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1
p. 272-279
JACQUES ROY.
Début :
Le mesme jour il se fit une Ordonnance conçuë en ces / Comme il a plû à Dieu d'appeller à soy dans ses Misericordes [...]
Mots clefs :
Ordonnance, Charles II, Mémoire, Magistrature, Royaume, Gouvernement, Procédure, Majesté
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texteReconnaissance textuelle : JACQUES ROY.
Le mefme jour il ſe fit une
Ordonnance conçuë en ces
termes .
JACQUES ROY.
Cpeller à foy dans fes Mife-
Omme il a plû à Dieu d'apricordes
infinies , le Tres-Haut
GALANT. 273
و
Trés- Puiffant Prince , le Roy
Charles II, de glorieuse mémoi
re , le Trés - Cher & Trés- Aymé
Frere de Sa Majefte, & que par
fa mort , l'autorité & le pouvoir
de la plupart des Charges &
des Employs , foit de la Magiftrature
, foit du Gouvernement
dans ce Royaume , dans le
Royaume d'Irlande , ont ceffé &
manqué avec la Perfonne du
Souverain , dont les uns les
autres étoient dérivés , Sa Trés-
Excellente Majefté a trouvé à
propos de déclarer expressément
felon fa prudence Royale ,
dans la veuë du bien de l'Etat,
274 MERCURE
fe refervant à l'avenir de juger,
de réformer , de redreffer les
abus du Gouvernement aprés les
avoir bien connus & examinez,
que tous ceux qui à la mort du
feu Roy fon Trés Cher Frere,
étoient deuement & legitimement
pourveus , ou en poffeffion
de quelque Employ public , ou de
quelque Office dans le Gouverne
ment , foit Civil ou Militaire,
dans les Royaumes d'Angleterre
d'Irlande, ou dans aucuns des
Etats de Sa Majefté , qui relevent
de l'un ou de l'autre ,
nommément tous les Préfidens,
Gouverneurs fous - Préfidens
GALANT 275
018
Juges Sherifs , Députés , Lieu
tenans , Commiffaires des Guer
Juges de Paix , tous autres
qui ont Charge on Employ
dans le Gouvernement , foit Superieurs
ou Subalternes, ainſi qu'il
a efté dit cy- deſſus , & tous autres
Officiers & Miniftres , dont
le pouvoir & les revenus
falaires , ont finy & ceffé par
mort fufdire , feront & fe tiendront
continuez dans leurs Charges
& Employs , ainſi qu'ils en
joüiffoient cy- devant , jusqu'à ce
que les intentions de Sa Majesté
leurfoient plus amplement figni
fiées , & que cependant pour
>
la
la
276 MERCURE
1
confervation de la Paix , &pour
la continuation des Procedures.
néceſſaires de la Juſtice , comme
auffi pour la feureté & pour
fervice de l'Etat, toutes lefdites
Perfonnes de quelque qualité &
condition qu'elles foient, ne man
le
quent pas chacune en fon particulier
,felon fa Charge ,fon Employ
, ou fon Office , de proceder
à l'exercice & execution de tout
ce qui en dépendra ainsi qu'il appartenoit
cy-devant , lors
défunt Roy étoit en vie.
que
le
De plus , Sa Majesté veut
commande par ces Preſentes , à
tous & à un chacun de fes Su
GALANT. 277
jets , de quelque qualité & condition
qu'ils foient , de préterfecours
, aide & affiftance pour
l'exercice de fes fonctions , toutes
les fois qu'ils enferont requis par
Les Sieurs Officiers & Miniftres,
à moins qu'ils ne veuillent encou
rir l'indignation de Sa Majefté,
é en répondre à leurs perils
fortunes.
Sa Majefté veut de plus , &
commande expreſſément , que tous
les ordres faits on donnez par
les Seigneurs du Confeil Privé du
feu Roy, pendant fa vie , foient
executez par tous & par un
chacun , que tout ce£ qui au
278 MERCURE
roit ou dévroit avoir efté fail,
en confequence d'iceux , foit fait
accomply de mefme , & auffi
amplement qu'il auroit efté fait
ou accomply pendant la vie du
feu Roy , le Tres- Cher & Tres-
Ayme Frere de Sa Majefté.
Donné à la Cour de Witehall,
le 6.jour du mois de Février 1684.
le premier du Regne de Sa
Majefté, fur les Royaumes d' Angleterre
, d' Ecoffe d'Irlande.
Vous ferez furprife de la
datte de cette Ordonnance,
qui eft du 6 , Février 1684.
apres que je vous ay dit que
GALANT. 279
le Roy eft mort le Vendredy
16. de ce mois. Cette Date
eft felon l'ancien ftile. On
conferve en Angleterre les
dix jours qui ont efté retran
chez du Kalendrier , & l'Année
y commence par le mois
de Mars , & non par celuy de
Janvier.
Ordonnance conçuë en ces
termes .
JACQUES ROY.
Cpeller à foy dans fes Mife-
Omme il a plû à Dieu d'apricordes
infinies , le Tres-Haut
GALANT. 273
و
Trés- Puiffant Prince , le Roy
Charles II, de glorieuse mémoi
re , le Trés - Cher & Trés- Aymé
Frere de Sa Majefte, & que par
fa mort , l'autorité & le pouvoir
de la plupart des Charges &
des Employs , foit de la Magiftrature
, foit du Gouvernement
dans ce Royaume , dans le
Royaume d'Irlande , ont ceffé &
manqué avec la Perfonne du
Souverain , dont les uns les
autres étoient dérivés , Sa Trés-
Excellente Majefté a trouvé à
propos de déclarer expressément
felon fa prudence Royale ,
dans la veuë du bien de l'Etat,
274 MERCURE
fe refervant à l'avenir de juger,
de réformer , de redreffer les
abus du Gouvernement aprés les
avoir bien connus & examinez,
que tous ceux qui à la mort du
feu Roy fon Trés Cher Frere,
étoient deuement & legitimement
pourveus , ou en poffeffion
de quelque Employ public , ou de
quelque Office dans le Gouverne
ment , foit Civil ou Militaire,
dans les Royaumes d'Angleterre
d'Irlande, ou dans aucuns des
Etats de Sa Majefté , qui relevent
de l'un ou de l'autre ,
nommément tous les Préfidens,
Gouverneurs fous - Préfidens
GALANT 275
018
Juges Sherifs , Députés , Lieu
tenans , Commiffaires des Guer
Juges de Paix , tous autres
qui ont Charge on Employ
dans le Gouvernement , foit Superieurs
ou Subalternes, ainſi qu'il
a efté dit cy- deſſus , & tous autres
Officiers & Miniftres , dont
le pouvoir & les revenus
falaires , ont finy & ceffé par
mort fufdire , feront & fe tiendront
continuez dans leurs Charges
& Employs , ainſi qu'ils en
joüiffoient cy- devant , jusqu'à ce
que les intentions de Sa Majesté
leurfoient plus amplement figni
fiées , & que cependant pour
>
la
la
276 MERCURE
1
confervation de la Paix , &pour
la continuation des Procedures.
néceſſaires de la Juſtice , comme
auffi pour la feureté & pour
fervice de l'Etat, toutes lefdites
Perfonnes de quelque qualité &
condition qu'elles foient, ne man
le
quent pas chacune en fon particulier
,felon fa Charge ,fon Employ
, ou fon Office , de proceder
à l'exercice & execution de tout
ce qui en dépendra ainsi qu'il appartenoit
cy-devant , lors
défunt Roy étoit en vie.
que
le
De plus , Sa Majesté veut
commande par ces Preſentes , à
tous & à un chacun de fes Su
GALANT. 277
jets , de quelque qualité & condition
qu'ils foient , de préterfecours
, aide & affiftance pour
l'exercice de fes fonctions , toutes
les fois qu'ils enferont requis par
Les Sieurs Officiers & Miniftres,
à moins qu'ils ne veuillent encou
rir l'indignation de Sa Majefté,
é en répondre à leurs perils
fortunes.
Sa Majefté veut de plus , &
commande expreſſément , que tous
les ordres faits on donnez par
les Seigneurs du Confeil Privé du
feu Roy, pendant fa vie , foient
executez par tous & par un
chacun , que tout ce£ qui au
278 MERCURE
roit ou dévroit avoir efté fail,
en confequence d'iceux , foit fait
accomply de mefme , & auffi
amplement qu'il auroit efté fait
ou accomply pendant la vie du
feu Roy , le Tres- Cher & Tres-
Ayme Frere de Sa Majefté.
Donné à la Cour de Witehall,
le 6.jour du mois de Février 1684.
le premier du Regne de Sa
Majefté, fur les Royaumes d' Angleterre
, d' Ecoffe d'Irlande.
Vous ferez furprife de la
datte de cette Ordonnance,
qui eft du 6 , Février 1684.
apres que je vous ay dit que
GALANT. 279
le Roy eft mort le Vendredy
16. de ce mois. Cette Date
eft felon l'ancien ftile. On
conferve en Angleterre les
dix jours qui ont efté retran
chez du Kalendrier , & l'Année
y commence par le mois
de Mars , & non par celuy de
Janvier.
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Résumé : JACQUES ROY.
Le 6 février 1684, selon l'ancien style calendaire anglais, le roi Charles II émet une ordonnance suite à la mort de son frère, le précédent souverain. Cette ordonnance stipule que l'autorité et le pouvoir de nombreuses charges et emplois dans la magistrature et le gouvernement des royaumes d'Angleterre et d'Irlande ont cessé. Charles II décide de maintenir en fonction tous les titulaires légitimes d'emplois publics ou d'offices au moment du décès du précédent roi, jusqu'à ce qu'il leur donne de nouvelles instructions. L'ordonnance exige également que tous les sujets prêtent secours et aide aux officiers et ministres dans l'exercice de leurs fonctions. De plus, tous les ordres du conseil privé du défunt roi doivent être exécutés comme ils l'auraient été de son vivant. Cette ordonnance est donnée à la Cour de Whitehall.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 159-167
Suite des Nouvelles de Paris.
Début :
Le 12. le Roy donna à Mr l'Abbé de Beringhen, le Prieuré [...]
Mots clefs :
Abbesse, Cordeliers, Cour, Avocat, Charge, Procédure, Statuts, Chevalier, Plaidoirie, Évêque, Parlement, Duchesse, Applaudissements, Sagesse, Raison, Rétablissement, Lettres patentes, Ambassadrices, Éloge, Vertu, Serment, Aumônier, Chancelier, Conseil, Navires
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suite des Nouvelles de Paris.
Suite des Nouvelles de Paris.
Le 12. le Roy donna à Mª l'Abbé
de Beringhen , le Prieuré de Pignan,
fitué dans l'Evêché de Frejus .
Le 15. M de Saint Heremobtint
la furvivance du Gouvernement
de Fontainebleau , avec l'aplaudiffement
de toute la Cour , il en a remercié
le Roy.
Le 16. Mde de Saint Herem , conduite
par Mde la Ducheffe de S. Simon
, eut l'honneur de faire la réverence
au Roy.
Le 18 Mr le Comte de Dreux
Grand Maître des Cérémonies , exerçant
par provifion la Charge de
Grand Maréchal des Logis du Roy,
160 LE NOUVEAU
a eû un Brever pour continuer l'exercice
de cette Charge jufqu'à ce
que Mr le Marquis de Cany fon
neveu ait atteint l'âge de 16 ans ,
pour en faire les fonctions par lui
même .
Le 18 l'affaire de Madame de
Sallo Abbeffe des Cordelieres , fut
décidée en fa faveur ; elle a fait
trop de bruit dans le monde pour
n'en pas former un article des plus
curieux de ce Recueil .
Deniſe Elifabeth de Sallo , fille de
feu M de Sallo Confeiller au Parlement
, recommandable par fa naiffance
& fon mérite litteraire , fut
mife dès l'âge de fept ans dans le
Convent des petites Cordelieres :
Eile y fit fa profeffion à l'âge de
15 , & pendant 40 années qu'elle a
demeuré dans cette Communauté,
elle ena paffé plus de 20 , Maîtreffe
des Penfionaires. Aprés la mortde
Mde BETAUT Abbeffè , elle fut élûë
en fa place le 11 Avril 1711.
La Tranquilité regna dans ce
Monaftere jufques au 30 Décembre
1714
MERCURE. 161
que fes Religieufes la foupçonnant
d'être la caufe, que le fieur RENGEAR
n'avoit pas eu la continuation de
fes pouvoirs , l'accuferent devant
le GENERAL , d'Intrufion , d'Irrégularité
, & de Janfenifme. Sur
ces plaintes , le Provincial des Cordeliers
accompagné des fieurs
ET LE ROUGE HENRIOT
:
pour Commiffaires ; Aprés avoir entendus
tous les Griefs intentez contr'elle
elle fut enfin dépofée par
Sentence dudit Provincial , déclarée
inhabile à être élûe Abbeſſe >
& privée de voix active & paffive .
Cette Abbeffe ayant apelé de cette
Sentence , fut reléguée par Lettre
de Cachet , dans le Convent des
Cordelieres DE CHAULNY. Aprés
la mort du Roy , ayant demandé fon
rapel qu'elle obtint ; elle vint pourfuivre
fon apel , comme d'abus , au
Parlement. M CHEVALIER
Avocat s'étant chargé de fon affaire
, commença à plaider le prémier
, & le deuxième Jeudy de
Carême. Mr Guyor de Chefne
Mars
1717.
0
162 LE NOUVEAU
Avocat du Promoteur & Monfieut
de Lombreuil , celui du Provincial,
plaidérent les trois Jeudis fuivants ,
& le dernier Jeudy qui étoit le 11.
Mr Chevalier repliqua avec un
aplaudiffement général il apuya
fort, fur ce que les deux Avocats
adverfes ( forcés par la verité ) n'avoient
pû refufer des éloges à la
fageffe , au bon efprit , & à la folide
vertu de Mde de Sallo . Salutem
ex inimicis noftris , s'écria - t'il .
Le 18 de ce mois Mr de Lamoi,
gnon Avocat Général commença de
plaider à huit heures , & un quart ;
& ne finit qu'à midi , avec l'admiraration
de toute l'Affemblée : Il reprefenta
à la Cour que toute la France
étoit attentive à fa décifion ;
Que cette Abbeffe avoit été interrogée
fur les queftions les plus épineufes
de la Théologie , qui agitent
aujourd'huy l'Eglife de France,
que cependant il croyoit avoir de
bonnes raifons pour ne pas lire en
public les dépofitions des Témoins
touchant fa Doctrine , que la Cour
MERCURE. 163
pouroit voir les informations ,
Elle le jugeoit à propos. Il conelut
qu'il y avoit abus dans la Procédure
, dans le jugement du Provincial
; & par conféquent au Rétabliffement
de l'Abbeffe . De plus il
requit la Cour que trois Livres contenants
les Statuts des Cordeliers ,
qui lui avoient été remis entre les
mains,fuffent fuprimés, comme étant
contraires à l'autorité des Roys , des
Juges Royaux & des Evêques :
Deifenfe d'avoir d'autres Statuts que
ceux qui auroient été enregistrés à
la Cour , en vertu de Lettres Paten
tes. Aprés un délibéré , on fit retirer
tout le monde , une heure
aprés , on rouvrit les Portes. Mr le
Premier Prefident prononça l'Arrêt,
qui porte, qu'il y avoit eû abus dans
la Procédure & dans ce qui s'en eit
enfuivi. Ordonne que les Cordeliers
ne pouront avoir de Statuts, que
de la permiffion du Roy, par
des
Lettres Patentes Regiftrées en la
Cour , que l'Arreit fera lû au Prochain
Chapitre Provincial , dans le
Njj
162 LE NOUVEAU
Avocat du Promoteur & Monfieur
de Lombreiiil , celui du Provincial ,
plaidérent les trois Jeudis fuivants ,
& le dernier Jeudy qui étoit le 11.
Mr Chevalier repliqua avec un
aplaudiffement général il apuya
fort , fur ce que les deux Avocats
adverfes ( forcés par la verité ) n'avoient
pû refufer des éloges à la
fageffe , au bon efprit , & à la folide
vertu de Mde de Sallo . Salutem
ex inimicis noftris , s'écria - t'il .
:
Le 18 de ce mois Mr de Lamoignon
Avocat Général commença de
plaider à huit heures , &un quart ;
& ne finit qu'à midi , avec l'admiraration
de toute l'Affemblée : Il reprefenta
à la Cour que toute la France
étoit attentive à fa décifion ;
Que cette Abbeffe avoit été interrogée
fur les queftions les plus épineufes
de la Théologie , qui agitent
aujourd'huy l'Eglife de France,
que cependant il croyoit avoir de
bonnes raifons pour ne pas lire en
public les dépofitions des Témoins
touchant fa Doctrine , que la Cour
MERCURE. 163
pouroit voir les informations , fi
Elle le jugeoit à propos. Il conclut
qu'il y avoit abus dans la Procédure
, dans le jugement du Provincial
; & par conféquent au Rétabliffement
de l'Abbeffe . De plus il
requit la Cour que trois Livres contenants
les Statuts des Cordeliers,
qui lui avoient été remis entre les
mains,fuffent fuprimés, comme étant
contraires à l'autorité des Roys , des
Juges Royaux & des Evêques :
Deffenfe d'avoir d'autres Statuts que
ceux qui auroient été enregistrés à
la Cour , en vertu de Lettres Paten
tes . Aprés un délibéré , on fit retirer
tout le monde , une heure
aprés , on rouvrit les Portes. Mr le
Premier Prefident prononça l'Arrêt,
qui porte , qu'il y avoit eû abus dans
la Procédure & dans ce qui s'en eit
enfuivi. Ordonne que les Cordeliers
ne pouront avoir de Statuts, que
de la permiffion du Roy , par des
Lettres Patentes Regiftrées en la
Cour , que l'Arreit fera lû au Prochain
Chapitre Provincial , dans le
N jj
164 LE NOUVEAU
Grand Convent des Cordeliers &
dans ceux de la Province. Deffenfe
aux Cordeliers , de mettre à execution
lefdits Statuts , & notamment
en ce que par iceux , il eft
deffendu de fe pourvoir devant les
Archevêques & Evêques Royaux.
Ce Prononcé fut aplaudi unanimement
par tout l'Auditoire qui
étoit des plus nombreux , parce
qu'il s'agiffoit d'une Abbeffe
tuelle dépofée.
perpe-
Le 19. Mr le Maréchal de Villeroy
ayant pris médecine , pria
Mde la Ducheffe de Vantadour , de
venir fervir le Roy à Table ce jour
là, ce qu'elle continua le lendemain .
Le 20. on aprit la mort de
Mr l'Evêque de S. Paul trois Chateaux
, Suffragant de l'Archevêché
d'Arles.
Le Navire SPRIT , ponté de
Conftruction Hollandoife , nommé
la Ville de Paris , conduit par le
Capitaine Jean Darra , arriva le 20
de ce mois , vis -à-vis le gros Pavillon
du Louvre. Il eft parti de
MERCURE
165
la Rade du Havre , le dix du courant
, chargé de Marchandifes.
CetteEpreuve jointe à la premiere,
dont on a parlé dans le Mercure
de Janvier , perfuade que la Navigation
de laMer, en droiture dans
cette Capitale , eft très facile à établir.
Mrs Cabot de Cailletot , & Ronay
, Auteurs de cette entreprife ,
ont fournis au Confeil, des Mémoires
fort amples , fur l'utilité que,
Paris , & le Royaume en retireroient.
Ils font voir que l'avantage
qu'on en reçevra , réflechira néceffairement
fur tout le Commerce de
la France ; que l'abondance poura
toujours couler dans cette Ville ,
& à beaucoup moins de frais ; Puifla
facilité , & l'accélération de
la voiture , animeront davantage le
Marchand , à faire venir plus librement
des Danrées , dont il ne craindra
plus le dépériffement , comme
il arrivera toujours , lorfqu'on feri.
obligé de décharger une feconde
fois & à moitié Route , ces mêmes.
que
O iij
TGG LE NOUVEAU
Marchandiſes , dans des Bateaux
découverts ; ce qui les retardoit en
Riviere 2 & 3 mois , en alteroit la
qualité , faifoit perdre le tems de
la vente , & les chargeoit de frais
confidérables. Ces Meffieurs ont
fatisfait pleinement aux Objections ,
qu'on a pû leur propofer , contre un
Établiffement , qui va au bien public.
Mr le Comte de Kinigfeg , Amballadeur
de l'Empereur en France,
Gouverneur des Païs Bas , ci -devant
, fon Plenipotentiaire , arriva
Samedy 20 Mars de Bruxelles à
Paris , accompagné de Mde l'Ambaffadrice
fon Epoute , de Mlle de
Lanois fa Coufine ; de Mt le Comte
Charles de Kinigſeg , & de
Mr le Marquis de Catinara fes Neveux
, avec une fuite nombreuſe de
Gentils - hommes Allemands , des
Dlles de Me l'Ambaffadrice , de
plufieurs Pages & Officiers àcheval.
Le 21 de ce mois , Dimanche
des Rameaux , le Roy fe rendit à
la Chapelle du Palais des TuilleMERCURE.
167
ries , précédé par Mr l'Evêque de
Frejus fon Précepteur, par M l'Ab
bé de Maulevrier , & M l'Abbé
de Cambou fes Aumôniers , accompagné
deM le Duc du Maine ,
de Male Maréchal de Villeroy fon
Gouverneur , & de plufieurs Sei
gneurs. S. M. affifta à la Bénédiction
des Palmes , & l'après diné
au Sermon du P. Terraffon de l'Oratoire
, & aux Vêpres chantées
la Mufique.
par
Le Lundy 22. Mtle: Chancelier fe:
rendit aux grands Auguftins , pour
l'Extinction de la Chambre de Juftice
. Il étoit précédé par fes Gardes ,
& ceux de la Prévoté de l'Hôtel ,
commandés par Mr de Monticour
Lieutenant de la Compagnie , à la
fuire des Chanceliers de France.:
Les Huiffiers de la Chancellerie
& ceux de la Chaîne , dont deux
portoient les Maffes , marchans
devant lui avec fes Valets de pied,"
& un Cent- Suiffe du Roy; Il fur
reçû à la porte par le Superieur ‹
de la Maifon , qui le complimenta.
Le 12. le Roy donna à Mª l'Abbé
de Beringhen , le Prieuré de Pignan,
fitué dans l'Evêché de Frejus .
Le 15. M de Saint Heremobtint
la furvivance du Gouvernement
de Fontainebleau , avec l'aplaudiffement
de toute la Cour , il en a remercié
le Roy.
Le 16. Mde de Saint Herem , conduite
par Mde la Ducheffe de S. Simon
, eut l'honneur de faire la réverence
au Roy.
Le 18 Mr le Comte de Dreux
Grand Maître des Cérémonies , exerçant
par provifion la Charge de
Grand Maréchal des Logis du Roy,
160 LE NOUVEAU
a eû un Brever pour continuer l'exercice
de cette Charge jufqu'à ce
que Mr le Marquis de Cany fon
neveu ait atteint l'âge de 16 ans ,
pour en faire les fonctions par lui
même .
Le 18 l'affaire de Madame de
Sallo Abbeffe des Cordelieres , fut
décidée en fa faveur ; elle a fait
trop de bruit dans le monde pour
n'en pas former un article des plus
curieux de ce Recueil .
Deniſe Elifabeth de Sallo , fille de
feu M de Sallo Confeiller au Parlement
, recommandable par fa naiffance
& fon mérite litteraire , fut
mife dès l'âge de fept ans dans le
Convent des petites Cordelieres :
Eile y fit fa profeffion à l'âge de
15 , & pendant 40 années qu'elle a
demeuré dans cette Communauté,
elle ena paffé plus de 20 , Maîtreffe
des Penfionaires. Aprés la mortde
Mde BETAUT Abbeffè , elle fut élûë
en fa place le 11 Avril 1711.
La Tranquilité regna dans ce
Monaftere jufques au 30 Décembre
1714
MERCURE. 161
que fes Religieufes la foupçonnant
d'être la caufe, que le fieur RENGEAR
n'avoit pas eu la continuation de
fes pouvoirs , l'accuferent devant
le GENERAL , d'Intrufion , d'Irrégularité
, & de Janfenifme. Sur
ces plaintes , le Provincial des Cordeliers
accompagné des fieurs
ET LE ROUGE HENRIOT
:
pour Commiffaires ; Aprés avoir entendus
tous les Griefs intentez contr'elle
elle fut enfin dépofée par
Sentence dudit Provincial , déclarée
inhabile à être élûe Abbeſſe >
& privée de voix active & paffive .
Cette Abbeffe ayant apelé de cette
Sentence , fut reléguée par Lettre
de Cachet , dans le Convent des
Cordelieres DE CHAULNY. Aprés
la mort du Roy , ayant demandé fon
rapel qu'elle obtint ; elle vint pourfuivre
fon apel , comme d'abus , au
Parlement. M CHEVALIER
Avocat s'étant chargé de fon affaire
, commença à plaider le prémier
, & le deuxième Jeudy de
Carême. Mr Guyor de Chefne
Mars
1717.
0
162 LE NOUVEAU
Avocat du Promoteur & Monfieut
de Lombreuil , celui du Provincial,
plaidérent les trois Jeudis fuivants ,
& le dernier Jeudy qui étoit le 11.
Mr Chevalier repliqua avec un
aplaudiffement général il apuya
fort, fur ce que les deux Avocats
adverfes ( forcés par la verité ) n'avoient
pû refufer des éloges à la
fageffe , au bon efprit , & à la folide
vertu de Mde de Sallo . Salutem
ex inimicis noftris , s'écria - t'il .
Le 18 de ce mois Mr de Lamoi,
gnon Avocat Général commença de
plaider à huit heures , & un quart ;
& ne finit qu'à midi , avec l'admiraration
de toute l'Affemblée : Il reprefenta
à la Cour que toute la France
étoit attentive à fa décifion ;
Que cette Abbeffe avoit été interrogée
fur les queftions les plus épineufes
de la Théologie , qui agitent
aujourd'huy l'Eglife de France,
que cependant il croyoit avoir de
bonnes raifons pour ne pas lire en
public les dépofitions des Témoins
touchant fa Doctrine , que la Cour
MERCURE. 163
pouroit voir les informations ,
Elle le jugeoit à propos. Il conelut
qu'il y avoit abus dans la Procédure
, dans le jugement du Provincial
; & par conféquent au Rétabliffement
de l'Abbeffe . De plus il
requit la Cour que trois Livres contenants
les Statuts des Cordeliers ,
qui lui avoient été remis entre les
mains,fuffent fuprimés, comme étant
contraires à l'autorité des Roys , des
Juges Royaux & des Evêques :
Deifenfe d'avoir d'autres Statuts que
ceux qui auroient été enregistrés à
la Cour , en vertu de Lettres Paten
tes. Aprés un délibéré , on fit retirer
tout le monde , une heure
aprés , on rouvrit les Portes. Mr le
Premier Prefident prononça l'Arrêt,
qui porte, qu'il y avoit eû abus dans
la Procédure & dans ce qui s'en eit
enfuivi. Ordonne que les Cordeliers
ne pouront avoir de Statuts, que
de la permiffion du Roy, par
des
Lettres Patentes Regiftrées en la
Cour , que l'Arreit fera lû au Prochain
Chapitre Provincial , dans le
Njj
162 LE NOUVEAU
Avocat du Promoteur & Monfieur
de Lombreiiil , celui du Provincial ,
plaidérent les trois Jeudis fuivants ,
& le dernier Jeudy qui étoit le 11.
Mr Chevalier repliqua avec un
aplaudiffement général il apuya
fort , fur ce que les deux Avocats
adverfes ( forcés par la verité ) n'avoient
pû refufer des éloges à la
fageffe , au bon efprit , & à la folide
vertu de Mde de Sallo . Salutem
ex inimicis noftris , s'écria - t'il .
:
Le 18 de ce mois Mr de Lamoignon
Avocat Général commença de
plaider à huit heures , &un quart ;
& ne finit qu'à midi , avec l'admiraration
de toute l'Affemblée : Il reprefenta
à la Cour que toute la France
étoit attentive à fa décifion ;
Que cette Abbeffe avoit été interrogée
fur les queftions les plus épineufes
de la Théologie , qui agitent
aujourd'huy l'Eglife de France,
que cependant il croyoit avoir de
bonnes raifons pour ne pas lire en
public les dépofitions des Témoins
touchant fa Doctrine , que la Cour
MERCURE. 163
pouroit voir les informations , fi
Elle le jugeoit à propos. Il conclut
qu'il y avoit abus dans la Procédure
, dans le jugement du Provincial
; & par conféquent au Rétabliffement
de l'Abbeffe . De plus il
requit la Cour que trois Livres contenants
les Statuts des Cordeliers,
qui lui avoient été remis entre les
mains,fuffent fuprimés, comme étant
contraires à l'autorité des Roys , des
Juges Royaux & des Evêques :
Deffenfe d'avoir d'autres Statuts que
ceux qui auroient été enregistrés à
la Cour , en vertu de Lettres Paten
tes . Aprés un délibéré , on fit retirer
tout le monde , une heure
aprés , on rouvrit les Portes. Mr le
Premier Prefident prononça l'Arrêt,
qui porte , qu'il y avoit eû abus dans
la Procédure & dans ce qui s'en eit
enfuivi. Ordonne que les Cordeliers
ne pouront avoir de Statuts, que
de la permiffion du Roy , par des
Lettres Patentes Regiftrées en la
Cour , que l'Arreit fera lû au Prochain
Chapitre Provincial , dans le
N jj
164 LE NOUVEAU
Grand Convent des Cordeliers &
dans ceux de la Province. Deffenfe
aux Cordeliers , de mettre à execution
lefdits Statuts , & notamment
en ce que par iceux , il eft
deffendu de fe pourvoir devant les
Archevêques & Evêques Royaux.
Ce Prononcé fut aplaudi unanimement
par tout l'Auditoire qui
étoit des plus nombreux , parce
qu'il s'agiffoit d'une Abbeffe
tuelle dépofée.
perpe-
Le 19. Mr le Maréchal de Villeroy
ayant pris médecine , pria
Mde la Ducheffe de Vantadour , de
venir fervir le Roy à Table ce jour
là, ce qu'elle continua le lendemain .
Le 20. on aprit la mort de
Mr l'Evêque de S. Paul trois Chateaux
, Suffragant de l'Archevêché
d'Arles.
Le Navire SPRIT , ponté de
Conftruction Hollandoife , nommé
la Ville de Paris , conduit par le
Capitaine Jean Darra , arriva le 20
de ce mois , vis -à-vis le gros Pavillon
du Louvre. Il eft parti de
MERCURE
165
la Rade du Havre , le dix du courant
, chargé de Marchandifes.
CetteEpreuve jointe à la premiere,
dont on a parlé dans le Mercure
de Janvier , perfuade que la Navigation
de laMer, en droiture dans
cette Capitale , eft très facile à établir.
Mrs Cabot de Cailletot , & Ronay
, Auteurs de cette entreprife ,
ont fournis au Confeil, des Mémoires
fort amples , fur l'utilité que,
Paris , & le Royaume en retireroient.
Ils font voir que l'avantage
qu'on en reçevra , réflechira néceffairement
fur tout le Commerce de
la France ; que l'abondance poura
toujours couler dans cette Ville ,
& à beaucoup moins de frais ; Puifla
facilité , & l'accélération de
la voiture , animeront davantage le
Marchand , à faire venir plus librement
des Danrées , dont il ne craindra
plus le dépériffement , comme
il arrivera toujours , lorfqu'on feri.
obligé de décharger une feconde
fois & à moitié Route , ces mêmes.
que
O iij
TGG LE NOUVEAU
Marchandiſes , dans des Bateaux
découverts ; ce qui les retardoit en
Riviere 2 & 3 mois , en alteroit la
qualité , faifoit perdre le tems de
la vente , & les chargeoit de frais
confidérables. Ces Meffieurs ont
fatisfait pleinement aux Objections ,
qu'on a pû leur propofer , contre un
Établiffement , qui va au bien public.
Mr le Comte de Kinigfeg , Amballadeur
de l'Empereur en France,
Gouverneur des Païs Bas , ci -devant
, fon Plenipotentiaire , arriva
Samedy 20 Mars de Bruxelles à
Paris , accompagné de Mde l'Ambaffadrice
fon Epoute , de Mlle de
Lanois fa Coufine ; de Mt le Comte
Charles de Kinigſeg , & de
Mr le Marquis de Catinara fes Neveux
, avec une fuite nombreuſe de
Gentils - hommes Allemands , des
Dlles de Me l'Ambaffadrice , de
plufieurs Pages & Officiers àcheval.
Le 21 de ce mois , Dimanche
des Rameaux , le Roy fe rendit à
la Chapelle du Palais des TuilleMERCURE.
167
ries , précédé par Mr l'Evêque de
Frejus fon Précepteur, par M l'Ab
bé de Maulevrier , & M l'Abbé
de Cambou fes Aumôniers , accompagné
deM le Duc du Maine ,
de Male Maréchal de Villeroy fon
Gouverneur , & de plufieurs Sei
gneurs. S. M. affifta à la Bénédiction
des Palmes , & l'après diné
au Sermon du P. Terraffon de l'Oratoire
, & aux Vêpres chantées
la Mufique.
par
Le Lundy 22. Mtle: Chancelier fe:
rendit aux grands Auguftins , pour
l'Extinction de la Chambre de Juftice
. Il étoit précédé par fes Gardes ,
& ceux de la Prévoté de l'Hôtel ,
commandés par Mr de Monticour
Lieutenant de la Compagnie , à la
fuire des Chanceliers de France.:
Les Huiffiers de la Chancellerie
& ceux de la Chaîne , dont deux
portoient les Maffes , marchans
devant lui avec fes Valets de pied,"
& un Cent- Suiffe du Roy; Il fur
reçû à la porte par le Superieur ‹
de la Maifon , qui le complimenta.
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3
p. 62
LOGOGRYPHE.
Début :
Aux dépens de la Vérité, [...]
Mots clefs :
Procédure
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texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGO GRYPHE.
Αυχ ux dépens de la Vérité ,
Je ne veux pas illuftrer ma naiſſance ,
Ni briller à tes yeux d'un éclat empruntés
A la mauvaiſe foi je dois mon éxiſtence.
Ce début n'eſt pas beau ; cependant, cher Lecteur ,
Quoique l'homme de bien m'évite & me haïffe ,
Pour découvrir le crime , & punir fon auteur
Souvent je fers à la Justice.
J'ai fini mon portrait , avec quelques efforts ,
S'il ne te fuffit pas , tu pourras me connoître ;
Ouvrant mon fein confultant mes refforts
Tu trouves ce qui fait l'anıbition d'un Prêtre ;
L'idole d'un avare , un regiſtre infamant ;
Une Ville Normande ; un Pays d'Amérique
En richeffe abondant ;
Pour rimer j'ai besoin de note de mufique ,
Je t'en offre une ; puis un métal précieux ;
Un arbre dont le front fe cache dans la nue ;
Et pour finir enfin mon récit ennuyeux ,
L'animal dont , aux Juifs , la chair fut défendue.
Par un Membre fubalterne du Bailliage de
Soiffons.
Αυχ ux dépens de la Vérité ,
Je ne veux pas illuftrer ma naiſſance ,
Ni briller à tes yeux d'un éclat empruntés
A la mauvaiſe foi je dois mon éxiſtence.
Ce début n'eſt pas beau ; cependant, cher Lecteur ,
Quoique l'homme de bien m'évite & me haïffe ,
Pour découvrir le crime , & punir fon auteur
Souvent je fers à la Justice.
J'ai fini mon portrait , avec quelques efforts ,
S'il ne te fuffit pas , tu pourras me connoître ;
Ouvrant mon fein confultant mes refforts
Tu trouves ce qui fait l'anıbition d'un Prêtre ;
L'idole d'un avare , un regiſtre infamant ;
Une Ville Normande ; un Pays d'Amérique
En richeffe abondant ;
Pour rimer j'ai besoin de note de mufique ,
Je t'en offre une ; puis un métal précieux ;
Un arbre dont le front fe cache dans la nue ;
Et pour finir enfin mon récit ennuyeux ,
L'animal dont , aux Juifs , la chair fut défendue.
Par un Membre fubalterne du Bailliage de
Soiffons.
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4
p. 211-213
SUPPLÉMENT aux Annonces de Livres.
Début :
LES Ephémérides Troyennes pour 1764, paroîtront dans Décembre prochain [...]
Mots clefs :
Indication, Tableaux, Charte, Procédure, Chevalier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUPPLÉMENT aux Annonces de Livres.
SUPPLÉMENT aux Annonces
de Livres.
ES Ephémérides Troyennes pour
1764 , paroîtront dans Décembre prochain
, chez Duchefne , à Paris & chez
Gobelet , à Troyes. Elles offrent pour
cette année .
1º. Par addition à l'Art. des Curiofités
&fing. beaucoup augmentées , une
212 MERCURE DE FRANCE.
indication de Tableaux originaux de
différens Maîtres , répandus à Troyes
dans plufieurs maiſons particuliéres : indication
qui réuniffant ces Tableaux
fous un point de vue ouvrira à Troyes
le Spectacle dont jouit Paris au Sallon
du Louvre : Si parva licet componere
magnis.
2°. La première Charte d'affranchiffement
& d'inftitution de l'Echevinage ,
accordée en 1242 aux habitans de
Troyes , par le Comte Thibaut I. le
François de cette Charte eft le même
que celui des chanfons de la compofition
de ce Prince ; autant que dans tous les
temps & dans tous les pays, le langage de
la Poëfie reffemble au ftyle de la Profe .
3. Les Lettres Patentes par lefquelles
Charles VIII. exempte la Ville de
Troyes , Capitale de tout le Pays de
Champagne , de toutes Tailles , Subfides
& Impofitions , pour l'entretene
ment des gens de guerre .
-
4°. Un Précis de la Procédure Criminelle
faite à Troyes , en 1633 , contre
le Chevalier de Jars . Tous les
Mémoires du Regne de LOUIS XIII.
parlent de cette Procédure fans en donner
le détail. Celui que l'on donne aujourd'hui
, rédigé par un des Juges qui
OCTOBRE. 1763. 213
,
avoient affifté au Procès fupplée à ce
filence. On y a joint un Avis où
l'on fait connoître le Chevalier de Jars
& les Perfonnages en fecond de cette
étonnante Tragédie.
5°. Quelques avis économiques.
6º. Un Mémoire fur l'origine des
Droits de Collation & des Décimes exer
cés aujourd'hui fur une partie des Cures
du Diocèfe , par différens Chapitres
Abbayes & Prieurés.
7°. La vie du P. le Cointe , Troyen
Auteur des Annal. Ecclef. Francorum .
L'Eftampe du Frontifpice repréfente
le Jubé de l'Eglife Paroiffiale de la
Magdeleine.
1
N. B. Nous fommes forcés de remettre
les Nouvelles Politiques au Mercure
prochain.
de Livres.
ES Ephémérides Troyennes pour
1764 , paroîtront dans Décembre prochain
, chez Duchefne , à Paris & chez
Gobelet , à Troyes. Elles offrent pour
cette année .
1º. Par addition à l'Art. des Curiofités
&fing. beaucoup augmentées , une
212 MERCURE DE FRANCE.
indication de Tableaux originaux de
différens Maîtres , répandus à Troyes
dans plufieurs maiſons particuliéres : indication
qui réuniffant ces Tableaux
fous un point de vue ouvrira à Troyes
le Spectacle dont jouit Paris au Sallon
du Louvre : Si parva licet componere
magnis.
2°. La première Charte d'affranchiffement
& d'inftitution de l'Echevinage ,
accordée en 1242 aux habitans de
Troyes , par le Comte Thibaut I. le
François de cette Charte eft le même
que celui des chanfons de la compofition
de ce Prince ; autant que dans tous les
temps & dans tous les pays, le langage de
la Poëfie reffemble au ftyle de la Profe .
3. Les Lettres Patentes par lefquelles
Charles VIII. exempte la Ville de
Troyes , Capitale de tout le Pays de
Champagne , de toutes Tailles , Subfides
& Impofitions , pour l'entretene
ment des gens de guerre .
-
4°. Un Précis de la Procédure Criminelle
faite à Troyes , en 1633 , contre
le Chevalier de Jars . Tous les
Mémoires du Regne de LOUIS XIII.
parlent de cette Procédure fans en donner
le détail. Celui que l'on donne aujourd'hui
, rédigé par un des Juges qui
OCTOBRE. 1763. 213
,
avoient affifté au Procès fupplée à ce
filence. On y a joint un Avis où
l'on fait connoître le Chevalier de Jars
& les Perfonnages en fecond de cette
étonnante Tragédie.
5°. Quelques avis économiques.
6º. Un Mémoire fur l'origine des
Droits de Collation & des Décimes exer
cés aujourd'hui fur une partie des Cures
du Diocèfe , par différens Chapitres
Abbayes & Prieurés.
7°. La vie du P. le Cointe , Troyen
Auteur des Annal. Ecclef. Francorum .
L'Eftampe du Frontifpice repréfente
le Jubé de l'Eglife Paroiffiale de la
Magdeleine.
1
N. B. Nous fommes forcés de remettre
les Nouvelles Politiques au Mercure
prochain.
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