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101
p. 2032-2033
LIVRES que Cavelier, Libraire à Paris, ruë S. Jacques, a nouvellement reçûs des Pays Etrangers.
Début :
Plutarchi vitae Parallelae cum singulis aliquot graecè et latinè ; adduntur variantes Lectiones ; [...]
Mots clefs :
Remèdes, Guérir, Medicina, Tractatus, Latin
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texteReconnaissance textuelle : LIVRES que Cavelier, Libraire à Paris, ruë S. Jacques, a nouvellement reçûs des Pays Etrangers.
LIVRES que Cavelier , Libraire à
Paris , rue S. Jacques , a nouvellement
reçûs des Pays Etrangers.
Plutarchi vita Parallelæ cum singulis aliquot
græcè et latinè; adduntur variantes Lectiones;
recensuit Aug. Bryanus , Gr . Lat. 5. vol. in 4.
Londuni , 1729. Carta Imperiali.
MEMOIRES Secrets de la Cour de France , conte
nant les Intrigues du Cabinet pendant la Minorité
de Louis XIV . 3. volumes in 12.
Amst. 1733.
> NOVA Acta Eruditorum anno 1732 in
Lipsia.
4.
Gebaveri ( Georg . Christ . ) Anthologicarum
Dessertationum Liber , et Collegiorum Lipsiensium
Historia , in 8. Lipsia , 1733 .
Heisenii ( Henr. ) Oratio de Eloquentia vet.
Germanorum
, in 4. Brema , 1732.
RAV. ( Just. ) Philosophia Lactantii , in 8 .
Jena , 1733.
HEINNECCII ( Got. ) Fundamenta Stili Cultioris
, regulis perspicuis adornata , in 8. Lipsia
1733.
Bose ( Mat. ) Comment. in Eclipsim Terra
13. Maii 1733. in 4. Lipsia , 1733 .
DICTIONAIRE Médical , contenant la Méthode
la plus recevable pour connoître et guérir
les Maladies par des Remedes simples , &c.
On y a joint la Maladie des Chevaux , avec
les Remedes propres à les guérir , par I. G.
Docteur en Médecine. 2. vol . in 12. Bruxelles
, 1733.
DOUGLAS ( Jac. ) Descriptio Peritonæi et Membrana
Cellolaris , ex Anglico Latinè , versa.
cura
SEPTEMBRE . 1733 2033
cum Annotationibus Heisferi , in 8. Helmsfadii
, 1733 .
LILUM Lapideum , ex Commentatione Jo . Harembergi
, cum Fig. in 4. 1729.
BRUNKMANNI ( Fr. ) de Lapidibus Odoratis ,
in 4. Fig. Volfembutella , 1719 .
STENTZELII ( God . ) Medicina Theoretico
Practica , in 8. Francofurti , 1732.
Ejusd. Texicologia Pashologico - Medica ,
sive de venenis , in 4. Visemberga , 1733 .
STAHLII ( Georg ) . Experimenta, Observationes,
Animadversiones 300. Numero , Chimica et
Physicæ in 8. Berolini , 1731.
ADOLPHI ( MIC . ) Tractatus de Fontibus quibusdam
Soteriis , in . 8. Lipsia , i - 33.
HAHN ( Got. ) Variolarum Antiquitates , in 4.
Briga , 1733-
BELLINI ( Laur. ) de Urinis et Pulsibus Sangui
guinis Missione , Febribus , Capitis - Pectoris
que Morbis , cum Præfatione Boerhaave ,
in 4, Lipsia , 1731.
ALBERTI ( Mic. ) Tractatus de Hæmorrhoidi
bus , in 4. Hala , 1722.
Ejusd. Jurisprudentiæ Medicæ , Tomus tertius
, novis casibus Forensibus et Clinicis lo
cupletatus , in 4. Scheuberga , 1733 , N. B. en.
Allemand.
JUNCSTER ( Jo. Methodo Stahliana , Conspec
tus Medicina , Chirurgie , Therapiæ Formus
larum et Chemiæ , 5. vol . in 4. Hala.
Paris , rue S. Jacques , a nouvellement
reçûs des Pays Etrangers.
Plutarchi vita Parallelæ cum singulis aliquot
græcè et latinè; adduntur variantes Lectiones;
recensuit Aug. Bryanus , Gr . Lat. 5. vol. in 4.
Londuni , 1729. Carta Imperiali.
MEMOIRES Secrets de la Cour de France , conte
nant les Intrigues du Cabinet pendant la Minorité
de Louis XIV . 3. volumes in 12.
Amst. 1733.
> NOVA Acta Eruditorum anno 1732 in
Lipsia.
4.
Gebaveri ( Georg . Christ . ) Anthologicarum
Dessertationum Liber , et Collegiorum Lipsiensium
Historia , in 8. Lipsia , 1733 .
Heisenii ( Henr. ) Oratio de Eloquentia vet.
Germanorum
, in 4. Brema , 1732.
RAV. ( Just. ) Philosophia Lactantii , in 8 .
Jena , 1733.
HEINNECCII ( Got. ) Fundamenta Stili Cultioris
, regulis perspicuis adornata , in 8. Lipsia
1733.
Bose ( Mat. ) Comment. in Eclipsim Terra
13. Maii 1733. in 4. Lipsia , 1733 .
DICTIONAIRE Médical , contenant la Méthode
la plus recevable pour connoître et guérir
les Maladies par des Remedes simples , &c.
On y a joint la Maladie des Chevaux , avec
les Remedes propres à les guérir , par I. G.
Docteur en Médecine. 2. vol . in 12. Bruxelles
, 1733.
DOUGLAS ( Jac. ) Descriptio Peritonæi et Membrana
Cellolaris , ex Anglico Latinè , versa.
cura
SEPTEMBRE . 1733 2033
cum Annotationibus Heisferi , in 8. Helmsfadii
, 1733 .
LILUM Lapideum , ex Commentatione Jo . Harembergi
, cum Fig. in 4. 1729.
BRUNKMANNI ( Fr. ) de Lapidibus Odoratis ,
in 4. Fig. Volfembutella , 1719 .
STENTZELII ( God . ) Medicina Theoretico
Practica , in 8. Francofurti , 1732.
Ejusd. Texicologia Pashologico - Medica ,
sive de venenis , in 4. Visemberga , 1733 .
STAHLII ( Georg ) . Experimenta, Observationes,
Animadversiones 300. Numero , Chimica et
Physicæ in 8. Berolini , 1731.
ADOLPHI ( MIC . ) Tractatus de Fontibus quibusdam
Soteriis , in . 8. Lipsia , i - 33.
HAHN ( Got. ) Variolarum Antiquitates , in 4.
Briga , 1733-
BELLINI ( Laur. ) de Urinis et Pulsibus Sangui
guinis Missione , Febribus , Capitis - Pectoris
que Morbis , cum Præfatione Boerhaave ,
in 4, Lipsia , 1731.
ALBERTI ( Mic. ) Tractatus de Hæmorrhoidi
bus , in 4. Hala , 1722.
Ejusd. Jurisprudentiæ Medicæ , Tomus tertius
, novis casibus Forensibus et Clinicis lo
cupletatus , in 4. Scheuberga , 1733 , N. B. en.
Allemand.
JUNCSTER ( Jo. Methodo Stahliana , Conspec
tus Medicina , Chirurgie , Therapiæ Formus
larum et Chemiæ , 5. vol . in 4. Hala.
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Résumé : LIVRES que Cavelier, Libraire à Paris, ruë S. Jacques, a nouvellement reçûs des Pays Etrangers.
Le document énumère des livres récemment reçus par Cavelier, libraire à Paris, en provenance des Pays Étrangers. Parmi ces ouvrages figurent des biographies parallèles de Plutarque en grec et en latin, révisées par Aug. Bryanus, ainsi que les 'Mémoires Secrets de la Cour de France' relatant les intrigues pendant la minorité de Louis XIV. La liste inclut également les 'Nova Acta Eruditorum' de 1732, une dissertation de Georg. Christ. Gebaveri, et une oraison de Henr. Heisenii sur l'éloquence des anciens Germains. Des travaux sur la philosophie, la médecine, et les sciences naturelles sont également présents, tels que 'Philosophia Lactantii' de Just. Rav, 'Fundamenta Stili Cultioris' de Got. Heinneccii, et un 'Dictionnaire Médical' incluant des remèdes pour les chevaux. Des ouvrages sur l'anatomie, la minéralogie, et la toxicologie sont mentionnés, comme ceux de Jac. Douglas, Jo. Harembergi, et God. Stenzelii. Enfin, des traités sur la chimie, la variole, et les maladies spécifiques sont listés, incluant des travaux de Georg. Stahlii, Got. Hahn, et Laur. Bellini.
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102
p. 2232
« On donne avis que le véritable Suc de Réglise et Guimauve blanc, si estimé pour toutes les maladies [...] »
Début :
On donne avis que le véritable Suc de Réglise et Guimauve blanc, si estimé pour toutes les maladies [...]
Mots clefs :
Suc de réglisse et guimauve blanc, Maladies du poumon
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texteReconnaissance textuelle : « On donne avis que le véritable Suc de Réglise et Guimauve blanc, si estimé pour toutes les maladies [...] »
On donne avis que le véritable Suc de Réglise"
et Guimauve blanc, si estimé pour toutes les maladies
du Poulmon, Inflammations , Enroüemens ,
Toux , Rhume , Pituite , Asthme , Poulmonie ,
&c. continue à se débiter depuis plus de 30 ans,
de l'aveu et approbation de M. Chicoysneau ,
Premier Medecin du Roy , chez Mad. Desmoulins
, qui est seule qui en a le secret de feu Mile
Guy ; quoique depuis quelques années des particuliers
ayent voulu le contrefaire. La différence
s'en connoîtra aisément par la comparaison
qu'on en pourra faire. On peut s'en servir
en tout tems , le transporter par tout et le garder
si long-temps que l'on voudra , sans jamais
se gâter ni rien perdre de sa qualité.
La Dame Desmoulins demeure ruë Guénégaud,
Fauxbourg S. Germain , du côté de la ruë Mazarine
, chez M. Toulin , Aubergiste,
et Guimauve blanc, si estimé pour toutes les maladies
du Poulmon, Inflammations , Enroüemens ,
Toux , Rhume , Pituite , Asthme , Poulmonie ,
&c. continue à se débiter depuis plus de 30 ans,
de l'aveu et approbation de M. Chicoysneau ,
Premier Medecin du Roy , chez Mad. Desmoulins
, qui est seule qui en a le secret de feu Mile
Guy ; quoique depuis quelques années des particuliers
ayent voulu le contrefaire. La différence
s'en connoîtra aisément par la comparaison
qu'on en pourra faire. On peut s'en servir
en tout tems , le transporter par tout et le garder
si long-temps que l'on voudra , sans jamais
se gâter ni rien perdre de sa qualité.
La Dame Desmoulins demeure ruë Guénégaud,
Fauxbourg S. Germain , du côté de la ruë Mazarine
, chez M. Toulin , Aubergiste,
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Résumé : « On donne avis que le véritable Suc de Réglise et Guimauve blanc, si estimé pour toutes les maladies [...] »
Le texte annonce la vente du 'véritable Suc de Réglise' et de la guimauve blanche, reconnus pour leurs vertus thérapeutiques contre diverses affections pulmonaires. Approuvé par M. Chicoysneau, Premier Médecin du Roi, ce produit est préparé par Mme Desmoulins. L'authenticité du produit peut être vérifiée par comparaison. Mme Desmoulins réside rue Guénégaud, dans le Faubourg Saint-Germain.
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103
p. 2675-2676
« Le Sieur Julien Apotiquaire ordinaire du Roi, en son Artillerie de France, continuë avec succès [...] »
Début :
Le Sieur Julien Apotiquaire ordinaire du Roi, en son Artillerie de France, continuë avec succès [...]
Mots clefs :
Élixir, Maladies, Sirop stomacal
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texteReconnaissance textuelle : « Le Sieur Julien Apotiquaire ordinaire du Roi, en son Artillerie de France, continuë avec succès [...] »
Le Sieur Julien Apotiquaire ordinaire du Roi,
'en son Artillerie de France , continue avec succès
de débiter son Sirop connu sous le nom de
Stomachal , souverain pour guerir les maladies
de poitrine , la toux séche et quand on est tourmenté
de fluxions chaudes et subtiles qui tom
bent sur la trachée - artere et les poulmons ; il
en adoucit l'acrimonie , soulage les phtisiqnes
et asmatiques . Sa doze est d'une cuillerée
bouche , trois fois par jour , il est très agréable
à prendre , on le peut prendre en une seule fois
dans du Thé , Prisanne , eau chaude &c .
ου
I
Ou trouvera aussi chez lui la véritable Pâte
de Guimauve , Jus de regliffe blanc , de même
que les Tablettes de soulphre d'une nouvelle
Composition pont le soulagement des asmatiques.
Sa demeure est toujours à Paris > rue de la
Verrerie , proche la rue des Billettes.
On donne avis au Public que Madame d'Algret
a composé un Elixir fortifient & anodin
excellent pour toutes les maladies du cerveau
et de l'estomach , et pour les personnes avancées
en âge ,exténuées par de longues maladies ;
il est encore bon pour toutes les coliques , pour
I. Vol
toutes
2676 MERCURE DE FRANCE
toutes les tranchées des femmes nouvellement
accouchées,il guerit des vomissements et procure
l'évacuation des vidanges lorsqu'elles sont suprimées.
C'est en conséquence des preuves que
Madame d'Algret a fait sous les yeux de M. le
premier Médecin , de la bonté de ce remede &
de l'examen qui en a été fait au Bureau de la
Commission par Mrs les Commissaires, qu'il lui
a été permis le le vendre et distribuct par Brevet
de la Commission.
Le prix de cet Elixir est de 60 livres la pinte,
qui se distribue en bouteilles de différens prix
dont les moindres sont de six et de trois livres.'
Madame d'Algret demeure rue des Poulies , an
petit Hôtel de Conti , vis- à- vis la rue Bailleul
dans la premiere cour , et premier escalier à main
droite , elle avertit le Public pour qu'il ne soit pas
trompé , qu'elle distribue elle même cet Elixir
et n'en fait distribuer par personne ni ailleurs
que chez elle ; on donne avec les bouteilles qui
sont cachetées de fon cachet , la maniere de se
servir de cet Elixir qui se transporte par tout et
ne se corrompt jamais , et qui est fort agréable à
prendre.
'en son Artillerie de France , continue avec succès
de débiter son Sirop connu sous le nom de
Stomachal , souverain pour guerir les maladies
de poitrine , la toux séche et quand on est tourmenté
de fluxions chaudes et subtiles qui tom
bent sur la trachée - artere et les poulmons ; il
en adoucit l'acrimonie , soulage les phtisiqnes
et asmatiques . Sa doze est d'une cuillerée
bouche , trois fois par jour , il est très agréable
à prendre , on le peut prendre en une seule fois
dans du Thé , Prisanne , eau chaude &c .
ου
I
Ou trouvera aussi chez lui la véritable Pâte
de Guimauve , Jus de regliffe blanc , de même
que les Tablettes de soulphre d'une nouvelle
Composition pont le soulagement des asmatiques.
Sa demeure est toujours à Paris > rue de la
Verrerie , proche la rue des Billettes.
On donne avis au Public que Madame d'Algret
a composé un Elixir fortifient & anodin
excellent pour toutes les maladies du cerveau
et de l'estomach , et pour les personnes avancées
en âge ,exténuées par de longues maladies ;
il est encore bon pour toutes les coliques , pour
I. Vol
toutes
2676 MERCURE DE FRANCE
toutes les tranchées des femmes nouvellement
accouchées,il guerit des vomissements et procure
l'évacuation des vidanges lorsqu'elles sont suprimées.
C'est en conséquence des preuves que
Madame d'Algret a fait sous les yeux de M. le
premier Médecin , de la bonté de ce remede &
de l'examen qui en a été fait au Bureau de la
Commission par Mrs les Commissaires, qu'il lui
a été permis le le vendre et distribuct par Brevet
de la Commission.
Le prix de cet Elixir est de 60 livres la pinte,
qui se distribue en bouteilles de différens prix
dont les moindres sont de six et de trois livres.'
Madame d'Algret demeure rue des Poulies , an
petit Hôtel de Conti , vis- à- vis la rue Bailleul
dans la premiere cour , et premier escalier à main
droite , elle avertit le Public pour qu'il ne soit pas
trompé , qu'elle distribue elle même cet Elixir
et n'en fait distribuer par personne ni ailleurs
que chez elle ; on donne avec les bouteilles qui
sont cachetées de fon cachet , la maniere de se
servir de cet Elixir qui se transporte par tout et
ne se corrompt jamais , et qui est fort agréable à
prendre.
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Résumé : « Le Sieur Julien Apotiquaire ordinaire du Roi, en son Artillerie de France, continuë avec succès [...] »
Le texte décrit deux remèdes médicaux et leurs fabricants. Julien, apothicaire du Roi en son Artillerie de France, propose le sirop Stomachal, efficace contre les maladies de poitrine, la toux sèche et les fluxions chaudes affectant la trachée-artère et les poumons. Ce sirop adoucit l'acrimonie et soulage les phtisiques et les asthmatiques. La dose recommandée est d'une cuillerée à bouche, trois fois par jour, dans du thé, de la prasine ou de l'eau chaude. Julien vend également de la pâte de guimauve, du jus de réglisse blanc et des tablettes de soufre pour les asthmatiques à Paris, rue de la Verrerie, proche la rue des Billettes. Madame d'Algret a composé un élixir fortifiant et anodin, bénéfique pour les maladies du cerveau et de l'estomac, ainsi que pour les personnes âgées ou affaiblies par de longues maladies. Cet élixir est également indiqué pour les coliques, les tranchées des femmes nouvellement accouchées, les vomissements et les problèmes d'évacuation. Après des preuves et un examen par des commissaires, Madame d'Algret a obtenu un brevet pour vendre et distribuer cet élixir. Le prix varie selon la taille des bouteilles, les plus petites coûtant six ou trois livres. Madame d'Algret réside rue des Poulies, au petit Hôtel de Conti, et distribue elle-même l'élixir pour éviter toute tromperie. Les bouteilles sont cachetées et accompagnées d'instructions d'utilisation.
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104
p. 830
« Julien Deslandes Marchand Cirier à Versailles, ruë Dauphine, près la Paroisse Nôtre-Dame, a [...] »
Début :
Julien Deslandes Marchand Cirier à Versailles, ruë Dauphine, près la Paroisse Nôtre-Dame, a [...]
Mots clefs :
Julien Deslandes, Bougie
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texteReconnaissance textuelle : « Julien Deslandes Marchand Cirier à Versailles, ruë Dauphine, près la Paroisse Nôtre-Dame, a [...] »
Julien Deslandes Marchand Cirier à Versailles,
rue Dauphine, près la Paroisse Nôtre - Dame a
frouvé une nouvelle maniere d'une petite Bougie
pour la nuit , de trente -deux à la livre , chaque
Bougie dure dix heures et demie. On la met dans
un petit flambeau creux rempli d'eau .
Elle se vend chez ledit Julien Deslandes,cinquante
sols la livre , et le petit flambeau dix sols
rue Dauphine, près la Paroisse Nôtre - Dame a
frouvé une nouvelle maniere d'une petite Bougie
pour la nuit , de trente -deux à la livre , chaque
Bougie dure dix heures et demie. On la met dans
un petit flambeau creux rempli d'eau .
Elle se vend chez ledit Julien Deslandes,cinquante
sols la livre , et le petit flambeau dix sols
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105
p. 942-943
AVIS aux Personnes curieuses d'excellens Tableaux, &c.
Début :
Il y en a un actuellement à vendre au petit Hôtel de S. Poüange, ruë neuve des Petits Champt [sic], [...]
Mots clefs :
Tableaux, Dents, Broderies de Constantinople, Sieur Durand, Opiat, Gencives
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texteReconnaissance textuelle : AVIS aux Personnes curieuses d'excellens Tableaux, &c.
AVIS aux Personnes curieuses d'excellens
Tableaux , & c.
Il y en a un actuellement à vendre au petit Hôtel
de S. Poüange , ruë neuve des Petits Champt ,
Original de Vendick , représentant un sujet de pieté,
composé de treize fignres grandes comme Nature..
Cette Piece a dix pieds de haut sur sept et demi delarge
, et a été trouvée admirable partous les Connoisseurs
qui l'ont déja vûë.
Le sieur Porlier , de la Societé des Arts , demeure
présentement au Caffé qui fait le coin de la rue
des Nonaindieres , au bout du Pont Marie à Paris.
Il continue avec succès les Broderies de Constanti
nople , et blanchit , par un secret à lui particulier ;
toutes les Etoffes brodées , brochées en or , argent et
en Soye , auxquelles il conserve les couleurs , fausse
ou fine. Il ne se sert point de Calendre; on peut
avoir recours à lui pour toutes ces sortes d'Etoffes
qui auront été mal blanchies Il dessine aussi pour
toute sorte de Broderie dans le goût des Indes.
L'altération qui vient aux dents , selon le sieur
Durand , ne procede que de la carie on de l'ébranlement.
La premiere entame et fait une perforation
douloureuse , qui jette dans la nécessité de les faire
arrar
MAY. 173 . 943
arracher ; l'autre moins sensible , mais d'un plus
grand progrès , est engendrée par l'exhalaison des
mauvais levains de l'estomach . Cette vapeur qui
s'éleve et qui se condense , fait le tartre qui attaque
Les dents par le pied et prend peu à pen la place des
gencives qui sont leurs bases . Il ne faut point s'étonner
si la négligence ou l'inattention fait que les
personnes , quoique fort jeunes , perdent leurs dents.
Quand elles branlent et que la gencive est rangée,
on est obligé de les faire tirer ; et en effet si elles
sont sorties de leurs alveoles , il n'y a plus de remede,
mais hors ce cas, le sieur Durand, reçû à S.Côme, a
joint à son experience et à sa dexterité pour tout ce
qui concerne son Art,la découverte d'un Opiat trèssalutaire
, puisqu'en rendant et conservant l'émail
des dents , elle produit la régeneration des gencives
et les deffend contre le tartre , entretenant leur blancheur,
leur beauté et leur assiette naturelle . Il n'y a
dit- il, ni abscès ni chancres qui résistent à la vertu
de cet Opiat ; il dissout même le sang grossier , dont
Les gencives sont souvent.abreuvées et qui cause
d'ordinaire de petits abscès entre deux dents ; ensorte
qu'on croit avoir une dent gâtée , on la fait tirer
at au lieu d'une on en perd deux , comme ledit sieur
Durand l'a vu arriver plusieurs fois . D'ailleurs cet
Opiat nourrit la gencive et l'empêche de se retirer ,
fortifiant la dent la plus vacillante , il est aussi un
préservatif des maux de dents et empêche que l'on
ne sente de la bouche.
Les Pots d'Opiat rouge , dit des Sultannes , sont
de trois livres et de six livres , il se transporte dans .
les Provinces les plus éloignées ; on donne par écrit
la maniere de s'en servir. Le sieur Durand sort le:
matin , et l'après midi on le trouve chez lui , rue
S. Honoré, vis-à- vis la Croix du Traboir , à la
Coupe d'or , avec Tableau..
Tableaux , & c.
Il y en a un actuellement à vendre au petit Hôtel
de S. Poüange , ruë neuve des Petits Champt ,
Original de Vendick , représentant un sujet de pieté,
composé de treize fignres grandes comme Nature..
Cette Piece a dix pieds de haut sur sept et demi delarge
, et a été trouvée admirable partous les Connoisseurs
qui l'ont déja vûë.
Le sieur Porlier , de la Societé des Arts , demeure
présentement au Caffé qui fait le coin de la rue
des Nonaindieres , au bout du Pont Marie à Paris.
Il continue avec succès les Broderies de Constanti
nople , et blanchit , par un secret à lui particulier ;
toutes les Etoffes brodées , brochées en or , argent et
en Soye , auxquelles il conserve les couleurs , fausse
ou fine. Il ne se sert point de Calendre; on peut
avoir recours à lui pour toutes ces sortes d'Etoffes
qui auront été mal blanchies Il dessine aussi pour
toute sorte de Broderie dans le goût des Indes.
L'altération qui vient aux dents , selon le sieur
Durand , ne procede que de la carie on de l'ébranlement.
La premiere entame et fait une perforation
douloureuse , qui jette dans la nécessité de les faire
arrar
MAY. 173 . 943
arracher ; l'autre moins sensible , mais d'un plus
grand progrès , est engendrée par l'exhalaison des
mauvais levains de l'estomach . Cette vapeur qui
s'éleve et qui se condense , fait le tartre qui attaque
Les dents par le pied et prend peu à pen la place des
gencives qui sont leurs bases . Il ne faut point s'étonner
si la négligence ou l'inattention fait que les
personnes , quoique fort jeunes , perdent leurs dents.
Quand elles branlent et que la gencive est rangée,
on est obligé de les faire tirer ; et en effet si elles
sont sorties de leurs alveoles , il n'y a plus de remede,
mais hors ce cas, le sieur Durand, reçû à S.Côme, a
joint à son experience et à sa dexterité pour tout ce
qui concerne son Art,la découverte d'un Opiat trèssalutaire
, puisqu'en rendant et conservant l'émail
des dents , elle produit la régeneration des gencives
et les deffend contre le tartre , entretenant leur blancheur,
leur beauté et leur assiette naturelle . Il n'y a
dit- il, ni abscès ni chancres qui résistent à la vertu
de cet Opiat ; il dissout même le sang grossier , dont
Les gencives sont souvent.abreuvées et qui cause
d'ordinaire de petits abscès entre deux dents ; ensorte
qu'on croit avoir une dent gâtée , on la fait tirer
at au lieu d'une on en perd deux , comme ledit sieur
Durand l'a vu arriver plusieurs fois . D'ailleurs cet
Opiat nourrit la gencive et l'empêche de se retirer ,
fortifiant la dent la plus vacillante , il est aussi un
préservatif des maux de dents et empêche que l'on
ne sente de la bouche.
Les Pots d'Opiat rouge , dit des Sultannes , sont
de trois livres et de six livres , il se transporte dans .
les Provinces les plus éloignées ; on donne par écrit
la maniere de s'en servir. Le sieur Durand sort le:
matin , et l'après midi on le trouve chez lui , rue
S. Honoré, vis-à- vis la Croix du Traboir , à la
Coupe d'or , avec Tableau..
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Résumé : AVIS aux Personnes curieuses d'excellens Tableaux, &c.
L'avis concerne la vente d'un tableau original de Vendick, représentant un sujet de piété avec treize figures grandeur nature. Cette œuvre, mesurant dix pieds de haut sur sept pieds et demi de large, a été jugée admirable par les connaisseurs. Le sieur Porlier, membre de la Société des Arts, réside au Café au coin de la rue des Nonaindières, au bout du Pont Marie à Paris. Il excelle dans les broderies à la manière de Constantinople et blanchit les étoffes brodées en or, argent et soie sans altérer les couleurs. Il propose également ses services pour les étoffes mal blanchies et dessine des broderies au goût des Indes. Le texte aborde également les problèmes dentaires. Selon le sieur Durand, les altérations dentaires proviennent de la carie ou de l'ébranlement. La carie cause des perforations douloureuses nécessitant l'extraction des dents, tandis que l'ébranlement, moins douloureux mais progressif, est dû aux exhalaisons des mauvais levains de l'estomac, formant du tartre qui attaque les dents. Durand, reçu à Saint-Côme, a découvert un opiat salutaire qui régénère les gencives, prévient le tartre et conserve la blancheur des dents. Cet opiat dissout également le sang grossier causant des abscès et prévient les maux de dents. Les pots d'opiat rouge, appelés des Sultannes, sont disponibles en poids de trois et six livres et peuvent être expédiés dans les provinces éloignées. Durand est joignable le matin et l'après-midi à son domicile rue Saint-Honoré, vis-à-vis la Croix du Traboir, à la Coupe d'or.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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106
p. 1190-1191
« Le sieur Bibiena, Italien, demeurant à Paris, ruë des Prouvaires, prés S. Eustache, chez la [...] »
Début :
Le sieur Bibiena, Italien, demeurant à Paris, ruë des Prouvaires, prés S. Eustache, chez la [...]
Mots clefs :
Public, Hernies, Avis, Guérison, Provinces, Incommodité, Maladies
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le sieur Bibiena, Italien, demeurant à Paris, ruë des Prouvaires, prés S. Eustache, chez la [...] »
Le sieur Bibiena , Italien , demeurant à Paris .
rue des Prouvaires , prés S. Eustache , chez la
veuve Saliere , à la Croix blanche , donne avis au
Public , qu'il y professe depuis plus d'un an avec
succès , la qualité de Maître de Langues; il montre
l'Italienne aux François , et la Françoise aux
Italiens et aux Etrangers qui veulent apprendre
Pune et l'autre , le tout par des principes nous
courts et faciles .
veaux ,
Le sieur Neilson , Ecossois , reçû à S. Côme ,
Expert pour la guérison des Hernies ou Des
1. Vol.
centes ,
THE NEW YORK
PUBLIC
LIBRARY
.
ASTOR, LENOX AND
TILDEN FOUNDATIONS
TIL
NEW
YORK
PUBLIC
LIBRARY
.
ASTOR
, LENOX
AND. TILDEN
FOUNDATIONS
.
JUIN. 1734 Y191
entes , demeurant au Coq d'or , rue Dauphine
à Paris , traite ces sortes de Maladies d'une façon
particuliere et sans que le Malade soit empêché
de vacquer à ses affaires :
Il donne aussi son avis et ses Remedes à ceux
qui sont dans les Provinces , soulage les Hernies
les plus inveterées , rend cette incommodité supportable
et en empêche les mauvaises suites .
Il a aussi inventé de nouveaux Bendages pour
Fun et l'autre sexe , d'une façon et méchanique
toute singuliere et la plus propre pour retenir
les Parties et en faciliter la guérison , sans embarras
ni incommodité , tant ils sont légers ,
minces et aisez à porter, Et même sans avoir de
Descentes , toutes personnes qui font des exercices
violens , comme de courir la poste à cheval
ou en Chaise , d'aller à la Chasse , &c . auroient
besoin de ces Bandages pour se garantir
de pareils accidents . Ceux qui en auront besoin
dans les Provinces , pourront envoyer leur mèsure.
Il faut la prendre précisément au dessus
de l'os Pubis , et s'ils ont des Hernies ou Descentes
, marquer de quel côté , et s'ils l'ont des
deux côtez, indiquer celui qui est le plus malade .
Il ne reçoit point de Lettres sans que le port
en soit payé.
rue des Prouvaires , prés S. Eustache , chez la
veuve Saliere , à la Croix blanche , donne avis au
Public , qu'il y professe depuis plus d'un an avec
succès , la qualité de Maître de Langues; il montre
l'Italienne aux François , et la Françoise aux
Italiens et aux Etrangers qui veulent apprendre
Pune et l'autre , le tout par des principes nous
courts et faciles .
veaux ,
Le sieur Neilson , Ecossois , reçû à S. Côme ,
Expert pour la guérison des Hernies ou Des
1. Vol.
centes ,
THE NEW YORK
PUBLIC
LIBRARY
.
ASTOR, LENOX AND
TILDEN FOUNDATIONS
TIL
NEW
YORK
PUBLIC
LIBRARY
.
ASTOR
, LENOX
AND. TILDEN
FOUNDATIONS
.
JUIN. 1734 Y191
entes , demeurant au Coq d'or , rue Dauphine
à Paris , traite ces sortes de Maladies d'une façon
particuliere et sans que le Malade soit empêché
de vacquer à ses affaires :
Il donne aussi son avis et ses Remedes à ceux
qui sont dans les Provinces , soulage les Hernies
les plus inveterées , rend cette incommodité supportable
et en empêche les mauvaises suites .
Il a aussi inventé de nouveaux Bendages pour
Fun et l'autre sexe , d'une façon et méchanique
toute singuliere et la plus propre pour retenir
les Parties et en faciliter la guérison , sans embarras
ni incommodité , tant ils sont légers ,
minces et aisez à porter, Et même sans avoir de
Descentes , toutes personnes qui font des exercices
violens , comme de courir la poste à cheval
ou en Chaise , d'aller à la Chasse , &c . auroient
besoin de ces Bandages pour se garantir
de pareils accidents . Ceux qui en auront besoin
dans les Provinces , pourront envoyer leur mèsure.
Il faut la prendre précisément au dessus
de l'os Pubis , et s'ils ont des Hernies ou Descentes
, marquer de quel côté , et s'ils l'ont des
deux côtez, indiquer celui qui est le plus malade .
Il ne reçoit point de Lettres sans que le port
en soit payé.
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Résumé : « Le sieur Bibiena, Italien, demeurant à Paris, ruë des Prouvaires, prés S. Eustache, chez la [...] »
Le texte présente deux annonces distinctes. La première concerne le sieur Bibiena, un Italien résidant à Paris, rue des Prouvaires, près de Saint-Eustache, chez la veuve Saliere, à la Croix blanche. Bibiena enseigne avec succès les langues depuis plus d'un an et propose d'apprendre l'italien aux Français et le français aux Italiens et aux étrangers, en utilisant des méthodes courtes et faciles. La seconde annonce concerne le sieur Neilson, un Écossais reçu à Saint-Côme, expert dans le traitement des hernies et des descentes. Neilson réside au Coq d'or, rue Dauphine à Paris. Il traite ces maladies de manière particulière, permettant aux patients de continuer leurs activités quotidiennes. Il offre également des conseils et des remèdes aux personnes résidant en province, soulageant même les hernies les plus anciennes et empêchant les complications. Neilson a inventé de nouveaux bandages pour les deux sexes, légers et faciles à porter, adaptés aux personnes pratiquant des exercices violents comme la course à cheval ou la chasse. Les intéressés peuvent envoyer leurs mesures pour obtenir ces bandages, en précisant la localisation de la hernie ou de la descente. Neilson ne reçoit pas de lettres dont le port n'est pas payé.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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107
p. 163-169
Méthode du Bureau typographique pour la Musique. Par M. Dumas.
Début :
Cette invention qui date de l'année derniere, a eu des censeurs & des partisans [...]
Mots clefs :
Bureau typographique, Musique, Leçons, Louis Dumas, Tons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Méthode du Bureau typographique pour la Musique. Par M. Dumas.
Méthode du Bureau typographique pour la
Mufique. Par M. Dumas.
ETTE invention qui date de l'année
derniere , a eu des cenfeurs & des partifans
. Nous allons difcuter avec impartialité
les raifons des uns & des autres . Il
réfultera de cet examen une lumiere fuffifante
pour mettre nos lecteurs en état de
prononcer.
On impute à la méthode que nous annonçons
, 1. un ordre brouillé dans fa
diftribution. 2°. On prétend qu'elle exige
dix années d'étude . 3 ° . On croit trouver
la caufe de cette perte de tems dans les
opérations de double emploi dans les leçons.
4. On dit la dépenſe du bureau indifpenfable
à toute perfonne pour apprendre
la Mufique . Voici la réponſe à ces objections.
Le Bureau typographique eft divifé en
trois parties. La premiere contient les élémens
de la Mufique renfermés dans trois
colonnes. La feconde parcourt dix- huit colonnes
, qui contiennent les cartes fervant
à l'ufage convenable pour tracer les leçons
notées dans la méthode. La troifieme remplit
les neuf dernieres colonnes , qui font
voir la preuve du progrès que l'on doit
164 MERCURE DE FRANCE.
avoir fait lorfqu'on y eft parvenu ; & enfin
la méthode de chanter dans la partition.
On a vû jufqu'à préfent au commencement
du livre de M. Dumas , une grande
carte qui préfentoit le plan général de fon
entrepriſe : elle fera fupprimée à l'avenir ,
pour ôter le prétexte qu'on a pris de faire
entendre au public la néceffité de la comprendre
pour apprendre la Mufique.
Dans la premiere divifion , on trouve
à la premiere colonne les inftructions concernant
l'ufage des deux tables qui renferment
les monofyllabes ainfi rangées en forme
d'échelle , la , fi , ut , re , mi , fa , fol,
la , qui donnent à entendre par les plans
fuivans , qu'il s'agit dans la Mufique de dégrès
& d'intervalles pour diftinguer les
fons , & pour enfeigner le premier langage
qui les caracteriſe .
La feconde colonne contient les inftruc
tions du détail de la portée muficale . L'on
y voit l'application des mêmes monofyllabes
pour enfeigner à un éleve le nom de
chacun de fes dégrès & du fon qu'il indique.
On y voit fucceffivement les huit pofitions
des trois clefs de la Mufique , le
tout en ordre dans chaque cafe , qui forme
le plan général de cette colonne . L'Auteur
a la fatisfaction de voir que par ces
fimples monofyllabes fes éleves forment
C
DECEMBRE. 1754. 165
aifément toute efpece de fons , tant natu
rels que tranfpofés , foit en montant ou en
defcendant , par les échelles des deux tons
naturels d'a-mi-la & de c-fol- ut , avantage
qui eft de la derniere conféquence.
La troifieme colonne fubftitue les notes
de la Musique aux monofyllabes que l'on
vient de pratiquer fur la portée . On y fait
connoître leur valeur par leurs différentes
figures & par un détail très bien circonftancié.
L'Auteur n'a pas négligé de fimplifier
le moyen important de rendre fenfible
l'application du mouvement convenable à
chaque note de différente figure . Dans cette
vûe il a eu recours aux monofyllabes
dont nous avons parlé . Il fuffit de les lire.
dans l'ordre qu'il preferit , pour remporter
en peu de tems tout ce qu'il y a de plus
difficile à apprendre dans les commencemens
de la Mufique par toute autre voie .
Voilà qui ne s'accorde pas avec l'imputation
d'une méthode brouillée dans fa
diftribution , non plus qu'avec les dix années
d'étude , puifqu'on apprend dans cette
méthode à pratiquer par de fimples mo
nofyllabes , 1. la nomination hardie des
notes . 2 °. La formation des fons , tant na
turels que tranfpofés . 3 ° . Enfin les mouvemens
précis & convenables à toutes les
166 MERCURE DE FRANCE.
différentes valeurs de notes . Ces difficultés
levées , le reste de la méthode devient un
amufement.
La feconde divifion compriſe dans dixhuit
colonnes , renferme le moyen de pratiquer
un premier cours de leçons dans les
tons naturels & tranfpofés , ainfi que dans
leur mode , pour perfectionner un éleve
dans tout ce qu'il vient d'apprendre par les
monofyllabes , je veux dire , la plus parfaite
exécution , tant du chant que des
mouvemens qu'il puiffe acquerir felon les
fignes de mefures , tant fimples que compofés.
L'accufation du double emploi qu'on
prétend être dans les leçons de M. Dumas ,
nous paroît hazardée par des perfonnes
qui n'ont pas fenti que la leçon naturelle
que l'Auteur place au-deffous d'une autre
leçon tranfpofée , doit fervir à un éleve
de modele dans la progreffion de fon échelle
. D'ailleurs , il a prétendu favorifer les
perfonnes qui ne font pas dans l'ufage ou
l'habitude de chanter fans tranſpoſer .
-
Les nouvelles tables que M. Dumas préfente
ici touchant les tranfpofitions & leur
origine , nous paroiffent d'un très bon
ufage , fur-tout celles par lefquelles il en
feigne la Mufique à toutes perfonnes , quelle
voix qu'elles ayent , par le moyen d'une
feule clef.
DECEMBRE. 1754. 167
L'Auteur donne des regles diftribuées
par leçons dans l'ordre de demandes & de
réponſes , qui traitent non feulement des
tranfpofitions , mais encore des principes
fondamentaux de la Mufique , que tout habile
concertant ne doit pas ignorer , ce qui
n'a jamais été donné au public. Il fait précéder
les deux tables qui préfentent l'origine
des tranfpofitions , dans les exemplaires
qu'il délivre à préfent , par des inftructions
qui démontrent certains défauts où
l'on eft tombé pour n'avoir pas encore fait
attention au principe qui les établit. Il
donne enfuite la maniere de remédier à
ces défauts.
Il termine enfin cette feconde partie par
les régles , qui font connoître les tons naturels
& tranfpofés à l'afpect de la clef & des
tranfpofitions , lorfqu'elles lui font appliquées
, & non par la derniere note d'une
leçon. Ce qui lui a donné lieu de repréfenter
un plan des douze demi-tons , qui
porte la preuve des inftructions qu'il y a
établi ; comme auffi celle des vingt - quatre
tons que la Mufique renferme .
Par les deux tables fuivantes il donne la
derniere conviction de la véritable quantité
de dièzes & de bémols qui convient
aux tons ; la relation tonique qu'elles font
voir , en eft la preuve. Elles font établies
168 MERCURE DE FRANCE.
avec tant de folidité & de lumiere qu'elles
donnent le moyen de baiffer ou d'élever
une piece de Mufique un demi- ton plus
haut ou plus bas qu'elle n'a été compoſée.
Enfin la troifieme divifion qui parcourt
les neuf dernieres colonnes du Bureau ,
contient un fecond cours de leçons de Mufique
, qui fervent de preuve au progrès
qu'on doit avoir fait lorfqu'on y eft parvenu
. Ici on apprend à chanter , comme on
appelle improprement , fans tranfpofer,
Nous difons improprement , parce qu'il paroft
avec évidence que la tranfpofition eft
inféparable du chant , & qu'il n'y a que là
lecture qui puiffe être naturelle. Le progrès
en queftion confifte à fçavoir appliquer la
clef & la tranfpofition convenable à ces
leçons , comme auffi les fignes de meſures.
Il y a encore deux tables à la fin du livre ,
par lesquelles on peut élever ou baiffer
toutes les leçons de ce fecond cours , dans
tous les tons de la Mufique.
Il ne refte donc plus qu'à refuter la prétendue
néceffité de faire la dépenfe du Bureau,
pour apprendre la Mufique. Voici
comment s'exprime l'Auteur dans le feuillet
de fa méthode qui précéde la grande carte.
L'ufage du Bureau ayant été imaginé en faveur
de la jeuneffe , les perfonnes plus avancées
en âge peuvent parfaitement apprendre
La
1
Σ
DECEMBRE.
17540 169
la Mufique par le feul fecours de la méthode,
& c .
Nous croyons ce que nous venons de
dire fuffifant pour déterminer les parens
qui veulent que leurs enfans apprennent
la Mufique , à fe fervir de la méthode ingénieufe
& raifonnable de M. Dumas. Elle
fe vend vingt livres : on ne la trouve que
chez l'Auteur , rue Montmartre , vis - à- vis
les Charniers , la porte cochere entre la
Communauté des Prêtres , & les Soeurs
grifes de S. Euftache .
Mufique. Par M. Dumas.
ETTE invention qui date de l'année
derniere , a eu des cenfeurs & des partifans
. Nous allons difcuter avec impartialité
les raifons des uns & des autres . Il
réfultera de cet examen une lumiere fuffifante
pour mettre nos lecteurs en état de
prononcer.
On impute à la méthode que nous annonçons
, 1. un ordre brouillé dans fa
diftribution. 2°. On prétend qu'elle exige
dix années d'étude . 3 ° . On croit trouver
la caufe de cette perte de tems dans les
opérations de double emploi dans les leçons.
4. On dit la dépenſe du bureau indifpenfable
à toute perfonne pour apprendre
la Mufique . Voici la réponſe à ces objections.
Le Bureau typographique eft divifé en
trois parties. La premiere contient les élémens
de la Mufique renfermés dans trois
colonnes. La feconde parcourt dix- huit colonnes
, qui contiennent les cartes fervant
à l'ufage convenable pour tracer les leçons
notées dans la méthode. La troifieme remplit
les neuf dernieres colonnes , qui font
voir la preuve du progrès que l'on doit
164 MERCURE DE FRANCE.
avoir fait lorfqu'on y eft parvenu ; & enfin
la méthode de chanter dans la partition.
On a vû jufqu'à préfent au commencement
du livre de M. Dumas , une grande
carte qui préfentoit le plan général de fon
entrepriſe : elle fera fupprimée à l'avenir ,
pour ôter le prétexte qu'on a pris de faire
entendre au public la néceffité de la comprendre
pour apprendre la Mufique.
Dans la premiere divifion , on trouve
à la premiere colonne les inftructions concernant
l'ufage des deux tables qui renferment
les monofyllabes ainfi rangées en forme
d'échelle , la , fi , ut , re , mi , fa , fol,
la , qui donnent à entendre par les plans
fuivans , qu'il s'agit dans la Mufique de dégrès
& d'intervalles pour diftinguer les
fons , & pour enfeigner le premier langage
qui les caracteriſe .
La feconde colonne contient les inftruc
tions du détail de la portée muficale . L'on
y voit l'application des mêmes monofyllabes
pour enfeigner à un éleve le nom de
chacun de fes dégrès & du fon qu'il indique.
On y voit fucceffivement les huit pofitions
des trois clefs de la Mufique , le
tout en ordre dans chaque cafe , qui forme
le plan général de cette colonne . L'Auteur
a la fatisfaction de voir que par ces
fimples monofyllabes fes éleves forment
C
DECEMBRE. 1754. 165
aifément toute efpece de fons , tant natu
rels que tranfpofés , foit en montant ou en
defcendant , par les échelles des deux tons
naturels d'a-mi-la & de c-fol- ut , avantage
qui eft de la derniere conféquence.
La troifieme colonne fubftitue les notes
de la Musique aux monofyllabes que l'on
vient de pratiquer fur la portée . On y fait
connoître leur valeur par leurs différentes
figures & par un détail très bien circonftancié.
L'Auteur n'a pas négligé de fimplifier
le moyen important de rendre fenfible
l'application du mouvement convenable à
chaque note de différente figure . Dans cette
vûe il a eu recours aux monofyllabes
dont nous avons parlé . Il fuffit de les lire.
dans l'ordre qu'il preferit , pour remporter
en peu de tems tout ce qu'il y a de plus
difficile à apprendre dans les commencemens
de la Mufique par toute autre voie .
Voilà qui ne s'accorde pas avec l'imputation
d'une méthode brouillée dans fa
diftribution , non plus qu'avec les dix années
d'étude , puifqu'on apprend dans cette
méthode à pratiquer par de fimples mo
nofyllabes , 1. la nomination hardie des
notes . 2 °. La formation des fons , tant na
turels que tranfpofés . 3 ° . Enfin les mouvemens
précis & convenables à toutes les
166 MERCURE DE FRANCE.
différentes valeurs de notes . Ces difficultés
levées , le reste de la méthode devient un
amufement.
La feconde divifion compriſe dans dixhuit
colonnes , renferme le moyen de pratiquer
un premier cours de leçons dans les
tons naturels & tranfpofés , ainfi que dans
leur mode , pour perfectionner un éleve
dans tout ce qu'il vient d'apprendre par les
monofyllabes , je veux dire , la plus parfaite
exécution , tant du chant que des
mouvemens qu'il puiffe acquerir felon les
fignes de mefures , tant fimples que compofés.
L'accufation du double emploi qu'on
prétend être dans les leçons de M. Dumas ,
nous paroît hazardée par des perfonnes
qui n'ont pas fenti que la leçon naturelle
que l'Auteur place au-deffous d'une autre
leçon tranfpofée , doit fervir à un éleve
de modele dans la progreffion de fon échelle
. D'ailleurs , il a prétendu favorifer les
perfonnes qui ne font pas dans l'ufage ou
l'habitude de chanter fans tranſpoſer .
-
Les nouvelles tables que M. Dumas préfente
ici touchant les tranfpofitions & leur
origine , nous paroiffent d'un très bon
ufage , fur-tout celles par lefquelles il en
feigne la Mufique à toutes perfonnes , quelle
voix qu'elles ayent , par le moyen d'une
feule clef.
DECEMBRE. 1754. 167
L'Auteur donne des regles diftribuées
par leçons dans l'ordre de demandes & de
réponſes , qui traitent non feulement des
tranfpofitions , mais encore des principes
fondamentaux de la Mufique , que tout habile
concertant ne doit pas ignorer , ce qui
n'a jamais été donné au public. Il fait précéder
les deux tables qui préfentent l'origine
des tranfpofitions , dans les exemplaires
qu'il délivre à préfent , par des inftructions
qui démontrent certains défauts où
l'on eft tombé pour n'avoir pas encore fait
attention au principe qui les établit. Il
donne enfuite la maniere de remédier à
ces défauts.
Il termine enfin cette feconde partie par
les régles , qui font connoître les tons naturels
& tranfpofés à l'afpect de la clef & des
tranfpofitions , lorfqu'elles lui font appliquées
, & non par la derniere note d'une
leçon. Ce qui lui a donné lieu de repréfenter
un plan des douze demi-tons , qui
porte la preuve des inftructions qu'il y a
établi ; comme auffi celle des vingt - quatre
tons que la Mufique renferme .
Par les deux tables fuivantes il donne la
derniere conviction de la véritable quantité
de dièzes & de bémols qui convient
aux tons ; la relation tonique qu'elles font
voir , en eft la preuve. Elles font établies
168 MERCURE DE FRANCE.
avec tant de folidité & de lumiere qu'elles
donnent le moyen de baiffer ou d'élever
une piece de Mufique un demi- ton plus
haut ou plus bas qu'elle n'a été compoſée.
Enfin la troifieme divifion qui parcourt
les neuf dernieres colonnes du Bureau ,
contient un fecond cours de leçons de Mufique
, qui fervent de preuve au progrès
qu'on doit avoir fait lorfqu'on y eft parvenu
. Ici on apprend à chanter , comme on
appelle improprement , fans tranfpofer,
Nous difons improprement , parce qu'il paroft
avec évidence que la tranfpofition eft
inféparable du chant , & qu'il n'y a que là
lecture qui puiffe être naturelle. Le progrès
en queftion confifte à fçavoir appliquer la
clef & la tranfpofition convenable à ces
leçons , comme auffi les fignes de meſures.
Il y a encore deux tables à la fin du livre ,
par lesquelles on peut élever ou baiffer
toutes les leçons de ce fecond cours , dans
tous les tons de la Mufique.
Il ne refte donc plus qu'à refuter la prétendue
néceffité de faire la dépenfe du Bureau,
pour apprendre la Mufique. Voici
comment s'exprime l'Auteur dans le feuillet
de fa méthode qui précéde la grande carte.
L'ufage du Bureau ayant été imaginé en faveur
de la jeuneffe , les perfonnes plus avancées
en âge peuvent parfaitement apprendre
La
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Σ
DECEMBRE.
17540 169
la Mufique par le feul fecours de la méthode,
& c .
Nous croyons ce que nous venons de
dire fuffifant pour déterminer les parens
qui veulent que leurs enfans apprennent
la Mufique , à fe fervir de la méthode ingénieufe
& raifonnable de M. Dumas. Elle
fe vend vingt livres : on ne la trouve que
chez l'Auteur , rue Montmartre , vis - à- vis
les Charniers , la porte cochere entre la
Communauté des Prêtres , & les Soeurs
grifes de S. Euftache .
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Résumé : Méthode du Bureau typographique pour la Musique. Par M. Dumas.
Le texte décrit la méthode du Bureau typographique pour la musique, inventée par M. Dumas l'année précédente. Cette méthode a suscité des critiques et des partisans, et l'auteur se propose de discuter impartialement des arguments des deux camps. Les principales objections à la méthode sont un ordre brouillé dans la distribution, une durée d'étude de dix années, des opérations de double emploi dans les leçons, et une dépense jugée indispensable pour apprendre la musique. Le Bureau typographique est divisé en trois parties. La première contient les éléments de la musique répartis en trois colonnes. La deuxième, en dix-huit colonnes, présente les cartes pour tracer les leçons notées dans la méthode. La troisième, en neuf colonnes, montre la preuve du progrès réalisé et la méthode de chanter dans la partition. La première division inclut des instructions sur l'usage des monofyllabes (la, si, ut, re, mi, fa, sol, la) pour enseigner les degrés et intervalles musicaux. La deuxième colonne détaille la portée musicale et les positions des clefs. La troisième colonne substitue les notes de musique aux monofyllabes et explique leur valeur. La deuxième division, en dix-huit colonnes, propose un premier cours de leçons dans les tons naturels et transposés, ainsi que dans leur mode, pour perfectionner l'élève. L'accusation de double emploi est réfutée par l'auteur, qui explique que les leçons naturelles servent de modèle pour la progression. La troisième division, en neuf colonnes, offre un second cours de leçons pour prouver le progrès réalisé. Elle enseigne à chanter sans transposer, bien que la transposition soit considérée comme indispensable au chant. Enfin, l'auteur réfute la nécessité de dépenser pour le Bureau, affirmant que la méthode peut être apprise seule. La méthode se vend vingt livres et est disponible chez l'auteur à Paris.
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108
p. 208-219
AVIS.
Début :
Le sieur Vacossain, Marchand Epicier Droguiste, rue & vis-à-vis S. André des Arts, continue [...]
Mots clefs :
Cierge, Canon, Succès, Maladies, Flambeaux, Chocolat, Vinaigre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
E fieur Vacoffain , Marchand Epicier Dro-
Lguifte,rue to vis -à- vis 3. André des sirs , Dontinue
de vendre avec beaucoup de fuccès fon eau
pour les dents : cette eau a la propriété de les
conferver & blanchir & de diſſoudre l'humeur
glaireufe qui peut contribuer à les gâter . Elle a
auffi la vertu d'arêter dans l'inftant le mal que
l'on nomme communément rage de dents. L'ufage
de quinze jours fera voir , par la beauté & la
fermeté des dents , que l'on pourra , hors dans les
grand befoins , fe difpenfer de tous ferremens.
Ledit Sieur donne un imprimé de la maniere d'en
faire ufage , & vend la bouteille douze fols.
Ledit fieur Vacoffain continue auffi de vendre
avec le même fuccès fa poudre purgative , qu'il
compofe de différens fimples : cette poudre
fond les humeurs groffieres & peccantes , purifie
la maffe du fang , détruit les glaires , & diffipe
les réplétions. Elle prévient les maladies , particulierement
l'apoplexie ; guérit les maux de tête ,
la jauniffe de l'un & de l'autre fexe , les fievres
tierces , quartes & intermittentes . Elle eft fi bienfaifante
qu'elle ne caufe ni tranchée ni colique.
Les femmes enceintes de cinq à fix mois peuvent
en ufer en toute fureté , elle les difpofera à un
heureux accouchement. Ses vertus & fes propriétés
font expliquées plus au long dans un mémoire
particulier , ainfi que la maniere de s'en fervir.
Cette poudre fe vend vingt fols le paquet , qui eſt
DECEMBRE. 1754 209
cacheté & figné de la main dudit Sieur , afin que
le Public ne puiffe pas être trompé. Ledit fieur
Vacoffain eft autorifé & approuvé pour la vente
de fes remédes .
Ledit Vacoffain avertit qu'il a auffi le bureau
du vrai fel Polychrefte , compofé par M. de Seignette
, de la Rochelle , lequel fel eft paraphé
en dedans de chaque paquet , & cacheté de la
main dudit fieur de Seignette , pour éviter toute
fuprife & falfification ordinaire."
AUTR E.
E fieur Meffier donne avis qu'il tient manu-
Lfacture de cierges à refforts qu'il a pouffé à la
derniere perfection , lefquels offrent de grands
avantages pour ménager la cire de deux tiers ; de
n'être point expofé à couler comme les autres
cierges , ce qui périt tous les ornemens d'Autel ;
de conferver toujours la même hauteur , ce qui
eft impoffible avec les autres cierges ; d'y brûler
toute forte de cire , la couleur de ladite cire n'étant
point exposée à la vue , fe trouvant renfermée
dans un canon , qui ne laiffe voir que la lumiere
, le tout s'y confumme fans aucun déchet ,
la bougie brulant jufqu'à la fin. Les avantages de
les peindre & revernir n'étant point fujets à
s'écailler , & fe pouvant laver , met toutes les
Eglifes à portée de jouir des avantages que procurent
ces cierges , laquelle peinture imite parfaitement
la cire. Comme il fe trouve dans les
provinces des ouvriers qui veulent imiter ces
cierges , qui outre leur mauvaife façon deviennent
très - fujets & très-incommodes , plufieurs
perfonnes en ayant vû dudit fieur Meffier dans différens
endroits , pour éviter les frais des ports &
210 MERCURE DE FRANCE.
emballages , en ont acheté à ces ouvriers , & fe
trouvant trompés , ont été obligés de les abandonner
, & d'en faire venir de la manufacture dudit
fieur Meffier.
Pour que toutes les Eglifes des Provinces puiffent
profiter de cet avantage , qui eſt déja connu
dans tout le royaume & dans beaucoup d'autres
pays étrangers où il en a fait des envois confidérables
, ledit Sieur donne avis aux marchands ou
autres perfonnes de provinces , qu'en fe faifant
connoître il leur en enverra des affortimens de
différentes grandeurs pour débiter pour fon compte
dans les Eglifes de leurs provinces , en leur
abandonnant un bénéfice fur chaque cierge pour
la commiffion de la vente , comme il fait dansplufieurs
villes où il a des perfonnes qui lui en
débitent. Les perfonnes qui lui écriront font priées
d'affranchir les lettres , à moins que ce ne foit
pour commander de l'ouvrage . Sa manufacture eſt
rue de Charonne , Faubourg S. Antoine , à Paris .
Les corps des cierges fe vendent au pied , &
les canons & refforts qui entrent dans ces fortes
de cierges , fe vendent à la pièce.
Pour les cierges , depuis trois pieds juſqu'à
fept , 10 fols par pied.
Pour les canons & refforts defdits cierges , 4 liv.
piéce.
Pour les cierges , depuis huit jufqu'à dix , 12
fols par pied.
Pour le canon & reffort defdits cierges , s liv.
piece.
Les bougies d'un pied avec leurs canons & refforts
pour le S. Sacrement , bras de cheminée ou
luftres , 2 liv . 15 fols piece.
Pour celles d'un pied & demi , 3 liv. piece.
Pour les flambeaux d'élévation pour couvrir en
cire , 12 fols par pied.
DECEMBRE . 1754. 211
> dont la
Pour les flambeaux pour peindre
fouche doit être cannelée , 1 liv. 4 fols par pied.
Pour les canons defdits flambeaux , 4 liv. piece.
Pour les cierges pafchals , depuis fix pieds jufqu'à
neuf, 12 fols par pied.
Pour les canons & refforts defdits cierges pafchals
, liv . piece .
Pour les cierges pafchals de dix pieds & au¬
deffus , 1 liv. par pied.
Pour les canons defdits cierges pafchals , de
puis 8 jufqu'à 24 liv . piece.
Pour couvrir les cierges & flambeaux , la cire
coute 3 liv . à cauſe de ſa façon.
Les cierges & flambeaux fe peignent en couleur
de cire , excepté les cierges paichals.
Pour peindre & vernir les bougies & cierges
jufqu'à fept pieds , fols par pied.
Pour ceux de huit pieds & au-deffus , 7 fols
par pied .
Pour les flambeaux , 10 fols par pied.
Une bougie d'un pied en couleur de cire revient
à 3 trois liv . une d'un pied & demi 3 liv.
7 fols 6 deniers , avec leurs canons & reflorts ; un
cierge de trois pieds en couleur de cire , 6 livres
S fols ; un de quatre pieds , 7 liv. un de cinq
pieds , 7 liv. 15 fols ; un de 6 pieds , 8 liv. 10
fols ; un de fept pieds , 9 liv. 5 fols ; un de huit
pieds , 12 liv. 12 fols ; un flambeau de quatre
pieds , 10 liv. 16 fols ; un de cinq pieds , 12 liv.
10 fols ; un de fix pieds 14 liv. 4 fols.
Il a auffi des moules pour faire les bougies qui
entrent dans ces fortes de cierges , pour la commodité
des perſonnes de province qui ne font pas
à portée d'avoir des Ciriers qui puiffent leur faire
des bougies bien égales ; avec lefdits moules les
bougies fe trouvent mieux faites , & toutes per212
MERCURE DE FRANCE.
fonnes peuvent les faire eux-mêmes . Lefdits moules
coutent 3 livres piece .
AUTR E.
M.DE TORRES , Médecin de S. A. S. M. le
Duc d'Orléans , ci -devant Médecin de la Famille
royale de S. M. C. Membre des Académies royales
de Médecine , & de l'Hiftoire Univerſelle d'Efpagne
, Affocié Correfpondant Etranger de la Société
royale de Montpellier , & de l'Académie des
Sciences de Paris , &c. avertit le Public qu'il ne
répondra deformais que depuis huit heures du
matin jufqu'à neuf, aux confultations des perfonnes
attaquées de maux vénériens , rhumatilmes
dartres , écrouelles , cancers , ou d'autres maladies
qu'on regarde comme incurables . M. de TORRÈS
demeure rue Tire - boudin , près la Comédie Italienne
, dans la maison qu'occupoit ci -devant M. Debrus
, Banquier.
AUTRE.
Odeau , Marchand Diftillateur , tenant le
>
Saint-Honoré , fait & vend toutes fortes de liqueurs
fines , tant françoifes qu'étrangeres. Il fait
aufli du chocolat de fanté à la façon d'Espagne
& autre chocolat à la vanille . L'on trouve auffi
chez lui de l'ancienne huile de Venus , vrai figogne
, Marafquin , Ratafia de Bologne , huile royale
, crême des barbades , crême de fleur d'orange
, crême de framboife , crême d'angelique , liqueur
vanille , les délices de la fanté , liqueurs
très-agréables , kis wafer , & généralement toutes
fortes de liqueurs fines.
DECEMBRE. 1754. 213
M
AUTRE.
RS Bianchetti & Manar , Suiffes Italiens ,
viennent d'établir une fabrique de chocolat
à la façon de Milan & de Turin , dont ils ont apporté
d'Italie tous les uftenfiles néceffaires à cette
fabrique, Tout le monde fçait que la bonté du
chocolat confifte dans une parfaite coction ; c'eft
cette qualité qui fait fi eftimer le chocolat de Milan
& de Turin , & qui va être deformais fabriqué
à Paris , par les fieurs Bianchetti & Manar,
Ils le vendront en gros & en détail , & ils en
ont à plufieurs prix de la fufdite façon ; ils le vont
faire en ville quand on les y demande. Leur adreffe
eft dans les Quinze-vingt , la boutique à côté
de la cuifine des Prêtres,
AUTRE.
A veuve Mouton , Marchande Apothicaire de
le débit de fon bechique fouverain , ou fyrop
pectoral approuvé pour les maladies de poitrine ,
comme rhume , toux invétérées , oppreffion , foibleffe
de poitrine , & afthme humide . Ce firop béchique
ayant la propriété de fondre & d'atténuer
les humeurs engorgées dans le poulmon , d'adoucir
l'acrimonie de la limphe , comme balfamique
, & rétablir les forces abattues , en tant que
parfait reftaurant , produit des effets fi rapides dans
les maladies énoncées ci-deffus , que fix jours fuffifent
pour s'appercevoir d'un changement notable
; en un mot , une bouteille fuffit pour en
éprouver toute l'efficacité avec fuccès , en tant
qu'il rétablit les forces abbattues en rappellant
214 MERCURE DE FRANCE.
peu à peu l'appétit & le fommeil , comme parfait
reftaurant , par conféquent très-ſalutaire à la
fuite des longues maladies où les forces font épuifées.
L'odeur & le goût en font agréables , le régime
aifé à obferver ; en outre il convient à toutes
fortes de perfonnes , aux enfans même & aux
femmes enceintes , qui peuvent en uſer avec fuccès
, preuve de fa benignité. Nombre de perfonnes
de tous les états & de tous pays en ont fait
une heureuſe expérience , & en particulier quelques
Anglois. Si l'on en faifoit un plus grand
ufage en Angleterre , & qu'on le prenne à propos
, l'on ne verroit pas périr tant de milliers
d'Anglois de maladie de confomption , non pas
qu'il puiffe les réchapper , une fois la maladie invétérée
, mais lorfque les fymptômes l'annoncent
prochaine. Il peut non- feulement en éloigner les
effers ; mais encore en détruire la cauſe ; bien plus
en empêcher les progrès dans fon principe. La
preuve de ce , c'eft qu'en occafionnant une plus
prompte circulation , il empêche le fang de
croupir , & refter en ftagnation dans le poulmon ,
& en tant que balfamique , confolide les petits
ulceres qui peuvent s'y rencontrer , ce qui fuffit
pour en arrêter les progrès.
La bouteille fcellée & étiquetée à l'ordinaire ;
taxée à fix livres , eft fuffifante pour en éprouver
toute l'efficacité avec fuccès.
Il ne fe débite que chez la Dame veuve Mouton
, Marchande Apothicaire de Paris , rue S
Denis , entre la rue Thevenot & la rue des Filles-
Dieu, vis-à-vis le Roi François , à Paris.
Les perfonnes qui écriront font priées d'affranchir
les lettres.
DECEMBRE . 1754. 2rg-
AUTRE.
E fieur Maille , Vinaigrier , Diſtillateur ordieu
le
pour la compofition des vinaigres de propriété ,
donne avis aux perfonnes de diftinction qu'il vend
des corbeilles galantes de neuf flacons & de quinze
, remplis de différens vinaigres nouveaux ; il
continue avec fuccès la vente du vinaigre romain
pour la confervation de la bouche. Če vinaigre
raffermit les gencives , blanchit les dents , & arrête
le progès de la carie ; comme auffi le vinaigre de
turbie , pour la guérifon parfaite du mal de dents ,
& différens vinaigres fervant à blanchir la peau ,
ôter les boutons , dartres farineufes & taches du
vifage ; & le véritable vinaigre des Quatre voleurs ,
qui eft un préfervatif de toutes fortes d'airs contagieux
, & généralement toutes fortes de vinaigres ,
au nombre de cent cinquante - fix fortes , tant
pour la table que pour les bains & toilettes . Il
continue le débit de la nouvelle moutarde des fix
graines de fa compofition , &la moutarde aux capres
& aux anchois par extraits d'herbes fines , &
différens fruits confits au vinaigre. Les moindres
bouteilles , tant pour les dents que pour le vifage ,
font de trois livres . Les perfonnes de province qui
defireront fe les procurer , en écrivant une lettre
d'avis audit fieur Maille , & remettant l'argent par
la pofte , le tout affranchi de port , on le leur enverra
très- exactement.'Il demeure à Paris , rue da
P'Hyrondelle , aux Armes Impériales.
E fieur Vacoffain , Marchand Epicier Dro-
Lguifte,rue to vis -à- vis 3. André des sirs , Dontinue
de vendre avec beaucoup de fuccès fon eau
pour les dents : cette eau a la propriété de les
conferver & blanchir & de diſſoudre l'humeur
glaireufe qui peut contribuer à les gâter . Elle a
auffi la vertu d'arêter dans l'inftant le mal que
l'on nomme communément rage de dents. L'ufage
de quinze jours fera voir , par la beauté & la
fermeté des dents , que l'on pourra , hors dans les
grand befoins , fe difpenfer de tous ferremens.
Ledit Sieur donne un imprimé de la maniere d'en
faire ufage , & vend la bouteille douze fols.
Ledit fieur Vacoffain continue auffi de vendre
avec le même fuccès fa poudre purgative , qu'il
compofe de différens fimples : cette poudre
fond les humeurs groffieres & peccantes , purifie
la maffe du fang , détruit les glaires , & diffipe
les réplétions. Elle prévient les maladies , particulierement
l'apoplexie ; guérit les maux de tête ,
la jauniffe de l'un & de l'autre fexe , les fievres
tierces , quartes & intermittentes . Elle eft fi bienfaifante
qu'elle ne caufe ni tranchée ni colique.
Les femmes enceintes de cinq à fix mois peuvent
en ufer en toute fureté , elle les difpofera à un
heureux accouchement. Ses vertus & fes propriétés
font expliquées plus au long dans un mémoire
particulier , ainfi que la maniere de s'en fervir.
Cette poudre fe vend vingt fols le paquet , qui eſt
DECEMBRE. 1754 209
cacheté & figné de la main dudit Sieur , afin que
le Public ne puiffe pas être trompé. Ledit fieur
Vacoffain eft autorifé & approuvé pour la vente
de fes remédes .
Ledit Vacoffain avertit qu'il a auffi le bureau
du vrai fel Polychrefte , compofé par M. de Seignette
, de la Rochelle , lequel fel eft paraphé
en dedans de chaque paquet , & cacheté de la
main dudit fieur de Seignette , pour éviter toute
fuprife & falfification ordinaire."
AUTR E.
E fieur Meffier donne avis qu'il tient manu-
Lfacture de cierges à refforts qu'il a pouffé à la
derniere perfection , lefquels offrent de grands
avantages pour ménager la cire de deux tiers ; de
n'être point expofé à couler comme les autres
cierges , ce qui périt tous les ornemens d'Autel ;
de conferver toujours la même hauteur , ce qui
eft impoffible avec les autres cierges ; d'y brûler
toute forte de cire , la couleur de ladite cire n'étant
point exposée à la vue , fe trouvant renfermée
dans un canon , qui ne laiffe voir que la lumiere
, le tout s'y confumme fans aucun déchet ,
la bougie brulant jufqu'à la fin. Les avantages de
les peindre & revernir n'étant point fujets à
s'écailler , & fe pouvant laver , met toutes les
Eglifes à portée de jouir des avantages que procurent
ces cierges , laquelle peinture imite parfaitement
la cire. Comme il fe trouve dans les
provinces des ouvriers qui veulent imiter ces
cierges , qui outre leur mauvaife façon deviennent
très - fujets & très-incommodes , plufieurs
perfonnes en ayant vû dudit fieur Meffier dans différens
endroits , pour éviter les frais des ports &
210 MERCURE DE FRANCE.
emballages , en ont acheté à ces ouvriers , & fe
trouvant trompés , ont été obligés de les abandonner
, & d'en faire venir de la manufacture dudit
fieur Meffier.
Pour que toutes les Eglifes des Provinces puiffent
profiter de cet avantage , qui eſt déja connu
dans tout le royaume & dans beaucoup d'autres
pays étrangers où il en a fait des envois confidérables
, ledit Sieur donne avis aux marchands ou
autres perfonnes de provinces , qu'en fe faifant
connoître il leur en enverra des affortimens de
différentes grandeurs pour débiter pour fon compte
dans les Eglifes de leurs provinces , en leur
abandonnant un bénéfice fur chaque cierge pour
la commiffion de la vente , comme il fait dansplufieurs
villes où il a des perfonnes qui lui en
débitent. Les perfonnes qui lui écriront font priées
d'affranchir les lettres , à moins que ce ne foit
pour commander de l'ouvrage . Sa manufacture eſt
rue de Charonne , Faubourg S. Antoine , à Paris .
Les corps des cierges fe vendent au pied , &
les canons & refforts qui entrent dans ces fortes
de cierges , fe vendent à la pièce.
Pour les cierges , depuis trois pieds juſqu'à
fept , 10 fols par pied.
Pour les canons & refforts defdits cierges , 4 liv.
piéce.
Pour les cierges , depuis huit jufqu'à dix , 12
fols par pied.
Pour le canon & reffort defdits cierges , s liv.
piece.
Les bougies d'un pied avec leurs canons & refforts
pour le S. Sacrement , bras de cheminée ou
luftres , 2 liv . 15 fols piece.
Pour celles d'un pied & demi , 3 liv. piece.
Pour les flambeaux d'élévation pour couvrir en
cire , 12 fols par pied.
DECEMBRE . 1754. 211
> dont la
Pour les flambeaux pour peindre
fouche doit être cannelée , 1 liv. 4 fols par pied.
Pour les canons defdits flambeaux , 4 liv. piece.
Pour les cierges pafchals , depuis fix pieds jufqu'à
neuf, 12 fols par pied.
Pour les canons & refforts defdits cierges pafchals
, liv . piece .
Pour les cierges pafchals de dix pieds & au¬
deffus , 1 liv. par pied.
Pour les canons defdits cierges pafchals , de
puis 8 jufqu'à 24 liv . piece.
Pour couvrir les cierges & flambeaux , la cire
coute 3 liv . à cauſe de ſa façon.
Les cierges & flambeaux fe peignent en couleur
de cire , excepté les cierges paichals.
Pour peindre & vernir les bougies & cierges
jufqu'à fept pieds , fols par pied.
Pour ceux de huit pieds & au-deffus , 7 fols
par pied .
Pour les flambeaux , 10 fols par pied.
Une bougie d'un pied en couleur de cire revient
à 3 trois liv . une d'un pied & demi 3 liv.
7 fols 6 deniers , avec leurs canons & reflorts ; un
cierge de trois pieds en couleur de cire , 6 livres
S fols ; un de quatre pieds , 7 liv. un de cinq
pieds , 7 liv. 15 fols ; un de 6 pieds , 8 liv. 10
fols ; un de fept pieds , 9 liv. 5 fols ; un de huit
pieds , 12 liv. 12 fols ; un flambeau de quatre
pieds , 10 liv. 16 fols ; un de cinq pieds , 12 liv.
10 fols ; un de fix pieds 14 liv. 4 fols.
Il a auffi des moules pour faire les bougies qui
entrent dans ces fortes de cierges , pour la commodité
des perſonnes de province qui ne font pas
à portée d'avoir des Ciriers qui puiffent leur faire
des bougies bien égales ; avec lefdits moules les
bougies fe trouvent mieux faites , & toutes per212
MERCURE DE FRANCE.
fonnes peuvent les faire eux-mêmes . Lefdits moules
coutent 3 livres piece .
AUTR E.
M.DE TORRES , Médecin de S. A. S. M. le
Duc d'Orléans , ci -devant Médecin de la Famille
royale de S. M. C. Membre des Académies royales
de Médecine , & de l'Hiftoire Univerſelle d'Efpagne
, Affocié Correfpondant Etranger de la Société
royale de Montpellier , & de l'Académie des
Sciences de Paris , &c. avertit le Public qu'il ne
répondra deformais que depuis huit heures du
matin jufqu'à neuf, aux confultations des perfonnes
attaquées de maux vénériens , rhumatilmes
dartres , écrouelles , cancers , ou d'autres maladies
qu'on regarde comme incurables . M. de TORRÈS
demeure rue Tire - boudin , près la Comédie Italienne
, dans la maison qu'occupoit ci -devant M. Debrus
, Banquier.
AUTRE.
Odeau , Marchand Diftillateur , tenant le
>
Saint-Honoré , fait & vend toutes fortes de liqueurs
fines , tant françoifes qu'étrangeres. Il fait
aufli du chocolat de fanté à la façon d'Espagne
& autre chocolat à la vanille . L'on trouve auffi
chez lui de l'ancienne huile de Venus , vrai figogne
, Marafquin , Ratafia de Bologne , huile royale
, crême des barbades , crême de fleur d'orange
, crême de framboife , crême d'angelique , liqueur
vanille , les délices de la fanté , liqueurs
très-agréables , kis wafer , & généralement toutes
fortes de liqueurs fines.
DECEMBRE. 1754. 213
M
AUTRE.
RS Bianchetti & Manar , Suiffes Italiens ,
viennent d'établir une fabrique de chocolat
à la façon de Milan & de Turin , dont ils ont apporté
d'Italie tous les uftenfiles néceffaires à cette
fabrique, Tout le monde fçait que la bonté du
chocolat confifte dans une parfaite coction ; c'eft
cette qualité qui fait fi eftimer le chocolat de Milan
& de Turin , & qui va être deformais fabriqué
à Paris , par les fieurs Bianchetti & Manar,
Ils le vendront en gros & en détail , & ils en
ont à plufieurs prix de la fufdite façon ; ils le vont
faire en ville quand on les y demande. Leur adreffe
eft dans les Quinze-vingt , la boutique à côté
de la cuifine des Prêtres,
AUTRE.
A veuve Mouton , Marchande Apothicaire de
le débit de fon bechique fouverain , ou fyrop
pectoral approuvé pour les maladies de poitrine ,
comme rhume , toux invétérées , oppreffion , foibleffe
de poitrine , & afthme humide . Ce firop béchique
ayant la propriété de fondre & d'atténuer
les humeurs engorgées dans le poulmon , d'adoucir
l'acrimonie de la limphe , comme balfamique
, & rétablir les forces abattues , en tant que
parfait reftaurant , produit des effets fi rapides dans
les maladies énoncées ci-deffus , que fix jours fuffifent
pour s'appercevoir d'un changement notable
; en un mot , une bouteille fuffit pour en
éprouver toute l'efficacité avec fuccès , en tant
qu'il rétablit les forces abbattues en rappellant
214 MERCURE DE FRANCE.
peu à peu l'appétit & le fommeil , comme parfait
reftaurant , par conféquent très-ſalutaire à la
fuite des longues maladies où les forces font épuifées.
L'odeur & le goût en font agréables , le régime
aifé à obferver ; en outre il convient à toutes
fortes de perfonnes , aux enfans même & aux
femmes enceintes , qui peuvent en uſer avec fuccès
, preuve de fa benignité. Nombre de perfonnes
de tous les états & de tous pays en ont fait
une heureuſe expérience , & en particulier quelques
Anglois. Si l'on en faifoit un plus grand
ufage en Angleterre , & qu'on le prenne à propos
, l'on ne verroit pas périr tant de milliers
d'Anglois de maladie de confomption , non pas
qu'il puiffe les réchapper , une fois la maladie invétérée
, mais lorfque les fymptômes l'annoncent
prochaine. Il peut non- feulement en éloigner les
effers ; mais encore en détruire la cauſe ; bien plus
en empêcher les progrès dans fon principe. La
preuve de ce , c'eft qu'en occafionnant une plus
prompte circulation , il empêche le fang de
croupir , & refter en ftagnation dans le poulmon ,
& en tant que balfamique , confolide les petits
ulceres qui peuvent s'y rencontrer , ce qui fuffit
pour en arrêter les progrès.
La bouteille fcellée & étiquetée à l'ordinaire ;
taxée à fix livres , eft fuffifante pour en éprouver
toute l'efficacité avec fuccès.
Il ne fe débite que chez la Dame veuve Mouton
, Marchande Apothicaire de Paris , rue S
Denis , entre la rue Thevenot & la rue des Filles-
Dieu, vis-à-vis le Roi François , à Paris.
Les perfonnes qui écriront font priées d'affranchir
les lettres.
DECEMBRE . 1754. 2rg-
AUTRE.
E fieur Maille , Vinaigrier , Diſtillateur ordieu
le
pour la compofition des vinaigres de propriété ,
donne avis aux perfonnes de diftinction qu'il vend
des corbeilles galantes de neuf flacons & de quinze
, remplis de différens vinaigres nouveaux ; il
continue avec fuccès la vente du vinaigre romain
pour la confervation de la bouche. Če vinaigre
raffermit les gencives , blanchit les dents , & arrête
le progès de la carie ; comme auffi le vinaigre de
turbie , pour la guérifon parfaite du mal de dents ,
& différens vinaigres fervant à blanchir la peau ,
ôter les boutons , dartres farineufes & taches du
vifage ; & le véritable vinaigre des Quatre voleurs ,
qui eft un préfervatif de toutes fortes d'airs contagieux
, & généralement toutes fortes de vinaigres ,
au nombre de cent cinquante - fix fortes , tant
pour la table que pour les bains & toilettes . Il
continue le débit de la nouvelle moutarde des fix
graines de fa compofition , &la moutarde aux capres
& aux anchois par extraits d'herbes fines , &
différens fruits confits au vinaigre. Les moindres
bouteilles , tant pour les dents que pour le vifage ,
font de trois livres . Les perfonnes de province qui
defireront fe les procurer , en écrivant une lettre
d'avis audit fieur Maille , & remettant l'argent par
la pofte , le tout affranchi de port , on le leur enverra
très- exactement.'Il demeure à Paris , rue da
P'Hyrondelle , aux Armes Impériales.
Fermer
Résumé : AVIS.
En décembre 1754, plusieurs annonces commerciales et professionnelles ont été publiées. Le sieur Vacoffain, marchand épicier, propose une eau pour les dents qui conserve, blanchit et dissout les humeurs gâteresses. Cette eau arrête instantanément la 'rage de dents' et permet de se passer de ferrements après quinze jours d'usage. Il vend également une poudre purgative composée de divers simples, qui purifie le sang, détruit les glaires et prévient diverses maladies comme l'apoplexie et les fièvres. Cette poudre est sans danger pour les femmes enceintes et se vend vingt sols le paquet, cacheté et signé. Le sieur Meffier annonce la fabrication de cierges à reforts, offrant plusieurs avantages tels que la conservation de la cire et l'absence de coulure. Ces cierges peuvent être peints et vernissés, imitant parfaitement la cire. Il met en garde contre les imitations de mauvaise qualité et propose d'envoyer des assortiments aux marchands de province pour vente. M. de Torres, médecin, informe qu'il reçoit des consultations pour des maladies vénériennes, rhumatismes, dartres, écrouelles, cancers et autres maladies incurables, de huit heures à neuf heures du matin. Le sieur Odeau, distillateur, vend diverses liqueurs fines, chocolats et crèmes. Les sieurs Bianchetti et Manar, Suisses Italiens, établissent une fabrique de chocolat à la façon de Milan et Turin, vendu en gros et en détail. La veuve Mouton, marchande apothicaire, propose un sirop pectoral souverain pour les maladies de poitrine, efficace en six jours et sans danger pour les femmes enceintes et les enfants. Enfin, le sieur Maille, vinaigrier, vend des corbeilles de vinaigres pour diverses utilités, comme la conservation de la bouche, le blanchiment des dents et la guérison du mal de dents. Il propose également des vinaigres pour blanchir la peau et des vinaigres préventifs contre les airs contagieux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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109
p. 152-154
GRAVURE.
Début :
L'Accueil favorable que le public a fait à l'estampe du Philosophe en méditation, [...]
Mots clefs :
Tableau, Estampe, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : GRAVURE.
GRAV U R E.
' Accueil favorable que le public a fait
que le fieur Surugue , Graveur du Roi , a
faite d'après le précieux tableau de Rimbrant
, qui eft dans le cabinet de M. leComte
de Vence , & la bienveillance de cet
illuftre amateur pour les Artiftes , ont engagé
l'auteur à entreprendre de graver le
fecond tableau du même Maître qu'il poffede
auffi , & qui fait le regard du premier.
Il repréfente un autre Philofophe
affis devant une table tout proche d'une
fenêtre , d'où vient la lumiere qui éclaire
le fujet ; l'attitude attentive de la tête &
des mains jointes pofées fur fes genoux ,
font voir qu'il eft abforbé , pour ainfi dire,
par la contemplation de quelque idée abſtraite
. Sur le devant à droite de celui qui
regarde l'eftampe , eft une cuifiniere qui
en tirant à elle d'une main une marmite ,
de l'autre attife le feu ; dans le fond eft
un efcalier fingulier , fur lequel , & dans
l'ombre, eft une Dame qui ouvre une porte
& tient d'une main une theïere.
Rimbrant paroît avoir voulu repréſenter
dans ces deux tableaux les effets de deux
MAR S. 1755. 153
:
lumieres différentes pour éclairer un même
lieu dans le premier c'eft un coup de foleil
, qui entrant par une fenêtre produit
une lumiere vive , mais fixée en un endroit.
Le tableau que l'on donne aujour
d'hui eft de même éclairé par une fenêtre
ouverte , mais feulement par un jour naturel
, fans foleil , qui répand une lumiere
plus douce fur les objets qu'elle rencontre
; cette différence extrêmement difficile
à exprimer en peinture & encore plus en
gravûre , fe trouve auffi vraie dans les
eftampes qu'elles le font dans les tableaux.
Ces eftampes fe débitent chez l'auteur
rue des Noyers , attenant un magafin de
papier , vis -à- vis S. Yves , à Paris.
Nous donnons avis auffi , & nous croyons
obliger le public , que l'on trouve chez ledit
fieur Surugue , Graveur du Roi , Phif
toire de Don Quichote , en vingt- cinq eftampes
, peintes par Ch. Coypel , premier
Peintre du Roi.
Le Roman comique de Scarron , en feize
eftampes , peintes par Pater , dont les tableaux
deviennent très-rares.
C
La galerie de l'Hôtel de Bretonvilliers ,
peinte en quatorze tableaux , par Sebaftien
Bourdon , dont le grand mérite eft connu
elles font gravées par lui -même.
La galerie du Palais royal , repréſentant
Gy
154 MERCURE DE FRANCE.
l'Énéïde de Virgile , en quinze eftampes ,
gravées par les plus habiles Graveurs de
Paris , fur les tableaux d'Ant. Coypel .
Et auffi toutes fortes d'eftampes , dont
il diftribue gratis le catalogue.
' Accueil favorable que le public a fait
que le fieur Surugue , Graveur du Roi , a
faite d'après le précieux tableau de Rimbrant
, qui eft dans le cabinet de M. leComte
de Vence , & la bienveillance de cet
illuftre amateur pour les Artiftes , ont engagé
l'auteur à entreprendre de graver le
fecond tableau du même Maître qu'il poffede
auffi , & qui fait le regard du premier.
Il repréfente un autre Philofophe
affis devant une table tout proche d'une
fenêtre , d'où vient la lumiere qui éclaire
le fujet ; l'attitude attentive de la tête &
des mains jointes pofées fur fes genoux ,
font voir qu'il eft abforbé , pour ainfi dire,
par la contemplation de quelque idée abſtraite
. Sur le devant à droite de celui qui
regarde l'eftampe , eft une cuifiniere qui
en tirant à elle d'une main une marmite ,
de l'autre attife le feu ; dans le fond eft
un efcalier fingulier , fur lequel , & dans
l'ombre, eft une Dame qui ouvre une porte
& tient d'une main une theïere.
Rimbrant paroît avoir voulu repréſenter
dans ces deux tableaux les effets de deux
MAR S. 1755. 153
:
lumieres différentes pour éclairer un même
lieu dans le premier c'eft un coup de foleil
, qui entrant par une fenêtre produit
une lumiere vive , mais fixée en un endroit.
Le tableau que l'on donne aujour
d'hui eft de même éclairé par une fenêtre
ouverte , mais feulement par un jour naturel
, fans foleil , qui répand une lumiere
plus douce fur les objets qu'elle rencontre
; cette différence extrêmement difficile
à exprimer en peinture & encore plus en
gravûre , fe trouve auffi vraie dans les
eftampes qu'elles le font dans les tableaux.
Ces eftampes fe débitent chez l'auteur
rue des Noyers , attenant un magafin de
papier , vis -à- vis S. Yves , à Paris.
Nous donnons avis auffi , & nous croyons
obliger le public , que l'on trouve chez ledit
fieur Surugue , Graveur du Roi , Phif
toire de Don Quichote , en vingt- cinq eftampes
, peintes par Ch. Coypel , premier
Peintre du Roi.
Le Roman comique de Scarron , en feize
eftampes , peintes par Pater , dont les tableaux
deviennent très-rares.
C
La galerie de l'Hôtel de Bretonvilliers ,
peinte en quatorze tableaux , par Sebaftien
Bourdon , dont le grand mérite eft connu
elles font gravées par lui -même.
La galerie du Palais royal , repréſentant
Gy
154 MERCURE DE FRANCE.
l'Énéïde de Virgile , en quinze eftampes ,
gravées par les plus habiles Graveurs de
Paris , fur les tableaux d'Ant. Coypel .
Et auffi toutes fortes d'eftampes , dont
il diftribue gratis le catalogue.
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Résumé : GRAVURE.
Le graveur du Roi, Surugue, a reçu un accueil favorable pour une gravure réalisée d'après un tableau de Rembrandt appartenant au comte de Vence. Encouragé par ce succès, Surugue a gravé un second tableau de Rembrandt, représentant un philosophe en contemplation abstraite. Cette scène inclut une cuisinière et une dame dans l'ombre, éclairée par une lumière naturelle douce, contrastant avec la lumière vive du premier tableau. Les estampes de Surugue sont vendues rue des Noyers à Paris. Parmi les autres œuvres disponibles, on trouve des estampes de 'Don Quichotte' par Charles Coypel, du 'Roman comique' de Scarron par Pater, et des gravures de la galerie de l'Hôtel de Bretonvilliers par Sébastien Bourdon. Une série d'estampes représentant 'L'Énéïde' de Virgile, gravées par des artistes parisiens d'après les tableaux d'Antoine Coypel, est également mentionnée. Surugue distribue gratuitement le catalogue de ces œuvres.
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110
p. 201
AVIS IMPORTANT.
Début :
ENTREPRISE DE TERRIERS, Par une méthode sûre, claire, & intelligible [...]
Mots clefs :
Terriers
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS IMPORTANT.
AVIS IMPORTANT.
ENTREPRISE DE TERRIERS ,
Par une méthode fûre , claire , & intelligible,
même pour l'arrangement des titres ;
ouvrage important à faire executer par
tous les Seigneurs.
A perfonne fera indiquée par M. Le Jay le
>
de la rue Thevenot , à Paris.
ENTREPRISE DE TERRIERS ,
Par une méthode fûre , claire , & intelligible,
même pour l'arrangement des titres ;
ouvrage important à faire executer par
tous les Seigneurs.
A perfonne fera indiquée par M. Le Jay le
>
de la rue Thevenot , à Paris.
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111
p. 201-202
AUTRE.
Début :
Le sieur Baradelle, Ingénieur du Roi pour les instrumens de Mathématiques, avertit le [...]
Mots clefs :
Aimant, Ingénieur du roi, Instruments de mathématiques
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E fieur Baradelle , Ingénieur du Roi pour les
?
Public que depuis la découverte des aimans factices
il s'eft appliqué à leur conftruction , & qu'a
près plufieurs effais faits fous les yeux de trèshabiles
Phyficiens , il eft enfin parvenu à la porter
à un haut dégré de perfection.
Tout le monde fçait que les aimans factices
font préférables aux aimans naturels , qu'ils font
beaucoup plus forts , à groffeur égale ; qu'on augmente
cette force tant qu'on veut , & que les aiguilles
de bouffole touchées avec ces aimans ,
confervent plus long- tems leur vertu directrice .
Un autre avantage bien précieux , c'eft la commodité
d'avoir toujours un aiman parfait , au lieu
que c'eft un phénomene très-rare qu'un aiman
naturel fans défaut. En effet , pour qu'il foit tel ,
Iv
202 MERCURE DE FRANCE.
il faut que dans la taille on ait fuivi avec une
attention fcrupuleufe , la direction naturelle de
fes poles : ce qui ne peut fe faire que par des
expériences réitérées. Outre cela , on n'eſt point
maître de conferver la groffeur d'un aiman naturel
, à caufe des parties terreftres ou métalliques
qui s'y rencontrent quelquefois , & qui font la
fource de mille dégats dans la pierre lorſqu'on
la taille ; auffi les meilleurs aimans naturels ne
portent gueres que 25 ou 30 livres .
La force des aimans factices eft bien autrement
confidérable. Un de ces aimans , vendu à feu M.
d'Ons-en- Bray , n'ayant que fix pouces de longueur
, levoit dix-huit livres . Un fecond , deſtiné
pour le Grand Chambellan du Roi de Suede , de
trois pouces fix lignes de longueur , levoit cependant
douze livres neufonces.
On juge par ces deux exemples qu'on conftruit
des aimans factices de la groffeur que l'on veut.
Le fieur Baradelle en conftruit qui levent depuis
une livre jufqu'à cent livres . Son adreffe eft quai
de l'Horloge du Palais , à l'enſeigne de l'Obfervasoire.
N. B. Il avertit auffi qu'il a conftruit des Oc
tans de M. Saverien , de differens prix.
E fieur Baradelle , Ingénieur du Roi pour les
?
Public que depuis la découverte des aimans factices
il s'eft appliqué à leur conftruction , & qu'a
près plufieurs effais faits fous les yeux de trèshabiles
Phyficiens , il eft enfin parvenu à la porter
à un haut dégré de perfection.
Tout le monde fçait que les aimans factices
font préférables aux aimans naturels , qu'ils font
beaucoup plus forts , à groffeur égale ; qu'on augmente
cette force tant qu'on veut , & que les aiguilles
de bouffole touchées avec ces aimans ,
confervent plus long- tems leur vertu directrice .
Un autre avantage bien précieux , c'eft la commodité
d'avoir toujours un aiman parfait , au lieu
que c'eft un phénomene très-rare qu'un aiman
naturel fans défaut. En effet , pour qu'il foit tel ,
Iv
202 MERCURE DE FRANCE.
il faut que dans la taille on ait fuivi avec une
attention fcrupuleufe , la direction naturelle de
fes poles : ce qui ne peut fe faire que par des
expériences réitérées. Outre cela , on n'eſt point
maître de conferver la groffeur d'un aiman naturel
, à caufe des parties terreftres ou métalliques
qui s'y rencontrent quelquefois , & qui font la
fource de mille dégats dans la pierre lorſqu'on
la taille ; auffi les meilleurs aimans naturels ne
portent gueres que 25 ou 30 livres .
La force des aimans factices eft bien autrement
confidérable. Un de ces aimans , vendu à feu M.
d'Ons-en- Bray , n'ayant que fix pouces de longueur
, levoit dix-huit livres . Un fecond , deſtiné
pour le Grand Chambellan du Roi de Suede , de
trois pouces fix lignes de longueur , levoit cependant
douze livres neufonces.
On juge par ces deux exemples qu'on conftruit
des aimans factices de la groffeur que l'on veut.
Le fieur Baradelle en conftruit qui levent depuis
une livre jufqu'à cent livres . Son adreffe eft quai
de l'Horloge du Palais , à l'enſeigne de l'Obfervasoire.
N. B. Il avertit auffi qu'il a conftruit des Oc
tans de M. Saverien , de differens prix.
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit les travaux de l'ingénieur du Roi, le sieur Baradelle, spécialisé dans la fabrication d'aimants factices. Après plusieurs essais supervisés par des physiciens éminents, Baradelle a atteint un haut degré de perfection dans la création de ces aimants. Les aimants factices surpassent les aimants naturels en termes de force et de durabilité. Leur force peut être augmentée à volonté, et les aiguilles de boussole touchées par ces aimants conservent plus longtemps leur propriété directrice. Contrairement aux aimants naturels, les aimants factices ne nécessitent pas de taille précise et sont moins sujets aux défauts. Par exemple, un aimant de six pouces peut lever dix-huit livres, et un autre de trois pouces six lignes peut lever douze livres neuf onces. Baradelle fabrique des aimants factices de différentes tailles, allant de une à cent livres. Il est situé quai de l'Horloge du Palais, à l'enseigne de l'Observatoire, et propose également des octants de M. Saverien à divers prix.
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112
p. 202-203
AUTRE.
Début :
Le sieur Chervain, Marchand Négociant & fabriquant à Paris, donne avis au public [...]
Mots clefs :
Tabatières
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE:
E fieur Chervain , Marchand Négociant &
Lfabriquant à Paris ,donne avis au public
"
qu'il y a quelques années , qu'ayant voulu fe faire
connoître , il répandit une nouvelle façon de tabatieres
rondes à la Portugaife , qui furpafloit par
fon odeur & fa beauté , celles de bergamotte ;
mais depuis , ayant fait de nouvelles recherches
& par des expériences chymiques & prouvées , il
MARS 1755- 203
J
a trouvé le fecret de faire des tabatieres quarrées à
charniere , d'une odeur très-agréable qui ne fe
perd jamais ; elles font des plus jolies , elles portent
chacune fur leur couvercle , des fleurs , figures
& deviſes : on en trouve chez lui fans odeur. Il
continue de vendre des tabatieres à la Portugaife.
Il a chez lui toutes fortes de petits paftillages
de plus de trente façons , des mieux compofés ,
ou petites dragées , pour remplir les boîtes qu'il
vend. Il demeure rue Montmartre , au coin de la .
rue duJour , entre le Mercier le Perruquier ;fon
tableau eft au-deffus de la porte cochere.
E fieur Chervain , Marchand Négociant &
Lfabriquant à Paris ,donne avis au public
"
qu'il y a quelques années , qu'ayant voulu fe faire
connoître , il répandit une nouvelle façon de tabatieres
rondes à la Portugaife , qui furpafloit par
fon odeur & fa beauté , celles de bergamotte ;
mais depuis , ayant fait de nouvelles recherches
& par des expériences chymiques & prouvées , il
MARS 1755- 203
J
a trouvé le fecret de faire des tabatieres quarrées à
charniere , d'une odeur très-agréable qui ne fe
perd jamais ; elles font des plus jolies , elles portent
chacune fur leur couvercle , des fleurs , figures
& deviſes : on en trouve chez lui fans odeur. Il
continue de vendre des tabatieres à la Portugaife.
Il a chez lui toutes fortes de petits paftillages
de plus de trente façons , des mieux compofés ,
ou petites dragées , pour remplir les boîtes qu'il
vend. Il demeure rue Montmartre , au coin de la .
rue duJour , entre le Mercier le Perruquier ;fon
tableau eft au-deffus de la porte cochere.
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Résumé : AUTRE.
Le marchand Chervain, installé à Paris, annonce la création de nouvelles tabatières carrées à charnière, dotées d'une odeur agréable et durable. Contrairement à ses précédentes tabatières rondes à la portugaise, parfumées à la bergamote, ces nouvelles tabatières sont ornées de fleurs, de figures et de devises sur leur couvercle. Chervain continue de vendre les tabatières à la portugaise et propose également une variété de petits pâtissages et de dragées pour remplir les boîtes. Il réside rue Montmartre, au coin de la rue du Jour, près du mercier et du perruquier, avec un tableau indiquant son adresse au-dessus de la porte cochère.
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113
p. 203-204
AUTRE.
Début :
Le sieur Houdemart, Apoticaire-Droguiste ordinaire du Roi, demeurant à Paris, rue Bourg-l'Abbé [...]
Mots clefs :
Apothicaire-droguiste du roi, Maladies
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
E fieur Houdemart , Apoticaire-Droguifte or
dinaire du Roi , demeurant à Paris , rue Bourgl'Abbé,
en face de l'Hôtel royal , dans une grande
maison neuve , donne avis au public qu'il continue
de diftribuer l'Esprit Catelemit , qui a la vertu de
préferver de toutes maladies contagieufes , comme
le charbon , le fcorbut , la petite vérole , fiévres
malignes Pufage en eft très-facile & agréable ;
il donne des imprimés inftructifs à ce fujer.
:
Il guérit les maladies fecrettes fans garder la
chambre , par une méthode approuvée de M M.
les Médecins ; de même les dartres vives , farineufes
, toutes maladies affujetties à la peau , fans
crainte de faire repercurfer les humeurs dans la
maffe du fang.
Ledit Sieur continue toujours fon balfamique
fi connu pour les maladies de poitrine , comme
toux invétérées , crachement de fang , inflammation
, l'afthme naiffant , de même que le lait
répandu chez les femmes; & l'on trouve chez
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
l'auteur des mémoires raifonnés de ce qu'il an
ponce , de même que tout ce qu'il y a de plus.
tare dans la pratique de fon état.
E fieur Houdemart , Apoticaire-Droguifte or
dinaire du Roi , demeurant à Paris , rue Bourgl'Abbé,
en face de l'Hôtel royal , dans une grande
maison neuve , donne avis au public qu'il continue
de diftribuer l'Esprit Catelemit , qui a la vertu de
préferver de toutes maladies contagieufes , comme
le charbon , le fcorbut , la petite vérole , fiévres
malignes Pufage en eft très-facile & agréable ;
il donne des imprimés inftructifs à ce fujer.
:
Il guérit les maladies fecrettes fans garder la
chambre , par une méthode approuvée de M M.
les Médecins ; de même les dartres vives , farineufes
, toutes maladies affujetties à la peau , fans
crainte de faire repercurfer les humeurs dans la
maffe du fang.
Ledit Sieur continue toujours fon balfamique
fi connu pour les maladies de poitrine , comme
toux invétérées , crachement de fang , inflammation
, l'afthme naiffant , de même que le lait
répandu chez les femmes; & l'on trouve chez
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
l'auteur des mémoires raifonnés de ce qu'il an
ponce , de même que tout ce qu'il y a de plus.
tare dans la pratique de fon état.
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Résumé : AUTRE.
Le Sieur Houdemart, apothicaire et droguiste du Roi à Paris, rue Bourg-l'Abbé, annonce la distribution de l'Esprit Cataleptique, un remède contre les maladies contagieuses telles que le charbon, le scorbut, la petite vérole et les fièvres malignes. Ce produit est facile et agréable à utiliser, et des imprimés instructifs sont disponibles. Houdemart propose également des traitements pour les maladies secrètes sans repos au lit, selon une méthode approuvée par des médecins. Il traite les dartres vives et farineuses ainsi que toutes les maladies de la peau sans risque de faire resurgir les humeurs dans le sang. Il est réputé pour ses remèdes contre les maladies de poitrine, incluant la toux invétérée, le crachement de sang, l'inflammation et l'asthme naissant. Il offre aussi des solutions pour le lait répandu chez les femmes. Chez lui, on peut trouver des mémoires rafraîchis de ses œuvres et tout le nécessaire à la pratique de son métier.
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114
p. 204-205
AUTRE.
Début :
Le public est averti que le sieur Angot, reçu à la Chambre & Jurisdiction de MM. les Chirurgiens [...]
Mots clefs :
Bandages, Chirurgien
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E public eft averti que le fieur Angot , reçu
rurgiens Jurés de la ville de Verſailles , expert
pour la fabrique de toutes fortes de bandages pour
la guérifon d'efforts & de defcentes , en fait à
refforts & fans liens de fer , qui rempliffent exactement
l'objet qu'on fe propofe , de retenir dans.
leurs lieux naturels les parties qui font forties , ou
qui tendent à fe déplacer ; ce qui eft prouvé par
les certificats & approbations de M. de La Martiniere
, premier Chirurgien du Roi ; de M. Defport
, premier Chirurgien de la Reine , & de
tous Meffieurs les Chirurgiens de ladite ville.
Il fait des refforts pour les perfonnes âgées
qui ne peuvent retenir leurs urines , & des bottines
à écrou pour les enfans qui ont de la difpo
fition à porter leurs jambes dans une mauvaiſe
attitude.
Il fait des fufpenfoirs à l'ufage des perfonnes
qui montent à cheval ou qui font des armes , pour
prévenir les accidens ordinaires dans ces occa-
Lions.
Ses bandages ne manquent jamais , & fe porfent
en tout tems fans être incommodes , &
fans fe déranger par les plus violens exercices.
Il fait des bandages pour les fiftules lachryma
les ; il continue auffi l'application. des bandages ...
de fer dans le cas où ils conviennent & des
bandages élastiques pour ceux qui y font attachés.
MARS. 1755. 205
Comme les bandages en général demandent à
être autant diverfifiés que les defcentes le font
elles-mêmes , les perfonnes qui lui feront l'honneur
de lui écrire , auront foin de lui marquer la
nature & la fituation de la defcente , & de quel
côté et la plus groffe , s'il y en a deux , fans oublier
le détail de la feconde , & lui enverront- desmeſures
juftes.
Son adreffe eft à M. Angor , Bandagiſte , rue de
FOrangerie , près la porte des Coches , dans la mai-
Jon de Mme Spérat.
Il prie les perfonnes qui lui écriront de province
, d'affranchir leurs lettres.
E public eft averti que le fieur Angot , reçu
rurgiens Jurés de la ville de Verſailles , expert
pour la fabrique de toutes fortes de bandages pour
la guérifon d'efforts & de defcentes , en fait à
refforts & fans liens de fer , qui rempliffent exactement
l'objet qu'on fe propofe , de retenir dans.
leurs lieux naturels les parties qui font forties , ou
qui tendent à fe déplacer ; ce qui eft prouvé par
les certificats & approbations de M. de La Martiniere
, premier Chirurgien du Roi ; de M. Defport
, premier Chirurgien de la Reine , & de
tous Meffieurs les Chirurgiens de ladite ville.
Il fait des refforts pour les perfonnes âgées
qui ne peuvent retenir leurs urines , & des bottines
à écrou pour les enfans qui ont de la difpo
fition à porter leurs jambes dans une mauvaiſe
attitude.
Il fait des fufpenfoirs à l'ufage des perfonnes
qui montent à cheval ou qui font des armes , pour
prévenir les accidens ordinaires dans ces occa-
Lions.
Ses bandages ne manquent jamais , & fe porfent
en tout tems fans être incommodes , &
fans fe déranger par les plus violens exercices.
Il fait des bandages pour les fiftules lachryma
les ; il continue auffi l'application. des bandages ...
de fer dans le cas où ils conviennent & des
bandages élastiques pour ceux qui y font attachés.
MARS. 1755. 205
Comme les bandages en général demandent à
être autant diverfifiés que les defcentes le font
elles-mêmes , les perfonnes qui lui feront l'honneur
de lui écrire , auront foin de lui marquer la
nature & la fituation de la defcente , & de quel
côté et la plus groffe , s'il y en a deux , fans oublier
le détail de la feconde , & lui enverront- desmeſures
juftes.
Son adreffe eft à M. Angor , Bandagiſte , rue de
FOrangerie , près la porte des Coches , dans la mai-
Jon de Mme Spérat.
Il prie les perfonnes qui lui écriront de province
, d'affranchir leurs lettres.
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Résumé : AUTRE.
Le sieur Angot, chirurgien juré de Versailles, fabrique divers bandages pour traiter les efforts et les descentes. Ses créations, sans liens de fer, maintiennent efficacement les parties affectées, comme le confirment des certificats de M. de La Martinière, premier chirurgien du Roi, M. Desport, premier chirurgien de la Reine, et d'autres chirurgiens versaillais. Angot propose des bandages pour les personnes âgées souffrant d'incontinence urinaire, des bottines à écrou pour les enfants ayant des problèmes de posture, et des suspensoires pour les cavaliers et les escrimeurs afin de prévenir les accidents. Ses bandages sont conçus pour être portés en permanence sans inconfort, même lors d'exercices intenses. Il fabrique également des bandages pour les fistules lacrymales et utilise des bandages de fer ou élastiques selon les besoins. Les intéressés doivent décrire la nature et la situation de leur descente, ainsi que fournir des mesures précises. Angot réside rue de l'Orangerie, près la porte des Coches, dans la maison de Mme Spérat, et demande aux correspondants provinciaux d'affranchir leurs lettres.
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115
p. 205-206
AUTRE.
Début :
Le sieur Cuenotte, Chirurgien-major d'Artillerie, demeurant à Strasbourg, a le secret [...]
Mots clefs :
Baume
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E fieur Cuenotte , Chirurgien- major d'Artild'un
baume fpécifique pour toutes les douleurs
de rhumatifme & de goutte fciatique . Il arrive
très-fouvent qu'au bout de trois heures dès la
premiere application , qui agit par tranfpiration
fur la partie douloureufe , on eft foulagé de plus
de la moitié , & qu'à la feconde on ne reffent
plus de douleurs. Les anciens rhumatifmes exigent
quelquefois plus de deux applications , & l'on
s'y déterminera aifément par le foulagement qu'on
aura déja éprouvé. Le fieur Cuenotte peut encore
affurer qu'il a appliqué avec fuccès ledit baume
fur des dépôts goutteux ; que par ce remede les
de goutte font moins douloureuſes , &
qu'elles ne durent pas fi long-tems ; il a même
obfervé que les perfonnes qui s'en font fervies
ont eu des attaques plus rares & moins aiguës,
attaques
206 MERCURE DE FRANCE.
On peut confulter M. de Gervafi , Médecin , Infpecteur
général des Hôpitaux militaires d'Alface ,
qui ne refufera pas de certifier ledit expoſé ; mais
il faut avoir foin d'affranchir les lettres qu'on lui
écrira à ce sujet.
E fieur Cuenotte , Chirurgien- major d'Artild'un
baume fpécifique pour toutes les douleurs
de rhumatifme & de goutte fciatique . Il arrive
très-fouvent qu'au bout de trois heures dès la
premiere application , qui agit par tranfpiration
fur la partie douloureufe , on eft foulagé de plus
de la moitié , & qu'à la feconde on ne reffent
plus de douleurs. Les anciens rhumatifmes exigent
quelquefois plus de deux applications , & l'on
s'y déterminera aifément par le foulagement qu'on
aura déja éprouvé. Le fieur Cuenotte peut encore
affurer qu'il a appliqué avec fuccès ledit baume
fur des dépôts goutteux ; que par ce remede les
de goutte font moins douloureuſes , &
qu'elles ne durent pas fi long-tems ; il a même
obfervé que les perfonnes qui s'en font fervies
ont eu des attaques plus rares & moins aiguës,
attaques
206 MERCURE DE FRANCE.
On peut confulter M. de Gervafi , Médecin , Infpecteur
général des Hôpitaux militaires d'Alface ,
qui ne refufera pas de certifier ledit expoſé ; mais
il faut avoir foin d'affranchir les lettres qu'on lui
écrira à ce sujet.
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit un baume élaboré par le sieur Cuenotte, Chirurgien-major d'Artillerie, destiné à traiter les douleurs rhumatismales et la goutte sciatique. Ce baume agit par transpiration sur la zone douloureuse et soulage significativement les douleurs dès la première application, souvent en trois heures. Après une seconde application, les douleurs peuvent disparaître complètement. Pour les rhumatismes anciens, plusieurs applications peuvent être nécessaires, mais le soulagement ressenti après la première application guide la décision. Le sieur Cuenotte affirme avoir utilisé ce baume avec succès sur des dépôts goutteux, réduisant ainsi la douleur et la durée des crises. Les utilisateurs signalent également des attaques moins fréquentes et moins sévères. Le texte mentionne que M. de Gervais, Médecin et Inspecteur général des Hôpitaux militaires d'Alsace, peut certifier ces informations, mais il est nécessaire d'affranchir les lettres destinées à ce dernier.
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116
p. 206-207
AUTRE.
Début :
Mademoiselle Collet continue de vendre pour l'utilité du public une pommade de sa composition [...]
Mots clefs :
Pommade
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
MP'utilité dupublic une pommade de fa com
pofition , qui foulage dans l'inftant & guérit radicalement
les hémorroïdes , de quelque nature ,
qu'elles puiffent être , les internes comme les externes
, & même les plus invétérées , les ulceres
& les fiftuleuſes ; elle ne craint point de trop avancer.
Cette pommade eft fi connue , qu'elle n'a pas
befoin de recommendation , l'épreuve en a été
faite à l'Hôtel royal des Invalides par ordre de
feu M. de Breteuil , Miniſtre d'Etat . M. Morand ,
Chirurgien , lui a expédié fon certificat ; & M.
Peyrard , Maître Chirurgien & Accoucheur de la
Reine , lui a délivré un pareil certificat , de mê
me que M. le Suire & autres perfonnes de diftinction
, après en avoir fait l'épreuve eux – mêmes.
Cette pommade ne peut produire aucun mauvais
effet. Ceux qui craignent , par un préjugé mal fon.
dé , de fe faire guérir radicalement , pourront en
ufer feulement pour fe foulager dans leurs fouf
frances. Après de telles preuves nous ne devons
point craindre d'affurer le public qu'il n'eft point
de remede plus für & plus efficace pour en opérer
la guérifon. Elle avertit le public qu'il n'y a qu'elle
feule qui débite fa pommade ; fon nom & la
valeur de chaque pot font écrits deffus, de ſa main.
Ademoiſelle Collet continue de vendre pour
MAR S. 1755. 207
Cette pommade fe garde autant de tems que
l'on veut , & fe peut tranfporter par- tout , pourvu
qu'on ait foin de la garantir de la chaleur &
du feu.
Les moindres pots font de 3 , 6 , 12 , 18 & 20
livres , & de tous les prix que l'on fouhaitera : on
donnera la façon de s'en fervir. Les perfonnes
étrangeres qui voudront en faire ufage , auront la
bonté d'affranchir les lettres.
Mlle Collet demeure à préfent rue de la Croix
des petits Champs , vis- à-vis la petite porte S. Honoré,
dans la maifon de M. Jolivet, Marchand P
petier , à l'enfeigne de l'Espérance.
MP'utilité dupublic une pommade de fa com
pofition , qui foulage dans l'inftant & guérit radicalement
les hémorroïdes , de quelque nature ,
qu'elles puiffent être , les internes comme les externes
, & même les plus invétérées , les ulceres
& les fiftuleuſes ; elle ne craint point de trop avancer.
Cette pommade eft fi connue , qu'elle n'a pas
befoin de recommendation , l'épreuve en a été
faite à l'Hôtel royal des Invalides par ordre de
feu M. de Breteuil , Miniſtre d'Etat . M. Morand ,
Chirurgien , lui a expédié fon certificat ; & M.
Peyrard , Maître Chirurgien & Accoucheur de la
Reine , lui a délivré un pareil certificat , de mê
me que M. le Suire & autres perfonnes de diftinction
, après en avoir fait l'épreuve eux – mêmes.
Cette pommade ne peut produire aucun mauvais
effet. Ceux qui craignent , par un préjugé mal fon.
dé , de fe faire guérir radicalement , pourront en
ufer feulement pour fe foulager dans leurs fouf
frances. Après de telles preuves nous ne devons
point craindre d'affurer le public qu'il n'eft point
de remede plus für & plus efficace pour en opérer
la guérifon. Elle avertit le public qu'il n'y a qu'elle
feule qui débite fa pommade ; fon nom & la
valeur de chaque pot font écrits deffus, de ſa main.
Ademoiſelle Collet continue de vendre pour
MAR S. 1755. 207
Cette pommade fe garde autant de tems que
l'on veut , & fe peut tranfporter par- tout , pourvu
qu'on ait foin de la garantir de la chaleur &
du feu.
Les moindres pots font de 3 , 6 , 12 , 18 & 20
livres , & de tous les prix que l'on fouhaitera : on
donnera la façon de s'en fervir. Les perfonnes
étrangeres qui voudront en faire ufage , auront la
bonté d'affranchir les lettres.
Mlle Collet demeure à préfent rue de la Croix
des petits Champs , vis- à-vis la petite porte S. Honoré,
dans la maifon de M. Jolivet, Marchand P
petier , à l'enfeigne de l'Espérance.
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit une pommade destinée au traitement des hémorroïdes, qu'elles soient internes, externes, invétérées, ulcérées ou fistuleuses. Cette pommade est reconnue pour son efficacité immédiate et radicale. Elle a été testée à l'Hôtel royal des Invalides sur ordre de M. de Breteuil, Ministre d'État, et a reçu des certificats de M. Morand, Chirurgien, et de M. Peyrard, Maître Chirurgien et Accoucheur de la Reine, ainsi que d'autres personnes distinguées. La pommade est sans danger et peut être utilisée uniquement pour soulager les douleurs. Elle se conserve longtemps et peut être transportée à condition d'être protégée de la chaleur et du feu. Les pots sont disponibles en différentes tailles et prix, et des instructions d'utilisation sont fournies. Pour les étrangers, il est recommandé d'affranchir les lettres. Mlle Collet, qui vend cette pommade, réside rue de la Croix des petits Champs, vis-à-vis la petite porte Saint-Honoré, dans la maison de M. Jolivet, Marchand Papetier, à l'enseigne de l'Espérance.
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117
p. 207-208
AUTRE.
Début :
Le sieur Boudin, Ferblantier, rue de la Taillerie, à Beauvais, donne avis au public qu'il [...]
Mots clefs :
Cierges, Flambeaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E fieur Boudin , Ferblantier , rue de la Tailles
rie , à Beauvais , donne avis au public qu'il
excelle dans la façon des cierges & flambeaux à
reffort , qu'il fabrique depuis plufieurs années. Il
en peut donner des preuves par les envois qu'il à
faits dans toutes les Eglifes du Beauvoifis , Picardie
, Normandie , Ifle de France , Champagne
Lorraine , & autres lieux. Il décore les cierges
pafchals , tels qu'on les lui demande ; il les couvre
d'une belle peinture , femblable à la cire , &
qui ne s'écaille jamais. Il les envoie prêts à s'en
fervir , fournis de bougies parfaites , avec des filieres
de cuivre pour l'ufage defdits cierges ; il
les garantit en tout , & les vend à jufte prix . Il a
trouvé une nouvelle façon de faire cuire , fans
charbon , fans bois & fans eau , un poulet & autres
viandes dans la poche , à cheval , ou en voi
208 MERCURE DE FRANCE.
*
ture , très-commode pour les Officiers de guerre
chaffeurs & voyageurs . Il a eu l'honneur de préfenter
la premiere à M. le Duc de Gêvres au mois
de Janvier de l'année 1753. Il a encore inventé
une nouvelle façon de lanternes à reffort
pour les Cavaliers & Voituriers qui marchent la
nuit. On les place fur le devant de la felle en forme
de pistolet , ou contre les attelles du collier
d'un cheval de voiture ; une autre montée fur
une cuirafle , un cavalier la portant derriere lui ,
éclaire ceux qui le ſuivent on trouvera le tout
à jufte prix. Ceux qui fouhaiteront de lui faire
P'honneur de lui commander de l'ouvrage , n'au
ront qu'à lui écrire ; il eft très-accommodant .
E fieur Boudin , Ferblantier , rue de la Tailles
rie , à Beauvais , donne avis au public qu'il
excelle dans la façon des cierges & flambeaux à
reffort , qu'il fabrique depuis plufieurs années. Il
en peut donner des preuves par les envois qu'il à
faits dans toutes les Eglifes du Beauvoifis , Picardie
, Normandie , Ifle de France , Champagne
Lorraine , & autres lieux. Il décore les cierges
pafchals , tels qu'on les lui demande ; il les couvre
d'une belle peinture , femblable à la cire , &
qui ne s'écaille jamais. Il les envoie prêts à s'en
fervir , fournis de bougies parfaites , avec des filieres
de cuivre pour l'ufage defdits cierges ; il
les garantit en tout , & les vend à jufte prix . Il a
trouvé une nouvelle façon de faire cuire , fans
charbon , fans bois & fans eau , un poulet & autres
viandes dans la poche , à cheval , ou en voi
208 MERCURE DE FRANCE.
*
ture , très-commode pour les Officiers de guerre
chaffeurs & voyageurs . Il a eu l'honneur de préfenter
la premiere à M. le Duc de Gêvres au mois
de Janvier de l'année 1753. Il a encore inventé
une nouvelle façon de lanternes à reffort
pour les Cavaliers & Voituriers qui marchent la
nuit. On les place fur le devant de la felle en forme
de pistolet , ou contre les attelles du collier
d'un cheval de voiture ; une autre montée fur
une cuirafle , un cavalier la portant derriere lui ,
éclaire ceux qui le ſuivent on trouvera le tout
à jufte prix. Ceux qui fouhaiteront de lui faire
P'honneur de lui commander de l'ouvrage , n'au
ront qu'à lui écrire ; il eft très-accommodant .
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Résumé : AUTRE.
Boudin, ferblantier à Beauvais, se spécialise dans la fabrication de cierges et flambeaux à refort, produits qu'il vend dans diverses régions comme le Beauvoisis, la Picardie, la Normandie, l'Île-de-France, la Champagne, la Lorraine et d'autres. Il décore les cierges pascals selon les demandes des clients, les couvre d'une peinture imitant la cire et ne s'écaillant jamais, et les livre prêts à être utilisés avec des bougies parfaites et des filières de cuivre. Boudin garantit ses produits et les vend à un prix juste. Il a également inventé une méthode pour cuire un poulet et d'autres viandes sans charbon, bois ni eau, adaptée aux officiers de guerre, chasseurs et voyageurs. Cette invention a été présentée au Duc de Gêvres en janvier 1753. De plus, Boudin a créé des lanternes à refort pour les cavaliers et voituriers, permettant d'éclairer la route la nuit. Ces lanternes sont également vendues à un prix juste. Boudin invite les intéressés à lui passer commande en lui écrivant, assurant une grande accommodance.
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118
p. 208-209
AUTRE.
Début :
La veuve du sieur Bunon , Dentiste des Enfans de France, donne avis qu'elle débite journellement [...]
Mots clefs :
Remèdes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
A veuve du fieur Bunon , Dentiſte des Enfans
de France, donne avis qu'elle débite journelle.
ment chez elle , rue de faint Avoye , au coin de
la rue de Braque , chez Mr. Georget fon frere ,
Chirurgien , les remedes de feu fon mari , dont
elle a feule la compofition , & qu'elle a toujours
préparés elle-même. Scavoir ,
1º. Un élixir anti-fcorbutique , qui affermit
les dents , diffipe le gonflement & l'inflammation
des gencives , les fortifie , les fait recroître ,
diffipe & prévient toutes les afflictions fcorbuti
ques , & appaife la douleur de dents.
י
2. Une eau appellée fouveraine , qui affermit
auffi les dents , rétablit les gencives , en diffipe
toutes tumeurs , chancres & boutons qui vienment
auffi à la langue , à l'intérieur des lévres &
des joues , en fe rinçant la bouche de quelques
MARS. 1755 209
gouttes dans de l'eau tous les jours , & elle la
rend fraîche & fans odeurs , & en éloigne les
corruptions ; elle calme la douleur des dents .
3º. Un opiate pour affermir & blanchir les
dents , diffiper le fang épais & groffier des gencives
, qui les rend tendres & molaffes , & caufe
de l'odeur à la bouche.
"
4°. Une poudre de corail pour blanchir les
dents , & les entretenir ; elle empêche que le
limon fe forme en tartre & qu'il ne corrompe
les gencives , & elle les conferve fermes & bonnes
, de forte qu'elle peut fuffire pour les perfonnes
qui ont foin de leurs dents , fans qu'il
foit néceffaire de les faire nettoyer. Les plus
petites bouteilles d'élixir font d'une livre dis
fols.
Les plus petites bouteilles d'eau fouveraine
font d'une livre quatre fols , mais plus grandes
que celles de l'élixir.
Les pots d'opiate , les petits , font d'une livre
dix fols.
Les boetes de poudre de corail font d'une livre
quatre fols.
A veuve du fieur Bunon , Dentiſte des Enfans
de France, donne avis qu'elle débite journelle.
ment chez elle , rue de faint Avoye , au coin de
la rue de Braque , chez Mr. Georget fon frere ,
Chirurgien , les remedes de feu fon mari , dont
elle a feule la compofition , & qu'elle a toujours
préparés elle-même. Scavoir ,
1º. Un élixir anti-fcorbutique , qui affermit
les dents , diffipe le gonflement & l'inflammation
des gencives , les fortifie , les fait recroître ,
diffipe & prévient toutes les afflictions fcorbuti
ques , & appaife la douleur de dents.
י
2. Une eau appellée fouveraine , qui affermit
auffi les dents , rétablit les gencives , en diffipe
toutes tumeurs , chancres & boutons qui vienment
auffi à la langue , à l'intérieur des lévres &
des joues , en fe rinçant la bouche de quelques
MARS. 1755 209
gouttes dans de l'eau tous les jours , & elle la
rend fraîche & fans odeurs , & en éloigne les
corruptions ; elle calme la douleur des dents .
3º. Un opiate pour affermir & blanchir les
dents , diffiper le fang épais & groffier des gencives
, qui les rend tendres & molaffes , & caufe
de l'odeur à la bouche.
"
4°. Une poudre de corail pour blanchir les
dents , & les entretenir ; elle empêche que le
limon fe forme en tartre & qu'il ne corrompe
les gencives , & elle les conferve fermes & bonnes
, de forte qu'elle peut fuffire pour les perfonnes
qui ont foin de leurs dents , fans qu'il
foit néceffaire de les faire nettoyer. Les plus
petites bouteilles d'élixir font d'une livre dis
fols.
Les plus petites bouteilles d'eau fouveraine
font d'une livre quatre fols , mais plus grandes
que celles de l'élixir.
Les pots d'opiate , les petits , font d'une livre
dix fols.
Les boetes de poudre de corail font d'une livre
quatre fols.
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Résumé : AUTRE.
La veuve du sieur Bunon, dentiste des Enfants de France, annonce la vente quotidienne des remèdes de son défunt mari à son domicile, rue de Saint-Avoye, au coin de la rue de Braque, chez Monsieur Georget, son frère chirurgien. Elle assure être la seule à connaître et préparer ces remèdes. Les produits proposés incluent un élixir anti-scorbutique qui affermit les dents, dissout les gonflements et inflammations des gencives, et apaise la douleur dentaire. Une eau souveraine qui affermit les dents, rétablit les gencives, dissout les tumeurs et boutons, et rafraîchit la bouche. Un opiat pour affermir et blanchir les dents, dissoudre le sang épais des gencives, et éliminer les mauvaises odeurs. Enfin, une poudre de corail pour blanchir et entretenir les dents, prévenir la formation de tartre, et conserver les gencives en bonne santé. Les prix des produits varient : les petites bouteilles d'élixir coûtent une livre dix sols, les petites bouteilles d'eau souveraine une livre quatre sols, les petits pots d'opiat une livre dix sols, et les boîtes de poudre de corail une livre quatre sols.
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119
p. 209-210
AUTRE.
Début :
Nous croyons devoir annoncer comme un objet intéressant pour le public, que Madame [...]
Mots clefs :
Ingénieur en optique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
Ous croyons devoir annoncer comme un
le public ,que Ma
dame Thomin eft continuée dans l'exercice du privilege
dont jouiffoit fon mari , d'Ingénieur en
optique de la Reine. Elle foutient le commerce
de lunettes , conferves , biloupes , télescopes
microſcopes , & de tout ce qui dépend de l'optique.
Elle travaille comme elle faifoit fous la di
210 MERCURE DE FRANCE.
rection de M. Thomin , à tous les ouvrages de
cet art , dont on peut voir le détail dans le
Traité d'optique méchanique , imprimé à Paris en
1749 , chez Jean-Baptifte Coignard & Antoine
Boudet , rue S. Jacques , à la Bible d'or. On trou
ve chez elle une espece de biloupe , qui a un double
verre , dont l'ufage eft extrêmement utile pour
déchiffrer aisément les vieilles écritures , & qui
fert beaucoup à la Botanique , en ce qu'elle groffit
& diftingue les objets. Cette biloupe eft de l'invention
de M. Thomin , qui en a laiffé le ſecret
à fa veuve. Il a pefectionné une forte de microfcope
à la main , qui eft porté fur une tige particuliere
& facile à tenir. Au haut de la tige eft
une bourfette dans laquelle eft renfermé un miroir
d'argent qui fait la réflexion du microſcope
univerfel , par le moyen de deux ou trois lentilles
de rechange , dont le propre eft de groffir plus
ou moins , felon le foyer qu'on leur donne , les
plus petits objets. A un des bouts de cette tige eft
une pointe d'acier recourbée , qui fert à recevoir
les quatre petites dames blanches ou noires , fur
lefquelles on met les objets qui ne font point
tranfparens , comme le fable , la poudre , l'étoffe,
&c. L'on déville cette pointe d'acier , & l'on vifle
en fa place un porte-liqueur , qui d'un côté eft
garni d'une glacé pour contenir les liqueurs fuides
, & de l'autre d'une petite plaque de cuivre
pour contenir les plus épaifles que l'on veut
confiderer le tout renfermé dans une petite boîte
faite exprès. Mme Thomin travaille elle - même
tous les ouvrages , avec un habile artiſte & trèsadroit
, que M. Thomin lui-même a inftruit fur
routes fes connoiffances pendant plufieurs années,
Ous croyons devoir annoncer comme un
le public ,que Ma
dame Thomin eft continuée dans l'exercice du privilege
dont jouiffoit fon mari , d'Ingénieur en
optique de la Reine. Elle foutient le commerce
de lunettes , conferves , biloupes , télescopes
microſcopes , & de tout ce qui dépend de l'optique.
Elle travaille comme elle faifoit fous la di
210 MERCURE DE FRANCE.
rection de M. Thomin , à tous les ouvrages de
cet art , dont on peut voir le détail dans le
Traité d'optique méchanique , imprimé à Paris en
1749 , chez Jean-Baptifte Coignard & Antoine
Boudet , rue S. Jacques , à la Bible d'or. On trou
ve chez elle une espece de biloupe , qui a un double
verre , dont l'ufage eft extrêmement utile pour
déchiffrer aisément les vieilles écritures , & qui
fert beaucoup à la Botanique , en ce qu'elle groffit
& diftingue les objets. Cette biloupe eft de l'invention
de M. Thomin , qui en a laiffé le ſecret
à fa veuve. Il a pefectionné une forte de microfcope
à la main , qui eft porté fur une tige particuliere
& facile à tenir. Au haut de la tige eft
une bourfette dans laquelle eft renfermé un miroir
d'argent qui fait la réflexion du microſcope
univerfel , par le moyen de deux ou trois lentilles
de rechange , dont le propre eft de groffir plus
ou moins , felon le foyer qu'on leur donne , les
plus petits objets. A un des bouts de cette tige eft
une pointe d'acier recourbée , qui fert à recevoir
les quatre petites dames blanches ou noires , fur
lefquelles on met les objets qui ne font point
tranfparens , comme le fable , la poudre , l'étoffe,
&c. L'on déville cette pointe d'acier , & l'on vifle
en fa place un porte-liqueur , qui d'un côté eft
garni d'une glacé pour contenir les liqueurs fuides
, & de l'autre d'une petite plaque de cuivre
pour contenir les plus épaifles que l'on veut
confiderer le tout renfermé dans une petite boîte
faite exprès. Mme Thomin travaille elle - même
tous les ouvrages , avec un habile artiſte & trèsadroit
, que M. Thomin lui-même a inftruit fur
routes fes connoiffances pendant plufieurs années,
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Résumé : AUTRE.
Madame Thomin exerce le privilège d'ingénieur en optique de la Reine, hérité de son mari, et se consacre au commerce d'instruments optiques tels que lunettes, conserves, bélières, télescopes et microscopes. Son travail est détaillé dans le 'Traité d'optique mécanique', publié à Paris en 1749. Parmi ses inventions, une bélière à double verre est particulièrement utile pour déchiffrer les vieilles écritures et en botanique, car elle grossit et distingue les objets. Madame Thomin a également perfectionné un microscope portatif, équipé d'un miroir d'argent et de lentilles interchangeables. Cet instrument inclut une pointe d'acier recourbée pour les échantillons non transparents et un porte-liqueur pour les liquides. Elle fabrique elle-même ces ouvrages, assistée par un artiste formé par son mari.
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120
p. 211-212
AVIS.
Début :
Le sieur Maille, Vinaigrier-Distillateur ordinaire de leurs Majestés Impériales, & [...]
Mots clefs :
Vinaigre de turbie, Vinaigre romain, Maux de dents, Paris
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS.
Lafie deleurs &
E fieur Maille , Vinaigrier -Diftillateur ordinaire
de leurs Majeftés Impériales , & le feul
pour la compofition des vinaigres de propriété ,
donne avis qu'il continue avec fuccès la vente du
vinaigre de turbie , pour la guérifon du mal de
dent , & celle du vinaigre romain , qui les blanchit
parfaitement , raffermit les gencives , arrête les
progrès de la carie, prévient l'haleine forte , & guérit
les petits chancres & ulceres de la bouche. Les
212 MERCURE DE FRANCE..
heureux effets qu'il opere tous les jours , prouvent
que c'eft la compofition la plus parfaite qui fe
foit trouvée jufqu'à préfent pour la confervation
de la bouche . Ledit Sieur vend avec le même fuccès
différens vinaigres fervant à ôter les taches
de rouffeur , boutons , dartres farineufes , blanchir
la peau , & noircir les cheveux & fourcils
roux ou blancs ; & généralement toutes fortes
de vinaigres pour la table , les bains & toilettes ,
au nombre de cent cinquante- fix fortes ; comme
auffi toutes fortes de fruits confits au vinaigre , &
différentes moutardes qui ont la qualité de pouvoir
fe conferver deux ans avec la même bonté.
Les perfonnes de province qui defireront fe procurer
les vinaigres pour les dents ou pour le vi
fage ; les moindres bouteilles font de trois livres.
En écrivant une lettre d'avis audit fieur , & remettant
l'argent par la pofte , le tout affranchi de
port , on enverra les vinaigres qu'ils demanderont
très-exactement , avec la façon de s'en fervir.
Il demeure à Paris , rue de l'Hirondelle , aux Armes
Impériales.
Lafie deleurs &
E fieur Maille , Vinaigrier -Diftillateur ordinaire
de leurs Majeftés Impériales , & le feul
pour la compofition des vinaigres de propriété ,
donne avis qu'il continue avec fuccès la vente du
vinaigre de turbie , pour la guérifon du mal de
dent , & celle du vinaigre romain , qui les blanchit
parfaitement , raffermit les gencives , arrête les
progrès de la carie, prévient l'haleine forte , & guérit
les petits chancres & ulceres de la bouche. Les
212 MERCURE DE FRANCE..
heureux effets qu'il opere tous les jours , prouvent
que c'eft la compofition la plus parfaite qui fe
foit trouvée jufqu'à préfent pour la confervation
de la bouche . Ledit Sieur vend avec le même fuccès
différens vinaigres fervant à ôter les taches
de rouffeur , boutons , dartres farineufes , blanchir
la peau , & noircir les cheveux & fourcils
roux ou blancs ; & généralement toutes fortes
de vinaigres pour la table , les bains & toilettes ,
au nombre de cent cinquante- fix fortes ; comme
auffi toutes fortes de fruits confits au vinaigre , &
différentes moutardes qui ont la qualité de pouvoir
fe conferver deux ans avec la même bonté.
Les perfonnes de province qui defireront fe procurer
les vinaigres pour les dents ou pour le vi
fage ; les moindres bouteilles font de trois livres.
En écrivant une lettre d'avis audit fieur , & remettant
l'argent par la pofte , le tout affranchi de
port , on enverra les vinaigres qu'ils demanderont
très-exactement , avec la façon de s'en fervir.
Il demeure à Paris , rue de l'Hirondelle , aux Armes
Impériales.
Fermer
Résumé : AVIS.
Le Sieur Maille, vinaigrier et distillateur des Majestés Impériales, annonce la vente de divers vinaigres. Parmi ceux-ci, le vinaigre de turbie est recommandé pour soigner le mal de dent, tandis que le vinaigre romain est utilisé pour blanchir les dents, raffermir les gencives, arrêter la carie, prévenir l'haleine forte et guérir les petits chancres et ulcères de la bouche. Maille propose également des vinaigres pour ôter les taches de rousseur, les boutons, les dartres farineuses, blanchir la peau et noircir les cheveux et sourcils roux ou blancs. Sa gamme inclut des vinaigres pour la table, les bains et les toilettes, ainsi que des fruits confits au vinaigre et des moutardes conservables deux ans. Les commandes peuvent être passées par courrier, avec paiement affranchi de port. Maille réside à Paris, rue de l'Hirondelle, aux Armes Impériales.
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121
p. 213-214
AVIS
Début :
Le sieur le Comte, Vinaigrier ordinaire du Roi & de la Reine, [...]
Mots clefs :
Vinaigre, Peau, Rougeurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS
AVIS
E fieur le Comte , Vinaigrier ordinaire du
›
vinaigres , tant de table que de toilette , de propreté
& pharmacie , jufqu'au nombre de cent foixante
, donne avis au public , qu'ayant inventé &
compofé l'année derniere le vinaigre admirable
& fans pareil , ayant eu l'applaudiffement des
Seigneurs & Dames de la Cour , & approuvé de la
Faculté , fe croit obligé par l'efficacité & les vertus
dudit vinaigre , de renouveller au public fes
propriétés , qui font de blanchir le vifage , d'unir
& affermir la peau , & lui donner l'agrément d'un
teint clair & frais , d'ôter les boutons , dartres ,
taches de rouffeurs , & le hâle du vifage & de la
peau , de rétablir & remettre les vilages coupe-..
rofés de différens âges dans leur naturel , d'éteindre
promptement les rougeurs de la petite vérole ;"
il raffermit la vûe , ô : e les rougeurs & inflammations
qu'il peut y avoir ; il n'eft point mordant ni
corrofif , & ne peut endommager ni le teint ni la
peau . Ce vinaigre a une odeur très - agréable , &
s'emploie pur & à froid , en s'en étuvant avec un
linge imbibé , le matin & le foir , & même dans
lajournée. Les moindres bouteilles font de neuf
livres , & la pinte de trente- fix livres.
Ledit Sieur a en outre plufieurs nouveaux vinaigres
, comme vinaigre à la Choify , vinaigre à la
Bellevée , & vinaigre à la Charoloife.
Comme plufieurs de fes confreres contrefont les
214 MERCURE DE FRANCE.
vinaigres dudit le Comte , ce qu'ils ne peuvent fa
re qu'en les détériorant , ne fçachant pas fa maniere
particuliere de les compofer , & qu'ils fe difent
affociés avec lui , & vendant les mêmes marchandifes
( rien de plus faux ) , il fe croit obligé ,
pour l'utilité du public , de l'avertir qu'il ne fort
de chez lui aucune bouteille qui ne foit cachetée ,
ficelée & étiquetée de fon nom.
Il demeure à Paris , place de l'Ecole , près le
Pont neuf, à la Renommée.
E fieur le Comte , Vinaigrier ordinaire du
›
vinaigres , tant de table que de toilette , de propreté
& pharmacie , jufqu'au nombre de cent foixante
, donne avis au public , qu'ayant inventé &
compofé l'année derniere le vinaigre admirable
& fans pareil , ayant eu l'applaudiffement des
Seigneurs & Dames de la Cour , & approuvé de la
Faculté , fe croit obligé par l'efficacité & les vertus
dudit vinaigre , de renouveller au public fes
propriétés , qui font de blanchir le vifage , d'unir
& affermir la peau , & lui donner l'agrément d'un
teint clair & frais , d'ôter les boutons , dartres ,
taches de rouffeurs , & le hâle du vifage & de la
peau , de rétablir & remettre les vilages coupe-..
rofés de différens âges dans leur naturel , d'éteindre
promptement les rougeurs de la petite vérole ;"
il raffermit la vûe , ô : e les rougeurs & inflammations
qu'il peut y avoir ; il n'eft point mordant ni
corrofif , & ne peut endommager ni le teint ni la
peau . Ce vinaigre a une odeur très - agréable , &
s'emploie pur & à froid , en s'en étuvant avec un
linge imbibé , le matin & le foir , & même dans
lajournée. Les moindres bouteilles font de neuf
livres , & la pinte de trente- fix livres.
Ledit Sieur a en outre plufieurs nouveaux vinaigres
, comme vinaigre à la Choify , vinaigre à la
Bellevée , & vinaigre à la Charoloife.
Comme plufieurs de fes confreres contrefont les
214 MERCURE DE FRANCE.
vinaigres dudit le Comte , ce qu'ils ne peuvent fa
re qu'en les détériorant , ne fçachant pas fa maniere
particuliere de les compofer , & qu'ils fe difent
affociés avec lui , & vendant les mêmes marchandifes
( rien de plus faux ) , il fe croit obligé ,
pour l'utilité du public , de l'avertir qu'il ne fort
de chez lui aucune bouteille qui ne foit cachetée ,
ficelée & étiquetée de fon nom.
Il demeure à Paris , place de l'Ecole , près le
Pont neuf, à la Renommée.
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Résumé : AVIS
Le Comte, vinaigrier ordinaire, présente un vinaigre aux multiples propriétés bénéfiques pour la peau. Ce vinaigre, approuvé par la Cour et la Faculté, blanchit le visage, unifie et affermit la peau, élimine les boutons, les dartres, les taches de rousseur et le hâle. Il rétablit également les vilages coupés et éteint les rougeurs de la petite vérole. Il raffermit la vue sans être mordant ni corrosif. Il s'applique pur et à froid, avec un linge imbibé le matin et le soir. Disponible en formats de neuf et trente-six livres, le Comte propose aussi d'autres vinaigres comme ceux à la Choisy, à la Bellevée et à la Charoloise. Il met en garde contre les contrefaçons, précisant que seules les bouteilles cachetées, ficelées et étiquetées de son nom sont authentiques. Il réside à Paris, place de l'Ecole, près du Pont Neuf, à la Renommée.
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122
p. 214
AVIS INTERESSANT.
Début :
Une brochure qui vient de paroître, & qui a pour titre [...]
Mots clefs :
Théodore Odiot fils, M. Bachelier, Peinture en cire, Couleurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS INTERESSANT.
AVIS INTERESSANT.
Ne brochure qui vient de paroître,
& qui apour titre l'Histoire & le
Secret de la Peinture en cire , fait un tort
confidérableà Théodore Odiotfils. Il avoit
acquis ce fecret de M. Bachelier; ilfe voit
par là réduit au feul avantage de fçavoir
s'en fervir avec plus d'habileté que les au
tres. Ayant travaillé pendant cinq mois
fous les yeux de M. Bachelier , il poffede
mieuxl'art de préparer les couleurs , & le
public doit lui donner la préférence. Le
peu d'efpace qui nous refte nous oblige
de remettre fonannonce aumois prochain.
Nousyjoindrons fa demeure.
Ne brochure qui vient de paroître,
& qui apour titre l'Histoire & le
Secret de la Peinture en cire , fait un tort
confidérableà Théodore Odiotfils. Il avoit
acquis ce fecret de M. Bachelier; ilfe voit
par là réduit au feul avantage de fçavoir
s'en fervir avec plus d'habileté que les au
tres. Ayant travaillé pendant cinq mois
fous les yeux de M. Bachelier , il poffede
mieuxl'art de préparer les couleurs , & le
public doit lui donner la préférence. Le
peu d'efpace qui nous refte nous oblige
de remettre fonannonce aumois prochain.
Nousyjoindrons fa demeure.
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Résumé : AVIS INTERESSANT.
Une brochure récente, 'Histoire & le Secret de la Peinture en cire', nuit à Théodore Odiot fils. Il a appris cette technique auprès de M. Bachelier et a travaillé sous sa supervision pendant cinq mois. Son adresse sera annoncée le mois suivant.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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123
p. 234-236
AVIS INTERESSANT, Contenant le précis d'une lettre de M. Mollée, Chymiste, demeurant à Paris, fauxbourg S. Honoré, rue de la Ville-l'Evêque.
Début :
Mr. Mollée rend compte dans sa lettre des effets suivis de son [...]
Mots clefs :
Remède, Mal vénérien, Guérison, Privilège, M. Baron
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texteReconnaissance textuelle : AVIS INTERESSANT, Contenant le précis d'une lettre de M. Mollée, Chymiste, demeurant à Paris, fauxbourg S. Honoré, rue de la Ville-l'Evêque.
AVIS INTERESSANT ,
Contenant le précis d'une lettre de M. Mollée
, Chymifte , demeurant à Paris , fauxbourg
S. Honoré , rue de la Ville - l'Evêque.
R.
71
M'effets fuivis de fon remede , & c'eft par des Mollée rend compte dans fa lettre des
faits exposés avec exactitude qu'il parvient
prouver ,
1°. Que fon remede guérit fans retour.
2°. Qu'il guérit commodément & fans caufer
aucunes fortes d'accidens.
3°. Que dans les tems qui ne font pas extrê
mement rudes , les pauvres en peuvent faire uſage
fans difcontinuer leurs travaux.
4° . Qu'il eft fi analogue à la nature , que les
femmes enceintes & les enfans à la mammelle
peuvent en ufer fans aucun rifque , & que tous les
malades qui l'emploient jouiffent d'une fanté par,
faite à la fin du traitement.
Mais M. Mollée ne propofe fon remede que
pour le mal vénérien. Il exige de plus qu'on fuive
fcrupuleufement fa méthode dans les préparations
& l'adminiftration de ce remede : en conféquence
il confeille aux malades de fe faire toujours aider
par quelques perfonnes de l'art. C'eſt en 1751
que les premieres épreuves en ont été faites à
Bordeaux , fous les yeux des Médecins & des Chirurgiens
habiles de cette ville. On en peut voir
le détail chez Barbou , rue S. Jacques , aux Cigognes.
Il a fait fucceffivement de nouvelles épreuves
à Verfailles & à Paris , fous les yeux des preJUIN..
1753: 233
miers Médecins duRoi , & fous l'infpection de M.
Malouin ; elles ont été également fuivies d'un
heureux fuccès . Depuis l'obtention de fon privilege
il a continué à faire fes cures publiques
avec les mêmes précautions & la même réuffite ,
tant à Paris que dans les provinces. Pour en mieux
conftater le fuccès , il rapporte dans fa lettre l'état
de plufieurs malades qu'il a traités , avec les
certificats de leur guérifon.
Sur ce qu'il a été dit dans le Mercure de Now
vembre 1754 , que M. Baron , Doyen de la Fa
culté de Paris , à déclaré que ladite Faculté n'a
aucune connoiffance du remede du fieur Mollée ,
qui s'autorife auffi fauffement de l'approbation
de l'Académie de Chirurgie ; l'auteur fe juftifie ,
en difant que cette erreur vient de ce qu'il a pris
le fuffrage de plufieurs Docteurs de la Faculté
pour celui du corps même. Il affure que M. Mar
thaud , Docteur de cette Faculté , a fait aux écoles
l'éloge de fon remede , ainfi que M. Hervin , pre
mier Chirurgien de Madame laDauphine , dans l'E
cole de Chirurgie , où il y a fix ou ſept cens Eco
liers. Depuis il a invité deux fois M. Baron & une
fois M. Morand à être les témoins du traitement
qu'il fait tous les mois à un pauvre malade gratis ;
il a même offert à ce dernier gratuitement tout ce
qu'il faudroit de fon remede pour traiter aux invalides.
Ces Meffieurs n'ayant pas eu le tems d'en voir
& d'en fuivre les effets , ce n'eft pas la faute de M.
Mollée s'ils les ignorent . Sa charité ne s'eft point
bornée aux pauvres malades de Paris , elle s'eft
étendue fur ceux des provinces : il exerce fon art en
citoyen , & la réuffite couronne les bienfaits . I
M. Mollée avertit le public qu'il vient de faire
imprimer une nouvelle méthode pour la prépara
tion des malades avant l'adminiftration de fon re236
MERCURE DE FRANCE.
mede ; on la trouvera chez lui , où il la délivre
gratis.
Contenant le précis d'une lettre de M. Mollée
, Chymifte , demeurant à Paris , fauxbourg
S. Honoré , rue de la Ville - l'Evêque.
R.
71
M'effets fuivis de fon remede , & c'eft par des Mollée rend compte dans fa lettre des
faits exposés avec exactitude qu'il parvient
prouver ,
1°. Que fon remede guérit fans retour.
2°. Qu'il guérit commodément & fans caufer
aucunes fortes d'accidens.
3°. Que dans les tems qui ne font pas extrê
mement rudes , les pauvres en peuvent faire uſage
fans difcontinuer leurs travaux.
4° . Qu'il eft fi analogue à la nature , que les
femmes enceintes & les enfans à la mammelle
peuvent en ufer fans aucun rifque , & que tous les
malades qui l'emploient jouiffent d'une fanté par,
faite à la fin du traitement.
Mais M. Mollée ne propofe fon remede que
pour le mal vénérien. Il exige de plus qu'on fuive
fcrupuleufement fa méthode dans les préparations
& l'adminiftration de ce remede : en conféquence
il confeille aux malades de fe faire toujours aider
par quelques perfonnes de l'art. C'eſt en 1751
que les premieres épreuves en ont été faites à
Bordeaux , fous les yeux des Médecins & des Chirurgiens
habiles de cette ville. On en peut voir
le détail chez Barbou , rue S. Jacques , aux Cigognes.
Il a fait fucceffivement de nouvelles épreuves
à Verfailles & à Paris , fous les yeux des preJUIN..
1753: 233
miers Médecins duRoi , & fous l'infpection de M.
Malouin ; elles ont été également fuivies d'un
heureux fuccès . Depuis l'obtention de fon privilege
il a continué à faire fes cures publiques
avec les mêmes précautions & la même réuffite ,
tant à Paris que dans les provinces. Pour en mieux
conftater le fuccès , il rapporte dans fa lettre l'état
de plufieurs malades qu'il a traités , avec les
certificats de leur guérifon.
Sur ce qu'il a été dit dans le Mercure de Now
vembre 1754 , que M. Baron , Doyen de la Fa
culté de Paris , à déclaré que ladite Faculté n'a
aucune connoiffance du remede du fieur Mollée ,
qui s'autorife auffi fauffement de l'approbation
de l'Académie de Chirurgie ; l'auteur fe juftifie ,
en difant que cette erreur vient de ce qu'il a pris
le fuffrage de plufieurs Docteurs de la Faculté
pour celui du corps même. Il affure que M. Mar
thaud , Docteur de cette Faculté , a fait aux écoles
l'éloge de fon remede , ainfi que M. Hervin , pre
mier Chirurgien de Madame laDauphine , dans l'E
cole de Chirurgie , où il y a fix ou ſept cens Eco
liers. Depuis il a invité deux fois M. Baron & une
fois M. Morand à être les témoins du traitement
qu'il fait tous les mois à un pauvre malade gratis ;
il a même offert à ce dernier gratuitement tout ce
qu'il faudroit de fon remede pour traiter aux invalides.
Ces Meffieurs n'ayant pas eu le tems d'en voir
& d'en fuivre les effets , ce n'eft pas la faute de M.
Mollée s'ils les ignorent . Sa charité ne s'eft point
bornée aux pauvres malades de Paris , elle s'eft
étendue fur ceux des provinces : il exerce fon art en
citoyen , & la réuffite couronne les bienfaits . I
M. Mollée avertit le public qu'il vient de faire
imprimer une nouvelle méthode pour la prépara
tion des malades avant l'adminiftration de fon re236
MERCURE DE FRANCE.
mede ; on la trouvera chez lui , où il la délivre
gratis.
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Résumé : AVIS INTERESSANT, Contenant le précis d'une lettre de M. Mollée, Chymiste, demeurant à Paris, fauxbourg S. Honoré, rue de la Ville-l'Evêque.
Le document est un avis concernant un remède proposé par M. Mollée, un chimiste parisien. Mollée décrit son remède comme guérissant sans retour et sans effets secondaires, adapté aux pauvres, aux femmes enceintes et aux enfants. Il est destiné au traitement du mal vénérien et nécessite un respect strict de sa méthode de préparation et d'administration, de préférence avec l'aide de professionnels de la santé. Les premières épreuves du remède ont été réalisées à Bordeaux en 1751, sous la supervision de médecins et chirurgiens locaux, avec succès. Des tests supplémentaires ont été effectués à Versailles et à Paris en 1753, sous la supervision des premiers médecins du Roi et de M. Malouin, confirmant son efficacité. Mollée continue de réaliser des cures publiques avec succès, tant à Paris que dans les provinces, et fournit des certificats de guérison de ses patients. En réponse à une déclaration de la Faculté de Paris et de l'Académie de Chirurgie, Mollée clarifie que son remède a été approuvé par plusieurs docteurs de la Faculté et par M. Hervin, premier chirurgien de Madame la Dauphine. Il offre également une nouvelle méthode de préparation des malades avant l'administration de son remède, disponible gratuitement chez lui.
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124
p. 236-237
AUTRE A MM. les Imprimeurs.
Début :
Farnçois Gando le jeune, Graveur & Fondeur en caracteres d'Imprimerie; [...]
Mots clefs :
François Gando le jeune, Gravure, Fonderie, Caractères d'imprimerie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE A MM. les Imprimeurs.
AUTRE
A MM. les Imprimeurs.
François Gando le jeune , Graveur &Fondenx
en caracteres d'Imprimerie ; & Chanoine fon
affocié , donnent avis à MM. les Auteurs , Impri
meurs-Libraires , qu'ils ont actuellement dans
leur fonderie tous les caracteres néceffaires pour
l'Imprimerie, depuis la Nompareille jufqu'au Gros
Canon , tant romains qu'italiques , anciennes &
nouvelles ; que lefdites italiques font fort eftimées
par le bel oeil qu'elles ont , mais plus encore en ce
qu'elles font gravées fort profondes d'oeil , ce qui
fait qu'elles dureront beaucoup plus , & que l'ime
preffion en viendra plus nette.
Il fe trouve dans ladite fonderie plufieurs carac
teres doubles & triples , comme trois Petit romain
, trois Cicero , deux Saint auguſtin , deux
Gros romain ,, &c.
Tous ces différens caracteres ont leurs lettres
de deux points & leurs vignettes , jufqu'au nombre
de cent vingt , de différentes fortes . Ledis
Gando s'offre de graver généralement tout ce qui
dépend dudit art , en lui demandant des épreuves,
ou en lui envoyant des modeles. MM . les Imprimeurs
feront fürs d'être fervis conformément à
Jeurs demandes , & d'avoir de très- bonne matiere.
Ils fondent auffi des interlignes de toute longueur
& épaiffeur , des réglets fimples , doubles
& triples , auffi de toute longueur & épaiffeur ;
crochets & accolades , &c. Ledit Gando s'offre
JU IN. 1755. 237
auffi de graver toutes fortes de caracteres grecs
hébreux , & c. mufique & plain- chant , & pourvu
toutefois que l'ouvrage en mérite la peine.
Ils invitent MM. les Imprimeurs de leur faire
Phonneur de s'adreffer à eux : on verra que nonobftant
les nouvelles italiques , leurs caracteres
fomains font très-beaux ; la plus grande partie
font connus , ayant fait ayec plufieurs beaux ou
vrages dans cette ville , qui méritent l'approbation
des connoiffeurs.
Ils demeurent rue Galande , dans la maifon de
M. Barbier , Avocat confultant , la deuxieme porte
cochere , àmain droite en entrant par la rue Saint
Jacques.
A MM. les Imprimeurs.
François Gando le jeune , Graveur &Fondenx
en caracteres d'Imprimerie ; & Chanoine fon
affocié , donnent avis à MM. les Auteurs , Impri
meurs-Libraires , qu'ils ont actuellement dans
leur fonderie tous les caracteres néceffaires pour
l'Imprimerie, depuis la Nompareille jufqu'au Gros
Canon , tant romains qu'italiques , anciennes &
nouvelles ; que lefdites italiques font fort eftimées
par le bel oeil qu'elles ont , mais plus encore en ce
qu'elles font gravées fort profondes d'oeil , ce qui
fait qu'elles dureront beaucoup plus , & que l'ime
preffion en viendra plus nette.
Il fe trouve dans ladite fonderie plufieurs carac
teres doubles & triples , comme trois Petit romain
, trois Cicero , deux Saint auguſtin , deux
Gros romain ,, &c.
Tous ces différens caracteres ont leurs lettres
de deux points & leurs vignettes , jufqu'au nombre
de cent vingt , de différentes fortes . Ledis
Gando s'offre de graver généralement tout ce qui
dépend dudit art , en lui demandant des épreuves,
ou en lui envoyant des modeles. MM . les Imprimeurs
feront fürs d'être fervis conformément à
Jeurs demandes , & d'avoir de très- bonne matiere.
Ils fondent auffi des interlignes de toute longueur
& épaiffeur , des réglets fimples , doubles
& triples , auffi de toute longueur & épaiffeur ;
crochets & accolades , &c. Ledit Gando s'offre
JU IN. 1755. 237
auffi de graver toutes fortes de caracteres grecs
hébreux , & c. mufique & plain- chant , & pourvu
toutefois que l'ouvrage en mérite la peine.
Ils invitent MM. les Imprimeurs de leur faire
Phonneur de s'adreffer à eux : on verra que nonobftant
les nouvelles italiques , leurs caracteres
fomains font très-beaux ; la plus grande partie
font connus , ayant fait ayec plufieurs beaux ou
vrages dans cette ville , qui méritent l'approbation
des connoiffeurs.
Ils demeurent rue Galande , dans la maifon de
M. Barbier , Avocat confultant , la deuxieme porte
cochere , àmain droite en entrant par la rue Saint
Jacques.
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Résumé : AUTRE A MM. les Imprimeurs.
François Gando le jeune et son associé, un chanoine, annoncent la disponibilité de divers caractères d'imprimerie dans leur fonderie. Ils proposent des caractères allant de la Nompareille au Gros Canon, en versions romaines et italiques, anciennes et nouvelles. Les italiques sont particulièrement appréciées pour leur esthétique et leur durabilité grâce à une gravure profonde. La fonderie offre également des caractères doubles et triples, des lettres de deux points et des vignettes variées. Gando se propose de graver tout type de caractère sur demande, en fournissant des épreuves ou en utilisant des modèles envoyés. Ils fondent aussi des interlignes, réglets, crochets et accolades de différentes tailles. Gando offre également ses services pour graver des caractères grecs, hébreux, musicaux et de plain-chant, sous réserve de la valeur de l'ouvrage. Ils invitent les imprimeurs à les contacter et mettent en avant la qualité de leurs caractères romains, déjà utilisés dans plusieurs ouvrages appréciés. Leur adresse est rue Galande, dans la maison de M. Barbier, Avocat consultant, deuxième porte cochère à droite en entrant par la rue Saint-Jacques.
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125
p. 237-238
AUTRE
Début :
Bechique souverain ou syrop pectoral, approuvé par le brevet du 24 [...]
Mots clefs :
Sirop pectoral, Sirop béchique, Brevet, Guérison, Poumons, Lymphe, Humeurs engorgées
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE
AUTR E.
Echique fouverain ou fyrop pectoral , approu
vé brevet du 24 Août 1750 , pour les
maladies de poitrine , comme rhumes , toux invétérées
, oppreffion , foibleffe de poitrine , & afthme
humide.
Ce fyrop béchique ayant la propriété de fondre
& d'atténuer les humeurs engorgées dans le
poulmon , d'adoucir l'acrimonie de la lymphe ,
comme balfamique , & rétablir les forces abattues
en tant que parfait reftaurant , produit des effets
fi rapides dans les maladies énoncées ci - deffus
que.cinq ou fix jours fuffifent pour s'appercevoir
d'un changement notable ; en un mot , une bouteille
fuffit pour en éprouver toute l'efficacité avec
fuccès , en tant qu'il rétablit les forces abatues
en rappellant peu-à -peu l'appétit & le fommeil
comme parfait reftaurant , par conféquent trèsfalutaire
à la fuite des longues maladies où les
238 MERCURE DE FRANCE.
forces font épuifées. L'odeur & le goût en font
agréables , le régime aifé à obferver : en outre il
convient à toutes fortes de perfonnes , aux enfans
même , & aux femmes enceintes qui peuvent en
ufer avec fuccès , preuve de fa bénignité. Grand
nombre de perfonnes de tous les états , de ceux
même de l'art , prouveront fon efficacité ; les
premiers , par leur propre expérience ; ceux de
Part par les épreuves qu'ils en ont faites , & les
certificats qu'ils en ont délivrés .
La bouteille taxée à fix livres , fcellée & étiquetée
à l'ordinaire , eft fuffifante pour en éprouver.
toute l'efficacité avec fuccès.
Il ne fe débite que chez la Dame veuve Mou
ton , marchande Apothicaire de Paris , rue S. Denis
, entre la rue Thevenot & celle des Filles-
Dieu , vis-à-vis le Roi François , à Paris.
Les perfonnes qui écriront, font priées d'affran◄
chir les Lettres.
Echique fouverain ou fyrop pectoral , approu
vé brevet du 24 Août 1750 , pour les
maladies de poitrine , comme rhumes , toux invétérées
, oppreffion , foibleffe de poitrine , & afthme
humide.
Ce fyrop béchique ayant la propriété de fondre
& d'atténuer les humeurs engorgées dans le
poulmon , d'adoucir l'acrimonie de la lymphe ,
comme balfamique , & rétablir les forces abattues
en tant que parfait reftaurant , produit des effets
fi rapides dans les maladies énoncées ci - deffus
que.cinq ou fix jours fuffifent pour s'appercevoir
d'un changement notable ; en un mot , une bouteille
fuffit pour en éprouver toute l'efficacité avec
fuccès , en tant qu'il rétablit les forces abatues
en rappellant peu-à -peu l'appétit & le fommeil
comme parfait reftaurant , par conféquent trèsfalutaire
à la fuite des longues maladies où les
238 MERCURE DE FRANCE.
forces font épuifées. L'odeur & le goût en font
agréables , le régime aifé à obferver : en outre il
convient à toutes fortes de perfonnes , aux enfans
même , & aux femmes enceintes qui peuvent en
ufer avec fuccès , preuve de fa bénignité. Grand
nombre de perfonnes de tous les états , de ceux
même de l'art , prouveront fon efficacité ; les
premiers , par leur propre expérience ; ceux de
Part par les épreuves qu'ils en ont faites , & les
certificats qu'ils en ont délivrés .
La bouteille taxée à fix livres , fcellée & étiquetée
à l'ordinaire , eft fuffifante pour en éprouver.
toute l'efficacité avec fuccès.
Il ne fe débite que chez la Dame veuve Mou
ton , marchande Apothicaire de Paris , rue S. Denis
, entre la rue Thevenot & celle des Filles-
Dieu , vis-à-vis le Roi François , à Paris.
Les perfonnes qui écriront, font priées d'affran◄
chir les Lettres.
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Résumé : AUTRE
Le texte décrit un élixir souverain ou sirop pectoral, approuvé par brevet le 24 août 1750, destiné au traitement des maladies de poitrine telles que les rhumes, la toux invétérée, l'oppression, la faiblesse de poitrine et l'asthme humide. Ce remède fond et atténue les humeurs engorgées dans les poumons, adoucit l'acrimonie de la lymphe et rétablit les forces abattues. Il agit rapidement, avec des effets notables observables en cinq ou six jours. Une seule bouteille suffit pour éprouver son efficacité, en rappelant progressivement l'appétit et le sommeil. Le sirop est bénéfique pour toutes sortes de personnes, y compris les enfants et les femmes enceintes, en raison de sa bénignité. Son odeur et son goût sont agréables, et il est recommandé pour les longues maladies où les forces sont épuisées. Le prix de la bouteille est de six livres. Elle est disponible chez la Dame veuve Mouton, marchande apothicaire à Paris, rue Saint-Denis, entre la rue Thévenot et celle des Filles-Dieu, vis-à-vis le Roi François. Les personnes souhaitant écrire sont priées d'affranchir leurs lettres.
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126
p. 229-230
AVIS
Début :
L'eau des Sultannes se distribue toujours avec beaucoup de succès. [...]
Mots clefs :
Eau des Sultannes, Maladies de peau, Sieur Garot, Guérison, Dartres, Rougeurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS
A VIS
'Eau des Sultannes fe diftribue toujours avec.
beaucoup de fuccès. Il y a peu de femaines .
que le fieur Garot , feul poffeffeur du fecret de la
compofer , ne reçoive des lettres de province , qui.
lui font adreffées de la part des perfonnes de dif
tinction , pour des envois qu'il a foin de faire
tenir régulierement . Ces perfonnes véridiques ,»
230 MERCURE DE FRANCE.
qui font l'éloge de cette Eau , ont remarqué par
fufage qu'elles en ont fait , qu'elle poffede non'
feulement toutes les vertus annoncées déja dans le
Mercure de Juillet 1752 , mais encore celles
d'être excellente pour preffer la guérifon des éré-'
fipeles , dartres vives & farineufes , & enfin toutes
les maladies de la peau , qui ont un grand feu
pour principe.
:
>
On peut s'en fervir le matin & le foir , elle raf--
fermit la peau , l'adoucit & la fortifie confidérablement
en la blanchiffant ; elle a auffi la vertu
de rafraîchir . Elle convient non feulement aux
femmes , mais encore aux hommes qui ont le vifage
brûlé du foleil en courant la pofte , ou à la
chaffe ; il ne faut qu'imbiber un petit linge fin ,
ou une éponge avec cette Eau , & s'en étuver
pour le trouver promptement foulagé . Cette Eau
eft très - convenable dans les bains de fanté & de
propreté , on la peut mêler avec l'eau du bain , à
volonté ; lorfque l'on fera forti du bain , on peut
l'employer toute pure. On peut auffi , après s'être
bien lavé les mains & les avoir effuyées , fe les
frotter de ladite Eau pure , puis la laiffer fecher
fans les effuyer que très - légerement . Cette Eau
eft auffi très-bonne pour les taches de rouffeur &
les rougeurs de la petite verole , elle les efface entierement.
Plufieurs Seigneurs & Dames s'en fervent
actuellement . Cette Eau fe débite en plufieurs
provinces : le prix du flacon eft de 6 liv. &
le demi- flacon eft de 3 livres . Le fieur Garot prie
les perfonnes qui lui écriront , d'affranchir le port
de leur lettre . Il demeure préfentement rue Be
tízy , en entrant par la rue de la Monnoye , chez
M. Sivrie , Maître Boulanger , au milieu de l'allée
une petite porte à gauche , au premier étage.
'Eau des Sultannes fe diftribue toujours avec.
beaucoup de fuccès. Il y a peu de femaines .
que le fieur Garot , feul poffeffeur du fecret de la
compofer , ne reçoive des lettres de province , qui.
lui font adreffées de la part des perfonnes de dif
tinction , pour des envois qu'il a foin de faire
tenir régulierement . Ces perfonnes véridiques ,»
230 MERCURE DE FRANCE.
qui font l'éloge de cette Eau , ont remarqué par
fufage qu'elles en ont fait , qu'elle poffede non'
feulement toutes les vertus annoncées déja dans le
Mercure de Juillet 1752 , mais encore celles
d'être excellente pour preffer la guérifon des éré-'
fipeles , dartres vives & farineufes , & enfin toutes
les maladies de la peau , qui ont un grand feu
pour principe.
:
>
On peut s'en fervir le matin & le foir , elle raf--
fermit la peau , l'adoucit & la fortifie confidérablement
en la blanchiffant ; elle a auffi la vertu
de rafraîchir . Elle convient non feulement aux
femmes , mais encore aux hommes qui ont le vifage
brûlé du foleil en courant la pofte , ou à la
chaffe ; il ne faut qu'imbiber un petit linge fin ,
ou une éponge avec cette Eau , & s'en étuver
pour le trouver promptement foulagé . Cette Eau
eft très - convenable dans les bains de fanté & de
propreté , on la peut mêler avec l'eau du bain , à
volonté ; lorfque l'on fera forti du bain , on peut
l'employer toute pure. On peut auffi , après s'être
bien lavé les mains & les avoir effuyées , fe les
frotter de ladite Eau pure , puis la laiffer fecher
fans les effuyer que très - légerement . Cette Eau
eft auffi très-bonne pour les taches de rouffeur &
les rougeurs de la petite verole , elle les efface entierement.
Plufieurs Seigneurs & Dames s'en fervent
actuellement . Cette Eau fe débite en plufieurs
provinces : le prix du flacon eft de 6 liv. &
le demi- flacon eft de 3 livres . Le fieur Garot prie
les perfonnes qui lui écriront , d'affranchir le port
de leur lettre . Il demeure préfentement rue Be
tízy , en entrant par la rue de la Monnoye , chez
M. Sivrie , Maître Boulanger , au milieu de l'allée
une petite porte à gauche , au premier étage.
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Résumé : AVIS
L'Eau des Sultannes, distribuée par le sieur Garot, est un produit apprécié pour ses multiples vertus. Garot reçoit des lettres de province louant cette eau et commandant des envois réguliers. Les utilisateurs constatent qu'elle traite efficacement les érésipèles, les dartres et diverses maladies de la peau. Elle raffermit, adoucit et fortifie la peau, tout en la blanchissant et la rafraîchissant. Convient aux femmes et aux hommes ayant le visage brûlé par le soleil. L'application se fait avec un linge fin ou une éponge imbibée. Recommandée pour les bains de santé, elle efface les taches de rousseur et les rougeurs de la petite vérole. Vendue en flacons de 6 livres et demi-flacons de 3 livres, elle est disponible dans plusieurs provinces. Garot réside rue Béthizy, chez M. Sivrie, Maître Boulanger, au premier étage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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127
p. 231
AUTRE.
Début :
Le sieur Jean Harty, Marchand Epicier-Droguiste, rue des Lombards [...]
Mots clefs :
Jean Harty, Sirop de Callebasse, Afflictions de poitrine, Rhumes, Maux de gorges, Expectoration, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E fieur Jean Hatry , Marchand Epicier - Dro
Lguifte ,rue des Lombards à Paris , a reçu de
P'Amérique du Syrop de Callebaffe , déja connu
par les excellentes propriétés contre toutes les
affections de poitrine , comme les rhumes , les
maux de gorge , la pulmonie , la phthifie & l'afthme.
Ce Sirop , par fa qualité lubrefiante & déterfive
, fait expectorer avec beaucoup de facilité..
Le prix du flacon de pinte eft de 12 livres..
E fieur Jean Hatry , Marchand Epicier - Dro
Lguifte ,rue des Lombards à Paris , a reçu de
P'Amérique du Syrop de Callebaffe , déja connu
par les excellentes propriétés contre toutes les
affections de poitrine , comme les rhumes , les
maux de gorge , la pulmonie , la phthifie & l'afthme.
Ce Sirop , par fa qualité lubrefiante & déterfive
, fait expectorer avec beaucoup de facilité..
Le prix du flacon de pinte eft de 12 livres..
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128
p. 231
AUTRE.
Début :
Le sieur Cartier donne avis au public qu'il continue à distribuer [...]
Mots clefs :
Sieur Cartier, Remède, Pierre et Gravelle, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
E fieur Cartier donne avis au public qu'il
continue à diftribuer avec fuccès fon remede
pour la guériſon de la pierre & de la gravelle , if
envoye avec la maniere de s'en fervir les noms &
certificats des perfonnes qu'il a guéries , parmi
lefquelles il y en a deux qui ont été refondées , &
leur pierre s'eft trouvée entierement diffoute . Son
adreffe eft au College de Narbonne , rue de la
Harpe , à Paris . On affranchira le port des lettres..
E fieur Cartier donne avis au public qu'il
continue à diftribuer avec fuccès fon remede
pour la guériſon de la pierre & de la gravelle , if
envoye avec la maniere de s'en fervir les noms &
certificats des perfonnes qu'il a guéries , parmi
lefquelles il y en a deux qui ont été refondées , &
leur pierre s'eft trouvée entierement diffoute . Son
adreffe eft au College de Narbonne , rue de la
Harpe , à Paris . On affranchira le port des lettres..
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129
p. 231-232
AUTRE.
Début :
Il n'est pas surprenant que depuis quinze à vingt ans tant de [...]
Mots clefs :
Chocolat, Excellence
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
L n'eft pas furprenant que depuis quinze à vinge
nifeftées , étant devenu fort à la mode. Nous en
offrons au public une qui a l'applaudiffement de
232 MERCURE DE FRANCE.
tous ceux qui s'en font fervis , parce qu'elle rend
-le-Chocolat plus délicat & beaucoup plus onс-
tueux , ce qui vient d'une nouvelle machine qui
le broye avec plus de fuccès qu'on ne l'avoit fait
jufqu'aujourd'hui . L'on s'adreffera chez le fieur
Cartier , à l'Arſenal de Paris , dans la cour de la
Bastille. Toutes les grandes maifons feront foi de
l'excellence de ce Chocolat.
L n'eft pas furprenant que depuis quinze à vinge
nifeftées , étant devenu fort à la mode. Nous en
offrons au public une qui a l'applaudiffement de
232 MERCURE DE FRANCE.
tous ceux qui s'en font fervis , parce qu'elle rend
-le-Chocolat plus délicat & beaucoup plus onс-
tueux , ce qui vient d'une nouvelle machine qui
le broye avec plus de fuccès qu'on ne l'avoit fait
jufqu'aujourd'hui . L'on s'adreffera chez le fieur
Cartier , à l'Arſenal de Paris , dans la cour de la
Bastille. Toutes les grandes maifons feront foi de
l'excellence de ce Chocolat.
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit une nouvelle méthode de préparation du chocolat, popularisée au cours des quinze à vingt dernières années. Cette méthode, saluée par le Mercure de France, utilise une machine de broyage plus efficace pour obtenir un chocolat plus délicat et onctueux. Le chocolat est disponible chez le sieur Cartier, à l'Arsenal de Paris, cour de la Bastille. Toutes les grandes maisons en attestent l'excellence.
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130
p. 232-234
AUTRE.
Début :
Duchesne, Libraire, rue saint Jacques, au-dessous de la Fontaine saint Benoît [...]
Mots clefs :
Librairie, Ouvrages, Prochaines parutions
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE .
Duchefne me faint equis ',
Uchefne , Libraire , rue faint Jacques , auau
Temple du Goût , vient de mettre en vente :
La fuite de la Bibliothéque amufante & inftructive
, 2 vol . in- 12. reliés 5 liv .
Le tome troisieme eft fous preffe.
La Baguette myftérieufe , ou Hiftoire d'Abizaï ,
deux parties brochées , 2 liv.
Lettre critique de l'Hiftoire univerfelle de M.
de Voltaire , par M. B. in- 12 . 1 liv.
Trois Differtations de M. l'Abbé Coyer , Ia
premiere fur le mot dé Patrie , la feconde fur la
nature du Peuple , & la troifieme fur les Religions
Grecque & Romaine , in - 12 . relié 2 liv.
Eclairciffemens effentiels pour préferver les
dents de la carie , & les conferver jufqu'à l'extrême
vieilleffe , par M. de l'Eclufe , brochure , 12 f.
Entretiens fur les Romans , ouvrage moral &
critique , avec une Table alphabétique des anciens
& nouveaux Romans , in- 12 . relié 3 liv.
Une nouvelle édition de l'Effai fur l'Architecture
, par le Pere Laugier , augmentée confidérablement
, avec un Dictionnaire des termes & des f
gures , in- 8°. relié 6 liv.
JUIN. 1755. 233
La feconde partie des Effais hiftoriques fur
Paris , par M. de Saintfoix , la partie , 1 liv. 16 f.
Fables & Contes , avec un Difcours fur la littérature
allemande , par M. de Rivery , in - 12 . belles
vignettes , 2 liv . 10 £
Les faux Pas ou Mémoires vrais ou vrai→
femblables , de la Baronne de ... 2 parties brochées
, 2 liv. 10 f. <
Hiftoire de Simonide & du fiecle où il a vêcu ;
avec des éclairciffemens chronologiques ; par M.
de Boiffy fils , deux parties brochées , 2 1. 1o f.
Recueil général de tout ce qui a été publié fur
la ville d'Herculane , in- 12 . broché 2 liv .
I
Hiftoire d'une jeune fille fauvage trouvée dans
les bois à l'âge de dix ans , in - 12. broché 1 liv.
Mémoires du Comte de Banefton , par M. de
Forceville , deux parties , broché 2 liv. 10 f.
La Médecine expérimentale , ou le réſultat des
nouvelles Obfervations pratiques & anatomiques ,
par M. Thiery , Médecin de l'Empereur , in- 12 .
relié 2 liv. 10 f.
Mémoires du Chevalier d'Herban , deux parties
in- 12. 2 1.
Nouveaux fujets de Peinture & Sculpture , par
M. le Comte de C ... in- 12 . brochure , 1 liv.
La Pleyade françoife , ou l'efprit des fept grands
Poëtes François , en forme de Dictionnaire ,
2 vol. petit format , reliés , liv .
Le Paffe- tems des Moufquetaires , ou le tems
perdu , in-12 . 1 liv. 10 f.
Triomphe de l'Amour , ou le Serpent caché
fous les fleurs , fuivi de la brochure à la mode ,
deux parties.
Traité de la Diction françoife , par M. E ...
de l'Académie des Sciences de Montpellier , in-12 .
2 liv.
1
234 MERCURE DE FRANCE.
La nouvelle édition de Telliamed , confidérablement
augmentée de plufieurs pieces relatives à
l'ouvrage , & de la vie de l'auteur , 2 vol. in - 12 .
liv.
Le Recueil des OEuvres de M. Vadé , 2 vol.
in-8°. 10 liv.
*
Le Recueil des pieces qui ont été repréſentées
fur le théâtre de l'Opéra- Comique depuis fon
rétabliſſement , 3 vol . in - 8 ° . avec les airs notés
Is liv.
Les Troyennes de Champagne , Parodie.
Les Jumeaux , Parodie.
Jerôme & Fanchonette , Parodie.
Les jeunes Mariés , Opéra- Comique.
La Folie & l'Amour , Comédie.
Les Tuteurs , Comédie.
"
On trouve chez le même Libraire un aſſortiment
de Livres, tant anciens que nouveaux , de France
& du pays étranger ; pareillement un affortiment
général des Théatres & Pieces détachées , &plu➡
fieurs Recueils , de Mufique.
LIVRES fous preffe qui ne tarderont pas
à paroître.
Tableau de l'Empire Ottoman , 12.
Projet des Embelliffemens de Paris , par M.
Delagrave.
Les pieces dérobées de M. l'Abbé de Lattaignant
, 4
vol. in- 12.
Les OEuvres de M. Piron , 3 vol. in-12.
Hiftoire intéreffante du Nord , in-12. 3 vol.
Duchefne me faint equis ',
Uchefne , Libraire , rue faint Jacques , auau
Temple du Goût , vient de mettre en vente :
La fuite de la Bibliothéque amufante & inftructive
, 2 vol . in- 12. reliés 5 liv .
Le tome troisieme eft fous preffe.
La Baguette myftérieufe , ou Hiftoire d'Abizaï ,
deux parties brochées , 2 liv.
Lettre critique de l'Hiftoire univerfelle de M.
de Voltaire , par M. B. in- 12 . 1 liv.
Trois Differtations de M. l'Abbé Coyer , Ia
premiere fur le mot dé Patrie , la feconde fur la
nature du Peuple , & la troifieme fur les Religions
Grecque & Romaine , in - 12 . relié 2 liv.
Eclairciffemens effentiels pour préferver les
dents de la carie , & les conferver jufqu'à l'extrême
vieilleffe , par M. de l'Eclufe , brochure , 12 f.
Entretiens fur les Romans , ouvrage moral &
critique , avec une Table alphabétique des anciens
& nouveaux Romans , in- 12 . relié 3 liv.
Une nouvelle édition de l'Effai fur l'Architecture
, par le Pere Laugier , augmentée confidérablement
, avec un Dictionnaire des termes & des f
gures , in- 8°. relié 6 liv.
JUIN. 1755. 233
La feconde partie des Effais hiftoriques fur
Paris , par M. de Saintfoix , la partie , 1 liv. 16 f.
Fables & Contes , avec un Difcours fur la littérature
allemande , par M. de Rivery , in - 12 . belles
vignettes , 2 liv . 10 £
Les faux Pas ou Mémoires vrais ou vrai→
femblables , de la Baronne de ... 2 parties brochées
, 2 liv. 10 f. <
Hiftoire de Simonide & du fiecle où il a vêcu ;
avec des éclairciffemens chronologiques ; par M.
de Boiffy fils , deux parties brochées , 2 1. 1o f.
Recueil général de tout ce qui a été publié fur
la ville d'Herculane , in- 12 . broché 2 liv .
I
Hiftoire d'une jeune fille fauvage trouvée dans
les bois à l'âge de dix ans , in - 12. broché 1 liv.
Mémoires du Comte de Banefton , par M. de
Forceville , deux parties , broché 2 liv. 10 f.
La Médecine expérimentale , ou le réſultat des
nouvelles Obfervations pratiques & anatomiques ,
par M. Thiery , Médecin de l'Empereur , in- 12 .
relié 2 liv. 10 f.
Mémoires du Chevalier d'Herban , deux parties
in- 12. 2 1.
Nouveaux fujets de Peinture & Sculpture , par
M. le Comte de C ... in- 12 . brochure , 1 liv.
La Pleyade françoife , ou l'efprit des fept grands
Poëtes François , en forme de Dictionnaire ,
2 vol. petit format , reliés , liv .
Le Paffe- tems des Moufquetaires , ou le tems
perdu , in-12 . 1 liv. 10 f.
Triomphe de l'Amour , ou le Serpent caché
fous les fleurs , fuivi de la brochure à la mode ,
deux parties.
Traité de la Diction françoife , par M. E ...
de l'Académie des Sciences de Montpellier , in-12 .
2 liv.
1
234 MERCURE DE FRANCE.
La nouvelle édition de Telliamed , confidérablement
augmentée de plufieurs pieces relatives à
l'ouvrage , & de la vie de l'auteur , 2 vol. in - 12 .
liv.
Le Recueil des OEuvres de M. Vadé , 2 vol.
in-8°. 10 liv.
*
Le Recueil des pieces qui ont été repréſentées
fur le théâtre de l'Opéra- Comique depuis fon
rétabliſſement , 3 vol . in - 8 ° . avec les airs notés
Is liv.
Les Troyennes de Champagne , Parodie.
Les Jumeaux , Parodie.
Jerôme & Fanchonette , Parodie.
Les jeunes Mariés , Opéra- Comique.
La Folie & l'Amour , Comédie.
Les Tuteurs , Comédie.
"
On trouve chez le même Libraire un aſſortiment
de Livres, tant anciens que nouveaux , de France
& du pays étranger ; pareillement un affortiment
général des Théatres & Pieces détachées , &plu➡
fieurs Recueils , de Mufique.
LIVRES fous preffe qui ne tarderont pas
à paroître.
Tableau de l'Empire Ottoman , 12.
Projet des Embelliffemens de Paris , par M.
Delagrave.
Les pieces dérobées de M. l'Abbé de Lattaignant
, 4
vol. in- 12.
Les OEuvres de M. Piron , 3 vol. in-12.
Hiftoire intéreffante du Nord , in-12. 3 vol.
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Résumé : AUTRE.
En juin 1755, un libraire situé rue Saint-Jacques, au Temple du Goût, propose à la vente divers ouvrages. Parmi les titres disponibles, on trouve 'La fuite de la Bibliothèque amusante & instructive' en deux volumes, avec un troisième tome en préparation. D'autres publications incluent 'La Baguette mystérieuse, ou Histoire d'Abizaï' en deux parties, une 'Lettre critique de l'Histoire universelle' de Voltaire, et trois 'Dissertations' de l'Abbé Coyer sur la patrie, la nature du peuple, et les religions grecque et romaine. Le catalogue mentionne également des ouvrages sur la santé, comme 'Éclaircissements essentiels pour préserver les dents de la carie', ainsi que des travaux littéraires et critiques, tels que 'Entretiens sur les Romans' et une nouvelle édition de l''Essai sur l'Architecture' par le Père Laugier. Des mémoires, des histoires et des recueils de poésie sont également disponibles, comme les 'Mémoires du Comte de Baneston' et 'La Pléiade françoise'. Le libraire propose aussi des pièces de théâtre et des parodies, ainsi qu'un assortiment de livres anciens et nouveaux, tant français qu'étrangers. Plusieurs ouvrages sont en cours d'impression, comme 'Tableau de l'Empire Ottoman' et 'Projet des Embellissements de Paris'.
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131
p. 235
AUTRE.
Début :
Le sieur Maupillier l'aîné, surnommé l'Indien, autrefois Chrirugien des Hôpitaux du Roi, [...]
Mots clefs :
Baume nerval, Rhumatismes, Entorses, Piqûres, Articulations, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
E fieur Maupillier l'aîné , furnommé l'Indien ,
Lautrefois
autrefois Chirurgien des Hôpitaux du Roi ,
ancien Chirurgien- major de la Compagnie des
Indes , Chirurgien reçu à Paris , P. Angers , &
aggrégé à Saint- Germain-en- Laye , où il demeure
, rue de Poiffy , eft inventeur d'un baume nerval
, fpécifique pour toutes les douleurs rhumatiffantes
, foit du cuir chevelu , ou de fciatique,
'goutte froide des articles , entorfes , débilité ,
piquures , foulures , meurtriffures des nerfs , des
tendons , des ligamens , &c.
Ce baume a été éprouvé avec fuccès à l'Hôtel
royal des Invalides , a l'Hôpital de la Salpétriere
à Paris , & c.
Les pots en fayence font de trois & de fix onces
, les uns font de fix livres , & les autres de
trois livres.
On n'en fera point d'envois en province que
pour une livre & demie ; on aura foin d'affranchir
les ports de lettres & de l'argent , & on aura celui
de faire enrégiftrer ce médicament à fon adreffe
dans les Meffageries. Ce baume fe vend chez M.
Gambés , Diſtillateur dans l'Abbaye S. Germain
des Prés à Paris ; ou chez l'aureur , à Saint-Germain-
en- Laye.
E fieur Maupillier l'aîné , furnommé l'Indien ,
Lautrefois
autrefois Chirurgien des Hôpitaux du Roi ,
ancien Chirurgien- major de la Compagnie des
Indes , Chirurgien reçu à Paris , P. Angers , &
aggrégé à Saint- Germain-en- Laye , où il demeure
, rue de Poiffy , eft inventeur d'un baume nerval
, fpécifique pour toutes les douleurs rhumatiffantes
, foit du cuir chevelu , ou de fciatique,
'goutte froide des articles , entorfes , débilité ,
piquures , foulures , meurtriffures des nerfs , des
tendons , des ligamens , &c.
Ce baume a été éprouvé avec fuccès à l'Hôtel
royal des Invalides , a l'Hôpital de la Salpétriere
à Paris , & c.
Les pots en fayence font de trois & de fix onces
, les uns font de fix livres , & les autres de
trois livres.
On n'en fera point d'envois en province que
pour une livre & demie ; on aura foin d'affranchir
les ports de lettres & de l'argent , & on aura celui
de faire enrégiftrer ce médicament à fon adreffe
dans les Meffageries. Ce baume fe vend chez M.
Gambés , Diſtillateur dans l'Abbaye S. Germain
des Prés à Paris ; ou chez l'aureur , à Saint-Germain-
en- Laye.
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Résumé : AUTRE.
Le texte présente M. Maupillier l'aîné, surnommé l'Indien, ancien chirurgien des Hôpitaux du Roi, chirurgien-major de la Compagnie des Indes et chirurgien agréé à Paris et Saint-Germain-en-Laye. Il a inventé un baume nerval efficace contre diverses douleurs rhumatismales, telles que celles du cuir chevelu, la sciatique, la goutte froide, les entorses, la débilité, les piqûres, les foulures et les meurtrissures des nerfs, tendons et ligaments. Ce baume a été testé avec succès à l'Hôtel royal des Invalides et à l'Hôpital de la Salpêtrière à Paris. Les pots de baume sont disponibles en faïence de trois et six onces, ou en pots de six et trois livres. Les envois en province sont limités à une livre et demie. Les frais de port pour les lettres et l'argent sont à la charge de l'acheteur, mais il est possible de faire enregistrer le médicament à l'adresse du destinataire dans les messageries. Le baume est vendu chez M. Gambès, distillateur dans l'Abbaye Saint-Germain-des-Prés à Paris, ou chez l'auteur à Saint-Germain-en-Laye.
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132
p. 236
AUTRE.
Début :
L'elixir de Garrus, dont tout le monde connoit les excellentes propriétés, se vend [...]
Mots clefs :
Elixir de Garrus
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE
'Elixir de Garrus, dont tout le monde connoît
les excellentes propriétés , fe vend à préfent
chez Mme Garrus , rue de la Sourdiere , maifon
de Mme Hachette , à côté du petit hôtel S. Jean.
'Elixir de Garrus, dont tout le monde connoît
les excellentes propriétés , fe vend à préfent
chez Mme Garrus , rue de la Sourdiere , maifon
de Mme Hachette , à côté du petit hôtel S. Jean.
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133
p. 236-238
AUTRE.
Début :
Fauvel, expert, reçu à S. Côme pour les hernies ou descentes, traite ces maladies [...]
Mots clefs :
Bandage, Hernies, Ivoire, Urinoirs portatifs, Porte ventre, Levier de Roouhuissen
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
Fauvel , expert,reçu à S. Côme pour lesher
nies ou defcentes , traite ces maladies par l'application
d'une nouvelle efpece de bandage d'ivoi
re qu'il a inventé .
Ce bandage convient aux perfonnes de tout àge
& de tout fexe ; il excelle fur-tout pour les hernies
naiflantes qu'il guérit radicalement & en peu
'de tems.
Ce bandage étant fans fer ni acier , a l'avanta
ge
fur ceux qu'on emploie communement d'être
très-léger , & de faire très- peu de volume ; il n'eſt
pas fujet à écorcher ni à ufer le linge qui porte
deffus , enfin on couche avec lui fans en être gêné
, & on n'eſt pas obligé de le quitter dans aucun
exercice que ce foit : un feul fuffit pour la vie ,
& il eft aifé d'un bandage fimple d'en faire un
double fans rien changer au premier , auquel on
ajoute un fecond écuffon d'ivoire , qui s'approche
ou s'écarte à volonté. Ceux du nombril &
autres parties du ventre font auffi d'ivoire.
Il fait des peffaires d'ivoire & de cire pour la
chûte de la matrice ; il en fait d'ivoire & à reffort
pour la chûte de l'anus ; il fait aufli pour l'un &
JUIN 1755 237
Pautre fexe des refforts & machines pour empêcher
l'écoulement involontaire des urines.
Il fait des urinoirs portatifs pour ceux qui font
obligés de refter long-tems dans la même place ,
comme les Eccléfiaftiques , les gens de robes , &
ceux qui vont en voitures ; il en fait auffi de trèscommodes
pour l'un & l'autre fexe , qui fe mettent
dans la poche , fans laiffer répandre une feule
goutte d'urine.
Il fait des portes- ventre très-légers , tant pour
les femmes enceintes , que pour les perfonnes
graffes , & celles qui ont la difpofition à avoir
un gros ventre parce qu'ils empêchent les
mufcles du bas- ventre de s'étendre outre
mefure.
>
Il fait une machine très-commode pour cacher
la fiftule l'acrimale ; des croix , des colliers , &
des botines pour les enfans qui en ont befoin ; il
fait des fufpenfoirs de toutes façons ; & généralement
tout ce qui concerne la guériſon , ou le
foulagement de toutes les maladies fufdites.
Il fait en ivoire le lévier de Roouhuiffen pour
les accouchemens difficiles , qui eft beaucoup
plus commode & plus fimple que celui de fer
dont fe fervoit ce fameux Accoucheur , & ne cauſe
pas
d'effroi comme font les ferremens .
Les malades de provinces qui lui écriront , font
priés de bien expliquer leurs maladies. A l'égard
de celles qui exigent l'application des bandages ,
il faut qu'on envoye la groffeur de la perfonne ,
qu'on explique la place ainfi que le volume de la
hernie ; s'il y en a deux , il faut fpécifier celle
qui eft la plus groffe , marquer fi le malade eft
maigre ou en embonpoint , fi les aînes font
creuſes , ou élevées , & affranchir les lettres,
238 MERCURE DE FRANCE.
Le fieur Fauvel demeure à préfent rue Macon ;
entre le Pont Saint-Michel & S. André des- Artsa
an Bandage d'ivoire , à Paris.
Fauvel , expert,reçu à S. Côme pour lesher
nies ou defcentes , traite ces maladies par l'application
d'une nouvelle efpece de bandage d'ivoi
re qu'il a inventé .
Ce bandage convient aux perfonnes de tout àge
& de tout fexe ; il excelle fur-tout pour les hernies
naiflantes qu'il guérit radicalement & en peu
'de tems.
Ce bandage étant fans fer ni acier , a l'avanta
ge
fur ceux qu'on emploie communement d'être
très-léger , & de faire très- peu de volume ; il n'eſt
pas fujet à écorcher ni à ufer le linge qui porte
deffus , enfin on couche avec lui fans en être gêné
, & on n'eſt pas obligé de le quitter dans aucun
exercice que ce foit : un feul fuffit pour la vie ,
& il eft aifé d'un bandage fimple d'en faire un
double fans rien changer au premier , auquel on
ajoute un fecond écuffon d'ivoire , qui s'approche
ou s'écarte à volonté. Ceux du nombril &
autres parties du ventre font auffi d'ivoire.
Il fait des peffaires d'ivoire & de cire pour la
chûte de la matrice ; il en fait d'ivoire & à reffort
pour la chûte de l'anus ; il fait aufli pour l'un &
JUIN 1755 237
Pautre fexe des refforts & machines pour empêcher
l'écoulement involontaire des urines.
Il fait des urinoirs portatifs pour ceux qui font
obligés de refter long-tems dans la même place ,
comme les Eccléfiaftiques , les gens de robes , &
ceux qui vont en voitures ; il en fait auffi de trèscommodes
pour l'un & l'autre fexe , qui fe mettent
dans la poche , fans laiffer répandre une feule
goutte d'urine.
Il fait des portes- ventre très-légers , tant pour
les femmes enceintes , que pour les perfonnes
graffes , & celles qui ont la difpofition à avoir
un gros ventre parce qu'ils empêchent les
mufcles du bas- ventre de s'étendre outre
mefure.
>
Il fait une machine très-commode pour cacher
la fiftule l'acrimale ; des croix , des colliers , &
des botines pour les enfans qui en ont befoin ; il
fait des fufpenfoirs de toutes façons ; & généralement
tout ce qui concerne la guériſon , ou le
foulagement de toutes les maladies fufdites.
Il fait en ivoire le lévier de Roouhuiffen pour
les accouchemens difficiles , qui eft beaucoup
plus commode & plus fimple que celui de fer
dont fe fervoit ce fameux Accoucheur , & ne cauſe
pas
d'effroi comme font les ferremens .
Les malades de provinces qui lui écriront , font
priés de bien expliquer leurs maladies. A l'égard
de celles qui exigent l'application des bandages ,
il faut qu'on envoye la groffeur de la perfonne ,
qu'on explique la place ainfi que le volume de la
hernie ; s'il y en a deux , il faut fpécifier celle
qui eft la plus groffe , marquer fi le malade eft
maigre ou en embonpoint , fi les aînes font
creuſes , ou élevées , & affranchir les lettres,
238 MERCURE DE FRANCE.
Le fieur Fauvel demeure à préfent rue Macon ;
entre le Pont Saint-Michel & S. André des- Artsa
an Bandage d'ivoire , à Paris.
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit les travaux de Fauvel, un expert en hernies et descentes d'organes, qui a inventé un bandage en ivoire adapté à tous, indépendamment de l'âge et du sexe. Ce bandage est particulièrement efficace pour les hernies naissantes, qu'il guérit rapidement et sans gêne. Contrairement aux bandages traditionnels, celui de Fauvel est léger et peut être porté en permanence. Il est également ajustable en ajoutant un second écusson d'ivoire. Fauvel fabrique divers dispositifs médicaux en ivoire et en cire pour traiter des affections telles que la chute de la matrice, la chute de l'anus, et l'incontinence urinaire. Il propose également des urinoirs portatifs pour les personnes contraintes de rester assises longtemps, comme les ecclésiastiques et les voyageurs. Pour les femmes enceintes et les personnes ayant une disposition à un gros ventre, il crée des porte-ventre légers. En outre, Fauvel conçoit des machines pour cacher la fistule anale, des accessoires pour enfants, et divers dispositifs pour la guérison ou le soulagement des maladies mentionnées. Il fabrique également un levier en ivoire pour les accouchements difficiles, plus commode et moins effrayant que les modèles en fer. Les malades de province sont invités à décrire précisément leurs maladies et, pour les cas nécessitant des bandages, à fournir des mesures spécifiques comme la taille de la personne, la localisation et le volume de la hernie, ainsi que l'état physique du patient. Fauvel réside à Paris, rue Macon, entre le Pont Saint-Michel et Saint-André-des-Arts.
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134
p. 142
Machines nouvelles à curer les ports & les rivieres.
Début :
Le sieur Theveu, architecte, connu par plusieurs machines propres à approfondir & à [...]
Mots clefs :
Machines à curer les ports, Machines à curer les rivières, Machines
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Machines nouvelles à curer les ports & les rivieres.
Machines nouvelles à curer les ports
& les rivieres.
E fieur Theveu , architecte , connu par pluheurs
machines propres à approfondir & à
curer le lit des rivieres , & faciliter l'entrée des navires
dans les ports , en a exécuté une qu'il a employée
avec un grand fuccès à curer le port de
Rouen , qu'il a recreufé de plus de fept pieds de
profondeur ; la machine agiffant à dix-neuf pieds
au-deffous de la furface de l'eau.
Malgré la dureté du terrein elle en enlevoit par
jour dix-huit à vingt toifes cubes. Avec le fecours
de la même machine , il a arraché & enlevé plus
de trois cens pieux de douze à quinze pieds de fiche,
élevés feulement de fix pouces au -deffus du terrein,
& enfoncés à dix-fept pieds au-deffous de lafuperficie
des eaux.
L'auteur s'eft fervi d'une autre machine , auffi
de fa compofition , examinée & approuvée par
Meffieurs de lA'cadémie des Sciences , pour enlever
du fond de la riviere des blocs de pierre de dix-fept
a dix-huit pieds cubes. а
Le fieur Theveu ſe tranſportera dans les endroits
où il fera néceffaire de faire quelques- unes des
opérations ci - deſſus indiquées , les perfonnes qui
voudront l'employer , lui feront l'honneur de lui
écrire à Paris , chez M. Lange , Sculpteur de
M. le Duc d'Orléans , rue du Vert-bois ; & à
Rouen , chez M. Duboc , à la Barbacane.
& les rivieres.
E fieur Theveu , architecte , connu par pluheurs
machines propres à approfondir & à
curer le lit des rivieres , & faciliter l'entrée des navires
dans les ports , en a exécuté une qu'il a employée
avec un grand fuccès à curer le port de
Rouen , qu'il a recreufé de plus de fept pieds de
profondeur ; la machine agiffant à dix-neuf pieds
au-deffous de la furface de l'eau.
Malgré la dureté du terrein elle en enlevoit par
jour dix-huit à vingt toifes cubes. Avec le fecours
de la même machine , il a arraché & enlevé plus
de trois cens pieux de douze à quinze pieds de fiche,
élevés feulement de fix pouces au -deffus du terrein,
& enfoncés à dix-fept pieds au-deffous de lafuperficie
des eaux.
L'auteur s'eft fervi d'une autre machine , auffi
de fa compofition , examinée & approuvée par
Meffieurs de lA'cadémie des Sciences , pour enlever
du fond de la riviere des blocs de pierre de dix-fept
a dix-huit pieds cubes. а
Le fieur Theveu ſe tranſportera dans les endroits
où il fera néceffaire de faire quelques- unes des
opérations ci - deſſus indiquées , les perfonnes qui
voudront l'employer , lui feront l'honneur de lui
écrire à Paris , chez M. Lange , Sculpteur de
M. le Duc d'Orléans , rue du Vert-bois ; & à
Rouen , chez M. Duboc , à la Barbacane.
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Résumé : Machines nouvelles à curer les ports & les rivieres.
Le texte décrit les innovations de l'architecte Theveu dans le curage des ports et des rivières. Theveu a créé une machine qui a permis d'approfondir le port de Rouen de plus de sept pieds, atteignant une profondeur de dix-neuf pieds. Cette machine pouvait enlever entre dix-huit et vingt toises cubes de sédiments par jour, malgré la dureté du terrain. Elle a également retiré plus de trois cents pieux, mesurant de douze à quinze pieds de longueur, partiellement enfoncés dans le sol et sous l'eau. Une autre machine, approuvée par l'Académie des Sciences, a été utilisée pour enlever des blocs de pierre de dix-sept à dix-huit pieds cubes du fond de la rivière. Theveu propose ses services dans les lieux où ils sont nécessaires et peut être contacté à Paris chez M. Lange ou à Rouen chez M. Duboc.
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135
p. 234-235
AVIS
Début :
Tilliard, Libraire, quai des Augustins, à S. Benoît, donne avis qu'il a acquis, [...]
Mots clefs :
Librairie, Ouvrages, Vente
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS
A VIS
Illiard , Libraire , quai des Auguftins , à S.
Benote, donne avis qu'il a acquis , & qu'il
vend les livres fuivans."
Méditations fur des paffages choifis de l'écriture
fainte pour tous les jours de l'année ; par le
P. Segneri , traduit de l'Italien . Cinq volumes
in-12 , relié. 12 liv. 10 fols.
Réflexions fur le nouveau Teftament , avec des
notes par le P. Lallemand. 12 voh in-12. 30 liwa
JUILLET. 1755. 235
Les quatre fins de l'homme , avec des réflexions
capables de toucher les pécheurs les plus endurcis,
& de les ramener dans la voie du falut ; par M.
Rouault , Curé de Saint- Pair-fur-mer. I volume
relié , 1 liv. 16 f.
Les tables aftronòmiques dreffées par les ordres
& la magnificence de Louis XIV ; par M. de la
Hire. 1 vol . in-4°. figures , relié. 7 liv.
Supplément à la méthode pour étudier l'hiſtoire
; par M. l'Abbé Langlet du Frefnoy. 2 vol . in-
4° , grand papier , relié , 21 liv.
Le même livre en 3 vol. in- 12 , 9 liv.
Illiard , Libraire , quai des Auguftins , à S.
Benote, donne avis qu'il a acquis , & qu'il
vend les livres fuivans."
Méditations fur des paffages choifis de l'écriture
fainte pour tous les jours de l'année ; par le
P. Segneri , traduit de l'Italien . Cinq volumes
in-12 , relié. 12 liv. 10 fols.
Réflexions fur le nouveau Teftament , avec des
notes par le P. Lallemand. 12 voh in-12. 30 liwa
JUILLET. 1755. 235
Les quatre fins de l'homme , avec des réflexions
capables de toucher les pécheurs les plus endurcis,
& de les ramener dans la voie du falut ; par M.
Rouault , Curé de Saint- Pair-fur-mer. I volume
relié , 1 liv. 16 f.
Les tables aftronòmiques dreffées par les ordres
& la magnificence de Louis XIV ; par M. de la
Hire. 1 vol . in-4°. figures , relié. 7 liv.
Supplément à la méthode pour étudier l'hiſtoire
; par M. l'Abbé Langlet du Frefnoy. 2 vol . in-
4° , grand papier , relié , 21 liv.
Le même livre en 3 vol. in- 12 , 9 liv.
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Résumé : AVIS
Le libraire Illiard, situé quai des Augustins à Paris, annonce la vente de plusieurs ouvrages le 23 juillet 1755. Parmi eux, les 'Méditations' du Père Segneri en cinq volumes à 12 livres 10 sols, les 'Réflexions' du Père Lallemand en 12 volumes à 30 livres, et les 'Tables astronomiques' de M. de La Hire à 7 livres.
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136
p. 235-236
AUTRE.
Début :
Le Sieur Neilson, Chirurgien écossois, reçu à S. Côme, pour la guérison des hernies [...]
Mots clefs :
Bandages élastiques, Hernies, Sieur Neilson, Chirurgien écossais
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE .
E Sieur Neilſon , Chirurgien écoffois , reçu à
Ls.
>
centes , traite ces maladies avec beaucoup de fuccès
, par le fecours de bandages élaſtiques qu'il a
inventés pour les hommes , femmes & enfans.
Ces bandages font fort approuvés , non feulement
à caufe qu'ils font très- legers & commodes à porter
jour & nuit , mais ils font auffi très - utiles
par rapport à leurs refforts qui compriment la
partie malade , ferment exactement l'ouverture
qui a permis la defcente , & réfiftent aux impulfions
que font les parties intérieures , ſoit à cheval
ou à pied. En envoyant la meſure priſe autour
du corps fur les aînes , marquant fur - tout l'état
de la defcente & le côté malade on eſt affuré de
les avoir juftes , auffi-bien que ceux qu'il fait pour
- le nombril.
Il donne fon avis , & felon l'âge & le tempérament
, il prépare des remedes qui lui font partiouliers
& convenables à ces maladies.
236 MERCURE DE FRANCE.
Voyant que les chaffeurs & ceux qui courent à
cheval ou en chaife , qui prêchent , chantent , danfent,
font des armes , &c. font continuellement
expofés à ces maladies ; il a auffi inventé des bandages
élastiques très -légers , commodes & néceffaires
à porter pendant ces exercices , ou d'autres
viclens , pour le garantir des maux , & prévenir
Jes incommodités qui arrivent tous les jours.
Sa demeure eft à Paris , fur le quai de la Mégifferie
ou de la Feraille , près le Pont-neuf, au Coq.
Nota. Il ne reçoit point de lettre fans que le
port en foit payé.
E Sieur Neilſon , Chirurgien écoffois , reçu à
Ls.
>
centes , traite ces maladies avec beaucoup de fuccès
, par le fecours de bandages élaſtiques qu'il a
inventés pour les hommes , femmes & enfans.
Ces bandages font fort approuvés , non feulement
à caufe qu'ils font très- legers & commodes à porter
jour & nuit , mais ils font auffi très - utiles
par rapport à leurs refforts qui compriment la
partie malade , ferment exactement l'ouverture
qui a permis la defcente , & réfiftent aux impulfions
que font les parties intérieures , ſoit à cheval
ou à pied. En envoyant la meſure priſe autour
du corps fur les aînes , marquant fur - tout l'état
de la defcente & le côté malade on eſt affuré de
les avoir juftes , auffi-bien que ceux qu'il fait pour
- le nombril.
Il donne fon avis , & felon l'âge & le tempérament
, il prépare des remedes qui lui font partiouliers
& convenables à ces maladies.
236 MERCURE DE FRANCE.
Voyant que les chaffeurs & ceux qui courent à
cheval ou en chaife , qui prêchent , chantent , danfent,
font des armes , &c. font continuellement
expofés à ces maladies ; il a auffi inventé des bandages
élastiques très -légers , commodes & néceffaires
à porter pendant ces exercices , ou d'autres
viclens , pour le garantir des maux , & prévenir
Jes incommodités qui arrivent tous les jours.
Sa demeure eft à Paris , fur le quai de la Mégifferie
ou de la Feraille , près le Pont-neuf, au Coq.
Nota. Il ne reçoit point de lettre fans que le
port en foit payé.
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit les travaux du Sieur Neilson, un chirurgien écossais installé à Paris, qui utilise des bandages élastiques pour traiter diverses maladies. Ces bandages, légers et pratiques, peuvent être portés jour et nuit. Ils sont efficaces car ils compriment la partie malade, ferment l'ouverture causée par la descente et résistent aux impulsions internes, que ce soit à cheval ou à pied. Pour un ajustement optimal, il est conseillé d'envoyer la mesure du corps, l'état de la descente et le côté malade. Neilson propose également des remèdes adaptés en fonction de l'âge et du tempérament du patient. Il met en garde les personnes pratiquant des activités physiques intenses, comme les cavaliers ou les danseurs, qui sont particulièrement exposées à ces maladies. Il recommande donc des bandages légers et commodes pour prévenir les inconvénients. Neilson réside à Paris, sur le quai de la Mégisserie ou de la Feraille, près du Pont-Neuf, au Coq. Il précise qu'il ne reçoit pas de lettres dont le port n'est pas payé.
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137
p. 236-238
AUTRE. Hallé de la Touche, expert Dentiste, reçu à S. Côme, est seul possesseur de trois remedes pour les dents, un opiat, une essence & un élixir.
Début :
L'Opiat auquel il a donné le nom d'opiat turc, n'est composé que de [...]
Mots clefs :
Élixir, Opiate, Essence, Dents, Prévention des caries, Préservation des gencives, Blancheur, Aphtes, Tartre, Soins
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE. Hallé de la Touche, expert Dentiste, reçu à S. Côme, est seul possesseur de trois remedes pour les dents, un opiat, une essence & un élixir.
AUTR E.
Hallé de la Touche , expert Dentifte , reçu à
S. Côme , eft feul poffeffeur de trois remedes
pour les dents , un opiat , une effence &
un élixir.
'Opiat auquel il a donné le nom d'opiat turc ,
n'eft compofé que de fimples. Il n'a ni goût
ni odeur ; il a la vertu d'empêcher les dents
de fe gâter & de tomber ; il conferve Pémail
prévient la carie , empêche le tartre ou limon de
s'y attacher , préferve des gencives de tout accident
, de fluxions , d'abcès , de fiftule.
›
Cet opiat conferve les dents dans une parfaite
blancheur , dégonfle les gencives , les raffermit
au point qu'il n'eft pas néceffaire de recourir fouvent
aux inftrumens , qui ne fervent qu'à les détruire
on peut s'en fervir pour les enfans depuis
cinq à fix ans , par ce moyen on empêche la carie
A
"
JUILLET . 1755. 237
des dents de lait , qui bien fouvent par négligence
entraînent avec elles celles qui leur fuccedent.
L'effence s'appelle effence pruffienne , elle eft fpi
ritueufe, pénétrante, defficative , balfamique & anti-
fcorbutique ; elle a la vertu de guérir les affec
tions fcorbutiques , locales de la bouche qui s'atta
chent aux gencives , elle raffermit les dents dans
leur alvéole , quand même elle commenceroient à
s'ébranler par différentes maladies ; elle adoucit
l'àcreté des liqueurs qui arrofent la bouche & les
gencives ; elle détruit cette faumure qui ronge
les vaiffeaux capillaires des gencives , & occafion
ne quelquefois des ruptures de vaiffeaux & des hémorragies.
Ces parties fe relachant les fibres fe
defuniffent , le fang y abonde en trop grande
quantité , la férotfiey croupit ; delà ces ulceres,
ces fungofitées qui déchauffent & déracinent les
dents .
Enfin cette effence détruit tous les petits ulce
res ou aphtes qui fe multiplient dans la bouche ,
rafraîchit les lèvres , donne une odeur agréable
& détruit la puanteur , qui fouvent eft unefuite
de mauvais foin , ou des maladies ci-deſſus énoncées
que cette effence guérit.
L'Auteur s'étant appliqué férieufement & depuis
plusieurs années à la perfection de fon art ,
a découvert que ce qui étoit le plus pernicieux
aux dents & aux gencives , étoit de fe fervir fou
vent de feremens , & en conféquence il a imagi
né après fon expérience les remèdes qu'il propofe
au public.
Pour éviter le nettoyemeut , il fe fert d'un Elixir
qui a la propriété d'enlever le tartre , les taches
noires de deffus les dents , & les blanchit fur le
champ , fans leur faire aucun tort , ni aux autres
parties de la bouche , qu'il préferve & guérit de
toutes les maladies qui leur font ordinaires,
238 MERCURE DE FRANCE.
Il travaille à tout ce qui regarde l'ornement de
la bouche , rend les dents égales entr'elles , les
fépare , les redreffe , en met d'artificielles & de
naturelles , fans qu'elles expofent à la mauvaiſe
odeur ; les plombe , foit en or , argent ou plomb ;
il tire les dents , les racines caffées , fuflent- elles
couvertes par les gencives .
Il travaille gratis pour les pauvres , depuis deux
heures jufqu'à cinq : depuis & avant ces heures
il va en ville où il a l'honneur d'être appellé.
Son nom & fon cachet font fur fes boîtes &
bouteilles.
Les boîtes d'opiat font de trois livres ; les bouteilles
d'effence de trente fóls , trois livres , fix
livres , douze livres , & vingt- quatre ; & fon élixir
eft de trente fols , & de trois livres,
By
Ces remedes fe peuvent tranfporter dans les
pays étrangers , fans fe corrompre jamais.
Il donne la maniere facile de fe fervir des remedes
ci-deffus.
Sa demeure & fon enfeigne font , rue S. Honoré,
au Caffé des Beaux Arts , vis- à- vis P'Opéra , jau
coin de la rue Fromenteau , place du Palais royal.
Il n'y a que chez l'Auteur que lesdits remedes
fe difttribuent.
Hallé de la Touche , expert Dentifte , reçu à
S. Côme , eft feul poffeffeur de trois remedes
pour les dents , un opiat , une effence &
un élixir.
'Opiat auquel il a donné le nom d'opiat turc ,
n'eft compofé que de fimples. Il n'a ni goût
ni odeur ; il a la vertu d'empêcher les dents
de fe gâter & de tomber ; il conferve Pémail
prévient la carie , empêche le tartre ou limon de
s'y attacher , préferve des gencives de tout accident
, de fluxions , d'abcès , de fiftule.
›
Cet opiat conferve les dents dans une parfaite
blancheur , dégonfle les gencives , les raffermit
au point qu'il n'eft pas néceffaire de recourir fouvent
aux inftrumens , qui ne fervent qu'à les détruire
on peut s'en fervir pour les enfans depuis
cinq à fix ans , par ce moyen on empêche la carie
A
"
JUILLET . 1755. 237
des dents de lait , qui bien fouvent par négligence
entraînent avec elles celles qui leur fuccedent.
L'effence s'appelle effence pruffienne , elle eft fpi
ritueufe, pénétrante, defficative , balfamique & anti-
fcorbutique ; elle a la vertu de guérir les affec
tions fcorbutiques , locales de la bouche qui s'atta
chent aux gencives , elle raffermit les dents dans
leur alvéole , quand même elle commenceroient à
s'ébranler par différentes maladies ; elle adoucit
l'àcreté des liqueurs qui arrofent la bouche & les
gencives ; elle détruit cette faumure qui ronge
les vaiffeaux capillaires des gencives , & occafion
ne quelquefois des ruptures de vaiffeaux & des hémorragies.
Ces parties fe relachant les fibres fe
defuniffent , le fang y abonde en trop grande
quantité , la férotfiey croupit ; delà ces ulceres,
ces fungofitées qui déchauffent & déracinent les
dents .
Enfin cette effence détruit tous les petits ulce
res ou aphtes qui fe multiplient dans la bouche ,
rafraîchit les lèvres , donne une odeur agréable
& détruit la puanteur , qui fouvent eft unefuite
de mauvais foin , ou des maladies ci-deſſus énoncées
que cette effence guérit.
L'Auteur s'étant appliqué férieufement & depuis
plusieurs années à la perfection de fon art ,
a découvert que ce qui étoit le plus pernicieux
aux dents & aux gencives , étoit de fe fervir fou
vent de feremens , & en conféquence il a imagi
né après fon expérience les remèdes qu'il propofe
au public.
Pour éviter le nettoyemeut , il fe fert d'un Elixir
qui a la propriété d'enlever le tartre , les taches
noires de deffus les dents , & les blanchit fur le
champ , fans leur faire aucun tort , ni aux autres
parties de la bouche , qu'il préferve & guérit de
toutes les maladies qui leur font ordinaires,
238 MERCURE DE FRANCE.
Il travaille à tout ce qui regarde l'ornement de
la bouche , rend les dents égales entr'elles , les
fépare , les redreffe , en met d'artificielles & de
naturelles , fans qu'elles expofent à la mauvaiſe
odeur ; les plombe , foit en or , argent ou plomb ;
il tire les dents , les racines caffées , fuflent- elles
couvertes par les gencives .
Il travaille gratis pour les pauvres , depuis deux
heures jufqu'à cinq : depuis & avant ces heures
il va en ville où il a l'honneur d'être appellé.
Son nom & fon cachet font fur fes boîtes &
bouteilles.
Les boîtes d'opiat font de trois livres ; les bouteilles
d'effence de trente fóls , trois livres , fix
livres , douze livres , & vingt- quatre ; & fon élixir
eft de trente fols , & de trois livres,
By
Ces remedes fe peuvent tranfporter dans les
pays étrangers , fans fe corrompre jamais.
Il donne la maniere facile de fe fervir des remedes
ci-deffus.
Sa demeure & fon enfeigne font , rue S. Honoré,
au Caffé des Beaux Arts , vis- à- vis P'Opéra , jau
coin de la rue Fromenteau , place du Palais royal.
Il n'y a que chez l'Auteur que lesdits remedes
fe difttribuent.
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Résumé : AUTRE. Hallé de la Touche, expert Dentiste, reçu à S. Côme, est seul possesseur de trois remedes pour les dents, un opiat, une essence & un élixir.
Le texte présente Hallé de la Touche, un expert dentiste, qui propose trois remèdes pour les dents : un opiat, une essence et un élixir. L'opiat turc, composé de simples, empêche les dents de se gâter et de tomber, conserve l'émail, prévient la carie et le tartre, et protège les gencives. Il peut être utilisé dès l'âge de cinq ans pour prévenir la carie des dents de lait. L'essence prussienne est spirituelle, pénétrante, détersive, balsamique et antiscorbutique. Elle guérit les affections scorbutiques des gencives, raffermit les dents, adoucit l'acidité des liquides, et détruit les ulcères et la puanteur buccale. L'élixir enlève le tartre et les taches, blanchit les dents, et prévient les maladies buccales. Hallé de la Touche travaille également sur l'ornementation des dents et offre ses services gratuitement aux pauvres à certaines heures. Ses remèdes sont disponibles rue Saint-Honoré, au Café des Beaux-Arts, vis-à-vis de l'Opéra.
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138
p. 262
AVIS.
Début :
Le Sr Théodore Odiot, dont il a été mentionner dans le Mercure [...]
Mots clefs :
Théodore Odiot, Tapisserie, Equipage, Bâtiment, Toilette, Peinture en cire, Exposition
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
Sr Théodore Odiot , dont il a été mention
L'dans le Mercure de Mai , avertit le Public
qu'il entreprend toutes fortes d'ouvrages , tant en
équipages , bâtimens , toilettes , qu'en tapifferies
, imitant l'étoffe de foie , avec dorure & fans
dorure , & qu'il tient manufacturede couleurs ,
tant en huile qu'en détrempe & en cire , foit à la
térébenthine , ou à l'eau , pattel , & généralement
tout ce qui concerne la peinture.
Le même artiſte avertit le Public , qu'il a peint
une falle chez lui de fa nouvelle compofition en
cire. Il n'en réſulte aucune mauvaiſe odeur , n'y
ayant point d'huile ni de térébenthine, quoiqu'elle
ait la même folidité , & que les couleurs ne foient
nullement changeantes. On pourra la voir depuis
neuf heures du matin jufqu'à midi ; & l'aprèsmidi
, depuis trois heures juſqu'à fix .
Il demeure rue baffe de laporte Saint Denis , la
troifiéme grandeporte après lecul de fac S. Laurens
Sr Théodore Odiot , dont il a été mention
L'dans le Mercure de Mai , avertit le Public
qu'il entreprend toutes fortes d'ouvrages , tant en
équipages , bâtimens , toilettes , qu'en tapifferies
, imitant l'étoffe de foie , avec dorure & fans
dorure , & qu'il tient manufacturede couleurs ,
tant en huile qu'en détrempe & en cire , foit à la
térébenthine , ou à l'eau , pattel , & généralement
tout ce qui concerne la peinture.
Le même artiſte avertit le Public , qu'il a peint
une falle chez lui de fa nouvelle compofition en
cire. Il n'en réſulte aucune mauvaiſe odeur , n'y
ayant point d'huile ni de térébenthine, quoiqu'elle
ait la même folidité , & que les couleurs ne foient
nullement changeantes. On pourra la voir depuis
neuf heures du matin jufqu'à midi ; & l'aprèsmidi
, depuis trois heures juſqu'à fix .
Il demeure rue baffe de laporte Saint Denis , la
troifiéme grandeporte après lecul de fac S. Laurens
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Résumé : AVIS.
Sr Théodore Odiot, mentionné dans le Mercure de Mai, propose des services en équipements, bâtiments, toilettes et tapisseries. Il fabrique des couleurs pour peinture et a créé une fresque avec une nouvelle composition en cire sans odeur. La fresque est visible rue basse de la porte Saint-Denis.
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139
p. 237
AVIS.
Début :
Le sieur Jacques Cottin & Compagnie, Marchand, rue Thibautaudé, donne avis [...]
Mots clefs :
Jacques Cottin & Compagnie, Toiles, Chine, Indes, Teinture à froid
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
fieur Jacques Cottin & Compagnie , Mar
chand , rue Thibautaudé , donne avis au public ,
qu'il trouvera chez lui toutes fortes de toiles teintes
à froid , avec réferves . Après une longue fuite.
d'expériences on eft enfin venu à bout de fixer fur
la toile ( malgré tous les blanchiffages qu'on en
peut faire ) toute la fraîcheur & toute la variété
des couleurs. Ce fecret important & unique étoit
référvé au fieur Cabanes Anglois , qui par fes rares
talens a mérité l'approbation du Confeil. Le
débit confidérable qui le fait dans tout le Royau-`
me de ces nouvelles toiles qui imitent parfaitement
celles de la Chine & des Indes , eft une
preuve autentique de la folidité des couleurs que
procure la teinture à froid , & le public ne peut
qu'applaudir à une découverte qui lui eſt fi avantageufe.
fieur Jacques Cottin & Compagnie , Mar
chand , rue Thibautaudé , donne avis au public ,
qu'il trouvera chez lui toutes fortes de toiles teintes
à froid , avec réferves . Après une longue fuite.
d'expériences on eft enfin venu à bout de fixer fur
la toile ( malgré tous les blanchiffages qu'on en
peut faire ) toute la fraîcheur & toute la variété
des couleurs. Ce fecret important & unique étoit
référvé au fieur Cabanes Anglois , qui par fes rares
talens a mérité l'approbation du Confeil. Le
débit confidérable qui le fait dans tout le Royau-`
me de ces nouvelles toiles qui imitent parfaitement
celles de la Chine & des Indes , eft une
preuve autentique de la folidité des couleurs que
procure la teinture à froid , & le public ne peut
qu'applaudir à une découverte qui lui eſt fi avantageufe.
Fermer
Résumé : AVIS.
La firme Jacques Cottin & Compagnie, rue Thibautaudé, propose des toiles teintes à froid avec des reflets. Après plusieurs expériences, elle fixe la fraîcheur et la variété des couleurs, même après blanchissages. Ce procédé secret appartenait à M. Cabanes, reconnu par le Conseil. Les toiles imitent celles de la Chine et des Indes et connaissent un grand succès dans le royaume.
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140
p. 237
AUTRE.
Début :
La veuve Simon Bailly continue à débiter les véritables savonettes [...]
Mots clefs :
Savons, Contrefaçon, Veuve Simon Bailly
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
A veuve Simon Bailly continue à débiter les
Lvéritablesfavonettes légeres de pure crême de
favon , & pain de pâte graffe pour les mains , dont
elle a feule le fecret. Comme plufieurs perſonnes
fe mêlent de les contrefaire , & les marquent comme
elle , pour n'y pas être trompé , il faut s'adreſchez
elle , rue Pavée S. Sauveur , au bout de celle
du Petit-lion , à l'image S. Nicolas , une porte coshere
, prefque vis - à - vis la rue Françoife ; quartier
de la Comédie Italienne.
A veuve Simon Bailly continue à débiter les
Lvéritablesfavonettes légeres de pure crême de
favon , & pain de pâte graffe pour les mains , dont
elle a feule le fecret. Comme plufieurs perſonnes
fe mêlent de les contrefaire , & les marquent comme
elle , pour n'y pas être trompé , il faut s'adreſchez
elle , rue Pavée S. Sauveur , au bout de celle
du Petit-lion , à l'image S. Nicolas , une porte coshere
, prefque vis - à - vis la rue Françoife ; quartier
de la Comédie Italienne.
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141
p. 237-238
AVIS.
Début :
Le Sr Rochefort, Maître Perruquier, a fait pour la perfection des perruques [...]
Mots clefs :
Perruques, Sr Rochefort, Mesures, Études, Nouvelle méthode
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
Sr Rochefort, Maître Perruquier , a fait pour
Lla perruques une décout
la perfection des perruques une découverte
qui mérite d'être publiée. Après avoir reconnu
par une longue expérience que les mesures des perruques
prifes fur les têtes à la maniere ordinaire
Be fuffifoient pas pour faire une monture folide ,
qui put toujours conferver fa façon , & convenir
de tout point à la tête pour laquelle elle eft faite ,
il a cherché des régles plus fûres & plus commodes
au public , dans une étude réfléchie des contours
& des proportions ; & après de grandes
recherches pendant plufieurs années , ce travail
Pa conduit à inventer & fabriquer feul des têtes
d'une couftruction finguliere , & modélées d'après
nature . Ces têtes d'une ingénieufe invention , divifées
par lignes précifes , felon toutes les parties
de l'extérieur des différentes groffeurs de tête, fuivent
exactement le trait & le contour extérieur des
têtes naturelles , par là il eft parvenu à monter ſi
parfaitement les perruques nouées , les bonnets
& les perruques à bourfe , qu'elles prennent naturellement
le tour du vifage avec toute la préci
fion poffible , & s'y ajuftent fi bien d'elles- mê238
MERCURE DE FRANCE.
mes
que les cheveux femblent avoir pris racine.
Pour être affujetties & collées , elles n'ont
befoin ni de boucles , ni de cordons , ni de refforts
, ni même d'accommodage Les Prévôt ,
Syndic & Gardes de la Communauté des Perruquiers
de Paris affemblés en leur bureau , après
avoir examiné ces têtes artificielles , & convaincus
des avantages de ces nouvelles montures , les
ont approuvées , & en ont délivré à l'Auteur un
certificat en bonne forme , qui nous autorife à
´les annoncer.
Le Sr. Rochefort demeure rue de la Verrerie ;
près de la rue des Billettes.
Sr Rochefort, Maître Perruquier , a fait pour
Lla perruques une décout
la perfection des perruques une découverte
qui mérite d'être publiée. Après avoir reconnu
par une longue expérience que les mesures des perruques
prifes fur les têtes à la maniere ordinaire
Be fuffifoient pas pour faire une monture folide ,
qui put toujours conferver fa façon , & convenir
de tout point à la tête pour laquelle elle eft faite ,
il a cherché des régles plus fûres & plus commodes
au public , dans une étude réfléchie des contours
& des proportions ; & après de grandes
recherches pendant plufieurs années , ce travail
Pa conduit à inventer & fabriquer feul des têtes
d'une couftruction finguliere , & modélées d'après
nature . Ces têtes d'une ingénieufe invention , divifées
par lignes précifes , felon toutes les parties
de l'extérieur des différentes groffeurs de tête, fuivent
exactement le trait & le contour extérieur des
têtes naturelles , par là il eft parvenu à monter ſi
parfaitement les perruques nouées , les bonnets
& les perruques à bourfe , qu'elles prennent naturellement
le tour du vifage avec toute la préci
fion poffible , & s'y ajuftent fi bien d'elles- mê238
MERCURE DE FRANCE.
mes
que les cheveux femblent avoir pris racine.
Pour être affujetties & collées , elles n'ont
befoin ni de boucles , ni de cordons , ni de refforts
, ni même d'accommodage Les Prévôt ,
Syndic & Gardes de la Communauté des Perruquiers
de Paris affemblés en leur bureau , après
avoir examiné ces têtes artificielles , & convaincus
des avantages de ces nouvelles montures , les
ont approuvées , & en ont délivré à l'Auteur un
certificat en bonne forme , qui nous autorife à
´les annoncer.
Le Sr. Rochefort demeure rue de la Verrerie ;
près de la rue des Billettes.
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Résumé : AVIS.
M. Rochefort, maître perruquier, a réalisé une découverte majeure pour améliorer la perfection des perruques. Insatisfait des méthodes traditionnelles de mesure, il a développé des règles plus sûres et pratiques. Après des recherches approfondies sur les contours et les proportions des têtes, il a inventé des têtes artificielles modélisées d'après nature. Ces têtes, divisées par lignes précises, reproduisent exactement les contours extérieurs des têtes naturelles, permettant de monter les perruques, les bonnets et les perruques à bourre de manière parfaite. Les perruques ainsi montées s'ajustent naturellement au visage sans nécessiter de boucles, cordons, ressorts ou accommodage. La Communauté des Perruquiers de Paris a examiné ces têtes artificielles et les a approuvées, délivrant un certificat à M. Rochefort. Ce dernier réside rue de la Verrerie, près de la rue des Billettes.
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142
p. 187-189
« M. GAUTIER nous assure qu'il est l'inventeur de l'art d'imprimer les tableaux à [...] »
Début :
M. GAUTIER nous assure qu'il est l'inventeur de l'art d'imprimer les tableaux à [...]
Mots clefs :
Tableaux, Anatomie, Jacques Gautier d'Agoty, Couleurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « M. GAUTIER nous assure qu'il est l'inventeur de l'art d'imprimer les tableaux à [...] »
M. GAUTIER nous affure qu'il eft l'inventeur
de l'art d'imprimer les tableaux à
quatre cuivres. Les tentatives infructueufes
qui ont été faites pour y parvenir depuis
plus de foixante ans , prouvent les
difficultés qu'il y a de réuffit dans ce nouveau
genre de gravure. Son origine comme
celle de toutes les autres inventions ,
eſt priſe dans les ſources les plus anciennes;
c'eft des Manufactures d'indiennes de Marfeille
que M. Gautier a conçu l'idée de
frapper des tableaux , comme on frappe
des fleurs fur ces fortes de toiles peintes ,
& il prétend avoir réuffi par la raifon qu'il
poffede la théorie des couleurs. Ces fortes
de tableaux peuvent fervir à l'Hiftoire natarelle
, à l'Anatomie , ainfi qu'à l'ornement
des cabinets. Jean - Baptifte - André
188 MERCURE DE FRANCE..
Gautier fon fils aîné , tient déja le burin ,
& va le feconder dans fes entrepriſes. Il
annonce au public , fous la direction & la
touche de fon pere , deux tableaux dans ce
genre , dont l'un repréfente la Toilette du
Soir , d'apres Arnoldus Boonen ; & l'autre
le Magifter Hollandois & fa jeure Ecoliere ,
d'après Therbourk , tous deux tirés du cabinet
de M. le Comte de Vence , & préfentés
à M. le Marquis de Marigny , avec
l'approbation de plufieurs Académiciens.
M. Gautier nous promet après la fecon-
Cde édition de fon cours d'Anatomie auquel
uel il eft fcrupuleufement attaché , de
donner des fuites de tableaux de plusieurs
genres , & les fuites d'Hiftoire naturelle
qu'il ne difcontinue point.
·
Les deux tableaux que nous venons d'annoncer
font fur toile de buit , c'est- à - dire de
quinze pouces de haut fur douze de large.
Le prix eft de trois livres en feuilles , & quatre
livres collés fur toile & vernis .
M. Gautier avertit les amateurs d'Anatomie
, que l'homme en cire n'eft plus chez
lui. Ce morceau a été moulé fur un fujet
difféqué aux Invalides de Paris , & repréfentant
exactement les vifceres , les mufcles
, les vaiffeaux & les nerfs , comme la
nature même ; il eft beaucoup eftimé des
connoiffeurs dans ce genre , & a été vu
NOVEMBRE. 1755. 189
de bien des perfonnes qui en ont loué le
travail & l'exactitude. C'eſt afin que l'on
ne fe donne plus la peine de l'aller voir
chez lui qu'il donne cet avis ; cependant'
les perfonnes de diftinction aufquelles on
ne peut rien réfufer , apprendront chez
M. Gautier où il eft actuellement , & le'
nom de l'amateur qui en a fait l'acquifi-'
tion ; & fi quelque Seigneur veut avoir une
pareille figure , les moules étant encore
entiers , il aura la bonté d'avertir un an
d'avance. Le prix eft de fix mille livres ,
avec la fuite des parties détachées , en
cire également.
de l'art d'imprimer les tableaux à
quatre cuivres. Les tentatives infructueufes
qui ont été faites pour y parvenir depuis
plus de foixante ans , prouvent les
difficultés qu'il y a de réuffit dans ce nouveau
genre de gravure. Son origine comme
celle de toutes les autres inventions ,
eſt priſe dans les ſources les plus anciennes;
c'eft des Manufactures d'indiennes de Marfeille
que M. Gautier a conçu l'idée de
frapper des tableaux , comme on frappe
des fleurs fur ces fortes de toiles peintes ,
& il prétend avoir réuffi par la raifon qu'il
poffede la théorie des couleurs. Ces fortes
de tableaux peuvent fervir à l'Hiftoire natarelle
, à l'Anatomie , ainfi qu'à l'ornement
des cabinets. Jean - Baptifte - André
188 MERCURE DE FRANCE..
Gautier fon fils aîné , tient déja le burin ,
& va le feconder dans fes entrepriſes. Il
annonce au public , fous la direction & la
touche de fon pere , deux tableaux dans ce
genre , dont l'un repréfente la Toilette du
Soir , d'apres Arnoldus Boonen ; & l'autre
le Magifter Hollandois & fa jeure Ecoliere ,
d'après Therbourk , tous deux tirés du cabinet
de M. le Comte de Vence , & préfentés
à M. le Marquis de Marigny , avec
l'approbation de plufieurs Académiciens.
M. Gautier nous promet après la fecon-
Cde édition de fon cours d'Anatomie auquel
uel il eft fcrupuleufement attaché , de
donner des fuites de tableaux de plusieurs
genres , & les fuites d'Hiftoire naturelle
qu'il ne difcontinue point.
·
Les deux tableaux que nous venons d'annoncer
font fur toile de buit , c'est- à - dire de
quinze pouces de haut fur douze de large.
Le prix eft de trois livres en feuilles , & quatre
livres collés fur toile & vernis .
M. Gautier avertit les amateurs d'Anatomie
, que l'homme en cire n'eft plus chez
lui. Ce morceau a été moulé fur un fujet
difféqué aux Invalides de Paris , & repréfentant
exactement les vifceres , les mufcles
, les vaiffeaux & les nerfs , comme la
nature même ; il eft beaucoup eftimé des
connoiffeurs dans ce genre , & a été vu
NOVEMBRE. 1755. 189
de bien des perfonnes qui en ont loué le
travail & l'exactitude. C'eſt afin que l'on
ne fe donne plus la peine de l'aller voir
chez lui qu'il donne cet avis ; cependant'
les perfonnes de diftinction aufquelles on
ne peut rien réfufer , apprendront chez
M. Gautier où il eft actuellement , & le'
nom de l'amateur qui en a fait l'acquifi-'
tion ; & fi quelque Seigneur veut avoir une
pareille figure , les moules étant encore
entiers , il aura la bonté d'avertir un an
d'avance. Le prix eft de fix mille livres ,
avec la fuite des parties détachées , en
cire également.
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Résumé : « M. GAUTIER nous assure qu'il est l'inventeur de l'art d'imprimer les tableaux à [...] »
M. Gautier se présente comme l'inventeur de l'impression des tableaux à quatre cuivres, une technique inspirée par les manufactures d'indiennes de Marseille. Cette méthode permet de reproduire des tableaux comme on imprime des fleurs sur des toiles. Gautier attribue son succès à sa maîtrise de la théorie des couleurs. Ces impressions peuvent être utilisées pour l'histoire naturelle, l'anatomie ou l'ornementation de cabinets. Son fils, Jean-Baptiste-André Gautier, collabore avec lui et annonce deux tableaux : 'La Toilette du Soir' d'après Arnoldus Boonen et 'Le Magistre Hollandois et sa jeune Écolière' d'après Therbourk. Ces œuvres, tirées du cabinet de M. le Comte de Vence, ont été présentées à M. le Marquis de Marigny avec l'approbation de plusieurs académiciens. Après la seconde édition de son cours d'anatomie, Gautier prévoit de publier des suites de tableaux de divers genres et des suites d'histoire naturelle. Les deux tableaux annoncés sont sur toile de buit, mesurant quinze pouces de haut sur douze de large, et sont vendus trois livres en feuilles et quatre livres collés sur toile et vernis. Gautier informe également les amateurs d'anatomie que son modèle en cire de l'homme, moulé sur un sujet aux Invalides de Paris, a été acquis par un amateur. Il propose de reproduire le modèle pour ceux intéressés, à condition d'être averti un an à l'avance, pour un prix de six mille livres incluant la suite des parties détachées en cire.
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143
p. 236
AVIS.
Début :
Le sieur le Lievre, Apoticaire, Distillateur, ordinaire du Roi, rue de [...]
Mots clefs :
Baume de vie, Maux d'estomac, Coliques, Hémorroïdes, Guérison, Sieur le Lievre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
Le leLivro , Apo
E fieur le Lievre , Apoticaire , Diftillateur ;
ordinaire du Roi , rue de Seine , fauxbourg
S. Germain , à Paris , fait & vend le véritable Baume
de vie , qui eft le même que celui de M. Leffelter.
On affure qu'il guérit les maux d'eftomac , -
les indigeftions , les coliques , les fleurs blanches,
les hémorroïdes , & c. Nous parlerons une autrefois
plus au long de ce remede dont plufieurs/ perfonnes
de notre connoiffance ont éprouvé l'efficacité
.
Le leLivro , Apo
E fieur le Lievre , Apoticaire , Diftillateur ;
ordinaire du Roi , rue de Seine , fauxbourg
S. Germain , à Paris , fait & vend le véritable Baume
de vie , qui eft le même que celui de M. Leffelter.
On affure qu'il guérit les maux d'eftomac , -
les indigeftions , les coliques , les fleurs blanches,
les hémorroïdes , & c. Nous parlerons une autrefois
plus au long de ce remede dont plufieurs/ perfonnes
de notre connoiffance ont éprouvé l'efficacité
.
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144
p. 236-237
AUTRE.
Début :
La Dame Mouton, Marchande Apoticaire de Paris, continue avec succès le débit [...]
Mots clefs :
Dame Mouton, Sirop pectoral, Maladies de poitrine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
A Dame Mouton , Marchande Apoticaire de
LADame
Bechique Souverain ou Syrop pectoral , approuvé
par brevet du 24 Aout 1750. pour les maladies de
poitrine , comme rhume , toux invétérés , oppreffion
, foibleffe de poitrine , & afthme humide.
Ce Syrop Bechique ayant la propriété de fondre
& d'atténuer les humeurs engorgées dans le poulmon
, d'adoucir l'acrimonie de la lymphe comme
Balfamique , & de rétablir les forces abbattues ,
comme parfait reſtaurant .
Il ne fe débite que chez elle. Elle demeure rue
S. Denis , entre la rue Thevenot & la rue des
NOVEMBRE. 1755. 237
Filles-Dieu , vis -à- vis le Roi François , à Paris.
Les perfonnes qui écriront font priées d'affran
chir leurs lettres.
A Dame Mouton , Marchande Apoticaire de
LADame
Bechique Souverain ou Syrop pectoral , approuvé
par brevet du 24 Aout 1750. pour les maladies de
poitrine , comme rhume , toux invétérés , oppreffion
, foibleffe de poitrine , & afthme humide.
Ce Syrop Bechique ayant la propriété de fondre
& d'atténuer les humeurs engorgées dans le poulmon
, d'adoucir l'acrimonie de la lymphe comme
Balfamique , & de rétablir les forces abbattues ,
comme parfait reſtaurant .
Il ne fe débite que chez elle. Elle demeure rue
S. Denis , entre la rue Thevenot & la rue des
NOVEMBRE. 1755. 237
Filles-Dieu , vis -à- vis le Roi François , à Paris.
Les perfonnes qui écriront font priées d'affran
chir leurs lettres.
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Résumé : AUTRE.
Le 'Bechique Souverain' ou 'Syrop pectoral', approuvé le 24 août 1750, traite les maladies de poitrine comme le rhume, la toux et l'asthme. Il fond et atténue les humeurs pulmonaires, adoucit la lymphe et rétablit les forces. Vendu par Dame Mouton, apothicaire à Paris, rue Saint-Denis, entre la rue Thévenot et la rue des Filles-Dieu.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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145
p. 237
AUTRE.
Début :
Petit, successeur du feu sieur Guérard, à l'image Notre-Dame, [...]
Mots clefs :
Magasin, Papier, Écrans, Écrans historiques
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
Etit , fucceffeur du feu fieur Guérard , à l'i
mage Notre-Dame , rue du Petit - Pont , visà-
vis un Marchand de Draps ; tient magafin de Papier,
& d'Ecrans des plus beaux & des plus à la mode
avec cabriolets ; il vend feul les Ecrans Hiftoriques
pour rafraîchir la mémoire des Lecteurs.
Etit , fucceffeur du feu fieur Guérard , à l'i
mage Notre-Dame , rue du Petit - Pont , visà-
vis un Marchand de Draps ; tient magafin de Papier,
& d'Ecrans des plus beaux & des plus à la mode
avec cabriolets ; il vend feul les Ecrans Hiftoriques
pour rafraîchir la mémoire des Lecteurs.
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146
p. 237
AUTRE.
Début :
Monsieur Gallonde, Horloger du Roi qui a fait une Lotterie [...]
Mots clefs :
Horloger du roi, Loterie, Pendule
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
Onfieur Gallonde , Horloger du Roi qui a
fait une Lotterie d'une Pendule finguliere
dans fon genre , & dont les billets font de fix liv .
avertit qu'il ne lui en refte plus qu'environ une
centaine. Comme plufieurs perfonnes fouhaitent
affifter au Tirage de ladite Lotterie , on ne la
tirera qu'après les vacances : on donnera avis du
Tirage par le Mercure fuivant. Son adreffe eft
rue Quincampoix , vis-à- vis le Bureau des Merciers.
Onfieur Gallonde , Horloger du Roi qui a
fait une Lotterie d'une Pendule finguliere
dans fon genre , & dont les billets font de fix liv .
avertit qu'il ne lui en refte plus qu'environ une
centaine. Comme plufieurs perfonnes fouhaitent
affifter au Tirage de ladite Lotterie , on ne la
tirera qu'après les vacances : on donnera avis du
Tirage par le Mercure fuivant. Son adreffe eft
rue Quincampoix , vis-à- vis le Bureau des Merciers.
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147
p. 237-238
AUTRE.
Début :
Le sieur Peromet fait une cire épilatoire pour dégarnir les sourcils [...]
Mots clefs :
Cire épilatoire, Sourcils, Bras, Mains, Sieur Peromet
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E fieur Peromet fait une cire épilatoire pour dé
Lgarnir les fourcils qui font trop couverts , &
pour dégarnir le front , les joues , les bras & les
mains , qui font chargées de poil.
Il a établi fon Bureau chez le fieur Malivoire ,
Marchand Parfumeur , rue Bardubec , près la rue
5. Mery , & chez Madame Legende , Marchande
Parfumeufe , rue Galande , au coin de la rue des
Anglois , Place Maubert. Le prix eft de trois &
238 MERCURE DE FRANCE.
fix livres la douzaine . Il donne par écrit la façon
de s'en fervir.
E fieur Peromet fait une cire épilatoire pour dé
Lgarnir les fourcils qui font trop couverts , &
pour dégarnir le front , les joues , les bras & les
mains , qui font chargées de poil.
Il a établi fon Bureau chez le fieur Malivoire ,
Marchand Parfumeur , rue Bardubec , près la rue
5. Mery , & chez Madame Legende , Marchande
Parfumeufe , rue Galande , au coin de la rue des
Anglois , Place Maubert. Le prix eft de trois &
238 MERCURE DE FRANCE.
fix livres la douzaine . Il donne par écrit la façon
de s'en fervir.
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Résumé : AUTRE.
Le sieur Peromet propose une cire épilatoire pour les sourcils, le front, les joues, les bras et les mains. Elle est disponible chez Malivoire, rue Bardubec, et Madame Legende, rue Galande. Le prix est de trois livres six sols la douzaine. Des instructions d'utilisation sont fournies.
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148
p. 229-230
AVIS
Début :
Le Bon Jardinier. Almanach pour l'année 1756, contenant une idée [...]
Mots clefs :
Almanach, Jardinage, Tablettes historiques, topographiques & physiques, Catalogue des livres de la bibliothèque, Bernard de Chantant, Librairie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS
AVIS
Almanach LE BON JARDINIER.
pour l'année 1756 , contenant une idée
générale des quatre fortes de Jardins , lest
régles pour les cultiver , & la maniere
d'élever les plus belles fleurs. A Paris ,
chez Guillyn , quai des Auguftins. 1756.
On trouve chez le même Libraire , chez
Ganeau , rue S. Severin , & chez Defventes
, à Dijon , les Tablettes hiftoriques , topographiques
& Phyfiques de Bourgogne ,
pour l'année 1756 .
Catalogue des Livres de la Bibliotheque
de feu M. Bernard de Chantant , Con-.
feiller au Parlement de Dijon , dont la
vente fe fera dans cette ville. L'on trouve
ce Catalogue à Paris , chez Guillyn , quay
des Augustins , qui donnera les éclairciffemens
néceffaires : il fe chargera de faire.
230 MERCURE DE FRANCE .
acheter les Livres que l'on lui commettra ,
& de les remettre aux acquéreurs à Paris :
on peut auffi s'adreffer chez Defventes à
Dijon.
Almanach LE BON JARDINIER.
pour l'année 1756 , contenant une idée
générale des quatre fortes de Jardins , lest
régles pour les cultiver , & la maniere
d'élever les plus belles fleurs. A Paris ,
chez Guillyn , quai des Auguftins. 1756.
On trouve chez le même Libraire , chez
Ganeau , rue S. Severin , & chez Defventes
, à Dijon , les Tablettes hiftoriques , topographiques
& Phyfiques de Bourgogne ,
pour l'année 1756 .
Catalogue des Livres de la Bibliotheque
de feu M. Bernard de Chantant , Con-.
feiller au Parlement de Dijon , dont la
vente fe fera dans cette ville. L'on trouve
ce Catalogue à Paris , chez Guillyn , quay
des Augustins , qui donnera les éclairciffemens
néceffaires : il fe chargera de faire.
230 MERCURE DE FRANCE .
acheter les Livres que l'on lui commettra ,
& de les remettre aux acquéreurs à Paris :
on peut auffi s'adreffer chez Defventes à
Dijon.
Fermer
Résumé : AVIS
En 1756, 'Le Bon Jardinier' décrit les types de jardins, leurs cultures et les méthodes de floriculture. Les 'Tablettes historiques de Bourgogne' sont également publiées. Le catalogue de la bibliothèque de Bernard de Chantant est en vente à Dijon et à Paris chez Guillyn et Defventes. Guillyn fournit des éclaircissements et achète les livres pour les acquéreurs.
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149
p. 230
AUTRE.
Début :
Le Sieur Compigné, Marchand Tabletier, Privilegié du Roi, qui demeuroit [...]
Mots clefs :
Sieur Compigné, Tablettes, Métaux, Dessins, Paysages, Fleurs, Carton
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E Sieur Compigné , Marchand Tabletier , Pri
vilegié du Roi , qui demeuroit ci- devant dans
le Temple , donne avis au Public qu'il a tranfporté
fes fabriques de Tabatieres d'écaille & de
carton , rue Grenetal , à l'enfeigne du Roi David ,
où le vafte emplacement lui a permis de l'augmenter
confidérablement ; pour mériter dans fon
art, les éloges du Public & des gens de goût , il
travaille tous les jours à le perfectionner.
Depuis plufieurs années , il exécute avec fes
tours des deffeins d'étoffe de toute espece.
Il va inceffamment mettre au jour différens
deffeins de fa compofition , qu'il exécute fur l'écaille
& fur le carton ; l'effet de ce travail eft d'autant
plus frappant qu'il repréfente le naturel .
Ceux qui défireront les avoir fur or & fur argent
, ou autres métaux , pourront les lui commander
: il les rendra avec autant de précifion
que tels deffeins Chinois , de fleurs , d'architecture
, de païfage , & autres qu'on voudroit ſe
procurer.
Il double en écaille les tabatieres de carton :
il raccommode les unes & les autres , & vend des
deux efpeces à très -jufte prix , en gros & en
détail.
On trouvera encore chez lui des affortimens
de toutes efpeces , en ce qui concerne la Tabletterie.
E Sieur Compigné , Marchand Tabletier , Pri
vilegié du Roi , qui demeuroit ci- devant dans
le Temple , donne avis au Public qu'il a tranfporté
fes fabriques de Tabatieres d'écaille & de
carton , rue Grenetal , à l'enfeigne du Roi David ,
où le vafte emplacement lui a permis de l'augmenter
confidérablement ; pour mériter dans fon
art, les éloges du Public & des gens de goût , il
travaille tous les jours à le perfectionner.
Depuis plufieurs années , il exécute avec fes
tours des deffeins d'étoffe de toute espece.
Il va inceffamment mettre au jour différens
deffeins de fa compofition , qu'il exécute fur l'écaille
& fur le carton ; l'effet de ce travail eft d'autant
plus frappant qu'il repréfente le naturel .
Ceux qui défireront les avoir fur or & fur argent
, ou autres métaux , pourront les lui commander
: il les rendra avec autant de précifion
que tels deffeins Chinois , de fleurs , d'architecture
, de païfage , & autres qu'on voudroit ſe
procurer.
Il double en écaille les tabatieres de carton :
il raccommode les unes & les autres , & vend des
deux efpeces à très -jufte prix , en gros & en
détail.
On trouvera encore chez lui des affortimens
de toutes efpeces , en ce qui concerne la Tabletterie.
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Résumé : AUTRE.
Le Sieur Compigné, marchand tabletier privilégié du Roi, annonce son déménagement. Ses fabriques de tabatières d'écaille et de carton sont désormais situées rue Grenetal, à l'enseigne du Roi David. Ce nouvel emplacement plus spacieux lui permet d'accroître sa production. Compigné se consacre quotidiennement à l'amélioration de son art et crée des dessins d'étoffes variés à l'aide de ses tours. Il prévoit de publier divers dessins sur écaille et carton, reproduisant fidèlement la nature. Il accepte également des commandes pour des dessins sur or, argent ou autres métaux, avec une précision comparable aux dessins chinois. Compigné double en écaille les tabatières de carton, raccommode les tabatières et vend les deux types à des prix compétitifs, en gros et au détail. Il propose également une gamme d'accessoires liés à la tabletterie.
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150
p. 231
AUTRE.
Début :
Le sieur Georges Douay, Marchand fabriquant de Gazes, demeurant rue [...]
Mots clefs :
Gazes, Marly d'Angleterre, Motifs variés
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
E fieur Georges Douay, Marchand fabriquant
vis le Bon Paſteur , Fauxbourg S. Marceau à Paris
, donne avis aux Négocians qu'il poffede le
fecret de faire le Marly d'Angleterre , de toutes
les façons qu'il puiffe fe faire ; fçavoir , à carreau ,
rayé & uni , noir & blanc , & du plus beau blanc
qu'on puiffe le défirer.
E fieur Georges Douay, Marchand fabriquant
vis le Bon Paſteur , Fauxbourg S. Marceau à Paris
, donne avis aux Négocians qu'il poffede le
fecret de faire le Marly d'Angleterre , de toutes
les façons qu'il puiffe fe faire ; fçavoir , à carreau ,
rayé & uni , noir & blanc , & du plus beau blanc
qu'on puiffe le défirer.
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