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1
p. 2618-2625
Mémoires pour servir à l'Histoire des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
Début :
MEMOIRES pour servir à l'Histoire des Hommes Illustres dans la République [...]
Mots clefs :
Histoire, Savants, Mémoires, Hommes illustres, R. P. Niceron, Jacques Sirmond
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texteReconnaissance textuelle : Mémoires pour servir à l'Histoire des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
EMOIRES pour servir à l'Histoire
des Hommes Illustres dans la République des Lettres , &c. T. XVIl. de 408.
pages , sans les Tables. A Paris , chez
Briasson , rue S. Jacques , à la Science
M. DCC. XXXII.
Voici les noms des Sçavans dont il est
fait mention dans le xv11. Volume des
Mémoires du R. P. Niceron , qui continuent d'être bien reçûs du Public,
Henri Corneille Agrippa. Pierre Ayrault. Guillaume Barclay. Jean Barclay.
Gaspard Bauhin. Jean Baukin. Jordanus
1. vol.
Bru
DECEMBRE. 1732 2619
Brunus. Jean Chapeauville. Hilarion de
Coste. André Dudith. Charles Riviere Dufreny. Jacques Philippe Foresta. Jerôme Fracastor. Conrad Gesner. DenisGodefroy l'His>`·
torien. Jacques Godefroy. Theodore Godefroy. François Guichardin. Louis Guichardin. Jean Henri Heidedger. J. Gentien
Hervet. Christophe de Longueil. Gilbert
de Longüeil. Charles Paschal. Claude Pocquet Delivonniere. Modesta Pozzo. Eri→
cius Puteanus. Jean Savaron. Jacques Sirmond. Luc Tozzi.
Nous insererons ici , selon notre coûtume , l'un des articles de ces Mémoires ,
& nous croyons faire plaisir à nos Lectcurs , de choisir par préférence celui qui:
regarde le sçavant Pere Sirmond.
Jacques Sirmond nâquit le 12 Octobre 1559. à Riom en Auvergne , de Jean
Sirmond , Magistrat de cette Ville , et
d'Amable Barrier. Lorsqu'il eut 10 ans ,
ses parens l'envoyerent à Billon , Ville de
la basse Auvergne , pour y étudier dans
le College des Jésuites , qui est le premier qu'ils ayent eu en France.
Après qu'il eut fait ses Humanitez , il
entra dans leur Compagnie le 26 Juillet
1576. et en reçût l'Habit le 21 Août suivant dans sa 17 année. Il commença son
Noviciat à Verdun , dont il acheva les
I. Vol. E iij deux
620 MERCURE DE FRANCE
deux années à Pont-à-mousson , où il fir
ses vœux.
Il étudia ensuite en Philosophie, après
quoi sesSuperieurs connoissant ses talens,
le firent venir à Paris , où il professa deux
ans les Humanitez , et trois ans la Rhetorique. Il eut alors l'honneur d'avoir
pour Disciples Charles de Valois , Duc
d'Angoulême , Fils naturel de Charles IX.
et S. François de Sales.
Ce fut pendant ce peu de tems qu'il
acquit une parfaite connoissance des Langues Latine et Grecque , et qu'il se forma ce beau stile , qui joint à la solidité
de son jugement , et à la justesse de ses
pensées , a fait estimer tout ce qui est
sorti de sa plume. M. Cousin nous apprend dans le Journal des Sçavans , qu'il
avoit pris Muret pour son modele , et
qu'il ne laissoit passer aucun jour sans en
lire quelques pages.
En 1586. il commença son Cours de
Theologie , qui dura quatre ans , pendant lesquels il eut pour compagnon d'études le célébre Fronton du Duc. Il ne
se contenta pas d'une Scholastique séche
et décharnée telle qu'on l'enseignoit
alors , il lût avec soin les Saints Peres et
les Auteurs Ecclesiastiques , et entreprit
même dès lors de traduire en Latin quelو
I.Vel ques
DECEMBRE. 1732 2621
ques Ouvrages des Peres Grecs , et de
composer des Remarques sur Sidonius.
A peine fut- il sorti de Theologie , que
le P. Claude Aquaviva , General de sa
Compagnie , l'appella en 1590. à Rome,
pour être son Secretaire , et il s'acquitta
pendant plus de seize ans de cet emploi
avec un succès qui répondit parfaitement
aux espérances qu'on avoit conçues de
lui.
Ses heures de loisir étoient employées à
l'étude de l'Antiquité : il visitoit les Bibliotheques , et en consultoit les Manuscrits , il s'appliquoit aussi à l'étude des
Antiques , des Médailles et des Inscriptions ; et les Italiens , quoique jaloux de
la gloire de leur Nation , ne se faisoient
point une honte de le consulter fur ces
sortes de matieres , persuadez que ses connoissances pouvoient suppléer aux lumie
res qui leur manquoient.
Le P. Sirmond pendant fon séjour en
Italie , lia un commerce d'amitié avec
les Sçavans les plus illustres , qui y vivoient alors , & particulierement avec
Bellarmin et Tolet , qui étoient de sa Societé et avec les Cardinaux Baronius,d'Ossal et du Perron, Le Cardinal Baronius
tira même de lui de grands fecours pour
ses Annales Ecclesiastiques , principale
I. Vol. E iiij ment
2622 MERCURE DE FRANCE
ment par rapport à l'Histoire Grecque ,
sur laquelle il lui fournit un grand nombre de Piéces traduites de Grec en Latin.
Il revint à Paris en 1608. et depuis
ce temps-là il ne cessa point d'enrichir
le Public de nouveaux Ouvrages. Il demeura d'abord environ quatre ans dans
la Maison Professe , d'où il passa sur la
fin de 1612. au College , où il devoit être
plus commodément pour travailler à la
collection des Conciles de France , qu'il
avoit entreprise , et cinq ans après il en
fut fait Recteur.
Le Pape Urbain VIII. qui connoissoit
depuis long-temps son mérite , voulut
l'attirer de nouveau à Rome , et fit écrire
pour cela en France par le P. Vitelleschi,
qui étoit alors General de la Compagnie;
mais Louis XIII. ne voulut pas souffrir
qu'on lui ravit un Homme qui faisoit tant
d'honneur à son Royaume , et qui pouvoit lui rendre de grands services.
Sur la fin du mois de Décembre de l'an
1637. il fut choisi pour être Confesseur
du Roi à la place du P. Caussin. Il eut de
la peine à accepter un poste si délicat ;
quelques-uns même de ses amis , qui ne
songeoient qu'au tems qu'il leur alloit
dérober , jugeoient qu'il lui convenoit
moins qu'à un autre ; mais enfin obligé
I.Vol. de
- DECEMBR E. 1732: 2623
,
de se soumettre au choix qui avoit été
fait de lui , il se conduisit à la Cour avec
tant de précautions et de prudence , qu'il
n'y donna jamais à personne le moindre
sujet de plainte. Renfermé dans les bornes de son Ministere , il ne s'y mêla d'aucune affaire temporelle , et témoigna un
désinteressement si parfait , qu'il n'avança aucun de ses parens , et ne demanda
qu'un petit Benefice pour M. de la Lande,
son Neveu , auquel même il fut contesté.
Après la mort de Louis XIII. arrivée le
14 Mai 1643. il quitta la Cour , et reprit
ses occupations ordinaires avec la même
tranquillité , que s'il ne fut jamais sorti
de sa Retraite. 10
,
En 1645. il voulut bien , malgré son
grand âge , aller encore à Rome en qualité de Député des Jésuites de France
pour y assister à l'élection d'un General
à la place du P. Vitelleschi , comme il avoit fait trente ans auparavant , après
la mort du Pere Aquaviva , son prédécesseur.
De retour en France , il donna encore
quelques Ouvrages au Public , et il se préparoit à en mettre d'autres sous la presse ,
lorsqu'au retour d'une Assemblée tenue
à la Maison Professe , où il s'étoit un peu
I.Vol. Ev échauffé
2624 MERCURE DE FRANCE
échauffé, en soûtenant son avis, il fut attaqué d'une maladie , qui peu de jours
après se trouva accompagnée d'un débordement de bîle par tout le corps. Il en
mourut le 7. Octobre 1651. âgé de 92.
ans.
» Il avoit sçu joindre une grande dé-
» licatesse d'esprit et un discernement
très-juste , avec une profonde érudi-
» tion. Il sçavoit en perfection le Grec, le
» Latin , les Auteurs Profanes , l'Histoi-
» re et, tout ce qui s'appelle Belles- Let-
» tres. Il avoit une connoissance fort
étendue de l'Antiquité Ecclesiastique ,
» et avoit étudié avec soin les Auteurs du
» moyen âge. Son stile est pur , concis et
»serré. Il affecte néanmoins trop , de se
servir de certains mots des Poëtes
» Comiques. Il méditoit beaucoup sur ce
» qu'il écrivoit , et avoit un art tout par-
» ticulier de le réduire en une Note qui
»comprenoit bien des choses en peu de
mots , sans être chargée de rien d'inu-
» tile ou d'étranger. Il est éxact , judi-
» cieux , simple , et cependant . n'omet
»rien de ce qui est nécessaire. Ses Disser-
» tations ont passé pour un modele sur
»lequel il seroit à souhaitter qu'on se
»format. Quand il traitoit une matiere
» il ne disoit jamais d'abord tout ce qu'il
I. Vol. sça-
DECEMBRE. 1732. 2625
» sçavoit , et se réservoit toujours de nous.
» veaux argumens pour la réplique , com-
»me des troupes auxiliaires , pour venir
» au secours du corps de bataille. Il étoit
» désinteressé , équitable , moderé , sin-
» cere , modeste , laborieux , et cepen-
» dant familier , conversant agréablement
» avec ses amis , et appliqué à ses devoirs.
Il s'étoit attiré par son érudition et par
>> ses manieres , l'estime non seulement
» des Sçavans , mais encore de tous les
»honnêtes gens. Il a laissé après lui une
>> réputation qui durera pendant plusieurs
"siécles. C'est le jugement que M. Dupin
porte de cet Auteur.
»
Suit le Catalogue raisonné des Ouvrages
du P. Sirmond , qu'on ne sçauroit lire
sans admiration et sans profit. D'un côté ,
le fonds des matieres , et de l'autre l'arrangement et les Remarques de l'Editeur
ont de quoi satisfaire les Lecteurs intelli.
gens. Nous sommes fâchez de ne pouvoir
rapporter ce Catalogue à cause de sa prolixité. Il contient 55 Articles bien rem
plis. Les Antiquaires doivent s'interesser
aux Art. 43. 44. et 45.
des Hommes Illustres dans la République des Lettres , &c. T. XVIl. de 408.
pages , sans les Tables. A Paris , chez
Briasson , rue S. Jacques , à la Science
M. DCC. XXXII.
Voici les noms des Sçavans dont il est
fait mention dans le xv11. Volume des
Mémoires du R. P. Niceron , qui continuent d'être bien reçûs du Public,
Henri Corneille Agrippa. Pierre Ayrault. Guillaume Barclay. Jean Barclay.
Gaspard Bauhin. Jean Baukin. Jordanus
1. vol.
Bru
DECEMBRE. 1732 2619
Brunus. Jean Chapeauville. Hilarion de
Coste. André Dudith. Charles Riviere Dufreny. Jacques Philippe Foresta. Jerôme Fracastor. Conrad Gesner. DenisGodefroy l'His>`·
torien. Jacques Godefroy. Theodore Godefroy. François Guichardin. Louis Guichardin. Jean Henri Heidedger. J. Gentien
Hervet. Christophe de Longueil. Gilbert
de Longüeil. Charles Paschal. Claude Pocquet Delivonniere. Modesta Pozzo. Eri→
cius Puteanus. Jean Savaron. Jacques Sirmond. Luc Tozzi.
Nous insererons ici , selon notre coûtume , l'un des articles de ces Mémoires ,
& nous croyons faire plaisir à nos Lectcurs , de choisir par préférence celui qui:
regarde le sçavant Pere Sirmond.
Jacques Sirmond nâquit le 12 Octobre 1559. à Riom en Auvergne , de Jean
Sirmond , Magistrat de cette Ville , et
d'Amable Barrier. Lorsqu'il eut 10 ans ,
ses parens l'envoyerent à Billon , Ville de
la basse Auvergne , pour y étudier dans
le College des Jésuites , qui est le premier qu'ils ayent eu en France.
Après qu'il eut fait ses Humanitez , il
entra dans leur Compagnie le 26 Juillet
1576. et en reçût l'Habit le 21 Août suivant dans sa 17 année. Il commença son
Noviciat à Verdun , dont il acheva les
I. Vol. E iij deux
620 MERCURE DE FRANCE
deux années à Pont-à-mousson , où il fir
ses vœux.
Il étudia ensuite en Philosophie, après
quoi sesSuperieurs connoissant ses talens,
le firent venir à Paris , où il professa deux
ans les Humanitez , et trois ans la Rhetorique. Il eut alors l'honneur d'avoir
pour Disciples Charles de Valois , Duc
d'Angoulême , Fils naturel de Charles IX.
et S. François de Sales.
Ce fut pendant ce peu de tems qu'il
acquit une parfaite connoissance des Langues Latine et Grecque , et qu'il se forma ce beau stile , qui joint à la solidité
de son jugement , et à la justesse de ses
pensées , a fait estimer tout ce qui est
sorti de sa plume. M. Cousin nous apprend dans le Journal des Sçavans , qu'il
avoit pris Muret pour son modele , et
qu'il ne laissoit passer aucun jour sans en
lire quelques pages.
En 1586. il commença son Cours de
Theologie , qui dura quatre ans , pendant lesquels il eut pour compagnon d'études le célébre Fronton du Duc. Il ne
se contenta pas d'une Scholastique séche
et décharnée telle qu'on l'enseignoit
alors , il lût avec soin les Saints Peres et
les Auteurs Ecclesiastiques , et entreprit
même dès lors de traduire en Latin quelو
I.Vel ques
DECEMBRE. 1732 2621
ques Ouvrages des Peres Grecs , et de
composer des Remarques sur Sidonius.
A peine fut- il sorti de Theologie , que
le P. Claude Aquaviva , General de sa
Compagnie , l'appella en 1590. à Rome,
pour être son Secretaire , et il s'acquitta
pendant plus de seize ans de cet emploi
avec un succès qui répondit parfaitement
aux espérances qu'on avoit conçues de
lui.
Ses heures de loisir étoient employées à
l'étude de l'Antiquité : il visitoit les Bibliotheques , et en consultoit les Manuscrits , il s'appliquoit aussi à l'étude des
Antiques , des Médailles et des Inscriptions ; et les Italiens , quoique jaloux de
la gloire de leur Nation , ne se faisoient
point une honte de le consulter fur ces
sortes de matieres , persuadez que ses connoissances pouvoient suppléer aux lumie
res qui leur manquoient.
Le P. Sirmond pendant fon séjour en
Italie , lia un commerce d'amitié avec
les Sçavans les plus illustres , qui y vivoient alors , & particulierement avec
Bellarmin et Tolet , qui étoient de sa Societé et avec les Cardinaux Baronius,d'Ossal et du Perron, Le Cardinal Baronius
tira même de lui de grands fecours pour
ses Annales Ecclesiastiques , principale
I. Vol. E iiij ment
2622 MERCURE DE FRANCE
ment par rapport à l'Histoire Grecque ,
sur laquelle il lui fournit un grand nombre de Piéces traduites de Grec en Latin.
Il revint à Paris en 1608. et depuis
ce temps-là il ne cessa point d'enrichir
le Public de nouveaux Ouvrages. Il demeura d'abord environ quatre ans dans
la Maison Professe , d'où il passa sur la
fin de 1612. au College , où il devoit être
plus commodément pour travailler à la
collection des Conciles de France , qu'il
avoit entreprise , et cinq ans après il en
fut fait Recteur.
Le Pape Urbain VIII. qui connoissoit
depuis long-temps son mérite , voulut
l'attirer de nouveau à Rome , et fit écrire
pour cela en France par le P. Vitelleschi,
qui étoit alors General de la Compagnie;
mais Louis XIII. ne voulut pas souffrir
qu'on lui ravit un Homme qui faisoit tant
d'honneur à son Royaume , et qui pouvoit lui rendre de grands services.
Sur la fin du mois de Décembre de l'an
1637. il fut choisi pour être Confesseur
du Roi à la place du P. Caussin. Il eut de
la peine à accepter un poste si délicat ;
quelques-uns même de ses amis , qui ne
songeoient qu'au tems qu'il leur alloit
dérober , jugeoient qu'il lui convenoit
moins qu'à un autre ; mais enfin obligé
I.Vol. de
- DECEMBR E. 1732: 2623
,
de se soumettre au choix qui avoit été
fait de lui , il se conduisit à la Cour avec
tant de précautions et de prudence , qu'il
n'y donna jamais à personne le moindre
sujet de plainte. Renfermé dans les bornes de son Ministere , il ne s'y mêla d'aucune affaire temporelle , et témoigna un
désinteressement si parfait , qu'il n'avança aucun de ses parens , et ne demanda
qu'un petit Benefice pour M. de la Lande,
son Neveu , auquel même il fut contesté.
Après la mort de Louis XIII. arrivée le
14 Mai 1643. il quitta la Cour , et reprit
ses occupations ordinaires avec la même
tranquillité , que s'il ne fut jamais sorti
de sa Retraite. 10
,
En 1645. il voulut bien , malgré son
grand âge , aller encore à Rome en qualité de Député des Jésuites de France
pour y assister à l'élection d'un General
à la place du P. Vitelleschi , comme il avoit fait trente ans auparavant , après
la mort du Pere Aquaviva , son prédécesseur.
De retour en France , il donna encore
quelques Ouvrages au Public , et il se préparoit à en mettre d'autres sous la presse ,
lorsqu'au retour d'une Assemblée tenue
à la Maison Professe , où il s'étoit un peu
I.Vol. Ev échauffé
2624 MERCURE DE FRANCE
échauffé, en soûtenant son avis, il fut attaqué d'une maladie , qui peu de jours
après se trouva accompagnée d'un débordement de bîle par tout le corps. Il en
mourut le 7. Octobre 1651. âgé de 92.
ans.
» Il avoit sçu joindre une grande dé-
» licatesse d'esprit et un discernement
très-juste , avec une profonde érudi-
» tion. Il sçavoit en perfection le Grec, le
» Latin , les Auteurs Profanes , l'Histoi-
» re et, tout ce qui s'appelle Belles- Let-
» tres. Il avoit une connoissance fort
étendue de l'Antiquité Ecclesiastique ,
» et avoit étudié avec soin les Auteurs du
» moyen âge. Son stile est pur , concis et
»serré. Il affecte néanmoins trop , de se
servir de certains mots des Poëtes
» Comiques. Il méditoit beaucoup sur ce
» qu'il écrivoit , et avoit un art tout par-
» ticulier de le réduire en une Note qui
»comprenoit bien des choses en peu de
mots , sans être chargée de rien d'inu-
» tile ou d'étranger. Il est éxact , judi-
» cieux , simple , et cependant . n'omet
»rien de ce qui est nécessaire. Ses Disser-
» tations ont passé pour un modele sur
»lequel il seroit à souhaitter qu'on se
»format. Quand il traitoit une matiere
» il ne disoit jamais d'abord tout ce qu'il
I. Vol. sça-
DECEMBRE. 1732. 2625
» sçavoit , et se réservoit toujours de nous.
» veaux argumens pour la réplique , com-
»me des troupes auxiliaires , pour venir
» au secours du corps de bataille. Il étoit
» désinteressé , équitable , moderé , sin-
» cere , modeste , laborieux , et cepen-
» dant familier , conversant agréablement
» avec ses amis , et appliqué à ses devoirs.
Il s'étoit attiré par son érudition et par
>> ses manieres , l'estime non seulement
» des Sçavans , mais encore de tous les
»honnêtes gens. Il a laissé après lui une
>> réputation qui durera pendant plusieurs
"siécles. C'est le jugement que M. Dupin
porte de cet Auteur.
»
Suit le Catalogue raisonné des Ouvrages
du P. Sirmond , qu'on ne sçauroit lire
sans admiration et sans profit. D'un côté ,
le fonds des matieres , et de l'autre l'arrangement et les Remarques de l'Editeur
ont de quoi satisfaire les Lecteurs intelli.
gens. Nous sommes fâchez de ne pouvoir
rapporter ce Catalogue à cause de sa prolixité. Il contient 55 Articles bien rem
plis. Les Antiquaires doivent s'interesser
aux Art. 43. 44. et 45.
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Résumé : Mémoires pour servir à l'Histoire des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
Le texte présente les 'Mémoires pour servir à l'Histoire des Hommes Illustres dans la République des Lettres', volume XVII, publié en 1732 à Paris par Briasson. Ce volume mentionne plusieurs savants, dont Henri Corneille Agrippa, Pierre Ayrault, Guillaume Barclay, et Jacques Sirmond. Jacques Sirmond, né le 12 octobre 1559 à Riom en Auvergne, a étudié au Collège des Jésuites à Billom. Il est entré dans la Compagnie de Jésus en 1576 et a commencé son noviciat à Verdun, le terminant à Pont-à-Mousson. Il a enseigné les humanités et la rhétorique à Paris, comptant parmi ses disciples Charles de Valois et François de Sales. Sirmond a acquis une maîtrise du latin et du grec, et a adopté un style influencé par Muret. En 1586, il a commencé ses études de théologie, durant lesquelles il a traduit des œuvres des Pères grecs et a composé des remarques sur Sidonius. En 1590, il a été appelé à Rome par le Père Claude Aquaviva pour devenir son secrétaire, poste qu'il a occupé pendant seize ans. À Rome, il a étudié l'antiquité, visité des bibliothèques, et consulté des manuscrits. Il a également collaboré avec des savants italiens comme Bellarmin et Baronius. De retour à Paris en 1608, Sirmond a continué à publier des ouvrages et a été nommé recteur du Collège en 1617. En 1637, il est devenu confesseur du roi Louis XIII, poste qu'il a occupé avec prudence et désintéressement. Après la mort du roi en 1643, il a repris ses occupations habituelles. En 1645, il est retourné à Rome pour l'élection d'un général des Jésuites. De retour en France, il a continué à publier jusqu'à sa mort le 7 octobre 1651, à l'âge de 92 ans. Sirmond est décrit comme un érudit polyglotte, maîtrisant le grec, le latin, et les auteurs profanes. Son style est pur et concis, et ses dissertations sont considérées comme des modèles. Il était désintéressé, équitable, et modeste, et a laissé une réputation durable. Le texte mentionne également un catalogue des œuvres de Sirmond, contenant 55 articles, et note l'intérêt des antiquaires pour certains articles spécifiques.
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2
p. 2625-2627
« RÉPONSE de M. Dulys, Docteur en Médecine à B... à la Lettre de M. Dubois [...] »
Début :
RÉPONSE de M. Dulys, Docteur en Médecine à B... à la Lettre de M. Dubois [...]
Mots clefs :
Espérance chrétienne, Maladies chroniques, Cent nouvelles nouvelles, Algèbre, Jeunes princes
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texteReconnaissance textuelle : « RÉPONSE de M. Dulys, Docteur en Médecine à B... à la Lettre de M. Dubois [...] »
REPONSE de M. Dulys , Docteur en
Médecine à B...à la Lettre de M. Dubois
ancien Prévôt et Garde des Maîtres ChiI.Vol. E-vj、arur.
2626 MERCURE DE FRANCE
rurgiens de Paris , l'occasion des Mala
dies Chroniques , où on prouve d'une
maniere incontestable la Cure des Maladies Veneriennes les plus inveterées , sans
distraire les Malades de leurs affaires ; et
celle des Tumeurs froides , sans l'usage
du fer et du feu. A Paris , au Palais
chez Paulus du Mesnil , 1732. brochure
in-12.
LES CENT NOUVELLES NOUVELLES de
Madame de Gomez. A Paris , chez la
veuve Guillaume , au bout de la ruë Dauphine , du côté du Pont- Neuf, 1732. in- 12
'de 178 pages.
la
Les Ouvrages que l'Auteur a déja donnez dans ce genre , réimprimez plusieurs
fois , assûrent un pareil succès à celui- ci ,
qui contient trois Nouvelles : sçavoir , le
Voleur amoureux , l'Amourplus fort que
Nature , et la Fausse Prude. Le Libraire
avertit qu'il donnera un pareil Volume
tous les mois , qui contiendra aussi trois
Nouvelles , et ainsi de suite jusqu'à ce que
le nombre de cent soit rempli. Ces Nouvelles au reste sont bien écrites , et roulent sur des matieres divertissantes , tendres , galantes , comiques , &c.
APPLICATION DE L'ALGEBRE à la Géomé
1.Vol trie
DECEMBRE. 1732 2627.
trie , ou Méthode de démontrer par l'Algébre les Theoremes de Géométrie , et
d'en résoudre et construire tous les Problêmes. On y a joint une introduction
qui contient les régles du calcul algébrique. Par feu M. Guinée , de l'Académie
Royale des Sciences , Professeur Royal
de Mathématique , et ancien Ingenieur
ordinaire du Roi. Seconde Edition , revuë , corrigée et considerablement augmentée par l'Auteur. Chez Quillau , ruë
Galande , 1733.
TRAITE'DE L'ESPERANCE CHRETIENNE,
contre l'esprit de pusillanimité et de défiance , et contre la crainte excessive. A
Paris , chez Lotin , rue S. Jacques , 1732.
in-12 de 439. pag.
L'ART d'élever les jeunes Princes dès
le berceau , selon les principes de la Physique , de la Morale , de la Politique et
de la Religion. Par M. de Vallange. A
Paris , chez Gandoüin , ruë Git - le- cœur
Prault , Quai de Gêvres ; Lamesle , ruë
de la vieille Bouclerie , et Mesnier au
Palais , 1732. broch. in- 12. de 96 pag.
Médecine à B...à la Lettre de M. Dubois
ancien Prévôt et Garde des Maîtres ChiI.Vol. E-vj、arur.
2626 MERCURE DE FRANCE
rurgiens de Paris , l'occasion des Mala
dies Chroniques , où on prouve d'une
maniere incontestable la Cure des Maladies Veneriennes les plus inveterées , sans
distraire les Malades de leurs affaires ; et
celle des Tumeurs froides , sans l'usage
du fer et du feu. A Paris , au Palais
chez Paulus du Mesnil , 1732. brochure
in-12.
LES CENT NOUVELLES NOUVELLES de
Madame de Gomez. A Paris , chez la
veuve Guillaume , au bout de la ruë Dauphine , du côté du Pont- Neuf, 1732. in- 12
'de 178 pages.
la
Les Ouvrages que l'Auteur a déja donnez dans ce genre , réimprimez plusieurs
fois , assûrent un pareil succès à celui- ci ,
qui contient trois Nouvelles : sçavoir , le
Voleur amoureux , l'Amourplus fort que
Nature , et la Fausse Prude. Le Libraire
avertit qu'il donnera un pareil Volume
tous les mois , qui contiendra aussi trois
Nouvelles , et ainsi de suite jusqu'à ce que
le nombre de cent soit rempli. Ces Nouvelles au reste sont bien écrites , et roulent sur des matieres divertissantes , tendres , galantes , comiques , &c.
APPLICATION DE L'ALGEBRE à la Géomé
1.Vol trie
DECEMBRE. 1732 2627.
trie , ou Méthode de démontrer par l'Algébre les Theoremes de Géométrie , et
d'en résoudre et construire tous les Problêmes. On y a joint une introduction
qui contient les régles du calcul algébrique. Par feu M. Guinée , de l'Académie
Royale des Sciences , Professeur Royal
de Mathématique , et ancien Ingenieur
ordinaire du Roi. Seconde Edition , revuë , corrigée et considerablement augmentée par l'Auteur. Chez Quillau , ruë
Galande , 1733.
TRAITE'DE L'ESPERANCE CHRETIENNE,
contre l'esprit de pusillanimité et de défiance , et contre la crainte excessive. A
Paris , chez Lotin , rue S. Jacques , 1732.
in-12 de 439. pag.
L'ART d'élever les jeunes Princes dès
le berceau , selon les principes de la Physique , de la Morale , de la Politique et
de la Religion. Par M. de Vallange. A
Paris , chez Gandoüin , ruë Git - le- cœur
Prault , Quai de Gêvres ; Lamesle , ruë
de la vieille Bouclerie , et Mesnier au
Palais , 1732. broch. in- 12. de 96 pag.
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Résumé : « RÉPONSE de M. Dulys, Docteur en Médecine à B... à la Lettre de M. Dubois [...] »
Le document énumère plusieurs ouvrages publiés en 1732 et 1733. M. Dulys, Docteur en Médecine, répond à une lettre de M. Dubois, ancien Prévôt et Garde des Maîtres Chirurgiens de Paris, sur les traitements des maladies chroniques et des tumeurs froides. Parmi les ouvrages mentionnés, 'Les Cent Nouvelles Nouvelles' de Madame de Gomez, publié chez la veuve Guillaume, contient trois nouvelles : 'Le Voleur amoureux', 'L'Amour plus fort que Nature' et 'La Fausse Prude'. Le libraire prévoit de publier un volume similaire chaque mois jusqu'à atteindre cent nouvelles. Le document cite également 'Application de l'Algèbre à la Géométrie' de feu M. Guinée, une méthode pour démontrer les théorèmes de géométrie par l'algèbre, rééditée et augmentée par l'auteur. D'autres ouvrages incluent 'Traité de l'Espérance Chrétienne' contre la pusillanimité et la défiance, et 'L'Art d'élever les jeunes Princes' par M. de Vallange, couvrant les principes de la physique, de la morale, de la politique et de la religion.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 2627-2634
Bibliotheque Germanique, &c. [titre d'après la table]
Début :
BIBLIOTHEQUE GERMANIQUE, ou Histoire Litteraire d'Allemagne, de Suisse et [...]
Mots clefs :
Bibliothèque germanique, Histoire littéraire, Article, Société royale des sciences de Berlin, Inondation
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texteReconnaissance textuelle : Bibliotheque Germanique, &c. [titre d'après la table]
BIBLIOTHEQUE GERMANIQUE , ou Histoire Litteraire d'Allemagne , de Suisse et
I- Vol, des
2628 MERCURE DE FRANCE
des Pays du Nord , année 1730. Tome
19 et 20. A Amsterdam , chez P. Humbert , 1730. in- 12 de plus de 550 pages
sans les Tables.
Le deuxième article de ce Volume regarde les Mémoires de la Societé Royale des
Sciences de Berlin. Troisiéme vol. in-4.
1727. avec fig.
Page 38. Il n'y a point de Ville en Allemagne , ni guére ailleurs , où l'on puis
se faire plus d'Observations Anatomiques
que dans le Théatre de l'Académie de
Berlin. Chaque année on y disséque jusqu'à soixante cadavres humains , sous la
démonstration de M. Buddéus , Docteur
en Médecine , Professeur en Anatomie
et Directeur de la Classe de Physique et
de Médecine.
ans ,
Pag. 39. Une femme âgée d'environ 20
étant devenuë furieuse , fut enfermée dans une prison , où elle mourut l'an
1726 ; étant ouverte , on remarqua dans
le cerveau quelques singularitez qu'on
ne jugea pas avoir causé la manie , non
plus que celles de la poitrine : mais l'ouverture du bas- ventre étonna. Outre que
les intestins pliés et entortillés , n'étoient
point dans leur place naturelle , l'ovaire
droit étoit aussi gros qu'un œufde poule pesoit un once , et au-dedans étoit
1. Vol.
plein
DECEMBRE. 1732. 2619
plein d'une touffe de poils , long de deux
pouces , crépus vers le milieu , et environnés d'une matiere semblable à du suif
mais séparée en petits grains. Ces poils ,
brulés à la chandelle, rendoient une mauvaise odeur comme les autres poils , ou
les ongles.
Page 40. M. Trisch , fait partau Public
d'un secret qu'il a appris de M. de HuneKen , Seigneur de Carpzow , et dont il a
lui- même vû les épreuves. Lorsque le
tronc des arbres a quelque chose qui choque les yeux , ou fait soupçonner quelque maladie , lorsque l'écorce d'un pomier ou d'un poirier est trop raboteuse ;
lorsque la résine coule d'un cerisier , ou
qu'il s'y forme de gros boutons , &c. pour
les rendre plus beaux , et en même tems
plus fertiles , il faut leur ôter entierement
toute l'écorce , depuis l'espece de couronne que forment les premieres branches
jusqu'à terre : ensorte que le bois blanc
de l'arbre soit égal et bien uni. Le tems
le plus propre est le Solstice d'Eté , ou
quand le suc de l'arbre coule plus abondamment , et il est aisé de le rendre égal
par tout , avec une plume d'oye. Mais
autant qu'on le peut, il faut le deffendre
contre la trop grande ardeur des rayons du Soleil , ou contre le sable que le vent
I. Vol.
Y
2630 MERCURE DE FRANCE
y peut pousser : soit en étendant des linges , ou en plantant des roseaux , ou de
quelqu'autre maniere.
Page 46. Mémoire de M. Scheuchzer
Docteur en Médecine , et Professeur en
Mathématique à Zurich , &c. L'hyver le
plus doux qu'on eut vû en Suisse depuis
long- tems , fut suivi d'une Eclipse totale
du Soleil , qui arriva le 22 Mai au soir
1724. et d'une inondation furieuse qui
survint deux jours après , avec des Tonneres extraordinaires. Pendant le fort de
l'Eclipse , on vit autour du Soleil un anneau , ou une couronne lumineuse , deux
fois plus large et plus claire que celle
qu'on remarqua durant l'Eclipse totale de
l'an 1706. et que les Astronomes attribuerent à l'Atmosphere de la Lune. M.
Scheuchzer étoit alors à Kusnac , où le
Soleil se coucha entierement éclipsé : mais
quand il fut sous l'horizon la clarté
revint , et les ténébres furent dissipées.
>
L'inondation fit de grands ravages à
l'Eglise et aux environs. Durant la tempête, le Tonnerre brûla le drap d'un Tailleur qui travailloit dans son poele , déchira l'habit qui lui couvroit la poitrine ;
lui arracha un soulier et le blessa en plusieurs endroits : les fenêtres furent détruiI. Vol.
tes
DECEMBR E. 1732. 263r
tes , sans que le plomb fut endommagé ;
ailleurs le plomb fut fondu , le verre demeurant entier en d'autres , les seules
verges de fer furent fsappées : il y eut un
Poele , dont toutes les fenêtres furent jettées sur le pavé , &c.
:
Page 48. Au mois d'Octobre mourut
un homme , qui un an auparavant avoit
perdu tout d'un coup les cheveux et la
barbe. Au bout d'un tems les cheveux
étoient revenus blancs , déliés comme de
la soye , et crépus comme la laine de
brebis: mais trois semaines avant sa mort,
ils reprirent leur couleur naturelle. En ce
tems là vivoit un autre homme à qui la
moitié de la barbe devint blanche après
avoir été touchée par une femme , qui à
cause de cela fut cruë sorciere : mais appliquée à la question , elle ne confessa
rien.
On trouve à la page 18 3. à l'article des
nouvelles de Schwabach , l'extrait d'une
Lettre de M. Baratier , au sujet des progrès de son fils, cet Enfant précoce, dont
il a été parlé dans le 17. de cette Bibliotheque , et dont nous avons aussi déja
parlé plusieurs fois nous mêmes. Voici
I'Extrait de cette Lettre.
Par la Grace de Dieu , la santé de mon
fils s'est bien fortifiée depuis deux ans ,
I.Vol. ct
2632 MERCURE DE FRANCE
•
et il continue à faire des progrès dans ses
Etudes , proportionnés à ceux qu'il a fait
ci- devant. Je n'entreprendrai pas de vous
en faire le récit , le tems ne me le permettant pas. Je dirai seulement en gros
que sa principale étude jusqu'à présent , a
été la Langue Hébraïque , dans laquelle
il a fait de tels progrès , qu'on peut dire
qu'il l'a presque épuisée ; je veux dire
qu'il se trouvera très-s - peu de mots ou de
passages , si rares ou si obscurs et énigmatiques qu'ils soyent , dont il ne puisse
rendre raison , dans tout le Canon Hebreu ou Chaldaïque de l'Ecriture Sainte.
Il sçait par cœur en Hebreu tous les Pseaumes, les Proverbes et le Livre de Job ,
outre le Recueil des Passages des autres
Livres de l'Ecriture - Sainte , tant Chaldaïques qu'Hebreux , dans les Biblia parva Henr. Optii. Il a écrit pour la seconde
fois un Dictionnaire Hebreu , où il a recüeilli tous les mots , ou rares , ou difficiles ou équivoques , qui se trouvent
dans l'Original de la Bible , où il allégue
en même-tems les Passages où ils se trouvent , sur lesquels il exerce sa petite critique. Il a copié le Livre dont je viens de
faire mention , en Hebreu , avec une Version de sa façon des Biblia parva. La
Critique et la Philologie Sacrée ont fait
,
I. Vol.
pen-
DECEMBRE. 1732. 2633
1
pendant quelque-tems ses délices. Outre
la Synopse de Polus qu'il consulte souvent , il a parcouru divers bons Auteurs
en ce genre d'Etude , tels que Buxtorfii
Synagoga , Hottingeri Thesaurus Phylologicus, Carpzovii critica Sacra , Leusden
Glassius , Bochart , Lightfoot , &c. qu'il n'a pas lûs à la verité tout entiers , surtout ces trois derniers , mais dont il a parcouru les Ouvrages à ses heures de ré-
· création , en s'arrêtant aux endroits qui
lui plaisoient. Présentement il se divertit
à l'Histoire et à la Géographie , tant ancienne que moderne : la lecture de la Geographie de Bochart lui a fait naître le
goût de cette Science , que je lui laisse
cultiver tout seul , comme il pourra , sans
m'en mêler. Il est d'une avidité extrême
et d'une curiosité insatiable pour toutes
sortes de Langues et de Sciences. Les idées
qu'il en puise dans les diverses lectures
qu'il fait , irritent de telle sorte sa curiosité , qu'il voudroit tout d'un coup embrasser l'Encyclopedie des Sciences. Mais
comme cela le distrait trop des Etudes
qui conviennent à son âge , et l'occuperoit trop prématurement , je suis obligé
de reprimer cette avidité , et de lui défendre sous peine des verges , de lire aucun Livre sans ma permission. Châtiment
I. Vol. qu'il
2634 MERCURE DE FRANCE
qu'il n'a pourtant encorejamais éprouvé ,
depuis cette fois , dont j'ai fait mention
dans mon Traité. Il possede de telle sorte les Racines Hebraïques , ou Chaldaïques , de l'Ecriture Sainte , qu'il peut dire ce que telle Racine signifie , en Arabe ,
en Ethiopien , en Syriaque , ou faire l'application de ces diverses significations
dans les passages où ces mots se rencontrent , pour leur donner diverses interprétations , ou pour juger des differentes
Versions ; en quoi il fait paroître un jugement et une étudition qui le feroient
souffrir dans une Conference , ou dans
une conversation de Sçavans avec lesquels aussi il prend beaucoup de plaisir de converser.
Page 186. M. J. Seb. Stedler , Professeur de Mathématique , &c. a observé
sur le grand hyver qu'il y a eu à la fin de 1728. et au commencement de 1729.
que près des maisons , et même dans des
endroits sabloneux , la terre a été gelée
jusqu'à quinze pouces de profondeur , et
que le froid a été dde trois degrez plus violent qu'en 1709.
I- Vol, des
2628 MERCURE DE FRANCE
des Pays du Nord , année 1730. Tome
19 et 20. A Amsterdam , chez P. Humbert , 1730. in- 12 de plus de 550 pages
sans les Tables.
Le deuxième article de ce Volume regarde les Mémoires de la Societé Royale des
Sciences de Berlin. Troisiéme vol. in-4.
1727. avec fig.
Page 38. Il n'y a point de Ville en Allemagne , ni guére ailleurs , où l'on puis
se faire plus d'Observations Anatomiques
que dans le Théatre de l'Académie de
Berlin. Chaque année on y disséque jusqu'à soixante cadavres humains , sous la
démonstration de M. Buddéus , Docteur
en Médecine , Professeur en Anatomie
et Directeur de la Classe de Physique et
de Médecine.
ans ,
Pag. 39. Une femme âgée d'environ 20
étant devenuë furieuse , fut enfermée dans une prison , où elle mourut l'an
1726 ; étant ouverte , on remarqua dans
le cerveau quelques singularitez qu'on
ne jugea pas avoir causé la manie , non
plus que celles de la poitrine : mais l'ouverture du bas- ventre étonna. Outre que
les intestins pliés et entortillés , n'étoient
point dans leur place naturelle , l'ovaire
droit étoit aussi gros qu'un œufde poule pesoit un once , et au-dedans étoit
1. Vol.
plein
DECEMBRE. 1732. 2619
plein d'une touffe de poils , long de deux
pouces , crépus vers le milieu , et environnés d'une matiere semblable à du suif
mais séparée en petits grains. Ces poils ,
brulés à la chandelle, rendoient une mauvaise odeur comme les autres poils , ou
les ongles.
Page 40. M. Trisch , fait partau Public
d'un secret qu'il a appris de M. de HuneKen , Seigneur de Carpzow , et dont il a
lui- même vû les épreuves. Lorsque le
tronc des arbres a quelque chose qui choque les yeux , ou fait soupçonner quelque maladie , lorsque l'écorce d'un pomier ou d'un poirier est trop raboteuse ;
lorsque la résine coule d'un cerisier , ou
qu'il s'y forme de gros boutons , &c. pour
les rendre plus beaux , et en même tems
plus fertiles , il faut leur ôter entierement
toute l'écorce , depuis l'espece de couronne que forment les premieres branches
jusqu'à terre : ensorte que le bois blanc
de l'arbre soit égal et bien uni. Le tems
le plus propre est le Solstice d'Eté , ou
quand le suc de l'arbre coule plus abondamment , et il est aisé de le rendre égal
par tout , avec une plume d'oye. Mais
autant qu'on le peut, il faut le deffendre
contre la trop grande ardeur des rayons du Soleil , ou contre le sable que le vent
I. Vol.
Y
2630 MERCURE DE FRANCE
y peut pousser : soit en étendant des linges , ou en plantant des roseaux , ou de
quelqu'autre maniere.
Page 46. Mémoire de M. Scheuchzer
Docteur en Médecine , et Professeur en
Mathématique à Zurich , &c. L'hyver le
plus doux qu'on eut vû en Suisse depuis
long- tems , fut suivi d'une Eclipse totale
du Soleil , qui arriva le 22 Mai au soir
1724. et d'une inondation furieuse qui
survint deux jours après , avec des Tonneres extraordinaires. Pendant le fort de
l'Eclipse , on vit autour du Soleil un anneau , ou une couronne lumineuse , deux
fois plus large et plus claire que celle
qu'on remarqua durant l'Eclipse totale de
l'an 1706. et que les Astronomes attribuerent à l'Atmosphere de la Lune. M.
Scheuchzer étoit alors à Kusnac , où le
Soleil se coucha entierement éclipsé : mais
quand il fut sous l'horizon la clarté
revint , et les ténébres furent dissipées.
>
L'inondation fit de grands ravages à
l'Eglise et aux environs. Durant la tempête, le Tonnerre brûla le drap d'un Tailleur qui travailloit dans son poele , déchira l'habit qui lui couvroit la poitrine ;
lui arracha un soulier et le blessa en plusieurs endroits : les fenêtres furent détruiI. Vol.
tes
DECEMBR E. 1732. 263r
tes , sans que le plomb fut endommagé ;
ailleurs le plomb fut fondu , le verre demeurant entier en d'autres , les seules
verges de fer furent fsappées : il y eut un
Poele , dont toutes les fenêtres furent jettées sur le pavé , &c.
:
Page 48. Au mois d'Octobre mourut
un homme , qui un an auparavant avoit
perdu tout d'un coup les cheveux et la
barbe. Au bout d'un tems les cheveux
étoient revenus blancs , déliés comme de
la soye , et crépus comme la laine de
brebis: mais trois semaines avant sa mort,
ils reprirent leur couleur naturelle. En ce
tems là vivoit un autre homme à qui la
moitié de la barbe devint blanche après
avoir été touchée par une femme , qui à
cause de cela fut cruë sorciere : mais appliquée à la question , elle ne confessa
rien.
On trouve à la page 18 3. à l'article des
nouvelles de Schwabach , l'extrait d'une
Lettre de M. Baratier , au sujet des progrès de son fils, cet Enfant précoce, dont
il a été parlé dans le 17. de cette Bibliotheque , et dont nous avons aussi déja
parlé plusieurs fois nous mêmes. Voici
I'Extrait de cette Lettre.
Par la Grace de Dieu , la santé de mon
fils s'est bien fortifiée depuis deux ans ,
I.Vol. ct
2632 MERCURE DE FRANCE
•
et il continue à faire des progrès dans ses
Etudes , proportionnés à ceux qu'il a fait
ci- devant. Je n'entreprendrai pas de vous
en faire le récit , le tems ne me le permettant pas. Je dirai seulement en gros
que sa principale étude jusqu'à présent , a
été la Langue Hébraïque , dans laquelle
il a fait de tels progrès , qu'on peut dire
qu'il l'a presque épuisée ; je veux dire
qu'il se trouvera très-s - peu de mots ou de
passages , si rares ou si obscurs et énigmatiques qu'ils soyent , dont il ne puisse
rendre raison , dans tout le Canon Hebreu ou Chaldaïque de l'Ecriture Sainte.
Il sçait par cœur en Hebreu tous les Pseaumes, les Proverbes et le Livre de Job ,
outre le Recueil des Passages des autres
Livres de l'Ecriture - Sainte , tant Chaldaïques qu'Hebreux , dans les Biblia parva Henr. Optii. Il a écrit pour la seconde
fois un Dictionnaire Hebreu , où il a recüeilli tous les mots , ou rares , ou difficiles ou équivoques , qui se trouvent
dans l'Original de la Bible , où il allégue
en même-tems les Passages où ils se trouvent , sur lesquels il exerce sa petite critique. Il a copié le Livre dont je viens de
faire mention , en Hebreu , avec une Version de sa façon des Biblia parva. La
Critique et la Philologie Sacrée ont fait
,
I. Vol.
pen-
DECEMBRE. 1732. 2633
1
pendant quelque-tems ses délices. Outre
la Synopse de Polus qu'il consulte souvent , il a parcouru divers bons Auteurs
en ce genre d'Etude , tels que Buxtorfii
Synagoga , Hottingeri Thesaurus Phylologicus, Carpzovii critica Sacra , Leusden
Glassius , Bochart , Lightfoot , &c. qu'il n'a pas lûs à la verité tout entiers , surtout ces trois derniers , mais dont il a parcouru les Ouvrages à ses heures de ré-
· création , en s'arrêtant aux endroits qui
lui plaisoient. Présentement il se divertit
à l'Histoire et à la Géographie , tant ancienne que moderne : la lecture de la Geographie de Bochart lui a fait naître le
goût de cette Science , que je lui laisse
cultiver tout seul , comme il pourra , sans
m'en mêler. Il est d'une avidité extrême
et d'une curiosité insatiable pour toutes
sortes de Langues et de Sciences. Les idées
qu'il en puise dans les diverses lectures
qu'il fait , irritent de telle sorte sa curiosité , qu'il voudroit tout d'un coup embrasser l'Encyclopedie des Sciences. Mais
comme cela le distrait trop des Etudes
qui conviennent à son âge , et l'occuperoit trop prématurement , je suis obligé
de reprimer cette avidité , et de lui défendre sous peine des verges , de lire aucun Livre sans ma permission. Châtiment
I. Vol. qu'il
2634 MERCURE DE FRANCE
qu'il n'a pourtant encorejamais éprouvé ,
depuis cette fois , dont j'ai fait mention
dans mon Traité. Il possede de telle sorte les Racines Hebraïques , ou Chaldaïques , de l'Ecriture Sainte , qu'il peut dire ce que telle Racine signifie , en Arabe ,
en Ethiopien , en Syriaque , ou faire l'application de ces diverses significations
dans les passages où ces mots se rencontrent , pour leur donner diverses interprétations , ou pour juger des differentes
Versions ; en quoi il fait paroître un jugement et une étudition qui le feroient
souffrir dans une Conference , ou dans
une conversation de Sçavans avec lesquels aussi il prend beaucoup de plaisir de converser.
Page 186. M. J. Seb. Stedler , Professeur de Mathématique , &c. a observé
sur le grand hyver qu'il y a eu à la fin de 1728. et au commencement de 1729.
que près des maisons , et même dans des
endroits sabloneux , la terre a été gelée
jusqu'à quinze pouces de profondeur , et
que le froid a été dde trois degrez plus violent qu'en 1709.
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Résumé : Bibliotheque Germanique, &c. [titre d'après la table]
Le texte est un extrait de la 'Bibliothèque Germanique' ou 'Histoire Littéraire d'Allemagne, de Suisse et des Pays du Nord' pour l'année 1730, publié à Amsterdam. Il présente divers articles et observations scientifiques et littéraires. Un article notable provient des Mémoires de la Société Royale des Sciences de Berlin, où des dissections anatomiques sont régulièrement effectuées. Par exemple, une femme de 20 ans, devenue furieuse et décédée en 1726, a révélé des anomalies dans ses organes internes, notamment des poils anormaux dans son ovaire droit. Un autre article, rédigé par M. Trisch, décrit une méthode pour soigner les arbres malades en enlevant leur écorce et en protégeant le bois exposé. M. Scheuchzer, professeur à Zurich, rapporte une éclipse totale du Soleil en 1724, suivie d'une inondation et de phénomènes météorologiques extrêmes. Il décrit également divers dommages causés par la foudre. Le texte mentionne également des cas médicaux inhabituels, comme un homme ayant perdu et récupéré ses cheveux, et une femme accusée de sorcellerie après avoir touché la barbe d'un homme. Enfin, une lettre de M. Baratier parle des progrès exceptionnels de son fils dans l'étude de la langue hébraïque et d'autres disciplines académiques. L'enfant maîtrise déjà de nombreux textes sacrés et montre une curiosité insatiable pour diverses sciences.
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4
p. 2634-2637
« ALMANACH ASTRONOMIQUE, Géographique, Historique, Moral, General, Particulier [...] »
Début :
ALMANACH ASTRONOMIQUE, Géographique, Historique, Moral, General, Particulier [...]
Mots clefs :
Almanach, Nostradamus, Calendrier cérémonial, Calendrier chronologique
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texteReconnaissance textuelle : « ALMANACH ASTRONOMIQUE, Géographique, Historique, Moral, General, Particulier [...] »
ALMANACH ASTRONOMIQUE, Géographique, Historique, Moral, General, Particulier; et qui plus est ) veritable, pour l'anI. Vol.
née
DECEMBRE. 1732. 2635
1733. dans lequel on trouvera des prédictions infaillibles pour chaque Saison
et pour chaque mois, Ouvrage curieux et
solide , malgré son titre , avec r2 Couplets de Centuries chantantes de Me Michel Nostradamus. Par M. Constantin
Pleurlurault.
Dic quibus in terriş et eris mihi magnus Apollo .
Trespateat cali spatium non amplius ulnas.
A Paris , chez Antoine de Heuqueville ;
rue Gist-le- cœur , et Louis de Heuqueville ,
Quai des Augustins 1733 .
-
Le Calendrier Ceremonial , pour l'an
de Grace 1733. où l'on trouvera jour
par jour les singularitez qui arrivent annuellement à Paris , ou aux environs , se
vend à Paris chez Antoine de Huqueville ,
pere , rue Gist- le-Cœur , à la Paix; et chez
Louis- Antoine de Huqueville fils , Quai
des Augustins , au dessus de la ruë Pavée , à la Bonne- Foi.
On vend avec succès chez Gissey , ruë
de la vieille Bouclerie , au bas du Pont
S. Michel , la nouvelle édition du CalendrierChronologique et Historique , &c. pour
l'année prochaine 1733. dédié comme
1. Vol.
les
2636 MERCURE DE FRANCE
les, huit années précedentes à M. le Duc
d'Orleans.
Ce petit Journal merite quelque prés
ference par l'exactitude de la Chronologie , l'ordre et la méthode qu'il renferme,
Pimportance et l'étendue des sujets qu'il
traite , et l'agréable varieté qui y régne.
On y trouve sur l'Histoire une nouvel
le suite de chaque année , et un Journal
particulier pour 1732. Les Epoques les
plus nécessaires à sçavoir pour établir
dans la mémoire de la Jeunesse l'ordre
successif des Tems et des faits , et pour
remettre sur la voye ceux qui ont beaucoup lû. D'ailleurs la disposition et l'arrangement des Naissances , accompagnées
d'Epoques et de Remarques curieuses
concourent encore à la même utilité , et
le mêlange toujours nouveau des autres.
matieres sérieuses et badines , forme un
Recueil utile et convenable à toutes sortes de personnes , indépendamment de
P'usage general du Calendrier qui est au
commencement.
Ceux qui jusqu'à présent ont bien voulu concourir de leurs mémoires et instructions annuelles pour l'ornement de
cet Ouvrage sont priés de les continuer à
l'adresse ordinaire de l'Imprimeur.
I. Vol. l'Ab
DECEMBRE. 1732. 2637
·
L'AbbéPithon Ciort, qui travaille depuis
long tents à un Nobiliaire du Comté Venaissin,de laVille d'Avignon et de la Principauté d'Orange , avertit les Maisons et
Familles interessées , que l'Ouvrage est
fort avancé. Ceux qui voudront lui fournir des preuves , sont pricz de les lui envoyer en bonne forme et port franc à
l'adresse du sieur Bonvalet ; Marchand
Epicier, rue du Bacq , Faubourg S. Ger
main,à Paris. L'Ouvrage sera des plus accomplis en ce genre.
née
DECEMBRE. 1732. 2635
1733. dans lequel on trouvera des prédictions infaillibles pour chaque Saison
et pour chaque mois, Ouvrage curieux et
solide , malgré son titre , avec r2 Couplets de Centuries chantantes de Me Michel Nostradamus. Par M. Constantin
Pleurlurault.
Dic quibus in terriş et eris mihi magnus Apollo .
Trespateat cali spatium non amplius ulnas.
A Paris , chez Antoine de Heuqueville ;
rue Gist-le- cœur , et Louis de Heuqueville ,
Quai des Augustins 1733 .
-
Le Calendrier Ceremonial , pour l'an
de Grace 1733. où l'on trouvera jour
par jour les singularitez qui arrivent annuellement à Paris , ou aux environs , se
vend à Paris chez Antoine de Huqueville ,
pere , rue Gist- le-Cœur , à la Paix; et chez
Louis- Antoine de Huqueville fils , Quai
des Augustins , au dessus de la ruë Pavée , à la Bonne- Foi.
On vend avec succès chez Gissey , ruë
de la vieille Bouclerie , au bas du Pont
S. Michel , la nouvelle édition du CalendrierChronologique et Historique , &c. pour
l'année prochaine 1733. dédié comme
1. Vol.
les
2636 MERCURE DE FRANCE
les, huit années précedentes à M. le Duc
d'Orleans.
Ce petit Journal merite quelque prés
ference par l'exactitude de la Chronologie , l'ordre et la méthode qu'il renferme,
Pimportance et l'étendue des sujets qu'il
traite , et l'agréable varieté qui y régne.
On y trouve sur l'Histoire une nouvel
le suite de chaque année , et un Journal
particulier pour 1732. Les Epoques les
plus nécessaires à sçavoir pour établir
dans la mémoire de la Jeunesse l'ordre
successif des Tems et des faits , et pour
remettre sur la voye ceux qui ont beaucoup lû. D'ailleurs la disposition et l'arrangement des Naissances , accompagnées
d'Epoques et de Remarques curieuses
concourent encore à la même utilité , et
le mêlange toujours nouveau des autres.
matieres sérieuses et badines , forme un
Recueil utile et convenable à toutes sortes de personnes , indépendamment de
P'usage general du Calendrier qui est au
commencement.
Ceux qui jusqu'à présent ont bien voulu concourir de leurs mémoires et instructions annuelles pour l'ornement de
cet Ouvrage sont priés de les continuer à
l'adresse ordinaire de l'Imprimeur.
I. Vol. l'Ab
DECEMBRE. 1732. 2637
·
L'AbbéPithon Ciort, qui travaille depuis
long tents à un Nobiliaire du Comté Venaissin,de laVille d'Avignon et de la Principauté d'Orange , avertit les Maisons et
Familles interessées , que l'Ouvrage est
fort avancé. Ceux qui voudront lui fournir des preuves , sont pricz de les lui envoyer en bonne forme et port franc à
l'adresse du sieur Bonvalet ; Marchand
Epicier, rue du Bacq , Faubourg S. Ger
main,à Paris. L'Ouvrage sera des plus accomplis en ce genre.
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Résumé : « ALMANACH ASTRONOMIQUE, Géographique, Historique, Moral, General, Particulier [...] »
En 1733, plusieurs publications notables sont annoncées. L'Almanach Astronomique, Géographique, Historique, Moral, Général et Particulier pour 1733, rédigé par M. Constantin Pleurlurault, propose des prédictions saisonnières et mensuelles ainsi que des couplets des Centuries chantantes de Michel Nostradamus. Cet almanach est disponible chez Antoine de Heuqueville, rue Gist-le-Cœur, et Louis de Heuqueville, Quai des Augustins. Le Calendrier Cérémonial pour 1733, détaillant les événements annuels à Paris et ses environs, est également en vente chez les mêmes éditeurs. Une nouvelle édition du Calendrier Chronologique et Historique pour 1733, dédiée au Duc d'Orléans, est disponible chez Gissey, rue de la Vieille Bouclerie. Ce calendrier est apprécié pour son exactitude, son ordre et la variété des sujets traités, incluant une suite historique pour chaque année et un journal particulier pour 1732. Par ailleurs, l'Abbé Pithon Ciort travaille sur un Nobiliaire du Comté Venaissin, de la Ville d'Avignon et de la Principauté d'Orange. Il invite les familles intéressées à lui fournir des preuves pour cet ouvrage, à envoyer au sieur Bonvalet, Marchand Épicier, rue du Bacq, Faubourg Saint-Germain, à Paris.
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5
p. 2637-2638
Ouverture du College Royal.
Début :
Les Professeurs du College Royal de France, fondé à Paris par le Roi FRANCOIS I. le [...]
Mots clefs :
Collège royal, François I, Savants, Chaires, Académie royale des inscriptions et belles-lettres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Ouverture du College Royal.
Ouverture du College Royal.
,
Es Professeurs du College Royal de France
fondé à Paris par le Roi FRANÇOIS 1. le
Pere et le Restaurateur des Lettres , reprirent leurs Exercices et commencerent leur année Académique le Lundi 17 Novembre. Voici les noms
des Sçavans qui remplissent actuellement les Chaires de ce fameux College sous l'inspection
de M. Antoine Lancelot , de l'Académie Royale
des Inscriptions et Belles- Lettres , Censeur Royal des Livres.
Pour la Langue Hébraïque.
Mrs Sallier et Henri.
Pour la Langue Grecque
Mrs Capperonier , et N...
1.Vol Pour
338 MERCURE DE FRANCE
Pour les Mathematiques.
Mrs Chevalier et de Lisle.
Pourla Philosophie.
Mrs Terrasson et Privat de Molieres.
Pour l'Eloquence Latine.
Mrs Rollin et N....
Pour la Médecine , la Chirurgie , la Phar
macie , et la Botanique.
Mrs Andry , Burette , Astruc , et Dubois.
Pour la Langue Arabe.
Mrs de Fiennes , Secretaire , Interpréte ordi
aire du Roi , et Fourmont.
Pour le Droit Canon.
Mrs Capon et le Merre.
Pour la Langue Syriaque.
M. l'Abbé Fourmont.
,
Es Professeurs du College Royal de France
fondé à Paris par le Roi FRANÇOIS 1. le
Pere et le Restaurateur des Lettres , reprirent leurs Exercices et commencerent leur année Académique le Lundi 17 Novembre. Voici les noms
des Sçavans qui remplissent actuellement les Chaires de ce fameux College sous l'inspection
de M. Antoine Lancelot , de l'Académie Royale
des Inscriptions et Belles- Lettres , Censeur Royal des Livres.
Pour la Langue Hébraïque.
Mrs Sallier et Henri.
Pour la Langue Grecque
Mrs Capperonier , et N...
1.Vol Pour
338 MERCURE DE FRANCE
Pour les Mathematiques.
Mrs Chevalier et de Lisle.
Pourla Philosophie.
Mrs Terrasson et Privat de Molieres.
Pour l'Eloquence Latine.
Mrs Rollin et N....
Pour la Médecine , la Chirurgie , la Phar
macie , et la Botanique.
Mrs Andry , Burette , Astruc , et Dubois.
Pour la Langue Arabe.
Mrs de Fiennes , Secretaire , Interpréte ordi
aire du Roi , et Fourmont.
Pour le Droit Canon.
Mrs Capon et le Merre.
Pour la Langue Syriaque.
M. l'Abbé Fourmont.
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Résumé : Ouverture du College Royal.
Le Collège Royal de France, fondé à Paris par le roi François Ier, a rouvert ses portes le 17 novembre. Les activités académiques ont repris sous la supervision de M. Antoine Lancelot, censeur royal des livres et membre de l'Académie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres. Les chaires du collège sont occupées par divers savants. Pour la langue hébraïque, les professeurs sont M. Sallier et M. Henri. En langue grecque, les professeurs sont M. Capperonier et un autre professeur non nommé. En mathématiques, les professeurs sont M. Chevalier et M. de Lisle. En philosophie, les professeurs sont M. Terrasson et M. Privat de Molières. Pour l'éloquence latine, les professeurs sont M. Rollin et un autre professeur non nommé. En médecine, chirurgie, pharmacie et botanique, les professeurs sont M. Andry, M. Burette, M. Astruc et M. Dubois. Pour la langue arabe, les professeurs sont M. de Fiennes, secrétaire et interprète du roi, et M. Fourmont. En droit canon, les professeurs sont M. Capon et M. le Merre. Enfin, pour la langue syriaque, le professeur est M. l'Abbé Fourmont.
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6
p. 2639-2644
PRIX de la Societé des Arts.
Début :
Son Altesse Serenissime Monseigneur LE COMTE DE CLERMONT, Protecteur de la SOCIETÉ [...]
Mots clefs :
Société des arts, Prix, Sujets, Médailles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PRIX de la Societé des Arts.
PRIX de la Societé des Arts.
On Altesse Serenissime Monseigneur LE COM SonAl CLERMONT , Protecteur de la SocrEr
DES ARTS , ayant bien voulu accorder des fonds
à cette Compagnie pour qu'elle distribue deux
Prix tous les ans , chaque Prix sera une Médaille
d'or de 30c. liv. et toutes personnes , excepté les
Associez qui doivent être Juges , pourront aspirer à ces Prix. Les deux prémiers se distribueront
à l'Assemblée publique d'après la S. Martin de l'année 1733.
Comme la Societé se fait une loi de ne choisir
pour les sujets des Prix que des questions qui ayent rapport aux Arts , et que la solution des
problêmes de cette nature dépend souvent moins
de la simple théorie , que d'une longue suite d'experiences , elle proposera chaque année un plus
grand nombre de questions qu'elle n'aura de Prix donner l'année suivante ; par ce moyen plus
d'Auteurs seront excitez à travailler : ceux qui
s'attacheront aux matieres , sur lesquelles il n'appartient qu'à l'experience de donner des décisions,
auront tout le temps nécessaire pour la consulter;
et la Societé recevra des éclaircissemens dont elle
seroit privée, si elle exigeoit qu'on les lui donnât
dans un terme prescrit. Elle propose donc cette
année cinq Sujets , et elle en proposera chacune
des années suivantes autant de nouveaux qu'elle
aura distribué de Prix dans l'année.
Sur la Charruë.
Il n'est pas douteux que les diverses qualitez
des terres , la differente disposition de leurs plans,
er les diverses especes d'animaux qu'on est obligé
I. Vol, F d'eme
2640 MERCURE DE FRANCE
d'employer pour le labourage , n'exigent des dif
ferences dans la forme , les proportions , et le
nombre des pieces dont les Charrues sont composées. Cependant les Ouvriers qui les construisent , suivent plutôt une pratique aveugle qu'aucun principe certain et les Laboureurs rencontrent par là plusieurs difficultez , qui peut- être seroient aisées à vaincre , si les uns et les autres connoissoient mieux les raisons de suivre diffcrens usages selon les lieux differens. On demande
quelle est la meilleure construction de Charrue
tant par rapport aux diverses qualitez des terres
que par rapport à la differente disposition de leurs
lans.
Sur le Moulin.
J
Plusieurs personnes habiles se sont appliquées
avec succès à perfectionner cette Machine. Le
Moulin à vent semble même être porté à sa plus
grande perfection. Il n'en est pas ainsi des Moulins à eau , on peut les rendre plus parfaits qu'ils
ne sont , à plusieurs égards , sur- tout en déterminant plus précisément de quelle maniere ils
doivent être construits ; une certaine quantité.
d'eau soutenue à telle hauteur qu'on voudia supposer étant donnée , la Societé desireroit qu'on
ajoûtât à une Machine si utile quelque nouvelle
perfection , et elle exhorte les personnes qui travailleront sur cette matiere à chercher principalement les moyens de tirer des differens cours
d'eau le meilleur parti qu'il est possible.
Sur les Semences.
Les Livres d'Agriculture sont remplis de d
verses recettes de préparationsdestinées à féconder les Semences , et souvent en rejettant trop lé.
>
I. Vol.
germent
DECEMBRE. 1732. 2647
gerement tout ce qui porte l'air de secret , il peut
arriver qu'on se prive de quelque pratique utile.
L'un des Prix est réservé àl'Auteur du Mémoire,
dans lequel ces differentes préparations employées
pour féconder les Semences, seront discutées de
la maniere la plus satisfaisante.
Sur le Mercure.
Tous les Artisans qui employent du vif- argen
dans leurs ouvrages, éprouvent ordinairement des
coliques violentes , des tremblemens , des paraly- .
sies , et d'autres maladies, Les Doreurs en or
moulu , ou amalgamé avec le Mercure sont par- ticulierement exposez àces accidens. On propose
un Prix à l'Auteur du Mémoire , qui contiendra
quelque nouveau moyen de les prévenir ou de les diminuer , soit par la préparation du vif- argent,
soit par la maniere de l'employer , ou par quel, "
que préservatif.
Sur le Ressort du Balancier des Montres.
C'est un accident ordinaire aux Métaux que de se dilater dans la chaleur , et de se contracter
dans le froid . Par cette raison le Ressort que l'on
met au Balancier des Montres , et qui doit concourir à la justesse , y devient nuisible. La Socie- té demande si l'on ne pourroit pas , soit par le
choix de la matiere , soit par la maniere de la
travailler , soit enfin par la forme donnée au
Ressort , ou par quelques autres moyens rendre
ces Ressorts moins susceptibles des impressions.
de l'air , ou du moins rendre les variations de cer
Ressort moins contraires à la régularité des
Montres.
Quoique la Societé destine principalement ses,
Prix aux Auteurs qui travailleront sur les Sujets
I. Vol. Fij qu'elle
2642 MERCURE DE FRANCE
qu'elle aura proposez , cependant lorsqu'on lui
présentera quelques ouvrages qui seront sur d'autres matieres , mais qui contiendront quelques
découvertes d'une utilité considerable pour les
Arts , les Auteurs de ces Ouvrages pourront prétendre aux Prix : elle ne donnera la préference
aux Memoires sur les questions proposées que
dans le cas où les autres ne leur seroient supe
rieurs à nul égard.
Lorsque le nombre des Ouvrages dignes des Prix , excedera celui des Prix , les deux Médailles
de l'année , seront données aux deux Auteurs qui auront le mieux réussi , ou si tous ont réussi
également , à ceux qui auront choisi les sujets
dont l'utilité sera le plus generalement reconnue.
Les autres concourront de nouveau l'année suivante.
Si quelque Auteur ayant choisi un Sujet est
prévenu par un autre , et qu'on adjuge le Prix
au second avant que le premier ait envoyé son
Memoire , celui-cy ne perdra point l'espoir d'obtenir un Prix , pourvû qu'il propose des vûës
nouvelles et superieures à celles que l'autre aura données.
Les personnes qui voudront concourir pour le Prix la Societé doit donner dans son As- que semblée publique d'après la S. Martin de l'année
1733. seront tenues d'envoyer leurs Ouvrages
dans le cours du mois de Juin , les Etrangers ,
même ceux qui sont Membres de la Compagnie,
ayant droit aux Prix : on avertit les Sçavans qui
voudront travailler , d'écrire ou de faire traduire
en François ou en Latin , les Memoires qu'ils
envoyeront.
Une des conditions pour que les Ouvrages con
Courent c'est que les Auteurs ne se fassent pas ,
I. Vols connoître
DECEMBRE. 1732: 2643
connoître avant que le Prix soit adjugé ; on re- commande à chacun d'eux de mettre à la fin de
son Memoire une maxime ou quelque passage
d'un Ecrivain. Ceux qui seront à Paris , ou qui
auront dans cette Ville quelqu'un de confiance ,
pourront envoyer leurs Ouvrages à la Societé,
tous les jours qu'elle s'assemble. Elle tient ses
Séances chez S. A. S. M. LE COMTE DE CLERMONT , au Palais du petit Luxembourg , le Di-,
manche et le Jeudi de chaque Semaine , depuis
quatre heures du soir jusqu'à six. Le Secretaire
marquera sur les Registres de la Compagnie la
date de la reception de chaque Memoire , la maxime jointe au Memoire et les mots par lesquels il commencera ; et l'on délivrera au Porteur un
Extrait des Registres. Ceux qui ne seront pas
à portée de se servir de la voye que nous venons
d'indiquer , pourront prendre celle de la Poste.
M. LE COMTE DE CLERMONT permet qu'on
adresse en son Palais , à Paris , tous les Paquets
destinez à la Societé. Les Paquets envoyez de la
sorte doivent avoir pour suscription : A Messieurs
de la Société des Arts , au petit Luxembourg ,
à Paris.
Aussi- tôt qu'un Prix sera adjugé , la Societé
avertira le Public dans les differens Journaux de
France et dans les Gazettes , qu'un Memoire ,
commençant par tels mots , portant telle maxime, et ayant telle matiere pour sujet, a remporté l'un des Prix. L'Auteur alors fera ses diligences
pour se faire connoître , et dans l'Assemblée destinée pour donner le Prix qu'il aura obtenu , il
recevra la Médaille , ou la fera recevoir par quel- qu'un chargé de sa Procuration ; dans la même
Assemblée on lira le Memoire , et la Societé le
fera imprimer dans ses Recueils ; elle compte S. I. Vol. Fi même
2644 MERCURE DE FRANCE
même d'y faire imprimer les Ouvrages , qui n'é
tant pas jugez dignes des Prix , paroîtront cependant meriter de voir le jour
On Altesse Serenissime Monseigneur LE COM SonAl CLERMONT , Protecteur de la SocrEr
DES ARTS , ayant bien voulu accorder des fonds
à cette Compagnie pour qu'elle distribue deux
Prix tous les ans , chaque Prix sera une Médaille
d'or de 30c. liv. et toutes personnes , excepté les
Associez qui doivent être Juges , pourront aspirer à ces Prix. Les deux prémiers se distribueront
à l'Assemblée publique d'après la S. Martin de l'année 1733.
Comme la Societé se fait une loi de ne choisir
pour les sujets des Prix que des questions qui ayent rapport aux Arts , et que la solution des
problêmes de cette nature dépend souvent moins
de la simple théorie , que d'une longue suite d'experiences , elle proposera chaque année un plus
grand nombre de questions qu'elle n'aura de Prix donner l'année suivante ; par ce moyen plus
d'Auteurs seront excitez à travailler : ceux qui
s'attacheront aux matieres , sur lesquelles il n'appartient qu'à l'experience de donner des décisions,
auront tout le temps nécessaire pour la consulter;
et la Societé recevra des éclaircissemens dont elle
seroit privée, si elle exigeoit qu'on les lui donnât
dans un terme prescrit. Elle propose donc cette
année cinq Sujets , et elle en proposera chacune
des années suivantes autant de nouveaux qu'elle
aura distribué de Prix dans l'année.
Sur la Charruë.
Il n'est pas douteux que les diverses qualitez
des terres , la differente disposition de leurs plans,
er les diverses especes d'animaux qu'on est obligé
I. Vol, F d'eme
2640 MERCURE DE FRANCE
d'employer pour le labourage , n'exigent des dif
ferences dans la forme , les proportions , et le
nombre des pieces dont les Charrues sont composées. Cependant les Ouvriers qui les construisent , suivent plutôt une pratique aveugle qu'aucun principe certain et les Laboureurs rencontrent par là plusieurs difficultez , qui peut- être seroient aisées à vaincre , si les uns et les autres connoissoient mieux les raisons de suivre diffcrens usages selon les lieux differens. On demande
quelle est la meilleure construction de Charrue
tant par rapport aux diverses qualitez des terres
que par rapport à la differente disposition de leurs
lans.
Sur le Moulin.
J
Plusieurs personnes habiles se sont appliquées
avec succès à perfectionner cette Machine. Le
Moulin à vent semble même être porté à sa plus
grande perfection. Il n'en est pas ainsi des Moulins à eau , on peut les rendre plus parfaits qu'ils
ne sont , à plusieurs égards , sur- tout en déterminant plus précisément de quelle maniere ils
doivent être construits ; une certaine quantité.
d'eau soutenue à telle hauteur qu'on voudia supposer étant donnée , la Societé desireroit qu'on
ajoûtât à une Machine si utile quelque nouvelle
perfection , et elle exhorte les personnes qui travailleront sur cette matiere à chercher principalement les moyens de tirer des differens cours
d'eau le meilleur parti qu'il est possible.
Sur les Semences.
Les Livres d'Agriculture sont remplis de d
verses recettes de préparationsdestinées à féconder les Semences , et souvent en rejettant trop lé.
>
I. Vol.
germent
DECEMBRE. 1732. 2647
gerement tout ce qui porte l'air de secret , il peut
arriver qu'on se prive de quelque pratique utile.
L'un des Prix est réservé àl'Auteur du Mémoire,
dans lequel ces differentes préparations employées
pour féconder les Semences, seront discutées de
la maniere la plus satisfaisante.
Sur le Mercure.
Tous les Artisans qui employent du vif- argen
dans leurs ouvrages, éprouvent ordinairement des
coliques violentes , des tremblemens , des paraly- .
sies , et d'autres maladies, Les Doreurs en or
moulu , ou amalgamé avec le Mercure sont par- ticulierement exposez àces accidens. On propose
un Prix à l'Auteur du Mémoire , qui contiendra
quelque nouveau moyen de les prévenir ou de les diminuer , soit par la préparation du vif- argent,
soit par la maniere de l'employer , ou par quel, "
que préservatif.
Sur le Ressort du Balancier des Montres.
C'est un accident ordinaire aux Métaux que de se dilater dans la chaleur , et de se contracter
dans le froid . Par cette raison le Ressort que l'on
met au Balancier des Montres , et qui doit concourir à la justesse , y devient nuisible. La Socie- té demande si l'on ne pourroit pas , soit par le
choix de la matiere , soit par la maniere de la
travailler , soit enfin par la forme donnée au
Ressort , ou par quelques autres moyens rendre
ces Ressorts moins susceptibles des impressions.
de l'air , ou du moins rendre les variations de cer
Ressort moins contraires à la régularité des
Montres.
Quoique la Societé destine principalement ses,
Prix aux Auteurs qui travailleront sur les Sujets
I. Vol. Fij qu'elle
2642 MERCURE DE FRANCE
qu'elle aura proposez , cependant lorsqu'on lui
présentera quelques ouvrages qui seront sur d'autres matieres , mais qui contiendront quelques
découvertes d'une utilité considerable pour les
Arts , les Auteurs de ces Ouvrages pourront prétendre aux Prix : elle ne donnera la préference
aux Memoires sur les questions proposées que
dans le cas où les autres ne leur seroient supe
rieurs à nul égard.
Lorsque le nombre des Ouvrages dignes des Prix , excedera celui des Prix , les deux Médailles
de l'année , seront données aux deux Auteurs qui auront le mieux réussi , ou si tous ont réussi
également , à ceux qui auront choisi les sujets
dont l'utilité sera le plus generalement reconnue.
Les autres concourront de nouveau l'année suivante.
Si quelque Auteur ayant choisi un Sujet est
prévenu par un autre , et qu'on adjuge le Prix
au second avant que le premier ait envoyé son
Memoire , celui-cy ne perdra point l'espoir d'obtenir un Prix , pourvû qu'il propose des vûës
nouvelles et superieures à celles que l'autre aura données.
Les personnes qui voudront concourir pour le Prix la Societé doit donner dans son As- que semblée publique d'après la S. Martin de l'année
1733. seront tenues d'envoyer leurs Ouvrages
dans le cours du mois de Juin , les Etrangers ,
même ceux qui sont Membres de la Compagnie,
ayant droit aux Prix : on avertit les Sçavans qui
voudront travailler , d'écrire ou de faire traduire
en François ou en Latin , les Memoires qu'ils
envoyeront.
Une des conditions pour que les Ouvrages con
Courent c'est que les Auteurs ne se fassent pas ,
I. Vols connoître
DECEMBRE. 1732: 2643
connoître avant que le Prix soit adjugé ; on re- commande à chacun d'eux de mettre à la fin de
son Memoire une maxime ou quelque passage
d'un Ecrivain. Ceux qui seront à Paris , ou qui
auront dans cette Ville quelqu'un de confiance ,
pourront envoyer leurs Ouvrages à la Societé,
tous les jours qu'elle s'assemble. Elle tient ses
Séances chez S. A. S. M. LE COMTE DE CLERMONT , au Palais du petit Luxembourg , le Di-,
manche et le Jeudi de chaque Semaine , depuis
quatre heures du soir jusqu'à six. Le Secretaire
marquera sur les Registres de la Compagnie la
date de la reception de chaque Memoire , la maxime jointe au Memoire et les mots par lesquels il commencera ; et l'on délivrera au Porteur un
Extrait des Registres. Ceux qui ne seront pas
à portée de se servir de la voye que nous venons
d'indiquer , pourront prendre celle de la Poste.
M. LE COMTE DE CLERMONT permet qu'on
adresse en son Palais , à Paris , tous les Paquets
destinez à la Societé. Les Paquets envoyez de la
sorte doivent avoir pour suscription : A Messieurs
de la Société des Arts , au petit Luxembourg ,
à Paris.
Aussi- tôt qu'un Prix sera adjugé , la Societé
avertira le Public dans les differens Journaux de
France et dans les Gazettes , qu'un Memoire ,
commençant par tels mots , portant telle maxime, et ayant telle matiere pour sujet, a remporté l'un des Prix. L'Auteur alors fera ses diligences
pour se faire connoître , et dans l'Assemblée destinée pour donner le Prix qu'il aura obtenu , il
recevra la Médaille , ou la fera recevoir par quel- qu'un chargé de sa Procuration ; dans la même
Assemblée on lira le Memoire , et la Societé le
fera imprimer dans ses Recueils ; elle compte S. I. Vol. Fi même
2644 MERCURE DE FRANCE
même d'y faire imprimer les Ouvrages , qui n'é
tant pas jugez dignes des Prix , paroîtront cependant meriter de voir le jour
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Résumé : PRIX de la Societé des Arts.
La Société des Arts, sous la protection de Monseigneur le Comte de Clermont, a annoncé la création de deux prix annuels. Chaque prix consiste en une médaille d'or d'une valeur de 30 livres, accessible à toute personne à l'exception des juges associés. Les prix seront décernés lors de l'assemblée publique suivant la Saint-Martin de l'année 1733. Pour encourager un plus grand nombre d'auteurs et permettre des recherches approfondies, la Société propose chaque année plus de sujets que de prix à distribuer. Pour cette année, cinq sujets sont proposés : 1. **Sur la Charruë** : Recherche sur la meilleure construction de charrue adaptée aux différentes qualités des terres et à leur disposition. 2. **Sur le Moulin** : Amélioration des moulins à eau pour optimiser l'utilisation des cours d'eau. 3. **Sur les Semences** : Discussion sur les différentes préparations pour féconder les semences. 4. **Sur le Mercure** : Prévention des maladies causées par l'utilisation du mercure dans les travaux artisanaux. 5. **Sur le Ressort du Balancier des Montres** : Réduction des effets de la température sur les ressorts des montres. Les auteurs peuvent également soumettre des ouvrages sur d'autres sujets utiles pour les arts. Les médailles seront attribuées aux meilleurs mémoires ou à ceux traitant des sujets les plus utiles. Les auteurs doivent soumettre leurs travaux avant la fin du mois de juin et rester anonymes jusqu'à l'attribution du prix. Les mémoires seront lus et imprimés lors de l'assemblée publique. Le texte mentionne également que certaines œuvres, bien qu'elles ne soient pas jugées dignes des Prix, méritent néanmoins d'être publiées, soulignant ainsi la valeur potentielle de ces travaux, malgré leur non-sélection pour un prix.
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7
p. 2644
« On apprend de Rome, que le Lord Raidelif, Gentilhomme Anglois, Catholique, qui y étoit [...] »
Début :
On apprend de Rome, que le Lord Raidelif, Gentilhomme Anglois, Catholique, qui y étoit [...]
Mots clefs :
Rome, Londres, Somerset, Longitudes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « On apprend de Rome, que le Lord Raidelif, Gentilhomme Anglois, Catholique, qui y étoit [...] »
On apprend de Rome , que le Lord Raidelif,
Gentilhomme Anglois , Catholique , qui y étoit
depuis quelque temps , y étoit mort ; il a fait un
Testament , dont le Cardinal Gentile est Execu→
teur, par lequel il laisse au Chevalier de S.George une belle collection de Médailles d'or.
On écrit de Londres, que le 13. Novembre , le
Docteur Clifton eut l'honneur de presenter au
Roy et à la Reine , son nouveau Traité de la Medecine des Anciens et des Modernes.
On mande de Kings- Weston , dans le Comté
de Somerset , qui appartient à M. Southwel ,
Secretaire d'Etat pour l'Irlande , que des Ouvriers
travaillant à applanir une Montagne voisine .
y avoient trouvé plusieurs Corps humains embaumez , avec des Inscriptions sur cuivre , par
lesquelles il paroît que ces Corps y étoient inhumez depuis près de 2000. ans.
On a appris par des Lettres écrites à bord du
Vaisseau de guerre le Tigre , le 14. Octobre der
nier, que les Experiences faites par M. Woodyer,
avec les Instrumens qu'il a inventez pour la con- noissance exacte des Longitudes , avoient parfaitement réussi , et que les Officiers de Marine
qu'on avoit embarquez avec lui , pour être té
moins de ses opérations , étoient prêts à lui don mer des Certificats favorables.
Gentilhomme Anglois , Catholique , qui y étoit
depuis quelque temps , y étoit mort ; il a fait un
Testament , dont le Cardinal Gentile est Execu→
teur, par lequel il laisse au Chevalier de S.George une belle collection de Médailles d'or.
On écrit de Londres, que le 13. Novembre , le
Docteur Clifton eut l'honneur de presenter au
Roy et à la Reine , son nouveau Traité de la Medecine des Anciens et des Modernes.
On mande de Kings- Weston , dans le Comté
de Somerset , qui appartient à M. Southwel ,
Secretaire d'Etat pour l'Irlande , que des Ouvriers
travaillant à applanir une Montagne voisine .
y avoient trouvé plusieurs Corps humains embaumez , avec des Inscriptions sur cuivre , par
lesquelles il paroît que ces Corps y étoient inhumez depuis près de 2000. ans.
On a appris par des Lettres écrites à bord du
Vaisseau de guerre le Tigre , le 14. Octobre der
nier, que les Experiences faites par M. Woodyer,
avec les Instrumens qu'il a inventez pour la con- noissance exacte des Longitudes , avoient parfaitement réussi , et que les Officiers de Marine
qu'on avoit embarquez avec lui , pour être té
moins de ses opérations , étoient prêts à lui don mer des Certificats favorables.
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Résumé : « On apprend de Rome, que le Lord Raidelif, Gentilhomme Anglois, Catholique, qui y étoit [...] »
Le texte relate divers événements historiques. À Rome, le Lord Raidelif, un gentilhomme anglais catholique, est décédé. Son testament, dont le Cardinal Gentile est l'exécuteur, lègue une collection de médailles d'or au Chevalier de Saint-Georges. À Londres, le 13 novembre, le Docteur Clifton a présenté au roi et à la reine son traité sur la médecine des Anciens et des Modernes. À Kings-Weston, dans le comté de Somerset, des ouvriers travaillant pour M. Southwel, secrétaire d'État pour l'Irlande, ont découvert plusieurs corps humains embaumés avec des inscriptions sur cuivre, indiquant qu'ils étaient inhumés depuis près de 2000 ans. Enfin, à bord du vaisseau de guerre le Tigre, le 14 octobre, les expériences de M. Woodyer concernant les instruments pour la connaissance exacte des longitudes ont réussi, et les officiers de marine présents étaient prêts à lui délivrer des certificats favorables.
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8
p. 2644-2645
Nouvelles Estampes, [titre d'après la table]
Début :
Il paroît depuis peu deux Estampes nouvellement gravées par le sieur Desplaces, d'après [...]
Mots clefs :
Estampes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles Estampes, [titre d'après la table]
Il paroît depuis peu deux Estampes nouvelle- L. Vol. lement
DECEMBRE: 1732. 2645
lement gravées par le sieur Desplaces , d'après
Carle Maratte , du Cabinet du Prince de Monaco,
Duc de Valentinois , dont l'une répresente Diane et Acteon et l'autre Diane au Bain ; eiles se
vendent chez Desplaces , ruë de la Jussienne.
DECEMBRE: 1732. 2645
lement gravées par le sieur Desplaces , d'après
Carle Maratte , du Cabinet du Prince de Monaco,
Duc de Valentinois , dont l'une répresente Diane et Acteon et l'autre Diane au Bain ; eiles se
vendent chez Desplaces , ruë de la Jussienne.
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9
p. 2645-2646
« M. Petit, ancien Chirurgien Major des Gardes du Corps du Roy, Compagnie de Charost, a [...] »
Début :
M. Petit, ancien Chirurgien Major des Gardes du Corps du Roy, Compagnie de Charost, a [...]
Mots clefs :
Chirurgien major des gardes du corps du roi, Guérir, Maladies vénériennes, Cantates, Calendrier, Porte-crayons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « M. Petit, ancien Chirurgien Major des Gardes du Corps du Roy, Compagnie de Charost, a [...] »
M. Petit , ancien Chirurgien Major des Gardes
du Corps du Roy , Compagnie de Charost ,
trouvé , dit- il , le moyen de guérir toutes sor tes de Maladies Veneriennes si inveterées
qu'elles puissent être , par un Remede qui opere
par la transpiration pendant deux ou trois heures
tous les matins , sans que le Malade se trouve
affoibli ; au contraire , les forces augmentent sans- qu'on soit obligé de garder la Chambre ni d'ob
server un régime exact. Il donne avis à ceux qui
se croiront attaquez de cette maladie, qu'ils n'ont
qu'à lui écrire et bien détailler leur état , si pour lors il juge à propos qu'on prenne son Remede, il
l'envoyera dans une Lettre par la Poste , avec un
Memoire bien instructif de la façon de le prendre , ce qui est très - aisé . Sa demeure est toujours rue des Saints Peres , à l'Hotel de Brissac , à Paris.
Cantates Françoises à voix seule et symphonie,
dédiées au Duc de Luxembourg, Pair de France
et Gouverneur de Normandie ; composées par
M. Gervais , de Rouen , Livre second. Elles se
vendent chez le Clerc , rue du Roule , à la Croix
d'Or , et Chez Boivin , rue S. Honoré , à la Regle d'Or. Le prix est de six livres.
On vend aux mêmes adresses , une Cantate séparée , du même Auteur , intitulée , Ragotin , on
Ia Serenade Burlesque. Le prix est de deux livres.
Le sieur Baradelle , Ingénieur pour les Instru- 1. Vol.
Fij meas
2646 MERCURE DE FRANCE
mens de Mathématique , donne avis au Public ,
qu'il a construit un Calendrier sur les faces d'un
Porte-Crayon à Compas , long de 4. pouces , qui
marque cinquante années , ce Calendrier a huit
faces. Sur la premiere , l'on voit les années et les
mois pour les jours de la semaine, et la seconde ,
marque les jours du mois et de la semaine , indiquant les jours de la semaine sur lesquels tombent le premier et les autres jours du mois qui
répondent à ceux de la semaine.
La troisiéme , marque les années et les mois pour la Lune.
La quatrième , donne les momens de la nouvelle et de la pleine Lune , et du premier et du
dernier quartier , pour chaque mois ; on y trou
ve aussi l'âge de la Lune , à tel moment qu'on voudra.
La cinquième face marque les années pour les Fêtes mobiles et celle de la sixième , marque les
mois des Fêtes mobiles ; elle sert à trouver les
jours où arrivent les Fétes mobiles.
La septième , marque l'Epacte pour toutes les
années qui sont nottées. Enfin , dans la huitiéme,
on trouve les pouces et les lignes ; on peut les
mettre sur les Equerres que Pon place ordinairement dans les Etuys de Mathématiques , ou sur
des lames d'argent ou de cuivre.
Il fait de ces Calendriers sur des Porte-Crayons
d'or et sur des Porte Crayons d'argent ou de métail , il vend aussi toutes sortes d'Instrumens
de Mathématique. Sa demeure est toujours sur le
Quay de l'Horloge du Palais , vis-à- vis les grands
degrez de la Riviere , à l'Enseigne de l'Observatoire.
du Corps du Roy , Compagnie de Charost ,
trouvé , dit- il , le moyen de guérir toutes sor tes de Maladies Veneriennes si inveterées
qu'elles puissent être , par un Remede qui opere
par la transpiration pendant deux ou trois heures
tous les matins , sans que le Malade se trouve
affoibli ; au contraire , les forces augmentent sans- qu'on soit obligé de garder la Chambre ni d'ob
server un régime exact. Il donne avis à ceux qui
se croiront attaquez de cette maladie, qu'ils n'ont
qu'à lui écrire et bien détailler leur état , si pour lors il juge à propos qu'on prenne son Remede, il
l'envoyera dans une Lettre par la Poste , avec un
Memoire bien instructif de la façon de le prendre , ce qui est très - aisé . Sa demeure est toujours rue des Saints Peres , à l'Hotel de Brissac , à Paris.
Cantates Françoises à voix seule et symphonie,
dédiées au Duc de Luxembourg, Pair de France
et Gouverneur de Normandie ; composées par
M. Gervais , de Rouen , Livre second. Elles se
vendent chez le Clerc , rue du Roule , à la Croix
d'Or , et Chez Boivin , rue S. Honoré , à la Regle d'Or. Le prix est de six livres.
On vend aux mêmes adresses , une Cantate séparée , du même Auteur , intitulée , Ragotin , on
Ia Serenade Burlesque. Le prix est de deux livres.
Le sieur Baradelle , Ingénieur pour les Instru- 1. Vol.
Fij meas
2646 MERCURE DE FRANCE
mens de Mathématique , donne avis au Public ,
qu'il a construit un Calendrier sur les faces d'un
Porte-Crayon à Compas , long de 4. pouces , qui
marque cinquante années , ce Calendrier a huit
faces. Sur la premiere , l'on voit les années et les
mois pour les jours de la semaine, et la seconde ,
marque les jours du mois et de la semaine , indiquant les jours de la semaine sur lesquels tombent le premier et les autres jours du mois qui
répondent à ceux de la semaine.
La troisiéme , marque les années et les mois pour la Lune.
La quatrième , donne les momens de la nouvelle et de la pleine Lune , et du premier et du
dernier quartier , pour chaque mois ; on y trou
ve aussi l'âge de la Lune , à tel moment qu'on voudra.
La cinquième face marque les années pour les Fêtes mobiles et celle de la sixième , marque les
mois des Fêtes mobiles ; elle sert à trouver les
jours où arrivent les Fétes mobiles.
La septième , marque l'Epacte pour toutes les
années qui sont nottées. Enfin , dans la huitiéme,
on trouve les pouces et les lignes ; on peut les
mettre sur les Equerres que Pon place ordinairement dans les Etuys de Mathématiques , ou sur
des lames d'argent ou de cuivre.
Il fait de ces Calendriers sur des Porte-Crayons
d'or et sur des Porte Crayons d'argent ou de métail , il vend aussi toutes sortes d'Instrumens
de Mathématique. Sa demeure est toujours sur le
Quay de l'Horloge du Palais , vis-à- vis les grands
degrez de la Riviere , à l'Enseigne de l'Observatoire.
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Résumé : « M. Petit, ancien Chirurgien Major des Gardes du Corps du Roy, Compagnie de Charost, a [...] »
Le texte présente trois annonces distinctes. Tout d'abord, M. Petit, ancien Chirurgien Major des Gardes du Corps du Roy, affirme avoir découvert un remède pour guérir toutes les maladies vénériennes, même les plus anciennes. Ce remède agit par transpiration matinale sans affaiblir le patient, renforçant les forces sans nécessiter de repos au lit ou de régime strict. M. Petit invite les intéressés à lui écrire pour obtenir le remède et des instructions détaillées. Il réside rue des Saints Pères, à l'Hôtel de Brissac, à Paris. Ensuite, le texte mentionne la vente de cantates françaises à voix seule et symphonie, composées par M. Gervais de Rouen. Ces œuvres, dédiées au Duc de Luxembourg, sont disponibles chez le Clerc, rue du Roule, à la Croix d'Or, et chez Boivin, rue Saint-Honoré, à la Règle d'Or. Le prix du second livre de cantates est de six livres, tandis qu'une cantate séparée intitulée 'Ragotin, ou la Sérénade Burlesque' est vendue deux livres. Enfin, le sieur Baradelle, ingénieur en instruments de mathématiques, annonce la création d'un calendrier sur un porte-crayon à compas, capable de marquer cinquante années. Ce calendrier, disponible en différentes versions (or, argent, métal), comprend huit faces indiquant divers détails calendaires et astronomiques. Baradelle vend également divers instruments de mathématiques et réside sur le Quay de l'Horloge du Palais, vis-à-vis des grands degrés de la Riviere, à l'Enseigne de l'Observatoire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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