.
Tu la verras dans peubriller des mesmes charmes
Qu'elle eut aux plus beaux
de ses jours,
Va, cours, & sers-toy de
ses armes,
Le moindre de leurs coups
te fait regner toujours.
- Je fuis venu plein d'allégresse,
Vous offrir. ce secours divin. >
J'en vois le prompt effet,
&le malqui vous presse,
Me paroist desja sur sa fin.
Pour recompense legitime
D'avoir gueri ce mal prest
à vous accabler
,
Je n'exigede vous qu'un
peu de vostre estime
Pour celuy qui m'a fait
parler
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Résumé : L'AMOUR A IRIS malade. Par Mr C.
Le texte 'L'AMOUR À IRIS' relate la détresse d'un narrateur face à la maladie d'Iris. Il exprime sa douleur et son désir de la guérir, notant que son empire perd de son attrait sans elle. Les temples sont désertés et les amants d'Amantonte, autrefois espérant plaire à Iris, sont désormais désespérés. Apollon, profitant de la situation, reçoit des hommages destinés au narrateur. Ce dernier se rend à Delos pour implorer Apollon, menaçant de le faire tomber amoureux d'une nymphe cruelle si Iris n'est pas guérie. Apollon, connu pour sa tendresse, accepte de rendre la santé à Iris en utilisant des anneaux constellés. Le narrateur revient avec ce remède divin, espérant voir Iris retrouver rapidement sa beauté et sa santé. En échange de ce secours, il ne demande qu'un peu d'estime pour celui qui a parlé en son nom.
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4
p. 198-211
Les Eaux de T....
Début :
Madame, Les eaux de ce pays ont cela de merveilleux [...]
Mots clefs :
Eaux , Guérir, Fontaine, Vapeurs, Magicien, Grande-Bretagne
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texteReconnaissance textuelle : Les Eaux de T....
Les Eaux de T.....
MADAME,
Les eaux de ce pays ont
cela de merveilleux qu'el-
GALANT. 199
les font également filutaires à ceux qui font malades , qui croyent l'eftre ,
ou qui veulent l'eſtre , ou
qui le feront un jour , ou
qui l'ont efté il y a longtemps : ferieuſement c'eft
un des plus charmants remedes qu'on puiffe prendre , fur tout pour guerir
de l'ennuy & du chagrin.
Charmantes eaux ceux qui les
prennent ,
Dans leurs infirmitez doucement s'entretiennent ,
Trouvant le remede fi bon
R iiij
200 MERCURE
Qu'une trop prompte guerifon
Les chagrineroit fort eux &
ceux qu'ils y menent.
On boit , on rit , on jafe , on
s'abftient de raiſon ,
Deferieux & de contrainte ,
Et d'inquietude & de crainte
Qui troubleroient des eaux
1 l'effet lenifiant ,
Tranquilifant, dulcifiant ;
Autour de la fontaine on voit
mainte Nayade ,
Qui dans fon negligé pare la
promenade
Et l'on trouveroit en ce lieu
Plus difficilement un visage
malade ,
GALANT. 201
Qu'un bon vifage à l'HoſtelDieu.
Comme j'estois furpris
devoir tous ces malades en
bonne fanté , je demandois
avecempreffement de quel
mal cette fontaine gueriffoit ; mais je n'en pus eftre
éclairci, car pour toute refponſe , les uns me hauf
foient les épaules , les autres merioient au nez ; &
j'en ferois revenu tresmalinformé, fans un honnefte homme , qui me connoiffant eftranger , me tira à l'écart , &me dit , vous
202 MERCURE
avez raiſon , Mr , de vous
eftonner de tout ce que
Vous voyez icy ; c'eft un
myſtere , & quand je vous
l'auray revelé vous en ferez voſtre profit fi vous
pouvez. Vous voyez dans
ce lieu , pourfuit- il,un refte
des enchantemens jadis fi
communs en ce pays ; c'eſt
en cet endroit qu'Amadis
& Oriane commencerent
autrefois leur mariage , &
pour conferver une memoire éternelle des plaifirs qu'ils prirent , l'Enchanteur qui les aimoit a
GALANT. 203
donne à ces eaux une vertu merveilleufe.
Ces eaux portent au cœur
fi douces vapeurs ,
Qu'une belle en beuvant , mefmefans qu'elle y penſe ;
Guerit en un moment de toutes
fes rigueurs,
Et le galant defafouffrance.
Vous voyez bien , Me,'
que fçachant cela , je n'avois garde de fouffrir que
Mademoiſelle de R....en
buft fans voftré ordonnance , n'y ayant là perfonne
qui puft luy faire raifon
par un contrat. C'est pour1
204 MERCURE
quoy nous la tiraſmes à
l'écart au plus viſte , car
pour dire le vray , outre le
charme de ces eaux dont
onnous avoit avertis , nous
jugeaſmes mefme
Acent petites bagatelles ,
Qu'on nepeut dire , &qu'on
voit mieux
Que l'air qu'on refpire en ces
lieux ,
Eft fort mal fain pour les
pucelles.
Nous la menerons au
premier jour à Wintfon ,
lieu charmant où le bon
Roy Lifvard tient main-
GALANT. 205
tenant Cour pleniere. Elle
prétend luy demander un
don , qui eft le reſtabliſſement de la Chevalerie
pour quelques jours. Elle
voudroit voir , mais feulement par repreſentation ,
comme à l'Opera , comment les Chevaliers des.
Courtois enlevoient les
Princeffes , & comment les
Amadis les délivroient.
Nous la menerons aujourd'huy voir un beau chaf
teau fait & embelli par
Fées , pour le fejour ordinaire des Graces`, & la
les
206 MERCURE
retraitte des plus tendres
amours ; plus beau fans
comparaison que la ...
de Niphée. Je ne vous diray rien des dehors qui
font faits , comme il plaiſt
à Dieu , qui en fçait bien
plus que le grand decorateur des jardins , qui vous
a donnéun deffein pour....
La nature en ce lieu de mille
"
attraits pourvenë,
Seprefente auxyeux toute nuë,
Et pour fe mieux faire ad- mirer ,
A negligé defe parer..
GALANT. 207
Le Ciel eft exempt de nuages ,
S'il enparoift ilsfont brillants ,
Et fervent à former des levants , des couchants ;
Ou pour plaire Apollon prend
tous les avantages ,
Un beau vert peint les prez ,
les , cofteaux , les bocages
Tout vous enchante , & l'art
humain
Refpectant de fi beaux où-vrages ,
N'ofe pas y mettre la main.
Il a fallu que Mademoifelle de R...fe contentaft
de ce fpectacle , car le bon
Roy Lifvart n'a rien fait
208 MERCURE
pour elle , & dans tout le
chemin que nous avons
fait nous n'avons pas encoretrouvéune feule aventure , pas un feul pont , ny
une feule barriere deffenduë ; point de torts à redreffer , ny de felons à punir ; enfin pas mefme le
le moindre Geant à combattre , mais bien un petit
Pigmée qu'on nomme Cupidon , & qui ne laiſſe pas
d'avoir une force gigantefque ; nous avons pourtant veu quelques Demoifelles en palefroi qu'on
rencontre
GALANT. 209
rencontre de temps en
temps à la chaffe , je n'aurois jamais creu eftre dans
le Royaume de la Grande
Bretagne , tant j'y trouve
tout changé depuis le regne du Roy Artus ; o
entend plus parler de Veuves ny d'Infantes enlevées.
Artus ; on n'y
Ce n'estpas qu'à l'amour moins
de belles s'addonnent :
Mais je ne fçais fi c'est que
l'on craint plus les loix ,
Ouft c'est qu'aprefent les Demoiselles donnent
Ce qu'on leur voloit autrefois.
May. 1712.
S
210 MERCURE
Quoyqu'il en foit nulle
ne fe plaint , & je les trouve mille fois plus honneftes que ces babillardes du
temps paffé qui crioient
comme des perduës , &
attiroient des quatre coins
du monde des Chevaliers
errans pour les venger des
gens qui leur avoient fait
plus d'honneur qu'elles ne
meritoient. Enfin , Madame, ce pays eft fi beau &
fi bon ,
que fi par hafard
quelque Magicien , felon
l'ancienne couftume , m'y
retient enchanté pendant
GALANT. 211
'deux ou trois mille ans
je vous prie de ne meplaindre point, & d'attendre patiemment mon retour , &
fans inquietude.
Cette Ville eft pour moy toute
pleine d'apas , and
Je n'y vois ny procez , ny luxe,
ny miferes
Onyfonne tres peu , l'on n'y
travaille guerel, onin
Et l'ony fait de longs repas.
MADAME,
Les eaux de ce pays ont
cela de merveilleux qu'el-
GALANT. 199
les font également filutaires à ceux qui font malades , qui croyent l'eftre ,
ou qui veulent l'eſtre , ou
qui le feront un jour , ou
qui l'ont efté il y a longtemps : ferieuſement c'eft
un des plus charmants remedes qu'on puiffe prendre , fur tout pour guerir
de l'ennuy & du chagrin.
Charmantes eaux ceux qui les
prennent ,
Dans leurs infirmitez doucement s'entretiennent ,
Trouvant le remede fi bon
R iiij
200 MERCURE
Qu'une trop prompte guerifon
Les chagrineroit fort eux &
ceux qu'ils y menent.
On boit , on rit , on jafe , on
s'abftient de raiſon ,
Deferieux & de contrainte ,
Et d'inquietude & de crainte
Qui troubleroient des eaux
1 l'effet lenifiant ,
Tranquilifant, dulcifiant ;
Autour de la fontaine on voit
mainte Nayade ,
Qui dans fon negligé pare la
promenade
Et l'on trouveroit en ce lieu
Plus difficilement un visage
malade ,
GALANT. 201
Qu'un bon vifage à l'HoſtelDieu.
Comme j'estois furpris
devoir tous ces malades en
bonne fanté , je demandois
avecempreffement de quel
mal cette fontaine gueriffoit ; mais je n'en pus eftre
éclairci, car pour toute refponſe , les uns me hauf
foient les épaules , les autres merioient au nez ; &
j'en ferois revenu tresmalinformé, fans un honnefte homme , qui me connoiffant eftranger , me tira à l'écart , &me dit , vous
202 MERCURE
avez raiſon , Mr , de vous
eftonner de tout ce que
Vous voyez icy ; c'eft un
myſtere , & quand je vous
l'auray revelé vous en ferez voſtre profit fi vous
pouvez. Vous voyez dans
ce lieu , pourfuit- il,un refte
des enchantemens jadis fi
communs en ce pays ; c'eſt
en cet endroit qu'Amadis
& Oriane commencerent
autrefois leur mariage , &
pour conferver une memoire éternelle des plaifirs qu'ils prirent , l'Enchanteur qui les aimoit a
GALANT. 203
donne à ces eaux une vertu merveilleufe.
Ces eaux portent au cœur
fi douces vapeurs ,
Qu'une belle en beuvant , mefmefans qu'elle y penſe ;
Guerit en un moment de toutes
fes rigueurs,
Et le galant defafouffrance.
Vous voyez bien , Me,'
que fçachant cela , je n'avois garde de fouffrir que
Mademoiſelle de R....en
buft fans voftré ordonnance , n'y ayant là perfonne
qui puft luy faire raifon
par un contrat. C'est pour1
204 MERCURE
quoy nous la tiraſmes à
l'écart au plus viſte , car
pour dire le vray , outre le
charme de ces eaux dont
onnous avoit avertis , nous
jugeaſmes mefme
Acent petites bagatelles ,
Qu'on nepeut dire , &qu'on
voit mieux
Que l'air qu'on refpire en ces
lieux ,
Eft fort mal fain pour les
pucelles.
Nous la menerons au
premier jour à Wintfon ,
lieu charmant où le bon
Roy Lifvard tient main-
GALANT. 205
tenant Cour pleniere. Elle
prétend luy demander un
don , qui eft le reſtabliſſement de la Chevalerie
pour quelques jours. Elle
voudroit voir , mais feulement par repreſentation ,
comme à l'Opera , comment les Chevaliers des.
Courtois enlevoient les
Princeffes , & comment les
Amadis les délivroient.
Nous la menerons aujourd'huy voir un beau chaf
teau fait & embelli par
Fées , pour le fejour ordinaire des Graces`, & la
les
206 MERCURE
retraitte des plus tendres
amours ; plus beau fans
comparaison que la ...
de Niphée. Je ne vous diray rien des dehors qui
font faits , comme il plaiſt
à Dieu , qui en fçait bien
plus que le grand decorateur des jardins , qui vous
a donnéun deffein pour....
La nature en ce lieu de mille
"
attraits pourvenë,
Seprefente auxyeux toute nuë,
Et pour fe mieux faire ad- mirer ,
A negligé defe parer..
GALANT. 207
Le Ciel eft exempt de nuages ,
S'il enparoift ilsfont brillants ,
Et fervent à former des levants , des couchants ;
Ou pour plaire Apollon prend
tous les avantages ,
Un beau vert peint les prez ,
les , cofteaux , les bocages
Tout vous enchante , & l'art
humain
Refpectant de fi beaux où-vrages ,
N'ofe pas y mettre la main.
Il a fallu que Mademoifelle de R...fe contentaft
de ce fpectacle , car le bon
Roy Lifvart n'a rien fait
208 MERCURE
pour elle , & dans tout le
chemin que nous avons
fait nous n'avons pas encoretrouvéune feule aventure , pas un feul pont , ny
une feule barriere deffenduë ; point de torts à redreffer , ny de felons à punir ; enfin pas mefme le
le moindre Geant à combattre , mais bien un petit
Pigmée qu'on nomme Cupidon , & qui ne laiſſe pas
d'avoir une force gigantefque ; nous avons pourtant veu quelques Demoifelles en palefroi qu'on
rencontre
GALANT. 209
rencontre de temps en
temps à la chaffe , je n'aurois jamais creu eftre dans
le Royaume de la Grande
Bretagne , tant j'y trouve
tout changé depuis le regne du Roy Artus ; o
entend plus parler de Veuves ny d'Infantes enlevées.
Artus ; on n'y
Ce n'estpas qu'à l'amour moins
de belles s'addonnent :
Mais je ne fçais fi c'est que
l'on craint plus les loix ,
Ouft c'est qu'aprefent les Demoiselles donnent
Ce qu'on leur voloit autrefois.
May. 1712.
S
210 MERCURE
Quoyqu'il en foit nulle
ne fe plaint , & je les trouve mille fois plus honneftes que ces babillardes du
temps paffé qui crioient
comme des perduës , &
attiroient des quatre coins
du monde des Chevaliers
errans pour les venger des
gens qui leur avoient fait
plus d'honneur qu'elles ne
meritoient. Enfin , Madame, ce pays eft fi beau &
fi bon ,
que fi par hafard
quelque Magicien , felon
l'ancienne couftume , m'y
retient enchanté pendant
GALANT. 211
'deux ou trois mille ans
je vous prie de ne meplaindre point, & d'attendre patiemment mon retour , &
fans inquietude.
Cette Ville eft pour moy toute
pleine d'apas , and
Je n'y vois ny procez , ny luxe,
ny miferes
Onyfonne tres peu , l'on n'y
travaille guerel, onin
Et l'ony fait de longs repas.
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Résumé : Les Eaux de T....
Le texte décrit les eaux miraculeuses d'un pays, célèbres pour leurs vertus thérapeutiques et leur capacité à apaiser l'ennui et le chagrin. Ces eaux ont un effet apaisant et doux, permettant aux malades de maintenir un état de santé modéré sans guérison trop rapide. Autour de la fontaine, l'atmosphère est joyeuse et détendue, avec des nymphes (Nayades) se promenant négligemment. Un homme explique à un étranger que ces eaux doivent leurs pouvoirs à un enchantement lié au mariage d'Amadis et Oriane, enchantement donné par un enchanteur. L'auteur mentionne qu'il a empêché Mademoiselle de R... de boire ces eaux sans ordonnance, craignant les effets charmants et les influences malvenues sur les jeunes filles. Ils décident de l'emmener à Wintfon, où le roi Lifvard tient cour, et ensuite à un château enchanté par les fées. Le paysage est décrit comme enchanteur, avec une nature luxuriante et un ciel clair. L'auteur note l'absence d'aventures chevaleresques et de dangers, contrairement aux récits anciens. Il observe que les mœurs ont changé, les jeunes filles ne se plaignant plus des enlèvements comme autrefois. L'auteur conclut en exprimant son désir de rester dans ce pays paisible et agréable, où il n'y a ni procès, ni luxe, ni misères, et où la vie est douce et sans tracas.
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5
p. 173-185
Trait d'Histoire Arabe.
Début :
Moutalaya, natif de Hayatamar, petite Ville proche de Medine, s'établit [...]
Mots clefs :
Calife, Amour, Moutalaya, Triomphe, Poète, Couronne, Poétique, Désirs, Avarice, Guérir, Philosophie, Arabe, Hattebé, Cruches
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Trait d'Histoire Arabe.
TraitctHiftoir: Arabe.
MOutalaya, natif de
Hayatamar., petite Ville
proche de Medine, s'établit
à Bagdad, où il se fit
vendeur de Craches, &
ensuite s'acquit beaucoup
de réputation par sa Poësie,
& sur tout par sa Filosofie.
On disoit de luy
qu'il cadençoit toutes les
avions comme les Vers,
& à cause de sa grande
moderation on l'appella
d'un mot Arabe qui signifioit
le Peseur de Desirs
Malgré cela il se rendit celebre
par son amour pour
Hattebé, maistresse du
Calife Almondi, ayant
obtenu du Calife permission
de faire un presènt
à Hattebé le jour d'une
Feste. Il prefenca à
Hattebéen presence
du Prince une haute
Piramide de carton, au
bas de laquelle estoit representé
le Calife avec sa
Maistresse, &du bas de la
Piramide en haut tournoie
en spirale une bande de
roseaux portez par de petits
Amours serpentant dé
bas en haut, où estoient
écrits des Vers, qui marquoienr
qne le Vendeur
de Cruches portoit ses de-
-
sirs -jut'qu-aux plaisirs de -
son Maistre
, & les Amours
tenoient des balances
rompuës fous leurs
pieds, marque que luy,
qu'on appelloit le Pesèur
de desirs , n'avait point
pesé ccluy qui le portoità
un si haut point. D'abord
le present fut pris pour
une idée poëtique, mais
Moutalaya tomba en langueur
& pensa mourir de
son amour : en forte que
le Calife en ayant pitié,
luy promit de luy faire
present de Hattebé. Sa parole
donnée, Hattebé se
jetta en pleurs aux pieds
du Calife pour nestre
point livrée à un homme
si laid,car Moutalaya l'é.
toit beaucoup. Le Calife
ne voulant pas retirer sa
parole, envoya chercher
le Poëteamoureux, & luy
dit: 0 toy qui pese tes
desirs, regarde Hattebé
d'un côté de la balance,
& de l'autre ce grand vase
d'argent, &,- choisis. Oh,
luy répondit le Poëte
,
ton vase pese moins pour
moy qu'une plume de l'asle
de l'Amour qui m'a
blessé. En même temps le
Calife ordonna qu'on jettât
à poignée de l'or dans
le vase, & dit au Poëte.
Avertis- moy quand le
poids sera égal à celuy de
ton amour. Moutalaya
qui comprit par la profusion
du Calife qu'il avoit
peine àluy donner Hattebé3
luy cria:Arreste
,
le
poids est trébuchant.
Alors le Calife qui avoit
beaucoup desprit luy
dit: Ajoûte- donc ducôté
d'Hattebé, qu'elle ne peut
se résoudre à t'aimer, ou
plutôt qu'elle te haïra si
tu l'exige de moy )
& par
cette circonstance
3 prens
le vase sans balancer.
Moutalaya rêva un lno.
ment, & dit au Calise:
Donne-moy trois mois de
temps pour peser ces deux
presens; & pour faire encore
division
y
donne-moy
encore un autre objet à
desirer
,
qui est celuy de
la Couronne Poëtique &
le Triomphe qui s'accorde
au premier Poète de dix
ans en dix ans.
Le Calife luy donna encore
ce choix & les trois
mois qu'illuy demandoit
pour le déterminer. Ces
trois mois écoulez, il dit
au Calife, qu'il avoit demandé
ce temps pour voir
si son amour ou la haine
de Hattebédiminuëroient.
Hattebé qui estoit
presente luy cria devant
le Calife, avec une faillie
sans reflelhir: Eh! croistu
que trois moisd'âge &
de langueur t'ayent embelli.
Non certes, répondit
le Poëte, mais ce que tu
me dis a diminué ta beauté
à mes yeux; ainsi je
n'ay plus à déliberer que
sur l'argent&la gloire; &
pour me déterminer
,
je
demande six mois.
Les six mois de délay
luy furent accordez, aprés
quoy il dit au Calife
qu'il avoit demandé un
délay double de l'autre,
parce qu'il falloit bien
plus de temps au Sage
pour se guerir de l'avarice
que de l'amour;mais
qu'efin il le quittoit de ses
richesses& les refusa.
Acceptez donc le triomphe
&la couronne Poëtique
, luy repliqua le CSlife.
Pour sçavoir si je l'accepteray
ou non , jetedemande
un an de delay.
En effet,lePoëteFilososefut
une année sans vouloir
accepter le Triomphe
& l'an écoulé, il vint &
dit au Calife que le Sage
se guerissoit en peu de
temps de l'amour comme
il avoit fait en trois mois,
qu'illuy avoit fallu le double
pour se guerir de l'avarice
, mais que la vanité,
& sur tout des Auteurs
, augmentant avec
l'âge plutôt que de diminuër,
c'estoit merveilles
qu'il n'eut demandé qu'un
an pour s'en guerir, mais
qu'il en estoit tellement
gueri qu'il refusoit la Couronne
& le Triomphe de
Poëte, parce qu'il en connoissoit
un au-dessus de
luy. Mais,continua-t-il,
quand on a renoncé aux
premiers honneurs de la
Poësie & qu'on se croit
inferieur à quelqu'un, il
ne faut plus faire de Vers ;
ainÍÏ je me retranche àma
Filosofie.
Le Calife luy répondit:
Vous aurez donc la Couronne
& le Triomphe
comme Filosofe, & je
vous tiens à present pour
leplus grand de tous ceux
qquueeJj'aayy)ajatmllaaislSccoonnnnuuss,,
& le Calife lecontraignit
à recevoir des honneurs
qu'il refusoit obstinement.
MOutalaya, natif de
Hayatamar., petite Ville
proche de Medine, s'établit
à Bagdad, où il se fit
vendeur de Craches, &
ensuite s'acquit beaucoup
de réputation par sa Poësie,
& sur tout par sa Filosofie.
On disoit de luy
qu'il cadençoit toutes les
avions comme les Vers,
& à cause de sa grande
moderation on l'appella
d'un mot Arabe qui signifioit
le Peseur de Desirs
Malgré cela il se rendit celebre
par son amour pour
Hattebé, maistresse du
Calife Almondi, ayant
obtenu du Calife permission
de faire un presènt
à Hattebé le jour d'une
Feste. Il prefenca à
Hattebéen presence
du Prince une haute
Piramide de carton, au
bas de laquelle estoit representé
le Calife avec sa
Maistresse, &du bas de la
Piramide en haut tournoie
en spirale une bande de
roseaux portez par de petits
Amours serpentant dé
bas en haut, où estoient
écrits des Vers, qui marquoienr
qne le Vendeur
de Cruches portoit ses de-
-
sirs -jut'qu-aux plaisirs de -
son Maistre
, & les Amours
tenoient des balances
rompuës fous leurs
pieds, marque que luy,
qu'on appelloit le Pesèur
de desirs , n'avait point
pesé ccluy qui le portoità
un si haut point. D'abord
le present fut pris pour
une idée poëtique, mais
Moutalaya tomba en langueur
& pensa mourir de
son amour : en forte que
le Calife en ayant pitié,
luy promit de luy faire
present de Hattebé. Sa parole
donnée, Hattebé se
jetta en pleurs aux pieds
du Calife pour nestre
point livrée à un homme
si laid,car Moutalaya l'é.
toit beaucoup. Le Calife
ne voulant pas retirer sa
parole, envoya chercher
le Poëteamoureux, & luy
dit: 0 toy qui pese tes
desirs, regarde Hattebé
d'un côté de la balance,
& de l'autre ce grand vase
d'argent, &,- choisis. Oh,
luy répondit le Poëte
,
ton vase pese moins pour
moy qu'une plume de l'asle
de l'Amour qui m'a
blessé. En même temps le
Calife ordonna qu'on jettât
à poignée de l'or dans
le vase, & dit au Poëte.
Avertis- moy quand le
poids sera égal à celuy de
ton amour. Moutalaya
qui comprit par la profusion
du Calife qu'il avoit
peine àluy donner Hattebé3
luy cria:Arreste
,
le
poids est trébuchant.
Alors le Calife qui avoit
beaucoup desprit luy
dit: Ajoûte- donc ducôté
d'Hattebé, qu'elle ne peut
se résoudre à t'aimer, ou
plutôt qu'elle te haïra si
tu l'exige de moy )
& par
cette circonstance
3 prens
le vase sans balancer.
Moutalaya rêva un lno.
ment, & dit au Calise:
Donne-moy trois mois de
temps pour peser ces deux
presens; & pour faire encore
division
y
donne-moy
encore un autre objet à
desirer
,
qui est celuy de
la Couronne Poëtique &
le Triomphe qui s'accorde
au premier Poète de dix
ans en dix ans.
Le Calife luy donna encore
ce choix & les trois
mois qu'illuy demandoit
pour le déterminer. Ces
trois mois écoulez, il dit
au Calife, qu'il avoit demandé
ce temps pour voir
si son amour ou la haine
de Hattebédiminuëroient.
Hattebé qui estoit
presente luy cria devant
le Calife, avec une faillie
sans reflelhir: Eh! croistu
que trois moisd'âge &
de langueur t'ayent embelli.
Non certes, répondit
le Poëte, mais ce que tu
me dis a diminué ta beauté
à mes yeux; ainsi je
n'ay plus à déliberer que
sur l'argent&la gloire; &
pour me déterminer
,
je
demande six mois.
Les six mois de délay
luy furent accordez, aprés
quoy il dit au Calife
qu'il avoit demandé un
délay double de l'autre,
parce qu'il falloit bien
plus de temps au Sage
pour se guerir de l'avarice
que de l'amour;mais
qu'efin il le quittoit de ses
richesses& les refusa.
Acceptez donc le triomphe
&la couronne Poëtique
, luy repliqua le CSlife.
Pour sçavoir si je l'accepteray
ou non , jetedemande
un an de delay.
En effet,lePoëteFilososefut
une année sans vouloir
accepter le Triomphe
& l'an écoulé, il vint &
dit au Calife que le Sage
se guerissoit en peu de
temps de l'amour comme
il avoit fait en trois mois,
qu'illuy avoit fallu le double
pour se guerir de l'avarice
, mais que la vanité,
& sur tout des Auteurs
, augmentant avec
l'âge plutôt que de diminuër,
c'estoit merveilles
qu'il n'eut demandé qu'un
an pour s'en guerir, mais
qu'il en estoit tellement
gueri qu'il refusoit la Couronne
& le Triomphe de
Poëte, parce qu'il en connoissoit
un au-dessus de
luy. Mais,continua-t-il,
quand on a renoncé aux
premiers honneurs de la
Poësie & qu'on se croit
inferieur à quelqu'un, il
ne faut plus faire de Vers ;
ainÍÏ je me retranche àma
Filosofie.
Le Calife luy répondit:
Vous aurez donc la Couronne
& le Triomphe
comme Filosofe, & je
vous tiens à present pour
leplus grand de tous ceux
qquueeJj'aayy)ajatmllaaislSccoonnnnuuss,,
& le Calife lecontraignit
à recevoir des honneurs
qu'il refusoit obstinement.
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Résumé : Trait d'Histoire Arabe.
Moutalaya, originaire de Hayatamar près de Médine, s'installa à Bagdad où il débuta comme vendeur de cruches. Il se distingua rapidement par sa poésie et sa philosophie, ce qui lui valut le surnom de 'Peseur de Désirs' en raison de sa modération. Il tomba amoureux de Hattebé, la maîtresse du calife Almondi, et obtint la permission de lui offrir un présent lors d'une fête. Il lui présenta une pyramide de carton symbolisant ses désirs et son amour pour elle. Le calife, impressionné par la poésie de Moutalaya, lui proposa de choisir entre Hattebé et un grand vase d'argent rempli d'or. Moutalaya refusa l'or, préférant l'amour. Le calife lui accorda alors trois mois pour réfléchir. Après ce délai, Moutalaya demanda six mois supplémentaires pour se guérir de l'avarice. Finalement, il refusa à la fois l'or et la couronne poétique, affirmant connaître un poète supérieur à lui. Le calife lui offrit alors la couronne et le triomphe en tant que philosophe, honneurs que Moutalaya accepta finalement.
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6
p. 2399-2407
LETTRE de M. Morand à M. D. L. R. en réponse à celle de M. F. J. Chirurgien de Soissons, sur la Taille.
Début :
J'ai vû sans étonnement, Monsieur, dans le Mercure du mois dernier, la [...]
Mots clefs :
M. Cheselden, Taille latérale, Méthode, Chirurgien, Opérations, Académie royale des sciences, Guérir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. Morand à M. D. L. R. en réponse à celle de M. F. J. Chirurgien de Soissons, sur la Taille.
LETTRE de M. Morand à M. D. L. R.
en réponse à celle de M. F. J. Chirur
gien de Soissons , sur la Taille.
J'a
'Ai vû , sans étonnement , Monsieur
dans le Mercure du mois dernier. , la
Lettre de M. F. J. et je réponds sans
peine à ses refléxions : comme ellés paroissent fondées sur ce que dans ma Lettre imprimée dans le Mercure du mois.
d'Août , je ne me suis pas expliqué assez
clairement sur la Méthode de M. Foubert pour la Taille laterale, je commencerai par exposer ici ce que j'ai voulu
dire.
Après avoir appris au Public que dans
le Printems de la présente année 1732. il
y avoit eu quatre tailles à la Méthode de
M. Cheselden faites avec succès , je
croyois devoir l'informer de la suite des
Tailles latérales depuis le détail que vous
en
2040 MERCURE DE FRANCE
ㅋ
en avez donnéen Juillet 1731. et j'en annonçois quatre autres dont deux ont été faites par M. Foubert , avec des changemens dont il a fait part à l'Académie de
Chirurgie. Je n'ai donc pas assez distingué la Taille de M. Foubert , de celle de
M. Cheselden ; si c'est là ma faute , je
déclare que je n'ai englobée celle de
M. Foubert avec les autres , que comme
deux tailles de l'espéce qu'on nomme en
général latérale , relativement au grand
appareil , que je n'ai pas prétendu les confondre pour la Méthode , et que si M.
Foubert trouve mauvais que j'aye fait
usage de ses opérations en faveur de la
Taille latérale , prise relativement au
grand appareil , je serai exact à l'avenir
a ne citer que celles qui seront faites par
la Méthode de M. Cheselden. Pour rectifier dès-à- présent cet endroit , je dirai
que depuis le détail qu'on a lû dans le Mercure de Juillet 1731. où je parle de dixhuit opérations faites par cette Méthode dont quatorze ont réussi , il y en a eu six
de faites , dont cinq ont réussi.
à
Aux risques de déplaire à M. F. J. que
ces listes de guérisons importunent , il
faut cependant en ajoûter une nouvelle.
J'ai taillé le 14 Octobre dernier un homme qui avoit eu plusieurs fluxions et abs
cès
NOVEMBRE. 1732. 2041
ressoit par bonté
cès dans les parties voisines de celles de
la taille. M. Sylva Medecin , et plusieurs
Chirurgiens y étoient présents ; j'ai tiré
une pierre de la grosseur d'un abricot , et
le malade aété guéri sans avoir eu le moindre accident. C'est un homme pour qui
Madame la Princesse de Bouillon s'inte
et par charité.
Je dois encore apprendre au Public que
dans le voyage de M. Cheselden à Paris ,
il dit à un Ministre respectable qu'il étoit
en état de publier la premiere centaine
de ses opérations , que la seconde seroit
bientôt complette , et qu'il n'en avoit encore perdu que neuf. Voilà bien des listes , et bien des sujets d'impatience pour
M. F. J. mais il vaut autant les réunir
toutes sous un même point de vuë , puisqu'il s'agit d'éxaminer à présent si le jugement qu'il en a porté est équitable.
Voici les motifs qui me les ont fait publier.
Toutes les fois qu'il est question d'une
nouvelle Méthode à établir ou à justifier ,
on est necessairement obligé d'entrer dans
des détails qui deviennent inutiles lorsque la méthode est établie ou justifiée , et
il faut nécessairement faire l'énumeration
des faits sur lesquels on veut l'appuyer. Il
n'est donc pas étonnant que j'aye publié les
2042 MERCURE DE FRANCE
les opérations faites en France par la méthode de M. Cheselden , puisqu'elle y est
nouvelle , et que c'est sur un grand nom
bre de faits qu'elle peut être établie. Ainsi
le compliment que M. F. J. fait aux illustres Lithotomistes de Paris est déplacé , parce que le Public , moins attentif sur une Méthode ancienne , a toujours les yeux plus ouverts sur une Méthode nouvelle. L'énumeration de mes
tailles n'est donc pas hors de propos ; je
vais l'autoriser des exemples. par
>
On n'a point fait de procès au célebre
M. Rau , quand il a dit dans un Discours
publié à Leyde , qu'il avoit fait son opération sur 1547. Malades. On n'a point
regardé comme un séducteur du Public
M. Douglas , quand il a donné les nom,
surnom , et âge de ceux sur qui il avoit
pratiqué le haut appareil. On n'a point
dit à M. Cheselden qu'il présentoit les
choses sous une face dangereuse quand à
la suite de sa Méthode , publiée en 1730.
il a donné le catalogue de ceux qu'il
avoit taillés depuis 1727. Cette énumeration de faits ne m'est donc point particuliere , et si c'est une faute , je suis bien
excusable de l'avoir faite après de si grands
hommes.
D'ailleurs , il est évident que ce que
j'ai
NOVEMBRE. 1732. 2403
j'ai produit à cet égard étoit plus en faveur de l'opération que de l'Opérateur
puisqu'à mes opérations j'ai ajoûté celles
de Mrs Perchet , Garengeot , le Cat. C'a
été enfin sans partialité , puisque j'ai
publié les mauvais succès comme les
bons.
,
›
Il faut présentement prouver que j'ay
dû publier ces faits , et que j'ai eu des
motifs très - pressans de le faire. En effet
il sied mal à M. F. J. de dire qu'il valoit
mieux laisser dans l'oubli les faits que je
rapporte que de les divulguer. De bonne foi,
si sur le nombre de 24 Sujets taillés en
France par la méthode de M. Cheselden
dont 19. ont été guéris et 5. sont morts ;
il y en eut eu 19. de morts et 5. guéris
auroit on laissé ces faits dans l'oubli ? Répondre affirmativement , ce seroit ne pas
connoître ce qu'on appelle communément
jalousie de métier. Je n'en veux d'autre
preuve que ce qui s'est passé après la
mort de M. de Janson on a d'abord répandu dans la Gazette d'Hollande du mois de Mai 1731. que l'Opération latérale étoit deffendue en France ;
ensuite le Mercure de France a publié que
sur les inconveniens connus de cette opération , on ne l'avoit point fait cette année dans l'Hôpital de la Charité , afin
que
2404 MERCURE DE FRANCE
que les Pauvres servent d'instruction aux
Eleves sans être leurs victimes. Après de
telles atteintes données à cette Méthode
il est clair que je devois nécessairement
apprendre au Public , que cette opération bien loin d'être deffendue , comme le
disoit la Gazette d'Hollande , venoit d'être faite sur six Sujets. Il falloit nécessairement lui apprendre que cette opération,
bien loin de faire de nos Malades nos victimes , comme le disoit le Mercure , venoit de rendre à la vie cinq des six malades qui l'avoient essuyée ; le Public pru
dent et éclairé trouvera sans doute qu'il
y auroit bien de l'injustice , à ne vouloir
permettre aux Nouvelles publiques de se
charger que des époques qui peuvent être
fatales à une opération , et ne leur pas
permettre d'annoncer ce qui peut en re- hausser le prix.
Je conclurai donc que le jugement de
M. F. J. n'est pas équitable , mes listes
n'auroient été dangereuses que dans le cas
d'une conséquence tirée en faveur de la
Méthode , de l'argument seul des guérisons nombreuses , et c'est ce que je n'ai
point fait ; car à bien approfondir le
sens de la Lettre de M. F. J. il semble insinuer que je ne puis alléguer
que les faits en faveur de la Méthode de
M.
NOVEMBRE. 1732. 240
M. Cheselden. Il faut convenir que bien
d'honnêtes gens s'accommoderoient de
cette preuve ; mais je ne m'en suis point
tenu là , et j'ai pris la chose par plus d'un endroit.
·
M. F. J. ignore , ou peut-être veut
ignorer, qu'après avoir montré à l'Acadé
mie Royale des Sciences les Sujets taillés
par la Méthode de M. Cheselden , j'en ai .
expliqué le manuel conformément aux
notions anatomiques , j'y ai démontré les
parties interessées dans cette opération
fraîches , dessechées , injectées ; j'ai fait le
parallele de cette taille avec les autres ;
j'ai fait voir plus de vingt Planches dessinées pour expliquer la Taille latérale depuis Frere Jacques jusqu'à M. Cheselden ;
j'ai donné un Mémoire fort circonstancié ,
et j'ai promis un Ouvrage en forme sur
cette matiere ; je ne puis donc être accusé d'avoir entamé la chose superficiellement ; et quoiqu'on dise , je ne puis établir les avantages de cette Taille que sur
les raisonnemens et sur les faits ; j'ai produit mes raisonnemens à l'Académie
Royale des Sciences , et j'instruis, le Public des faits à mesure qu'ils arri
vent.
Mais je vois à la fin de la Lettre de
M. F. J. Chirurgien de Soissons , ce qui.
E blesse
24.06 MERCURE DE FRANCE
3
blesse sa délicatesse , et j'y trouve de vio
lens soupçons de croire que nous habitons
la même Ville. L'Académie de S. Côme,
dit-on , ne devoit-elle pas être la dépositaire
de ces faits ? Je réponds uniment qu'avant
que l'Académie de S. Côme fut établie ,
celle des Sciences avoit reçû mes Observations , et j'avoue qu'elle a sur l'autre
un droit d'aînesse bien établi. D'ailleurs
je ne puis marquer trop de reconnoissance à cette Illustre Académie , et je ne
cesserai de publier les bontez qu'elle a eues
pour moi depuis dix ans que j'ai l'honneur d'en être ; c'est elle qui m'a engagé
à comparer les différentes Méthodes de
la Taille , c'est elle qui vraiement libre
depréjugé et d'interêt a fait un examenéquitable de mes Opérations , elle a répandu mes succès , elle m'a consolé dans
mes adversités : quelle eut été mon ingratitude , si je n'eusse pas rapporté à une
Compagnie si digne de respect et d'amour
tout ce qui étoit relatif à une chose entreprise sous ses auspices ? L'Académie des
Sciences devoit donc être dépositaire de
ces faits. Je ne crois pas pour cela avoir
manqué en rien à celle de S. Côme , je défie qu'on puisse me rien reprocher à cet
égard , et mon zele pour seconder les intentions des premiers Chirurgiens du
Roi
NOVEMBRE. 1732 2407
Roi dans ce nouvel et utile établissement,
est trop éclatant pour cela.
Voilà , M. ce que j'ai à répondre à la
Lettre de M. F. J. je ne crains point que
ses phrases sur le biengeneral , &c. en imposent au Public qui est présentement au
faitde tout le mistere. Je suis , Mon
sieur , &c.
AParis ,ce 1o. Novembre 1732.
en réponse à celle de M. F. J. Chirur
gien de Soissons , sur la Taille.
J'a
'Ai vû , sans étonnement , Monsieur
dans le Mercure du mois dernier. , la
Lettre de M. F. J. et je réponds sans
peine à ses refléxions : comme ellés paroissent fondées sur ce que dans ma Lettre imprimée dans le Mercure du mois.
d'Août , je ne me suis pas expliqué assez
clairement sur la Méthode de M. Foubert pour la Taille laterale, je commencerai par exposer ici ce que j'ai voulu
dire.
Après avoir appris au Public que dans
le Printems de la présente année 1732. il
y avoit eu quatre tailles à la Méthode de
M. Cheselden faites avec succès , je
croyois devoir l'informer de la suite des
Tailles latérales depuis le détail que vous
en
2040 MERCURE DE FRANCE
ㅋ
en avez donnéen Juillet 1731. et j'en annonçois quatre autres dont deux ont été faites par M. Foubert , avec des changemens dont il a fait part à l'Académie de
Chirurgie. Je n'ai donc pas assez distingué la Taille de M. Foubert , de celle de
M. Cheselden ; si c'est là ma faute , je
déclare que je n'ai englobée celle de
M. Foubert avec les autres , que comme
deux tailles de l'espéce qu'on nomme en
général latérale , relativement au grand
appareil , que je n'ai pas prétendu les confondre pour la Méthode , et que si M.
Foubert trouve mauvais que j'aye fait
usage de ses opérations en faveur de la
Taille latérale , prise relativement au
grand appareil , je serai exact à l'avenir
a ne citer que celles qui seront faites par
la Méthode de M. Cheselden. Pour rectifier dès-à- présent cet endroit , je dirai
que depuis le détail qu'on a lû dans le Mercure de Juillet 1731. où je parle de dixhuit opérations faites par cette Méthode dont quatorze ont réussi , il y en a eu six
de faites , dont cinq ont réussi.
à
Aux risques de déplaire à M. F. J. que
ces listes de guérisons importunent , il
faut cependant en ajoûter une nouvelle.
J'ai taillé le 14 Octobre dernier un homme qui avoit eu plusieurs fluxions et abs
cès
NOVEMBRE. 1732. 2041
ressoit par bonté
cès dans les parties voisines de celles de
la taille. M. Sylva Medecin , et plusieurs
Chirurgiens y étoient présents ; j'ai tiré
une pierre de la grosseur d'un abricot , et
le malade aété guéri sans avoir eu le moindre accident. C'est un homme pour qui
Madame la Princesse de Bouillon s'inte
et par charité.
Je dois encore apprendre au Public que
dans le voyage de M. Cheselden à Paris ,
il dit à un Ministre respectable qu'il étoit
en état de publier la premiere centaine
de ses opérations , que la seconde seroit
bientôt complette , et qu'il n'en avoit encore perdu que neuf. Voilà bien des listes , et bien des sujets d'impatience pour
M. F. J. mais il vaut autant les réunir
toutes sous un même point de vuë , puisqu'il s'agit d'éxaminer à présent si le jugement qu'il en a porté est équitable.
Voici les motifs qui me les ont fait publier.
Toutes les fois qu'il est question d'une
nouvelle Méthode à établir ou à justifier ,
on est necessairement obligé d'entrer dans
des détails qui deviennent inutiles lorsque la méthode est établie ou justifiée , et
il faut nécessairement faire l'énumeration
des faits sur lesquels on veut l'appuyer. Il
n'est donc pas étonnant que j'aye publié les
2042 MERCURE DE FRANCE
les opérations faites en France par la méthode de M. Cheselden , puisqu'elle y est
nouvelle , et que c'est sur un grand nom
bre de faits qu'elle peut être établie. Ainsi
le compliment que M. F. J. fait aux illustres Lithotomistes de Paris est déplacé , parce que le Public , moins attentif sur une Méthode ancienne , a toujours les yeux plus ouverts sur une Méthode nouvelle. L'énumeration de mes
tailles n'est donc pas hors de propos ; je
vais l'autoriser des exemples. par
>
On n'a point fait de procès au célebre
M. Rau , quand il a dit dans un Discours
publié à Leyde , qu'il avoit fait son opération sur 1547. Malades. On n'a point
regardé comme un séducteur du Public
M. Douglas , quand il a donné les nom,
surnom , et âge de ceux sur qui il avoit
pratiqué le haut appareil. On n'a point
dit à M. Cheselden qu'il présentoit les
choses sous une face dangereuse quand à
la suite de sa Méthode , publiée en 1730.
il a donné le catalogue de ceux qu'il
avoit taillés depuis 1727. Cette énumeration de faits ne m'est donc point particuliere , et si c'est une faute , je suis bien
excusable de l'avoir faite après de si grands
hommes.
D'ailleurs , il est évident que ce que
j'ai
NOVEMBRE. 1732. 2403
j'ai produit à cet égard étoit plus en faveur de l'opération que de l'Opérateur
puisqu'à mes opérations j'ai ajoûté celles
de Mrs Perchet , Garengeot , le Cat. C'a
été enfin sans partialité , puisque j'ai
publié les mauvais succès comme les
bons.
,
›
Il faut présentement prouver que j'ay
dû publier ces faits , et que j'ai eu des
motifs très - pressans de le faire. En effet
il sied mal à M. F. J. de dire qu'il valoit
mieux laisser dans l'oubli les faits que je
rapporte que de les divulguer. De bonne foi,
si sur le nombre de 24 Sujets taillés en
France par la méthode de M. Cheselden
dont 19. ont été guéris et 5. sont morts ;
il y en eut eu 19. de morts et 5. guéris
auroit on laissé ces faits dans l'oubli ? Répondre affirmativement , ce seroit ne pas
connoître ce qu'on appelle communément
jalousie de métier. Je n'en veux d'autre
preuve que ce qui s'est passé après la
mort de M. de Janson on a d'abord répandu dans la Gazette d'Hollande du mois de Mai 1731. que l'Opération latérale étoit deffendue en France ;
ensuite le Mercure de France a publié que
sur les inconveniens connus de cette opération , on ne l'avoit point fait cette année dans l'Hôpital de la Charité , afin
que
2404 MERCURE DE FRANCE
que les Pauvres servent d'instruction aux
Eleves sans être leurs victimes. Après de
telles atteintes données à cette Méthode
il est clair que je devois nécessairement
apprendre au Public , que cette opération bien loin d'être deffendue , comme le
disoit la Gazette d'Hollande , venoit d'être faite sur six Sujets. Il falloit nécessairement lui apprendre que cette opération,
bien loin de faire de nos Malades nos victimes , comme le disoit le Mercure , venoit de rendre à la vie cinq des six malades qui l'avoient essuyée ; le Public pru
dent et éclairé trouvera sans doute qu'il
y auroit bien de l'injustice , à ne vouloir
permettre aux Nouvelles publiques de se
charger que des époques qui peuvent être
fatales à une opération , et ne leur pas
permettre d'annoncer ce qui peut en re- hausser le prix.
Je conclurai donc que le jugement de
M. F. J. n'est pas équitable , mes listes
n'auroient été dangereuses que dans le cas
d'une conséquence tirée en faveur de la
Méthode , de l'argument seul des guérisons nombreuses , et c'est ce que je n'ai
point fait ; car à bien approfondir le
sens de la Lettre de M. F. J. il semble insinuer que je ne puis alléguer
que les faits en faveur de la Méthode de
M.
NOVEMBRE. 1732. 240
M. Cheselden. Il faut convenir que bien
d'honnêtes gens s'accommoderoient de
cette preuve ; mais je ne m'en suis point
tenu là , et j'ai pris la chose par plus d'un endroit.
·
M. F. J. ignore , ou peut-être veut
ignorer, qu'après avoir montré à l'Acadé
mie Royale des Sciences les Sujets taillés
par la Méthode de M. Cheselden , j'en ai .
expliqué le manuel conformément aux
notions anatomiques , j'y ai démontré les
parties interessées dans cette opération
fraîches , dessechées , injectées ; j'ai fait le
parallele de cette taille avec les autres ;
j'ai fait voir plus de vingt Planches dessinées pour expliquer la Taille latérale depuis Frere Jacques jusqu'à M. Cheselden ;
j'ai donné un Mémoire fort circonstancié ,
et j'ai promis un Ouvrage en forme sur
cette matiere ; je ne puis donc être accusé d'avoir entamé la chose superficiellement ; et quoiqu'on dise , je ne puis établir les avantages de cette Taille que sur
les raisonnemens et sur les faits ; j'ai produit mes raisonnemens à l'Académie
Royale des Sciences , et j'instruis, le Public des faits à mesure qu'ils arri
vent.
Mais je vois à la fin de la Lettre de
M. F. J. Chirurgien de Soissons , ce qui.
E blesse
24.06 MERCURE DE FRANCE
3
blesse sa délicatesse , et j'y trouve de vio
lens soupçons de croire que nous habitons
la même Ville. L'Académie de S. Côme,
dit-on , ne devoit-elle pas être la dépositaire
de ces faits ? Je réponds uniment qu'avant
que l'Académie de S. Côme fut établie ,
celle des Sciences avoit reçû mes Observations , et j'avoue qu'elle a sur l'autre
un droit d'aînesse bien établi. D'ailleurs
je ne puis marquer trop de reconnoissance à cette Illustre Académie , et je ne
cesserai de publier les bontez qu'elle a eues
pour moi depuis dix ans que j'ai l'honneur d'en être ; c'est elle qui m'a engagé
à comparer les différentes Méthodes de
la Taille , c'est elle qui vraiement libre
depréjugé et d'interêt a fait un examenéquitable de mes Opérations , elle a répandu mes succès , elle m'a consolé dans
mes adversités : quelle eut été mon ingratitude , si je n'eusse pas rapporté à une
Compagnie si digne de respect et d'amour
tout ce qui étoit relatif à une chose entreprise sous ses auspices ? L'Académie des
Sciences devoit donc être dépositaire de
ces faits. Je ne crois pas pour cela avoir
manqué en rien à celle de S. Côme , je défie qu'on puisse me rien reprocher à cet
égard , et mon zele pour seconder les intentions des premiers Chirurgiens du
Roi
NOVEMBRE. 1732 2407
Roi dans ce nouvel et utile établissement,
est trop éclatant pour cela.
Voilà , M. ce que j'ai à répondre à la
Lettre de M. F. J. je ne crains point que
ses phrases sur le biengeneral , &c. en imposent au Public qui est présentement au
faitde tout le mistere. Je suis , Mon
sieur , &c.
AParis ,ce 1o. Novembre 1732.
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Résumé : LETTRE de M. Morand à M. D. L. R. en réponse à celle de M. F. J. Chirurgien de Soissons, sur la Taille.
M. Morand répond à la lettre de M. F. J., chirurgien de Soissons, publiée dans le Mercure, concernant la méthode de la taille latérale. Il reconnaît n'avoir pas suffisamment distingué la méthode de M. Foubert de celle de M. Cheselden dans sa précédente lettre. Depuis juillet 1731, six opérations supplémentaires ont été réalisées selon la méthode de Cheselden, dont cinq ont été couronnées de succès. Morand mentionne également une opération récente où il a retiré une pierre de la taille d'un abricot avec succès. Morand justifie la publication des détails des opérations en soulignant que toute nouvelle méthode nécessite des preuves concrètes. Il cite des exemples de chirurgiens célèbres qui ont également publié leurs résultats. Ses publications visent à établir la méthode de Cheselden en France et à répondre aux critiques cherchant à discréditer cette technique. Il affirme que ses publications sont nécessaires pour contrer les attaques contre la méthode de Cheselden et pour informer le public des succès obtenus. Morand exprime sa reconnaissance envers l'Académie Royale des Sciences pour son soutien et son examen équitable de ses opérations.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7
p. 2645-2646
« M. Petit, ancien Chirurgien Major des Gardes du Corps du Roy, Compagnie de Charost, a [...] »
Début :
M. Petit, ancien Chirurgien Major des Gardes du Corps du Roy, Compagnie de Charost, a [...]
Mots clefs :
Chirurgien major des gardes du corps du roi, Guérir, Maladies vénériennes, Cantates, Calendrier, Porte-crayons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « M. Petit, ancien Chirurgien Major des Gardes du Corps du Roy, Compagnie de Charost, a [...] »
M. Petit , ancien Chirurgien Major des Gardes
du Corps du Roy , Compagnie de Charost ,
trouvé , dit- il , le moyen de guérir toutes sor tes de Maladies Veneriennes si inveterées
qu'elles puissent être , par un Remede qui opere
par la transpiration pendant deux ou trois heures
tous les matins , sans que le Malade se trouve
affoibli ; au contraire , les forces augmentent sans- qu'on soit obligé de garder la Chambre ni d'ob
server un régime exact. Il donne avis à ceux qui
se croiront attaquez de cette maladie, qu'ils n'ont
qu'à lui écrire et bien détailler leur état , si pour lors il juge à propos qu'on prenne son Remede, il
l'envoyera dans une Lettre par la Poste , avec un
Memoire bien instructif de la façon de le prendre , ce qui est très - aisé . Sa demeure est toujours rue des Saints Peres , à l'Hotel de Brissac , à Paris.
Cantates Françoises à voix seule et symphonie,
dédiées au Duc de Luxembourg, Pair de France
et Gouverneur de Normandie ; composées par
M. Gervais , de Rouen , Livre second. Elles se
vendent chez le Clerc , rue du Roule , à la Croix
d'Or , et Chez Boivin , rue S. Honoré , à la Regle d'Or. Le prix est de six livres.
On vend aux mêmes adresses , une Cantate séparée , du même Auteur , intitulée , Ragotin , on
Ia Serenade Burlesque. Le prix est de deux livres.
Le sieur Baradelle , Ingénieur pour les Instru- 1. Vol.
Fij meas
2646 MERCURE DE FRANCE
mens de Mathématique , donne avis au Public ,
qu'il a construit un Calendrier sur les faces d'un
Porte-Crayon à Compas , long de 4. pouces , qui
marque cinquante années , ce Calendrier a huit
faces. Sur la premiere , l'on voit les années et les
mois pour les jours de la semaine, et la seconde ,
marque les jours du mois et de la semaine , indiquant les jours de la semaine sur lesquels tombent le premier et les autres jours du mois qui
répondent à ceux de la semaine.
La troisiéme , marque les années et les mois pour la Lune.
La quatrième , donne les momens de la nouvelle et de la pleine Lune , et du premier et du
dernier quartier , pour chaque mois ; on y trou
ve aussi l'âge de la Lune , à tel moment qu'on voudra.
La cinquième face marque les années pour les Fêtes mobiles et celle de la sixième , marque les
mois des Fêtes mobiles ; elle sert à trouver les
jours où arrivent les Fétes mobiles.
La septième , marque l'Epacte pour toutes les
années qui sont nottées. Enfin , dans la huitiéme,
on trouve les pouces et les lignes ; on peut les
mettre sur les Equerres que Pon place ordinairement dans les Etuys de Mathématiques , ou sur
des lames d'argent ou de cuivre.
Il fait de ces Calendriers sur des Porte-Crayons
d'or et sur des Porte Crayons d'argent ou de métail , il vend aussi toutes sortes d'Instrumens
de Mathématique. Sa demeure est toujours sur le
Quay de l'Horloge du Palais , vis-à- vis les grands
degrez de la Riviere , à l'Enseigne de l'Observatoire.
du Corps du Roy , Compagnie de Charost ,
trouvé , dit- il , le moyen de guérir toutes sor tes de Maladies Veneriennes si inveterées
qu'elles puissent être , par un Remede qui opere
par la transpiration pendant deux ou trois heures
tous les matins , sans que le Malade se trouve
affoibli ; au contraire , les forces augmentent sans- qu'on soit obligé de garder la Chambre ni d'ob
server un régime exact. Il donne avis à ceux qui
se croiront attaquez de cette maladie, qu'ils n'ont
qu'à lui écrire et bien détailler leur état , si pour lors il juge à propos qu'on prenne son Remede, il
l'envoyera dans une Lettre par la Poste , avec un
Memoire bien instructif de la façon de le prendre , ce qui est très - aisé . Sa demeure est toujours rue des Saints Peres , à l'Hotel de Brissac , à Paris.
Cantates Françoises à voix seule et symphonie,
dédiées au Duc de Luxembourg, Pair de France
et Gouverneur de Normandie ; composées par
M. Gervais , de Rouen , Livre second. Elles se
vendent chez le Clerc , rue du Roule , à la Croix
d'Or , et Chez Boivin , rue S. Honoré , à la Regle d'Or. Le prix est de six livres.
On vend aux mêmes adresses , une Cantate séparée , du même Auteur , intitulée , Ragotin , on
Ia Serenade Burlesque. Le prix est de deux livres.
Le sieur Baradelle , Ingénieur pour les Instru- 1. Vol.
Fij meas
2646 MERCURE DE FRANCE
mens de Mathématique , donne avis au Public ,
qu'il a construit un Calendrier sur les faces d'un
Porte-Crayon à Compas , long de 4. pouces , qui
marque cinquante années , ce Calendrier a huit
faces. Sur la premiere , l'on voit les années et les
mois pour les jours de la semaine, et la seconde ,
marque les jours du mois et de la semaine , indiquant les jours de la semaine sur lesquels tombent le premier et les autres jours du mois qui
répondent à ceux de la semaine.
La troisiéme , marque les années et les mois pour la Lune.
La quatrième , donne les momens de la nouvelle et de la pleine Lune , et du premier et du
dernier quartier , pour chaque mois ; on y trou
ve aussi l'âge de la Lune , à tel moment qu'on voudra.
La cinquième face marque les années pour les Fêtes mobiles et celle de la sixième , marque les
mois des Fêtes mobiles ; elle sert à trouver les
jours où arrivent les Fétes mobiles.
La septième , marque l'Epacte pour toutes les
années qui sont nottées. Enfin , dans la huitiéme,
on trouve les pouces et les lignes ; on peut les
mettre sur les Equerres que Pon place ordinairement dans les Etuys de Mathématiques , ou sur
des lames d'argent ou de cuivre.
Il fait de ces Calendriers sur des Porte-Crayons
d'or et sur des Porte Crayons d'argent ou de métail , il vend aussi toutes sortes d'Instrumens
de Mathématique. Sa demeure est toujours sur le
Quay de l'Horloge du Palais , vis-à- vis les grands
degrez de la Riviere , à l'Enseigne de l'Observatoire.
Fermer
Résumé : « M. Petit, ancien Chirurgien Major des Gardes du Corps du Roy, Compagnie de Charost, a [...] »
Le texte présente trois annonces distinctes. Tout d'abord, M. Petit, ancien Chirurgien Major des Gardes du Corps du Roy, affirme avoir découvert un remède pour guérir toutes les maladies vénériennes, même les plus anciennes. Ce remède agit par transpiration matinale sans affaiblir le patient, renforçant les forces sans nécessiter de repos au lit ou de régime strict. M. Petit invite les intéressés à lui écrire pour obtenir le remède et des instructions détaillées. Il réside rue des Saints Pères, à l'Hôtel de Brissac, à Paris. Ensuite, le texte mentionne la vente de cantates françaises à voix seule et symphonie, composées par M. Gervais de Rouen. Ces œuvres, dédiées au Duc de Luxembourg, sont disponibles chez le Clerc, rue du Roule, à la Croix d'Or, et chez Boivin, rue Saint-Honoré, à la Règle d'Or. Le prix du second livre de cantates est de six livres, tandis qu'une cantate séparée intitulée 'Ragotin, ou la Sérénade Burlesque' est vendue deux livres. Enfin, le sieur Baradelle, ingénieur en instruments de mathématiques, annonce la création d'un calendrier sur un porte-crayon à compas, capable de marquer cinquante années. Ce calendrier, disponible en différentes versions (or, argent, métal), comprend huit faces indiquant divers détails calendaires et astronomiques. Baradelle vend également divers instruments de mathématiques et réside sur le Quay de l'Horloge du Palais, vis-à-vis des grands degrés de la Riviere, à l'Enseigne de l'Observatoire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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8
p. 2697-2699
BOUQUET envoyé par M. P... C... à un malade de ses Amis le jour de sa Fête, avec un présent de Confiture séche d'Angelique.
Début :
Clemond, qu'une amitié sincere [...]
Mots clefs :
Bouquet, Malade, Fête, Amitié, Médecine, Fleurs, Guérir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BOUQUET envoyé par M. P... C... à un malade de ses Amis le jour de sa Fête, avec un présent de Confiture séche d'Angelique.
BOUQUETenvoyé par M. P... C....
à un malade de ses Amis le jour de sa
Fête , avec un présent de Confiture séche
d'Angelique.
CLemond, qu'une amitié sincere
Place au premier rang dans mon cœur,
Qui de la raison qui t'éclaire ,
Pourrois faire encor ton bonheur ;
Pourquoi de tes destins alterer la douceur ?
Et nourrir dans ton sein un mal imaginaire ?
Cherami , pour ta guérison
Vois ce que l'amitié m'inspire ;
C'est pour égayer ta raison ,
Que dans mon arriere Saison
Je risque de toucher la Lire.-
Mais que,q
Qui prétends célebrer ta Fête ,
dis je , ce n'est point moit 201
C'est Apollon , c'est lui , je l'entends , je le
voi ,
C'est lui qui s'interesse à toi ;
Et par lui , cher cher Clemond Clemond , ta guérison s'a
prête ,
Il est le pere des beaux Vers ,
Il est Dieu de la Médecine ,
Lui-même il vient par ses doux Airs
Dissiper cette humeur chagrine
II.Vol.
Hvi
2698 MERCURE DE FRANCE
Qui tient ton esprit dans les fers,
Il vient prévenir la ruine
Qui menaçoit ton foible corps ;
Et par la puissance divine
D'une salutaire racine ,
Il va rétablir les ressorts
De ta languissante machine.
Sa main a préparé ¡ es fleurs
Qu'aujourd'hui la mienne te donne
Ce cristal qui les environne
Est le remede à tes langueurs.
C'est une ambroisie efficace
Pour rassurer un cœur par son mal agité
Et les habitans du Parnasse
Dans l'usage de cette glace ,
Trouvent leur immortalité.
Mais ce remede , que t'envoye
D'un Dieu si bienfaisant l'attentive bonté,
Cher ami reçois-le avec joye ;
Sois toi-même ton Médecin ,
Un innocent, plaisir , une douce allegresse
Rend l'esprit vif, et le corps sain ;
Et l'homme n'a point d'assassin
Plus terrible que la tristesse.
Avaincre ce mortel poison ,
Mon exemple aujourd'hui t'engage
Quoi! pour monter sur l'Helicon ,
N'en coûte-il rien à mon âge ?
1. Vol. Si
THEQUE
DECEMBRE. 172, OTH
Ji ton amitié doit cherir *
1893
Les efforts que pour toi fait un ami sincer
Ose imiter , pour te guérir ,
Ce qu'il entreprend pour te plaire.
P. C.
à un malade de ses Amis le jour de sa
Fête , avec un présent de Confiture séche
d'Angelique.
CLemond, qu'une amitié sincere
Place au premier rang dans mon cœur,
Qui de la raison qui t'éclaire ,
Pourrois faire encor ton bonheur ;
Pourquoi de tes destins alterer la douceur ?
Et nourrir dans ton sein un mal imaginaire ?
Cherami , pour ta guérison
Vois ce que l'amitié m'inspire ;
C'est pour égayer ta raison ,
Que dans mon arriere Saison
Je risque de toucher la Lire.-
Mais que,q
Qui prétends célebrer ta Fête ,
dis je , ce n'est point moit 201
C'est Apollon , c'est lui , je l'entends , je le
voi ,
C'est lui qui s'interesse à toi ;
Et par lui , cher cher Clemond Clemond , ta guérison s'a
prête ,
Il est le pere des beaux Vers ,
Il est Dieu de la Médecine ,
Lui-même il vient par ses doux Airs
Dissiper cette humeur chagrine
II.Vol.
Hvi
2698 MERCURE DE FRANCE
Qui tient ton esprit dans les fers,
Il vient prévenir la ruine
Qui menaçoit ton foible corps ;
Et par la puissance divine
D'une salutaire racine ,
Il va rétablir les ressorts
De ta languissante machine.
Sa main a préparé ¡ es fleurs
Qu'aujourd'hui la mienne te donne
Ce cristal qui les environne
Est le remede à tes langueurs.
C'est une ambroisie efficace
Pour rassurer un cœur par son mal agité
Et les habitans du Parnasse
Dans l'usage de cette glace ,
Trouvent leur immortalité.
Mais ce remede , que t'envoye
D'un Dieu si bienfaisant l'attentive bonté,
Cher ami reçois-le avec joye ;
Sois toi-même ton Médecin ,
Un innocent, plaisir , une douce allegresse
Rend l'esprit vif, et le corps sain ;
Et l'homme n'a point d'assassin
Plus terrible que la tristesse.
Avaincre ce mortel poison ,
Mon exemple aujourd'hui t'engage
Quoi! pour monter sur l'Helicon ,
N'en coûte-il rien à mon âge ?
1. Vol. Si
THEQUE
DECEMBRE. 172, OTH
Ji ton amitié doit cherir *
1893
Les efforts que pour toi fait un ami sincer
Ose imiter , pour te guérir ,
Ce qu'il entreprend pour te plaire.
P. C.
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Résumé : BOUQUET envoyé par M. P... C... à un malade de ses Amis le jour de sa Fête, avec un présent de Confiture séche d'Angelique.
Un individu, identifié par les initiales M. P... C..., envoie un poème à un ami malade pour célébrer sa fête. L'expéditeur exprime son amitié sincère et son désir de contribuer à la guérison de son ami. Il lui envoie un présent de confiture sèche d'Angélique accompagnée d'un message poétique. L'auteur s'interroge sur les raisons du mal imaginaire de son ami et l'encourage à se laisser guérir par l'amitié. Il mentionne Apollon, dieu des beaux vers et de la médecine, qui s'intéresse à la guérison de son ami. Apollon est décrit comme celui qui dissipe les humeurs chagrinées et prévient la ruine du corps faible. Le poème souligne que le présent envoyé est un remède efficace, comparé à une ambroisie, capable de rassurer un cœur agité. Les habitants du Parnasse trouvent leur immortalité dans l'usage de cette glace. L'auteur encourage son ami à recevoir ce remède avec joie et à se soigner en cultivant des plaisirs innocents et une douce allégresse, car la tristesse est un poison mortel. Il conclut en exhortant son ami à imiter ses efforts pour lui plaire et à se guérir.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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9
p. 2032-2033
LIVRES que Cavelier, Libraire à Paris, ruë S. Jacques, a nouvellement reçûs des Pays Etrangers.
Début :
Plutarchi vitae Parallelae cum singulis aliquot graecè et latinè ; adduntur variantes Lectiones ; [...]
Mots clefs :
Remèdes, Guérir, Medicina, Tractatus, Latin
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texteReconnaissance textuelle : LIVRES que Cavelier, Libraire à Paris, ruë S. Jacques, a nouvellement reçûs des Pays Etrangers.
LIVRES que Cavelier , Libraire à
Paris , rue S. Jacques , a nouvellement
reçûs des Pays Etrangers.
Plutarchi vita Parallelæ cum singulis aliquot
græcè et latinè; adduntur variantes Lectiones;
recensuit Aug. Bryanus , Gr . Lat. 5. vol. in 4.
Londuni , 1729. Carta Imperiali.
MEMOIRES Secrets de la Cour de France , conte
nant les Intrigues du Cabinet pendant la Minorité
de Louis XIV . 3. volumes in 12.
Amst. 1733.
> NOVA Acta Eruditorum anno 1732 in
Lipsia.
4.
Gebaveri ( Georg . Christ . ) Anthologicarum
Dessertationum Liber , et Collegiorum Lipsiensium
Historia , in 8. Lipsia , 1733 .
Heisenii ( Henr. ) Oratio de Eloquentia vet.
Germanorum
, in 4. Brema , 1732.
RAV. ( Just. ) Philosophia Lactantii , in 8 .
Jena , 1733.
HEINNECCII ( Got. ) Fundamenta Stili Cultioris
, regulis perspicuis adornata , in 8. Lipsia
1733.
Bose ( Mat. ) Comment. in Eclipsim Terra
13. Maii 1733. in 4. Lipsia , 1733 .
DICTIONAIRE Médical , contenant la Méthode
la plus recevable pour connoître et guérir
les Maladies par des Remedes simples , &c.
On y a joint la Maladie des Chevaux , avec
les Remedes propres à les guérir , par I. G.
Docteur en Médecine. 2. vol . in 12. Bruxelles
, 1733.
DOUGLAS ( Jac. ) Descriptio Peritonæi et Membrana
Cellolaris , ex Anglico Latinè , versa.
cura
SEPTEMBRE . 1733 2033
cum Annotationibus Heisferi , in 8. Helmsfadii
, 1733 .
LILUM Lapideum , ex Commentatione Jo . Harembergi
, cum Fig. in 4. 1729.
BRUNKMANNI ( Fr. ) de Lapidibus Odoratis ,
in 4. Fig. Volfembutella , 1719 .
STENTZELII ( God . ) Medicina Theoretico
Practica , in 8. Francofurti , 1732.
Ejusd. Texicologia Pashologico - Medica ,
sive de venenis , in 4. Visemberga , 1733 .
STAHLII ( Georg ) . Experimenta, Observationes,
Animadversiones 300. Numero , Chimica et
Physicæ in 8. Berolini , 1731.
ADOLPHI ( MIC . ) Tractatus de Fontibus quibusdam
Soteriis , in . 8. Lipsia , i - 33.
HAHN ( Got. ) Variolarum Antiquitates , in 4.
Briga , 1733-
BELLINI ( Laur. ) de Urinis et Pulsibus Sangui
guinis Missione , Febribus , Capitis - Pectoris
que Morbis , cum Præfatione Boerhaave ,
in 4, Lipsia , 1731.
ALBERTI ( Mic. ) Tractatus de Hæmorrhoidi
bus , in 4. Hala , 1722.
Ejusd. Jurisprudentiæ Medicæ , Tomus tertius
, novis casibus Forensibus et Clinicis lo
cupletatus , in 4. Scheuberga , 1733 , N. B. en.
Allemand.
JUNCSTER ( Jo. Methodo Stahliana , Conspec
tus Medicina , Chirurgie , Therapiæ Formus
larum et Chemiæ , 5. vol . in 4. Hala.
Paris , rue S. Jacques , a nouvellement
reçûs des Pays Etrangers.
Plutarchi vita Parallelæ cum singulis aliquot
græcè et latinè; adduntur variantes Lectiones;
recensuit Aug. Bryanus , Gr . Lat. 5. vol. in 4.
Londuni , 1729. Carta Imperiali.
MEMOIRES Secrets de la Cour de France , conte
nant les Intrigues du Cabinet pendant la Minorité
de Louis XIV . 3. volumes in 12.
Amst. 1733.
> NOVA Acta Eruditorum anno 1732 in
Lipsia.
4.
Gebaveri ( Georg . Christ . ) Anthologicarum
Dessertationum Liber , et Collegiorum Lipsiensium
Historia , in 8. Lipsia , 1733 .
Heisenii ( Henr. ) Oratio de Eloquentia vet.
Germanorum
, in 4. Brema , 1732.
RAV. ( Just. ) Philosophia Lactantii , in 8 .
Jena , 1733.
HEINNECCII ( Got. ) Fundamenta Stili Cultioris
, regulis perspicuis adornata , in 8. Lipsia
1733.
Bose ( Mat. ) Comment. in Eclipsim Terra
13. Maii 1733. in 4. Lipsia , 1733 .
DICTIONAIRE Médical , contenant la Méthode
la plus recevable pour connoître et guérir
les Maladies par des Remedes simples , &c.
On y a joint la Maladie des Chevaux , avec
les Remedes propres à les guérir , par I. G.
Docteur en Médecine. 2. vol . in 12. Bruxelles
, 1733.
DOUGLAS ( Jac. ) Descriptio Peritonæi et Membrana
Cellolaris , ex Anglico Latinè , versa.
cura
SEPTEMBRE . 1733 2033
cum Annotationibus Heisferi , in 8. Helmsfadii
, 1733 .
LILUM Lapideum , ex Commentatione Jo . Harembergi
, cum Fig. in 4. 1729.
BRUNKMANNI ( Fr. ) de Lapidibus Odoratis ,
in 4. Fig. Volfembutella , 1719 .
STENTZELII ( God . ) Medicina Theoretico
Practica , in 8. Francofurti , 1732.
Ejusd. Texicologia Pashologico - Medica ,
sive de venenis , in 4. Visemberga , 1733 .
STAHLII ( Georg ) . Experimenta, Observationes,
Animadversiones 300. Numero , Chimica et
Physicæ in 8. Berolini , 1731.
ADOLPHI ( MIC . ) Tractatus de Fontibus quibusdam
Soteriis , in . 8. Lipsia , i - 33.
HAHN ( Got. ) Variolarum Antiquitates , in 4.
Briga , 1733-
BELLINI ( Laur. ) de Urinis et Pulsibus Sangui
guinis Missione , Febribus , Capitis - Pectoris
que Morbis , cum Præfatione Boerhaave ,
in 4, Lipsia , 1731.
ALBERTI ( Mic. ) Tractatus de Hæmorrhoidi
bus , in 4. Hala , 1722.
Ejusd. Jurisprudentiæ Medicæ , Tomus tertius
, novis casibus Forensibus et Clinicis lo
cupletatus , in 4. Scheuberga , 1733 , N. B. en.
Allemand.
JUNCSTER ( Jo. Methodo Stahliana , Conspec
tus Medicina , Chirurgie , Therapiæ Formus
larum et Chemiæ , 5. vol . in 4. Hala.
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Résumé : LIVRES que Cavelier, Libraire à Paris, ruë S. Jacques, a nouvellement reçûs des Pays Etrangers.
Le document énumère des livres récemment reçus par Cavelier, libraire à Paris, en provenance des Pays Étrangers. Parmi ces ouvrages figurent des biographies parallèles de Plutarque en grec et en latin, révisées par Aug. Bryanus, ainsi que les 'Mémoires Secrets de la Cour de France' relatant les intrigues pendant la minorité de Louis XIV. La liste inclut également les 'Nova Acta Eruditorum' de 1732, une dissertation de Georg. Christ. Gebaveri, et une oraison de Henr. Heisenii sur l'éloquence des anciens Germains. Des travaux sur la philosophie, la médecine, et les sciences naturelles sont également présents, tels que 'Philosophia Lactantii' de Just. Rav, 'Fundamenta Stili Cultioris' de Got. Heinneccii, et un 'Dictionnaire Médical' incluant des remèdes pour les chevaux. Des ouvrages sur l'anatomie, la minéralogie, et la toxicologie sont mentionnés, comme ceux de Jac. Douglas, Jo. Harembergi, et God. Stenzelii. Enfin, des traités sur la chimie, la variole, et les maladies spécifiques sont listés, incluant des travaux de Georg. Stahlii, Got. Hahn, et Laur. Bellini.
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