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1
p. 131-146
L'Amant vantousé, Histoire. [titre d'après la table]
Début :
Si ce dénombrement de Vaisseaux, d'Equipages & d'Armemens n'est [...]
Mots clefs :
Pédant, Connaissances, Amoureux, Exercices, Ventouses, Molière, Chirurgien, Rougeurs, Voiture, Opération
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texteReconnaissance textuelle : L'Amant vantousé, Histoire. [titre d'après la table]
Si ce dénombrement de
Vaiſſeaux ,d'Equipages &d'Ar- memens n'eſt pas du gouft de vos ſpirituelles Amies, l'Avan- ture quej'ay à vous conter aura peut- eftre pour elles quelque choſe de réjoüiffant. Ily a plus d'une Perſonne qui vous l'atteftera pour veritable , & je vous 12Conne fur la foy de Gens ſans reproche.
UnjeuneGentilhomme, ren- fermé juſqu'à vingt ans dans le
GALANT. 83
fonds de fa Province , ſous la dépendance d'un Pédant quiavoit tâché de luy apprendre beau- coup de chofes qu'il ne ſçavoit peut-eſtre pas trop bien luy- meſme, vint il y aquelquetemps à Paris pour y commencer ſes Exercices , & quand il y vint,
on peut dire qu'il eſtoit tout nouvellement débarqué.Il avoit des manieres embarraffées , &
ceux qui prenoient intereſt en luy , ne le virent pas longtemps fans s'appercevoir que l'Etude neluy avoit donné quedes Con- noiſſances maldigerées qui a- voient beſoin d'adouciſſement.
Comme il n'y a point d'Ecole plus propre àl'acquerirque cel- le des Femmes , fes Amis le menerent chez quelques Belles. II Les vit d'abordfans autredeſſein
que celuy de rendre ſesdevoirs
Dvj
84 LE MERCVRE
à d'aimables Perſonnes que fa naiffance engageoit à marquer de la confideration pour luy ;
mais infenfiblement il y prit goust , il eſtoit d'âge à aimer , il avoit un cœur; & une grande Brune dont les yeux eſtoient les plus dangereux du monde, eut tantde charmes pour luy , qu'il en devint éperduëment amou- reux. La Dame fut ſurpriſe de le voir plus ſouvent chez elle qu'elle ne l'auroit ſouhaité ! Elle eſtoit ſi bien faite , qu'elle n'eut pas de peine à deviner qui l'at- tiroit. Ses affiduitez ayant com- mencé à luy faire connoiſtre la.
paſſion qu'il avoit pour elle , fes regards &quelques foûpirs mat étouffez acheverent de l'en inftruire. Cette conqueſte lachagrina , elle n'eſtoit point d'un af fez grand poids pour luy faire
GALANT. 85
honneur, & l'expoſoit àdes im- portunitez fatiguantes pour une Perſonne qu'un cœur novice n'accommodoit pas. Elle feignit de n'entendre point ſes premie- res declarations , & pour s'en défaire en le rebutant , elle le
raitla fur quelques tlefauts dont il prenoit peine à ſe corriger , &
n'oublia pas fur tout à luyfaire connoiſtre ſon dégoutpour cer- taines rougeurs qu'il avoit fur le
viſage. Il aimoit la Dame , &
vouloit luy plaire à quelque prix que ce fuſt. Cedernier reproche luy donnoit de l'inquietude. II erut que ſes rougeurs eſtoient la feule choſe qui la choquoit , &
dans l'impatience d'y trouver
quelque remede , il fit confiden- ce de ſon ſecret àceluy qui l'a- voit mené chez elle , &qui ap- - prenoit ſes Exercices dans la
86 LE MERCVRE
meſme Académie que luy. Le Confident avoit veu le monde,
il aimoit à faire piece , & fans heſiter, il luy dit que ſi c'eſtoit là le ſeul obſtacle qui l'empef- chaſt d'avoir les bonnes graces de la Belle , il luy répondoitde fon bonheur. Il adjoûte que ces rougeurs venoient d'une abon- dance de fang qu'il eſtoitfacile dedétourner ,qu'il les avoit euës comme luy, & quepour éviterla guerre qu'on luy faifoit , il s'en eſtoit fait quite pardes Ventou- ſes appliquées ſur la partie que Moliere nous a fait ſi ſpirituelle- ment entendre , quanddans l'u- nedeſes Pieces il a fait dire pour infulter un Apotiquaire, qu'on voyoit bienqu'il n'eſtoit pas ac- couſtumé à parler àdes Viſages .
Le Gentil-homme auffi credule
que jeune , auroit voulu eftre
GALAN Τ. 87
ventousédans le meſme inſtant.
Il embraffe le Confident avec
une joye extraordinaire , & le conjure de ne point differer à
faire venir la meſme Perſonne
dont il s'eſt ſervy pourunepa- reille Opération. On prend jour au lendemain , un Chirurgien a le mot , & deux Amis com
muns font avertis de l'employ qu'ils doivent avoir dans la Pie- ce. LeConfidentamene le Chirurgien à l'heure marquée. Le Gentilhomme le prie den'épar- gner point ſon ſang , &fe cou- chant fur le ventre, il fouffre
l'application des Ventouſes qui fontunecopieuſe attraction.Les Scarifications ſuivent,on les fait
profondes , &apres que le Chi- rurgien en a recüeilly deux grandes paletes de ſang,il remet les Ventouſes, & feignant d'a
88 LE MERCVRE
voir oublié quelque choſe de neceffaire , il le quitte pour cou- rir juſques chez luy. Il eſt à pei- ne forty de la Chambre , qu'on entend du bruit dans l'Escalier.
C'eſtoient les deux Amis à qui on avoit appris le miftere. Ils entrent malgré le Patient qui veut qu'on ferme la porte , &
qui a bien de la peine à ſe tenir couché fur le coſté. Ils s'informent de ce qui peut l'arreſter au,
Lit , & apres une converſation generale d'un quart - d'heure l'un des deux paſſe dans une étroite ruelle ſous pretexte d'a-'
voir quelque ſecret à luy dire.
L'Amant Ventouse tourne la
teſte ſans ſe remier , &fon Amy le prie inutilement de s'appro- cher unpeudavantage. Il n'ofe luy dire en termes du galant Voiture , qu'il a pour ne le pas
7
३
He GALANT. 89
eier.
11
e
1
faire , une raiſon fondamentale fur laquelle il ne luy eſt pas permis d'apuyer. Il n'écoute que d'un peu loin cequ'on neluydi- roit pas fi on ne cherchoit à
l'embarraffer ; & enfin le Confident fait l'officieux en obligeant les nouveaux venus às'é- loigner. Le Chirurgien revient,
fil ofte les Ventouſes, &laiffe le Plaintif ſcarifié dansdes dou- Veurs dont il ne ſe conſole que par l'efperace de n'avoirplusles Tougeurs qui bleſſent les yeux de la Dame. Elle apprend du Confident le tour qu'il luy a
joué , & afin qu'il nejoüiffe pas ſeul du plaifirde cette Avantu- re, elle envoye prier le Gentil- homme de luy venir parler le lendemain. LeMeſſage luy étoit trop doux pour ne l'engager pas àſe faire une neceſſité de cette
१० LE MERCVRE
Viſite.Il ſe rend chez elle àpied,
car l'Opération eſtoit trop ré- cente , &ne laiſſoit aucune voiture commode pourluy. Onle mene dans leCabinetde la Belle , où il ne trouve que desEſca- beaux fort durs. Elle le fait affeoir malgré luy. Il fait centpo- ſtures qui l'inſtruiſent de ce
qu'il ſouffre , &jamais conver- ſation d'une Maîtreſſe ne parut ſi longue à un Amant. Il s'en tire le plutôt qui'l peut , & ce qui le chagrine, c'eſtqu'aubout de quelques jours , il s'apperçoit que ſes rougeurs augmentoient au lieu de diminuer. Il s'en
plaint à celuy qui est cauſedu Remede qu'il a eſſayé, & fa ré- ponſe eſt qu'il feroit bonde re- commencer , parce que les Ven- touſes n'ontpas efté affez long- temps appliquées. Il s'y ſeroit
GALANT. 91
refolu fans doute , s'il n'en euſt - demandé avis àquelqu'un qui - luy dit charitablement qu'on - luy faiſoit piece. Il avoit du coeur ,&ayant rencontré le ma- licieux Confident , il luy fait mettre l'épée à la main. Comme les diſgraces ſe ſuivent , il ne peut fi bien ſe ſervir de fon adreſſe , qu'il ne reçoive une fort large Bleſſure dontil eſt en- cor àpreſent au Lit.Il eſt certain qu'il en guérira , mais il ne l'eſt pas que ce nouveau ſangqu'ila
perdu faſſe ceſſer les rougeurs
Vaiſſeaux ,d'Equipages &d'Ar- memens n'eſt pas du gouft de vos ſpirituelles Amies, l'Avan- ture quej'ay à vous conter aura peut- eftre pour elles quelque choſe de réjoüiffant. Ily a plus d'une Perſonne qui vous l'atteftera pour veritable , & je vous 12Conne fur la foy de Gens ſans reproche.
UnjeuneGentilhomme, ren- fermé juſqu'à vingt ans dans le
GALANT. 83
fonds de fa Province , ſous la dépendance d'un Pédant quiavoit tâché de luy apprendre beau- coup de chofes qu'il ne ſçavoit peut-eſtre pas trop bien luy- meſme, vint il y aquelquetemps à Paris pour y commencer ſes Exercices , & quand il y vint,
on peut dire qu'il eſtoit tout nouvellement débarqué.Il avoit des manieres embarraffées , &
ceux qui prenoient intereſt en luy , ne le virent pas longtemps fans s'appercevoir que l'Etude neluy avoit donné quedes Con- noiſſances maldigerées qui a- voient beſoin d'adouciſſement.
Comme il n'y a point d'Ecole plus propre àl'acquerirque cel- le des Femmes , fes Amis le menerent chez quelques Belles. II Les vit d'abordfans autredeſſein
que celuy de rendre ſesdevoirs
Dvj
84 LE MERCVRE
à d'aimables Perſonnes que fa naiffance engageoit à marquer de la confideration pour luy ;
mais infenfiblement il y prit goust , il eſtoit d'âge à aimer , il avoit un cœur; & une grande Brune dont les yeux eſtoient les plus dangereux du monde, eut tantde charmes pour luy , qu'il en devint éperduëment amou- reux. La Dame fut ſurpriſe de le voir plus ſouvent chez elle qu'elle ne l'auroit ſouhaité ! Elle eſtoit ſi bien faite , qu'elle n'eut pas de peine à deviner qui l'at- tiroit. Ses affiduitez ayant com- mencé à luy faire connoiſtre la.
paſſion qu'il avoit pour elle , fes regards &quelques foûpirs mat étouffez acheverent de l'en inftruire. Cette conqueſte lachagrina , elle n'eſtoit point d'un af fez grand poids pour luy faire
GALANT. 85
honneur, & l'expoſoit àdes im- portunitez fatiguantes pour une Perſonne qu'un cœur novice n'accommodoit pas. Elle feignit de n'entendre point ſes premie- res declarations , & pour s'en défaire en le rebutant , elle le
raitla fur quelques tlefauts dont il prenoit peine à ſe corriger , &
n'oublia pas fur tout à luyfaire connoiſtre ſon dégoutpour cer- taines rougeurs qu'il avoit fur le
viſage. Il aimoit la Dame , &
vouloit luy plaire à quelque prix que ce fuſt. Cedernier reproche luy donnoit de l'inquietude. II erut que ſes rougeurs eſtoient la feule choſe qui la choquoit , &
dans l'impatience d'y trouver
quelque remede , il fit confiden- ce de ſon ſecret àceluy qui l'a- voit mené chez elle , &qui ap- - prenoit ſes Exercices dans la
86 LE MERCVRE
meſme Académie que luy. Le Confident avoit veu le monde,
il aimoit à faire piece , & fans heſiter, il luy dit que ſi c'eſtoit là le ſeul obſtacle qui l'empef- chaſt d'avoir les bonnes graces de la Belle , il luy répondoitde fon bonheur. Il adjoûte que ces rougeurs venoient d'une abon- dance de fang qu'il eſtoitfacile dedétourner ,qu'il les avoit euës comme luy, & quepour éviterla guerre qu'on luy faifoit , il s'en eſtoit fait quite pardes Ventou- ſes appliquées ſur la partie que Moliere nous a fait ſi ſpirituelle- ment entendre , quanddans l'u- nedeſes Pieces il a fait dire pour infulter un Apotiquaire, qu'on voyoit bienqu'il n'eſtoit pas ac- couſtumé à parler àdes Viſages .
Le Gentil-homme auffi credule
que jeune , auroit voulu eftre
GALAN Τ. 87
ventousédans le meſme inſtant.
Il embraffe le Confident avec
une joye extraordinaire , & le conjure de ne point differer à
faire venir la meſme Perſonne
dont il s'eſt ſervy pourunepa- reille Opération. On prend jour au lendemain , un Chirurgien a le mot , & deux Amis com
muns font avertis de l'employ qu'ils doivent avoir dans la Pie- ce. LeConfidentamene le Chirurgien à l'heure marquée. Le Gentilhomme le prie den'épar- gner point ſon ſang , &fe cou- chant fur le ventre, il fouffre
l'application des Ventouſes qui fontunecopieuſe attraction.Les Scarifications ſuivent,on les fait
profondes , &apres que le Chi- rurgien en a recüeilly deux grandes paletes de ſang,il remet les Ventouſes, & feignant d'a
88 LE MERCVRE
voir oublié quelque choſe de neceffaire , il le quitte pour cou- rir juſques chez luy. Il eſt à pei- ne forty de la Chambre , qu'on entend du bruit dans l'Escalier.
C'eſtoient les deux Amis à qui on avoit appris le miftere. Ils entrent malgré le Patient qui veut qu'on ferme la porte , &
qui a bien de la peine à ſe tenir couché fur le coſté. Ils s'informent de ce qui peut l'arreſter au,
Lit , & apres une converſation generale d'un quart - d'heure l'un des deux paſſe dans une étroite ruelle ſous pretexte d'a-'
voir quelque ſecret à luy dire.
L'Amant Ventouse tourne la
teſte ſans ſe remier , &fon Amy le prie inutilement de s'appro- cher unpeudavantage. Il n'ofe luy dire en termes du galant Voiture , qu'il a pour ne le pas
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faire , une raiſon fondamentale fur laquelle il ne luy eſt pas permis d'apuyer. Il n'écoute que d'un peu loin cequ'on neluydi- roit pas fi on ne cherchoit à
l'embarraffer ; & enfin le Confident fait l'officieux en obligeant les nouveaux venus às'é- loigner. Le Chirurgien revient,
fil ofte les Ventouſes, &laiffe le Plaintif ſcarifié dansdes dou- Veurs dont il ne ſe conſole que par l'efperace de n'avoirplusles Tougeurs qui bleſſent les yeux de la Dame. Elle apprend du Confident le tour qu'il luy a
joué , & afin qu'il nejoüiffe pas ſeul du plaifirde cette Avantu- re, elle envoye prier le Gentil- homme de luy venir parler le lendemain. LeMeſſage luy étoit trop doux pour ne l'engager pas àſe faire une neceſſité de cette
१० LE MERCVRE
Viſite.Il ſe rend chez elle àpied,
car l'Opération eſtoit trop ré- cente , &ne laiſſoit aucune voiture commode pourluy. Onle mene dans leCabinetde la Belle , où il ne trouve que desEſca- beaux fort durs. Elle le fait affeoir malgré luy. Il fait centpo- ſtures qui l'inſtruiſent de ce
qu'il ſouffre , &jamais conver- ſation d'une Maîtreſſe ne parut ſi longue à un Amant. Il s'en tire le plutôt qui'l peut , & ce qui le chagrine, c'eſtqu'aubout de quelques jours , il s'apperçoit que ſes rougeurs augmentoient au lieu de diminuer. Il s'en
plaint à celuy qui est cauſedu Remede qu'il a eſſayé, & fa ré- ponſe eſt qu'il feroit bonde re- commencer , parce que les Ven- touſes n'ontpas efté affez long- temps appliquées. Il s'y ſeroit
GALANT. 91
refolu fans doute , s'il n'en euſt - demandé avis àquelqu'un qui - luy dit charitablement qu'on - luy faiſoit piece. Il avoit du coeur ,&ayant rencontré le ma- licieux Confident , il luy fait mettre l'épée à la main. Comme les diſgraces ſe ſuivent , il ne peut fi bien ſe ſervir de fon adreſſe , qu'il ne reçoive une fort large Bleſſure dontil eſt en- cor àpreſent au Lit.Il eſt certain qu'il en guérira , mais il ne l'eſt pas que ce nouveau ſangqu'ila
perdu faſſe ceſſer les rougeurs
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Résumé : L'Amant vantousé, Histoire. [titre d'après la table]
Le texte narre l'histoire d'un jeune gentilhomme élevé dans la province par un pédant. Arrivé à Paris pour ses études, il se montre d'abord maladroit et mal à l'aise. Ses amis l'introduisent dans la société parisienne, notamment auprès de femmes. Il s'éprend d'une grande brune qui, bien que flattée, est gênée par ses visites fréquentes et ses déclarations maladroites. Pour se débarrasser de lui, elle critique ses rougeurs au visage. Désireux de plaire à la dame, le jeune homme consulte un ami qui lui suggère d'utiliser des ventouses pour éliminer les rougeurs. Le gentilhomme accepte et subit l'opération, qui se révèle douloureuse et inefficace. Entre-temps, ses amis lui jouent un tour en lui révélant la vérité sur l'opération. La dame, informée de la plaisanterie, invite le gentilhomme pour en discuter. Il découvre ensuite que ses rougeurs ont empiré. Informé que l'opération doit être répétée, il décide de confronter son ami, ce qui aboutit à un duel où il est gravement blessé.
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2
p. 2046
Remede pour les Dartres, [titre d'après la table]
Début :
M. C[h]ycoineau, Conseiller d'Etat, Premier Médecin du Roi, ayant vû la guérison d'un grand Prélat, [...]
Mots clefs :
Rougeurs, Guérison, Dartres, Boutons, Eau, Baume, François Chicoyneau
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texteReconnaissance textuelle : Remede pour les Dartres, [titre d'après la table]
M. Chycoineau , Confeiller d'Etat , Premier Médecin
du Roi , ayant vû la guérifon d'un grand Prélat
, des Rougeurs , Dartres & Boutons qu'il avoit
fur le vifage depuis plus de huit ans , lequel a fait à
la Dame de Leftrade une penfion fa vie durant , &
ayant appris d'ailleurs la guérifon de plufieurs autres
Perfonnes confidérables , & qu'elle traitoit ces
Maladies depuis plus de 40. ans avec fuccès & applaudiffement
, a bien voulu donner fon Approbation
pour déb te fes Remédes , pour l'utilité & le
foulagement du Public ; fçavoir , une Eau qui guérit
les Dartres vives & farineules , Boutons , Rougeurs ,
Taches de rouffeur & autres Maladies de la Peau ;
& un Baume blanc , en confiftance de Pomade , qui
ôte les cavités & les rougeurs après la petite vérole
; les aches jaunes & le hâle , unit & blanchit le
tein. Ces Remédes fe gardent tant que l'on veut
& peuvent fe tranfporter par tout.
Les Bouteilles de cette Eau font de 2. 3. 4 &
6. livres & au deffus , felon la grandeur. Les Pots
de Baume blanc font de 3 livres 10. fols , & les demi
Pots d'une livre 15 fols
Mad. de Lefirade , demeure à Paris , ruë de la Comédie
Françoife, ci és un Grainetier, aupremier Etage.
Il y a une Affiche au deffus de la porte .
du Roi , ayant vû la guérifon d'un grand Prélat
, des Rougeurs , Dartres & Boutons qu'il avoit
fur le vifage depuis plus de huit ans , lequel a fait à
la Dame de Leftrade une penfion fa vie durant , &
ayant appris d'ailleurs la guérifon de plufieurs autres
Perfonnes confidérables , & qu'elle traitoit ces
Maladies depuis plus de 40. ans avec fuccès & applaudiffement
, a bien voulu donner fon Approbation
pour déb te fes Remédes , pour l'utilité & le
foulagement du Public ; fçavoir , une Eau qui guérit
les Dartres vives & farineules , Boutons , Rougeurs ,
Taches de rouffeur & autres Maladies de la Peau ;
& un Baume blanc , en confiftance de Pomade , qui
ôte les cavités & les rougeurs après la petite vérole
; les aches jaunes & le hâle , unit & blanchit le
tein. Ces Remédes fe gardent tant que l'on veut
& peuvent fe tranfporter par tout.
Les Bouteilles de cette Eau font de 2. 3. 4 &
6. livres & au deffus , felon la grandeur. Les Pots
de Baume blanc font de 3 livres 10. fols , & les demi
Pots d'une livre 15 fols
Mad. de Lefirade , demeure à Paris , ruë de la Comédie
Françoife, ci és un Grainetier, aupremier Etage.
Il y a une Affiche au deffus de la porte .
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3
p. 213-214
AVIS
Début :
Le sieur le Comte, Vinaigrier ordinaire du Roi & de la Reine, [...]
Mots clefs :
Vinaigre, Peau, Rougeurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS
AVIS
E fieur le Comte , Vinaigrier ordinaire du
›
vinaigres , tant de table que de toilette , de propreté
& pharmacie , jufqu'au nombre de cent foixante
, donne avis au public , qu'ayant inventé &
compofé l'année derniere le vinaigre admirable
& fans pareil , ayant eu l'applaudiffement des
Seigneurs & Dames de la Cour , & approuvé de la
Faculté , fe croit obligé par l'efficacité & les vertus
dudit vinaigre , de renouveller au public fes
propriétés , qui font de blanchir le vifage , d'unir
& affermir la peau , & lui donner l'agrément d'un
teint clair & frais , d'ôter les boutons , dartres ,
taches de rouffeurs , & le hâle du vifage & de la
peau , de rétablir & remettre les vilages coupe-..
rofés de différens âges dans leur naturel , d'éteindre
promptement les rougeurs de la petite vérole ;"
il raffermit la vûe , ô : e les rougeurs & inflammations
qu'il peut y avoir ; il n'eft point mordant ni
corrofif , & ne peut endommager ni le teint ni la
peau . Ce vinaigre a une odeur très - agréable , &
s'emploie pur & à froid , en s'en étuvant avec un
linge imbibé , le matin & le foir , & même dans
lajournée. Les moindres bouteilles font de neuf
livres , & la pinte de trente- fix livres.
Ledit Sieur a en outre plufieurs nouveaux vinaigres
, comme vinaigre à la Choify , vinaigre à la
Bellevée , & vinaigre à la Charoloife.
Comme plufieurs de fes confreres contrefont les
214 MERCURE DE FRANCE.
vinaigres dudit le Comte , ce qu'ils ne peuvent fa
re qu'en les détériorant , ne fçachant pas fa maniere
particuliere de les compofer , & qu'ils fe difent
affociés avec lui , & vendant les mêmes marchandifes
( rien de plus faux ) , il fe croit obligé ,
pour l'utilité du public , de l'avertir qu'il ne fort
de chez lui aucune bouteille qui ne foit cachetée ,
ficelée & étiquetée de fon nom.
Il demeure à Paris , place de l'Ecole , près le
Pont neuf, à la Renommée.
E fieur le Comte , Vinaigrier ordinaire du
›
vinaigres , tant de table que de toilette , de propreté
& pharmacie , jufqu'au nombre de cent foixante
, donne avis au public , qu'ayant inventé &
compofé l'année derniere le vinaigre admirable
& fans pareil , ayant eu l'applaudiffement des
Seigneurs & Dames de la Cour , & approuvé de la
Faculté , fe croit obligé par l'efficacité & les vertus
dudit vinaigre , de renouveller au public fes
propriétés , qui font de blanchir le vifage , d'unir
& affermir la peau , & lui donner l'agrément d'un
teint clair & frais , d'ôter les boutons , dartres ,
taches de rouffeurs , & le hâle du vifage & de la
peau , de rétablir & remettre les vilages coupe-..
rofés de différens âges dans leur naturel , d'éteindre
promptement les rougeurs de la petite vérole ;"
il raffermit la vûe , ô : e les rougeurs & inflammations
qu'il peut y avoir ; il n'eft point mordant ni
corrofif , & ne peut endommager ni le teint ni la
peau . Ce vinaigre a une odeur très - agréable , &
s'emploie pur & à froid , en s'en étuvant avec un
linge imbibé , le matin & le foir , & même dans
lajournée. Les moindres bouteilles font de neuf
livres , & la pinte de trente- fix livres.
Ledit Sieur a en outre plufieurs nouveaux vinaigres
, comme vinaigre à la Choify , vinaigre à la
Bellevée , & vinaigre à la Charoloife.
Comme plufieurs de fes confreres contrefont les
214 MERCURE DE FRANCE.
vinaigres dudit le Comte , ce qu'ils ne peuvent fa
re qu'en les détériorant , ne fçachant pas fa maniere
particuliere de les compofer , & qu'ils fe difent
affociés avec lui , & vendant les mêmes marchandifes
( rien de plus faux ) , il fe croit obligé ,
pour l'utilité du public , de l'avertir qu'il ne fort
de chez lui aucune bouteille qui ne foit cachetée ,
ficelée & étiquetée de fon nom.
Il demeure à Paris , place de l'Ecole , près le
Pont neuf, à la Renommée.
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Résumé : AVIS
Le Comte, vinaigrier ordinaire, présente un vinaigre aux multiples propriétés bénéfiques pour la peau. Ce vinaigre, approuvé par la Cour et la Faculté, blanchit le visage, unifie et affermit la peau, élimine les boutons, les dartres, les taches de rousseur et le hâle. Il rétablit également les vilages coupés et éteint les rougeurs de la petite vérole. Il raffermit la vue sans être mordant ni corrosif. Il s'applique pur et à froid, avec un linge imbibé le matin et le soir. Disponible en formats de neuf et trente-six livres, le Comte propose aussi d'autres vinaigres comme ceux à la Choisy, à la Bellevée et à la Charoloise. Il met en garde contre les contrefaçons, précisant que seules les bouteilles cachetées, ficelées et étiquetées de son nom sont authentiques. Il réside à Paris, place de l'Ecole, près du Pont Neuf, à la Renommée.
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4
p. 229-230
AVIS
Début :
L'eau des Sultannes se distribue toujours avec beaucoup de succès. [...]
Mots clefs :
Eau des Sultannes, Maladies de peau, Sieur Garot, Guérison, Dartres, Rougeurs
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texteReconnaissance textuelle : AVIS
A VIS
'Eau des Sultannes fe diftribue toujours avec.
beaucoup de fuccès. Il y a peu de femaines .
que le fieur Garot , feul poffeffeur du fecret de la
compofer , ne reçoive des lettres de province , qui.
lui font adreffées de la part des perfonnes de dif
tinction , pour des envois qu'il a foin de faire
tenir régulierement . Ces perfonnes véridiques ,»
230 MERCURE DE FRANCE.
qui font l'éloge de cette Eau , ont remarqué par
fufage qu'elles en ont fait , qu'elle poffede non'
feulement toutes les vertus annoncées déja dans le
Mercure de Juillet 1752 , mais encore celles
d'être excellente pour preffer la guérifon des éré-'
fipeles , dartres vives & farineufes , & enfin toutes
les maladies de la peau , qui ont un grand feu
pour principe.
:
>
On peut s'en fervir le matin & le foir , elle raf--
fermit la peau , l'adoucit & la fortifie confidérablement
en la blanchiffant ; elle a auffi la vertu
de rafraîchir . Elle convient non feulement aux
femmes , mais encore aux hommes qui ont le vifage
brûlé du foleil en courant la pofte , ou à la
chaffe ; il ne faut qu'imbiber un petit linge fin ,
ou une éponge avec cette Eau , & s'en étuver
pour le trouver promptement foulagé . Cette Eau
eft très - convenable dans les bains de fanté & de
propreté , on la peut mêler avec l'eau du bain , à
volonté ; lorfque l'on fera forti du bain , on peut
l'employer toute pure. On peut auffi , après s'être
bien lavé les mains & les avoir effuyées , fe les
frotter de ladite Eau pure , puis la laiffer fecher
fans les effuyer que très - légerement . Cette Eau
eft auffi très-bonne pour les taches de rouffeur &
les rougeurs de la petite verole , elle les efface entierement.
Plufieurs Seigneurs & Dames s'en fervent
actuellement . Cette Eau fe débite en plufieurs
provinces : le prix du flacon eft de 6 liv. &
le demi- flacon eft de 3 livres . Le fieur Garot prie
les perfonnes qui lui écriront , d'affranchir le port
de leur lettre . Il demeure préfentement rue Be
tízy , en entrant par la rue de la Monnoye , chez
M. Sivrie , Maître Boulanger , au milieu de l'allée
une petite porte à gauche , au premier étage.
'Eau des Sultannes fe diftribue toujours avec.
beaucoup de fuccès. Il y a peu de femaines .
que le fieur Garot , feul poffeffeur du fecret de la
compofer , ne reçoive des lettres de province , qui.
lui font adreffées de la part des perfonnes de dif
tinction , pour des envois qu'il a foin de faire
tenir régulierement . Ces perfonnes véridiques ,»
230 MERCURE DE FRANCE.
qui font l'éloge de cette Eau , ont remarqué par
fufage qu'elles en ont fait , qu'elle poffede non'
feulement toutes les vertus annoncées déja dans le
Mercure de Juillet 1752 , mais encore celles
d'être excellente pour preffer la guérifon des éré-'
fipeles , dartres vives & farineufes , & enfin toutes
les maladies de la peau , qui ont un grand feu
pour principe.
:
>
On peut s'en fervir le matin & le foir , elle raf--
fermit la peau , l'adoucit & la fortifie confidérablement
en la blanchiffant ; elle a auffi la vertu
de rafraîchir . Elle convient non feulement aux
femmes , mais encore aux hommes qui ont le vifage
brûlé du foleil en courant la pofte , ou à la
chaffe ; il ne faut qu'imbiber un petit linge fin ,
ou une éponge avec cette Eau , & s'en étuver
pour le trouver promptement foulagé . Cette Eau
eft très - convenable dans les bains de fanté & de
propreté , on la peut mêler avec l'eau du bain , à
volonté ; lorfque l'on fera forti du bain , on peut
l'employer toute pure. On peut auffi , après s'être
bien lavé les mains & les avoir effuyées , fe les
frotter de ladite Eau pure , puis la laiffer fecher
fans les effuyer que très - légerement . Cette Eau
eft auffi très-bonne pour les taches de rouffeur &
les rougeurs de la petite verole , elle les efface entierement.
Plufieurs Seigneurs & Dames s'en fervent
actuellement . Cette Eau fe débite en plufieurs
provinces : le prix du flacon eft de 6 liv. &
le demi- flacon eft de 3 livres . Le fieur Garot prie
les perfonnes qui lui écriront , d'affranchir le port
de leur lettre . Il demeure préfentement rue Be
tízy , en entrant par la rue de la Monnoye , chez
M. Sivrie , Maître Boulanger , au milieu de l'allée
une petite porte à gauche , au premier étage.
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Résumé : AVIS
L'Eau des Sultannes, distribuée par le sieur Garot, est un produit apprécié pour ses multiples vertus. Garot reçoit des lettres de province louant cette eau et commandant des envois réguliers. Les utilisateurs constatent qu'elle traite efficacement les érésipèles, les dartres et diverses maladies de la peau. Elle raffermit, adoucit et fortifie la peau, tout en la blanchissant et la rafraîchissant. Convient aux femmes et aux hommes ayant le visage brûlé par le soleil. L'application se fait avec un linge fin ou une éponge imbibée. Recommandée pour les bains de santé, elle efface les taches de rousseur et les rougeurs de la petite vérole. Vendue en flacons de 6 livres et demi-flacons de 3 livres, elle est disponible dans plusieurs provinces. Garot réside rue Béthizy, chez M. Sivrie, Maître Boulanger, au premier étage.
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5
p. 236
EAU des Sultanes.
Début :
Le sieur Garrot, qui posséde seul le secret de la véritable Eau [...]
Mots clefs :
Eau des Sultannes, Qualités, Fortifiant, Peau, Teint, Rougeurs, Taches de la peau
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EAU des Sultanes.
EAU des Sultanes .
Le fieur Garrot , qui poffède feul le fecret de
la véritable Eau des Sultanes de feu M. Richard
de Marolles , demeure actuellement , rue des
Deux - Ponts , Iſle S. Louis , entre un Papetier &
un Chaircuitier , au premier : fon tableau eft fur
porte.
la
Cette Eau a toutes fortes de bonnes qualités
pour fortifier & embellir la peau : Elle éclaircit le
tein , même celui des hommes , brûlé du Soleil,
Il ne faut qu'imbiber un petit linge fin ou une
éponge avec cette Eau , & s'en étuver , pour fe
trouver rafraîchi & en fentir l'effet . On l'employe
avec fuccès dans les bains de fanté & de propreté.
Elle efface les taches de rouffeur & les rougeurs de
la petite vérole . Le fieur Garrot débite auffi une
eau qui eft très -bonne pour les yeux ; il en a des
rouleaux à Is f. La bouteille eft de 6 liv. Le flacon
d'eau des Sultanes eft de 6 liv . Le demi flacon
, de 3 liv.
Il prie les perfonnes qui lui écriront , d'affran
chir leurs lettres.
Le fieur Garrot , qui poffède feul le fecret de
la véritable Eau des Sultanes de feu M. Richard
de Marolles , demeure actuellement , rue des
Deux - Ponts , Iſle S. Louis , entre un Papetier &
un Chaircuitier , au premier : fon tableau eft fur
porte.
la
Cette Eau a toutes fortes de bonnes qualités
pour fortifier & embellir la peau : Elle éclaircit le
tein , même celui des hommes , brûlé du Soleil,
Il ne faut qu'imbiber un petit linge fin ou une
éponge avec cette Eau , & s'en étuver , pour fe
trouver rafraîchi & en fentir l'effet . On l'employe
avec fuccès dans les bains de fanté & de propreté.
Elle efface les taches de rouffeur & les rougeurs de
la petite vérole . Le fieur Garrot débite auffi une
eau qui eft très -bonne pour les yeux ; il en a des
rouleaux à Is f. La bouteille eft de 6 liv. Le flacon
d'eau des Sultanes eft de 6 liv . Le demi flacon
, de 3 liv.
Il prie les perfonnes qui lui écriront , d'affran
chir leurs lettres.
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Résumé : EAU des Sultanes.
L'Eau des Sultanes, fabriquée par le sieur Garrot, résidant rue des Deux-Ponts, Île Saint-Louis, fortifie et embellit la peau, éclaircit le teint et efface les taches de rousseur. Elle est utilisée pour se rafraîchir et dans les bains de santé. Garrot vend également une eau bénéfique pour les yeux. Les prix sont de 6 livres la bouteille et 3 livres le demi-flacon.
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6
p. 211-213
« Le sieur DUBOIS, Fils, Maître en Chirurgie de la Communauté de Menars-la-Ville [...] »
Début :
Le sieur DUBOIS, Fils, Maître en Chirurgie de la Communauté de Menars-la-Ville [...]
Mots clefs :
Maladies, Fièvres, Guérison, Eaux, Patients guéris, Rougeurs, Certificats, Paris, Elbeuf, Bouteille
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le sieur DUBOIS, Fils, Maître en Chirurgie de la Communauté de Menars-la-Ville [...] »
Le fieur DUBOIS , Fils , Maître en Chirurgie
de la Communauté de Menars- la- Ville s'étant
trouvé obligé , faure de Médecin dans fa Ville ,
de s'adonner au traitement des maladies aigues
vulgairement appellées maladies en régles , &
Pleurélies , Fluctions de poitrine formées , & Fiévres
inflammatoires ou malignes a depuis un an
trouvé un moyen pour les guérir fûrement &
faus craindre les dangers de la mort .
,
Son adreffe eft à M. Dubois , Fils , Maître
en Chirurgie , demeurant grande rue près l'Ecu
de France , à Menars - la - Ville , près Blois .
212 MERCURE DE FRANCE.
Le fieur DIRBANNE , Marchand de Tabac , rue
Sainte-Anne , Butte S. Roch , du côté de la rue
S. Honoré, vis-a - vis l'Ebéniſte du Roi , pofféde le
Secret d'une Eau merveilleufe pour la guérifon
des yeux attaqués de taies , & même celles qui
fe forment par la petite-vérole , rougeurs & inflammations
, comperes- loriots , & boutons qui
fe forment autour des paupières . Elle a auffi la
vertu d'affermir la vue des perfonnes qui l'ont
foible. Le fieur Derbanne s'attire la confiance du
Public par les guérifons qu'il a faites & qu'il fair"
continuellement , fuivant les Certificats des Perfonnes
qu'il a entiérement guéries , qui font dé
polés & pallés devant M. Fortier , Notaire.
Guérifons faites à Paris :
La Dame Delaval , Maîtreffe Serrurière , rue de
Guilarde , qui avoit prefqu'entiérement perdu la
vue ; M. Bertin . Intendant de Mde la Ducheffe
d'Elbeuf , rue S. Nicaife ; M. de la Reyne , Chirurgien
de Mde la Ducheffe d'Elbeuf , a guéri différentes
Perfonnes avec cette Eau ; la fille de la
Dame Saulnier , Marchande Epicière à Puteaux ,
d'un refte de petite - vérole qui s'étoit jettée fur fes
yeux ; le fieur de la Chapt ; la Domestique du
fieur Maubeuge , & le Valet de - Chambre de
Mde la Ducheffe d'Elbeuf ; le fils dès Sieur &
Dame Grignon , Maître Boulanger à Paris ; la fille
des Sieur & Dame Trouffel , d'un refte d'humeur ,
tous demeurans à Paris.
Guérifons faités à Elbeuf.
La Dame Lefebvre , la Dame Flavigny , I
Dame Bourdon , la Dame le Noble , la Dame
Violet , le fieur Lavent , le fieur Renard , la Dame
Luce , la Dame Morel , le fieur Tellée , le fieur
NOVEMBRE. 1764. 213
Cantel , la Dame Gabot , la Dame Bardeffe , le
fieur Cobale , la Dame Potteau , les fieurs Duhamel
frères , la Dlle Sylveftre , le fieur Duhamel
le fieur Albert & la Dame Fréville , demeurans
tous audit Elbeuf. La Dame Leroi , demeurante à
Saint-Martin- la- Corneille .
Mde la Ducheffe d'Elbeuf a emporté à fes
Terres de cette Eau pour en donner aux Habicans.
Mamière de fe fervir de ladite Eau.
Il faut prendre une petite éponge groffe comme
une noifette , la mettre fur le bord du gouleau de
la bouteille , qu'il faut bien remuer , & preffer
l'éponge fur les yeux malades.
Le prix de chaque Bouteille eft de vingt-quatre fols
pour les petites, & les grandesfont de 3 liv.
de la Communauté de Menars- la- Ville s'étant
trouvé obligé , faure de Médecin dans fa Ville ,
de s'adonner au traitement des maladies aigues
vulgairement appellées maladies en régles , &
Pleurélies , Fluctions de poitrine formées , & Fiévres
inflammatoires ou malignes a depuis un an
trouvé un moyen pour les guérir fûrement &
faus craindre les dangers de la mort .
,
Son adreffe eft à M. Dubois , Fils , Maître
en Chirurgie , demeurant grande rue près l'Ecu
de France , à Menars - la - Ville , près Blois .
212 MERCURE DE FRANCE.
Le fieur DIRBANNE , Marchand de Tabac , rue
Sainte-Anne , Butte S. Roch , du côté de la rue
S. Honoré, vis-a - vis l'Ebéniſte du Roi , pofféde le
Secret d'une Eau merveilleufe pour la guérifon
des yeux attaqués de taies , & même celles qui
fe forment par la petite-vérole , rougeurs & inflammations
, comperes- loriots , & boutons qui
fe forment autour des paupières . Elle a auffi la
vertu d'affermir la vue des perfonnes qui l'ont
foible. Le fieur Derbanne s'attire la confiance du
Public par les guérifons qu'il a faites & qu'il fair"
continuellement , fuivant les Certificats des Perfonnes
qu'il a entiérement guéries , qui font dé
polés & pallés devant M. Fortier , Notaire.
Guérifons faites à Paris :
La Dame Delaval , Maîtreffe Serrurière , rue de
Guilarde , qui avoit prefqu'entiérement perdu la
vue ; M. Bertin . Intendant de Mde la Ducheffe
d'Elbeuf , rue S. Nicaife ; M. de la Reyne , Chirurgien
de Mde la Ducheffe d'Elbeuf , a guéri différentes
Perfonnes avec cette Eau ; la fille de la
Dame Saulnier , Marchande Epicière à Puteaux ,
d'un refte de petite - vérole qui s'étoit jettée fur fes
yeux ; le fieur de la Chapt ; la Domestique du
fieur Maubeuge , & le Valet de - Chambre de
Mde la Ducheffe d'Elbeuf ; le fils dès Sieur &
Dame Grignon , Maître Boulanger à Paris ; la fille
des Sieur & Dame Trouffel , d'un refte d'humeur ,
tous demeurans à Paris.
Guérifons faités à Elbeuf.
La Dame Lefebvre , la Dame Flavigny , I
Dame Bourdon , la Dame le Noble , la Dame
Violet , le fieur Lavent , le fieur Renard , la Dame
Luce , la Dame Morel , le fieur Tellée , le fieur
NOVEMBRE. 1764. 213
Cantel , la Dame Gabot , la Dame Bardeffe , le
fieur Cobale , la Dame Potteau , les fieurs Duhamel
frères , la Dlle Sylveftre , le fieur Duhamel
le fieur Albert & la Dame Fréville , demeurans
tous audit Elbeuf. La Dame Leroi , demeurante à
Saint-Martin- la- Corneille .
Mde la Ducheffe d'Elbeuf a emporté à fes
Terres de cette Eau pour en donner aux Habicans.
Mamière de fe fervir de ladite Eau.
Il faut prendre une petite éponge groffe comme
une noifette , la mettre fur le bord du gouleau de
la bouteille , qu'il faut bien remuer , & preffer
l'éponge fur les yeux malades.
Le prix de chaque Bouteille eft de vingt-quatre fols
pour les petites, & les grandesfont de 3 liv.
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Résumé : « Le sieur DUBOIS, Fils, Maître en Chirurgie de la Communauté de Menars-la-Ville [...] »
Le texte présente deux annonces de guérisseurs. La première concerne le sieur DUBOIS, Fils, Maître en Chirurgie à Menars-la-Ville, qui a développé un traitement pour les maladies aiguës telles que les maladies en règles, les pleurésies, les fluctions de poitrine et les fièvres inflammatoires ou malignes. Il réside grande rue près l'Ecu de France à Menars-la-Ville, près Blois. La seconde annonce concerne le sieur DIRBANNE, Marchand de Tabac à Paris, qui possède une eau miraculeuse pour soigner les yeux atteints de taies, y compris celles causées par la petite-vérole, ainsi que les rougeurs, inflammations, orgelets et boutons autour des paupières. Cette eau renforce également la vue des personnes ayant une vision faible. Le sieur DIRBANNE a gagné la confiance du public grâce à ses guérisons, attestées par des certificats déposés chez M. Fortier, Notaire. Plusieurs guérisons ont été réalisées à Paris et à Elbeuf. La méthode d'application de cette eau consiste à imbiber une petite éponge dans la bouteille et à l'appliquer sur les yeux malades. Le prix des bouteilles varie entre vingt-quatre sols pour les petites et trois livres pour les grandes.
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