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1
p. 190-192
« Je ne dois pas oublier à vous répondre sur les [...] »
Début :
Je ne dois pas oublier à vous répondre sur les [...]
Mots clefs :
Plaintes, Comte de Vienne, Armée
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texteReconnaissance textuelle : « Je ne dois pas oublier à vous répondre sur les [...] »
Je ne dois pas oublier à vous répondre ſur les plaintes que vous me faites de ce que dans
mes dernieres Relations , je ne vous ay point parlé de m² le Comte de Vienne , meſtre de
CampduRegimentde Cavale- rie du Roy. Jeneſçay comment ſon Nom a pû m'échaper , puis qu'il eſt certain que pendant .
cette Campagne il a donné des
120 LE MERCVRE
preuves tres-glorieuſes de ſa valeur dans toutes les Occafions
qui s'y forrt paſſées. Il ſert enAl- lemagne dans l'Armée de Mon- fieur de Créquy avec une fi ar- dente paffion de ſe ſignaler, qu'il s'eſt toûjours trouvé par toutdes premiers , & particulierement au Paſſage du Rhin lors quele Prince de Saxe-Eyfenach fut batu , & dans la Rencontre où les Noſtres défirent trente Eſcadrons des Imperiaux. Il eſt Fils de Monfieur le Duc de la Vieuville , Chevalier d'Honneur de la Reyne , & Gouverneur du Poitou , Frere de M. le marquis de la Vieuville , aiſné de la maіfon , meſtre de Camp du Regimentde Navarre.
mes dernieres Relations , je ne vous ay point parlé de m² le Comte de Vienne , meſtre de
CampduRegimentde Cavale- rie du Roy. Jeneſçay comment ſon Nom a pû m'échaper , puis qu'il eſt certain que pendant .
cette Campagne il a donné des
120 LE MERCVRE
preuves tres-glorieuſes de ſa valeur dans toutes les Occafions
qui s'y forrt paſſées. Il ſert enAl- lemagne dans l'Armée de Mon- fieur de Créquy avec une fi ar- dente paffion de ſe ſignaler, qu'il s'eſt toûjours trouvé par toutdes premiers , & particulierement au Paſſage du Rhin lors quele Prince de Saxe-Eyfenach fut batu , & dans la Rencontre où les Noſtres défirent trente Eſcadrons des Imperiaux. Il eſt Fils de Monfieur le Duc de la Vieuville , Chevalier d'Honneur de la Reyne , & Gouverneur du Poitou , Frere de M. le marquis de la Vieuville , aiſné de la maіfon , meſtre de Camp du Regimentde Navarre.
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Résumé : « Je ne dois pas oublier à vous répondre sur les [...] »
Le Comte de Vienne, mestre de camp du régiment de cavalerie du roi, a brillamment servi en Allemagne sous Monsieur de Créquy. Il s'est distingué lors du passage du Rhin et lors d'une victoire contre les Impériaux. Fils du Duc de la Vieuville et frère du marquis de la Vieuville, il est chevalier d'honneur de la Reine et gouverneur du Poitou.
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2
p. 3-10
RÉPONSES à quelques Plaintes contre le Mercure.
Début :
On se plaint qu'on alteré dans le Mercure quelques ouvrages, [...]
Mots clefs :
Plaintes, Mercure, Réponses, Auteurs, Public
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texteReconnaissance textuelle : RÉPONSES à quelques Plaintes contre le Mercure.
R E'P 0 N SES
à quelques Plaintes
concfe
le
Mercure.
ONseplaintqi£mdltiùé
dans k Mercurecfueîquttouvraity & quesqucémttnotrésdcf<*tntHè,
A l'égard des Autheurs
ceux qui craignent de
bonne foy d'estre imprimez ne doivent nyreciter ny écrire leurs ouvrages, & ceux qui n'ont
pas le courage de cacher
ce qu'ilsont fait de beau.
peuvent m'en faire tenir
ibus main des copies correctes, & jurer ensuite
hautement qu'ils ne les
ontdonnées à personne,
& qu'ils en desavouent
les fautes;je prendray
ces fautes sur moy pour
leur faire plaisir.
-
A l'égard des noms de
famtHe
9
desgenealogies,
& autres mémoiresdefectueux
y
c'est purement la
faute de ceux qui ne prennentpas le soin de me les
envoyer. On n'a qu'à les
IIdrcfercheZlesLibraires
dont le nom est à la tejtc
du Livre.
Ceux dont les actions
& les familles meriteroient le plus de place
dans ce Journal, font
quelquesfois ceux dont
les articles font ou negligez ou tout- à
-
fait oubliez, parce quevoulant
m'y attacher davantage,
je me suis fié sur de beaux
mémoiresqu'on ma promis, & ces prometteurs
sontlapluspart beaucoup
plusnegligensà me tenir
leur parole que je ne le
fuis à donnerauPublic
tout ce que je luy ay promis.
On se plaintque je
Hemployé:pœ$. assezt de
sempf 4 mon JMcriwà^
Ûtlarai,ConJil faudroit
travailler une aimée pour
chaque mois,& toute
déduction faite du tems
de l'lmpression,dutems
necessairement perdu, Se
dema paresses il ne reste à
peu prés que cinq ou six
jours pour l'écrire, c'est.
trop peu, & je m'en
plains comme vous pour,
toute réponse à cet
article.
Les Nowveïïijtes se
plaignent que j'abbrege
les Nouvelles, & queJe
donne trop de Poesies.
Les Poëtes répondent
que les vers font l'ornement du Mercure.
Les DamesJe 'plaignent qu'on sétend trop
sur les morceaux de Litterature &de Physique.
Les Philosophesrépondent qu'ils s'occupent
agréablement, de ce qui
ennuye les Dames & que
ce qui fait plaisir aux
Dames ne convient
point aux gens studieux.
D'autresse plaignent
que le Mercure n'cft pas
afieZj rempli.
Les Librairesrépondent qu'on le vend bien
tel qu'il est
,
c'est ainsi
que dans le commerce
de la vie
,
celuy qui est
content répond aux
plaintes de celuy qui ne
l'estpas. Je prieinstam-
ment une partie du Public de répondre pour
moy a
l'autre.
à quelques Plaintes
concfe
le
Mercure.
ONseplaintqi£mdltiùé
dans k Mercurecfueîquttouvraity & quesqucémttnotrésdcf<*tntHè,
A l'égard des Autheurs
ceux qui craignent de
bonne foy d'estre imprimez ne doivent nyreciter ny écrire leurs ouvrages, & ceux qui n'ont
pas le courage de cacher
ce qu'ilsont fait de beau.
peuvent m'en faire tenir
ibus main des copies correctes, & jurer ensuite
hautement qu'ils ne les
ontdonnées à personne,
& qu'ils en desavouent
les fautes;je prendray
ces fautes sur moy pour
leur faire plaisir.
-
A l'égard des noms de
famtHe
9
desgenealogies,
& autres mémoiresdefectueux
y
c'est purement la
faute de ceux qui ne prennentpas le soin de me les
envoyer. On n'a qu'à les
IIdrcfercheZlesLibraires
dont le nom est à la tejtc
du Livre.
Ceux dont les actions
& les familles meriteroient le plus de place
dans ce Journal, font
quelquesfois ceux dont
les articles font ou negligez ou tout- à
-
fait oubliez, parce quevoulant
m'y attacher davantage,
je me suis fié sur de beaux
mémoiresqu'on ma promis, & ces prometteurs
sontlapluspart beaucoup
plusnegligensà me tenir
leur parole que je ne le
fuis à donnerauPublic
tout ce que je luy ay promis.
On se plaintque je
Hemployé:pœ$. assezt de
sempf 4 mon JMcriwà^
Ûtlarai,ConJil faudroit
travailler une aimée pour
chaque mois,& toute
déduction faite du tems
de l'lmpression,dutems
necessairement perdu, Se
dema paresses il ne reste à
peu prés que cinq ou six
jours pour l'écrire, c'est.
trop peu, & je m'en
plains comme vous pour,
toute réponse à cet
article.
Les Nowveïïijtes se
plaignent que j'abbrege
les Nouvelles, & queJe
donne trop de Poesies.
Les Poëtes répondent
que les vers font l'ornement du Mercure.
Les DamesJe 'plaignent qu'on sétend trop
sur les morceaux de Litterature &de Physique.
Les Philosophesrépondent qu'ils s'occupent
agréablement, de ce qui
ennuye les Dames & que
ce qui fait plaisir aux
Dames ne convient
point aux gens studieux.
D'autresse plaignent
que le Mercure n'cft pas
afieZj rempli.
Les Librairesrépondent qu'on le vend bien
tel qu'il est
,
c'est ainsi
que dans le commerce
de la vie
,
celuy qui est
content répond aux
plaintes de celuy qui ne
l'estpas. Je prieinstam-
ment une partie du Public de répondre pour
moy a
l'autre.
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Résumé : RÉPONSES à quelques Plaintes contre le Mercure.
Le texte est une réponse aux plaintes concernant le Mercure, une publication. L'auteur s'adresse aux auteurs, les encourageant à ne pas écrire ou publier leurs œuvres s'ils craignent d'être imprimés ou manquent de courage. Il propose de corriger leurs fautes s'ils lui envoient des copies et jurent ne pas les avoir données à d'autres. Les erreurs sur les noms de famille et les généalogies sont imputées à ceux qui ne fournissent pas les informations correctes. L'auteur invite à consulter les libraires pour vérifier les noms. L'auteur reconnaît que certaines actions et familles méritantes sont négligées en raison de promesses non tenues par ceux qui devaient fournir des mémoires. Il admet également que le temps de rédaction est limité, avec seulement cinq ou six jours par mois après déduction des temps d'impression et de pauses. Les nouvellistes se plaignent de la brièveté des nouvelles et de l'excès de poésie. Les poètes répondent que les vers ornent le Mercure. Les dames critiquent l'étendue des morceaux de littérature et de physique, tandis que les philosophes trouvent ces sujets agréables et adaptés aux gens studieux. Certains se plaignent que le Mercure n'est pas assez rempli, mais les libraires affirment qu'il se vend bien tel qu'il est. L'auteur conclut en invitant une partie du public à répondre aux plaintes de l'autre.
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3
p. 114-124
ARTICLE DES SPECTACLES.
Début :
Les Comédiens Italiens ayant voulu faire l'essai d'une Piéce [...]
Mots clefs :
Comédiens-Italiens, Arlequin, Applaudissements, Tragédie, Roi, Tyran, Action théâtrale, Veuve, Meurtre, Paysan, Crime, Plaintes, Reine, Exécution, Confidence, Vengeance, Terreur, Comédiens-Français, Rôles, Spectateurs, Musique
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texteReconnaissance textuelle : ARTICLE DES SPECTACLES.
ATITICLE DES SPECTACLES.
Es Comédiens Italiens ayant
voulu faire l'effai d'une Piéce
purement héroïque, fans l'Arlequin,
reprefenterent avec applaudiffement
ces jours paffés , la Tragédie
de Merope qu'ils donnerent gratis.
Comme cette Troupe fe propofe
de la jouer cet Hiver , je me contenterai
d'en expofer fimple ment
la Fable , dégage de toutes réfléxions
critiques , les refervant pour
ce tems-là.
Le fujer de la Tragédie de Merope
eft tiré d'Apollodore ; mais , les
fituations font l'ouvrage du MarDE
MAY.
IIS
quis Scipion Maffei.
Crefphonte de la race des Héraclides
étoit Roy de Meffenie dans
l'Achaye. Il avoit eu trois fils de
Merope. Poliphonne,un de fes Sujets
, confpira contre lui , le détrôna
& fit impitoyablement
maffacrer
après lui , deux de ſes enfans.
Le troifiéme , à qui l'Auteur donne
le nom de Crefphonte
, & qu'Apollodore
appelle Ægyptus , fut
dérobé à la fureur du Tyran par
les foins de Merope , qui le remit
entre les mains d'un vieux ferviteur
, dont la fidélité lui étoit connuë.
Quinze ans fe pafferent, avant
que ce jeune Prince qui n'en avoit
que trois , lorfqu'il échappa à la
cruauté de Poliphonne , pût demander
raifon du Meurtre de fon
pere, & de fes freres , & de l'ufurpation
de les Etats. C'eft ici l'époque
de l'Action Théatrale . Polyphonne
voyant que les Peuples
de Meffene,Capitale du Royaume,
faifoient tous les jours des Conjurations
contre lui , forma le def716
LE MERCURE
fein d'époufer Merope , pour s'acquerir
un droit au Trône ufurpé .
L'infortunée Veuve de Crefphonte
fremit à cette propofition , & éclata
en fanglants reproches . Pendant
une fi aigre converfation , Adrafte
entiérement dévoué au Tyran ,
lui amena un jeune Païfan accufé
d'avoir tué un homme auprés de
Meffene , & de l'avoir jetté dans
un Fleuve , pour dérober la connoiffance
de fon crime . Le jeune
Païfan confeffa le Meurtre ; mais ,
il tacha de justifier fon intention ,
en difant , qu'il n'avoit fait que
défendre fa vie contre un Brigand
qui l'avoit attaqué . L'Accufateur
qui avoit interêt à le faire périr ,
parce qu'il avoit trouvé fur lui , une
Bague d'un grand prix , qui flatoit
fon avarice , n'oublia rien pour irriter
le Tyran contre lui : Mais ,
Merope attendrie par un fécret
preffentiment , demanda fa grace ,
& l'obtint de Poliphonne. Cependant
, comme le fouvenir de fon
fils l'occupoit fans ceffe , & la te-
1
DE MAY. 117
}
noit dans une agitation éternelle.
Elle s'imagina que le prétendu
Brigand que le Païfan avoit peint
à peu près de fon âge , qui convenoit
à celui du jeune Crefphonte ,
& armé d'une maffuë , Armes ordinaires
des defcendans d'Hercule ,
Elle s'imagina , dis -je , que ce pou--
voit bien être fon fils qui avoit été
tué & jetté dans le Fleuve : Elle"
n'eut point de repos qu'elle ne fut
éclaircie. Eurife attaché à fes interefts
, lui promit d'interoger Adrafte
qui étoit de fes Amis. Cela
fut éxécuté fi hûreufement , ou
plûtôt fi malhûreufement pour Merope
, qu'Eurife lui apporta la Bague
qu'Adrafte avoir trouvée fur
Egifte ( c'étoit le nom du jeune
Païfan ) A la vûë de cette fatale Bague
, Merope frémit , elle la reconnoit
pour la même qu'elle avoit
donnée autrefois au vieux Polidore,
& qui devoit fervir un jour , à lui
faire reconnoître fon cher Cref=
phonte. Elle ne douta point que
Te Meurtrier ne l'eut dérobée pour
118 LE MERCURE
prix de fon crime . Elle en jura la
vengeance , & s'étant fait amener
le malhûreux & innocent Egifte
elle le fit garotter à fes yeux , & fe
fit donner une lance pour lui percer
le coeur. A ces funeftes apprêts
Egifte témoigna ſon étonnement ;
ne pouvant fléchir la Reine irritée ,
prêt à recevoir le coup mortel ;
il lui échappa quelques plaintes ,
qui fufpendirent la vengeance de
Merope ,furtout le nom de Polidore
,forti de fa bouche , lui fut
d'un grand fecours . La Reine en
fut frapée , & quelques momens
qu'elle perdit en éclairciffemens ,
furent caufe que Polyphonne furvint
à cette terrible éxécution , &
l'empêcha , ou du moins la fit remettre
à une autre fois . Les plaintes
qu'Egifte fait au Tyran de l'injuftice
de Merope , qui fait perir
ceux à qui il fait grace ; la colere
du Tyran fur cette attentat , & la
protection qu'il accorde ouvertement
au prétendu Criminel , per
fuadent à la Reine une intelligence
DE MAY.
119
dont elle commençoit à fe douter.
Un nouveau défir de vengeance
s'allume dans fon fein , & le fort
lui fournit bientôt une occafion
de la
confommer. Egifte ayant tout
à craindre d'une Reine irritée , &
ne fe fentant coupable d'aucun
crime , cherche à fe juftifier dans
fon efprit. Il s'adreffà à ſa Confidente
, qui pour mieux l'attirer
dans le piége , lui dit , que Merope .
n'eft plus fi irritée contre lui ; elle
lui promit de lui en dire davantage
, dès qu'elle fe fera débaraffée
d'un foin preffant qui l'appelle
ailleurs , & le prie de l'attendre.
Egifte lui jure de ne point fortir
de cet Appartement, d'a-t-il y pafferla
nuit;accablé de laffitude de fes
derniers travaux , il s'endort. Pendant
fon fommeil , Polydore vient,
introduit dans le Palais par Eurife
qu'il prie de le laiffer feul. Il
découvre un homme endormi, dont
les habits lui font naître la curiofité
d'examiner les traits de fon viſage ;
il approche , mais, entendant venir
120 LE MERCURE
quelqu'un,il fe retire. A peine s'eftil
retiré qu'Eimere trouvant Egifte
endormi , appelle la Reine , en lui
difant que tout favorife fa vengeance
. Merope vient un Poignard à la
main ; mais prête à frapper Egitte ,
elle fe fent arrêtée par un homme
qui , par le cri qu'il fait , éveille
Egifte , & lui donne le tems de fe
fauver de la fureur de fon Ennemie.
Merope au defeſpoir d'avoir
manqué fon coup , le veut faire
retomber fur celui qui l'a fufpendu ;
mais , cette nouvelle Victime de
fa vengeance le fait reconnoître
à elle , pour ce même Polydore
à qui elle commit autrefois le foin
de fon cher Crefphonte , & lui apprend
en même tems , que c'étoit
Crefphonte-même qu'elle alloit
immoler. La Surpriſe , la Terreur.,
la Joye, fe fuccédent tour à tour
dans le coeur de Merope ; le premier
mouvement de la Nature la
porte à aller embraffer fon fils ;
mais , Polydore lui repréfente fagement
, que ce feroit l'étouffer
en
DE MAY 121
l'embraffant , & que le moindre
éclat mettroit la vie de fon tils
dans un danger évident. (Merope
fe rend à fes raifons .
Polydore lui
prommet
d'éclaircir au jeune Crefphonte
, le myftere de fa Naiffance.
Il accomplit fa promeffe , un
moment après ;
Crefphonte , qui
avoit toujours cru que Polydore
fut fon pere , fent couler le fang
d'Hercules dans ſes veines , à mefure
qu'il apprend fon véritable
fort ,il veut courir à la
vengeance
de fon pere & de fes freres égorgez
par le Tyran ; mais , Polydore fe
jettant à fes pieds , le fait confentir
à fuivre les confeils que fon
âge & fon expérience lui infpirent.
Polyphonte
perfite dans le deffein
d'époufer
Merope , & lui fait ordonner
par Adrafte fon cruel Emiffaire
, d'aller au Temple , fous
peine de voir périr à les yeux ,
toutes les perfonnes qui lui font
les plus cheres . Merope fe livre à
fes volontés , comme une Victime
qu'on entraîne à l'Autel , réfolue
May 177.
L
122 LE MERCURE
de fe donner la mort , plûtôt que
d'époufer le Meurtrier de fon Epoux
& de fes enfans. Elle n'en est
pas pourtant reduite à cette fatale
extrémité. Le jeune Crefphonte
fon fils , trouve le moyen de fe
foustraire aux yeux de Polydore ,
en le faifant confentir au défir curieux
qu'il a d'aller voir la Pompe
qui fe prépare au Temple. Apeine
y eut-il entré , qu'il voit Merope
fa mere, approcher de l'Autel , avec
une paleur qui lui perce l'ame . Il
court lui - même à cet Aurel
où elle est prête de s'immoler , &
fe faififfant du couteau facré , il
en frappe le Tyran & Adrafte.
Merope déclare aux Peuples affemblez
, que celui qui vient de les
tirer d'un efclavage qu'ils ne fupportoient
qu'à regret , eft leur véritable
Roi, fils du bon Crefphonte,
dont la mémoire leur eft fi chere ;
il n'en faut pas d'avantage pour lui
attirer tous les coeurs,il eft proclamé
Roi, &le Tiran détesté après la mort,
comme il l'avoit été pendantfa vie.
>
DE MAY . 123
Ans vouloir entrer dans les raiqui
ont engagé l'Auteur de
>
Semiramis à faire interrompre cette
Tragédie , qui avoit déja foûtenu
fept reprefentations , les Comédiens
François , pour confoler le
Public du plaifir qu'il avoit à la
fuivre , ont remis fur leur Théatre
le Flateur , Comédie de Mr Rouf-
-feau , qui parut pour la premiere
fois , il y a près de 20 ans ; quoique
les Acteurs faffent , pour rechauffer
cette Piéce & que Mr
Quinault l'aîné fe furpaffe dans
le Rôle du Aateur ; elle n'eft
cependant pas auffi fuivie qu'ils s'en
étoient flatés. Mlle le Couvreur ,
nouvelle Actrice , qui a joué à la
Cour de Lorraine & à Strasbourg,
a attiré beaucoup plus de Spectateurs
dans Electre elle a été fort
applaudie ; cependant , avant que
de porter aucun jugement fur fon
mérite Théatrale ; il faut attendre
que quelques autres Piéces en décident
.
Les changemens qui ont été faits
Lij
124 LE MERCURE
de la part du Poëte & du Muficien ,
dans Hypermetre qui avoit été
fufpendue , ont été fort bien receus
des Amateurs de l'Opera ;
on continue à la repréſenter avec
fuccés . M. Gervais Auteur de la
Mufique , doit être fatisfait de tout
le bien qu'en difent les Connoiffeurs.
Es Comédiens Italiens ayant
voulu faire l'effai d'une Piéce
purement héroïque, fans l'Arlequin,
reprefenterent avec applaudiffement
ces jours paffés , la Tragédie
de Merope qu'ils donnerent gratis.
Comme cette Troupe fe propofe
de la jouer cet Hiver , je me contenterai
d'en expofer fimple ment
la Fable , dégage de toutes réfléxions
critiques , les refervant pour
ce tems-là.
Le fujer de la Tragédie de Merope
eft tiré d'Apollodore ; mais , les
fituations font l'ouvrage du MarDE
MAY.
IIS
quis Scipion Maffei.
Crefphonte de la race des Héraclides
étoit Roy de Meffenie dans
l'Achaye. Il avoit eu trois fils de
Merope. Poliphonne,un de fes Sujets
, confpira contre lui , le détrôna
& fit impitoyablement
maffacrer
après lui , deux de ſes enfans.
Le troifiéme , à qui l'Auteur donne
le nom de Crefphonte
, & qu'Apollodore
appelle Ægyptus , fut
dérobé à la fureur du Tyran par
les foins de Merope , qui le remit
entre les mains d'un vieux ferviteur
, dont la fidélité lui étoit connuë.
Quinze ans fe pafferent, avant
que ce jeune Prince qui n'en avoit
que trois , lorfqu'il échappa à la
cruauté de Poliphonne , pût demander
raifon du Meurtre de fon
pere, & de fes freres , & de l'ufurpation
de les Etats. C'eft ici l'époque
de l'Action Théatrale . Polyphonne
voyant que les Peuples
de Meffene,Capitale du Royaume,
faifoient tous les jours des Conjurations
contre lui , forma le def716
LE MERCURE
fein d'époufer Merope , pour s'acquerir
un droit au Trône ufurpé .
L'infortunée Veuve de Crefphonte
fremit à cette propofition , & éclata
en fanglants reproches . Pendant
une fi aigre converfation , Adrafte
entiérement dévoué au Tyran ,
lui amena un jeune Païfan accufé
d'avoir tué un homme auprés de
Meffene , & de l'avoir jetté dans
un Fleuve , pour dérober la connoiffance
de fon crime . Le jeune
Païfan confeffa le Meurtre ; mais ,
il tacha de justifier fon intention ,
en difant , qu'il n'avoit fait que
défendre fa vie contre un Brigand
qui l'avoit attaqué . L'Accufateur
qui avoit interêt à le faire périr ,
parce qu'il avoit trouvé fur lui , une
Bague d'un grand prix , qui flatoit
fon avarice , n'oublia rien pour irriter
le Tyran contre lui : Mais ,
Merope attendrie par un fécret
preffentiment , demanda fa grace ,
& l'obtint de Poliphonne. Cependant
, comme le fouvenir de fon
fils l'occupoit fans ceffe , & la te-
1
DE MAY. 117
}
noit dans une agitation éternelle.
Elle s'imagina que le prétendu
Brigand que le Païfan avoit peint
à peu près de fon âge , qui convenoit
à celui du jeune Crefphonte ,
& armé d'une maffuë , Armes ordinaires
des defcendans d'Hercule ,
Elle s'imagina , dis -je , que ce pou--
voit bien être fon fils qui avoit été
tué & jetté dans le Fleuve : Elle"
n'eut point de repos qu'elle ne fut
éclaircie. Eurife attaché à fes interefts
, lui promit d'interoger Adrafte
qui étoit de fes Amis. Cela
fut éxécuté fi hûreufement , ou
plûtôt fi malhûreufement pour Merope
, qu'Eurife lui apporta la Bague
qu'Adrafte avoir trouvée fur
Egifte ( c'étoit le nom du jeune
Païfan ) A la vûë de cette fatale Bague
, Merope frémit , elle la reconnoit
pour la même qu'elle avoit
donnée autrefois au vieux Polidore,
& qui devoit fervir un jour , à lui
faire reconnoître fon cher Cref=
phonte. Elle ne douta point que
Te Meurtrier ne l'eut dérobée pour
118 LE MERCURE
prix de fon crime . Elle en jura la
vengeance , & s'étant fait amener
le malhûreux & innocent Egifte
elle le fit garotter à fes yeux , & fe
fit donner une lance pour lui percer
le coeur. A ces funeftes apprêts
Egifte témoigna ſon étonnement ;
ne pouvant fléchir la Reine irritée ,
prêt à recevoir le coup mortel ;
il lui échappa quelques plaintes ,
qui fufpendirent la vengeance de
Merope ,furtout le nom de Polidore
,forti de fa bouche , lui fut
d'un grand fecours . La Reine en
fut frapée , & quelques momens
qu'elle perdit en éclairciffemens ,
furent caufe que Polyphonne furvint
à cette terrible éxécution , &
l'empêcha , ou du moins la fit remettre
à une autre fois . Les plaintes
qu'Egifte fait au Tyran de l'injuftice
de Merope , qui fait perir
ceux à qui il fait grace ; la colere
du Tyran fur cette attentat , & la
protection qu'il accorde ouvertement
au prétendu Criminel , per
fuadent à la Reine une intelligence
DE MAY.
119
dont elle commençoit à fe douter.
Un nouveau défir de vengeance
s'allume dans fon fein , & le fort
lui fournit bientôt une occafion
de la
confommer. Egifte ayant tout
à craindre d'une Reine irritée , &
ne fe fentant coupable d'aucun
crime , cherche à fe juftifier dans
fon efprit. Il s'adreffà à ſa Confidente
, qui pour mieux l'attirer
dans le piége , lui dit , que Merope .
n'eft plus fi irritée contre lui ; elle
lui promit de lui en dire davantage
, dès qu'elle fe fera débaraffée
d'un foin preffant qui l'appelle
ailleurs , & le prie de l'attendre.
Egifte lui jure de ne point fortir
de cet Appartement, d'a-t-il y pafferla
nuit;accablé de laffitude de fes
derniers travaux , il s'endort. Pendant
fon fommeil , Polydore vient,
introduit dans le Palais par Eurife
qu'il prie de le laiffer feul. Il
découvre un homme endormi, dont
les habits lui font naître la curiofité
d'examiner les traits de fon viſage ;
il approche , mais, entendant venir
120 LE MERCURE
quelqu'un,il fe retire. A peine s'eftil
retiré qu'Eimere trouvant Egifte
endormi , appelle la Reine , en lui
difant que tout favorife fa vengeance
. Merope vient un Poignard à la
main ; mais prête à frapper Egitte ,
elle fe fent arrêtée par un homme
qui , par le cri qu'il fait , éveille
Egifte , & lui donne le tems de fe
fauver de la fureur de fon Ennemie.
Merope au defeſpoir d'avoir
manqué fon coup , le veut faire
retomber fur celui qui l'a fufpendu ;
mais , cette nouvelle Victime de
fa vengeance le fait reconnoître
à elle , pour ce même Polydore
à qui elle commit autrefois le foin
de fon cher Crefphonte , & lui apprend
en même tems , que c'étoit
Crefphonte-même qu'elle alloit
immoler. La Surpriſe , la Terreur.,
la Joye, fe fuccédent tour à tour
dans le coeur de Merope ; le premier
mouvement de la Nature la
porte à aller embraffer fon fils ;
mais , Polydore lui repréfente fagement
, que ce feroit l'étouffer
en
DE MAY 121
l'embraffant , & que le moindre
éclat mettroit la vie de fon tils
dans un danger évident. (Merope
fe rend à fes raifons .
Polydore lui
prommet
d'éclaircir au jeune Crefphonte
, le myftere de fa Naiffance.
Il accomplit fa promeffe , un
moment après ;
Crefphonte , qui
avoit toujours cru que Polydore
fut fon pere , fent couler le fang
d'Hercules dans ſes veines , à mefure
qu'il apprend fon véritable
fort ,il veut courir à la
vengeance
de fon pere & de fes freres égorgez
par le Tyran ; mais , Polydore fe
jettant à fes pieds , le fait confentir
à fuivre les confeils que fon
âge & fon expérience lui infpirent.
Polyphonte
perfite dans le deffein
d'époufer
Merope , & lui fait ordonner
par Adrafte fon cruel Emiffaire
, d'aller au Temple , fous
peine de voir périr à les yeux ,
toutes les perfonnes qui lui font
les plus cheres . Merope fe livre à
fes volontés , comme une Victime
qu'on entraîne à l'Autel , réfolue
May 177.
L
122 LE MERCURE
de fe donner la mort , plûtôt que
d'époufer le Meurtrier de fon Epoux
& de fes enfans. Elle n'en est
pas pourtant reduite à cette fatale
extrémité. Le jeune Crefphonte
fon fils , trouve le moyen de fe
foustraire aux yeux de Polydore ,
en le faifant confentir au défir curieux
qu'il a d'aller voir la Pompe
qui fe prépare au Temple. Apeine
y eut-il entré , qu'il voit Merope
fa mere, approcher de l'Autel , avec
une paleur qui lui perce l'ame . Il
court lui - même à cet Aurel
où elle est prête de s'immoler , &
fe faififfant du couteau facré , il
en frappe le Tyran & Adrafte.
Merope déclare aux Peuples affemblez
, que celui qui vient de les
tirer d'un efclavage qu'ils ne fupportoient
qu'à regret , eft leur véritable
Roi, fils du bon Crefphonte,
dont la mémoire leur eft fi chere ;
il n'en faut pas d'avantage pour lui
attirer tous les coeurs,il eft proclamé
Roi, &le Tiran détesté après la mort,
comme il l'avoit été pendantfa vie.
>
DE MAY . 123
Ans vouloir entrer dans les raiqui
ont engagé l'Auteur de
>
Semiramis à faire interrompre cette
Tragédie , qui avoit déja foûtenu
fept reprefentations , les Comédiens
François , pour confoler le
Public du plaifir qu'il avoit à la
fuivre , ont remis fur leur Théatre
le Flateur , Comédie de Mr Rouf-
-feau , qui parut pour la premiere
fois , il y a près de 20 ans ; quoique
les Acteurs faffent , pour rechauffer
cette Piéce & que Mr
Quinault l'aîné fe furpaffe dans
le Rôle du Aateur ; elle n'eft
cependant pas auffi fuivie qu'ils s'en
étoient flatés. Mlle le Couvreur ,
nouvelle Actrice , qui a joué à la
Cour de Lorraine & à Strasbourg,
a attiré beaucoup plus de Spectateurs
dans Electre elle a été fort
applaudie ; cependant , avant que
de porter aucun jugement fur fon
mérite Théatrale ; il faut attendre
que quelques autres Piéces en décident
.
Les changemens qui ont été faits
Lij
124 LE MERCURE
de la part du Poëte & du Muficien ,
dans Hypermetre qui avoit été
fufpendue , ont été fort bien receus
des Amateurs de l'Opera ;
on continue à la repréſenter avec
fuccés . M. Gervais Auteur de la
Mufique , doit être fatisfait de tout
le bien qu'en difent les Connoiffeurs.
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Résumé : ARTICLE DES SPECTACLES.
La tragédie 'Mérope' s'inspire d'une histoire tirée d'Apollodore et adaptée par Scipion Maffei. Créthon, roi de Messénie en Achaïe, a trois fils avec Mérope. Après l'usurpation du trône par Poliphonte, deux des fils de Créthon sont tués. Le troisième, Cresphonte, est sauvé par Mérope et confié à un serviteur fidèle nommé Polydore. Quinze ans plus tard, Cresphonte, alors âgé de dix-huit ans, cherche à venger son père et ses frères. Poliphonte, craignant des conspirations, décide d'épouser Mérope pour légitimer son règne. Lors d'une confrontation, un jeune paysan nommé Égiste est accusé de meurtre et amené devant eux. Mérope, émue par sa ressemblance avec son fils disparu, découvre qu'Égiste possède une bague appartenant à Polydore. Convaincue qu'Égiste est son fils, elle tente de le tuer mais est interrompue par Poliphonte. Plus tard, Polydore révèle à Mérope qu'Égiste est en réalité Cresphonte. Poliphonte ordonne à Mérope de se rendre au temple, mais Cresphonte la sauve en tuant le tyran. Mérope révèle alors au peuple que Cresphonte est leur véritable roi, et il est acclamé. Le texte mentionne également des représentations théâtrales, dont 'Le Flateur' et 'Hypermestre', ainsi que la performance de Mlle le Couvreur dans 'Électre'.
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4
p. *211-211
DE LA HAYE, le 1 Octobre.
Début :
Le Général York présenta le 28 du mois dernier à L.H.P. un Mémoire dans lequel [...]
Mots clefs :
Général York, Mémoire, Plaintes, Hollandais, Commerce, Ennemis
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texteReconnaissance textuelle : DE LA HAYE, le 1 Octobre.
DE LA HAYE , le 1 Octobre.
Le Général York préfenta le 28 du mois dernier
à L. H. P. un Mémoire dans lequel ce Miniftre
leur fait , au nom du Roi d'Angleterre ,
les plus vives plaintes contre les Hollandois , qu'il
accufe de faire par terre un commerce prohibé
avec la France. Après avoir repréſenté combien
cette conduite eft contraire à l'intelligence que
les Traités ont établie entre les deux Nations , il
parle des préparatifs immenfes que les François
font fur leurs côtes pour tenter une invaſion en
Angleterre ; il fait fentir qu'il eft très - effentiel
pour la fureté de ce Royaume , que fes ennemis
ne reçoivent aucune efpéce de fecours des Puiffances
neutres ; qu'on a droit d'attendre de l'équité
de L. H. P. qu'Elles empêcheront qu'aucun
de leurs fujets ne viole en ce point la foi des
Traités & les régles de la neutralité ; & qu'Elles
doivent cette reconnoiffance aux preuves de modération
& de folide amitié que S. M. Brit . leur
a données , en réprimant les excès des armateurs
Anglois , & en mettant des bornes à leur licence
par un acte du Parlement.
Le Général York préfenta le 28 du mois dernier
à L. H. P. un Mémoire dans lequel ce Miniftre
leur fait , au nom du Roi d'Angleterre ,
les plus vives plaintes contre les Hollandois , qu'il
accufe de faire par terre un commerce prohibé
avec la France. Après avoir repréſenté combien
cette conduite eft contraire à l'intelligence que
les Traités ont établie entre les deux Nations , il
parle des préparatifs immenfes que les François
font fur leurs côtes pour tenter une invaſion en
Angleterre ; il fait fentir qu'il eft très - effentiel
pour la fureté de ce Royaume , que fes ennemis
ne reçoivent aucune efpéce de fecours des Puiffances
neutres ; qu'on a droit d'attendre de l'équité
de L. H. P. qu'Elles empêcheront qu'aucun
de leurs fujets ne viole en ce point la foi des
Traités & les régles de la neutralité ; & qu'Elles
doivent cette reconnoiffance aux preuves de modération
& de folide amitié que S. M. Brit . leur
a données , en réprimant les excès des armateurs
Anglois , & en mettant des bornes à leur licence
par un acte du Parlement.
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Résumé : DE LA HAYE, le 1 Octobre.
Le 1er octobre à La Haye, le général York a remis un mémoire au nom du roi d'Angleterre au Prince de Pays-Bas-Orange. Ce document dénonce le commerce terrestre prohibé entre les Hollandais et la France, violant ainsi les traités entre les deux nations. Le mémoire souligne également les préparatifs français pour une invasion en Angleterre. Le général York insiste sur la nécessité de prévenir tout soutien des puissances neutres aux ennemis de l'Angleterre. Il demande au Prince de Pays-Bas-Orange d'empêcher ses sujets de violer les traités et les règles de neutralité. Le mémoire rappelle enfin les preuves de modération et d'amitié du roi britannique, notamment par la répression des excès des armateurs anglais via un acte du Parlement.
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5
p. 54-55
VERS SUR la Convalescence de M. L'ÉVÉQUE D'ORLÉANS, aux Citoyens de son Diocèse.
Début :
QUEL bruit confus ? quels lugubres accens [...]
Mots clefs :
Convalescence, Plaintes, Pleurs, Danger, Ardeur, Citoyens, Muse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS SUR la Convalescence de M. L'ÉVÉQUE D'ORLÉANS, aux Citoyens de son Diocèse.
VERS
SUR la Convalescence deM. L'ÉVÉQUE
D'ORLEANS , aux Citoyens defon
Diocèse.i
QUEL bruit confus ? quels lugubres accens
Sur ces rives ſe font entendre ?
Vos plaintes , vos gémiſſemens ,
Les pleurs que je vous vois répandre
Saiffiffent & glacent mes ſens !
3
Sur le danger des jours d'un Prélat qu'on adore ,
Vous tremblez ? .... eſpérez ; le ſecours que j'im
plore 231
Ne peut ſe refuſer à l'ardeur denos voeux ,
9.1
NOVEMBRE. 1763 . 55
Sur tout des voeux formés par la Reconnoiſſance...
こ
Aſa voix la Convalescence ,
Pour détourner ce coup affreux ,
Des mains de la Parque homicide
Arrache le ciſeau perfide ;
Et ſur Jarente enfin répandant ſes faveurs,
Au gré de mes deſirs appaiſe vos allarmes,
Séche la ſourcede vos larmes ,
Raméne le calme en vos coeurs .
Citoyens fortunés! qu'à la ſombre triſteſſe
Succéde la vive allégreffe.
Muſe , fais retentir tes plus tendres accords ;
Etquemon bienfaiteur , s'il daigne les entendre ,
En faveur de l'objet excuſe tes tranſports.
Par un Abonné au Mercure.
SUR la Convalescence deM. L'ÉVÉQUE
D'ORLEANS , aux Citoyens defon
Diocèse.i
QUEL bruit confus ? quels lugubres accens
Sur ces rives ſe font entendre ?
Vos plaintes , vos gémiſſemens ,
Les pleurs que je vous vois répandre
Saiffiffent & glacent mes ſens !
3
Sur le danger des jours d'un Prélat qu'on adore ,
Vous tremblez ? .... eſpérez ; le ſecours que j'im
plore 231
Ne peut ſe refuſer à l'ardeur denos voeux ,
9.1
NOVEMBRE. 1763 . 55
Sur tout des voeux formés par la Reconnoiſſance...
こ
Aſa voix la Convalescence ,
Pour détourner ce coup affreux ,
Des mains de la Parque homicide
Arrache le ciſeau perfide ;
Et ſur Jarente enfin répandant ſes faveurs,
Au gré de mes deſirs appaiſe vos allarmes,
Séche la ſourcede vos larmes ,
Raméne le calme en vos coeurs .
Citoyens fortunés! qu'à la ſombre triſteſſe
Succéde la vive allégreffe.
Muſe , fais retentir tes plus tendres accords ;
Etquemon bienfaiteur , s'il daigne les entendre ,
En faveur de l'objet excuſe tes tranſports.
Par un Abonné au Mercure.
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Résumé : VERS SUR la Convalescence de M. L'ÉVÉQUE D'ORLÉANS, aux Citoyens de son Diocèse.
Le poème 'Sur la Convalescence de M. l'Évêque d'Orléans' est adressé aux citoyens du diocèse d'Orléans et exprime leur inquiétude et leur tristesse face à la maladie de leur évêque. Le poète prie pour la convalescence de l'évêque afin de sauver sa vie et apaiser les craintes des habitants. La convalescence est personnifiée et suppliée de détourner le danger mortel. Le poète souhaite ardemment la guérison de l'évêque, espérant ainsi restaurer la joie et le calme parmi les citoyens. Il invite la muse à célébrer cette guérison et demande pardon pour ses émotions intenses en faveur de leur bienfaiteur. Le poème est daté de novembre 1763 et signé par un abonné au Mercure.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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