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1
p. 185
DE VIENNE, le 20 Novembre.
Début :
On prétend que l'Empereur & l'Impératrice Reine feront le Printems prochain un voyage [...]
Mots clefs :
Vienne, Empereur, Impératrice, Déserteurs
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texteReconnaissance textuelle : DE VIENNE, le 20 Novembre.
DE VIENNE, le 20 Novembre.
On prétend que l'Empereur & l'Impératrice
Reine feront le Printems prochain un voyage
à Trieste & à Fiome.
En consequence d'un Cattel, dons l'Impératrice
Reine est convenue avec le Grand Seigneur, les
deux Puissances se rendent réciproquement les dé-
serteurs de leurs troupes, à l'exception de ceun
qui changent de Religion.
On prétend que l'Empereur & l'Impératrice
Reine feront le Printems prochain un voyage
à Trieste & à Fiome.
En consequence d'un Cattel, dons l'Impératrice
Reine est convenue avec le Grand Seigneur, les
deux Puissances se rendent réciproquement les dé-
serteurs de leurs troupes, à l'exception de ceun
qui changent de Religion.
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2
p. 185-186
DE DRESDE, le 2 Novembre.
Début :
On déclarera dans peu le nom des Regimens, qui composeront le corps de six mille hommes, [...]
Mots clefs :
Régiments
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texteReconnaissance textuelle : DE DRESDE, le 2 Novembre.
DE DRESDE, le 2 Novembre.
On déclarera dans peu le nom des Regimens,
qui composeront le corps de six mille hommes,
que le Roi s'est engagé a tenit pendant quatre ans
au service de Sa Majesté Britannique & des Etats
Gévéraux des Provinces-Unies. Le Régiment de
Franckenberg, dont le Roî a donné le coniman-
dement au seur Pirch, portera à l'avenir le nom
de Fredetic- Auguste.
red by
186 MERCURE DE FRANCE.
Il est venu ici de Stutgard un Ministre, chargé
d'une commission du Duc de Wirtemberg au suiet
des différends de ce Prince avec la Noblesse Im-
médiate de l'Empire.
On déclarera dans peu le nom des Regimens,
qui composeront le corps de six mille hommes,
que le Roi s'est engagé a tenit pendant quatre ans
au service de Sa Majesté Britannique & des Etats
Gévéraux des Provinces-Unies. Le Régiment de
Franckenberg, dont le Roî a donné le coniman-
dement au seur Pirch, portera à l'avenir le nom
de Fredetic- Auguste.
red by
186 MERCURE DE FRANCE.
Il est venu ici de Stutgard un Ministre, chargé
d'une commission du Duc de Wirtemberg au suiet
des différends de ce Prince avec la Noblesse Im-
médiate de l'Empire.
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Résumé : DE DRESDE, le 2 Novembre.
Un corps de six mille hommes, engagé pour quatre ans au service du roi britannique et des États généraux des Provinces-Unies, verra bientôt ses régiments nommés. Le régiment de Franckenberg, dirigé par le seigneur Pirch, s'appellera désormais Frédéric-Auguste. Un ministre de Stuttgart, envoyé par le duc de Wurtemberg, traite des conflits entre ce duc et la noblesse immédiate de l'Empire.
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3
p. 186
DE BERLIN, le 4 Décembre.
Début :
Il paroît une Ordonnance, par laquelle Sa Majesté déclare qu'elle n'accordera aucune Charge [...]
Mots clefs :
Ordonnance, Prussiens, Charge civile, Univesités étrangères
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texteReconnaissance textuelle : DE BERLIN, le 4 Décembre.
DE BERLIN, le 4 Décembre.
Il paroît une Ordonnance, par laquelle Sa Majesté
déclare qu'elle n'accordera aucune Charge
Civile aux Prussiens, qui aurout fait leurs études
dans des Universités éttangeres.
Il paroît une Ordonnance, par laquelle Sa Majesté
déclare qu'elle n'accordera aucune Charge
Civile aux Prussiens, qui aurout fait leurs études
dans des Universités éttangeres.
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4
p. 186-187
DE RATISBONNE, le 6 Décembre.
Début :
Le Ministre, qui réside de la part du Roi de Prusse auprès de la Diette de l'Empire, a présenté [...]
Mots clefs :
Empire, Ministre, Roi, Prusse, Berlin, Diète
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texteReconnaissance textuelle : DE RATISBONNE, le 6 Décembre.
DE RATISBONNE, le 6 Décembre.
Le Ministre, qui réside de la part du Roi de
Prusse auprès de la Diette de l'Empire, a présenté
à cette Assemblée le Mémoire suivant. » L'Assem-
»blée générale de l'Empire est pleinement instrui-
»te par d'anciens & de nouve aux documens, sans
u qu'il soit nécessaire de les alléguer ici, que par
»des résolutions de l'Empire, & uommément par
»celle du 17 Juillet 1675, il a été assuré à la Mai-
„son Electorale de Brandebourg une satisfaction
„pour les Iuvasions Suédoises, & que par une es-
»pece d'équivalent l'Empereur & l'Empire lui
»ont garanti l'Expectance sur la Principauté
»d'Oost. Frise. Néanmoins lorsque ladite Succes-
»sion a été ouverte, la Maison Electorale de
» Brunswic y a formé des prétentions. Le Roi de
» Prusse, en sa qualité de légitime possesseur de
»'Oost-Frise, reconnu & autorisé pour tel par
»l'Empereur & par l'Empire, ne peut se laisser
„traduire en aucune façon devant le Conseil Au-
„lique de l'Empire sur une action aussi peu fondée.
»Sa Majesté a donc donné ordre à son Ministre,
ade notifier cette résoiution à la Diette, & de la
„requerir, comme on le fait par le présent Mé-
JANNIER,
1752.
17
« moire, de s'interposer près de Sa Majeste Impé-
nriale par une lettre commune d'intercession,
»afin que la Maison de Brunswic sor obligée de
»renoncer à sa demande.
Le Ministre, qui réside de la part du Roi de
Prusse auprès de la Diette de l'Empire, a présenté
à cette Assemblée le Mémoire suivant. » L'Assem-
»blée générale de l'Empire est pleinement instrui-
»te par d'anciens & de nouve aux documens, sans
u qu'il soit nécessaire de les alléguer ici, que par
»des résolutions de l'Empire, & uommément par
»celle du 17 Juillet 1675, il a été assuré à la Mai-
„son Electorale de Brandebourg une satisfaction
„pour les Iuvasions Suédoises, & que par une es-
»pece d'équivalent l'Empereur & l'Empire lui
»ont garanti l'Expectance sur la Principauté
»d'Oost. Frise. Néanmoins lorsque ladite Succes-
»sion a été ouverte, la Maison Electorale de
» Brunswic y a formé des prétentions. Le Roi de
» Prusse, en sa qualité de légitime possesseur de
»'Oost-Frise, reconnu & autorisé pour tel par
»l'Empereur & par l'Empire, ne peut se laisser
„traduire en aucune façon devant le Conseil Au-
„lique de l'Empire sur une action aussi peu fondée.
»Sa Majesté a donc donné ordre à son Ministre,
ade notifier cette résoiution à la Diette, & de la
„requerir, comme on le fait par le présent Mé-
JANNIER,
1752.
17
« moire, de s'interposer près de Sa Majeste Impé-
nriale par une lettre commune d'intercession,
»afin que la Maison de Brunswic sor obligée de
»renoncer à sa demande.
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Résumé : DE RATISBONNE, le 6 Décembre.
Le 6 décembre à Ratisbonne, le ministre prussien auprès de la Diète de l'Empire présente un mémoire. Il souligne que l'Assemblée générale de l'Empire a été informée que la Maison Électorale de Brandebourg a reçu une compensation pour les invasions suédoises et a été garantie dans l'attente de la succession sur la Principauté d'Oost-Frise par une résolution de 1675. Cependant, la Maison Électorale de Brunswick a revendiqué cette succession. Le roi de Prusse, en tant que légitime possesseur de l'Oost-Frise, reconnu par l'Empereur et l'Empire, refuse de se soumettre à une action jugée infondée devant le Conseil Aulique de l'Empire. Il ordonne à son ministre de notifier cette décision à la Diète et de demander une intervention auprès de l'empereur pour obliger la Maison de Brunswick à renoncer à sa demande.
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5
p. 197-198
DE VIENNE, le 19 Décembre.
Début :
Il s'est tenu une conférence entre le Baron de Burmania, Envoyé Extraordinaire, des Etats [...]
Mots clefs :
États, Reine
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texteReconnaissance textuelle : DE VIENNE, le 19 Décembre.
DE VIENNE, le 19 Décembre.
Il s'est tenu une conférence entre le Baron de
Burmania, Envoyé Extraordinaire, des Etats
Géneraux des Provinces Unies, & les Ministres
de l'Imperattice Reine. L'affaire des limites, en-
tre les 1 tats de cette Princesse, & le territoire de
la République de Venise, est fort avancée, & l'on
ne doute pas qu'elle ne soit terminée au com-
mencement du Printems prochain, le Commis-
saires des deux Puissances devant s'assemblet vers
ce tems, pour diesser à ce lujet une convention
definitive.
Il est arrivé ici des Pays étrangers un grand
nombre d'ouvriets. L'Impératrice Reine, après
les avoir fait examiner sur la nature de leurs ta-
lens & sur le degié de leur capacité, les a enga-
gés pour un certain tems à son service. Un Con-
seiller du College de Commerce, doit se rendre
dans les principales Villes des Etats Héréditaires
pour y donner divers ordres relatifs à la pefection
des Manufactures & des Fabiiques, & pour en
1 ii
ad by Goc
198 MERCUREDEFRANCE.
établir de nouvelles dans les endroits, où il juger,
qu'elles peuvent être utiles.
L'Archevêque de cette Ville a fait publier un
Mandement, pat lequel il exhorte les Fidéles de
son Diocése, a ne point faire l'aumône aux vaga-
bonds, que la trop grande liberalité des person-
nes charitables entretiennent dans l'oisiveté. Il
invite en même tems les Diocésains, à déposer
entre les mains des Trésotiers des Pauvres les
sommes qu'ils jugeront à propos de donner, asin
que la repartition en soit faite aux véritables indi-
gens, & proportionnellement à leurs besoins.
Il s'est tenu une conférence entre le Baron de
Burmania, Envoyé Extraordinaire, des Etats
Géneraux des Provinces Unies, & les Ministres
de l'Imperattice Reine. L'affaire des limites, en-
tre les 1 tats de cette Princesse, & le territoire de
la République de Venise, est fort avancée, & l'on
ne doute pas qu'elle ne soit terminée au com-
mencement du Printems prochain, le Commis-
saires des deux Puissances devant s'assemblet vers
ce tems, pour diesser à ce lujet une convention
definitive.
Il est arrivé ici des Pays étrangers un grand
nombre d'ouvriets. L'Impératrice Reine, après
les avoir fait examiner sur la nature de leurs ta-
lens & sur le degié de leur capacité, les a enga-
gés pour un certain tems à son service. Un Con-
seiller du College de Commerce, doit se rendre
dans les principales Villes des Etats Héréditaires
pour y donner divers ordres relatifs à la pefection
des Manufactures & des Fabiiques, & pour en
1 ii
ad by Goc
198 MERCUREDEFRANCE.
établir de nouvelles dans les endroits, où il juger,
qu'elles peuvent être utiles.
L'Archevêque de cette Ville a fait publier un
Mandement, pat lequel il exhorte les Fidéles de
son Diocése, a ne point faire l'aumône aux vaga-
bonds, que la trop grande liberalité des person-
nes charitables entretiennent dans l'oisiveté. Il
invite en même tems les Diocésains, à déposer
entre les mains des Trésotiers des Pauvres les
sommes qu'ils jugeront à propos de donner, asin
que la repartition en soit faite aux véritables indi-
gens, & proportionnellement à leurs besoins.
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Résumé : DE VIENNE, le 19 Décembre.
Le 19 décembre à Vienne, une conférence a réuni le Baron de Burmania, représentant des États Généraux des Provinces Unies, et les ministres de l'Impératrice Reine. Les discussions sur les limites entre les territoires de l'Impératrice et ceux de la République de Venise ont progressé et devraient aboutir à une convention définitive au printemps prochain. Parallèlement, de nombreux ouvriers étrangers sont arrivés à Vienne et ont été temporairement engagés par l'Impératrice après évaluation de leurs compétences. Un conseiller du Collège de Commerce doit visiter les principales villes des États Héréditaires pour améliorer les manufactures existantes et en créer de nouvelles. L'Archevêque de Vienne a également publié un mandement incitant les fidèles à ne pas donner l'aumône aux vagabonds, mais à la confier aux trésoriers des pauvres pour une répartition équitable parmi les véritables indigents.
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6
p. 198-199
DE BERLIN, le 25 Décembre.
Début :
Léopold-Maximilien, Prince Régent d'Anhalt-Dessau, Prince de l'Empire, Chevalier de l'Ordre [...]
Mots clefs :
Prince régent, Anhalt-Dessau, Köthen, Plötzkau
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texteReconnaissance textuelle : DE BERLIN, le 25 Décembre.
DE BERLIN, le 25 Décembre.
Léopold-Maximilien, Prince Régent d'Anhalt-Dessau,
Prince de l'Empire, Chevalier de l'Ordre
de l'Aigle Noir, Feldt-Matéchal des Armées
du Roi, & Gouverneur de Magdebourg, mourut
à Migdebourg le 15 de ce mois, âge de cin-
quante & un an, deux mois & vingt jours, étane
ne l: 25 Septembre 1700. II avoit épouse Gisele-
Hentiette d'Anhalt-Coethen, fille d'Auguste-
Louis, Prince Régent d'Anhalt-Coethen, morte
le 20 Avril dernier, & il laisse de son mariage se
Pr.nce Léopold Frederic-François, né le 10 Août
1740; le Prince Jean George, né le 28 Janvier
1748; le Prince Albert, né le 22 Avril 1750; &
les Princesses Henriette-Cathetine-Agnès, née le
4 Juin 1744; Marie-Léopoldine, née le 18 No-
vembre 1746, & Casimire, née le 19 Janviet
1749. Le Prince Thierty d'Anhalt-Dessau, frere
du feu Prince Régent, est chargé de la tutelle de
ces Princes & de ces Princesses, & il auta l'admi-
nistration de la Principauté de Dessau jusqu'à la
majorité du Priuce Léopold-Frederic-François.
jitized by Goo
199
1752.
FEVRIER.
On sçait que la Maison d'Anhalt vient de Bern-
hard, Electeur de Saxe. Henti, second fils de
Bernhard, fut Comte d'Ascanie. L'Empereut
Frederic II. le fit Prince d'Anhalt, & lui donna
tous les Fiess qu'il put séparer du Margraviat de
Brandebourg & du Duché de Saxe. De ce Henri
descendoit au neuviéme degié Joachim Ernest
d'Anhalt, dont les fils ont formé les cinq bran-
ches de Dessau, de Beinburg, de Ploetzgau, de
Zcibst & de Coethen. Après l'extinction de cette
derniere branche, qui a fini en 1665, la branche
de Ploetzgau prit le nom de Coethen, au lieu de
cel ui de Ploetzgau.
Léopold-Maximilien, Prince Régent d'Anhalt-Dessau,
Prince de l'Empire, Chevalier de l'Ordre
de l'Aigle Noir, Feldt-Matéchal des Armées
du Roi, & Gouverneur de Magdebourg, mourut
à Migdebourg le 15 de ce mois, âge de cin-
quante & un an, deux mois & vingt jours, étane
ne l: 25 Septembre 1700. II avoit épouse Gisele-
Hentiette d'Anhalt-Coethen, fille d'Auguste-
Louis, Prince Régent d'Anhalt-Coethen, morte
le 20 Avril dernier, & il laisse de son mariage se
Pr.nce Léopold Frederic-François, né le 10 Août
1740; le Prince Jean George, né le 28 Janvier
1748; le Prince Albert, né le 22 Avril 1750; &
les Princesses Henriette-Cathetine-Agnès, née le
4 Juin 1744; Marie-Léopoldine, née le 18 No-
vembre 1746, & Casimire, née le 19 Janviet
1749. Le Prince Thierty d'Anhalt-Dessau, frere
du feu Prince Régent, est chargé de la tutelle de
ces Princes & de ces Princesses, & il auta l'admi-
nistration de la Principauté de Dessau jusqu'à la
majorité du Priuce Léopold-Frederic-François.
jitized by Goo
199
1752.
FEVRIER.
On sçait que la Maison d'Anhalt vient de Bern-
hard, Electeur de Saxe. Henti, second fils de
Bernhard, fut Comte d'Ascanie. L'Empereut
Frederic II. le fit Prince d'Anhalt, & lui donna
tous les Fiess qu'il put séparer du Margraviat de
Brandebourg & du Duché de Saxe. De ce Henri
descendoit au neuviéme degié Joachim Ernest
d'Anhalt, dont les fils ont formé les cinq bran-
ches de Dessau, de Beinburg, de Ploetzgau, de
Zcibst & de Coethen. Après l'extinction de cette
derniere branche, qui a fini en 1665, la branche
de Ploetzgau prit le nom de Coethen, au lieu de
cel ui de Ploetzgau.
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Résumé : DE BERLIN, le 25 Décembre.
Le 15 décembre 1752, Léopold-Maximilien, Prince Régent d'Anhalt-Dessau, décéda à Magdebourg à l'âge de cinquante-et-un ans. Il détenait également les titres de Prince de l'Empire, Chevalier de l'Ordre de l'Aigle Noir, Feld-Maréchal des Armées du Roi et Gouverneur de Magdebourg. Il était marié à Gisèle-Henriette d'Anhalt-Coethen, décédée le 20 avril précédent. Leur union donna naissance à six enfants : Léopold Frédéric-François, né le 10 août 1740 ; Henriette-Catherine-Agnès, née le 4 juin 1744 ; Marie-Léopoldine, née le 18 novembre 1746 ; Casimire, née le 19 janvier 1749 ; Jean George, né le 28 janvier 1748 ; et Albert, né le 22 avril 1750. Le Prince Thierry d'Anhalt-Dessau, frère du défunt, fut nommé tuteur des enfants et administrateur de la Principauté de Dessau jusqu'à la majorité de Léopold Frédéric-François. La Maison d'Anhalt descend de Bernard, Électeur de Saxe. Henri, second fils de Bernard, fut élevé au rang de Prince d'Anhalt par l'Empereur Frédéric II. Joachim Ernest d'Anhalt, descendant de Henri, eut des fils formant les branches de Dessau, de Beinburg, de Ploetzgau, de Zerbst et de Coethen.
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7
p. 199-200
DE MAYENCE, le 12 Janvier.
Début :
Par une nouvelle Ordonnance, concernant les deux Foires qui se tiennent ici tous les ans, l'Electeur [...]
Mots clefs :
Foires, Ordonnance, Électeur, Marchandises, Marchands, Routes
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texteReconnaissance textuelle : DE MAYENCE, le 12 Janvier.
DE MAYENCE, le 12 Janvier.
Par une nouvelle Ordonnance, concernant les
deux Foires qui se tiennent ici tous les ans, l'Electeur
a déclaré qu'aucune des marchandises
apportées à ces Foires, ne pourroit être faisie ni
retenue, à l'occasion des dettes contractées en
d'autres licux, qu'on observeroit pour les Let-
tres de Change, le même cours & le même paye-
ment qui s'observent à Francfort; que les procès
qui suiviendroient, seroient jugés fans frais &
sans délais, en présence de Marchands impar-
tiaux; qu'il y auroit des Courtiers jurés, établis
dans la Bourse pour la commodité du Public;
que le Bureau des emprunts seroit ouvert tous les
jours pendant la durée des Foires, & qu'on gar-
detoit aux Emprunteurs un secret inviolable; que
les grandes routes seroient reparées, & qu'on au-
roit soin de les pourvoit des gltes nécellaires
qu'on veilletoit en même tems à la sureté de ces
routes; que les Négocians, qui voudroient faire
uausporter leurs marchandises par eau, trouve-
Iiiij
200 MERCURE DE FRANCE.
roient des Bâteaux pout cet effet à Aschaffen-
bourg, à Loih, à Selingestad & à Gerasheim;
que pour assurer le ciédit, les Marchands joui-
toient du dioit d'hypothéque conventionnelle
avec préference de payement sur les autres Crean-
ciers. L'Electeur, par la même Ordonnance, ex-
horte ses Sujets de procurer aux Etiangers, qui
fréqsenteront ces Foires, toutes les facilités &
tous les secours dont ils pourront avoir besoin.
Par une nouvelle Ordonnance, concernant les
deux Foires qui se tiennent ici tous les ans, l'Electeur
a déclaré qu'aucune des marchandises
apportées à ces Foires, ne pourroit être faisie ni
retenue, à l'occasion des dettes contractées en
d'autres licux, qu'on observeroit pour les Let-
tres de Change, le même cours & le même paye-
ment qui s'observent à Francfort; que les procès
qui suiviendroient, seroient jugés fans frais &
sans délais, en présence de Marchands impar-
tiaux; qu'il y auroit des Courtiers jurés, établis
dans la Bourse pour la commodité du Public;
que le Bureau des emprunts seroit ouvert tous les
jours pendant la durée des Foires, & qu'on gar-
detoit aux Emprunteurs un secret inviolable; que
les grandes routes seroient reparées, & qu'on au-
roit soin de les pourvoit des gltes nécellaires
qu'on veilletoit en même tems à la sureté de ces
routes; que les Négocians, qui voudroient faire
uausporter leurs marchandises par eau, trouve-
Iiiij
200 MERCURE DE FRANCE.
roient des Bâteaux pout cet effet à Aschaffen-
bourg, à Loih, à Selingestad & à Gerasheim;
que pour assurer le ciédit, les Marchands joui-
toient du dioit d'hypothéque conventionnelle
avec préference de payement sur les autres Crean-
ciers. L'Electeur, par la même Ordonnance, ex-
horte ses Sujets de procurer aux Etiangers, qui
fréqsenteront ces Foires, toutes les facilités &
tous les secours dont ils pourront avoir besoin.
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Résumé : DE MAYENCE, le 12 Janvier.
Le 12 janvier, l'Électeur de Mayence a émis une ordonnance régissant les deux foires annuelles de la ville. Cette ordonnance interdit la saisie des marchandises pour des dettes contractées ailleurs, sauf pour les lettres de change. Les procédures judiciaires seront expéditives et gratuites, avec des jugements rendus par des marchands impartiaux. Des courtiers jurés seront présents pour faciliter les transactions. Un bureau des emprunts ouvrira quotidiennement durant les foires, assurant la confidentialité des emprunteurs. Les routes principales seront réparées et sécurisées, et des bateaux seront disponibles à Aschaffenbourg, Lohr, Seligenstadt et Gerasheim pour le transport des marchandises. Les négociants auront un droit d'hypothèque conventionnelle avec priorité de paiement. L'Électeur encourage ses sujets à offrir toutes les facilités aux étrangers visitant les foires.
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8
p. 191-192
DE VIENNE, le 9 Janvier.
Début :
Il y aura cette année un camp considérable dans le Royaume de Bohême. Les ordres sont [...]
Mots clefs :
Camp, Régiments
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE VIENNE, le 9 Janvier.
DE VIENNE, le 9 Janvier.
Il y aura cette année un camp considérable
dans le Royaume de Bohême. Les ordres sont
donnés de rendre complets tous les Régimens,
692 MERCURE DE FRANCE.
qui doivent s'y assembler. L'Impératiice Reine a
resolu de former deux Compagnies de Cadets
composées chacune de quat re-vingt jeunes gens.
Pour être reçu dans la premiere, il faudra faire
preuve d'ancienne Noblesse. Pour entrer daus
la seconde, cette condition ne sera pas nécessai-
re, si l'on est fils d'un Officier qui ait vingt ans
de service.
Il y aura cette année un camp considérable
dans le Royaume de Bohême. Les ordres sont
donnés de rendre complets tous les Régimens,
692 MERCURE DE FRANCE.
qui doivent s'y assembler. L'Impératiice Reine a
resolu de former deux Compagnies de Cadets
composées chacune de quat re-vingt jeunes gens.
Pour être reçu dans la premiere, il faudra faire
preuve d'ancienne Noblesse. Pour entrer daus
la seconde, cette condition ne sera pas nécessai-
re, si l'on est fils d'un Officier qui ait vingt ans
de service.
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Résumé : DE VIENNE, le 9 Janvier.
Le 9 janvier, un grand rassemblement militaire est prévu en Bohême. Tous les régiments doivent être complétés. L'Impératrice Reine crée deux compagnies de cadets de quatre-vingts jeunes chacun. La première exige une ancienne noblesse. La seconde est ouverte aux fils d'officiers avec au moins vingt ans de service.
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9
p. 192-193
DE BERLIN, le 18 Janvier.
Début :
Selon les lettres de Dresde, les Princes Xavier & Charles, fils du Roi de Pologne Electeur de [...]
Mots clefs :
Saxe-Gotha, Lettres, Vienne, Roi, Princesse, Comte, Trésorier
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texteReconnaissance textuelle : DE BERLIN, le 18 Janvier.
DE BERLIN, le 18 Janvier.
Selon les lettres de Dresde, les Princes Xavier
& Charles, fils du Roi de Pologne Electeur de
Saxe, se disposent à faire un voyage à Vienne,
d'où ils se rendront en Italie.
On a reçu avis de Dantzica, que les Com-
munautés Protestantes de la Prusse Polonoise &
du Grand Duché de Lithuanie avoient envoyé des
députations au Roi de Suede, pour le prier de
les protéger à l'exemple de ses Prédécesseurs, &
d'employer ses bous offices, lorsque les occa-
sions s'en présenteront, pour les faire rétablir
dans la jouissance des privileges qui leur ont été
accordés par le Traité d'Oliva.
On apptend de Leipsick, que le Prince Jean
Auguste de Saxe-Gotha, Chevalier de l'Ordre
de l'Aigle-noir, Géneral de Cavalerie au service
de l'Impératrice, Reine de Bohême & de Hon-
grie, & Colonel d'un Régiment de Dragons des
troupes de cette Princesse, a épousé à Roda la
Princesse, veuve du Duc Christian-Guillaume de
Saxe-Gotha.
Selon les Lettres de Vienne, le Comte Frede-
deric Melchior de Schonborn Buexeim, Graod-
Trésorier de l'Eglise Métropolitaine de Mayence
&Prevôt du Chapitre de Saint-Alban, & le
Comta
MARS.
1752.
193
Comte Adam-Frederic-Joseph de Seinskeim.
Grand-Trésorier de l'Eglise Cathédrale de Bam-
berg, ont obtenu des places de Conseillers Inti-
mes de l'Empereur.
Selon les lettres de Dresde, les Princes Xavier
& Charles, fils du Roi de Pologne Electeur de
Saxe, se disposent à faire un voyage à Vienne,
d'où ils se rendront en Italie.
On a reçu avis de Dantzica, que les Com-
munautés Protestantes de la Prusse Polonoise &
du Grand Duché de Lithuanie avoient envoyé des
députations au Roi de Suede, pour le prier de
les protéger à l'exemple de ses Prédécesseurs, &
d'employer ses bous offices, lorsque les occa-
sions s'en présenteront, pour les faire rétablir
dans la jouissance des privileges qui leur ont été
accordés par le Traité d'Oliva.
On apptend de Leipsick, que le Prince Jean
Auguste de Saxe-Gotha, Chevalier de l'Ordre
de l'Aigle-noir, Géneral de Cavalerie au service
de l'Impératrice, Reine de Bohême & de Hon-
grie, & Colonel d'un Régiment de Dragons des
troupes de cette Princesse, a épousé à Roda la
Princesse, veuve du Duc Christian-Guillaume de
Saxe-Gotha.
Selon les Lettres de Vienne, le Comte Frede-
deric Melchior de Schonborn Buexeim, Graod-
Trésorier de l'Eglise Métropolitaine de Mayence
&Prevôt du Chapitre de Saint-Alban, & le
Comta
MARS.
1752.
193
Comte Adam-Frederic-Joseph de Seinskeim.
Grand-Trésorier de l'Eglise Cathédrale de Bam-
berg, ont obtenu des places de Conseillers Inti-
mes de l'Empereur.
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Résumé : DE BERLIN, le 18 Janvier.
Le 18 janvier, des informations provenant de Dresde signalent que les princes Xavier et Charles, fils du roi de Pologne et électeur de Saxe, se préparent à voyager à Vienne avant de se rendre en Italie. À Dantzig, les communautés protestantes de la Prusse polonaise et du grand-duché de Lituanie ont envoyé des députations au roi de Suède pour obtenir sa protection et son intervention afin de rétablir leurs privilèges accordés par le traité d'Oliva. De Leipzig, il est rapporté que le prince Jean-Auguste de Saxe-Gotha, chevalier de l'Ordre de l'Aigle noir, général de cavalerie au service de l'impératrice et colonel d'un régiment de dragons, a épousé à Roda la princesse veuve du duc Christian-Guillaume de Saxe-Gotha. Des lettres de Vienne indiquent que le comte Frédéric-Melchior de Schönborn-Büxeim, grand-trésorier de l'Église métropolitaine de Mayence et prévôt du chapitre de Saint-Alban, ainsi que le comte Adam-Frédéric-Joseph de Seinsheim, grand-trésorier de l'Église cathédrale de Bamberg, ont été nommés conseillers intimes de l'empereur.
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10
p. 193-194
DE RATISBONNE, le 30 Janvier.
Début :
Ces jours derniers, le Prince de la Tour Taxis, premier Commissaire de l'Empereur à la [...]
Mots clefs :
Empire, Corps, Empereur, États protestants, Augsbourg, Affaire, Constitutions, Résolution, Diète
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texteReconnaissance textuelle : DE RATISBONNE, le 30 Janvier.
DE RATISBONNE, le 30 Janvier.
Ces jours derniers, le Prince de la Tour Taxis,
premier Commissaire de l'Empereur à la
Diette del'Empire, remit à cette Assemblée un dé-
cret de commission Impériale, portant, » Que
„l'annéé derniere les Etats Protestans de la Con-
o fession d'Ausbourg ont écrit à l'Empereur une
lettre, dans laquelle, sous prétexte de justi-
»»fier les voies d'exécution employées à l'occa-
sion de l'affaire de Hohenloë, ils ont avancé
plusieurs propositions nouvelles, contraires aux
» Constitutions de l'Empire, à la Paix de Reli-
gion, au Traité de Westphalie, ainsi qu'aux
vOtdonnances pour accelerer les exécutions, &
„ tendantes à troubler le repos du Corps Germa-
nique; que non seulement ils ont paru vouloit
soutenit la validité de leurs allégations, mais
qu'ils se sont arrogé le pouvoir de se faire droit
„ eux-mêmes, sans avoir égard ni aux loix de l'Em-
„ pire, ni aux prérogatives attachées à la dignité de
2 S. M. Impériale, ni à la ferme résolution qu'elle
2 a toujours montrée de rendre justice à chacun
„ sans partialité & sans acception des personnes ni
des Religions; que comme il ne seroit pas
n juste que les Etats de la Confession d'Ausbourg
ufissent un Corps séßaré, contre la teneur des
„ Constitutions de l'Empire, & empiétassent sur
„ l'autorité de celui qui en est le Chef, l'Em-
pereur desaprouve hautement une telle condui-
te; qu'il annulle la résolution prise le 30 du
194 MERCUREDEFRANCE.
v mois d'Octobre dernier par le Corps Evangélt.
„que; que Sa Majeste Impériale déclare com-
„me non avenue tout ce qui a été entrepris en
„conséquence, & qu'elle recommande à la
»Diette, de donner la plus grande attention à
„ cette affaire, afin de prévenir les inconvéniens
»qui pourroient en résulter.
Ces jours derniers, le Prince de la Tour Taxis,
premier Commissaire de l'Empereur à la
Diette del'Empire, remit à cette Assemblée un dé-
cret de commission Impériale, portant, » Que
„l'annéé derniere les Etats Protestans de la Con-
o fession d'Ausbourg ont écrit à l'Empereur une
lettre, dans laquelle, sous prétexte de justi-
»»fier les voies d'exécution employées à l'occa-
sion de l'affaire de Hohenloë, ils ont avancé
plusieurs propositions nouvelles, contraires aux
» Constitutions de l'Empire, à la Paix de Reli-
gion, au Traité de Westphalie, ainsi qu'aux
vOtdonnances pour accelerer les exécutions, &
„ tendantes à troubler le repos du Corps Germa-
nique; que non seulement ils ont paru vouloit
soutenit la validité de leurs allégations, mais
qu'ils se sont arrogé le pouvoir de se faire droit
„ eux-mêmes, sans avoir égard ni aux loix de l'Em-
„ pire, ni aux prérogatives attachées à la dignité de
2 S. M. Impériale, ni à la ferme résolution qu'elle
2 a toujours montrée de rendre justice à chacun
„ sans partialité & sans acception des personnes ni
des Religions; que comme il ne seroit pas
n juste que les Etats de la Confession d'Ausbourg
ufissent un Corps séßaré, contre la teneur des
„ Constitutions de l'Empire, & empiétassent sur
„ l'autorité de celui qui en est le Chef, l'Em-
pereur desaprouve hautement une telle condui-
te; qu'il annulle la résolution prise le 30 du
194 MERCUREDEFRANCE.
v mois d'Octobre dernier par le Corps Evangélt.
„que; que Sa Majeste Impériale déclare com-
„me non avenue tout ce qui a été entrepris en
„conséquence, & qu'elle recommande à la
»Diette, de donner la plus grande attention à
„ cette affaire, afin de prévenir les inconvéniens
»qui pourroient en résulter.
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Résumé : DE RATISBONNE, le 30 Janvier.
Le 30 janvier à Ratisbonne, le Prince de la Tour Taxis, représentant l'Empereur à la Diète de l'Empire, a présenté un décret impérial condamnant une lettre des États protestants de la Confession d'Augsbourg envoyée l'année précédente. Cette lettre justifiait leurs actions lors de l'affaire de Hohenloë et proposait des mesures contraires aux Constitutions de l'Empire, à la Paix de Religion, au Traité de Westphalie et aux ordonnances pour accélérer les exécutions. Les États protestants avaient également affirmé leur droit de se faire justice eux-mêmes, ignorant les lois de l'Empire et les prérogatives impériales. L'Empereur désapprouve cette conduite, estimant qu'elle crée un corps séparé et empiète sur son autorité. Il annule la résolution prise par le Corps Évangélique le 30 octobre précédent et déclare nulles toutes les actions entreprises en conséquence. L'Empereur recommande à la Diète de prêter une grande attention à cette affaire pour éviter les inconvénients potentiels.
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11
p. *192-192
DE VIENNE, le 13 Février.
Début :
Il a été proposé au Conseil, d'accorder des établissemens en Transilvanie aux Païsans de la [...]
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texteReconnaissance textuelle : DE VIENNE, le 13 Février.
DE VIENNE, le 13 Février.
Il a été proposé au Conseil, d'accorder des établissemens
en Transilvanie aux Païsans de la
Haute-Autriche, qui ont demandé de pouvoit
professer, librement la Religion Piotestante. Les
Commissaires, chargés d'instruire le procès du
Baron de Trencx, l'ayant trouvé coupable de di-
verses prévarications, il a été conduit an Château
de Spielberg.
Il a été proposé au Conseil, d'accorder des établissemens
en Transilvanie aux Païsans de la
Haute-Autriche, qui ont demandé de pouvoit
professer, librement la Religion Piotestante. Les
Commissaires, chargés d'instruire le procès du
Baron de Trencx, l'ayant trouvé coupable de di-
verses prévarications, il a été conduit an Château
de Spielberg.
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12
p. *192-192
DE DRESDE, le 16 Février.
Début :
Tout est réglé entre cette Cour & la Régence de Hanover, par rapport aux Hypotéques assignées [...]
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texteReconnaissance textuelle : DE DRESDE, le 16 Février.
DE DRESDE, le 16 Février.
Tout est réglé entre cette Cour & la Régence
de Hanover, par rapport aux Hypotéques assignées
par le Roi pour la somme que sa Majesté a
empruntée de cette Régence.
Tout est réglé entre cette Cour & la Régence
de Hanover, par rapport aux Hypotéques assignées
par le Roi pour la somme que sa Majesté a
empruntée de cette Régence.
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13
p. *192-192
DE LEIPSICK le 16 Février.
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texteReconnaissance textuelle : DE LEIPSICK le 16 Février.
DE LEIPSICK le 16 Février.
On mande du Village de Volxmandorf, qui
appartient au Baron de Kenits, qu'une Veuve
âgee de soixante seize ans prétend êtie enceinte
& que le Maître d'Ecoled'un Village voisin s'est
déclaré le pere de l'enfant.
On mande du Village de Volxmandorf, qui
appartient au Baron de Kenits, qu'une Veuve
âgee de soixante seize ans prétend êtie enceinte
& que le Maître d'Ecoled'un Village voisin s'est
déclaré le pere de l'enfant.
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14
p. 194-195
DE VIENNE, le 18 Mars.
Début :
Depuis les informations faites par le Baron de Doppelhoffen, on a reconnu que le zèle pour la [...]
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texteReconnaissance textuelle : DE VIENNE, le 18 Mars.
DE VIENNE, le 18 Mars.
Depuis les informations faites par le Baron de
Doppelhoffen, on a reconnu que le zèle pour la
Religion n'étoit pas la véritable cause de l'émeute,
excitée par les Paisans employés aux Salines dans
la Haute-Autriche. L'Impératrice Reine s'est dé-
terminée conséquemment, à faire arêter les prin-
cipaux auteurs de la sédition. On instruit leur pro-
ces, & vraisemblablement ils seront envoyés en
Hongrie, pour travailler aux Mines.
oog
MAI. 1752.
195
On a repris les conférences pour régler les limi-
tes entre les Etats de l'Impératrice Reine & ceux
de la République de Venise, & l'on espere que
cette affaire sera bientôt terminée à la satisfaction
des deux Puissances.
Depuis les informations faites par le Baron de
Doppelhoffen, on a reconnu que le zèle pour la
Religion n'étoit pas la véritable cause de l'émeute,
excitée par les Paisans employés aux Salines dans
la Haute-Autriche. L'Impératrice Reine s'est dé-
terminée conséquemment, à faire arêter les prin-
cipaux auteurs de la sédition. On instruit leur pro-
ces, & vraisemblablement ils seront envoyés en
Hongrie, pour travailler aux Mines.
oog
MAI. 1752.
195
On a repris les conférences pour régler les limi-
tes entre les Etats de l'Impératrice Reine & ceux
de la République de Venise, & l'on espere que
cette affaire sera bientôt terminée à la satisfaction
des deux Puissances.
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Résumé : DE VIENNE, le 18 Mars.
Le 18 mars, une émeute en Haute-Autriche fut attribuée à des paysans des salines, non à un zèle religieux. L'Impératrice Reine arrêta les principaux instigateurs, dont le procès est en cours. Ils pourraient être envoyés dans les mines de Hongrie. En mai 1752, des conférences réglèrent les limites entre les États de l'Impératrice Reine et la République de Venise, espérant une résolution rapide.
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15
p. *195-195
DE DRESDE, le 12 Mars.
Début :
Le Prince Lubomirsky s'est démis de la charge de Grand Maitre de l'Artillerie de Pologne en faveur [...]
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texteReconnaissance textuelle : DE DRESDE, le 12 Mars.
DE DRESDE, le 12 Mars.
Le Prince Lubomirsky s'est démis de la charge
de Grand Maitre de l'Artillerie de Pologne en faveur
du Comte de Bruhl, Premier Ministre de Sa
Majesté, lequel a acheté de la Comtesse Potocxa,
veuve du Grand Général de l'Armée de la Cou-
ronne, la Starostie de Bolimow.
Le Prince Lubomirsky s'est démis de la charge
de Grand Maitre de l'Artillerie de Pologne en faveur
du Comte de Bruhl, Premier Ministre de Sa
Majesté, lequel a acheté de la Comtesse Potocxa,
veuve du Grand Général de l'Armée de la Cou-
ronne, la Starostie de Bolimow.
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16
p. *195-195
DE BERLIN, le 18 Mars.
Début :
L'Académie Royale des Sciences & Belles-Lettres a élû en qualité d'Associés Etrangers le sieur [...]
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texteReconnaissance textuelle : DE BERLIN, le 18 Mars.
DE BERLIN, le 18 Mars.
L'Académie Royale des Sciences & Belles-Lettres
a élû en qualité d'Associés Etrangers le sieur
Louis Godin, de l'Académie Royale des Sciences
de Paris; le sieur Jean Jallabert, Professeur de
Physique & de Mathémati ues à Genève, & le
sieur Gaspard Wetstein, Chapelain & Bibliothé-
caire de la Princesse de Galles.
Le corps du Comte de Tyrconell doit être trans-
porté en France, pour êtie inhumé à Saint-Ger-
main-en-Laye.
L'Académie Royale des Sciences & Belles-Lettres
a élû en qualité d'Associés Etrangers le sieur
Louis Godin, de l'Académie Royale des Sciences
de Paris; le sieur Jean Jallabert, Professeur de
Physique & de Mathémati ues à Genève, & le
sieur Gaspard Wetstein, Chapelain & Bibliothé-
caire de la Princesse de Galles.
Le corps du Comte de Tyrconell doit être trans-
porté en France, pour êtie inhumé à Saint-Ger-
main-en-Laye.
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17
p. 198-201
De VIENNE, le 15 Août.
Début :
Les perquisitions que M. le Chancelier, Prince de Kaunitz Riethberg, a fait faire pour retrouver la [...]
Mots clefs :
Vienne, Cour de Berlin, Déclaration, Bavière, Mémoire, Autriche, Peste, Joseph Nikolaus De Vins
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texteReconnaissance textuelle : De VIENNE, le 15 Août.
De VIENNE , le 15 Août.
LES perquifitions que M. le Chancelier , Prince
de Kaunitz Riethberg , a fait faire pour retrouver la
malle du Courier ordinaire de Conftantinople , du
17 Juillet , n'ont produit encore aucun effet ; on croit
que les brigands qui ont commis ce crime font partie
des troupes Afiatiques , qui font en marche pour
Choczim , & qui le font rendus auffi coupables du
meurtre de leur propre Bacha. On dit qu'il fe trouve
parmi ces fcélérats , un grand nombre de Moldaves ,
qui ont commis pareillement beaucoup de dégats ,
depuis Bender , jufques fur les frontières de la Tranfilvanie.
On redouble d'activité & de précautions fur toutes
nos frontières , pour faire fubir la plus rigoureuſe
quarantaine à tout ce qui vient de la Turquie. Les
lettres de Triefte nous ont donné des allarmes , qui
rendent ces précautions indifpenfables ; s'il faut les
en croire , la pefte fait toujours de grands ravages
dans Conftantinople ; elle s'eft auffi manifeftée dans
quelques diftricts de la Natolie & de la Romélie , &
prefque tous les bâtimens Vénitiens & Ragufiens qui
fe trouvent dans le Levant , en font infectés .
Les prières extraordinaires pour le ſuccès de nos
armes devant être continuées , une fois par mois ,
pendant la guerre , elles ont eu lieu , le 9 de ce mois ,
dans la Cathédrale de Saint-Etienne ; elles fe feront
fucceffivement le 6 Septembre , le 4 Octobre , le 8
Novembre & le 6 Décembre.
L'entrée du Prince Henri en Bohême a fait ici
beaucoup de fenfation ; on a voulu faire un crime au
Général Major de Vins de l'échec qu'il a effuyé près
de Gabel , où il avoit été envoyé avec un détachement
pour s'oppoſer , autant qu'il étoit poffible , aux
( 199 )
progrès ultérieurs des Pruffiens & des Saxons. Cet
Officier dont le zèle & les talens militaires font connus
, s'eft pleinement juſtifié. On dit aujourd'hui
que la perte qu'il a effuyée doit être attribuée d'un
côté à un Major qui avoit été détaché en avant , &
qui avoit été fait prifonnier de guerre ; & de l'autre
à la trahifon des payfans. L'Empereur voulant examiner
cette affaire à fond , a voulu ravoir ce Major, &
a offert en échange un Colonel des Gardes Saxonnes ;
mais les Pruffiens ont refufé d'y confentir. On eſt
inftruit qu'un bataillon de Gaifrugg , un de Caprara ,
un de Kinski & un de Croates , ainfi que deux divifions
de Chevaux- Légers , qui occupoient un bois fur
la route que tenoit la première colonne ennemie , ont
beaucoup fouffert après s'être long-tems & bien défendus.
On avoit d'abord évalué notre perte à plus
de 2000 hommes ; mais il a paru qu'elle ne montoit
qu'à 1000 ou 1200 , parmi lesquels fe trouvent plufieurs
Officiers de l'Etat - Major ; en attendant le mémoire
que la Cour annonce depuis quelque tenis
elle a fait publier l'article fuivant dans la Gazette
d'aujourd'hui.
Il a été fait mention dans ces feuilles , tant du
manifefte que la Cour de Berlin a fait publier au
commencement de Juillet dernier , lors de la nouvelle
invafion en Bohéme , fous le titre d'Expofé des
Motifs , qui ont engagé S. M. Pruffienne à s'opposer
au démembrement de la Bavière , que de la Déclaration
du même Monarque aux hauts Co-Etats du
Saint-Empire , datée du 3 Juillet. Tous ceux qui
ont lu , avec quelqu'attention , certains Ouvrages
d'Auteurs particuliers , qui font fucceffivement fortis
des preffes de cette ville , fur-tout celui qui a pour
titre Réflexions impartiales fur plufieurs Queftions
, concernant la fucceffion des États du défunt
Electeur Maximilien- Jofeph ; & un autre intitulé
: Réponse aux Confidérations concernant la
fucceffion de Bavière , qui ont paru à Berlin , ver-
:
I 4
( 200 )
ront aifément que les principes établis dans l'Exposé
des Motifs & dans la Déclaration aux Co-Etats
font apocryphes ; que les conféquences que l'on a
voulu en tirer font fauffes ; & que les principaux argumens
ont déja été réfutés par les Ouvrages mentionnés
, puifque l'effentiel de l'Expofé & de la
Déclaration ne confifte qu'en pures répétitions de ce
qu'on lit dans les Confidérations . Cependant il va paroître
de la part de la Cour Impériale & Royale une
réfutation détaillée du Manifefte de Berlin & de la
Déclaration qui y est analogue.
» La Cour de Berlin' a encore donné au public un
Mémoire , daté du 14 Juillet dernier , pour fervir
de fuite , tant à l'Expofé , qu'à la Déclaration .
C'est à ce Mémoire que l'on à trouvé à propos de
joindre , comme une foi-difante Pièce Juftificative ,
un Acte du Duc Albert d'Autriche , par lequel il re--
nonce à toute prétention fur la Baffe- Bavière , fait
à Ratisbonne le jour de Saint- André 1429. On prétend
en avoir reçu à Berlin une copie authentique ,
qui doit avoir été vidimée dès l'an 1569 , par un Confeiller
Bavarois & Notaire - public , & l'on ajoute :
que l'original de cette Chartre décifive fe trouvera
fans doute dans les archives de Bavière , s'il n'a
pas été perdu dans les tems malheureux de la Bavière
«. Cette prétendue renonciation doit achever
d'anéantir toutes les prétentions de l'augufte maifon
d'Autriche. Mais , quoiqu'on puiffe fans héfiter s'en
remettre fimplement au jugement de tout homme
expert , verfé dans l'art Diplomatique , & s'affurer
qu'il la reconnoîtra au premier coup d'oeil pour un acte
contrefait , la fauffeté en fera démontrée au premier
jour par les preuves les plus convaincantes. Le public
aura lui-même obſervé , que la Cour de Berlin renverfe
elle-même , par cette prétendue Chartre , les
principes qu'elle avoit établis auparavant , pour met
tre en conteftation les droits de la maifon d'Autriche
fur la Balfe Bavière ; favoir , que l'inveftiture accor(
201 )
dée au Duc Albert avoit été nulle ou du moins
caffée dans la fuite par une Sentence de l'Empereur
Sigifmond; & que d'ailleurs les Agnats du Duc
Albert n'avoient eu aucune part à cette prétention.
Il eft auffi remarquable que la Cour de Berlin n'a
produit cette pièce qu'après avoir pris les armes ,
quoiqu'on cût déja dit publiquement , depuis plus de
trois mois , qu'elle ne pouvoit être que fuppofée «.
LES perquifitions que M. le Chancelier , Prince
de Kaunitz Riethberg , a fait faire pour retrouver la
malle du Courier ordinaire de Conftantinople , du
17 Juillet , n'ont produit encore aucun effet ; on croit
que les brigands qui ont commis ce crime font partie
des troupes Afiatiques , qui font en marche pour
Choczim , & qui le font rendus auffi coupables du
meurtre de leur propre Bacha. On dit qu'il fe trouve
parmi ces fcélérats , un grand nombre de Moldaves ,
qui ont commis pareillement beaucoup de dégats ,
depuis Bender , jufques fur les frontières de la Tranfilvanie.
On redouble d'activité & de précautions fur toutes
nos frontières , pour faire fubir la plus rigoureuſe
quarantaine à tout ce qui vient de la Turquie. Les
lettres de Triefte nous ont donné des allarmes , qui
rendent ces précautions indifpenfables ; s'il faut les
en croire , la pefte fait toujours de grands ravages
dans Conftantinople ; elle s'eft auffi manifeftée dans
quelques diftricts de la Natolie & de la Romélie , &
prefque tous les bâtimens Vénitiens & Ragufiens qui
fe trouvent dans le Levant , en font infectés .
Les prières extraordinaires pour le ſuccès de nos
armes devant être continuées , une fois par mois ,
pendant la guerre , elles ont eu lieu , le 9 de ce mois ,
dans la Cathédrale de Saint-Etienne ; elles fe feront
fucceffivement le 6 Septembre , le 4 Octobre , le 8
Novembre & le 6 Décembre.
L'entrée du Prince Henri en Bohême a fait ici
beaucoup de fenfation ; on a voulu faire un crime au
Général Major de Vins de l'échec qu'il a effuyé près
de Gabel , où il avoit été envoyé avec un détachement
pour s'oppoſer , autant qu'il étoit poffible , aux
( 199 )
progrès ultérieurs des Pruffiens & des Saxons. Cet
Officier dont le zèle & les talens militaires font connus
, s'eft pleinement juſtifié. On dit aujourd'hui
que la perte qu'il a effuyée doit être attribuée d'un
côté à un Major qui avoit été détaché en avant , &
qui avoit été fait prifonnier de guerre ; & de l'autre
à la trahifon des payfans. L'Empereur voulant examiner
cette affaire à fond , a voulu ravoir ce Major, &
a offert en échange un Colonel des Gardes Saxonnes ;
mais les Pruffiens ont refufé d'y confentir. On eſt
inftruit qu'un bataillon de Gaifrugg , un de Caprara ,
un de Kinski & un de Croates , ainfi que deux divifions
de Chevaux- Légers , qui occupoient un bois fur
la route que tenoit la première colonne ennemie , ont
beaucoup fouffert après s'être long-tems & bien défendus.
On avoit d'abord évalué notre perte à plus
de 2000 hommes ; mais il a paru qu'elle ne montoit
qu'à 1000 ou 1200 , parmi lesquels fe trouvent plufieurs
Officiers de l'Etat - Major ; en attendant le mémoire
que la Cour annonce depuis quelque tenis
elle a fait publier l'article fuivant dans la Gazette
d'aujourd'hui.
Il a été fait mention dans ces feuilles , tant du
manifefte que la Cour de Berlin a fait publier au
commencement de Juillet dernier , lors de la nouvelle
invafion en Bohéme , fous le titre d'Expofé des
Motifs , qui ont engagé S. M. Pruffienne à s'opposer
au démembrement de la Bavière , que de la Déclaration
du même Monarque aux hauts Co-Etats du
Saint-Empire , datée du 3 Juillet. Tous ceux qui
ont lu , avec quelqu'attention , certains Ouvrages
d'Auteurs particuliers , qui font fucceffivement fortis
des preffes de cette ville , fur-tout celui qui a pour
titre Réflexions impartiales fur plufieurs Queftions
, concernant la fucceffion des États du défunt
Electeur Maximilien- Jofeph ; & un autre intitulé
: Réponse aux Confidérations concernant la
fucceffion de Bavière , qui ont paru à Berlin , ver-
:
I 4
( 200 )
ront aifément que les principes établis dans l'Exposé
des Motifs & dans la Déclaration aux Co-Etats
font apocryphes ; que les conféquences que l'on a
voulu en tirer font fauffes ; & que les principaux argumens
ont déja été réfutés par les Ouvrages mentionnés
, puifque l'effentiel de l'Expofé & de la
Déclaration ne confifte qu'en pures répétitions de ce
qu'on lit dans les Confidérations . Cependant il va paroître
de la part de la Cour Impériale & Royale une
réfutation détaillée du Manifefte de Berlin & de la
Déclaration qui y est analogue.
» La Cour de Berlin' a encore donné au public un
Mémoire , daté du 14 Juillet dernier , pour fervir
de fuite , tant à l'Expofé , qu'à la Déclaration .
C'est à ce Mémoire que l'on à trouvé à propos de
joindre , comme une foi-difante Pièce Juftificative ,
un Acte du Duc Albert d'Autriche , par lequel il re--
nonce à toute prétention fur la Baffe- Bavière , fait
à Ratisbonne le jour de Saint- André 1429. On prétend
en avoir reçu à Berlin une copie authentique ,
qui doit avoir été vidimée dès l'an 1569 , par un Confeiller
Bavarois & Notaire - public , & l'on ajoute :
que l'original de cette Chartre décifive fe trouvera
fans doute dans les archives de Bavière , s'il n'a
pas été perdu dans les tems malheureux de la Bavière
«. Cette prétendue renonciation doit achever
d'anéantir toutes les prétentions de l'augufte maifon
d'Autriche. Mais , quoiqu'on puiffe fans héfiter s'en
remettre fimplement au jugement de tout homme
expert , verfé dans l'art Diplomatique , & s'affurer
qu'il la reconnoîtra au premier coup d'oeil pour un acte
contrefait , la fauffeté en fera démontrée au premier
jour par les preuves les plus convaincantes. Le public
aura lui-même obſervé , que la Cour de Berlin renverfe
elle-même , par cette prétendue Chartre , les
principes qu'elle avoit établis auparavant , pour met
tre en conteftation les droits de la maifon d'Autriche
fur la Balfe Bavière ; favoir , que l'inveftiture accor(
201 )
dée au Duc Albert avoit été nulle ou du moins
caffée dans la fuite par une Sentence de l'Empereur
Sigifmond; & que d'ailleurs les Agnats du Duc
Albert n'avoient eu aucune part à cette prétention.
Il eft auffi remarquable que la Cour de Berlin n'a
produit cette pièce qu'après avoir pris les armes ,
quoiqu'on cût déja dit publiquement , depuis plus de
trois mois , qu'elle ne pouvoit être que fuppofée «.
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Résumé : De VIENNE, le 15 Août.
Le 15 août à Vienne, les efforts pour localiser la malle du courrier de Constantinople du 17 juillet ont échoué. Des troupes asiatiques en route vers Choczim et des Moldaves sont suspectées d'être impliquées. En raison de la peste à Constantinople et dans certaines régions de l'Anatolie et de la Romélie, des mesures de quarantaine strictes sont renforcées aux frontières, affectant également des navires vénitiens et ragusiens. Des prières extraordinaires pour le succès des armées sont organisées mensuellement, la dernière ayant eu lieu le 9 août à la cathédrale Saint-Étienne. L'arrivée du Prince Henri en Bohême a suscité diverses émotions. Le Général Major de Vins, après une défaite près de Gabel contre les Prussiens et Saxons, s'est justifié en accusant un major capturé et la trahison des paysans. Les pertes militaires sont réévaluées à environ 1000 ou 1200 hommes, incluant plusieurs officiers d'état-major. L'empereur a tenté sans succès d'échanger un colonel saxon contre le major prisonnier. La Cour impériale prépare une réfutation du manifeste et de la déclaration de Berlin concernant la succession en Bavière. Berlin a publié un mémoire incluant un acte du Duc Albert d'Autriche, renonçant à ses prétentions sur la Basse-Bavière, daté de 1429. Cet acte est jugé contrefait et contradictoire avec les principes établis par Berlin. Le texte mentionne que certains acteurs n'ont pas été associés à cette prétention et que Berlin a présenté cette pièce après avoir pris les armes, bien qu'il ait été affirmé publiquement depuis plus de trois mois que cette pièce ne pouvait être que supposée.
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18
p. 201-206
De HAMBOURG, le 20 Août.
Début :
Les nouvelles des armées Autrichienne & Prussienne ne présentent jusqu'à présent que des affaires [...]
Mots clefs :
Hambourg, Hussards, Armée, Dragons, Camp, Général, Roi de Prusse, Régiment, Hommes, Autrichiens
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texteReconnaissance textuelle : De HAMBOURG, le 20 Août.
De HAMBO U R G le 20 Août. ,
LES nouvelles des armées Autrichienne & Pruf.
fienne ne préfentent jufqu'à préfent que des affaires
de pofte : la plus confidérable , après celle de Gabel ,
eft celle de Mladenke dans la Siléfie fupérieure ;
le régiment des dragons Impériaux de Wurtemberg ,
fort de 800 hommes , & une divifion de celui de
Modène auffi dragons , étoient venus fe camper à
un mille & un quart du camp Pruffien , près de Creutzendorf;
le 11 Août , à une heure de nuit , les Lieutenans
Généraux de Werner & de Stutterheim fe mirent
en marche pour les furprendre , avec une partie
des huffards de Werner & des dragons de Finkenftein
& d'Apenbourg , trois bataillons de grenadiers
& quatre canons ; après plufieurs détours , ils arriverent
vers les heures : les Autrichiens avoient tenu
toute la nuit leurs chevaux fellés , & à l'arrivée des
Pruffiens , ils étoient occupés à les défeller pour les
mener à l'eau ; ceux- ci avoient devant eux un défilé
fort profond & fort large , par lequel le canon ne
pouvoit être conduit , ce qui empêcha l'infanterie
& l'artillerie d'agir ; les huffards & les dragons s'avancèrent
feuls , & donnèrent avec tant de courage ,
qu'ils tuèrent 75 hommes , firent 391 prifonniers ,
dont 6 officiers , 24 bas- officiers & 2 trompettes ;
ils prirent 488 chevaux , tous les équipages , la caiſſe
des régimens & tout le camp. Le Général Autrichien
, Baron de Knebel , fe fauva en chemife , & au-
Is
( 202 )
toit été fait prifonnier fi fon valet- de- chambre n'avoit
trompé les Pruffiens , en s'annonçant lui -même pour
le Général. Les Pruffiens ont eu 12 huffards & 6 dra
gons tués, 30 huffards & 6 dragons bleflés. » Pendant
que l'action dura , ajoute la relation Pruſſienne , le
Major Born , du régiment de Werner , à la tête de
200 chevaux , harcela les huffards de Barco qui
étoient campés à trois quarts de mille de- là , afin de
les empêcher de ſe réunir au régiment de Wurtem
berg ; ils firent un feu terrible qui ne tua cependant
aucun homme; nous fimes encore s prifonniers outre
le refte des deux régimens de Wurtemberg & de Modène
; les Autrichiens ont encore en Moravie 2 régimens
de huffards , 3 d'infanterie au- delà du Mora ,
& 6000 Croates près de Hartau. Le gué du Mora eft
défendu par un bataillon couvert de deux redoutes ,
& Randenberg eft fortifié & garni de leurs troupes.
Le 16 , nous avons été reconnoître leur camp près de
Heydeplitfch , & malgré le grand feu qu'ils ont fait ,
nous n'avons eu qu'un homme tué & 4 bleffés « .
Les lettres de l'armée Autrichienne rendent compte
de cette furpriſe avec quelques légères différences ;
mais il paroît qu'on convient des circonftances effentielles
, puifque l'Empereur a ordonné qu'on examinera
à quel point les troupes , qui ont été obligées de
plier à ce pofte , fe font rendues coupables par leur
négligence.
Les grandes armées après s'être obfervées réciproquement
, fans en venir à une action que le Roi de
Pruffe paroiffoit défires , & que tous les mouvemens
qu'il a faits fembloient avoir le but d'amener , viennent
de quitter leur pofition. S. M. Pruffienne ayant
vainement tenté de faire fortir l'arméeAutrichienne de
fès retranchemens , a pris le parti d'abandonner fon
camp près de Nachod ; lorfque les chemins qu'il
avoit fait ouvrir du côté de Trautenau ont été prêts ,
il a fait défiler les chariots de l'armée par le défilé de
Kowakolwitz vers Burkersdorff ; ils prirent cette
( 203 )
route le 14 ; le 15 , il préfenta fon armée en ordre
de bataille : les Autrichiens firent les mêmes difpofitions
; mais pendant que leurs yeux étoient fixés ſur
le premier rang de l'avant-garde Pruffienne , toute
l'armée fe mettoit en marche fur 4 colonnes ; la première
, commandée par le Prince héréditaire de Brunfwick
, par Kladern , Koken & Nimmersatt , alloit
camper à Burkersdorff ; la 2º . commandée par le Roi
en perfonne , s'y rendit pareillement par Welfdorf ,
Horfitzka & Prausnitz ; la 3e. & la 4e. fous les ordres
du Lieutenant Général de Ranim & du Général
Tauenzien , fe réunirent au défilé de Kowalkowitz &
marchèrent à Burkerfdorffpar Praufnitz; l'avant-garde
les fuivit bientôt après , fans que l'ennemi fît aucun
mouvement pour la fuivre. Malgré la proximité de
l'ennemi , les défilés qu'une auffi grande armée avoit
à franchir , & où les troupes légères auroient pu
harceler au moins l'arrière-garde , cette marche s'eft
faite avec beaucoup de tranquillité , & il n'y a pas,
eu un coup de tiré. L'aîle droite de l'armée Pruffienne
a formé 2 lignes fur la hauteur de Burkersdorff, &
on croit que la gauche prendra une pofition favorable
pour former un camp près de Staudenz .
On raconte une anecdote intéreffante qui a précédé
ce mouvement hardi. » Pendant que le Roi de Pruffe
préparoit en filence le départ de fon armée , il voulut
un jour aller à la découverte : il s'étoit fait précéder
par un détachement de huffards peu nombreux ;
ceux- ci entrèrent dans un chemin creux & le traver.
sèrent tout entier fans appercevoir aucun ennemi ;
cependant le Roi s'y trouva à peine engagé , qu'il
parut tout - à - coup plufieurs croates qui ne furent
apperçus qu'au moment où S. M. fe trouva précisément
au- deffous d'eux . S. M. fans s'émouvoir , tourna fon
cheval , & revint fur fes pas avec fa fuite ; les croates
immobiles , appuyés fur leurs armes , & frappés d'un
étonnement refpectueux, regardèrent ce Prince s'éloigner
fans lui tirer un coup de fufil, Tant il eſt vrai
I 6
( 204 )
que la préfence d'efprit & le caractère impofant imprimé
fur la perfonne des Souverains , ont un pouvoir
irréfiftible fur le refte des hommes «<.
ou
L'armée du Prince Henri a quitté fon camp de
Schwoika pour en occuper un près de Nimes ,
il entra le 9 ; le Général- Major de Platen fe tranfporta
de celui qu'il occupoit à Gamig à celui de
Linay , où il s'établit le 11 ; & le 12 , le Général-
Major Podjurfky fe porta derrière les défilés de Catharinenberg
pour couvrir le flanc gauche de l'armée ,
tandis que le corps Saxon fe plaça derrière les défilés
d'Olfchwitz & de Mertzdorf ; c'eft un détachement
du corps du Général de Platen , qui , fous les ordres
du Général-Major de Sobeck s'eft emparé de Leutmeritz
; les Autrichiens y avoient un magafin où if
trouva 1976 quintaux de farine , 2943 boiffeaux
d'orge , 193 d'avoine , 1307 quintaux de foin &
35 cordes de bois. On a auffi trouvé des provifions
dans Nimes & dansWartenberg. Le Général de Platen
s'eft avancé enfuite , avec un corps , de Linay par
Lofowitz jufqu'à Kinetz , au- delà de l'Elbe , & a
entièrement débarraffé ce fleuve , qu'il a rendu navigable.
Le Maréchal de Laudolin a , dit- on , changé fa pofition
en abandonnant Jungbuntzlau & en paffant
F'Elbe ; il s'eft pofté entre Welwarn, & Budin , à
Poppofite de l'aile droite de l'armée combinée de
Pruffe & de Saxe ; il renfort de 12
a reçu un
à 15000
hommes : il agit de concert avec l'armée Impériale
pour empêcher la réunion de l'armée du Prince Henri
à celle du Roi ; & il a fait fucceffivement plufieurs
mouvemens pour engager ce Prince à une action :
mais jufqu'à ce moment , il a évité toutes les occafions
qui lui ont été préfentées : il ne faifira , fans
doute , que celles qui lui offriront une victoire certaine
on fe rappelle que ce Prince a eu la gloire peu
commune de n'avoir reçu encore aucun échec depuis
qu'il commande des armées.
:
( 205 )
Toutes les nouvelles préparent , cependant , à une
action prochaine. Le Roi de Pruffe a renvoyé tous
les bagages embarraflans & tous les équipages fuperflus
de fon armée : cette précaution eft ordinai
rement le figne avant- coureur d'une bataille. L'Empereur
pour feconder le Maréchal de Laudohn eft ,
dit -on , forti de fon camp de Jaromirfz , & c'eſt un
des buts que paroît s'être propofé le Roi de Pruffe ,
qui , pendant que le Maréchal s'oppose à fa jonction
avec fon frère , fe prépare à arrêter l'Empereur ,
s'il a deffein de fe joindre auffi à M. de Laudohn.
Quatre grandes armées prêtes à en venir aux mains
dans la Bohême , fixent l'attention de l'Europe , qui ,
voit , d'un autre côté , la France & l'Angleterre au
moment de s'attaquer avec fureur , & à la veille de
fe mefurer encore fur mer ; la Grande Bretagne qui
y a dominé fi long- tems , ne fe flatte plus de conferver
fon empire fans quelque diverfion qu'elle cherche
à fe procurer , & pour laquelle elle prépare des
armemens confidérables à Hanovre , prêts à feconder
la puiffance qui entrera dans fes vues , pour engager
la France dans une guerre de terre ; elle cherche
auffi des fecours , & les yeux fe tournent vers le nord
où l'on croit qu'elle a des efpérances ; on affure
même déjà qu'une efcadre Ruffe , compofée de 6
vaiffeaux de guerre , a paru devant Helfingor , &
qu'elle a remis immédiatement après à la voile ; on
ne dit point la route qu'elle a prife , & on veut qu'elle
foit deftinée à feconder les Anglois ; mais il femble
que dans ce moment la Ruffie a de trop grandes
affaires fur les bras pour leur prêter des fecours. La
Porte paroît enfin décidée à la guerre ; une des
plus nombreuſes flottes qui foient forties des ports
Ottomans a pris la route de la Crimée ; des armées
confidérables s'avancent vers Choczim , Bender &
les rives du Danube , & nous fommes peut-être à
à la veille de recevoir la nouvelle de trois actions qui
fe feront données fur différens points de l'Europe ,
( 206 )
tant fur terre que fur mer " & dont les effets ne
fauroient être plus intéreffans , parce qu'on efpère
encore qu'ils rameneront promptement la paix.
LES nouvelles des armées Autrichienne & Pruf.
fienne ne préfentent jufqu'à préfent que des affaires
de pofte : la plus confidérable , après celle de Gabel ,
eft celle de Mladenke dans la Siléfie fupérieure ;
le régiment des dragons Impériaux de Wurtemberg ,
fort de 800 hommes , & une divifion de celui de
Modène auffi dragons , étoient venus fe camper à
un mille & un quart du camp Pruffien , près de Creutzendorf;
le 11 Août , à une heure de nuit , les Lieutenans
Généraux de Werner & de Stutterheim fe mirent
en marche pour les furprendre , avec une partie
des huffards de Werner & des dragons de Finkenftein
& d'Apenbourg , trois bataillons de grenadiers
& quatre canons ; après plufieurs détours , ils arriverent
vers les heures : les Autrichiens avoient tenu
toute la nuit leurs chevaux fellés , & à l'arrivée des
Pruffiens , ils étoient occupés à les défeller pour les
mener à l'eau ; ceux- ci avoient devant eux un défilé
fort profond & fort large , par lequel le canon ne
pouvoit être conduit , ce qui empêcha l'infanterie
& l'artillerie d'agir ; les huffards & les dragons s'avancèrent
feuls , & donnèrent avec tant de courage ,
qu'ils tuèrent 75 hommes , firent 391 prifonniers ,
dont 6 officiers , 24 bas- officiers & 2 trompettes ;
ils prirent 488 chevaux , tous les équipages , la caiſſe
des régimens & tout le camp. Le Général Autrichien
, Baron de Knebel , fe fauva en chemife , & au-
Is
( 202 )
toit été fait prifonnier fi fon valet- de- chambre n'avoit
trompé les Pruffiens , en s'annonçant lui -même pour
le Général. Les Pruffiens ont eu 12 huffards & 6 dra
gons tués, 30 huffards & 6 dragons bleflés. » Pendant
que l'action dura , ajoute la relation Pruſſienne , le
Major Born , du régiment de Werner , à la tête de
200 chevaux , harcela les huffards de Barco qui
étoient campés à trois quarts de mille de- là , afin de
les empêcher de ſe réunir au régiment de Wurtem
berg ; ils firent un feu terrible qui ne tua cependant
aucun homme; nous fimes encore s prifonniers outre
le refte des deux régimens de Wurtemberg & de Modène
; les Autrichiens ont encore en Moravie 2 régimens
de huffards , 3 d'infanterie au- delà du Mora ,
& 6000 Croates près de Hartau. Le gué du Mora eft
défendu par un bataillon couvert de deux redoutes ,
& Randenberg eft fortifié & garni de leurs troupes.
Le 16 , nous avons été reconnoître leur camp près de
Heydeplitfch , & malgré le grand feu qu'ils ont fait ,
nous n'avons eu qu'un homme tué & 4 bleffés « .
Les lettres de l'armée Autrichienne rendent compte
de cette furpriſe avec quelques légères différences ;
mais il paroît qu'on convient des circonftances effentielles
, puifque l'Empereur a ordonné qu'on examinera
à quel point les troupes , qui ont été obligées de
plier à ce pofte , fe font rendues coupables par leur
négligence.
Les grandes armées après s'être obfervées réciproquement
, fans en venir à une action que le Roi de
Pruffe paroiffoit défires , & que tous les mouvemens
qu'il a faits fembloient avoir le but d'amener , viennent
de quitter leur pofition. S. M. Pruffienne ayant
vainement tenté de faire fortir l'arméeAutrichienne de
fès retranchemens , a pris le parti d'abandonner fon
camp près de Nachod ; lorfque les chemins qu'il
avoit fait ouvrir du côté de Trautenau ont été prêts ,
il a fait défiler les chariots de l'armée par le défilé de
Kowakolwitz vers Burkersdorff ; ils prirent cette
( 203 )
route le 14 ; le 15 , il préfenta fon armée en ordre
de bataille : les Autrichiens firent les mêmes difpofitions
; mais pendant que leurs yeux étoient fixés ſur
le premier rang de l'avant-garde Pruffienne , toute
l'armée fe mettoit en marche fur 4 colonnes ; la première
, commandée par le Prince héréditaire de Brunfwick
, par Kladern , Koken & Nimmersatt , alloit
camper à Burkersdorff ; la 2º . commandée par le Roi
en perfonne , s'y rendit pareillement par Welfdorf ,
Horfitzka & Prausnitz ; la 3e. & la 4e. fous les ordres
du Lieutenant Général de Ranim & du Général
Tauenzien , fe réunirent au défilé de Kowalkowitz &
marchèrent à Burkerfdorffpar Praufnitz; l'avant-garde
les fuivit bientôt après , fans que l'ennemi fît aucun
mouvement pour la fuivre. Malgré la proximité de
l'ennemi , les défilés qu'une auffi grande armée avoit
à franchir , & où les troupes légères auroient pu
harceler au moins l'arrière-garde , cette marche s'eft
faite avec beaucoup de tranquillité , & il n'y a pas,
eu un coup de tiré. L'aîle droite de l'armée Pruffienne
a formé 2 lignes fur la hauteur de Burkersdorff, &
on croit que la gauche prendra une pofition favorable
pour former un camp près de Staudenz .
On raconte une anecdote intéreffante qui a précédé
ce mouvement hardi. » Pendant que le Roi de Pruffe
préparoit en filence le départ de fon armée , il voulut
un jour aller à la découverte : il s'étoit fait précéder
par un détachement de huffards peu nombreux ;
ceux- ci entrèrent dans un chemin creux & le traver.
sèrent tout entier fans appercevoir aucun ennemi ;
cependant le Roi s'y trouva à peine engagé , qu'il
parut tout - à - coup plufieurs croates qui ne furent
apperçus qu'au moment où S. M. fe trouva précisément
au- deffous d'eux . S. M. fans s'émouvoir , tourna fon
cheval , & revint fur fes pas avec fa fuite ; les croates
immobiles , appuyés fur leurs armes , & frappés d'un
étonnement refpectueux, regardèrent ce Prince s'éloigner
fans lui tirer un coup de fufil, Tant il eſt vrai
I 6
( 204 )
que la préfence d'efprit & le caractère impofant imprimé
fur la perfonne des Souverains , ont un pouvoir
irréfiftible fur le refte des hommes «<.
ou
L'armée du Prince Henri a quitté fon camp de
Schwoika pour en occuper un près de Nimes ,
il entra le 9 ; le Général- Major de Platen fe tranfporta
de celui qu'il occupoit à Gamig à celui de
Linay , où il s'établit le 11 ; & le 12 , le Général-
Major Podjurfky fe porta derrière les défilés de Catharinenberg
pour couvrir le flanc gauche de l'armée ,
tandis que le corps Saxon fe plaça derrière les défilés
d'Olfchwitz & de Mertzdorf ; c'eft un détachement
du corps du Général de Platen , qui , fous les ordres
du Général-Major de Sobeck s'eft emparé de Leutmeritz
; les Autrichiens y avoient un magafin où if
trouva 1976 quintaux de farine , 2943 boiffeaux
d'orge , 193 d'avoine , 1307 quintaux de foin &
35 cordes de bois. On a auffi trouvé des provifions
dans Nimes & dansWartenberg. Le Général de Platen
s'eft avancé enfuite , avec un corps , de Linay par
Lofowitz jufqu'à Kinetz , au- delà de l'Elbe , & a
entièrement débarraffé ce fleuve , qu'il a rendu navigable.
Le Maréchal de Laudolin a , dit- on , changé fa pofition
en abandonnant Jungbuntzlau & en paffant
F'Elbe ; il s'eft pofté entre Welwarn, & Budin , à
Poppofite de l'aile droite de l'armée combinée de
Pruffe & de Saxe ; il renfort de 12
a reçu un
à 15000
hommes : il agit de concert avec l'armée Impériale
pour empêcher la réunion de l'armée du Prince Henri
à celle du Roi ; & il a fait fucceffivement plufieurs
mouvemens pour engager ce Prince à une action :
mais jufqu'à ce moment , il a évité toutes les occafions
qui lui ont été préfentées : il ne faifira , fans
doute , que celles qui lui offriront une victoire certaine
on fe rappelle que ce Prince a eu la gloire peu
commune de n'avoir reçu encore aucun échec depuis
qu'il commande des armées.
:
( 205 )
Toutes les nouvelles préparent , cependant , à une
action prochaine. Le Roi de Pruffe a renvoyé tous
les bagages embarraflans & tous les équipages fuperflus
de fon armée : cette précaution eft ordinai
rement le figne avant- coureur d'une bataille. L'Empereur
pour feconder le Maréchal de Laudohn eft ,
dit -on , forti de fon camp de Jaromirfz , & c'eſt un
des buts que paroît s'être propofé le Roi de Pruffe ,
qui , pendant que le Maréchal s'oppose à fa jonction
avec fon frère , fe prépare à arrêter l'Empereur ,
s'il a deffein de fe joindre auffi à M. de Laudohn.
Quatre grandes armées prêtes à en venir aux mains
dans la Bohême , fixent l'attention de l'Europe , qui ,
voit , d'un autre côté , la France & l'Angleterre au
moment de s'attaquer avec fureur , & à la veille de
fe mefurer encore fur mer ; la Grande Bretagne qui
y a dominé fi long- tems , ne fe flatte plus de conferver
fon empire fans quelque diverfion qu'elle cherche
à fe procurer , & pour laquelle elle prépare des
armemens confidérables à Hanovre , prêts à feconder
la puiffance qui entrera dans fes vues , pour engager
la France dans une guerre de terre ; elle cherche
auffi des fecours , & les yeux fe tournent vers le nord
où l'on croit qu'elle a des efpérances ; on affure
même déjà qu'une efcadre Ruffe , compofée de 6
vaiffeaux de guerre , a paru devant Helfingor , &
qu'elle a remis immédiatement après à la voile ; on
ne dit point la route qu'elle a prife , & on veut qu'elle
foit deftinée à feconder les Anglois ; mais il femble
que dans ce moment la Ruffie a de trop grandes
affaires fur les bras pour leur prêter des fecours. La
Porte paroît enfin décidée à la guerre ; une des
plus nombreuſes flottes qui foient forties des ports
Ottomans a pris la route de la Crimée ; des armées
confidérables s'avancent vers Choczim , Bender &
les rives du Danube , & nous fommes peut-être à
à la veille de recevoir la nouvelle de trois actions qui
fe feront données fur différens points de l'Europe ,
( 206 )
tant fur terre que fur mer " & dont les effets ne
fauroient être plus intéreffans , parce qu'on efpère
encore qu'ils rameneront promptement la paix.
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Résumé : De HAMBOURG, le 20 Août.
Le document relate des opérations militaires entre les armées autrichienne et prussienne. En Silésie supérieure, à Mladenke, les Prussiens, sous les ordres des lieutenants généraux Werner et Stutterheim, ont attaqué un camp autrichien. Cette attaque a résulté en la mort de 75 hommes, la capture de 391 prisonniers, dont 6 officiers, ainsi que de 488 chevaux et divers équipements. Le général autrichien Baron de Knebel a échappé à la capture grâce à une ruse. Les pertes prussiennes se sont élevées à 18 morts et 36 blessés. Pendant cette opération, le major Born a harcelé les hussards de Barco pour les empêcher de rejoindre le régiment de Wurtemberg. Les Autrichiens maintenaient des forces significatives en Moravie et près de Hartau. Les Prussiens ont également effectué une reconnaissance près de Heydeplitsch sans subir de pertes importantes. Les grandes armées, après une période d'observation, ont quitté leurs positions. Le roi de Prusse, n'ayant pas réussi à faire sortir l'armée autrichienne de ses retranchements, a abandonné son camp près de Nachod. Les Prussiens ont déplacé leur armée via le défilé de Kowakolwitz vers Burkersdorff sans rencontrer de résistance. L'armée prussienne s'est formée en deux lignes sur la hauteur de Burkersdorff, tandis que l'aile gauche cherchait une position favorable près de Staudenz. Parallèlement, des mouvements stratégiques ont été observés. Le général-major Podjurfky s'est positionné derrière les défilés de Catharinenberg pour protéger le flanc gauche de l'armée, tandis que le corps saxon s'est placé derrière les défilés d'Olfchwitz et de Mertzdorf. Un détachement du général de Platen a pris Leutmeritz, où des provisions étaient stockées. Le général de Platen a avancé de Linay à Kinetz, rendant l'Elbe navigable. Le maréchal de Laudohn a changé de position, renforcé de 12 000 à 15 000 hommes, pour coopérer avec l'armée impériale et empêcher la jonction de l'armée du prince Henri avec celle du roi de Prusse. L'empereur se fortifiait à Jaromirsz, et quatre grandes armées en Bohême se préparaient à l'affrontement. La France et l'Angleterre se préparaient également à une confrontation terrestre et maritime, tandis que la Porte ottomane se préparait à la guerre en dirigeant des flottes et des armées vers la Crimée et le Danube.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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19
p. 206-207
De RATISBONNE, le 24 Août.
Début :
La Cour de Vienne se donnne tous les mouvemens imaginables pour informer la validité de l'acte [...]
Mots clefs :
Ratisbonne, Empire, Ville, Empereur, Écus, Diète
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texteReconnaissance textuelle : De RATISBONNE, le 24 Août.
De RATISBON NE , le 24 Août.
LA Cour de Vienne fe doune tous les mouvemens
imaginables pour infirmer la validité de l'acte
de renonciation de l'Archiduc Albert. Le Baron
de Borie vient de faire une démarche remarquable ,
qui tend au même but ; il a requis , par une lettre cir
culaire , les Monaftères de cette ville de faire dans
leurs archives , les recherches les plus exactes pour
conftater l'authenticité du ferment que l'Archiduc
doit avoir prêté en 1429 ; on a répandu depuis , que
ces perquifitions ont fervi à prouver que ce Prince
n'a point été à Ratisbonne dans l'année indiquée .
Quel que foit l'effet de cette découverte , plus ou
moins fondée , il eft certain que jufqu'ici la réfutation
qui avoit été annoncée par la Cour Impériale,
n'a pas encore été portée à la Diète , & vraiſemblablement
elle ne le fera pas de fi -tôt , puifque les
vacances caniculaires ont déjà commencé.
Le Miniftre Electoral de Mayence remit , le r
de ce mois , à la Diète , une lettre du Prince Evêque
de Spire. Il réclame la propriété de la ville & fortereffe
de Philipsbourg , dont le droit de défenſe &
de garnifon avoit été accordé à la France & enfuite
à l'Empereur & à l'Empire par tous les Traités , &
particulièrement par ceux de Munſter & de Rifwick.
Il forme auffi une prétention qu'il fait monter à
80,000 florins , pour des dépenfes que lui & fes prédéceffeurs
ont faites depuis 1710 , tant pour l'entretien
des fortifications que pour l'approvifionnement
de la garnifon , dépenfes qui , devant être faites
par l'Empereur & l'Empire , ne peuvent refter à fa
charge . En reprenant cette place , l'Empereur &
l'Empire feront déchargés des frais de fon entretien.
( 207 )
On mande de Drefde que les Etats de cet Electorat,
convoqués pour le 23 de ce mois , doivent délibérer
fur les points fuivans : 10. D'accorder pour les frais
de la guerre , à compter du 1 Octobre prochain, outre
les impôts actuels , 100,000 écus par mois . 2 ° . D'impofer
cette nouvelle charge , non- feulement fur les
bourgeois & les cultivateurs , mais auffi en grande
partie fur l'ordre équeftre , d'autant mieux que cet.
ordre étoit ci-devant tenu de fervir fous la bannière
de fon Seigneur . 3 ° . De continuer les fournitures néceffaires
& la levée des recrues. 4°. Au cas qu'il fût
abfolument impoffible de contribuer les 100,000 écus
par mois , de fufpendre provifionnellement , & pendant
la durée de la guerre , le tirage & le rembourſement
de la caifle de la fteuer & de celle de la
Chambre de crédit , tant à Leipfick qu'à Dreſde , &
d'en payer feulement les intérêts.
Le Cercle de Franconie vient de convoquer la tenue
de fa Dière à Nuremberg. On dit que fon objet eft
de confulter fur le parti que les Etats de ce Cercle
prendront aux affaires actuelles de l'Empire.
" Lorfque les 31 Officiers & 1160 foldats Autri
chiens faits prifonniers , arrivèrent ici le 19 , écriton
de Berlin , on s'eft empreffé de leur prodiguer ,
& fur- tout aux malades & aux bleffés , tous les fecours
poffibles. Les Officiers fe promènent librement
, fur leur parole , dans tous les quartiers de
la ville , & notre Commandant les a invités à la table;
les bourgeois ont fait une quête pour les foldats , &
ont rainaffé 2000 écus ; à leur arrivée , nos Braffeurs
leur envoyèrent plufieurs tonnes de bière ; d'autres
leur fournirent abondamment des rafraîchiffemens .
Plufieurs de ces prifonniers, touchés de ces bons trai
temens , ont pris parti volontairement dans les trou,
pes du Roi «.
LA Cour de Vienne fe doune tous les mouvemens
imaginables pour infirmer la validité de l'acte
de renonciation de l'Archiduc Albert. Le Baron
de Borie vient de faire une démarche remarquable ,
qui tend au même but ; il a requis , par une lettre cir
culaire , les Monaftères de cette ville de faire dans
leurs archives , les recherches les plus exactes pour
conftater l'authenticité du ferment que l'Archiduc
doit avoir prêté en 1429 ; on a répandu depuis , que
ces perquifitions ont fervi à prouver que ce Prince
n'a point été à Ratisbonne dans l'année indiquée .
Quel que foit l'effet de cette découverte , plus ou
moins fondée , il eft certain que jufqu'ici la réfutation
qui avoit été annoncée par la Cour Impériale,
n'a pas encore été portée à la Diète , & vraiſemblablement
elle ne le fera pas de fi -tôt , puifque les
vacances caniculaires ont déjà commencé.
Le Miniftre Electoral de Mayence remit , le r
de ce mois , à la Diète , une lettre du Prince Evêque
de Spire. Il réclame la propriété de la ville & fortereffe
de Philipsbourg , dont le droit de défenſe &
de garnifon avoit été accordé à la France & enfuite
à l'Empereur & à l'Empire par tous les Traités , &
particulièrement par ceux de Munſter & de Rifwick.
Il forme auffi une prétention qu'il fait monter à
80,000 florins , pour des dépenfes que lui & fes prédéceffeurs
ont faites depuis 1710 , tant pour l'entretien
des fortifications que pour l'approvifionnement
de la garnifon , dépenfes qui , devant être faites
par l'Empereur & l'Empire , ne peuvent refter à fa
charge . En reprenant cette place , l'Empereur &
l'Empire feront déchargés des frais de fon entretien.
( 207 )
On mande de Drefde que les Etats de cet Electorat,
convoqués pour le 23 de ce mois , doivent délibérer
fur les points fuivans : 10. D'accorder pour les frais
de la guerre , à compter du 1 Octobre prochain, outre
les impôts actuels , 100,000 écus par mois . 2 ° . D'impofer
cette nouvelle charge , non- feulement fur les
bourgeois & les cultivateurs , mais auffi en grande
partie fur l'ordre équeftre , d'autant mieux que cet.
ordre étoit ci-devant tenu de fervir fous la bannière
de fon Seigneur . 3 ° . De continuer les fournitures néceffaires
& la levée des recrues. 4°. Au cas qu'il fût
abfolument impoffible de contribuer les 100,000 écus
par mois , de fufpendre provifionnellement , & pendant
la durée de la guerre , le tirage & le rembourſement
de la caifle de la fteuer & de celle de la
Chambre de crédit , tant à Leipfick qu'à Dreſde , &
d'en payer feulement les intérêts.
Le Cercle de Franconie vient de convoquer la tenue
de fa Dière à Nuremberg. On dit que fon objet eft
de confulter fur le parti que les Etats de ce Cercle
prendront aux affaires actuelles de l'Empire.
" Lorfque les 31 Officiers & 1160 foldats Autri
chiens faits prifonniers , arrivèrent ici le 19 , écriton
de Berlin , on s'eft empreffé de leur prodiguer ,
& fur- tout aux malades & aux bleffés , tous les fecours
poffibles. Les Officiers fe promènent librement
, fur leur parole , dans tous les quartiers de
la ville , & notre Commandant les a invités à la table;
les bourgeois ont fait une quête pour les foldats , &
ont rainaffé 2000 écus ; à leur arrivée , nos Braffeurs
leur envoyèrent plufieurs tonnes de bière ; d'autres
leur fournirent abondamment des rafraîchiffemens .
Plufieurs de ces prifonniers, touchés de ces bons trai
temens , ont pris parti volontairement dans les trou,
pes du Roi «.
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Résumé : De RATISBONNE, le 24 Août.
Le 24 août, la cour de Vienne conteste la validité de l'acte de renonciation de l'Archiduc Albert. Le Baron de Borie a sollicité les monastères de Ratisbonne pour vérifier un serment prêté par l'Archiduc en 1429, mais les résultats ne sont pas encore présentés à la Diète en raison des vacances estivales. Le Ministre Electoral de Mayence a soumis à la Diète une lettre du Prince Évêque de Spire réclamant la propriété de la ville et forteresse de Philipsbourg et le remboursement de 80 000 florins. À Dresde, les États de l'Électorat doivent délibérer sur l'octroi de 100 000 écus mensuels pour les frais de guerre, leur imposition sur divers ordres sociaux, et la continuation des fournitures nécessaires. Le Cercle de Franconie a convoqué une assemblée à Nuremberg pour discuter des affaires actuelles de l'Empire. À Berlin, les prisonniers autrichiens, y compris les officiers et soldats, reçoivent des soins et des secours, certains soldats rejoignant même les troupes du Roi.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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20
p. 101
De VIENNE, le 27 Novembre.
Début :
On a commencé depuis quelques jours les enrôlemens qui se font annuellement [...]
Mots clefs :
Vienne, Enrôlements, Orage, Hongrois, Héritages
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De VIENNE, le 27 Novembre.
De VIENNE , le 27 Novembre.
ON a commencé depuis quelques jours
les enrôlemens qui fe font annuellement
à cette époque ; ils formeront cette année
une levée de 30.000 hommes , dont 10,000
refteront au fervice , les autres 20,000 auront
des congés , quelques uns pour un tems
limité , d'autre pour un tems illimité.
On mande de Presbourg que le 9 de ce
mois on y a éprouvé un orage terrible qui
a duré près de 24 heures avec la même
violence , & que le jour fuivant il y eft
tombé une quantité fi prodigieufe de neige ,
que les perfonnes les plus âgées ne fe fouviennent
pas d'en avoir vu autant à la fois.
Une ancienne Loi ne permettoit pas aux
Hongrois de prendre poffeffion des héritages
qui venoient à leur écheoir dans les Etats
héréditaires d'Allemagne , fans payer des
droits au fifc ; l'Empereur vient de les leur
remettre , & d'ordonner qu'ils ne foient plus
perçus à l'avenir.
ON a commencé depuis quelques jours
les enrôlemens qui fe font annuellement
à cette époque ; ils formeront cette année
une levée de 30.000 hommes , dont 10,000
refteront au fervice , les autres 20,000 auront
des congés , quelques uns pour un tems
limité , d'autre pour un tems illimité.
On mande de Presbourg que le 9 de ce
mois on y a éprouvé un orage terrible qui
a duré près de 24 heures avec la même
violence , & que le jour fuivant il y eft
tombé une quantité fi prodigieufe de neige ,
que les perfonnes les plus âgées ne fe fouviennent
pas d'en avoir vu autant à la fois.
Une ancienne Loi ne permettoit pas aux
Hongrois de prendre poffeffion des héritages
qui venoient à leur écheoir dans les Etats
héréditaires d'Allemagne , fans payer des
droits au fifc ; l'Empereur vient de les leur
remettre , & d'ordonner qu'ils ne foient plus
perçus à l'avenir.
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Résumé : De VIENNE, le 27 Novembre.
À Vienne, les enrôlements annuels ont commencé le 27 novembre avec 30 000 hommes recrutés. Parmi eux, 10 000 resteront en service et 20 000 recevront des congés. À Presbourg, un orage violent a duré 24 heures le 9 novembre, suivi de neige abondante. L'empereur a abrogé une loi imposant des droits fiscaux aux Hongrois pour les héritages en Allemagne. Ces droits ne seront plus perçus.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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21
p. 101-105
De HAMBOURG, le 30 Novembre.
Début :
La plupart de nos papiers ne présentent aujourd'hui que des observations & des faits [...]
Mots clefs :
Hambourg, Femmes, Religion, Porte, Russie, Crimée, Forteresse, Esprit, Filles, Messie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De HAMBOURG, le 30 Novembre.
De HAMBOURG , le 30 Novembre.
LA plupart de nos papiers ne préfentent
aujourd'hui que des obfervations & des faits
relatifs aux différends prêts à s'élever entre
la Ruffic & la Porte au fujet de la Crimée.
Nous nous contenterons de les tranfcrire .
» Les dernières lettres de Conftantinople , difente
3
( 102 )
ils , font' du 25 Octobre ; elles portent qu'un nouvel
incendie a éclaté dans cette malheureufe ville
le zi du même mois ; mais que graces aux foins
& à la vigilance du Capitan Bacha , on eft parvenu
à l'éteindre fans qu'il ait caulé beaucoup de dommage
. Le peuple toujours inconféquent & dont
les voeux ardens vont toujours au- delà de les
moyens , que prefque toujours ils l'empêchent de
confidérer , continue de demander la guerre ,
laquelle le Divan , mieux inftruit de la fituation
de l'Empire , s'oppofe encore avec fermeté ; mais
il eft à craindre que le gouvernement ne foit obligé
de céder ; & comme dans ce cas , il peut y avoir
quelques rencontres entre les troupes des deux Puiffances
, la Hongrie & les autres Etats de la Maifon
d'Autriche , que leur pofition met à portée des
endroits où pourront fe porter les coups , feroient
expolés à quelques excurfions . On affure qu'en
conféquence on avoit ordre de mettre en état de
défenfe toutes les frontières de ce côté. On doit
élever une nouvelle fortereffe près de la rivière
de Marofch , non loin de Témefwar , rétablir celles
de Brodt & de Gradiska , près de la Save , augmenter
les fortifications de Péterwaradin & d'Effeck ,
& mettre Segedin & Krad en état de couvrir la
Hongrie «.
Une lifte qu'en dit authentique porte la
population des Royaumes de Galicie & de
Lodomerie à 1,112,442 hommes & 1,093 ,
311 femmes , tous de la Religion Chrétienne,
à 68,601 Juifs & 70,472 Juives ; ce qui fait
en tout 2,344,826 perfonnes . On compte
dans ces deux Etats T066 Eglifes Catholiques,
2955 Eglifes Grèques avec 188. Couvents
d'hommes , 28 Convents de femmes , 2722
Religieux , 678 Religieufes , 483 Hopitaux &
244 Synagogues.
( 103 )
L'Empereur , écrit-on de Vienne , le croyoit
en pleine paix avec les Régences Barbarefques
pour la navigation de fes vailleaux dans la Médi
terranée , loriqu'il a appris , par fon Conful à
Gênes , qu'un corfaire Algérien , qui n'avoit que
6 canons , avoit ofé appeller à l'obéiffance un bâ
timent Impérial , dont l'artillerie étoit fupérieure à
la fienne. Le Capitaine de celui - ci , loin de fe prêter
à ce qu'on exigeoit de lui , envoya toute fa bordée
au corfaire , qui fut obligé de lâcher prife. La
Régence d'Alger , inftruite de ce fait , à déclaré
qu'elle ne vouloit plus entendre parler ni de traité
ni de trève avec notre Cour. S. M. I. pour prévenir
les conféquences de cette déclaration a ordonné
à ſon Envoyé à la Porte d'y réclamer en fon
nom l'exécution du traité de Belgrade de 1735 »
par lequel la Cour Ottomane a promis à la notre
de protéger fon commerce dans toute l'étendue
de fes mers ; & même en cas qu'un vaiffeau Impérial
y fût pris ou infalté , de fe charger de tout
dédommagement. On attend à cet égard la réponſe
de la Pone «.
On apprend de Ratisbonne que le Directoire
de Mayence a communiqué à la Dictature
une lettre du Prince- Evêque de Spire ,
en date du 11 de ce mois , par laquelle il lui
fait part qu'en conféquence de l'ordre donné
par l'Empereur , il y a quelques jours , de
vendre tout ce qui lui appartenoit dans la
fortereffe de Philipsbourg , à l'exception de
l'artillerie qu'il falloit tranfporter dans fes
Etats , & d'en faire fortir la garniſon Impériale
, le Prince- Evêque , après que cet
ordre a été exécuté a pris poffeffion de
cette fortereſſe évacuée , en qualité de Souverain
, & y a mis une garnifon de fes troupes;
€ 4
( 104 )
il le notifie à la Dière , afin qu'on lui affure
préfentement & pour toujours , à lui & à
fon Evêché , la propriété de cette Ville &
de fes dépendan ces.
On lit dans la Gazette de Berlin un fait
bien extraordinaire. Il y a été publié par
ordie de la Chambre Royale de Juftice.
Nous nous contenterons de le tranfcrire.
5כ
Jean- Paul - Philippe Rofenfeld , ci-devant garde
bois dans les forêts du Roi , renvoyé il y a quelques
années , pour avoir fabriqué de faux billets de bois ,
s'attacha depuis à fe faire un parti parmi le bas peu
ple , auquel il prêcha une nouvelle religion ,
2
s'accrédita fi fort dans l'efprit de ces hommes ignorans
, qu'en qualité de leur nouveau législateur il
difpofoit de la fortune , des femmes & des filles de
ceux qu'il avoit féduits . Il fe dit le véritable Meffie envoyé
de Dieu , & prononça anathême , non-feulement
contre la Ste- Cène & le Baptême , inftitués par J. C.;
mais il défendit expreffément à fes profelytes d'allif
ter à aucuns des cultes divias reçus de nos jours . Enfin
s'etant rendu coupable du crime de lèze- majeſté
par les difcours les plus féditieux en promettant
publiquement à fes adhérens que pour les rendre
parfaitement heureux & indépendans , il parviendroit
à extirper toute juftice féculière , il fut arrêté
il y a quelques années comme fanatique , & enfermé
à l'hopital des fous ; on n'avoit découvert
jufque - là aucunes de fes autres intrigues criminelles.
Il fe tira de là par un changement de conduite
qui parut fans reproche ; mais il reprit bien- tôt toutes
fes mauvaifes & anciennes habitudes ; un de fes fectaires
, qui ouvrit enfin les yeux fur l'abomination
de fa doctrine , le déclara. C'eft par lui qu'on fut
inftruit que ce nouvel apôtre fous prétexte de la
religion qu'il prêchoit , menoit aux dépens de fes
? 10s )
difciples la vie la plus licencieufe , la plus volup
tucufe & la plus puniflable , en donnant des lettres
de divorce felon fon bon plaifir , & indiftinctement
aux maris & aux femmes qui refufoient d'embraffer
fa fecte. Il avoit gagné tant d'autorité far fon troupead
, que méme pendant qu'il étoit détenu dans la
maifon de force , on lui amena une fille de 15 ans ,
dont il abufa en préfence de fa mère & de fes parens
, dans la vie d'opérer le grand oeuvre de la
rédemption du geore humain , & il eut dans la fuite
fept autres jeunes filles qui furent remifes à fa difpofition
par les adhérens ; il abafa de toutes , de manière
cependant quedu nombre des 7 il n'y eut qu'une feule
qui devint enceinte . Il a retenu long- tems ces fept
files dans une maifon , où il les faifoit filer , en
les traitant fi durement , que probablement elles font
mortes de faim & de misère. Il y a en outre des indices
irrefragables d'un meurtre qu'une de ces filles
a commis fur fon propre enfant , vraisemblablement
à la perfuafion ou avec la participation de ce fcélérat .
C'eft abfolument aux dépens de fes difciples qu'il
a vécu , ils ont fourni à tous fes befoins . Tous les
témoins , out affirmé unanimement , n'avoir jamais
remarqué en lui aucune aliénation ou égarement
d'efprit ; ce jugement a été confirmé par les méde
cins & autres perfonnes expertes appellés pour juger
de l'état & des facultés de fon efprit : C'eft fur toutes
ces preuves , & pour s'être rendu coupable de
crimes atroces , fous le mafque de la religion , de
blafphême , de lèze- majefté & c. , que le fufdit Rofenfeld
a été condamné , avec l'approbation du Roi ,
à être fouetté publiquement par la main du bour→
reau , & à être enfermé pour le refte de fes jours
dans une fortereffe , pour y être employé aux trayaux
publics «c,
LA plupart de nos papiers ne préfentent
aujourd'hui que des obfervations & des faits
relatifs aux différends prêts à s'élever entre
la Ruffic & la Porte au fujet de la Crimée.
Nous nous contenterons de les tranfcrire .
» Les dernières lettres de Conftantinople , difente
3
( 102 )
ils , font' du 25 Octobre ; elles portent qu'un nouvel
incendie a éclaté dans cette malheureufe ville
le zi du même mois ; mais que graces aux foins
& à la vigilance du Capitan Bacha , on eft parvenu
à l'éteindre fans qu'il ait caulé beaucoup de dommage
. Le peuple toujours inconféquent & dont
les voeux ardens vont toujours au- delà de les
moyens , que prefque toujours ils l'empêchent de
confidérer , continue de demander la guerre ,
laquelle le Divan , mieux inftruit de la fituation
de l'Empire , s'oppofe encore avec fermeté ; mais
il eft à craindre que le gouvernement ne foit obligé
de céder ; & comme dans ce cas , il peut y avoir
quelques rencontres entre les troupes des deux Puiffances
, la Hongrie & les autres Etats de la Maifon
d'Autriche , que leur pofition met à portée des
endroits où pourront fe porter les coups , feroient
expolés à quelques excurfions . On affure qu'en
conféquence on avoit ordre de mettre en état de
défenfe toutes les frontières de ce côté. On doit
élever une nouvelle fortereffe près de la rivière
de Marofch , non loin de Témefwar , rétablir celles
de Brodt & de Gradiska , près de la Save , augmenter
les fortifications de Péterwaradin & d'Effeck ,
& mettre Segedin & Krad en état de couvrir la
Hongrie «.
Une lifte qu'en dit authentique porte la
population des Royaumes de Galicie & de
Lodomerie à 1,112,442 hommes & 1,093 ,
311 femmes , tous de la Religion Chrétienne,
à 68,601 Juifs & 70,472 Juives ; ce qui fait
en tout 2,344,826 perfonnes . On compte
dans ces deux Etats T066 Eglifes Catholiques,
2955 Eglifes Grèques avec 188. Couvents
d'hommes , 28 Convents de femmes , 2722
Religieux , 678 Religieufes , 483 Hopitaux &
244 Synagogues.
( 103 )
L'Empereur , écrit-on de Vienne , le croyoit
en pleine paix avec les Régences Barbarefques
pour la navigation de fes vailleaux dans la Médi
terranée , loriqu'il a appris , par fon Conful à
Gênes , qu'un corfaire Algérien , qui n'avoit que
6 canons , avoit ofé appeller à l'obéiffance un bâ
timent Impérial , dont l'artillerie étoit fupérieure à
la fienne. Le Capitaine de celui - ci , loin de fe prêter
à ce qu'on exigeoit de lui , envoya toute fa bordée
au corfaire , qui fut obligé de lâcher prife. La
Régence d'Alger , inftruite de ce fait , à déclaré
qu'elle ne vouloit plus entendre parler ni de traité
ni de trève avec notre Cour. S. M. I. pour prévenir
les conféquences de cette déclaration a ordonné
à ſon Envoyé à la Porte d'y réclamer en fon
nom l'exécution du traité de Belgrade de 1735 »
par lequel la Cour Ottomane a promis à la notre
de protéger fon commerce dans toute l'étendue
de fes mers ; & même en cas qu'un vaiffeau Impérial
y fût pris ou infalté , de fe charger de tout
dédommagement. On attend à cet égard la réponſe
de la Pone «.
On apprend de Ratisbonne que le Directoire
de Mayence a communiqué à la Dictature
une lettre du Prince- Evêque de Spire ,
en date du 11 de ce mois , par laquelle il lui
fait part qu'en conféquence de l'ordre donné
par l'Empereur , il y a quelques jours , de
vendre tout ce qui lui appartenoit dans la
fortereffe de Philipsbourg , à l'exception de
l'artillerie qu'il falloit tranfporter dans fes
Etats , & d'en faire fortir la garniſon Impériale
, le Prince- Evêque , après que cet
ordre a été exécuté a pris poffeffion de
cette fortereſſe évacuée , en qualité de Souverain
, & y a mis une garnifon de fes troupes;
€ 4
( 104 )
il le notifie à la Dière , afin qu'on lui affure
préfentement & pour toujours , à lui & à
fon Evêché , la propriété de cette Ville &
de fes dépendan ces.
On lit dans la Gazette de Berlin un fait
bien extraordinaire. Il y a été publié par
ordie de la Chambre Royale de Juftice.
Nous nous contenterons de le tranfcrire.
5כ
Jean- Paul - Philippe Rofenfeld , ci-devant garde
bois dans les forêts du Roi , renvoyé il y a quelques
années , pour avoir fabriqué de faux billets de bois ,
s'attacha depuis à fe faire un parti parmi le bas peu
ple , auquel il prêcha une nouvelle religion ,
2
s'accrédita fi fort dans l'efprit de ces hommes ignorans
, qu'en qualité de leur nouveau législateur il
difpofoit de la fortune , des femmes & des filles de
ceux qu'il avoit féduits . Il fe dit le véritable Meffie envoyé
de Dieu , & prononça anathême , non-feulement
contre la Ste- Cène & le Baptême , inftitués par J. C.;
mais il défendit expreffément à fes profelytes d'allif
ter à aucuns des cultes divias reçus de nos jours . Enfin
s'etant rendu coupable du crime de lèze- majeſté
par les difcours les plus féditieux en promettant
publiquement à fes adhérens que pour les rendre
parfaitement heureux & indépendans , il parviendroit
à extirper toute juftice féculière , il fut arrêté
il y a quelques années comme fanatique , & enfermé
à l'hopital des fous ; on n'avoit découvert
jufque - là aucunes de fes autres intrigues criminelles.
Il fe tira de là par un changement de conduite
qui parut fans reproche ; mais il reprit bien- tôt toutes
fes mauvaifes & anciennes habitudes ; un de fes fectaires
, qui ouvrit enfin les yeux fur l'abomination
de fa doctrine , le déclara. C'eft par lui qu'on fut
inftruit que ce nouvel apôtre fous prétexte de la
religion qu'il prêchoit , menoit aux dépens de fes
? 10s )
difciples la vie la plus licencieufe , la plus volup
tucufe & la plus puniflable , en donnant des lettres
de divorce felon fon bon plaifir , & indiftinctement
aux maris & aux femmes qui refufoient d'embraffer
fa fecte. Il avoit gagné tant d'autorité far fon troupead
, que méme pendant qu'il étoit détenu dans la
maifon de force , on lui amena une fille de 15 ans ,
dont il abufa en préfence de fa mère & de fes parens
, dans la vie d'opérer le grand oeuvre de la
rédemption du geore humain , & il eut dans la fuite
fept autres jeunes filles qui furent remifes à fa difpofition
par les adhérens ; il abafa de toutes , de manière
cependant quedu nombre des 7 il n'y eut qu'une feule
qui devint enceinte . Il a retenu long- tems ces fept
files dans une maifon , où il les faifoit filer , en
les traitant fi durement , que probablement elles font
mortes de faim & de misère. Il y a en outre des indices
irrefragables d'un meurtre qu'une de ces filles
a commis fur fon propre enfant , vraisemblablement
à la perfuafion ou avec la participation de ce fcélérat .
C'eft abfolument aux dépens de fes difciples qu'il
a vécu , ils ont fourni à tous fes befoins . Tous les
témoins , out affirmé unanimement , n'avoir jamais
remarqué en lui aucune aliénation ou égarement
d'efprit ; ce jugement a été confirmé par les méde
cins & autres perfonnes expertes appellés pour juger
de l'état & des facultés de fon efprit : C'eft fur toutes
ces preuves , & pour s'être rendu coupable de
crimes atroces , fous le mafque de la religion , de
blafphême , de lèze- majefté & c. , que le fufdit Rofenfeld
a été condamné , avec l'approbation du Roi ,
à être fouetté publiquement par la main du bour→
reau , & à être enfermé pour le refte de fes jours
dans une fortereffe , pour y être employé aux trayaux
publics «c,
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Résumé : De HAMBOURG, le 30 Novembre.
Le document du 30 novembre à Hambourg rapporte plusieurs événements politiques et sociaux. À Constantinople, un incendie survenu le 21 octobre a été contrôlé par le Capitan Bacha. La population locale exprime son désir de déclarer la guerre à la Russie, mais cette demande est contrecarrée par le Divan. Des mesures de défense sont mises en place aux frontières de la Hongrie et des États autrichiens. En Autriche, un navire impérial a été attaqué par un corsaire algérien, ce qui a conduit à la rupture de la paix avec les régences barbaresques. L'empereur exige l'application du traité de Belgrade de 1735. À Ratisbonne, le Prince-Évêque de Spire a pris possession de la forteresse de Philipsbourg après le retrait des troupes impériales. À Berlin, Jean-Paul-Philippe Rosenfeld, ancien garde-bois, a été arrêté pour avoir fondé une secte et perpétré divers crimes, notamment des abus sexuels et des discours séditieux. Rosenfeld a abusé de plusieurs jeunes filles, même en détention, et les a soumises à des conditions de vie extrêmement dures, entraînant probablement leur décès. Il vivait aux dépens de ses disciples et a été condamné à être fouetté publiquement et emprisonné à perpétuité pour ses crimes, incluant des actes contre la religion, le blasphème et le lèse-majesté.
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