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2
p. 377-379
ENIGME.
Début :
Des deux nouvelles Enigmes que je vous envoye, la premiere / Je suis Fille de l'Air, sans corps quoy que j'en donne. [...]
Mots clefs :
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
Des deux nouvelles Enigmes
que je vous envoye , la premiere
eft de Mr de la Barre , de Tours
& l'autre , de la Fauvete de Morlaix.
J
ENIGME.
E fuis Fille de l'Air , fans corpe,i
quoy que j'en donne.
Les Dottes éclairés , mefententfans
me voir.
Fevrier 1684
蛋逗
378 MERCURE
I´ntiaque rout,je #'épargneperſonne
LesPauvres craignetmonpouvoir.
Des Riches , dans l'Eté les plaifirs
j'affaifonne,
Comine cela ſefait , chacun le peut
Sçavoir.
EYE KHS 2902 ) HOT
Quoy qu'un Rien , je produis une
Fille brillante, bourg alon@
asfliy
L'éclat qu'on voit en elle aux Saphirs
eft pareils
Mais malgrecet éclat qu'auxjeux elle
préſente,
Safierté demeure impuiſſante
Au moindre regard duSoleil
Cet Aftre eftant abfent , itn'estrien
qui ne meures
homlase
Tout languis ; l'Vnivers
fans luy n'a
point d'appas.paulyang
A
Afon abordtourrit , & tout chante.
y basi
GALANT. 379
Maſeule Fille, en le voyant , bélas !
S'évanouit , fe meurt, & mourant
zri\ielle plcuxe,
que je vous envoye , la premiere
eft de Mr de la Barre , de Tours
& l'autre , de la Fauvete de Morlaix.
J
ENIGME.
E fuis Fille de l'Air , fans corpe,i
quoy que j'en donne.
Les Dottes éclairés , mefententfans
me voir.
Fevrier 1684
蛋逗
378 MERCURE
I´ntiaque rout,je #'épargneperſonne
LesPauvres craignetmonpouvoir.
Des Riches , dans l'Eté les plaifirs
j'affaifonne,
Comine cela ſefait , chacun le peut
Sçavoir.
EYE KHS 2902 ) HOT
Quoy qu'un Rien , je produis une
Fille brillante, bourg alon@
asfliy
L'éclat qu'on voit en elle aux Saphirs
eft pareils
Mais malgrecet éclat qu'auxjeux elle
préſente,
Safierté demeure impuiſſante
Au moindre regard duSoleil
Cet Aftre eftant abfent , itn'estrien
qui ne meures
homlase
Tout languis ; l'Vnivers
fans luy n'a
point d'appas.paulyang
A
Afon abordtourrit , & tout chante.
y basi
GALANT. 379
Maſeule Fille, en le voyant , bélas !
S'évanouit , fe meurt, & mourant
zri\ielle plcuxe,
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3
p. 51-106
Nouvelle Liste des Presens envoyez à Siam. [titre d'après la table]
Début :
Quoy que la Liste que je vous ay envoyée le mois passé [...]
Mots clefs :
Présents, Siam, Pièce, Argent, Or, Taille-douce, Vert, Cristal, Reliefs, Canon, Fusil, Roche, Pièces, Ponceau, Garni, Enrichi, Rouge, Broche, Pistolets, Diamants, Couleur, Étui, Boîte, Montre, Fleurs, Dessins, France, Glace, Représenter, Gravures
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelle Liste des Presens envoyez à Siam. [titre d'après la table]
Quoy que la Lifte que je
vous ay envoyée le mois pafré
des Presens qui sont partis
pour Siam,vous ait paru rres-
~pelle, tres ample, & trescurieuse,
j'ay encore beaucoup
dechoses nouvelles à.
vous apprendre sur le mefne
articl
nearticlee.. Il sfaauutt de ggrraannddss
oins, & d'exactes recherches
iour être pleinement instuit
t un détail pareil à celu y-là,
: sur tout, quand on veut
on seulement estre informe
du nombre des pieces, mais
donner aussi une descriprion
particuliere dechacune.C'est
ce que je vay raire a l'égard
decelles dont jene vousay
parlé que legerement. Je ne
vous diray plus rien des autres
,
& passeray mesme par
dessus sans vous les nommer
une seconde fois, àcause que
je vous les ay amplement décrites
, maisaussi i'en aiouteray
un tres-grand nombre,
dont ie ne vous ay encore
rien dit, & vous décriray susJ
qu'aux étofes ,sans quoy il
feroit impossible d'en
bien
faire voir la richesse, & dq
connoistre en quoy consiste
la magnificence de ces P!c:
:cns. le commenceray par
ceux que Sa Majesté a envoyez.
Une Couronne d'or à fleuons,
enrichie de Diamans,
le Rubis, d'Emeraudes, &
le Perles.
Un grand Panache d'or,
ouvert desmeimes Perles.
Un grand Miroir de cris-
'a) garny d'or, la bordure
enrichie de Diamans, le der-
~icre aussid'or à fleurs dereief,
& émaillées.
UneSelle de ch eval avec
a Housse
,
les Fourreaux de
~?i.ioiets & les Harnois en
Broderie de relief
, & les
Etriers de vermeil le tout
enrichy de Pierreries.
Quatre Vestes de velours,
deux noires & deux rouges,
une de chaque couleur avec
des manches, & une sans
manches, en broderie de
fleurs de soye liserées d'or,
enric hies de Perles; les noires
avec un galon rouge, & les
rouges avec un galon vert,
brodées &enrichies de.mef-J
me, suivantlesmodelles ap.j
portez de Siam.
Deux Baudriers enbro
derie d'or
,
passée avec les
garnitures d'or émaillées.
:> UnBufle tout bordé d'or
de relief avec les manches,
e Ceinturon, les crochets &
es agraffes de vermeil, doré
deux fois.
Un grand Vase d'Ambre
gravé de bas reliefs, avecla
garniture d'or.
Un grand Cabinet de crital
deroche, les garnitures
ravaillées à fleurs de vermeil
loré.
Une paiie d'A rmes de fer
àl'épreuve du pistolet moitié
coul eur d'eau & moitié
gravées de plusieurs ornemens
dorez, complettesà
l'exception des jambes, le
tout doublé de satinbleu,&
galonné d'or.
Deux grands Fusils à la
Siamoise, enrichis de beaucoup
de reliefs, la garniture
d'argent aussi en relief, les
canons enrichis d'or & d'argent,
& les bois avec des
ornemens tres-riches, chacun
dans ion étuy de maroquin
rouge doré au feu.
Quatre pieces de drap d'or,
& de brocard d'or & d'argent,
de la ~Manufacture dc^
M.Charlierà S. Maur, lur
des desseins de France ; sçavoir,
Une piece de drap d'or
rayé, à fond d'argent broché
d'or & d'argent,nue de
plusieurs couleurs.
! Vnepiece deBrocard d'or
à fond couleur de feu
,
broehé
d'or & d'argent, liseré
de vert
Une piece de Brocard d'or
à fond vert broché d'or 6c d argent retors,liseré de couleur
de feu.
Vne piece de Brocardd'or
à fond*brorché-
d'or & d'argent,liseré
Six piecesd'étofes àfleurs
nuées,listrées d'or sur des
desseins de Siam ; sçavoir,
Vne pieceà fond d'or nue
glacé.
Vne autre piece à fond
ponceau à fleurs lilsrées d'or.
Vnepiece à fond pastel. :
Vne autre à fond bleu.
EEttuunnceaauuttrrecààffoonnddgDris
c 1 air. *
Huit picccs de drap & de
brocard or & argent tres-riches,
(ur des desseins de 11
France ; sçavoir,
Vne pièce de brocard tres- ,
1
richeà-fond d'or broché &
à fleurs ciselées d'or rebrodé
de toutes couleurs.
Vne piece ponceau or&
argent passé d'or tors à travers,
& rebrodé d'argent
tors. Vne pièce - or & argent nué
à fond noir rebrochéd'or
-, - , glace&d'or tors avec feyc,
ponceau brodé.
orVnepieced'étoffevert&:
passé d'or à travers, & rebroché
d'or tors.
-
Vne pièce ponceau & or
brochéd'orglacé,&rebrodé,
d'or tors au petitmestier.
Vne piece cramoisy & or
broché d'or lissé avec ortors,
& rebroché d'argentfrisé.
Vne. piece bleue or & argent,
le fond d'or broché
& tors avec argent tors.
Vne piece bleue & or paffé ed'or glacé à travers.
Huit tables de marbre avec
les chassis
..)t.' piedsue Sculpture
tous dorez.
PRESENS DE MONSEIGÑEVK;
au Roy de Sium.
Vne grande Pendule à quatrecristeaux
de loche,&qua*;
tre colomnes surmontées de
quatre Fleurs de Lys,& soûtenuës
de quatreboules, le
tout decristal deroche, les
Portiques garnis d'or, enrichisdepierreries,&
le Do-
De d'acier bruny
,
enrichy
le feüillages d'or, terminé
parune Fleur de Lys
Deux Baudriers en broder
ie d'or, avec les garnitures
l'or émaillecs.
Deux Fusils à la Siamoise,
enrichis de reliefs gravez en
aille douce, la garniture
l'argent, le canon damait
quiné d'or, & le bois enrichy
d'argent de rapport,
chacun dans son étuy de
maroquin rouge, doré au
feu.
Vne piece d'unquarré long doré deux fois, - contenant
un tiroir& une boëte
couverte, sur laquelleil y a
une Ecritoire ornée de reliefs,
& de graveures enrichies
d'or & de festons d'émail
, avec trente-neuf Diamans.
Vne Montre à boëte d'or
àdeux cristaux, dontle jonc
est gravé de bas-reliefs, marquant
le lever &le coucher
du Soleil, faisant voir le
mouvement annuel, & le
iurne, avec le mouvement
e la Lune, suivant la maiere
de compter à la Sialoise.
Cette Montre a son
tuy fleuronnéd'or.
Deux pieces de drap or
& argent, de Mr Charlier,
ut des desseins de France;
çavoir,
Une piece de drap d'or
ayé, à fond d'or & d'argent
tors avec des comparti
mens couleur de feu.
Vne piece de Brocard d'or
fond bleu, broché d'or&
'argent retors: liseré de
couleur de feu.
Deux autres pieces de Broscardçor&
aarvgento,tresi-rirch,es
Une piece ponteau & or,
broché d'or, à fond glacé
d'or à filigrane.
Vne autre piece vert &or
& argent, à fond d'or ciselé,
broché d'or tors, avec
filigrane d'or tors.
Cinq pieces d'étoffes d'or
& d'argent, nuées & liserées
d'or sur des desseins de Siam
sçavoir
I
Vne piece à fond d'ar
gent glacé,nue.
Vuepièce à fond ama.
ante nue.
Une pièce à iondlfàbcllc.
Vue pièceà-tond vert.
Et une à fond ce la don
Vn tres beau Cabinet dc
riftal de roche, garny de
fermeil doré
Quatre 1 ables de marbra
vec leurs chailis, & pieds
le sculpture dorez.
PRESENSDE ¡'/J/:/DAlvlE'
t - !la 'DaUphine pour la Princjje
de Sidm
,
nomméela
!
f)rincefJe Rryne.
Quatre grandes roses dq
Diamans.
Vne autre plus grande aussi
de Diamans. -
Vne grande Rose de bellcsj
& fortes Emeraudes& de
Diamans. :
Vn Miroir de criftaldero^
che garny d'or la bordure
& le derriere à feüillages cin
zelez
,
enrichie de Diamant
& de Rubis.i Vn petit Coffre d'or gar-j
ny de vases en forme dj
cave aussi d'or, le tout gran
ve & garny de Diamans.
Deux boëtes d'or couj
Vertes en pointes émaillées a
fleurs de neuf pouces, j
Deux autres boëtes aussi
d'or de mesme grandeur de
le mesme figure.
Deux grandestasses ci'or"
:-malll-ées
- Vn grand miroir d'or couert
en forme de boëtetout
maill-é à deux glaces,
Vn grand Cabinet d'ambrea
bas reliefs & à graveues
le dessus port nt pluleurs
Figures de Personna- es&arbres-
Vntres-beau & grand Cainet
de cristal de roche gary
de vermeil. t)
Vne Montre à boëte d'or
à deux cristaux, plus grande;
que les autres, qui montra
l'âge de la Lune à la maniére
Siamoise
, avec son estuy
garny de fleurons ayant la
boëtc cizelée & Cadrans;
d'or. 1
Vne autre Montre émaillée
devert à taille d'épargne.
Cinq pieces de Drap ôc\
brocard or & argent tres-riches
sur les desseins de France;
sçivoir,
Vne piece à fond d'argent
nue au petit messier de [OU
tes couleurs &, rebroché
d'ortots. -'
Vne picce vert & or &argent
, rebroché d'or cors avec
des brodenes d'argent.
Vue piece ponceau à fleurs
d'or rebrochées d'un peu.
d'argent avec or cors.
; Vne piece bleue or & argent
passée d'or en filigrane,&
broché d'argent.
Vnepicce de Damas à fond
amarante, les fleurs brochées.
d'or avec des nompareilles
de satinvert.
Une grande Cassette de
marqueccerie & de bois de
raport des plus precieuxavec
son pied toutes les aar,
nitures dorées & d'un trèsbeau
travail.
PRESENS DU ROI
aM. Constance.
- Une grande Boete à Portrait
decDSa Majeste avec l'attache,
le tout garny deDiamans.
Un Sabre tout d'or avec
un revers de quatre pouces
de large à la Siamoise
, tout
le fourreau garnyde pierreri
es.
VueMontre d'or émaillée
derouge à taille d'Epargne
avec son-estuy, ouvragede
M. Turet.
Une autre Montre d'or, le
donc cizelé avec son estuy t
garny de feüillages d'or.
- Une autre Montre d'or émaillée
de vert à taille d'Epargne
or & blanc,avecl'éuy
à doux fleuronnez d'or-
VnFusilenrichy de relief
canon damasquiné d or
ort riche, & canelé de deux
nanieres ,avec son estuy de
Maroquin rouge doré au
1" i c
eu.
Un autre Fusil enrichy de
reliefs
,
le canon canelé à
goutieres
,
enrichy d'or de
rapport, le boisorné d'argent.
de raport la garniture avec
des bas reliefs & d'or de raporr
aussi avec son estuy.
Vn autre Fusil enrichy de
graveure, le canon & laeu-
Uffc damasquinez d'or, avec
son étuy.
Vn autre Fusil, laplatine
unie, le canon ayant un
marque derelief, aussi avec
ion étuy.
Vne paire de Pistolets enrichis
de rel efs, garnis d'or
de rapport,avec leurs étuis
de maroqu n rouge doré au
,feu.Vne autre paire de Piftolers
lets enrichis de graveurescn
taille douce, le canon damasquiné
d'or, le bois orné
d'argent de rapport, avec
son étuy de maroquin.
Vne autre paire montez
d'yvoire avec des testes de
lion, l'ouvrage du canon
gravé de taille douce.
Deux très -
beauxLustres
de cristal à branches de fonte
dorées,enrichies defeftons,
de boules & de fleurs
de cristal de roche.
Vne tenture deTapisserie
de Flandre, representant
l'histoire de Diane,
Un Coffret d'ambre travaillé
à bas reliefs & giavez.
Une manière de Chapelle
aussi d'ambre avec un Crucifix,
le tout ayant de tresbeaux
ornemens.
Six pieces d'étoffe de foye
or & argent sur des desseins
de France ; sçavoir,
Vne pièce à fond vert tresriche.
Vne piece Incarnat or &
argent.
gVnee pniecetble.uë or & ar- Vne autre bleue or & ponceau.
Vne piece de Cramoily
toutor.
Et une piece de ponceau &
raye.
Septpieces de drap tresfin
d'écarlatte,vert, violet,
bleu, gris de perle,& de canelle
contenant 106. aunes,
Vne piece de Camelotcoueur
de feu à pur poil de 28.
aunes un quart.
Deux Selles magnifiques
de l'Ecurie de Sa Majeste avec
leurs housses, le touten
broderie d'or avec tous les
harnois dorez, l'une brodée
sur un velours rouge,l'enharnachement
& testiere dorée
& fourreaux de pistolets; fy.
l'autre brodée sur un velours
vert, tout l'enharnachement
doré, &les fourreaux de pistolets,
PRESENS DU ROY
pour le premier Ambassadeur.
Vne boëte à Portrait de Sa
Majesté avec l'attache toute
garnie de Diamans
Vn Sabre d'or à la Turque,
la garde & le fourreau
tous garnis de grossesTurquoises
de vieille roche, $
deRubis.
-
Vn tres-beau Lustre de
Cristal de roche à dix branches
de fonte dorée enrichies
le consoles de cristaux qui
Suportent un vasegarny de
leurs, jettant des cristauxaucour
,
le dessous garny d'une
campane de boules de cristaux
avec une grossepiece
taillée dans le milieu.
Vnetenturede Tapisserie
de Flandre a Personnages &
verdures, rep resentant les
Muses &autresparties de la
Metamorphose.
VnFusilenrichy de reliefs,
la garniture & porte-viz
relevez d'or: le canon orné
d'or & d'argent de raport.
Vn Fusil à deux coups?
ayant le canon damasquiné
d'or.
Vn autre Fusil enrichy de
graveures en taille-douce.
: Vn autre Fusil enrichy ausside
graveures, ayant quelques
filets d'argent autour de
la visiere de couche.
Vne paire de pistolets enrichis
de reliefs? le canon en- !
richy d'or & d'argent de
raport,
& la garniture de inefme
travail.
Vne autre paire de Pistolets
enrichis de graveures en
taille-douce, le canon damasquiné
d'or en couleur
d'eau.
Vne autre paire de Pistolets
enrichis de graveures en
tulle-douce, le porte-viz
de reliefs &: un masque sur
les culotes.
Vnegrande Pendule quarrée
allant quinze jours,tonnant
les heures & les demyheures,
& la Boete de marqueterie
avec des colomnes,
bazes & chapiteaux corintheà
fonds d'écaille de Tortue
, & son étuy garny de
cuir.
Vne petite Pendule d'or
de poche, la boëte enrichie
de graveure avec son étuy
garny de clouds d'or à feuillages.
Vne Montre d'or d'émail
en mignature, le dessous de
la- boëte representant Mars
avec Venus & l'Amour
,
le
jonc &le dedans de Paysages
avec personnages.
Huit pieces d'étosses de
soye or & argent sur les desseins
de France;sçavoir, 1
1
Vne piece de brocard violet
tout or ? en broderie d'or
glacé&tors. -
Vne piece bleuë or & ar- -
gent à fond de Damas en
broderie d'or, reciselé d'argent
tors.
Vnepiece ponceau & or
1- glacée & rebroché d'or tors.
Vne piece bleue or & argent
pararabesqiued'or glacé,
& rebroché d'argent tors.
Vne piece amarante vert &
or, avec rayes de satin broché
d'or lissé & tors. -
Vne piece ponceau tout
argent par ehamarures d'argent
lissé & broché d'argent
tors.
Vne piece blanc & or nue
en Damas avec soye ponceau
& broché d'or.
Et une piece vert & or en
gros de naples par chamarures.
Quinzepieces de Draps
tres-fins d'écarlatte vert,violet
bleu gris de perles contenant
deux cens quarante
cinq aunes.
Deux pieces de Camelot
couleur de feu contenant
cinquante-cinq aunes & demie
PRESENS DV ROY
pour le fecond Ambassadeur.
VnLustre de cristaux de
roche à dix branches de fonte
dorée, ayant une Couronne
enrichie de plusieurs
cristaux de roche & de Milan,
le dessous garny de campanes
de boules & pieces de
cristaux de Milan, avec une
grosse poire taillée en coste
au milieu.
Vnependule allant quinze
jours, sonnant les heures &
les demyheures,la boëteen
forme de cartouche sur un
I
fond de cuivre doré, les ornemens
aussi dorez d'or
moulu.
Vnegrande Montre d'or
couverte d'email en mignature
,
le dessous de la boëte
repreientantl'enlevement
dEurope, & le dessus representant
une Venus & des
Amoursavec dcs Tritonssur
un Dauphin,& le dedans de
paysages & personnages.
Vne Montre quarrée à
feuillages d'or,ciselez,avec
un cristal de roche.
Vne tenture de Tapisserie
de Flandre,representant
des jeux d'enfans
Vn Fusil enrichy de reliefs
relevez d'or, le canon
de reliefs, le fond d'or, &:
le bouton d'or de rapport.
Vn autre Fusil enrichy
d'une garniture d'argent gravée
entaille douce,
&d'argent
de rapport autour de
lavisiere de couche.
Vn autre Fusil orné de
graveures en taille douce.
Vn autre Fusil le gravé canon de plusieurs ornemens
en taille douce avec du relief
sur la visiere de couche.
.-- Vne paire de Pistolets
enrichis de refiefs,lagarniture
&les cartonsderapport.
Vne autre paite de Pistolets
enrichis de graveure en
taille douce & d'argent de
rapport sur le bois.
Vne autre paire de Pistolets
de graveure en taille
douce? les canons canelez,
& le bois ornéd'argoent de rapport.
Huit pleces d'etofes d'or
& d'argent sur des, desseins
de France,scavoir,
Vne piece pourpre or {SÇ
argent, par chamarures d'or
glacé
,
rebrodé d'ortors à
<
iligranes d'argent,
Vne piècede Brocard d'or
& d'argent, ponceau par
chamarures d'or luisant, &:
proché d'or.
Vne piece, couleur de Caf- é argent, &: nuéaupetit
nétier, rebroché de deux
rgents avec descouleurs.
Vnepiece,amarante&arrent
changeant)broché d'arent.
| Vnepiece, vert, or&argent
,fond de Naples avec
iligrane de soye
| Vnepièce, ponceau,vert
r argent en gros deNaples
changeant par bandes no'u;
velles.
Vne piece cramoisi & or, à
fond de satin brodé de-foy gloire. j
Et une piece bleue, or &j
argent par tissu en chaisne, J
Quinzepieces de draps
tres-fins
,
d'écarlate, vert
violet, bleu, gris de Perle &
de canelle
, contenant deu
cens trente-trois aunf-s.troi
quarts. ]
Vne piece de camelot d^
vingt-neufaunes lX. demie,
i
fPRESENS DU ROY
1 pour letroisiéme Ambassadeur
Vne Pendule allant quinze
jours,sonnant les heures
& les demies, la boëte de
fond d'écaille,de Tortue, de
marqueterie, faite en dome,
des pilastres, des chapiteaux
& bases d'ordre Ionique, les
ornemensdorez d'or moulu.
:.. Vne Montre d'orémaillée
de peintures en mignature;
le dessous representant deux
Amans avec l'Amour,&au
dessus les mesmes Amans
sans l'Amour, le dedans de
paysages & personnages.
Vne autre Montre d'or,
émaillée de vert de taille
d'épargne.
Vn Fusil enrichy de reliefs,
le canon damasquiné
d'or & émaillé.
Vn autre Fusil enrichy de
beaucoup d'ornemens gravez
en taille douce.
Vn autre Fusil aussi de
graveuresen taille
f
douce le
canon damasquiné.
Vn autre Fusil orné de
graveures en taille douce.
Vn autre Fusil ayant les
mesmes ornemens
Vne paire de Pistolets enrichis
de graveures en taille
douce, le canon damasquiné
d'or & en couleur d'eau, le
bois enrichy de feuillages
d'argent de rapport.
Vne autre paire de Pistolets
de graveures en taille
douce,avec quelques reliefs.
Vne autre paire gravée
aussi en taille douce, les
porte-viz de reliefs.
Vne tenture deTapisserie
de Flandre, de verdure avec
de petits personnages & animaux.
Deux grandes Girandoles
à six branches de fonte d
rée, chacune enrichie de pl
sieurs étoiles de cristaux
roche taillez, & plusieur
autres pieces aussi de cr
taux.
Sept pieces d'étofe de so
or &argent, sur les dessei
de France; scavoir,
Vne piece, bleu &: or tre
riche, avec or glacé & bre
ché d'or.
Vne piece de Caffé & a
gent nué, riche & brodé
deux argents de couleur a
Mosaïque.
vne piece, ponceau, or
argent , par galons d'or &
d'argent brochez.
Vnepiece couleur de
chaireargents à fond gros
de Naples nué de soye verte
Vnepiece,bleu&: or avec
ponceau,à fond gros de Naples
en tissu
Vne piece amarante & or,
: gros de Naples &satin en
tissu
Et une piece rouge & vert, changeant en chaisne.
- Sept pieces de draps trèssins,
d'écarlate, vert, violet,
bleu & gris de Perle
, contetenant
quatre - vingts cinq
aunes trois quarts. -
TRESENS
De Monsieur le Duc du Maine
à cJïïl. Confiance.
Vntres-grand Lustre, tout
de cristal de loche à douze
branches de fonte dorée
ayant une couronne enrichie
de plusieurs boules de
rirtaux de roche, garny
d'une tres-belle campane de
ristaux , ayant une gresse
boule de cristal de roche
taillée dans le milieu.
Deux pieces d'étose or &
argent tres-riches, sur des
desseins de France.
Vne tres-belle Pendule,
onnant les heures & les deny-
heures, & allant huit
ours.
Deux Coupes,deux Veres
? une Souscoupe,une Aiguiere
,deux Bouteilles, un
Baril,&un:Tasse de cristal
le roche ciselé avec une
cassette aussi de cristal,
emplie d'Eventails de mignature
, &de ceintures or
& argent, avec un Portrait
en mignature de Monsieur
e Duc du Mayne.
,
Vngrand Livre repreentant
les Conquestes du
Roy, en mignature, avec
les Personnages &: les Places
o
au naturel, &le plan des
Places, le tout sur du velin,
avec une description historique.
Ce Livre est couvert
de chagrin avec des garnitures
&es
tures & desppllaaqquueess dc'o?r dd>'uunn
ouvrage ciselé. Les Armes
du Roy sont au milieu? &
il yades Chiffres aux
coins.
Je vous avois déja dit une
partie des choses qui sont
contenues dans cet article;
mais je ne vous avois pas
mandé le nom du Prince
qui faisoit ce Present. I
PRE-
- '1
Presens De M. le Marquis de
l, Louvois à M. Constance.
Six grandes Tables de marbre
jaspé ovales.
ri Vntres-riche Tapis de U
Savonnerie.
Presens de M. le Marquis de
il Croissy à VJ1. Constance.
t Vn grand Miroir avec
sa bordure de glace à fond
de lapis, lesornemens aussi
de lapis, & le chapiteau d'un
pareil travail.
Douze Corbeilles de cristal
taillé.
Deux grands Bassinsd'argentdore
en ovale, relevez
au fond en bosse ronde de
plusieurs figures representant
lhistoiredeScipion,deMarc-
Antoine, & de Cleopatre.
Vn grand Bassin, où sont
rapportéesplusieurs plaques
d'argent doré, au fond duquel
relevé en demy bosse,est
vn Neptune dans vnchar tiré
par quatre chevaux Marins.
Vntres beau Vase en forme
de fontaine, ayant deux
Bassins en coquille d'argentdoré,
l'un soutenu d'un
Atlas monté sur un chat
d~'anrg$e~nt doré;l'autre élevéau soutenud'uneVenus
d'argent, accompagnee d'un
Cygne aussi d'argent sur une
coquille dor,& au sommet du
>
Vaseest un Mercure d'argent.
Toutes ces Figuresjettent artificiellement
de l'eau.
~, Vngrand Crucifix d'ambre
tres-curieux. 1
Vnegrande Cassette de
cristal taillé & enchassé, entrelassé
de roses de Diamans
avec des feüillages d'or trait,
d'une belle fimetrie
, dans
laquelle Cassette il y a,
: Douze paires de Gands
glacez.
{ Vn Eventail de peau de
senteur, où est peint en mignature
le Carrousel dernier
fait en France, les bastons enrichis
d'or parsemez de Perles
& deDiamans sins,tenant
ensemble par une viz d'or.
Septautres Eventails de
differentes couleurs & representations,
ornez de rubans
or ez argent.
VneCassettede cristal,avec
sa bordureaussi de cristal
tortillé, dans 1 aquelle il y a
Vne paire deBracelets deCorail
taillé, avec une boucle
dVenDeiMamoannstrfeins àchacun.
d'or avec f»
boëte émaillée, garnie de
Diamans fins, la clef enrichie
de Diamans, VneTabatiered'or émaillée,
garnie de Rubis, avec
un plus gros Rubis pour la
fermer.
VnbeauChapelet de corail.
Vn autre de corail uny.
Vn Chapelet d'ambre trèsprecieux.
t' Vntres-beau Cordon de
corail.
Vne Cave couverte de fatin
vert, ornée de galons&
de clous d'argent, contenant
douze flacons de cristal
couverts d'argent, remplis
d'essences & de diffeter
bonnes odeurs.
Vingt- quatre paires de
Gands d'Espagne, garnis de
rubans dediverses couleurs.
Deux grandes peaux d'Espagne>
d'une senteur merveilleuse.
Vne tres-belle Coupe d'émail
avec sacouverture, sur
laquelle sont representées.
diverses Batailles,& un étuy
de satin rouge galonné d'or
Vn Verre de cristal de roche
couvert, figuré, avec
son pied d'argent, & Lon.
étuy de satin rouge.
Vn grand Verre en coupe
aussi decristal de roche, figuré
,avec sa couverture &
son étuy de satin rouge galonné
d'argent.
Vne Cave de satin rouge,
contenant six grands Gobelets
de cristal grav é.
Vne autre Cave ausside
satin rouge, contenant cinq
grands Gobelets de cristal
'figuré,o
Prbesens de M. le Marquis de
Seignelay àM. Constance.
Deux grands Miroirs de
figure octogone,
ngure o ogone avec leurs
?
bordures toutes de cristal. 1
Vn Benitier de cristal de
roche, garny d'argent.
Quatre grandesTables de
marbre, avec leurs chassis &
pieds de sculpture tous dorez.
Vne tenture de Tapisserie
à fond vert.
,
Vne grande Figure de
marbre
,
representant deux
enfans qui tiernent un pied
de Vase.
Cinquante Portraits des
principales personnes de la
Cour, avec leurs bordures
dorées. a
,
Vn grand Fusil de marqueterie
fait en Canada, d'un
ouvrage exquis , avec [on
étuy de maroquin rouge 3 fleurdelisé d'or. -
Vne paire de Pistolets
montez d'yvoire,tirant chacun
- deux coups, avec
quelquesgraveures en taille
douce
Trois grandes Caisses remplies
de differens ouvrages
decristaux d'Allemagne.
Vn grand Verre avec fom
pied de vermeil doré.
Vne grande Sous-coupe
aussi de cristalavec son
y
pied de vermeil doré.
Vn grand Globe de verre,
representant le Labirinthe
de Versailles. 1
Vn tres-beau Cabinet
d'Optique
>
representant plusieurs
belles veuës.
VnTableau representant
Versailles, avec son quadre
doré.
Deux Tableaux de Rocailles
, avec leurs quadres
aussi dorez.
vous ay envoyée le mois pafré
des Presens qui sont partis
pour Siam,vous ait paru rres-
~pelle, tres ample, & trescurieuse,
j'ay encore beaucoup
dechoses nouvelles à.
vous apprendre sur le mefne
articl
nearticlee.. Il sfaauutt de ggrraannddss
oins, & d'exactes recherches
iour être pleinement instuit
t un détail pareil à celu y-là,
: sur tout, quand on veut
on seulement estre informe
du nombre des pieces, mais
donner aussi une descriprion
particuliere dechacune.C'est
ce que je vay raire a l'égard
decelles dont jene vousay
parlé que legerement. Je ne
vous diray plus rien des autres
,
& passeray mesme par
dessus sans vous les nommer
une seconde fois, àcause que
je vous les ay amplement décrites
, maisaussi i'en aiouteray
un tres-grand nombre,
dont ie ne vous ay encore
rien dit, & vous décriray susJ
qu'aux étofes ,sans quoy il
feroit impossible d'en
bien
faire voir la richesse, & dq
connoistre en quoy consiste
la magnificence de ces P!c:
:cns. le commenceray par
ceux que Sa Majesté a envoyez.
Une Couronne d'or à fleuons,
enrichie de Diamans,
le Rubis, d'Emeraudes, &
le Perles.
Un grand Panache d'or,
ouvert desmeimes Perles.
Un grand Miroir de cris-
'a) garny d'or, la bordure
enrichie de Diamans, le der-
~icre aussid'or à fleurs dereief,
& émaillées.
UneSelle de ch eval avec
a Housse
,
les Fourreaux de
~?i.ioiets & les Harnois en
Broderie de relief
, & les
Etriers de vermeil le tout
enrichy de Pierreries.
Quatre Vestes de velours,
deux noires & deux rouges,
une de chaque couleur avec
des manches, & une sans
manches, en broderie de
fleurs de soye liserées d'or,
enric hies de Perles; les noires
avec un galon rouge, & les
rouges avec un galon vert,
brodées &enrichies de.mef-J
me, suivantlesmodelles ap.j
portez de Siam.
Deux Baudriers enbro
derie d'or
,
passée avec les
garnitures d'or émaillées.
:> UnBufle tout bordé d'or
de relief avec les manches,
e Ceinturon, les crochets &
es agraffes de vermeil, doré
deux fois.
Un grand Vase d'Ambre
gravé de bas reliefs, avecla
garniture d'or.
Un grand Cabinet de crital
deroche, les garnitures
ravaillées à fleurs de vermeil
loré.
Une paiie d'A rmes de fer
àl'épreuve du pistolet moitié
coul eur d'eau & moitié
gravées de plusieurs ornemens
dorez, complettesà
l'exception des jambes, le
tout doublé de satinbleu,&
galonné d'or.
Deux grands Fusils à la
Siamoise, enrichis de beaucoup
de reliefs, la garniture
d'argent aussi en relief, les
canons enrichis d'or & d'argent,
& les bois avec des
ornemens tres-riches, chacun
dans ion étuy de maroquin
rouge doré au feu.
Quatre pieces de drap d'or,
& de brocard d'or & d'argent,
de la ~Manufacture dc^
M.Charlierà S. Maur, lur
des desseins de France ; sçavoir,
Une piece de drap d'or
rayé, à fond d'argent broché
d'or & d'argent,nue de
plusieurs couleurs.
! Vnepiece deBrocard d'or
à fond couleur de feu
,
broehé
d'or & d'argent, liseré
de vert
Une piece de Brocard d'or
à fond vert broché d'or 6c d argent retors,liseré de couleur
de feu.
Vne piece de Brocardd'or
à fond*brorché-
d'or & d'argent,liseré
Six piecesd'étofes àfleurs
nuées,listrées d'or sur des
desseins de Siam ; sçavoir,
Vne pieceà fond d'or nue
glacé.
Vne autre piece à fond
ponceau à fleurs lilsrées d'or.
Vnepiece à fond pastel. :
Vne autre à fond bleu.
EEttuunnceaauuttrrecààffoonnddgDris
c 1 air. *
Huit picccs de drap & de
brocard or & argent tres-riches,
(ur des desseins de 11
France ; sçavoir,
Vne pièce de brocard tres- ,
1
richeà-fond d'or broché &
à fleurs ciselées d'or rebrodé
de toutes couleurs.
Vne piece ponceau or&
argent passé d'or tors à travers,
& rebrodé d'argent
tors. Vne pièce - or & argent nué
à fond noir rebrochéd'or
-, - , glace&d'or tors avec feyc,
ponceau brodé.
orVnepieced'étoffevert&:
passé d'or à travers, & rebroché
d'or tors.
-
Vne pièce ponceau & or
brochéd'orglacé,&rebrodé,
d'or tors au petitmestier.
Vne piece cramoisy & or
broché d'or lissé avec ortors,
& rebroché d'argentfrisé.
Vne. piece bleue or & argent,
le fond d'or broché
& tors avec argent tors.
Vne piece bleue & or paffé ed'or glacé à travers.
Huit tables de marbre avec
les chassis
..)t.' piedsue Sculpture
tous dorez.
PRESENS DE MONSEIGÑEVK;
au Roy de Sium.
Vne grande Pendule à quatrecristeaux
de loche,&qua*;
tre colomnes surmontées de
quatre Fleurs de Lys,& soûtenuës
de quatreboules, le
tout decristal deroche, les
Portiques garnis d'or, enrichisdepierreries,&
le Do-
De d'acier bruny
,
enrichy
le feüillages d'or, terminé
parune Fleur de Lys
Deux Baudriers en broder
ie d'or, avec les garnitures
l'or émaillecs.
Deux Fusils à la Siamoise,
enrichis de reliefs gravez en
aille douce, la garniture
l'argent, le canon damait
quiné d'or, & le bois enrichy
d'argent de rapport,
chacun dans son étuy de
maroquin rouge, doré au
feu.
Vne piece d'unquarré long doré deux fois, - contenant
un tiroir& une boëte
couverte, sur laquelleil y a
une Ecritoire ornée de reliefs,
& de graveures enrichies
d'or & de festons d'émail
, avec trente-neuf Diamans.
Vne Montre à boëte d'or
àdeux cristaux, dontle jonc
est gravé de bas-reliefs, marquant
le lever &le coucher
du Soleil, faisant voir le
mouvement annuel, & le
iurne, avec le mouvement
e la Lune, suivant la maiere
de compter à la Sialoise.
Cette Montre a son
tuy fleuronnéd'or.
Deux pieces de drap or
& argent, de Mr Charlier,
ut des desseins de France;
çavoir,
Une piece de drap d'or
ayé, à fond d'or & d'argent
tors avec des comparti
mens couleur de feu.
Vne piece de Brocard d'or
fond bleu, broché d'or&
'argent retors: liseré de
couleur de feu.
Deux autres pieces de Broscardçor&
aarvgento,tresi-rirch,es
Une piece ponteau & or,
broché d'or, à fond glacé
d'or à filigrane.
Vne autre piece vert &or
& argent, à fond d'or ciselé,
broché d'or tors, avec
filigrane d'or tors.
Cinq pieces d'étoffes d'or
& d'argent, nuées & liserées
d'or sur des desseins de Siam
sçavoir
I
Vne piece à fond d'ar
gent glacé,nue.
Vuepièce à fond ama.
ante nue.
Une pièce à iondlfàbcllc.
Vue pièceà-tond vert.
Et une à fond ce la don
Vn tres beau Cabinet dc
riftal de roche, garny de
fermeil doré
Quatre 1 ables de marbra
vec leurs chailis, & pieds
le sculpture dorez.
PRESENSDE ¡'/J/:/DAlvlE'
t - !la 'DaUphine pour la Princjje
de Sidm
,
nomméela
!
f)rincefJe Rryne.
Quatre grandes roses dq
Diamans.
Vne autre plus grande aussi
de Diamans. -
Vne grande Rose de bellcsj
& fortes Emeraudes& de
Diamans. :
Vn Miroir de criftaldero^
che garny d'or la bordure
& le derriere à feüillages cin
zelez
,
enrichie de Diamant
& de Rubis.i Vn petit Coffre d'or gar-j
ny de vases en forme dj
cave aussi d'or, le tout gran
ve & garny de Diamans.
Deux boëtes d'or couj
Vertes en pointes émaillées a
fleurs de neuf pouces, j
Deux autres boëtes aussi
d'or de mesme grandeur de
le mesme figure.
Deux grandestasses ci'or"
:-malll-ées
- Vn grand miroir d'or couert
en forme de boëtetout
maill-é à deux glaces,
Vn grand Cabinet d'ambrea
bas reliefs & à graveues
le dessus port nt pluleurs
Figures de Personna- es&arbres-
Vntres-beau & grand Cainet
de cristal de roche gary
de vermeil. t)
Vne Montre à boëte d'or
à deux cristaux, plus grande;
que les autres, qui montra
l'âge de la Lune à la maniére
Siamoise
, avec son estuy
garny de fleurons ayant la
boëtc cizelée & Cadrans;
d'or. 1
Vne autre Montre émaillée
devert à taille d'épargne.
Cinq pieces de Drap ôc\
brocard or & argent tres-riches
sur les desseins de France;
sçivoir,
Vne piece à fond d'argent
nue au petit messier de [OU
tes couleurs &, rebroché
d'ortots. -'
Vne picce vert & or &argent
, rebroché d'or cors avec
des brodenes d'argent.
Vue piece ponceau à fleurs
d'or rebrochées d'un peu.
d'argent avec or cors.
; Vne piece bleue or & argent
passée d'or en filigrane,&
broché d'argent.
Vnepicce de Damas à fond
amarante, les fleurs brochées.
d'or avec des nompareilles
de satinvert.
Une grande Cassette de
marqueccerie & de bois de
raport des plus precieuxavec
son pied toutes les aar,
nitures dorées & d'un trèsbeau
travail.
PRESENS DU ROI
aM. Constance.
- Une grande Boete à Portrait
decDSa Majeste avec l'attache,
le tout garny deDiamans.
Un Sabre tout d'or avec
un revers de quatre pouces
de large à la Siamoise
, tout
le fourreau garnyde pierreri
es.
VueMontre d'or émaillée
derouge à taille d'Epargne
avec son-estuy, ouvragede
M. Turet.
Une autre Montre d'or, le
donc cizelé avec son estuy t
garny de feüillages d'or.
- Une autre Montre d'or émaillée
de vert à taille d'Epargne
or & blanc,avecl'éuy
à doux fleuronnez d'or-
VnFusilenrichy de relief
canon damasquiné d or
ort riche, & canelé de deux
nanieres ,avec son estuy de
Maroquin rouge doré au
1" i c
eu.
Un autre Fusil enrichy de
reliefs
,
le canon canelé à
goutieres
,
enrichy d'or de
rapport, le boisorné d'argent.
de raport la garniture avec
des bas reliefs & d'or de raporr
aussi avec son estuy.
Vn autre Fusil enrichy de
graveure, le canon & laeu-
Uffc damasquinez d'or, avec
son étuy.
Vn autre Fusil, laplatine
unie, le canon ayant un
marque derelief, aussi avec
ion étuy.
Vne paire de Pistolets enrichis
de rel efs, garnis d'or
de rapport,avec leurs étuis
de maroqu n rouge doré au
,feu.Vne autre paire de Piftolers
lets enrichis de graveurescn
taille douce, le canon damasquiné
d'or, le bois orné
d'argent de rapport, avec
son étuy de maroquin.
Vne autre paire montez
d'yvoire avec des testes de
lion, l'ouvrage du canon
gravé de taille douce.
Deux très -
beauxLustres
de cristal à branches de fonte
dorées,enrichies defeftons,
de boules & de fleurs
de cristal de roche.
Vne tenture deTapisserie
de Flandre, representant
l'histoire de Diane,
Un Coffret d'ambre travaillé
à bas reliefs & giavez.
Une manière de Chapelle
aussi d'ambre avec un Crucifix,
le tout ayant de tresbeaux
ornemens.
Six pieces d'étoffe de foye
or & argent sur des desseins
de France ; sçavoir,
Vne pièce à fond vert tresriche.
Vne piece Incarnat or &
argent.
gVnee pniecetble.uë or & ar- Vne autre bleue or & ponceau.
Vne piece de Cramoily
toutor.
Et une piece de ponceau &
raye.
Septpieces de drap tresfin
d'écarlatte,vert, violet,
bleu, gris de perle,& de canelle
contenant 106. aunes,
Vne piece de Camelotcoueur
de feu à pur poil de 28.
aunes un quart.
Deux Selles magnifiques
de l'Ecurie de Sa Majeste avec
leurs housses, le touten
broderie d'or avec tous les
harnois dorez, l'une brodée
sur un velours rouge,l'enharnachement
& testiere dorée
& fourreaux de pistolets; fy.
l'autre brodée sur un velours
vert, tout l'enharnachement
doré, &les fourreaux de pistolets,
PRESENS DU ROY
pour le premier Ambassadeur.
Vne boëte à Portrait de Sa
Majesté avec l'attache toute
garnie de Diamans
Vn Sabre d'or à la Turque,
la garde & le fourreau
tous garnis de grossesTurquoises
de vieille roche, $
deRubis.
-
Vn tres-beau Lustre de
Cristal de roche à dix branches
de fonte dorée enrichies
le consoles de cristaux qui
Suportent un vasegarny de
leurs, jettant des cristauxaucour
,
le dessous garny d'une
campane de boules de cristaux
avec une grossepiece
taillée dans le milieu.
Vnetenturede Tapisserie
de Flandre a Personnages &
verdures, rep resentant les
Muses &autresparties de la
Metamorphose.
VnFusilenrichy de reliefs,
la garniture & porte-viz
relevez d'or: le canon orné
d'or & d'argent de raport.
Vn Fusil à deux coups?
ayant le canon damasquiné
d'or.
Vn autre Fusil enrichy de
graveures en taille-douce.
: Vn autre Fusil enrichy ausside
graveures, ayant quelques
filets d'argent autour de
la visiere de couche.
Vne paire de pistolets enrichis
de reliefs? le canon en- !
richy d'or & d'argent de
raport,
& la garniture de inefme
travail.
Vne autre paire de Pistolets
enrichis de graveures en
taille-douce, le canon damasquiné
d'or en couleur
d'eau.
Vne autre paire de Pistolets
enrichis de graveures en
tulle-douce, le porte-viz
de reliefs &: un masque sur
les culotes.
Vnegrande Pendule quarrée
allant quinze jours,tonnant
les heures & les demyheures,
& la Boete de marqueterie
avec des colomnes,
bazes & chapiteaux corintheà
fonds d'écaille de Tortue
, & son étuy garny de
cuir.
Vne petite Pendule d'or
de poche, la boëte enrichie
de graveure avec son étuy
garny de clouds d'or à feuillages.
Vne Montre d'or d'émail
en mignature, le dessous de
la- boëte representant Mars
avec Venus & l'Amour
,
le
jonc &le dedans de Paysages
avec personnages.
Huit pieces d'étosses de
soye or & argent sur les desseins
de France;sçavoir, 1
1
Vne piece de brocard violet
tout or ? en broderie d'or
glacé&tors. -
Vne piece bleuë or & ar- -
gent à fond de Damas en
broderie d'or, reciselé d'argent
tors.
Vnepiece ponceau & or
1- glacée & rebroché d'or tors.
Vne piece bleue or & argent
pararabesqiued'or glacé,
& rebroché d'argent tors.
Vne piece amarante vert &
or, avec rayes de satin broché
d'or lissé & tors. -
Vne piece ponceau tout
argent par ehamarures d'argent
lissé & broché d'argent
tors.
Vne piece blanc & or nue
en Damas avec soye ponceau
& broché d'or.
Et une piece vert & or en
gros de naples par chamarures.
Quinzepieces de Draps
tres-fins d'écarlatte vert,violet
bleu gris de perles contenant
deux cens quarante
cinq aunes.
Deux pieces de Camelot
couleur de feu contenant
cinquante-cinq aunes & demie
PRESENS DV ROY
pour le fecond Ambassadeur.
VnLustre de cristaux de
roche à dix branches de fonte
dorée, ayant une Couronne
enrichie de plusieurs
cristaux de roche & de Milan,
le dessous garny de campanes
de boules & pieces de
cristaux de Milan, avec une
grosse poire taillée en coste
au milieu.
Vnependule allant quinze
jours, sonnant les heures &
les demyheures,la boëteen
forme de cartouche sur un
I
fond de cuivre doré, les ornemens
aussi dorez d'or
moulu.
Vnegrande Montre d'or
couverte d'email en mignature
,
le dessous de la boëte
repreientantl'enlevement
dEurope, & le dessus representant
une Venus & des
Amoursavec dcs Tritonssur
un Dauphin,& le dedans de
paysages & personnages.
Vne Montre quarrée à
feuillages d'or,ciselez,avec
un cristal de roche.
Vne tenture de Tapisserie
de Flandre,representant
des jeux d'enfans
Vn Fusil enrichy de reliefs
relevez d'or, le canon
de reliefs, le fond d'or, &:
le bouton d'or de rapport.
Vn autre Fusil enrichy
d'une garniture d'argent gravée
entaille douce,
&d'argent
de rapport autour de
lavisiere de couche.
Vn autre Fusil orné de
graveures en taille douce.
Vn autre Fusil le gravé canon de plusieurs ornemens
en taille douce avec du relief
sur la visiere de couche.
.-- Vne paire de Pistolets
enrichis de refiefs,lagarniture
&les cartonsderapport.
Vne autre paite de Pistolets
enrichis de graveure en
taille douce & d'argent de
rapport sur le bois.
Vne autre paire de Pistolets
de graveure en taille
douce? les canons canelez,
& le bois ornéd'argoent de rapport.
Huit pleces d'etofes d'or
& d'argent sur des, desseins
de France,scavoir,
Vne piece pourpre or {SÇ
argent, par chamarures d'or
glacé
,
rebrodé d'ortors à
<
iligranes d'argent,
Vne piècede Brocard d'or
& d'argent, ponceau par
chamarures d'or luisant, &:
proché d'or.
Vne piece, couleur de Caf- é argent, &: nuéaupetit
nétier, rebroché de deux
rgents avec descouleurs.
Vnepiece,amarante&arrent
changeant)broché d'arent.
| Vnepiece, vert, or&argent
,fond de Naples avec
iligrane de soye
| Vnepièce, ponceau,vert
r argent en gros deNaples
changeant par bandes no'u;
velles.
Vne piece cramoisi & or, à
fond de satin brodé de-foy gloire. j
Et une piece bleue, or &j
argent par tissu en chaisne, J
Quinzepieces de draps
tres-fins
,
d'écarlate, vert
violet, bleu, gris de Perle &
de canelle
, contenant deu
cens trente-trois aunf-s.troi
quarts. ]
Vne piece de camelot d^
vingt-neufaunes lX. demie,
i
fPRESENS DU ROY
1 pour letroisiéme Ambassadeur
Vne Pendule allant quinze
jours,sonnant les heures
& les demies, la boëte de
fond d'écaille,de Tortue, de
marqueterie, faite en dome,
des pilastres, des chapiteaux
& bases d'ordre Ionique, les
ornemensdorez d'or moulu.
:.. Vne Montre d'orémaillée
de peintures en mignature;
le dessous representant deux
Amans avec l'Amour,&au
dessus les mesmes Amans
sans l'Amour, le dedans de
paysages & personnages.
Vne autre Montre d'or,
émaillée de vert de taille
d'épargne.
Vn Fusil enrichy de reliefs,
le canon damasquiné
d'or & émaillé.
Vn autre Fusil enrichy de
beaucoup d'ornemens gravez
en taille douce.
Vn autre Fusil aussi de
graveuresen taille
f
douce le
canon damasquiné.
Vn autre Fusil orné de
graveures en taille douce.
Vn autre Fusil ayant les
mesmes ornemens
Vne paire de Pistolets enrichis
de graveures en taille
douce, le canon damasquiné
d'or & en couleur d'eau, le
bois enrichy de feuillages
d'argent de rapport.
Vne autre paire de Pistolets
de graveures en taille
douce,avec quelques reliefs.
Vne autre paire gravée
aussi en taille douce, les
porte-viz de reliefs.
Vne tenture deTapisserie
de Flandre, de verdure avec
de petits personnages & animaux.
Deux grandes Girandoles
à six branches de fonte d
rée, chacune enrichie de pl
sieurs étoiles de cristaux
roche taillez, & plusieur
autres pieces aussi de cr
taux.
Sept pieces d'étofe de so
or &argent, sur les dessei
de France; scavoir,
Vne piece, bleu &: or tre
riche, avec or glacé & bre
ché d'or.
Vne piece de Caffé & a
gent nué, riche & brodé
deux argents de couleur a
Mosaïque.
vne piece, ponceau, or
argent , par galons d'or &
d'argent brochez.
Vnepiece couleur de
chaireargents à fond gros
de Naples nué de soye verte
Vnepiece,bleu&: or avec
ponceau,à fond gros de Naples
en tissu
Vne piece amarante & or,
: gros de Naples &satin en
tissu
Et une piece rouge & vert, changeant en chaisne.
- Sept pieces de draps trèssins,
d'écarlate, vert, violet,
bleu & gris de Perle
, contetenant
quatre - vingts cinq
aunes trois quarts. -
TRESENS
De Monsieur le Duc du Maine
à cJïïl. Confiance.
Vntres-grand Lustre, tout
de cristal de loche à douze
branches de fonte dorée
ayant une couronne enrichie
de plusieurs boules de
rirtaux de roche, garny
d'une tres-belle campane de
ristaux , ayant une gresse
boule de cristal de roche
taillée dans le milieu.
Deux pieces d'étose or &
argent tres-riches, sur des
desseins de France.
Vne tres-belle Pendule,
onnant les heures & les deny-
heures, & allant huit
ours.
Deux Coupes,deux Veres
? une Souscoupe,une Aiguiere
,deux Bouteilles, un
Baril,&un:Tasse de cristal
le roche ciselé avec une
cassette aussi de cristal,
emplie d'Eventails de mignature
, &de ceintures or
& argent, avec un Portrait
en mignature de Monsieur
e Duc du Mayne.
,
Vngrand Livre repreentant
les Conquestes du
Roy, en mignature, avec
les Personnages &: les Places
o
au naturel, &le plan des
Places, le tout sur du velin,
avec une description historique.
Ce Livre est couvert
de chagrin avec des garnitures
&es
tures & desppllaaqquueess dc'o?r dd>'uunn
ouvrage ciselé. Les Armes
du Roy sont au milieu? &
il yades Chiffres aux
coins.
Je vous avois déja dit une
partie des choses qui sont
contenues dans cet article;
mais je ne vous avois pas
mandé le nom du Prince
qui faisoit ce Present. I
PRE-
- '1
Presens De M. le Marquis de
l, Louvois à M. Constance.
Six grandes Tables de marbre
jaspé ovales.
ri Vntres-riche Tapis de U
Savonnerie.
Presens de M. le Marquis de
il Croissy à VJ1. Constance.
t Vn grand Miroir avec
sa bordure de glace à fond
de lapis, lesornemens aussi
de lapis, & le chapiteau d'un
pareil travail.
Douze Corbeilles de cristal
taillé.
Deux grands Bassinsd'argentdore
en ovale, relevez
au fond en bosse ronde de
plusieurs figures representant
lhistoiredeScipion,deMarc-
Antoine, & de Cleopatre.
Vn grand Bassin, où sont
rapportéesplusieurs plaques
d'argent doré, au fond duquel
relevé en demy bosse,est
vn Neptune dans vnchar tiré
par quatre chevaux Marins.
Vntres beau Vase en forme
de fontaine, ayant deux
Bassins en coquille d'argentdoré,
l'un soutenu d'un
Atlas monté sur un chat
d~'anrg$e~nt doré;l'autre élevéau soutenud'uneVenus
d'argent, accompagnee d'un
Cygne aussi d'argent sur une
coquille dor,& au sommet du
>
Vaseest un Mercure d'argent.
Toutes ces Figuresjettent artificiellement
de l'eau.
~, Vngrand Crucifix d'ambre
tres-curieux. 1
Vnegrande Cassette de
cristal taillé & enchassé, entrelassé
de roses de Diamans
avec des feüillages d'or trait,
d'une belle fimetrie
, dans
laquelle Cassette il y a,
: Douze paires de Gands
glacez.
{ Vn Eventail de peau de
senteur, où est peint en mignature
le Carrousel dernier
fait en France, les bastons enrichis
d'or parsemez de Perles
& deDiamans sins,tenant
ensemble par une viz d'or.
Septautres Eventails de
differentes couleurs & representations,
ornez de rubans
or ez argent.
VneCassettede cristal,avec
sa bordureaussi de cristal
tortillé, dans 1 aquelle il y a
Vne paire deBracelets deCorail
taillé, avec une boucle
dVenDeiMamoannstrfeins àchacun.
d'or avec f»
boëte émaillée, garnie de
Diamans fins, la clef enrichie
de Diamans, VneTabatiered'or émaillée,
garnie de Rubis, avec
un plus gros Rubis pour la
fermer.
VnbeauChapelet de corail.
Vn autre de corail uny.
Vn Chapelet d'ambre trèsprecieux.
t' Vntres-beau Cordon de
corail.
Vne Cave couverte de fatin
vert, ornée de galons&
de clous d'argent, contenant
douze flacons de cristal
couverts d'argent, remplis
d'essences & de diffeter
bonnes odeurs.
Vingt- quatre paires de
Gands d'Espagne, garnis de
rubans dediverses couleurs.
Deux grandes peaux d'Espagne>
d'une senteur merveilleuse.
Vne tres-belle Coupe d'émail
avec sacouverture, sur
laquelle sont representées.
diverses Batailles,& un étuy
de satin rouge galonné d'or
Vn Verre de cristal de roche
couvert, figuré, avec
son pied d'argent, & Lon.
étuy de satin rouge.
Vn grand Verre en coupe
aussi decristal de roche, figuré
,avec sa couverture &
son étuy de satin rouge galonné
d'argent.
Vne Cave de satin rouge,
contenant six grands Gobelets
de cristal grav é.
Vne autre Cave ausside
satin rouge, contenant cinq
grands Gobelets de cristal
'figuré,o
Prbesens de M. le Marquis de
Seignelay àM. Constance.
Deux grands Miroirs de
figure octogone,
ngure o ogone avec leurs
?
bordures toutes de cristal. 1
Vn Benitier de cristal de
roche, garny d'argent.
Quatre grandesTables de
marbre, avec leurs chassis &
pieds de sculpture tous dorez.
Vne tenture de Tapisserie
à fond vert.
,
Vne grande Figure de
marbre
,
representant deux
enfans qui tiernent un pied
de Vase.
Cinquante Portraits des
principales personnes de la
Cour, avec leurs bordures
dorées. a
,
Vn grand Fusil de marqueterie
fait en Canada, d'un
ouvrage exquis , avec [on
étuy de maroquin rouge 3 fleurdelisé d'or. -
Vne paire de Pistolets
montez d'yvoire,tirant chacun
- deux coups, avec
quelquesgraveures en taille
douce
Trois grandes Caisses remplies
de differens ouvrages
decristaux d'Allemagne.
Vn grand Verre avec fom
pied de vermeil doré.
Vne grande Sous-coupe
aussi de cristalavec son
y
pied de vermeil doré.
Vn grand Globe de verre,
representant le Labirinthe
de Versailles. 1
Vn tres-beau Cabinet
d'Optique
>
representant plusieurs
belles veuës.
VnTableau representant
Versailles, avec son quadre
doré.
Deux Tableaux de Rocailles
, avec leurs quadres
aussi dorez.
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Résumé : Nouvelle Liste des Presens envoyez à Siam. [titre d'après la table]
Le texte décrit une liste détaillée de présents envoyés à Siam, incluant divers objets précieux et artistiques. L'auteur mentionne avoir déjà envoyé une liste précédente, mais il dispose de nombreuses nouvelles informations à partager. Il souligne la nécessité de recherches approfondies pour décrire précisément chaque pièce, tant en termes de quantité que de description particulière. Les présents sont destinés au roi de Siam, à la princesse de Sima, à M. Constance, et aux ambassadeurs. Ils incluent des objets d'art et de luxe tels qu'une couronne d'or enrichie de diamants, rubis, émeraudes et perles, un grand miroir de cristal garni d'or, une selle de cheval avec housse et harnais brodés, des vestes de velours brodées, des baudriers en broderie d'or, un vase d'ambre gravé, et plusieurs pièces d'étoffes précieuses. Les descriptions détaillées incluent des pendules, des montres, des fusils richement décorés, des lustres de cristal, des tapisseries de Flandre, des coffrets d'ambre, et diverses pièces d'étoffes en soie, brocart et drap d'or. Chaque objet est décrit avec précision, mettant en avant les matériaux précieux et les techniques de décoration utilisées. Pour le second ambassadeur, les présents incluent un lustre de cristal de roche, une pendule, plusieurs montres d'or ornées, des fusils et pistolets enrichis, des étoffes précieuses, et une tenture de tapisserie. Pour le troisième ambassadeur, les présents comprennent une pendule, une montre, des fusils, des pistolets, des girandoles, et des étoffes. Monsieur le Duc du Maine offre un grand lustre, des étoffes, une pendule, des objets en cristal, et un livre illustré des conquêtes du roi. M. le Marquis de Louvois offre des tables de marbre et un tapis de Savonnerie. M. le Marquis de Croissy offre un miroir, des corbeilles de cristal, des bassins d'argent, un vase en forme de fontaine, un crucifix d'ambre, des éventails, des bracelets, des tabatières, des chapelets, des flacons d'essences, des gants, des peaux d'Espagne, des coupes d'émail, des verres de cristal, et des goblets. M. le Marquis de Seignelay offre des miroirs, un bénitier, des tables de marbre, une tenture de tapisserie, des portraits, un fusil, des pistolets, des caisses de cristaux, des verres, une sous-coupe, un globe, un cabinet d'optique, et des tableaux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 143-144
AUTRE, Du Solitaire, malgré lui, de l'Isle S. Loüis.
Début :
Deux choses, quoique differentes, [...]
Mots clefs :
Glace
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE, Du Solitaire, malgré lui, de l'Isle S. Loüis.
AUTRE ,
Da Solitaire , malgré lui , de
'I'Ifle S. Louis .
Deux chofes , quoique differentes ,
n'ont cependant qu'un même nom,
Lecteur dans les rimes fuivantes
Cherchez en l'explication .
L'une dépend du feul hazard ,
Et dans la faifon la plus dure ,
Eft produite par la nature;
L'autre est un pur effet de l'art.
Celle-là ne plaift qu'en Eſté,
Au lieu que dans l'hiver elle est in-
Supportable ;
Mais celle - ci eft plus agréable,
Plait en toute faifon par fon utilité.
Je vais developper ce tenebreux my Ze
ftere ,
144 LE NOUVEAU
Lefexefuit l'une avecsoin ,
Et de l'autre a fouvent befoin ,
Pour trouver les moyens de plaire .
Da Solitaire , malgré lui , de
'I'Ifle S. Louis .
Deux chofes , quoique differentes ,
n'ont cependant qu'un même nom,
Lecteur dans les rimes fuivantes
Cherchez en l'explication .
L'une dépend du feul hazard ,
Et dans la faifon la plus dure ,
Eft produite par la nature;
L'autre est un pur effet de l'art.
Celle-là ne plaift qu'en Eſté,
Au lieu que dans l'hiver elle est in-
Supportable ;
Mais celle - ci eft plus agréable,
Plait en toute faifon par fon utilité.
Je vais developper ce tenebreux my Ze
ftere ,
144 LE NOUVEAU
Lefexefuit l'une avecsoin ,
Et de l'autre a fouvent befoin ,
Pour trouver les moyens de plaire .
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6
p. 293-304
EXTRAIT de l'Assemblée publique de la Societé Royale des Sciences, tenuë dans la Grand'Sale de l'Hôtel de Ville de Montpellier le 22. Decembre 1729. l'Archevêque d'Alby y présidant.
Début :
Ce Prélat qui fut nommé l'année derniere à la place d'Académicien Honoraire [...]
Mots clefs :
Société royale des sciences, Société royale des sciences de Montpellier, Montpellier, Mouvement, Tourbillon, Glace, Cuivre, Vent, Mouvement
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT de l'Assemblée publique de la Societé Royale des Sciences, tenuë dans la Grand'Sale de l'Hôtel de Ville de Montpellier le 22. Decembre 1729. l'Archevêque d'Alby y présidant.
EXT R AIT de f Assemblée publique
de la Société Royale des Sciences , tenue
dans la Grand'Sale de PHStcl de Fille
de Montpellier le 11. Décembre 17151.
^Archevêque d' Alby y présidant*
^^nierc à la place d'Académicien Honoraire
du feu Marquis de Castries , son
frère , & qui paroissoit pour la première
fois dans ['Assemblée de l' Académie,
ítoit au haut bout de la Table , avec M.-
l'Evêque de Montpellier & M. Bon ±
Premier Président de la Cour des Com
ptes , Aides & Finances de Montpellier,',
Académiciens Honoraires ; les Académi
ciens ordinaires y croient rangés suivant
la coutume , &c les Consuls de la Ville
y assilloient en Chaperon.
L' Archevêque d'Àlbi ouvrit la Séance
par un remerciement qu'il fit à la Com
pagnie au sujet de son élection , & ce
remerciement assaisonné de toutes les grâ
ces que ce Prélat ne manque jamais de
répandre dans tous ses discours & dan*
toutes ses actions , fir connoître à la Com
pagnie qu'elle trouveroit dan* cet Ho~
aoraire noa-seulement un véritable Me»
ce»ey
i|4 ' MERCURE DE FRÁNCË;
• cene , mais encore un Acade'micien zelé^'
& très-capable par lui-même de perfec
tionner les Sciences & les Beaux- Arts,
íì les devoirs indispensables de son Mi*
nistere pouvoient le lui permettre.
M. Marçot , Directeur de la Sociétés
lut ensuite un Discours préliminaire, dans
lequel après avoir remercié M. le Pré
sident de tout ce qu'il avoir dit d'obli-'
géant pour la Compagnie , donna une
idée générale des occupations de l'Académie
, & parcourut avec beaucoup dé
précision & de netteté toutes les Scien
ces qui font l'objet dé l'Etude des Aca-*
démiciens ; il parla des Observations
particulières qu'ils y avòient déja faires ,
de futilité que le Public en avoit retiré,
& de celles qu'un tems plus favorable
aux Sciences pourroit lui procurer dans
la fuite.
Après cé Préliminaire , M. Marcot lut
tine Observation d'un Anévrisme mixtet
qui fut heureusement guéri par ses foins
& fes attentions.
Cet Anévrisme parut après une piqueure
de l'artere du bras , qui est en
fermée dans une même gaine avec la vei
ne basilique. On crut d'abord avoir suffi
samment íemedié à cet accident par des
saignées copieuses & par des compresses
graduées , soutenues par un bon banda
ge }
FEVRIER. 1730. içj
te î mais malgré ces précautions , la piqueure
de l'artere ne fut point consoli
dée , & celle de la gaine , dans laquelle,
elle est enfermée , se rejoignit en peu de
tems > le sang que fournissoit la piqueure
de l'artere dilata bientôt cette tunique
vaginale , & fit une tumeur de la gros
seur d'une petite noix , qui avoit un mou
vement de sistole & de diastole.
Cependant , soit que les compresses
graduées & les bandages eussent arrêté le
cours ordinaire du sang , soit qu'il s'en
fut extravasé quelque portion avant que
l'ouverrure de la tunique vaginale se fut
cplée , il s'étoir fait au dessous de la,
première tumeur une seconde tumeur ,
qui étoit un véritable flegmon , 5c qui
rendoit la cure de l'anevrisme très-déli-?
çate & très -difficile.
M. Marçot prit le parti dans cettç
conjoncture d'attaquer le flegmon , de
le faire suppurer & de le mener à cica
trice , & ensuite ayant le champ libre
pour comprimer sans danger la tumeur
anevrifmale , il réduisit l'artere dans son
état naturel par le bandage de l'Abbé
IJourdelot , dont on voit tous les jours
des effets merveilleux dans des occasions
semblables.
Un tourbillon qui fit beaucoup de.
ravage aux environs de Montpellier ,
%96 MERCURE DE FRANCE.
fat le sujet d'un Mémoire que lut M.
.de Montferrier le fils , Sous-Directcuc
de l'Académie.
Ceux qui furent les témoins de la vio
lence de ce Météore lui donnèrent d'a
bord le nom d'Ouragan d'autres cru
rent qu'il a voit plus de rapport aux Trom
pes de Mer qui font quelquefois si fa
tales aux Navigateurs -, & d'autres plus
superstitieux que Philosophes , voulurent
>y trouver quelque chose de surnaturel ,
ôc se persuader que quelque Esprit folet
itoit la cause de cet Orage.
M. de Montferrier fit voir par la des
cription qu'il donna des véritables Ou
ragans §c des Trompes de Mer , que le
tourbillon qui étoit le sujet de son Mé
moire , n'avait aucun rapport avec les
Orages de P Amérique , ni avec ces co
lonnes de nuées qui s'élèvent ordinaire
ment fur la Mer > & fans s'arrêter aux
Esprits Folets qui ne peuvent être admis
que dans quelques Contes de Fées , il
appella le Météore en question un tour
billon de nuée & de vent , dénomination
qui n'est point arbitraire , puisqu'elle
«st prise de la nature même du- sujet dont
il s'agit.
En effet , M. de Montferrier fit remar
quer que les Vents de Sud & les Vents
d'Est fuient les seuls qui régnèrent pen
dant
FEVRIER. 173©. *97
dant les derniers jours du mois d'Octo
bre , que ces Vents toujours humides
avoient amoncelé beaucoup de nue'es
epaiffes fur l'Horison , 6V que le second
de Novembre une portion de ces nue'es
çtant poussée par un Vent de SudfEst
fort violent , fut forcée à fe mouvoir vers
le Nord , avec tin mouvement vortiqueux
, causé par les obstacles que l'asíemblage
des autres nuages quj l'environnojent
lui présentoic de toutes parts
hors le côté de la Terre où ce tourbillon
<e porta , y trouvant moins de résistance,
Ce Groupe de nuées qui étoit fort noie
& fort épais , ne patoissoit pas avoir plus
de trois toises de largeur fur une hau
teur indéterminée •> mais comme il étoit
pouffé par un Vent de Sud-Est très vio
lent , qu'il ayoit acquis un mouvement
de tourbillon très-rapide , & qu'il forçoit
l'Air qui l'environnoit à suivre le mê
me mouvement , le tout ensemble faisoit
un tourbillon d'environ cent toises de lar
geur , qui dans l'espace d'une demie lieue
renversa ou enleva tout ce quise ttouv»
sur son passage.
II y eut des personnes qui se trouvant
ì portée de voir cette nuée obscure qui
s'avançoit du Sud-Est au Nord avec un
bruit effroyable , crurent y avoir vû une
lumière rougeâtre comme la fumée ^ qui
«'élevs
fc98 MERCURE DE FRANCE.
s'élève d'un grand incendie , & d'autres
assurent avoir senti une odeur de souffre,
Selle à peu près que celle que l'on sent
jdans les lieux qui ont été frapés de la
foudre.
L'Académicien explique la première
apparence par le mouvement rapide , du
Météore qui poussoir avec violence la
matière étherée , & produisoit par là la
lumière , comme on le' voit arriver dans
le Phosphore du Baromètre , & plusieurs
autres expériences , dans toutes lesquelles
la lumière est une fuite d'un grand
mouvement ; ou par des rayons- du So
leil , qui passant dans les intervales des
nuées , soussroient des reflexions & des
réfractions qui les dirigeoient vers les
yeux du Spectateur. Pour l'odeur de sou
fre , il dit que le froissement des matiè
res que le tourbillon enlevoit pouvoient
bien en être la cause , en faisant dévelo?
per les particules sulfureuses qui y étoient
contenues ou qui étoient répandues dans
F Air , & les vapeurs qui enyironnoient
le tourbillon.
Cette explication paroît très-naturelle,
puisque s'il y avoit eu un feu actuel
dans le nuage , il auroit infailliblement
brûlé les diverses matières combustibles
qu'il enlevoit , & qu'il emportoit à plus
ic cenc t oises.
* ■
ÏEVRIER. 1730: 199
"ïnfin ce tourbillon finit à une demie
íieue de l'endroit où il avoit été apperçû
, parce qu'à force de s'étendre dans les
terres où il étoit moins exposé à l'impul-
{ïon du vent , & de communiquer de
son mouvement aux corps qu'il rencon
trait , il perdoit de Ion mouvement
propre , & que le groupe de nuée donc
il écoit composé venant à se íondre cr»
pluye , acheva de le dissiper.
M. Rivière fit part au Public dans ua
Mémoire qu'il lut ensuite , de l'Analyse
qu'il avoit faite de l'Ivraye , & de la
cause des mauvais effets que cette graine
produit quand elle est mêlée avec le
froment dont on fait le bon pain.
II commença par donner la descrip
tion Botanique de la Plante qui produíc
ce mauvais grain , afin qu'on ne puisse
pas k méconnoître quand rlle est en
herbe , & qu'on puisse l'arracher de bonne
heure quand elle est mêlée avec la plante
qui produit le bon bled.
Il fit voir par des expériences assu
rées , & par des raisonnemens très- so
lides , que les graines produisent toujours
des Plantes de leur espece , & que la
prétendue Métamorphose du froment en
Iyraye , & de l'Ivraye en froment , n'est
qu'une erreur populaire , fondée sur l'in-
%:tention de ceux quí sèment ces grai-
E nés.
joe> MERCURE DE FRANCE,
nés , & qui ne s'apperçoivent pas que
pour l'ordinaire elles font mélangées :
or jl est constant , comme l'a remarqué
M- Rivière , que l'ivraye demande pour
germer un tems fort humide & fort pluvieux
, & que le froment , au contraire,
n'a besoin que d'une humidité médiocre;
cnforte que quand on féme du froment
mêlé avec de l'ivraye , ou de l'ivraye
mêlée avec quelque grain de froment ,
c'est toujours la saison plus ou moins hu
mide qui fait que l'une de ces graines
fructifie, au préjudice de l'autre. Voilà
tout le misterc de cette prétendue Méta-p
morphofe , qui étant bien étendue n'a
tien que de fort naturel. .
M. Rivière passa ensuite à í'Analife
Chimique de l'ivraye, & chercha dans
la décomposition de cette graine les prin*
cipes qui peuvent être la cause des mau
vais effets qu'elle ptoduir. , ,
Il ne compte pas fur I'Analife qu'il en
a faite par la Cornue' , puisque par cette
voye toutes les plantes donnent , à peu
dé chose près , les mêmes substances qu;
ne font pour l'ordinaire que de produc
tions du feu ; mais il s'attache principa
lement aux principes que l'on en peut
tirer par la voye de la fermentation &
par la voye de l'extraction.
L'ivraye fens aucune addition & fans
feu,
FEVRIER. t7ja.
feu , bien preísée , humectée & couverte
d'un entonnoir garni d'une petite chape
d'alambic , lui a donné , quand eile a été
échauféc par la fermentation qui lui est
survenue , un esprit volatil urineux.
Par l'extraction qu'il a fait de la mê
me graine par l'Esprit de vin , il en a
sité une Résine fort acre & sort piquante.
Et de la lessive qu'il a faite du Resi-
-du , il en est sorti un Sel alkali un peu
.caustique. D'où il conclud qu'une graine
qui contient de tels principes peut eni
vrer , donner des vertiges & des maux
àe tête , des maux d'estomac & des votniflernens.
L'experience a .fait voir à M. Rivière
la justesse de ses raisonnemens , puisqu'il
a guéri des personnes attaquées de quel
ques-uns decesmauXjen leur faisant quitet
leur Boulanger, 5c leur faisant man
ger du pain dont on avoit séparé avec
foin toutes les mauvaises graines. C'est
te qu'on peut appeller guérir les mala
dies sûrement , promprement & sans de»
goûr , ce qui est l'intention de la bonne
Médecine.
Personne n'ignore que la fonte de lá
Glace ne soit un effet ordinaire de la
fhaleur , & cette cause est si manifeste
qu'on he s'est pas rais en peine d'en
chercher d'autres j il y en a une cepen
£. ij daia
)©i MERCURE DE FRANCE,
dant plus cachée, que M. Haguenot fe
propose de découvrir dans le Mémoire
dont nous allons donner un Abrégé. '
Quelques Sçavans de Paris firent sçavoir
à M. Haguenot que de deux pos
tions de Glace d'uri égal poids & d'un
égal volume, dont l'une est mise sur U
rriain d'un homme qui se porte bien , &
l'autre sur une asiìete d'argent , celle qui
est mise sur l'aíîìete d'argent fond plu«
vîte de quelques minutes que celle que
l'on met' fur la main. Cette Expérience
que M. Haguenot a repeté plusieurs foisj
a toujours réussi de même.
Pour trouver la cause d'un effet qui
paroît un paradoxe , M. Haguenot mit
des portions égales de glace fur plusieurs
Métaux , comme fur l'or , le cuivre , la
plomb , l'étain , l'aiman , le fer , l'acier,
& il trouva constamment que la Glace
fondoit plus vîte fur le cuivre que fuir
tous les autres Métaux , & fur un fer à
repasser plus vîte que fur du fer ordi
naire , Sc que fur l'acier & fur l'aimanr.
Il fait remarquer que dans toutes ces
Expériences il faut que la Glace touche
immédiatement le Métail , fans quoi la
fonte de la Glace n'est pas à beaucoup
près si prompte ; il a même observé que
lorsqu'on met la Glace sur un fer rabo
teux , la superficie, de la Glace , quoique -
Hie
FEVRIER. 17?»: jej \
polie auparavant , devient inégale , c'cstà-
dire , qu'elle fond plus vîte dans lespoints
où le Métal touche la Glace im
médiatement.
M. Haguenot , après avoir cherché las
cause d'un etfet si long-tems ignoré , &•
avoir abandonné la matière magnétique
qui paroissoit une Cause assez vrai-sem
blable , s'est porté à croire que toutes les
parties intégrantes des corps solides font
dans un trémoussement perpétuel , quoiqu'infensibles
;que ce trémoussement est
la cause que les corps les plus solides fe
détruisent comme d'eux-mêmes avec le
t«ms , & que c'est à ce rríême trémoussèment
qu'il faut attribuer la fonte de 1*
Glace qui arrive sur lés Métaux quand
elle leur est immédiatement appliquée j
8c si cette fonte se fait plus vîte fur le
cuivre que' fur le fer & fur Parier , c'est
apparemment, dit M. Haguenot, pareeque
les parties du fer & de l'acier étant
beaucoup plus ferrées que celles du cui
vre , elles n'ont pas un trémoussement
assez libre , & ne peuvent pas agir si vi
vement fur la glace.
Quoique l'hipotefe de M. Haguenot air;
quelque vrai-semblance , il ne la proposa
cependant que comme douteuse , fc ré
servant de faire encore plusieurs Expé
riences pour s'assurer de la vérité.
E iij Lçâ
$04 MERCURE DE FRANCE;
Les Récapitulations que fit M. te Pré
sident de tous ces Mémoires , en furenc
des Extraits plus courts , mais plus précis
Sc plus vifs que ceiix que l'on donne ici.
11 loua le travail & l'exactitude de ceux
qui a voient lû les Mémoires -, il exhorta
tous les Académiciens à continuer leurs
recherches qu'il dit être aussi utiles que
curieuses , & voulut bien leur faire espé
rer qu'il ne perdroit aucune occasion
d'assister à leurs Aslemblécs quand il se
trouveroit à portée de pouvoir en pro -
fiter.
de la Société Royale des Sciences , tenue
dans la Grand'Sale de PHStcl de Fille
de Montpellier le 11. Décembre 17151.
^Archevêque d' Alby y présidant*
^^nierc à la place d'Académicien Honoraire
du feu Marquis de Castries , son
frère , & qui paroissoit pour la première
fois dans ['Assemblée de l' Académie,
ítoit au haut bout de la Table , avec M.-
l'Evêque de Montpellier & M. Bon ±
Premier Président de la Cour des Com
ptes , Aides & Finances de Montpellier,',
Académiciens Honoraires ; les Académi
ciens ordinaires y croient rangés suivant
la coutume , &c les Consuls de la Ville
y assilloient en Chaperon.
L' Archevêque d'Àlbi ouvrit la Séance
par un remerciement qu'il fit à la Com
pagnie au sujet de son élection , & ce
remerciement assaisonné de toutes les grâ
ces que ce Prélat ne manque jamais de
répandre dans tous ses discours & dan*
toutes ses actions , fir connoître à la Com
pagnie qu'elle trouveroit dan* cet Ho~
aoraire noa-seulement un véritable Me»
ce»ey
i|4 ' MERCURE DE FRÁNCË;
• cene , mais encore un Acade'micien zelé^'
& très-capable par lui-même de perfec
tionner les Sciences & les Beaux- Arts,
íì les devoirs indispensables de son Mi*
nistere pouvoient le lui permettre.
M. Marçot , Directeur de la Sociétés
lut ensuite un Discours préliminaire, dans
lequel après avoir remercié M. le Pré
sident de tout ce qu'il avoir dit d'obli-'
géant pour la Compagnie , donna une
idée générale des occupations de l'Académie
, & parcourut avec beaucoup dé
précision & de netteté toutes les Scien
ces qui font l'objet dé l'Etude des Aca-*
démiciens ; il parla des Observations
particulières qu'ils y avòient déja faires ,
de futilité que le Public en avoit retiré,
& de celles qu'un tems plus favorable
aux Sciences pourroit lui procurer dans
la fuite.
Après cé Préliminaire , M. Marcot lut
tine Observation d'un Anévrisme mixtet
qui fut heureusement guéri par ses foins
& fes attentions.
Cet Anévrisme parut après une piqueure
de l'artere du bras , qui est en
fermée dans une même gaine avec la vei
ne basilique. On crut d'abord avoir suffi
samment íemedié à cet accident par des
saignées copieuses & par des compresses
graduées , soutenues par un bon banda
ge }
FEVRIER. 1730. içj
te î mais malgré ces précautions , la piqueure
de l'artere ne fut point consoli
dée , & celle de la gaine , dans laquelle,
elle est enfermée , se rejoignit en peu de
tems > le sang que fournissoit la piqueure
de l'artere dilata bientôt cette tunique
vaginale , & fit une tumeur de la gros
seur d'une petite noix , qui avoit un mou
vement de sistole & de diastole.
Cependant , soit que les compresses
graduées & les bandages eussent arrêté le
cours ordinaire du sang , soit qu'il s'en
fut extravasé quelque portion avant que
l'ouverrure de la tunique vaginale se fut
cplée , il s'étoir fait au dessous de la,
première tumeur une seconde tumeur ,
qui étoit un véritable flegmon , 5c qui
rendoit la cure de l'anevrisme très-déli-?
çate & très -difficile.
M. Marçot prit le parti dans cettç
conjoncture d'attaquer le flegmon , de
le faire suppurer & de le mener à cica
trice , & ensuite ayant le champ libre
pour comprimer sans danger la tumeur
anevrifmale , il réduisit l'artere dans son
état naturel par le bandage de l'Abbé
IJourdelot , dont on voit tous les jours
des effets merveilleux dans des occasions
semblables.
Un tourbillon qui fit beaucoup de.
ravage aux environs de Montpellier ,
%96 MERCURE DE FRANCE.
fat le sujet d'un Mémoire que lut M.
.de Montferrier le fils , Sous-Directcuc
de l'Académie.
Ceux qui furent les témoins de la vio
lence de ce Météore lui donnèrent d'a
bord le nom d'Ouragan d'autres cru
rent qu'il a voit plus de rapport aux Trom
pes de Mer qui font quelquefois si fa
tales aux Navigateurs -, & d'autres plus
superstitieux que Philosophes , voulurent
>y trouver quelque chose de surnaturel ,
ôc se persuader que quelque Esprit folet
itoit la cause de cet Orage.
M. de Montferrier fit voir par la des
cription qu'il donna des véritables Ou
ragans §c des Trompes de Mer , que le
tourbillon qui étoit le sujet de son Mé
moire , n'avait aucun rapport avec les
Orages de P Amérique , ni avec ces co
lonnes de nuées qui s'élèvent ordinaire
ment fur la Mer > & fans s'arrêter aux
Esprits Folets qui ne peuvent être admis
que dans quelques Contes de Fées , il
appella le Météore en question un tour
billon de nuée & de vent , dénomination
qui n'est point arbitraire , puisqu'elle
«st prise de la nature même du- sujet dont
il s'agit.
En effet , M. de Montferrier fit remar
quer que les Vents de Sud & les Vents
d'Est fuient les seuls qui régnèrent pen
dant
FEVRIER. 173©. *97
dant les derniers jours du mois d'Octo
bre , que ces Vents toujours humides
avoient amoncelé beaucoup de nue'es
epaiffes fur l'Horison , 6V que le second
de Novembre une portion de ces nue'es
çtant poussée par un Vent de SudfEst
fort violent , fut forcée à fe mouvoir vers
le Nord , avec tin mouvement vortiqueux
, causé par les obstacles que l'asíemblage
des autres nuages quj l'environnojent
lui présentoic de toutes parts
hors le côté de la Terre où ce tourbillon
<e porta , y trouvant moins de résistance,
Ce Groupe de nuées qui étoit fort noie
& fort épais , ne patoissoit pas avoir plus
de trois toises de largeur fur une hau
teur indéterminée •> mais comme il étoit
pouffé par un Vent de Sud-Est très vio
lent , qu'il ayoit acquis un mouvement
de tourbillon très-rapide , & qu'il forçoit
l'Air qui l'environnoit à suivre le mê
me mouvement , le tout ensemble faisoit
un tourbillon d'environ cent toises de lar
geur , qui dans l'espace d'une demie lieue
renversa ou enleva tout ce quise ttouv»
sur son passage.
II y eut des personnes qui se trouvant
ì portée de voir cette nuée obscure qui
s'avançoit du Sud-Est au Nord avec un
bruit effroyable , crurent y avoir vû une
lumière rougeâtre comme la fumée ^ qui
«'élevs
fc98 MERCURE DE FRANCE.
s'élève d'un grand incendie , & d'autres
assurent avoir senti une odeur de souffre,
Selle à peu près que celle que l'on sent
jdans les lieux qui ont été frapés de la
foudre.
L'Académicien explique la première
apparence par le mouvement rapide , du
Météore qui poussoir avec violence la
matière étherée , & produisoit par là la
lumière , comme on le' voit arriver dans
le Phosphore du Baromètre , & plusieurs
autres expériences , dans toutes lesquelles
la lumière est une fuite d'un grand
mouvement ; ou par des rayons- du So
leil , qui passant dans les intervales des
nuées , soussroient des reflexions & des
réfractions qui les dirigeoient vers les
yeux du Spectateur. Pour l'odeur de sou
fre , il dit que le froissement des matiè
res que le tourbillon enlevoit pouvoient
bien en être la cause , en faisant dévelo?
per les particules sulfureuses qui y étoient
contenues ou qui étoient répandues dans
F Air , & les vapeurs qui enyironnoient
le tourbillon.
Cette explication paroît très-naturelle,
puisque s'il y avoit eu un feu actuel
dans le nuage , il auroit infailliblement
brûlé les diverses matières combustibles
qu'il enlevoit , & qu'il emportoit à plus
ic cenc t oises.
* ■
ÏEVRIER. 1730: 199
"ïnfin ce tourbillon finit à une demie
íieue de l'endroit où il avoit été apperçû
, parce qu'à force de s'étendre dans les
terres où il étoit moins exposé à l'impul-
{ïon du vent , & de communiquer de
son mouvement aux corps qu'il rencon
trait , il perdoit de Ion mouvement
propre , & que le groupe de nuée donc
il écoit composé venant à se íondre cr»
pluye , acheva de le dissiper.
M. Rivière fit part au Public dans ua
Mémoire qu'il lut ensuite , de l'Analyse
qu'il avoit faite de l'Ivraye , & de la
cause des mauvais effets que cette graine
produit quand elle est mêlée avec le
froment dont on fait le bon pain.
II commença par donner la descrip
tion Botanique de la Plante qui produíc
ce mauvais grain , afin qu'on ne puisse
pas k méconnoître quand rlle est en
herbe , & qu'on puisse l'arracher de bonne
heure quand elle est mêlée avec la plante
qui produit le bon bled.
Il fit voir par des expériences assu
rées , & par des raisonnemens très- so
lides , que les graines produisent toujours
des Plantes de leur espece , & que la
prétendue Métamorphose du froment en
Iyraye , & de l'Ivraye en froment , n'est
qu'une erreur populaire , fondée sur l'in-
%:tention de ceux quí sèment ces grai-
E nés.
joe> MERCURE DE FRANCE,
nés , & qui ne s'apperçoivent pas que
pour l'ordinaire elles font mélangées :
or jl est constant , comme l'a remarqué
M- Rivière , que l'ivraye demande pour
germer un tems fort humide & fort pluvieux
, & que le froment , au contraire,
n'a besoin que d'une humidité médiocre;
cnforte que quand on féme du froment
mêlé avec de l'ivraye , ou de l'ivraye
mêlée avec quelque grain de froment ,
c'est toujours la saison plus ou moins hu
mide qui fait que l'une de ces graines
fructifie, au préjudice de l'autre. Voilà
tout le misterc de cette prétendue Méta-p
morphofe , qui étant bien étendue n'a
tien que de fort naturel. .
M. Rivière passa ensuite à í'Analife
Chimique de l'ivraye, & chercha dans
la décomposition de cette graine les prin*
cipes qui peuvent être la cause des mau
vais effets qu'elle ptoduir. , ,
Il ne compte pas fur I'Analife qu'il en
a faite par la Cornue' , puisque par cette
voye toutes les plantes donnent , à peu
dé chose près , les mêmes substances qu;
ne font pour l'ordinaire que de produc
tions du feu ; mais il s'attache principa
lement aux principes que l'on en peut
tirer par la voye de la fermentation &
par la voye de l'extraction.
L'ivraye fens aucune addition & fans
feu,
FEVRIER. t7ja.
feu , bien preísée , humectée & couverte
d'un entonnoir garni d'une petite chape
d'alambic , lui a donné , quand eile a été
échauféc par la fermentation qui lui est
survenue , un esprit volatil urineux.
Par l'extraction qu'il a fait de la mê
me graine par l'Esprit de vin , il en a
sité une Résine fort acre & sort piquante.
Et de la lessive qu'il a faite du Resi-
-du , il en est sorti un Sel alkali un peu
.caustique. D'où il conclud qu'une graine
qui contient de tels principes peut eni
vrer , donner des vertiges & des maux
àe tête , des maux d'estomac & des votniflernens.
L'experience a .fait voir à M. Rivière
la justesse de ses raisonnemens , puisqu'il
a guéri des personnes attaquées de quel
ques-uns decesmauXjen leur faisant quitet
leur Boulanger, 5c leur faisant man
ger du pain dont on avoit séparé avec
foin toutes les mauvaises graines. C'est
te qu'on peut appeller guérir les mala
dies sûrement , promprement & sans de»
goûr , ce qui est l'intention de la bonne
Médecine.
Personne n'ignore que la fonte de lá
Glace ne soit un effet ordinaire de la
fhaleur , & cette cause est si manifeste
qu'on he s'est pas rais en peine d'en
chercher d'autres j il y en a une cepen
£. ij daia
)©i MERCURE DE FRANCE,
dant plus cachée, que M. Haguenot fe
propose de découvrir dans le Mémoire
dont nous allons donner un Abrégé. '
Quelques Sçavans de Paris firent sçavoir
à M. Haguenot que de deux pos
tions de Glace d'uri égal poids & d'un
égal volume, dont l'une est mise sur U
rriain d'un homme qui se porte bien , &
l'autre sur une asiìete d'argent , celle qui
est mise sur l'aíîìete d'argent fond plu«
vîte de quelques minutes que celle que
l'on met' fur la main. Cette Expérience
que M. Haguenot a repeté plusieurs foisj
a toujours réussi de même.
Pour trouver la cause d'un effet qui
paroît un paradoxe , M. Haguenot mit
des portions égales de glace fur plusieurs
Métaux , comme fur l'or , le cuivre , la
plomb , l'étain , l'aiman , le fer , l'acier,
& il trouva constamment que la Glace
fondoit plus vîte fur le cuivre que fuir
tous les autres Métaux , & fur un fer à
repasser plus vîte que fur du fer ordi
naire , Sc que fur l'acier & fur l'aimanr.
Il fait remarquer que dans toutes ces
Expériences il faut que la Glace touche
immédiatement le Métail , fans quoi la
fonte de la Glace n'est pas à beaucoup
près si prompte ; il a même observé que
lorsqu'on met la Glace sur un fer rabo
teux , la superficie, de la Glace , quoique -
Hie
FEVRIER. 17?»: jej \
polie auparavant , devient inégale , c'cstà-
dire , qu'elle fond plus vîte dans lespoints
où le Métal touche la Glace im
médiatement.
M. Haguenot , après avoir cherché las
cause d'un etfet si long-tems ignoré , &•
avoir abandonné la matière magnétique
qui paroissoit une Cause assez vrai-sem
blable , s'est porté à croire que toutes les
parties intégrantes des corps solides font
dans un trémoussement perpétuel , quoiqu'infensibles
;que ce trémoussement est
la cause que les corps les plus solides fe
détruisent comme d'eux-mêmes avec le
t«ms , & que c'est à ce rríême trémoussèment
qu'il faut attribuer la fonte de 1*
Glace qui arrive sur lés Métaux quand
elle leur est immédiatement appliquée j
8c si cette fonte se fait plus vîte fur le
cuivre que' fur le fer & fur Parier , c'est
apparemment, dit M. Haguenot, pareeque
les parties du fer & de l'acier étant
beaucoup plus ferrées que celles du cui
vre , elles n'ont pas un trémoussement
assez libre , & ne peuvent pas agir si vi
vement fur la glace.
Quoique l'hipotefe de M. Haguenot air;
quelque vrai-semblance , il ne la proposa
cependant que comme douteuse , fc ré
servant de faire encore plusieurs Expé
riences pour s'assurer de la vérité.
E iij Lçâ
$04 MERCURE DE FRANCE;
Les Récapitulations que fit M. te Pré
sident de tous ces Mémoires , en furenc
des Extraits plus courts , mais plus précis
Sc plus vifs que ceiix que l'on donne ici.
11 loua le travail & l'exactitude de ceux
qui a voient lû les Mémoires -, il exhorta
tous les Académiciens à continuer leurs
recherches qu'il dit être aussi utiles que
curieuses , & voulut bien leur faire espé
rer qu'il ne perdroit aucune occasion
d'assister à leurs Aslemblécs quand il se
trouveroit à portée de pouvoir en pro -
fiter.
Fermer
Résumé : EXTRAIT de l'Assemblée publique de la Societé Royale des Sciences, tenuë dans la Grand'Sale de l'Hôtel de Ville de Montpellier le 22. Decembre 1729. l'Archevêque d'Alby y présidant.
Le 11 décembre 1715, une assemblée publique de la Société Royale des Sciences à Montpellier a eu lieu. L'archevêque d'Alby, présidant à la place du marquis de Castries, a remercié la compagnie pour son élection et a affirmé son soutien aux sciences et aux beaux-arts. M. Marçot, directeur de la Société, a lu un discours préliminaire sur les activités de l'Académie et les observations scientifiques réalisées. Il a également présenté une observation médicale sur la guérison d'un anévrisme complexe. M. de Montferrier, sous-directeur, a lu un mémoire sur un tourbillon ayant causé des ravages près de Montpellier. Il a décrit ce phénomène comme un tourbillon de nuages et de vent, expliquant ses effets destructeurs et corrigeant les perceptions erronées liées à des phénomènes surnaturels. M. Rivière a fait une analyse de l'ivraie, une mauvaise herbe nuisible au froment. Il a démystifié la prétendue métamorphose entre l'ivraie et le froment, expliquant que les conditions climatiques favorisent la germination de l'une ou de l'autre. Il a également analysé chimiquement l'ivraie, identifiant des substances nocives responsables de ses effets néfastes sur la santé. Enfin, M. Haguenot a présenté une étude sur la fonte de la glace, notant que celle-ci fond plus rapidement sur certains métaux comme le cuivre. Il a attribué ce phénomène à un trémoussement perpétuel des particules solides, plus libre dans certains métaux que dans d'autres. Le président de l'académie a résumé les mémoires en des extraits plus courts, précis et percutants. Il a loué le travail et l'exactitude des personnes ayant lu les mémoires et a encouragé les académiciens à poursuivre leurs recherches, qu'il juge utiles et intéressantes. Il a également exprimé son souhait de participer aux assemblées de l'académie lorsqu'il en aura l'opportunité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7
p. 233
L'HYVER. SONNET. Par Mlle de Malcrais de la Vigne.
Début :
Les champs étoient glacez : le jour n'osoit encore [...]
Mots clefs :
Hiver, Glace
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : L'HYVER. SONNET. Par Mlle de Malcrais de la Vigne.
L'HY VER.
SONNET.
Par Mlle de Malcrais de la Vigne
Es champs étoient glacez : le jour n'osoit
encore
Sortir d'entre les bras du tranquille sommeil.
Le matin n'avoit plus cet éclat sans pareil ,
Qui redonne la vie aux Eleves de Flore.
Les Ruisseaux enchaînez faisoient frémir
l'Aurore ,
L'air negeux s'opposoit au retour du Soleil .
Malgré ce temps affreux , Tircis leste et vermeil
Près d'un Mirthe attendoit Aminte qu'il adore .
Elle arrive ; et Vénus la menant par la main ,
L'Amour avec un Trait lui montre le chemin.
Quel abord pour l'Amant ! que de feux l'embraserent
!
Aux Rayons de ses yeux l'Orient s'alluma ;
La glace se fondit ; les eaux se ranimerent ;
Et la nege en tombanr aussi- tôt s'enflamma.
SONNET.
Par Mlle de Malcrais de la Vigne
Es champs étoient glacez : le jour n'osoit
encore
Sortir d'entre les bras du tranquille sommeil.
Le matin n'avoit plus cet éclat sans pareil ,
Qui redonne la vie aux Eleves de Flore.
Les Ruisseaux enchaînez faisoient frémir
l'Aurore ,
L'air negeux s'opposoit au retour du Soleil .
Malgré ce temps affreux , Tircis leste et vermeil
Près d'un Mirthe attendoit Aminte qu'il adore .
Elle arrive ; et Vénus la menant par la main ,
L'Amour avec un Trait lui montre le chemin.
Quel abord pour l'Amant ! que de feux l'embraserent
!
Aux Rayons de ses yeux l'Orient s'alluma ;
La glace se fondit ; les eaux se ranimerent ;
Et la nege en tombanr aussi- tôt s'enflamma.
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Résumé : L'HYVER. SONNET. Par Mlle de Malcrais de la Vigne.
Le poème 'L'HY VER' de Mlle de Malcrais de la Vigne dépeint un paysage hivernal où les champs sont gelés et les ruisseaux figés. Tircis attend Aminte près d'un myrte. Aminte arrive, accompagnée par Vénus et guidée par l'Amour. La présence d'Aminte enflamme Tircis, faisant fondre la glace et ranimer les eaux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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8
p. 1278-1288
EXTRAIT du Memoire lû par M. de Reaumur à l'Assemblée publique de l'Académie Royale des Sciences du 5 May 1734. sur les diférens degrez du froid qu'on peut produire en mêlant de la Glace avec diférens Sels ou avec d'autres matieres, soit solides, soit liquides.
Début :
On sçait qu'en mêlant de la glace pilée avec certains sels, tels que le [...]
Mots clefs :
Réaumur, Académie royale des sciences, Froid, Glace, Sels, Degrés, Salpêtre, Expériences, Esprit de vin, Poudre, Sel marin, Thermomètres, Degré, Liqueurs, Mémoire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT du Memoire lû par M. de Reaumur à l'Assemblée publique de l'Académie Royale des Sciences du 5 May 1734. sur les diférens degrez du froid qu'on peut produire en mêlant de la Glace avec diférens Sels ou avec d'autres matieres, soit solides, soit liquides.
EXTRAIT du Memoire lû par M. de
Reaumur à l'Assemblée publique de l'Académie
Royale des Sciences du 5 May
1734. sur les diférens degrez du froid
qu'on peut produire en mêlant de la Glace
avec diférens Sels ou avec d'autres matieres,
soit solides , soit liquides .
OP
N sçait qu'en mêlant de la glace
pilée avec certains sels , tels que le
Salpêtre et le Sel marin , ou le Sel de table
, on fait naître un plus grand degré
de froid que celui qu'avoit cette Glace ;
qu'au moyen du froid produit par ce mélange
on fait geler de l'eau dans les jours
les plus chauds . C'est même l'expédient
auquel nous devons ces liqueurs glacées
que nous prenons avec plaisir en Eté et
qui paroissent à présent en toutes Saisons
sur les tables somptueuses ; Mais or ne
sçait point encore assez quelle est l'efficacité
de chaque Sel mêlé avec la Glace pour
la production du froid. Quoiqu'on ait
fait beaucoup d'expériences sur la production
de ces froids , qu'on peut nom,
mer artificiels , on ne sçait point encore
de combien le froid qu'un Sel peut produire
est plus grand que celui qui peut
II Vol. être
JUIN. 1734: 1279
Etre produit par un autre Sel , et quelle
est la proportion la plus avantageuse dans
laquelle chaque Sel doit être combiné
avec la Glace. C'est aussi ce qui ne pouvoit
être déterminé avec une sorte de
précision , avant qu'on eut les Thermométres
dont M. de Réaumur a donné la
construction dans les Mémoires de l'Académie
de 1730. Il falloit que les dégrez
de chaud et de froid eussent été réduits à
certaines mesures fixes ; que les dégrez du
Thermométre qui les désignent ne fussent
pas pris arbitrairement comme ils le
sont dans les Thermométres ordinaires.
Dans ceux de M. de Réaumur , ces dégrez
sont des portions connues d'un volume
connu , d'un esprit de vin connu : aussi
plusieurs de ces Thermométres , placez à
côté les uns des autres , s'ils ont été bien
construits , marquent par un même nombre
de dégrez la température de l'air.
On a donc dans ces Thermomètres des
instrumens propres à déterminer les dégrez
du froid en mesures connuës . Les
premiers que M. de Réaumur avoit fait
construire étoient extrémement grands
et par consequent difficiles même à
manier. Il est parvenu à en faire faire
d'aussi petits qu'on les peut souhaiter
, et aussi exacts que les grands. Les
II. Vol. de1280
MERCURE DE FRANCE
dégrez des uns sont proportionnels à ceux
des autres . Les petits n'ont que huic à
dix pouces de hauteur , et moins si l'on
veut. Nous sommes encore obligez de
rapp ller ici qu'il y a sur ces Thermométres
deux suites de dégrez ou de divisions,
l'une qu'on peut appeller celle des dégrez
ascendans ou des dégrez de chaud , et
l'autre des dégrez descendans ou des dégrez
de froid ; le terme , la ligne qui sépare
ces deux suites est marquée par Zero.
Lorsque la liqueur du Thermométre e
à ce terme , elle n'a précisément que le
degré de f oid qui suffit pour geler l'eau
ou pour empêcher la Glace de se fondre.
Les dégrez qui sont au dessous de ce terme
expriment des d'grez de froid de plus
grand en plus grand que celui qui est
simplement capable de geler l'eau.
Le Salpêtre est un des Sels de l'efficacité
duquel on a le plus d'idée pour la
production du froid. C'est à un nitre ou
à un Salpêtre répandu dans l'air qu'on
attribue les plus grands froids : si la Glace
se forme au milieu de l'Eté dans quelques
cavernes souterraines, telles que la Grotte
de Besançon on veut que ce soit parce
que les terres des environs sont impregnées
de Salpêtre . Les expériences de
M. de Réaumur nous font beaucoup ra-7.
,
11 Vol. batJUIN
1734. 1 ·
1281
battre de cette idée qu'on s'étoit faite du
Salpêtre , elles, apprennent que le Salpêtre
bien pur, bien rafiné , étant mêlé avec
la Glace , ne peut faire naîtte qu'un dégré
de froid de trois dégrez et demi plus
grand que celui qui est capable de geler
T'eau.
Si on avoit eu besoin de produite un
grand degré de froid , on ne se seroit pas.
avisé apparemment de préférer le sucre
au Salpêtre ; on l'auroit dû pourtant , puisque
les expériences de M. de Reaumur apprennent
qu'avec du sucre et de la Glace
on fait naître un froid de 5 dégrez au - dessous
de la congellation. Ces expériences
doivent paroître curieuses; mais on auroit
été assez porté à croire qu'elles ne sont
que curieuses, M. de Reaumur à fait voir
qu'elles ont des utilitez qu'on n'en auroit
pas attendues. On a cherché et on a imaginé
bien des moyens et bien des machines
pour éprouver la force de la poudre
à canon , parce qu'il importe extrémement
de pouvoir s'assurer de la qualité des différentes
poudres. Ceux qui sont le plus
au fait de l'Artillerie sçavent cependant
que malgré tous les genres d'épreuves
qu'on a imaginés , il n'y en a pas encore
une bonne qui soit connues on n'a pas
pensé assurémentque la meilleure maniere
I I. Vol. B dé1232
MERCURE DE FRANCE
11
déprouver de la poudre à canon fur déprouver
le degré du froid qu'elle peut
faire naître : c'est pourtant ce qui résul
te très - clairement des expériences de
M. de Reaumur. Le Salpêtre fait la base
de cette poudre , elle est composée de
trois parties de Salpêtre , d'une demie
partie de charbon et d'une demie partie
de souffre , c'est sur tout par la qualité,
du Salpêtre qu'on peut craindre que la
poudre peche . L'opération de purifier ,
de rafiner le Salpêtre se réduit presque à
en séparer un Sel de la nature du Sel marin
où du Sel de table avec lequel il est
mêlé. Le Salpêtre est d'autant plus pur ,
plus parfait , qu'il contient moms de ce
Sel. Or les expériences de M. de Reaumur
lui ont appris que le Sel matin ou
que le Sel qui altére le Salpêtre mêlé avec
la Glace, est capable de produire un trèsgrand
froid , un froid qui surpasse de 15
degrez celui qui suffit pour geler l'eau¸
au lieu que leSalpêtre bien rafiné ne peut
produire qu'un froid de 3 degrez et demi
plus grand que celui de l'eau qui
commence à se geler. Delà il suit que
moins le Salpêtre sera rafiné et plus le
froid qu'il fera naître , étant mêlé avec de
la Glace , sera grand . La plus sûre , la
moins équivoque des épreuves du Salpê-
II. . Vol.
tre
JUIN. 1734 1283
que
tre est donc celle du froid qu'il peut produire
. M. de Reaumur a trouvé qu'il y
a du Salpêtre de la premiere cuite qui fait
naître jusqu'à 11 degrez de froid. Enfin
que d'autre Salpêtre n'en fait naître
9. 8.7. degrez plus ou moins selon qu'il
a été rafiné. On voit bien que l'essai doit
réüssir de même pour la poudre à canon,
sur tout lorsqu'on sçait que le charbon
pilé et le souffre n'augmentent point le
froid de la Glace. Afin pourtant qu'il ne
restât aucun doute sur le succès de cette
épreuve , M. de Reaumur a fait faire de
la poudre à canon avec du Salpêtre bien
rafiné ; mêlé avec la Glace elle a produit
3 degrez et demi de froid ; il a fait faire
d'autres poudres avec d'autres Salpêtres
qui ont donné 7. 8. ou 10. degrez de
froid selon la qualité de Salpêtre qui
étoit entré dans leur composition.
Nous ne sçaurions suivre le détail des
expériences que M. de Reaumur a faites
sur toutes les diférentes especes des Sels ,
mais nous ne pouvons nous dispenser de
dire quelque chose de celles sur les diférens
Sels fixes ou alcalis et sur les cendres
qui fournissent ces Sels , parce que les
resultats de ses expériences peuvent être
utiles à tous ceux qui font des liqueurs
glacées dans les Pays où le Sel marin jest
Bip rare II Vol.
1284 MERCURE DE FRANCE
rare ou cher , et à ceux qui sont obligez
de conserver leurs Glaces pendant des
demie journées. Le Sel de Soude , les diférentes
Soudes elles mêmes , les potasses,
les cendres gravelées , le Tartre , en un
mot , tous les Sels alcalis ou les cendres
chargées de ces Sels sont capables de produire
au moins un aussi grand degré de
froid que le Salpêtre bien rafiné : quel
ques- unes mêmes de ces matieres produisent
de très- grands froids et même
superieurs à celui que le Sel marin peut
produire. La cendre ordinaire , celle qu'on
trouve dans toute cheminée où on a brûlé
du bois neufsuffit pour faire des Glaces
ou liqueurs glacées ; on ne sçauroit désirer
une matiere à meilleur marché ; il est
vrai pourtant qu'avec cette cendre on ne
fera pas des Glaces aussi promptement à
beaucoup près , qu'on les fait avec le Sel
marin , qu'on sera obligé d'y employer
plus de deux heures , mais cet inconvé
nient , qui n'en est un que lorsqu'on est
pressé par le tems , est compensé par un
avantage , c'est que la cendre conserve
bien plus long-tems les Glaces qu'elle a
faites que le Sel marin ne conserve celles
qu'il a produites plus vîte ; c'est de quoi
les raisons sont expliquées dans le Mémoire.
La longueur d'un Extrait ne nous
II. Vol
perJUIN.
1734. 1285
permet pas de parler de toutes les diférentes
matieres qui augmentent le froid
de la Glace avec laquelle on les mêle ; il
y en a pourtant que nous ne pouvons
nous résoudre à passer entierement sous
silence . Il est bien singulier que la chaux
qui s'échauffe si considérablement lorsqu'elle
est humectée par l'eau , augmente
le froid de la Glace avec laquelle on l'a
mêlée. Les Physiciens sçavoient déja que
l'esprit de vin , qui est une liqueur si
inflamable , qui est tout feu
versé sur
la Glace augmente son froid ; mais M. de
Reaumur a trouvé qu'avec la Glace l'Esprit
de vin versé dessus en certaines circonstances
, on peut faire naître un froid
excessif.
›
→
Il a cherché aussi à mesurer les degrez
des froids qu'on peut faire naître au
moyen des plus violens esprits acides
comme l'esprit de nitre et l'esprit de Sel :
Ils peuvent produire des froids prodigieux
: Celui que nous avons ressenti à
Paris dans le mémorable hyver de 1709.
n'eut fait descendre la liqueur du Thermométre
qu'un peu au - dessous de 14
degrez , et avec ces esprits et par d'autres
moyens indiquez , M. de Reaumur en
produit des froids capables de faire descendre
la liqueur à 25 ou à 26 degrez .
- II. Vol.
B iij
Si
1286 MERCURE DE FRANCE
Si on affablit de l'Esprit de vin de la
qualité de celui du Thermométre , si on
mêle trois parties de cet Esprit de vin
avec deux parties d'eau cet Esprit de
vin affoibli est encore plus fort que les
meilleures eaux de vie , il ne sçauroit cependant
conserver sa liquidité contre un
froid de 24 degrez , il se géle sur le
champ.
,
>
Les liqueurs inflamables et les liqueurs
qui sont chargées de beaucoup de Sel
sont celles qui se gélent le plus dificilement
; mais M. de Reaumur a fait observer
dans son Memoire, que la nature sçait
composer des liqueurs qui nous semblent
purement aqueuses , qui ne sont point
inflamables qui ne nous paroissent
pas chargées de Sels et qui cependant
sont capables de soutenir de très grands
froids sans perdre leur liquidité : Ce sont
celles qui circulent dans les corps des
insectes de tant d'especes differentes.
M. de Reaumur a fait quantité d'essais
pour connoître les degrez de froid qui
peuvent faire périr les insectes de diverses
especes qui peuvent geler leur sang.Si
les degrez de froid de certains Hyvers
sont supérieurs à ceux que certains insec
tes peuvent soutenir, et qu'ils sont exposez
à soutenir , nous pourrons alors pré-
II. Vol. dire
JUIN. 17345 1287
dire que ces Insectes ne nous incommoderont
pas dans le reste de l'année ; c'est
un détail curieux dont il a reservé la plus
grande partie pour l'Histoire des Insectes.
Il ne parle ici que de quelques especes
de Chenilles , il en a trouvé des especes
qu'un froid de huit degrez fait perir 13
mais malheureusement il y en a une espece
, la plus commune de toutes , et
qu'il a aussi nommée la commune , parce
que le nombre de ses individus surpasse
dans le Royaume en certaines années le
nombre des individus qui fournissent
ensemble plusieurs milliers d'autres especes
; c'est cette espéce dont on voit
des nichées sur les arbres lorsqu'ils ont
perdu leurs feuilles. Ces Chenilles sont
malheureusement constituées de façon
que nous ne pouvons pas esperer qu'aucun
froid nous en délivre ; quoique jeunes et
petites , elles ont soutenu un froid de 18
degrez sans que leur sang se soit gelé et
sans qu'elles ayent péri , c'est - à- dire , un
froid au moins plus grand de quatre degrez
que celui que nous avons eu en
1709.
le
Il n'est pas sûr même qu'un froid de
huit degrez nous délivre de celles dont
sang peut être gelé par ce froid. La nature
a appris à celles qui ne sont pas en
11. Vol.
Biiij état
1288 MERCURE DE FRANCE
état de soutenir les plus grands froids de
s'enfoncer en terre ; quelques-unes y entrent
dès le Printems , d'autres y entrent
en Eté elles s'y métamorphosent en
Crysalides . Sous cette derniere forme elles
restent pendant tout Hyver cachées en
terre,d'où ces Insectes sortent auPrinters
sous la forme de Papillons.
Quand nous étendrions , encore plus
loin cet Extrait, il faudroit toujours nous
résoudre à ne rien dire d'une partie des
faits curieux et utiles dont le Memoire
est rempli dès que nous ne donnerions
pas le Memoire en entier.
*
Reaumur à l'Assemblée publique de l'Académie
Royale des Sciences du 5 May
1734. sur les diférens degrez du froid
qu'on peut produire en mêlant de la Glace
avec diférens Sels ou avec d'autres matieres,
soit solides , soit liquides .
OP
N sçait qu'en mêlant de la glace
pilée avec certains sels , tels que le
Salpêtre et le Sel marin , ou le Sel de table
, on fait naître un plus grand degré
de froid que celui qu'avoit cette Glace ;
qu'au moyen du froid produit par ce mélange
on fait geler de l'eau dans les jours
les plus chauds . C'est même l'expédient
auquel nous devons ces liqueurs glacées
que nous prenons avec plaisir en Eté et
qui paroissent à présent en toutes Saisons
sur les tables somptueuses ; Mais or ne
sçait point encore assez quelle est l'efficacité
de chaque Sel mêlé avec la Glace pour
la production du froid. Quoiqu'on ait
fait beaucoup d'expériences sur la production
de ces froids , qu'on peut nom,
mer artificiels , on ne sçait point encore
de combien le froid qu'un Sel peut produire
est plus grand que celui qui peut
II Vol. être
JUIN. 1734: 1279
Etre produit par un autre Sel , et quelle
est la proportion la plus avantageuse dans
laquelle chaque Sel doit être combiné
avec la Glace. C'est aussi ce qui ne pouvoit
être déterminé avec une sorte de
précision , avant qu'on eut les Thermométres
dont M. de Réaumur a donné la
construction dans les Mémoires de l'Académie
de 1730. Il falloit que les dégrez
de chaud et de froid eussent été réduits à
certaines mesures fixes ; que les dégrez du
Thermométre qui les désignent ne fussent
pas pris arbitrairement comme ils le
sont dans les Thermométres ordinaires.
Dans ceux de M. de Réaumur , ces dégrez
sont des portions connues d'un volume
connu , d'un esprit de vin connu : aussi
plusieurs de ces Thermométres , placez à
côté les uns des autres , s'ils ont été bien
construits , marquent par un même nombre
de dégrez la température de l'air.
On a donc dans ces Thermomètres des
instrumens propres à déterminer les dégrez
du froid en mesures connuës . Les
premiers que M. de Réaumur avoit fait
construire étoient extrémement grands
et par consequent difficiles même à
manier. Il est parvenu à en faire faire
d'aussi petits qu'on les peut souhaiter
, et aussi exacts que les grands. Les
II. Vol. de1280
MERCURE DE FRANCE
dégrez des uns sont proportionnels à ceux
des autres . Les petits n'ont que huic à
dix pouces de hauteur , et moins si l'on
veut. Nous sommes encore obligez de
rapp ller ici qu'il y a sur ces Thermométres
deux suites de dégrez ou de divisions,
l'une qu'on peut appeller celle des dégrez
ascendans ou des dégrez de chaud , et
l'autre des dégrez descendans ou des dégrez
de froid ; le terme , la ligne qui sépare
ces deux suites est marquée par Zero.
Lorsque la liqueur du Thermométre e
à ce terme , elle n'a précisément que le
degré de f oid qui suffit pour geler l'eau
ou pour empêcher la Glace de se fondre.
Les dégrez qui sont au dessous de ce terme
expriment des d'grez de froid de plus
grand en plus grand que celui qui est
simplement capable de geler l'eau.
Le Salpêtre est un des Sels de l'efficacité
duquel on a le plus d'idée pour la
production du froid. C'est à un nitre ou
à un Salpêtre répandu dans l'air qu'on
attribue les plus grands froids : si la Glace
se forme au milieu de l'Eté dans quelques
cavernes souterraines, telles que la Grotte
de Besançon on veut que ce soit parce
que les terres des environs sont impregnées
de Salpêtre . Les expériences de
M. de Réaumur nous font beaucoup ra-7.
,
11 Vol. batJUIN
1734. 1 ·
1281
battre de cette idée qu'on s'étoit faite du
Salpêtre , elles, apprennent que le Salpêtre
bien pur, bien rafiné , étant mêlé avec
la Glace , ne peut faire naîtte qu'un dégré
de froid de trois dégrez et demi plus
grand que celui qui est capable de geler
T'eau.
Si on avoit eu besoin de produite un
grand degré de froid , on ne se seroit pas.
avisé apparemment de préférer le sucre
au Salpêtre ; on l'auroit dû pourtant , puisque
les expériences de M. de Reaumur apprennent
qu'avec du sucre et de la Glace
on fait naître un froid de 5 dégrez au - dessous
de la congellation. Ces expériences
doivent paroître curieuses; mais on auroit
été assez porté à croire qu'elles ne sont
que curieuses, M. de Reaumur à fait voir
qu'elles ont des utilitez qu'on n'en auroit
pas attendues. On a cherché et on a imaginé
bien des moyens et bien des machines
pour éprouver la force de la poudre
à canon , parce qu'il importe extrémement
de pouvoir s'assurer de la qualité des différentes
poudres. Ceux qui sont le plus
au fait de l'Artillerie sçavent cependant
que malgré tous les genres d'épreuves
qu'on a imaginés , il n'y en a pas encore
une bonne qui soit connues on n'a pas
pensé assurémentque la meilleure maniere
I I. Vol. B dé1232
MERCURE DE FRANCE
11
déprouver de la poudre à canon fur déprouver
le degré du froid qu'elle peut
faire naître : c'est pourtant ce qui résul
te très - clairement des expériences de
M. de Reaumur. Le Salpêtre fait la base
de cette poudre , elle est composée de
trois parties de Salpêtre , d'une demie
partie de charbon et d'une demie partie
de souffre , c'est sur tout par la qualité,
du Salpêtre qu'on peut craindre que la
poudre peche . L'opération de purifier ,
de rafiner le Salpêtre se réduit presque à
en séparer un Sel de la nature du Sel marin
où du Sel de table avec lequel il est
mêlé. Le Salpêtre est d'autant plus pur ,
plus parfait , qu'il contient moms de ce
Sel. Or les expériences de M. de Reaumur
lui ont appris que le Sel matin ou
que le Sel qui altére le Salpêtre mêlé avec
la Glace, est capable de produire un trèsgrand
froid , un froid qui surpasse de 15
degrez celui qui suffit pour geler l'eau¸
au lieu que leSalpêtre bien rafiné ne peut
produire qu'un froid de 3 degrez et demi
plus grand que celui de l'eau qui
commence à se geler. Delà il suit que
moins le Salpêtre sera rafiné et plus le
froid qu'il fera naître , étant mêlé avec de
la Glace , sera grand . La plus sûre , la
moins équivoque des épreuves du Salpê-
II. . Vol.
tre
JUIN. 1734 1283
que
tre est donc celle du froid qu'il peut produire
. M. de Reaumur a trouvé qu'il y
a du Salpêtre de la premiere cuite qui fait
naître jusqu'à 11 degrez de froid. Enfin
que d'autre Salpêtre n'en fait naître
9. 8.7. degrez plus ou moins selon qu'il
a été rafiné. On voit bien que l'essai doit
réüssir de même pour la poudre à canon,
sur tout lorsqu'on sçait que le charbon
pilé et le souffre n'augmentent point le
froid de la Glace. Afin pourtant qu'il ne
restât aucun doute sur le succès de cette
épreuve , M. de Reaumur a fait faire de
la poudre à canon avec du Salpêtre bien
rafiné ; mêlé avec la Glace elle a produit
3 degrez et demi de froid ; il a fait faire
d'autres poudres avec d'autres Salpêtres
qui ont donné 7. 8. ou 10. degrez de
froid selon la qualité de Salpêtre qui
étoit entré dans leur composition.
Nous ne sçaurions suivre le détail des
expériences que M. de Reaumur a faites
sur toutes les diférentes especes des Sels ,
mais nous ne pouvons nous dispenser de
dire quelque chose de celles sur les diférens
Sels fixes ou alcalis et sur les cendres
qui fournissent ces Sels , parce que les
resultats de ses expériences peuvent être
utiles à tous ceux qui font des liqueurs
glacées dans les Pays où le Sel marin jest
Bip rare II Vol.
1284 MERCURE DE FRANCE
rare ou cher , et à ceux qui sont obligez
de conserver leurs Glaces pendant des
demie journées. Le Sel de Soude , les diférentes
Soudes elles mêmes , les potasses,
les cendres gravelées , le Tartre , en un
mot , tous les Sels alcalis ou les cendres
chargées de ces Sels sont capables de produire
au moins un aussi grand degré de
froid que le Salpêtre bien rafiné : quel
ques- unes mêmes de ces matieres produisent
de très- grands froids et même
superieurs à celui que le Sel marin peut
produire. La cendre ordinaire , celle qu'on
trouve dans toute cheminée où on a brûlé
du bois neufsuffit pour faire des Glaces
ou liqueurs glacées ; on ne sçauroit désirer
une matiere à meilleur marché ; il est
vrai pourtant qu'avec cette cendre on ne
fera pas des Glaces aussi promptement à
beaucoup près , qu'on les fait avec le Sel
marin , qu'on sera obligé d'y employer
plus de deux heures , mais cet inconvé
nient , qui n'en est un que lorsqu'on est
pressé par le tems , est compensé par un
avantage , c'est que la cendre conserve
bien plus long-tems les Glaces qu'elle a
faites que le Sel marin ne conserve celles
qu'il a produites plus vîte ; c'est de quoi
les raisons sont expliquées dans le Mémoire.
La longueur d'un Extrait ne nous
II. Vol
perJUIN.
1734. 1285
permet pas de parler de toutes les diférentes
matieres qui augmentent le froid
de la Glace avec laquelle on les mêle ; il
y en a pourtant que nous ne pouvons
nous résoudre à passer entierement sous
silence . Il est bien singulier que la chaux
qui s'échauffe si considérablement lorsqu'elle
est humectée par l'eau , augmente
le froid de la Glace avec laquelle on l'a
mêlée. Les Physiciens sçavoient déja que
l'esprit de vin , qui est une liqueur si
inflamable , qui est tout feu
versé sur
la Glace augmente son froid ; mais M. de
Reaumur a trouvé qu'avec la Glace l'Esprit
de vin versé dessus en certaines circonstances
, on peut faire naître un froid
excessif.
›
→
Il a cherché aussi à mesurer les degrez
des froids qu'on peut faire naître au
moyen des plus violens esprits acides
comme l'esprit de nitre et l'esprit de Sel :
Ils peuvent produire des froids prodigieux
: Celui que nous avons ressenti à
Paris dans le mémorable hyver de 1709.
n'eut fait descendre la liqueur du Thermométre
qu'un peu au - dessous de 14
degrez , et avec ces esprits et par d'autres
moyens indiquez , M. de Reaumur en
produit des froids capables de faire descendre
la liqueur à 25 ou à 26 degrez .
- II. Vol.
B iij
Si
1286 MERCURE DE FRANCE
Si on affablit de l'Esprit de vin de la
qualité de celui du Thermométre , si on
mêle trois parties de cet Esprit de vin
avec deux parties d'eau cet Esprit de
vin affoibli est encore plus fort que les
meilleures eaux de vie , il ne sçauroit cependant
conserver sa liquidité contre un
froid de 24 degrez , il se géle sur le
champ.
,
>
Les liqueurs inflamables et les liqueurs
qui sont chargées de beaucoup de Sel
sont celles qui se gélent le plus dificilement
; mais M. de Reaumur a fait observer
dans son Memoire, que la nature sçait
composer des liqueurs qui nous semblent
purement aqueuses , qui ne sont point
inflamables qui ne nous paroissent
pas chargées de Sels et qui cependant
sont capables de soutenir de très grands
froids sans perdre leur liquidité : Ce sont
celles qui circulent dans les corps des
insectes de tant d'especes differentes.
M. de Reaumur a fait quantité d'essais
pour connoître les degrez de froid qui
peuvent faire périr les insectes de diverses
especes qui peuvent geler leur sang.Si
les degrez de froid de certains Hyvers
sont supérieurs à ceux que certains insec
tes peuvent soutenir, et qu'ils sont exposez
à soutenir , nous pourrons alors pré-
II. Vol. dire
JUIN. 17345 1287
dire que ces Insectes ne nous incommoderont
pas dans le reste de l'année ; c'est
un détail curieux dont il a reservé la plus
grande partie pour l'Histoire des Insectes.
Il ne parle ici que de quelques especes
de Chenilles , il en a trouvé des especes
qu'un froid de huit degrez fait perir 13
mais malheureusement il y en a une espece
, la plus commune de toutes , et
qu'il a aussi nommée la commune , parce
que le nombre de ses individus surpasse
dans le Royaume en certaines années le
nombre des individus qui fournissent
ensemble plusieurs milliers d'autres especes
; c'est cette espéce dont on voit
des nichées sur les arbres lorsqu'ils ont
perdu leurs feuilles. Ces Chenilles sont
malheureusement constituées de façon
que nous ne pouvons pas esperer qu'aucun
froid nous en délivre ; quoique jeunes et
petites , elles ont soutenu un froid de 18
degrez sans que leur sang se soit gelé et
sans qu'elles ayent péri , c'est - à- dire , un
froid au moins plus grand de quatre degrez
que celui que nous avons eu en
1709.
le
Il n'est pas sûr même qu'un froid de
huit degrez nous délivre de celles dont
sang peut être gelé par ce froid. La nature
a appris à celles qui ne sont pas en
11. Vol.
Biiij état
1288 MERCURE DE FRANCE
état de soutenir les plus grands froids de
s'enfoncer en terre ; quelques-unes y entrent
dès le Printems , d'autres y entrent
en Eté elles s'y métamorphosent en
Crysalides . Sous cette derniere forme elles
restent pendant tout Hyver cachées en
terre,d'où ces Insectes sortent auPrinters
sous la forme de Papillons.
Quand nous étendrions , encore plus
loin cet Extrait, il faudroit toujours nous
résoudre à ne rien dire d'une partie des
faits curieux et utiles dont le Memoire
est rempli dès que nous ne donnerions
pas le Memoire en entier.
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Résumé : EXTRAIT du Memoire lû par M. de Reaumur à l'Assemblée publique de l'Académie Royale des Sciences du 5 May 1734. sur les diférens degrez du froid qu'on peut produire en mêlant de la Glace avec diférens Sels ou avec d'autres matieres, soit solides, soit liquides.
Le mémoire de M. de Réaumur, présenté à l'Académie Royale des Sciences le 5 mai 1734, examine les différents degrés de froid obtenus en combinant de la glace avec divers sels ou matières. Il est établi que des sels comme le salpêtre, le sel marin ou le sel de table augmentent le froid de la glace, permettant de geler de l'eau même par temps chaud. Cependant, l'efficacité de chaque sel pour produire du froid reste mal connue malgré de nombreuses expériences. Réaumur met en avant l'importance des thermomètres pour mesurer précisément ces degrés de froid. Il a développé des thermomètres plus petits et précis, permettant de comparer les degrés de froid produits par différents mélanges. Le salpêtre, souvent associé à des froids intenses, ne produit qu'un degré de froid de 3,5 degrés au-dessus de la congélation de l'eau lorsqu'il est pur. En revanche, le sucre mélangé à la glace produit un froid de 5 degrés en dessous de la congélation. Les expériences de Réaumur montrent également que la qualité du salpêtre, utilisé dans la poudre à canon, peut être évaluée par le degré de froid qu'il produit. Un salpêtre impur produit un froid plus intense qu'un salpêtre raffiné. D'autres sels, comme la soude, la potasse, et les cendres, peuvent également produire des froids intenses, parfois supérieurs à ceux du sel marin. Réaumur a également étudié les effets du froid sur divers liquides et insectes. Il a observé que certaines liqueurs, comme l'esprit de vin, augmentent le froid de la glace lorsqu'elles sont mélangées. Il a également mesuré les degrés de froid capables de geler le sang des insectes, notant que certaines chenilles peuvent résister à des froids extrêmes.
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10
p. 203-204
ADDITION A LA PARTIE FUGITIVE. VERS Au Roi de Pologne, Duc de Lorraine & de Bar.
Début :
Votre péril (I) nous livre aux plus justes terreurs, [...]
Mots clefs :
Glace, Carosse
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texteReconnaissance textuelle : ADDITION A LA PARTIE FUGITIVE. VERS Au Roi de Pologne, Duc de Lorraine & de Bar.
ADDITION A LA PARTIE FUGITIVE.
VERS
Au Roi de Pologne , Duc de Lorraine & de Bar.
VOTRE péril ( 1 ) nous livre aux plus juftes terreurs
,
Vous feul l'envifagez fans crainte !
( 1 ) Le Roi de Pologne en s'en retournant de
Versailles à Lunéville , vient de courir un danger
qui a allarmé tous ceux qui aiment les arts in
l'humanité dont il eft le bienfaiteur le protecteur.
A deux lieues en deçà d'un village nommé
Sandra , fur les frontieres de la Champagne & de
la Lorraine , la voiture dans laquelle Sa Majesté
étoit feule fe renversa dans une defcente . Toutes les
glaces du carroffe furent brifées. M. le Comte de
Treffan , M. le Chevalier de Liftenois , & plufieurs
autres Officiers qui étoient à la fuite du Roi , ayant
volé à fon fecours, le trouverent dans une poſture
très-contrainte , malgré cela tranquille & leur
Souriant avec son air de bonté ordinaire. Après
l'avoir débarraffe des morceaux de glace qui l'environnoient
, & l'avoir dégagé de la voiture , ils le
Supplierent , en embroffant fes genoux , de leur dire
s'il avoit reffenti quelque commotion , ce qui aurait
exigé des précautions. Sa Majefté les raffure , &
defcendit à pied , aidé du bras d'un de fes Officiers,
la montagne fur le penchant de laquelle cet accident
lui étoit arrivé , monta enfuite dans un autre
carroffe , acheva fon voyage auffi gaiement
qu'heureusement.
1 vj
204 MERCURE DE FRANCE.
Avec un doux fouris vous condamnez nos pleurs ,
Et la férénité fur votre front eft peinte !
Vos fujets font encor d'épouvante glacés.
Grand Roi ! leur deftinée à la vôtre eft unie.
Si vous aimez fi peu la vie ,
Vous ne les aimez pas affez.
Ces vers nous paroiffent fi heureuſement
faits pour le fujet , que nous croyons
faire honneur à l'Auteur de le nommer.
C'eft M. l'Abbé Porquet , qui ufe trop fobrement
du talent de faire de bons vers ,
pendant que tant d'autres abufent trop
fouvent de celui d'en faire de médiocres.
VERS
Au Roi de Pologne , Duc de Lorraine & de Bar.
VOTRE péril ( 1 ) nous livre aux plus juftes terreurs
,
Vous feul l'envifagez fans crainte !
( 1 ) Le Roi de Pologne en s'en retournant de
Versailles à Lunéville , vient de courir un danger
qui a allarmé tous ceux qui aiment les arts in
l'humanité dont il eft le bienfaiteur le protecteur.
A deux lieues en deçà d'un village nommé
Sandra , fur les frontieres de la Champagne & de
la Lorraine , la voiture dans laquelle Sa Majesté
étoit feule fe renversa dans une defcente . Toutes les
glaces du carroffe furent brifées. M. le Comte de
Treffan , M. le Chevalier de Liftenois , & plufieurs
autres Officiers qui étoient à la fuite du Roi , ayant
volé à fon fecours, le trouverent dans une poſture
très-contrainte , malgré cela tranquille & leur
Souriant avec son air de bonté ordinaire. Après
l'avoir débarraffe des morceaux de glace qui l'environnoient
, & l'avoir dégagé de la voiture , ils le
Supplierent , en embroffant fes genoux , de leur dire
s'il avoit reffenti quelque commotion , ce qui aurait
exigé des précautions. Sa Majefté les raffure , &
defcendit à pied , aidé du bras d'un de fes Officiers,
la montagne fur le penchant de laquelle cet accident
lui étoit arrivé , monta enfuite dans un autre
carroffe , acheva fon voyage auffi gaiement
qu'heureusement.
1 vj
204 MERCURE DE FRANCE.
Avec un doux fouris vous condamnez nos pleurs ,
Et la férénité fur votre front eft peinte !
Vos fujets font encor d'épouvante glacés.
Grand Roi ! leur deftinée à la vôtre eft unie.
Si vous aimez fi peu la vie ,
Vous ne les aimez pas affez.
Ces vers nous paroiffent fi heureuſement
faits pour le fujet , que nous croyons
faire honneur à l'Auteur de le nommer.
C'eft M. l'Abbé Porquet , qui ufe trop fobrement
du talent de faire de bons vers ,
pendant que tant d'autres abufent trop
fouvent de celui d'en faire de médiocres.
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Résumé : ADDITION A LA PARTIE FUGITIVE. VERS Au Roi de Pologne, Duc de Lorraine & de Bar.
Lors du retour du Roi de Pologne de Versailles à Lunéville, un incident survint à deux lieues du village de Sandra, à la frontière de la Champagne et de la Lorraine. La voiture du roi se renversa dans une descente, brisant toutes les vitres du carrosse. Plusieurs officiers, dont le Comte de Treffan et le Chevalier de Liftenois, accoururent pour secourir le roi. Ils le trouvèrent en posture contrainte mais calme et souriant. Après l'avoir dégagé des débris, ils lui demandèrent s'il avait ressenti une commotion. Le roi les rassura, descendit à pied avec l'aide d'un officier, et poursuivit son voyage dans un autre carrosse. Le texte se conclut par des vers louant le roi, écrits par l'Abbé Porquet, reconnu pour son talent poétique.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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11
p. 116
DISSERTATION sur l'usage de boire à la glace, par M. D. D. Licentié en Droit, avec cette épigraphe : Est mihi dulce magis gelidos haurire liquores. Gal. A Paris, de l'imprimerie de Valeyre fils, rue de la vieille Bouclerie, à l'arbre de Jessé, 1762 brochure in-12.
Début :
Il y a dans ce petit Ecrit des recherches très-sçavantes & très- curieuses ; [...]
Mots clefs :
Facilité, Élégance, Glace
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texteReconnaissance textuelle : DISSERTATION sur l'usage de boire à la glace, par M. D. D. Licentié en Droit, avec cette épigraphe : Est mihi dulce magis gelidos haurire liquores. Gal. A Paris, de l'imprimerie de Valeyre fils, rue de la vieille Bouclerie, à l'arbre de Jessé, 1762 brochure in-12.
DISSERTATION fur l'ufage de boire
à la glace , par M. D. D. Licentié en
Droit , avec cette épigraphe : Eft mihi
dulce magis gelidos haurire liquores.
Gal. A Paris , de l'imprimerie de Valeyrefils
, rue de la vieille Bouclerie , à
t'arbre de Jeffé, 1762 brochure in-12.
Il y a dans ce petit Ecrit des recher- Ly
ches très-fçavantes & très- curieuſes ;
& ce qui en reléve encore le mérite , c'eſt
que l'ouvrage est écrit avec cette facilité
& cette élégance qui caractériſe l'homme
du monde cultivé par l'étude des Belles-
Lettres.
à la glace , par M. D. D. Licentié en
Droit , avec cette épigraphe : Eft mihi
dulce magis gelidos haurire liquores.
Gal. A Paris , de l'imprimerie de Valeyrefils
, rue de la vieille Bouclerie , à
t'arbre de Jeffé, 1762 brochure in-12.
Il y a dans ce petit Ecrit des recher- Ly
ches très-fçavantes & très- curieuſes ;
& ce qui en reléve encore le mérite , c'eſt
que l'ouvrage est écrit avec cette facilité
& cette élégance qui caractériſe l'homme
du monde cultivé par l'étude des Belles-
Lettres.
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Résumé : DISSERTATION sur l'usage de boire à la glace, par M. D. D. Licentié en Droit, avec cette épigraphe : Est mihi dulce magis gelidos haurire liquores. Gal. A Paris, de l'imprimerie de Valeyre fils, rue de la vieille Bouclerie, à l'arbre de Jessé, 1762 brochure in-12.
En 1762, M. D. D., licencié en droit, publie à Paris 'DISSERTATION fur l'ufage de boire à la glace'. Cet ouvrage, imprimé par Valeyrefils, explore les boissons glacées avec un style élégant et facile, typique d'un homme cultivé par les Belles-Lettres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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12
p. 61
ENIGME.
Début :
Deux choses, quoique différentes, [...]
Mots clefs :
Glace
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E.
Eux chofes , quoique différentes
N'ont cependant qu'un même nom ; A
Leqeur dans des rimes faivantes mo??
Cherches- en l'explication
lá
L'une dépend du feul hazard, ? - ?
Et dans la faifon la plus dure
Eft produite par la Nature ,
L'autre eft un pur effer de l'Art. J
Celle-là ne plaît qu'en été ,
Au-lieu que dans l'hyver elle eft infupportable ;
Mais celle-ci , plus agréable , ES
Plait en toute faifon par fon utilité.
Je vais développer ce ténébreux mystères
Le Sexe fuit l'une avec foin , b .
Et de l'autre a ſouvent beſoin
Four trouver les moyens de plaite.l
Eux chofes , quoique différentes
N'ont cependant qu'un même nom ; A
Leqeur dans des rimes faivantes mo??
Cherches- en l'explication
lá
L'une dépend du feul hazard, ? - ?
Et dans la faifon la plus dure
Eft produite par la Nature ,
L'autre eft un pur effer de l'Art. J
Celle-là ne plaît qu'en été ,
Au-lieu que dans l'hyver elle eft infupportable ;
Mais celle-ci , plus agréable , ES
Plait en toute faifon par fon utilité.
Je vais développer ce ténébreux mystères
Le Sexe fuit l'une avec foin , b .
Et de l'autre a ſouvent beſoin
Four trouver les moyens de plaite.l
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13
p. 64-65
« LE mot de la premiere Enigme du mois de Mars est la Glace. Celui de la [...] »
Début :
LE mot de la premiere Enigme du mois de Mars est la Glace. Celui de la [...]
Mots clefs :
Glace, Compliment, Prosopopée, Aimer
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texteReconnaissance textuelle : « LE mot de la premiere Enigme du mois de Mars est la Glace. Celui de la [...] »
LE mot de la premiere Enigme du
mois de Mars eft la Glace. Celui de la
feconde eft le Compliment. Celui du
premier Logogryphe eft Profopopée ,
dans lequel on trouve Poppée , Ops ,
AVRIL. 1763.
Efope , Pope , Rofée , Ofée , Rofe &
Profe . Celui du fecond eft aimer , dans
lequel on trouve amie , ami , Marie ,
ame , air , mer , rime arme , mare
rame ire , mari , & c.
mois de Mars eft la Glace. Celui de la
feconde eft le Compliment. Celui du
premier Logogryphe eft Profopopée ,
dans lequel on trouve Poppée , Ops ,
AVRIL. 1763.
Efope , Pope , Rofée , Ofée , Rofe &
Profe . Celui du fecond eft aimer , dans
lequel on trouve amie , ami , Marie ,
ame , air , mer , rime arme , mare
rame ire , mari , & c.
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14
p. 66
AUTRE A Mademoiselle REINE L* F***.
Début :
Aimable Reine, avec le même nom, [...]
Mots clefs :
Glace
17
p. 150
ÉNIGME. AIR : Je connais un berger discret.
Début :
Sans être devin, la beauté [...]
Mots clefs :
Glace