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1
p. 226-252
RELATION de la Ceremonie du Baptême de Mademoiselle de Tavannes, présentée à Dijon sur les Fonds à l'âge de dix ans, de laquelle S. A. E. Monseigneur le Duc de Baviere a été Parrain, & S. A. S. Madame la Duchesse de Vendosme a été Marraine le 17. d'Octobre 1714.
Début :
L'Auteur du present Livre vous annonça dans le Mercure / L'alliance spirituelle que S. A. E. a contracté avec S. [...]
Mots clefs :
Baptême, Cérémonie de baptême, Duc de Bavière, Duchesse de Vendôme, Dijon, Parrain, Mademoiselle de Tavannes, Cérémonie, Honneur, Marraine, Chevalier
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texteReconnaissance textuelle : RELATION de la Ceremonie du Baptême de Mademoiselle de Tavannes, présentée à Dijon sur les Fonds à l'âge de dix ans, de laquelle S. A. E. Monseigneur le Duc de Baviere a été Parrain, & S. A. S. Madame la Duchesse de Vendosme a été Marraine le 17. d'Octobre 1714.
L'Auteur du preſent Livre
vous annonça dans le Mercure
deNovembre,autant qu'ils'en
peut ſouvenir , que S. A. E.
Monſeigneur leDuc de Baviere
,& fon S. A. S. Madame
la Ducheſſe de Vendoſme ,
venoient de tenir ſur les Fonds
de Baptême , Mademoiselle
de Tavannes , il vous promit
,
GALANT. 227
en même temps une ample
Relationde cetteCeremonie,
il vous tient aujourd'huy parole
,& la voicy.
de
RELATION
de la Ceremonie du Baptême
de Mademoiselle de Tavannes,
preſentée à Dijon fur les
Fonds à l'âge de dix ans ,
laquelle S. A. E. Monfeigneur
le Ducde Baviere a été
Parrain , & S. A. S. Madamela
Duchefſfe de Vendofme
a été Marraine le 17.
d'Octobre 1714.
L'alliance ſpirituelle que
228 MERCURE
S. A. E. a contracté avec S.
A. S. Madame la Duchefle de
Vendôme , en faveur de Mademoiſelle
de Tavannes qui
vient de recevoir les Ceremonies
du Baptême à l'âge de dix
ans , eſt d'une trop éclatante
distinction ,pour paffer fous
filence la nouvelle de ce Baptême
; & pour n'en point
rendre publiques les particularitez.
Sans qu'il ſoit beſoin d'entrerdans
aucun détail de l'anciennetéde
la Maiſon de Saulx
tres connuë dés avant le dixiéme
fiecle a & autant illuftréc
Saulx le Duc , dont cette Maiſon
GALANT. 229
(
par dehautes alliances que par
le merite & le nombre des
grands Hommes qu'elle a produit
, il ſuffit icy de pouvoir
dire que la ſplendeur d'un tel
ſang n'a pas efté vray ſemblablement
un motif des moins
touchans pour déterminer
leur Alteſſes Electorale & Sereniffime
à accorder à cette
Demoiselle l'honneur d'eſtre
leur filleulle , d'autant plus
volontiers qu'outre les affiniporte
le nom , luy a appartenu longtemps
avant d'eſtre réünie par les
Ducs de Bourgogne à leur Duché.
Voyez Morery , Edition 1712.
230 MERCURE
tez qui font entre les Auguſtes
Maiſons de Bourbon & de
Baviere , Madame la Ducheffe
deVendoſme ſe trouve parente
de l'Electeur par la Maiſon
Palatine dont eſt Madame la
Princeffe.
Il ne paroiſt pas neanmoins
hors de propos de remarquer
icyque le ſurnom de Tavannes
que porte la Maiſon de
Saulx , vient d'Allemagne ;
elle l'a pris par le mariage de
Jean de Saulx Chevalier Scigneur
d'Orrain en 1504. avec
Marguerite de Tavannes
foeur & heritiere de Jean de
,
GALANT. 231
Tavannes Chevalier Seigneur
de Dello natif du Comté de
Ferrette en Allemagne. Ce
dernier fut Colonel des Bandes
Noires qu'il amena d'Allemagne
au ſervice du RoyFrançois
I.
C'eſt de cette alliance de
Jean de Saulx d'Orrain avec
Marguerite de Tavannes ,
qu'eſt iſſu le fameux Maréchal
de France Gaspard de Tavannes
, duquel deſcendent Meffieurs
les Comtes , & Marquis
de Tavannes d'aujourd'huy ,
&Mademoiselle de Tavannes
à laquelle on vient d'admi232
MERCURE
niſtrer les ceremonies du Baprême.
Elle est née le 24. de Mars
1704. & fut ondoyée le même
jour par le Curé de la Paroiſſe
de la Marche en Bourgogne,
Elle eſt fille de Meffire Louis-
Armand Marie de Saulx de
Tavannes,Chevalier Marquis
deMirebel , Baron de laMarche,
Seigneur de Chambole ,
Morey & autres lieux , & de
Dame Catherine de Choiſeul
de Chevigny
La ceremonie du Baptême
de cette Demoiselle devant ſe
faire dans le mois d'Octobre
dernier ,
GALANT. 233
dernier , à Dijon , où elle a été
élevée , & qui eſt le pays de ſes
Anceſtres ,leſquels depuis plufieurs
fiecles ont commandé
pour le Roy dans la Bourgogne,
en qualité de Lieutenans b
Generaux de cette Province,
b M. L. C. de Tavannes Henry-
Charles de Saulx , grand Bailly de
Dijon , & Guidon des Gendarmes de
Berry , qui a épousé N. Amelot de
Gournay fille de M.Amelot,Conſeiller
d'Etat ordinaire , ci-devant Ambaſladeur
en Eſpagne & autres Cours ; s'eſt
fait recevoir ce mois - ci à Dijon en
laChargede Lieutenant General pour
leRoy en Bourgogne , que poffedoit
Meffire Charles-Marie de Saulx de
Tavannes fon pere , époux de D. Marie-
Catherine Dagueſſeau , fille de M.
Mars 1715. V
234 MERCURE
S. A. E. jetta les yeux pour le
repreſenter dans la fonction
de Parrain , ſur M. le Baronde
Montigny,Chevalier de l'Ordre
de Wirtemberg, Brigadier
des Armées , Colonel d'unRegiment
de ſes Cuiraffiers , &
Commandant pour Elle à S.
With auxFrontieres de Weſtphalic.
Ce Baron qui étoit
alors en ces quartiers- là pour
le ſervice de ſon Alteſſe Elect.
en receut ordre e de ſe rendre
Dagueſſeau , Conſeiller d'Etat ordinaire
,& foeur de M. Dagueſſeau, Procureur
General du Parlement de Paris.
•Cet ordre luv fût envoyé par M.
le Comtede Sefels.
GALANT. 235
en Bourgogne , pour , en fon
abfence , affifter de la part de
fon Maiſtre en qualité de Parrain
, au Baptême de Mademoiſelle
la Marquiſe de Tavannes
.
S. A. S. Madame la Ducheſſe
de Vendoſme honora
de ſa procuration Madame la
Premiere Preſidente de la
Chambre des Comptes de
Dijon , pour, à ſa place, ſervir
deMarraine au nom de S. A. S.
Cette glorieuſe commiffion
dont Madame Rigoley fut
chargée dans ce miniftere de
Religion,fit honneur au choix
Vij
236 MERCURE
de cette Princeſſe , non ſeulementpar
l'éminente vertu qui
diftingue cette Dame dans le
pays , encore plus que ſa dignité
; mais encore par la convenance
de famille qui ſe trouve
entre M. leBaron de Montigny&
cette Dame , dont le
nom eft Languet d, & laquelle
dElle eſt ſoeur de M. Languet de
Rochefort, Conſeiller au Parlement de
Dijon , de M. le C. deGergy, Gentilhomme
ordinaire de la Maiſon duRoy,
envoyé par S. M. à Florence, de M.
Languet , Abbé de S. Sulpice au Dioceſe
de Bellay , Ordre de Citeaux ,de
M. de la Villeneuve , Abbé de Goët
maloën , Aumônier de feuë Mad. la
Dauphine , ci-devant grand Vicaire
GALANT. 237
-
a épousé M. Rigoley , Magiftrat
auffi reſpectable par
une droiture finguliere que
par la fuperioritéde fon rang
dansla Chambre des Comptes
dont il eſt leChef.
M. de Montigny eftant
arrivé le 16. d'Octobre dernier
àDijon , la Ceremonie de ce
Baptême s'y fit le lendemain
Mercredy 17. environ le midy,
d'Autun, & à preſent Eveſque de
Soiffons , de M. l'Abbé Languet , cidevantVicaire
de S. Sulpice de Paris,&
aujourd'huy Curé de cette Paroiffe ,
par la refignation de feu M. de la
Chetardie , oncle de Mad. la Comteffede
Monafterolle
238 MERCURE
avec beaucoup de folemnité ,
dans la Paroiſſe de S. Nicolas .
Le bruit de quelques fanfares
ayantannoncé de temps àautre
pendant la matinée , cette
feſteau peuple,une multitude
innombrable de gens que la
rareté de ce pieux ſpectacle attiroit
de tous coſtez , accouruc
en telle affluence depuis les
neufheures dumatin en cette
Eglife , & vers l'Hôtel de Tavannes
, que toutes les ruës&
places qui y aboutiffent , furent
remplies d'une prodigieuſe
quantitéde ſpectateurs.
Les perſonnes de la plus
GALANT. 239
haute confideration s'étant
renduës à l'Hoſtel de Tavannes
, on en fortit à onze heures
pour aller à la Paroiſſe , où
Mademoiselle de Tavannes
fût conduite au ſon des hautbois
& des trompettes de la
Ville, au milieu de cette foule.
Les diſpoſitions merveilleuſes
qu'on apperçût dans
cette ame pleine de candeur ,
ne ſurprirent pas moins que
les graces infeparables de ſa
perfonne. La modeſtie de ſa
démarche excita de continuels
applaudiſſemens à ſon paffage.
240 MERCURE
Outre M. de la Briffe , Intendant
de la Province& quelques
Maiſtres des Requeſtes
qui furent prefens à cette ceremonie
, pluſieurs de Meffieurs
les Préſidens à Mortier
& Confeillers de la Cour ,
quoyque ce fut le temps des
vacations , y affifterent auffi.
Madame l'Intendante ſe trouva
pareillementalors dans l'Eglife
, avec des Préſidentes du
Parlement,& tout ce qu'il y
avoit de perſonnes les plus
diftinguées dans le pays...
La fingularité d'une conjoncture
ſi remarquable tanr
Par
GALANT. 241
i
par l'éminent caractere des
Parrain & Marraine , que par
le merite particulier de Mademoiſelle
de Tavannes , engagea
le fieur Gueneau ,Docteur
en Theologie , Curé de
cette Paroiſſe, de luy parler en
ces termes ,lorſqu'elles'y preſenta
pour recevoir la ceremonie
de ce premier Sacrement.
MADEMOISELLE,
Quel qu'illustre queſoit voftre
-naissance felon le monde ,vous
venez aujourd'huy reconnoistre
Mars 1715 . X
९ 242 MERCURE
j
au pied de vos Autels presqu'auf
fi-toft que vous en estes capable
qu'ilyen a une autre qui vous
touche davantage , pour laquelle
vous venez rendre à Dieu publiquement
des actions de graces ;
pourluy en marquer vostre recon
noiffance , vous lay allez confa
crer les premices de vostre raiſon
naiſſanteen luyfaiſant des promeſſes
qui nesontni moins grandes,
ni moins folemnelles,ni moins
indiſſolubles que les voeux que
vous avezquelquefois vúfaire
dans la Maison e Religieuse on
vouseſtes. Pournejamais oublier
•LesUrſulinesde Dijon.
GALANT. 243
de telles promeffes , vous n'avez,
Mademoiselle , qu'àfoutenir cette
belle éducation que vous avez
reçuë de la mere la plus capable
d'en donner. Vous n'avez qu'à
Soutenir cette longue fuite de
vertu qui coulent avec le fang
depuis tant de fiecles dans vostre
Maison. Vous y estes d'autant
plus engagée ,que les illuftres
Prince & Princeffe qui vous
font l'honneur de vous donner
leur noms
une vertu au-delà du commun .
auſſi bien que f Monfieur & g
demandent de vous
fMonfieur le Baron de Montigny .
Madame la Premiere Préſidente,
7
Xij
244 MERCURE
Madame qui tiennent icy leur
place ,&non moins recommandables
par leurpieté,leurs vertus
qu'ils font distinguez , par les
premiers rangs qu'ils occupent ,
vos illustres Parrain &Martaine
nefontpas icy enperſonne pour
répondre pour vous , vous eſtes en
âge de le faire vous- même :
toute cette auguste compagnie
n'y est aßemblée que pour estre
témoins de vos promeffes. Faffe
le Ciel que nous puissions tous
unjourrendre témoignage à Dieu
de lafidelité de laperfeverance
que vous aurez eû à les remplir
puiffion.
GALANT.. 245
Aprés ce diſcours qui parut
tres- convenable en cette
occurrence , la noble adulte
s'approcha des facrez Fonds ,
où les auguſtes noms de S. A.E.
Monseigneur le Duc de Baviere,
& ceux de S. A. S. Madame
la Ducheſſede Vendôme aïant
été impoſez à Mademoiselle.
de Tavannes , Elle fut appellée
Maximilienne , Emmanuelle
, Marie- Anne. Enfuite ce
Pasteur luy adminiſtra les autres
ceremonies du Baptême.
Alors chacun ſe ſentit touché
de voir l'onction penetrer
juſques au fonds du coeur de
!
Xiij
246 MERCURE
ecste innocente Neophyte ,
dont la picté édifiante fembloit
fe communiquerdans le
coeur de la plupart des ſpectateurs
; pluſieursy ayant paru
faifis d'un ſalutaire étonnement
, eux qui peut- être comme
un grand nombre d'autres
n'étoient venus des Villes circonvoiſines
encetteCapitale ,
qu'excitez par les circonſtancesde
la dignitéde tels Parrain
&Marraine , où par la ſeule
carioſitéd'y voir de quelle forte
ſe confere le Baprême aux
perſonnes parvenuës à l'âge de
connoiffance.
GALANT. 247
Ala fortiede l'Egliſe il s'éleva
un mélange d'acclamations
d'allegreſſe à l'honneur
de leurs A. E. & Sereniffime ;
on entendit alors de toutes
parts des voeux pour la profperité
de ces Prince & Princeffe
; on ne peut dire com
bien en même temps ondonna
de benedictions à la nouvelle
baptifée,qu'un concours
infini de perſonnes de tout
rang reconduifit juſques en
fon Hoſtel , au bruit des inftrumens
, auquel ſe joignirent
mille cris de Vive Baviere &
Vendofme ; l'air ne ceſſoit de
!
X iiij
248 MERCURE
retentir de ces grands noms ,
qu'il fuffit de prononcer pour
rappeller auflitoſt toutes les
idées de l'heroïſme , noms qui
font des éloges abregez &
complets , renfermans toute
la gloire que la valeur & la
bonté peuvent produire.
Au retour de la ceremonie ,
Madame la Marquiſe de Tavannes
, mere de Mademoifelle
de Tavannes , traita magnifiquement
l'illuftre affemblée
quiy avoit aſſiſté M. l'Intendant
& autres Mantres des
Requeſtes , ceux des Préſidens
à Mortier & Confeillers du
GALANT. 249
Parlement qui avoient été pre
ſens à la celebration du Baptê
me , Madame l'Intendante ,
toutes les Dames de marque
avec ce qui ſe trouva fur les
lieux de plus élevé parmi la
Nobleffe & dans les Cours
Souveraines de Dijon , furent
de ce regal fomptueux , où le
bon goût ne regna pas moins
que la profufion la mieux entenduë
; les mets ne s'y cedoient
pas l'un à l'autre en de.
licateſle , & on pourroit dire
que la varietéde pluſieurs chofes
rares qu'on y fervit ,&leur
fingularité donnerent le plai-
1
250 MERCURE
fir d'y voir tout ce qu'on ne
trouve preſque point ailleurs.
Tous ceux qui étoient de
ce repas eurent l'honneur de
boire debout à la ſanté de S.
A. E. de Baviere ,&à celle de
S. A. S. de Vendôme. On cûr
peine àretenir les mouvemens
de reconnoiffance dûë à chacun
de ces grands noms qui
nous ſont ſiprécieux ; l'undeſignant
un Souverain dont les
qualitez toutes heroïques font
les delices de la Cour & des
peuples ,& qui par ſa generofité
faiſant l'admiration du
fiecle , ſe montre ſi digne de
GALANT. 25
PEmpire ; & l'autre étant confacré
par la gloire pour être
le ſymbole de la bonté , &
pour conferver à la poſteriré
la memoire immortelle du
Reſtaurateur de la plus vaſte
Monarchie de l'Europe.
L'avantage d'avoir pour
Parrain une des premieres têres
du monde , & un Prince
regardé de chaque Nation
comme lemodele de la veritable
grandeur , & pour Marraine
une des meilleures Prin
ceſſes de la Terre , de la prepremiere
& de la plus puiſſante
Maiſon de l'Univers, eſt ſiglo252
MERCURE
rieux pour Mademoiselle de
Tavannes , que cet honneur
cauſant une ſi legitime réjoüiffance
à ſa Famille , on ne pût
s'empêcher dans ce feſtinde la
feliciter plus d'une fois ſur un
telbonheur : parmy les témoignages
de joye qu'on luy en
marqua , voicy quelques coupletsqui
furent faits à ce ſujer.
vous annonça dans le Mercure
deNovembre,autant qu'ils'en
peut ſouvenir , que S. A. E.
Monſeigneur leDuc de Baviere
,& fon S. A. S. Madame
la Ducheſſe de Vendoſme ,
venoient de tenir ſur les Fonds
de Baptême , Mademoiselle
de Tavannes , il vous promit
,
GALANT. 227
en même temps une ample
Relationde cetteCeremonie,
il vous tient aujourd'huy parole
,& la voicy.
de
RELATION
de la Ceremonie du Baptême
de Mademoiselle de Tavannes,
preſentée à Dijon fur les
Fonds à l'âge de dix ans ,
laquelle S. A. E. Monfeigneur
le Ducde Baviere a été
Parrain , & S. A. S. Madamela
Duchefſfe de Vendofme
a été Marraine le 17.
d'Octobre 1714.
L'alliance ſpirituelle que
228 MERCURE
S. A. E. a contracté avec S.
A. S. Madame la Duchefle de
Vendôme , en faveur de Mademoiſelle
de Tavannes qui
vient de recevoir les Ceremonies
du Baptême à l'âge de dix
ans , eſt d'une trop éclatante
distinction ,pour paffer fous
filence la nouvelle de ce Baptême
; & pour n'en point
rendre publiques les particularitez.
Sans qu'il ſoit beſoin d'entrerdans
aucun détail de l'anciennetéde
la Maiſon de Saulx
tres connuë dés avant le dixiéme
fiecle a & autant illuftréc
Saulx le Duc , dont cette Maiſon
GALANT. 229
(
par dehautes alliances que par
le merite & le nombre des
grands Hommes qu'elle a produit
, il ſuffit icy de pouvoir
dire que la ſplendeur d'un tel
ſang n'a pas efté vray ſemblablement
un motif des moins
touchans pour déterminer
leur Alteſſes Electorale & Sereniffime
à accorder à cette
Demoiselle l'honneur d'eſtre
leur filleulle , d'autant plus
volontiers qu'outre les affiniporte
le nom , luy a appartenu longtemps
avant d'eſtre réünie par les
Ducs de Bourgogne à leur Duché.
Voyez Morery , Edition 1712.
230 MERCURE
tez qui font entre les Auguſtes
Maiſons de Bourbon & de
Baviere , Madame la Ducheffe
deVendoſme ſe trouve parente
de l'Electeur par la Maiſon
Palatine dont eſt Madame la
Princeffe.
Il ne paroiſt pas neanmoins
hors de propos de remarquer
icyque le ſurnom de Tavannes
que porte la Maiſon de
Saulx , vient d'Allemagne ;
elle l'a pris par le mariage de
Jean de Saulx Chevalier Scigneur
d'Orrain en 1504. avec
Marguerite de Tavannes
foeur & heritiere de Jean de
,
GALANT. 231
Tavannes Chevalier Seigneur
de Dello natif du Comté de
Ferrette en Allemagne. Ce
dernier fut Colonel des Bandes
Noires qu'il amena d'Allemagne
au ſervice du RoyFrançois
I.
C'eſt de cette alliance de
Jean de Saulx d'Orrain avec
Marguerite de Tavannes ,
qu'eſt iſſu le fameux Maréchal
de France Gaspard de Tavannes
, duquel deſcendent Meffieurs
les Comtes , & Marquis
de Tavannes d'aujourd'huy ,
&Mademoiselle de Tavannes
à laquelle on vient d'admi232
MERCURE
niſtrer les ceremonies du Baprême.
Elle est née le 24. de Mars
1704. & fut ondoyée le même
jour par le Curé de la Paroiſſe
de la Marche en Bourgogne,
Elle eſt fille de Meffire Louis-
Armand Marie de Saulx de
Tavannes,Chevalier Marquis
deMirebel , Baron de laMarche,
Seigneur de Chambole ,
Morey & autres lieux , & de
Dame Catherine de Choiſeul
de Chevigny
La ceremonie du Baptême
de cette Demoiselle devant ſe
faire dans le mois d'Octobre
dernier ,
GALANT. 233
dernier , à Dijon , où elle a été
élevée , & qui eſt le pays de ſes
Anceſtres ,leſquels depuis plufieurs
fiecles ont commandé
pour le Roy dans la Bourgogne,
en qualité de Lieutenans b
Generaux de cette Province,
b M. L. C. de Tavannes Henry-
Charles de Saulx , grand Bailly de
Dijon , & Guidon des Gendarmes de
Berry , qui a épousé N. Amelot de
Gournay fille de M.Amelot,Conſeiller
d'Etat ordinaire , ci-devant Ambaſladeur
en Eſpagne & autres Cours ; s'eſt
fait recevoir ce mois - ci à Dijon en
laChargede Lieutenant General pour
leRoy en Bourgogne , que poffedoit
Meffire Charles-Marie de Saulx de
Tavannes fon pere , époux de D. Marie-
Catherine Dagueſſeau , fille de M.
Mars 1715. V
234 MERCURE
S. A. E. jetta les yeux pour le
repreſenter dans la fonction
de Parrain , ſur M. le Baronde
Montigny,Chevalier de l'Ordre
de Wirtemberg, Brigadier
des Armées , Colonel d'unRegiment
de ſes Cuiraffiers , &
Commandant pour Elle à S.
With auxFrontieres de Weſtphalic.
Ce Baron qui étoit
alors en ces quartiers- là pour
le ſervice de ſon Alteſſe Elect.
en receut ordre e de ſe rendre
Dagueſſeau , Conſeiller d'Etat ordinaire
,& foeur de M. Dagueſſeau, Procureur
General du Parlement de Paris.
•Cet ordre luv fût envoyé par M.
le Comtede Sefels.
GALANT. 235
en Bourgogne , pour , en fon
abfence , affifter de la part de
fon Maiſtre en qualité de Parrain
, au Baptême de Mademoiſelle
la Marquiſe de Tavannes
.
S. A. S. Madame la Ducheſſe
de Vendoſme honora
de ſa procuration Madame la
Premiere Preſidente de la
Chambre des Comptes de
Dijon , pour, à ſa place, ſervir
deMarraine au nom de S. A. S.
Cette glorieuſe commiffion
dont Madame Rigoley fut
chargée dans ce miniftere de
Religion,fit honneur au choix
Vij
236 MERCURE
de cette Princeſſe , non ſeulementpar
l'éminente vertu qui
diftingue cette Dame dans le
pays , encore plus que ſa dignité
; mais encore par la convenance
de famille qui ſe trouve
entre M. leBaron de Montigny&
cette Dame , dont le
nom eft Languet d, & laquelle
dElle eſt ſoeur de M. Languet de
Rochefort, Conſeiller au Parlement de
Dijon , de M. le C. deGergy, Gentilhomme
ordinaire de la Maiſon duRoy,
envoyé par S. M. à Florence, de M.
Languet , Abbé de S. Sulpice au Dioceſe
de Bellay , Ordre de Citeaux ,de
M. de la Villeneuve , Abbé de Goët
maloën , Aumônier de feuë Mad. la
Dauphine , ci-devant grand Vicaire
GALANT. 237
-
a épousé M. Rigoley , Magiftrat
auffi reſpectable par
une droiture finguliere que
par la fuperioritéde fon rang
dansla Chambre des Comptes
dont il eſt leChef.
M. de Montigny eftant
arrivé le 16. d'Octobre dernier
àDijon , la Ceremonie de ce
Baptême s'y fit le lendemain
Mercredy 17. environ le midy,
d'Autun, & à preſent Eveſque de
Soiffons , de M. l'Abbé Languet , cidevantVicaire
de S. Sulpice de Paris,&
aujourd'huy Curé de cette Paroiffe ,
par la refignation de feu M. de la
Chetardie , oncle de Mad. la Comteffede
Monafterolle
238 MERCURE
avec beaucoup de folemnité ,
dans la Paroiſſe de S. Nicolas .
Le bruit de quelques fanfares
ayantannoncé de temps àautre
pendant la matinée , cette
feſteau peuple,une multitude
innombrable de gens que la
rareté de ce pieux ſpectacle attiroit
de tous coſtez , accouruc
en telle affluence depuis les
neufheures dumatin en cette
Eglife , & vers l'Hôtel de Tavannes
, que toutes les ruës&
places qui y aboutiffent , furent
remplies d'une prodigieuſe
quantitéde ſpectateurs.
Les perſonnes de la plus
GALANT. 239
haute confideration s'étant
renduës à l'Hoſtel de Tavannes
, on en fortit à onze heures
pour aller à la Paroiſſe , où
Mademoiselle de Tavannes
fût conduite au ſon des hautbois
& des trompettes de la
Ville, au milieu de cette foule.
Les diſpoſitions merveilleuſes
qu'on apperçût dans
cette ame pleine de candeur ,
ne ſurprirent pas moins que
les graces infeparables de ſa
perfonne. La modeſtie de ſa
démarche excita de continuels
applaudiſſemens à ſon paffage.
240 MERCURE
Outre M. de la Briffe , Intendant
de la Province& quelques
Maiſtres des Requeſtes
qui furent prefens à cette ceremonie
, pluſieurs de Meffieurs
les Préſidens à Mortier
& Confeillers de la Cour ,
quoyque ce fut le temps des
vacations , y affifterent auffi.
Madame l'Intendante ſe trouva
pareillementalors dans l'Eglife
, avec des Préſidentes du
Parlement,& tout ce qu'il y
avoit de perſonnes les plus
diftinguées dans le pays...
La fingularité d'une conjoncture
ſi remarquable tanr
Par
GALANT. 241
i
par l'éminent caractere des
Parrain & Marraine , que par
le merite particulier de Mademoiſelle
de Tavannes , engagea
le fieur Gueneau ,Docteur
en Theologie , Curé de
cette Paroiſſe, de luy parler en
ces termes ,lorſqu'elles'y preſenta
pour recevoir la ceremonie
de ce premier Sacrement.
MADEMOISELLE,
Quel qu'illustre queſoit voftre
-naissance felon le monde ,vous
venez aujourd'huy reconnoistre
Mars 1715 . X
९ 242 MERCURE
j
au pied de vos Autels presqu'auf
fi-toft que vous en estes capable
qu'ilyen a une autre qui vous
touche davantage , pour laquelle
vous venez rendre à Dieu publiquement
des actions de graces ;
pourluy en marquer vostre recon
noiffance , vous lay allez confa
crer les premices de vostre raiſon
naiſſanteen luyfaiſant des promeſſes
qui nesontni moins grandes,
ni moins folemnelles,ni moins
indiſſolubles que les voeux que
vous avezquelquefois vúfaire
dans la Maison e Religieuse on
vouseſtes. Pournejamais oublier
•LesUrſulinesde Dijon.
GALANT. 243
de telles promeffes , vous n'avez,
Mademoiselle , qu'àfoutenir cette
belle éducation que vous avez
reçuë de la mere la plus capable
d'en donner. Vous n'avez qu'à
Soutenir cette longue fuite de
vertu qui coulent avec le fang
depuis tant de fiecles dans vostre
Maison. Vous y estes d'autant
plus engagée ,que les illuftres
Prince & Princeffe qui vous
font l'honneur de vous donner
leur noms
une vertu au-delà du commun .
auſſi bien que f Monfieur & g
demandent de vous
fMonfieur le Baron de Montigny .
Madame la Premiere Préſidente,
7
Xij
244 MERCURE
Madame qui tiennent icy leur
place ,&non moins recommandables
par leurpieté,leurs vertus
qu'ils font distinguez , par les
premiers rangs qu'ils occupent ,
vos illustres Parrain &Martaine
nefontpas icy enperſonne pour
répondre pour vous , vous eſtes en
âge de le faire vous- même :
toute cette auguste compagnie
n'y est aßemblée que pour estre
témoins de vos promeffes. Faffe
le Ciel que nous puissions tous
unjourrendre témoignage à Dieu
de lafidelité de laperfeverance
que vous aurez eû à les remplir
puiffion.
GALANT.. 245
Aprés ce diſcours qui parut
tres- convenable en cette
occurrence , la noble adulte
s'approcha des facrez Fonds ,
où les auguſtes noms de S. A.E.
Monseigneur le Duc de Baviere,
& ceux de S. A. S. Madame
la Ducheſſede Vendôme aïant
été impoſez à Mademoiselle.
de Tavannes , Elle fut appellée
Maximilienne , Emmanuelle
, Marie- Anne. Enfuite ce
Pasteur luy adminiſtra les autres
ceremonies du Baptême.
Alors chacun ſe ſentit touché
de voir l'onction penetrer
juſques au fonds du coeur de
!
Xiij
246 MERCURE
ecste innocente Neophyte ,
dont la picté édifiante fembloit
fe communiquerdans le
coeur de la plupart des ſpectateurs
; pluſieursy ayant paru
faifis d'un ſalutaire étonnement
, eux qui peut- être comme
un grand nombre d'autres
n'étoient venus des Villes circonvoiſines
encetteCapitale ,
qu'excitez par les circonſtancesde
la dignitéde tels Parrain
&Marraine , où par la ſeule
carioſitéd'y voir de quelle forte
ſe confere le Baprême aux
perſonnes parvenuës à l'âge de
connoiffance.
GALANT. 247
Ala fortiede l'Egliſe il s'éleva
un mélange d'acclamations
d'allegreſſe à l'honneur
de leurs A. E. & Sereniffime ;
on entendit alors de toutes
parts des voeux pour la profperité
de ces Prince & Princeffe
; on ne peut dire com
bien en même temps ondonna
de benedictions à la nouvelle
baptifée,qu'un concours
infini de perſonnes de tout
rang reconduifit juſques en
fon Hoſtel , au bruit des inftrumens
, auquel ſe joignirent
mille cris de Vive Baviere &
Vendofme ; l'air ne ceſſoit de
!
X iiij
248 MERCURE
retentir de ces grands noms ,
qu'il fuffit de prononcer pour
rappeller auflitoſt toutes les
idées de l'heroïſme , noms qui
font des éloges abregez &
complets , renfermans toute
la gloire que la valeur & la
bonté peuvent produire.
Au retour de la ceremonie ,
Madame la Marquiſe de Tavannes
, mere de Mademoifelle
de Tavannes , traita magnifiquement
l'illuftre affemblée
quiy avoit aſſiſté M. l'Intendant
& autres Mantres des
Requeſtes , ceux des Préſidens
à Mortier & Confeillers du
GALANT. 249
Parlement qui avoient été pre
ſens à la celebration du Baptê
me , Madame l'Intendante ,
toutes les Dames de marque
avec ce qui ſe trouva fur les
lieux de plus élevé parmi la
Nobleffe & dans les Cours
Souveraines de Dijon , furent
de ce regal fomptueux , où le
bon goût ne regna pas moins
que la profufion la mieux entenduë
; les mets ne s'y cedoient
pas l'un à l'autre en de.
licateſle , & on pourroit dire
que la varietéde pluſieurs chofes
rares qu'on y fervit ,&leur
fingularité donnerent le plai-
1
250 MERCURE
fir d'y voir tout ce qu'on ne
trouve preſque point ailleurs.
Tous ceux qui étoient de
ce repas eurent l'honneur de
boire debout à la ſanté de S.
A. E. de Baviere ,&à celle de
S. A. S. de Vendôme. On cûr
peine àretenir les mouvemens
de reconnoiffance dûë à chacun
de ces grands noms qui
nous ſont ſiprécieux ; l'undeſignant
un Souverain dont les
qualitez toutes heroïques font
les delices de la Cour & des
peuples ,& qui par ſa generofité
faiſant l'admiration du
fiecle , ſe montre ſi digne de
GALANT. 25
PEmpire ; & l'autre étant confacré
par la gloire pour être
le ſymbole de la bonté , &
pour conferver à la poſteriré
la memoire immortelle du
Reſtaurateur de la plus vaſte
Monarchie de l'Europe.
L'avantage d'avoir pour
Parrain une des premieres têres
du monde , & un Prince
regardé de chaque Nation
comme lemodele de la veritable
grandeur , & pour Marraine
une des meilleures Prin
ceſſes de la Terre , de la prepremiere
& de la plus puiſſante
Maiſon de l'Univers, eſt ſiglo252
MERCURE
rieux pour Mademoiselle de
Tavannes , que cet honneur
cauſant une ſi legitime réjoüiffance
à ſa Famille , on ne pût
s'empêcher dans ce feſtinde la
feliciter plus d'une fois ſur un
telbonheur : parmy les témoignages
de joye qu'on luy en
marqua , voicy quelques coupletsqui
furent faits à ce ſujer.
Fermer
2
p. 263-277
A. S. A S. MONSEIGNEUR le Duc, Gouverneur de Bourgogne, séant à l'ouverture de l'Assemblée des Etats de la Province à Dijon, le 20. May 1715. ODE.
Début :
A propos de Princes du Sang, on vient heureusement, Mademoiselle / Quelle Cour salutaire ! [...]
Mots clefs :
Gouverneur de Bourgogne, Coeur, Province, Ode, Province, Heureux, Dijon, Assemblée des états
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A. S. A S. MONSEIGNEUR le Duc, Gouverneur de Bourgogne, séant à l'ouverture de l'Assemblée des Etats de la Province à Dijon, le 20. May 1715. ODE.
A propos de Princes du
Sang, on vient heureusement,
Mademoiselle, dem'apporter
une Ode que, M.Martineau
de Solleyne
,
dont vous avez
sans doute vu plusieurs fois, &
lû les Ouvrages, a faite pour
S. A. S. M. le Duc.Il a eu
l'honneur de l'envoyer à ce
Prince. Il l'a receuë de bonne
grâce, & je croi que, corama
vous, le Public la recevra
bien aussi.
I
A. S. A S. MONSEIGNEUR
le Duc, Gouverneur de
Bourgogne, séant à l'ouverture
de l'Assemblée des
Etats de la Province à
Dijon, le20. May 1715.
ODE.
Quelle Coursalutaire !
Quel pompeux appareil!
Quel Heros tutelaire
Assemble ce Conseil ?
Quel est ce jeune Alcide
Qui le remplitd'éclat?
Est-ce un Dieu qui preside
En ce brillant Sénat?
-
Son seul air peut l'apprendre
Dés qu'onl'aregardé:
Sçauroit-on Je méprendre.
Aux traits du grand Condé?
C'est son sang; sa vaillance
Est peinte sur son front ;
Le feu, la ressemblance
Le port, tout en répond.
jéuguste&digne race
Jeune Bourbon c'est toy,
Quisuis déjà la trace
Du vainqueur de Rocroy;
TtJY, que l'impatience
De voirfinir nos maux,
Promptànostre dejfinfe
Fit voler aux assauts.
Aigle qui nous apportes
L'ordre du Souverain,
Par tout où tu te portes
Le Ciel devientserein.
Ton essormilitaire
Secondant ton desir,
Pour début, nous fçût faire
Un tranquille loisir.
Viens, Minerve te guide
Aux Conflits aux Combats;
C'est-ellequidecide
4 Par ta bouche, & ton bras.
De nos biens, de nos testes
Illustre Protecteur,
Ajoûre à tes conquestes
Celle de noflre coeur.
Les Légions Romaines
Répandaient moins d'effroy
Que celles que tu menes
N'en inspirentsous toy;
Sans estreChefd'Armée
D'abord tu nous appris
Combien la Renommée
Te de(line de Prix!
Ton nom comme un Tonnerre
Fitfuir pour coup d'essay
Le Démon de la Guerre,
De Bouchain, de Dviiay;
Marstqui fait ton étude,
Vit rentrerJous nos Loix
Le Qaefhey pourprélude
De tes premiersexploits.
En éprouvant tes armes
Le ~Gcïnain dans Landau
Ne trouva plein d'aillarmes
Qu'unfuneste tombeau.
Fribourg bien-tostenpoudre
Revitsur ses Ramparts
Condé ravir lafoudre a l'Aigle des Cesars.
Du char de la V\cloire9
Pour nous vole ici bas :
Un autre champ de gloire
T'attend en nos climats.
Une nouvelle palme
Fruit des plus doux travaux
T'offre au milieu du calme
Des triomphes plus beaux.
Plein de dons politiques
Prens, jeune Salomon,
Des affaires publiques ,
Prensen main le timon;
Et par d'autresspectacles
Viensressemblant aux Dieux
Hâter par tes oracles
Le bonheur de ces lieux.
Rempli tes dessinees:
Signale ta grandeurSeroient-elles bornées
A laseule valeur?
.Ajf;: de ces merveilles
T'érigent enHéros
Couronne ici tes veilles
Par nostreplein repos.
Dans un pieux Monarque
L'amour du mondeentier,
Que respecte le Parque
Blancby fous le laurier.
Telqu'un astre polaire
Traçant la route au Port
Du même ajpefl éclaire
Et marque un heureux fort.
Tel tu fais nostrejoye
En nosyeux tu la lis
Il suffit qu'on te voye
Nos voeux font accomp is
Noflre effort sansmurmHït,
Soutintdivers*fleaux;
: Un %eleJknsmefuirt-
Porteencornosfardeaux;
Mais l'amour te partage.
Entre l'Etat & mmy
Tu deviensun presage
Du destin le plus JeUiCAI
Il rieft plus rien de rude
Pour nous quand tu parois ;
* Depuis la sterilité de 1709.
allarmes d'irruption du costé de la
Bresse en 1711. les frequensdebordemens
d'eaux affligerent dé dommages
particuliers la Bourgogne, qui fat-eu&
fuite plus vivement frappée qu'aucune
autre Province ,
de lamortalité des
beftiaiix.> , - -
Libre d'inquietude
Le coeur vole àta voix;
Commande :ofo execute > Et jaloux de servir
Le peuplese c/ijpure
Lagloire d'obéir.
Déja tu representes
Aux Peuplesébloüis
Dans tes vertus naissantes
L'éleve de Louis;
Et t'en montrant l'image
Par tes talensdivers
Tu t'ajpifës l'hommage
Des voeux de l'univers,
Plusgrandque ta naissance
Tu tires ta splendeur
De ton intelligence
Autant que de ton coeur;-
En toy,l'esprit étonne
Et joint en même temps
Lesfruits deson Autonne
Auxfleurs deson Printemps.
Tandis que ta prudence
Eclate en mille traits -
On ne sent ta puissance
Que par tes seulsbienfaits,
Ils consacrent l'usage
De tes titre;pompeux,
Tel Titus à ton âge
Rendoit le monde heureux.
Vous, qui danssajeunesse
Voyez,Nobles Guerriers,
Quel éclat la sagesse
Répandsurses lauriers:
Admirezsapersonne,
En qui les Dieux ont mis.
La valeur de Bellonne,
Et les moeurs de Themis!
Moins touche que luy même
De tes divers brjoitu)
Tu dors, Peuple qu'il aime
A l'abry deses foins:
Sur, qu'il ne peut se croire
Heureux en dignité,
QjSil n'ait encov lagloire
De ta Félicité.
Son ame non commune
Que rien n'enste ou n'abat,
Fait toute tafortune
Et l'espoir de l'Etat;
Trop heureuse Province
Dont il est lesalut,
Dois tu moins à ce Prince
Que ton coeur pour tribut!
Cette Ode est comme je
vous l'ay dit de M. Martineau
deSolleynne,quine manque
guere les occasions de marquer
sonattachemont à S.A.S.
& à l'agrément de se faire un
nom dans la Republique des
Lettres par le succés de ses
pieces, donc le choix du Heros
augmente encore le prix.
Sang, on vient heureusement,
Mademoiselle, dem'apporter
une Ode que, M.Martineau
de Solleyne
,
dont vous avez
sans doute vu plusieurs fois, &
lû les Ouvrages, a faite pour
S. A. S. M. le Duc.Il a eu
l'honneur de l'envoyer à ce
Prince. Il l'a receuë de bonne
grâce, & je croi que, corama
vous, le Public la recevra
bien aussi.
I
A. S. A S. MONSEIGNEUR
le Duc, Gouverneur de
Bourgogne, séant à l'ouverture
de l'Assemblée des
Etats de la Province à
Dijon, le20. May 1715.
ODE.
Quelle Coursalutaire !
Quel pompeux appareil!
Quel Heros tutelaire
Assemble ce Conseil ?
Quel est ce jeune Alcide
Qui le remplitd'éclat?
Est-ce un Dieu qui preside
En ce brillant Sénat?
-
Son seul air peut l'apprendre
Dés qu'onl'aregardé:
Sçauroit-on Je méprendre.
Aux traits du grand Condé?
C'est son sang; sa vaillance
Est peinte sur son front ;
Le feu, la ressemblance
Le port, tout en répond.
jéuguste&digne race
Jeune Bourbon c'est toy,
Quisuis déjà la trace
Du vainqueur de Rocroy;
TtJY, que l'impatience
De voirfinir nos maux,
Promptànostre dejfinfe
Fit voler aux assauts.
Aigle qui nous apportes
L'ordre du Souverain,
Par tout où tu te portes
Le Ciel devientserein.
Ton essormilitaire
Secondant ton desir,
Pour début, nous fçût faire
Un tranquille loisir.
Viens, Minerve te guide
Aux Conflits aux Combats;
C'est-ellequidecide
4 Par ta bouche, & ton bras.
De nos biens, de nos testes
Illustre Protecteur,
Ajoûre à tes conquestes
Celle de noflre coeur.
Les Légions Romaines
Répandaient moins d'effroy
Que celles que tu menes
N'en inspirentsous toy;
Sans estreChefd'Armée
D'abord tu nous appris
Combien la Renommée
Te de(line de Prix!
Ton nom comme un Tonnerre
Fitfuir pour coup d'essay
Le Démon de la Guerre,
De Bouchain, de Dviiay;
Marstqui fait ton étude,
Vit rentrerJous nos Loix
Le Qaefhey pourprélude
De tes premiersexploits.
En éprouvant tes armes
Le ~Gcïnain dans Landau
Ne trouva plein d'aillarmes
Qu'unfuneste tombeau.
Fribourg bien-tostenpoudre
Revitsur ses Ramparts
Condé ravir lafoudre a l'Aigle des Cesars.
Du char de la V\cloire9
Pour nous vole ici bas :
Un autre champ de gloire
T'attend en nos climats.
Une nouvelle palme
Fruit des plus doux travaux
T'offre au milieu du calme
Des triomphes plus beaux.
Plein de dons politiques
Prens, jeune Salomon,
Des affaires publiques ,
Prensen main le timon;
Et par d'autresspectacles
Viensressemblant aux Dieux
Hâter par tes oracles
Le bonheur de ces lieux.
Rempli tes dessinees:
Signale ta grandeurSeroient-elles bornées
A laseule valeur?
.Ajf;: de ces merveilles
T'érigent enHéros
Couronne ici tes veilles
Par nostreplein repos.
Dans un pieux Monarque
L'amour du mondeentier,
Que respecte le Parque
Blancby fous le laurier.
Telqu'un astre polaire
Traçant la route au Port
Du même ajpefl éclaire
Et marque un heureux fort.
Tel tu fais nostrejoye
En nosyeux tu la lis
Il suffit qu'on te voye
Nos voeux font accomp is
Noflre effort sansmurmHït,
Soutintdivers*fleaux;
: Un %eleJknsmefuirt-
Porteencornosfardeaux;
Mais l'amour te partage.
Entre l'Etat & mmy
Tu deviensun presage
Du destin le plus JeUiCAI
Il rieft plus rien de rude
Pour nous quand tu parois ;
* Depuis la sterilité de 1709.
allarmes d'irruption du costé de la
Bresse en 1711. les frequensdebordemens
d'eaux affligerent dé dommages
particuliers la Bourgogne, qui fat-eu&
fuite plus vivement frappée qu'aucune
autre Province ,
de lamortalité des
beftiaiix.> , - -
Libre d'inquietude
Le coeur vole àta voix;
Commande :ofo execute > Et jaloux de servir
Le peuplese c/ijpure
Lagloire d'obéir.
Déja tu representes
Aux Peuplesébloüis
Dans tes vertus naissantes
L'éleve de Louis;
Et t'en montrant l'image
Par tes talensdivers
Tu t'ajpifës l'hommage
Des voeux de l'univers,
Plusgrandque ta naissance
Tu tires ta splendeur
De ton intelligence
Autant que de ton coeur;-
En toy,l'esprit étonne
Et joint en même temps
Lesfruits deson Autonne
Auxfleurs deson Printemps.
Tandis que ta prudence
Eclate en mille traits -
On ne sent ta puissance
Que par tes seulsbienfaits,
Ils consacrent l'usage
De tes titre;pompeux,
Tel Titus à ton âge
Rendoit le monde heureux.
Vous, qui danssajeunesse
Voyez,Nobles Guerriers,
Quel éclat la sagesse
Répandsurses lauriers:
Admirezsapersonne,
En qui les Dieux ont mis.
La valeur de Bellonne,
Et les moeurs de Themis!
Moins touche que luy même
De tes divers brjoitu)
Tu dors, Peuple qu'il aime
A l'abry deses foins:
Sur, qu'il ne peut se croire
Heureux en dignité,
QjSil n'ait encov lagloire
De ta Félicité.
Son ame non commune
Que rien n'enste ou n'abat,
Fait toute tafortune
Et l'espoir de l'Etat;
Trop heureuse Province
Dont il est lesalut,
Dois tu moins à ce Prince
Que ton coeur pour tribut!
Cette Ode est comme je
vous l'ay dit de M. Martineau
deSolleynne,quine manque
guere les occasions de marquer
sonattachemont à S.A.S.
& à l'agrément de se faire un
nom dans la Republique des
Lettres par le succés de ses
pieces, donc le choix du Heros
augmente encore le prix.
Fermer
3
p. 60-66
LETTRE d'un Gentilhomme de Bourgogne écrite à M. Moreau de Mautour.
Début :
Je vous ai caché jusques à present, Monsieur, le dessein que j'avois de [...]
Mots clefs :
Dijon, Compagnie de la Mère-Folle, Institution, Bourgogne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE d'un Gentilhomme de Bourgogne écrite à M. Moreau de Mautour.
LETTRE d'un Gentilhomme de Bjurgorgne
écrite à Ai. ' Aíereau
de Asautour.'
JE vous ai caché juíques à present 3.
Monsieur , le dessein que j'avois de
rechercher des Memoires, cane fur l'o-/
rígine de la Fête des Foiix , que fur celle;
de l'Institution de la Compagnie de la
Mere Folle de Dijon , dont vous avez
òiïi parler souvent. Je ne me flattois pas
malgré mes recherches de trouver íur.
cette matiere- ses éclàirciûemehs que j'ai
découvert ; c'est ce qui m'engage aujour
d'hui à rompre le silence fur cet article.
Je formai le dessein de cette recherche,
par rapport à la découvertë que je hV
d'une repreíentation.d'ui>Chat parfaite
ment bien figure, ayant poHr tête le-.Cliariot
de la Mere.Folle de Dijon , lequel
est le' dernier qui parut en cette Ville
l'an I 6icr. & duquel il est fait mention
dans une Relation imprimée à Dijon en:
8. par Paillot , ayant pour titre : Re
cit de ce qui s'est passe à Dijon pour
l'heureuse naissance de' Moníeigneur le
Dauphin , depuis Loiiis XIV.
Je m'affermis d'autant plus volontiers.
dans
J A N V I E R 1724. $s
ans Ce dessein que dès 1^95 . j'avois vÇt
'Etendajrt original , dont cette Compa-
;nie de la Mere.Foll.e de Dijon se 1erroit
loríqu'elle marchoit par la Ville les
ours de ré|oiiifl"ances.
Il y a lieu même de cqnclure qu'il íp
lortoit à des Processions -que cette Com-
»agnje avoit coutume de faire , & cela par
aport à un Bâton qui se portoit pareil.-
ement à ces Aísemblées , duquel ainíi
[ue du Ghariot, & de l'Etendart, j'ai
íonné des representations au naturel
lans mes Memoires.
.Ces preuves réelles se íoutiennent pa,r
ieux écrits authentiques ; sçavoir, la con-
Srmacion accordée^ à celui qui étoit Bâ.
onnier de cette societé , par le Duc da
3ourgogne Philippe le Bon en 1454. &
meacçordéeen 1482. par Jean d'Amboj-
"e , Evêque de Langres , alors Lieutenant
raur le Roy en Bourgogne, conjointemen t
tyec Jean de Baudricourt Gouverneur
le la Province , à la requête du Protoîotaire
des Fqìix. Les Lettres du Duc
Reliées de son íceau en cir£ verte , & les
tutres lignées de l'Evêque & du Gou
verneur , & scellées du Iceau de leurs
irmes en cire rouge , se conservent en ori
gnal dans le Trésor de la Sainte Cha-
Delle de Dijon.
De ces deux titres qui ne laissent plys
sGt MERCURE DE FRANCE.
.doute sur cette Institution , il resulte
,qu'on en doit chercher la íôurce dans ua
;temps plus reculé.
L'Institution de la Compagnie de la
Mere.Folle de Dijon peut s'attribuer l'an
<tç 8.1. auquel un certain Adolphe, Comte
de Cléves , établit dans ses Etats une
Societé qu'il nomma la Société des Fous ^
►laquelle ctoit composée de $6. Gehtil-
.jiommes , la traduction de la Patente in£.
titutive de cette Societé se trouve dans
l'Histoire des Ordres Religieux , com- '
.posée par le Pere Helpot du Tiers.Or
dre de S. François , dit Picpus , mort à
Paris en 1716.
Comme il íè trouve tant de .rapport
.entre les Regles & les Statuts de cette
Societé de Cleves , & celles qui s'obíèrj-
. -voient par la Societé de Dijon , j'ai cru
pouvoir dire avec aíTez de probabilité
que celle.ci avoit pû prendre naiflance
de l'autre , & cela fondé fui ce que les
Princes de la Maiíon de Cleves ont con
tracté de grandes alliances avec celles
.des Ducs de Bourgogne , dans la Cour
desquels ils étoient le plus souvent , &
que d'ailleurs un nommé Engilbert ,
«tant pour lors Gouverneur de Bourgo
gne , qui pourroit bien étant du. temps
.de Cleves , avoir introduit à Dijon cette
même Societé qui étoit dans son pays. .
JANVIER 1724, 6%
L'on peut encore tirer la source de cet
établislement sur .ce qui se pratiquoit k
Autun „ corame le raporèe le Secretaire
jRhotarius dans son Registre , qui com
mence en 141 1. & finit en 14.16. où iji
est parlé de la Fête de? Foux. Il le dit
fol. I 0 qu'à la Fcte dite Follorum , on
.conduisoit un âne , & que l'on chantoit
Jié > tire âne , hé , hé , &c. que plusieurs
alloient à l'Eglise déguisez , 8c avec des
habits grotesques , ce qui fut défendu
.depuis &c abrogé.
Au surplus l'existence de cette Com
pagnie de Sainteté folle , qui étoit com
posée en partie d'Infanterie., 8c en par
tie de Cavalerie , le confirme par l'orir
ginal du Çuidon .qui se portpit lors
qu'elle étoit en marche. Duquef j'ai fait
joindre la representation à mes memoi
res. J'y ai fait joindre de plus Je Bonnet
des trois couleurs, jaune , rouge Se vert f
<jue portaient les Aslociez en ladite Com
pagnie , dont les habillemens devoient
.être de même , mais dont les pfficiers se
.distinguoient par la forme de l'habit , 8c
la. qualité des étoffes , les galons , & l'arfangement
des grelots & des sonnettes,.
Toutes ces curiositez se sont trouvées
.chez plusieurs particuliers de la Ville de
Dijon.
Le Chef de cette Compagnie qui s'appelloit
,P4 MERCURE DE FRANCE.
^pelloit Merç- Folle, avoit Sa. Cour com
posée d'Officiers de même que les Prin
ces 8c les Souverains ont la leur , & on
ne pouvoit pas faire aucune Montrée 3
( c'est ainsi que le nommoit les Merches
de cette Compagnie, ) ni le -service ,des
habirs des trois couleurs, íàns la per
miísion de ce Chef : ce qui resuite d'une
Lettre écrite à ce sujet en 1617. au sieur
des Champs , pour lors Mere.Folle, de
laquelle Lettre ensemble5 de celle des
invitations qui sefaisoient, íòit en generai*
soit en particulier , la teneur est inserée
dans les Memoires.
.Les jugemens qui se .rendoient par le
Chef étoient Souverains , & executez
nonobstant l'appel , Se le Parlement les a
tous confirmez , lorsque les appels y ont
été portez ; ce qui se trouve verifiez par
un Arrest du 6. Fevrier 1^79. par les
conclusions que prit le Fiscal vert, c'é
tait le Procureur Fiscal de cette Com
pagnie.
Au surplus les Convocations , les Re
ceptions , les Jugemens , Se autres Actes,
tie même que les entretiens pendant que
duroient les Assemblées devoient se faire
en vers burlesques ou comiques , en la
jnaniere & en la forme que je les ai dé
crites dans mes Memoires , même jus
qu'aux Lettres qu'on s'écrivoit l'un à
l'autre
JANVIER 1724- 6%
l'autre , comme celles écrites .au sieur
des Champs en Se 1617.
Enfin pour ne rien omettre de tous les
éclaircistemens qui me fout venus fur
l'existence de cette Compagnie , j'ai in
feré tout au long dans le petit ouvrage
les Lettres de reception de feu Jean de
VandeneíTe du mois de Mars 1604. qui
étoit gendre dudit sieur des Champs , Se
ayeul du sieur Gaspard de Vandenesle ,
qui m'a communiqué des Mémoires très.
curieux fur cet article.
Au reste , on ne recevoit en cette Com
pagnie , quoique composée de plus de
500. hommes, que des notables, tant des
.Cours Superieures , que de la Bourgeoi
sie de la Ville > Se des environs des periônnes
de la plus haute consideration , y
. reçurent en 162.6. le Bonnet, &: la Ma-
.rolle par les mains du sieur des Champs*
Mere-Folle.
Leurs Lettres Patentes sont iníêrées
dans mes Memoires avec les deslèins fi
gurez des Sceaux ; Se pour achever tout
ce que j'ai allegué au sujet de cette So
cieté de la Mere.Folle à Dijon, j'ai rap
porté ce qu'en a écrit íe P. Menestrier,
Jesuite dans lòn Livre des Repreíêntar
tions en Musique , ancienne & moderne.
Si cette Compagnie a eu des agrémens
<îans son origine , on peut dire qu'elle
D a
64 MERCURE DE FRANCE.
a eu ses chagrins dans la fuite , je rap
porte à ce íujet les Arrests de la Cour p
rendus le 18. Janvier 1552. le 16. Juin
1578. 16. Avril 16 1 6. 31. Janvier \6i6.
Ils m'ont été communiquez par plusieurs
personnes de consideration de la Ville de
Dijon.
Enfin , par un Arrest rendu le il.
Juillet i 630. en la Ville de Lion , &
homologué au Parlement de Dijon le xy.
du même mois, cette Compagnie fut en
tierement abolie fous de grosses peines.
Voilà, Monsieur, tous les eclaircilïer.
mens que j'ai découverts fur les deu£
Societez , & le produit des foins qu'il a
fallu prendre pour rassembler des preu
ves aussi solides qu'elles le font dans l'ou
vrage même je souhaite ppxe cela
puiíîè vous amuser un moment , & vous
prouver de plus en plus les .sentiment
d'estime avec lesquels j'ai l'honneur d'ê
tre , &c. Monsieur , vôtre très-humble,
Se très.obéifíànt serviteur.
écrite à Ai. ' Aíereau
de Asautour.'
JE vous ai caché juíques à present 3.
Monsieur , le dessein que j'avois de
rechercher des Memoires, cane fur l'o-/
rígine de la Fête des Foiix , que fur celle;
de l'Institution de la Compagnie de la
Mere Folle de Dijon , dont vous avez
òiïi parler souvent. Je ne me flattois pas
malgré mes recherches de trouver íur.
cette matiere- ses éclàirciûemehs que j'ai
découvert ; c'est ce qui m'engage aujour
d'hui à rompre le silence fur cet article.
Je formai le dessein de cette recherche,
par rapport à la découvertë que je hV
d'une repreíentation.d'ui>Chat parfaite
ment bien figure, ayant poHr tête le-.Cliariot
de la Mere.Folle de Dijon , lequel
est le' dernier qui parut en cette Ville
l'an I 6icr. & duquel il est fait mention
dans une Relation imprimée à Dijon en:
8. par Paillot , ayant pour titre : Re
cit de ce qui s'est passe à Dijon pour
l'heureuse naissance de' Moníeigneur le
Dauphin , depuis Loiiis XIV.
Je m'affermis d'autant plus volontiers.
dans
J A N V I E R 1724. $s
ans Ce dessein que dès 1^95 . j'avois vÇt
'Etendajrt original , dont cette Compa-
;nie de la Mere.Foll.e de Dijon se 1erroit
loríqu'elle marchoit par la Ville les
ours de ré|oiiifl"ances.
Il y a lieu même de cqnclure qu'il íp
lortoit à des Processions -que cette Com-
»agnje avoit coutume de faire , & cela par
aport à un Bâton qui se portoit pareil.-
ement à ces Aísemblées , duquel ainíi
[ue du Ghariot, & de l'Etendart, j'ai
íonné des representations au naturel
lans mes Memoires.
.Ces preuves réelles se íoutiennent pa,r
ieux écrits authentiques ; sçavoir, la con-
Srmacion accordée^ à celui qui étoit Bâ.
onnier de cette societé , par le Duc da
3ourgogne Philippe le Bon en 1454. &
meacçordéeen 1482. par Jean d'Amboj-
"e , Evêque de Langres , alors Lieutenant
raur le Roy en Bourgogne, conjointemen t
tyec Jean de Baudricourt Gouverneur
le la Province , à la requête du Protoîotaire
des Fqìix. Les Lettres du Duc
Reliées de son íceau en cir£ verte , & les
tutres lignées de l'Evêque & du Gou
verneur , & scellées du Iceau de leurs
irmes en cire rouge , se conservent en ori
gnal dans le Trésor de la Sainte Cha-
Delle de Dijon.
De ces deux titres qui ne laissent plys
sGt MERCURE DE FRANCE.
.doute sur cette Institution , il resulte
,qu'on en doit chercher la íôurce dans ua
;temps plus reculé.
L'Institution de la Compagnie de la
Mere.Folle de Dijon peut s'attribuer l'an
<tç 8.1. auquel un certain Adolphe, Comte
de Cléves , établit dans ses Etats une
Societé qu'il nomma la Société des Fous ^
►laquelle ctoit composée de $6. Gehtil-
.jiommes , la traduction de la Patente in£.
titutive de cette Societé se trouve dans
l'Histoire des Ordres Religieux , com- '
.posée par le Pere Helpot du Tiers.Or
dre de S. François , dit Picpus , mort à
Paris en 1716.
Comme il íè trouve tant de .rapport
.entre les Regles & les Statuts de cette
Societé de Cleves , & celles qui s'obíèrj-
. -voient par la Societé de Dijon , j'ai cru
pouvoir dire avec aíTez de probabilité
que celle.ci avoit pû prendre naiflance
de l'autre , & cela fondé fui ce que les
Princes de la Maiíon de Cleves ont con
tracté de grandes alliances avec celles
.des Ducs de Bourgogne , dans la Cour
desquels ils étoient le plus souvent , &
que d'ailleurs un nommé Engilbert ,
«tant pour lors Gouverneur de Bourgo
gne , qui pourroit bien étant du. temps
.de Cleves , avoir introduit à Dijon cette
même Societé qui étoit dans son pays. .
JANVIER 1724, 6%
L'on peut encore tirer la source de cet
établislement sur .ce qui se pratiquoit k
Autun „ corame le raporèe le Secretaire
jRhotarius dans son Registre , qui com
mence en 141 1. & finit en 14.16. où iji
est parlé de la Fête de? Foux. Il le dit
fol. I 0 qu'à la Fcte dite Follorum , on
.conduisoit un âne , & que l'on chantoit
Jié > tire âne , hé , hé , &c. que plusieurs
alloient à l'Eglise déguisez , 8c avec des
habits grotesques , ce qui fut défendu
.depuis &c abrogé.
Au surplus l'existence de cette Com
pagnie de Sainteté folle , qui étoit com
posée en partie d'Infanterie., 8c en par
tie de Cavalerie , le confirme par l'orir
ginal du Çuidon .qui se portpit lors
qu'elle étoit en marche. Duquef j'ai fait
joindre la representation à mes memoi
res. J'y ai fait joindre de plus Je Bonnet
des trois couleurs, jaune , rouge Se vert f
<jue portaient les Aslociez en ladite Com
pagnie , dont les habillemens devoient
.être de même , mais dont les pfficiers se
.distinguoient par la forme de l'habit , 8c
la. qualité des étoffes , les galons , & l'arfangement
des grelots & des sonnettes,.
Toutes ces curiositez se sont trouvées
.chez plusieurs particuliers de la Ville de
Dijon.
Le Chef de cette Compagnie qui s'appelloit
,P4 MERCURE DE FRANCE.
^pelloit Merç- Folle, avoit Sa. Cour com
posée d'Officiers de même que les Prin
ces 8c les Souverains ont la leur , & on
ne pouvoit pas faire aucune Montrée 3
( c'est ainsi que le nommoit les Merches
de cette Compagnie, ) ni le -service ,des
habirs des trois couleurs, íàns la per
miísion de ce Chef : ce qui resuite d'une
Lettre écrite à ce sujet en 1617. au sieur
des Champs , pour lors Mere.Folle, de
laquelle Lettre ensemble5 de celle des
invitations qui sefaisoient, íòit en generai*
soit en particulier , la teneur est inserée
dans les Memoires.
.Les jugemens qui se .rendoient par le
Chef étoient Souverains , & executez
nonobstant l'appel , Se le Parlement les a
tous confirmez , lorsque les appels y ont
été portez ; ce qui se trouve verifiez par
un Arrest du 6. Fevrier 1^79. par les
conclusions que prit le Fiscal vert, c'é
tait le Procureur Fiscal de cette Com
pagnie.
Au surplus les Convocations , les Re
ceptions , les Jugemens , Se autres Actes,
tie même que les entretiens pendant que
duroient les Assemblées devoient se faire
en vers burlesques ou comiques , en la
jnaniere & en la forme que je les ai dé
crites dans mes Memoires , même jus
qu'aux Lettres qu'on s'écrivoit l'un à
l'autre
JANVIER 1724- 6%
l'autre , comme celles écrites .au sieur
des Champs en Se 1617.
Enfin pour ne rien omettre de tous les
éclaircistemens qui me fout venus fur
l'existence de cette Compagnie , j'ai in
feré tout au long dans le petit ouvrage
les Lettres de reception de feu Jean de
VandeneíTe du mois de Mars 1604. qui
étoit gendre dudit sieur des Champs , Se
ayeul du sieur Gaspard de Vandenesle ,
qui m'a communiqué des Mémoires très.
curieux fur cet article.
Au reste , on ne recevoit en cette Com
pagnie , quoique composée de plus de
500. hommes, que des notables, tant des
.Cours Superieures , que de la Bourgeoi
sie de la Ville > Se des environs des periônnes
de la plus haute consideration , y
. reçurent en 162.6. le Bonnet, &: la Ma-
.rolle par les mains du sieur des Champs*
Mere-Folle.
Leurs Lettres Patentes sont iníêrées
dans mes Memoires avec les deslèins fi
gurez des Sceaux ; Se pour achever tout
ce que j'ai allegué au sujet de cette So
cieté de la Mere.Folle à Dijon, j'ai rap
porté ce qu'en a écrit íe P. Menestrier,
Jesuite dans lòn Livre des Repreíêntar
tions en Musique , ancienne & moderne.
Si cette Compagnie a eu des agrémens
<îans son origine , on peut dire qu'elle
D a
64 MERCURE DE FRANCE.
a eu ses chagrins dans la fuite , je rap
porte à ce íujet les Arrests de la Cour p
rendus le 18. Janvier 1552. le 16. Juin
1578. 16. Avril 16 1 6. 31. Janvier \6i6.
Ils m'ont été communiquez par plusieurs
personnes de consideration de la Ville de
Dijon.
Enfin , par un Arrest rendu le il.
Juillet i 630. en la Ville de Lion , &
homologué au Parlement de Dijon le xy.
du même mois, cette Compagnie fut en
tierement abolie fous de grosses peines.
Voilà, Monsieur, tous les eclaircilïer.
mens que j'ai découverts fur les deu£
Societez , & le produit des foins qu'il a
fallu prendre pour rassembler des preu
ves aussi solides qu'elles le font dans l'ou
vrage même je souhaite ppxe cela
puiíîè vous amuser un moment , & vous
prouver de plus en plus les .sentiment
d'estime avec lesquels j'ai l'honneur d'ê
tre , &c. Monsieur , vôtre très-humble,
Se très.obéifíànt serviteur.
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Résumé : LETTRE d'un Gentilhomme de Bourgogne écrite à M. Moreau de Mautour.
Un gentilhomme de Bjurgorgne écrit à M. de Aíereau pour partager ses découvertes sur l'origine de la Fête des Fous et de la Compagnie de la Mere Folle de Dijon. Il a trouvé des représentations et des documents authentiques, tels qu'un chariot et un étendard, liés à cette compagnie. Les preuves incluent des confirmations accordées par le Duc de Bourgogne Philippe le Bon en 1454 et par Jean d'Amboise, Évêque de Langres, en 1482. Ces documents sont conservés dans le Trésor de la Sainte Chapelle de Dijon. L'auteur attribue l'origine de cette compagnie à une période antérieure et décrit ses activités, notamment des processions et des déguisements grotesques. Il rapporte également des arrestations et l'abolition de la compagnie en 1630. L'auteur souhaite que ces informations amusent et intéressent M. de Aíereau.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 49-75
RÉJOUISSANCES faites à Djon. Extrait d'une Lettre écrite de cette Ville.
Début :
Nous apprimes l'heureuse nouvelle le 7. de Septembre ; elle n'eut pas été plutôt [...]
Mots clefs :
Réjouissances, Dijon, Ville, Instruments, Église, Vin, Tambours, Hautbois, Joie, Nuit, Musiciens, Fête, Dauphin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RÉJOUISSANCES faites à Djon. Extrait d'une Lettre écrite de cette Ville.
ME'JOVl S S ANCES faites k Òijon.
Extrait d'une Lettre écrite de cettfi
rnu*
NOus apprîmes l'heureuse nouvelle le 77
de Septembre» elle n'eut pas été plu
tôt annoncée par une triple décharge de l' Ar
tillerie de la Ville & du Château , qu'on"
entendit de toutes parts le son des Cloches
& les acclammations des Hábitans. Il n'est'
pas possible de vous décrire les transports"
que produisit ce grand événement. On fortoit
des maisons en foule ; on couroit dé
porte en porte pour apprendre à son pa
rent , à son ami une nouvelle qu'il sçavoie
déja , & qu'il avoicla même passion de dé
biter.
Le Comte de Tavanes qui commande dans"
la Province , ne pouvoit manquer une fi'
belle occasion de- faire éclater son zele , &
l'ardeur héréditaire qu'il a pour le service
de Sa Majesté. Son spacieux Hôtel parut tout
en feu dès l'entrée de la nuit ; la porte &
h façade ornées deRstons, de Dauphins, dé
Fleurs de Lys , les bougies & les Lampions
étoient répandus par fout , & principale
ment fur la belle Terrasse fur la rrtë. Grand
feu au milieu de.Ja Place , grand festin dans
l'interieur de la maison, fonraines de via
su dedans Se au dehors de la Cour , Bal
Ì>our les personnes qualifiées , danses parmt
e Peuple &c.
Eeno#)t les «ois semaines, 4e nos princf-
. .. ' gales
ço MERCURE OE FRANCE,
pales Réjouissances , ce Seigneur a fçu va
rier tous les repas qu'il a donnés ; & lotî
tes les illuminations ; on étoit sûr de trou-
Ver toujours chez lui quelque chose de bril
lant & de nouveau nous appellerions cela.,
des Fêtes dans toutes les formes y. ce n'étoic
pourtant que lc prélude de celle qu'il taéditoit.
Le Parlement étant séparé à cause des va
cations , il ne pût se rassembler que le Sa*'
riiedi. cette illustre Compagnie parut aussi
complète que dans le tems des pleines fean—-
ces. M. de Berbiscy » Premier Président étoit
à la tê'-e ; les Huissiers le précedoient com
me à l'ordinaire , les Avocats & les Procu*
reurs en grand nombre faifoient cortège *
la Maréchaussée bordoit les rangs ; le 2>
T3eum fut chanté dans laSale du Palais.L'Abbá
Bouhîer , Doyen de la Sainte Chapelle, déíigné
pour être notre premier Evêque , offi
cia y la symphonie fut merveilleuse , la Mu
sique excellente, & M. Michel , Maître de la
même Sinte Chapelle , se surpassa.
Les Musiciens qu'il avoit. employez conti
nuèrent ce jour là à se donner mutuellement
des Concerts comme ils avoient fait les jour*
précedens ; ils- illuminèrent les lieux où il»
se régaloient ; & si l'on doit en juger par lesÉfréquentes
décha ges d'une douzaine de pe
tites piéces de Canons dont ils s'étoient pour
vus , & aiisque's on mecroit le feu toutes
les fois q 'ils celébroient lu santé du Rqi
ou de quelque Prince de la Maison Royale»-
en ne peut douter qu'ils ne s'y jíKeressaliene;
infiniment. x~ j
Le Dimanche suivant , les erdres, de las
Geur aiiivs.íûîj & cc foc alors que. la joye
, monta
JANVIE Ft. \7j<s: <v
irsonta ï son comble ; pendant trois jottrs con-:
sécutifs les Cloches sonnèrent , le Canon tli
ra j il y eut des feux devant toutes les por*
tes i des lumières fur toutes les Fenêtres ,
lès Clochers mêmes furent éclaires. Le Lun
di on rit tous les Ouvriers occupés, à sus
pendre des Guirlandes , ì attachtr des A . moi
nes > à élever des Loges de verdure de cent"
figures différentes . tout le Peuple enfin se
livrer à la joye. Nos Comédiens joiierent
pour lui gratis.
mu vM.j —— 1« , w ..y «.f'Srfi^noiv ....
les Boëtes , ni les Fusées , rri les Han-beaux,
ni tous ces autres agrémens que le coeur'
& le bon goût peuvent inspirer ; le détait
de tout cela feroit immense , & j'ai d'ailléurs
à ouvrir une scène plus grande & plus
pompeuse.
C'est M. le Premier Président du Parlement '
qui donna la première Fêre solemnelle le
Lundi m Septembre. El'e commença par une
illumination générale de tcut son quartier »
&■ particulièrement de son Hôtel , non seu
lement la fact.' , mais les Cours, Us Appartemens
& les Jardins ; il y eut un Concert
exécuté par des Musiciens du premier ordre,
un repas splendirie oû les personnes de la
première considération se trouvèrent. II fit
distribuer , ou plutôt prodiguer au Peuple
le pain , le vin & la viande . & il disposa
en differens endroits des Inlîrumens , au son
desquels on dansa jusqu'au jour. En un mor,
on peut dire qu'il n'omit rien de ce que
son inclination pouvoir, demander & s„ Dignité
permetue.
ft MERCURE^ DE FRANCE.
Le lendemain > on chanta , sur les cinq
Beures du soir, à la Sainte Chapelle , un "tt
Deum qui fut annoncé par le Ion des Clo
ches & par le bruit du Canon ; le Parlement
& la Chambre des Comptes y assistèrent en
Robes de cérémonie, avec toutes les Com
pagnies qui ont droit de s'y trouver ; M.
de Tavanes s'y rendit aussi. La plupart des
Communautés Ecclésiastiques , en consé
quence du Mandement de M. l'Evêque de
íangres , firent la même cérémonie ce jourlá.
Les Chevaliers de l'Arbalête firent chanter
le lendemain aux Carmes un Te Deum en
Musique, au bruit des. Boètes •• & quoique là
Ville eut renouvelle le soir ses Illuminations
& ses Feux , ils remportèrent íur tous les
autres , en- éclairant leurs Maisons , jus
qu'aux Jardins , de Bougies , de Lampions-,
&c. & ils donnèrent un grand Repas.
les dehors de leur magnifique Collège fu
ient ornés & éclairés avec gout > mais Ië
plus bel aspect fut celui du seu qu'ils allu
mèrent au milieu de leur grande Cour en
tourée de Bâtimens à tross étages , dont les
Fenêtres étoient également chargées de lu.
mieres. Ge qu'ils eurent de plus singulier %
fut une Armée de nouvelle levée , ce fiic
une Milice brillante, qui fit plusieurs évolutions
dans cette Cour , s'y rangea en bataille > &
y fit des décharges. Oh eut le plaisir de
voir pendant trois jours /Cette belle jeunefle
parcourir les lieux les plus apparens de la
Ville , portant 3e maniant les_armes avec au-
Leí Jésuites se distinguèrent
jÁNVfER- 171^.
te 14. les Bouchers qui ont toujours pr-i»
parc aux Réjouissances publiques > mêlèrent
les Musettes aux Tambours . les uns passè
rent la journée- fous les armes ; les autres
ayant choisi deux jeunes filles , les habillè
rent en Bergères , & au son des Instrumens,
les conduisirent en grand cortège chez la
Comte de Tavanes , à qui elles eurent l'honneur.
de présenter un Agneau , orné de ru^
bans & de guirlandes , qui. fut très- gracieu
sement & très- noblement reçu. Us s'apliquerent
ensuite à embellis les Loges qu'ils svoient
déja construites , à tapifler leurs Boutiques
à décorer d'arbustes , de Festons , de Gui
dons & d'armoiries les Ponts qu'ils avoient
jettes fur leur ruë , & qu'ils illuminoient tous
ícs soirs
Cependant dés Veaux & des Moutons en
tiers se rotissoient au milieu des Places aux
dépens des mêmes Bouchers ; les Hautbois
& les Tambours retentissoient de toutes parts»
les Tables étoient dressées , & parurent trèsbien
servies. M. de Tavanes voulut être té
moin de leurs plaisirs ; Madame de Tavanes
y mit le comble , en les animant elle-mê*
me , & c'est principalement à fa présence &
à îexcellent vin qu'elle envoyoit avec pro
fusion , que ceux qui se donnoient en spec
tacle durent la vivacité de leurs Réjoúi£
sances.
M. Baudor, notre Vicomte- Mayeur , qui
fa vigilance portoit de cous côtés , crut que
la Police même étoit intéressée à entretenir
cette ardeur » son bon vin de Champagne &
de Bourgogne le suivoit par tout , & c'est"
de cette source féconde que coulèrent tane'
d'heureux impromptus à fa louange &c
MERCURE t)Ê FRANCE.
Ce même jour 14. Septembre fut marqliér
par Tune des plus belles Fêtes: que nous
ayons vûës ; je veux parler de celre- d& M. le*
Comte deTavanes; comme il delìroit que touc
répondit à la grandeur de ses idées, íbri Hôtels
tout vaste qu'il est , lui parut trop resserré,-
& il se détermina pour le jeu de l'Arquebuse.
C'est un Bâtiment de 30. toises d'éten
due , íìtué à la Porte de la Ville , Sí
Composé de deux grandes Galeries l'une fut
l'autre , terminées par deux Pavillons quartés.
On y anive par une avenue de ioo.'
pas de longueur , bordée de chaque côté par
deux raogs d'arbres 1 avec un fossé , fur le*
bords duquel règnent des charmiiles à hau
teur d'apui;on entre par une grande porte de fer
placée au milieu de la galerie d'en bai, q^ur
du côté du Jardin est ouverte en peristile.
Ce Jardin est un quarré long , clos de mu«
railles couvertes par tout d'une palissade cîe
Charmes de s ro. pieds d'élévation 5 bV
est coupé en deux portions égales par un
canal , & acompagné de deux grandes allées*
d'Arbres en Berceau , dont le rang exté
rieur a son apui de Charmilles ausli-bien'
que l'avenaë. Les retours qui font au bout
des Allées forment quatre beaux quarrés
pareillerríent enfermés- d'Arbres & de Char
milles ; derrière le canal de cent toises de
longueur , est une esplanade qui fait face â
une niche adossée au mur de' clôture , per
cée par les côtés , & couverte d'une demiè
coupole , fous laquelle est le Buste de M. le
Duc. La distance entre les Allées & lesr
murs de côté est d'environ quarante pas ,
& c'est dans ces vuides qu'on a coutume
de placer les buts pour l'exeicice de l'Ar
quebuse». Devant
JAtfVfER. 1729. ff
Devant la Porte de fer, dans ('endroit ouV"
l'avenuë forme une demi- lune, on avoir
élevé fur des Pillièrs de 1 f. pieds de hau
teur un Edifice de charpente , dont l'Enta-*
blement étoit orné des Ecussons des Armes*
du Roi , de la Reine , de Monseigneur les
Dauphin & du Duc de Bourbon ;-ces Arnioiries
étoient ornées de fleurs , dont 1er
Guirlandes defeendoient jusqu'à terre , St
tournoient autour des Pillieis de l'Edifice.
Sur la Plate forme étoit un petit Acrotêre'
ou Piédestal & cinq Piramides soutenues par
des Dauphins , décorées de Devises & de
Cartouches ; la plus haute de ces Piramides'
portoit un Soleil rempli d'artifice ; les qua
tre autres Piramides étoient surmontées d'au-'
tant de Grenades.
Quatre rangs de Terrines on de lampions
f;arnissoient toute la longueur de l' A venue j
e premier rang étoit posé sur le terrain ,
Te fécond à hauteur d'ápuî"; dans le Jardins'
il y en avoit trois étages 5 !es premiers étoient
rangés le long du canal , les seconds fur les
Charmilles d'apui , & les troisièmes fur les
palissades. Tout fut allumé avec une promtitude
inconcevable ; la Niche parut toute
hérissée de.Bougies ; ses deux côtés- en étoient
pareillement garnis pour termii.er les Allées,
ainsi que toutes les Fenêtres de- la Gallerie
& des Pavillons & le Cordon du Bâtiment
des quatre faces 5 c'étoit un coup d'ceif
charmant , & aussi surprenant de loin qu'il'
paroissoit galant & magnifique de près; la
réflexion de Peau faifoit fur tout un effet
admirable, en multipliant les objets.
Cependant l'illustre Compagnie s'étant as
semblée dans la Gallerie haute ,; on lui donrià*
une
■f4 MERCURE DE FRANCÊ.
une Cantate à grand Choeur , dont les sca
roles avoient été composées par le P. Adam,"
de la Compagnie de Jésus , & la Musique
par le S. Leplivet. Ce Divertissement duraune
heure , & fut reçû avec beaucoup de
satisfaction.
A peine étoit-il fini qu'or» donna le signât
pour tirer le Feu d'artifice par une salve de
vingt pieces de Canon rangées au bas des»
Pilliers de l'Edifice ; aussi tôt Madame l'Intendante
, au bruit des timbales & des trom-:
pettes , mit le feu à la mèche , & fit partirun
Dauphin enflams , qui courant avecrapidité
à l'une des faces , communiqua sesflammes
à trois autres Dauphins qui s'éle
vèrent en même-tem:s des trois autres faces,-
& y revinrent avec la même impétuosité p
tout s'enflamma- à leur retour ; ce ne fut plus
que tonnerre & que feu ; les Serpentau*
Voioient fur la terre , les Fusées s'élevoienc
dans l'air &c. Le Ciel devint en mêmetems
fort obscur, & son obscurité contri
bua encore à rendre le feu- plus éclatant St
^Illumination plus brillante.- On ne vit ja«*
mais rien en ce genre de mieux exécuté, &£■
de plus iultement. applaudi.
On servit ensuite le souper. Il y avoît
quatre Tables , une de 40. Couverts dans
l'un des Pavillons , trois de 30. Couverts cha
cune dans la Gallerie d'en haut , toutes
quatre servies avec un ordre, une abondan
ce . une délicatesse , une propreté qui paíîê
toute expression } cent sortes de ragoûts
nouveaux & recherchés , viandes exquises ,
Vins de tous les Climats , liqueurs de tou
tes les sortes ; on epargnok aux Convives la
peine de demander ï on prívcnoit , on devinoie
JANVIER. 1730.
ío'it les souhaits. Ce qu'on admira fur tout
ce fut le Fruit, & principalement celui qui
étoit destiné pour les Dames ; il n'est pas
possible d'imaginer comment on avoit pè
ramatìér tant de fruits délicieux , tant de
confitures exquises ; l'-ceil , l' odorat , le
gouc , tout y étoit satisfait. 80. pieces de
porcelaines & de cristaux qui contenoient ce
Dessert j rangées avec une simétrie & un art
infini , faisojent dire à tout le monde que
c'étoit dommage d'y toucher. Un de nos
Poètes qui a assisté à toute cette Fête l'a
dépeinte par les Vers que voici :
Vulcain, sans doute, avoit cùniuit les feux;
Apollon avoit fait les Vers & la Musique i
JBacchus se trouva bienheureux
Pe faire les honneurs d'un Busftt magnifique;
Diane & Pan qni fournirent les mets ,
jivoient épuisé les Forés Si
Cornus mime d' intelligence,
~ùt ee Banquet superbe avoit fris Vintindanee
,
Pour donner tant de fleurs , pour donner tant
de fruits ,
fleurs de toutes faisons , fruits d'Eté , fruits
d?Automne ,
flore avec son Zephir , Vertumne avec Ptu
tnone
Avoient pasié plut d'une nuit.
Le Peuple eut part à la somptuosité d«
M. de Tavanes ; on lui fit de grandes distri
butions depwn &dc viande» ; pour le vmi
3 8 MERCURE DE FRANCE,
il n'y avoit qu'à prendre, on en avoit 3iC~
posé six fontaines en six endroits differens./
deux A côté des Pilaltres qui font le com-
.mencement de l' Avenue , les quatre autre*
au commencement Si au bout des Allées da
Jardin ; outre cette profusion , on en donnait
„«ncore à tous ceux qui en demandoient %
de forte qu'il n'étoit pas plus rare que l'eatt
,jqui remplit le canal.
Dès qu'on eut fait guelqu&s tours de proçtnenade
pour voir ^Illumination de plus près»
& ce nombre infini de gens de tous étages,
.:qui dansoient en vingt endroits difíerens j,
au son des tambours & des -hautbois ; on
enleva les Tables , & le Comte de Tavanes
-remontant à la GaUerie , ouvrit un Bal , où
les RafraîchiíTemens furent prodigués ; ce
,Bal dura lì long-tems que le Soleil en vint
éclairer une partie. • *
Le Jeudi t 5 Septembre , les Chevaliers
du Jeu de l' Arquebuse , precedés de leurs
.trompettes & de leurs timballes > allèrent
prendre M. le Comte de Saulx , qu'ils ont
l'honneur d'avoir pour Capitaine , & i'ao
xompagnerent aux Jacobins , où en pré
sence de M. le Comte de Tavanes son pere^
& de M. Baudot , Vicomte - Mayeur , Se
•Chef des Armes , il fit chanter avec matnificence
un Te Deum par un grand nombre
e Musiciens ; il se trouva aussi quelques
-jours après au grand repas qui fut donné
dans u;i Salon de verdure , élevé exprès à
«ôté du .canal dont -on a parlé:; tous les
Bâtimens & le Jardin même furent illumi
nés.
Le i4. les Trésoriers de France celebre-
SH|t Jeux Fête ; ïk n'eoeploycreBi pas cette
: • grande
f AN VIE R. 1730. 59
grande foule de Musiciens qui se trouvè
rent aux autres solemnirez ; leur Chapelle
•n'auroit pas pû les con tenir ; mais ils a voient
,d£S voix & des Instrumens d'élite , & s'il*
■n'eurenf pas la gloire de la magnificence»
jls eurent celle du goût & de ia délica
tesse. _ Ô
, í-e Dimanche pg. fut marqué par une Pro
cession generale du Clergé Séculier & Ré
gulier de la Ville , à laquelle lev Doyen de
Ja Sainte Chapelle présida ; le Parlement r
assista en Robes rouges , & M. de Tavanejs
marcha conjointement cn habit de ceremo-
,»ie.
Les Chevaliers de l'Arc firent les hon»
jieurs du lendemain ; le Te D eu m à grand
choeur qu'ils chantèrent aux Cordeliers , lc
repas qui succéda , & la parure des lieuy
où ils tiennent leur Assemblée ont fait hon
neur à la Ville.
M M. de la Chamòre des Comptes qui
■n'avoiént Ras moins cfe zele & d'empresse
ment .que les autres Corps, choisirent le u.
du mime mois , & la Sainte Chapelle pour
ie lieu de leur Cérémonie; la face de l'Eglisc
fut dscorée & éclairée , la Nef & les
deux Tribunes furent tapissées comme aux
jours les plus folemnels 5 on éleva dans ce
Choeur jusqu'aux premières Galleries trois
rangs de festons de verdures &c.
L'Autel étoit paré des ornemens les plus
précieux j l'Mumination repondoit à la pa
rure j car outre le grand nombre de cierges
dont le Maître- Autel étoit chargé , outre
la multitude de Lustres qui étoient diíhi»
Jbuez dans toute l'étenduè de l'Eglise , les
deux Galleries da Choeur, le* deu*. Tribu
nes
v
MERCURE DE FRANCF.
mes & la Balustrade qui règne le long des
tìtales étoient bordées de Bougies. Les pre
mières Galleries de la Nef étoient garnies
d'une infinité de Pots à feu , où pour évi
ter l'incommodité de la fumée > il n'étoie.
Srefque entré que de Ja cire. C'-e'toit un brilint
inconcevable . & toutes ces lumières que
ia tapisserie & renfoncement des Galleries
faisoienc sortir , parurent d'un gout nou
veau , qui satisfit; également & ceux qui se
piquent, de se connoître en ces choses , 8c
ceux qui ne s'y connoissent pas.
•M M. de la Chambre des Comptes vinrent
à l'Eglise» precedez de leurs Huissiers , &
suivis d'un grand nombre deComptables qu'ils
avoient appeíiés à la Cérémonie. Le Comte
de Tavanes qui s'étoit rendu dans leur Salle
d'Assemblée . marchoit entre le Premier 8e
l'ancien Président . precedé de la Maréchausfée
& de ses Gardes. On entra au bruic
des timbales & des trompettes , & M. Mi
chel donna un troisième TeDeum, qui quoi
que d'un gouc diffèrent» ne parut pas.moins
beau que les deux autres > la Musique
fut exécutée avec la derniere précision j
on ne s'étoit pas contenté des Musiciens
de la Ville , quoiqu'ils soient très - nom.
breux > on en avoir fait venir d'Etrangers,
M. le Doyen de la Sainte Chapelle fitl'Office
, & on finit par la Prière pour le Roi &
pour le Dauphin.
Le ii, notre Vicomte- Mayeur , qui avoir,
envoyé de grandes aumônes aux Hôpitaux,
aux Prisonniers , aux Pauvres honteux , &
même aux Religieux Mendians j se rendicavec
toute la Magistrature & les Officiers
des Paioifics chez M. le Comte de Tavanes >
: •• pour
JANVIER. i7?o. 6i
Çavtt raccompagner au Te Deum de la Villes
oici Tordre de la marche.
Les deux Sergens de Bande , revêtus de
leurs casaques d'écarlate , galonées d'argent,
la hallebarde à la main. Les Sergens des
sept Paroisses, tous en uniforme i luivoienc
deux à deux , pareillement avec des halle
bardes qu'ils porcoient fur Tépaule. Les Offi
ciers de la Milice Bourgeoise » distingues
suivant leurs Paroisses , ayant chacun leurs
Tambours leur Fifre , leurs Hautbois 8c
leur Drapeau. Les Capitaines , Lieutenans ,
Majors & Dizeniers marchoient lts premiers,
avec TEiponton ; les Apointtz étoitnt derjiere
avec la Pertuiíàne. Nous appelions
Apointez certains 'Officiers subalternes qui
fervent fous les Dizeniers. Ils faiíoient un
Corps d'environ roo. hommes , tous trèslestes
& ttès proprement habillez. Les Trem
pettes de la Ville , puis les Gardes de M. de
Tavanes d'un côté , & les Sergens de Mairie
de l'autre. M. de Tavanes vêtu d'un habit de
drap «i'or , avec un manteau noir , doublé pajeillement
de drap d'or , étoit acompagné de
M- le Maire, qui étoit revêtu de fa Robe de
.velours violet ,, doublée de velours cramoisi,
bordée d'une fourure blanche ; les Echevins
avoient aussi leurs Robes de cérémonie, de
moire violette. Le Procureur Syndic étoit à
la fuite avec la même parure , en tête de
les Substituts , &de tout ce qui compose le
Corps dé Ville. La marche étoit fermée par
un Détachement des Sergens des Paroisles ,
pour empêcher la foule.
La grande Porte des Jacobins étoît -ornée
de tapis , de festons &c. & éclairée de bou
ffies ; leur vaste £oui l'itoit des deux cô-
D «B
<Í2 MERCURE DE FRANCE,
tez par des Terrines & des Pots à feu »
Portail étoit aussi illumine ,& on avoit éle
vé fur la principale Porte le tableau d'un
Peintre fameux .représentant le Dauphin de
Viennois, qui cède fa Principauté au Ros
PhiKpcs VI. Tout étoit éclairé en Lustres
& en Girandoles dans i'Eglise. Le Grand-
Autel i de même que ceux des Chapelles ,
étoit fi chargé de cierges , qu'on n'auroit ja
mais p& en augmenter le nombre ; les hauts
fieges du Choeur étoient pareillement cou
ronnez de cierges > mêlez de Grenadiers 8f
"d'Orangers On enrra dans I'Eglise au (on
des Cloches & des Trompettes , & au bruit
d'une décharge genevale de 1" Artillerie de la
Ville & du Château. M., le Comte de Ta>.
vanes prit fa place fur un Prie-Djeu qu'on
lui avoit préparé a ia droite du Chceur.
M. le Vicomte- Mayeur étoit ì droite daps
les hauts fieges , ayant devant lui un tapis
de velours cramoisi ayee deux carreaux ;
tout ce qui compofoit l'Hòtel de Ville ft
"plaça à droite & à gauche dans les mêmes
fieges qu'occupent ordinairement les Reli»
gieux.
Les Pères Jacobins , les uns revêtus de
Chapes , les autres en Tuniques , entonne»
rent le Te Dtum , qui fut chanté par les
mêmes Musiciens qui avoient exécuté celui
de la Chambre des Comptes , & qu'on avoit
placez fur un Amphithéâtre dressé au mi
lieu de I'Eglise , & tout illuminé. La fin d*
la Cérémonie fut marquée comme le com
mencement par le bruit des Instrumens , le foa
des Cloches & par une salve de l' Artillerie.
De I'Eglise des Jacobins on marcha à la
fliçc Royale ; cite a la figure d'un Arc „
donc
JANVIER. 17 î o. *ï
Sont la Maison du Roi fait la corde > le de
mi cercle est composé de 41. Portiques d'une
tr.es b;-lie exécution , & surmontez d'une Ba
lustrade de pierre fort bien travaillée , la
quelle règne auili sur les murs de la Terîasle
du «Louvre. On .avoir, élevé í'Edifice
destiné pour le Feu entre les deux rnës qui
aboutissent à la Place Royale. •
Cet Edifice «toit un Arc de triomphe â
quatre Portiqaes de .a. y. piés de hauteur st*r
10 de laigtur ,, dont les quaire angles exté
rieurs étoient coupez pour -recevoir des Pi
lastres d'Ordre Ionique & autant de col orn
ées isolées à .Baies & Chapiteaux dorez ,
posées iur des Piédestaux élevez fur de*
.Zocles. L' entablement répondoit à Tordre ,
Sc le milieu des Architraves étoit eouvetï
de Cartouches aux Armes de Sa Majesté.
Sur cec Entablement regnoit une Balustrade
avec quatre auctes Piédestaux à l'aplomb
des colomnes qui portoient des urnes feintes
de porphire. Sur la première Plateforme étoit
élevé un .Zocle de sept pieds & demi de
hauteur , & de douze de diamètre , qui formoit
la seconde Plateforme , de laquelle
sortoit un Baldaquin circulaire , & d'Ordre
Corinthien, à huit colomnes grouppées , dont
les Bases & les Chapiteaux étoient pareil
lement dorez , & qui portoient huit Dau
phins surmontez d'un Soleil. Sous le Dôme
étoient placées plusieurs Statues ; celle de la
Félicité qui fe faisoit un plaisir de donner un
Dauphin à la France , celle de Ja France
-qui le recevort avec respect , celle de la
Ville de Dijon qui y applaudissent avec ad
miration. Au dessus de ces Figures voioit le
Génie de la France» qui femoit des lau-
D ij riers
*4 MERCURE DE FRANCE;
ciers fur le nouveau Prince. Toutes les par»
ties de cet Edifice étoient peintes en marr
bre & ornées de Devises & d'Inscriptions,
En arrivant: à la Place s toutes les Trou
pes formèrent un grand cercle autour du '
Théâtre > laissant entre ' elles & ce même
Théâtre un assez grand espace pour que le
Comte de Tavanes & tous ceux qui com
posent la Magistrature, fisient les trois tours
ordinaires avant que de mettre le feu aux
mèches. Plus de cinquante instrumens de
toutes les façons , place* fur la Terrafle qui
ferme le logis du Roi, se mêlèrent au bruit
des tambours , des hautbois & des Fifres •
qui étoient i la tête des Troupes.
Après les trois tours , M. le Comte de
Tavanes & M. le Vicomte- Mayeur , mirent
le feu aux deux mèches qu'on avoit prepar
rées ; le feu se communiqua par tout dans
l'instant , les Fusées, les Lances à feu , les
Saucissons , les Soleils , les Dragons > les
Grenades éclatèrent de toutes parts , & don
nèrent lieu à cet autre Enthousiasme Pojétjque.
■
La veille pendant mon repos
0n m avoit transporté dam Piste de Lemnosi
Là , du milieu des fournaises ardentes
Coulaient des torrens de métaux ,
Et les enclumes gémissantes
Tlioient fous tesson des marteaux.
Ze Cycbpe attentif k l'ordre de son Maître ,
Mêle avec le charbon le souphre & le salpêtre.
Joint au feu , joint au vent h huit & le
fracas ,
Et
Janvier. 1730. g)
$f itút te qui du foudre anime les éclats i
Mais il n'y mêle peint la mort éf les allar*
mes ,
Jl ne le trempe peint dans le sang , dans let
larmes ;
L'ouvrage n est point fait pour nuire (y peut
troubler i
U est fait pour surprendre , il est fait pour
briller,
Ên effet > quoique le vacarme fût grand ,
te qu'il redoublât encore par l'écho de cette
Place spacieuse , quoique les flammes nous
enyelopaflTent de tous côtez , non feulement
nous n'eûmeS point de mal , mais on n'eut
pas même |a moindre peur.
Le feu fini , on continua 1* marche jus
qu'à l'Hôtel de Ville » qui étoit entièrement
illuminé ; fur la Porte on avoit placé le por
trait du Roi fous un Dais. Cependant on
avoit distribué du pain à plusieurs reprises
pendant la journée , les Fontaines de via
li'avoicnt ceflé de couler. Un festin splen
dide attendoit la Compagnie , pour laquelle
on avoit préparé trois Tables dans la grande
Salle de cet Hôtel , une au fond où e'toic
M. de Tavanes avec M. le Vicomte- Mayeuc
& les personnes les plus qualifiées , les deux
autres en long & à côté pour les Eche
vins , les Citoyens & les Etrangers qui
avoient été invites j il y eut plusieurs íer~
vices differens , tous également bien four
nis , & ceux qui aiment l'abondance eu
rent autant de lieu d'être satisfaits que ceux
qui ne demandent que de la propreté & de
D iij la
€6 MERCURE DE FRANCE:
fa delicateste. M. de Tavanes porta la santi'
du Roi , de la Reine , du Dauphin & de M.
• Jc Duc, & ces santez furent accompagnéesde
plusieurs salves.
Les Instrumens qu'on avoit placez fur la
gallerie du Logis du Roi , donnèrent pendant
plus d'une heure une simphonie vive & har
monieuse > les illuminations étoient generáles.-
De quelque côté qu'on tournât dans la Ville,
dans lés rues les plus étroites, dans les quar
tiers les plus éloignez, on ne voyoir que lu
mières , figurées de cent manières différentes
chacun se faisoit honneur de renchérir sur ses
voisins.
Le plus grand spectacle parut dans la Place
Royale ; le Théâtre avoit changé de face, au
lieu de Feux d'artifice PEdifice de charpente
parut chargé dé Lampions Se de Pots à feu;
Ce n'étoit plus des Portiques ni des Balda
quins de marbres-, c'étoient des Portiques &
de? Baldaquins de lumières» Cette Illumina
tion avoir d'ailleurs des accompagnement
merveilleux i les deux Fontaines de vin qui
coulèrent le jour & la nuit , étoient ornées
de lumières & de feuillages : on avoit porté
une gran le quantité de Pots à feu fur la haute
Tour du Louvre , qui est la piece la plus éle
vée de la Ville & qui s'apperçoit de plus d*une
lieue : toute la façade de ce Palais étoit illu
minée , tout le tour de la Place décoré d'un
cordon de verdure qui descendoit en festons
aux côtez des Portiques; deux rangs de ter
rines garnissoient les Ceintres & la Bilustrade
dont ils font couronnez, des Pots à feu ex
traordinaires & placez de distante en distan
ce , en relevoient encore l'éclat ; les rues,
& fur tout les deux grandes rues qui traver
sent
JANVIER; 1730. 6%
íént la Place Royale > avoient une apparence
d'autant plus riche & plus agréable , que tou
tes les fenêtres y sont de même symétrie Sc
qu'elles étoient e'galement éclairées ;on avoit
encore an point 3e vûë' qui l'emportoit fur
tout cela ; le somptueux Portail de l'Eglise de
S. Michel , de dirserens ordres d' Architecture
l'un fur l'autre , étoit totalement illuminé ; la
plateforme étoic bordée de Pot? à feu , les galleries
da milieu & routes les ouvertures des
Tours e» étoient remplies.
Pour peu qu'on s'avaneic dans la Place de
S. Etienne, qui n'eíì qu'à quelque? pas dff
l'autre, on trouvoit d'autres ctartez; on voyoit
en perspective la maison de M. le Vicomte-
Mayeur au bout de la grande ruë qui entre
dans cette Place : pendant tout le jour on y.
avoit fourni du pain & fait couler nnc Fon»
«aine de vin ; fur tout la populace s'étoit fort"
amafée d'un jeune enfant habillé en Bacchus
, qui passa plusieurs heures aflîs fur la
tonneau d'où jaillissoit la Fontaine : pendant
ía nuit on ne reconnut plus ni maison ni porte,
on ne vie qu'une lumière universelle qui en»
velopoit & absorboit entièrement les autre*
objets-.
Toute la Ville à la fin se rassembla dans la
Place , tout y dansoit, touty fautoit; les Instrumens
ne Cessèrent qu'au jour , & on ne cessa
de danser tant qu'ils continuèrent ; enfin certe
nuit si charmante fut pour nous un augure du
bonheur que la naissance du Prince nous pro
met » ce qu'un autre de nos Poètes a tâché
d'exprimer ainsi :
Après une trop longue & trop cruelle absence ,
La Félicité de retour ,
T> iiij E*
rf$ MERCURE DE FRANCE.
En accordant un Dauphin k la Francs
Nous marque qu'elle veut y fix-erfon fejottrí.
Recevons cejirefent de ses mains btenfaìjhnti^t
Ne doutons plus de son secours ;
Si les nuits font pour nous fi belles, fi brillant ex>
§luels seront. déformais, nos jours f
Cependant lés Officiers dé notre Milice Bout>
geoise ne crurent pas avoir marqué leur joye
assez vivement. Le if.de Septembre ils firens
chanter dans TEglise des Jacobins , un Te
Deum aufli magnifique que celui de la Ville »
M. de Tavanne leur fit l'honneur d'y affilier;
M. Ie Vicomte-Mayeur se mit à leur tête. Lx
Troupe n'étoit composée précisément que des
Capitaines, Lieutenans , Enseignes, Major*
& Dizeniers des Paroisses , précédez des Sergens
& des Tambours.. La marche parut d'au
tant plus pompeuse . qu'à commencer par le
Maire, tous les Officiers jusqu'au dernier *
avoient des habits uniformes , la veste galon
née, le justaucorps d'un beau Camelot écarlate,
le chapeau bordé . avec le plumet blanc Se
la coquarde de même ; ils allèrent ensuite au
Jeu de 1* Arbalète . dont ils avoient illuminé
les Bâtimens-&- les Jardins d'une manière trèsriante
& t ès-agréable. La Salle haute & la
Gallerie d'en bas, quoique très-érendi ë , ne le
furent pas trop pout les tables ; M. le Vicomte-
Mayeur tint la première . M. le Comte de Tavanes
n'ayant pû s'y trouver, à cause de I" il—
lustre Compagnie, à qui ce soir là même il
dpnnoit à manger ; mais il s'y rendit fur les
onze heures da soir , & fa présence redoubla
la joye qui ctoit déja bien vive ; on recom
mença
Janvier.
. Aença, au bruit des Canons > â boire la santé
du Roi , de la Reine , de Monseigneur le Dau
phin & de M. le Duc.
Les Bénédictins avoient fait ce même jour
une Procession íbíemnelie & chanté le Te Deum
& l'Exaudiat, avec beaucoup de pompe; 8c
pour rendre leur joye plus sensible ■ ils firent
aux pauvres_ de grandes distributions de paio ,
de vin , de viande & d'argent.
J'ajoûterai que notre Université se trouva
chez les Jacobins pour une pareille cérémo
nie le 8. du- mois a Octobre ; comme elle ne
.fait que de naître» elle a encore tout son
premier zele & toute son ardeur pour le Roi >
toute sa reconnoissance pour M. le Duc, son>
Protecteur. Le Doyen de la Sainte Chapelle ,
Chancelier, se trouva à cette solemnité » con
duit par les Massiers & les Bedeaux , les-Profesteurs
l'accompagnoient en Robes rouges ,
les Ag^regez en Robes noires avec le Chape
ron d'écarlate; ils ne cédèrent en rien à ceux
.qui avoient paru devant eux- dans la même
Eglise. Tous les Corps de Métiers générale
ment quelconques ont rempli les mêmes de
voirs avec un empreíîement & une joye que
je ne puis vous représenter.
La Cérémonie de nos Marchands eut quel
que chose de noble ; la belle Eglise de Notre-
Dame , où ils se rendirent » étoit tapissée ,
ornée & illuminée à faire plaisir; leur* Musique
fut d'un très-bon gout , & les Instrumens en
rehauflèrent le prix ; le Canon n'y manqua
point» &' pendant toute k nuit' suivante ils
étalèrent, à l'envi les uns des autres , tout ce
eui pouvoit rendre leurs maisons plus ornées
Se plus brillantes.
M, de laBfifïe, Inondant de. Bourgogne. *
7o MERCURE DE FR ANCE,
■
n'ayant pû être de retour à Dijon que le ifl.
Septembre , il fixa fa Fête au Dimanche t.
Octobre. M. l'Intendant occupe la Maison Ab
batiale de S Bénigne ; il y a devant la porte
une petite Place qtiarrée.des plus jolies; la
Cour est en arc & d'une étendue plus que rai
sonnable ; les Appartemens font beaux & bien
.suivis. Le Jardin est orné d'un très- beau Par
terre &r de quelques Bassins ; il est terminé par
sept Portiques d'un treiflage très riche , dont
il y en a trois, qui ont plus d'élévation que:
les autres, & qui font décorez de Statués
de part & d'autre font plantez des arbres &
sù-dclïous des Charmilles à hauteur d'apui ;
à droite: derrière ces Charmilles , s'élève
une Ternste qui donne fur l'aliée; à gauche
ce font des Bâtimens couverts de verdure , au
bout desquels on a ménagé une issue pour
monter à la grande Terratle qui tient toutela
largeur- du Jardin : du coté de la Mailorv
cette Terratle est cachée par les- Portiques i.
de l'autre côté elle donne fur le folïé de la,
Ville entre deux Bastions qui la débordent ,
& die a un aspect très gracieux , dont le prin
cipal point de vùë.dt le Jeu de l' Arquebuse 8s.
la Chartreuse.
On s'aflëmbU d'assez bonne heure , & cha
cun s'amusa jusqu'à six heures du soir., la,-
Compagnie attirée par le son des Instrumens,.
fè ren.iit dans la première Salle : on préludí .
par des Concertos; on vint ensuite au Di
vertissement particulier , dont les parole»,
avoient été faites exprès pour lé fuiet , & la
Musique compjsée par le sieur Bourgeois.
La Place que j'ai décrite étoit entourée delanternes;
elle tiroit un grand jour & des
maisons fitutes à 1'oposite , où on n'avoú rienentièrement
illuminé , & de la façade du Palais
Abbatial gui répondoit à tout cela. Le Peu
ple y avoit son Concert & ses Inlhumens ,
Sc des Fontaines de vin qui couloient fans
cesse. Une double ceinture de bougies regnoit
jdans toute l'écenduë de la cour. -Les Bassins
& le Parterre du Jardin éroient profilez &
bordez de Lampions i la petite Terrasie & les
Charmilles écoient chargées de terrines \ les
sept Portiques étoient en bougies qui en
avoient pris les ceintres. C'étoit proprement
un Jardin de lumières1, dont les éclats éblouis
sants avoient été substituez á la place des Buis»
des Charmilles & des Treillages.-
Un très beau Feu d'artifice , placé fur le
chemin couvert-, en vûë de la grande Terrasse
dévoie faire partie de cette Fête ; on s'occupa
encore de lTlluìnínation , qui du haut de cette
Terrassé, faiíbk un spectacle nouveau & rra-
Paiterre lumineux, un Portail & des Tour*
enflammées ; du côté dé la Campagne on
avoit en face le Jeu de l'Arquebuse , d©ac
les Bâtimens étoient éclairez , & fur les co
tez deux, grands Bastions bordez dé lumieKS'
& garnis d'artillerie qui commença à se faine
entendre ; après quoi Madame la Comtesse
dé Tavane & Madame la Marquise de Chajoû
, après avoir long- temps disputé de po
litesse , firent enfin partir en commun un
«Dragon enflammé, qui étoit venu prendre leurs
ordres fur la Terrasse ; i! ne ìes eut pas plutôt
portez fur le Théâtre » que les Piramides s'al-
Jumerent , les Moulinets tournèrent , les Fu
sées partirent, les Lances à feu fuivireiKi ce--
iUc UQ feu continuel & un bruit étonnant ;
Ptj, lie»'»
yi MFRCUHE DE FRANCE,
rien n'étoit plus beau que de voir lts Grenade»,
vomir des milliers de Serpenteaux fur la Po
pulace > qui n'est jamais trop près à son gré ;
mais rien n'étoit plus plaisant que les mouvemens
qu'elle se donnoic pour les éviter ;
ces feux voioient de cent manières différentes-,
les uns sembloient se plonger & se précipiter
fur la terre , les autres sprès cent tours 8c cene
retours remontoient avec vivacité au lieu d'oà
is étoient sortis, la plupart serpentoient vé
ritablement & poursui voient ceux qui vouloient
s'en détourner ; fur la fin on jetta quel*-
ques douzaines de Fusées choisies , qui rem
plirent l'Air de gerbes & d'étoiles.
M. l'Intendant donna ensuite à souper à prèsde
cent personnes distinguées. Quand ily en
auroit eu le double on se seroit loué de l'a>
bondjncej la propreté & la délicatesse en fu
rent Rassortiment. Après le souper il y eut un .
Bal magnifique»
I,a Fête de M"S les Elus a mis , pour ainfidire.
le sceau à- toutes les autres Réjouissance*,
elle a réuni en quelque forte: toutes les Fêtes
qui a voient precedé.Je n'entrerai là dessus dans
aucun détail , ma Lettre n'ttant déja que trop
longue , & le Mercure en ayant déja parlé dans
le premier volume de Décembre, page ^S6é,
Je ne puis, cependant me dispenser de vous
parlei enco e de deux traits qui regardent d'autres
nerfonneí , & qui .méritent de n'être pas
oubliez , & je finis par 'à ma Narration.
Une vingraine de Bourgeois , las d'être
Confondus lans la foule, ont eu recours à une •
nouvelle invention pour fe tirer du nair. Ils
avoient élevé fur quatre roues un Char Ba
chique de i». pieds de long fur 8 de large,
fetm« 4"unc kftrriMC d'envùoo i, pieds de haa-
■-4,..
JANVIER. t7ío, jf
teur , ornée de Tapis & de Peintures. II étoir
couvert d'une riche ImpeiialcenbcrCcau.íoutenuë
par desColomnes cntouréts de Pampre^
à laquelle étoient suspendus plufieurs Lustres.
&• dont les pentes écoient décorées de Tableaux
& d'Ecussons de différentes Armoiries. Les
Hautbois 6c les Ballons étoient plaaz fur le
devant du Ghar $ une table bien servie &
bien arrêtée , chargée de bougies & d'une
grande quantité de plats cris-bien remplis, .&
un Buffet ou plutôt une Boutique de verres
& de bouteilles , ne faiioit pas la moindre par
tie du spectacle. Toute cette Machine étoit
traînée par huit puissants chevaux, enduits,
par quatre Postillons & precedée par un Tin*,
bilier 6c par deux.Trompettes. â cheval, escor
tée par une Compagnie de Gardes à pied, &C'
environnée de flambeaux..
On a voit pris pour quartier d'aflemblée la'
Porte Guillaume , qui est celle par où noussortons
pour aller à Paris. Elle étoit illuminée
de haut en ba^ ; Us Ceintrts , les Pilast.es , les •
cotez , marquez , pour ainsi dire d'aprez. de
Lampions & de Terrines ; toutes lts fenêtres
de la longue rue- qui y aboutit , avoitnt auífi'
leurs lumières , ce qui joint -rJx,Lanternrs<les
rues qu'on allume tous les soirs , vendoit une
clarté égale à. celle du jour. La marche com.»
menca fur les sept heures du soir & elle con
tinua jusqu'à minuit : on s'arrêta dans la Place
Royale & dans tous les lieux où font placez
les Hôtels de ceux qui ent quelque autorité
dans la Ville : là les cris de joye redoubloient ,
r Jes Instrumens se mêloient , la petite Artillerie
se faisoit entendre, mais la poudre n'etoit pas •
|a munition dont un coníumoit le plus.
Uflc.nwlwwdec»nrjaiiu de peuple suivit ce
festia ;
7+ MERCURE DE FRANCE,
festin ambulant pendant toute la nuit , marr
quant par ses acclamacions le gré qu'elle fçavoic
à ceux à qui leur zele íèul avoit inspiré ce'
dessein. Les personnes, les plus considérablesy
applaudirent & les reçurent avecaccueil.lorsqu'ilsse
présentèrent devant leurs Hôtels: touslés
Habitans s'empressèrent de leur faire hon
neur > en chargeant leurs fenêtres de lumières ,>
en jettant des Musées & faisant tirer des Boëtes
& du Canons enfin cette Réjouissance parti
culière devint en un instant une Fête generale
par la part que tout le monde y voulut pren«-
dre. L'autre trait est un peu plus grave.
Les Enfans deChoeur de la Sainte Chapelle,,
à'qui on avoic accordé un jour dè congé , afinqu'ils
se ressentissent- de la joye Duplique, de
mandèrent è le palier Jans un Hérmitage situé,
à une portée de mmisqa<.'t de la Ville , & dont
la Chamelle déiiée soas le noa*de,S. Martin
a set vt autrefois d'Eglise au Village de Fon
taine . lieu de la naissance de S. Bernard. Onne
pen-tra point leur dessein, & on ne les
soupçonna pas de songer â autre chose qu'à'
'une simple promenade : ils avoient néanmoins
des pensées plus sérieuses. Avec le secours de
l'Harmite , ils trouvèrent le secret d'aproprier
là Chapelle, d'en illuminer les dehors & lesdedans
, même de couronner les murs du Jar
din de Lampes à plusieurs lumignons , qui ré
pandirent un éclat d'autant plus étonnant qu'on ■
n'en connoissoit point la cause. Cette clarté
subite , jointe aux Cantiques & aux Motets de
leur composition , qu'ils chantèrent avec une
dévotion touchante & avec beaucoup d'ait,.
charmèrent tout le monde ; on prit part à des
Prières que Dieu exaucera fans doute , puis
qu'elles lui ont été adtefsecs par l'iaaocence
JANVIER. i7? oi 7t
& par le bon coeur. Nos Musiciens & Simphonistfs
qui avoient été invitez secrètement1,,
iè firent un meiite de les leconder. II y eusensuite
un petit régal » où l' enjouement ne nui
sit point à Immodestie, ni la modtíìie à l'enjouëment;
on chanta en panie diverses Cban»
Ions lur la naiflance du Dauphin j le bruit du -
Canon se mêla- au son des Instrumens & ì
l'harmonie des voix , 8c tout s'y paíla d'une
manière fi tendre & fi convenable > que je me
serois íait un reproche de ne vous en avoir
ras rendu cofnpte. Je n'âi plus , pour finir,
heureusement , qu'à ajouter ici le voeu gênerai
de tous nos Citoyens.» vous y soulcriuL de
bon coeur.
Grand Dieu , prene^ soin de la Mere ,
Conservez, nous £r l' Enfant & i* Pert i ;
Qtie pendant des siécles entiers >
lis règnent toiu les trois dans une paix pro
fonde : .
Vous les ave^donne^ pourdt bonheur du mondtì ■
Ghf'ils en joiiijfent Us, premiers.
Extrait d'une Lettre écrite de cettfi
rnu*
NOus apprîmes l'heureuse nouvelle le 77
de Septembre» elle n'eut pas été plu
tôt annoncée par une triple décharge de l' Ar
tillerie de la Ville & du Château , qu'on"
entendit de toutes parts le son des Cloches
& les acclammations des Hábitans. Il n'est'
pas possible de vous décrire les transports"
que produisit ce grand événement. On fortoit
des maisons en foule ; on couroit dé
porte en porte pour apprendre à son pa
rent , à son ami une nouvelle qu'il sçavoie
déja , & qu'il avoicla même passion de dé
biter.
Le Comte de Tavanes qui commande dans"
la Province , ne pouvoit manquer une fi'
belle occasion de- faire éclater son zele , &
l'ardeur héréditaire qu'il a pour le service
de Sa Majesté. Son spacieux Hôtel parut tout
en feu dès l'entrée de la nuit ; la porte &
h façade ornées deRstons, de Dauphins, dé
Fleurs de Lys , les bougies & les Lampions
étoient répandus par fout , & principale
ment fur la belle Terrasse fur la rrtë. Grand
feu au milieu de.Ja Place , grand festin dans
l'interieur de la maison, fonraines de via
su dedans Se au dehors de la Cour , Bal
Ì>our les personnes qualifiées , danses parmt
e Peuple &c.
Eeno#)t les «ois semaines, 4e nos princf-
. .. ' gales
ço MERCURE OE FRANCE,
pales Réjouissances , ce Seigneur a fçu va
rier tous les repas qu'il a donnés ; & lotî
tes les illuminations ; on étoit sûr de trou-
Ver toujours chez lui quelque chose de bril
lant & de nouveau nous appellerions cela.,
des Fêtes dans toutes les formes y. ce n'étoic
pourtant que lc prélude de celle qu'il taéditoit.
Le Parlement étant séparé à cause des va
cations , il ne pût se rassembler que le Sa*'
riiedi. cette illustre Compagnie parut aussi
complète que dans le tems des pleines fean—-
ces. M. de Berbiscy » Premier Président étoit
à la tê'-e ; les Huissiers le précedoient com
me à l'ordinaire , les Avocats & les Procu*
reurs en grand nombre faifoient cortège *
la Maréchaussée bordoit les rangs ; le 2>
T3eum fut chanté dans laSale du Palais.L'Abbá
Bouhîer , Doyen de la Sainte Chapelle, déíigné
pour être notre premier Evêque , offi
cia y la symphonie fut merveilleuse , la Mu
sique excellente, & M. Michel , Maître de la
même Sinte Chapelle , se surpassa.
Les Musiciens qu'il avoit. employez conti
nuèrent ce jour là à se donner mutuellement
des Concerts comme ils avoient fait les jour*
précedens ; ils- illuminèrent les lieux où il»
se régaloient ; & si l'on doit en juger par lesÉfréquentes
décha ges d'une douzaine de pe
tites piéces de Canons dont ils s'étoient pour
vus , & aiisque's on mecroit le feu toutes
les fois q 'ils celébroient lu santé du Rqi
ou de quelque Prince de la Maison Royale»-
en ne peut douter qu'ils ne s'y jíKeressaliene;
infiniment. x~ j
Le Dimanche suivant , les erdres, de las
Geur aiiivs.íûîj & cc foc alors que. la joye
, monta
JANVIE Ft. \7j<s: <v
irsonta ï son comble ; pendant trois jottrs con-:
sécutifs les Cloches sonnèrent , le Canon tli
ra j il y eut des feux devant toutes les por*
tes i des lumières fur toutes les Fenêtres ,
lès Clochers mêmes furent éclaires. Le Lun
di on rit tous les Ouvriers occupés, à sus
pendre des Guirlandes , ì attachtr des A . moi
nes > à élever des Loges de verdure de cent"
figures différentes . tout le Peuple enfin se
livrer à la joye. Nos Comédiens joiierent
pour lui gratis.
mu vM.j —— 1« , w ..y «.f'Srfi^noiv ....
les Boëtes , ni les Fusées , rri les Han-beaux,
ni tous ces autres agrémens que le coeur'
& le bon goût peuvent inspirer ; le détait
de tout cela feroit immense , & j'ai d'ailléurs
à ouvrir une scène plus grande & plus
pompeuse.
C'est M. le Premier Président du Parlement '
qui donna la première Fêre solemnelle le
Lundi m Septembre. El'e commença par une
illumination générale de tcut son quartier »
&■ particulièrement de son Hôtel , non seu
lement la fact.' , mais les Cours, Us Appartemens
& les Jardins ; il y eut un Concert
exécuté par des Musiciens du premier ordre,
un repas splendirie oû les personnes de la
première considération se trouvèrent. II fit
distribuer , ou plutôt prodiguer au Peuple
le pain , le vin & la viande . & il disposa
en differens endroits des Inlîrumens , au son
desquels on dansa jusqu'au jour. En un mor,
on peut dire qu'il n'omit rien de ce que
son inclination pouvoir, demander & s„ Dignité
permetue.
ft MERCURE^ DE FRANCE.
Le lendemain > on chanta , sur les cinq
Beures du soir, à la Sainte Chapelle , un "tt
Deum qui fut annoncé par le Ion des Clo
ches & par le bruit du Canon ; le Parlement
& la Chambre des Comptes y assistèrent en
Robes de cérémonie, avec toutes les Com
pagnies qui ont droit de s'y trouver ; M.
de Tavanes s'y rendit aussi. La plupart des
Communautés Ecclésiastiques , en consé
quence du Mandement de M. l'Evêque de
íangres , firent la même cérémonie ce jourlá.
Les Chevaliers de l'Arbalête firent chanter
le lendemain aux Carmes un Te Deum en
Musique, au bruit des. Boètes •• & quoique là
Ville eut renouvelle le soir ses Illuminations
& ses Feux , ils remportèrent íur tous les
autres , en- éclairant leurs Maisons , jus
qu'aux Jardins , de Bougies , de Lampions-,
&c. & ils donnèrent un grand Repas.
les dehors de leur magnifique Collège fu
ient ornés & éclairés avec gout > mais Ië
plus bel aspect fut celui du seu qu'ils allu
mèrent au milieu de leur grande Cour en
tourée de Bâtimens à tross étages , dont les
Fenêtres étoient également chargées de lu.
mieres. Ge qu'ils eurent de plus singulier %
fut une Armée de nouvelle levée , ce fiic
une Milice brillante, qui fit plusieurs évolutions
dans cette Cour , s'y rangea en bataille > &
y fit des décharges. Oh eut le plaisir de
voir pendant trois jours /Cette belle jeunefle
parcourir les lieux les plus apparens de la
Ville , portant 3e maniant les_armes avec au-
Leí Jésuites se distinguèrent
jÁNVfER- 171^.
te 14. les Bouchers qui ont toujours pr-i»
parc aux Réjouissances publiques > mêlèrent
les Musettes aux Tambours . les uns passè
rent la journée- fous les armes ; les autres
ayant choisi deux jeunes filles , les habillè
rent en Bergères , & au son des Instrumens,
les conduisirent en grand cortège chez la
Comte de Tavanes , à qui elles eurent l'honneur.
de présenter un Agneau , orné de ru^
bans & de guirlandes , qui. fut très- gracieu
sement & très- noblement reçu. Us s'apliquerent
ensuite à embellis les Loges qu'ils svoient
déja construites , à tapifler leurs Boutiques
à décorer d'arbustes , de Festons , de Gui
dons & d'armoiries les Ponts qu'ils avoient
jettes fur leur ruë , & qu'ils illuminoient tous
ícs soirs
Cependant dés Veaux & des Moutons en
tiers se rotissoient au milieu des Places aux
dépens des mêmes Bouchers ; les Hautbois
& les Tambours retentissoient de toutes parts»
les Tables étoient dressées , & parurent trèsbien
servies. M. de Tavanes voulut être té
moin de leurs plaisirs ; Madame de Tavanes
y mit le comble , en les animant elle-mê*
me , & c'est principalement à fa présence &
à îexcellent vin qu'elle envoyoit avec pro
fusion , que ceux qui se donnoient en spec
tacle durent la vivacité de leurs Réjoúi£
sances.
M. Baudor, notre Vicomte- Mayeur , qui
fa vigilance portoit de cous côtés , crut que
la Police même étoit intéressée à entretenir
cette ardeur » son bon vin de Champagne &
de Bourgogne le suivoit par tout , & c'est"
de cette source féconde que coulèrent tane'
d'heureux impromptus à fa louange &c
MERCURE t)Ê FRANCE.
Ce même jour 14. Septembre fut marqliér
par Tune des plus belles Fêtes: que nous
ayons vûës ; je veux parler de celre- d& M. le*
Comte deTavanes; comme il delìroit que touc
répondit à la grandeur de ses idées, íbri Hôtels
tout vaste qu'il est , lui parut trop resserré,-
& il se détermina pour le jeu de l'Arquebuse.
C'est un Bâtiment de 30. toises d'éten
due , íìtué à la Porte de la Ville , Sí
Composé de deux grandes Galeries l'une fut
l'autre , terminées par deux Pavillons quartés.
On y anive par une avenue de ioo.'
pas de longueur , bordée de chaque côté par
deux raogs d'arbres 1 avec un fossé , fur le*
bords duquel règnent des charmiiles à hau
teur d'apui;on entre par une grande porte de fer
placée au milieu de la galerie d'en bai, q^ur
du côté du Jardin est ouverte en peristile.
Ce Jardin est un quarré long , clos de mu«
railles couvertes par tout d'une palissade cîe
Charmes de s ro. pieds d'élévation 5 bV
est coupé en deux portions égales par un
canal , & acompagné de deux grandes allées*
d'Arbres en Berceau , dont le rang exté
rieur a son apui de Charmilles ausli-bien'
que l'avenaë. Les retours qui font au bout
des Allées forment quatre beaux quarrés
pareillerríent enfermés- d'Arbres & de Char
milles ; derrière le canal de cent toises de
longueur , est une esplanade qui fait face â
une niche adossée au mur de' clôture , per
cée par les côtés , & couverte d'une demiè
coupole , fous laquelle est le Buste de M. le
Duc. La distance entre les Allées & lesr
murs de côté est d'environ quarante pas ,
& c'est dans ces vuides qu'on a coutume
de placer les buts pour l'exeicice de l'Ar
quebuse». Devant
JAtfVfER. 1729. ff
Devant la Porte de fer, dans ('endroit ouV"
l'avenuë forme une demi- lune, on avoir
élevé fur des Pillièrs de 1 f. pieds de hau
teur un Edifice de charpente , dont l'Enta-*
blement étoit orné des Ecussons des Armes*
du Roi , de la Reine , de Monseigneur les
Dauphin & du Duc de Bourbon ;-ces Arnioiries
étoient ornées de fleurs , dont 1er
Guirlandes defeendoient jusqu'à terre , St
tournoient autour des Pillieis de l'Edifice.
Sur la Plate forme étoit un petit Acrotêre'
ou Piédestal & cinq Piramides soutenues par
des Dauphins , décorées de Devises & de
Cartouches ; la plus haute de ces Piramides'
portoit un Soleil rempli d'artifice ; les qua
tre autres Piramides étoient surmontées d'au-'
tant de Grenades.
Quatre rangs de Terrines on de lampions
f;arnissoient toute la longueur de l' A venue j
e premier rang étoit posé sur le terrain ,
Te fécond à hauteur d'ápuî"; dans le Jardins'
il y en avoit trois étages 5 !es premiers étoient
rangés le long du canal , les seconds fur les
Charmilles d'apui , & les troisièmes fur les
palissades. Tout fut allumé avec une promtitude
inconcevable ; la Niche parut toute
hérissée de.Bougies ; ses deux côtés- en étoient
pareillement garnis pour termii.er les Allées,
ainsi que toutes les Fenêtres de- la Gallerie
& des Pavillons & le Cordon du Bâtiment
des quatre faces 5 c'étoit un coup d'ceif
charmant , & aussi surprenant de loin qu'il'
paroissoit galant & magnifique de près; la
réflexion de Peau faifoit fur tout un effet
admirable, en multipliant les objets.
Cependant l'illustre Compagnie s'étant as
semblée dans la Gallerie haute ,; on lui donrià*
une
■f4 MERCURE DE FRANCÊ.
une Cantate à grand Choeur , dont les sca
roles avoient été composées par le P. Adam,"
de la Compagnie de Jésus , & la Musique
par le S. Leplivet. Ce Divertissement duraune
heure , & fut reçû avec beaucoup de
satisfaction.
A peine étoit-il fini qu'or» donna le signât
pour tirer le Feu d'artifice par une salve de
vingt pieces de Canon rangées au bas des»
Pilliers de l'Edifice ; aussi tôt Madame l'Intendante
, au bruit des timbales & des trom-:
pettes , mit le feu à la mèche , & fit partirun
Dauphin enflams , qui courant avecrapidité
à l'une des faces , communiqua sesflammes
à trois autres Dauphins qui s'éle
vèrent en même-tem:s des trois autres faces,-
& y revinrent avec la même impétuosité p
tout s'enflamma- à leur retour ; ce ne fut plus
que tonnerre & que feu ; les Serpentau*
Voioient fur la terre , les Fusées s'élevoienc
dans l'air &c. Le Ciel devint en mêmetems
fort obscur, & son obscurité contri
bua encore à rendre le feu- plus éclatant St
^Illumination plus brillante.- On ne vit ja«*
mais rien en ce genre de mieux exécuté, &£■
de plus iultement. applaudi.
On servit ensuite le souper. Il y avoît
quatre Tables , une de 40. Couverts dans
l'un des Pavillons , trois de 30. Couverts cha
cune dans la Gallerie d'en haut , toutes
quatre servies avec un ordre, une abondan
ce . une délicatesse , une propreté qui paíîê
toute expression } cent sortes de ragoûts
nouveaux & recherchés , viandes exquises ,
Vins de tous les Climats , liqueurs de tou
tes les sortes ; on epargnok aux Convives la
peine de demander ï on prívcnoit , on devinoie
JANVIER. 1730.
ío'it les souhaits. Ce qu'on admira fur tout
ce fut le Fruit, & principalement celui qui
étoit destiné pour les Dames ; il n'est pas
possible d'imaginer comment on avoit pè
ramatìér tant de fruits délicieux , tant de
confitures exquises ; l'-ceil , l' odorat , le
gouc , tout y étoit satisfait. 80. pieces de
porcelaines & de cristaux qui contenoient ce
Dessert j rangées avec une simétrie & un art
infini , faisojent dire à tout le monde que
c'étoit dommage d'y toucher. Un de nos
Poètes qui a assisté à toute cette Fête l'a
dépeinte par les Vers que voici :
Vulcain, sans doute, avoit cùniuit les feux;
Apollon avoit fait les Vers & la Musique i
JBacchus se trouva bienheureux
Pe faire les honneurs d'un Busftt magnifique;
Diane & Pan qni fournirent les mets ,
jivoient épuisé les Forés Si
Cornus mime d' intelligence,
~ùt ee Banquet superbe avoit fris Vintindanee
,
Pour donner tant de fleurs , pour donner tant
de fruits ,
fleurs de toutes faisons , fruits d'Eté , fruits
d?Automne ,
flore avec son Zephir , Vertumne avec Ptu
tnone
Avoient pasié plut d'une nuit.
Le Peuple eut part à la somptuosité d«
M. de Tavanes ; on lui fit de grandes distri
butions depwn &dc viande» ; pour le vmi
3 8 MERCURE DE FRANCE,
il n'y avoit qu'à prendre, on en avoit 3iC~
posé six fontaines en six endroits differens./
deux A côté des Pilaltres qui font le com-
.mencement de l' Avenue , les quatre autre*
au commencement Si au bout des Allées da
Jardin ; outre cette profusion , on en donnait
„«ncore à tous ceux qui en demandoient %
de forte qu'il n'étoit pas plus rare que l'eatt
,jqui remplit le canal.
Dès qu'on eut fait guelqu&s tours de proçtnenade
pour voir ^Illumination de plus près»
& ce nombre infini de gens de tous étages,
.:qui dansoient en vingt endroits difíerens j,
au son des tambours & des -hautbois ; on
enleva les Tables , & le Comte de Tavanes
-remontant à la GaUerie , ouvrit un Bal , où
les RafraîchiíTemens furent prodigués ; ce
,Bal dura lì long-tems que le Soleil en vint
éclairer une partie. • *
Le Jeudi t 5 Septembre , les Chevaliers
du Jeu de l' Arquebuse , precedés de leurs
.trompettes & de leurs timballes > allèrent
prendre M. le Comte de Saulx , qu'ils ont
l'honneur d'avoir pour Capitaine , & i'ao
xompagnerent aux Jacobins , où en pré
sence de M. le Comte de Tavanes son pere^
& de M. Baudot , Vicomte - Mayeur , Se
•Chef des Armes , il fit chanter avec matnificence
un Te Deum par un grand nombre
e Musiciens ; il se trouva aussi quelques
-jours après au grand repas qui fut donné
dans u;i Salon de verdure , élevé exprès à
«ôté du .canal dont -on a parlé:; tous les
Bâtimens & le Jardin même furent illumi
nés.
Le i4. les Trésoriers de France celebre-
SH|t Jeux Fête ; ïk n'eoeploycreBi pas cette
: • grande
f AN VIE R. 1730. 59
grande foule de Musiciens qui se trouvè
rent aux autres solemnirez ; leur Chapelle
•n'auroit pas pû les con tenir ; mais ils a voient
,d£S voix & des Instrumens d'élite , & s'il*
■n'eurenf pas la gloire de la magnificence»
jls eurent celle du goût & de ia délica
tesse. _ Ô
, í-e Dimanche pg. fut marqué par une Pro
cession generale du Clergé Séculier & Ré
gulier de la Ville , à laquelle lev Doyen de
Ja Sainte Chapelle présida ; le Parlement r
assista en Robes rouges , & M. de Tavanejs
marcha conjointement cn habit de ceremo-
,»ie.
Les Chevaliers de l'Arc firent les hon»
jieurs du lendemain ; le Te D eu m à grand
choeur qu'ils chantèrent aux Cordeliers , lc
repas qui succéda , & la parure des lieuy
où ils tiennent leur Assemblée ont fait hon
neur à la Ville.
M M. de la Chamòre des Comptes qui
■n'avoiént Ras moins cfe zele & d'empresse
ment .que les autres Corps, choisirent le u.
du mime mois , & la Sainte Chapelle pour
ie lieu de leur Cérémonie; la face de l'Eglisc
fut dscorée & éclairée , la Nef & les
deux Tribunes furent tapissées comme aux
jours les plus folemnels 5 on éleva dans ce
Choeur jusqu'aux premières Galleries trois
rangs de festons de verdures &c.
L'Autel étoit paré des ornemens les plus
précieux j l'Mumination repondoit à la pa
rure j car outre le grand nombre de cierges
dont le Maître- Autel étoit chargé , outre
la multitude de Lustres qui étoient diíhi»
Jbuez dans toute l'étenduè de l'Eglise , les
deux Galleries da Choeur, le* deu*. Tribu
nes
v
MERCURE DE FRANCF.
mes & la Balustrade qui règne le long des
tìtales étoient bordées de Bougies. Les pre
mières Galleries de la Nef étoient garnies
d'une infinité de Pots à feu , où pour évi
ter l'incommodité de la fumée > il n'étoie.
Srefque entré que de Ja cire. C'-e'toit un brilint
inconcevable . & toutes ces lumières que
ia tapisserie & renfoncement des Galleries
faisoienc sortir , parurent d'un gout nou
veau , qui satisfit; également & ceux qui se
piquent, de se connoître en ces choses , 8c
ceux qui ne s'y connoissent pas.
•M M. de la Chambre des Comptes vinrent
à l'Eglise» precedez de leurs Huissiers , &
suivis d'un grand nombre deComptables qu'ils
avoient appeíiés à la Cérémonie. Le Comte
de Tavanes qui s'étoit rendu dans leur Salle
d'Assemblée . marchoit entre le Premier 8e
l'ancien Président . precedé de la Maréchausfée
& de ses Gardes. On entra au bruic
des timbales & des trompettes , & M. Mi
chel donna un troisième TeDeum, qui quoi
que d'un gouc diffèrent» ne parut pas.moins
beau que les deux autres > la Musique
fut exécutée avec la derniere précision j
on ne s'étoit pas contenté des Musiciens
de la Ville , quoiqu'ils soient très - nom.
breux > on en avoir fait venir d'Etrangers,
M. le Doyen de la Sainte Chapelle fitl'Office
, & on finit par la Prière pour le Roi &
pour le Dauphin.
Le ii, notre Vicomte- Mayeur , qui avoir,
envoyé de grandes aumônes aux Hôpitaux,
aux Prisonniers , aux Pauvres honteux , &
même aux Religieux Mendians j se rendicavec
toute la Magistrature & les Officiers
des Paioifics chez M. le Comte de Tavanes >
: •• pour
JANVIER. i7?o. 6i
Çavtt raccompagner au Te Deum de la Villes
oici Tordre de la marche.
Les deux Sergens de Bande , revêtus de
leurs casaques d'écarlate , galonées d'argent,
la hallebarde à la main. Les Sergens des
sept Paroisses, tous en uniforme i luivoienc
deux à deux , pareillement avec des halle
bardes qu'ils porcoient fur Tépaule. Les Offi
ciers de la Milice Bourgeoise » distingues
suivant leurs Paroisses , ayant chacun leurs
Tambours leur Fifre , leurs Hautbois 8c
leur Drapeau. Les Capitaines , Lieutenans ,
Majors & Dizeniers marchoient lts premiers,
avec TEiponton ; les Apointtz étoitnt derjiere
avec la Pertuiíàne. Nous appelions
Apointez certains 'Officiers subalternes qui
fervent fous les Dizeniers. Ils faiíoient un
Corps d'environ roo. hommes , tous trèslestes
& ttès proprement habillez. Les Trem
pettes de la Ville , puis les Gardes de M. de
Tavanes d'un côté , & les Sergens de Mairie
de l'autre. M. de Tavanes vêtu d'un habit de
drap «i'or , avec un manteau noir , doublé pajeillement
de drap d'or , étoit acompagné de
M- le Maire, qui étoit revêtu de fa Robe de
.velours violet ,, doublée de velours cramoisi,
bordée d'une fourure blanche ; les Echevins
avoient aussi leurs Robes de cérémonie, de
moire violette. Le Procureur Syndic étoit à
la fuite avec la même parure , en tête de
les Substituts , &de tout ce qui compose le
Corps dé Ville. La marche étoit fermée par
un Détachement des Sergens des Paroisles ,
pour empêcher la foule.
La grande Porte des Jacobins étoît -ornée
de tapis , de festons &c. & éclairée de bou
ffies ; leur vaste £oui l'itoit des deux cô-
D «B
<Í2 MERCURE DE FRANCE,
tez par des Terrines & des Pots à feu »
Portail étoit aussi illumine ,& on avoit éle
vé fur la principale Porte le tableau d'un
Peintre fameux .représentant le Dauphin de
Viennois, qui cède fa Principauté au Ros
PhiKpcs VI. Tout étoit éclairé en Lustres
& en Girandoles dans i'Eglise. Le Grand-
Autel i de même que ceux des Chapelles ,
étoit fi chargé de cierges , qu'on n'auroit ja
mais p& en augmenter le nombre ; les hauts
fieges du Choeur étoient pareillement cou
ronnez de cierges > mêlez de Grenadiers 8f
"d'Orangers On enrra dans I'Eglise au (on
des Cloches & des Trompettes , & au bruit
d'une décharge genevale de 1" Artillerie de la
Ville & du Château. M., le Comte de Ta>.
vanes prit fa place fur un Prie-Djeu qu'on
lui avoit préparé a ia droite du Chceur.
M. le Vicomte- Mayeur étoit ì droite daps
les hauts fieges , ayant devant lui un tapis
de velours cramoisi ayee deux carreaux ;
tout ce qui compofoit l'Hòtel de Ville ft
"plaça à droite & à gauche dans les mêmes
fieges qu'occupent ordinairement les Reli»
gieux.
Les Pères Jacobins , les uns revêtus de
Chapes , les autres en Tuniques , entonne»
rent le Te Dtum , qui fut chanté par les
mêmes Musiciens qui avoient exécuté celui
de la Chambre des Comptes , & qu'on avoit
placez fur un Amphithéâtre dressé au mi
lieu de I'Eglise , & tout illuminé. La fin d*
la Cérémonie fut marquée comme le com
mencement par le bruit des Instrumens , le foa
des Cloches & par une salve de l' Artillerie.
De I'Eglise des Jacobins on marcha à la
fliçc Royale ; cite a la figure d'un Arc „
donc
JANVIER. 17 î o. *ï
Sont la Maison du Roi fait la corde > le de
mi cercle est composé de 41. Portiques d'une
tr.es b;-lie exécution , & surmontez d'une Ba
lustrade de pierre fort bien travaillée , la
quelle règne auili sur les murs de la Terîasle
du «Louvre. On .avoir, élevé í'Edifice
destiné pour le Feu entre les deux rnës qui
aboutissent à la Place Royale. •
Cet Edifice «toit un Arc de triomphe â
quatre Portiqaes de .a. y. piés de hauteur st*r
10 de laigtur ,, dont les quaire angles exté
rieurs étoient coupez pour -recevoir des Pi
lastres d'Ordre Ionique & autant de col orn
ées isolées à .Baies & Chapiteaux dorez ,
posées iur des Piédestaux élevez fur de*
.Zocles. L' entablement répondoit à Tordre ,
Sc le milieu des Architraves étoit eouvetï
de Cartouches aux Armes de Sa Majesté.
Sur cec Entablement regnoit une Balustrade
avec quatre auctes Piédestaux à l'aplomb
des colomnes qui portoient des urnes feintes
de porphire. Sur la première Plateforme étoit
élevé un .Zocle de sept pieds & demi de
hauteur , & de douze de diamètre , qui formoit
la seconde Plateforme , de laquelle
sortoit un Baldaquin circulaire , & d'Ordre
Corinthien, à huit colomnes grouppées , dont
les Bases & les Chapiteaux étoient pareil
lement dorez , & qui portoient huit Dau
phins surmontez d'un Soleil. Sous le Dôme
étoient placées plusieurs Statues ; celle de la
Félicité qui fe faisoit un plaisir de donner un
Dauphin à la France , celle de Ja France
-qui le recevort avec respect , celle de la
Ville de Dijon qui y applaudissent avec ad
miration. Au dessus de ces Figures voioit le
Génie de la France» qui femoit des lau-
D ij riers
*4 MERCURE DE FRANCE;
ciers fur le nouveau Prince. Toutes les par»
ties de cet Edifice étoient peintes en marr
bre & ornées de Devises & d'Inscriptions,
En arrivant: à la Place s toutes les Trou
pes formèrent un grand cercle autour du '
Théâtre > laissant entre ' elles & ce même
Théâtre un assez grand espace pour que le
Comte de Tavanes & tous ceux qui com
posent la Magistrature, fisient les trois tours
ordinaires avant que de mettre le feu aux
mèches. Plus de cinquante instrumens de
toutes les façons , place* fur la Terrafle qui
ferme le logis du Roi, se mêlèrent au bruit
des tambours , des hautbois & des Fifres •
qui étoient i la tête des Troupes.
Après les trois tours , M. le Comte de
Tavanes & M. le Vicomte- Mayeur , mirent
le feu aux deux mèches qu'on avoit prepar
rées ; le feu se communiqua par tout dans
l'instant , les Fusées, les Lances à feu , les
Saucissons , les Soleils , les Dragons > les
Grenades éclatèrent de toutes parts , & don
nèrent lieu à cet autre Enthousiasme Pojétjque.
■
La veille pendant mon repos
0n m avoit transporté dam Piste de Lemnosi
Là , du milieu des fournaises ardentes
Coulaient des torrens de métaux ,
Et les enclumes gémissantes
Tlioient fous tesson des marteaux.
Ze Cycbpe attentif k l'ordre de son Maître ,
Mêle avec le charbon le souphre & le salpêtre.
Joint au feu , joint au vent h huit & le
fracas ,
Et
Janvier. 1730. g)
$f itút te qui du foudre anime les éclats i
Mais il n'y mêle peint la mort éf les allar*
mes ,
Jl ne le trempe peint dans le sang , dans let
larmes ;
L'ouvrage n est point fait pour nuire (y peut
troubler i
U est fait pour surprendre , il est fait pour
briller,
Ên effet > quoique le vacarme fût grand ,
te qu'il redoublât encore par l'écho de cette
Place spacieuse , quoique les flammes nous
enyelopaflTent de tous côtez , non feulement
nous n'eûmeS point de mal , mais on n'eut
pas même |a moindre peur.
Le feu fini , on continua 1* marche jus
qu'à l'Hôtel de Ville » qui étoit entièrement
illuminé ; fur la Porte on avoit placé le por
trait du Roi fous un Dais. Cependant on
avoit distribué du pain à plusieurs reprises
pendant la journée , les Fontaines de via
li'avoicnt ceflé de couler. Un festin splen
dide attendoit la Compagnie , pour laquelle
on avoit préparé trois Tables dans la grande
Salle de cet Hôtel , une au fond où e'toic
M. de Tavanes avec M. le Vicomte- Mayeuc
& les personnes les plus qualifiées , les deux
autres en long & à côté pour les Eche
vins , les Citoyens & les Etrangers qui
avoient été invites j il y eut plusieurs íer~
vices differens , tous également bien four
nis , & ceux qui aiment l'abondance eu
rent autant de lieu d'être satisfaits que ceux
qui ne demandent que de la propreté & de
D iij la
€6 MERCURE DE FRANCE:
fa delicateste. M. de Tavanes porta la santi'
du Roi , de la Reine , du Dauphin & de M.
• Jc Duc, & ces santez furent accompagnéesde
plusieurs salves.
Les Instrumens qu'on avoit placez fur la
gallerie du Logis du Roi , donnèrent pendant
plus d'une heure une simphonie vive & har
monieuse > les illuminations étoient generáles.-
De quelque côté qu'on tournât dans la Ville,
dans lés rues les plus étroites, dans les quar
tiers les plus éloignez, on ne voyoir que lu
mières , figurées de cent manières différentes
chacun se faisoit honneur de renchérir sur ses
voisins.
Le plus grand spectacle parut dans la Place
Royale ; le Théâtre avoit changé de face, au
lieu de Feux d'artifice PEdifice de charpente
parut chargé dé Lampions Se de Pots à feu;
Ce n'étoit plus des Portiques ni des Balda
quins de marbres-, c'étoient des Portiques &
de? Baldaquins de lumières» Cette Illumina
tion avoir d'ailleurs des accompagnement
merveilleux i les deux Fontaines de vin qui
coulèrent le jour & la nuit , étoient ornées
de lumières & de feuillages : on avoit porté
une gran le quantité de Pots à feu fur la haute
Tour du Louvre , qui est la piece la plus éle
vée de la Ville & qui s'apperçoit de plus d*une
lieue : toute la façade de ce Palais étoit illu
minée , tout le tour de la Place décoré d'un
cordon de verdure qui descendoit en festons
aux côtez des Portiques; deux rangs de ter
rines garnissoient les Ceintres & la Bilustrade
dont ils font couronnez, des Pots à feu ex
traordinaires & placez de distante en distan
ce , en relevoient encore l'éclat ; les rues,
& fur tout les deux grandes rues qui traver
sent
JANVIER; 1730. 6%
íént la Place Royale > avoient une apparence
d'autant plus riche & plus agréable , que tou
tes les fenêtres y sont de même symétrie Sc
qu'elles étoient e'galement éclairées ;on avoit
encore an point 3e vûë' qui l'emportoit fur
tout cela ; le somptueux Portail de l'Eglise de
S. Michel , de dirserens ordres d' Architecture
l'un fur l'autre , étoit totalement illuminé ; la
plateforme étoic bordée de Pot? à feu , les galleries
da milieu & routes les ouvertures des
Tours e» étoient remplies.
Pour peu qu'on s'avaneic dans la Place de
S. Etienne, qui n'eíì qu'à quelque? pas dff
l'autre, on trouvoit d'autres ctartez; on voyoit
en perspective la maison de M. le Vicomte-
Mayeur au bout de la grande ruë qui entre
dans cette Place : pendant tout le jour on y.
avoit fourni du pain & fait couler nnc Fon»
«aine de vin ; fur tout la populace s'étoit fort"
amafée d'un jeune enfant habillé en Bacchus
, qui passa plusieurs heures aflîs fur la
tonneau d'où jaillissoit la Fontaine : pendant
ía nuit on ne reconnut plus ni maison ni porte,
on ne vie qu'une lumière universelle qui en»
velopoit & absorboit entièrement les autre*
objets-.
Toute la Ville à la fin se rassembla dans la
Place , tout y dansoit, touty fautoit; les Instrumens
ne Cessèrent qu'au jour , & on ne cessa
de danser tant qu'ils continuèrent ; enfin certe
nuit si charmante fut pour nous un augure du
bonheur que la naissance du Prince nous pro
met » ce qu'un autre de nos Poètes a tâché
d'exprimer ainsi :
Après une trop longue & trop cruelle absence ,
La Félicité de retour ,
T> iiij E*
rf$ MERCURE DE FRANCE.
En accordant un Dauphin k la Francs
Nous marque qu'elle veut y fix-erfon fejottrí.
Recevons cejirefent de ses mains btenfaìjhnti^t
Ne doutons plus de son secours ;
Si les nuits font pour nous fi belles, fi brillant ex>
§luels seront. déformais, nos jours f
Cependant lés Officiers dé notre Milice Bout>
geoise ne crurent pas avoir marqué leur joye
assez vivement. Le if.de Septembre ils firens
chanter dans TEglise des Jacobins , un Te
Deum aufli magnifique que celui de la Ville »
M. de Tavanne leur fit l'honneur d'y affilier;
M. Ie Vicomte-Mayeur se mit à leur tête. Lx
Troupe n'étoit composée précisément que des
Capitaines, Lieutenans , Enseignes, Major*
& Dizeniers des Paroisses , précédez des Sergens
& des Tambours.. La marche parut d'au
tant plus pompeuse . qu'à commencer par le
Maire, tous les Officiers jusqu'au dernier *
avoient des habits uniformes , la veste galon
née, le justaucorps d'un beau Camelot écarlate,
le chapeau bordé . avec le plumet blanc Se
la coquarde de même ; ils allèrent ensuite au
Jeu de 1* Arbalète . dont ils avoient illuminé
les Bâtimens-&- les Jardins d'une manière trèsriante
& t ès-agréable. La Salle haute & la
Gallerie d'en bas, quoique très-érendi ë , ne le
furent pas trop pout les tables ; M. le Vicomte-
Mayeur tint la première . M. le Comte de Tavanes
n'ayant pû s'y trouver, à cause de I" il—
lustre Compagnie, à qui ce soir là même il
dpnnoit à manger ; mais il s'y rendit fur les
onze heures da soir , & fa présence redoubla
la joye qui ctoit déja bien vive ; on recom
mença
Janvier.
. Aença, au bruit des Canons > â boire la santé
du Roi , de la Reine , de Monseigneur le Dau
phin & de M. le Duc.
Les Bénédictins avoient fait ce même jour
une Procession íbíemnelie & chanté le Te Deum
& l'Exaudiat, avec beaucoup de pompe; 8c
pour rendre leur joye plus sensible ■ ils firent
aux pauvres_ de grandes distributions de paio ,
de vin , de viande & d'argent.
J'ajoûterai que notre Université se trouva
chez les Jacobins pour une pareille cérémo
nie le 8. du- mois a Octobre ; comme elle ne
.fait que de naître» elle a encore tout son
premier zele & toute son ardeur pour le Roi >
toute sa reconnoissance pour M. le Duc, son>
Protecteur. Le Doyen de la Sainte Chapelle ,
Chancelier, se trouva à cette solemnité » con
duit par les Massiers & les Bedeaux , les-Profesteurs
l'accompagnoient en Robes rouges ,
les Ag^regez en Robes noires avec le Chape
ron d'écarlate; ils ne cédèrent en rien à ceux
.qui avoient paru devant eux- dans la même
Eglise. Tous les Corps de Métiers générale
ment quelconques ont rempli les mêmes de
voirs avec un empreíîement & une joye que
je ne puis vous représenter.
La Cérémonie de nos Marchands eut quel
que chose de noble ; la belle Eglise de Notre-
Dame , où ils se rendirent » étoit tapissée ,
ornée & illuminée à faire plaisir; leur* Musique
fut d'un très-bon gout , & les Instrumens en
rehauflèrent le prix ; le Canon n'y manqua
point» &' pendant toute k nuit' suivante ils
étalèrent, à l'envi les uns des autres , tout ce
eui pouvoit rendre leurs maisons plus ornées
Se plus brillantes.
M, de laBfifïe, Inondant de. Bourgogne. *
7o MERCURE DE FR ANCE,
■
n'ayant pû être de retour à Dijon que le ifl.
Septembre , il fixa fa Fête au Dimanche t.
Octobre. M. l'Intendant occupe la Maison Ab
batiale de S Bénigne ; il y a devant la porte
une petite Place qtiarrée.des plus jolies; la
Cour est en arc & d'une étendue plus que rai
sonnable ; les Appartemens font beaux & bien
.suivis. Le Jardin est orné d'un très- beau Par
terre &r de quelques Bassins ; il est terminé par
sept Portiques d'un treiflage très riche , dont
il y en a trois, qui ont plus d'élévation que:
les autres, & qui font décorez de Statués
de part & d'autre font plantez des arbres &
sù-dclïous des Charmilles à hauteur d'apui ;
à droite: derrière ces Charmilles , s'élève
une Ternste qui donne fur l'aliée; à gauche
ce font des Bâtimens couverts de verdure , au
bout desquels on a ménagé une issue pour
monter à la grande Terratle qui tient toutela
largeur- du Jardin : du coté de la Mailorv
cette Terratle est cachée par les- Portiques i.
de l'autre côté elle donne fur le folïé de la,
Ville entre deux Bastions qui la débordent ,
& die a un aspect très gracieux , dont le prin
cipal point de vùë.dt le Jeu de l' Arquebuse 8s.
la Chartreuse.
On s'aflëmbU d'assez bonne heure , & cha
cun s'amusa jusqu'à six heures du soir., la,-
Compagnie attirée par le son des Instrumens,.
fè ren.iit dans la première Salle : on préludí .
par des Concertos; on vint ensuite au Di
vertissement particulier , dont les parole»,
avoient été faites exprès pour lé fuiet , & la
Musique compjsée par le sieur Bourgeois.
La Place que j'ai décrite étoit entourée delanternes;
elle tiroit un grand jour & des
maisons fitutes à 1'oposite , où on n'avoú rienentièrement
illuminé , & de la façade du Palais
Abbatial gui répondoit à tout cela. Le Peu
ple y avoit son Concert & ses Inlhumens ,
Sc des Fontaines de vin qui couloient fans
cesse. Une double ceinture de bougies regnoit
jdans toute l'écenduë de la cour. -Les Bassins
& le Parterre du Jardin éroient profilez &
bordez de Lampions i la petite Terrasie & les
Charmilles écoient chargées de terrines \ les
sept Portiques étoient en bougies qui en
avoient pris les ceintres. C'étoit proprement
un Jardin de lumières1, dont les éclats éblouis
sants avoient été substituez á la place des Buis»
des Charmilles & des Treillages.-
Un très beau Feu d'artifice , placé fur le
chemin couvert-, en vûë de la grande Terrasse
dévoie faire partie de cette Fête ; on s'occupa
encore de lTlluìnínation , qui du haut de cette
Terrassé, faiíbk un spectacle nouveau & rra-
Paiterre lumineux, un Portail & des Tour*
enflammées ; du côté dé la Campagne on
avoit en face le Jeu de l'Arquebuse , d©ac
les Bâtimens étoient éclairez , & fur les co
tez deux, grands Bastions bordez dé lumieKS'
& garnis d'artillerie qui commença à se faine
entendre ; après quoi Madame la Comtesse
dé Tavane & Madame la Marquise de Chajoû
, après avoir long- temps disputé de po
litesse , firent enfin partir en commun un
«Dragon enflammé, qui étoit venu prendre leurs
ordres fur la Terrasse ; i! ne ìes eut pas plutôt
portez fur le Théâtre » que les Piramides s'al-
Jumerent , les Moulinets tournèrent , les Fu
sées partirent, les Lances à feu fuivireiKi ce--
iUc UQ feu continuel & un bruit étonnant ;
Ptj, lie»'»
yi MFRCUHE DE FRANCE,
rien n'étoit plus beau que de voir lts Grenade»,
vomir des milliers de Serpenteaux fur la Po
pulace > qui n'est jamais trop près à son gré ;
mais rien n'étoit plus plaisant que les mouvemens
qu'elle se donnoic pour les éviter ;
ces feux voioient de cent manières différentes-,
les uns sembloient se plonger & se précipiter
fur la terre , les autres sprès cent tours 8c cene
retours remontoient avec vivacité au lieu d'oà
is étoient sortis, la plupart serpentoient vé
ritablement & poursui voient ceux qui vouloient
s'en détourner ; fur la fin on jetta quel*-
ques douzaines de Fusées choisies , qui rem
plirent l'Air de gerbes & d'étoiles.
M. l'Intendant donna ensuite à souper à prèsde
cent personnes distinguées. Quand ily en
auroit eu le double on se seroit loué de l'a>
bondjncej la propreté & la délicatesse en fu
rent Rassortiment. Après le souper il y eut un .
Bal magnifique»
I,a Fête de M"S les Elus a mis , pour ainfidire.
le sceau à- toutes les autres Réjouissance*,
elle a réuni en quelque forte: toutes les Fêtes
qui a voient precedé.Je n'entrerai là dessus dans
aucun détail , ma Lettre n'ttant déja que trop
longue , & le Mercure en ayant déja parlé dans
le premier volume de Décembre, page ^S6é,
Je ne puis, cependant me dispenser de vous
parlei enco e de deux traits qui regardent d'autres
nerfonneí , & qui .méritent de n'être pas
oubliez , & je finis par 'à ma Narration.
Une vingraine de Bourgeois , las d'être
Confondus lans la foule, ont eu recours à une •
nouvelle invention pour fe tirer du nair. Ils
avoient élevé fur quatre roues un Char Ba
chique de i». pieds de long fur 8 de large,
fetm« 4"unc kftrriMC d'envùoo i, pieds de haa-
■-4,..
JANVIER. t7ío, jf
teur , ornée de Tapis & de Peintures. II étoir
couvert d'une riche ImpeiialcenbcrCcau.íoutenuë
par desColomnes cntouréts de Pampre^
à laquelle étoient suspendus plufieurs Lustres.
&• dont les pentes écoient décorées de Tableaux
& d'Ecussons de différentes Armoiries. Les
Hautbois 6c les Ballons étoient plaaz fur le
devant du Ghar $ une table bien servie &
bien arrêtée , chargée de bougies & d'une
grande quantité de plats cris-bien remplis, .&
un Buffet ou plutôt une Boutique de verres
& de bouteilles , ne faiioit pas la moindre par
tie du spectacle. Toute cette Machine étoit
traînée par huit puissants chevaux, enduits,
par quatre Postillons & precedée par un Tin*,
bilier 6c par deux.Trompettes. â cheval, escor
tée par une Compagnie de Gardes à pied, &C'
environnée de flambeaux..
On a voit pris pour quartier d'aflemblée la'
Porte Guillaume , qui est celle par où noussortons
pour aller à Paris. Elle étoit illuminée
de haut en ba^ ; Us Ceintrts , les Pilast.es , les •
cotez , marquez , pour ainsi dire d'aprez. de
Lampions & de Terrines ; toutes lts fenêtres
de la longue rue- qui y aboutit , avoitnt auífi'
leurs lumières , ce qui joint -rJx,Lanternrs<les
rues qu'on allume tous les soirs , vendoit une
clarté égale à. celle du jour. La marche com.»
menca fur les sept heures du soir & elle con
tinua jusqu'à minuit : on s'arrêta dans la Place
Royale & dans tous les lieux où font placez
les Hôtels de ceux qui ent quelque autorité
dans la Ville : là les cris de joye redoubloient ,
r Jes Instrumens se mêloient , la petite Artillerie
se faisoit entendre, mais la poudre n'etoit pas •
|a munition dont un coníumoit le plus.
Uflc.nwlwwdec»nrjaiiu de peuple suivit ce
festia ;
7+ MERCURE DE FRANCE,
festin ambulant pendant toute la nuit , marr
quant par ses acclamacions le gré qu'elle fçavoic
à ceux à qui leur zele íèul avoit inspiré ce'
dessein. Les personnes, les plus considérablesy
applaudirent & les reçurent avecaccueil.lorsqu'ilsse
présentèrent devant leurs Hôtels: touslés
Habitans s'empressèrent de leur faire hon
neur > en chargeant leurs fenêtres de lumières ,>
en jettant des Musées & faisant tirer des Boëtes
& du Canons enfin cette Réjouissance parti
culière devint en un instant une Fête generale
par la part que tout le monde y voulut pren«-
dre. L'autre trait est un peu plus grave.
Les Enfans deChoeur de la Sainte Chapelle,,
à'qui on avoic accordé un jour dè congé , afinqu'ils
se ressentissent- de la joye Duplique, de
mandèrent è le palier Jans un Hérmitage situé,
à une portée de mmisqa<.'t de la Ville , & dont
la Chamelle déiiée soas le noa*de,S. Martin
a set vt autrefois d'Eglise au Village de Fon
taine . lieu de la naissance de S. Bernard. Onne
pen-tra point leur dessein, & on ne les
soupçonna pas de songer â autre chose qu'à'
'une simple promenade : ils avoient néanmoins
des pensées plus sérieuses. Avec le secours de
l'Harmite , ils trouvèrent le secret d'aproprier
là Chapelle, d'en illuminer les dehors & lesdedans
, même de couronner les murs du Jar
din de Lampes à plusieurs lumignons , qui ré
pandirent un éclat d'autant plus étonnant qu'on ■
n'en connoissoit point la cause. Cette clarté
subite , jointe aux Cantiques & aux Motets de
leur composition , qu'ils chantèrent avec une
dévotion touchante & avec beaucoup d'ait,.
charmèrent tout le monde ; on prit part à des
Prières que Dieu exaucera fans doute , puis
qu'elles lui ont été adtefsecs par l'iaaocence
JANVIER. i7? oi 7t
& par le bon coeur. Nos Musiciens & Simphonistfs
qui avoient été invitez secrètement1,,
iè firent un meiite de les leconder. II y eusensuite
un petit régal » où l' enjouement ne nui
sit point à Immodestie, ni la modtíìie à l'enjouëment;
on chanta en panie diverses Cban»
Ions lur la naiflance du Dauphin j le bruit du -
Canon se mêla- au son des Instrumens & ì
l'harmonie des voix , 8c tout s'y paíla d'une
manière fi tendre & fi convenable > que je me
serois íait un reproche de ne vous en avoir
ras rendu cofnpte. Je n'âi plus , pour finir,
heureusement , qu'à ajouter ici le voeu gênerai
de tous nos Citoyens.» vous y soulcriuL de
bon coeur.
Grand Dieu , prene^ soin de la Mere ,
Conservez, nous £r l' Enfant & i* Pert i ;
Qtie pendant des siécles entiers >
lis règnent toiu les trois dans une paix pro
fonde : .
Vous les ave^donne^ pourdt bonheur du mondtì ■
Ghf'ils en joiiijfent Us, premiers.
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Résumé : RÉJOUISSANCES faites à Djon. Extrait d'une Lettre écrite de cette Ville.
Le texte relate les célébrations qui ont suivi une nouvelle importante annoncée le 7 septembre. Cette nouvelle fut accueillie avec enthousiasme, des salves d'artillerie et des cloches sonnèrent, et les habitants exprimèrent leur joie. Le Comte de Tavanes, commandant de la province, organisa des festivités dans son hôtel, décoré de symboles royaux et illuminé. Des feux d'artifice, des fontaines de vin, des bals et des danses furent organisés. Pendant les semaines suivantes, les réjouissances se poursuivirent avec des illuminations et des repas somptueux chez le Comte de Tavanes. Le Parlement, réuni après les vacances, organisa une cérémonie avec un Te Deum chanté par l'Abbé Bouhier. Les musiciens et les communautés ecclésiastiques participèrent également aux célébrations. Le dimanche suivant, des loges de verdure furent érigées, et les comédiens jouèrent gratuitement pour le peuple. Les festivités inclurent des illuminations, des feux d'artifice et des danses. Le Premier Président du Parlement organisa une fête solennelle avec illumination, concert, repas somptueux et distributions de nourriture au peuple. Le lendemain, un Te Deum fut chanté à la Sainte Chapelle, avec la participation du Parlement et des compagnies autorisées. Les Chevaliers de l'Arbalête organisèrent également une cérémonie avec un Te Deum et des illuminations. Les Jésuites, les Bouchers et d'autres corporations participèrent aux réjouissances avec des défilés, des musiques et des décorations. Le 14 septembre, une fête mémorable fut organisée par le Comte de Tavanes au jeu de l'Arquebuse. Le bâtiment fut décoré de symboles royaux et illuminé. Une cantate fut interprétée, suivie d'un feu d'artifice spectaculaire. Un souper somptueux fut servi avec une grande variété de mets et de boissons. Les festivités se poursuivirent avec des illuminations et des danses jusqu'au matin. Le texte décrit également les festivités organisées à Dijon en septembre 1730. Les événements commencèrent par une nuit de festivités somptueuses organisées par M. de Tavanes, avec des distributions de viande et des fontaines de vin dans divers endroits de la ville. Le lendemain, les Chevaliers du Jeu de l'Arquebuse accompagnèrent M. le Comte de Saulx aux Jacobins pour un Te Deum, suivi d'un grand repas dans un salon de verdure illuminé. Le 14 septembre, les Trésoriers de France célébrèrent leurs jeux et fêtes avec des musiciens d'élite. Le dimanche suivant, une procession générale du clergé séculier et régulier eut lieu, présidée par le Doyen de la Sainte-Chapelle, avec la participation du Parlement en robes rouges et de M. de Tavanes en habit de cérémonie. Les Chevaliers de l'Arc organisèrent des honneurs le lendemain, avec un Te Deum aux Cordeliers et un repas somptueux. La Chambre des Comptes choisit le 21 septembre pour sa cérémonie à la Sainte-Chapelle, décorée et illuminée de manière grandiose. Le 22 septembre, le Vicomte-Mayeur conduisit la magistrature au Te Deum de la ville, suivi d'un feu d'artifice spectaculaire à la Place Royale. La ville était entièrement illuminée, et un festin splendide fut servi à l'Hôtel de Ville, avec des salves et des symphonies en l'honneur du Roi, de la Reine, du Dauphin et du Duc. Le texte mentionne également les festivités organisées à Dijon en janvier 1730 pour célébrer la naissance du Dauphin. La ville était illuminée de manière somptueuse, avec des décorations de verdure, des terrines, des pots à feu et des fenêtres éclairées. La Place Royale et l'église Saint-Michel étaient particulièrement mises en valeur. La Place Saint-Étienne offrait également des spectacles, avec des distributions de pain et de vin, et un enfant habillé en Bacchus. Toute la ville se rassembla pour danser et célébrer jusqu'au matin. Les officiers de la milice bourgeoise organisèrent un Te Deum à l'église des Jacobins, suivis d'un jeu de l'arbalète illuminé. Les Bénédictins firent une procession et distribuèrent des aumônes aux pauvres. L'Université et les corps de métiers participèrent également aux cérémonies avec pompe et joie. M. de la Billiarderie, Intendant de Bourgogne, organisa une fête à la Maison Abbatiale de Saint-Bénigne.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 481-491
OBSERVATIONS sur deux Colomnes milliaires, adressées à M. D. L. R. par M. le Beuf, Chanoine d'Auxerre.
Début :
Comme je crois, Monsieur, que personne ne s'avise de soutenir que la [...]
Mots clefs :
Colonnes milliaires, Inscriptions, Monuments anciens, Carcassonne, Dijon, Antiquités, Épigraphie, Langres, Lyon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : OBSERVATIONS sur deux Colomnes milliaires, adressées à M. D. L. R. par M. le Beuf, Chanoine d'Auxerre.
OBSERVATIONS sur deux Colomnes
milliaires , adressées à M. D. L. R.
par M. le Benf, Chanoine d'Auxerre.
Co
Omme je crois , Monsieur , que personne
ne s'avise de soutenir. que la
Pierre trouvée proche Carcassonne , de
laquelle il est fait mention dans le Mercure
de Juin 1729. soit un reste de Colomne
milliaire , il seroit inutile d'ajoûter
de nouvelles raisons à celles qui ont été
produites dans ce Journal pour détruire
cette idée. Vous vous êtes servi de l'occasion
que vous a presentée l'Inscription
qui est gravée dessus , pour en publier
une qu'on lit sur une veritable Colonne
milliaire , située entre Langres et Dijon .
Je ne puis me persuader que vous ayez
crû que ce fût une nouvelle découverte,
dont il fût à propos d'instruire le Public
, aussi-tôt qu'elle est venue à votre
connoissance. Je me souviens fort bien
que lorsque je vous envoyai la Description
telle que je l'avois trouvée dans des
Mémoires écrits il y a plus de soixante.
ans , je ne prétendis pas que la Pierre sur
laquelle est gravée cette Inscription , cût
été inconnue jusqu'alors , et vous entrâtes
482 MERCURE DE FRANCE
tes fort bien dans ma pensée, lorsque vous
marquâtes dans votre Journal que
l'Inscription
dont il s'agit avoit été découverte
il y a du temps.
&
Quelques Lecteurs auront , sans doute,
reconnu que par cette époque , j'ai eû
intention de remonter plus haut que la
découverte de la même Inscription , qui
› est annoncée dans les Memoires de Trévoux
de l'an 1703. puisque là copie que
je vous ai envoyée avoit été écrite dès
l'an 1662. Bien plus , je vous avouerai ,
qu'ayant recouru au vaste Recueil de
Gruter , j'y ai trouvé la même Inscrip
tion quant au fond. Ainsi toute l'utilité
qui revient au Public de la part que vous
lui avez faite de l'Inscription de la Colomne
située proche Sacquenay , consiste
à sçavoir que differens Lecteurs l'ont prise
differemment sur les lieux , selon qu'il
étoient plus ou moins au fait de déchiffrer
ces sortes de Monumens exposez aux injures
de l'air depuis tant de siecles.
Il s'agit présentement de décider qui!
sont ceux qui ont lû plus exactement ce
que contient cette Inscription . Gruter l'a
publiée il y a plus d'un siecle , sur les Memoires
de Roussat , mais d'une maniere
si visiblement dépravée , et pleine de tant
de fautes , qu'on ne peut presquen en inferer
autre chose , sinon qu'elle est de
l'EmMARS.
17310 483
l'Empereur Claude , et qu'elle désigne un
éloignement de Langres de vingt- deux
mille pas . Il s'explique encore très-mal ,
lorsqu'il dit qu'elle étoit à Langres , puisqu'il
est absurde de penser qu'un Monument
dressé pour marquer une distance
de plusieurs lieues de cette Ville , fût
placé dans la Ville même d'où se prend
cette distance .
Il faut , sans doute , entendre cette position
de la Colomne en question , de la
même maniere qu'on entend ce que le
même Gruter dit de celle de Solaize, lorsqu'il
marque qu'elle est à Vienne , ( a )
quoiqu'elle en soit à deux bonnes lieuës.
Gruter écrivant hors du Royaume , ne
s'est pas toûjours picqué de parler avec
l'exactitude et la précision convenable
des Inscriptions qui y sont renfermées.
Au reste il est bon et utile que de temps
en temps les mêmes Inscriptions reparoissent
, afin qu'on puisse dans la suite
en développer le contenu avec plus de
certitude , et de parvenir à en donner
une explication qui ne souffre plus de difficulté.
Pour vous épargner la peine de recourir
à Gruter , aux Memoires de Trévoux
, et même à la copie faite sur ce que
le Pere Chifflet a dicté en 1662. je les
représenterai ici telles qu'elles sont imprimées
.
(a ) Page 188.
484 MERCURE DE FRANCE .
Gruter , page 153 .
TI CLAVD DRVSI F.
CAESAR AVG GER
MANIC. T NI XXX
TRIB. POTEST III P M
III P. P. COS. IX.. E
I ... SICNS ... IIII
AND . M. P. XXII.
Copie du Pere Chifflet.
TI. CLAVD. DRVSI F.
CAESAR AVG GER
MANIC. PONT. MAX.
TRIB. POTEST III IMP.
I Р. P. COS. III. DE
SIGN IIII
AND. M. P. XXII.
Memoires de Trévoux , 1703. page 1647 .
TI. CLAVD DRVSI F.
CAESAR AVG. GER
MANIC. PONT. MAX
TRIB. POTEST II. IMP.
III. P. P. COS. II DE
SIGNAT III.
AND. M. P. XXII.
Je suis persuadé , Monsieur , qu'avec
d'attention sur ces trois copies,
un peu on
MARS. 1731. 485
on sera convaincu que c'est la même Inscription
prise differemment differens
par
Lecteurs ; et que comme les Mémoires de
Trévoux, et la Copie du P.Chifflet, ne sont
pas censez citer une autre Inscription ,
que celle du Village de Saquenay , quoiqu'il
y ait de la variation dans les dates ,
celle aussi qu'on trouve dans Gruter n'appartient
pas non - plus à une autre Cofomne
milliaire , et que c'est celle du même
Village . Le nombre égal de sept lignes ,
partagées d'une maniere toute semblable ,
joint à la cotte du milliaire , qui est la
même par tout , est , ce me semble , une
démonstration suffisante de cette identité.
Il est visible que dans Gruter la fin de
la troisième , quatrième et cinquiéme lignes,
et toute la sixième, sont plutôt ébauchées
par des gens qui ont deviné comme
ils ont pû , que bien représentées dans
le style ordinaire ; et ainsi les differences
qu'on y trouve n'établissant rien de solide
, on doit les expliquer par les copies
prises posterieurement.
Il ne resteroit plus qu'à sçavoir qui a
le mieux lû les chiffres du Tribunat dé
Claude , ceux du Consulat et de la désignation
, ou le Pere Chifflet en 166 2. ou
M. Moreau de Montour en 1703. mais on
peut en toute sûreté se reposer sur l'exacritude
de cet habile Académicien , sup-
D posé
46 MERCURE DE FRANCE
posé que ce soit de ses propres yeux qu'il
ait vû la Colomne dont je parle , et non
par les yeux d'autrui . J'ajoûterai seulement
à ce qu'il a écrit sur ce Monument,
les dimensions qu'un de vos amis , à qui
vous avez recommandé la chose , en est
allé prendre sur les lieux , et qu'il m'a
communiquées. La base de cette Colomne
sort de terre environ la hauteur de deux
pieds , et la largeur de la même base est
à peu près égale. La Colomne a en ellemême
six à sept pieds de hauteur et cinq
à six pieds de circonference ; desorte que
d'élevation de tout ce qui paroît hors de
terre est de huit à neuf pieds. Au reste
si quelque Antiquaire a encore des doutes
sur cette Inscription , à cause des variantes
qui paroissent , il peut se contenter
et aller l'éxaminer lui- même dans le
Pays où elle se trouve.
J'invite aussi à faire la même démar•
che , à l'égard de la Colomne milliaire de
Solaize , tous ceux qui ne voudroient pas
ajoûter foi à ce que je suis en état de vous.
en dire. Je l'ai examinée assez long- tems
et avec assez d'attention , pour pouvoir
en parler sçavamment. L'Inscription de
cette Colomne , quoique très-bien conservée
, et très - lisible , à souffert aussi
beaucoup de variantes . Gruter la donne
dans une distribution de lignes toute differente
MARS. 1731. 487
ferente de ce qu'elle est. Outre cela il
obmet le chiffre du milliaire qui est VII.
et il prend les deux lettres P. P. significatives
de Pater Patria , pour toute autre
chose que ce qu'elles désignent. Le
Pere du Bois , Celestin , qui a recueilli
les Inscriptions du Pays Viennois et des
environs, autant qu'il lui a été possible, se
trompe aussi beaucoup sur les derniers caracteres
de cette Inscription , lorsqu'il
la fait finir ainsi : COS II ROM .
J'ajoûterai à tout cela que l'inexactitude
de Gruter a été suivie par quelques Modernes
, et c'est ce qu'il est important
d'observer. Ces derniers ne s'étant pas
donné la peine de recourir à l'Original,
se sont crûs assez autorisez pour conclure
que la fin de cette Inscription signifioit
REFECIT, supposant que Gruter avoit
été fidelement instruit de ce qu'elle contenoit,
et qu'il en falloit juger comme de
celle d'une autre Colomne milliaire qu'on
dit être à Montpellier. Pour moi qui
m'en suis défié , je n'ai pas manqué , en
revenant de Vienne l'année derniere , au
mois d'Octobre , de quitter la route nouvelle
, qui passe à Saint Saphorin d'Ozon ,
pour rentrer dans l'ancienne route militaire
à Solaire , qui n'en est éloigné que
d'un quart de lieuë , à main gauche , et
y ayant trouvé sur le bord de ce grand
Dij chemin
488 MERCURE DE FRANCE
chemin la Colomne dont je vous parle
voici les remarques que j'y ai faites.
- Elle est assise sur quatre degrés de pierre
qui forment autant de cercles . Le chemin
le plus droit , auprès duquel elle est,
conduit à Lyon , l'autre mene au Village
même de Solaize. Sa hauteur , compris la
base et le chapiteau , est de neuf à dix
pieds , et ce chapiteau est surmonté d'une
Croix , qu'on voit bien avoir été mise
là après coup , et apparament pour
contribuer à la conservation du Monument.
Cela n'a pas cependant empêché
que quelques Paysans n'ayent jetté des
pierres contre cette Colomne , ensorte
que les deux premieres lettres de la premiere
ligne et les deux premieres de la
quatrième en ont été un peu défigurées ,
mais elles sont encore suffisament lisibles
; et voici l'arrangement dans lequel
les lignes qui la compsent sont conçuës :
TI. CLAVDIVS DRUSI F.
CAESAR AVGVST.
GERMANICVS
PONT. MAX. TR. POT. III.
IMP. III COS III. P. P.
VII.
Je puis vous protester qu'il n'y a pas
autre chose , et que j'ai pris tout le soin
possible
MARS. 1731. 489
possible pour m'assurer de la yeritable
lecture de cette Inscription . Le RE , que
quelques Sçavans prétendent finir la derniere
ligne , n'y est aucunement. Au lieu
de cela le double P. y est très-visible ;
et pour conclusion , on y voit d'un caractere
un peu plus gros le nombre Romain
VII. qui marque qu'en cet endroit
finit le septiéme milliaire de Vienne à
Lyon. En effet Inscription de la Colomne
est tournée du côté de Vienne , et
elle fait face à ceux qui montent la perite
Montagne , sur laquelle est situé le
Village. Ce septième milliaire fait la moitié
du chemin d'entre les deux grandes
Villes ; et sans doute que c'est parce qu'on
se reposoit en cet endroit, et que les Troupes
y faisoient alte , qu'on l'a appellé Selatium
, et depuis Solaize , en langage vulgaire
, formé sur le Latin.
J'eus l'obligation à M. Baudrand , digne
Curé de la Paroisse , cousin du celebre
Géographe de ce nom , de m'avoir
conduit lui- même dans le lieu de son territoire
où cette Colomne est érigée. On
ne connoît aucunement dans ce Village
la Maison des Bernardins , dans laquelle
le Pere du Bois assuroit en 1605. qu'on
la voyoit. M. le Curé me fit voir aussi
à quelques pas au- dessous de cette Colomine
les restes d'un Canal fait d'une
D iij matiere
490 MERCURE DE FRANCE
matiere qu'on appelle du Bleton , dans le
Pays, et qui n'est que du gravier détrempé
avec de la Chaux. Je ne puis vous
marquer ce que le Pere Ménetrier a dit
de cette Inscription de Solaize dans son
Histoire Consulaire de Lyon. C'est un
Livre qui manque dans nos cantons. J'aime
mieux , au reste , avoir vû par moi-même
l'Original , que beaucoup de copies infideles
, sur lesquelles on ne peut compter
, comme sur celle que j'ai l'honneur
de vous envoyer.
J'ai vu cette année dans un Jardin situé
derriere l'Eglise de l'Abbaye de S. Medard
de Soissons , l'Inscription rapportée
par Dom Martenne , dans son second
Voyage Litteraire , page 18. C'est aussi
une de ces Colomnes milliaires , quoique
le terme de mille ni la lettre initiale ne
s'y trouvent pas ; mais elle n'est pas du
Regne de l'Empereur Claude. Comme
l'injure du temps en a rendu les caracteres
difficiles à suivre , je n'ai pû verifier
les copies qui en ont été faites. Mais pour
le sûr , le mot Leuga , y est employé.
Je vous ai avoué franchement que je
crois qu'il faut abandonner toute idée de
Colomne milliaire à l'égard de la Colomne
de Carcassonne. C'est par où j'ai commencé
cette Lettre. Permettez , en la finissant
, que je revienne à ce qui a été
observé
MARS. 1731. 451
observé sur la Lettre de M. de Murat ,
Juge- Mage de cette Ville , et que je vous
fasse faire attention qu'il y a un exemple
de trop parmi ceux qu'on a apportés à dessein
de prouver que souvent un même
homme avoit un double nom , dont l'un
étoit le dérivé ou le diminutif de l'autre ,
et d'en conclure que le même Prince avoit
pû s'appeller Numerius- Numerianus. C'est
la citation qu'on fait du Martyrologe Romain
au 31 , May. On dit que Cantius et
Cantianus , sont les deux noms d'un même
homme ; mais on l'avance gratis et
contre la foi de l'Histoire. Les Actes que
Dom Mabillon a donné de ces saints Martyrs
à la fin de son Livre de la Liturgie.
Gallicane, sur un Manuscrit deM.Obrecht,
et le Sermon de S. Maxime de Turin ,
font trois personnes de Cantus Cantianus
et Cantianitta S. Maxime dit : Quam benè
et jucundè tres Martyres uno penè vocabulo
nuncupantur ! Les Actes disent : Advenerunt
tres Germani ex urbe Româ , &c. Voilà
qui me paroît décisif. Je suis , &c.
Ce 18. Octobre 1730 .
milliaires , adressées à M. D. L. R.
par M. le Benf, Chanoine d'Auxerre.
Co
Omme je crois , Monsieur , que personne
ne s'avise de soutenir. que la
Pierre trouvée proche Carcassonne , de
laquelle il est fait mention dans le Mercure
de Juin 1729. soit un reste de Colomne
milliaire , il seroit inutile d'ajoûter
de nouvelles raisons à celles qui ont été
produites dans ce Journal pour détruire
cette idée. Vous vous êtes servi de l'occasion
que vous a presentée l'Inscription
qui est gravée dessus , pour en publier
une qu'on lit sur une veritable Colonne
milliaire , située entre Langres et Dijon .
Je ne puis me persuader que vous ayez
crû que ce fût une nouvelle découverte,
dont il fût à propos d'instruire le Public
, aussi-tôt qu'elle est venue à votre
connoissance. Je me souviens fort bien
que lorsque je vous envoyai la Description
telle que je l'avois trouvée dans des
Mémoires écrits il y a plus de soixante.
ans , je ne prétendis pas que la Pierre sur
laquelle est gravée cette Inscription , cût
été inconnue jusqu'alors , et vous entrâtes
482 MERCURE DE FRANCE
tes fort bien dans ma pensée, lorsque vous
marquâtes dans votre Journal que
l'Inscription
dont il s'agit avoit été découverte
il y a du temps.
&
Quelques Lecteurs auront , sans doute,
reconnu que par cette époque , j'ai eû
intention de remonter plus haut que la
découverte de la même Inscription , qui
› est annoncée dans les Memoires de Trévoux
de l'an 1703. puisque là copie que
je vous ai envoyée avoit été écrite dès
l'an 1662. Bien plus , je vous avouerai ,
qu'ayant recouru au vaste Recueil de
Gruter , j'y ai trouvé la même Inscrip
tion quant au fond. Ainsi toute l'utilité
qui revient au Public de la part que vous
lui avez faite de l'Inscription de la Colomne
située proche Sacquenay , consiste
à sçavoir que differens Lecteurs l'ont prise
differemment sur les lieux , selon qu'il
étoient plus ou moins au fait de déchiffrer
ces sortes de Monumens exposez aux injures
de l'air depuis tant de siecles.
Il s'agit présentement de décider qui!
sont ceux qui ont lû plus exactement ce
que contient cette Inscription . Gruter l'a
publiée il y a plus d'un siecle , sur les Memoires
de Roussat , mais d'une maniere
si visiblement dépravée , et pleine de tant
de fautes , qu'on ne peut presquen en inferer
autre chose , sinon qu'elle est de
l'EmMARS.
17310 483
l'Empereur Claude , et qu'elle désigne un
éloignement de Langres de vingt- deux
mille pas . Il s'explique encore très-mal ,
lorsqu'il dit qu'elle étoit à Langres , puisqu'il
est absurde de penser qu'un Monument
dressé pour marquer une distance
de plusieurs lieues de cette Ville , fût
placé dans la Ville même d'où se prend
cette distance .
Il faut , sans doute , entendre cette position
de la Colomne en question , de la
même maniere qu'on entend ce que le
même Gruter dit de celle de Solaize, lorsqu'il
marque qu'elle est à Vienne , ( a )
quoiqu'elle en soit à deux bonnes lieuës.
Gruter écrivant hors du Royaume , ne
s'est pas toûjours picqué de parler avec
l'exactitude et la précision convenable
des Inscriptions qui y sont renfermées.
Au reste il est bon et utile que de temps
en temps les mêmes Inscriptions reparoissent
, afin qu'on puisse dans la suite
en développer le contenu avec plus de
certitude , et de parvenir à en donner
une explication qui ne souffre plus de difficulté.
Pour vous épargner la peine de recourir
à Gruter , aux Memoires de Trévoux
, et même à la copie faite sur ce que
le Pere Chifflet a dicté en 1662. je les
représenterai ici telles qu'elles sont imprimées
.
(a ) Page 188.
484 MERCURE DE FRANCE .
Gruter , page 153 .
TI CLAVD DRVSI F.
CAESAR AVG GER
MANIC. T NI XXX
TRIB. POTEST III P M
III P. P. COS. IX.. E
I ... SICNS ... IIII
AND . M. P. XXII.
Copie du Pere Chifflet.
TI. CLAVD. DRVSI F.
CAESAR AVG GER
MANIC. PONT. MAX.
TRIB. POTEST III IMP.
I Р. P. COS. III. DE
SIGN IIII
AND. M. P. XXII.
Memoires de Trévoux , 1703. page 1647 .
TI. CLAVD DRVSI F.
CAESAR AVG. GER
MANIC. PONT. MAX
TRIB. POTEST II. IMP.
III. P. P. COS. II DE
SIGNAT III.
AND. M. P. XXII.
Je suis persuadé , Monsieur , qu'avec
d'attention sur ces trois copies,
un peu on
MARS. 1731. 485
on sera convaincu que c'est la même Inscription
prise differemment differens
par
Lecteurs ; et que comme les Mémoires de
Trévoux, et la Copie du P.Chifflet, ne sont
pas censez citer une autre Inscription ,
que celle du Village de Saquenay , quoiqu'il
y ait de la variation dans les dates ,
celle aussi qu'on trouve dans Gruter n'appartient
pas non - plus à une autre Cofomne
milliaire , et que c'est celle du même
Village . Le nombre égal de sept lignes ,
partagées d'une maniere toute semblable ,
joint à la cotte du milliaire , qui est la
même par tout , est , ce me semble , une
démonstration suffisante de cette identité.
Il est visible que dans Gruter la fin de
la troisième , quatrième et cinquiéme lignes,
et toute la sixième, sont plutôt ébauchées
par des gens qui ont deviné comme
ils ont pû , que bien représentées dans
le style ordinaire ; et ainsi les differences
qu'on y trouve n'établissant rien de solide
, on doit les expliquer par les copies
prises posterieurement.
Il ne resteroit plus qu'à sçavoir qui a
le mieux lû les chiffres du Tribunat dé
Claude , ceux du Consulat et de la désignation
, ou le Pere Chifflet en 166 2. ou
M. Moreau de Montour en 1703. mais on
peut en toute sûreté se reposer sur l'exacritude
de cet habile Académicien , sup-
D posé
46 MERCURE DE FRANCE
posé que ce soit de ses propres yeux qu'il
ait vû la Colomne dont je parle , et non
par les yeux d'autrui . J'ajoûterai seulement
à ce qu'il a écrit sur ce Monument,
les dimensions qu'un de vos amis , à qui
vous avez recommandé la chose , en est
allé prendre sur les lieux , et qu'il m'a
communiquées. La base de cette Colomne
sort de terre environ la hauteur de deux
pieds , et la largeur de la même base est
à peu près égale. La Colomne a en ellemême
six à sept pieds de hauteur et cinq
à six pieds de circonference ; desorte que
d'élevation de tout ce qui paroît hors de
terre est de huit à neuf pieds. Au reste
si quelque Antiquaire a encore des doutes
sur cette Inscription , à cause des variantes
qui paroissent , il peut se contenter
et aller l'éxaminer lui- même dans le
Pays où elle se trouve.
J'invite aussi à faire la même démar•
che , à l'égard de la Colomne milliaire de
Solaize , tous ceux qui ne voudroient pas
ajoûter foi à ce que je suis en état de vous.
en dire. Je l'ai examinée assez long- tems
et avec assez d'attention , pour pouvoir
en parler sçavamment. L'Inscription de
cette Colomne , quoique très-bien conservée
, et très - lisible , à souffert aussi
beaucoup de variantes . Gruter la donne
dans une distribution de lignes toute differente
MARS. 1731. 487
ferente de ce qu'elle est. Outre cela il
obmet le chiffre du milliaire qui est VII.
et il prend les deux lettres P. P. significatives
de Pater Patria , pour toute autre
chose que ce qu'elles désignent. Le
Pere du Bois , Celestin , qui a recueilli
les Inscriptions du Pays Viennois et des
environs, autant qu'il lui a été possible, se
trompe aussi beaucoup sur les derniers caracteres
de cette Inscription , lorsqu'il
la fait finir ainsi : COS II ROM .
J'ajoûterai à tout cela que l'inexactitude
de Gruter a été suivie par quelques Modernes
, et c'est ce qu'il est important
d'observer. Ces derniers ne s'étant pas
donné la peine de recourir à l'Original,
se sont crûs assez autorisez pour conclure
que la fin de cette Inscription signifioit
REFECIT, supposant que Gruter avoit
été fidelement instruit de ce qu'elle contenoit,
et qu'il en falloit juger comme de
celle d'une autre Colomne milliaire qu'on
dit être à Montpellier. Pour moi qui
m'en suis défié , je n'ai pas manqué , en
revenant de Vienne l'année derniere , au
mois d'Octobre , de quitter la route nouvelle
, qui passe à Saint Saphorin d'Ozon ,
pour rentrer dans l'ancienne route militaire
à Solaire , qui n'en est éloigné que
d'un quart de lieuë , à main gauche , et
y ayant trouvé sur le bord de ce grand
Dij chemin
488 MERCURE DE FRANCE
chemin la Colomne dont je vous parle
voici les remarques que j'y ai faites.
- Elle est assise sur quatre degrés de pierre
qui forment autant de cercles . Le chemin
le plus droit , auprès duquel elle est,
conduit à Lyon , l'autre mene au Village
même de Solaize. Sa hauteur , compris la
base et le chapiteau , est de neuf à dix
pieds , et ce chapiteau est surmonté d'une
Croix , qu'on voit bien avoir été mise
là après coup , et apparament pour
contribuer à la conservation du Monument.
Cela n'a pas cependant empêché
que quelques Paysans n'ayent jetté des
pierres contre cette Colomne , ensorte
que les deux premieres lettres de la premiere
ligne et les deux premieres de la
quatrième en ont été un peu défigurées ,
mais elles sont encore suffisament lisibles
; et voici l'arrangement dans lequel
les lignes qui la compsent sont conçuës :
TI. CLAVDIVS DRUSI F.
CAESAR AVGVST.
GERMANICVS
PONT. MAX. TR. POT. III.
IMP. III COS III. P. P.
VII.
Je puis vous protester qu'il n'y a pas
autre chose , et que j'ai pris tout le soin
possible
MARS. 1731. 489
possible pour m'assurer de la yeritable
lecture de cette Inscription . Le RE , que
quelques Sçavans prétendent finir la derniere
ligne , n'y est aucunement. Au lieu
de cela le double P. y est très-visible ;
et pour conclusion , on y voit d'un caractere
un peu plus gros le nombre Romain
VII. qui marque qu'en cet endroit
finit le septiéme milliaire de Vienne à
Lyon. En effet Inscription de la Colomne
est tournée du côté de Vienne , et
elle fait face à ceux qui montent la perite
Montagne , sur laquelle est situé le
Village. Ce septième milliaire fait la moitié
du chemin d'entre les deux grandes
Villes ; et sans doute que c'est parce qu'on
se reposoit en cet endroit, et que les Troupes
y faisoient alte , qu'on l'a appellé Selatium
, et depuis Solaize , en langage vulgaire
, formé sur le Latin.
J'eus l'obligation à M. Baudrand , digne
Curé de la Paroisse , cousin du celebre
Géographe de ce nom , de m'avoir
conduit lui- même dans le lieu de son territoire
où cette Colomne est érigée. On
ne connoît aucunement dans ce Village
la Maison des Bernardins , dans laquelle
le Pere du Bois assuroit en 1605. qu'on
la voyoit. M. le Curé me fit voir aussi
à quelques pas au- dessous de cette Colomine
les restes d'un Canal fait d'une
D iij matiere
490 MERCURE DE FRANCE
matiere qu'on appelle du Bleton , dans le
Pays, et qui n'est que du gravier détrempé
avec de la Chaux. Je ne puis vous
marquer ce que le Pere Ménetrier a dit
de cette Inscription de Solaize dans son
Histoire Consulaire de Lyon. C'est un
Livre qui manque dans nos cantons. J'aime
mieux , au reste , avoir vû par moi-même
l'Original , que beaucoup de copies infideles
, sur lesquelles on ne peut compter
, comme sur celle que j'ai l'honneur
de vous envoyer.
J'ai vu cette année dans un Jardin situé
derriere l'Eglise de l'Abbaye de S. Medard
de Soissons , l'Inscription rapportée
par Dom Martenne , dans son second
Voyage Litteraire , page 18. C'est aussi
une de ces Colomnes milliaires , quoique
le terme de mille ni la lettre initiale ne
s'y trouvent pas ; mais elle n'est pas du
Regne de l'Empereur Claude. Comme
l'injure du temps en a rendu les caracteres
difficiles à suivre , je n'ai pû verifier
les copies qui en ont été faites. Mais pour
le sûr , le mot Leuga , y est employé.
Je vous ai avoué franchement que je
crois qu'il faut abandonner toute idée de
Colomne milliaire à l'égard de la Colomne
de Carcassonne. C'est par où j'ai commencé
cette Lettre. Permettez , en la finissant
, que je revienne à ce qui a été
observé
MARS. 1731. 451
observé sur la Lettre de M. de Murat ,
Juge- Mage de cette Ville , et que je vous
fasse faire attention qu'il y a un exemple
de trop parmi ceux qu'on a apportés à dessein
de prouver que souvent un même
homme avoit un double nom , dont l'un
étoit le dérivé ou le diminutif de l'autre ,
et d'en conclure que le même Prince avoit
pû s'appeller Numerius- Numerianus. C'est
la citation qu'on fait du Martyrologe Romain
au 31 , May. On dit que Cantius et
Cantianus , sont les deux noms d'un même
homme ; mais on l'avance gratis et
contre la foi de l'Histoire. Les Actes que
Dom Mabillon a donné de ces saints Martyrs
à la fin de son Livre de la Liturgie.
Gallicane, sur un Manuscrit deM.Obrecht,
et le Sermon de S. Maxime de Turin ,
font trois personnes de Cantus Cantianus
et Cantianitta S. Maxime dit : Quam benè
et jucundè tres Martyres uno penè vocabulo
nuncupantur ! Les Actes disent : Advenerunt
tres Germani ex urbe Româ , &c. Voilà
qui me paroît décisif. Je suis , &c.
Ce 18. Octobre 1730 .
Fermer
Résumé : OBSERVATIONS sur deux Colomnes milliaires, adressées à M. D. L. R. par M. le Beuf, Chanoine d'Auxerre.
La lettre de M. le Bénf, Chanoine d'Auxerre, adressée à M. D. L. R., traite de deux colonnes milliaires. L'auteur conteste l'affirmation selon laquelle une pierre découverte près de Carcassonne serait une colonne milliaire, jugeant les arguments du Mercure de juin 1729 suffisants pour réfuter cette idée. Il évoque une colonne milliaire située entre Langres et Dijon, connue depuis plus de soixante ans et publiée dans les Mémoires de Trévoux en 1703. Plusieurs copies de l'inscription de cette colonne existent, notamment dans le recueil de Gruter, mais elles contiennent des erreurs. L'auteur compare différentes versions de l'inscription, soulignant les variations et les erreurs de lecture. La lettre mentionne également une colonne milliaire à Solaize, près de Vienne, en décrivant son état et son inscription. L'auteur critique les inexactitudes de Gruter et d'autres auteurs modernes qui n'ont pas consulté l'original. Il conclut en réfutant à nouveau l'idée que la colonne de Carcassonne soit milliaire et en discutant des noms des saints martyrs Cantius et Cantianus.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
6
p. 2261-2266
Nouvel Evêque de Dijon, et Mandement &c. [titre d'après la table]
Début :
M. Jean Bouhier, nouvel Evêque de Dijon, fût sacré le Dimanche 16. de ce [...]
Mots clefs :
Évêque, Dijon, Érection, Église collégiale de Saint-Étienne, Chantre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvel Evêque de Dijon, et Mandement &c. [titre d'après la table]
M. Jean Bouhier , nouvel Evêque de
Dijon , fût sacré le Dimanche 16. de ce
mois , par M. l'Archevêque de Paris dans
la Chapelle de l'Archevêché , assisté des
Ev. de S. Papoul et de Tarbes. Il prêta
serment le 23. enrre les mains de S. M.
Le Roi avoit demandé au Pape l'érection
de cet Evêché , dès l'année 1723
et y avoit nommé le même Abbé Bouhier
, qui étoit Doyen de la Sainte Chapelle
de Dijon . On a établi le Siege de
cet Evêché dans l'Eglise Collegiale de
S. Etienne de la même Ville ; et on lui a
donné pour revenu les Manses Abba◄
tiales de S. Etienne et de Bese. "
Il s'est fait presqu'en même temps un
autre établissement d'un autre genre dans
la même Province de Bourgogne ; c'est
l'érection d'un Chapitre dans l'Eglise
Prieurale Nôtre Dame de la Ville de
Semur, Capitale du Pays d'Auxois , Dio-
-
cèse
2262 MERCURE DE FRANCE
cèse d'Autun comme cette Eglise est
de Fondation Royale , et magnifiquement
bâtie , le Roy en fit solliciter à
Rome dès 1724. la sécularisation , et l'érection
en Collegiale. Le Pape accorda la
demande du Roy , au mois de Septembre
de l'année passée ; et il en a fait expédier
la Bulle le mois de Juin dernier.
Ce Chapitre doit être composé d'une
Dignité de Doyen , d'un Personnat de
Chantre , et de dix autres Prebendes Canoniales
simples. Le Roy par son Brevet
du 12. Octobre 1724. pour contribuer
à la Dotation de ce nouveau Chapitre
, a consenti à l'union du Prieuré de
Bar , qui étoit de sa nomination , dans
le même Diocèse d'Autun , à ladite Eglise
, en se reservant la disposition du Personnat
de Chantre avec sa Prébende
Canoniale , et de trois autres Prebendes .
Canoniales simples dont Sa Majesté
vient de disposer pour la premiere fois.
Le Prieur de cette Eglise , D. N. Maurel,
est fait par la Bulle , Doyen de ce nouveau
Chapitre.
>
Voici le Mandement du Vicaire Général
de Dijon , pour faire des Prieres &c.
A
.
NTOINE Bernard Gagne , Prêtre , Docteur
en Théologie , Doyen de l'Eglise Cathédrale
de S. Etienne de Dijon , Vicaire Général
SEPTEMBRE. 1731. 2263
ral et Official de Monseigneur l'Illustrissime et
Révérendissime Jean Bouhier , premier Evêque
de Dijon ; Au Clergé Séculier et Régulier , et à
tous les Fidéles de ce nouveau Diocèse : Salut en
J. C. Nôtre-Seigneur .
C'est Dieu , Mes très - chers Freres , qui donne
dans sa Miséricorde des Evêques selon son
coeur , pour dispenser le Pain de vie et la Science
du Salut ? C'est lui qui disposant des Thrones
et des Couronnes , place de sa main sur les premiers
Siéges de l'Eglise ceux qu'il destine à cons
duire et à juger les Tribus d'Israël ; c'est sur
eux que le Prince des Pasteurs se répose de la sû
reté de son Troupeau ; ils sont le sel de la Terre
qui n'éprouve point la corruption , mais qui
en garantit ; la lumiere du monde qui ne s'éteint
point , mais qui forme le beau jour de la Foi
au milieu des ténébres de ce siècle , des Anges
Tutelaires , des Esprits agissans , occupez de la
sollicitude des Eglises. Le don d'un bon Pasteur,
d'un Saint Evêque , est le plus riche present de
la magnificence du Seigneur , et la marque la
plus sensible de sa protection sur un Peuple qu'il
veut favoriser ; elle va vous éclairer , Mes Freres
, cette lumiere brillante , cette grace qui sera
la source des bienfaits les plus signalez . Eglise
naissante , vous êtes sur le point d'éprouver les
complaisances de vôtre céleste Epoux ; il vous
réservoit dans ses trésors un Evêque formé pour
vous , comme vous venez d'être formés pour
lui. Pontife pris d'entre vous il est établi
pour
vous auprès de Dieu , en tout ce qui regarde son
culte et la sanctification de vos ames il est le
premier qui se presente à vous avec le titre et là
tendresse d'un Pere ; puissiez - vous être reçûs
les premiers dans son sein avec l'amour et la do→
>
cilité
2264 MERCURE DE FRANCE
>
cilité des Enfans ! Oüy , Mes Freres , nous le
répetons avec une sainte joye , élevé qu'il est à
l'Episcopat,par le choix d'un Roy plein de sagesse
et de zele pour la Religion , qui s'est rendu sensible
à nos voeux empressez et à nos justes désirs ;
il est donné pour Peré à la Patrie dont il tient
la naissance il en a fait la gloire et l'honneur
dans les Dignitez qu'il a remplies ; il en va être
l'édification et la félicité dans les travaux de l'Apostolat
, qu'il entreprend pour elle ; mais pour
consacrer par l'esprit de J. C. des sentimens fondez
dans la Nature , et si justement meritez ; au
même jour que nôtre Prélat doit s'incliner sous
la main des Pontifes pour recevoir l'Onction sacrée
, et la plénitude du Sacerdoce , prosternonsnous
devant la Majesté toute- puissante , afin
qu'elle répande sur lui les abondantes effusions
de sa Grace. Que les cris du Troupeau soient
portez avec les voeux du Pasteur jusqu'au Trône
suprême ! Que la fumée de l'Encens et l'odeur
du Sacrifice s'élevent de l'Autel , et pénétrent les
Cieux , pour attirer les dons qui font les saints
Evêques , et les benedictions du Chef qui se répandent
sur le corps auquel il préside ! Enfin
mettons-nous en état par les dispositions de nos
coeurs , et par la ferveur de nos Prieres , de voir
renouveller parmi nous ce qui se passa lorsque
le Grand-Prêtre parût pour la premiere fois dans
le Tabernacle avec l'éclat et la splendeur du
Vêtement Sacré , tel ,dit l'Ecriture , qu'il n'y en
avoit jamais eû de semblable en Majesté : Sie
pulchra non fuerunt antè ipsum talia ad originem.
Tout Israël étoit dans la terreur et le
respect autour du Tabernacle , où Moyse luymême
n'osoit entrer : Nec poterat Moyses ingredi
tectum foederis ; tandis que l'Huile sainte
>
couloit
SEPTEMBRE . 1731. 2265
:
couloit de la main du Prophête sur la tête du
Pontife Fundens super caput Aaron unxit
eum et consecravit , et que du haut des Cieux ,
le Seigneur applaudissoit par des miracles à
l'onction de son Christ et à la Religion de son
Peuple Operuit nubes Tabernaculum testimonii
, et gloria Domini implevit illud.
A ces Causes , après en avoir conféré avec nos
Vénérables Freres les Chanoines et Chapitre de
l'Eglise Cathédrale ; Nous ordonnons que le
Dimanche seize Septembre , jour fixé pour la
cérémonie du Sacre de Monseigneur l'Illustrissime
et Réverendissime Jean Bouhier , premier
Evêque de Dijon , le Très- Saint Sacrement sera
exposé au son de toutes les cloches dans toutes
les Eglises de la Ville , exemptes ou non exemptes
, depuis sept heures du matin jusqu'à six
heures du soir , et dans celles de la Campagne ,
pendant la Grand'Messe et les Vêpres seule
ment ; qu'on chantera pour l'exposition, Sa
lutaris Hostia , &c. puis le Ps. 131. Memento ,
Domine David. le . Elegit eum Dominus &c.
et l'Oraison pro electo Episcopo ; qu'à l'heure
convenable il sera célébré une Messe solemnelle
comme elle est marquée dans le Missel Romain ,
In Anniversario Electionis seu Consecrationis
Episcopi , avec mémoire du Dimanche , ce qui
sera observé dans toutes les Messes basses ; que le
soir pour la Benediction , on chantera l'Hymne
Pange lingua , le y. et l'Oraison du Très - Saint
Sacrement , le R. Posui adjutorium super Potentem
, avec le Gloria Patri &c. le . et l'Oraison
comme cy- dessus , Pro electo Episcopo ;
le Ps . xix. Exaudiat te Dominus , avec la Collecte
pour le Roy aprés la Benediction on
chantera le Te Deum , suivi de deux Oraisons de
K
?
la
2266 MERCURE DE FRANCE
la Sainte Trinité , et d'Actions de Graces au son
de toutes les Cloches , qui annonceront la veille
à midi et à sept heures du soir cette sainte Cé¬
rémonie.
Nous invitons tous les Fidéles de s'unir aux
Ministres du Sanctuaire , dans les voeux et sacrifices
qu'ils offriront , en se disposant eux - mêmes
pour participer en ce jour à la Divine Eucharistie
, qui est le lien sacré et le centre de l'u
nion du Pasteur au Troupeau.
Conservons , mes très-chers Freres une réconnoissance
éternelle , et un respect sincere
pour cette Roche précieuse dont nous avons été
taillez , la sainte Eglise de Langres qui nous a
enfantez et nourris en J. C. Eglise si vénerable .
par son antiquité , par ses titres par tant de
saints Evêques qui l'ont gouvernée , et par l'illustre
Prélat qui occupe aujourd'hui le Siege
Et sera nôtre present Mandement publié le
Dimanche , précedent aux Prônes des Paroisses
et affiché aux Portes des Eglises . Donné à Dijon,
sous nôtre seing , celui du Secretaire de Monsei
gneur l'Evêque , et le contrescel de ses armes
ce 6. Septembre 1731. Gagne Vicaire General.
Mathieu , Secretaire.
Dijon , fût sacré le Dimanche 16. de ce
mois , par M. l'Archevêque de Paris dans
la Chapelle de l'Archevêché , assisté des
Ev. de S. Papoul et de Tarbes. Il prêta
serment le 23. enrre les mains de S. M.
Le Roi avoit demandé au Pape l'érection
de cet Evêché , dès l'année 1723
et y avoit nommé le même Abbé Bouhier
, qui étoit Doyen de la Sainte Chapelle
de Dijon . On a établi le Siege de
cet Evêché dans l'Eglise Collegiale de
S. Etienne de la même Ville ; et on lui a
donné pour revenu les Manses Abba◄
tiales de S. Etienne et de Bese. "
Il s'est fait presqu'en même temps un
autre établissement d'un autre genre dans
la même Province de Bourgogne ; c'est
l'érection d'un Chapitre dans l'Eglise
Prieurale Nôtre Dame de la Ville de
Semur, Capitale du Pays d'Auxois , Dio-
-
cèse
2262 MERCURE DE FRANCE
cèse d'Autun comme cette Eglise est
de Fondation Royale , et magnifiquement
bâtie , le Roy en fit solliciter à
Rome dès 1724. la sécularisation , et l'érection
en Collegiale. Le Pape accorda la
demande du Roy , au mois de Septembre
de l'année passée ; et il en a fait expédier
la Bulle le mois de Juin dernier.
Ce Chapitre doit être composé d'une
Dignité de Doyen , d'un Personnat de
Chantre , et de dix autres Prebendes Canoniales
simples. Le Roy par son Brevet
du 12. Octobre 1724. pour contribuer
à la Dotation de ce nouveau Chapitre
, a consenti à l'union du Prieuré de
Bar , qui étoit de sa nomination , dans
le même Diocèse d'Autun , à ladite Eglise
, en se reservant la disposition du Personnat
de Chantre avec sa Prébende
Canoniale , et de trois autres Prebendes .
Canoniales simples dont Sa Majesté
vient de disposer pour la premiere fois.
Le Prieur de cette Eglise , D. N. Maurel,
est fait par la Bulle , Doyen de ce nouveau
Chapitre.
>
Voici le Mandement du Vicaire Général
de Dijon , pour faire des Prieres &c.
A
.
NTOINE Bernard Gagne , Prêtre , Docteur
en Théologie , Doyen de l'Eglise Cathédrale
de S. Etienne de Dijon , Vicaire Général
SEPTEMBRE. 1731. 2263
ral et Official de Monseigneur l'Illustrissime et
Révérendissime Jean Bouhier , premier Evêque
de Dijon ; Au Clergé Séculier et Régulier , et à
tous les Fidéles de ce nouveau Diocèse : Salut en
J. C. Nôtre-Seigneur .
C'est Dieu , Mes très - chers Freres , qui donne
dans sa Miséricorde des Evêques selon son
coeur , pour dispenser le Pain de vie et la Science
du Salut ? C'est lui qui disposant des Thrones
et des Couronnes , place de sa main sur les premiers
Siéges de l'Eglise ceux qu'il destine à cons
duire et à juger les Tribus d'Israël ; c'est sur
eux que le Prince des Pasteurs se répose de la sû
reté de son Troupeau ; ils sont le sel de la Terre
qui n'éprouve point la corruption , mais qui
en garantit ; la lumiere du monde qui ne s'éteint
point , mais qui forme le beau jour de la Foi
au milieu des ténébres de ce siècle , des Anges
Tutelaires , des Esprits agissans , occupez de la
sollicitude des Eglises. Le don d'un bon Pasteur,
d'un Saint Evêque , est le plus riche present de
la magnificence du Seigneur , et la marque la
plus sensible de sa protection sur un Peuple qu'il
veut favoriser ; elle va vous éclairer , Mes Freres
, cette lumiere brillante , cette grace qui sera
la source des bienfaits les plus signalez . Eglise
naissante , vous êtes sur le point d'éprouver les
complaisances de vôtre céleste Epoux ; il vous
réservoit dans ses trésors un Evêque formé pour
vous , comme vous venez d'être formés pour
lui. Pontife pris d'entre vous il est établi
pour
vous auprès de Dieu , en tout ce qui regarde son
culte et la sanctification de vos ames il est le
premier qui se presente à vous avec le titre et là
tendresse d'un Pere ; puissiez - vous être reçûs
les premiers dans son sein avec l'amour et la do→
>
cilité
2264 MERCURE DE FRANCE
>
cilité des Enfans ! Oüy , Mes Freres , nous le
répetons avec une sainte joye , élevé qu'il est à
l'Episcopat,par le choix d'un Roy plein de sagesse
et de zele pour la Religion , qui s'est rendu sensible
à nos voeux empressez et à nos justes désirs ;
il est donné pour Peré à la Patrie dont il tient
la naissance il en a fait la gloire et l'honneur
dans les Dignitez qu'il a remplies ; il en va être
l'édification et la félicité dans les travaux de l'Apostolat
, qu'il entreprend pour elle ; mais pour
consacrer par l'esprit de J. C. des sentimens fondez
dans la Nature , et si justement meritez ; au
même jour que nôtre Prélat doit s'incliner sous
la main des Pontifes pour recevoir l'Onction sacrée
, et la plénitude du Sacerdoce , prosternonsnous
devant la Majesté toute- puissante , afin
qu'elle répande sur lui les abondantes effusions
de sa Grace. Que les cris du Troupeau soient
portez avec les voeux du Pasteur jusqu'au Trône
suprême ! Que la fumée de l'Encens et l'odeur
du Sacrifice s'élevent de l'Autel , et pénétrent les
Cieux , pour attirer les dons qui font les saints
Evêques , et les benedictions du Chef qui se répandent
sur le corps auquel il préside ! Enfin
mettons-nous en état par les dispositions de nos
coeurs , et par la ferveur de nos Prieres , de voir
renouveller parmi nous ce qui se passa lorsque
le Grand-Prêtre parût pour la premiere fois dans
le Tabernacle avec l'éclat et la splendeur du
Vêtement Sacré , tel ,dit l'Ecriture , qu'il n'y en
avoit jamais eû de semblable en Majesté : Sie
pulchra non fuerunt antè ipsum talia ad originem.
Tout Israël étoit dans la terreur et le
respect autour du Tabernacle , où Moyse luymême
n'osoit entrer : Nec poterat Moyses ingredi
tectum foederis ; tandis que l'Huile sainte
>
couloit
SEPTEMBRE . 1731. 2265
:
couloit de la main du Prophête sur la tête du
Pontife Fundens super caput Aaron unxit
eum et consecravit , et que du haut des Cieux ,
le Seigneur applaudissoit par des miracles à
l'onction de son Christ et à la Religion de son
Peuple Operuit nubes Tabernaculum testimonii
, et gloria Domini implevit illud.
A ces Causes , après en avoir conféré avec nos
Vénérables Freres les Chanoines et Chapitre de
l'Eglise Cathédrale ; Nous ordonnons que le
Dimanche seize Septembre , jour fixé pour la
cérémonie du Sacre de Monseigneur l'Illustrissime
et Réverendissime Jean Bouhier , premier
Evêque de Dijon , le Très- Saint Sacrement sera
exposé au son de toutes les cloches dans toutes
les Eglises de la Ville , exemptes ou non exemptes
, depuis sept heures du matin jusqu'à six
heures du soir , et dans celles de la Campagne ,
pendant la Grand'Messe et les Vêpres seule
ment ; qu'on chantera pour l'exposition, Sa
lutaris Hostia , &c. puis le Ps. 131. Memento ,
Domine David. le . Elegit eum Dominus &c.
et l'Oraison pro electo Episcopo ; qu'à l'heure
convenable il sera célébré une Messe solemnelle
comme elle est marquée dans le Missel Romain ,
In Anniversario Electionis seu Consecrationis
Episcopi , avec mémoire du Dimanche , ce qui
sera observé dans toutes les Messes basses ; que le
soir pour la Benediction , on chantera l'Hymne
Pange lingua , le y. et l'Oraison du Très - Saint
Sacrement , le R. Posui adjutorium super Potentem
, avec le Gloria Patri &c. le . et l'Oraison
comme cy- dessus , Pro electo Episcopo ;
le Ps . xix. Exaudiat te Dominus , avec la Collecte
pour le Roy aprés la Benediction on
chantera le Te Deum , suivi de deux Oraisons de
K
?
la
2266 MERCURE DE FRANCE
la Sainte Trinité , et d'Actions de Graces au son
de toutes les Cloches , qui annonceront la veille
à midi et à sept heures du soir cette sainte Cé¬
rémonie.
Nous invitons tous les Fidéles de s'unir aux
Ministres du Sanctuaire , dans les voeux et sacrifices
qu'ils offriront , en se disposant eux - mêmes
pour participer en ce jour à la Divine Eucharistie
, qui est le lien sacré et le centre de l'u
nion du Pasteur au Troupeau.
Conservons , mes très-chers Freres une réconnoissance
éternelle , et un respect sincere
pour cette Roche précieuse dont nous avons été
taillez , la sainte Eglise de Langres qui nous a
enfantez et nourris en J. C. Eglise si vénerable .
par son antiquité , par ses titres par tant de
saints Evêques qui l'ont gouvernée , et par l'illustre
Prélat qui occupe aujourd'hui le Siege
Et sera nôtre present Mandement publié le
Dimanche , précedent aux Prônes des Paroisses
et affiché aux Portes des Eglises . Donné à Dijon,
sous nôtre seing , celui du Secretaire de Monsei
gneur l'Evêque , et le contrescel de ses armes
ce 6. Septembre 1731. Gagne Vicaire General.
Mathieu , Secretaire.
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Résumé : Nouvel Evêque de Dijon, et Mandement &c. [titre d'après la table]
En 1731, deux événements significatifs ont marqué la province de Bourgogne. Le 16 septembre, Jean Bouhier a été sacré évêque de Dijon par l'archevêque de Paris, assisté des évêques de Saint-Papoul et de Tarbes. Cette nomination avait été demandée par le roi au pape dès 1723 pour l'érection de cet évêché. Le siège épiscopal a été établi dans l'église collégiale Saint-Étienne de Dijon, avec les revenus des manse abbatiales de Saint-Étienne et de Bese. Parallèlement, en 1724, le roi avait sollicité la sécularisation et l'érection en collégiale de l'église prieurale Notre-Dame de Semur, capitale du pays d'Auxois, diocèse d'Autun. Le pape a accordé cette demande en septembre 1730, et la bulle a été expédiée en juin 1731. Ce nouveau chapitre est composé d'une dignité de doyen, d'un personnat de chantre, et de dix autres prébendes canoniales simples. Le roi a contribué à la dotation de ce chapitre en unissant le prieuré de Bar à cette église, tout en se réservant la disposition de certaines prébendes. Le vicaire général de Dijon, Antoine Bernard Gagne, a publié un mandement appelant à des prières et des cérémonies pour célébrer le sacre de Jean Bouhier. Il a souligné l'importance de ce nouvel évêque pour le diocèse naissant et a invité tous les fidèles à participer aux offices religieux prévus pour le jour du sacre.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7
p. 2675-2677
REQUESTE à S. E. M. le Cardinal DE FLEURY.
Début :
Ministre sans pareil, grand Atlas de la France, [...]
Mots clefs :
Éminence, Atlas, Requête, Dijon, Maire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REQUESTE à S. E. M. le Cardinal DE FLEURY.
REQUESTE à S. E. M. le Cardinal
DE FLEURY .
MInistre
Inistre sans pareil ,grand Atlas de la France,
Qu'on voit si dignement en porter tout le faiz
Oserois-je esperer qu'enfin ton Eminence ,
Jusqu'à moi voudra bien étendre ses bienfaits.
Au milieu des grands biens , et dans ton rang
suprême.
Tu pourras quelque jour connoître par toi - même
,
quatre - vingt- huit ans me laissent sans besoins.
Cent écus sur une Abbaye ,
Borneroient toute mon envie.
Et me délivreroient d'un grand nombre de soins.
Avec cette modique somme ,
Que je ne veux devoir qu'à ta seule bonté ,
J'aurois un feu , du bois , un Valet et du Thé ,
Et serois plus content que le Maître de Rome.
Ne crois pas que dans le Couvent ,
On ait toujours le necessaire ;
J'experimente le contraire
Et m'en plains en vain trop souvent.
Un vieillard à ses yeux est toûjours sans mérite.
Ses services passez ne sont comptez pour rien ,
Et la grace n'est pas petite.
I ij Quand
2676 MERCURE DE FRANCE
Quand on souffre son entretien.
Si par ma très humble Requête ,
De te plaire j'ai le bonheur ,
Au ciel qui jusqu'ici m'a conservé la tête ;
J'addiesserai pour toi tous les voeux de mon
coeur.
Pense donc que ton Eminence ,
En me faisant du bien à quatre -vingt-huit
ans ,
Doit tirer cette conséquence ,
Que c'est ne le prêter que pour un peu de temps!
ANDROL , Celestin.
On écrit de Dijon que M.Bouhier, premier
Evêque de cette Ville , y arriva le 3
de Novembre , au son de toutes les Cloches.
On auroit bien voulu , dit- on , lui
rendre tous les honncurs qu'il mérite ;
mais son humilité y a mis un obstacle invincible
. Le lendemain M. l'Abbé Gagne ,
Doyen du Chapitre , connu par le Mandement
inseré dans le dernier Mercure ,
alla complimenter le Prélat au nom du
Clergé séculier et régulier , qui se fit un
honneur , un plaisir et un devoir d'accompagner
son illustre interprete qui parla
avec beaucoup de dignité . Le Mercre
di suivant , le même Abbé après des Aumônes
abondantes , fit tirer un beau feu
d'Arti¬
F
NOVEMBRE. 1731. 2677
d'Artifice , et toute la Ville témoigna sa
joye en plusieurs manieres .
DE FLEURY .
MInistre
Inistre sans pareil ,grand Atlas de la France,
Qu'on voit si dignement en porter tout le faiz
Oserois-je esperer qu'enfin ton Eminence ,
Jusqu'à moi voudra bien étendre ses bienfaits.
Au milieu des grands biens , et dans ton rang
suprême.
Tu pourras quelque jour connoître par toi - même
,
quatre - vingt- huit ans me laissent sans besoins.
Cent écus sur une Abbaye ,
Borneroient toute mon envie.
Et me délivreroient d'un grand nombre de soins.
Avec cette modique somme ,
Que je ne veux devoir qu'à ta seule bonté ,
J'aurois un feu , du bois , un Valet et du Thé ,
Et serois plus content que le Maître de Rome.
Ne crois pas que dans le Couvent ,
On ait toujours le necessaire ;
J'experimente le contraire
Et m'en plains en vain trop souvent.
Un vieillard à ses yeux est toûjours sans mérite.
Ses services passez ne sont comptez pour rien ,
Et la grace n'est pas petite.
I ij Quand
2676 MERCURE DE FRANCE
Quand on souffre son entretien.
Si par ma très humble Requête ,
De te plaire j'ai le bonheur ,
Au ciel qui jusqu'ici m'a conservé la tête ;
J'addiesserai pour toi tous les voeux de mon
coeur.
Pense donc que ton Eminence ,
En me faisant du bien à quatre -vingt-huit
ans ,
Doit tirer cette conséquence ,
Que c'est ne le prêter que pour un peu de temps!
ANDROL , Celestin.
On écrit de Dijon que M.Bouhier, premier
Evêque de cette Ville , y arriva le 3
de Novembre , au son de toutes les Cloches.
On auroit bien voulu , dit- on , lui
rendre tous les honncurs qu'il mérite ;
mais son humilité y a mis un obstacle invincible
. Le lendemain M. l'Abbé Gagne ,
Doyen du Chapitre , connu par le Mandement
inseré dans le dernier Mercure ,
alla complimenter le Prélat au nom du
Clergé séculier et régulier , qui se fit un
honneur , un plaisir et un devoir d'accompagner
son illustre interprete qui parla
avec beaucoup de dignité . Le Mercre
di suivant , le même Abbé après des Aumônes
abondantes , fit tirer un beau feu
d'Arti¬
F
NOVEMBRE. 1731. 2677
d'Artifice , et toute la Ville témoigna sa
joye en plusieurs manieres .
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Résumé : REQUESTE à S. E. M. le Cardinal DE FLEURY.
Un homme de 88 ans adresse une requête à Son Éminence le Cardinal de Fleury, ministre de France, pour obtenir une somme de cent écus sur une abbaye. Cette somme est nécessaire pour couvrir ses besoins fondamentaux, tels que le chauffage, le bois, un valet et du thé. L'auteur souligne les difficultés rencontrées dans le couvent, où les vieillards sont souvent négligés malgré leurs services passés. Il espère que sa demande sera favorablement accueillie, précisant que l'aide serait temporaire en raison de son âge avancé. Par ailleurs, le texte mentionne l'arrivée de M. Bouhier, premier évêque de Dijon, le 3 novembre, accompagnée de manifestations de joie et de respect de la part de la ville et du clergé.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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8
p. 1254-1258
ARREST Notable rendu au Parlement de Dijon, les Chambres consultées, le 21. Avril 1732. Par lequel il a été jugé que les Enfans étant sous la puissance paternelle, ne peuvent faire aucune disposition de derniere volonté, sans la permission de leurs Pere, au profit d'autres personnes.
Début :
Quoique le Parlement de Besançon, sur le fondement de plusieurs [...]
Mots clefs :
Dijon, Parlement, Pères et fils, Dernière volonté, Testament
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARREST Notable rendu au Parlement de Dijon, les Chambres consultées, le 21. Avril 1732. Par lequel il a été jugé que les Enfans étant sous la puissance paternelle, ne peuvent faire aucune disposition de derniere volonté, sans la permission de leurs Pere, au profit d'autres personnes.
AREST Notable rendu au Parlement
de Dijon , les Chambres consultées , le
21. Avril 1732: Par lequel il a étéjugé
que les Enfans étant sous la puissance
paternelle , ne peuvent faire aucune disposition de derniere volonté , sans la per
mission de leurs Peres , au profit d'autres
personnes..
Q
Uoique le Parlement de Besançon ,
ur le fondement de plusieurs Certificats d'Usage , eût en 1703. dans un
Procès évoqué du Parlement de Dijon ,
decidé la Question, en faveur de la li
berté des Fils de Famille , neanmoins cette
même difficulté s'étant présentée au Parlement de Dijon en 1726. Par Arrêt rendu en la Chambre des Enquêtes , au rapporr de M. Bazin , puîné , le 19. Juillet
de la même année , il fut jugé qu'un Fils
de Famille n'avoit pû, faire une donation
à cause de mort au profit de son frere ,
sans le consentement de son pere.
Cer Arrêt fit grand bruit dans toute la
Province. D'un côté , le celebre Magistrat (a) qui présidoit en cette Chambre ,
daigna lui-même le faire imprimer avec
une Dissertation sçavante , où toutes les
(a) M. le President Bouhier , de l'Académie Françoise.
I. Vol. raisons
JUI N. 1732. 1255
raisons , soins et autoritez pour et contre sont rapportées avec beaucoup de
netteté et de précision.
D'autre côté , un ancien et habile Avo
cat (b) du même Parlement , donna aussi
au Public ses Refléxions contraires au
sentiment du Magistrat qui étoit de l'avis
de l'Arrêt de 1726. ce qui occasionna
plusieurs autres Ecrits très - curieux de
part et d'autre.
Comme cette diversité d'Arrêt et d'O
pinions , sembloit laisser sur ce point la
Jurisprudence incertaine , la même Ques
tion a encore été depuis peu soumise à la dé--
cision du Parlement de Dijon. Voici le Fait Jacques Roux, fils de MeBenici le Fait.
Roux,
Avocat en la Cour , et demeurant en la
Ville de Châlons sur Saône , étant en
âge de puberté , et prêt à faire Profession
Religieuse au Monastere des Carmes de
Dijon , fit un Testament olographe le
17. Juillet 1727. revêtu de la superscrip
tion de Rey , Notaire en la même Ville,
assisté de deux Témoins , suivant la Coû
tume ; par lequel il institua son pere en
( b) M. Raviot , qui vient de mettre au jour un Recueil d'Arrêts rendus au Parlement de
Dijon, avec un ample Commentaire en 1. vol. in
folio , chez Arnault , Jean-Baptiste Augé, Imprimeur Libraire près les Jesuites,
1. Vol.
sa
1236 MERCURE DE FRANCE
sa légitime , se réserva une pension annuelle de la somme de 30 livres , et
laissa le reste de ses biens à Jeanne Roux
sa sœur , Hospitaliere à Châlons.
2
Le Testateur ayant fait Profession , et
son pere étant mort quelques années après ,
Jeanne Roux fit paroître le Testament
de son frere , et se pourvut à la Chancel
lerie de Châlons , tant pour en faire or
donner la publication , que pour être en
voyée en consequence en possession des
biens du Testateur. En effet par Sentence
rendue contradictoirement avec Guillaume Roux , son frere , Geneviève Roux
sa sœur ,femme de Me Jacques Gagnare
Conseiller au Bailliage de Châlons , et
encore le même Gagnare , en qualité de
Tuteur de Jeanne Roux , sa Niece ; le
15. Mars 1731. l'Heritiere instituée fut
envoyée par provision et à caution , en
possession des biens de Jacques Roux ;
et avant que fai e droit sur la conversion
en définitive , ou sur la révocation de la
provision , il fut ordonné que Jeanne
Roux communiqueroit à ses Parties le
Testament dont il étoit question, pour ensuite être ordonné ce qu'il appartiendroit.
Après cette communication , Guillaume Roux , aquiesça au Jugement , pour
cequi la concernoit. Mais Geneviève Roux
1. Vol. et
JUIN. 1732. 1257
et son Mari soutinrent que le Testament
étoit nul , pour avoir été fait par JacquesRoux, sans la permission de son pere ,
quoiqu'elle fût necessaire , suivant les Atrêts de la Cour, quand la disposition étoit
faite au profit d'un autre que du pere.
Néanmoins par une seconde Sentence de
la Chancellerie du 7. Juin suivant , la
possession provisionnelle , accordée par
le premler Jugement ; fut convertie en .
définitive.
Geneviève Roux et son mari , interjet
terent appel de ces deux Sentences à la
Cour , où la cause a été plaidée pendant
trois Audiances par Mes Mency et Prinsset , Avocats des Parties..
Comme le précis des raisons et autoritez employées d'une et d'autre part
excederoient sans doute les bornes prescrités pour un simple Extrait , nous nous
contenterons de renvoyer les Curieux
aux Ecrits que le Magistrat et l'Avocat
dont nous avons parlé plus haut , ont
rendus publics par l'impression, et qui se
trouvent à Dijon , chez Antoine Defay ,
Imprimeur et Libraire , ruë Portelle. Nous
observerons seulement que M. Thierry
Avocat General , conclut avec beaucoup
de solidité à la réformation des Sentences
er à la cassation du Testament de Jac
ques Roux.
1258 MERCURE DE FRANCE.
La Cour desirant rendre sur cette Question un Arrêt solemnel , toutes les Chambres consultées , ordonna le 21. Janvier
1732. que les Pieces seroient mises sur le
Bureau pour être fait droit aux Parties ,
ainsi qu'il appartiendroit.
Et depuis l'affaire ayant été examinée
au rapport de M. Lantin , après que les
Chambres ont été consultées : La Cour
a mis l'appellation et ce dont étoit appel
au neants et par nouveau jugement , sans
s'arrêter au Testament de Frere Jacques
Roux , qui demeure cassé et annullé ,
a ordonné que sa succession sera regléc
ab intestat , tous dépens compensez. Le
Lundi 21. Avril 1732.
XXXXXXX: FEFF
de Dijon , les Chambres consultées , le
21. Avril 1732: Par lequel il a étéjugé
que les Enfans étant sous la puissance
paternelle , ne peuvent faire aucune disposition de derniere volonté , sans la per
mission de leurs Peres , au profit d'autres
personnes..
Q
Uoique le Parlement de Besançon ,
ur le fondement de plusieurs Certificats d'Usage , eût en 1703. dans un
Procès évoqué du Parlement de Dijon ,
decidé la Question, en faveur de la li
berté des Fils de Famille , neanmoins cette
même difficulté s'étant présentée au Parlement de Dijon en 1726. Par Arrêt rendu en la Chambre des Enquêtes , au rapporr de M. Bazin , puîné , le 19. Juillet
de la même année , il fut jugé qu'un Fils
de Famille n'avoit pû, faire une donation
à cause de mort au profit de son frere ,
sans le consentement de son pere.
Cer Arrêt fit grand bruit dans toute la
Province. D'un côté , le celebre Magistrat (a) qui présidoit en cette Chambre ,
daigna lui-même le faire imprimer avec
une Dissertation sçavante , où toutes les
(a) M. le President Bouhier , de l'Académie Françoise.
I. Vol. raisons
JUI N. 1732. 1255
raisons , soins et autoritez pour et contre sont rapportées avec beaucoup de
netteté et de précision.
D'autre côté , un ancien et habile Avo
cat (b) du même Parlement , donna aussi
au Public ses Refléxions contraires au
sentiment du Magistrat qui étoit de l'avis
de l'Arrêt de 1726. ce qui occasionna
plusieurs autres Ecrits très - curieux de
part et d'autre.
Comme cette diversité d'Arrêt et d'O
pinions , sembloit laisser sur ce point la
Jurisprudence incertaine , la même Ques
tion a encore été depuis peu soumise à la dé--
cision du Parlement de Dijon. Voici le Fait Jacques Roux, fils de MeBenici le Fait.
Roux,
Avocat en la Cour , et demeurant en la
Ville de Châlons sur Saône , étant en
âge de puberté , et prêt à faire Profession
Religieuse au Monastere des Carmes de
Dijon , fit un Testament olographe le
17. Juillet 1727. revêtu de la superscrip
tion de Rey , Notaire en la même Ville,
assisté de deux Témoins , suivant la Coû
tume ; par lequel il institua son pere en
( b) M. Raviot , qui vient de mettre au jour un Recueil d'Arrêts rendus au Parlement de
Dijon, avec un ample Commentaire en 1. vol. in
folio , chez Arnault , Jean-Baptiste Augé, Imprimeur Libraire près les Jesuites,
1. Vol.
sa
1236 MERCURE DE FRANCE
sa légitime , se réserva une pension annuelle de la somme de 30 livres , et
laissa le reste de ses biens à Jeanne Roux
sa sœur , Hospitaliere à Châlons.
2
Le Testateur ayant fait Profession , et
son pere étant mort quelques années après ,
Jeanne Roux fit paroître le Testament
de son frere , et se pourvut à la Chancel
lerie de Châlons , tant pour en faire or
donner la publication , que pour être en
voyée en consequence en possession des
biens du Testateur. En effet par Sentence
rendue contradictoirement avec Guillaume Roux , son frere , Geneviève Roux
sa sœur ,femme de Me Jacques Gagnare
Conseiller au Bailliage de Châlons , et
encore le même Gagnare , en qualité de
Tuteur de Jeanne Roux , sa Niece ; le
15. Mars 1731. l'Heritiere instituée fut
envoyée par provision et à caution , en
possession des biens de Jacques Roux ;
et avant que fai e droit sur la conversion
en définitive , ou sur la révocation de la
provision , il fut ordonné que Jeanne
Roux communiqueroit à ses Parties le
Testament dont il étoit question, pour ensuite être ordonné ce qu'il appartiendroit.
Après cette communication , Guillaume Roux , aquiesça au Jugement , pour
cequi la concernoit. Mais Geneviève Roux
1. Vol. et
JUIN. 1732. 1257
et son Mari soutinrent que le Testament
étoit nul , pour avoir été fait par JacquesRoux, sans la permission de son pere ,
quoiqu'elle fût necessaire , suivant les Atrêts de la Cour, quand la disposition étoit
faite au profit d'un autre que du pere.
Néanmoins par une seconde Sentence de
la Chancellerie du 7. Juin suivant , la
possession provisionnelle , accordée par
le premler Jugement ; fut convertie en .
définitive.
Geneviève Roux et son mari , interjet
terent appel de ces deux Sentences à la
Cour , où la cause a été plaidée pendant
trois Audiances par Mes Mency et Prinsset , Avocats des Parties..
Comme le précis des raisons et autoritez employées d'une et d'autre part
excederoient sans doute les bornes prescrités pour un simple Extrait , nous nous
contenterons de renvoyer les Curieux
aux Ecrits que le Magistrat et l'Avocat
dont nous avons parlé plus haut , ont
rendus publics par l'impression, et qui se
trouvent à Dijon , chez Antoine Defay ,
Imprimeur et Libraire , ruë Portelle. Nous
observerons seulement que M. Thierry
Avocat General , conclut avec beaucoup
de solidité à la réformation des Sentences
er à la cassation du Testament de Jac
ques Roux.
1258 MERCURE DE FRANCE.
La Cour desirant rendre sur cette Question un Arrêt solemnel , toutes les Chambres consultées , ordonna le 21. Janvier
1732. que les Pieces seroient mises sur le
Bureau pour être fait droit aux Parties ,
ainsi qu'il appartiendroit.
Et depuis l'affaire ayant été examinée
au rapport de M. Lantin , après que les
Chambres ont été consultées : La Cour
a mis l'appellation et ce dont étoit appel
au neants et par nouveau jugement , sans
s'arrêter au Testament de Frere Jacques
Roux , qui demeure cassé et annullé ,
a ordonné que sa succession sera regléc
ab intestat , tous dépens compensez. Le
Lundi 21. Avril 1732.
XXXXXXX: FEFF
Fermer
Résumé : ARREST Notable rendu au Parlement de Dijon, les Chambres consultées, le 21. Avril 1732. Par lequel il a été jugé que les Enfans étant sous la puissance paternelle, ne peuvent faire aucune disposition de derniere volonté, sans la permission de leurs Pere, au profit d'autres personnes.
Le document traite d'une affaire juridique concernant la validité des testaments des enfants sous l'autorité paternelle. En 1732, le Parlement de Dijon a statué que les enfants ne peuvent pas faire de testament sans l'autorisation de leurs pères. Cette décision a été confirmée malgré une précédente décision du Parlement de Besançon en 1703, qui avait favorisé la liberté des fils de famille. En 1726, le Parlement de Dijon avait déjà confirmé la nécessité du consentement paternel dans une affaire similaire. L'affaire en question implique Jacques Roux, un avocat de Châlons-sur-Saône, qui avait rédigé un testament en 1727, léguant ses biens à sa sœur Jeanne Roux. Après la mort de leur père, Jeanne Roux a tenté de faire valider ce testament. Cependant, sa sœur Geneviève Roux et son mari ont contesté sa validité, arguant du manque de consentement paternel. Malgré une première décision en faveur de Jeanne Roux, Geneviève Roux a fait appel. Le Parlement de Dijon, après consultation des Chambres et examen des pièces, a cassé et annulé le testament de Jacques Roux le 21 avril 1732. Il a ordonné que la succession soit réglée ab intestat, c'est-à-dire sans testament. Cette décision a mis fin à la controverse juridique sur la validité des dispositions testamentaires des enfants sous l'autorité paternelle.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
8
9
p. 25-45
Voyage de Dijon à Paris, fait en 1746.
Début :
Amis, vous attendez sans doute [...]
Mots clefs :
Voyage, Paris, Dijon, Amour, Coeur, Feuillage, Plaisir, Flots, Prairie, Ruisseau, Larmes, Vin, Dieu, Fleurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Voyage de Dijon à Paris, fait en 1746.
Voyage de Dijon à Paris , fait en 1746.
A Mis , vous attendez fans doute
Que je vous faffe le récit
Bien détaillé , de ce qu'en route
J'ai vu , j'ai fçu , j'ai fait , j'ai dit :
Oui , je m'en vais fur mon hiftoire
De mon mieux vous entretenir ;
Sans peine vous pouvez me croire ,
Vous le fçavez , il eſt notoire
Qu'un Bourguignon ne peut mentir.
D'être par- tout bien véritable ,
Je ne le
promets pourtant pas :
Car bien fouvent il eft des cas ,
Où pour rendre plus agréable
La fatigante vérité ,
Il faut du manteau de la Fable
Couvrir fa trifte nudité.
Vous l'avouerez ; mais que ma Muſe
Et vous inftruiſe & vous amuſe ,
Hélas ! je n'ofe m'en flater ;
N'importe , plein de confiance ,
Pour répondre à votre eſpérance ,
J'oſe tout faire & tout tenter.
Attention , faites filence ;
Je prends la plume , je commence :
II. Vol. B
26 MERCURE DE FRANCE .
Or , vous plaît-il de m'écouter.
Je vous quittai avec tous les fentimens
d'une parfaite reconnoiffance & d'une
amitié fincere. MM ...... me reconduifirent
jufqu'au bas de Talent ; là je reçus
leurs adieux , & je les embraffai le regret
dans le coeur :
Mais nous voilà dans l'équipage ,
Des fouets l'air a retenti :
Santé conftante & bon voyage ;
Allons , cocher ; on eft parti.
Nous nous trouvâmes fept dans la voiture
; mais plaignez-moi avec ce nombre .
Pas un minois qu'on pût baiſer ;
Pas une femme un peu jolie ,
Vers qui tout bas l'on pût jafer ,
Dont je puffe pour m'amufer
Faire en chemin ma bonne amie.
C'étoit d'un côté un homme fort ennuyeux
, qui fe nommoit M. Chufer , avec
le Sr Taillard , dont tout Paris fans doute
connoîtra bientôt les talens fupérieurs qu'il
a pour la flûte. Une femme âgée occupoit
le fond .
A côté de cette vieille ama
JUIN.
27 1755 .
Etoit affis un Provençal ;
Du Provençal & de la Dame
Je ne dirai ni bien ni mal.
Mais fi j'ai mérité l'Enfer ,
Seigneur , modere ta juftice ,
Et ne mets pas pour mon fupplice ,
A mes côtés M. Chufer.
Sur ce qui refte il faut fe taire ;
Car nous ne sommes plus que trois ,
Qui font B ....moi , mon frere ,
Que bien vous connoiffez , je crois .
Arrivés au Val- de- Suzon , on nous fervit
à déjeûner.
Des écreviffes & des truites :
En ce pays , quoique petites ,
Cela fait un mets excellent ,
Quand dans du vin rouge ou du blanc
Au petit lard elles font cuites :
Nous allâmes dîner à Saint- Seine .
C'eſt-là que coule cette fource
Qui , répandant au loin fes flots,
Porte fes ondes aux Badauts ,
Et dans la mer finit la courfe.
Le foir nous arrivâmes à Chanceaux, ou
Bij
28 MERCURE DE FRANCE .
nous foupâmes de bon appétit : nous fumes
un peu furpris de voir notre hôte malade
d'une fievre maligne , chercher à la guérir
avec du vin qu'il buvoit avec une confiance
dont il devoit tout appréhender . Comme
nous lui en marquions notre étonnement ,
il nous répondit avec naïveté que ce qui
* faifor du bé ne pòvor fare du man ; & en
effet
Un Bourguignon peut-il penfer
Qu'un demi- Dieu , comme Efculape ;
En pouvoir puiffe ſurpaſſer
Le Dieu qui fait naître la grappe ?
Non , non ,
dans vos heureux climats
Le vin , cette liqueur divine
Préferve un homme du trépas ,
Lorfqu'en ceux-ci la Médecine
Les jette tous entre les bras
De la cruelle Libitine.
Je cheminois paifiblement , laiffant errer
avec volupté mes yeux fur les objets qui ,
à mesure que nous avancions , fe découvroient
à ma vûe : vous fçavez comme j'aime
la campagne , & combien je fuis touché
de fes agrémens . Qu'avec bien du
plaifir je promenai mes regards fur cette
* Patois Bourguignon , que ce qui faiſoit dų
bien ne pouvoit faire du mal,
JUIN. 1755 29
belle vallée qui s'offre fur la gauche en arrivant
à Montbard ! la variété des objets
en fait un très -beau lieu : on voit une chaî
ne de montagnes qui bornent l'horizon
mais qui s'étendant au loin & fe perdant
dans l'éloignement , font douter à l'azur
qui colore leur cîme n'eft point celui dont
s'embellit le firmament , tant les plus lointaines
extrêmités femblent fe confondre
avec le ciel. En revenant de fi loin , la vûe
fe ramene fur les collines , que les regards
avoient d'abord faifies . Sur leur penchant
on voit plufieurs maifons de Laboureurs
qui dominent une prairie riche de tout ce
qui rend une campagne belle & fertile.
Tout cela mériteroit fans doute les honneurs
de la Poëfie ; mais je n'ofe me croire
capable de peindre ces beautés d'une maniere
neuve & originale.
La Peinture , la Poëfie
Dans leurs payſages rians ,
Les miracles de la fêrie
N'ont pas des lieux auffi charmans,
O beaux vallons , où le Penée
Paifiblement roule fes eaux !
M'offririez -vous tous les tableaux
De cette rive fortunée ?
Quelle aimable diverfité !
Fontaines , bois , côteaux , montagnes ,
Biij
30 MERCURE DE FRANCE.
Tout ce qu'ont d'attraits les campagnes
S'offroit à mon cel enchanté.
Une fi douce rêverie
Vint furprendre tous mes efprits :
Je fus fi tendrement épris
Des charmes de la bergerie ,
Qu'en vérité dans ma folie
J'eufle donné tout ce Paris
Pour un hameau dans la prairie
Qu'en Peintre vrai je vous décris .
Au milieu de ces idées j'eus la fantaiſie ,
malgré l'extrême chaleur , de voir de plus
près cette belle vallée : je deſcendis du car-
∙roffe , & après avoir adoré les Divinités du
pays , je m'avançai fous leurs aufpices vers
un petit bois , d'où pouvant confiderer tout
le champêtre des environs , je goûtai encore
la fraîcheur d'unefontaine qui y couloit
: ah ! dis- je , en me couchant fur l'herbe
qui tapiffoit fes bords ,
Ici Phoebus ne porte point ſes traits ;
Que je chéris cette humide fontaine ,
Où le tilleul fous un feuillage épais ,
Contre les feux m'offre une ombre certaine !
Ces bois , ces eaux ont pour moi mille attraits ;
Mais des vallons il s'éleve un vent frais
Qui fur les fleurs le joue & fe promene ;
Venez , Zéphir , je vous ouvre mon fein ,
JUIN. 1755. 31
.
Pénétrez-moi de vos fraiches haleines ,
Calmez l'ardeur qu'allume dans mes veines
De Syrius l'aftre aride & mal fain.
*
Si je chéris les bois & les prairies ,
Léger Zéphir , je n'y cherche que vous ;
Vous réparez mes forces affoiblies ,
1
Et je vous dois un repos qui m'eſt doux ;
En ce moment vous feul me rendez chere
Cette retraite obfcure & folitaire :
Loin des cités , dans le calme & la paix ,
Parmi les fleurs , la mouffe & la fougere ,
Pour refpirer votre vapeur légere ,
Toujours puiffai -je errer dans ces bofquets .
J'eus à peine achevé cette priere qu'un
air plus vif s'éleva autour de moi en frémiffant
légerement ; mais je fus bien furpris
, quand après quelques momens de repos
voulant m'éloigner & reprendre ma
route , je me fentis enveloppé par un tourbillon
& emporté dans les airs ,
d'où je
defcendis doucement près de la voiture ,
qui déja s'étoit fort éloignée ; je ne doupas
que Zéphyr par une faveur particuliere
, ne m'eût enlevé fur fes aîles , afin
de m'éviter un trajet que rendoit pénible
l'extrême chaleur.
tai
Je repris ma place dans la voiture en
* Etoile qui eft à la tête de la canicule.
Biv
32 MERCURE DE FRANCE.
regrettant un fi beau lieu , & j'arrivai à
Montbard. Si vous prenez garde aux deux
mots qui compofent le nom de cette ville ,
vous préfumerez comme moi qu'elle étoit
jadis une retraite des anciens Bardes . Les
Bardes étoient tous Poëtes , & ils étoient
appellés Sages parmi les Gaulois : il y a
aujourd'hui bien du déchet ; mais avançons.
>
Pendant qu'on nous apprêtoit à dîner
nous allâmes voir la maifon de M. de B...
Gouverneur de Montbard . Tout y paroît
appartenir à un Philoſophe aimable ; des
appartemens nous montâmes à la terraffe ,
où nous vîmes à l'extrêmité d'un petit jardin
un joli fallon tout en coquilles de diverfes
couleurs ; il eft tout fimple d'imaginer
que c'eft la grotte de quelques Nymphes
du voisinage.
Oui , par ce tiffu de coquilles
Qui forme ce fallon charmant ,
On croit que c'est l'appartement
De quelques Nayades gentilles ,
Qui laffes de refter dans l'eau
Et de courir dans la prairie ,
Viennent par fois dans ce château
Egayer leur mélancolie .
Le lendemain nous arrivâmes à Auxerre
JUIN. 7755
33
où nous couchâmes , & qui me parut une
ville peu agréable ; Villeneuve- le - Roi où l'on
ne compte qu'une belle rue , me plairoit
mieux nous y foupâmes le lendemain ;
il faifoit extrêmement chaud . Dès que je
fus arrivé , je me fentis une envie preffante
de m'aller baigner ; je me rendis fur
les bords de l'Yonne , je vis le Dieu du
Aleuve qui fe promenoit avec une pompe
& un appareil qui m'en impoferent : je
craignis de trouver du danger où je
voyois tant de majeſté ; je me retirai &
je fus m'affeoir vers un petit ruiffeau ombragé
de faules qui venoit s'y rendre . Je
m'affis ; bientôt j'éprouvai ce calme & ce
filence intérieur où nous livre la folitude ;
mais comme l'idée de la galanterie vient
naturellement s'unir aux impreffions que
laiffe un lieu agréable , je me mis à rêver
à une volage , & de la fouhaiter à mes côtés
: je difois ,
Je viens m'affeoir fur le rivage
De ce ruiffeau lympide & frais ;
Recevez-moi , faules épais ,
Sous votre agréable feuillage :
Dans ce beau lieu je veux en paix
Goûter le charme de l'ombrage
Que ce lit de mouffe à d'attraits
Pour mon coeur né fenfible & tendre !
~
BV
34 MERCURE DE FRANCE.
Pour le plaifir qu'il eft bien fait !
D'un doux tranfport , à cet objet ,
Mes fens ne peuvent fe défendre.
Je rêve ! .... &pouffe des foupirs ! ....
Et pourquoi cette inquiétude ? .
Délicieufe folitude ,
Manque-t - il rien à vos plaifirs ? ....
Foulant tous deux cette herbe épaiffe ,
Je voudrois lire mon bonheur ,
Dans les beaux yeux de ma maîtreffe.
Amour !... fixe pour moi fon coeur.
Mais enfin , continuai - je , pourquoi
nourrir plus long- tems une paffion inutile
qui me caufe du trouble ? profitons plutôt
& fans diftraction des plaifirs fimples &
tranquilles que la nature me préfente.
Je m'entretenois ainfi ,
Quand j'apperçus à mes côtés
Une Nymphe , dont le corfage
Offroit aux yeux plus de beautés
Que n'en avoit fon beau vifage :
Avec de grands cheveux nattés ,
Des fleurs diverfes qu'on moiffonne
Sur ces rivages enchantés ,
Elle portoit une couronne.
Je regrettois une friponne ;
Une Nymphe offroit à mes fens
Ces appas qu'amour abandonne
JUIN.
35 1755.
Aux feux libertins des amans :
Pouvois- je donc pleurer long- tems ?
Cédant aux erreurs de mon âge ,
J'oubliai tout en les voyant ,
Et je goûtai cet avantage
D'aimer enfin moins triftement.
Pardonnez ce libertinage :
Mais au récit où je m'engage
De conter tout ingénument ,
Vous m'avouerez qu'il eft plus fage ,
Plus doux auffi , plus confolant ,
Quand une ingrate nous outrage
D'échapper à l'amour conſtant
Pour courir à l'amour volage .
Je vous connois ; oui , je le gage ,
Vous en auriez fait tout autant .
Mais néanmoins à cette vûe ,
Saifi de trouble & l'ame émue ,
Je me cachai dans les rofeaux :
Ne craignez rien , s'écria -t -elle ,
Berger , je fuis une immortelle ,
Fille du fouverain des flots ;
C'est moi qui dans cette prairie
Fais couler ce petit ruiſſeau ;
Venez , la fraîcheur de fon eau
A vous y baigner vous convie.
Rien ne peut-il calmer vos feux ,
Ajoûta-t-elle avec tendreffe ?
B vj
36 MERCURE DE FRANCE
Ah ! queje hais cette maîtreffe
Qui fe refuſe à tous vos voeux.
Ne formez que d'aimables noeuds ;
Comme l'amour ayez des aîles ;
Jeune & difcret , loin des cruelles
Vous méritez d'être un heureux .
Vous le ferez , féchez vos larmes ,
Regnez fur mon coeur , fur ces lieux ;
Je n'ai peut-être pas fes charmes ,
Mais je fçaurai vous aimer mieux.
Qu'une Déeffe eft féduiſante !
Ah ! m'écriai -je , tout m'enchante ,
Tout me captive en ce féjour ;
Tout eft ici , Nymphe charmante ,
Digne de vous & de l'amour .
Vous voyez qu'à fon compliment
Où j'entrevis de la tendreffe ,
Je répondis à la Déeſſe
Par un propos affez galant .
Après ces mots , plein d'affurance
Avec yvreffe je m'élance ,
Et me laiffe aller dans les bras
De mon aimable Néreïde ,
Qui vers la demeure liquide
Elle-même guida mes pas.
Les peupliers fur mon paffage
Sembloient doucement agiter
Et leurs rameaux & leur feuillage ,
JUIN. 37. 1755
Ils paroiffoient nous inviter
Arepofer fous leur ombrage.
D'un mouvement vif & léger
Les cignes avançoient fur l'onde ,
Et fans mourir ils frappoient l'air
Du chant le plus tendre du monde .
Parmi leurs fons mélodieux ,
Mais cependant moins gracieux
Que les accens de Jéliotte ,
Nous arrivâmes à la grotte
Où j'allois voir combler mes voeux.
Je pourrois en dire davantage ; mais ne
feroit ce pas manquer aux Dieux que de
revéler leurs myfteres à des profanes : j'a
joûte pourtant
Que cette jeune Déïté ,
Par fon doux & tendre langage ,
Tint long-tems mon coeur enchanté
Et fçut , quoique je fois né fage ,
Me faire aimer la volupté.
Le moment vint de nous féparer : que
ne fit- elle pas pour me retenir ! Calipfo ne !
mit pas enen ufage plus de charmes pour ar
rêter le fils du vieux Laërte : mais comme
ce héros , je fçus y réfifter ; je lui fis enfin
mes derniers adieux . Ses bras s'ouvrirent
pour m'embraffer : ah , dit - elle en verfant
les plus tendres larmes , je méritois
38 MERCURE DE FRANCE.
que vous euffiez voulu couler avec moi le
refte de vos jours ; fi vous m'avez chérie ,
continua - t- elle , ne me refufez pas ce baifer
; laiffez - moi ravir au fort qui vous
éloigne de moi , cette joie qui pour moi
fera la derniere. Adieu.
Chere Nymphe , m'écriai - je , je la regardois
dans ce moment :
Mais quelles furent mes alarmes
D'appercevoir ce corps fi beau ,
De mes mains s'écouler en larmes ,
Et ne plus être qu'un ruiffeau ;
Dont l'onde tranſparente & pure
Se ramaffant contre mon fein ,
Avec le plus trifte murmure
Autour de moi forme un baffin.
1
Je m'y plongeai avec tranſport , & après
m'y être baigné une heure j'en fortis avec
trifteffe . Que n'étions-nous au fiécle des
métamorphofes !
C Ainfi que
bien des malheureux
Qu'en fes écrits célebre Ovide ,
J'aurois pû demander aux Dieux
De devenir un corps fluide ,
Et j'euffe été fans doute heureux
En mêlant mes flots amoureux
Aux ondes que la Neréide
Epanchoit de fon fein humide ;
JUIN. 39 1755 .
Comme un fleuve majestueux ,
Qui voit croître en fon cours fa gloire & fa fortune
De mes deftins trop glorieux ,
On ne m'eût jamais vû dans le fein de Neptune ,
Porter des flots ambitieux ;
Mais , ruiffeau toujours grácieux ,
D'un cours égal , jamais rapide ,
Avec elle d'une eau lympide
J'euffe arrofé toujours ces lieux.
Mais , comme vous voyez , l'immortalité
me devenoit impoffible.
De maniere qu'en un moment
Je m'éloignai de la fontaine ,
Comme j'étois auparavant ,
Revêtu de ma forme humaine ;
Et P ..... tout uniment.
-
Je retournai à mon auberge , où je mangeai
de très - bonne grace : le fouper étoit
bon ; nous eûmes la précaution de mettre
une couple de poulets entre deux croûtes
pour en déjeûner le lendemain . Effectivement
, après avoir marché quelque tems ,
nous nous écartâmes de la voiture.
Puis fur la molle & tendre herbette ,
Sans nappe mife , fans affiette ,
A l'ombre d'un vieux chêne affis ,
40 MERCURE DE FRANCE.
Des deux croûtes d'un pain raffis
N'ayant que mes doigts pour fourchette ;
Je tirai nos poulets rôtis .
En même tems de ma pochette
Je fis fortir un doux flacon
D'où j'aillit un vin bourguignon ,
Qui nous rafraîchit la luette .
Après avoir bû amplement à votre fanté
, nous regagnâmes le coche. Nous arrivâmes
le foir à Joigny pour en repartir le
lendemain avant le jour : on nous éveilla
à deux heures ; le ciel étoit pur & clair , &
promettoit une belle matinée. Je me propofai
d'examiner fi les defcriptions qu'en
font les Poëtes étoient exactes , d'en étudier
tous les momens & d'en fuivre les accidens
& les circonftances : une heure après
notre départ je me fis ouvrir la portiere ,
& laiffant mes compagnons de voyage
dormir profondément, je continuai la route
à pied.
Un crépuscule encor peu für
Ne laiffoit voir loin du village ,
Que le chaume & le faîte obfcur
Des cabanes du voifinage ,
Que quelques pins , dont le feuillage
S'étoit découpé fur l'azur
D'un ciel ſerein & fans nuage,
JUIN. 41 17558
Je difois , heureux laboureurs ,
Maintenant un fommeil paisible
Sur vous prodigue fes faveurs ;
Et fi l'amour eft dans vos coeurs ,
A l'amour feul il eft poffible
D'en interrompre les douceurs .
En s'éloignant des coeurs profanes
Cet enfant ne dédaigne pas
D'habiter vos humbles cabanes ;
Il aime à voler fur les pas ,
A folâtrer entre les bras
De ces gentilles payſannes ,
Dont lui-même orne les appas.
C'eft aux champs qu'amour prit naiffance ,
Il y lança fes premiers traits ;
Sur les habitans des forêts
Venus exerça fon enfance.
Eh ! qu'il acquit d'expérience !
Bientôt les hommes & les Dieux
Contre lui furent fans défenſe ;
Des bois il vola dans les cieux ;
Mais il chérit toujours les lieux ,
Premiers témoins de fa puiffance.
De l'Hefperus l'aftre brillant
Ne regne plus fur les étoiles ,
L'ombre s'éloigne , & dans fes voiles
Se précipite à l'occident .
Mais un rayon vif de lumiere
42 MERCURE DE FRANCE.
S'eft élancé de l'horizon ;
Voici l'époufe de Titon , •
Qui du jour ouvre la barriere.
Sur un char peint de cent couleurs
Viens , Aurore , avec tous tes charmes ,
Viens & répands de tendres larmes
Sur les gazons & fur les fleurs.
Que ces momens font enchanteurs !
Un verd plus frais , de ce feuillage
A ranimé le doux éclat ;
En reprenant ſon incarnat ,
La jeune fleur , au badinage
Du papillon vif & volage
Ouvre fon vafe délicat ;
Il fuit , & je vois cet ingrat
Porter à toutes fon hommage.
Que l'air eft pur ; quelle fraîcheur !
Du fein humide dés fougeres
S'exhale une fuave odeur ,
Qu'en frémiffant avec douceur ,
Au loin fur fes aîles légeres
Porte & difperfe un vent flateur.
Une langueur délicieuſe
Coule en mes fens .... ah ! quel plaifir !
Je ne fçais quoi vient me faifir
Qui rend mon ame plus heureuſe .
Mais la fauvette à fon reveil
Des bois a rompu le filence :
J'entends fa voix , & du ſoleil
JUIN.
43
1755-
Ses chants m'annoncent la préfence.
Déja brille fur les guerêts
Le fer aigu de la charrue ;
L'adroit chaffeur dans les forêts
Attend qu'épris des doux attraits
De l'herbette fraîche & menue
Le levreau vienne dans ſes rêts
Chercher une mort imprévûe.
Bientôt au fon des chalumeaux
Que les Bergeres font entendre
Les bercails s'ouvrent , les
agneaux
Sous la houlette vont ſe rendre ;
Je les vois fortir des hameaux ,
Et fous les yeux d'un chien fidele .
Couvrir les rives des ruiffeaux ,
Se répandre fur les côteaux
Où croit le thyn qui les appelle ,
Jufqu'au moment où la chaleur
En deffechant les pâturages ,
Les fera fuir dans les bocages
Pour goûter l'ombre & la fraîcheur ,
Cette belle matinée me caufa le plaifir le
plus pur que j'aie reffenti de ma vie . Ce
charme eft inexprimable : qu'avec admiration
mes yeux fe tournerent vers l'orient !
Flambeau du jour , aftre éclatant ,
D'un Dieu caché , viſible image ,
Vous m'avez vû dans ce moment
44 MERCURE DE FRANCE.
>
Par mes tranfports vous rendre hommage.
A ce fpectacle encor nouveau
O foleil ! je te fis entendre
Cet hymne digne de Rameau ,
Où fur leurs temples mis en cendre ,
Les Incas chantent leurs regrets ,
Et rendent grace à tes bienfaits
Toujours fur eux prêts à defcendre.
Bientôt je remontai dans le coche mieux
inftruit par la nature elle- même que par
tout ce que j'avois vû , & chez les anciens
& chez les modernes , & dans les Poëtes
& chez les Peintres.
Jufqu'à Melun il ne nous arriva rien
de particulier , finon qu'à Villeneuve - la-
Guyard nous vîmes arriver une chaife de
pofte , d'où fortirent un jeune homme de
fort bonne mine , & un autre qui paroiffoit
plus jeune ; mais le tein délicat de celui-
ci & le ton de fa voix nous firent deviner
que l'un étoit une jeune fille déguifée
, & l'autre fon amant.
C'étoit fans doute un féducteur ,
Qui loin du toît trifte & grondeur
D'une maman toujours mauvaiſe ,
De fa maîtreffe amant vainqueur ,
Avec elle fuyoit en chaife ,
Afin qu'il pût tout à fon aiſe
JUIN.
45 1755.
En poffeder le petit coeur.
Le lendemain nous dînâmes à Moret
d'où nous partîmes pour aller coucher ,
Melun. Nous traverfâmes la forêt de Fontainebleau
: qu'elle est belle ! Nous arrivâmes
de bonne heure à Melun , où ne fçachant
que faire nous allâmes voir les marionettes.
Polichinelle & Gigogne fa mie
Avoient l'heur de nous divertir :
Je l'avouerai , je pris quelque plaifir
A voir dans fa bouffonnerie
Un automate amufer mon loifir
Mieux qu'un trifte mortel dont le bon fens m'en
nuie.
Le lendemain nous arrivâmes fains &
gais à Paris.
Et c'eft de ce même Paris
Qu'imitant le gentil Chapelle ,
En profe , en vers je vous écris.
Adieu , je gagne ma ruelle ;
Bon foir , adieu , mes chers amis.
Je me fens flaté de ce titre ;
Et fuis , ma foi , par fentiment ,
Meffieurs , ce qu'au bout d'une épitre
On dit être par compliment.
P .....
A Mis , vous attendez fans doute
Que je vous faffe le récit
Bien détaillé , de ce qu'en route
J'ai vu , j'ai fçu , j'ai fait , j'ai dit :
Oui , je m'en vais fur mon hiftoire
De mon mieux vous entretenir ;
Sans peine vous pouvez me croire ,
Vous le fçavez , il eſt notoire
Qu'un Bourguignon ne peut mentir.
D'être par- tout bien véritable ,
Je ne le
promets pourtant pas :
Car bien fouvent il eft des cas ,
Où pour rendre plus agréable
La fatigante vérité ,
Il faut du manteau de la Fable
Couvrir fa trifte nudité.
Vous l'avouerez ; mais que ma Muſe
Et vous inftruiſe & vous amuſe ,
Hélas ! je n'ofe m'en flater ;
N'importe , plein de confiance ,
Pour répondre à votre eſpérance ,
J'oſe tout faire & tout tenter.
Attention , faites filence ;
Je prends la plume , je commence :
II. Vol. B
26 MERCURE DE FRANCE .
Or , vous plaît-il de m'écouter.
Je vous quittai avec tous les fentimens
d'une parfaite reconnoiffance & d'une
amitié fincere. MM ...... me reconduifirent
jufqu'au bas de Talent ; là je reçus
leurs adieux , & je les embraffai le regret
dans le coeur :
Mais nous voilà dans l'équipage ,
Des fouets l'air a retenti :
Santé conftante & bon voyage ;
Allons , cocher ; on eft parti.
Nous nous trouvâmes fept dans la voiture
; mais plaignez-moi avec ce nombre .
Pas un minois qu'on pût baiſer ;
Pas une femme un peu jolie ,
Vers qui tout bas l'on pût jafer ,
Dont je puffe pour m'amufer
Faire en chemin ma bonne amie.
C'étoit d'un côté un homme fort ennuyeux
, qui fe nommoit M. Chufer , avec
le Sr Taillard , dont tout Paris fans doute
connoîtra bientôt les talens fupérieurs qu'il
a pour la flûte. Une femme âgée occupoit
le fond .
A côté de cette vieille ama
JUIN.
27 1755 .
Etoit affis un Provençal ;
Du Provençal & de la Dame
Je ne dirai ni bien ni mal.
Mais fi j'ai mérité l'Enfer ,
Seigneur , modere ta juftice ,
Et ne mets pas pour mon fupplice ,
A mes côtés M. Chufer.
Sur ce qui refte il faut fe taire ;
Car nous ne sommes plus que trois ,
Qui font B ....moi , mon frere ,
Que bien vous connoiffez , je crois .
Arrivés au Val- de- Suzon , on nous fervit
à déjeûner.
Des écreviffes & des truites :
En ce pays , quoique petites ,
Cela fait un mets excellent ,
Quand dans du vin rouge ou du blanc
Au petit lard elles font cuites :
Nous allâmes dîner à Saint- Seine .
C'eſt-là que coule cette fource
Qui , répandant au loin fes flots,
Porte fes ondes aux Badauts ,
Et dans la mer finit la courfe.
Le foir nous arrivâmes à Chanceaux, ou
Bij
28 MERCURE DE FRANCE .
nous foupâmes de bon appétit : nous fumes
un peu furpris de voir notre hôte malade
d'une fievre maligne , chercher à la guérir
avec du vin qu'il buvoit avec une confiance
dont il devoit tout appréhender . Comme
nous lui en marquions notre étonnement ,
il nous répondit avec naïveté que ce qui
* faifor du bé ne pòvor fare du man ; & en
effet
Un Bourguignon peut-il penfer
Qu'un demi- Dieu , comme Efculape ;
En pouvoir puiffe ſurpaſſer
Le Dieu qui fait naître la grappe ?
Non , non ,
dans vos heureux climats
Le vin , cette liqueur divine
Préferve un homme du trépas ,
Lorfqu'en ceux-ci la Médecine
Les jette tous entre les bras
De la cruelle Libitine.
Je cheminois paifiblement , laiffant errer
avec volupté mes yeux fur les objets qui ,
à mesure que nous avancions , fe découvroient
à ma vûe : vous fçavez comme j'aime
la campagne , & combien je fuis touché
de fes agrémens . Qu'avec bien du
plaifir je promenai mes regards fur cette
* Patois Bourguignon , que ce qui faiſoit dų
bien ne pouvoit faire du mal,
JUIN. 1755 29
belle vallée qui s'offre fur la gauche en arrivant
à Montbard ! la variété des objets
en fait un très -beau lieu : on voit une chaî
ne de montagnes qui bornent l'horizon
mais qui s'étendant au loin & fe perdant
dans l'éloignement , font douter à l'azur
qui colore leur cîme n'eft point celui dont
s'embellit le firmament , tant les plus lointaines
extrêmités femblent fe confondre
avec le ciel. En revenant de fi loin , la vûe
fe ramene fur les collines , que les regards
avoient d'abord faifies . Sur leur penchant
on voit plufieurs maifons de Laboureurs
qui dominent une prairie riche de tout ce
qui rend une campagne belle & fertile.
Tout cela mériteroit fans doute les honneurs
de la Poëfie ; mais je n'ofe me croire
capable de peindre ces beautés d'une maniere
neuve & originale.
La Peinture , la Poëfie
Dans leurs payſages rians ,
Les miracles de la fêrie
N'ont pas des lieux auffi charmans,
O beaux vallons , où le Penée
Paifiblement roule fes eaux !
M'offririez -vous tous les tableaux
De cette rive fortunée ?
Quelle aimable diverfité !
Fontaines , bois , côteaux , montagnes ,
Biij
30 MERCURE DE FRANCE.
Tout ce qu'ont d'attraits les campagnes
S'offroit à mon cel enchanté.
Une fi douce rêverie
Vint furprendre tous mes efprits :
Je fus fi tendrement épris
Des charmes de la bergerie ,
Qu'en vérité dans ma folie
J'eufle donné tout ce Paris
Pour un hameau dans la prairie
Qu'en Peintre vrai je vous décris .
Au milieu de ces idées j'eus la fantaiſie ,
malgré l'extrême chaleur , de voir de plus
près cette belle vallée : je deſcendis du car-
∙roffe , & après avoir adoré les Divinités du
pays , je m'avançai fous leurs aufpices vers
un petit bois , d'où pouvant confiderer tout
le champêtre des environs , je goûtai encore
la fraîcheur d'unefontaine qui y couloit
: ah ! dis- je , en me couchant fur l'herbe
qui tapiffoit fes bords ,
Ici Phoebus ne porte point ſes traits ;
Que je chéris cette humide fontaine ,
Où le tilleul fous un feuillage épais ,
Contre les feux m'offre une ombre certaine !
Ces bois , ces eaux ont pour moi mille attraits ;
Mais des vallons il s'éleve un vent frais
Qui fur les fleurs le joue & fe promene ;
Venez , Zéphir , je vous ouvre mon fein ,
JUIN. 1755. 31
.
Pénétrez-moi de vos fraiches haleines ,
Calmez l'ardeur qu'allume dans mes veines
De Syrius l'aftre aride & mal fain.
*
Si je chéris les bois & les prairies ,
Léger Zéphir , je n'y cherche que vous ;
Vous réparez mes forces affoiblies ,
1
Et je vous dois un repos qui m'eſt doux ;
En ce moment vous feul me rendez chere
Cette retraite obfcure & folitaire :
Loin des cités , dans le calme & la paix ,
Parmi les fleurs , la mouffe & la fougere ,
Pour refpirer votre vapeur légere ,
Toujours puiffai -je errer dans ces bofquets .
J'eus à peine achevé cette priere qu'un
air plus vif s'éleva autour de moi en frémiffant
légerement ; mais je fus bien furpris
, quand après quelques momens de repos
voulant m'éloigner & reprendre ma
route , je me fentis enveloppé par un tourbillon
& emporté dans les airs ,
d'où je
defcendis doucement près de la voiture ,
qui déja s'étoit fort éloignée ; je ne doupas
que Zéphyr par une faveur particuliere
, ne m'eût enlevé fur fes aîles , afin
de m'éviter un trajet que rendoit pénible
l'extrême chaleur.
tai
Je repris ma place dans la voiture en
* Etoile qui eft à la tête de la canicule.
Biv
32 MERCURE DE FRANCE.
regrettant un fi beau lieu , & j'arrivai à
Montbard. Si vous prenez garde aux deux
mots qui compofent le nom de cette ville ,
vous préfumerez comme moi qu'elle étoit
jadis une retraite des anciens Bardes . Les
Bardes étoient tous Poëtes , & ils étoient
appellés Sages parmi les Gaulois : il y a
aujourd'hui bien du déchet ; mais avançons.
>
Pendant qu'on nous apprêtoit à dîner
nous allâmes voir la maifon de M. de B...
Gouverneur de Montbard . Tout y paroît
appartenir à un Philoſophe aimable ; des
appartemens nous montâmes à la terraffe ,
où nous vîmes à l'extrêmité d'un petit jardin
un joli fallon tout en coquilles de diverfes
couleurs ; il eft tout fimple d'imaginer
que c'eft la grotte de quelques Nymphes
du voisinage.
Oui , par ce tiffu de coquilles
Qui forme ce fallon charmant ,
On croit que c'est l'appartement
De quelques Nayades gentilles ,
Qui laffes de refter dans l'eau
Et de courir dans la prairie ,
Viennent par fois dans ce château
Egayer leur mélancolie .
Le lendemain nous arrivâmes à Auxerre
JUIN. 7755
33
où nous couchâmes , & qui me parut une
ville peu agréable ; Villeneuve- le - Roi où l'on
ne compte qu'une belle rue , me plairoit
mieux nous y foupâmes le lendemain ;
il faifoit extrêmement chaud . Dès que je
fus arrivé , je me fentis une envie preffante
de m'aller baigner ; je me rendis fur
les bords de l'Yonne , je vis le Dieu du
Aleuve qui fe promenoit avec une pompe
& un appareil qui m'en impoferent : je
craignis de trouver du danger où je
voyois tant de majeſté ; je me retirai &
je fus m'affeoir vers un petit ruiffeau ombragé
de faules qui venoit s'y rendre . Je
m'affis ; bientôt j'éprouvai ce calme & ce
filence intérieur où nous livre la folitude ;
mais comme l'idée de la galanterie vient
naturellement s'unir aux impreffions que
laiffe un lieu agréable , je me mis à rêver
à une volage , & de la fouhaiter à mes côtés
: je difois ,
Je viens m'affeoir fur le rivage
De ce ruiffeau lympide & frais ;
Recevez-moi , faules épais ,
Sous votre agréable feuillage :
Dans ce beau lieu je veux en paix
Goûter le charme de l'ombrage
Que ce lit de mouffe à d'attraits
Pour mon coeur né fenfible & tendre !
~
BV
34 MERCURE DE FRANCE.
Pour le plaifir qu'il eft bien fait !
D'un doux tranfport , à cet objet ,
Mes fens ne peuvent fe défendre.
Je rêve ! .... &pouffe des foupirs ! ....
Et pourquoi cette inquiétude ? .
Délicieufe folitude ,
Manque-t - il rien à vos plaifirs ? ....
Foulant tous deux cette herbe épaiffe ,
Je voudrois lire mon bonheur ,
Dans les beaux yeux de ma maîtreffe.
Amour !... fixe pour moi fon coeur.
Mais enfin , continuai - je , pourquoi
nourrir plus long- tems une paffion inutile
qui me caufe du trouble ? profitons plutôt
& fans diftraction des plaifirs fimples &
tranquilles que la nature me préfente.
Je m'entretenois ainfi ,
Quand j'apperçus à mes côtés
Une Nymphe , dont le corfage
Offroit aux yeux plus de beautés
Que n'en avoit fon beau vifage :
Avec de grands cheveux nattés ,
Des fleurs diverfes qu'on moiffonne
Sur ces rivages enchantés ,
Elle portoit une couronne.
Je regrettois une friponne ;
Une Nymphe offroit à mes fens
Ces appas qu'amour abandonne
JUIN.
35 1755.
Aux feux libertins des amans :
Pouvois- je donc pleurer long- tems ?
Cédant aux erreurs de mon âge ,
J'oubliai tout en les voyant ,
Et je goûtai cet avantage
D'aimer enfin moins triftement.
Pardonnez ce libertinage :
Mais au récit où je m'engage
De conter tout ingénument ,
Vous m'avouerez qu'il eft plus fage ,
Plus doux auffi , plus confolant ,
Quand une ingrate nous outrage
D'échapper à l'amour conſtant
Pour courir à l'amour volage .
Je vous connois ; oui , je le gage ,
Vous en auriez fait tout autant .
Mais néanmoins à cette vûe ,
Saifi de trouble & l'ame émue ,
Je me cachai dans les rofeaux :
Ne craignez rien , s'écria -t -elle ,
Berger , je fuis une immortelle ,
Fille du fouverain des flots ;
C'est moi qui dans cette prairie
Fais couler ce petit ruiſſeau ;
Venez , la fraîcheur de fon eau
A vous y baigner vous convie.
Rien ne peut-il calmer vos feux ,
Ajoûta-t-elle avec tendreffe ?
B vj
36 MERCURE DE FRANCE
Ah ! queje hais cette maîtreffe
Qui fe refuſe à tous vos voeux.
Ne formez que d'aimables noeuds ;
Comme l'amour ayez des aîles ;
Jeune & difcret , loin des cruelles
Vous méritez d'être un heureux .
Vous le ferez , féchez vos larmes ,
Regnez fur mon coeur , fur ces lieux ;
Je n'ai peut-être pas fes charmes ,
Mais je fçaurai vous aimer mieux.
Qu'une Déeffe eft féduiſante !
Ah ! m'écriai -je , tout m'enchante ,
Tout me captive en ce féjour ;
Tout eft ici , Nymphe charmante ,
Digne de vous & de l'amour .
Vous voyez qu'à fon compliment
Où j'entrevis de la tendreffe ,
Je répondis à la Déeſſe
Par un propos affez galant .
Après ces mots , plein d'affurance
Avec yvreffe je m'élance ,
Et me laiffe aller dans les bras
De mon aimable Néreïde ,
Qui vers la demeure liquide
Elle-même guida mes pas.
Les peupliers fur mon paffage
Sembloient doucement agiter
Et leurs rameaux & leur feuillage ,
JUIN. 37. 1755
Ils paroiffoient nous inviter
Arepofer fous leur ombrage.
D'un mouvement vif & léger
Les cignes avançoient fur l'onde ,
Et fans mourir ils frappoient l'air
Du chant le plus tendre du monde .
Parmi leurs fons mélodieux ,
Mais cependant moins gracieux
Que les accens de Jéliotte ,
Nous arrivâmes à la grotte
Où j'allois voir combler mes voeux.
Je pourrois en dire davantage ; mais ne
feroit ce pas manquer aux Dieux que de
revéler leurs myfteres à des profanes : j'a
joûte pourtant
Que cette jeune Déïté ,
Par fon doux & tendre langage ,
Tint long-tems mon coeur enchanté
Et fçut , quoique je fois né fage ,
Me faire aimer la volupté.
Le moment vint de nous féparer : que
ne fit- elle pas pour me retenir ! Calipfo ne !
mit pas enen ufage plus de charmes pour ar
rêter le fils du vieux Laërte : mais comme
ce héros , je fçus y réfifter ; je lui fis enfin
mes derniers adieux . Ses bras s'ouvrirent
pour m'embraffer : ah , dit - elle en verfant
les plus tendres larmes , je méritois
38 MERCURE DE FRANCE.
que vous euffiez voulu couler avec moi le
refte de vos jours ; fi vous m'avez chérie ,
continua - t- elle , ne me refufez pas ce baifer
; laiffez - moi ravir au fort qui vous
éloigne de moi , cette joie qui pour moi
fera la derniere. Adieu.
Chere Nymphe , m'écriai - je , je la regardois
dans ce moment :
Mais quelles furent mes alarmes
D'appercevoir ce corps fi beau ,
De mes mains s'écouler en larmes ,
Et ne plus être qu'un ruiffeau ;
Dont l'onde tranſparente & pure
Se ramaffant contre mon fein ,
Avec le plus trifte murmure
Autour de moi forme un baffin.
1
Je m'y plongeai avec tranſport , & après
m'y être baigné une heure j'en fortis avec
trifteffe . Que n'étions-nous au fiécle des
métamorphofes !
C Ainfi que
bien des malheureux
Qu'en fes écrits célebre Ovide ,
J'aurois pû demander aux Dieux
De devenir un corps fluide ,
Et j'euffe été fans doute heureux
En mêlant mes flots amoureux
Aux ondes que la Neréide
Epanchoit de fon fein humide ;
JUIN. 39 1755 .
Comme un fleuve majestueux ,
Qui voit croître en fon cours fa gloire & fa fortune
De mes deftins trop glorieux ,
On ne m'eût jamais vû dans le fein de Neptune ,
Porter des flots ambitieux ;
Mais , ruiffeau toujours grácieux ,
D'un cours égal , jamais rapide ,
Avec elle d'une eau lympide
J'euffe arrofé toujours ces lieux.
Mais , comme vous voyez , l'immortalité
me devenoit impoffible.
De maniere qu'en un moment
Je m'éloignai de la fontaine ,
Comme j'étois auparavant ,
Revêtu de ma forme humaine ;
Et P ..... tout uniment.
-
Je retournai à mon auberge , où je mangeai
de très - bonne grace : le fouper étoit
bon ; nous eûmes la précaution de mettre
une couple de poulets entre deux croûtes
pour en déjeûner le lendemain . Effectivement
, après avoir marché quelque tems ,
nous nous écartâmes de la voiture.
Puis fur la molle & tendre herbette ,
Sans nappe mife , fans affiette ,
A l'ombre d'un vieux chêne affis ,
40 MERCURE DE FRANCE.
Des deux croûtes d'un pain raffis
N'ayant que mes doigts pour fourchette ;
Je tirai nos poulets rôtis .
En même tems de ma pochette
Je fis fortir un doux flacon
D'où j'aillit un vin bourguignon ,
Qui nous rafraîchit la luette .
Après avoir bû amplement à votre fanté
, nous regagnâmes le coche. Nous arrivâmes
le foir à Joigny pour en repartir le
lendemain avant le jour : on nous éveilla
à deux heures ; le ciel étoit pur & clair , &
promettoit une belle matinée. Je me propofai
d'examiner fi les defcriptions qu'en
font les Poëtes étoient exactes , d'en étudier
tous les momens & d'en fuivre les accidens
& les circonftances : une heure après
notre départ je me fis ouvrir la portiere ,
& laiffant mes compagnons de voyage
dormir profondément, je continuai la route
à pied.
Un crépuscule encor peu für
Ne laiffoit voir loin du village ,
Que le chaume & le faîte obfcur
Des cabanes du voifinage ,
Que quelques pins , dont le feuillage
S'étoit découpé fur l'azur
D'un ciel ſerein & fans nuage,
JUIN. 41 17558
Je difois , heureux laboureurs ,
Maintenant un fommeil paisible
Sur vous prodigue fes faveurs ;
Et fi l'amour eft dans vos coeurs ,
A l'amour feul il eft poffible
D'en interrompre les douceurs .
En s'éloignant des coeurs profanes
Cet enfant ne dédaigne pas
D'habiter vos humbles cabanes ;
Il aime à voler fur les pas ,
A folâtrer entre les bras
De ces gentilles payſannes ,
Dont lui-même orne les appas.
C'eft aux champs qu'amour prit naiffance ,
Il y lança fes premiers traits ;
Sur les habitans des forêts
Venus exerça fon enfance.
Eh ! qu'il acquit d'expérience !
Bientôt les hommes & les Dieux
Contre lui furent fans défenſe ;
Des bois il vola dans les cieux ;
Mais il chérit toujours les lieux ,
Premiers témoins de fa puiffance.
De l'Hefperus l'aftre brillant
Ne regne plus fur les étoiles ,
L'ombre s'éloigne , & dans fes voiles
Se précipite à l'occident .
Mais un rayon vif de lumiere
42 MERCURE DE FRANCE.
S'eft élancé de l'horizon ;
Voici l'époufe de Titon , •
Qui du jour ouvre la barriere.
Sur un char peint de cent couleurs
Viens , Aurore , avec tous tes charmes ,
Viens & répands de tendres larmes
Sur les gazons & fur les fleurs.
Que ces momens font enchanteurs !
Un verd plus frais , de ce feuillage
A ranimé le doux éclat ;
En reprenant ſon incarnat ,
La jeune fleur , au badinage
Du papillon vif & volage
Ouvre fon vafe délicat ;
Il fuit , & je vois cet ingrat
Porter à toutes fon hommage.
Que l'air eft pur ; quelle fraîcheur !
Du fein humide dés fougeres
S'exhale une fuave odeur ,
Qu'en frémiffant avec douceur ,
Au loin fur fes aîles légeres
Porte & difperfe un vent flateur.
Une langueur délicieuſe
Coule en mes fens .... ah ! quel plaifir !
Je ne fçais quoi vient me faifir
Qui rend mon ame plus heureuſe .
Mais la fauvette à fon reveil
Des bois a rompu le filence :
J'entends fa voix , & du ſoleil
JUIN.
43
1755-
Ses chants m'annoncent la préfence.
Déja brille fur les guerêts
Le fer aigu de la charrue ;
L'adroit chaffeur dans les forêts
Attend qu'épris des doux attraits
De l'herbette fraîche & menue
Le levreau vienne dans ſes rêts
Chercher une mort imprévûe.
Bientôt au fon des chalumeaux
Que les Bergeres font entendre
Les bercails s'ouvrent , les
agneaux
Sous la houlette vont ſe rendre ;
Je les vois fortir des hameaux ,
Et fous les yeux d'un chien fidele .
Couvrir les rives des ruiffeaux ,
Se répandre fur les côteaux
Où croit le thyn qui les appelle ,
Jufqu'au moment où la chaleur
En deffechant les pâturages ,
Les fera fuir dans les bocages
Pour goûter l'ombre & la fraîcheur ,
Cette belle matinée me caufa le plaifir le
plus pur que j'aie reffenti de ma vie . Ce
charme eft inexprimable : qu'avec admiration
mes yeux fe tournerent vers l'orient !
Flambeau du jour , aftre éclatant ,
D'un Dieu caché , viſible image ,
Vous m'avez vû dans ce moment
44 MERCURE DE FRANCE.
>
Par mes tranfports vous rendre hommage.
A ce fpectacle encor nouveau
O foleil ! je te fis entendre
Cet hymne digne de Rameau ,
Où fur leurs temples mis en cendre ,
Les Incas chantent leurs regrets ,
Et rendent grace à tes bienfaits
Toujours fur eux prêts à defcendre.
Bientôt je remontai dans le coche mieux
inftruit par la nature elle- même que par
tout ce que j'avois vû , & chez les anciens
& chez les modernes , & dans les Poëtes
& chez les Peintres.
Jufqu'à Melun il ne nous arriva rien
de particulier , finon qu'à Villeneuve - la-
Guyard nous vîmes arriver une chaife de
pofte , d'où fortirent un jeune homme de
fort bonne mine , & un autre qui paroiffoit
plus jeune ; mais le tein délicat de celui-
ci & le ton de fa voix nous firent deviner
que l'un étoit une jeune fille déguifée
, & l'autre fon amant.
C'étoit fans doute un féducteur ,
Qui loin du toît trifte & grondeur
D'une maman toujours mauvaiſe ,
De fa maîtreffe amant vainqueur ,
Avec elle fuyoit en chaife ,
Afin qu'il pût tout à fon aiſe
JUIN.
45 1755.
En poffeder le petit coeur.
Le lendemain nous dînâmes à Moret
d'où nous partîmes pour aller coucher ,
Melun. Nous traverfâmes la forêt de Fontainebleau
: qu'elle est belle ! Nous arrivâmes
de bonne heure à Melun , où ne fçachant
que faire nous allâmes voir les marionettes.
Polichinelle & Gigogne fa mie
Avoient l'heur de nous divertir :
Je l'avouerai , je pris quelque plaifir
A voir dans fa bouffonnerie
Un automate amufer mon loifir
Mieux qu'un trifte mortel dont le bon fens m'en
nuie.
Le lendemain nous arrivâmes fains &
gais à Paris.
Et c'eft de ce même Paris
Qu'imitant le gentil Chapelle ,
En profe , en vers je vous écris.
Adieu , je gagne ma ruelle ;
Bon foir , adieu , mes chers amis.
Je me fens flaté de ce titre ;
Et fuis , ma foi , par fentiment ,
Meffieurs , ce qu'au bout d'une épitre
On dit être par compliment.
P .....
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Résumé : Voyage de Dijon à Paris, fait en 1746.
En 1746, un Bourguignon entreprend un voyage de Dijon à Paris. L'auteur s'engage à narrer ses aventures avec sincérité, tout en reconnaissant que la vérité peut être embellie par la fable. Il quitte Dijon avec gratitude et amitié, accompagné de sept personnes, dont un homme ennuyeux nommé M. Chufer et un musicien talentueux, le Sr Taillard. Le groupe fait plusieurs arrêts, notamment au Val-de-Suzon où ils déjeunent d'écrevisses et de truites, et à Saint-Seine où ils dînent près d'une source célèbre. L'auteur admire la beauté des paysages, notamment la vallée de Montbard, et exprime son amour pour la campagne. Il décrit une expérience mystique où il est emporté par le vent et retrouve la voiture plus loin. À Montbard, il visite la maison du gouverneur et admire une grotte artificielle. Le voyage se poursuit à Auxerre, une ville qu'il trouve peu agréable, et à Villeneuve-le-Roi. À Villeneuve-le-Roi, l'auteur se baigne dans l'Yonne et rencontre une nymphe qui l'invite à se baigner dans son ruisseau. La nymphe se révèle être une déesse des flots, qui l'emmène dans sa grotte aquatique. L'auteur passe un moment enchanteur avec elle avant de devoir se séparer. La déesse tente de le retenir, mais il résiste et lui fait ses adieux. Le texte relate également une profonde tristesse face à une séparation imminente, imaginant une métamorphose en fluide pour rester près de la personne aimée. L'auteur décrit un repas champêtre et une promenade matinale, admirant la beauté de la nature et les activités des paysans. Il observe les préparatifs agricoles et les premiers rayons du soleil, ressentant une langueur délicieuse. Il compose un hymne au soleil, inspiré par les Incas. Plus tard, il remarque un jeune couple fuyant ensemble dans une chaise de poste. Le voyage se poursuit jusqu'à Paris, où l'auteur assiste à un spectacle de marionnettes avant de regagner la ville. Le texte se conclut par des adieux amicaux et des compliments.
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10
p. 254
BENEFICES DONNÉS.
Début :
Le Roi a donné à l'Evêché de Dijon à l'Abbé [...]
Mots clefs :
Évêché, Dijon, Vicaire, Abbé, Diocèse, Église
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texteReconnaissance textuelle : BENEFICES DONNÉS.
BENEFICES DONNÉS.
ERoi a donné l'Evêché de Dijon à l'Abbé d'Apchon
, Vicaire Général du même Diocèſe ;
l'Evêché de Glandeve à l'Abbé de Treffemannes ,
Chanoine de l'égliſe métropolitaine d'Aix ; l'Abbaye
de Fontaine- Daniel , Ordre de Câteaux , Diocèfe
du Mans , à l'Abbé de Galiffet , Vicaire Général
de l'Archevêché d'Aix , & le Prieuré de Pontarlier
, Ordre de S. Auguftin , Diocèfe de Langres
, à l'Abbé Bureau de Saint - Pierre , Confeil
ler-Clerc au Parlement de Dijon.
ERoi a donné l'Evêché de Dijon à l'Abbé d'Apchon
, Vicaire Général du même Diocèſe ;
l'Evêché de Glandeve à l'Abbé de Treffemannes ,
Chanoine de l'égliſe métropolitaine d'Aix ; l'Abbaye
de Fontaine- Daniel , Ordre de Câteaux , Diocèfe
du Mans , à l'Abbé de Galiffet , Vicaire Général
de l'Archevêché d'Aix , & le Prieuré de Pontarlier
, Ordre de S. Auguftin , Diocèfe de Langres
, à l'Abbé Bureau de Saint - Pierre , Confeil
ler-Clerc au Parlement de Dijon.
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11
p. 207-211
Suite des Expériences continuelles dans les diverses Villes & Provinces du Royaume, entr'autres à Grenoble, Dijon & Saint-Malo.
Début :
J'ai tardé, Monsieur, jusqu'à présent à avoir l'honneur de vous écrire pour vous faire part [...]
Mots clefs :
Grenoble, Docteur, Remèdes, Symptômes, Guérison, Dragées, M. Keyser, Dijon, Maître en Chirurgie, Satisfaction, Pustules, Douleurs, Certificats
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suite des Expériences continuelles dans les diverses Villes & Provinces du Royaume, entr'autres à Grenoble, Dijon & Saint-Malo.
Suite des Expériences continuelles dans les diverſes
Villes & Provinces du Royaume , entr'autres à
Grenoble , Dijon & Saint- Malo.
د
GRENOBLE.
Lettre de M. Marmion , Docteur Aggrégé à la
Faculté de Médecine du Dauphiné , à M. Keyfer,
en datte du 2 Août 1758 .
J'ai tardé , Monfieur , juſqu'à préſent à avoir
P'honneur de vous écrire pour vous faire part du
ſuccès de vos dragées pour le traitement des maladies
vénériennes , parce que je voulois finir plufieurs
épreuves que j'en ai faites , & qui ont répondu
à votre attente. Je crois avoir eu celui déja
108 MERCURE DE FRANCE.
de vous marquer quej'avois fait adminiſtrer votre
remede fur deux pauvres attaqués de ſymptômes
formidables , qui ſont très-bien guéris. Depuis ce
remps , je l'ai employé avec le même ſuccès fur
nombre de perſonnes. Je puis donc maintenant
affurer que votre méthode a des avantages , & que
conduite avec la bonne adminiſtration que vous
indiquez , elle guérit parfaitement ſans les défagrémens
des ſalivations fongueuſes , qui ſont ſuivies
d'événemens ſi fâcheux.
Le traitement par vos dragées , plus doux &
plus aiſé , mérite certainement la préférence fur
les frictions mercurielles. C'eſt l'opinion quej'ai,
Monfieur , ſur votre remede que je me ferai un
plaifir de faire adminiſtrer quand Poccaſion s'en
préſentera, pour contribuer avec vous , autant
qu'il me fera poſſible , au bien public. J'ai l'hon
neur d'être , &c. Signé , Marmion , Médecin de
l'hôpital du Roi , à Grenoble.
DIJON.
Lettre deM. Maret Maitre en Chirurgie de l'Académie
des Sciences & Belles - Lettres de Dijon ,
Chirurgien de l'Hôpital général , & celui des
Filles de Sainte Anne , à M. Keyſer , en date du
13 Juillet 1758 .
J'ai eu la fatisfaction , Monfieur , de traiter le
mois dernier , avec vos dragées , dans notre hôpital
général , de l'agrément de Meſſieurs nos Directeurs
, une femme de ſoldat âgée de 25 ans , attaquée
de maladie vénérienne. Sa tête étoit couverte
de puftules dans un état de ſuppuration putride.
L'on en voyoit de très-groffes ſur les ailes
du nez , les commiſſures des levres & le menton.
Quelques-unes plus petites étoient répandues fur
OCTOBRE. 1758. 201
lecol, les épaules & les bras : elles étoient accom
pagnées d'infomnies & de douleurs nocturnes dans
les membres , & elles avoient été précédées par
d'autres maladies , fruit ordinaire de l'incontinence.
Tous ſes ſymptômes , dix jours après l'uſage
de vos dragées , diminuerent ; le ſommeil revint ,
les douleurs cefferent , les pustules ſe deſſecherent
; enfin , en ſuivant le traitement que vous
preſcrivez , la malade fut parfaitement guérie , environ
quarante jours après fon entrée dans Phopital.
Četre femme , très-contente de la maniere
douce dont elle avoit été traitée , en alla témoigner
ſa reconnoiſſance à M. Marlot , notre Maire ,
qui a bien voulu donner une atteſtation de l'étar
où il la trouvée , & légaliſer les certificats de
deux de mes confreres qui ont vu la malade devant
&après le traitement. Je vous envoie ces trois
pieces juſtificatives , qui , ainſi qu'une multitude
de pareilles que vous recevez de toutes parts , doivent
conſtater de plus en plus l'excellence de votre
remede. Recevez mes remercimens , Monfieur ,
de ce que vous m'avez donné les moyens de reconnoître
par moi- même l'efficacité de votre remede.
J'ai l'honneur d'être , &c. Signé , Maret
de l'Académie des Seiences & Belles-Lettres de
Dijon.
1
Certificat de M. Marlot , Maire de Dijon.
Nous , Vicomte , Mayeur , Prevôt & Lieutenant-
général de Police de la ville de Dijon , &
l'un des Préſidens du bureau d'adminiſtration de
Phôpital de ladite ville , atteſtons que le ſieur
Maret l'aîné , Maître en Chirurgie , & Chirurgien
dudit hôpital , y a traité avec les dragées deM.
Keyſer , une femme attaquéede la maladie vénérienne
, & qu'après fix ſemaines ou environ , il
216 MERCURE DE FRANCE .
nous l'a repréſentée dans un état qui nous a fait
juger qu'elle étoit guétie ; & l'ayant interrogée ,
elle nous a dit ne plus reſſentir aucunes douleurs ,
&n'avoir plus aucuns des fymptômes du mal dont
elle étoit incommodée . Fait à Dijon , le 13 Juillet
1758. Signé , Marlot.
Certificat de M. Enaux , Maître en Chirurgie
àDijon.
Je, ſouſſigné , Maître en Chirurgie de la villede
Dijon , certifie avoir vu pendant le mois de Mars
de la préfente année , une femme au grand hôpital
de Dijon , ayant des pustules à la tête ,&
des douleurs nocturnes dans les membres , laquelle
M. Maret , Chirurgien dudit hôpital , m'a
dit devoir traiter avec les dragées de M. Keyfer',
& qu'après leur uſage pendant trente - cinq ou
quarante jours , j'ai revu la femme qui m'a dit
ne reffentir aucunes_douleurs , ſes puſtules étant
effacées ſans l'uſage d'aucun topique. Fait à Dijon,
ce 10 Juillet 1758. Signé , Enaux.
Certificat de M. Hoin , l'un des deux Chirurgiens
de l'Hôpital de Dijon.
Je , ſouſſigné , l'un des deux Chirurgiens alternes
de l'hôpital de Dijon , certifie qu'étant en exercice
audit hôpital dans le cours du mois deMars
dernier , j'y ai vu une femme qui ſe plaignoit de
douleurs nocturnes ,& dont la tête étoit couverte
de puſtules dans un état de ſuppuration putride;
que ces accidens me parurent dépendre d'un virus
vénérien; qu'en ayant fait avertir M. Maret mon
collegue audit hôpital , qui m'avoit témoigné le
-déſir qu'il avoit d'éprouver un remede contre les
maladies vénériennes , je lui ai cédé le traitement
de cette femme, quoiqu'il ne dût entrer en exer
OCTOBRE. 1738 .
cice audit hôpital , que le premier jour du mois
ſuivant ; que M. Maret m'a dit depuis , qu'il en
treprenoit la guériſon de cette malade par l'uſagedes
dragées de M. Keyſer ; qu'environ deux
mois après , il m'a fait revoir la même femme
dont les pustules étoient abſolument deſſéchées ,
&qui m'aſſura qu'elle jouiſſoit d'une très-bonne
fanté ,& en avoit toutes les apparences. Fait à
Dijon , ce 10 Juillet 1758. Signé , Hoin.
Nous , Vicomte , Mayeur & Lieutenant-général
de Police de la ville de Dijon , atteſtons que
la fignature ci-deſſus , eſt celle du ſieur Hoin ,
Maître en Chirurgie en cette ville , & l'un des
Chirurgiens de l'hôpital général de ladite ville.
Fait àDijon le 13 Juillet 1758. Signé , Marlot.
Villes & Provinces du Royaume , entr'autres à
Grenoble , Dijon & Saint- Malo.
د
GRENOBLE.
Lettre de M. Marmion , Docteur Aggrégé à la
Faculté de Médecine du Dauphiné , à M. Keyfer,
en datte du 2 Août 1758 .
J'ai tardé , Monfieur , juſqu'à préſent à avoir
P'honneur de vous écrire pour vous faire part du
ſuccès de vos dragées pour le traitement des maladies
vénériennes , parce que je voulois finir plufieurs
épreuves que j'en ai faites , & qui ont répondu
à votre attente. Je crois avoir eu celui déja
108 MERCURE DE FRANCE.
de vous marquer quej'avois fait adminiſtrer votre
remede fur deux pauvres attaqués de ſymptômes
formidables , qui ſont très-bien guéris. Depuis ce
remps , je l'ai employé avec le même ſuccès fur
nombre de perſonnes. Je puis donc maintenant
affurer que votre méthode a des avantages , & que
conduite avec la bonne adminiſtration que vous
indiquez , elle guérit parfaitement ſans les défagrémens
des ſalivations fongueuſes , qui ſont ſuivies
d'événemens ſi fâcheux.
Le traitement par vos dragées , plus doux &
plus aiſé , mérite certainement la préférence fur
les frictions mercurielles. C'eſt l'opinion quej'ai,
Monfieur , ſur votre remede que je me ferai un
plaifir de faire adminiſtrer quand Poccaſion s'en
préſentera, pour contribuer avec vous , autant
qu'il me fera poſſible , au bien public. J'ai l'hon
neur d'être , &c. Signé , Marmion , Médecin de
l'hôpital du Roi , à Grenoble.
DIJON.
Lettre deM. Maret Maitre en Chirurgie de l'Académie
des Sciences & Belles - Lettres de Dijon ,
Chirurgien de l'Hôpital général , & celui des
Filles de Sainte Anne , à M. Keyſer , en date du
13 Juillet 1758 .
J'ai eu la fatisfaction , Monfieur , de traiter le
mois dernier , avec vos dragées , dans notre hôpital
général , de l'agrément de Meſſieurs nos Directeurs
, une femme de ſoldat âgée de 25 ans , attaquée
de maladie vénérienne. Sa tête étoit couverte
de puftules dans un état de ſuppuration putride.
L'on en voyoit de très-groffes ſur les ailes
du nez , les commiſſures des levres & le menton.
Quelques-unes plus petites étoient répandues fur
OCTOBRE. 1758. 201
lecol, les épaules & les bras : elles étoient accom
pagnées d'infomnies & de douleurs nocturnes dans
les membres , & elles avoient été précédées par
d'autres maladies , fruit ordinaire de l'incontinence.
Tous ſes ſymptômes , dix jours après l'uſage
de vos dragées , diminuerent ; le ſommeil revint ,
les douleurs cefferent , les pustules ſe deſſecherent
; enfin , en ſuivant le traitement que vous
preſcrivez , la malade fut parfaitement guérie , environ
quarante jours après fon entrée dans Phopital.
Četre femme , très-contente de la maniere
douce dont elle avoit été traitée , en alla témoigner
ſa reconnoiſſance à M. Marlot , notre Maire ,
qui a bien voulu donner une atteſtation de l'étar
où il la trouvée , & légaliſer les certificats de
deux de mes confreres qui ont vu la malade devant
&après le traitement. Je vous envoie ces trois
pieces juſtificatives , qui , ainſi qu'une multitude
de pareilles que vous recevez de toutes parts , doivent
conſtater de plus en plus l'excellence de votre
remede. Recevez mes remercimens , Monfieur ,
de ce que vous m'avez donné les moyens de reconnoître
par moi- même l'efficacité de votre remede.
J'ai l'honneur d'être , &c. Signé , Maret
de l'Académie des Seiences & Belles-Lettres de
Dijon.
1
Certificat de M. Marlot , Maire de Dijon.
Nous , Vicomte , Mayeur , Prevôt & Lieutenant-
général de Police de la ville de Dijon , &
l'un des Préſidens du bureau d'adminiſtration de
Phôpital de ladite ville , atteſtons que le ſieur
Maret l'aîné , Maître en Chirurgie , & Chirurgien
dudit hôpital , y a traité avec les dragées deM.
Keyſer , une femme attaquéede la maladie vénérienne
, & qu'après fix ſemaines ou environ , il
216 MERCURE DE FRANCE .
nous l'a repréſentée dans un état qui nous a fait
juger qu'elle étoit guétie ; & l'ayant interrogée ,
elle nous a dit ne plus reſſentir aucunes douleurs ,
&n'avoir plus aucuns des fymptômes du mal dont
elle étoit incommodée . Fait à Dijon , le 13 Juillet
1758. Signé , Marlot.
Certificat de M. Enaux , Maître en Chirurgie
àDijon.
Je, ſouſſigné , Maître en Chirurgie de la villede
Dijon , certifie avoir vu pendant le mois de Mars
de la préfente année , une femme au grand hôpital
de Dijon , ayant des pustules à la tête ,&
des douleurs nocturnes dans les membres , laquelle
M. Maret , Chirurgien dudit hôpital , m'a
dit devoir traiter avec les dragées de M. Keyfer',
& qu'après leur uſage pendant trente - cinq ou
quarante jours , j'ai revu la femme qui m'a dit
ne reffentir aucunes_douleurs , ſes puſtules étant
effacées ſans l'uſage d'aucun topique. Fait à Dijon,
ce 10 Juillet 1758. Signé , Enaux.
Certificat de M. Hoin , l'un des deux Chirurgiens
de l'Hôpital de Dijon.
Je , ſouſſigné , l'un des deux Chirurgiens alternes
de l'hôpital de Dijon , certifie qu'étant en exercice
audit hôpital dans le cours du mois deMars
dernier , j'y ai vu une femme qui ſe plaignoit de
douleurs nocturnes ,& dont la tête étoit couverte
de puſtules dans un état de ſuppuration putride;
que ces accidens me parurent dépendre d'un virus
vénérien; qu'en ayant fait avertir M. Maret mon
collegue audit hôpital , qui m'avoit témoigné le
-déſir qu'il avoit d'éprouver un remede contre les
maladies vénériennes , je lui ai cédé le traitement
de cette femme, quoiqu'il ne dût entrer en exer
OCTOBRE. 1738 .
cice audit hôpital , que le premier jour du mois
ſuivant ; que M. Maret m'a dit depuis , qu'il en
treprenoit la guériſon de cette malade par l'uſagedes
dragées de M. Keyſer ; qu'environ deux
mois après , il m'a fait revoir la même femme
dont les pustules étoient abſolument deſſéchées ,
&qui m'aſſura qu'elle jouiſſoit d'une très-bonne
fanté ,& en avoit toutes les apparences. Fait à
Dijon , ce 10 Juillet 1758. Signé , Hoin.
Nous , Vicomte , Mayeur & Lieutenant-général
de Police de la ville de Dijon , atteſtons que
la fignature ci-deſſus , eſt celle du ſieur Hoin ,
Maître en Chirurgie en cette ville , & l'un des
Chirurgiens de l'hôpital général de ladite ville.
Fait àDijon le 13 Juillet 1758. Signé , Marlot.
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Résumé : Suite des Expériences continuelles dans les diverses Villes & Provinces du Royaume, entr'autres à Grenoble, Dijon & Saint-Malo.
Le document décrit des expériences réussies avec des dragées pour le traitement des maladies vénériennes dans plusieurs villes du Royaume, notamment Grenoble, Dijon et Saint-Malo. À Grenoble, le Dr Marmion, agrégé à la Faculté de Médecine du Dauphiné, a confirmé l'efficacité des dragées après plusieurs essais. Il a souligné que ce traitement est plus doux et plus facile à administrer que les frictions mercurielles traditionnelles, qui causent des effets secondaires désagréables. À Dijon, le chirurgien Maret a traité avec succès une femme de 25 ans présentant des symptômes sévères, y compris des pustules et des douleurs nocturnes. Après environ quarante jours de traitement, la patiente a été guérie. Maret a reçu des attestations du maire de Dijon, Marlot, et de deux confrères, Enaux et Hoin, confirmant la guérison de la patiente. Ces témoignages mettent en avant l'efficacité et la douceur du traitement par les dragées de M. Keyser.
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12
p. 225-249
ÉTAT De la Vaisselle portée aux Monnoies des Villes de Province.
Début :
ROUEN. Du 11 au 17 Novembre 1759. Messieurs m. o. g. d. Feydeau de [...]
Mots clefs :
Vaisselle, Monnaies, Province, Rouen, Lyon, La Rochelle, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Dijon, Perpignan, Orléans, Reims, Nantes, Grenoble, Aix, Rennes, Bourges, Caen, Tours, Strasbourg, Lille, Pau, Troyes, Poitiers, Besançon, Limoges, Amiens, Riom
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texteReconnaissance textuelle : ÉTAT De la Vaisselle portée aux Monnoies des Villes de Province.
ÉTAT
DE la Vaiffelle portée aux Monnoies
des Villes de Province.
ROUEN.
Du 11 au 17 Novembre 1759.
Meffieurs
Feydeau de Brou , Intendant de
Rouen .
De Miromenil , Prem . Président .
De Blanville , Major du Régiment
de Bretagne.
Dailly , Secrétaire de M. l'Intendant.
Le Duc de Bouillon.
Sevrey, Directeur du Vingtième.
De Marchis , Receveur des Tailles.
L'Abbé Dandigné , Aumônier de
la Reine.
Carré , pere , ancien Commiffaire
de la Monnoie.
De la Londe , Contrôleur de la
Monnoie.
De Valliquierville , Prem. Préfid .
de la Chambre des Comptes .
Fremont , Juge - Garde de la
Monnoie.
De Baude , Rentième de M. l'Archevêque.
m.
o . g. d.
J
244 I 12
337 2 6
50 16 12
33 7
436 6 15
4 3 6
98 7
49 6
24 5
8 3 12
255 712
6
39 6 6
1587 1 $ 12
K v
226 MERCURE DE FRANCE .
LYON.
Du 10 au 24 Novembre 1759 .
Meffieurs
L'Archevêque de Lyon.
De Lamichodiere , Intendant.
Pupil , Prem . Préſident de la Cour
des Monnoies.
De Quuifon.
De Fleurieu , Préfident.
De la Verpiliere , Major.
MM. Auriol , freres , Banquiers.
Croppet de Variflan.
De Rochebaron , Commandant.
Madaine la Comtelle de Grolée.
Aniffon .
Adine.
Dellervo , Confeiller.
Desfours , Confeiller.
Les Recteurs de la Charité.
Les Recteurs de l'Hôpital.
Le Comte de Lhopital.
Gayot d'Auffere .
m . o . g.
509 6 18
341 7 18
2.6 18
60
3
189 4 6
155 4 3
1285
107 4
642
125
181 I 12
61 2 12
74 3 15
67 2
*
258 5 12
138 3 9
191 3.18
622 16
Les R. P. Jéfuites du Grand College . 428 2 15
Flachat , Prevôt des Marchands.
De la Verpiliere , Major.
Les Comtes de Lyon.
Cannac.
Quinfon , Tréforier de France.
MM . Duc , freres.
Siran .
Mogniat , Tréforier de France,
Mogniat , Confeiller.
177 7
109 4 18
916 2 6
244 7
677
- 3
S
79 4 14
31 472
19.6 6
229 2 21
- Geneve.
355 18
FEVRIER. 1760. 227
Meffieurs
Suite de Lyon,
Les Cuftodes de Sainte Croix.
De Sugny , Confeiller .
De Morainval.
Les R. P. Jéfuites , du fecond
Collége,
MM . Hubert , freres.
Les R. P. Jéfuites de Saint Jofeph.
Les R. P. Minimes.
Gras , Tréforier de France .
Crupiffon , Prêtre .
Morin , Secrétaire du Roi.
Einguerlin , Suiffe.
Gayot d'Aufferre.
Fitler , Négociant Suiffe .
Scherb , Négociant Suiffe.
Madame Meuricoffre.
Meuricoffre.
La Chapelle des Marchands.
Giraud , Tréforier de l'Hôpital.
m. o. g.
54 0 18
532
49 I
39 4
16 2 12
38 1 9
90 $ 15
37 4
582 B
552 8
?
33 7 4
66 6 18
19 7 21
20 18
16 O 3
17 7 18
595
34 1 13
6605 I
LA ROCHELLE.
Du 10 Novembre au Décembre 1759.
Meffieurs
Baillon , Intendant .
Le Comte de Vence , Maréchalde-
Camp.
Bonnaventure , Lieutenant de Roi.
Bonnermort , Receveur des Fermes
du Roi.
Froger de la Rigaudiere , Capitaine
général des Gardes- Côtes.
m. o. g.
290 4 18.
52
50 2.12
48 6.18
K vj
228 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de la Rochelle .
De Ruis Embito , Intendant de la
Marine à Rochefort.
De Fetilly , Chevalier d'honneur
du Bureau des Finances .
L'Evêque de Luçon.
Rouffy de Lazeneuve , Doyen du
Chapitre .
Beraudin , ancien Lieutenant gén.
de l'Amirauté .
L'Evêque de la Rochelle.
Frefneau, ancien Ingénieur du Roi,
m. o. g.
37 I 6
47 I 12
95512
8 4
18 I
260 4 12
II 6 6
BORDEA U X.
Du 23 Novembre au 10 Décembre 1759-
Meffieurs
L'Evêque de Condom .
Le Marquis de Tourny, Intendant
de Guienne .
Le Comte de Langeron , Commandant
de Guienne.
De Tourny ( Second Article . )
Le Marquis de Montferrant.
Le Maréchal de Richelieu , Gouverneur.
Robert, Directeur des Aydes de
Barbefieux.
L'Evêque de Baras.
Le Berton , Premier Préfid . du
Parlement.
Le Préfident Lalanne.
m . o . g.
577 15
337 4 18
184 7
24 2 18
66
946 I 18
24 6 18
786
328 2 18
80 18
FEVRIER. 1760 . 229
Meffieurs
Suite de Bordeaux.
Le Président de Gafq.
Madame Charot Dupleffis.
L'Evêque d'Agen .
m . 0. g.
190 6 IZ
42 6 18
191 2 9
TOULOUSE.
Du 17 Novembre au 10 Décembre
Meffieurs
Lacoré , Intendant de Montauban.
Riquet , Procureur général .
Maniban , Premier Préfident.
L'Evêque de Montauban.
Loffieux , Officier des Vailleaux.
Le Maréchal de Lautrec.
L'Evêque de Lombés .
L'Abbé Coftos .
De Boiffy.
L'Archevêque d'Auch."
Laborde , Receveur des Domaines
d'Auch.
Comminiant , Tréforier de France.
Le Comte de Marfan.
Defclaux , Tréforier de France .
L'Evêque de Comminges.
De Bartal , Evêque de Caftres.
1759.
m. o. g.
987
335 7
220
253 4 12
22 4 12
833
69 I " -3
11 3 18
7 I
6526
SIS 12
212 I
2033
2951
982 18
1
230 MERCURE DE FRANCE.
MONTPELLIER.
Du 12 au 29 Novembre 1759 .
Meffieurs
De Saint-Prieft , Intendant.
m. o.g
347 4 12
Pitot , Ingénieur , Chevalier de
Saint Michel.
L'Evêque de Nimes.
Mazade , Tréforier général de la
Province .
Journet , Avocat .
Le Baron de Sauve.
Reynaud , Gouverneur de Frontignan.
Salzes , Confeiller à la Cour
des Ayles .
Madame de Salzes.
Le Comte du Cayla , Lieuten . gén .
Boucaud , Préfident à la Cour des
Aydes.
Valat , Tréforier de l'Hôpital gén.
"
de Paris.
Morel , Chanoine de la Cathédrale.
Huart , Directeur des Fermes .
Defpioch , Tréforier de France.
Le Syndic du Collège des Jéfuites.
L'Evêque de Montpellier.
236
123
I 12
424 6
173 712
54 6
56 6
76 6
64 4
Ι
115
753
41 4
72 6
169
80 12
39 2
114
2050 4
FEVRIER. 1760 . 231
DIJON .
Du 12 Novembre au 4 Décembre 1759
Meffieurs
Le Comte de Tavannes, Commandant
en Bourgogne.
De la Marche , Premier Préfident
du Parlement .
Joly de Fleury , Intendant.
De Clugny , Confeiller au Parlem .
m. o. g.
400 7
186 0 12
292 0 5
& Intend. de l'Ifle S. Domingue. 141 2
D'Ogny , Tréforier des Etats de -
Bourgogne.
De la Marche Second Article . )
Joly de Fleury . Second Article. )
Marlor , Maire de Dijon .
le Comte de Tavanne . ( Second Art : 】
De Buffon , Intendant du Jardin
du Roi.
= L'Evêque de Dijon.
Potier , Commiffaire de la Marine
à Auxonne.
De Champrenault , Commandant
de la Ville de Dijon .
220 6 12
274 6
18 2
17 6 12
4 4
96
100 4
25 4
24 2 18
3I
1737 § 7
PERPIGNAN.
Du 15 Novembre au 6 Décembre 1759 .
Meffieurs
De Saint- Affricque , Commiſſaire.
De Bon , Intendant .
m. o. g.
825 6
51 6 12
232 MERCURE DE FRANCE
Meffieurs
Suite de Perpignan.
Canclaux , Tréforier des troupes.
Gonfalye , Procureur au Confeil .
Befombes , Receveur des impofitions.
L'Evêque de Perpignan.
le Comte de Ros.
Duffaut.
le Marquis d'Aguilard.
le Baron de Sournia.
le Marquis de Saint Marfal.
Gonfalve , premier Conful.
Le Préfident de Madaillon.
56 3
m. o. g.
23.4 IL
54 6
57 I
21 3 21
135 2
141
20 4
135 I 12
6 3
4 I 18
Defprés , Confeiller.
749
De Sallele , Confeiller.
7 15
Arnaud , faifant la recette des impofitions.
16
3 14
Hugues.
le Commandant de Cahors .
Du même.
217
86 3 о
6 S 12
8377 1
6
ORLEANS.
19 Du 9 Novembre au 31 Décembre 1759.
Meffieurs
m. o. g.
Phelipet , Secrétaire du Roi.
Le Noir , Directeur des Aydes .
Laurent , Directeur du Vingtiéme.
L'Abbé Colbert, Doyen de Sainte-
Croix.
168 I o
53
31 4 18
53.7.12
De Laage de Meux , Receveur des
Tailles.
53218
FEVRIER. 1760´´ 233
Suite d'Orléans .
Meffieurs
Determont , Evêque de Blois . ( En
deux envois . )
De Montaran, Chanoine , Chancelier
de l'Univerfité .
De Barentin , Intendant.-
MM. du Chapitre de S. Pierre.
Leroi Secrétaire de l'Intendance .
Les R. P. Auguftins.
Les Bénédictins de Bonne-nouvelle .
m. o. g.
91 I
31 7 6
77 3
6 I
22 5
65
52 6
MM. du Chap. de l'Eglife d'Orléans. 268 6
976 2 6
RHEIMS.
Du 9 au 29 Novembre 1759 .
Meffieurs
Clicquot , Directeur de la Monnoye.
Meliand , Intendant de Soillons.
Le Gendre , Ingénieur des ponts &
chauffées.
D'Armancy , Receveur général de
la Champagne.
Colleau , Commiffaire du Confeil à
Rheims.
L'Abbé Cazotte , Chanoine.
m . 0.
g.
43
228
27 2
38 5
6
SI 6 9
145 15
De Choifeuil , Evêque de Châalons . 221 3 12
L'Abbé Parchape , de Vinay , Prevôt
de l'Eglife de Rheims.
Carralet de Rofay , Doyen de l'Egliſe
de Soiffons .
Madame Fillion , veuve de M.le Doux ,
Secrétaire du Roi.
21 3
585 12
289 1 21
134 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Rheims.
m . o.
Le Maire,Seigneur d'Huifel, à Soiffons. 109 2
De Verneuil , Capitaine au Regiment
de Piemont. 49
Bellons , Direct . des Aides à Soiffons . 18 1 12 ,
Rogier , Préfident à Rheims .
Bauduin , Receveur des gabelles à
Châalons.
Hoccart , Grand Baillif d'épée à
Châalons.
113 7
179
40
Gargam , Diacre de l'Eglife de Châalons 81 6 12
Bourgogne , Juge Conful à Rheims. 117 4 18
NANTES.
1834 3 f
Du 13 Novembre au 6 Décembre 1759.
Meffieurs
L'Evêque de Nantes.
Premion , Maire.
De Bellabre , Préfident Sénéchal.
De Gallifon , Ellayeur.
De la Rive , Changeur.
Libault, Secrétaire du Roi.
Portier , Négociant.
Michel Portier , ancien Conful.
Le Cour de Painboeuf.
Le Comte de Menou .
Barre , Avocat général .
Le Comte de Rochefort.
De Lorre de Clifton,
Becdelievre , premier Préſident à
la Chambre des Comptes.
Madame la veuve Mangin.
29 6
m. o. go
249 6 II
59 3 6
65 18
12 0 18
68 6 9.
3
9
29 0
521
2 2
150 6
48 2 13 13
58 1 1 3
7 4 11 13
´375 6 22 14
$ 7 16 12
FEVRIER. 1760. 235
GRENOBLE.
le Chevalier de Marcieux , Brigadier
des armées .
Du 11 au 29 Décembre 1759:
11 .
Meffieurs
De la Porte , Intend . du Dauphiné , 321 0
L'Evêque de Grenoble.
le Comte de Marcieux , Command.
en Dauphiné.
De Funelet , Confeiller au Parlem ,
le Comte de S. André.
Bourfet , Maréchal - de- camp.
153 6
373 6
33 12
28 4
37 6
74 7
39 I IZ
60 7 O
$7 4 12
De Gantés , Maréchal de-camp.
la Marquife de Puifigneux.
le Comte des Adriets .
de Chaponay , Second Préſident.
de Moydien , Procureur général au
Parlement.
Rouveyre de l'Etang , Subdélegué
1 à Valence
Levet , Préſident de la Commiſſion
÷ du Confeil, à Valence.
Bachaffon , Procureur en la Maréchauffée
de Valence.
Du Perrau , Major de Valence.
de Marquis de Montignard , Lieutenant
général
L'Evêque de Dye.
Defquers , Commiſſaire ordonnateur
des guerres, en Dauphiné.
De Rofting.
100.4
32 6
354
5631
49.7 12
55 7
66 7
117 6 0
23 4 21
176 I 2
236 MERCURE DE FRANCE.
A IX.
Du 15 au 29 Novembre 1759.
Mereurs
De la Tour , premier Préſident ,
Intendant.
le Duc de Villars, Gouverneur.
De Montclar , Procureur gén.
Palteau , Tréforier de France.
De Brancas , Archevêque d'Aix,
Gautier du Poet , Confeiller au
Parlement.
George de Roux , Marquis de
Breue , de Marſeille.
Dourfin , Conf. au Parlement.
Jaubert , Recev. de la Viguerie.
le Chev. de Fireau de la Barte.
m.no, g.
437 7 IS
3686 15
97 4 12
92 5 6
448.7 19
110
746 I
28 7. 3
3
23 7 12
18 650
Le Marq. de Pille , Gouv . de Marſeille. 64 6
Trupheme , Commiffaire Provincial
des Guerres.
De la Tour. ( Deuxième envoi. )
De Broglie , Confeiller Doyen à la
Cour des Comptes.
Les Jéfuites.
Bourquet , Confeiller au Parlement.
Villeneuve , Comman. de la Citadelle
de Marſeille.
André de Barrique, Confeiller Notaire
au Parlement.
Maunier fils .
Fortis , Confeiller au Parlement.
Blacas, Marquis d'Aups , premier Confeiller
d'Aix.
Meyronnet Château- Neuf, Confeiller
au Parlement.
106 7
9
77 5.21
.
24 S 12
28
12
31 1 12
148 4 12
152 5 18
6715
22 f 12
3406
50 4 18
FEVRIER. 1760. 237
Meffieurs
Suite d'Aix.
m. o. g:
34 4 6
18
De Fenelon , Maréchal- de-Camp .
De Lille , Secrét . du Roi à Marſeille . 191 5
.e Marquis Delpinoufe , Préfident au
Parlement.
Romegas , Lieut. Gén . en la Sénéch. de
Provence .
87 7
14
De Perole , Avoc. Gen. au Parlement. 59 4
L'Abbé d'Aupede , ancien Aumônier
du Roi
Avon de Cadenet.
II S
8 2
RENNES.
Du 14
Novembre au
3
Décembre 1759.
Meffieurs
m. o. g.
4 12
Intendant. 4:9 6 12
L'Abbé de la Pomerais , Chanoine. 24
le Bret ,
L'Hôtel des Ventes de l'Orient. 526 7 3 Q
· Godheu , Directeur de la Compagnie
à l'Orient.
De Grand- Ville- Loquet , Seigneur
de Fougeray..
De la Chatre , Gouv. de S. Malo .
Dacofta , pour la Compagnie des
Indes.
De Bagallon.
1896-13 12
308 3 3 18
156
127
10 12
I
3 o
So 3 10 12
238 MERCURE DE FRANCE.
BOURGES.
Du 10 Novembre au 31 Décembre 1759.
Meffieurs
m. o. g.
Dodard , Intendant.
le Blanc de Marnavalle .
Le même.
l'Evêque de Bourges.
6473
236.3 11
5167
54 S
37 22
2336
de S. Leger , & Madame de Vouet.
de Vie , grand- Prévôt du Berty.
Deferennes & des Taupaux , d'Ilfoudun . 33 7 1
de Marpon , Chanoine de la Cathédrale
de Bourges.
Madaudier , Elu à Bourges.
Duret , Receveur Général des Gabelles
à Bourges.
Goyer , Rec. des Tailles de Bourges.
Le Marquis de Lancômes.
2325
25 7
20 7 4
27 22
58 67
CAEN.
657 75
Du
Meffieurs
19 Novembre , au 10 Décembre.
De Neuville , de Saint Henry , Directeur
Gén . des Fermes du Roi.
De Fontelle , Intendant. "
La Marquife de Fontenay ,
Le Duc d'Harcourt.
m. 0. g.
199 I 2
J
216 7 I
43 2 2
Houfel , Directeur des Poftes à Caen . ' 44 7 I
Le Marquis de Saint Germain.
Le Comte de Oilliamſon .
Turgot , de Saint Clair, Confeiller
197 6 4
105 27
3852
FEVRIER. 1760 . 239
Meffieurs
Suite de Caen.
au Parlement de Paris.
De Fontelle , Intendant de Caen.
m. o. g.
220 3
178 or
L'Evêque de Saint Pons. 236 6
Le Marquis de Malherbe. 118
71
Les Religieux de l'Abbaye de Saint
Etienne de Caen. 147 4
L'Evêque de Bayeux. 375 5
2123 3 I
TOURS.
Du 16 Novembre au 31 Décembre 17.59.
Meffieurs
L'Archevêque de Tours.
Le Comte de Vaudreuil , Lieutenant
des armées navales.
m. o. g.
215 0
25.0
Mad. la Duch . de Fleury , Douariere. 112 o
Le Marquis de Beaumont.
De Vermage , Médecin à Paris .
De Lefcalopier , Intendant de la Généralité
de Tours.
Le même. ( Second envoi. )
Plus, un lingot d'or , provenant de
bijoux fondus.
De Chamnigny , Recev. des Aydes
à Tours.
De Gizeux , ancien Maître des Cérémonies.
De Lanau , Tréforier de France à
Tours.
Palas , Chanoine.
2
I
32
50 4 2
20 7 6 2.
I
14
394 42
21.4 2
2.
29 7 4
105 1 S
Τ
15 3
II I
73
I
2
240 MERCURE DE FRANCE
Suite de Tours.
Meffieurs
Mignon.
Le Marquis de Mailly.
Le Comte de Mailly , fils .
Les Religieux du Louroux , Ordre de
Citeaux, un lingot d'or de 6 onces
7 gros,
m. o. g.
26 4
127 2
14 6
775
25 4 7
I 195 4 4
MET Z.
Du 9 au 20 Novembre 1759.
Meffieurs
m . 0. g.
L'Intendant. 154 7 4
De la Serre , Lieutenant de Roi, 114 3 2
De Villemont , Tréforier.
108 2 5
De la Croix , Lieutenant de Police . 10 4 7
26 2
De Magenville , Primier de la Cathéd. 48 6 6
Ferrand , Commiffaire Provincial . 43 3 7
De la Croix , Greffier en chef du Parl .
De la Salle , Directeur des vivres.
Suby , Notaire.
Patieau de Vaumerange , Commiffaire
des guerres .
Perrain de Bui .
Pichon, Commiffaire des guerres.
De Montholon , premier Préfident.
De Caftel.
Carriére , premier Préſident du Bureau
des Finances..
141 4 3
14 52
376
39 72
47 4 0
424 2
68 6 3
62.4736
971 7 2
STRASBOURG. TRA
FEVRIER. 1760.
241
STRASBOURG.
Du 8 Novembre , au 16 dudit.
Meffieurs
De Lucé , Intendant.
Bentabol , Directeur des fourrages .
De Lutzelbourg d'Altroff.
m. o. g.
368 2
$7
aos
107 0 10
Gayot , Intendant de l'armée.
Gayot de Bellombre.
Brunck , Receveur des Finances.
69 7 12
3623 3
109 6
Maréchal Grosjean , Secret. de l'Intend. 46 6 18
De Regemorte , Prêteur Royal.
81 3
Deneft , Directeur des vivres.
528 12
Roulin , Subdélegué général , Secretaire
de l'Intendance.
382 6
1
Pons , Secrétaire du Roi .
De Monconfeil , Lieutenant général
&
Commandant de la Province.
Hermanny & Dieterich.
D'Armeville , Lieutenant de Roi ,
Commandant à Schleftatt.
Terrain , Receveur des Finances .
Noblat ,
Commiffaire des guerres , &
7224 22
153 I 19
109 6
9
127 S
58 0
62
Subdélegué à Belfort.
47 2 10
Meffieurs
LILLE.
Du 10 au 21 Novembre.
L'Intendant du Hainaut.
Daubert , premier Préfident du Farlement
de Flandre.
m. o. ga
331 3
2023 6
L
242 MERCURE DE FRANCE.
Messieurs
Suite de Lille.
D'Arment , Major de ladite Ville.
De Ran fault , Directeur du Grenier
à fel.
De Bonneguife , Evêque d'Arras.
Dronquier , freres , Négocians .
l'Evêque d'Arras .
Vanderweken , Confeiller-Juge ,
Garde de la Monnoye.
Picaut Desjannaux , Préfid . à Mortier.
Defwatines , Bailli des Etats.
Daubert , premier Préfident .
Lécolier , Avocat à S. Amand ,
De Page , Lieutenant de Roi.
Le Camus , Lieut. de Roi de la Citad.
Le Procureur du Roi , Syndic.
m. 0. 5.
23
43 3 I
242 I 4
365 1 5
26 0 6
55 6
215
0 6
77 S I
61.7 3
If I 4
550 I
41 7 I
86 0 2
l'Efpagnol , Confeil. honor. des Etats . 43 0
l'Espagnol de Grimbry , Confeiller des
Etats .
de Liefdart , Confeiller du Roi.
S
2106
5760
de Boiſmorel , Lieut . Col. d'Infanterie . 17 3 0
de Vauderlinde, Ecuyer , Sr de la Falque . 88 4 4
PAU.
Du 20 Novembre au 4 Décembre 1759.
Messieurs
d'Etigny , Intendant .
m. o. g.
836490
fe Baron du Pau , Préfident à Mortier
du Parlement.
Bourdier de Beauregard , Directeur
du Domaine,
143 6
72
FEVRIER. 1760 . 243
Messieurs
Suite de Pau .
S. Martin , Tréforier de l'extraordinaire
des Guerres.
l'Evêque de Tarbe .
de S. Saudens , Confeiller au Parlement.
le Marquis de Cafaux , Procureur-
Général au Parlement.
le Marquis de Fraclieu.
l'Evêque d'Oléron .
le Marquis de Montlezun , en Bigore.
Damou , Lieut. de Roi à Bayonne.
le Baron de Caplane .
l'Evêque de Lax.
m. o. g.
4 200
875 17
59 3 30
148 13 0
98 2 1 I
131 II I
14 2 3 0
142 6 25
4 3 14
14 4 I
TROY E S.
Du 13 Novembre au 24 Décembre 1759.
Messieurs
l'Abbé Gouault.
de Corbigny.
Madame la veuve Flobert.
Flobert.
Jean Berthelin.
m. o. g.
103 6 22 12
57 322 O
39 4 10
40 2 IS
12
109 I 13 12
de Troyes.
Berthelin.
de Clairvaux.
Mefdames de N. D. des Preys.
de Larivoue.
24 I ISI
18 4 3
427 3 3
31°17
10 6 3 12
Lij
244 MERCURE DE FRANCE.
POITIERS.
Du 26 Novembre au 29 Décembre 1759.
Meffieurs
De Bloflac , Intendant.
Fumée , Abbé de Sainte Radegonde.
l'Abbaye de S. Cyprien , Ordre de
S.Benoît.
le Marq de Peruffe , Colonel du Rég.
de Normandie.
De la Roche , Directeur des Aides.
m. o. g.
237 6 21
179 $ 12
36 4 12
257
86 21
BESANÇON .
Du 14 Novembre au 19 Décembre 1759.
Meffieurs
de Boyennes.
de Marival .
de Richemont.
de la Fuente .
de Beaufremont .
Michotay.
de Choifeuil.
Michotay.
m. o. g.
458 7
3636
IS I .
6 7 12
66 0 12
259 3 17
244 Ο
8 2 18
le Duc de Randans. 225 7 о
de Vinet .
27 I 12
de Beaufremont.
Dumenil
de Monier.
du Chélat.
Rouffel.
d'Audelange .
Langloix.
37 7
107 3
535
126.3
6
10 6 12
31 0 13
2.9 I 21
FEVRIER. 1760. 245
LIMOGES.
Du 9 Novembre au 29 Décembre 1759.
ہ و
Meffieurs
m. o. g.
8955
Pajot de Marcheval , Intendant.
Martin de la Baſtide , ancien Préfident.
de Remond de Villevignon , Maréchal de
Camp , Commandant d'Angoulême.
de Bônie , Marquis de l'Avergne..
d'Autichamp , Evêque de Tulle.
Simon , Curé de S. Pierre.
33 4.4
18 4 2
48 0 3
8055
64 I
AMIENS.
277
Du 8 Novembre 1759 , au 25 Janvier 1760.
Meffieurs
d'Invau , Intendant de Picardie.
de Gand fils .
de Gand pere.
Buchere Receveur des Gabelles à
>
Amiens.
m. o g.
37 31 2
de la Maiſon Rouge , Receveur du Grenier
à Sel.
Dincourt de Frechemour , ancien
Capitaine au Régiment de Poitou .
Brion , Commillaire des guerres à
Abbeville.
Langlois de Courcette.
Champion , Secrétaire du Roi,
906
17 67
38361
2
2507
50 5 2
49 3 £
209 3 4
104 6 I
Liij
246 MERCURE DE FRANCE.
Messieurs
Suite d'Amiens .
Langlois , Ingénieur des Fortifications
de Picardie .
l'Abbé de Maiſon , Chantre de la
Cathédrale d'Abbeville.
le Marquis de Wargemon , Enfeigne
des Gendarmes de la Garde .
Morel de Bonneril
m . o. g.
3150
40 6 7
74 73
17 5 3
le Comte de Rume B: fieux . 64 67
Ancellet , Directeur des Cartes. 30 27
Madame la Veuve de Varenne.
15 30
60
8 00
74 75
Mily, Juge- Conful .
Madame de Villevielle .
de Sevelinges.
le Camus , Secrétaire de l'Intendant.
Samuel Vaurobois .
Abraham Vorobais , père .
Abraham Vaurobais , fils
de Mondard , Directeur Général des
Fermes.
Scellier , ancien Changeur , à Montdidier
.
Bourrée, Recev . des Tailles à Abbeville.
Gouffier , Maréchal de Camp.
Madame la veuve Poujal , & fon fils.
Madame la veuve Cornet.
L'Abbaye Royale de Saint Riquer.
27 66
997 z
100 6 2
180 0 0
297 f
15 13
103 2 2
66 3 4
60 32
I
5543
254 0 7
Dufrene , Conf. au Bailliage d'Amiens. 5 o 6
Renouard , Receveur des Tailles.
De Bonnaire , Brigadier des armées
du Roi.
De Trouville.
Lincoùr , Maire.
De Donqueur.
24 4 3.
Z
25232
227 I
32 I 41
57 101
6
FEVRIER. 1760 . 247
Messieurs
Suite d'Amiens .
Madame la veuve Cornet.
Madame la veuve de Querieux .
Joron , Adminiftrateur de l'Hôpital.
Cornet , Négociant à Amiens.
m . o . g.
II I I
น
[
2674 2
28
61 04
L'Abbaye de Valoir , Ordre de Citeaux. 87 7 4
Goubet , Receveur du Tabac à Amiens. 47 5 4
De Lievreville , Direct. du Vingtiéme. 22 0 3
De Verville , Receveur des Tailles.
D'Hedenville.
De Pleffelle.
Debonnaire.
42 7 7
34 2 2
27 45
12 2 3
I De Monfure , Capitaine de Cavalerie . 7 2 1
De Lamotte Tonard .
Madame la veuve de Court.
De Verant , Receveur des Tailles à
Montdidier.
Dauvunghin , de Boulogne.
L'Abbaye de Sumer.
Neret , Receveur des Fermes de Saint
Quentin.
286
61 4 9
68 0 7
43 6 I
22021
57 33
Σ
Cottin , Négociant à Saint Quentin 4+ 1
Fromager , Négociant .
Fizeux , de Saint Quentin .
Fizeux , Négociant à Saint Quentin.
De Villechelle , Subdélegué.
De Vic , de Saint Quentin.
Ofanne , & Mademoiſelle fa foeur.
De Modône , Doyen du Choeur de
Saint Quentin .
La veuve Samuel & fils.
9547
77 I ▸
14 1 4
t
1343 2
11 I 4
48 0 3 2
109 o fi
46 3 4
Brillac.
18
5
Liv
248 MERCURE DE FRANCE.
Suite d'Amiens.
Meffieurs
Madame l'Abbeffe de Paraclet ,
d'Amiens.
L'Abbaye du Gard , Ordre de Cîteaux.
L'Abbaye de Saint Vallery.
l'Abbaye de Beaupré , Ordre de
Cîteaux
De Mouchy de Sully.
le Comte de Mouchy.
De Beauwroy , Lieutenant de Roi.
De la Chauffée , Major de Montreuil.
Heuzé de Filbert , du même lieu.
Du Puis , du même lieu.
De Bloc , du même lieu .
Madame Dheuzé , du même lieu.
De Charnneux de la Valliére , idem.
De la Fontaine , du même lieu .
Theilier , Juge- Garde de la Monnoye.
l'Abbaye de Villancour.
Pirlot , Directeur de la Monnoye.
m .
0. gr
43 541
10 7 S!
16 7 4
17 4 7
61 5
637
2
3
62
14436
7 6
57
33 2
54 2.
14 2
S
17 2 I
70 .
90 24
so
RIOM.
Du 10 au 25 Novembre 1759.
Meffieurs
m. o.
g..
De Balenvilliers. 2.4 I I
2
Le Normant. III 6
l'Abbé de Vienne. 173 4
l'Evêque de Clermont. 153 7
Du Lac. 534
le Marquis de Monboiffier.
834
FEVRIER. 1760. 249
Meffieurs
De Chazerat .
Suite de Riom .
le Marquis Defpnichal.
la Cointelle de Pagna .
Guerin.
m. 0. g.
229 4
81 7
18 0
96 7 5.
1146 5 3
DE la Vaiffelle portée aux Monnoies
des Villes de Province.
ROUEN.
Du 11 au 17 Novembre 1759.
Meffieurs
Feydeau de Brou , Intendant de
Rouen .
De Miromenil , Prem . Président .
De Blanville , Major du Régiment
de Bretagne.
Dailly , Secrétaire de M. l'Intendant.
Le Duc de Bouillon.
Sevrey, Directeur du Vingtième.
De Marchis , Receveur des Tailles.
L'Abbé Dandigné , Aumônier de
la Reine.
Carré , pere , ancien Commiffaire
de la Monnoie.
De la Londe , Contrôleur de la
Monnoie.
De Valliquierville , Prem. Préfid .
de la Chambre des Comptes .
Fremont , Juge - Garde de la
Monnoie.
De Baude , Rentième de M. l'Archevêque.
m.
o . g. d.
J
244 I 12
337 2 6
50 16 12
33 7
436 6 15
4 3 6
98 7
49 6
24 5
8 3 12
255 712
6
39 6 6
1587 1 $ 12
K v
226 MERCURE DE FRANCE .
LYON.
Du 10 au 24 Novembre 1759 .
Meffieurs
L'Archevêque de Lyon.
De Lamichodiere , Intendant.
Pupil , Prem . Préſident de la Cour
des Monnoies.
De Quuifon.
De Fleurieu , Préfident.
De la Verpiliere , Major.
MM. Auriol , freres , Banquiers.
Croppet de Variflan.
De Rochebaron , Commandant.
Madaine la Comtelle de Grolée.
Aniffon .
Adine.
Dellervo , Confeiller.
Desfours , Confeiller.
Les Recteurs de la Charité.
Les Recteurs de l'Hôpital.
Le Comte de Lhopital.
Gayot d'Auffere .
m . o . g.
509 6 18
341 7 18
2.6 18
60
3
189 4 6
155 4 3
1285
107 4
642
125
181 I 12
61 2 12
74 3 15
67 2
*
258 5 12
138 3 9
191 3.18
622 16
Les R. P. Jéfuites du Grand College . 428 2 15
Flachat , Prevôt des Marchands.
De la Verpiliere , Major.
Les Comtes de Lyon.
Cannac.
Quinfon , Tréforier de France.
MM . Duc , freres.
Siran .
Mogniat , Tréforier de France,
Mogniat , Confeiller.
177 7
109 4 18
916 2 6
244 7
677
- 3
S
79 4 14
31 472
19.6 6
229 2 21
- Geneve.
355 18
FEVRIER. 1760. 227
Meffieurs
Suite de Lyon,
Les Cuftodes de Sainte Croix.
De Sugny , Confeiller .
De Morainval.
Les R. P. Jéfuites , du fecond
Collége,
MM . Hubert , freres.
Les R. P. Jéfuites de Saint Jofeph.
Les R. P. Minimes.
Gras , Tréforier de France .
Crupiffon , Prêtre .
Morin , Secrétaire du Roi.
Einguerlin , Suiffe.
Gayot d'Aufferre.
Fitler , Négociant Suiffe .
Scherb , Négociant Suiffe.
Madame Meuricoffre.
Meuricoffre.
La Chapelle des Marchands.
Giraud , Tréforier de l'Hôpital.
m. o. g.
54 0 18
532
49 I
39 4
16 2 12
38 1 9
90 $ 15
37 4
582 B
552 8
?
33 7 4
66 6 18
19 7 21
20 18
16 O 3
17 7 18
595
34 1 13
6605 I
LA ROCHELLE.
Du 10 Novembre au Décembre 1759.
Meffieurs
Baillon , Intendant .
Le Comte de Vence , Maréchalde-
Camp.
Bonnaventure , Lieutenant de Roi.
Bonnermort , Receveur des Fermes
du Roi.
Froger de la Rigaudiere , Capitaine
général des Gardes- Côtes.
m. o. g.
290 4 18.
52
50 2.12
48 6.18
K vj
228 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de la Rochelle .
De Ruis Embito , Intendant de la
Marine à Rochefort.
De Fetilly , Chevalier d'honneur
du Bureau des Finances .
L'Evêque de Luçon.
Rouffy de Lazeneuve , Doyen du
Chapitre .
Beraudin , ancien Lieutenant gén.
de l'Amirauté .
L'Evêque de la Rochelle.
Frefneau, ancien Ingénieur du Roi,
m. o. g.
37 I 6
47 I 12
95512
8 4
18 I
260 4 12
II 6 6
BORDEA U X.
Du 23 Novembre au 10 Décembre 1759-
Meffieurs
L'Evêque de Condom .
Le Marquis de Tourny, Intendant
de Guienne .
Le Comte de Langeron , Commandant
de Guienne.
De Tourny ( Second Article . )
Le Marquis de Montferrant.
Le Maréchal de Richelieu , Gouverneur.
Robert, Directeur des Aydes de
Barbefieux.
L'Evêque de Baras.
Le Berton , Premier Préfid . du
Parlement.
Le Préfident Lalanne.
m . o . g.
577 15
337 4 18
184 7
24 2 18
66
946 I 18
24 6 18
786
328 2 18
80 18
FEVRIER. 1760 . 229
Meffieurs
Suite de Bordeaux.
Le Président de Gafq.
Madame Charot Dupleffis.
L'Evêque d'Agen .
m . 0. g.
190 6 IZ
42 6 18
191 2 9
TOULOUSE.
Du 17 Novembre au 10 Décembre
Meffieurs
Lacoré , Intendant de Montauban.
Riquet , Procureur général .
Maniban , Premier Préfident.
L'Evêque de Montauban.
Loffieux , Officier des Vailleaux.
Le Maréchal de Lautrec.
L'Evêque de Lombés .
L'Abbé Coftos .
De Boiffy.
L'Archevêque d'Auch."
Laborde , Receveur des Domaines
d'Auch.
Comminiant , Tréforier de France.
Le Comte de Marfan.
Defclaux , Tréforier de France .
L'Evêque de Comminges.
De Bartal , Evêque de Caftres.
1759.
m. o. g.
987
335 7
220
253 4 12
22 4 12
833
69 I " -3
11 3 18
7 I
6526
SIS 12
212 I
2033
2951
982 18
1
230 MERCURE DE FRANCE.
MONTPELLIER.
Du 12 au 29 Novembre 1759 .
Meffieurs
De Saint-Prieft , Intendant.
m. o.g
347 4 12
Pitot , Ingénieur , Chevalier de
Saint Michel.
L'Evêque de Nimes.
Mazade , Tréforier général de la
Province .
Journet , Avocat .
Le Baron de Sauve.
Reynaud , Gouverneur de Frontignan.
Salzes , Confeiller à la Cour
des Ayles .
Madame de Salzes.
Le Comte du Cayla , Lieuten . gén .
Boucaud , Préfident à la Cour des
Aydes.
Valat , Tréforier de l'Hôpital gén.
"
de Paris.
Morel , Chanoine de la Cathédrale.
Huart , Directeur des Fermes .
Defpioch , Tréforier de France.
Le Syndic du Collège des Jéfuites.
L'Evêque de Montpellier.
236
123
I 12
424 6
173 712
54 6
56 6
76 6
64 4
Ι
115
753
41 4
72 6
169
80 12
39 2
114
2050 4
FEVRIER. 1760 . 231
DIJON .
Du 12 Novembre au 4 Décembre 1759
Meffieurs
Le Comte de Tavannes, Commandant
en Bourgogne.
De la Marche , Premier Préfident
du Parlement .
Joly de Fleury , Intendant.
De Clugny , Confeiller au Parlem .
m. o. g.
400 7
186 0 12
292 0 5
& Intend. de l'Ifle S. Domingue. 141 2
D'Ogny , Tréforier des Etats de -
Bourgogne.
De la Marche Second Article . )
Joly de Fleury . Second Article. )
Marlor , Maire de Dijon .
le Comte de Tavanne . ( Second Art : 】
De Buffon , Intendant du Jardin
du Roi.
= L'Evêque de Dijon.
Potier , Commiffaire de la Marine
à Auxonne.
De Champrenault , Commandant
de la Ville de Dijon .
220 6 12
274 6
18 2
17 6 12
4 4
96
100 4
25 4
24 2 18
3I
1737 § 7
PERPIGNAN.
Du 15 Novembre au 6 Décembre 1759 .
Meffieurs
De Saint- Affricque , Commiſſaire.
De Bon , Intendant .
m. o. g.
825 6
51 6 12
232 MERCURE DE FRANCE
Meffieurs
Suite de Perpignan.
Canclaux , Tréforier des troupes.
Gonfalye , Procureur au Confeil .
Befombes , Receveur des impofitions.
L'Evêque de Perpignan.
le Comte de Ros.
Duffaut.
le Marquis d'Aguilard.
le Baron de Sournia.
le Marquis de Saint Marfal.
Gonfalve , premier Conful.
Le Préfident de Madaillon.
56 3
m. o. g.
23.4 IL
54 6
57 I
21 3 21
135 2
141
20 4
135 I 12
6 3
4 I 18
Defprés , Confeiller.
749
De Sallele , Confeiller.
7 15
Arnaud , faifant la recette des impofitions.
16
3 14
Hugues.
le Commandant de Cahors .
Du même.
217
86 3 о
6 S 12
8377 1
6
ORLEANS.
19 Du 9 Novembre au 31 Décembre 1759.
Meffieurs
m. o. g.
Phelipet , Secrétaire du Roi.
Le Noir , Directeur des Aydes .
Laurent , Directeur du Vingtiéme.
L'Abbé Colbert, Doyen de Sainte-
Croix.
168 I o
53
31 4 18
53.7.12
De Laage de Meux , Receveur des
Tailles.
53218
FEVRIER. 1760´´ 233
Suite d'Orléans .
Meffieurs
Determont , Evêque de Blois . ( En
deux envois . )
De Montaran, Chanoine , Chancelier
de l'Univerfité .
De Barentin , Intendant.-
MM. du Chapitre de S. Pierre.
Leroi Secrétaire de l'Intendance .
Les R. P. Auguftins.
Les Bénédictins de Bonne-nouvelle .
m. o. g.
91 I
31 7 6
77 3
6 I
22 5
65
52 6
MM. du Chap. de l'Eglife d'Orléans. 268 6
976 2 6
RHEIMS.
Du 9 au 29 Novembre 1759 .
Meffieurs
Clicquot , Directeur de la Monnoye.
Meliand , Intendant de Soillons.
Le Gendre , Ingénieur des ponts &
chauffées.
D'Armancy , Receveur général de
la Champagne.
Colleau , Commiffaire du Confeil à
Rheims.
L'Abbé Cazotte , Chanoine.
m . 0.
g.
43
228
27 2
38 5
6
SI 6 9
145 15
De Choifeuil , Evêque de Châalons . 221 3 12
L'Abbé Parchape , de Vinay , Prevôt
de l'Eglife de Rheims.
Carralet de Rofay , Doyen de l'Egliſe
de Soiffons .
Madame Fillion , veuve de M.le Doux ,
Secrétaire du Roi.
21 3
585 12
289 1 21
134 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Rheims.
m . o.
Le Maire,Seigneur d'Huifel, à Soiffons. 109 2
De Verneuil , Capitaine au Regiment
de Piemont. 49
Bellons , Direct . des Aides à Soiffons . 18 1 12 ,
Rogier , Préfident à Rheims .
Bauduin , Receveur des gabelles à
Châalons.
Hoccart , Grand Baillif d'épée à
Châalons.
113 7
179
40
Gargam , Diacre de l'Eglife de Châalons 81 6 12
Bourgogne , Juge Conful à Rheims. 117 4 18
NANTES.
1834 3 f
Du 13 Novembre au 6 Décembre 1759.
Meffieurs
L'Evêque de Nantes.
Premion , Maire.
De Bellabre , Préfident Sénéchal.
De Gallifon , Ellayeur.
De la Rive , Changeur.
Libault, Secrétaire du Roi.
Portier , Négociant.
Michel Portier , ancien Conful.
Le Cour de Painboeuf.
Le Comte de Menou .
Barre , Avocat général .
Le Comte de Rochefort.
De Lorre de Clifton,
Becdelievre , premier Préſident à
la Chambre des Comptes.
Madame la veuve Mangin.
29 6
m. o. go
249 6 II
59 3 6
65 18
12 0 18
68 6 9.
3
9
29 0
521
2 2
150 6
48 2 13 13
58 1 1 3
7 4 11 13
´375 6 22 14
$ 7 16 12
FEVRIER. 1760. 235
GRENOBLE.
le Chevalier de Marcieux , Brigadier
des armées .
Du 11 au 29 Décembre 1759:
11 .
Meffieurs
De la Porte , Intend . du Dauphiné , 321 0
L'Evêque de Grenoble.
le Comte de Marcieux , Command.
en Dauphiné.
De Funelet , Confeiller au Parlem ,
le Comte de S. André.
Bourfet , Maréchal - de- camp.
153 6
373 6
33 12
28 4
37 6
74 7
39 I IZ
60 7 O
$7 4 12
De Gantés , Maréchal de-camp.
la Marquife de Puifigneux.
le Comte des Adriets .
de Chaponay , Second Préſident.
de Moydien , Procureur général au
Parlement.
Rouveyre de l'Etang , Subdélegué
1 à Valence
Levet , Préſident de la Commiſſion
÷ du Confeil, à Valence.
Bachaffon , Procureur en la Maréchauffée
de Valence.
Du Perrau , Major de Valence.
de Marquis de Montignard , Lieutenant
général
L'Evêque de Dye.
Defquers , Commiſſaire ordonnateur
des guerres, en Dauphiné.
De Rofting.
100.4
32 6
354
5631
49.7 12
55 7
66 7
117 6 0
23 4 21
176 I 2
236 MERCURE DE FRANCE.
A IX.
Du 15 au 29 Novembre 1759.
Mereurs
De la Tour , premier Préſident ,
Intendant.
le Duc de Villars, Gouverneur.
De Montclar , Procureur gén.
Palteau , Tréforier de France.
De Brancas , Archevêque d'Aix,
Gautier du Poet , Confeiller au
Parlement.
George de Roux , Marquis de
Breue , de Marſeille.
Dourfin , Conf. au Parlement.
Jaubert , Recev. de la Viguerie.
le Chev. de Fireau de la Barte.
m.no, g.
437 7 IS
3686 15
97 4 12
92 5 6
448.7 19
110
746 I
28 7. 3
3
23 7 12
18 650
Le Marq. de Pille , Gouv . de Marſeille. 64 6
Trupheme , Commiffaire Provincial
des Guerres.
De la Tour. ( Deuxième envoi. )
De Broglie , Confeiller Doyen à la
Cour des Comptes.
Les Jéfuites.
Bourquet , Confeiller au Parlement.
Villeneuve , Comman. de la Citadelle
de Marſeille.
André de Barrique, Confeiller Notaire
au Parlement.
Maunier fils .
Fortis , Confeiller au Parlement.
Blacas, Marquis d'Aups , premier Confeiller
d'Aix.
Meyronnet Château- Neuf, Confeiller
au Parlement.
106 7
9
77 5.21
.
24 S 12
28
12
31 1 12
148 4 12
152 5 18
6715
22 f 12
3406
50 4 18
FEVRIER. 1760. 237
Meffieurs
Suite d'Aix.
m. o. g:
34 4 6
18
De Fenelon , Maréchal- de-Camp .
De Lille , Secrét . du Roi à Marſeille . 191 5
.e Marquis Delpinoufe , Préfident au
Parlement.
Romegas , Lieut. Gén . en la Sénéch. de
Provence .
87 7
14
De Perole , Avoc. Gen. au Parlement. 59 4
L'Abbé d'Aupede , ancien Aumônier
du Roi
Avon de Cadenet.
II S
8 2
RENNES.
Du 14
Novembre au
3
Décembre 1759.
Meffieurs
m. o. g.
4 12
Intendant. 4:9 6 12
L'Abbé de la Pomerais , Chanoine. 24
le Bret ,
L'Hôtel des Ventes de l'Orient. 526 7 3 Q
· Godheu , Directeur de la Compagnie
à l'Orient.
De Grand- Ville- Loquet , Seigneur
de Fougeray..
De la Chatre , Gouv. de S. Malo .
Dacofta , pour la Compagnie des
Indes.
De Bagallon.
1896-13 12
308 3 3 18
156
127
10 12
I
3 o
So 3 10 12
238 MERCURE DE FRANCE.
BOURGES.
Du 10 Novembre au 31 Décembre 1759.
Meffieurs
m. o. g.
Dodard , Intendant.
le Blanc de Marnavalle .
Le même.
l'Evêque de Bourges.
6473
236.3 11
5167
54 S
37 22
2336
de S. Leger , & Madame de Vouet.
de Vie , grand- Prévôt du Berty.
Deferennes & des Taupaux , d'Ilfoudun . 33 7 1
de Marpon , Chanoine de la Cathédrale
de Bourges.
Madaudier , Elu à Bourges.
Duret , Receveur Général des Gabelles
à Bourges.
Goyer , Rec. des Tailles de Bourges.
Le Marquis de Lancômes.
2325
25 7
20 7 4
27 22
58 67
CAEN.
657 75
Du
Meffieurs
19 Novembre , au 10 Décembre.
De Neuville , de Saint Henry , Directeur
Gén . des Fermes du Roi.
De Fontelle , Intendant. "
La Marquife de Fontenay ,
Le Duc d'Harcourt.
m. 0. g.
199 I 2
J
216 7 I
43 2 2
Houfel , Directeur des Poftes à Caen . ' 44 7 I
Le Marquis de Saint Germain.
Le Comte de Oilliamſon .
Turgot , de Saint Clair, Confeiller
197 6 4
105 27
3852
FEVRIER. 1760 . 239
Meffieurs
Suite de Caen.
au Parlement de Paris.
De Fontelle , Intendant de Caen.
m. o. g.
220 3
178 or
L'Evêque de Saint Pons. 236 6
Le Marquis de Malherbe. 118
71
Les Religieux de l'Abbaye de Saint
Etienne de Caen. 147 4
L'Evêque de Bayeux. 375 5
2123 3 I
TOURS.
Du 16 Novembre au 31 Décembre 17.59.
Meffieurs
L'Archevêque de Tours.
Le Comte de Vaudreuil , Lieutenant
des armées navales.
m. o. g.
215 0
25.0
Mad. la Duch . de Fleury , Douariere. 112 o
Le Marquis de Beaumont.
De Vermage , Médecin à Paris .
De Lefcalopier , Intendant de la Généralité
de Tours.
Le même. ( Second envoi. )
Plus, un lingot d'or , provenant de
bijoux fondus.
De Chamnigny , Recev. des Aydes
à Tours.
De Gizeux , ancien Maître des Cérémonies.
De Lanau , Tréforier de France à
Tours.
Palas , Chanoine.
2
I
32
50 4 2
20 7 6 2.
I
14
394 42
21.4 2
2.
29 7 4
105 1 S
Τ
15 3
II I
73
I
2
240 MERCURE DE FRANCE
Suite de Tours.
Meffieurs
Mignon.
Le Marquis de Mailly.
Le Comte de Mailly , fils .
Les Religieux du Louroux , Ordre de
Citeaux, un lingot d'or de 6 onces
7 gros,
m. o. g.
26 4
127 2
14 6
775
25 4 7
I 195 4 4
MET Z.
Du 9 au 20 Novembre 1759.
Meffieurs
m . 0. g.
L'Intendant. 154 7 4
De la Serre , Lieutenant de Roi, 114 3 2
De Villemont , Tréforier.
108 2 5
De la Croix , Lieutenant de Police . 10 4 7
26 2
De Magenville , Primier de la Cathéd. 48 6 6
Ferrand , Commiffaire Provincial . 43 3 7
De la Croix , Greffier en chef du Parl .
De la Salle , Directeur des vivres.
Suby , Notaire.
Patieau de Vaumerange , Commiffaire
des guerres .
Perrain de Bui .
Pichon, Commiffaire des guerres.
De Montholon , premier Préfident.
De Caftel.
Carriére , premier Préſident du Bureau
des Finances..
141 4 3
14 52
376
39 72
47 4 0
424 2
68 6 3
62.4736
971 7 2
STRASBOURG. TRA
FEVRIER. 1760.
241
STRASBOURG.
Du 8 Novembre , au 16 dudit.
Meffieurs
De Lucé , Intendant.
Bentabol , Directeur des fourrages .
De Lutzelbourg d'Altroff.
m. o. g.
368 2
$7
aos
107 0 10
Gayot , Intendant de l'armée.
Gayot de Bellombre.
Brunck , Receveur des Finances.
69 7 12
3623 3
109 6
Maréchal Grosjean , Secret. de l'Intend. 46 6 18
De Regemorte , Prêteur Royal.
81 3
Deneft , Directeur des vivres.
528 12
Roulin , Subdélegué général , Secretaire
de l'Intendance.
382 6
1
Pons , Secrétaire du Roi .
De Monconfeil , Lieutenant général
&
Commandant de la Province.
Hermanny & Dieterich.
D'Armeville , Lieutenant de Roi ,
Commandant à Schleftatt.
Terrain , Receveur des Finances .
Noblat ,
Commiffaire des guerres , &
7224 22
153 I 19
109 6
9
127 S
58 0
62
Subdélegué à Belfort.
47 2 10
Meffieurs
LILLE.
Du 10 au 21 Novembre.
L'Intendant du Hainaut.
Daubert , premier Préfident du Farlement
de Flandre.
m. o. ga
331 3
2023 6
L
242 MERCURE DE FRANCE.
Messieurs
Suite de Lille.
D'Arment , Major de ladite Ville.
De Ran fault , Directeur du Grenier
à fel.
De Bonneguife , Evêque d'Arras.
Dronquier , freres , Négocians .
l'Evêque d'Arras .
Vanderweken , Confeiller-Juge ,
Garde de la Monnoye.
Picaut Desjannaux , Préfid . à Mortier.
Defwatines , Bailli des Etats.
Daubert , premier Préfident .
Lécolier , Avocat à S. Amand ,
De Page , Lieutenant de Roi.
Le Camus , Lieut. de Roi de la Citad.
Le Procureur du Roi , Syndic.
m. 0. 5.
23
43 3 I
242 I 4
365 1 5
26 0 6
55 6
215
0 6
77 S I
61.7 3
If I 4
550 I
41 7 I
86 0 2
l'Efpagnol , Confeil. honor. des Etats . 43 0
l'Espagnol de Grimbry , Confeiller des
Etats .
de Liefdart , Confeiller du Roi.
S
2106
5760
de Boiſmorel , Lieut . Col. d'Infanterie . 17 3 0
de Vauderlinde, Ecuyer , Sr de la Falque . 88 4 4
PAU.
Du 20 Novembre au 4 Décembre 1759.
Messieurs
d'Etigny , Intendant .
m. o. g.
836490
fe Baron du Pau , Préfident à Mortier
du Parlement.
Bourdier de Beauregard , Directeur
du Domaine,
143 6
72
FEVRIER. 1760 . 243
Messieurs
Suite de Pau .
S. Martin , Tréforier de l'extraordinaire
des Guerres.
l'Evêque de Tarbe .
de S. Saudens , Confeiller au Parlement.
le Marquis de Cafaux , Procureur-
Général au Parlement.
le Marquis de Fraclieu.
l'Evêque d'Oléron .
le Marquis de Montlezun , en Bigore.
Damou , Lieut. de Roi à Bayonne.
le Baron de Caplane .
l'Evêque de Lax.
m. o. g.
4 200
875 17
59 3 30
148 13 0
98 2 1 I
131 II I
14 2 3 0
142 6 25
4 3 14
14 4 I
TROY E S.
Du 13 Novembre au 24 Décembre 1759.
Messieurs
l'Abbé Gouault.
de Corbigny.
Madame la veuve Flobert.
Flobert.
Jean Berthelin.
m. o. g.
103 6 22 12
57 322 O
39 4 10
40 2 IS
12
109 I 13 12
de Troyes.
Berthelin.
de Clairvaux.
Mefdames de N. D. des Preys.
de Larivoue.
24 I ISI
18 4 3
427 3 3
31°17
10 6 3 12
Lij
244 MERCURE DE FRANCE.
POITIERS.
Du 26 Novembre au 29 Décembre 1759.
Meffieurs
De Bloflac , Intendant.
Fumée , Abbé de Sainte Radegonde.
l'Abbaye de S. Cyprien , Ordre de
S.Benoît.
le Marq de Peruffe , Colonel du Rég.
de Normandie.
De la Roche , Directeur des Aides.
m. o. g.
237 6 21
179 $ 12
36 4 12
257
86 21
BESANÇON .
Du 14 Novembre au 19 Décembre 1759.
Meffieurs
de Boyennes.
de Marival .
de Richemont.
de la Fuente .
de Beaufremont .
Michotay.
de Choifeuil.
Michotay.
m. o. g.
458 7
3636
IS I .
6 7 12
66 0 12
259 3 17
244 Ο
8 2 18
le Duc de Randans. 225 7 о
de Vinet .
27 I 12
de Beaufremont.
Dumenil
de Monier.
du Chélat.
Rouffel.
d'Audelange .
Langloix.
37 7
107 3
535
126.3
6
10 6 12
31 0 13
2.9 I 21
FEVRIER. 1760. 245
LIMOGES.
Du 9 Novembre au 29 Décembre 1759.
ہ و
Meffieurs
m. o. g.
8955
Pajot de Marcheval , Intendant.
Martin de la Baſtide , ancien Préfident.
de Remond de Villevignon , Maréchal de
Camp , Commandant d'Angoulême.
de Bônie , Marquis de l'Avergne..
d'Autichamp , Evêque de Tulle.
Simon , Curé de S. Pierre.
33 4.4
18 4 2
48 0 3
8055
64 I
AMIENS.
277
Du 8 Novembre 1759 , au 25 Janvier 1760.
Meffieurs
d'Invau , Intendant de Picardie.
de Gand fils .
de Gand pere.
Buchere Receveur des Gabelles à
>
Amiens.
m. o g.
37 31 2
de la Maiſon Rouge , Receveur du Grenier
à Sel.
Dincourt de Frechemour , ancien
Capitaine au Régiment de Poitou .
Brion , Commillaire des guerres à
Abbeville.
Langlois de Courcette.
Champion , Secrétaire du Roi,
906
17 67
38361
2
2507
50 5 2
49 3 £
209 3 4
104 6 I
Liij
246 MERCURE DE FRANCE.
Messieurs
Suite d'Amiens .
Langlois , Ingénieur des Fortifications
de Picardie .
l'Abbé de Maiſon , Chantre de la
Cathédrale d'Abbeville.
le Marquis de Wargemon , Enfeigne
des Gendarmes de la Garde .
Morel de Bonneril
m . o. g.
3150
40 6 7
74 73
17 5 3
le Comte de Rume B: fieux . 64 67
Ancellet , Directeur des Cartes. 30 27
Madame la Veuve de Varenne.
15 30
60
8 00
74 75
Mily, Juge- Conful .
Madame de Villevielle .
de Sevelinges.
le Camus , Secrétaire de l'Intendant.
Samuel Vaurobois .
Abraham Vorobais , père .
Abraham Vaurobais , fils
de Mondard , Directeur Général des
Fermes.
Scellier , ancien Changeur , à Montdidier
.
Bourrée, Recev . des Tailles à Abbeville.
Gouffier , Maréchal de Camp.
Madame la veuve Poujal , & fon fils.
Madame la veuve Cornet.
L'Abbaye Royale de Saint Riquer.
27 66
997 z
100 6 2
180 0 0
297 f
15 13
103 2 2
66 3 4
60 32
I
5543
254 0 7
Dufrene , Conf. au Bailliage d'Amiens. 5 o 6
Renouard , Receveur des Tailles.
De Bonnaire , Brigadier des armées
du Roi.
De Trouville.
Lincoùr , Maire.
De Donqueur.
24 4 3.
Z
25232
227 I
32 I 41
57 101
6
FEVRIER. 1760 . 247
Messieurs
Suite d'Amiens .
Madame la veuve Cornet.
Madame la veuve de Querieux .
Joron , Adminiftrateur de l'Hôpital.
Cornet , Négociant à Amiens.
m . o . g.
II I I
น
[
2674 2
28
61 04
L'Abbaye de Valoir , Ordre de Citeaux. 87 7 4
Goubet , Receveur du Tabac à Amiens. 47 5 4
De Lievreville , Direct. du Vingtiéme. 22 0 3
De Verville , Receveur des Tailles.
D'Hedenville.
De Pleffelle.
Debonnaire.
42 7 7
34 2 2
27 45
12 2 3
I De Monfure , Capitaine de Cavalerie . 7 2 1
De Lamotte Tonard .
Madame la veuve de Court.
De Verant , Receveur des Tailles à
Montdidier.
Dauvunghin , de Boulogne.
L'Abbaye de Sumer.
Neret , Receveur des Fermes de Saint
Quentin.
286
61 4 9
68 0 7
43 6 I
22021
57 33
Σ
Cottin , Négociant à Saint Quentin 4+ 1
Fromager , Négociant .
Fizeux , de Saint Quentin .
Fizeux , Négociant à Saint Quentin.
De Villechelle , Subdélegué.
De Vic , de Saint Quentin.
Ofanne , & Mademoiſelle fa foeur.
De Modône , Doyen du Choeur de
Saint Quentin .
La veuve Samuel & fils.
9547
77 I ▸
14 1 4
t
1343 2
11 I 4
48 0 3 2
109 o fi
46 3 4
Brillac.
18
5
Liv
248 MERCURE DE FRANCE.
Suite d'Amiens.
Meffieurs
Madame l'Abbeffe de Paraclet ,
d'Amiens.
L'Abbaye du Gard , Ordre de Cîteaux.
L'Abbaye de Saint Vallery.
l'Abbaye de Beaupré , Ordre de
Cîteaux
De Mouchy de Sully.
le Comte de Mouchy.
De Beauwroy , Lieutenant de Roi.
De la Chauffée , Major de Montreuil.
Heuzé de Filbert , du même lieu.
Du Puis , du même lieu.
De Bloc , du même lieu .
Madame Dheuzé , du même lieu.
De Charnneux de la Valliére , idem.
De la Fontaine , du même lieu .
Theilier , Juge- Garde de la Monnoye.
l'Abbaye de Villancour.
Pirlot , Directeur de la Monnoye.
m .
0. gr
43 541
10 7 S!
16 7 4
17 4 7
61 5
637
2
3
62
14436
7 6
57
33 2
54 2.
14 2
S
17 2 I
70 .
90 24
so
RIOM.
Du 10 au 25 Novembre 1759.
Meffieurs
m. o.
g..
De Balenvilliers. 2.4 I I
2
Le Normant. III 6
l'Abbé de Vienne. 173 4
l'Evêque de Clermont. 153 7
Du Lac. 534
le Marquis de Monboiffier.
834
FEVRIER. 1760. 249
Meffieurs
De Chazerat .
Suite de Riom .
le Marquis Defpnichal.
la Cointelle de Pagna .
Guerin.
m. 0. g.
229 4
81 7
18 0
96 7 5.
1146 5 3
Fermer
Résumé : ÉTAT De la Vaisselle portée aux Monnoies des Villes de Province.
Le document présente un état des contributions en vaisselle apportées aux monnoies des villes de province entre novembre 1759 et février 1760. Il énumère les noms et les titres des personnes ayant effectué ces dons dans diverses villes françaises, ainsi que les montants correspondants en livres, sous et deniers. Les villes mentionnées incluent Rouen, Lyon, La Rochelle, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Dijon, Perpignan, Orléans, Reims, Nantes, Grenoble, Aix, Rennes, Bourges, Caen et Tours. Chaque section du document commence par la période concernée et les noms des individus, souvent des dignitaires, des intendants, des présidents, des évêques et autres notables, accompagnés des montants en monnaie apportés. Par exemple, à Rouen, des contributions ont été faites par des personnes telles que des intendants et des présidents. À Lyon, des dignitaires et des évêques ont apporté des montants variés. Les contributions proviennent également de villes comme La Rochelle, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Dijon, Perpignan, Orléans, Reims, Nantes, Grenoble, Aix, Rennes, Bourges, Caen et Tours. Le document se termine par la date de février 1760. Les montants des contributions varient considérablement, reflétant l'importance et la générosité des contributeurs. Les contributions sont souvent accompagnées de la mention 'm. o. g.' et des montants en livres, sous et deniers. Ce document offre un aperçu des dons financiers effectués par des personnalités influentes dans diverses régions de la France à la fin de l'année 1759 et au début de l'année 1760.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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13
p. 217-240
SUITE de l'Etat de la Vaisselle portée aux Monnoies des Villes de Province.
Début :
RHEIMS. Du 3 Décembre 1759, au 31 dudit. Messieurs m. o. g. Henri Duwalk, [...]
Mots clefs :
Vaisselle, Monnaies, Province, Villes, Reims, Nantes, Grenoble, Aix, Rennes, Metz, Strasbourg, Lille, Rouen, Lyon, La Rochelle, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Dijon, Perpignan, Orléans, Limoges, Bourges, Amiens, Tours, Caen, Riom, Pau, Poitiers, Besançon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUITE de l'Etat de la Vaisselle portée aux Monnoies des Villes de Province.
SUITE de l'Etat de la Vaiffelle portée
aux Monnoies des Villes de Province.
RHEIM S.
Du 3 Décembre 1759 , au 31 dudit.
Meffieurs
Henri Duwalk , Comte de Dampierre.
L'Evêque de Sidon.
le Marquis de Longueval.
le Baron de Viffec de la Cude.
Duchêne de Ruville, Commiffaire
Provincial à Sedan.
Dubois de Livry , ancien Capitaine
au Régiment Dauphin , Caval.
Charonnier d'Hauterive , Lieuten.
pour le Roi à Rocroy.
Leleu , Receveur des Tailles à
Rheims.
Didelot , Direct. des Aides à Châlons.
l'Abbaye d'Igny , Ordre de Câteaux .
Croifat , Baron de Thiers.
l'Abbaye de S. Remi , de Rheinis .
l'Abbaye de S. Nicaife , de Rheims.
l'Abbaye de Valfecret , Ordre de
Prémontré.
l'Abbaye de Valchrétien , ' Ordre
dé Prémontré.
les R. P. Cordeliers de Rheims.
l'Abbaye de S. Pierre d'Hautvilliers.
Dorigny, Ecuyer , Seigneur d'Agny.
m. g.
33 7 12
IQ
3 6
133 6
53 2
18
60 S
$67 6
228
17
365 18
97 5
71
S
50 3
86
3-12
52
18
23 4
73 2 12
SI 4
218 MERCURE DE FRANCE
M.fieurs
Suite de Rheims .
m .
0. ğ
124 IS
82 3
21 2 6
De Cambray , Secrét. du Roi.
l'Abbaye des Trois- Fontaines.
d'Haudrecy , Brigadier des armées
du Roi.
La Compagnie de Meffieurs les
Chevaliers de l'Arquebule.
l'Abbaye de Saint Thierry.
l'Abbaye des Dames d'Argenfol .
Domilier , Directeur général des
Fermes à Soiffons .
l'Abbaye des Dames de l'Amour-
Dieu , Ordre de Cîteaux .
Maldan de Courchamps , Aide-
Major de la Ville de Sédan.
IS 618
17
20 2
40 6
36 33
II 7 12
NANTES.
Du 10 au 28 Décembre 1759.
Meffieurs
m. o. g.
Jofeph Poigneau du Pélevin . 4 14 14
Galbault Dufort , Maître des
Comptes.
245
18 Madame la Veuve Duguenot
Dubreil,
Demonti , ancien Garde du Roi.
Millain , Commiflaire général .
De Brice de Monpleflis- Defcartes,
Defpinofe , Seigneur de Frofay.
De la Rablais , Maître des Comtes.
Stabletonne , Comte de Trêves.
216 21
6 21
3
162 5
II 6
12
9
8559
197 4 12
114ƒ 9
MARS. 1760. 219
GRENOBLE.
Du 17 Décembre 1760. au 3 Janvier
Meffieurs
Du Perreau , Major de Valence.
Le Marq.de Montegnard , Lieutenant
général.
L'Evêque de Dye.
Defguers , Commiffaire or lonnateur
des Guerres en Dauphiné
De Roftaing , Seigneur de Fiancé.
L'Archevêque d'Ambrun .
D'Herculais.
De Fufferet , Confeiller au Parlement.
Le Chapitre de la Cathédrale de Gap .
m. o. g.
55.7
66 7
117 6
23 4 2E
176 2I
149 3
233 18
20.6 12
23 12
A IX.
Du 3 au 27 Décembre 1759.
Meffieurs
L'Archevêque d'Arles .
Le Duc de Villars. ( Second Article . )
Daynt.
Rollin , Marquis de Villeneuve .
m. o. g.
262 2
6
ts
43
164 7
"
153 2 12.
13 7
II 15
Mad. la Marquife de Valbelle.
Dezande-Maziere , Recev. à Siſteron .
Taurel , Gén . Provinc. des Monnoies.
Nicolas Borrelly , Ecuyer,de Marſeille. 186 6 1s
De Creiffel , ancien Lieutenant Colonel
de Cavalerie. 21 4
Kij
220 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite "d'Aix .
m. o. g. de
122
le Chap . de l'Eglife Métropolitaine
d'Aix .
Caftillon , Avocat gén . au Parlem.
l'Evêque de Fréjus .
Saurin de Muras , Confeiller àla
Chambre des Comptes.
Dalbertas , Premier Préſident de
la Cour des Comptes.
Fourbin , Baron d'Aupede.
le Baron de Forbs, Commandant
du Fort S. Jean à Marſeille.
Demie , Major du même Fort.
Mazenor , Préfident à la Cour des
Comptes.
Joannis , Procureur général à la
Cour des Comptes.
Jullien , Avocat au Parlement .
Daugery, Confeiller , Procureur
du Roi à Draguignan.
Michaëlis Dufeuil , Confeiller à la
Cour des Comptes.
de la Roquette , Préfident à ta
Cour des Comptes .
Philippe , Tréforier du Pays .
d'Ecrofe , Ecuyer de la ville du
Pertuis.
d'Albert , Préfident à la Cour des
Comptes.
Boiffon Lafalle , Confeiller à la
Cour des Comptes.
Rouffet , Marquis de Sillons.
Aillaud , Chevalier , Seigneur du
Caftellet.
13 2 18
13694
134
281 4 3
32 79
7512
113 I 21
33 4 28
9 I 3
15 3 18
35 615
91 3
100 I
29
455 3
26 1 13 12
SI I
1062 18
MARS. 1760.
221
RENNES,
Du 11 au 31 Décembre 1759.
Meffieurs
Le Comte de S. Pern - Ligouyer,
Seot , Lieut. de Roi de S. Mało .
Pariette , Receveur général des
devoirs.
ledit fieur.
le Comte Dubois de Lamotte.
Geflin de Trémargat , Préfident
au Parlement.
l'Evêque de S. Malo.
le Comte de Mufillac.
l'Abbaye royale de St Mélaine.
Duplefix d'Argentré , ancien
Major du Rég. de Brancas.
L'Abbaye royale de Redon.
La Communauté des Religieufes
du Colombier , de Rennes.
m . 0. g: d.
109 I
2.3
100 2 13 12
19 6 22 12
43 5 3
27 7
41 S 14
ส
49 4 ΙΣ
697. IS
34621
3.8 3 12
4 7 10 12
MĘT Z.
Du 21 Novembre au 13 Décembre 1759-
Meffieurs
De Carriere , ancien Capitaine des
Grenadiers de France , & Pre
mier Préfident du Bureau des
Finances ,
De Charel , ancien Tréforier.
m. o. g. d.
1 2
171 4 I
K iij
222 MERCURE DE FRANCE.
Suite de Metz.
Meffieurs
D'Aligre, Chanoine de la Collégiale
de S. Sauveur.
l'Evêque de Verdun .
les Chanoines féculiers de S. Louis ,
à Metz.
l'Abbé de Mareille , grand Doyen
de la Cathédrale .
le Comte de Fouquet , Maréchal
de camp.
l'Evêque de Toul .
l'Abbé Donnery, grand Doyen de
la Cathédrale de Toul.
de Vallory, Lieutenant pour le Roi ,
& Ingénieur en chef à Toul.
Le Marquis de Choiseul , Commandant
en Lorraine.
Le Comte de Guftine des Aufftans.
L'Abbé de la Richardie , Abbé de
S. Clément .
Sa Majefté le Roi de Pologne.
Le Chancelier de Lorraine.
De la Galaifiere , fils , Intendant
de Lorraine .
m. 0. g. d.
95536
483 5
12 3 7 36
108 4
174 6 6
193 34
165 6
19 1 2
173 34
812 336
7974
1875 36 IF
t 542 I
Aliot , Grand- Maître de la Maiſon
du Roi de Pologne .
Thomas , grand Doyen de la
Cathédrale.
De Verdun , Fermier général de
Tournée .
Deriffon , Lieuten. de Roi à Verdun.
De Verdun .
Le Baron de Béry , Brigadier des
Armées du Roi.
12967
157 37
17 1 6
90 2
2561
18 67
2376
Mad. la Compeffe de Choiſeul- Meuze. 118 7
MARS. 1760. 2237
STRASBOURG.
Du 22 Novembre , au 30 Décembre 1959.
Meffieurs
Grau , Directeur des Fermes , & Mad.
fa mere.
Etienne , Curé de la Paroiffe Royale de
S. Louis.
Barbier , Receveur des Finances .
Praz, Directeur des Fourrages.
De Trelans , Lieutenant de Roi à Straf
bourg.
De S. André , Lieutenant général , &
Commandant de la Province .
D'Hauteval , Major de la Place.
Baron , Commiffaire ordonnateur.
L'Evêque de Strasbourg.
m. o. g.
584 14
17 4 *
64 3 6
32 2 6
339 6 13
430 3
326 6
99421
731 1 }
2
9 49 3
Aubert , Major de la Place à Strasbourg. 12 7
Denac , Lieut. de Roi au neuf Brilac .
De Klinglin , premier Préfident à
Colmar.
Immendorff, Chancelier de la Collégiale
de Neuviller.
De Mougé , Receveur général des
Finances.
D'Authel , Seigneur de Namsheim.
Rouffeau , Directeur général des Salines
à Dieuſe.
147 4 18
60 3
14 S 1
30 5
6
14 7
Kiv
224 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
LILLE .
De Burghelle Cotereau.
Lancy de la Rayere , Secrétaire du Roi.
Farez d'Ogmont , Tréforier des Etatsde
Lille
Imbert de la Plaleque.
Rinquier , Confeiller:
Raffin de Bodigny , Confeiller au Parlement
de Flandre.
De Madre Confeiller.
Bernard , Major de Condé.
Le Mefre du Quénel.
Poulle Davan , Mayeur.
De Wallerave.
De Verghelle.
44 6 7
142 3 6
117 17
1662
2842
47 3
1766
45 7
19 4 S
13 24
Rouffeau , Greffier Criminel.
Madame la Préfi lente de Briffeuille.
Le Baron de Briffeuille.
Pajor , Commiflaire des Guerres.
De Gouve , Subdélégué à Arras .
d'Haffrenques , Subdélégué à Lille.
Begon , Intendant de la Marine
Dunkerque.
de Caumartin , Intendant.
les Religieux de Marchiennes.
le Mefre Crateghem , Bourgeois de
Lille .
le Marquis de Cernay S. Gal
Madame la Marquife les Danois ,
Valenciennes.
Madame la Comteffe de Cernay ,
Valenciennes.
12 1 4
III 2
1964
176 6
60 2
70 6 4
71 2 I
244 I
à
222 7
335 4 S
15922
20 43
22532
à
263 46
à
62 27
Laurent , Commiffaire des Guerres. 246 2 2
MARS. 1760 : 225
Meffieurs
Suite de Lille.
Vanzeler de Santes .
les Religieux de Loos , près Lille.
Madame la Princeffe de Rohan , Abbelle
de Marquére.
les Jéfuites de Douay.
l'Abbaye de l'Oos , près Lille, ( Second
Article. )
Mademoiſelle Beviere , de Douay.
Raziere de la Howardrie , à Douay.
de Logny , Directeur des Fermes,
Dante.
l'Abbaye de Saint, à Douay.
le Marquis de Barbançon.
Muiffard.
le Marquis de Croix.
de Caumartin , Intendant.
Taverne de Reneſeure .
Malus , Commiſſaire des Guerres.
m. 0. g.
129 7 4
134 3 2
110 5 S
161 S
55 3
24
le Marquis de Caftejas , Commandant à
Manhove , Magiftrat.
Mariambourg.
Turpin , Préfident à Mortier.
Baffet , Secrétaire d'Intendance.
de S. Pern , Lieutenant général .
les Jéfuites Ecoffois , de Douay.
Mauroy , Directeur des Domaines au
Hameau.
Somming , Lieutenant de Roi à Valenciennes.
l'Evêque de S. Omer.
Ingiliart du Plois.
Stappens de Fléchinel.
J
de Lefpaule , Négociant à Lille.
MM. les Trinitaires de Douay..
**
32 I 3
7513
38 64
40 I 7
27, 7
80 4 2
359 37
14 2 2
79 $ 5
86
2164
14 7 2
26
9067
t
119 7 $
336 D
39.3
37 7
375 3
70 3 3
186 1 6
5563
1867
K.V
226 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Lille.
Les Dames Brigitines de Douay.
d'Henin.
André d'Henin.
Les jefuites d'Armentieres.
L'Abbaye de Phalempin.
de la Haye , de Lille.
Les Jéfuites du Collège de Lille .
l'Abbé Chomel , Chanoine d'Arras.
L'Abbaye de S Bertin , à S. Omer.
de la Tuillerie , Commiflaire Ordonnateur
à Dunkerque.
Belzunce , Lieutenant de Roi à Douay.
Madame la veuve Cramé..
de Surmont Flégart.
de Malezieux , Recev. des Domaines ,
Palifot de Beauvais , Receveur des
Domaines.
Rouffel , Tréforier.
de Fouilleufe , Commandant pour le
Roi à Philippeville.
L'Abbaye de Château ,. en Flandres.
Libert de Beaumont.
m. g.
12 2 2
1433
If I 2
7 3 L
17 4 I
3362
215 62
6023
277 22
6456
45 66
IS 74.
44 3
8922
58 6 1 .
23 6.
17 4 I
2667
63 7
ROUE N.
Du 19 Novembre , au 1 Décembre 1759-
Meffieurs
Chateau . Giron , Directeur des
Fermes.
De la Beuyere , Direct. des Dom
Charles Defchamps , Négociant.
m. o. g. d.
6 46. I
317 7 15
45 1 22 ΓΟ
MARS. 1760. 227
Meffieurs
Suite de Rouen.
Le Marquis Doudelor .
le Préfident du Moucel.
le Préfident Louraille.
Madame l'Abbeffe de S. Louis .
le Febvre , premier Echevin de
Ville.
le Préfident de Bailleul.
Morel , Infpect. des Manufact .
Godinot , Inſpecteur des Indes.
le Préfident de Rouville.
de Chaffaigne , Receveur des
Tailles.
le Président de la Londe.
la Confréirie de S. Clément.
“ Therine , Abbé de S. Victor.
le Président de Motteville.
l'Abbé de Saint Ouin.
m. o. g . d.
81 7 4 12
110 7 12
395 3 12
9 1
546
27 I
119 I
17 I
9 6
171 I
672
7 12
322 I 12
115 7 9
9
14 6 12
6
161 1 4 12
19 12
43
Pigeon , Confeiller au Parlement. 44 4 21
Guerin , de Tourville . 70 I 3
LYON.
Du 26 Novembre au 14 Décembre 1759.
Meffieurs
le Chevalier de Vatenges .
le Commandeur du Saillant .
Poffuel Defverneaux , Préfident.
Guillard , l'aîné Négociant , Suiffe.
de la Vernette de Mâcon .
Mogniat , Docteur de Sorbonne .
1992
m.
0. g.
3
I 2
175 6
152
18 7 21
58 6 18
29
K vj
128 MERCURE DE FRANCE.
Suite de Lyon.
Meffieurs
m. •. g.
Dervieux , Duvillars. 635
16 4 12
10 S
Defpa gnat , Commandant à Bourg.
Vianet.
Tronchin , de Genève , Négociant . 109 4 9
Du Villars , Comte de Lyon .
le Meau , de Ville - franche.
Picaud de la Motte,
Rollin , de Saint Etienne.
le Maître , Médecin à Saint Etienne.
Thioliere , Chang . à St. Etienne.
de Lurieux , de S. Etienne.
le Curé de la Platriere.
Dugas , de Bois S. Juft.
Bodin , Maire de Mâcon.
l'Abbaye de Béniffons- Dieu.
De la Tour- du Pin .
les Chanoines de S. Chef.
l'Archevêque de Vienne.
l'Abbaye de S. André- le-haut.
les Chanoines de Fourviere..
le Curé de Condrieu .
71 13
59 4 IS
544 12
18 2 18
37
8321
20 I 6
30 I
180 6 21
45 63
25 1 12
3 12
SI 4 18
225 3
24 7 12
62
3 I 3
les Chanoines de S. Pierre de Vienne. 75 2 20
de S. Torrent , Abbé de S. Sulpice ,
Ordre de Cîteaux .
les Chanoines de l'Eglife Cathédrale
de Vienne.
de a Roquette , Secrétaire du Roi.
Terraffon , Négociant.
Valfrai , Imprimeur du Roi.
Jaquette , Curé de Saint Bonet.
222 3 12
33 S IS
128 2 15
88 3 18
45 [ 21
1 2 6
MARS. 1760.
22.0
LA ROCHELLE.
Du au 24 Décembre 1.7.59.
Meffieurs
Valler , de Sallignac de Marennes.
Poujaud de Montjardin , Receveur
des Tailles.
le Maréchal de Senectere , Commandant.
Madame Desherbieres , veuve .
Andrien, Commiffaire de la Marine
à Rochefort .
du Barail , Vice- Amiral de France.
Rochard , A vocat.
Les Bénédictins de S. Michel en
Therm .
de Pont , Tréforier de France .
Bechillon de Vallans .
le Marquis de Brémond.
m. 0.
g.t
142 5
502 I 6
57 7
2316
I 2
67 6
6
109 7 12
33
143 S 12
Petit , Receveur général des Fermes
du Roi. 154 3 12
BORDEA U'X.
Du 13 au 29 Décembre 1759.
Meffieurs
Latour , Recev. des Tailles d'Agen.
Les Bénédictins de Bordeaux .
La Grauler , Commandant du
Château Trompette.
Les Bénédictins de la Réole.
46
196 7:18
32 1 18
36
230 MERCURE DE FRANCE
Suite de Bordeaux.
Messieurs
Le Duc de la Force.
m. o. g.
3636 6
24 I Les Bénédictins de la Sauve. 6
Meilhan , Syndic du Chapitre de
Saint Michel de la Réole.
Le même.
le Duc de Lorges , Commandant en
75
7 I
Guienne.
Canniere.
124 3 6
10 7 21
TOULOUSE.
Du 12 au 31 Décembre 1759 .
Meffieurs
du Guefclin , Evêque de Cahors.
de Langles , Evêque de S. Papoul .
Nárbonne , Evêque de Laftoure.
MM . les Chapelains de Gazeron.
le Marquis d'Alzan .
de Celés , Confeiller au Parlement .
Grimaldy , Evêque de Rhodés.
Baftard , Profeffeur.
les Dames Feuillentines , de Toulouſe.
l'Abbaye de la Baftide des Feuillans .
le Comte de Marlartie .
Catalan , Evêque de Rieux.
m. o. g.
253 I2
290 4 12
219 3
123 2 12
726
73
54
28
ΙΣ
16 6 18
47 6
168 6
88
124 2
II 4 ΙΣ
Boucaud , Evêque d'Alet.
Madame Doujat.
de Fontange , Evêque de Lavaur .
d'Aignant , Préfident au Préfidial à
Auch.
le Comte de Lupé du Garonné.
Madame de Bonnal de la Granliere .
L'Eglife de la Baſtide du Seron.
64 3 ri
27 3
652
81.
77
MARS. 1760. 13 སྨྲ
MONTPELLIER.
Du 30 Novembre au 31 Décembre 1759.
Mefsieurs
le Chevalier de Botteville , Commandant
à Alais .
l'Evêque d'Alais.
l'Archevêque de Narbonne.
le Maréchal de Thomond.
l'Archevêque de Toulouſe.
le Comte de Rhote , Lieut. général.
le Marquis de S. Felix .
d'Alfanty , d'Alais.
l'Evêque d'Uzès.
le Chevalier d'Alais .
l'Evêque de Carcaffonne.
l'Archidiacre de Narbonne.
m. o. go
45 7 18
22 7
415 6
66 3 12
ISS 5 12
203 4 12
118 6 12
356
125 I
33 3 6₁
228 I
74 6 12
60 3 12
ر
Delpech , Ecuyer.
l'Evêque de Beziers.
l'Evêque de Lodève.
l'Evêque de Mende.
204 12
985
le Marquis de Calviere , Lieut, gén . 78 4
de Montaulieu S , Hypolyte.
275 S
283
DIJON.
Du 4 Décembre 1759 , au 7 Janvier 1760%
Meffieurs
de Gramond , Préfident à la Chambre
des Comptes.
de Buffon.
de la Martine.
m. o. g
47.4 . 12
61 4
19 5 124
** MERCURE DE FRANCE.
Suite de Dijon
Messieurs
Poulletier , Receveur Général des Domaines.
de Vergennes , Préfident à la Chambre
des Comptes.
Madame la Comtelle des Barres .
Le Prieuré de Maiziere , Ordre de
Citeaux.
de Vellemont , Confeiller au Parlem.
de Varrene , Secrétaire des Etats de
m. o. g.
40 6 12
40 7
14 I
185 2
47 1 6
122 6
Bourgogne .
de la Valette , Capitaine de Vaiffeaux. 280
Madame Rigoley. 411 7 18
de Montigny , Directeur des Fermes, 200 4 6 de Bouhier de Chevigny
.
de Montdragon , Maître- d'hôtel du
Roi
Gaudelet , Ecuyer.
de Breffey , Seigneur du Baffin
Vaillant.
Cureau , Prêtre à Chaillon.
Les Dames Religieufes de la Vifitation
de Dijon.
le Marquis de Longecour , Capitaine
148
339 3 18
15 18
60
8 2 18
127
161 2 18
1296
3:23 4
55 12
Ruffey , Préfident . 170 I 6
4. 3
le Chevalier Bouhier , Brigadier des
Armées du Roi. 249 5
896 6
le Marqns d'Inceny , de Châlons, 158
Les jacobins de Dijon. 73-418
Lamy de Sameray , ancien Confeiller
de Cavalerie.
au Parlement .
Madame la Préfidente Richard.
Perrault , Maire de Châlons.
Madame l'Abbeffe de S Julien.
MARS. 1760, 233
Meffieurs
Suite de Dijon.
m.
Madame la Préfidente de Verfalieux . 79, 2
l'Abbé Ballin.
Les Dames Religienfes du Réfuge de
Dijon.
Madame la Préfidente de Périgny.
Madame de Migieux.
de Buffon . Second Article. )
Madame de la Foreſt,
63824
61 1 12
127 5 12
235 1 6
39 S 12
2303
PERPIGNAN.
Du 6 au 11 Décembre 1759.
Meffieurs
le Grand - Prieur de Cahors.
de Redon , Lieutenant de Roi.
le Commandant de Cahors,
Le même.
Hugues.
m. o. g.
93 12
102 I
86 3
65
12
21 7
Meffieurs
ORLEANS.
Du 2 au 11 Janvier 1760.
L'Eglife de S. Vincent d'Orléans.
L'Eglife Royale de S. Aignant.
Les anciens Carmes.
Les Carmes déchauffés.
Le Seminaire d'Orléans.
m. o.
15 S
132 5
34 6 12
35
z 2 X2
234 MERCURE DE FRANCE.
Messieurs
Suite d'Orléans:
Les Chartreux d'Orléans .
Les Minimes d'Orléans .
Les Jéfuites du Collège d'Orléans.
Les Jéfuites de la Congrégation.
Les Religieux d'Ambert.
de S. Michel , premier Préſident de
la Chambre des Comptes de Blois.
Les Religieux de l'Abbaye de l'Aumône
, dite le petit Cîteaux , dans
le Comté de Dunois .
"
Les Freres Prêcheurs d'Orléans .
Poulin , Prieur de Vouron.
MM. du Chapitre de l'Eglife de Notre-
Dame de Clery , Diocèſe d'Orléans.
m . o. g.
45 4
19 2
130
SI S
26 2 18
79 2 12
22 3
34 2
3 I
24 2 露
LIMOGES.
Du 17 Janvier au 3 Février 1760 .
" Meffieurs
Les Bénédictins de Limoges.
Limoges.
Madame l'Abbeffe des Allois , de
Alexandre Galard de Béarn.
L'Abbaye de Solignac.
L'Evêque de Perpignan .
m. o. g.
38
16
14 7
33 2
226 4 I
MARS. 1760. 235
BOURGES.
Du 22 Janvier au 11 Février 1760 .
Meffieurs
L'Eglife de Bourges.
Les Bénédictins de Bourges .
L'Abbaye de Saint Laurent .
MM. les Chanoines Réguliers de
Bourges.
Les Auguftins de Bourges.
m. o. g.
୨୨ 7
27.6
24 4
46
12 I
235
Les Bernardines de Bourges. 35 I
+44
La Paroiffe de Saint Pierre ,
le
Les Peres Jéfuites.
marché de Bourges.
La Congrégation deſdits Jéfuites .
d'Orfanne de Tizay , d'Iffoudun .
38 2 2
40 I
18 3 2
19 5 6
Meffieurs
AMIENS.
Du Février , au 13 dudit.
L'Abbaye de Cercamps .
le Vaffeur .
le Marquis de Clermont-Tonnerre.
m . o.
g.
34 7 S
10 I I
13857
23.6. MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
TOURS.
Du 2 au 28 Janvier 1760.
Les Religieux de l'Abbaye de Bourgueil.
MM. du Chapitre de S, Martin.
Les Dames Religieuf.de la Virginité,
Ordre de Citeaux.
L'Eglife de S. Gation, de Tours.
Les Jéfaites du Collège, de Tours.
Les Religieux Feuillans .
Les Peres Minimes du grand
Couvent lès- Tours.
m. 0. g.
31 7 16 12
991 19 12
14 3 22 12
6
9
34 2
so
11 3 19 12
18 6 9
CAEN.
Du 11 ay 31 Décembre 1.7 5.9º
Meffieurs m.
Les Jéfuites. 28 S
Les Dames de la Charité . 9 64%
Dufrêne. 43 3 S
Madame de la Narvanderie. 17 47
Boquet. 10 5 4
de la Virganerie.
Madame & Mlle de Sévaut.
Madame de Baron.
17 4 1
103 I f
7942
Madame de Claffy. 24 រ
d'Hermanville.
de Freſnel. 8967
MARS. 1760. 237
Suite de Caën.
Meffieurs
de Louvigny.
L'Abbaye de Beaumont.
L'Abbaye de S. Vigor.
Le Curé de Talvaude.
Madame de Carbonel.
L'Abbaye de Cérify.
Madame de Saint Louver.
Madame de Lagny.
M. 0. g.
55 24
17 6 1
19 6 4
20 2 I
2253
1422
IIS
46.4 5
31 53
13 47
de Caligny.
de Molandé.
d'Aurcher.
29 25
Madame de Branay. 154 6.4
l'Evêque de Lifieux. 201 I S
de Belleville.
de Miéville.
Marie , Avocat.
123 26
12 2 5
9.3.5
Les Confreres de Condé. ΤΟ 2
L'Abbaye de Barbery.
66 15
Madame le Vaillant.
de Baudis .
32 27
35 3 4
Madame de Buron.
d'Hourville.
le Marquis d'Harcourt.
de Therre.
de Caligny.
Piedoux.
Routier.
de Biodoffe.
Madame de Caftilly .
21 2
129 6 7
170 I 4
79 47
3525
134 7.3
45
16
27 66
203 7 I
238 MERCURE DE FRANCE.
RIOM.
Du 10 Décembre 1759 , au 5 Janvier 1760 .
Meffieurs
m. o. g.
Dufraiffe Duché , Procureur du Roi. 87 7 4
le Comte de Jampigny.
de la Vilatel.
Du tour Carré .
le Marquis de Chabanne .
1307
57 4
255
54 7
Disbray , Receveur des Tailles.
le Comte de la Richardie .
de Laval de la Crême , Subdélégué
. à Riom.
Les Bénédictins de la Chaife- Dieu.
Les Bénédictins de Saint Allir de
Clermont.
L'Evêque de S. Flour,
SS I
7936
746
193 16
30 52
191
PASU.
Du 12 au 28 Décembre 1759.
Meffieurs
m. o. g.
le Comte de Grammont. 328 1 15
de Lille , Commiff. des Guerres. 95 5 15
de Courreges Agnos , Confeiller
au Parlement .
le Baron d'Arboucave .
de Belegarde , Lieuten. de Roi.
108 7 15
34 6 18
87 3
MARS. 1760. 239
Meffieurs
Suite de Pau .
Lavant , Receveur des Décimes
à Tarbes.
Les Bénédictins de S. Severcap .
de Logras , Confeiller au Parlement
de Navarre.
m. o. g. d.
13 I
822
4 12
49.3 6
POITIERS.
Du 31 Décembre 1759 , au 17 Janvier 1760 .
Meffieurs
de Choupper , Major du Régiment
de Beauvilliers .
Fouen , Receveur des Tailles.
L'Abbaye de Ste , Croix de Poitiers .
L'Abbaye de l'Etoille , Ordre de
Cîteaux .
m . o. g.
156 5 12
26 I 12
36 6 12
42 If
52 3 12
26 4 18
>
L'Abbaye du Pin , Ordre de Cîteaux .
Palteau , Tréforier de France.
L'Abbaye Royale de Bonnevaux
Ordre de Cîteaux .
L'Abbaye de Saint Jouin , Ordre
de Saint Benoît.
II I
38 7 12
་ ,
I
240 MERCURE DE FRANCE.
BESANÇON.
Du 22 Décembre 1759 , au 8 Janvier 1760 .
Meffieurs
Sarrette.
L'Abbaye de Luzelle.
Colombe.
de Génevreuille.
Mirondot.
de la Rouffelliere.
de Villier.
de Franchevelle.
L'Abbaye de Chalieux.
le Comte de Molans.
´m. o. f.
576
25 5
3612
15378
14 7 If
12 I
d2f-12
18 3 12
-86
12 1
aux Monnoies des Villes de Province.
RHEIM S.
Du 3 Décembre 1759 , au 31 dudit.
Meffieurs
Henri Duwalk , Comte de Dampierre.
L'Evêque de Sidon.
le Marquis de Longueval.
le Baron de Viffec de la Cude.
Duchêne de Ruville, Commiffaire
Provincial à Sedan.
Dubois de Livry , ancien Capitaine
au Régiment Dauphin , Caval.
Charonnier d'Hauterive , Lieuten.
pour le Roi à Rocroy.
Leleu , Receveur des Tailles à
Rheims.
Didelot , Direct. des Aides à Châlons.
l'Abbaye d'Igny , Ordre de Câteaux .
Croifat , Baron de Thiers.
l'Abbaye de S. Remi , de Rheinis .
l'Abbaye de S. Nicaife , de Rheims.
l'Abbaye de Valfecret , Ordre de
Prémontré.
l'Abbaye de Valchrétien , ' Ordre
dé Prémontré.
les R. P. Cordeliers de Rheims.
l'Abbaye de S. Pierre d'Hautvilliers.
Dorigny, Ecuyer , Seigneur d'Agny.
m. g.
33 7 12
IQ
3 6
133 6
53 2
18
60 S
$67 6
228
17
365 18
97 5
71
S
50 3
86
3-12
52
18
23 4
73 2 12
SI 4
218 MERCURE DE FRANCE
M.fieurs
Suite de Rheims .
m .
0. ğ
124 IS
82 3
21 2 6
De Cambray , Secrét. du Roi.
l'Abbaye des Trois- Fontaines.
d'Haudrecy , Brigadier des armées
du Roi.
La Compagnie de Meffieurs les
Chevaliers de l'Arquebule.
l'Abbaye de Saint Thierry.
l'Abbaye des Dames d'Argenfol .
Domilier , Directeur général des
Fermes à Soiffons .
l'Abbaye des Dames de l'Amour-
Dieu , Ordre de Cîteaux .
Maldan de Courchamps , Aide-
Major de la Ville de Sédan.
IS 618
17
20 2
40 6
36 33
II 7 12
NANTES.
Du 10 au 28 Décembre 1759.
Meffieurs
m. o. g.
Jofeph Poigneau du Pélevin . 4 14 14
Galbault Dufort , Maître des
Comptes.
245
18 Madame la Veuve Duguenot
Dubreil,
Demonti , ancien Garde du Roi.
Millain , Commiflaire général .
De Brice de Monpleflis- Defcartes,
Defpinofe , Seigneur de Frofay.
De la Rablais , Maître des Comtes.
Stabletonne , Comte de Trêves.
216 21
6 21
3
162 5
II 6
12
9
8559
197 4 12
114ƒ 9
MARS. 1760. 219
GRENOBLE.
Du 17 Décembre 1760. au 3 Janvier
Meffieurs
Du Perreau , Major de Valence.
Le Marq.de Montegnard , Lieutenant
général.
L'Evêque de Dye.
Defguers , Commiffaire or lonnateur
des Guerres en Dauphiné
De Roftaing , Seigneur de Fiancé.
L'Archevêque d'Ambrun .
D'Herculais.
De Fufferet , Confeiller au Parlement.
Le Chapitre de la Cathédrale de Gap .
m. o. g.
55.7
66 7
117 6
23 4 2E
176 2I
149 3
233 18
20.6 12
23 12
A IX.
Du 3 au 27 Décembre 1759.
Meffieurs
L'Archevêque d'Arles .
Le Duc de Villars. ( Second Article . )
Daynt.
Rollin , Marquis de Villeneuve .
m. o. g.
262 2
6
ts
43
164 7
"
153 2 12.
13 7
II 15
Mad. la Marquife de Valbelle.
Dezande-Maziere , Recev. à Siſteron .
Taurel , Gén . Provinc. des Monnoies.
Nicolas Borrelly , Ecuyer,de Marſeille. 186 6 1s
De Creiffel , ancien Lieutenant Colonel
de Cavalerie. 21 4
Kij
220 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite "d'Aix .
m. o. g. de
122
le Chap . de l'Eglife Métropolitaine
d'Aix .
Caftillon , Avocat gén . au Parlem.
l'Evêque de Fréjus .
Saurin de Muras , Confeiller àla
Chambre des Comptes.
Dalbertas , Premier Préſident de
la Cour des Comptes.
Fourbin , Baron d'Aupede.
le Baron de Forbs, Commandant
du Fort S. Jean à Marſeille.
Demie , Major du même Fort.
Mazenor , Préfident à la Cour des
Comptes.
Joannis , Procureur général à la
Cour des Comptes.
Jullien , Avocat au Parlement .
Daugery, Confeiller , Procureur
du Roi à Draguignan.
Michaëlis Dufeuil , Confeiller à la
Cour des Comptes.
de la Roquette , Préfident à ta
Cour des Comptes .
Philippe , Tréforier du Pays .
d'Ecrofe , Ecuyer de la ville du
Pertuis.
d'Albert , Préfident à la Cour des
Comptes.
Boiffon Lafalle , Confeiller à la
Cour des Comptes.
Rouffet , Marquis de Sillons.
Aillaud , Chevalier , Seigneur du
Caftellet.
13 2 18
13694
134
281 4 3
32 79
7512
113 I 21
33 4 28
9 I 3
15 3 18
35 615
91 3
100 I
29
455 3
26 1 13 12
SI I
1062 18
MARS. 1760.
221
RENNES,
Du 11 au 31 Décembre 1759.
Meffieurs
Le Comte de S. Pern - Ligouyer,
Seot , Lieut. de Roi de S. Mało .
Pariette , Receveur général des
devoirs.
ledit fieur.
le Comte Dubois de Lamotte.
Geflin de Trémargat , Préfident
au Parlement.
l'Evêque de S. Malo.
le Comte de Mufillac.
l'Abbaye royale de St Mélaine.
Duplefix d'Argentré , ancien
Major du Rég. de Brancas.
L'Abbaye royale de Redon.
La Communauté des Religieufes
du Colombier , de Rennes.
m . 0. g: d.
109 I
2.3
100 2 13 12
19 6 22 12
43 5 3
27 7
41 S 14
ส
49 4 ΙΣ
697. IS
34621
3.8 3 12
4 7 10 12
MĘT Z.
Du 21 Novembre au 13 Décembre 1759-
Meffieurs
De Carriere , ancien Capitaine des
Grenadiers de France , & Pre
mier Préfident du Bureau des
Finances ,
De Charel , ancien Tréforier.
m. o. g. d.
1 2
171 4 I
K iij
222 MERCURE DE FRANCE.
Suite de Metz.
Meffieurs
D'Aligre, Chanoine de la Collégiale
de S. Sauveur.
l'Evêque de Verdun .
les Chanoines féculiers de S. Louis ,
à Metz.
l'Abbé de Mareille , grand Doyen
de la Cathédrale .
le Comte de Fouquet , Maréchal
de camp.
l'Evêque de Toul .
l'Abbé Donnery, grand Doyen de
la Cathédrale de Toul.
de Vallory, Lieutenant pour le Roi ,
& Ingénieur en chef à Toul.
Le Marquis de Choiseul , Commandant
en Lorraine.
Le Comte de Guftine des Aufftans.
L'Abbé de la Richardie , Abbé de
S. Clément .
Sa Majefté le Roi de Pologne.
Le Chancelier de Lorraine.
De la Galaifiere , fils , Intendant
de Lorraine .
m. 0. g. d.
95536
483 5
12 3 7 36
108 4
174 6 6
193 34
165 6
19 1 2
173 34
812 336
7974
1875 36 IF
t 542 I
Aliot , Grand- Maître de la Maiſon
du Roi de Pologne .
Thomas , grand Doyen de la
Cathédrale.
De Verdun , Fermier général de
Tournée .
Deriffon , Lieuten. de Roi à Verdun.
De Verdun .
Le Baron de Béry , Brigadier des
Armées du Roi.
12967
157 37
17 1 6
90 2
2561
18 67
2376
Mad. la Compeffe de Choiſeul- Meuze. 118 7
MARS. 1760. 2237
STRASBOURG.
Du 22 Novembre , au 30 Décembre 1959.
Meffieurs
Grau , Directeur des Fermes , & Mad.
fa mere.
Etienne , Curé de la Paroiffe Royale de
S. Louis.
Barbier , Receveur des Finances .
Praz, Directeur des Fourrages.
De Trelans , Lieutenant de Roi à Straf
bourg.
De S. André , Lieutenant général , &
Commandant de la Province .
D'Hauteval , Major de la Place.
Baron , Commiffaire ordonnateur.
L'Evêque de Strasbourg.
m. o. g.
584 14
17 4 *
64 3 6
32 2 6
339 6 13
430 3
326 6
99421
731 1 }
2
9 49 3
Aubert , Major de la Place à Strasbourg. 12 7
Denac , Lieut. de Roi au neuf Brilac .
De Klinglin , premier Préfident à
Colmar.
Immendorff, Chancelier de la Collégiale
de Neuviller.
De Mougé , Receveur général des
Finances.
D'Authel , Seigneur de Namsheim.
Rouffeau , Directeur général des Salines
à Dieuſe.
147 4 18
60 3
14 S 1
30 5
6
14 7
Kiv
224 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
LILLE .
De Burghelle Cotereau.
Lancy de la Rayere , Secrétaire du Roi.
Farez d'Ogmont , Tréforier des Etatsde
Lille
Imbert de la Plaleque.
Rinquier , Confeiller:
Raffin de Bodigny , Confeiller au Parlement
de Flandre.
De Madre Confeiller.
Bernard , Major de Condé.
Le Mefre du Quénel.
Poulle Davan , Mayeur.
De Wallerave.
De Verghelle.
44 6 7
142 3 6
117 17
1662
2842
47 3
1766
45 7
19 4 S
13 24
Rouffeau , Greffier Criminel.
Madame la Préfi lente de Briffeuille.
Le Baron de Briffeuille.
Pajor , Commiflaire des Guerres.
De Gouve , Subdélégué à Arras .
d'Haffrenques , Subdélégué à Lille.
Begon , Intendant de la Marine
Dunkerque.
de Caumartin , Intendant.
les Religieux de Marchiennes.
le Mefre Crateghem , Bourgeois de
Lille .
le Marquis de Cernay S. Gal
Madame la Marquife les Danois ,
Valenciennes.
Madame la Comteffe de Cernay ,
Valenciennes.
12 1 4
III 2
1964
176 6
60 2
70 6 4
71 2 I
244 I
à
222 7
335 4 S
15922
20 43
22532
à
263 46
à
62 27
Laurent , Commiffaire des Guerres. 246 2 2
MARS. 1760 : 225
Meffieurs
Suite de Lille.
Vanzeler de Santes .
les Religieux de Loos , près Lille.
Madame la Princeffe de Rohan , Abbelle
de Marquére.
les Jéfuites de Douay.
l'Abbaye de l'Oos , près Lille, ( Second
Article. )
Mademoiſelle Beviere , de Douay.
Raziere de la Howardrie , à Douay.
de Logny , Directeur des Fermes,
Dante.
l'Abbaye de Saint, à Douay.
le Marquis de Barbançon.
Muiffard.
le Marquis de Croix.
de Caumartin , Intendant.
Taverne de Reneſeure .
Malus , Commiſſaire des Guerres.
m. 0. g.
129 7 4
134 3 2
110 5 S
161 S
55 3
24
le Marquis de Caftejas , Commandant à
Manhove , Magiftrat.
Mariambourg.
Turpin , Préfident à Mortier.
Baffet , Secrétaire d'Intendance.
de S. Pern , Lieutenant général .
les Jéfuites Ecoffois , de Douay.
Mauroy , Directeur des Domaines au
Hameau.
Somming , Lieutenant de Roi à Valenciennes.
l'Evêque de S. Omer.
Ingiliart du Plois.
Stappens de Fléchinel.
J
de Lefpaule , Négociant à Lille.
MM. les Trinitaires de Douay..
**
32 I 3
7513
38 64
40 I 7
27, 7
80 4 2
359 37
14 2 2
79 $ 5
86
2164
14 7 2
26
9067
t
119 7 $
336 D
39.3
37 7
375 3
70 3 3
186 1 6
5563
1867
K.V
226 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Lille.
Les Dames Brigitines de Douay.
d'Henin.
André d'Henin.
Les jefuites d'Armentieres.
L'Abbaye de Phalempin.
de la Haye , de Lille.
Les Jéfuites du Collège de Lille .
l'Abbé Chomel , Chanoine d'Arras.
L'Abbaye de S Bertin , à S. Omer.
de la Tuillerie , Commiflaire Ordonnateur
à Dunkerque.
Belzunce , Lieutenant de Roi à Douay.
Madame la veuve Cramé..
de Surmont Flégart.
de Malezieux , Recev. des Domaines ,
Palifot de Beauvais , Receveur des
Domaines.
Rouffel , Tréforier.
de Fouilleufe , Commandant pour le
Roi à Philippeville.
L'Abbaye de Château ,. en Flandres.
Libert de Beaumont.
m. g.
12 2 2
1433
If I 2
7 3 L
17 4 I
3362
215 62
6023
277 22
6456
45 66
IS 74.
44 3
8922
58 6 1 .
23 6.
17 4 I
2667
63 7
ROUE N.
Du 19 Novembre , au 1 Décembre 1759-
Meffieurs
Chateau . Giron , Directeur des
Fermes.
De la Beuyere , Direct. des Dom
Charles Defchamps , Négociant.
m. o. g. d.
6 46. I
317 7 15
45 1 22 ΓΟ
MARS. 1760. 227
Meffieurs
Suite de Rouen.
Le Marquis Doudelor .
le Préfident du Moucel.
le Préfident Louraille.
Madame l'Abbeffe de S. Louis .
le Febvre , premier Echevin de
Ville.
le Préfident de Bailleul.
Morel , Infpect. des Manufact .
Godinot , Inſpecteur des Indes.
le Préfident de Rouville.
de Chaffaigne , Receveur des
Tailles.
le Président de la Londe.
la Confréirie de S. Clément.
“ Therine , Abbé de S. Victor.
le Président de Motteville.
l'Abbé de Saint Ouin.
m. o. g . d.
81 7 4 12
110 7 12
395 3 12
9 1
546
27 I
119 I
17 I
9 6
171 I
672
7 12
322 I 12
115 7 9
9
14 6 12
6
161 1 4 12
19 12
43
Pigeon , Confeiller au Parlement. 44 4 21
Guerin , de Tourville . 70 I 3
LYON.
Du 26 Novembre au 14 Décembre 1759.
Meffieurs
le Chevalier de Vatenges .
le Commandeur du Saillant .
Poffuel Defverneaux , Préfident.
Guillard , l'aîné Négociant , Suiffe.
de la Vernette de Mâcon .
Mogniat , Docteur de Sorbonne .
1992
m.
0. g.
3
I 2
175 6
152
18 7 21
58 6 18
29
K vj
128 MERCURE DE FRANCE.
Suite de Lyon.
Meffieurs
m. •. g.
Dervieux , Duvillars. 635
16 4 12
10 S
Defpa gnat , Commandant à Bourg.
Vianet.
Tronchin , de Genève , Négociant . 109 4 9
Du Villars , Comte de Lyon .
le Meau , de Ville - franche.
Picaud de la Motte,
Rollin , de Saint Etienne.
le Maître , Médecin à Saint Etienne.
Thioliere , Chang . à St. Etienne.
de Lurieux , de S. Etienne.
le Curé de la Platriere.
Dugas , de Bois S. Juft.
Bodin , Maire de Mâcon.
l'Abbaye de Béniffons- Dieu.
De la Tour- du Pin .
les Chanoines de S. Chef.
l'Archevêque de Vienne.
l'Abbaye de S. André- le-haut.
les Chanoines de Fourviere..
le Curé de Condrieu .
71 13
59 4 IS
544 12
18 2 18
37
8321
20 I 6
30 I
180 6 21
45 63
25 1 12
3 12
SI 4 18
225 3
24 7 12
62
3 I 3
les Chanoines de S. Pierre de Vienne. 75 2 20
de S. Torrent , Abbé de S. Sulpice ,
Ordre de Cîteaux .
les Chanoines de l'Eglife Cathédrale
de Vienne.
de a Roquette , Secrétaire du Roi.
Terraffon , Négociant.
Valfrai , Imprimeur du Roi.
Jaquette , Curé de Saint Bonet.
222 3 12
33 S IS
128 2 15
88 3 18
45 [ 21
1 2 6
MARS. 1760.
22.0
LA ROCHELLE.
Du au 24 Décembre 1.7.59.
Meffieurs
Valler , de Sallignac de Marennes.
Poujaud de Montjardin , Receveur
des Tailles.
le Maréchal de Senectere , Commandant.
Madame Desherbieres , veuve .
Andrien, Commiffaire de la Marine
à Rochefort .
du Barail , Vice- Amiral de France.
Rochard , A vocat.
Les Bénédictins de S. Michel en
Therm .
de Pont , Tréforier de France .
Bechillon de Vallans .
le Marquis de Brémond.
m. 0.
g.t
142 5
502 I 6
57 7
2316
I 2
67 6
6
109 7 12
33
143 S 12
Petit , Receveur général des Fermes
du Roi. 154 3 12
BORDEA U'X.
Du 13 au 29 Décembre 1759.
Meffieurs
Latour , Recev. des Tailles d'Agen.
Les Bénédictins de Bordeaux .
La Grauler , Commandant du
Château Trompette.
Les Bénédictins de la Réole.
46
196 7:18
32 1 18
36
230 MERCURE DE FRANCE
Suite de Bordeaux.
Messieurs
Le Duc de la Force.
m. o. g.
3636 6
24 I Les Bénédictins de la Sauve. 6
Meilhan , Syndic du Chapitre de
Saint Michel de la Réole.
Le même.
le Duc de Lorges , Commandant en
75
7 I
Guienne.
Canniere.
124 3 6
10 7 21
TOULOUSE.
Du 12 au 31 Décembre 1759 .
Meffieurs
du Guefclin , Evêque de Cahors.
de Langles , Evêque de S. Papoul .
Nárbonne , Evêque de Laftoure.
MM . les Chapelains de Gazeron.
le Marquis d'Alzan .
de Celés , Confeiller au Parlement .
Grimaldy , Evêque de Rhodés.
Baftard , Profeffeur.
les Dames Feuillentines , de Toulouſe.
l'Abbaye de la Baftide des Feuillans .
le Comte de Marlartie .
Catalan , Evêque de Rieux.
m. o. g.
253 I2
290 4 12
219 3
123 2 12
726
73
54
28
ΙΣ
16 6 18
47 6
168 6
88
124 2
II 4 ΙΣ
Boucaud , Evêque d'Alet.
Madame Doujat.
de Fontange , Evêque de Lavaur .
d'Aignant , Préfident au Préfidial à
Auch.
le Comte de Lupé du Garonné.
Madame de Bonnal de la Granliere .
L'Eglife de la Baſtide du Seron.
64 3 ri
27 3
652
81.
77
MARS. 1760. 13 སྨྲ
MONTPELLIER.
Du 30 Novembre au 31 Décembre 1759.
Mefsieurs
le Chevalier de Botteville , Commandant
à Alais .
l'Evêque d'Alais.
l'Archevêque de Narbonne.
le Maréchal de Thomond.
l'Archevêque de Toulouſe.
le Comte de Rhote , Lieut. général.
le Marquis de S. Felix .
d'Alfanty , d'Alais.
l'Evêque d'Uzès.
le Chevalier d'Alais .
l'Evêque de Carcaffonne.
l'Archidiacre de Narbonne.
m. o. go
45 7 18
22 7
415 6
66 3 12
ISS 5 12
203 4 12
118 6 12
356
125 I
33 3 6₁
228 I
74 6 12
60 3 12
ر
Delpech , Ecuyer.
l'Evêque de Beziers.
l'Evêque de Lodève.
l'Evêque de Mende.
204 12
985
le Marquis de Calviere , Lieut, gén . 78 4
de Montaulieu S , Hypolyte.
275 S
283
DIJON.
Du 4 Décembre 1759 , au 7 Janvier 1760%
Meffieurs
de Gramond , Préfident à la Chambre
des Comptes.
de Buffon.
de la Martine.
m. o. g
47.4 . 12
61 4
19 5 124
** MERCURE DE FRANCE.
Suite de Dijon
Messieurs
Poulletier , Receveur Général des Domaines.
de Vergennes , Préfident à la Chambre
des Comptes.
Madame la Comtelle des Barres .
Le Prieuré de Maiziere , Ordre de
Citeaux.
de Vellemont , Confeiller au Parlem.
de Varrene , Secrétaire des Etats de
m. o. g.
40 6 12
40 7
14 I
185 2
47 1 6
122 6
Bourgogne .
de la Valette , Capitaine de Vaiffeaux. 280
Madame Rigoley. 411 7 18
de Montigny , Directeur des Fermes, 200 4 6 de Bouhier de Chevigny
.
de Montdragon , Maître- d'hôtel du
Roi
Gaudelet , Ecuyer.
de Breffey , Seigneur du Baffin
Vaillant.
Cureau , Prêtre à Chaillon.
Les Dames Religieufes de la Vifitation
de Dijon.
le Marquis de Longecour , Capitaine
148
339 3 18
15 18
60
8 2 18
127
161 2 18
1296
3:23 4
55 12
Ruffey , Préfident . 170 I 6
4. 3
le Chevalier Bouhier , Brigadier des
Armées du Roi. 249 5
896 6
le Marqns d'Inceny , de Châlons, 158
Les jacobins de Dijon. 73-418
Lamy de Sameray , ancien Confeiller
de Cavalerie.
au Parlement .
Madame la Préfidente Richard.
Perrault , Maire de Châlons.
Madame l'Abbeffe de S Julien.
MARS. 1760, 233
Meffieurs
Suite de Dijon.
m.
Madame la Préfidente de Verfalieux . 79, 2
l'Abbé Ballin.
Les Dames Religienfes du Réfuge de
Dijon.
Madame la Préfidente de Périgny.
Madame de Migieux.
de Buffon . Second Article. )
Madame de la Foreſt,
63824
61 1 12
127 5 12
235 1 6
39 S 12
2303
PERPIGNAN.
Du 6 au 11 Décembre 1759.
Meffieurs
le Grand - Prieur de Cahors.
de Redon , Lieutenant de Roi.
le Commandant de Cahors,
Le même.
Hugues.
m. o. g.
93 12
102 I
86 3
65
12
21 7
Meffieurs
ORLEANS.
Du 2 au 11 Janvier 1760.
L'Eglife de S. Vincent d'Orléans.
L'Eglife Royale de S. Aignant.
Les anciens Carmes.
Les Carmes déchauffés.
Le Seminaire d'Orléans.
m. o.
15 S
132 5
34 6 12
35
z 2 X2
234 MERCURE DE FRANCE.
Messieurs
Suite d'Orléans:
Les Chartreux d'Orléans .
Les Minimes d'Orléans .
Les Jéfuites du Collège d'Orléans.
Les Jéfuites de la Congrégation.
Les Religieux d'Ambert.
de S. Michel , premier Préſident de
la Chambre des Comptes de Blois.
Les Religieux de l'Abbaye de l'Aumône
, dite le petit Cîteaux , dans
le Comté de Dunois .
"
Les Freres Prêcheurs d'Orléans .
Poulin , Prieur de Vouron.
MM. du Chapitre de l'Eglife de Notre-
Dame de Clery , Diocèſe d'Orléans.
m . o. g.
45 4
19 2
130
SI S
26 2 18
79 2 12
22 3
34 2
3 I
24 2 露
LIMOGES.
Du 17 Janvier au 3 Février 1760 .
" Meffieurs
Les Bénédictins de Limoges.
Limoges.
Madame l'Abbeffe des Allois , de
Alexandre Galard de Béarn.
L'Abbaye de Solignac.
L'Evêque de Perpignan .
m. o. g.
38
16
14 7
33 2
226 4 I
MARS. 1760. 235
BOURGES.
Du 22 Janvier au 11 Février 1760 .
Meffieurs
L'Eglife de Bourges.
Les Bénédictins de Bourges .
L'Abbaye de Saint Laurent .
MM. les Chanoines Réguliers de
Bourges.
Les Auguftins de Bourges.
m. o. g.
୨୨ 7
27.6
24 4
46
12 I
235
Les Bernardines de Bourges. 35 I
+44
La Paroiffe de Saint Pierre ,
le
Les Peres Jéfuites.
marché de Bourges.
La Congrégation deſdits Jéfuites .
d'Orfanne de Tizay , d'Iffoudun .
38 2 2
40 I
18 3 2
19 5 6
Meffieurs
AMIENS.
Du Février , au 13 dudit.
L'Abbaye de Cercamps .
le Vaffeur .
le Marquis de Clermont-Tonnerre.
m . o.
g.
34 7 S
10 I I
13857
23.6. MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
TOURS.
Du 2 au 28 Janvier 1760.
Les Religieux de l'Abbaye de Bourgueil.
MM. du Chapitre de S, Martin.
Les Dames Religieuf.de la Virginité,
Ordre de Citeaux.
L'Eglife de S. Gation, de Tours.
Les Jéfaites du Collège, de Tours.
Les Religieux Feuillans .
Les Peres Minimes du grand
Couvent lès- Tours.
m. 0. g.
31 7 16 12
991 19 12
14 3 22 12
6
9
34 2
so
11 3 19 12
18 6 9
CAEN.
Du 11 ay 31 Décembre 1.7 5.9º
Meffieurs m.
Les Jéfuites. 28 S
Les Dames de la Charité . 9 64%
Dufrêne. 43 3 S
Madame de la Narvanderie. 17 47
Boquet. 10 5 4
de la Virganerie.
Madame & Mlle de Sévaut.
Madame de Baron.
17 4 1
103 I f
7942
Madame de Claffy. 24 រ
d'Hermanville.
de Freſnel. 8967
MARS. 1760. 237
Suite de Caën.
Meffieurs
de Louvigny.
L'Abbaye de Beaumont.
L'Abbaye de S. Vigor.
Le Curé de Talvaude.
Madame de Carbonel.
L'Abbaye de Cérify.
Madame de Saint Louver.
Madame de Lagny.
M. 0. g.
55 24
17 6 1
19 6 4
20 2 I
2253
1422
IIS
46.4 5
31 53
13 47
de Caligny.
de Molandé.
d'Aurcher.
29 25
Madame de Branay. 154 6.4
l'Evêque de Lifieux. 201 I S
de Belleville.
de Miéville.
Marie , Avocat.
123 26
12 2 5
9.3.5
Les Confreres de Condé. ΤΟ 2
L'Abbaye de Barbery.
66 15
Madame le Vaillant.
de Baudis .
32 27
35 3 4
Madame de Buron.
d'Hourville.
le Marquis d'Harcourt.
de Therre.
de Caligny.
Piedoux.
Routier.
de Biodoffe.
Madame de Caftilly .
21 2
129 6 7
170 I 4
79 47
3525
134 7.3
45
16
27 66
203 7 I
238 MERCURE DE FRANCE.
RIOM.
Du 10 Décembre 1759 , au 5 Janvier 1760 .
Meffieurs
m. o. g.
Dufraiffe Duché , Procureur du Roi. 87 7 4
le Comte de Jampigny.
de la Vilatel.
Du tour Carré .
le Marquis de Chabanne .
1307
57 4
255
54 7
Disbray , Receveur des Tailles.
le Comte de la Richardie .
de Laval de la Crême , Subdélégué
. à Riom.
Les Bénédictins de la Chaife- Dieu.
Les Bénédictins de Saint Allir de
Clermont.
L'Evêque de S. Flour,
SS I
7936
746
193 16
30 52
191
PASU.
Du 12 au 28 Décembre 1759.
Meffieurs
m. o. g.
le Comte de Grammont. 328 1 15
de Lille , Commiff. des Guerres. 95 5 15
de Courreges Agnos , Confeiller
au Parlement .
le Baron d'Arboucave .
de Belegarde , Lieuten. de Roi.
108 7 15
34 6 18
87 3
MARS. 1760. 239
Meffieurs
Suite de Pau .
Lavant , Receveur des Décimes
à Tarbes.
Les Bénédictins de S. Severcap .
de Logras , Confeiller au Parlement
de Navarre.
m. o. g. d.
13 I
822
4 12
49.3 6
POITIERS.
Du 31 Décembre 1759 , au 17 Janvier 1760 .
Meffieurs
de Choupper , Major du Régiment
de Beauvilliers .
Fouen , Receveur des Tailles.
L'Abbaye de Ste , Croix de Poitiers .
L'Abbaye de l'Etoille , Ordre de
Cîteaux .
m . o. g.
156 5 12
26 I 12
36 6 12
42 If
52 3 12
26 4 18
>
L'Abbaye du Pin , Ordre de Cîteaux .
Palteau , Tréforier de France.
L'Abbaye Royale de Bonnevaux
Ordre de Cîteaux .
L'Abbaye de Saint Jouin , Ordre
de Saint Benoît.
II I
38 7 12
་ ,
I
240 MERCURE DE FRANCE.
BESANÇON.
Du 22 Décembre 1759 , au 8 Janvier 1760 .
Meffieurs
Sarrette.
L'Abbaye de Luzelle.
Colombe.
de Génevreuille.
Mirondot.
de la Rouffelliere.
de Villier.
de Franchevelle.
L'Abbaye de Chalieux.
le Comte de Molans.
´m. o. f.
576
25 5
3612
15378
14 7 If
12 I
d2f-12
18 3 12
-86
12 1
Fermer
Résumé : SUITE de l'Etat de la Vaisselle portée aux Monnoies des Villes de Province.
Le document présente une liste des états de la vaisselle portée aux monnoies des villes de province entre décembre 1759 et janvier 1760. Il énumère les noms et titres des personnes ayant apporté leur vaisselle dans diverses villes françaises, accompagnés des montants correspondants. Les villes mentionnées incluent Reims, Nantes, Grenoble, Aix, Rennes, Metz, Strasbourg, Lille, Rouen, Lyon, La Rochelle et Bordeaux. Chaque section commence par la date et la ville concernée, suivie des noms des individus et des montants en livres, sous et deniers. Les personnes listées incluent des nobles, des ecclésiastiques, des officiers militaires et des fonctionnaires. Les montants varient considérablement, reflétant la diversité des contributions. Le document présente également une liste de personnes et d'institutions ayant reçu des dons ou des aides financières entre le 12 décembre 1759 et le 17 janvier 1760 dans diverses régions de France. Les bénéficiaires incluent des évêques, des marquis, des abbés, des religieux, des officiers, des dames de la noblesse, et des institutions religieuses telles que des abbayes, des prieurés, et des chapitres. Les montants des dons sont également mentionnés à côté des noms des bénéficiaires. Les régions concernées incluent Cahors, Toulouse, Montpellier, Dijon, Perpignan, Orléans, Limoges, Bourges, Amiens, Tours, Caen, Riom, Pau, Poitiers, et Besançon. Le document est structuré par périodes et par lieux, détaillant les bénéficiaires et les montants des dons pour chaque période et chaque région.
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14
p. 217-254
SUITE de l'Etat de la Vaisselle portée aux Monnoies des Villes de Province.
Début :
ROUE. Du 17 au 22 Décembre 1759. Messieurs m. o. g. d. Landry, Receveur des Octrois. [...]
Mots clefs :
Rouen, Lyon, La Rochelle, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Dijon, Orléans, Rheims, Nantes, Grenoble, Aix, Rennes, Metz, Strasbourg, Lille, Pau, Troyes, Poitiers, Bourges, Amiens, Tours, Caen, Vaisselle, Monnaies
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUITE de l'Etat de la Vaisselle portée aux Monnoies des Villes de Province.
SUITE de l'Etat de la Vaiffelle portée
aux Monnoies des Villes de Province.
ROUEN.
Du 17 au 22 Décembre 1759 .
Meffieurs
Landry , Receveur des Octrois.
Gaillard , Receveur général des
Fermes.
de Boifmont , Procureur général
de la Chambre des Comptes.
de Flavigny , Manufacturier.
le Marquis de Chaulieu.
le Préfident Courvaudon .
m. o. g. d.
57 3
2444 3
68 S
6
41 6 I 12
32 3 12
270 2 6
LYON.
Du 17 Décembre 1759 , au 29 Février 1760 .
Meffieurs
De Falconet , Commiffaire des
guerres , à Tournon.
le Marquis de Lemps , Commandant
à Tournon.
La Chartreuse de Pierre Châtel.
Les R. P. Céleftins .
m.
0. g.
148 7 18
135 2.21
296 12
126 1 6
l'Abbé de Maubourg,Comte de Lyon. 134 1 21
Bathéon de Vertzieu , Gouverneur
de Vienne.
I. Vol.
145
K
218 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Lyon.
L'Abbaye Royale de Sainte Claire
d'Annonay.
Le premier Monaftere de la Vifitation
de Saint Marie.
l'Evêque du Puy.
L'Eglife Paroiffiale & Collégiale de
Bourg.
Les Céleftins du Colombier.
Madame la Comteſſe de Broglie.
Girard , Tréforier de France.
le Comte de la Poype.
L'Eglife Paroiffiale de Neuville .
le Comte de Vogué , Brigadier des
armées du Roi.
le Marquis de la Tourrette , Baron
des Etats de Languedoc.
Le Monaftère de la Vifitation , Sainte
Marie de Saint Etienne.
Maindeftre , Tréforier de France.
L'Evêque de Valence.
de Saint Véran .
Les Chanoines de Saint Rambert ,
Ordre de Cluny .
Chauvet , Secrétaire du Roi à St.
Etienne.
d'Efpagnac , Brigadier des armées
du Roi , Commandant
à Bourg.
Les Miffionnaires de S. Jofeph .
Chalut , Chanoine à Belleville .
le Marquis de la Chaife , Lieut . gén.
Les Cordeliers de S. Bonaventure .
Les Religieufes de S. Benoît.
Les Cordeliers de l'Obſervance.
Mlle Bourlier.
m. 0 .
22 3
87 3
141 4 3
II 4 6
14 3
37 S 3
"
39 I 3
115
26 6
12
7653
70 5 3
217 18
32 6 18
1726 15
41 II
IS 2 18
22
.
66 3
6 18
3 6 ,
71 4
176 2 12
38 1 18
25 I 9
15 33
AVRIL. 1760 . 219
•
1
Meffieurs
Suite de Lyon.
Le tiers-ordre de S. François.
le Comte de Vaux , Lieuten. gén.
les Dominicains .
les Chanoines , Barons de S. juflt.
les Fabriciens de S. Pierre le Vieux.
les Religieufes de Sainte Catherine ,
à S. Etienne .
les Couriers de la Chapelle des
Paffementiers.
La Congrégation des Théologiens ,
au Grand Collège.
La Congrégation des Rhetoriciens ,
audit Collège.
LaCongrégation de Meffieurs , audit
Collège.
La Congrégation des jeunes Artifans ,
Caudit Collège.
1
les Dominicains de Bourg.
les Chanoines d'Ainay .
les Chanoines de S. Antoine.
les Congréganiftes du Mariage de
la Sainte Vierge.
les Chanoines réguliers de la Sainte
Trinité .
d'Origny , Receveur des Gabelles.
les Grands Auguftins .
Les R. P. Chartreux du Couvent
de Porte.
Les Religieufes de la Chartreufe
de Salette.
Les R. P. Chartreux de Lyon.
les Pénitens de la Miféricorde.
les Camerier & Chanoines du Chapitre
de S. Paul.
m
0. g.
22 4 12
49 3 10
6 45 6
30 6 12
84 7
22 7
70 2 18
31 I 6
43 3 6
127 I
3
24 4
97 18
25 3 9
59 I ୨
132 6
3
7 2 3
17 3 IS
397 3
17 I
582 15
20 4 18
108 7 3
110 4 12
Kij
220 MERCURE DE FRANCE
Meffieurs
Suite de Lyon.
m. o. g.
273 6 de Combles , Secrétaire du Roi.
les Carmes des Terreaux.
les Courriers de la Confrérie des
Plieurs de foie.
de la Valette , Chevalier d'honneur
de la Cour des Monnoies.
Chanorier , Receveur des Tailles.
les Chanoines du Chapitre de S.
Nifier.
les Pénitens de la Royale Compagnie
du Coufalon.
Les Religieufes du premier Monaſtère
de Sainte Elizabeth .
Bottu de la Balmondiere.
Hacte , Recev. gén. des Domaines .
Madame de Mélun ; Abbeffe de
l'Abbaye Royale de S. Pierre.
les Chanoines du Chapitre de Fourvière.
Bourlier d'Ailly , Tréforier de Fr.
Tabarreau , Directeur des Poftes.
les Religieufes de Beaulieu en
Roannois.
Madame de Montjouvent , Abbeffe
42 2 21
16
2852 12
so s 12
44 6 .
41 S
26 I
36 6 6
75
602 3
8.4 12
35 1 9
38 4 12
7 12
de l'Abbaye Royale de la Déferte. 32 4 Is
les Confreres de S. Nicolas de S.
Vincent. 19.2 12
Matières d'or portées à ladite Monnois .
Meffieurs
Pupil , premier Préfident de la
Cour des Monnoies.
Millanois , fils.
m . 0.
7156
AVRIL. 1760. 221
Suite de Lyon.
Me fieurs
d'Efpagnac , Brigadier des armées
du Roi.
Chalut , Chanoine à Belleville.
de Combles , Secrétaire du Roi.
m. o. g.
d.
5236
6 12
6
LA ROCHELLE.
Du 29 Décembre 1759 , au 12 Févr. 1760.
Meffieurs
le Marquis de Champagné.
de Mougon , Lieutenant des Maréchaux
de France.
L'Evêque de Saintes.
Jourdain , Prieur de l'Abbaye de
Moreille.
Seimars de Boiffizeau.
m . 0. g.
19 2 12
2 I I2
285 1 3
53 1 6
136
BORDEAUX.
Du 2 Janvier , au 23 Février 1760.
Meffieurs
Les Bernardins , de Sainte Livrande.
Les Feuillans , de Bordeaux.
de Reftais , Secrét . de l'Intendance.
Les Bernardins , de l'Abbaye de Faife.
m. o. g. ↑
27 4 12
45 4
18 1 15
57
Kiij
222 MERCURE DE FRANCE.
TOULOUSE.
Du 2 Janvier au 1 Février 1760 .
Meffieurs
Dorbellan , Préfident au Parlement.
Lefranc , de Pompignan.
Le Chapitre de Ste. Marie ,d'Auch.
*
m . o.
32 I 22
614
10 4 18
MONTPELLIER .
Du 14 Janvier au 5 Février 1760.
Meffieurs
M. O. g
le Marquis de Gerlande , de l'Etrange. 80 1 18
le Marquis de Vogué , Lieut. gén.
le Marquis de Monteynard .
DIJON.
82 I 12
135 6
Du 8 Janvier au 29 Février 1760 .
{
Meffieurs
Les Cordeliers de Dijon.
Michelinor , de Ganet.
Meot , demeurant à Chatillon .
Les Chartreux , de Dijon.
Vaillant , demeurant à Chatillon .
le Préfident Cocuderoy .
m. o. g.
30 6
37
14 3
62 4
40 7 12
79 3 18
M. le Comte de Malartie , cité dans le dernier
Mercure , eft , M. de Malartie de Montrioux , Premier
Préfident à la Cour des Aydes de Montauban .
1
AVRIL. 1760. 223
Meffieurs
Suite de Dijon.
m. o g.
de Connigant.
l'Abbé Dufert.
le Préfident de Ruffey .
de Changey , Major de Cavalerie.
Les Bénédictins de Dijon.
Les Urfulinesde Dijon.
La Congrégation des Artifans .
de Gurgy , Chevalier de S. Louis .
La Congrégation des Ecoliers.
Dauxilly ,Tréforier de l'extraordinaire
des guerres
.
Mlles Du laurent.
de Levy.
Gautier , Confeiller au Parlement.
Petit de Breffez .
le Préſident de Lantenay.
Borde du Chatel , de Bourg en Breffe.
Liébeau , Subftitut du Procureur gen.
Seguin , Secrétaire du Roi.
Bouin , Chevalier de S. Louis.
Les Urfulines de S. Jean de l'Aunne.
Les Dames Bernardines de Dijon.
Nicaife , Maître des Comptes.
le Marquis de Villeneuve.
Liégard , Marchand Orfévre.
le Préfident de S. Seinne.
Boilot , Tréforier de France .
Greffier. Petitor ,
Mlle Motot.
Joly de la Borde .
de Mollera , Secrétaire du Roi.
Les Jéfuites de Dijon .
Robelot , Général de la Monnoie.
de Chavoify , de Chatillon.
52 3 15
60 2
20 6 21
78 4 18
71 I 6
91 5 12
24 4
17 6 6
312 18
79 7 IS
18 2 6
73 5 5
155 5 18
86 3
126 7 12
12 2
19 1
6
119 6 6
617 12
225 12
236
Is 6 la
170 7
50 2
103
6
74612
197 22
7 3 3
80521
48 7 12
98 7
4 3 18
49 6 6
Kiv
224 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Dijon .
le Beau , Confeiller au Parlement.
l'Abbaye du Lieudieu de Beaune .
l'Evêque de Mâcon.
Le Chap . de S. Pierre de Mâcon.
le Comte de Lantagne.
Les Religieufes de la Ferté.
de Clermont-Tonnerre , Maréchal
de Camp .
m. o. g. d.
67 12
34 I I 12
112 S 21
212 1 3
74 I 12
36 5 15
110 2 18
Madame la Marquife de Maffole. 145 3 10 12
Madame la Comtelle de
Brouindon .
La Chapelle de M. Dauvillars.
Jobard , Payeur des gages du
Parlement.
Motot , un étui d'or.
de Chatoillenot .
le Préſident de Layez.
le Prieur d'Auxonne .
de Martine.
Jacob , Marchand à Dijon.
de Propiat , Direct . des Dom.
de Laraniffe , d'Auxonne.
Poitier , Commiffaire de la
Marine à Auxonne.
de Flameran , d'Auxonne.
la Comteffe de Suremin , en or.
3 on. 4 g. 6 d.
de Basfoffé , d'Auxonne.
37 2 3
14 I
584
ww
3
2 22
23 4 6
86 3 19 12
SI 12
161 6 9
17 4 21
40 6 13 12
52.6.15
43 4 3
42 6.21
14 3 15
20 3
le Maréch de Clermont-Tonnerre. 313 2
Guillemot , Orfévre , en or.
s on. 14 d. & en argent.
le Comte de Jauconn.
Boileau , Receveur du Tabac
à Châalons.
83 5
130 5 5
74 4 12
AVRIL 1760 . 225
Meffieurs
de la Chaiſe.
Suite de Dijon.
de Villediat , Conſeiller au
Parlement.
Vaillant , Maître des Comptes.
Salins, Maître des Comptes.
Le même.
Madame de Chintré .
Madame Henry.
de Locré , Directeur général des
Fermes , à Châalons.
M. M. Seguin
de Blancey , Secrétaire des Etats .
Madame de la Vernette , du Mâconnois.
de la Cerve , de Mâcon.
de Montplaifant , ancien Préſid.
au Parlement.
le Marquis le Camus , Capitaine
au Régim , des Gardes Franç.
Champion .
Vaudremont.
m. o. g. d.
18 4 18
73 IS
56 3 13 12 .
37
217 12
206 7 18
81521
SI 4 19
40 2 18
48 6 15
172 5 18
216 4 7.12 .
168 6 3
204 4 21
563 22 12
de Quincey , Conf. au Parlement. 93
Jeaunnin , ancien Confeiller .
de Valetine , Lieutenant de Roi
de Châalons .
de Charmelieu Receveur.
Baudeffon , d'Auxerre .
l'Abbé de la Cour , Chanoine.
Guillemot , Marchand Orfévre.
de Sainte Colombe , Confeiller
au Parlement.
Joly de Blaify , Conf. honor.
27 13 12
436
15
22 S
77 7
49 7
23 6
22
41 6
13 1
136 I 6
3
Kv
de Goudrecoint , de Chaumont. 80 7
226 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Dijon.
de Quintin , Procureur Général
du Parlement.
de Quency , Confeiller au Parlem .
L'Abbé de la Loge , Chanoine de
la Sainte Chapelle.
de Colmont , Commiffaire principal
des Guerres à Châlons.
Jannon.
La Vifitation des Châalons .
L'Abbaye de la Ferté.
Madame la Comteffe de
Chaminard .
de Fraffant , Ecuyer.
le Péfident de Bourbonne.
Madame la Comtelle de
Rochouard.
Madaine l'Abbeffe de Lanchard ,
à Châlons .
Borton de la Motte , à Auxonné.
de la Faye.
L'Evêque de Mâcon .
Jordier , ancien Chirurgien- Major
de la Gendarmerie.
Mademoiſelle Lamy.
Les Jacobins de Langres.
Guillemot , Marchand Orfèvre ,
m. o. g. d.
"
13 2 10 12
27 6
FI 3 3
203 18
47 7 15
17 I
HIS
18
3652
16-6-21
2734 12
25059
173 21
4 3 2 I
43 2
345 7 18
141 I 18
128 6 18-
en or , I m . 3 on.. 10 g.
Mademoiſelle Normand , un Erui
d'or 1 on. 12 8.
>
19 4 18
624 12
19 2 12
で
AVRIL 1760. 227
Meffieurs
ORLEANS.
Dus Février au 29 dudit.
Les Bénédictins de l'Abbaye de
Fériere.
Les Barnabites de Montargis.
Les Bénédictins de Vendôme .
Le Monaftere de Saint Laumer de
Blois.
Bourgmoyen , Chanoine de Blois.
Les Jésuites de Blois.
La Congrégation des Ecoliers.
de Saint Lazare de Blois .
Les Jacobins de idem,
Les Minimes idem .
Les Cordeliers , idem.
La Vifitation , idem.
Les Carmelites , idem.
Les Veroniques , idem.
L'Hôtel Dieu , idem .
La Paroiffe Saint Solenne , idem.
La Paroiffe Saint Honoré , idem.
La Paroiffe de Saint Martin , idem.
La Paroiffe de Saint Saturnin , de
Vienne.
L'Abbaye de Pont - le-Roi.
MM. Michel , freres , Négociants.
Madame la Veuve de Seurat , de
Bellerue , d'Orléans .
m. o. g.
31 3
3
38 5 6
18 7
23
7221
4212
23 15
19.3 "
18 2 12
20 18
f 1 18
5 118
14 7
2
203 12
23 212
47 18
2018
31721
80 4 21
40
21 4
$5 18
435 18
27
Decherel , ancien Officier d'Infanterie.
Boyelet , Lieutenant Criminel.
de Saint Germain.
Boyeler , Maréchal- des -Logis de la
Maiſon du Roi.
K vj
228 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite d'Orléans .
Baguenau de la Prairie , Tréforier
de France à Rouen.
Sainſon , Avocat du Roi.
de Genne , du Portail .
Vaudeberg , Sécrétaire du Roi.
de la Toinne , & fon fils.
Madame la Veuve Laurencin.
Dautroche , Doyen des Tréforiers
de France.
Dautroche , Chevalier d'honneur.
Baguenau de Pucheſe .
Madame la Veuve de Mondreux.
Madame la Veuve Jacques Maçon .
Lambert , Maître des Eaux & Forêts
d'Orléans.
Bonvalet , Secrétaire du Roi.
Boileve Darbonne , Tréforier de
France.
m . o . g.
39 2
71 12
35 3
35 I 12
352
20 3
41 4 12
31 4 6
20
21 7
42
II 18
37.7 12
382
54
12
17 S
6
20 S
6
༡༠
1
44 I
13 3
34
22 12
Donnant , Secrétaire du Roi , Directeur
du Domaine.
Pinchinat , Négociant à Orléans.
Bouderaux, Greffier en chefau Bureau
2 des Finances.
Petineau , Négociant à Orléans.
l'Abbaye de S. Benoît.
Beaudouin , ancien Ingénieur.
La Paroiffe de S. Michel Lafferté-
Lovendal.
M. & Mlle Ducoin de Joui.
du Condré , Chanoine de Saint
Aignant.
Seurrat de la Barre , Raffineur.
Miron du Condré , Négociant,
18
13
12
1326
AVRIL. 1760. 229
Meffieurs
Suite d'Orléans.
Crignon de Bonvalet , Lieutenant
des Eaux & Forêts.
Lion du Sabon , Tréſorier des
Ponts & Chauffées.
du Boucheteault.
Dehecre , pere.
Vandeuil de Pourpoy.
Madame la veuve Sainfon Sévetreville.
d'Orléans , Capitaine de Cavalerie.
Barbeau , Greffier des Eaux & Forêts.
Curot , Lieutenant gén . d'Orléans.
Roland Pierrelegriffe.
L'Abbaye du Lieu .
m. o. g.
92
336 15
654 15
II 6
16 2
49 7
25412
N 3
34 5 6
596 ୨
42
RHEIM S.
Du 8 Janvier au 23 Février 1760.
Meffieurs
Defaulx , Chanoine.
L'Abbaye d'Elan , Ordre de Citeaux.
L'Abbaye de l'Ile en Barois , même
Ordre.
La Cathédrale de Châlons.
L'Abbaye de Vaucler , Ordre de
Citeaux.
Madame la veuve de Courtagnon.
le Large , Contrôleur du Grenier
à Sel.
L'Abbaye de S. Mefnie-lez-Châlons.
L'Abbaye de Lavalroi , Ordre de
Citeaux.
m. o. g.
30 4
8 1 64
43
34
54
50 2
88 2 12
32 6
6733
230 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Rheims.
m. o. g.
L'Eglife de Notre-Dame, de Rheims. 112 6
Deuil , Fourrier honoraire chez le
Roi.
le Comte de Romecour.
L'Abbaye de Montfay , Ordre des
Prémontrés .
De la fucceffion de M. de Macnamara.
L'Abbaye de Notre - Dame de
Soiffons.
29 I
IOS 4
7 7 18
54 12
220 4
L'Abbaye de Foigny,ordre de Cîteaux . 34 6 12
L'Abbaye de S. Medard de Soiffons.
L'Eglife Cathédrale de Soiffons.
L'Eglife Cathédrale de Laon.
24 2 12
89 2
687
La Chapelle de l'Hôtel- Dieu de Laon 12 4
NANTES.
Du Janvier au 29 Février
1760.
Meffieurs
m. o. g.
le Duc d'Aiguillon. 772 3 21
La Fabrique de Notre - Dame
d'Hennebon.
Les Chartreux d'Auray.
La Cathédrale de Vannes.
Les Carmes de Ste . Anne.
La Paroiffe de Lomariac.
15212
55
265 2 6
L'Abbaye de S. Pierre de Vannes. 49 4
87 I
II 7
La Paroiffe de Carnac,
Dugouyon des Houllieres .
du Bois de Roche , de Nantes.
La Paroiffe d'Eſdeven.
40 6
If
131 1 7
43
18
AVRIL. 1760.
231
Suite de Nantes.
Meffieurs
m. o. g.
Cakiot , Changeur à Vannes. f1 2 18
Les Dames du Pere Eternel, de Vannes. 2 12
La Paroiffe de Saint Pierre . 2612
La Paroiffe de Languidie. 24 12
La Paroiffe de Baud . 26 9.
La Paroiffe de Plumergat.
Les Peres de S. Vincent , de Vannes .
Les Carmes de Vannes.
Les Cordeliers de Vannes.
La Paroiffe de Peaul.
La Paroiffe de S. Laurent , de Nantes.
2 4 ୨
124 12
12 3
14 2
37
22 18
1
GRENOBLE.
Du 3 Janvier au 21 Février 1760.
Meffieurs
de la Pierre , Subdélegué à Gap .
Madame de la Tourvideau.
le Marquis de Valin.
de la Cofte de Maucune , Conſeiller
honoraire.
le Marquis de Chabrillant.
le Marquis de Joriac,
Madame la veuve Duclat de Montbrun.
Geoffre , Receveur des Tailles à Montlimart.
Boiffet, Receveur des Tailles au même
lieu.
m. o.
Is I
68 3. 3
2/3 18
145 5 TE
69 1 18
36 221
16 7
18 6
20 2 14
de Lavallonne , Commiff. des guerres. 38 1 9/
l'Evêque de Gap.
232 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Grenoble.
Chatellier , de Valence.
le Marquis de Bayanne , de Valence.
l'Abbaye de Saint Antoine.
La grande Chartreufe.
le Marquis de Bourchenu , Premier
Préfið . à la Chambre des Comptes.
le Chapitre de S. André , de Grenoble.
Bailly de Montcarra .
Les Jéfuites de Grenoble.
La Chartreuse de Durbon.
le Marquis de Chabrillant , Maréchal
de
camp.
Le premier Monaftere de la Vifitation
de Grenoble.
Le fecond Monaftere.
Les Jéfuites de Grenoble , de la Congrégation
des Ecoliers.
Les Jéfuites , de la même Ville .
m. og.
39.2 I9
36 3 18
50 2 18
69
60
8
31 6 18
30
26
26 I
68 3
35-2
23 1 12
235
17 12
3
18
si
24 4
865
La Congrégation des Penfionnaires.
Les Religieufes de Sainte Cécile , de
Grenoble .
Les Dominicains de Grenoble.
AIX .
Du 28 Décembre 1759 , au 7 Février 1760.
Meffieurs
du Puiq de Lamotte , ancien Conf.
au Parlement .
de Crelle de Montval , Conf. du
Roi à la Chamb. des Comptes.
m. o. g.
d.
137 S 9
II 6.
AVRIL 1760. 233
Meffieurs
Suite d'Aix.
Lagouffe, de la ville de Manofque.
de Saint-Etienne , idem .
le Baron de Latour- Daigues.
Le Chapitre de la ville d'Apt.
Les Carmes d'Apt.
Les Cordeliers d'Apt.
le Marquis de Jarente , de Marfeille.
le Duc de Crillon , d'Avignon.
Lyon de S. Ferraft , Contrôleur
de la Monnoie.
Pitton , Confeiller honoraire de
la Chambre des Comptes.
m. o. g. d.
5 6 18
57
559 5 15
20 3 16 12
I 4 19 12
47 12
92 521
2004 12
30 3 3
23 1 12
le Marquis d'Arcufia, de Marſeille. 220 2 21
de Calamand , Confeiller à la
Chambre des Comptes.
de Lane , de Marſeille.
M. Cruzé , idem.
Palteau , Subdélégué général ,
en bijoux d'or.
Gaufdry de Saint Eftere.
Le Corps de MM. les Tréforiers
de France .
Le même Corps.
Portaly , Commiſſaire Ordonnateur
à Toulon.
Les Recolets de Notre Dame,
Diocèfe de Siſteron.
La Cathédrale de Glandèves ,
d'Antreveaux.
Madame la veuve Gleire , de
Blandel.
21 5
50 5
42 I
7 12 15
83 I
191 2 3
102 3 9
23
5215
39 I 3
70
234 MERCURE DE FRANCE.
RENNE S.
Du 6 Janvier au 28 Février.
Meffieurs
L'Abbaye Royale de S. Maurice.
L'Abbaye Royale de la Joye.
Made. la veuve du Coetlofquet,
tutrice .
L'Abbaye Royale de Langonet.
L'Abbaye Royale de Begard,
Les Jéfuites.
La Congrégation des Jéfuites.
La Congrégation des Ecoliers.
L'Abbaye de S. Aubin des bois.
Nouail , Recteur d'Argentré .
Guyon des Huilliers , Avocat
général à la Chambre des
Comptes à Nantes.
L'Eglife Cathédrale de Rennes.
Les Dominicains de Rennes.
Vedier , Subdélegué général de
l'Intendance.
m. o. g . d.
20 7 18
12 2 19 12
90 3 3
37 6 19 12
38 2 15
28 5 4 12
18 3 I 12 .
17 4
597
2 4
3
3
21 I 4 IZ
22
32 1 22 12
454 19 12
MET Z.
Du 15 Décembre 1759 , au 28 Février 1760 .
Meffieurs
m. o. g. d.
le Marquis de Clermont-Tonnerre,
Lieuten. ,Colonel du Régiment
de Meftre- de- camp.
Huffon , Subdélegué à Sedan.
34 4
84 7 7.
AVRIL 1760. - 238
Meffieurs
m . 0. g. d.
Suite de Metz.
Le Liepre , Commiſſaire Ordonnatear
des guerres à Toul .
L'Abbaye de Châtillon , Ordre de
Citeaux.
de Tonnoy , Capitaine dans les
Grenadiers de France de Nancy.
Duhameau , Avocat en la Cour , à
Nancy.
le Comte de Germiny , idem.
Seriet , Confeiller d'Etat , idem .
Madame la Marquise de Sarmoife ,
idem .
le Comte de Ludres , idem.
Le T. R. P. de Menou , Directeur
des Miffions , à Nancy.
le Comte du Rozières .
le Comte du Hautoy .
le Marquis de Baffompierre.
de Turique.
le Marquis de Bergevillers.
de Montureux , Colonel.
de Niocourt , Premier Préfident
de la Chambre des Comptes.
de Rouvroy, Premier Président de
la Chambre Souveraine de Lorraine.
Vigneron , premier Préſident de la
Cour Souveraine.
Madame la Comteffe de Hoflife.
le Prélat de Boufey.
le Lorrain , Directeur des Fermes .
le Comte de Lupecourt.
la Comteffe de Curel.
de Marcolle.
34 IS
-22 2 2
643
58 3
67136
36
2155
69 2
71 12
20 3
103.7
6 36
164
4
19 23
40 3
6554
166 4
2476
106 I 36
7 3
2876
8157 36
1
42 2
106 I S
747 $ 36
157
3.6.
236 MERCURE DE FRANCE;
Meffieurs
Suite de Metz.
m. o. g.
de Brichabeau , Confeiller d'Etat.
Prevot , Receveur des Fermes gén.
la Préfidente de Meuvron ,
la Salle , pere ,
16 1 7
6966
944 S
26 2 7
la Salle , pere , demeurant à Sârlouis, 40 6 6
le Comte de Hunoſtin ,
l'Evêque de Metz ,
de Vendel , Abbé de Vernenvillier ,
Ordre de Cîteaux ,
Mangin , Lieutenant Général du Bailliage
de Nancy ,
l'Abbaye de Hauttefeille , de Nancy ,
le Comte d'Hedival , de Nancy ,
de Serre , Confeiller d'Etat ,
Cueillette de Bey ,
de Biron ,
le Fevre , Confeiller d'Etat ,
de Comte de Raigecourt ,
Mathieu , Grand- Maître des Eaux &
Forêts ,
le Comte de Breffey
le Vicomte de Thiange ,
Thibault , Lieutenant Gén . de Police ,
de Muffey , Confeiller d'Etat ,
Simon de la Treche ,
le Chevalier de la Michaudiere ,
Gallois , Sécrétaire d'Etat du Roi de
Pologne ,
167 6 S
148 7 6
883
16.6 4
34 6
33. I 2
22
35 17
20
13 17
7376
41 I
21 2 I
44 S
I
75
13 4 3
16 2 4
21 1
5573
177 S
Mad. la veuve de Gande, de Martanmeville
, Exempt des Gardes- du - Corps, 143 6.2
l'Abbé de Jalival , Ordre des Prémontrés
,
8 6.
l'Abbaye d'Ecurey , Ordre de Cîteaux , 235 2
Potier , Contrôleur des Guerres , 2756
AVRIL. 1760 . 237
STRASBOURG.
Du 31 Décembre 1759 , au 9 Janvier 1760 .
Meffieurs
da Billot , ancien Médecin de l'Hôpital
,
de Chaftel , Tréforier extraordinaire
des Guerres ,
m. o. g.
49 18
3588
LILLE.
Du 11 Décembre 1759 au 29 Février 1760.
Meffieurs
L'Evêque de Saint- Omer ,
le Comte de Blarhimghem ,
le Febvre de Lattre de Ligny ,
l'Abbaye de Marquette ,
le Comte de Souaftre , Colonel des
Grenadiers de France ,
l'Abbaye de Hafnon ,
de Vignancourt de Fletre ,
Langle , Subdélégué de la Flandre
maritime ,
de Rombie , Chanoine à Caffel ,
le Marquis du Barail , Commandant
en Flandres ,
le
Couvreur ,
m. o.g.
235 2
314 S
60 3 .
153 5
52 4 I
93 7 7
148 3
73 3
13 6
1965 S
le Comte d'Oizy , en Artois ,
l'Abbaye de Flines , près Douay ,
Potteau de Carny , Sécrét. du Roi ,
Percou d'Elbeck , à Lamberſart ,
de Frojdmont , Chanoine de S. Pierre ,
20 I 3
189 4
87 5 4
41 I 7
1967
40 75
"
238 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Lille.
de la Gibaudiere , Commandant à
Cambray ,
la veuve Denyau de Lille ,
le Prince de Croy ,,
Chevalier , Commandant du Fort
Saint-François à Aire ,
l'Abbé de Mouchy , Prévôt de S. Pierre
à Aire ,
l'Abbé de Fumalle, Prévôt de l'Eglife de
Cambray ,
Bourdon d'Haucourt , de Cambray ,
le Marquis de Nedonchelle ,
Briffon , Commiffaire des Guerres à
l'Armée ,
le Camus , Commandant de la Citadelle
à Lille ,
Jacob d'Aigremont à Lille ,
Faulconnier , Gránd- Bailly de Dunkerque
,
la Marquife de Lille ,
L'Abbaye des Prés , à Douay
le Comte de Beaufort , près S. Omer ,
le Chevalier d'Archy ,
Defliot Desrobles ,
Fabricy , Capitaine au Régiment de
Salis , Grifon ,
Jacquerie , Confeiller au Parlement
de Flandres ,
Herts , Confeiller Penfionnaire des
Etats de Lille ,
de Buiffy , Préfident à Mortier au
Parlement.
Les Hofpitalieres de Stenvoordes ,
L'Hôpital Comteffe , à Lille ,
m. o.
19 4 7
49-6-4
6316
87 4
21 2 2
58 6
S
3322
15814
64 6 4
66 53
199 3 2
5672
229 2
50 3
110 6 §
327 S
112 7.6
16 I I
12 6 4
32.63
3477
267
$7
AVRIL 1760. 239
Meffieurs
Suite de Lille.
m. o. g.
L'Abbaye de S. Amand en Flandres , 239 3 2
Dochy, Major de la ville de Cambray , 275 2
de la Châtellenie de Caſſel , 42 32
Buguatre, Prévôt de la ville de Cambray, 20 7 2
Deliot Desrobles ,
Les Chanoines de Sainte Aldegonde ,
19 3.
de Maubeuge ,
102 4 7
de Fourmeftraux, d'Holbecque, 147 3 6
le Comte de Guines , Lieutenant de
Roi d'Artois , 172 32
duMetz de Fromentel , à Valenciennes , 41 1 7
d'Haffrengues de Lannoy , premier
Confeiller des Etats ,
de Briane, Doyen de la Cathédrale de
Saint- Omer ,
33 34
41 4 4
De Latour de Sr. Quentin , de St. Omer, 58 6
le Comte & Sénéchal de Blandecque , 63 5 7
Maximilien Depont, de Wifque,
Enlart de Saint- Maurice ,
31 4
2556
Lefebvre de Halle , Secrétaire du Roi , 29 6 4
la veuve de M. Titelouze, de Balinghien, 20 75
Enlart , Sécrétaire du Roi ,
de Archies , de Drincamp ,
Pelet , Echevin de Saint- Omer ,
Cordez , ancien Directeur des Poftes
à Saint-Omer ,
Huguet du Haillier , Lieutenant- Gér
2064
3325
32 S
146 52
néral de l'Amirauté de Dunkerque , 46 1
Demadre , Bailly de Roubaix ,
L'Abbaye de Saint- Winocq ,
12 12
102 S
L'Abbaye du nouveau Cloître à Bergues, 17 7 4
Vernimen , Président à Mortier du
Parlement ,
de Polinchove , & de Franqueville d'Abancourt,
Confeillers au Parlement, 250 s
240 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Lille.
de Franqueville , de Fontaine , Confeiller
au Parlement ,
de Franqueville d'Inielle , Confeiller
au Parlement >
le Baron de la Grange , Chevalier
d'honneur ,
de la Fonteyne de Villers ,
Remy , Conſeiller au Parlement ,
Mulet, Confeiller au Parlement ,
Remy Dejardin , Conf. au Parlement ,
Baltazard , Confeiller au Parlement ,
le Comte de Villefort , Gouverneur de
la Citadelle de Valenciennes ,
Vandermeche , Conſeiller au Parlem.
Lecomte de la Chauffée , Avocat au
Parlement ,
m. 0.
g
202 I
32 IS
33 3
148 7 4
22 15
27 7
12 7 4
SI I I
81 6
18 76
1927
Eloy , Confeiller au Parlement 133 1
Dutil , Confeiller- Clerc au Parlement , 12 2 4
le Comte d'Havelin ,
de Flandres
Eloy , Confeiller au Parlement ,
de la Feuly , Prévôt de S. Pierre ,
Taffin , de Goulzen ,
?
Dirval, de Lille ,
Vernimen , Bourguemeſtre de Dunkerque
,
Taverne, Subdélégué à Dunkerque ,
Coppens , d'Honschotte ,
Dunquer , ancien Subdélégué à Dunkerque
,
Lamoral , Conſeiller au Parlement de
Flandres ,
Clément de Saint-Mare ,
de la Lande ,
102
T3 4
85 I
557
184 5
"
407 4
18 6 1
61 13
98 7 4
.
76 S
3437
48 7 4
55 45
Suite
AVRIL. 1760. 247
Meffieurs
Suite de Lille .
Brunot , Préfident à Mortier au Parlement
,
de Biré, Tréforier des Troupes, à Lille ,
Becquet de la Rofiere , à Douay ,
de Forêt , Préfident à Mortier au Parlement
de Flandres ,
Merlin d'Eftreux , Confeiller au Parlem .
Les Jéfuites, de Bergues ,
les Magiftrats de la ville de Bergues ,
les Magiftrats de Dunkerque ,
Plaifant, Greffier de Douay ,
m. o. g.
403 4
35 4
37 14
5932
2 19 2
335 3
544
2942
183
Dagemont , Prévôt Gén . du Hainaut , 84 2 I
Gramont , Doyen de Dunkerque ,
L'Abbaye de Vicogne ,
49 2 2
47 I 2
19 I 4
Heriguier , Confeiller au Parlement , 26 45
Marefcal , Confeiller au Parlement ,
Deflions de Flechin , à Saint-Omer ,
le Marquis d'Oliot , Brigadier des Armées
du Roi ,
le Pelletier , Avocat au Parlement de
Paris, pour feu M. de Roftrenem '
de Ramfault , Directeur du Génie , de
Flandres
,
Les Jéfuites de Caffel ,
de Rombies Chanoine à Caffel .
>
(fecond envoi )
39 5
37 7 2
26 5 I
2576
4I I S
2 6.7
de la Rianderie, Bailli des Etats de Lille , 78 7 5
Debonte de Becquet , à Dunkerque ,
Déguillon , Tréforier de la ville de
Douay ,
Madame du Belloy , veuve du Major
de la Citadelle de Lille ,
de Beaune , ancien Capitaine au Régiment
de Limofin
1. Vol.
2
6234
2625
1627.
11 7 4
L
242 MERCURE DE FRANCE
Suite de Lille.
Meffieurs
Pajot , Directeur des Poftes & Commiffaire
des Guerres ,
m. o. gi
40 3 6
MM. du Chap. de S. Pierre de Douay , 75
le Marquis de la Vieuville , à Stenvoorde
,
de Verghelle de Lambersart ,
Briffaur , Profeffeur Royal à Douay ,
Molin de Vagnonville ,
Hutin , Echevin de la ville de Douay ,
de Varenchant , Directeur des Fermes
à Saint-Quentin ,
de Forceville de Mericourt, à Paris ,
Serrurier fils , à Saint- Quentin ,
3617
4857
1322
2444
Mademoiſelle de Senancourt , à Saint-
Quentin ,
27
48.4
60.7 6
52 23
33 I I
Blotefiere de Grecourt , Chevalier de
S. Louis , 40 S.S
de Rondeau de le Mercerie , à Saint-
Quentin , 712-4
Muller, Procureur du Roi à St. Quentin, 62 2
Serrurier pere , à Saint- Quentin ,
Laurent de Bernouville , Commiffaire
des Guerres à Landrecy ,
d'Orchival , ancien Capitaine de la
Marine ,
Simon de Berfé , à Douay ,
Hennet , Prévôt de Maubeuge ,
Spel de Fling de Premecq2
de Calonne de Merchin
Deioldy , de Lille ,
Parrata , de Lille ,
2
de Segent , Major de Saint- Omer ,
le Page , Directeur de la Monnoye ,
161 34
128 1 4
9935
265
83
3827
6244
7412
1162
61 7
18.6
Coll , Echevin de la ville de Douay , 14 76
AVRIL. 1760. 243
Meffieurs
Suite de Lille.
m . o. g.
MM. du Chapitre de S. Pierre , à Caffel. 37 6
Les Hofpitalieres de Caffel ,
Madame la veuve Cramé. ( Second
envoi. )
155 3
1254
Cambier , Greffier au Parlement de
Douay , 13 IS
1263
255 I
64 13
42 4 3
Beaumaret , Echevin de Douay ,
Madame la veuve Sericourt ,
Vandercruiſe de Lamotte ,
L'Abbaye de Voftine ,
,
›
Dehaut , Profeffeur Royal , à Douay ,
de Varenghien , Ecuyer , à Douay ,
Cambier, Mayeur , à Valenciennes ,
Fizeau , Banquier à Valenciennes
Lehardy Daulnois
Picquet , Echevin , à Dunkerque ,
Drouillard , Confeiller de la Chambre
du Commerce , à Dunkerque ,
Huguet du Hallier , Lieutenant-général
de l'Amirauté , à Dunkerque.
( Second article. )
Lombart , Echevin , à Dunkerque ,
16 4
IS 34
so 13
108 I
68
82 17
23 4
34 4 S
34 3 4
Ravodel , Officier à Saint - Domingue , 23 27
Benoît , Lieutenant des Maréchaux de
France ,
Herrewin , Echevin , à Dunkerque ,
Ingilliard de Wattines , ( par addition. )
Mailly Mainez , de Bleghem ,
Dalhuin Dupont , Subdélégué à Aire ,
L'Abbaye du Verger , à Aire ,
Lefebvre , de Schonvelde ,
Denis de Riacourt , Subftitut du Procureur
Gén. du Parl . de Flandres ,
L'Abbaye de S. Calixte ?
22 2
764
4 3 2
31 32
14 3
25 7.
-33 3
14 4 7
52
•
Lij
244 MERCURE DE FRANCE.
Suite de Lille.
Meffieurs
Godfroy Dufart , Procureur du Roi
au Bureau des Finances .
M. Godefroy de Maillard, Directeur de
la Chambre des Comptes , à Lille.
MM. les Magiftrats de la ville de
Douay.
MM. de la Collégiale de S. Pierre ,
à Aire .
Morincq , Tréforier de la ville de
Dunkerque.
Galhault , Confeiller , à Arras.
Les Chartreux de Bourtillerie , Châ-
'tellenie de Lille.
Le College Anglois de Douay.
m. o.
734
733 7
25
119 4
"
25 5
La Dame veuve Arnaud Genty , à Dunkerque.
Betfort , négociant , à Dunkerque.
Coppens d'Herfin , Procureur du Roi ,
à Dunkerque.
L'Abbaye d'Hafnon .
L'Abbaye de Maroilles , près Landreies
.
L'Abbaye de Liefſies.
L'Abbaye d'Haumont.
37 26
7057
61 53
4622
835 S
16 3 6
127
•
126 76
126 7.6
140 7 S
49 3
Wilerval , Imprimeur du Roi, à Douay. 12 2 4
le Comte de Lagny , ancien Echevin ,
à Douay.
18 54
L'Abbaye de Phalempin, ( Second envoi. ) 12 4
L'Abbaye de S. Vaaft , d'Arras.
L'Abbaye du Mont S. Eloi- lès - Arras .
du Parlement.
25664
Corbie de Bligni , Conſeiller honoraire
64 2
L'Eglife de S. Gery , d'Arras.
I
Madame de Caffel , à Dunkerque.
2766
64.23
5242
AVRIL. 1760 245
Messieurs
Suite de Lille.
Les Bénédictins Anglois , de Douay.
La Paroiffe de Marquilies.
Les Hofpitalieres des Chariottes ,
d'Arras .
L'Abbaye de la Paix , à Douay.
Le Chapitre de S. Amé , à Douay.
L'Abbé des Camps , Prévôt du Chapitre
de Béthune .
Madame la Baronne d'Hinge en
Artois.
L'Abbaye de Beauprez , fur la Lis.
La Paroiffe de Fournes , Diocèle
d'Arras.
MM. les Magiftrats d'Arras.
L'Abbaye de Marculle , près Arras.
de Mefplau , Capitaine au Régiment
de la Marine.
m. o. g.
31
162
3672
4 7 4
116
3116
28 S z
53 I
II S
87 6 1
1572
8324
LesSupérieures Annonciades, de Douay . 27 5 $
Rafoir de Croix , Prévôt de Valenciennes.
La Congrégation des Bourgeois
d'Arras.
La Congrégation des Ecoliers d'Arras .
Les Religieufes , dites Louez - Dieu ,
d'Arras.
Les Jefuites d'Arras .
Desjardins , Chanoine de la Cathé
drale de S. Omer.
La Paroiffe de Fleurbaix , Diocèle
d'Arras.
Mazel , Tréforier des Troupes à
Arras.
Les Religieux de S. François de Salles ,
d'Armentieres. •
ZI I 2
33 I I
II S 7
7 4 3
111 7 7
18 4 S
4 I F
18 22
62
Liij
246 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Lille.
Madame la Comteffe d'Aumale
veuve du Lieutenant- Général .
D'Haifne , Chapelain de S. Pierre
à Douay.
Maffart , Commiffaire des Guerres
à Philipeville..
les Jéfuites de Valenciennes .
les Carmelites de Douay.
l'Abbaye d'Anay , près Douay.
la Paroifle d'Izel - lès- Equerchim .
l'Abbaye d'Eftrun , près Arras .
les Jéfuites de Cambrai .
m. o. g.
68 6
17 5 4
5044
172 5 2
70 I 4
54.3 5
3.22
21 5
46 44
les Jéfuites de Dunkerque. 82.3 I
les Soeurs grifes , Hofpitalieres de
Douay.
875
la Paroille de Saint- Albin de Douay. 38 2
les Chartreux de Douay .
la Paroiffe Notre- Dame, de Douay.
la Confrérie de Notre- Dame.
l'Abbaye de Vicoigne.
t
l'Abbaye de S. Crépin , près Valenciennes.
les Jéluites de Béthune.
l'Abbaye de S. Jean , à Valenciennes.
la Paroifle de Bourbourg.
l'Abbaye de Bourbourg.
la Chapelle Notre- Dame de la Treille ,
dans l'Eglife de S. Pierre , à Lille.
la Chapelle , Paroiffe de ladite Eglife.
le Choeur de ladite Eglife.
la Paroiffe d'Aubert , Diocèle d'Arras .
la Communauté du Béguinage , de
Valenciennes.
la Paroiffe de Dunkerque.
70
11 2 I
3 3
102 4 2
165 46
62 * 2
81 35
2654
22
214 4 4
62 4 4
121 6
2 I 4
12 3. I
482 6 :2
AVRIL 1760. 247
Meffieurs
Suite de Lille.
les Carmes Chauffés de Douay.
Les mêmes.
la Chapelle Notre- Dame de Bonne-
Efpérance de Valenciennes.
les Carmes- Déchaux de Valenciennes.
la Paroiffe de Beaumont , en Artois.
la Métropole de Cambrai.
l'Abbaye de Vaucelle , près Cambrai.
l'Abbaye de Premy.
m. o. g.
2352
72
656
35 4 4
745
218 4
927 I
47 3 S
l'Abbaye de S. Nicolas d'Arrouaife, près
Bapaume.
l'Abbaye de S. Aubert , à Cambrai.
l'Abbaye d'Anchin , près Douai.
de Coulonge , près Arras.
da
Marhacourt ;
à Saint-Omer,
l'Abbaye de S. Jolle-au - bois , dite
d'Ompmartin .
l'Abbaye de S André- au- bois , Diocèle
d'Amiens .
Durand , Surintendant du Mont- de
Piété , d'Arras.
le Couvent S. Julien , de Douai.
45 I S
103 7
IOIS S
40 I
I
34 x 5
25 3
3342
1832
12 I
l'Abbaye du S. Sépulchre , à Cambrai . 43 6 3
de Percheval , à S. Omer.
le Couvent de la Préfentation , à Aire.
François-Louis le Cellier , à Valenciennes.
867
21
27 5
I
21 I 2
le Couvent de la paix de Jefus , Ordre
de S. Benoît , à Arras.
Lemaire, l'aîné , Bourgeois de cette ville , 16 24
Guilleman, Seigneur de la Barre , à Lille. 2014
la Collégiale de S. Gery , à Cambrai. 34
l'Abbé de Millancourt Vicaire- Géné-
>
ral ,à Cambrai .
10 3
Liv
248 MERCURE DE FRANCE
Meffieurs
Suite de Lille.
es Bénédictines Angloifes , de Dunkerque.
le Couvent de Sainte Agnès, de Cambrai.
Lefebvre , de la Balle- Boulogne.
Bady , de Normond.
Watier , Secrétaire du Roi , à Cambrai.
les Hofpitalieres de S. Jean de Cambrai.
le Prieuré de Fives , près Lille.
les Chartreux de Valenciennes .
Waquernier , Secrétaire du Roi.
de Cregny , Chevalier de l'Ordre de
S. Louis.
Locart , de Valenciennes.
les Carmelites de Valenciennes.
m. o. g.
37 2
46 53
30.3 1
5622
24 2 I
20 7
49
5065
5374
233.1 3
28 S I
*
20 4
'Abbaye de Brigitines de Valenciennes. 14 2 3
l'Hôtel -Dieu de Valenciennes.
34 2 les Religieufes de la Congrégation de
Notre-Dame de Valenciennes.
Hennet de Baret , Subdélégué a Mau-
47 4 4
beuge .
14 2 4
les Urfulines de Valenciennes .
29 1 1 Morel , Directeur des Fermes du Roi à
Valenciennes.
19 I
108 3 S.
la Paroiffe de S. Jacques de Douai .
Corvifier, ancien Trélorier des Troupes
en Flandres. 10
MATIERES D' O R.
Meffieurs
MM . les Magiftrats de la ville d'Arras
, provenant d'une Eglife.
Lefebvre ,de la Baffe- Boulogne, ancien
Officier d'Infanterie.
m. o.
4 4
6 12
AVRIL. 1760. 249
PAU.
Du 8 Janvier au 16 Février 1760 .
Mefsieurs
Le Comte de Troifville , Gouverneur
du pays de Saulle.
le Baron d'Ulau .
l'Abbé de S. Jean , Ordre des Prémontrés.
la Communauté de Caftenau , riviere
baffe , Diocèle de Tarbes.
la Communauté de Luz , en Barege,
Diocèle de Tarbes.
la Communauté d'Arrens, valée d'Affuns
en Lavedan , de Tarbes.
le Chapelle de Notre-Dame de Poeylaun
, du lieu d'Arrens , vallée
d'Affuns.
la Paroiffe de Pontacq , Diocèle de
Tarbes.
m . 0.5.
119 3 21
13 4 21
221 6 18
45 12
346
65 15
94
TROYE S.
Du 21 Février au 28 dudit mois.
Mefsieurs
Les Religieux de Beaulieu.
grand Séminaire de Troyes.
Le Sueur , ancien Officier , à Bar-fur-
Aube.
les Religieux de Montierame.
Madame l'Abbelle du Paraclet
m. a
7 3
16
48 4 2
ΤΟ
16. J T
玉田
250 MERCURE
DE FRANCE.
#
Messieurs
Suite de Troyes.
m. o. g.
Madame l'Abbeffe aux Nonains , de
Troyes.
MM. de S. Etienne , de Troyes.
les Urfulines de Troyes.
MM. de S. Urbin , de Troyes.
MM . de S. Pierre , de Troyes .
la Congrégation de Troyes.
MM. de Foilly - lès - Troyes.
les Jacobins,de Troyes.
24 I6
36.44
19 2
12 4 I
382-1
49
32 I
387-
Messieurs
POITIERS.
Du 8 au 16 Février 1760.
De la fucceffion de M. Bouliaud , Curé
de la Paroiffe de S. Médard , de
Louars.
l'Abbaye de Chatelier , Ordre de Cîteaux
, Diocèfe de Poitiers.
le Marquis de Chataigner.
l'Abbaye de Luffon , Ordre de Fontevrault.
BOURGES.
Du 16 au 28 Février 1760.
L'Annonciade de Bourges.
m. o. g.
36 3
SI
12
59
I
25 1
m. 0. g.
753
AVRIL 1760..
251
Messieurs
Suite de Bourges .
MM. Derfane , de Coulon , & des Coteaux
.
le Séminaire , de Bourges.
m. o. g.
20 4 I
9
les Urfulines, de Bourges.
la Vifitation , de Bourges.
la Congrégation , de Bourges.
JI 2 6
21 I 2
551
AMIEN S.
Du 20 au 28 Février 1760 .
Messieurs
Les Feuillans , d'Amiens.
MM. les Chanoines du Chapitre d'Amiens.
le Chapitre Royal , de Roye.
de Saint-Quentin , Capitaine général
des Côtes.
les Filles de Sainte Génevieve , d'Amiens.
les Jéfuites , d'Amiens.
la Congrégation des Jefuites.
le Séminaire , d'Amiens.
Gerard , Infpecteur des Domaines de
Picardie .
l'Eglife de S. Firmin en Caſtillon, d'Amiens.
la Congrégation des Ecoliers du Collége
des Jéfuites.
les Auguftins , d'Amiens.
m. o. g.
10 25
316 3 7
2962
2565
12 6 3
les Adminiſtrateurs de l'Hôpital d'A-
49 4 2
11 6 5
10 2 6
543
39 I 3
225 2
26 6
miens.
267 S
I vj
252 MERCURE DE FRANCE
Suite d'Amiens.
1
Messieurs
Les Carmes , d'Amiens.
m. o. g.
18 6
les Religieufes de Moramont, d'Amiens. 22 5 4
de la Combe, Prévôt de la Maréchauf
fée de Picardie .
les Religieux de S. Pierre , de Corbie.
Cordier, Receveur particulier des Eaux
& Forêts d'Amiens.
les Religieufes de la Vifitation d'Amiens.
les Cordeliers d'Amiens.
l'Hôtel- Dieu d'Amiens.
la Confrérie de Notre-Dame de Lieſſe
de S. Pierre d'Amiens.
les Jacobins d'Amiens .
15241
86 I I
16
5542
21 7
62 27
12 23
5053
3125
•
les Urfulines d'Amiens .
les Religieufes de S. François , dires
Soeurs grifes .
la Paroifle de S. Remi d'Amiens.
la Confrérie des Cordonniers.
Nicolas Joly , Marchand à Amiens.
Lachenet , Seigneur d'Hedanvele ;
( Second envoi. )
Jean Turbert , Effeyeur en la Monnoye.
La Fabrique de S. Michel d'Amiens.
la Fabrique de la Paroiffe de S. Germain
d'Amiens.
l'Abbé Piquet , de Noyencourt , Chanoine.
la Fabrique de S. Sulpice d'Amiens.
la Fabrique de S. Firmin , à la porte
d'Amiens.
31
633
475
7 I 1
33 23
1266
33 55
3042
121 7 4
16 53
7
Gallois , Directeur des Droits , à Amiens. 194
'Hôtel- Dieu d'Abbeville.
17
AVRIL 1760. 253
Messieurs
Suite d'Amiens.
les Céleftins, d'Amiens.
les Minimes d'Amiens.
les Prémontrés d'Amiens.
la Paroiffe de S. Firmin le Confeffeur.
le Supérieur de l'Oratoire d'Amiens.
Madame la veuve Gorguelle.
Jofeph Gaugier .
les Bénédictines de l'Hôtel - Dieu de
Corbie.
la Fabrique de la Paroiffe de S. Leu d'Amiens.
Greffet , de l'Académie Françoiſe.
les Dames Religieufes de S. Julien d'Amiens
.
la Fabrique de la Paroiffe. S. Jacques
d'Amiens.
les Carmelites d'Amiens.
m. 0.
g .
1074
22.2.6
II IS
30 7 3
667
18 4
4E I
4 I
35 17
29 7 3
2564
23 44
3356
TOURS.
Du 6 Janvier au 22 Février 1760.
Messieurs
Les Religieufes de Citeaux , Ordre de
S. Bernard , de la ville de Saint-
Agnan . 1
les Religieufes de Bonlieu , Ordre de
Citeaux .
les Religieux de la Clarté , Ordre de
Cîteaux .
Lenoir , du Diocèſe d'Angers.
l'Abbaye de Fontevrault , Diocèle de
Poitiers.
m. o.
8037
*
48 2 6
43 74
54 3
1424
254 MERCURE DE FRANCE.
Messieurs
Suite de Tours
la Chartreuse du Legit , Diocèſe de
Tours.
l'Abbaye de Moncé , Ordre de Cîteaux
, Diocèle de Tours.
m. o. g.
425 I
16 3
CAEN.
Du 2 Janvier au 21 Février 1760 .
Messieurs
Derafne.
m. o. g.
113 6 1
l'Evêque de Coutence.
Madame de Tourville.
les Auguftins de Barfleur .
Lanteigne.
de Tierceville.
20 I 4
1565 3
24
# 7
34 3 2
263 les Croifiers.
les Jacobins. 33 4
6
la Cathédrale de Bayeux. 60 7
de Gouville .
la Chapelle de Délivrance .
le Mafurier.
les Nouvelles Catholiques , de Caen.
l'Eglife de S. Nicolas , de Caen.
PEglife Notre -Dame , de Caen.
31 5 6
10 4 5
485 3
427
6
24 I
les Urfulines de Bayeux. 12 6 3
aux Monnoies des Villes de Province.
ROUEN.
Du 17 au 22 Décembre 1759 .
Meffieurs
Landry , Receveur des Octrois.
Gaillard , Receveur général des
Fermes.
de Boifmont , Procureur général
de la Chambre des Comptes.
de Flavigny , Manufacturier.
le Marquis de Chaulieu.
le Préfident Courvaudon .
m. o. g. d.
57 3
2444 3
68 S
6
41 6 I 12
32 3 12
270 2 6
LYON.
Du 17 Décembre 1759 , au 29 Février 1760 .
Meffieurs
De Falconet , Commiffaire des
guerres , à Tournon.
le Marquis de Lemps , Commandant
à Tournon.
La Chartreuse de Pierre Châtel.
Les R. P. Céleftins .
m.
0. g.
148 7 18
135 2.21
296 12
126 1 6
l'Abbé de Maubourg,Comte de Lyon. 134 1 21
Bathéon de Vertzieu , Gouverneur
de Vienne.
I. Vol.
145
K
218 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Lyon.
L'Abbaye Royale de Sainte Claire
d'Annonay.
Le premier Monaftere de la Vifitation
de Saint Marie.
l'Evêque du Puy.
L'Eglife Paroiffiale & Collégiale de
Bourg.
Les Céleftins du Colombier.
Madame la Comteſſe de Broglie.
Girard , Tréforier de France.
le Comte de la Poype.
L'Eglife Paroiffiale de Neuville .
le Comte de Vogué , Brigadier des
armées du Roi.
le Marquis de la Tourrette , Baron
des Etats de Languedoc.
Le Monaftère de la Vifitation , Sainte
Marie de Saint Etienne.
Maindeftre , Tréforier de France.
L'Evêque de Valence.
de Saint Véran .
Les Chanoines de Saint Rambert ,
Ordre de Cluny .
Chauvet , Secrétaire du Roi à St.
Etienne.
d'Efpagnac , Brigadier des armées
du Roi , Commandant
à Bourg.
Les Miffionnaires de S. Jofeph .
Chalut , Chanoine à Belleville .
le Marquis de la Chaife , Lieut . gén.
Les Cordeliers de S. Bonaventure .
Les Religieufes de S. Benoît.
Les Cordeliers de l'Obſervance.
Mlle Bourlier.
m. 0 .
22 3
87 3
141 4 3
II 4 6
14 3
37 S 3
"
39 I 3
115
26 6
12
7653
70 5 3
217 18
32 6 18
1726 15
41 II
IS 2 18
22
.
66 3
6 18
3 6 ,
71 4
176 2 12
38 1 18
25 I 9
15 33
AVRIL. 1760 . 219
•
1
Meffieurs
Suite de Lyon.
Le tiers-ordre de S. François.
le Comte de Vaux , Lieuten. gén.
les Dominicains .
les Chanoines , Barons de S. juflt.
les Fabriciens de S. Pierre le Vieux.
les Religieufes de Sainte Catherine ,
à S. Etienne .
les Couriers de la Chapelle des
Paffementiers.
La Congrégation des Théologiens ,
au Grand Collège.
La Congrégation des Rhetoriciens ,
audit Collège.
LaCongrégation de Meffieurs , audit
Collège.
La Congrégation des jeunes Artifans ,
Caudit Collège.
1
les Dominicains de Bourg.
les Chanoines d'Ainay .
les Chanoines de S. Antoine.
les Congréganiftes du Mariage de
la Sainte Vierge.
les Chanoines réguliers de la Sainte
Trinité .
d'Origny , Receveur des Gabelles.
les Grands Auguftins .
Les R. P. Chartreux du Couvent
de Porte.
Les Religieufes de la Chartreufe
de Salette.
Les R. P. Chartreux de Lyon.
les Pénitens de la Miféricorde.
les Camerier & Chanoines du Chapitre
de S. Paul.
m
0. g.
22 4 12
49 3 10
6 45 6
30 6 12
84 7
22 7
70 2 18
31 I 6
43 3 6
127 I
3
24 4
97 18
25 3 9
59 I ୨
132 6
3
7 2 3
17 3 IS
397 3
17 I
582 15
20 4 18
108 7 3
110 4 12
Kij
220 MERCURE DE FRANCE
Meffieurs
Suite de Lyon.
m. o. g.
273 6 de Combles , Secrétaire du Roi.
les Carmes des Terreaux.
les Courriers de la Confrérie des
Plieurs de foie.
de la Valette , Chevalier d'honneur
de la Cour des Monnoies.
Chanorier , Receveur des Tailles.
les Chanoines du Chapitre de S.
Nifier.
les Pénitens de la Royale Compagnie
du Coufalon.
Les Religieufes du premier Monaſtère
de Sainte Elizabeth .
Bottu de la Balmondiere.
Hacte , Recev. gén. des Domaines .
Madame de Mélun ; Abbeffe de
l'Abbaye Royale de S. Pierre.
les Chanoines du Chapitre de Fourvière.
Bourlier d'Ailly , Tréforier de Fr.
Tabarreau , Directeur des Poftes.
les Religieufes de Beaulieu en
Roannois.
Madame de Montjouvent , Abbeffe
42 2 21
16
2852 12
so s 12
44 6 .
41 S
26 I
36 6 6
75
602 3
8.4 12
35 1 9
38 4 12
7 12
de l'Abbaye Royale de la Déferte. 32 4 Is
les Confreres de S. Nicolas de S.
Vincent. 19.2 12
Matières d'or portées à ladite Monnois .
Meffieurs
Pupil , premier Préfident de la
Cour des Monnoies.
Millanois , fils.
m . 0.
7156
AVRIL. 1760. 221
Suite de Lyon.
Me fieurs
d'Efpagnac , Brigadier des armées
du Roi.
Chalut , Chanoine à Belleville.
de Combles , Secrétaire du Roi.
m. o. g.
d.
5236
6 12
6
LA ROCHELLE.
Du 29 Décembre 1759 , au 12 Févr. 1760.
Meffieurs
le Marquis de Champagné.
de Mougon , Lieutenant des Maréchaux
de France.
L'Evêque de Saintes.
Jourdain , Prieur de l'Abbaye de
Moreille.
Seimars de Boiffizeau.
m . 0. g.
19 2 12
2 I I2
285 1 3
53 1 6
136
BORDEAUX.
Du 2 Janvier , au 23 Février 1760.
Meffieurs
Les Bernardins , de Sainte Livrande.
Les Feuillans , de Bordeaux.
de Reftais , Secrét . de l'Intendance.
Les Bernardins , de l'Abbaye de Faife.
m. o. g. ↑
27 4 12
45 4
18 1 15
57
Kiij
222 MERCURE DE FRANCE.
TOULOUSE.
Du 2 Janvier au 1 Février 1760 .
Meffieurs
Dorbellan , Préfident au Parlement.
Lefranc , de Pompignan.
Le Chapitre de Ste. Marie ,d'Auch.
*
m . o.
32 I 22
614
10 4 18
MONTPELLIER .
Du 14 Janvier au 5 Février 1760.
Meffieurs
M. O. g
le Marquis de Gerlande , de l'Etrange. 80 1 18
le Marquis de Vogué , Lieut. gén.
le Marquis de Monteynard .
DIJON.
82 I 12
135 6
Du 8 Janvier au 29 Février 1760 .
{
Meffieurs
Les Cordeliers de Dijon.
Michelinor , de Ganet.
Meot , demeurant à Chatillon .
Les Chartreux , de Dijon.
Vaillant , demeurant à Chatillon .
le Préfident Cocuderoy .
m. o. g.
30 6
37
14 3
62 4
40 7 12
79 3 18
M. le Comte de Malartie , cité dans le dernier
Mercure , eft , M. de Malartie de Montrioux , Premier
Préfident à la Cour des Aydes de Montauban .
1
AVRIL. 1760. 223
Meffieurs
Suite de Dijon.
m. o g.
de Connigant.
l'Abbé Dufert.
le Préfident de Ruffey .
de Changey , Major de Cavalerie.
Les Bénédictins de Dijon.
Les Urfulinesde Dijon.
La Congrégation des Artifans .
de Gurgy , Chevalier de S. Louis .
La Congrégation des Ecoliers.
Dauxilly ,Tréforier de l'extraordinaire
des guerres
.
Mlles Du laurent.
de Levy.
Gautier , Confeiller au Parlement.
Petit de Breffez .
le Préſident de Lantenay.
Borde du Chatel , de Bourg en Breffe.
Liébeau , Subftitut du Procureur gen.
Seguin , Secrétaire du Roi.
Bouin , Chevalier de S. Louis.
Les Urfulines de S. Jean de l'Aunne.
Les Dames Bernardines de Dijon.
Nicaife , Maître des Comptes.
le Marquis de Villeneuve.
Liégard , Marchand Orfévre.
le Préfident de S. Seinne.
Boilot , Tréforier de France .
Greffier. Petitor ,
Mlle Motot.
Joly de la Borde .
de Mollera , Secrétaire du Roi.
Les Jéfuites de Dijon .
Robelot , Général de la Monnoie.
de Chavoify , de Chatillon.
52 3 15
60 2
20 6 21
78 4 18
71 I 6
91 5 12
24 4
17 6 6
312 18
79 7 IS
18 2 6
73 5 5
155 5 18
86 3
126 7 12
12 2
19 1
6
119 6 6
617 12
225 12
236
Is 6 la
170 7
50 2
103
6
74612
197 22
7 3 3
80521
48 7 12
98 7
4 3 18
49 6 6
Kiv
224 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Dijon .
le Beau , Confeiller au Parlement.
l'Abbaye du Lieudieu de Beaune .
l'Evêque de Mâcon.
Le Chap . de S. Pierre de Mâcon.
le Comte de Lantagne.
Les Religieufes de la Ferté.
de Clermont-Tonnerre , Maréchal
de Camp .
m. o. g. d.
67 12
34 I I 12
112 S 21
212 1 3
74 I 12
36 5 15
110 2 18
Madame la Marquife de Maffole. 145 3 10 12
Madame la Comtelle de
Brouindon .
La Chapelle de M. Dauvillars.
Jobard , Payeur des gages du
Parlement.
Motot , un étui d'or.
de Chatoillenot .
le Préſident de Layez.
le Prieur d'Auxonne .
de Martine.
Jacob , Marchand à Dijon.
de Propiat , Direct . des Dom.
de Laraniffe , d'Auxonne.
Poitier , Commiffaire de la
Marine à Auxonne.
de Flameran , d'Auxonne.
la Comteffe de Suremin , en or.
3 on. 4 g. 6 d.
de Basfoffé , d'Auxonne.
37 2 3
14 I
584
ww
3
2 22
23 4 6
86 3 19 12
SI 12
161 6 9
17 4 21
40 6 13 12
52.6.15
43 4 3
42 6.21
14 3 15
20 3
le Maréch de Clermont-Tonnerre. 313 2
Guillemot , Orfévre , en or.
s on. 14 d. & en argent.
le Comte de Jauconn.
Boileau , Receveur du Tabac
à Châalons.
83 5
130 5 5
74 4 12
AVRIL 1760 . 225
Meffieurs
de la Chaiſe.
Suite de Dijon.
de Villediat , Conſeiller au
Parlement.
Vaillant , Maître des Comptes.
Salins, Maître des Comptes.
Le même.
Madame de Chintré .
Madame Henry.
de Locré , Directeur général des
Fermes , à Châalons.
M. M. Seguin
de Blancey , Secrétaire des Etats .
Madame de la Vernette , du Mâconnois.
de la Cerve , de Mâcon.
de Montplaifant , ancien Préſid.
au Parlement.
le Marquis le Camus , Capitaine
au Régim , des Gardes Franç.
Champion .
Vaudremont.
m. o. g. d.
18 4 18
73 IS
56 3 13 12 .
37
217 12
206 7 18
81521
SI 4 19
40 2 18
48 6 15
172 5 18
216 4 7.12 .
168 6 3
204 4 21
563 22 12
de Quincey , Conf. au Parlement. 93
Jeaunnin , ancien Confeiller .
de Valetine , Lieutenant de Roi
de Châalons .
de Charmelieu Receveur.
Baudeffon , d'Auxerre .
l'Abbé de la Cour , Chanoine.
Guillemot , Marchand Orfévre.
de Sainte Colombe , Confeiller
au Parlement.
Joly de Blaify , Conf. honor.
27 13 12
436
15
22 S
77 7
49 7
23 6
22
41 6
13 1
136 I 6
3
Kv
de Goudrecoint , de Chaumont. 80 7
226 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Dijon.
de Quintin , Procureur Général
du Parlement.
de Quency , Confeiller au Parlem .
L'Abbé de la Loge , Chanoine de
la Sainte Chapelle.
de Colmont , Commiffaire principal
des Guerres à Châlons.
Jannon.
La Vifitation des Châalons .
L'Abbaye de la Ferté.
Madame la Comteffe de
Chaminard .
de Fraffant , Ecuyer.
le Péfident de Bourbonne.
Madame la Comtelle de
Rochouard.
Madaine l'Abbeffe de Lanchard ,
à Châlons .
Borton de la Motte , à Auxonné.
de la Faye.
L'Evêque de Mâcon .
Jordier , ancien Chirurgien- Major
de la Gendarmerie.
Mademoiſelle Lamy.
Les Jacobins de Langres.
Guillemot , Marchand Orfèvre ,
m. o. g. d.
"
13 2 10 12
27 6
FI 3 3
203 18
47 7 15
17 I
HIS
18
3652
16-6-21
2734 12
25059
173 21
4 3 2 I
43 2
345 7 18
141 I 18
128 6 18-
en or , I m . 3 on.. 10 g.
Mademoiſelle Normand , un Erui
d'or 1 on. 12 8.
>
19 4 18
624 12
19 2 12
で
AVRIL 1760. 227
Meffieurs
ORLEANS.
Dus Février au 29 dudit.
Les Bénédictins de l'Abbaye de
Fériere.
Les Barnabites de Montargis.
Les Bénédictins de Vendôme .
Le Monaftere de Saint Laumer de
Blois.
Bourgmoyen , Chanoine de Blois.
Les Jésuites de Blois.
La Congrégation des Ecoliers.
de Saint Lazare de Blois .
Les Jacobins de idem,
Les Minimes idem .
Les Cordeliers , idem.
La Vifitation , idem.
Les Carmelites , idem.
Les Veroniques , idem.
L'Hôtel Dieu , idem .
La Paroiffe Saint Solenne , idem.
La Paroiffe Saint Honoré , idem.
La Paroiffe de Saint Martin , idem.
La Paroiffe de Saint Saturnin , de
Vienne.
L'Abbaye de Pont - le-Roi.
MM. Michel , freres , Négociants.
Madame la Veuve de Seurat , de
Bellerue , d'Orléans .
m. o. g.
31 3
3
38 5 6
18 7
23
7221
4212
23 15
19.3 "
18 2 12
20 18
f 1 18
5 118
14 7
2
203 12
23 212
47 18
2018
31721
80 4 21
40
21 4
$5 18
435 18
27
Decherel , ancien Officier d'Infanterie.
Boyelet , Lieutenant Criminel.
de Saint Germain.
Boyeler , Maréchal- des -Logis de la
Maiſon du Roi.
K vj
228 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite d'Orléans .
Baguenau de la Prairie , Tréforier
de France à Rouen.
Sainſon , Avocat du Roi.
de Genne , du Portail .
Vaudeberg , Sécrétaire du Roi.
de la Toinne , & fon fils.
Madame la Veuve Laurencin.
Dautroche , Doyen des Tréforiers
de France.
Dautroche , Chevalier d'honneur.
Baguenau de Pucheſe .
Madame la Veuve de Mondreux.
Madame la Veuve Jacques Maçon .
Lambert , Maître des Eaux & Forêts
d'Orléans.
Bonvalet , Secrétaire du Roi.
Boileve Darbonne , Tréforier de
France.
m . o . g.
39 2
71 12
35 3
35 I 12
352
20 3
41 4 12
31 4 6
20
21 7
42
II 18
37.7 12
382
54
12
17 S
6
20 S
6
༡༠
1
44 I
13 3
34
22 12
Donnant , Secrétaire du Roi , Directeur
du Domaine.
Pinchinat , Négociant à Orléans.
Bouderaux, Greffier en chefau Bureau
2 des Finances.
Petineau , Négociant à Orléans.
l'Abbaye de S. Benoît.
Beaudouin , ancien Ingénieur.
La Paroiffe de S. Michel Lafferté-
Lovendal.
M. & Mlle Ducoin de Joui.
du Condré , Chanoine de Saint
Aignant.
Seurrat de la Barre , Raffineur.
Miron du Condré , Négociant,
18
13
12
1326
AVRIL. 1760. 229
Meffieurs
Suite d'Orléans.
Crignon de Bonvalet , Lieutenant
des Eaux & Forêts.
Lion du Sabon , Tréſorier des
Ponts & Chauffées.
du Boucheteault.
Dehecre , pere.
Vandeuil de Pourpoy.
Madame la veuve Sainfon Sévetreville.
d'Orléans , Capitaine de Cavalerie.
Barbeau , Greffier des Eaux & Forêts.
Curot , Lieutenant gén . d'Orléans.
Roland Pierrelegriffe.
L'Abbaye du Lieu .
m. o. g.
92
336 15
654 15
II 6
16 2
49 7
25412
N 3
34 5 6
596 ୨
42
RHEIM S.
Du 8 Janvier au 23 Février 1760.
Meffieurs
Defaulx , Chanoine.
L'Abbaye d'Elan , Ordre de Citeaux.
L'Abbaye de l'Ile en Barois , même
Ordre.
La Cathédrale de Châlons.
L'Abbaye de Vaucler , Ordre de
Citeaux.
Madame la veuve de Courtagnon.
le Large , Contrôleur du Grenier
à Sel.
L'Abbaye de S. Mefnie-lez-Châlons.
L'Abbaye de Lavalroi , Ordre de
Citeaux.
m. o. g.
30 4
8 1 64
43
34
54
50 2
88 2 12
32 6
6733
230 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Rheims.
m. o. g.
L'Eglife de Notre-Dame, de Rheims. 112 6
Deuil , Fourrier honoraire chez le
Roi.
le Comte de Romecour.
L'Abbaye de Montfay , Ordre des
Prémontrés .
De la fucceffion de M. de Macnamara.
L'Abbaye de Notre - Dame de
Soiffons.
29 I
IOS 4
7 7 18
54 12
220 4
L'Abbaye de Foigny,ordre de Cîteaux . 34 6 12
L'Abbaye de S. Medard de Soiffons.
L'Eglife Cathédrale de Soiffons.
L'Eglife Cathédrale de Laon.
24 2 12
89 2
687
La Chapelle de l'Hôtel- Dieu de Laon 12 4
NANTES.
Du Janvier au 29 Février
1760.
Meffieurs
m. o. g.
le Duc d'Aiguillon. 772 3 21
La Fabrique de Notre - Dame
d'Hennebon.
Les Chartreux d'Auray.
La Cathédrale de Vannes.
Les Carmes de Ste . Anne.
La Paroiffe de Lomariac.
15212
55
265 2 6
L'Abbaye de S. Pierre de Vannes. 49 4
87 I
II 7
La Paroiffe de Carnac,
Dugouyon des Houllieres .
du Bois de Roche , de Nantes.
La Paroiffe d'Eſdeven.
40 6
If
131 1 7
43
18
AVRIL. 1760.
231
Suite de Nantes.
Meffieurs
m. o. g.
Cakiot , Changeur à Vannes. f1 2 18
Les Dames du Pere Eternel, de Vannes. 2 12
La Paroiffe de Saint Pierre . 2612
La Paroiffe de Languidie. 24 12
La Paroiffe de Baud . 26 9.
La Paroiffe de Plumergat.
Les Peres de S. Vincent , de Vannes .
Les Carmes de Vannes.
Les Cordeliers de Vannes.
La Paroiffe de Peaul.
La Paroiffe de S. Laurent , de Nantes.
2 4 ୨
124 12
12 3
14 2
37
22 18
1
GRENOBLE.
Du 3 Janvier au 21 Février 1760.
Meffieurs
de la Pierre , Subdélegué à Gap .
Madame de la Tourvideau.
le Marquis de Valin.
de la Cofte de Maucune , Conſeiller
honoraire.
le Marquis de Chabrillant.
le Marquis de Joriac,
Madame la veuve Duclat de Montbrun.
Geoffre , Receveur des Tailles à Montlimart.
Boiffet, Receveur des Tailles au même
lieu.
m. o.
Is I
68 3. 3
2/3 18
145 5 TE
69 1 18
36 221
16 7
18 6
20 2 14
de Lavallonne , Commiff. des guerres. 38 1 9/
l'Evêque de Gap.
232 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Grenoble.
Chatellier , de Valence.
le Marquis de Bayanne , de Valence.
l'Abbaye de Saint Antoine.
La grande Chartreufe.
le Marquis de Bourchenu , Premier
Préfið . à la Chambre des Comptes.
le Chapitre de S. André , de Grenoble.
Bailly de Montcarra .
Les Jéfuites de Grenoble.
La Chartreuse de Durbon.
le Marquis de Chabrillant , Maréchal
de
camp.
Le premier Monaftere de la Vifitation
de Grenoble.
Le fecond Monaftere.
Les Jéfuites de Grenoble , de la Congrégation
des Ecoliers.
Les Jéfuites , de la même Ville .
m. og.
39.2 I9
36 3 18
50 2 18
69
60
8
31 6 18
30
26
26 I
68 3
35-2
23 1 12
235
17 12
3
18
si
24 4
865
La Congrégation des Penfionnaires.
Les Religieufes de Sainte Cécile , de
Grenoble .
Les Dominicains de Grenoble.
AIX .
Du 28 Décembre 1759 , au 7 Février 1760.
Meffieurs
du Puiq de Lamotte , ancien Conf.
au Parlement .
de Crelle de Montval , Conf. du
Roi à la Chamb. des Comptes.
m. o. g.
d.
137 S 9
II 6.
AVRIL 1760. 233
Meffieurs
Suite d'Aix.
Lagouffe, de la ville de Manofque.
de Saint-Etienne , idem .
le Baron de Latour- Daigues.
Le Chapitre de la ville d'Apt.
Les Carmes d'Apt.
Les Cordeliers d'Apt.
le Marquis de Jarente , de Marfeille.
le Duc de Crillon , d'Avignon.
Lyon de S. Ferraft , Contrôleur
de la Monnoie.
Pitton , Confeiller honoraire de
la Chambre des Comptes.
m. o. g. d.
5 6 18
57
559 5 15
20 3 16 12
I 4 19 12
47 12
92 521
2004 12
30 3 3
23 1 12
le Marquis d'Arcufia, de Marſeille. 220 2 21
de Calamand , Confeiller à la
Chambre des Comptes.
de Lane , de Marſeille.
M. Cruzé , idem.
Palteau , Subdélégué général ,
en bijoux d'or.
Gaufdry de Saint Eftere.
Le Corps de MM. les Tréforiers
de France .
Le même Corps.
Portaly , Commiſſaire Ordonnateur
à Toulon.
Les Recolets de Notre Dame,
Diocèfe de Siſteron.
La Cathédrale de Glandèves ,
d'Antreveaux.
Madame la veuve Gleire , de
Blandel.
21 5
50 5
42 I
7 12 15
83 I
191 2 3
102 3 9
23
5215
39 I 3
70
234 MERCURE DE FRANCE.
RENNE S.
Du 6 Janvier au 28 Février.
Meffieurs
L'Abbaye Royale de S. Maurice.
L'Abbaye Royale de la Joye.
Made. la veuve du Coetlofquet,
tutrice .
L'Abbaye Royale de Langonet.
L'Abbaye Royale de Begard,
Les Jéfuites.
La Congrégation des Jéfuites.
La Congrégation des Ecoliers.
L'Abbaye de S. Aubin des bois.
Nouail , Recteur d'Argentré .
Guyon des Huilliers , Avocat
général à la Chambre des
Comptes à Nantes.
L'Eglife Cathédrale de Rennes.
Les Dominicains de Rennes.
Vedier , Subdélegué général de
l'Intendance.
m. o. g . d.
20 7 18
12 2 19 12
90 3 3
37 6 19 12
38 2 15
28 5 4 12
18 3 I 12 .
17 4
597
2 4
3
3
21 I 4 IZ
22
32 1 22 12
454 19 12
MET Z.
Du 15 Décembre 1759 , au 28 Février 1760 .
Meffieurs
m. o. g. d.
le Marquis de Clermont-Tonnerre,
Lieuten. ,Colonel du Régiment
de Meftre- de- camp.
Huffon , Subdélegué à Sedan.
34 4
84 7 7.
AVRIL 1760. - 238
Meffieurs
m . 0. g. d.
Suite de Metz.
Le Liepre , Commiſſaire Ordonnatear
des guerres à Toul .
L'Abbaye de Châtillon , Ordre de
Citeaux.
de Tonnoy , Capitaine dans les
Grenadiers de France de Nancy.
Duhameau , Avocat en la Cour , à
Nancy.
le Comte de Germiny , idem.
Seriet , Confeiller d'Etat , idem .
Madame la Marquise de Sarmoife ,
idem .
le Comte de Ludres , idem.
Le T. R. P. de Menou , Directeur
des Miffions , à Nancy.
le Comte du Rozières .
le Comte du Hautoy .
le Marquis de Baffompierre.
de Turique.
le Marquis de Bergevillers.
de Montureux , Colonel.
de Niocourt , Premier Préfident
de la Chambre des Comptes.
de Rouvroy, Premier Président de
la Chambre Souveraine de Lorraine.
Vigneron , premier Préſident de la
Cour Souveraine.
Madame la Comteffe de Hoflife.
le Prélat de Boufey.
le Lorrain , Directeur des Fermes .
le Comte de Lupecourt.
la Comteffe de Curel.
de Marcolle.
34 IS
-22 2 2
643
58 3
67136
36
2155
69 2
71 12
20 3
103.7
6 36
164
4
19 23
40 3
6554
166 4
2476
106 I 36
7 3
2876
8157 36
1
42 2
106 I S
747 $ 36
157
3.6.
236 MERCURE DE FRANCE;
Meffieurs
Suite de Metz.
m. o. g.
de Brichabeau , Confeiller d'Etat.
Prevot , Receveur des Fermes gén.
la Préfidente de Meuvron ,
la Salle , pere ,
16 1 7
6966
944 S
26 2 7
la Salle , pere , demeurant à Sârlouis, 40 6 6
le Comte de Hunoſtin ,
l'Evêque de Metz ,
de Vendel , Abbé de Vernenvillier ,
Ordre de Cîteaux ,
Mangin , Lieutenant Général du Bailliage
de Nancy ,
l'Abbaye de Hauttefeille , de Nancy ,
le Comte d'Hedival , de Nancy ,
de Serre , Confeiller d'Etat ,
Cueillette de Bey ,
de Biron ,
le Fevre , Confeiller d'Etat ,
de Comte de Raigecourt ,
Mathieu , Grand- Maître des Eaux &
Forêts ,
le Comte de Breffey
le Vicomte de Thiange ,
Thibault , Lieutenant Gén . de Police ,
de Muffey , Confeiller d'Etat ,
Simon de la Treche ,
le Chevalier de la Michaudiere ,
Gallois , Sécrétaire d'Etat du Roi de
Pologne ,
167 6 S
148 7 6
883
16.6 4
34 6
33. I 2
22
35 17
20
13 17
7376
41 I
21 2 I
44 S
I
75
13 4 3
16 2 4
21 1
5573
177 S
Mad. la veuve de Gande, de Martanmeville
, Exempt des Gardes- du - Corps, 143 6.2
l'Abbé de Jalival , Ordre des Prémontrés
,
8 6.
l'Abbaye d'Ecurey , Ordre de Cîteaux , 235 2
Potier , Contrôleur des Guerres , 2756
AVRIL. 1760 . 237
STRASBOURG.
Du 31 Décembre 1759 , au 9 Janvier 1760 .
Meffieurs
da Billot , ancien Médecin de l'Hôpital
,
de Chaftel , Tréforier extraordinaire
des Guerres ,
m. o. g.
49 18
3588
LILLE.
Du 11 Décembre 1759 au 29 Février 1760.
Meffieurs
L'Evêque de Saint- Omer ,
le Comte de Blarhimghem ,
le Febvre de Lattre de Ligny ,
l'Abbaye de Marquette ,
le Comte de Souaftre , Colonel des
Grenadiers de France ,
l'Abbaye de Hafnon ,
de Vignancourt de Fletre ,
Langle , Subdélégué de la Flandre
maritime ,
de Rombie , Chanoine à Caffel ,
le Marquis du Barail , Commandant
en Flandres ,
le
Couvreur ,
m. o.g.
235 2
314 S
60 3 .
153 5
52 4 I
93 7 7
148 3
73 3
13 6
1965 S
le Comte d'Oizy , en Artois ,
l'Abbaye de Flines , près Douay ,
Potteau de Carny , Sécrét. du Roi ,
Percou d'Elbeck , à Lamberſart ,
de Frojdmont , Chanoine de S. Pierre ,
20 I 3
189 4
87 5 4
41 I 7
1967
40 75
"
238 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Lille.
de la Gibaudiere , Commandant à
Cambray ,
la veuve Denyau de Lille ,
le Prince de Croy ,,
Chevalier , Commandant du Fort
Saint-François à Aire ,
l'Abbé de Mouchy , Prévôt de S. Pierre
à Aire ,
l'Abbé de Fumalle, Prévôt de l'Eglife de
Cambray ,
Bourdon d'Haucourt , de Cambray ,
le Marquis de Nedonchelle ,
Briffon , Commiffaire des Guerres à
l'Armée ,
le Camus , Commandant de la Citadelle
à Lille ,
Jacob d'Aigremont à Lille ,
Faulconnier , Gránd- Bailly de Dunkerque
,
la Marquife de Lille ,
L'Abbaye des Prés , à Douay
le Comte de Beaufort , près S. Omer ,
le Chevalier d'Archy ,
Defliot Desrobles ,
Fabricy , Capitaine au Régiment de
Salis , Grifon ,
Jacquerie , Confeiller au Parlement
de Flandres ,
Herts , Confeiller Penfionnaire des
Etats de Lille ,
de Buiffy , Préfident à Mortier au
Parlement.
Les Hofpitalieres de Stenvoordes ,
L'Hôpital Comteffe , à Lille ,
m. o.
19 4 7
49-6-4
6316
87 4
21 2 2
58 6
S
3322
15814
64 6 4
66 53
199 3 2
5672
229 2
50 3
110 6 §
327 S
112 7.6
16 I I
12 6 4
32.63
3477
267
$7
AVRIL 1760. 239
Meffieurs
Suite de Lille.
m. o. g.
L'Abbaye de S. Amand en Flandres , 239 3 2
Dochy, Major de la ville de Cambray , 275 2
de la Châtellenie de Caſſel , 42 32
Buguatre, Prévôt de la ville de Cambray, 20 7 2
Deliot Desrobles ,
Les Chanoines de Sainte Aldegonde ,
19 3.
de Maubeuge ,
102 4 7
de Fourmeftraux, d'Holbecque, 147 3 6
le Comte de Guines , Lieutenant de
Roi d'Artois , 172 32
duMetz de Fromentel , à Valenciennes , 41 1 7
d'Haffrengues de Lannoy , premier
Confeiller des Etats ,
de Briane, Doyen de la Cathédrale de
Saint- Omer ,
33 34
41 4 4
De Latour de Sr. Quentin , de St. Omer, 58 6
le Comte & Sénéchal de Blandecque , 63 5 7
Maximilien Depont, de Wifque,
Enlart de Saint- Maurice ,
31 4
2556
Lefebvre de Halle , Secrétaire du Roi , 29 6 4
la veuve de M. Titelouze, de Balinghien, 20 75
Enlart , Sécrétaire du Roi ,
de Archies , de Drincamp ,
Pelet , Echevin de Saint- Omer ,
Cordez , ancien Directeur des Poftes
à Saint-Omer ,
Huguet du Haillier , Lieutenant- Gér
2064
3325
32 S
146 52
néral de l'Amirauté de Dunkerque , 46 1
Demadre , Bailly de Roubaix ,
L'Abbaye de Saint- Winocq ,
12 12
102 S
L'Abbaye du nouveau Cloître à Bergues, 17 7 4
Vernimen , Président à Mortier du
Parlement ,
de Polinchove , & de Franqueville d'Abancourt,
Confeillers au Parlement, 250 s
240 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Lille.
de Franqueville , de Fontaine , Confeiller
au Parlement ,
de Franqueville d'Inielle , Confeiller
au Parlement >
le Baron de la Grange , Chevalier
d'honneur ,
de la Fonteyne de Villers ,
Remy , Conſeiller au Parlement ,
Mulet, Confeiller au Parlement ,
Remy Dejardin , Conf. au Parlement ,
Baltazard , Confeiller au Parlement ,
le Comte de Villefort , Gouverneur de
la Citadelle de Valenciennes ,
Vandermeche , Conſeiller au Parlem.
Lecomte de la Chauffée , Avocat au
Parlement ,
m. 0.
g
202 I
32 IS
33 3
148 7 4
22 15
27 7
12 7 4
SI I I
81 6
18 76
1927
Eloy , Confeiller au Parlement 133 1
Dutil , Confeiller- Clerc au Parlement , 12 2 4
le Comte d'Havelin ,
de Flandres
Eloy , Confeiller au Parlement ,
de la Feuly , Prévôt de S. Pierre ,
Taffin , de Goulzen ,
?
Dirval, de Lille ,
Vernimen , Bourguemeſtre de Dunkerque
,
Taverne, Subdélégué à Dunkerque ,
Coppens , d'Honschotte ,
Dunquer , ancien Subdélégué à Dunkerque
,
Lamoral , Conſeiller au Parlement de
Flandres ,
Clément de Saint-Mare ,
de la Lande ,
102
T3 4
85 I
557
184 5
"
407 4
18 6 1
61 13
98 7 4
.
76 S
3437
48 7 4
55 45
Suite
AVRIL. 1760. 247
Meffieurs
Suite de Lille .
Brunot , Préfident à Mortier au Parlement
,
de Biré, Tréforier des Troupes, à Lille ,
Becquet de la Rofiere , à Douay ,
de Forêt , Préfident à Mortier au Parlement
de Flandres ,
Merlin d'Eftreux , Confeiller au Parlem .
Les Jéfuites, de Bergues ,
les Magiftrats de la ville de Bergues ,
les Magiftrats de Dunkerque ,
Plaifant, Greffier de Douay ,
m. o. g.
403 4
35 4
37 14
5932
2 19 2
335 3
544
2942
183
Dagemont , Prévôt Gén . du Hainaut , 84 2 I
Gramont , Doyen de Dunkerque ,
L'Abbaye de Vicogne ,
49 2 2
47 I 2
19 I 4
Heriguier , Confeiller au Parlement , 26 45
Marefcal , Confeiller au Parlement ,
Deflions de Flechin , à Saint-Omer ,
le Marquis d'Oliot , Brigadier des Armées
du Roi ,
le Pelletier , Avocat au Parlement de
Paris, pour feu M. de Roftrenem '
de Ramfault , Directeur du Génie , de
Flandres
,
Les Jéfuites de Caffel ,
de Rombies Chanoine à Caffel .
>
(fecond envoi )
39 5
37 7 2
26 5 I
2576
4I I S
2 6.7
de la Rianderie, Bailli des Etats de Lille , 78 7 5
Debonte de Becquet , à Dunkerque ,
Déguillon , Tréforier de la ville de
Douay ,
Madame du Belloy , veuve du Major
de la Citadelle de Lille ,
de Beaune , ancien Capitaine au Régiment
de Limofin
1. Vol.
2
6234
2625
1627.
11 7 4
L
242 MERCURE DE FRANCE
Suite de Lille.
Meffieurs
Pajot , Directeur des Poftes & Commiffaire
des Guerres ,
m. o. gi
40 3 6
MM. du Chap. de S. Pierre de Douay , 75
le Marquis de la Vieuville , à Stenvoorde
,
de Verghelle de Lambersart ,
Briffaur , Profeffeur Royal à Douay ,
Molin de Vagnonville ,
Hutin , Echevin de la ville de Douay ,
de Varenchant , Directeur des Fermes
à Saint-Quentin ,
de Forceville de Mericourt, à Paris ,
Serrurier fils , à Saint- Quentin ,
3617
4857
1322
2444
Mademoiſelle de Senancourt , à Saint-
Quentin ,
27
48.4
60.7 6
52 23
33 I I
Blotefiere de Grecourt , Chevalier de
S. Louis , 40 S.S
de Rondeau de le Mercerie , à Saint-
Quentin , 712-4
Muller, Procureur du Roi à St. Quentin, 62 2
Serrurier pere , à Saint- Quentin ,
Laurent de Bernouville , Commiffaire
des Guerres à Landrecy ,
d'Orchival , ancien Capitaine de la
Marine ,
Simon de Berfé , à Douay ,
Hennet , Prévôt de Maubeuge ,
Spel de Fling de Premecq2
de Calonne de Merchin
Deioldy , de Lille ,
Parrata , de Lille ,
2
de Segent , Major de Saint- Omer ,
le Page , Directeur de la Monnoye ,
161 34
128 1 4
9935
265
83
3827
6244
7412
1162
61 7
18.6
Coll , Echevin de la ville de Douay , 14 76
AVRIL. 1760. 243
Meffieurs
Suite de Lille.
m . o. g.
MM. du Chapitre de S. Pierre , à Caffel. 37 6
Les Hofpitalieres de Caffel ,
Madame la veuve Cramé. ( Second
envoi. )
155 3
1254
Cambier , Greffier au Parlement de
Douay , 13 IS
1263
255 I
64 13
42 4 3
Beaumaret , Echevin de Douay ,
Madame la veuve Sericourt ,
Vandercruiſe de Lamotte ,
L'Abbaye de Voftine ,
,
›
Dehaut , Profeffeur Royal , à Douay ,
de Varenghien , Ecuyer , à Douay ,
Cambier, Mayeur , à Valenciennes ,
Fizeau , Banquier à Valenciennes
Lehardy Daulnois
Picquet , Echevin , à Dunkerque ,
Drouillard , Confeiller de la Chambre
du Commerce , à Dunkerque ,
Huguet du Hallier , Lieutenant-général
de l'Amirauté , à Dunkerque.
( Second article. )
Lombart , Echevin , à Dunkerque ,
16 4
IS 34
so 13
108 I
68
82 17
23 4
34 4 S
34 3 4
Ravodel , Officier à Saint - Domingue , 23 27
Benoît , Lieutenant des Maréchaux de
France ,
Herrewin , Echevin , à Dunkerque ,
Ingilliard de Wattines , ( par addition. )
Mailly Mainez , de Bleghem ,
Dalhuin Dupont , Subdélégué à Aire ,
L'Abbaye du Verger , à Aire ,
Lefebvre , de Schonvelde ,
Denis de Riacourt , Subftitut du Procureur
Gén. du Parl . de Flandres ,
L'Abbaye de S. Calixte ?
22 2
764
4 3 2
31 32
14 3
25 7.
-33 3
14 4 7
52
•
Lij
244 MERCURE DE FRANCE.
Suite de Lille.
Meffieurs
Godfroy Dufart , Procureur du Roi
au Bureau des Finances .
M. Godefroy de Maillard, Directeur de
la Chambre des Comptes , à Lille.
MM. les Magiftrats de la ville de
Douay.
MM. de la Collégiale de S. Pierre ,
à Aire .
Morincq , Tréforier de la ville de
Dunkerque.
Galhault , Confeiller , à Arras.
Les Chartreux de Bourtillerie , Châ-
'tellenie de Lille.
Le College Anglois de Douay.
m. o.
734
733 7
25
119 4
"
25 5
La Dame veuve Arnaud Genty , à Dunkerque.
Betfort , négociant , à Dunkerque.
Coppens d'Herfin , Procureur du Roi ,
à Dunkerque.
L'Abbaye d'Hafnon .
L'Abbaye de Maroilles , près Landreies
.
L'Abbaye de Liefſies.
L'Abbaye d'Haumont.
37 26
7057
61 53
4622
835 S
16 3 6
127
•
126 76
126 7.6
140 7 S
49 3
Wilerval , Imprimeur du Roi, à Douay. 12 2 4
le Comte de Lagny , ancien Echevin ,
à Douay.
18 54
L'Abbaye de Phalempin, ( Second envoi. ) 12 4
L'Abbaye de S. Vaaft , d'Arras.
L'Abbaye du Mont S. Eloi- lès - Arras .
du Parlement.
25664
Corbie de Bligni , Conſeiller honoraire
64 2
L'Eglife de S. Gery , d'Arras.
I
Madame de Caffel , à Dunkerque.
2766
64.23
5242
AVRIL. 1760 245
Messieurs
Suite de Lille.
Les Bénédictins Anglois , de Douay.
La Paroiffe de Marquilies.
Les Hofpitalieres des Chariottes ,
d'Arras .
L'Abbaye de la Paix , à Douay.
Le Chapitre de S. Amé , à Douay.
L'Abbé des Camps , Prévôt du Chapitre
de Béthune .
Madame la Baronne d'Hinge en
Artois.
L'Abbaye de Beauprez , fur la Lis.
La Paroiffe de Fournes , Diocèle
d'Arras.
MM. les Magiftrats d'Arras.
L'Abbaye de Marculle , près Arras.
de Mefplau , Capitaine au Régiment
de la Marine.
m. o. g.
31
162
3672
4 7 4
116
3116
28 S z
53 I
II S
87 6 1
1572
8324
LesSupérieures Annonciades, de Douay . 27 5 $
Rafoir de Croix , Prévôt de Valenciennes.
La Congrégation des Bourgeois
d'Arras.
La Congrégation des Ecoliers d'Arras .
Les Religieufes , dites Louez - Dieu ,
d'Arras.
Les Jefuites d'Arras .
Desjardins , Chanoine de la Cathé
drale de S. Omer.
La Paroiffe de Fleurbaix , Diocèle
d'Arras.
Mazel , Tréforier des Troupes à
Arras.
Les Religieux de S. François de Salles ,
d'Armentieres. •
ZI I 2
33 I I
II S 7
7 4 3
111 7 7
18 4 S
4 I F
18 22
62
Liij
246 MERCURE DE FRANCE.
Meffieurs
Suite de Lille.
Madame la Comteffe d'Aumale
veuve du Lieutenant- Général .
D'Haifne , Chapelain de S. Pierre
à Douay.
Maffart , Commiffaire des Guerres
à Philipeville..
les Jéfuites de Valenciennes .
les Carmelites de Douay.
l'Abbaye d'Anay , près Douay.
la Paroifle d'Izel - lès- Equerchim .
l'Abbaye d'Eftrun , près Arras .
les Jéfuites de Cambrai .
m. o. g.
68 6
17 5 4
5044
172 5 2
70 I 4
54.3 5
3.22
21 5
46 44
les Jéfuites de Dunkerque. 82.3 I
les Soeurs grifes , Hofpitalieres de
Douay.
875
la Paroille de Saint- Albin de Douay. 38 2
les Chartreux de Douay .
la Paroiffe Notre- Dame, de Douay.
la Confrérie de Notre- Dame.
l'Abbaye de Vicoigne.
t
l'Abbaye de S. Crépin , près Valenciennes.
les Jéluites de Béthune.
l'Abbaye de S. Jean , à Valenciennes.
la Paroifle de Bourbourg.
l'Abbaye de Bourbourg.
la Chapelle Notre- Dame de la Treille ,
dans l'Eglife de S. Pierre , à Lille.
la Chapelle , Paroiffe de ladite Eglife.
le Choeur de ladite Eglife.
la Paroiffe d'Aubert , Diocèle d'Arras .
la Communauté du Béguinage , de
Valenciennes.
la Paroiffe de Dunkerque.
70
11 2 I
3 3
102 4 2
165 46
62 * 2
81 35
2654
22
214 4 4
62 4 4
121 6
2 I 4
12 3. I
482 6 :2
AVRIL 1760. 247
Meffieurs
Suite de Lille.
les Carmes Chauffés de Douay.
Les mêmes.
la Chapelle Notre- Dame de Bonne-
Efpérance de Valenciennes.
les Carmes- Déchaux de Valenciennes.
la Paroiffe de Beaumont , en Artois.
la Métropole de Cambrai.
l'Abbaye de Vaucelle , près Cambrai.
l'Abbaye de Premy.
m. o. g.
2352
72
656
35 4 4
745
218 4
927 I
47 3 S
l'Abbaye de S. Nicolas d'Arrouaife, près
Bapaume.
l'Abbaye de S. Aubert , à Cambrai.
l'Abbaye d'Anchin , près Douai.
de Coulonge , près Arras.
da
Marhacourt ;
à Saint-Omer,
l'Abbaye de S. Jolle-au - bois , dite
d'Ompmartin .
l'Abbaye de S André- au- bois , Diocèle
d'Amiens .
Durand , Surintendant du Mont- de
Piété , d'Arras.
le Couvent S. Julien , de Douai.
45 I S
103 7
IOIS S
40 I
I
34 x 5
25 3
3342
1832
12 I
l'Abbaye du S. Sépulchre , à Cambrai . 43 6 3
de Percheval , à S. Omer.
le Couvent de la Préfentation , à Aire.
François-Louis le Cellier , à Valenciennes.
867
21
27 5
I
21 I 2
le Couvent de la paix de Jefus , Ordre
de S. Benoît , à Arras.
Lemaire, l'aîné , Bourgeois de cette ville , 16 24
Guilleman, Seigneur de la Barre , à Lille. 2014
la Collégiale de S. Gery , à Cambrai. 34
l'Abbé de Millancourt Vicaire- Géné-
>
ral ,à Cambrai .
10 3
Liv
248 MERCURE DE FRANCE
Meffieurs
Suite de Lille.
es Bénédictines Angloifes , de Dunkerque.
le Couvent de Sainte Agnès, de Cambrai.
Lefebvre , de la Balle- Boulogne.
Bady , de Normond.
Watier , Secrétaire du Roi , à Cambrai.
les Hofpitalieres de S. Jean de Cambrai.
le Prieuré de Fives , près Lille.
les Chartreux de Valenciennes .
Waquernier , Secrétaire du Roi.
de Cregny , Chevalier de l'Ordre de
S. Louis.
Locart , de Valenciennes.
les Carmelites de Valenciennes.
m. o. g.
37 2
46 53
30.3 1
5622
24 2 I
20 7
49
5065
5374
233.1 3
28 S I
*
20 4
'Abbaye de Brigitines de Valenciennes. 14 2 3
l'Hôtel -Dieu de Valenciennes.
34 2 les Religieufes de la Congrégation de
Notre-Dame de Valenciennes.
Hennet de Baret , Subdélégué a Mau-
47 4 4
beuge .
14 2 4
les Urfulines de Valenciennes .
29 1 1 Morel , Directeur des Fermes du Roi à
Valenciennes.
19 I
108 3 S.
la Paroiffe de S. Jacques de Douai .
Corvifier, ancien Trélorier des Troupes
en Flandres. 10
MATIERES D' O R.
Meffieurs
MM . les Magiftrats de la ville d'Arras
, provenant d'une Eglife.
Lefebvre ,de la Baffe- Boulogne, ancien
Officier d'Infanterie.
m. o.
4 4
6 12
AVRIL. 1760. 249
PAU.
Du 8 Janvier au 16 Février 1760 .
Mefsieurs
Le Comte de Troifville , Gouverneur
du pays de Saulle.
le Baron d'Ulau .
l'Abbé de S. Jean , Ordre des Prémontrés.
la Communauté de Caftenau , riviere
baffe , Diocèle de Tarbes.
la Communauté de Luz , en Barege,
Diocèle de Tarbes.
la Communauté d'Arrens, valée d'Affuns
en Lavedan , de Tarbes.
le Chapelle de Notre-Dame de Poeylaun
, du lieu d'Arrens , vallée
d'Affuns.
la Paroiffe de Pontacq , Diocèle de
Tarbes.
m . 0.5.
119 3 21
13 4 21
221 6 18
45 12
346
65 15
94
TROYE S.
Du 21 Février au 28 dudit mois.
Mefsieurs
Les Religieux de Beaulieu.
grand Séminaire de Troyes.
Le Sueur , ancien Officier , à Bar-fur-
Aube.
les Religieux de Montierame.
Madame l'Abbelle du Paraclet
m. a
7 3
16
48 4 2
ΤΟ
16. J T
玉田
250 MERCURE
DE FRANCE.
#
Messieurs
Suite de Troyes.
m. o. g.
Madame l'Abbeffe aux Nonains , de
Troyes.
MM. de S. Etienne , de Troyes.
les Urfulines de Troyes.
MM. de S. Urbin , de Troyes.
MM . de S. Pierre , de Troyes .
la Congrégation de Troyes.
MM. de Foilly - lès - Troyes.
les Jacobins,de Troyes.
24 I6
36.44
19 2
12 4 I
382-1
49
32 I
387-
Messieurs
POITIERS.
Du 8 au 16 Février 1760.
De la fucceffion de M. Bouliaud , Curé
de la Paroiffe de S. Médard , de
Louars.
l'Abbaye de Chatelier , Ordre de Cîteaux
, Diocèfe de Poitiers.
le Marquis de Chataigner.
l'Abbaye de Luffon , Ordre de Fontevrault.
BOURGES.
Du 16 au 28 Février 1760.
L'Annonciade de Bourges.
m. o. g.
36 3
SI
12
59
I
25 1
m. 0. g.
753
AVRIL 1760..
251
Messieurs
Suite de Bourges .
MM. Derfane , de Coulon , & des Coteaux
.
le Séminaire , de Bourges.
m. o. g.
20 4 I
9
les Urfulines, de Bourges.
la Vifitation , de Bourges.
la Congrégation , de Bourges.
JI 2 6
21 I 2
551
AMIEN S.
Du 20 au 28 Février 1760 .
Messieurs
Les Feuillans , d'Amiens.
MM. les Chanoines du Chapitre d'Amiens.
le Chapitre Royal , de Roye.
de Saint-Quentin , Capitaine général
des Côtes.
les Filles de Sainte Génevieve , d'Amiens.
les Jéfuites , d'Amiens.
la Congrégation des Jefuites.
le Séminaire , d'Amiens.
Gerard , Infpecteur des Domaines de
Picardie .
l'Eglife de S. Firmin en Caſtillon, d'Amiens.
la Congrégation des Ecoliers du Collége
des Jéfuites.
les Auguftins , d'Amiens.
m. o. g.
10 25
316 3 7
2962
2565
12 6 3
les Adminiſtrateurs de l'Hôpital d'A-
49 4 2
11 6 5
10 2 6
543
39 I 3
225 2
26 6
miens.
267 S
I vj
252 MERCURE DE FRANCE
Suite d'Amiens.
1
Messieurs
Les Carmes , d'Amiens.
m. o. g.
18 6
les Religieufes de Moramont, d'Amiens. 22 5 4
de la Combe, Prévôt de la Maréchauf
fée de Picardie .
les Religieux de S. Pierre , de Corbie.
Cordier, Receveur particulier des Eaux
& Forêts d'Amiens.
les Religieufes de la Vifitation d'Amiens.
les Cordeliers d'Amiens.
l'Hôtel- Dieu d'Amiens.
la Confrérie de Notre-Dame de Lieſſe
de S. Pierre d'Amiens.
les Jacobins d'Amiens .
15241
86 I I
16
5542
21 7
62 27
12 23
5053
3125
•
les Urfulines d'Amiens .
les Religieufes de S. François , dires
Soeurs grifes .
la Paroifle de S. Remi d'Amiens.
la Confrérie des Cordonniers.
Nicolas Joly , Marchand à Amiens.
Lachenet , Seigneur d'Hedanvele ;
( Second envoi. )
Jean Turbert , Effeyeur en la Monnoye.
La Fabrique de S. Michel d'Amiens.
la Fabrique de la Paroiffe de S. Germain
d'Amiens.
l'Abbé Piquet , de Noyencourt , Chanoine.
la Fabrique de S. Sulpice d'Amiens.
la Fabrique de S. Firmin , à la porte
d'Amiens.
31
633
475
7 I 1
33 23
1266
33 55
3042
121 7 4
16 53
7
Gallois , Directeur des Droits , à Amiens. 194
'Hôtel- Dieu d'Abbeville.
17
AVRIL 1760. 253
Messieurs
Suite d'Amiens.
les Céleftins, d'Amiens.
les Minimes d'Amiens.
les Prémontrés d'Amiens.
la Paroiffe de S. Firmin le Confeffeur.
le Supérieur de l'Oratoire d'Amiens.
Madame la veuve Gorguelle.
Jofeph Gaugier .
les Bénédictines de l'Hôtel - Dieu de
Corbie.
la Fabrique de la Paroiffe de S. Leu d'Amiens.
Greffet , de l'Académie Françoiſe.
les Dames Religieufes de S. Julien d'Amiens
.
la Fabrique de la Paroiffe. S. Jacques
d'Amiens.
les Carmelites d'Amiens.
m. 0.
g .
1074
22.2.6
II IS
30 7 3
667
18 4
4E I
4 I
35 17
29 7 3
2564
23 44
3356
TOURS.
Du 6 Janvier au 22 Février 1760.
Messieurs
Les Religieufes de Citeaux , Ordre de
S. Bernard , de la ville de Saint-
Agnan . 1
les Religieufes de Bonlieu , Ordre de
Citeaux .
les Religieux de la Clarté , Ordre de
Cîteaux .
Lenoir , du Diocèſe d'Angers.
l'Abbaye de Fontevrault , Diocèle de
Poitiers.
m. o.
8037
*
48 2 6
43 74
54 3
1424
254 MERCURE DE FRANCE.
Messieurs
Suite de Tours
la Chartreuse du Legit , Diocèſe de
Tours.
l'Abbaye de Moncé , Ordre de Cîteaux
, Diocèle de Tours.
m. o. g.
425 I
16 3
CAEN.
Du 2 Janvier au 21 Février 1760 .
Messieurs
Derafne.
m. o. g.
113 6 1
l'Evêque de Coutence.
Madame de Tourville.
les Auguftins de Barfleur .
Lanteigne.
de Tierceville.
20 I 4
1565 3
24
# 7
34 3 2
263 les Croifiers.
les Jacobins. 33 4
6
la Cathédrale de Bayeux. 60 7
de Gouville .
la Chapelle de Délivrance .
le Mafurier.
les Nouvelles Catholiques , de Caen.
l'Eglife de S. Nicolas , de Caen.
PEglife Notre -Dame , de Caen.
31 5 6
10 4 5
485 3
427
6
24 I
les Urfulines de Bayeux. 12 6 3
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Résumé : SUITE de l'Etat de la Vaisselle portée aux Monnoies des Villes de Province.
Le document présente un état des contributions en vaisselle d'or et d'argent apportées aux monnoies des villes de province entre décembre 1759 et avril 1760. Il détaille les apports de diverses personnalités et institutions dans plusieurs villes françaises. À Rouen, entre le 17 et le 22 décembre 1759, des personnalités telles que Landry, Receveur des Octrois, Gaillard, Receveur général des Fermes, et le Marquis de Chaulieu ont contribué. À Lyon, du 17 décembre 1759 au 29 février 1760, des contributions proviennent de De Falconet, Commissaire des guerres, le Marquis de Lemps, et l'Abbé de Maubourg, entre autres. À La Rochelle, du 29 décembre 1759 au 12 février 1760, des figures notables comme le Marquis de Champagné et l'Évêque de Saintes ont apporté des objets de valeur. À Bordeaux, du 2 janvier au 23 février 1760, les Bernardins de Sainte Livrande et les Feuillans de Bordeaux ont également contribué. À Toulouse, du 2 janvier au 1 février 1760, Dorbellan, Président au Parlement, et Lefranc de Pompignan ont fait des apports. À Montpellier, du 14 janvier au 5 février 1760, des contributions proviennent du Marquis de Gerlande et du Marquis de Vogué. À Dijon, du 8 janvier au 29 février 1760, des personnalités comme les Cordeliers de Dijon, Michelinor de Ganet, et le Président Cocuderoy ont apporté des objets de valeur. À Orléans, du 1er février au 29 février 1760, les Bénédictins de l'Abbaye de Férière, les Barnabites de Montargis, et les Jésuites de Blois ont contribué. Enfin, à Reims, du 8 janvier au 23 février 1760, des contributions proviennent de Defaulx, Chanoine, et l'Abbaye d'Elan, Ordre de Citeaux. Le document se conclut par une liste détaillée des montants en monnaie d'or et d'argent apportés par chaque contribuant. Par ailleurs, le document est une série de listes de personnes et d'institutions, accompagnées de montants financiers, publiées dans le Mercure de France entre janvier et avril 1760. Les listes sont organisées par villes et régions, incluant Reims, Nantes, Grenoble, Aix, Rennes, Metz, Strasbourg, et Lille. Chaque entrée mentionne des individus, des titres, des abbayes, des églises, et des institutions religieuses ou civiles, souvent avec des montants financiers associés. Les personnes listées incluent des nobles, des ecclésiastiques, des fonctionnaires, et des membres de diverses congrégations religieuses. Les montants financiers varient et sont exprimés en livres, sols, et deniers. Le document est également une liste de noms et de titres de personnes et d'institutions, accompagnée de chiffres et de dates. Il commence par une série de noms de nobles, de fonctionnaires, de religieux et de membres de diverses professions, tels que le Marquis de la Vieuville, Briffaur Professeur Royal à Douay, et Hutin Échevin de la ville de Douay. Les noms sont souvent suivis de chiffres, probablement des montants financiers ou des codes spécifiques. Les lieux mentionnés incluent Stenvoorde, Lambersart, Douay, Saint-Quentin, Paris, et Lille. Le texte est daté d'avril 1760 et provient du Mercure de France. Il mentionne des envois et des articles, comme le 'Second envoi' et le 'Second article'. Les noms et les titres couvrent une large gamme de professions et de statuts sociaux, incluant des échevins, des procureurs, des directeurs des fermes, des capitaines, des abbés, et des membres de diverses congrégations religieuses. Enfin, le texte présente une liste de lieux et d'entités historiques, principalement situés dans la région de Caen et de Bayeux. Les éléments mentionnés incluent des groupes religieux tels que les Croifiers et les Jacobins, ainsi que plusieurs édifices religieux comme la Cathédrale de Bayeux, la Chapelle de Délivrance, l'Église de Saint-Nicolas de Caen, l'Église Notre-Dame de Caen, et le couvent des Ursulines de Bayeux.
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15
p. 123-124
ACADÉMIE des Sciences & Belles-Lettres de DIJON.
Début :
L'ACADÉMIE convaincue que la matière importante qu'elle vient de choisir pour [...]
Mots clefs :
Académie, Dijon, Concours, Maladies, Mémoires, Antispasmodiques
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ACADÉMIE des Sciences & Belles-Lettres de DIJON.
ACADÉMIE S.
ACADÉMIE des Sciences & Belles-
Lettres de DIJON.
L'ACADÉMIE
convaincue que la
matière importante
qu'elle vient de
choifir pour le concours au prix qu'elle
adjugera dans le mois d'Août 1764 ,
ne peut être approfondie
qu'avec un
temps & un travail confidérables
, annonce
dès-à-préfent ce fujet qui confifte
à déterminer la nature des Anti-
Spafmodiques
proprement
dits , à expliquer
leur manière d'agir , à diftinguer
leurs différentes
espéces & à marquer
leur ufage dans les maladies ?
On ne répétera point ici les condiditions
& les formalités que les Auteurs
doivent obferver en envoyant
leurs mémoires à l'Académie ; toutes les
Fij
124 MERCURE DE FRANCE .
Sociétés Littéraires du Royaume les
ont fi fouvent rappellées dans leurs
programmes , que ceux qui fe préfentent
aujourd'hui aux concours Académiques
, n'ont plus befoin probablement
d'en être avertis .
La queftion que propofe l'Académie,
lui paroît fi intéreffante , qu'elle ne
veut point fixer l'étendue des mémoires:
quelque long que foit un ouvrage ,
s'il mérite fon approbation , il aura
droit à fes fuffrages & à la courronne
Académique.
Les paquets affranchis de ports , feront
adreffés à M. Michault , Secré
taire perpétuel de l'Académie , rue de
Guife , à Dijon .
Ils ne feront reçus que jufqu'au
ACADÉMIE des Sciences & Belles-
Lettres de DIJON.
L'ACADÉMIE
convaincue que la
matière importante
qu'elle vient de
choifir pour le concours au prix qu'elle
adjugera dans le mois d'Août 1764 ,
ne peut être approfondie
qu'avec un
temps & un travail confidérables
, annonce
dès-à-préfent ce fujet qui confifte
à déterminer la nature des Anti-
Spafmodiques
proprement
dits , à expliquer
leur manière d'agir , à diftinguer
leurs différentes
espéces & à marquer
leur ufage dans les maladies ?
On ne répétera point ici les condiditions
& les formalités que les Auteurs
doivent obferver en envoyant
leurs mémoires à l'Académie ; toutes les
Fij
124 MERCURE DE FRANCE .
Sociétés Littéraires du Royaume les
ont fi fouvent rappellées dans leurs
programmes , que ceux qui fe préfentent
aujourd'hui aux concours Académiques
, n'ont plus befoin probablement
d'en être avertis .
La queftion que propofe l'Académie,
lui paroît fi intéreffante , qu'elle ne
veut point fixer l'étendue des mémoires:
quelque long que foit un ouvrage ,
s'il mérite fon approbation , il aura
droit à fes fuffrages & à la courronne
Académique.
Les paquets affranchis de ports , feront
adreffés à M. Michault , Secré
taire perpétuel de l'Académie , rue de
Guife , à Dijon .
Ils ne feront reçus que jufqu'au
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Résumé : ACADÉMIE des Sciences & Belles-Lettres de DIJON.
En août 1764, l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Dijon lance un concours portant sur l'étude des antispasmodiques. Le sujet inclut la détermination de leur nature, l'explication de leur mode d'action, la distinction de leurs différentes espèces et l'indication de leur usage dans les maladies. L'Académie souligne la nécessité d'un temps et d'un travail considérables pour approfondir ce sujet. Elle n'impose aucune limite de longueur pour les mémoires soumis, à condition qu'ils soient approuvés. Les auteurs doivent envoyer leurs travaux à M. Michault, secrétaire perpétuel de l'Académie, rue de Guise à Dijon, avant une date limite non précisée. Les conditions et formalités de soumission sont supposées connues des participants.
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16
p. 71-72
« Élémens de Chimie théorique & pratique, rédigés dans un nouvel ordre, d'après les découvertes [...] »
Début :
Élémens de Chimie théorique & pratique, rédigés dans un nouvel ordre, d'après les découvertes [...]
Mots clefs :
Dijon, Éléments de chimie, Roi, Théâtre, Chimie, William Shakespeare
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Élémens de Chimie théorique & pratique, rédigés dans un nouvel ordre, d'après les découvertes [...] »
ÊCmens de Chimie théorique & pratique , rédigée dans un nouvel ordre, d’après les découvertes modernes, pour ïervir aux Cours publics de l’Aca- démic du Dijon , Tcm. TI & HT, z/i-i i. A Dijon , chez L. N. Frantin, Imprimeur du Roi ; & fc trouve à Paris, cher Piflot, Libraire , Quai des Auçuftins, 1777 & 177s. Avec Approbation ôc Privilège du Roi.
Cf s Flémens de Chimie font l’ouvrage de trois Académiciens de Dijon. Mais le manufcrit entier a etc revu par un fcul, pour mettre plus d cnfcmble & de liaifon dans toutes les parties. M. de Morveau oui en a tracé le plan , s’eft chargé de ce travail : il a fourni de plus les trois dillolvans élémentaires, les udes minéraux, l’acide phofphoiiquc , les alkalis fixes, & le mercure. M. Mirct, indépendamment des dvmonftrations de madère médicale qu’il a fait fikcédcr aux démonftrations de Chimie, a donné le Cùapifrc de l’alkali volatil, & placeurs autres morceaux féparés , tels que Panalyfc animale , les eaux médicinales , le lait alkalifé, l'éthiops par précipita- | don, &c. L’analyic végétale , la teinture. Les Chapitres des acides végétaux 3c des dilfolvans huileux B appartiennent à M. Durandc. Ces trois Académi iens fe font encore communiqué rcfpcÛivemcnt leurs obfervations fur tous les objets, & fc font le plus louvcnt réunis pour futvre & raifonner les expériences délicates & importantes. Il cft beau de voir trois Sa vans diftingués réunir leurs connoiflances poux (Oüwourir à la pcxfcéhon dun fcul Ouvrage. L‘Aca-
72
MERCURE
démie de Dijon s'eft toujours fignalée par l'union &
le bon accord de fes Membres. M. RI
Avis aux Soufcripteurs du Théâtre de Shakespeare.
Les 3 & 4 volumes de la traduction du Théâtre
de Shakeſpeare , par M. le Tourneur , paroîtront au
commencement d'Août : ils contiennent Coriolan &
Macbeth , Cymbelnie , & Roméo & Juliette. La fuite
n'éprouvera point ce long retard : & avant huit mois,
les & 6e volumes auront f paru. Tout engage l'Auteur
à preffer l'exécution de cette entrepriſe laborieufe
& intéreffante pour les Lettres.
La France Eccléfiaftique , pour l'année 1778 ,
contenant la Cour de Rome , le Gouvernement fpirituel
& temporel des Diocèfes du Royaume de France;
la Collection des Dignités & Canonicats des Églifes
Cathédrales ; les Abbayes Commendataires & Régu
lières ; les Prieurés d'hommes & de filles à nomination
Royale ; le Clergé de Paris & celui de la Cour,
3 liv. broc. 3 liv . 10 f. franc de port par tout le
Royaume. Chez M , Duchefne , rue Saint-André- des-
Arts , vis -à- vis la rue Gît-le -Coeur.
Effai fur l'Hiftoire de la Maifon d'Autriche,
dédié à la Reine ; par M. le Comte de G ***. 6 vol.
in- 12 . Prix relié , 18 liv.
Differtation médico-pratique fur l'ufage des rafraîchiffans
& des échauffans dans les fièvres exanthematiques
; par M. Larrère , Profeffeur Royal émérite en
Médecine , Médecin du Garde - Meuble de la Couronne
, Cenfeur Royal , des Académies des Curieux
de la Nature , de Montpellier & de Toulouſe , cidevant
Directeur du Cabinet d'Hiftoire Naturelle de
l'Univerfité de Perpignan , ancien Inſpecteur-Général
des Eaux minérales de la Province du Rouffillon &
du Comté de Foix.
Voyez la fuite des Annonces , aux deux dernières
pages de la Couverture.
Cf s Flémens de Chimie font l’ouvrage de trois Académiciens de Dijon. Mais le manufcrit entier a etc revu par un fcul, pour mettre plus d cnfcmble & de liaifon dans toutes les parties. M. de Morveau oui en a tracé le plan , s’eft chargé de ce travail : il a fourni de plus les trois dillolvans élémentaires, les udes minéraux, l’acide phofphoiiquc , les alkalis fixes, & le mercure. M. Mirct, indépendamment des dvmonftrations de madère médicale qu’il a fait fikcédcr aux démonftrations de Chimie, a donné le Cùapifrc de l’alkali volatil, & placeurs autres morceaux féparés , tels que Panalyfc animale , les eaux médicinales , le lait alkalifé, l'éthiops par précipita- | don, &c. L’analyic végétale , la teinture. Les Chapitres des acides végétaux 3c des dilfolvans huileux B appartiennent à M. Durandc. Ces trois Académi iens fe font encore communiqué rcfpcÛivemcnt leurs obfervations fur tous les objets, & fc font le plus louvcnt réunis pour futvre & raifonner les expériences délicates & importantes. Il cft beau de voir trois Sa vans diftingués réunir leurs connoiflances poux (Oüwourir à la pcxfcéhon dun fcul Ouvrage. L‘Aca-
72
MERCURE
démie de Dijon s'eft toujours fignalée par l'union &
le bon accord de fes Membres. M. RI
Avis aux Soufcripteurs du Théâtre de Shakespeare.
Les 3 & 4 volumes de la traduction du Théâtre
de Shakeſpeare , par M. le Tourneur , paroîtront au
commencement d'Août : ils contiennent Coriolan &
Macbeth , Cymbelnie , & Roméo & Juliette. La fuite
n'éprouvera point ce long retard : & avant huit mois,
les & 6e volumes auront f paru. Tout engage l'Auteur
à preffer l'exécution de cette entrepriſe laborieufe
& intéreffante pour les Lettres.
La France Eccléfiaftique , pour l'année 1778 ,
contenant la Cour de Rome , le Gouvernement fpirituel
& temporel des Diocèfes du Royaume de France;
la Collection des Dignités & Canonicats des Églifes
Cathédrales ; les Abbayes Commendataires & Régu
lières ; les Prieurés d'hommes & de filles à nomination
Royale ; le Clergé de Paris & celui de la Cour,
3 liv. broc. 3 liv . 10 f. franc de port par tout le
Royaume. Chez M , Duchefne , rue Saint-André- des-
Arts , vis -à- vis la rue Gît-le -Coeur.
Effai fur l'Hiftoire de la Maifon d'Autriche,
dédié à la Reine ; par M. le Comte de G ***. 6 vol.
in- 12 . Prix relié , 18 liv.
Differtation médico-pratique fur l'ufage des rafraîchiffans
& des échauffans dans les fièvres exanthematiques
; par M. Larrère , Profeffeur Royal émérite en
Médecine , Médecin du Garde - Meuble de la Couronne
, Cenfeur Royal , des Académies des Curieux
de la Nature , de Montpellier & de Toulouſe , cidevant
Directeur du Cabinet d'Hiftoire Naturelle de
l'Univerfité de Perpignan , ancien Inſpecteur-Général
des Eaux minérales de la Province du Rouffillon &
du Comté de Foix.
Voyez la fuite des Annonces , aux deux dernières
pages de la Couverture.
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Résumé : « Élémens de Chimie théorique & pratique, rédigés dans un nouvel ordre, d'après les découvertes [...] »
Le document présente plusieurs publications et ouvrages scientifiques et littéraires. L'ouvrage principal est 'Éléments de Chimie théorique & pratique', rédigé par trois académiciens de Dijon : M. de Morveau, M. Miquet et M. Durande. M. de Morveau a traité des dissolvants élémentaires, des sels minéraux, de l'acide phosphorique, des alkalis fixes et du mercure. M. Miquet a abordé la matière médicale, l'alkali volatil, l'analyse animale, les eaux médicinales, le lait alcalisé et l'éthiops par précipitation. M. Durande a écrit sur les acides végétaux et les dissolvants huileux. Les trois académiciens ont collaboré sur des expériences délicates et importantes, soulignant l'union et l'accord au sein de l'Académie de Dijon. Le document annonce également la publication des volumes 3 et 4 de la traduction du Théâtre de Shakespeare par M. le Tourneur, incluant 'Coriolan', 'Macbeth', 'Cymbeline' et 'Roméo et Juliette', prévus pour août. Les volumes suivants devraient suivre dans les huit mois. D'autres publications mentionnées incluent 'La France Ecclésiastique' pour l'année 1778, détaillant la cour de Rome et le gouvernement des diocèses de France, ainsi qu'un essai sur l'histoire de la Maison d'Autriche dédié à la Reine. Enfin, une dissertation médico-pratique sur l'usage des rafraîchissants et des échauffants dans les fièvres exanthématiques, écrite par M. Larrère, est annoncée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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