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1
p. 232-238
Conversion de Mr Gilly, Ministre de Baugé, & de Mr Courdil, Ministre de Pinperdu, [titre d'après la table]
Début :
Il avoit eu plusieurs conférences sur ses doutes avec [...]
Mots clefs :
Ministre, Paroisse, Prétendus réformés, Assemblée, Temple, Consistoire, Difficultés, Réformateurs, Église catholique, Erreur, Discours, Lumière, Religion
2
p. 1-6
CONVERSION DE Mrs GILLY, ET COURDIL.
Début :
La Conversion de Messieurs Desmahy, Gilly & Courdil, Ministres [...]
Mots clefs :
Conversions, Ministres, Religion prétendue réformée, Érudition, Vérité, Intérêt, Église catholique, Abjuration, Cérémonie
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texteReconnaissance textuelle : CONVERSION DE Mrs GILLY, ET COURDIL.
CONVERSION
DE M GILLY,
ET COURDIL.
A Converfion de
Meßieurs Def
maby, Gilly, &
Courdil , Miniftres de la
Religion Prétendue Reformée
, eftfi avantageu
Se à l'Eglife , que je tra
hiroisfesinterefts, fi apres
A
2
ce que je vous en ay dit
dans ma Lettre du mois
de Iuin , je n'achevois
pas de donner à cet Article
toute l'étendue que demande
l'importance du
fujet. Cefont trois Hommes
d'une tres - grande
érudition , qui ont toûjours
mené une vie exempte
de tout reproche,
& qu'on ne peutfoupçonner
d'avoir efté portez à
ce changement par aucune
veuë d'intéreſt d'hu3
main. La feule connoiffance
de la verité qu'ils
ont cherchée avec tous les
foins poßibles , les a fait
renoncer à leurs erreurs,
ils ne font rentrez au
fein de l'Eglife Catholique
, que parce qu'ils ont
efté convaincus que
Cal
vin avoit eu tort de s'en
féparer. Ie n'ay rien à
adjoûter à ce que je vous
ay déja écrit de M² Defmahy
, dont Monfieur
Evefque d'Orleans re-
A ij
4
ceut icy l'Abjuration
dansfa Chapelle, le 27. de
* May , Fefte de l'Afcen_
fion.Ileftévident qu' ayat
a
concerté avec M Gil
ly, es Courdil, le deffein
defe réunir à l'Eglife, il
l'a faitcomme eux parles
raifons qu'ils ont déclarées
publiquement , &
qu'illes euft imitez dans
une action qui n'avoit
point encore eu d'exemple,
file lieu où il exerçoitfon
Miniftere euft efté de la
Genéralité d' Angers. Le
Synode des Prétendus
·Réformez fe tenant
·Sorges parpermißion de
Sa Majesté, en préfence
de M² d' Autichamp,
Lieutenant de Roy , qui
y aẞistoit en qualité de
Commiffaire , M Gilly,
Miniftre de Baugé en
Anjou , & M Courdil,
qui avoit esté Miniftre
de Chasteau du Loir,
& qui prefchoit alors
dans la Paroiffe de Sa
A iij
6
vigny fur Rillé , außi
en Anjou , demanderent
à'y rendre compte de leur
conduite. Ils furent reçeus
, & prirent feance;
&apres qu'onfefut mis
en état de les écouter ,
M' Gilly parla en ces
termes.
DE M GILLY,
ET COURDIL.
A Converfion de
Meßieurs Def
maby, Gilly, &
Courdil , Miniftres de la
Religion Prétendue Reformée
, eftfi avantageu
Se à l'Eglife , que je tra
hiroisfesinterefts, fi apres
A
2
ce que je vous en ay dit
dans ma Lettre du mois
de Iuin , je n'achevois
pas de donner à cet Article
toute l'étendue que demande
l'importance du
fujet. Cefont trois Hommes
d'une tres - grande
érudition , qui ont toûjours
mené une vie exempte
de tout reproche,
& qu'on ne peutfoupçonner
d'avoir efté portez à
ce changement par aucune
veuë d'intéreſt d'hu3
main. La feule connoiffance
de la verité qu'ils
ont cherchée avec tous les
foins poßibles , les a fait
renoncer à leurs erreurs,
ils ne font rentrez au
fein de l'Eglife Catholique
, que parce qu'ils ont
efté convaincus que
Cal
vin avoit eu tort de s'en
féparer. Ie n'ay rien à
adjoûter à ce que je vous
ay déja écrit de M² Defmahy
, dont Monfieur
Evefque d'Orleans re-
A ij
4
ceut icy l'Abjuration
dansfa Chapelle, le 27. de
* May , Fefte de l'Afcen_
fion.Ileftévident qu' ayat
a
concerté avec M Gil
ly, es Courdil, le deffein
defe réunir à l'Eglife, il
l'a faitcomme eux parles
raifons qu'ils ont déclarées
publiquement , &
qu'illes euft imitez dans
une action qui n'avoit
point encore eu d'exemple,
file lieu où il exerçoitfon
Miniftere euft efté de la
Genéralité d' Angers. Le
Synode des Prétendus
·Réformez fe tenant
·Sorges parpermißion de
Sa Majesté, en préfence
de M² d' Autichamp,
Lieutenant de Roy , qui
y aẞistoit en qualité de
Commiffaire , M Gilly,
Miniftre de Baugé en
Anjou , & M Courdil,
qui avoit esté Miniftre
de Chasteau du Loir,
& qui prefchoit alors
dans la Paroiffe de Sa
A iij
6
vigny fur Rillé , außi
en Anjou , demanderent
à'y rendre compte de leur
conduite. Ils furent reçeus
, & prirent feance;
&apres qu'onfefut mis
en état de les écouter ,
M' Gilly parla en ces
termes.
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Résumé : CONVERSION DE Mrs GILLY, ET COURDIL.
Le texte relate la conversion à l'Église catholique de trois ministres de la religion prétendue réformée : Messieurs Desmahys, Gilly et Courdil. Ces individus étaient connus pour leur grande érudition et leur vie exemplaire. Leur conversion était motivée par la conviction que Calvin s'était trompé en se séparant de l'Église catholique. Monsieur Desmahys a abjuré sa foi protestante le 27 mai, lors de la fête de l'Ascension, en présence de l'évêque d'Orléans. Cette décision a été prise en concertation avec Gilly et Courdil, qui ont également déclaré publiquement leurs raisons. Le synode des prétendus réformés, autorisé par le roi et présidé par Monsieur d'Autichamp, a entendu les explications de Gilly, ministre de Baugé en Anjou, et de Courdil, ancien ministre de Château du Loir et alors en poste à Souvigny-sur-Rillé, également en Anjou.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 157-168
Abjurations, [titre d'après la table]
Début :
Si l'Abjuration de Monsieur Vignes, Ministre de Grenoble, a fait [...]
Mots clefs :
Abjuration, Monsieur Vignes, Seigneur, Noblesse, Dauphiné, Religion prétendue réformée, Roi de Navarre, Maison d'Arbaud, Charges, Église catholique, Archevêque, Duc de Noailles, Honnêteté, Conversation, Pasteur, Erreur, Compliments
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texteReconnaissance textuelle : Abjurations, [titre d'après la table]
Si l'Abjuration de Monfieur
Vignes , Miniftre de Grenoble,
a fait grand bruit dans le Dauphiné
, celle de Monfieur d'Ar
baud , Seigneur de Blanfac, originaire
d'Arles , n'en a pas moins
fait dans le Languedoc . Ce Gentilhomme
, qui eft d'une fort ancienne
Nobleffe , demeuroit à
Nifmes , à caufe qui faifoit profeffion
de la Religion Pretenduë
Réformée. Ses Prédeceffeurs qui
faifoient la mefme Profeffion , s'y
êtoient êtablis depuis cent ans.
Son Ayeul , né Catholique, avoit
changé de Religion , par l'engagement
qu'il avoit pris dans le
party du Roy de Navarre, qui fut
depois Roy de France , fous le
nom de Henry IV. Il fut honoré
par ce Monarque , de belles
& importantes Commiffions
, &
le fuivit en plufieurs Exploits.
158
MERCURE
Comme cette Maifon , fort confiderée
dans Arles , auffi bien
qu'en Languedoc , avoit toûjours
eû un zele ardent pour tout ce
qui regardoit le culte de Dieu ,
elle avoit laiffé des marques de
fa pieté dans les Eglifes fur les
Autels . Ainfi fes Armes paroiffoient
encore en beaucoup d'endroits
, jufque fur des Croix de
Marbre expofées en public , &
par des fondations de Chapelles ,
conftrutions de Tombeaux de
Marbre , & autres fondations
dans l'Eglife Cathedrale , & chez
les Dominicains. Ces objets qui
frapérent ce Gentilhomme dans
fajeuneffe , furent en quelque
maniére effacez par le fois,
qu'apportérent fes Parens & les
Miniftres de Nifmes , à le fortifier
dans les erreurs de Calvin . Il
étoit alors feul de fa maiſon , ayam
1
GALANT.
159
perdu un Frere aîné , mort au Service
du Roy en Italie , Capitaine
dans le Regiment de montpefat.
Il aimoit les belles Lettres , &
avoit acquis la plupart des Connoiffances
qui font recherchées
par les Perfonnes d'efprit . Cela
fut caufe que Meffieurs de l'Académie
Royale d'Arles , jetterent
les yeux fur luy , pour l'affocier
dans leur Compagnie . Cet engagement
ne fut pas un petit
motif, pour luy faire reprendre
les premiéres impreffions , qui
Juy avoient donné qulque penchant
pour l'Eglife Catholique ,
qui étoit la Religion de fes anceftres
& celle de quantité de
Parens qu'il avoit , & qu'il a encore
, parmy lefquels il y a des
Commandeurs de Malte , comme
il y a eû parmy fes Prédeceffeurs
plufieurs Evefques, & autres
160 MERCURE
que
Perſonnes reveftuës de Charges
confidérables dans Arles , telle
celle de Premiers Conful.
On compre dans cette Maiſon
jufqu'à quatre Confulats . On
peut joindre à tout cela le commerce
de devoir & d'honnefteté
qu'il avoit avec Monfieur
l'Archevefque d'Arles . Ce fçavant
Prélat , qui a toûjours efté
fi fidelle à fon Prince , & à la Religion
Catholique , ne perdoit
pas les occafions de l'exhorter à
ouvrir les yeux à la verité , & il
le faifoit d'une manière fi Apoftolique,&
fi remplie de douceur,
que Monfieur d'Arbaud a depuis
avoüé que fes follicitations , accompagnées
de fa pieté & de fon
exemple , avoient fort contribué
à le retirer de fes erreurs. Il eftoit
dans ces favorables difpofitions ,
lors qu'il alla à Montpellier auffiGALANT.
161
bien
que les autres Gentilshommes
du Languedoc , rendre fes
devoirs à Monfieur le Duc de
Noailles qui avoit eſté nommé
par le Roy pour commander en
Chef dans cette Province . Ce
Duc à qui l'on apprit la Religion
dont il eftoit , luy fit beaucoup
de careffes , & le pria de penfer
ferieufement au peril où l'avoit
mis le malheur de fa naiffance .
Cette entrevue fe paffa en complimens
; & lors que Monfieur
d'Arbaud prenoit congé de Mr
le Duc de Noailles , Monfieur
l'Evefque de Mirepoix qui eftoit
dans la Chambre avec plufieurs
autres Prélats , trouva moyen
d'engager avec luy une converfation
qui dura trois heures. Monfieur
le Comte du Roure , Monfieur
le Vicomte de Polignac ,
Monfieur le Comte de Luffan , &c
160
MERCURE
autres Perſonnes de qualité , y
affiftérent avec Meffieurs les Evêques.
On n'y agita que des matieres
de Controverfes , mais avec
beaucoup d'honnefteré & de
douceur. Cette converfation fut
fuivie de trois ou quatre autres ,
dans la Maiſon de Monfieur l'Evefque
de Mirepoix . Les raifons
que luy apporta ce Prélat furent
fi fortes, qu'ayant commencé dés
ce temps - là à eftre cenvaincu de
la verité, il le fut entierement par
les Lettres que Monfieur l'Evef
que de Mirepoix luy écrivit enfuite
fur fes doutes , & aufquelles
Monfieur d'Arbaud répondoit ,
foutenant toûjours fa Religion ,
fans pourtant fe déclarer Catholique
, quoy qu'il le fuft en effet ,
n'y ayant plus que le feul refpect
humain qui le retinſt . Il laiſſa páffer
encore deux ans ; & enfin ne
GALANT. 1161
pouvant plus résister à la Grace ,
il fit fçavoir à Monfieur de Mirepoix
, qui s'étoit rendu aux derniers
Etats de Languedoc
, qu'étant
incommodé
, il luy étoit impoffible
d'aller fi tofgle trouver à
Montpellier
; mais qu'avant la fin
des Etats , il auroit l'honneur de
le voir , pour recevoir fa Benediction
, en luy declarant qu'il vouloit
vivre & mourir Catholique.
Il fit part de cette nouvelle à
Monfieur le Cardinal de Bonfy &
à Monfieur l'Intendant
, & dés
qu'il eut un peu de ſanté , il alla
à Arles communiquer
ſon deſſein
à Monfieur l'Archevefque
, & à
Monfieur le Coadjuteur
. De là il
fe rendit à Montpellier
, où il
efperoit trouver Monfieur l'Evef
que de Nifmes , & Monfieur l'Evefque
d'Ufés , qui font fes Pafteurs
, auffi bien Monfieur
que
164
MERCURE
l'Archevefque d'Arles , puis qu'il
eft domicilié à Nifmes , & qu'il a
du Bien dans le Diocefe d'Ufés ;
mais Monfieur de Nifmes ne s'y
étant point rencontré , il n'y eut
que Monfieur d'Ufés qui reçeut
fon abjuration comme fon Pafteur
, en prefence de Monfieur
l'Evefque de Mirepoix , & de
Monfieur de Plantade Confeiller
à la Cour des Aydes , Oncle de
Madame d'Arbaud fa Femme. Le
lendemain de cette action qui fe
fit dans la Chapelle des Penitens
blancs , ce fut une réjouiffance
publique dans Montpellier du côté
des Catholiques , & une mortification
inexprimable pour tous
les Prétendus Réformez. La perte
qu'ils font enluy eft d'autant plus
grande , que connoiffant parfaitement
leur Religion , il connoiſt
préfentement toutes les erreurs
GALANT. 165
qui les devroient obliger à la
quitter. Il avoit paffé par toutes
les Claffes de ceux de fon party,
comme font Confiftoire , Deputations,
Synodes , & autres Affemblées
generales , particulieres &
fecretes qu'ils ont accoûtumé de
faire , quand le Roy le leur permet
, pour l'obfervation de leur
Difcipline . Il a paru dans toutes
avec beaucoup d'efprit & de fçavoir
, & fes grandes qualitez appuyées
du bien & de la naiffance ,
Je faifoient confiderer parmi eux
comme un Chefde leur Religion ,
dans les Villes de Nifmes d'Ufés,
& de Montpellier . Ce qui les afflige
davantage , c'est qu'outre la
crainte qu'ils ont de voir fuivre
fon exemple, il a dix Enfans qu'il
efpere ramener à l'Eglife , y en
ayant déja trois ou quatre , qui par
leur âge font devenus Catholi164
MERCURE
ques , fuivant la Declaration du
Roy. D'ailleurs l'exercice public
de la Religion Pretenduë Refor
mée , eft étably dans fa Terre de
Blanfae , où il fait fon plus ordinaire
fejour ; & comme il y a un
grand nombre de Vaffaux de
cette Religion, il pretend qu'avec
le fecours de Monfieur l'Evêque
d'Ulés,dans le Dioceſe duquel eft
cette Terre , fon exemple ne fera
pas fans fruit pour ces Devoyez .
L'accablement des vifites luy
ayant fait quitter Montpellier , il
alla à Nifmes rendre les refpects à
Monfieur l'Evêque. J'aurois peine
à exprimer les honneurs qu'il y
reçut. Meffieurs du Chapitre auffi
bien que Meffieurs du Prefidial ,
vinrent le complimenter
, ce que
firent auffi Meffieurs les Confuls
en Chaperon , avec le Corps de
Ville. On le reçut de la meſme
GALANT. 165
forte à Arles . Toute la Nobleffe,
Tous les Convens , tous les Religieux,
tous les Ordres, & prefque
tout le Peuple , allerent le vifiter.
Le Chapitre luy fit compliment
en Deputation , pour fe réjouir
avec luy de fon retour à l'Eglife ;
& Meffieurs de l'Academie Roya
le,aprés l'avoir vû chacun en particulier
, allerent en Corps luy
marquer leur joye de l'acquifition
que faifoit leur Compagnie,
d'un Confrere nouvellement converty.
Meffieurs les Confuls luy
firent le mefme honneur, en Chaperon
, & avec le Corps de Ville,
compofé d'une Nobleffe illuftre,
& l'affurérent de la fatisfaction
que le Public recevoit , de le voir
revenir enfin au fein de fa mere,
& reparer le fcandale que fes
Predeceffeurs avoient caufé à la
Ville d'Arles, & à l'Eglife Catho168
MERCURE
lique . La joye que tout le monde
a reçûë de cette Converfion , a
obligé Monfieur Sabatier,Gentilhomme
d'un merite fingulier , &
qui n'eft pas un des moindres ornemens
de l'Academie Royale
d'Arles , de faire éclater la fienne
par cette Epître .
Vignes , Miniftre de Grenoble,
a fait grand bruit dans le Dauphiné
, celle de Monfieur d'Ar
baud , Seigneur de Blanfac, originaire
d'Arles , n'en a pas moins
fait dans le Languedoc . Ce Gentilhomme
, qui eft d'une fort ancienne
Nobleffe , demeuroit à
Nifmes , à caufe qui faifoit profeffion
de la Religion Pretenduë
Réformée. Ses Prédeceffeurs qui
faifoient la mefme Profeffion , s'y
êtoient êtablis depuis cent ans.
Son Ayeul , né Catholique, avoit
changé de Religion , par l'engagement
qu'il avoit pris dans le
party du Roy de Navarre, qui fut
depois Roy de France , fous le
nom de Henry IV. Il fut honoré
par ce Monarque , de belles
& importantes Commiffions
, &
le fuivit en plufieurs Exploits.
158
MERCURE
Comme cette Maifon , fort confiderée
dans Arles , auffi bien
qu'en Languedoc , avoit toûjours
eû un zele ardent pour tout ce
qui regardoit le culte de Dieu ,
elle avoit laiffé des marques de
fa pieté dans les Eglifes fur les
Autels . Ainfi fes Armes paroiffoient
encore en beaucoup d'endroits
, jufque fur des Croix de
Marbre expofées en public , &
par des fondations de Chapelles ,
conftrutions de Tombeaux de
Marbre , & autres fondations
dans l'Eglife Cathedrale , & chez
les Dominicains. Ces objets qui
frapérent ce Gentilhomme dans
fajeuneffe , furent en quelque
maniére effacez par le fois,
qu'apportérent fes Parens & les
Miniftres de Nifmes , à le fortifier
dans les erreurs de Calvin . Il
étoit alors feul de fa maiſon , ayam
1
GALANT.
159
perdu un Frere aîné , mort au Service
du Roy en Italie , Capitaine
dans le Regiment de montpefat.
Il aimoit les belles Lettres , &
avoit acquis la plupart des Connoiffances
qui font recherchées
par les Perfonnes d'efprit . Cela
fut caufe que Meffieurs de l'Académie
Royale d'Arles , jetterent
les yeux fur luy , pour l'affocier
dans leur Compagnie . Cet engagement
ne fut pas un petit
motif, pour luy faire reprendre
les premiéres impreffions , qui
Juy avoient donné qulque penchant
pour l'Eglife Catholique ,
qui étoit la Religion de fes anceftres
& celle de quantité de
Parens qu'il avoit , & qu'il a encore
, parmy lefquels il y a des
Commandeurs de Malte , comme
il y a eû parmy fes Prédeceffeurs
plufieurs Evefques, & autres
160 MERCURE
que
Perſonnes reveftuës de Charges
confidérables dans Arles , telle
celle de Premiers Conful.
On compre dans cette Maiſon
jufqu'à quatre Confulats . On
peut joindre à tout cela le commerce
de devoir & d'honnefteté
qu'il avoit avec Monfieur
l'Archevefque d'Arles . Ce fçavant
Prélat , qui a toûjours efté
fi fidelle à fon Prince , & à la Religion
Catholique , ne perdoit
pas les occafions de l'exhorter à
ouvrir les yeux à la verité , & il
le faifoit d'une manière fi Apoftolique,&
fi remplie de douceur,
que Monfieur d'Arbaud a depuis
avoüé que fes follicitations , accompagnées
de fa pieté & de fon
exemple , avoient fort contribué
à le retirer de fes erreurs. Il eftoit
dans ces favorables difpofitions ,
lors qu'il alla à Montpellier auffiGALANT.
161
bien
que les autres Gentilshommes
du Languedoc , rendre fes
devoirs à Monfieur le Duc de
Noailles qui avoit eſté nommé
par le Roy pour commander en
Chef dans cette Province . Ce
Duc à qui l'on apprit la Religion
dont il eftoit , luy fit beaucoup
de careffes , & le pria de penfer
ferieufement au peril où l'avoit
mis le malheur de fa naiffance .
Cette entrevue fe paffa en complimens
; & lors que Monfieur
d'Arbaud prenoit congé de Mr
le Duc de Noailles , Monfieur
l'Evefque de Mirepoix qui eftoit
dans la Chambre avec plufieurs
autres Prélats , trouva moyen
d'engager avec luy une converfation
qui dura trois heures. Monfieur
le Comte du Roure , Monfieur
le Vicomte de Polignac ,
Monfieur le Comte de Luffan , &c
160
MERCURE
autres Perſonnes de qualité , y
affiftérent avec Meffieurs les Evêques.
On n'y agita que des matieres
de Controverfes , mais avec
beaucoup d'honnefteré & de
douceur. Cette converfation fut
fuivie de trois ou quatre autres ,
dans la Maiſon de Monfieur l'Evefque
de Mirepoix . Les raifons
que luy apporta ce Prélat furent
fi fortes, qu'ayant commencé dés
ce temps - là à eftre cenvaincu de
la verité, il le fut entierement par
les Lettres que Monfieur l'Evef
que de Mirepoix luy écrivit enfuite
fur fes doutes , & aufquelles
Monfieur d'Arbaud répondoit ,
foutenant toûjours fa Religion ,
fans pourtant fe déclarer Catholique
, quoy qu'il le fuft en effet ,
n'y ayant plus que le feul refpect
humain qui le retinſt . Il laiſſa páffer
encore deux ans ; & enfin ne
GALANT. 1161
pouvant plus résister à la Grace ,
il fit fçavoir à Monfieur de Mirepoix
, qui s'étoit rendu aux derniers
Etats de Languedoc
, qu'étant
incommodé
, il luy étoit impoffible
d'aller fi tofgle trouver à
Montpellier
; mais qu'avant la fin
des Etats , il auroit l'honneur de
le voir , pour recevoir fa Benediction
, en luy declarant qu'il vouloit
vivre & mourir Catholique.
Il fit part de cette nouvelle à
Monfieur le Cardinal de Bonfy &
à Monfieur l'Intendant
, & dés
qu'il eut un peu de ſanté , il alla
à Arles communiquer
ſon deſſein
à Monfieur l'Archevefque
, & à
Monfieur le Coadjuteur
. De là il
fe rendit à Montpellier
, où il
efperoit trouver Monfieur l'Evef
que de Nifmes , & Monfieur l'Evefque
d'Ufés , qui font fes Pafteurs
, auffi bien Monfieur
que
164
MERCURE
l'Archevefque d'Arles , puis qu'il
eft domicilié à Nifmes , & qu'il a
du Bien dans le Diocefe d'Ufés ;
mais Monfieur de Nifmes ne s'y
étant point rencontré , il n'y eut
que Monfieur d'Ufés qui reçeut
fon abjuration comme fon Pafteur
, en prefence de Monfieur
l'Evefque de Mirepoix , & de
Monfieur de Plantade Confeiller
à la Cour des Aydes , Oncle de
Madame d'Arbaud fa Femme. Le
lendemain de cette action qui fe
fit dans la Chapelle des Penitens
blancs , ce fut une réjouiffance
publique dans Montpellier du côté
des Catholiques , & une mortification
inexprimable pour tous
les Prétendus Réformez. La perte
qu'ils font enluy eft d'autant plus
grande , que connoiffant parfaitement
leur Religion , il connoiſt
préfentement toutes les erreurs
GALANT. 165
qui les devroient obliger à la
quitter. Il avoit paffé par toutes
les Claffes de ceux de fon party,
comme font Confiftoire , Deputations,
Synodes , & autres Affemblées
generales , particulieres &
fecretes qu'ils ont accoûtumé de
faire , quand le Roy le leur permet
, pour l'obfervation de leur
Difcipline . Il a paru dans toutes
avec beaucoup d'efprit & de fçavoir
, & fes grandes qualitez appuyées
du bien & de la naiffance ,
Je faifoient confiderer parmi eux
comme un Chefde leur Religion ,
dans les Villes de Nifmes d'Ufés,
& de Montpellier . Ce qui les afflige
davantage , c'est qu'outre la
crainte qu'ils ont de voir fuivre
fon exemple, il a dix Enfans qu'il
efpere ramener à l'Eglife , y en
ayant déja trois ou quatre , qui par
leur âge font devenus Catholi164
MERCURE
ques , fuivant la Declaration du
Roy. D'ailleurs l'exercice public
de la Religion Pretenduë Refor
mée , eft étably dans fa Terre de
Blanfae , où il fait fon plus ordinaire
fejour ; & comme il y a un
grand nombre de Vaffaux de
cette Religion, il pretend qu'avec
le fecours de Monfieur l'Evêque
d'Ulés,dans le Dioceſe duquel eft
cette Terre , fon exemple ne fera
pas fans fruit pour ces Devoyez .
L'accablement des vifites luy
ayant fait quitter Montpellier , il
alla à Nifmes rendre les refpects à
Monfieur l'Evêque. J'aurois peine
à exprimer les honneurs qu'il y
reçut. Meffieurs du Chapitre auffi
bien que Meffieurs du Prefidial ,
vinrent le complimenter
, ce que
firent auffi Meffieurs les Confuls
en Chaperon , avec le Corps de
Ville. On le reçut de la meſme
GALANT. 165
forte à Arles . Toute la Nobleffe,
Tous les Convens , tous les Religieux,
tous les Ordres, & prefque
tout le Peuple , allerent le vifiter.
Le Chapitre luy fit compliment
en Deputation , pour fe réjouir
avec luy de fon retour à l'Eglife ;
& Meffieurs de l'Academie Roya
le,aprés l'avoir vû chacun en particulier
, allerent en Corps luy
marquer leur joye de l'acquifition
que faifoit leur Compagnie,
d'un Confrere nouvellement converty.
Meffieurs les Confuls luy
firent le mefme honneur, en Chaperon
, & avec le Corps de Ville,
compofé d'une Nobleffe illuftre,
& l'affurérent de la fatisfaction
que le Public recevoit , de le voir
revenir enfin au fein de fa mere,
& reparer le fcandale que fes
Predeceffeurs avoient caufé à la
Ville d'Arles, & à l'Eglife Catho168
MERCURE
lique . La joye que tout le monde
a reçûë de cette Converfion , a
obligé Monfieur Sabatier,Gentilhomme
d'un merite fingulier , &
qui n'eft pas un des moindres ornemens
de l'Academie Royale
d'Arles , de faire éclater la fienne
par cette Epître .
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Résumé : Abjurations, [titre d'après la table]
Le texte relate l'abjuration de Monsieur d'Arbaud, Seigneur de Blanfac, originaire d'Arles, qui a marqué le Languedoc. Ce gentilhomme, issu d'une ancienne famille noble, résidait à Nîmes et pratiquait la Religion Prétendue Réformée, comme ses prédécesseurs établis dans la région depuis un siècle. Son aïeul, initialement catholique, avait changé de religion en rejoignant le parti du roi de Navarre, devenu Henri IV. La famille d'Arbaud, respectée à Arles et en Languedoc, avait laissé des marques de sa piété dans les églises locales. Monsieur d'Arbaud, unique survivant de sa maison après la mort de son frère aîné au service du roi, était épris de belles-lettres et avait acquis des connaissances appréciées par les membres de l'Académie Royale d'Arles, qui souhaitaient l'y associer. Cette perspective, ainsi que les encouragements de l'archevêque d'Arles et de l'évêque de Mirepoix, l'incitèrent à reconsidérer sa foi. Lors d'une visite à Montpellier pour rencontrer le duc de Noailles, il eut plusieurs conversations avec des prélats qui le convainquirent progressivement de la vérité de la foi catholique. Après deux années de réflexion, il annonça son intention d'abjurer sa foi réformée et de se convertir au catholicisme. Il informa l'évêque de Mirepoix, le cardinal de Bonzy et l'intendant de sa décision. Il se rendit ensuite à Arles pour en parler avec l'archevêque et le coadjuteur, avant de se rendre à Montpellier où il abjura publiquement en présence de l'évêque d'Uzès et de l'évêque de Mirepoix. Cette conversion fut accueillie avec joie par les catholiques et avec consternation par les réformés, qui voyaient en lui un leader respecté. Monsieur d'Arbaud espérait également convertir ses dix enfants, plusieurs d'entre eux étant déjà catholiques. Il reçut des honneurs à Nîmes et à Arles, où toute la noblesse et le peuple vinrent le féliciter pour son retour à l'Église catholique. L'Académie Royale d'Arles exprima également sa joie d'accueillir un nouveau converti parmi ses membres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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p. 239-249
Livre de M. Forestier, contenant les raisons qui ont obligé les Protestans de France à se réünir à l'Église Romaine. [titre d'après la table]
Début :
J'ay encore a vous entretenir d'un Ouvrage singulier en sa maniere, [...]
Mots clefs :
Ouvrage, Conversion, Ministre, Hollande, Ambassadeur, Abjuration, Hérésie, Protestants, Louis le Grand, Prétendus réformés, Église catholique, Ennemis, Croyances, Cérémonies, Écriture, Conciles, Histoire
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texteReconnaissance textuelle : Livre de M. Forestier, contenant les raisons qui ont obligé les Protestans de France à se réünir à l'Église Romaine. [titre d'après la table]
J'ay encore à vous entrecenir
d'un Ouvrage singulier
en samaniéré, & je croy que
tout cc que je vous envoye
ce moiscy touchant les Arts,
&lesSciences,vous donnera.
dIkujdtfi&epus1-osuçV'djaSmesfoi,n?; estM'-JEpi'elîijpiî,çjrfnt^jçivous
ayparlerans*Jeteti^ps, de{&
conversion.Il cft né àMontpe,
Ujfcry& a exercé les fonctionsdeMinistredlaReligion
prétenduëreformée., Comme
ses parens sont Hollandais, ilcHé;élevéen- Hollande
désj^ge^de;(Jix. huit 1110is;,
&, çpiyoyê par les Etats-
Générauxdes Provinces unies
des Plys-b?s en 1675. en qua
litéde Ministreà l'arméede
Mfte Marquis,deMonpoüil
lan. En.iS^éril fut nommé
-,
i,
par
par les mesmes Etats pour
allerà la Porte Othomaneavec
leur Ambassadeur,& en
1681. pour venir en France avec
l'Ambassadeur qu'ils y
envoyerent il sir abjuration
de l'Heresie en Octobre1686.
entre les mains de Mrl'Archevesque
de Paris. Tant de
differens Emplois marquant
l'estime que les Etats Généraux
faisoient du sÇav-oir de
MA Forestier, vous doivent
faire avoir bonne opinion de
iorr Ouvrage. Il contient les
juites & principales raisons
qui ont obligé les Protestans
de France a le reiïmr a 1bglise
Romaine fous le Regne
deLOUIS LE GRAND.
• La premiere est fondée sur
leur Schisme.L'Autheur prou.
ve par des Argumess invincibles,
tirez de - l'Ecriture,des
Saints Peres, & des propres
princi pes des Pretendus Reformez
,qu'ils n'ont pu, sans
se déclarermanifestement rebellesà
Dieu, & àses Ministres,
se separer de l'Eglise
Romaine , & il resout toutes
les difficultez principales des
Averlaires,, •'
Dans la", seconde
,
l'Autheur
fait voir d'une maniere
auez particuliere
, que les
Pretendus Reformezsont la
vraye Babylone del'Apocalypse
,&ilparle de leursDu
vi sions scandaleuses, & des
Differends infinis qu'ils ont
enrre- eux en matiere de Religion
, comme s'en estant in-
-
rbrmé luy mesne, ce qu'ila
pû faire,à cause des occasions
où il s'cil. rencontré. Il juftifie
inefrne;leglise Catholique
contre lesaccusations de
ses Ennemis, & montre corn-.*
ment les portes de l'Enfer ne
prévaudront jamais contre
elle. X ij
On peut dire que parmy
les differentes methodes dont
les Docteurs Catholiques se
font servis tres utilement pour
la conversion desPretendus
Reformez, la plus considerableest
celle qui esttirée de
ionien quelesProtestans de
France sirent avecles Lutheriens
en 1631 & de celle qu'ils
ont avec les Protestansd'Angleterre.
C'est la troiúémé
raison dont l'Autheur se fert
dans cet Ouvrage,&il prouve
par leurs propres Docteurs,
quecesLutheriens& Anglois
nes'accordent guere avec les
Pirote(tamclc ce Royaume,
sur les principauxArticles de
leucCroyance..Ilfaicniefme
voirparleurs Liturgies conrment
cIlles &An^teis.s'accordent avec:
les GackqUqucs sur des Arti
eles-îd^KQ^de la derniere con*-
sequence
,
d'où il conclud.
par une conclusion necessaire
,quelesProtestans de-j
France,qui ont bien voula
s'unic avec des Etrangers,
n'ont pûrefuserde s' unir avec
ceux irlife Gallicane
IqLuifont leurs propres Freres.
résoutaussi toutes les difficultez
que l'on peut former
contre cette Réunion.
L'Autheur fait voir dans la
quatriéme,qu'on doitnecefsairement
reconnoistre les
Traditions Apostoliques, &:
avoir une venerition particuliere
pour la Messe( dont il
ra pporte en peu de paroles la
plusparte desMysteres) pour
les autres Sacremens,& enfin'
pour les Cérémonies,&cela
par l'Ecriture. & par le témoignage
des Saints Peres qui
ont vêcu pendant les premiers
Siecles, que les Prétendus
Reformez nomment
les beaux jours del'Eglise.
Cet Ouvragea ejïç leu .pai?
plusieurs personnes fort.éclair
rees, qui l' ont trouvé tres-uti
le pour ramener à, ,la connois
lance dela Verité ceux.qui
sont encore dans l'égarement
& pour confirmer;dansles
sentimens de la Foy Catholique
les Réünis, Ces mesmes
perfonçes ont.die. -qu'il, elfe
remplyd'.esprit &f' de ju gement,
&que l'A uthcur y a
traité les principaux Articlesdasqsléae
,Reljgiond'une.maniéré- ,agreable,
solide,& particuliere;
que les difficultézqu'on
nous oppose y sont
levées clairement, & qu'il y
fait voir une connoissance
profonde de l'Histoire & des
Conciles. Le Roy ,à qui cet
Ouvrage est dédié,comme à
celuy qui a prés Dieu a le plus
contribué àcette réunion
generale, par sapieté & par
foozete. aJtnirabfe pour fEglise
, si connoistre l'estime
qu'il en faisoit par les marques
de bontéqu'il donna le
derniermoisiTAutheur,qui.
eut kdorifaîactqnAehtendre
de saproprebouche, que S4
Majellë eiïda contente du
bon témoignagequonluy
avoit rendu de saç^nduire'^
&.,qu'EUe se souviendrait de|
luy. Ce futMr l'Archevesque.
de Paris qui le p^clenraa$£
Roy. L'Autheur ijcpeuta!j}
sez seloüer desbpntcz^qu£
cegrandPrélatW:è'Ëmki
gnéesenplusieursrencontrès.
OntrouvesonOu^ra^e
àrueSaintJacque$.;-.& dans laCour^-neuvedu^Palais, au
Dauphin. ",.j. : c
, Je ,ypia|
d'un Ouvrage singulier
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ses parens sont Hollandais, ilcHé;élevéen- Hollande
désj^ge^de;(Jix. huit 1110is;,
&, çpiyoyê par les Etats-
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-,
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par les mesmes Etats pour
allerà la Porte Othomaneavec
leur Ambassadeur,& en
1681. pour venir en France avec
l'Ambassadeur qu'ils y
envoyerent il sir abjuration
de l'Heresie en Octobre1686.
entre les mains de Mrl'Archevesque
de Paris. Tant de
differens Emplois marquant
l'estime que les Etats Généraux
faisoient du sÇav-oir de
MA Forestier, vous doivent
faire avoir bonne opinion de
iorr Ouvrage. Il contient les
juites & principales raisons
qui ont obligé les Protestans
de France a le reiïmr a 1bglise
Romaine fous le Regne
deLOUIS LE GRAND.
• La premiere est fondée sur
leur Schisme.L'Autheur prou.
ve par des Argumess invincibles,
tirez de - l'Ecriture,des
Saints Peres, & des propres
princi pes des Pretendus Reformez
,qu'ils n'ont pu, sans
se déclarermanifestement rebellesà
Dieu, & àses Ministres,
se separer de l'Eglise
Romaine , & il resout toutes
les difficultez principales des
Averlaires,, •'
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fait voir d'une maniere
auez particuliere
, que les
Pretendus Reformezsont la
vraye Babylone del'Apocalypse
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Differends infinis qu'ils ont
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, comme s'en estant in-
-
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pû faire,à cause des occasions
où il s'cil. rencontré. Il juftifie
inefrne;leglise Catholique
contre lesaccusations de
ses Ennemis, & montre corn-.*
ment les portes de l'Enfer ne
prévaudront jamais contre
elle. X ij
On peut dire que parmy
les differentes methodes dont
les Docteurs Catholiques se
font servis tres utilement pour
la conversion desPretendus
Reformez, la plus considerableest
celle qui esttirée de
ionien quelesProtestans de
France sirent avecles Lutheriens
en 1631 & de celle qu'ils
ont avec les Protestansd'Angleterre.
C'est la troiúémé
raison dont l'Autheur se fert
dans cet Ouvrage,&il prouve
par leurs propres Docteurs,
quecesLutheriens& Anglois
nes'accordent guere avec les
Pirote(tamclc ce Royaume,
sur les principauxArticles de
leucCroyance..Ilfaicniefme
voirparleurs Liturgies conrment
cIlles &An^teis.s'accordent avec:
les GackqUqucs sur des Arti
eles-îd^KQ^de la derniere con*-
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,
d'où il conclud.
par une conclusion necessaire
,quelesProtestans de-j
France,qui ont bien voula
s'unic avec des Etrangers,
n'ont pûrefuserde s' unir avec
ceux irlife Gallicane
IqLuifont leurs propres Freres.
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que l'on peut former
contre cette Réunion.
L'Autheur fait voir dans la
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Traditions Apostoliques, &:
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pour la Messe( dont il
ra pporte en peu de paroles la
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les autres Sacremens,& enfin'
pour les Cérémonies,&cela
par l'Ecriture. & par le témoignage
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Siecles, que les Prétendus
Reformez nomment
les beaux jours del'Eglise.
Cet Ouvragea ejïç leu .pai?
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sont encore dans l'égarement
& pour confirmer;dansles
sentimens de la Foy Catholique
les Réünis, Ces mesmes
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remplyd'.esprit &f' de ju gement,
&que l'A uthcur y a
traité les principaux Articlesdasqsléae
,Reljgiond'une.maniéré- ,agreable,
solide,& particuliere;
que les difficultézqu'on
nous oppose y sont
levées clairement, & qu'il y
fait voir une connoissance
profonde de l'Histoire & des
Conciles. Le Roy ,à qui cet
Ouvrage est dédié,comme à
celuy qui a prés Dieu a le plus
contribué àcette réunion
generale, par sapieté & par
foozete. aJtnirabfe pour fEglise
, si connoistre l'estime
qu'il en faisoit par les marques
de bontéqu'il donna le
derniermoisiTAutheur,qui.
eut kdorifaîactqnAehtendre
de saproprebouche, que S4
Majellë eiïda contente du
bon témoignagequonluy
avoit rendu de saç^nduire'^
&.,qu'EUe se souviendrait de|
luy. Ce futMr l'Archevesque.
de Paris qui le p^clenraa$£
Roy. L'Autheur ijcpeuta!j}
sez seloüer desbpntcz^qu£
cegrandPrélatW:è'Ëmki
gnéesenplusieursrencontrès.
OntrouvesonOu^ra^e
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Dauphin. ",.j. : c
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Résumé : Livre de M. Forestier, contenant les raisons qui ont obligé les Protestans de France à se réünir à l'Église Romaine. [titre d'après la table]
MA Forestier, né à Montpellier et élevé en Hollande, a occupé plusieurs postes importants, notamment celui de ministre de la religion réformée. En 1675, il fut envoyé par les États-Généraux des Provinces-Unies comme ministre auprès de l'armée du marquis de Montpouillan. En 1678, il accompagna l'ambassadeur ottoman et en 1681, il revint en France avec l'ambassadeur des Provinces-Unies. En octobre 1686, il abjura l'hérésie devant l'archevêque de Paris. L'ouvrage de Forestier explore les motivations des protestants français à revenir à l'Église romaine sous le règne de Louis XIV. Les points clés abordés sont : 1. **Schisme** : Forestier affirme que les protestants se sont séparés illégalement de l'Église romaine, allant à l'encontre des Écritures et des enseignements des saints pères. 2. **Babylone de l'Apocalypse** : Il identifie les protestants comme la véritable Babylone, mettant en avant leurs divisions et scandales internes. 3. **Discrepances doctrinales** : Il souligne que, malgré leur union avec des étrangers, les protestants français ne peuvent refuser de s'unir avec l'Église gallicane, leurs frères. 4. **Traditions apostoliques** : Il justifie la reconnaissance des traditions apostoliques et la vénération de la messe et des sacrements, appuyé par les Écritures et les témoignages des saints pères. L'ouvrage a été bien accueilli par des personnes éclairées, qui l'ont jugé utile pour convertir ceux qui sont égarés et pour renforcer la foi des convertis. Le roi Louis XIV, à qui l'ouvrage est dédié, a exprimé son estime en récompensant l'auteur.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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