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1
p. 230-233
SUPPLÉMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Début :
Nous avons rendu compte dans le second Volume du mois de [...]
Mots clefs :
Chirurgie, Hôpital, Dragées, Maladies vénériennes, Registres des malades, Guérison, Soins
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texteReconnaissance textuelle : SUPPLÉMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
SUPPLEMENT
A
L'ARTICLE
CHIRURGIE.
Nous avons rendu compte dans le fecond Vo
lume du mois de Février dernier , du
tement fait audit Hôpital par la méthode & avec
premier trailes
dragées anti-vénériennes de M. Keyfer. Nous
avons promis de continuer
fucceffivement à fur &
mefure qu'il entreroit des malades audit Hôpital.
En conféquence , voici le compte du fecond traitement
opéré fous les yeux des Docteurs en Médecine
& Maîtres en Chirurgie , que nous avons
précédemment
annoncés.
EXTRAIT des Regiftres de l'Hôpital , en date
du 30 Décembre
1756,
Le nommé
Vermanthon , douzieme malade du
premier traitement , & qui n'eft point forti avec
les autres , ne fortira point encore
ayant un ulcere au pli de l'aine , occafionné par
, ce foldat
in p .... chancreux , dont la cicatrice eft d'ordi
naire très-longue & très- difficile ; étant très -bien
guéri d'ailleurs , ne faifant plus ufage de remedes ,
& dans le meilleur
embonpoint.Meffieurs Morand ,
Guérin , Faget & du Fouard en ont donné leurs
certificats , & l'on peut aller voir ce malade.
Etat des onze Soldats entrés le 30 Décembre 1756.
Premier malade. Le nomméDupré qui avoit une
quantité de p . & autres fymptomes vénériens
bien
caractérisés , eft forti le premier Février entiérement
guéri.
....
Deuxieme malade . Le nommé Léopold qui avoit
des ch .... & beaucoup de puſtules en
différentes
MAR S. 1757. 231
parties du corps , eft également forti le premier
Février entiérement guéri.
Troisieme malade. Le nommé l'Evêque eft tombé
le furlendemain de fon entrée à l'Hôpital ma
lade d'une fluxion de poitrine : l'on avoit à peine
commencé à lui adminiftrer le remede pour la maladie
vénérienne , il a fallu le fufpendre ; & quoique
cette complication ait fait appréhender beaucoup
pour fa vie , les foins continuels & généreux
de M. Bourbelain , Maître en Chirurgie , ont fau
vé les jours de ce malheureux : comme fa convalefcence
ne permet pas encore de lui adminiftrer
les dragées , il eft forti pour ſe remettre & fe difpofer
à rentrer , pour y être traité de ſa maladie
vénérienne. Nous rendrons compte en fon temps
de fa maladie & de fon traitement.
Quatrieme malade. Le nommé l'Ami , quí
avoit un ch ... conſidérable , un commencement
d'exoftofe bien conftaté au front , & un gonflement
très- douloureux au genouil , eft forti le 8 Fé
vrier entiérement guéri.
Cinquieme malade. Le nommé Sourdet , qui
avoit des ch ... des p ... & une dartre confidérable
à l'anus , & des douleurs très-vives au genouil,
eft forti le même jour entiérement guéri,
Sixieme malade. Le nommé Montplaifir , qui
avoit une ch ... depuis quatre mois , & quantité
de ch.... à l'anus & ailleurs , eft forti le même
jour entiérement guéri..
Septieme malade. Le nommé Sans fouci , qui
avoit deux p.... dont un ouvert & l'autre fuppurant
, des puftules , ragattes ; &c. , eft forti le mê
me jour entiérement guéti.
Huitieme malade. Le nommé Laplante , quil
avoit un phim.... très- conſidérable , occafionné
par des ch.... au couronnement & des puftules
232 MERCURE DE FRANCE.
eft forti le même jour entiérement guéri fans opé
ration ni topique quelconque .
Neuvieme malade. Le nomméAcoulon,qui avoit
des crêtes très-confidérables , & des ch... à toute
la circonférence de l'anus , avec un engorgement
dans les glandes inguinales , eft forti le 15 Février
entiérement guéri.
Le nommé Dauvain , qui avoit quantité de ch...
une dartre humide à la cuiffe gauche , un ulcere à
la cloiſon & aux amigdales , avec une quantité de
puftules très-confidérables fur toute l'habitude du
corps , eft forti le même jour 15 Février entiérement
guéri.
Onzieme malade. Le nommé Decombe , qui
avoit quatre exoftofes , fçavoir un à la clavicule
droite , un à la partie fupérieure du fternum , un
à la partie moyenne & latérale du même os , & un
à la derniere des vraies côtes , large de fix travers
de doigts , des douleurs partout le corps , & une
tumeur à la partie fupérieure du coronal , qui paroiffoit
lymphatique , eft refté à l'Hôpital , pour
attendre l'exfoliation de l'os malade , M. Bourbelain
ayant apperçu une carie qui pénétroit juſqu'au
diploé. Ce foldat étoit dans un état véritablement
déplorable ; il eft actuellement dans le meilleur
train de guérifon. Nous annoncerons dans le tems
fa fortie , ainfi que l'état où il fe trouvera ; & il
eft aifé de fentir que les traitemens de maladies
aufli graves demanderont un peu plus de temps &
de foins.
10
11 eft inutile de répéter que tous ces malades
font fuivis & éclairés par les yeux les plus habiles,
-& qu'il n'en eft pas un feul dont le traitement &
la guérifon ne foit atteftée par des certificats authentiques
, & couchés fur les regiftres de l'Hô~
pital.
MARS. 1757. 233
Il eſt entré dix malades , dont nous rendrons
compte le mois prochain .
M. Keyfer croit devoir avertir le Public qu'il y
a beaucoup de gens qui ofent fe vanter d'avoir de
fes dragées , & qui , foit en les imitant , foit en
prétendant en avoir la compofition , en donnent à
divers malades , fous fon nom , & comme venant
de lui : que cependant il n'en donne à qui que ce
foit , finon à fes Affociés : que fon remede eft indécompofable
, & que tout autre eft une impofture
contre laquelle il prie le Public d'être en garde ,
ne répondant que de celui qu'il adminiſtrera luimême
, ou qui le fera par fes Affociés.
Comme on lui adreffe des lettres journellement
à l'Hôpital , & qu'il n'y demeure point , il prie
ceux qui lui feront l'honneur de lui écrire , de
mettre fon adreffe , rue & Iſle S. Louis , où il demeure.
A
L'ARTICLE
CHIRURGIE.
Nous avons rendu compte dans le fecond Vo
lume du mois de Février dernier , du
tement fait audit Hôpital par la méthode & avec
premier trailes
dragées anti-vénériennes de M. Keyfer. Nous
avons promis de continuer
fucceffivement à fur &
mefure qu'il entreroit des malades audit Hôpital.
En conféquence , voici le compte du fecond traitement
opéré fous les yeux des Docteurs en Médecine
& Maîtres en Chirurgie , que nous avons
précédemment
annoncés.
EXTRAIT des Regiftres de l'Hôpital , en date
du 30 Décembre
1756,
Le nommé
Vermanthon , douzieme malade du
premier traitement , & qui n'eft point forti avec
les autres , ne fortira point encore
ayant un ulcere au pli de l'aine , occafionné par
, ce foldat
in p .... chancreux , dont la cicatrice eft d'ordi
naire très-longue & très- difficile ; étant très -bien
guéri d'ailleurs , ne faifant plus ufage de remedes ,
& dans le meilleur
embonpoint.Meffieurs Morand ,
Guérin , Faget & du Fouard en ont donné leurs
certificats , & l'on peut aller voir ce malade.
Etat des onze Soldats entrés le 30 Décembre 1756.
Premier malade. Le nomméDupré qui avoit une
quantité de p . & autres fymptomes vénériens
bien
caractérisés , eft forti le premier Février entiérement
guéri.
....
Deuxieme malade . Le nommé Léopold qui avoit
des ch .... & beaucoup de puſtules en
différentes
MAR S. 1757. 231
parties du corps , eft également forti le premier
Février entiérement guéri.
Troisieme malade. Le nommé l'Evêque eft tombé
le furlendemain de fon entrée à l'Hôpital ma
lade d'une fluxion de poitrine : l'on avoit à peine
commencé à lui adminiftrer le remede pour la maladie
vénérienne , il a fallu le fufpendre ; & quoique
cette complication ait fait appréhender beaucoup
pour fa vie , les foins continuels & généreux
de M. Bourbelain , Maître en Chirurgie , ont fau
vé les jours de ce malheureux : comme fa convalefcence
ne permet pas encore de lui adminiftrer
les dragées , il eft forti pour ſe remettre & fe difpofer
à rentrer , pour y être traité de ſa maladie
vénérienne. Nous rendrons compte en fon temps
de fa maladie & de fon traitement.
Quatrieme malade. Le nommé l'Ami , quí
avoit un ch ... conſidérable , un commencement
d'exoftofe bien conftaté au front , & un gonflement
très- douloureux au genouil , eft forti le 8 Fé
vrier entiérement guéri.
Cinquieme malade. Le nommé Sourdet , qui
avoit des ch ... des p ... & une dartre confidérable
à l'anus , & des douleurs très-vives au genouil,
eft forti le même jour entiérement guéri,
Sixieme malade. Le nommé Montplaifir , qui
avoit une ch ... depuis quatre mois , & quantité
de ch.... à l'anus & ailleurs , eft forti le même
jour entiérement guéri..
Septieme malade. Le nommé Sans fouci , qui
avoit deux p.... dont un ouvert & l'autre fuppurant
, des puftules , ragattes ; &c. , eft forti le mê
me jour entiérement guéti.
Huitieme malade. Le nommé Laplante , quil
avoit un phim.... très- conſidérable , occafionné
par des ch.... au couronnement & des puftules
232 MERCURE DE FRANCE.
eft forti le même jour entiérement guéri fans opé
ration ni topique quelconque .
Neuvieme malade. Le nomméAcoulon,qui avoit
des crêtes très-confidérables , & des ch... à toute
la circonférence de l'anus , avec un engorgement
dans les glandes inguinales , eft forti le 15 Février
entiérement guéri.
Le nommé Dauvain , qui avoit quantité de ch...
une dartre humide à la cuiffe gauche , un ulcere à
la cloiſon & aux amigdales , avec une quantité de
puftules très-confidérables fur toute l'habitude du
corps , eft forti le même jour 15 Février entiérement
guéri.
Onzieme malade. Le nommé Decombe , qui
avoit quatre exoftofes , fçavoir un à la clavicule
droite , un à la partie fupérieure du fternum , un
à la partie moyenne & latérale du même os , & un
à la derniere des vraies côtes , large de fix travers
de doigts , des douleurs partout le corps , & une
tumeur à la partie fupérieure du coronal , qui paroiffoit
lymphatique , eft refté à l'Hôpital , pour
attendre l'exfoliation de l'os malade , M. Bourbelain
ayant apperçu une carie qui pénétroit juſqu'au
diploé. Ce foldat étoit dans un état véritablement
déplorable ; il eft actuellement dans le meilleur
train de guérifon. Nous annoncerons dans le tems
fa fortie , ainfi que l'état où il fe trouvera ; & il
eft aifé de fentir que les traitemens de maladies
aufli graves demanderont un peu plus de temps &
de foins.
10
11 eft inutile de répéter que tous ces malades
font fuivis & éclairés par les yeux les plus habiles,
-& qu'il n'en eft pas un feul dont le traitement &
la guérifon ne foit atteftée par des certificats authentiques
, & couchés fur les regiftres de l'Hô~
pital.
MARS. 1757. 233
Il eſt entré dix malades , dont nous rendrons
compte le mois prochain .
M. Keyfer croit devoir avertir le Public qu'il y
a beaucoup de gens qui ofent fe vanter d'avoir de
fes dragées , & qui , foit en les imitant , foit en
prétendant en avoir la compofition , en donnent à
divers malades , fous fon nom , & comme venant
de lui : que cependant il n'en donne à qui que ce
foit , finon à fes Affociés : que fon remede eft indécompofable
, & que tout autre eft une impofture
contre laquelle il prie le Public d'être en garde ,
ne répondant que de celui qu'il adminiſtrera luimême
, ou qui le fera par fes Affociés.
Comme on lui adreffe des lettres journellement
à l'Hôpital , & qu'il n'y demeure point , il prie
ceux qui lui feront l'honneur de lui écrire , de
mettre fon adreffe , rue & Iſle S. Louis , où il demeure.
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Résumé : SUPPLÉMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
En décembre 1756, douze malades ont été traités à l'hôpital avec des dragées anti-vénériennes de M. Keyfer. Parmi eux, Vermanthon, bien que guéri de la syphilis, est resté hospitalisé en raison d'un ulcère à l'aine. Le 30 décembre 1756, onze autres soldats ont reçu le même traitement. Dix d'entre eux ont été guéris de diverses manifestations syphilitiques, telles que des chancres, des pustules et des douleurs articulaires. L'Évêque, le troisième malade, a développé une fluxion de poitrine et a dû interrompre son traitement. Decombe, le onzième malade, souffrait d'exostoses et d'une carie osseuse, nécessitant une hospitalisation prolongée pour une guérison complète. Tous les traitements ont été supervisés par des médecins et des chirurgiens compétents, et des certificats authentiques ont été délivrés. M. Keyfer a mis en garde le public contre les imitations de son remède, affirmant qu'il ne le distribue qu'à ses associés et ne répond que de celui qu'il administre personnellement.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 202-204
SUPPLÉMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Début :
Des gens sans doute mal intentionnés, & jaloux de voir que le remede de M. [...]
Mots clefs :
Sieur Keyfer, Jalousie, Considération, Soldats, Dragées, Rumeurs, Vérité, Guérison, Santé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUPPLÉMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
SUPPLÉMENT
A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Hôpital de M. le Maréchal- Duc de Biron.
Des gens fans doute mal intentionnés , & jaloux
de voir que le remede de M. Keyfer non ſeulement
ne s'eft point encore démenti dans fes effets , mais
même acquiert de jour en jour la confidération
qu'il mérite , répandant fans ceffe dans Paris des
impoſtures malignes contre le remede & fes effets ,
en difant , tantôt que quantité de Soldats traités
par les dragées ont été manqués , & ont eù re-
Cours aux traitemens des Hôpitaux publics , tantôt
que la plus grande partie a la poitrine affectée &
Peftomac dérangé , tantôt qu'il fe donne des frictions
clandeftines à l'Hôpital de M. le Maréchal ,
impoſture d'autant plus groffiere & d'autant plus
ftupidement imaginée , qu'il y a trop d'yeux
non fufpects pour éclairer chaque jour les
traitemens qui s'y font , & que d'ailleurs on ne
fe fert pas même pour les panfemens de remedes
ordinaires ; pour
confondre toutes ces fauffetés
& faire une fois pour toutes parler la vérité , qui
feule préfide à cet Hôpital , M. le Maréchal ordonna
le onze du mois dernier , qu'il fût fait une
revue générale de tous les Soldats qui ont été
traités jufqu'à ce jour par ce remede , non feulement
dans fon Hôpital depuis fon établiſſement
mais même de ceux qui l'ont été il y a quinze &
dix-huit mois dans le temps des expériences faites
au Fauxbourg S.Jacques . En conféquence de quoi
>
AVRIL 1757. 203
>
cette revue s'étant faite ledit jour chez M. de
Cornillon , Major du Régiment des Gardes Fran
çoifes , en fa préfence , & celle d'un grand nom◄
bre d'Officiers & Sergens , par Meffieurs Guérin
Chirurgien-Major des Moufquetaires , Bourbelain
& Dieuzayde , Adminiſtrateurs de l'Hôpital
nous croyons devoir rendre compte & expoſer
aux yeux du Public les noms d'une trentaine de
ces Soldats traités tels qu'on les a pu raffembler ;
le refte étant abfent par congé ou montant alors
la garde à Verſailles , ajoutant néanmoins que les
Sergens des Compagnies des Soldats abfens , ont
certifié leur bon état , & qu'à leur retour il en
fera faite une pareille revue dont nous rendrons
également compte.
Etat des Soldats traités il y a 15 ou 18 mois an
: Fauxbourg Saint Jacques dans le temps des
expériences.
Bellerose , Saint-Julien , Francoeur , Laliberté ,
Tranquille , Maffon , Valentin , Laplume , Comtois
, Caumont , Latendreffe , Lefueur , Beauget ,
Lavigne , Leger.
Etat des Soldats nouvellement traités dans
l'Hôpital.
Francoeur , Simon , Blandin , Comtois , Léopold
, Lavertu , Gabriel , Acoulon , Dauvin ,
Laplante , Bavoyau , Vermenthon , Laloés , Lami
, Lourder , Briffau .
Certificat de M. Guerin , & de MM. Bourbelain
Dieuzayde.
Nous fouffignés , Chirurgien-Major des Monf
quetaires , invité par M, le Maréchal de Biron à
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
faire une revue générale de tous les Soldats du
Régiment des Gardes , traités , tant au Fauxbourg
S. Jacques , depuis le 22 Octobre 1756 , que dans
l'Hôpital du Fauxbourg S. Marceau , par les dragées
anti- véneriennes de M. Keyfer ; & nous
Bourbelain & Dieuzayde , Adminiſtrateurs dudit
Hôpital , certifions à M. le Maréchal , & à qui
il appartiendra , que tous les malades qui nous
ont été préſentés & dont les noms font ci - deffus ,
font parfaitement guéris , jouiffent de la meilleure
Tanté , & ne fe font plaint en aucune façon
de la poitrine ni de l'eftomac. En foi de quoi
nous avons figné le préfent Certificat. A Paris ,
le 12 Mars 1757. Guerin, Bourbelain , Dieuzayde.
Comme les effets des dragées anti- vénériennes
paroiffent aujourd'hui bien conftatés , & ne laiſfent
plus rien à defirer dans les comptes que nous
allons continuer de rendre tous les mois des nouveaux
traitemens , nous épargnerons aux yeux
de nos Lecteurs les détails défagréables que nous
avons inférés précédemment , & nous défignerons
feulement les noms des différens Malades, & ceux
de leurs Compagnies.
M. Keyfer nous prie de répéter qu'il fupplie
le Public d'être en garde , & de n'ajouter aucune
foi à quantité de gens qui ofent fe vanter d'avoir
de fes dragées , gens qui les contrefont , & defquels
il feroit à craindre qu'on ne devînt la
dupe, & peut-être la victime , ne répondant que
de celles qui feront adminiftrées par lui-même ,
ou par fes Affociés qui font actuellement au fait
de fa méthode.
I prie les perfonnes qui ont à lui écrire
d'adreffer leurs lettres rue & Ife S. Louis
A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Hôpital de M. le Maréchal- Duc de Biron.
Des gens fans doute mal intentionnés , & jaloux
de voir que le remede de M. Keyfer non ſeulement
ne s'eft point encore démenti dans fes effets , mais
même acquiert de jour en jour la confidération
qu'il mérite , répandant fans ceffe dans Paris des
impoſtures malignes contre le remede & fes effets ,
en difant , tantôt que quantité de Soldats traités
par les dragées ont été manqués , & ont eù re-
Cours aux traitemens des Hôpitaux publics , tantôt
que la plus grande partie a la poitrine affectée &
Peftomac dérangé , tantôt qu'il fe donne des frictions
clandeftines à l'Hôpital de M. le Maréchal ,
impoſture d'autant plus groffiere & d'autant plus
ftupidement imaginée , qu'il y a trop d'yeux
non fufpects pour éclairer chaque jour les
traitemens qui s'y font , & que d'ailleurs on ne
fe fert pas même pour les panfemens de remedes
ordinaires ; pour
confondre toutes ces fauffetés
& faire une fois pour toutes parler la vérité , qui
feule préfide à cet Hôpital , M. le Maréchal ordonna
le onze du mois dernier , qu'il fût fait une
revue générale de tous les Soldats qui ont été
traités jufqu'à ce jour par ce remede , non feulement
dans fon Hôpital depuis fon établiſſement
mais même de ceux qui l'ont été il y a quinze &
dix-huit mois dans le temps des expériences faites
au Fauxbourg S.Jacques . En conféquence de quoi
>
AVRIL 1757. 203
>
cette revue s'étant faite ledit jour chez M. de
Cornillon , Major du Régiment des Gardes Fran
çoifes , en fa préfence , & celle d'un grand nom◄
bre d'Officiers & Sergens , par Meffieurs Guérin
Chirurgien-Major des Moufquetaires , Bourbelain
& Dieuzayde , Adminiſtrateurs de l'Hôpital
nous croyons devoir rendre compte & expoſer
aux yeux du Public les noms d'une trentaine de
ces Soldats traités tels qu'on les a pu raffembler ;
le refte étant abfent par congé ou montant alors
la garde à Verſailles , ajoutant néanmoins que les
Sergens des Compagnies des Soldats abfens , ont
certifié leur bon état , & qu'à leur retour il en
fera faite une pareille revue dont nous rendrons
également compte.
Etat des Soldats traités il y a 15 ou 18 mois an
: Fauxbourg Saint Jacques dans le temps des
expériences.
Bellerose , Saint-Julien , Francoeur , Laliberté ,
Tranquille , Maffon , Valentin , Laplume , Comtois
, Caumont , Latendreffe , Lefueur , Beauget ,
Lavigne , Leger.
Etat des Soldats nouvellement traités dans
l'Hôpital.
Francoeur , Simon , Blandin , Comtois , Léopold
, Lavertu , Gabriel , Acoulon , Dauvin ,
Laplante , Bavoyau , Vermenthon , Laloés , Lami
, Lourder , Briffau .
Certificat de M. Guerin , & de MM. Bourbelain
Dieuzayde.
Nous fouffignés , Chirurgien-Major des Monf
quetaires , invité par M, le Maréchal de Biron à
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
faire une revue générale de tous les Soldats du
Régiment des Gardes , traités , tant au Fauxbourg
S. Jacques , depuis le 22 Octobre 1756 , que dans
l'Hôpital du Fauxbourg S. Marceau , par les dragées
anti- véneriennes de M. Keyfer ; & nous
Bourbelain & Dieuzayde , Adminiſtrateurs dudit
Hôpital , certifions à M. le Maréchal , & à qui
il appartiendra , que tous les malades qui nous
ont été préſentés & dont les noms font ci - deffus ,
font parfaitement guéris , jouiffent de la meilleure
Tanté , & ne fe font plaint en aucune façon
de la poitrine ni de l'eftomac. En foi de quoi
nous avons figné le préfent Certificat. A Paris ,
le 12 Mars 1757. Guerin, Bourbelain , Dieuzayde.
Comme les effets des dragées anti- vénériennes
paroiffent aujourd'hui bien conftatés , & ne laiſfent
plus rien à defirer dans les comptes que nous
allons continuer de rendre tous les mois des nouveaux
traitemens , nous épargnerons aux yeux
de nos Lecteurs les détails défagréables que nous
avons inférés précédemment , & nous défignerons
feulement les noms des différens Malades, & ceux
de leurs Compagnies.
M. Keyfer nous prie de répéter qu'il fupplie
le Public d'être en garde , & de n'ajouter aucune
foi à quantité de gens qui ofent fe vanter d'avoir
de fes dragées , gens qui les contrefont , & defquels
il feroit à craindre qu'on ne devînt la
dupe, & peut-être la victime , ne répondant que
de celles qui feront adminiftrées par lui-même ,
ou par fes Affociés qui font actuellement au fait
de fa méthode.
I prie les perfonnes qui ont à lui écrire
d'adreffer leurs lettres rue & Ife S. Louis
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Résumé : SUPPLÉMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Le texte est un supplément à un article sur la chirurgie, traitant de l'hôpital du Maréchal-Duc de Biron. Des rumeurs malveillantes circulent concernant le remède de M. Keyfer, affirmant que des soldats traités par ce remède ont échoué et ont dû recourir à des soins hospitaliers publics, ou qu'ils souffrent de problèmes pulmonaires et gastriques. Ces allégations incluent également des accusations de frictions clandestines à l'hôpital. Pour réfuter ces fausses informations, le Maréchal a ordonné une revue générale des soldats traités par le remède de M. Keyfer. Cette revue a eu lieu le 11 avril 1757 chez M. de Cornillon, sous la supervision d'officiers et de chirurgiens. Une trentaine de soldats ont été examinés et déclarés guéris et en bonne santé. Les sergents des compagnies absentes ont certifié l'état de santé des soldats manquants. Un certificat signé par M. Guerin, Bourbelain et Dieuzayde confirme que les soldats traités par les dragées anti-vénériennes de M. Keyfer sont parfaitement guéris et ne souffrent d'aucun problème pulmonaire ou gastrique. M. Keyfer met en garde le public contre les contrefaçons de son remède et invite les personnes souhaitant le contacter à lui écrire rue et île Saint-Louis.
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3
p. 208-211
LETTRE de M. Rey, à M. Keyser, en date du 29 Août.
Début :
Depuis que nous nous sommes quittés, Monsieur, & que vous avez bien voulu [...]
Mots clefs :
Remèdes, Symptômes, Dragées, Guérison, Malades
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. Rey, à M. Keyser, en date du 29 Août.
LETTRE de M. Reg , à M. Keyfer , en date
du 29 Août .
Depuis que nous nous fommes quittés, Monfieur,
& que vous avez bien voulu me confier l'adminif
tration de votre remede , j'ai eu occafion de traiter
& de guérir cinq malades . Le hazard m'a fait
rencontrer les maladies les plus épineules , & quoi
qu'après tout ce que j'avois vu à l'hôpital de M.
le Maréchal de Biron , je ne fille aucun doute de
réuffir , je vous avouerai que fi j'ai été un peu hardi
d'entreprendre tout ce qu'il y avoit de plus grave
& de plus invétéré en maladies vénériennes , je
vous dois la juftice d'avouer qu'il faut abfolument
que votre remede ait bien de la vertu , & que malgré
vos ennemis & les miens , car je m'en fuis
fait un bon nombre , je ne puis n'empêcher de
dire hautement que ce remede eft fans contredit
le plus grand qui foit aujourd'hui dans la nature ;
& dans la médecine . C'eft un tribut qu'un galant
homme doit à la vérité ; & comme cette profesion
eft la premiere de toutes , je ne craindrai jamais
de lui donner la préférence .
Voici l'état & la guérifon de ces cinq malades ,
en attendant celle de plufieurs autres qui font entre
mes mairs,
Le premier avoit paffé , il y a huit ans , par les
grands remedes ; felon le récit du malade & des
parens dignes de foi , on l'avoit adminiftré dans
toutes les formes , en excitant une ample ſalivation
, & employant tous les moyens que des gens
habiles mettent en ufage pour parvenir à une gué
rifon radicale. Il avoit prefque tout ce que l'on
peut avoir en fymptomes , que ce premier traite
ment fit difparoître , & il fur jugé alors guéri par
OCTOBRE. 1757. 209,
les perfonnes qui l'avoient traité. Ces fymptomes
étant revenus quelque mois après , même avec
plus d'accidens , on le repaffa par extinction , &
ce fut encore inutilement . On lui a fait prendre
enfuite pendant des années des bols fondans ;
des panacées , des pillules de toutes façons , rien.
ne mordit , & il étoit dans un état affreux quand
il vint le préfenter à moi . Outre une immenfité de
fymptomes qu'on ne peut nommer , il avoit des
bubons à chaque aine , & des obftructions fi confidérables
dans les glandes axillaires & les ingui
nales, que je craignis d'abord qu'il n'y eût plus de
reffources . Je l'entrepris : vos feules dragées pouvoient
en faire la guérifon . Elle eft authentique ,
& j'en ai de bons certificats. Ce malade n'a ceflé
de vaquer à fes affaires : fon embonpoint eft
revenu , & fon teint qui étoit jaune & noir , a repris
la couleur naturelle . Il jouit enfin d'une fanté
qu'il n'avoit pas depuis huit années. Je l'ai tenu
près de deux mois , & fon état ne permettoit pas
d'être mené plus promptement.
Le fecond avoit pour fymptomes une chûte de
cheveux prefque totale , la voûte du palais dans un
défordre affreux , des ulcérations chancreufes , les
amygdales gonflées & ulcérées , enfin un mal de
tête fi cruel , que la chaleur du lit lui étoit devenue
infupportable , & qu'il ne pouvoit prendre aucun
repos . Je fuis obligé de vous dire qu'au bout de
15 jours de l'ufage de vos dragées , les ulceres fe
font cicatrifés , les obftructions fe font fondues
la chute des cheveux s'eft arrêté , & qu'enfin au
bout de 45 jours , la guériſon a été totale , &
qu'il jouit aujourd'hui de la meilleure fanté .
Le troifieme avoit une gonorrhée virulente de ,
la plus grave efpece qui lui occafionnoit une difurie
des plus mordicantes , & lui interdifoit toute
210 MERCURE DE FRANCE.
efpece de repos , quantité d'autres ſymptomes ;
dont un traverſoit dans la foffe naviculaire juſqu'à
P'extérieure , & s'étendoit vers le filet , un bubon
confidérable dans l'aine droite , & un tempérament
on ne peut pas plus délicat : l'ufage de vos
dragées en 25 jours a cicatrifé les ulceres , a enlevé
les maux de tête , le bubon s'eft terminé par
réfolution , & cela va vous paroître fort plaifant ,
mais quoique ce malade à mon infcu ait fait pendant
fon traitement à diverfes repriſes plus de
cent lieues en pofte pour des affaires indifpenfable
, le remede n'en a pas agi avec moins de vivacité
, & enfin il jouit de la meilleure fanté du
monde.
Le quatrieme étoit dans un état digne de pitié.
Tous les fymptomes étoient fi invétérés , que la premiere
fois que je le vis , je me crus dans l'obligation
indifpenfable de lui faire l'opération , tant la gangrene
menaçoit les parties attaquées. La guérifon
fuccéda cependant plus promptement & plus heureufement
que je ne pouvois l'imaginer , & après
les fympromes bien effacés , j'obfervai de continuer
encore quinze jours ou trois semaines , afin
de bien affurer le traitement .
Le cinquieme avoit une très - petite maladie ,
c'eft-à- dire fort peu de choſe Il a voulu abfolument
prendre le remede , malgré que je lui difois qu'il
pouvoit s'en paffer , & qu'il guériroit par le moindre
remede ordinaire . Toute fa maladie confiftoir
en un écoulement que je regardois de très - petite
conféquence. Il apris le remede pendant fix femaines
, & fon écoulement qui effectivement
avoit refifté à beaucoup de remedes que différentes
perfonnes de l'art lui avoit fuggetés inutilement ,
s'eft terminé , & il fe porte à merveille .
Voilà , Monfieur , le détail auffi vrai que fimOCTOBRE
. 1757. 211
ple & fuccinct des cures que j'ai déja faites . J'aurai
foin dans la fuite de vous apprendre les nouveaux
fuccès de vos dragées.
J'ai l'honneur d'être , &c.
REY.
du 29 Août .
Depuis que nous nous fommes quittés, Monfieur,
& que vous avez bien voulu me confier l'adminif
tration de votre remede , j'ai eu occafion de traiter
& de guérir cinq malades . Le hazard m'a fait
rencontrer les maladies les plus épineules , & quoi
qu'après tout ce que j'avois vu à l'hôpital de M.
le Maréchal de Biron , je ne fille aucun doute de
réuffir , je vous avouerai que fi j'ai été un peu hardi
d'entreprendre tout ce qu'il y avoit de plus grave
& de plus invétéré en maladies vénériennes , je
vous dois la juftice d'avouer qu'il faut abfolument
que votre remede ait bien de la vertu , & que malgré
vos ennemis & les miens , car je m'en fuis
fait un bon nombre , je ne puis n'empêcher de
dire hautement que ce remede eft fans contredit
le plus grand qui foit aujourd'hui dans la nature ;
& dans la médecine . C'eft un tribut qu'un galant
homme doit à la vérité ; & comme cette profesion
eft la premiere de toutes , je ne craindrai jamais
de lui donner la préférence .
Voici l'état & la guérifon de ces cinq malades ,
en attendant celle de plufieurs autres qui font entre
mes mairs,
Le premier avoit paffé , il y a huit ans , par les
grands remedes ; felon le récit du malade & des
parens dignes de foi , on l'avoit adminiftré dans
toutes les formes , en excitant une ample ſalivation
, & employant tous les moyens que des gens
habiles mettent en ufage pour parvenir à une gué
rifon radicale. Il avoit prefque tout ce que l'on
peut avoir en fymptomes , que ce premier traite
ment fit difparoître , & il fur jugé alors guéri par
OCTOBRE. 1757. 209,
les perfonnes qui l'avoient traité. Ces fymptomes
étant revenus quelque mois après , même avec
plus d'accidens , on le repaffa par extinction , &
ce fut encore inutilement . On lui a fait prendre
enfuite pendant des années des bols fondans ;
des panacées , des pillules de toutes façons , rien.
ne mordit , & il étoit dans un état affreux quand
il vint le préfenter à moi . Outre une immenfité de
fymptomes qu'on ne peut nommer , il avoit des
bubons à chaque aine , & des obftructions fi confidérables
dans les glandes axillaires & les ingui
nales, que je craignis d'abord qu'il n'y eût plus de
reffources . Je l'entrepris : vos feules dragées pouvoient
en faire la guérifon . Elle eft authentique ,
& j'en ai de bons certificats. Ce malade n'a ceflé
de vaquer à fes affaires : fon embonpoint eft
revenu , & fon teint qui étoit jaune & noir , a repris
la couleur naturelle . Il jouit enfin d'une fanté
qu'il n'avoit pas depuis huit années. Je l'ai tenu
près de deux mois , & fon état ne permettoit pas
d'être mené plus promptement.
Le fecond avoit pour fymptomes une chûte de
cheveux prefque totale , la voûte du palais dans un
défordre affreux , des ulcérations chancreufes , les
amygdales gonflées & ulcérées , enfin un mal de
tête fi cruel , que la chaleur du lit lui étoit devenue
infupportable , & qu'il ne pouvoit prendre aucun
repos . Je fuis obligé de vous dire qu'au bout de
15 jours de l'ufage de vos dragées , les ulceres fe
font cicatrifés , les obftructions fe font fondues
la chute des cheveux s'eft arrêté , & qu'enfin au
bout de 45 jours , la guériſon a été totale , &
qu'il jouit aujourd'hui de la meilleure fanté .
Le troifieme avoit une gonorrhée virulente de ,
la plus grave efpece qui lui occafionnoit une difurie
des plus mordicantes , & lui interdifoit toute
210 MERCURE DE FRANCE.
efpece de repos , quantité d'autres ſymptomes ;
dont un traverſoit dans la foffe naviculaire juſqu'à
P'extérieure , & s'étendoit vers le filet , un bubon
confidérable dans l'aine droite , & un tempérament
on ne peut pas plus délicat : l'ufage de vos
dragées en 25 jours a cicatrifé les ulceres , a enlevé
les maux de tête , le bubon s'eft terminé par
réfolution , & cela va vous paroître fort plaifant ,
mais quoique ce malade à mon infcu ait fait pendant
fon traitement à diverfes repriſes plus de
cent lieues en pofte pour des affaires indifpenfable
, le remede n'en a pas agi avec moins de vivacité
, & enfin il jouit de la meilleure fanté du
monde.
Le quatrieme étoit dans un état digne de pitié.
Tous les fymptomes étoient fi invétérés , que la premiere
fois que je le vis , je me crus dans l'obligation
indifpenfable de lui faire l'opération , tant la gangrene
menaçoit les parties attaquées. La guérifon
fuccéda cependant plus promptement & plus heureufement
que je ne pouvois l'imaginer , & après
les fympromes bien effacés , j'obfervai de continuer
encore quinze jours ou trois semaines , afin
de bien affurer le traitement .
Le cinquieme avoit une très - petite maladie ,
c'eft-à- dire fort peu de choſe Il a voulu abfolument
prendre le remede , malgré que je lui difois qu'il
pouvoit s'en paffer , & qu'il guériroit par le moindre
remede ordinaire . Toute fa maladie confiftoir
en un écoulement que je regardois de très - petite
conféquence. Il apris le remede pendant fix femaines
, & fon écoulement qui effectivement
avoit refifté à beaucoup de remedes que différentes
perfonnes de l'art lui avoit fuggetés inutilement ,
s'eft terminé , & il fe porte à merveille .
Voilà , Monfieur , le détail auffi vrai que fimOCTOBRE
. 1757. 211
ple & fuccinct des cures que j'ai déja faites . J'aurai
foin dans la fuite de vous apprendre les nouveaux
fuccès de vos dragées.
J'ai l'honneur d'être , &c.
REY.
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Résumé : LETTRE de M. Rey, à M. Keyser, en date du 29 Août.
Dans une lettre datée du 29 août, M. Rey informe M. Keyfer des succès obtenus avec un remède confié par ce dernier. Depuis leur séparation, M. Rey a traité et guéri cinq malades atteints de maladies vénériennes graves et invétérées. Il reconnaît la grande efficacité du remède, le qualifiant comme le plus grand actuellement connu en médecine. Le premier malade, après huit années de traitements infructueux et un état critique, a été guéri en deux mois grâce aux dragées de M. Keyfer. Le second, souffrant de symptômes variés dont une chute de cheveux et des ulcères, a été guéri en 45 jours. Le troisième, atteint d'une gonorrhée virulente, a vu ses symptômes disparaître en 25 jours, malgré des déplacements fréquents. Le quatrième, en état de gangrène, a été guéri rapidement et a continué le traitement pour assurer la guérison. Le cinquième, avec une maladie légère, a insisté pour prendre le remède et a été guéri après six semaines. M. Rey conclut en promettant de rapporter les futurs succès du remède.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 202-206
Hôpital de M. le Maréchal-Duc de Biron. Septieme traitement depuis son établissement.
Début :
I. Le nommé Laplante, Compagnie de la Fériere, avoit les amygdales ulcérées, [...]
Mots clefs :
Malades, Guérison, Symptômes, Amygdales, Gonflement, Santé, Ulcères, Succès, Ennemis, Dragées, Réponse de M. Keyser, Saliver
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Hôpital de M. le Maréchal-Duc de Biron. Septieme traitement depuis son établissement.
Hôpital de M. le Maréchal- Duc de Biron.
Septieme traitement depuis fon établiſſement.
I. LE nommé Laplante , Compagnie de la Fériere
, avoit les amygdales ulcérées , une dureté confidérable
, & plufieurs excoriations . Il eft fortile
13 Août parfaitement guéri.
2. Le nommé Vandeuil , Compagnie Dutrévoux
, outre les fymptômes ordinaires , avoit
une inflammation confidérable aux amygdales , &
une ulcération à la partie poftérieure de l'afopha
NOVEMBRE. 1757. 203
ge. Il eft entré le 28 Juillet , & eft fortile 6 Septembre
parfaitement guéri.
3. Le nommé Guiot , Compagnie de Guer , outre
les fymptômes ordinaires , avoit un phimofis ,
& un gonflement aux glandes inguinales des deux
côtés. Il est entré le 9 Août , & eft forti le 13
Septembre parfaitement guéri .
4. Le nommé Belfleur , Compagnie de Guer
outre les fymptômes ordinaires , avoit une gonorrhée
, un phimofis , & un engorgement aux
glandes inguinales . Il eft entré le 4 Août , & eft
forti le 13 Septembre parfaitement guéri. De la
maladie vénérienne , ce foldat en entrant dans
P'Hôpital , avoit la poitrine extrêmement affectée
, & comme il a été jugé que cet accident
pouvoit lui être venu pour caufe du virus , après le
traitement , il lui a été ordonné de prendre le
lait , dont il fe trouve très - bien.
5. Le nommé Laîné , Compagnie d'Eaubonne ,
outre les fymptômes ordinaires , avoit un phimofis
, & étoit couvert de puftules à la tête , au vifage
& dans toute l'habitude du corps : il avoit des foibleffes
dans toutes les extrêmités , & un gonflement
à l'articulation du pied gauche. Il est entré
le 4 Août , & eft forti le 20 Septembre parfaitement
guéri.
6. Le nommé Saint- Germain , Compagnie de
Pondeux , avoit les fymptômes ordinaires en
grande quantité. Il eft entré le 11 Août , & eft forti
le 17 Septembre parfaitement guéri .
7. Le nommé Leveillé , Compagnie de Voifenon
, avoit également beaucoup de fymptômes
ordinaires. Il eft entré le 18 Août , & eft forti le
27 Septembre parfaitement guéri.
8. Le nommé fans Chagrin , Compagnie Dela
toar , étoit dans un très-mauvais état : outre les
1 vj
204 MERCURE DE FRANCE.
fymtômes ordinaires , il avoit un engorgement
général dans toutes les glandes inguinales , des
douleurs & un accablement inexprimable. Il eft
entré le 20 Août , & eft forti le 20 Septembre parfaitement
guéri.
9. Le nommé Billy , Compagnie de la Ferriere
, outre les fymptômes ordinaires , avoit un
paraphimofis , & une ulcération conſidérable à
l'endroit de l'étranglement. 11 eft entré le 16
Août , & eft forti le 13 Septembre parfaitement
guéri .
10. Le nommé Marne , Compagnie Datréyoux
, avoit les fymptômes ordinaires. Il eft entré
le 17 Août, & eft forti le 4 Septembre parfaitement
guéri.
11. Le nommé Laverdiere , idem.
12. Le nommé Cleret , fcorbutique , qui n'eft
pas encore forti ; mais qui va de mieux en mieux.
Comme Sa Majefté a bien voulu accorder à
Phôpital de M. le Maréchal de Biron des Lettres
patentes pour l'acquifition des terreins qui font
néceffaires , M. le Maréchal Duc de Biron ,
vient d'augmenter les lits du dit hôpital , au moyen
de quoi , le nombre des Soldats qui y pafferont ,
augmentant chaque jour , & excédant l'efpace
que M. de Boiffy peut & veut bien donner dans le
Mercure de chaque mois , on fe contentera déformais
de nommer feulement les Soldars , leurs
compagnies , & quelques maladies des plus graves
, fans plus entrer dans les détails de celles qui
font ordinaires , comme par le paffé. D'ailleurs
dix traitemens confécutifs , tant au faubourg Saint
Jacques qu'à l'Hôpital , & annoncés avec la plus
grande vérité , paroiffent fuffire pour perfuader
& convaincre .
M. Keyfer n'ignorant aucun des propos que fes
P
21
to
fe
£
2
C
Σ
F
NOVEMBRE . 1757.
ennemis tiennent chaque jour , propos qui aug-
2༠ ༔
mente à fur & mefure que fes fuccès fe multi-
Plient, prie inftamment toutes les perfonnes qui au-
Font quelques doutes ou méfiances fur des faits inventés
& repandus avec malice , de vouloir bien ,
avant d'y ajouter foi , s'en faire informer , foiz
à l'hôpital , foit en lui écrivant directement , ou en
anonyme , parce qu'il les fatisfera à tous égards ,
& leur prouvera d'une façon bien authentique
toute la fauffeté de ces imputations .
Ces propos qui ont varié tant de fois , fe réduifent
aujourd'hui à dire que fon remede excite une
falivation pareille à celle des frictions. Un Soldat
qui eft à la Charité , a , dit- on , dit tout haut ,
avoir pris 30 dragées , & ſalivé 25 jours. Delà ,
MM. les Antidragiftes s'applaudiffant d'avoir fait
cette belle trouvaille , vont criailler partout , &
répandre leur triomphe imaginaire .
A cela , M. Keyfer répond. 1 ° . Que fon reme
de n'excitera jamais de falivation à aucun malade
qui voudra donner le temps néceffaire , & que
cet incident n'arrive qu'en voulant preffer le traitement
, & donner des doſes trop fortes, pour
terminer en un mois une cure qui en exigeroit
deux ; ce qui alors feroit tout fimple , puifque fon
remede n'eft autre chofe , qu'un mercure plus
fubtil , & plus épuré qu'aucun autre connu jufqu'ici.
2°. Que cette falivation telle qu'elle foit , n'ap
proche pas à cent degrés près de celles que les frictions
occafionnent , puifque jamais les malades
ne ceffent de manger , & qu'il défie qu'on lui
prouve le contraire .
Qu'enfin à l'égard du Soldat en question , chacun
fçait que l'incident de cette falivation n'eft prévenu
que par la délicateffe & la fingularité de fon
1
206 MERCURE DE FRANCE.
tempérament ; puifqu'en entrant à l'Hôpital , il
a prévenu lui- même , qu'une fois pour une feule
friction qu'on lui avoit donnée , d'un ou deux gros
au plus de mercure , il avoit falivé pendant un
mois entier , & qu'en dernier lieu , ayant eu be
foin de fe frotter d'onguent gris , pareille chofe
lui étoit arrivé. Ce Soldat exifte ; il eſt , dit- on , à
la Charité , qu'on le queftionne ? D'ailleurs la
vérité de ce raifonnement fe prouve par le peu du
remede qu'il a pris , puifque 30 dragées ne font
- pas la dixieme partie de ce qu'il en faut pour un
traitement.
Au furplus qui oferoit fe flatter de contenter
tout le monde ? & furtout , des Soldats , qui quelquefois
font impatiens de fe voir retenus , & qui
voyant les fymptômes de leur maladies difparus ,
fe croyent guéris , & crient de ce que l'on les retient
encore 8 ou 15 jours après . Heureufement
que la plus grande partie eft raifonnable , & íçait
connoître combien eft grande la différence du trastement
avec les dragées , à celui des frictions.
Septieme traitement depuis fon établiſſement.
I. LE nommé Laplante , Compagnie de la Fériere
, avoit les amygdales ulcérées , une dureté confidérable
, & plufieurs excoriations . Il eft fortile
13 Août parfaitement guéri.
2. Le nommé Vandeuil , Compagnie Dutrévoux
, outre les fymptômes ordinaires , avoit
une inflammation confidérable aux amygdales , &
une ulcération à la partie poftérieure de l'afopha
NOVEMBRE. 1757. 203
ge. Il eft entré le 28 Juillet , & eft fortile 6 Septembre
parfaitement guéri.
3. Le nommé Guiot , Compagnie de Guer , outre
les fymptômes ordinaires , avoit un phimofis ,
& un gonflement aux glandes inguinales des deux
côtés. Il est entré le 9 Août , & eft forti le 13
Septembre parfaitement guéri .
4. Le nommé Belfleur , Compagnie de Guer
outre les fymptômes ordinaires , avoit une gonorrhée
, un phimofis , & un engorgement aux
glandes inguinales . Il eft entré le 4 Août , & eft
forti le 13 Septembre parfaitement guéri. De la
maladie vénérienne , ce foldat en entrant dans
P'Hôpital , avoit la poitrine extrêmement affectée
, & comme il a été jugé que cet accident
pouvoit lui être venu pour caufe du virus , après le
traitement , il lui a été ordonné de prendre le
lait , dont il fe trouve très - bien.
5. Le nommé Laîné , Compagnie d'Eaubonne ,
outre les fymptômes ordinaires , avoit un phimofis
, & étoit couvert de puftules à la tête , au vifage
& dans toute l'habitude du corps : il avoit des foibleffes
dans toutes les extrêmités , & un gonflement
à l'articulation du pied gauche. Il est entré
le 4 Août , & eft forti le 20 Septembre parfaitement
guéri.
6. Le nommé Saint- Germain , Compagnie de
Pondeux , avoit les fymptômes ordinaires en
grande quantité. Il eft entré le 11 Août , & eft forti
le 17 Septembre parfaitement guéri .
7. Le nommé Leveillé , Compagnie de Voifenon
, avoit également beaucoup de fymptômes
ordinaires. Il eft entré le 18 Août , & eft forti le
27 Septembre parfaitement guéri.
8. Le nommé fans Chagrin , Compagnie Dela
toar , étoit dans un très-mauvais état : outre les
1 vj
204 MERCURE DE FRANCE.
fymtômes ordinaires , il avoit un engorgement
général dans toutes les glandes inguinales , des
douleurs & un accablement inexprimable. Il eft
entré le 20 Août , & eft forti le 20 Septembre parfaitement
guéri.
9. Le nommé Billy , Compagnie de la Ferriere
, outre les fymptômes ordinaires , avoit un
paraphimofis , & une ulcération conſidérable à
l'endroit de l'étranglement. 11 eft entré le 16
Août , & eft forti le 13 Septembre parfaitement
guéri .
10. Le nommé Marne , Compagnie Datréyoux
, avoit les fymptômes ordinaires. Il eft entré
le 17 Août, & eft forti le 4 Septembre parfaitement
guéri.
11. Le nommé Laverdiere , idem.
12. Le nommé Cleret , fcorbutique , qui n'eft
pas encore forti ; mais qui va de mieux en mieux.
Comme Sa Majefté a bien voulu accorder à
Phôpital de M. le Maréchal de Biron des Lettres
patentes pour l'acquifition des terreins qui font
néceffaires , M. le Maréchal Duc de Biron ,
vient d'augmenter les lits du dit hôpital , au moyen
de quoi , le nombre des Soldats qui y pafferont ,
augmentant chaque jour , & excédant l'efpace
que M. de Boiffy peut & veut bien donner dans le
Mercure de chaque mois , on fe contentera déformais
de nommer feulement les Soldars , leurs
compagnies , & quelques maladies des plus graves
, fans plus entrer dans les détails de celles qui
font ordinaires , comme par le paffé. D'ailleurs
dix traitemens confécutifs , tant au faubourg Saint
Jacques qu'à l'Hôpital , & annoncés avec la plus
grande vérité , paroiffent fuffire pour perfuader
& convaincre .
M. Keyfer n'ignorant aucun des propos que fes
P
21
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C
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F
NOVEMBRE . 1757.
ennemis tiennent chaque jour , propos qui aug-
2༠ ༔
mente à fur & mefure que fes fuccès fe multi-
Plient, prie inftamment toutes les perfonnes qui au-
Font quelques doutes ou méfiances fur des faits inventés
& repandus avec malice , de vouloir bien ,
avant d'y ajouter foi , s'en faire informer , foiz
à l'hôpital , foit en lui écrivant directement , ou en
anonyme , parce qu'il les fatisfera à tous égards ,
& leur prouvera d'une façon bien authentique
toute la fauffeté de ces imputations .
Ces propos qui ont varié tant de fois , fe réduifent
aujourd'hui à dire que fon remede excite une
falivation pareille à celle des frictions. Un Soldat
qui eft à la Charité , a , dit- on , dit tout haut ,
avoir pris 30 dragées , & ſalivé 25 jours. Delà ,
MM. les Antidragiftes s'applaudiffant d'avoir fait
cette belle trouvaille , vont criailler partout , &
répandre leur triomphe imaginaire .
A cela , M. Keyfer répond. 1 ° . Que fon reme
de n'excitera jamais de falivation à aucun malade
qui voudra donner le temps néceffaire , & que
cet incident n'arrive qu'en voulant preffer le traitement
, & donner des doſes trop fortes, pour
terminer en un mois une cure qui en exigeroit
deux ; ce qui alors feroit tout fimple , puifque fon
remede n'eft autre chofe , qu'un mercure plus
fubtil , & plus épuré qu'aucun autre connu jufqu'ici.
2°. Que cette falivation telle qu'elle foit , n'ap
proche pas à cent degrés près de celles que les frictions
occafionnent , puifque jamais les malades
ne ceffent de manger , & qu'il défie qu'on lui
prouve le contraire .
Qu'enfin à l'égard du Soldat en question , chacun
fçait que l'incident de cette falivation n'eft prévenu
que par la délicateffe & la fingularité de fon
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tempérament ; puifqu'en entrant à l'Hôpital , il
a prévenu lui- même , qu'une fois pour une feule
friction qu'on lui avoit donnée , d'un ou deux gros
au plus de mercure , il avoit falivé pendant un
mois entier , & qu'en dernier lieu , ayant eu be
foin de fe frotter d'onguent gris , pareille chofe
lui étoit arrivé. Ce Soldat exifte ; il eſt , dit- on , à
la Charité , qu'on le queftionne ? D'ailleurs la
vérité de ce raifonnement fe prouve par le peu du
remede qu'il a pris , puifque 30 dragées ne font
- pas la dixieme partie de ce qu'il en faut pour un
traitement.
Au furplus qui oferoit fe flatter de contenter
tout le monde ? & furtout , des Soldats , qui quelquefois
font impatiens de fe voir retenus , & qui
voyant les fymptômes de leur maladies difparus ,
fe croyent guéris , & crient de ce que l'on les retient
encore 8 ou 15 jours après . Heureufement
que la plus grande partie eft raifonnable , & íçait
connoître combien eft grande la différence du trastement
avec les dragées , à celui des frictions.
Fermer
Résumé : Hôpital de M. le Maréchal-Duc de Biron. Septieme traitement depuis son établissement.
Le document décrit le septième traitement effectué à l'hôpital du Maréchal-Duc de Biron en 1757, détaillant les cas de onze soldats présentant des symptômes variés en plus des symptômes ordinaires. Laplante, de la Compagnie de la Fériere, avait les amygdales ulcérées et des excoriations, et fut guéri le 13 août. Vandeuil, de la Compagnie Dutrévoux, souffrait d'une inflammation et d'une ulcération aux amygdales, et fut guéri le 6 septembre. Guiot, de la Compagnie de Guer, avait un phimosis et un gonflement aux glandes inguinales, et fut guéri le 13 septembre. Belfleur, également de la Compagnie de Guer, présentait une gonorrhée, un phimosis et un engorgement aux glandes inguinales, et fut guéri le 13 septembre. Laîné, de la Compagnie d'Eaubonne, était couvert de pustules et avait des faiblesses dans les extrémités, et fut guéri le 20 septembre. Saint-Germain, de la Compagnie de Pondeux, avait une grande quantité de symptômes ordinaires et fut guéri le 17 septembre. Leveillé, de la Compagnie de Voisenon, avait également beaucoup de symptômes ordinaires et fut guéri le 27 septembre. Sans Chagrin, de la Compagnie Dela Toar, était dans un état très mauvais avec un engorgement général des glandes inguinales, et fut guéri le 20 septembre. Billy, de la Compagnie de la Ferriere, avait un paraphimosis et une ulcération, et fut guéri le 13 septembre. Marne, de la Compagnie Datréyoux, fut guéri le 4 septembre. Laverdiere, de la même compagnie, et Cleret, scorbutique, n'était pas encore sorti mais allait mieux. Le document mentionne également que le nombre de lits à l'hôpital a été augmenté grâce à des lettres patentes accordées par Sa Majesté. M. Keyfer répond aux propos malveillants sur son remède, affirmant que la salivation observée chez certains patients est due à une administration incorrecte du traitement.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 206-211
LETTRE de M. Naudinat, Administrateur des dragées, antivéneriennes, à Marseille, à M. Keyser, en date du 25 Septembre 1757.
Début :
Les bontés & la protection particuliere dont il a plu, Monsieur, à M. le Duc [...]
Mots clefs :
Dragées, Guérison, Malades, Succès, Symptômes, Douleurs, Maladies vénériennes, Certificats, Médecins, Marseille, Chirurgiens, Hôtel-Dieu, Échevins
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. Naudinat, Administrateur des dragées, antivéneriennes, à Marseille, à M. Keyser, en date du 25 Septembre 1757.
LETTRE de M. Naudinat, Administrateur des
dragées , antivéneriennes , à Marseille , à M.
Keyfer , en date du 25 Septembre 1757.
Les bontés & la protection particuliere dont il
a plu , Monfieur , à M. le Duc de Villars de
m'honorer , celles de MM . les Magiftrats &
Echevins de cette Ville , le zele & l'amour da
bien public , qui a animé MM . les Recteurs de
l'Hôtel - Dieu & de l'Hôpital , les bons offices
& l'impartialité de M. le Médecin de quartier , &
de M. le Chirurgien Gagnant maîtrife ; tout a
concouru ici , Monfieur , à faire mes épreuves
avec tout l'agrément & l'authenticité poffibles
Fo
ΣΟ
E
27
C
C
E
NOVEMBRE. 1757. 207
Point de brigue point de jaloufie aidé par
tout , & éclairé cependant , tous les fecours
m'ont été procurés. Les malades m'ont été donnés
: mes traitemens ont été fuivis , la vérité s'eft
montrée dans tout fon jour . Chacun a voulu voir,a
été fatisfait de mes épreuves , & c'eft avec le plus
grand empreffement qu'il m'a été donné , Monheur
, les certificats authentiques que j'ai l'honneur
de vous envoyer , avec le compte des dix
malades ci joints . Permettez moi de vous ajouter
en même temps , que plus ces temoignages font
flatteurs pour vous , pour votre remede & pour
moi , plus nous en devons rendre les hommages les
plus refpectueux aux illuftres protecteurs qui nous
honorent , & plus nous devons redoubler de
zele ; vous , pour m'aider de vos confeils , & me
fournir les moyens d'être de plus en plus utile à
l'humanité , & moi , pour en profiter , en confacrant
mes jours au fervice des pauvres & de tous
ceux qui auront befoin de mes fecours .
ETAT de dix malades traités à l'Hôtel- Dieu da
Marfeille , avec les dragées de M. Keyfer , fuivant
l'état conftaté par M. Montagnier , Medecin
de quartier , & M. Melicy , Chirurgien
dudit Hopital ygagnant maitrife.
1º. Jean Baptifte Neton , âgé de 10 ans , né
avec la maladie vénérienne , avoit un ulcere au
gofier , large d'environ un écu de trois livres ,
lequel avoit détruit une partie de la cloifon de la
luette & de la glande amygdale droite ; il avoit
plufieurs autres ulceres dans la bouche : cet enfant
a été parfaitement guéri .
2º. Jean Arge , âgé de 22 ans , outre plufieurs
fymptômes bien caractérisés , avoit des douleurs
4
208 MERCURE DE FRANCE.
nocturnes à prefque toutes les parties du corps,
& une entr'autres très- vive au bras droit , avec
un gonflement fur la partie latérale externe de l'avant
bras , qui empêchoit de faire aucune fonction
de fon bras depuis 3 mois. Vers le quinzieme
jour de fon traitement , ce malade fut attaqué de
la petite vérole , & il a été délivré de ces deux ma
ladies fans aucune incommodité.
3. Chriftophe Jourdan âgé de 20 ans , à la
fuite de graves fymptômes qui lui avoient paru il
y a7 à 8 mois , avoit des puftules feches au front,
une dureté confidérable & d'un pouce d'épaiffeur,
des douleurs de tête affreufes , & qui lui occafion.
noient des infomnies perpétuelles. Ce malade a été
parfaitement guéri .
4°. Catherine Canonge , âgée de 18 ans , ou
tre des fymptômes bien caractérités , avoit des
douleurs nocturnes aux extrêmités fupérieures
& inférieures : elle a été parfaitement guérie.
5. Marie Audibert , âgée de 22 ans , outre
des fymptômes bien caractérisés , avoit une ulcération
dans l'aîne , & une dureté confidérable à
une des glandes inguinales de la groffeur de
noix , elle avoit de plus des douleurs très-aigués à
la cuiffe droite. Elle a été parfaitement guérie.
6. Agnès Roche , âgée de 25 ans , avoit gagné
la maladie vénérienne , d'un enfant qu'elle
avoit nourri . Ses mammelles étoient à moitié rongées
par le virus , & elle y avoit deux chancres de
la largeur d'une piece de 24 fols chacun : elle avoit
de plus des douleurs fi aiguës , qu'elle ne pouvoit
dormir la nuit. Elle a été parfaitement guérie.
Les quatre malades qui fuivent , font encore
dans les remedes ; mais fur la fin de leurs traitemens
, & dans le meilleur état du monde.
7°. Honoré Mouton, âgé de 18 ans, eft atteint de
NOVEMBRE. 1757. 209
Tymptômes bien caractérisés à chaque côté des al
nes & autres. La fuppuration s'eft bien établie , &
fa guérifon eft très prochaine.
8. Marguerite Michel , âgée de 32 ans , à la
fuite d'un mal contidérable , fe trouve atteinte de
deux ulceres au gofier , un à chaque glande amygdale
, de la largeur d'une piece de 24 fols chacun.
Ces deux ulceres font prefque cicatrifes & fa guézifon
très - prochaine.
9. Marie Caftellant , âgée de 26 ans, étoit atreinte
d'une quantité de fymptômes bien caractérifés
, & entr'autres de dix à douze puftules fuppurées.
Tout eft féché, & fa guérifon très prochaine.
10°. Marie Rochet , eft auffi atteinte , d'une
quantité de fymptômes , & entr'autres de plufieurs
puftules durcies. Sa guérifon cit de même trèsprochaine.
J'aurai l'honneur de vous envoyer par le premier
Courier , la confirmation de ces quatres guérifons
, & j'ai celui d'être bien fincérement
Monfieur , votre & c. NAUDINAT
Certificat de M.le Médecin de quartier , de l'Hôtel-
Dieu de Marfeille.
En qualité de Médecin de quartier actuellement
de fervice , j'attefte que les fix premiers malades
ei - deffus , font fortis , qu'ils nous ont paru
bien guéris , & que les quatre autres font en voie
de guérifon. A Marseille , le 22 Septembre 1797-
Montagnier , Médecin .
Certificat de M. Mélicy , Chirurgiengagnant mak
trife à l'Hôtel-Dieu de Marfeille.
Je, fouffigné Chirurgien gagnant maîtriſe à l'Hô
el- Dieu de Marſeille attefte avoir vifité les mala
210 MERCURE DE FRANCE.
des denoncés dans cet état , & les avoir trouvé
tous atteints des fymptômes y mentionnés , &
qu'ayant fuivi le traitement du fieur Naudinat , je
déclare qu'il ne s'eft fervi que des dragées antivénériennes
de M. Keyfer , que les fix premiers malades
font fortis guéris , & que les quatre autres
font en voie d'une heureuſe guériſon , attendu
qu'il n'ont commencé à uſer du remede , que
quelque jours après les autres . A Marseille , le 22
Septembre 1757. Melicy.
Certificat de MM. les Directeurs de l'Hôtel - Dien
de Marſeille.
Nous , Directeurs dudit Hôtel- Dieu , certifions
le contenu des deux certificats ci- deffus , & atteftons
à tous qu'il appartiendra , que ceux qui les
ont fignés , font tels qu'ils fe qualifient . En foi de
quoi , nous avons figné le prefent , & à icelui fait
appofer le fceau des armes de cet Hôpital . Fait à
Marseille , le 22 Septembre 1757. Nouvil , Orry ,
Granier , Boiffon , Daller , Arnaud , Gouffet.
Certificat de MM. les Echevins de Marſeillle.
Nous , Echevins , Confeillers du Roi , Lieutenants
Généraux de police de cette ville de Marfeille
, certifions & atteftons à tous qu'il appartiendra
, que le fieur Naudinat , Chirurgien,
éleve de M. Keyfer pour adminiftrer les dragées
antivénériennes , s'eft préfenté à nous , & nous
a requis de lui indiquer des perfonnes pauvres de
l'un & de l'autre fexe , atteintes du mal vénérien ,
pour les traiter gratis , à quoi adhéraus , & informés
de l'efficacité de ce remede , nous lui avons
affigné les dix pauvres malades dénommés dans l'état
ci-deffus , dont fix ont été parfaitement guéris
fous nos yeux , & les quatre autres font en vois
NOVEMBRE: 1757. 211
de guériſon , conformément à ce qui nous eft
porté par les certificats des fieurs Directeurs de
Î'Hôtel- Dieu , du Médecin de quartier , & du
Chirurgien gagnant maîtrife . En foi de quoi nous
avons figné les préfentes , & à icelles ,
fait appofer
le fceau & armes de la Ville , pour fervir & valoir
ce que de raifon. Fait & donné , dans l'Hôtel
de Ville de Marfeille , le 24 Septembre 1757.
Mennicard , Ricaud , Couturier , la Force.
dragées , antivéneriennes , à Marseille , à M.
Keyfer , en date du 25 Septembre 1757.
Les bontés & la protection particuliere dont il
a plu , Monfieur , à M. le Duc de Villars de
m'honorer , celles de MM . les Magiftrats &
Echevins de cette Ville , le zele & l'amour da
bien public , qui a animé MM . les Recteurs de
l'Hôtel - Dieu & de l'Hôpital , les bons offices
& l'impartialité de M. le Médecin de quartier , &
de M. le Chirurgien Gagnant maîtrife ; tout a
concouru ici , Monfieur , à faire mes épreuves
avec tout l'agrément & l'authenticité poffibles
Fo
ΣΟ
E
27
C
C
E
NOVEMBRE. 1757. 207
Point de brigue point de jaloufie aidé par
tout , & éclairé cependant , tous les fecours
m'ont été procurés. Les malades m'ont été donnés
: mes traitemens ont été fuivis , la vérité s'eft
montrée dans tout fon jour . Chacun a voulu voir,a
été fatisfait de mes épreuves , & c'eft avec le plus
grand empreffement qu'il m'a été donné , Monheur
, les certificats authentiques que j'ai l'honneur
de vous envoyer , avec le compte des dix
malades ci joints . Permettez moi de vous ajouter
en même temps , que plus ces temoignages font
flatteurs pour vous , pour votre remede & pour
moi , plus nous en devons rendre les hommages les
plus refpectueux aux illuftres protecteurs qui nous
honorent , & plus nous devons redoubler de
zele ; vous , pour m'aider de vos confeils , & me
fournir les moyens d'être de plus en plus utile à
l'humanité , & moi , pour en profiter , en confacrant
mes jours au fervice des pauvres & de tous
ceux qui auront befoin de mes fecours .
ETAT de dix malades traités à l'Hôtel- Dieu da
Marfeille , avec les dragées de M. Keyfer , fuivant
l'état conftaté par M. Montagnier , Medecin
de quartier , & M. Melicy , Chirurgien
dudit Hopital ygagnant maitrife.
1º. Jean Baptifte Neton , âgé de 10 ans , né
avec la maladie vénérienne , avoit un ulcere au
gofier , large d'environ un écu de trois livres ,
lequel avoit détruit une partie de la cloifon de la
luette & de la glande amygdale droite ; il avoit
plufieurs autres ulceres dans la bouche : cet enfant
a été parfaitement guéri .
2º. Jean Arge , âgé de 22 ans , outre plufieurs
fymptômes bien caractérisés , avoit des douleurs
4
208 MERCURE DE FRANCE.
nocturnes à prefque toutes les parties du corps,
& une entr'autres très- vive au bras droit , avec
un gonflement fur la partie latérale externe de l'avant
bras , qui empêchoit de faire aucune fonction
de fon bras depuis 3 mois. Vers le quinzieme
jour de fon traitement , ce malade fut attaqué de
la petite vérole , & il a été délivré de ces deux ma
ladies fans aucune incommodité.
3. Chriftophe Jourdan âgé de 20 ans , à la
fuite de graves fymptômes qui lui avoient paru il
y a7 à 8 mois , avoit des puftules feches au front,
une dureté confidérable & d'un pouce d'épaiffeur,
des douleurs de tête affreufes , & qui lui occafion.
noient des infomnies perpétuelles. Ce malade a été
parfaitement guéri .
4°. Catherine Canonge , âgée de 18 ans , ou
tre des fymptômes bien caractérités , avoit des
douleurs nocturnes aux extrêmités fupérieures
& inférieures : elle a été parfaitement guérie.
5. Marie Audibert , âgée de 22 ans , outre
des fymptômes bien caractérisés , avoit une ulcération
dans l'aîne , & une dureté confidérable à
une des glandes inguinales de la groffeur de
noix , elle avoit de plus des douleurs très-aigués à
la cuiffe droite. Elle a été parfaitement guérie.
6. Agnès Roche , âgée de 25 ans , avoit gagné
la maladie vénérienne , d'un enfant qu'elle
avoit nourri . Ses mammelles étoient à moitié rongées
par le virus , & elle y avoit deux chancres de
la largeur d'une piece de 24 fols chacun : elle avoit
de plus des douleurs fi aiguës , qu'elle ne pouvoit
dormir la nuit. Elle a été parfaitement guérie.
Les quatre malades qui fuivent , font encore
dans les remedes ; mais fur la fin de leurs traitemens
, & dans le meilleur état du monde.
7°. Honoré Mouton, âgé de 18 ans, eft atteint de
NOVEMBRE. 1757. 209
Tymptômes bien caractérisés à chaque côté des al
nes & autres. La fuppuration s'eft bien établie , &
fa guérifon eft très prochaine.
8. Marguerite Michel , âgée de 32 ans , à la
fuite d'un mal contidérable , fe trouve atteinte de
deux ulceres au gofier , un à chaque glande amygdale
, de la largeur d'une piece de 24 fols chacun.
Ces deux ulceres font prefque cicatrifes & fa guézifon
très - prochaine.
9. Marie Caftellant , âgée de 26 ans, étoit atreinte
d'une quantité de fymptômes bien caractérifés
, & entr'autres de dix à douze puftules fuppurées.
Tout eft féché, & fa guérifon très prochaine.
10°. Marie Rochet , eft auffi atteinte , d'une
quantité de fymptômes , & entr'autres de plufieurs
puftules durcies. Sa guérifon cit de même trèsprochaine.
J'aurai l'honneur de vous envoyer par le premier
Courier , la confirmation de ces quatres guérifons
, & j'ai celui d'être bien fincérement
Monfieur , votre & c. NAUDINAT
Certificat de M.le Médecin de quartier , de l'Hôtel-
Dieu de Marfeille.
En qualité de Médecin de quartier actuellement
de fervice , j'attefte que les fix premiers malades
ei - deffus , font fortis , qu'ils nous ont paru
bien guéris , & que les quatre autres font en voie
de guérifon. A Marseille , le 22 Septembre 1797-
Montagnier , Médecin .
Certificat de M. Mélicy , Chirurgiengagnant mak
trife à l'Hôtel-Dieu de Marfeille.
Je, fouffigné Chirurgien gagnant maîtriſe à l'Hô
el- Dieu de Marſeille attefte avoir vifité les mala
210 MERCURE DE FRANCE.
des denoncés dans cet état , & les avoir trouvé
tous atteints des fymptômes y mentionnés , &
qu'ayant fuivi le traitement du fieur Naudinat , je
déclare qu'il ne s'eft fervi que des dragées antivénériennes
de M. Keyfer , que les fix premiers malades
font fortis guéris , & que les quatre autres
font en voie d'une heureuſe guériſon , attendu
qu'il n'ont commencé à uſer du remede , que
quelque jours après les autres . A Marseille , le 22
Septembre 1757. Melicy.
Certificat de MM. les Directeurs de l'Hôtel - Dien
de Marſeille.
Nous , Directeurs dudit Hôtel- Dieu , certifions
le contenu des deux certificats ci- deffus , & atteftons
à tous qu'il appartiendra , que ceux qui les
ont fignés , font tels qu'ils fe qualifient . En foi de
quoi , nous avons figné le prefent , & à icelui fait
appofer le fceau des armes de cet Hôpital . Fait à
Marseille , le 22 Septembre 1757. Nouvil , Orry ,
Granier , Boiffon , Daller , Arnaud , Gouffet.
Certificat de MM. les Echevins de Marſeillle.
Nous , Echevins , Confeillers du Roi , Lieutenants
Généraux de police de cette ville de Marfeille
, certifions & atteftons à tous qu'il appartiendra
, que le fieur Naudinat , Chirurgien,
éleve de M. Keyfer pour adminiftrer les dragées
antivénériennes , s'eft préfenté à nous , & nous
a requis de lui indiquer des perfonnes pauvres de
l'un & de l'autre fexe , atteintes du mal vénérien ,
pour les traiter gratis , à quoi adhéraus , & informés
de l'efficacité de ce remede , nous lui avons
affigné les dix pauvres malades dénommés dans l'état
ci-deffus , dont fix ont été parfaitement guéris
fous nos yeux , & les quatre autres font en vois
NOVEMBRE: 1757. 211
de guériſon , conformément à ce qui nous eft
porté par les certificats des fieurs Directeurs de
Î'Hôtel- Dieu , du Médecin de quartier , & du
Chirurgien gagnant maîtrife . En foi de quoi nous
avons figné les préfentes , & à icelles ,
fait appofer
le fceau & armes de la Ville , pour fervir & valoir
ce que de raifon. Fait & donné , dans l'Hôtel
de Ville de Marfeille , le 24 Septembre 1757.
Mennicard , Ricaud , Couturier , la Force.
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Résumé : LETTRE de M. Naudinat, Administrateur des dragées, antivéneriennes, à Marseille, à M. Keyser, en date du 25 Septembre 1757.
Dans une lettre datée du 25 septembre 1757, M. Naudinat, administrateur des dragées antivénériennes à Marseille, informe M. Keyfer des résultats positifs des traitements effectués sur des malades atteints de la maladie vénérienne. Naudinat exprime sa gratitude envers le Duc de Villars, les magistrats et échevins de Marseille, ainsi que les recteurs de l'Hôtel-Dieu et de l'hôpital, pour leur soutien et leur collaboration. Les traitements ont été suivis avec succès, conduisant à la guérison ou à une amélioration notable des patients. L'état des dix malades traités à l'Hôtel-Dieu de Marseille, établi par M. Montagnier, médecin de quartier, et M. Melicy, chirurgien, révèle que six malades ont été parfaitement guéris. Les quatre autres sont en voie de guérison. Parmi les cas notables, Jean Baptiste Neton, âgé de 10 ans, a été guéri d'un ulcère au goitre et d'autres ulcères dans la bouche. Jean Arge, âgé de 22 ans, a été délivré de douleurs nocturnes et d'un gonflement au bras droit, tout en surmontant la petite vérole. Catherine Canonge, âgée de 18 ans, et Marie Audibert, âgée de 22 ans, ont également été parfaitement guéries de leurs symptômes. Les certificats des directeurs de l'Hôtel-Dieu, du médecin de quartier, du chirurgien, et des échevins de Marseille confirment l'efficacité des dragées antivénériennes de M. Keyfer et la guérison des malades. Naudinat conclut en exprimant son désir de continuer à servir l'humanité et de redoubler de zèle pour aider les pauvres et ceux qui ont besoin de ses soins.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 206
Lettre de M. Delaplaine, Chirurgien de M. de Thomond, écrite de Bordeaux, en date du 22 Octobre, à M. Keyser,
Début :
J'ai eu l'honneur de vous informer par mes précédentes, Monsieur, que j'avois entrepris [...]
Mots clefs :
Maladie, Soins, Dragées, Traitements, Succès, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de M. Delaplaine, Chirurgien de M. de Thomond, écrite de Bordeaux, en date du 22 Octobre, à M. Keyser,
Lettre de M. Delaplaine , Chirurgien de M.
de Thomond , écrite de Bordeaux , en date du
22 Octobre , à M. Keyfer,
>
J'ai eu l'honneur de vous informer par mes
précédentes , Monfieur , que j'avois entrepris de
traiter avec vos dragées, deux filles , dont l'état extrêmement
fâcheux étoit connu , & au fçu de
toute la Ville de Bordeaux ; qu'avant de les comcommencer
, je les avois préfentées à MM. de la
Montagne & Betbeder , Docteur en médecine
qui avoient eu la bonté de conftater avec moi l'état
cruel où ces deux malheureuſes fe trouvoient.
Sans rentrer dans les détails que je vous en ai fait ,
ni vous importuner de ceux des traitemens que j'aî
conduits , je crois n'avoir rien de mieux à faire
que de vous envoyer les certificats de Meffieurs
les Médecins ci - deffus nommés , par lefquels
Vous verrez la guérifon de ces deux filles , & le
fuccès de vos dragées entre mes mains . Ces traite
mens ont été comme publics : les filles font
trop connues dans la ville & à la Comédie , pour
que l'on puiffe révoquer leur guérifon en
doute les fuffrages n'ont point été mandiés , &
je crois pouvoir vous affurer que leur état & leur
curé n'ont pas laiffé que de faire du bruit dans
cette Ville.
de Thomond , écrite de Bordeaux , en date du
22 Octobre , à M. Keyfer,
>
J'ai eu l'honneur de vous informer par mes
précédentes , Monfieur , que j'avois entrepris de
traiter avec vos dragées, deux filles , dont l'état extrêmement
fâcheux étoit connu , & au fçu de
toute la Ville de Bordeaux ; qu'avant de les comcommencer
, je les avois préfentées à MM. de la
Montagne & Betbeder , Docteur en médecine
qui avoient eu la bonté de conftater avec moi l'état
cruel où ces deux malheureuſes fe trouvoient.
Sans rentrer dans les détails que je vous en ai fait ,
ni vous importuner de ceux des traitemens que j'aî
conduits , je crois n'avoir rien de mieux à faire
que de vous envoyer les certificats de Meffieurs
les Médecins ci - deffus nommés , par lefquels
Vous verrez la guérifon de ces deux filles , & le
fuccès de vos dragées entre mes mains . Ces traite
mens ont été comme publics : les filles font
trop connues dans la ville & à la Comédie , pour
que l'on puiffe révoquer leur guérifon en
doute les fuffrages n'ont point été mandiés , &
je crois pouvoir vous affurer que leur état & leur
curé n'ont pas laiffé que de faire du bruit dans
cette Ville.
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Résumé : Lettre de M. Delaplaine, Chirurgien de M. de Thomond, écrite de Bordeaux, en date du 22 Octobre, à M. Keyser,
M. Delaplaine, chirurgien de M. de Thomond, adresse une lettre à M. Keyfer depuis Bordeaux le 22 octobre. Il y relate le traitement de deux jeunes filles dont l'état de santé préoccupant était connu dans toute la ville. Avant de commencer le traitement, Delaplaine a présenté les patientes à MM. de la Montagne et Betbeder, docteur en médecine, qui ont confirmé leur état critique. Il ne détaille pas les traitements mais envoie les certificats médicaux attestant la guérison des deux filles grâce aux dragées de M. Keyfer. Les traitements ayant été publics, la guérison des patientes, bien connues à Bordeaux et à la Comédie, est incontestable. Leur état et leur rétablissement ont suscité une grande attention dans la ville.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7
p. 206-208
Certificat de M. de la Montagne, Docteur en médecine à Bordeaux.
Début :
Premier Malade. Je, soussigné, Docteur en Médecine, Aggregé au College [...]
Mots clefs :
Certificats, Malades, Guérison, Traitement, Symptômes, Maux, Dragées, M. Keyser
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Certificat de M. de la Montagne, Docteur en médecine à Bordeaux.
Certificat de M. de la Montagne , Docteur en médecine
à Bordeaux .
Premier Malade. Je , fouffigné , Docteur en
Médecine , Aggregé au College des Médecins de
Bordeaux , déclare avoir été appellé par M. de la
Plaine , Chirurgien de M. le Maréchal de Thomond
, Commandant en chef dans la province de
Guyenne , pour examiner une fille agée d'envi
JANVIER. 1758 . 207
ron vingt ans , qui avoit contracté depuis quatre
mois une G..... virulente , accompagnée d'un
grand nombre de puftules , & autres fymptômes
qu'on ne nommera plus. Dans cet état , elle
avoit eu recours à un Chirurgien , qui par le
moyen de quelque topiques , avoit fait difparoître
les puftules. Peu de temps après elle fut attaquée
d'un violent mal de tête , & de douleurs dans
tous les membres , qui vers le foir devenoient
plus vives , & lui ôtoient entiérement le fommeil.
Bientôt les puftules reparurent en plus grand
nombre : elles furent fuivies à l'entour de l'a ....
d'excroiffances fongueufes , en forme de champignons
très -larges , & tellement douloureufes ,
qu'elle avoit à peine la liberté de marcher . Dans
le même temps , le fond de la gorge & la cloiſon
du palais s'enflammerent , au point de rendre la
déglutition très-difficile . Plufieurs ulceres chancreux
fuccéderent à cette inflammation . L'état déplorable
de cete fille exigeoit les fecours les plus
prompts & les plus efficaces. M. de la Plaine entreprit
de les traiter avec les dragées , & felon la
méthode de M. Keyfer . Quelques jours après je
fus appellé pour être témoin des effets qu'avoit
déja produit l'ufage du remede. Le plus grand
nombre des puftules avoit difparu , les excroiffances
s'étoient fondues , l'inflammation de la
gorge étoit diffipée. Dix ou douze jours après ce
fecond examen , le fieur de la Plaine me prefenta
encore la malade , & je vis avec étonnement qu'il
ne reftoit plus aucune trace des fymptômes affreux
dont j'avois été le témoin . Au reſte , cette
fille m'a affuré n'avoir éprouvé aucun accident facheux
dans le cours du traitement de fa maladie , "
& avoir vaqué à fes différentes occupations , comme
dans le temps de la meilleure fanté. En foi de
ZoS MERCURE DE FRANCE.
quoi j'ai fouffigné le préfent certificat . A Bor
deaux le 30 Octobre 1757. Lamontagne.
Deuxieme Certificat pour la deuxieme Malade:
Je , fouffigné , déclare avoir été appellé par
M. de la Plaine , pour examiner une fille , âgée
de 17 ans , qui avoit depuis un an contracté une
maladie vénérienne des plus confidérables . Ici Pon
épargnera les noms des Symptômes dénoncés dans le
Certificat. La malade avoit de plus des douleurs
dans tous les membres , & étoit tourmentée d'un
mal de tête , dont la violence lui avoit fait pers
dre entiérement le fommeil, Le fieur de la Plaine
la mit à l'ufage des dragées antivénériennes , & la
traita felon la méthode de M. Keyfer. Environ
trois femaines après , j'ai vu la malade : elle m'a
paru parfaitement rétablie , & je n'ai rien obſervé
qui pût me faire douter de l'éfficacité merveil
leufe du remede de M. Keyfer. Cette fille n'a gardé
aucun regime , & quoique fa mifere l'empê
chât de prendre les plus légeres précautions , elle
m'a affuré n'avoir éprouvé dans tout le cours du
traitement , rien qui l'ait le moins du monde incommodée.
Les effets finguliers de ce remede
m'ont étonné , & ma furprife & mon admiration
font égales. A. Bordeaux le 20 Octobre 1757.
Lamontagne.
à Bordeaux .
Premier Malade. Je , fouffigné , Docteur en
Médecine , Aggregé au College des Médecins de
Bordeaux , déclare avoir été appellé par M. de la
Plaine , Chirurgien de M. le Maréchal de Thomond
, Commandant en chef dans la province de
Guyenne , pour examiner une fille agée d'envi
JANVIER. 1758 . 207
ron vingt ans , qui avoit contracté depuis quatre
mois une G..... virulente , accompagnée d'un
grand nombre de puftules , & autres fymptômes
qu'on ne nommera plus. Dans cet état , elle
avoit eu recours à un Chirurgien , qui par le
moyen de quelque topiques , avoit fait difparoître
les puftules. Peu de temps après elle fut attaquée
d'un violent mal de tête , & de douleurs dans
tous les membres , qui vers le foir devenoient
plus vives , & lui ôtoient entiérement le fommeil.
Bientôt les puftules reparurent en plus grand
nombre : elles furent fuivies à l'entour de l'a ....
d'excroiffances fongueufes , en forme de champignons
très -larges , & tellement douloureufes ,
qu'elle avoit à peine la liberté de marcher . Dans
le même temps , le fond de la gorge & la cloiſon
du palais s'enflammerent , au point de rendre la
déglutition très-difficile . Plufieurs ulceres chancreux
fuccéderent à cette inflammation . L'état déplorable
de cete fille exigeoit les fecours les plus
prompts & les plus efficaces. M. de la Plaine entreprit
de les traiter avec les dragées , & felon la
méthode de M. Keyfer . Quelques jours après je
fus appellé pour être témoin des effets qu'avoit
déja produit l'ufage du remede. Le plus grand
nombre des puftules avoit difparu , les excroiffances
s'étoient fondues , l'inflammation de la
gorge étoit diffipée. Dix ou douze jours après ce
fecond examen , le fieur de la Plaine me prefenta
encore la malade , & je vis avec étonnement qu'il
ne reftoit plus aucune trace des fymptômes affreux
dont j'avois été le témoin . Au reſte , cette
fille m'a affuré n'avoir éprouvé aucun accident facheux
dans le cours du traitement de fa maladie , "
& avoir vaqué à fes différentes occupations , comme
dans le temps de la meilleure fanté. En foi de
ZoS MERCURE DE FRANCE.
quoi j'ai fouffigné le préfent certificat . A Bor
deaux le 30 Octobre 1757. Lamontagne.
Deuxieme Certificat pour la deuxieme Malade:
Je , fouffigné , déclare avoir été appellé par
M. de la Plaine , pour examiner une fille , âgée
de 17 ans , qui avoit depuis un an contracté une
maladie vénérienne des plus confidérables . Ici Pon
épargnera les noms des Symptômes dénoncés dans le
Certificat. La malade avoit de plus des douleurs
dans tous les membres , & étoit tourmentée d'un
mal de tête , dont la violence lui avoit fait pers
dre entiérement le fommeil, Le fieur de la Plaine
la mit à l'ufage des dragées antivénériennes , & la
traita felon la méthode de M. Keyfer. Environ
trois femaines après , j'ai vu la malade : elle m'a
paru parfaitement rétablie , & je n'ai rien obſervé
qui pût me faire douter de l'éfficacité merveil
leufe du remede de M. Keyfer. Cette fille n'a gardé
aucun regime , & quoique fa mifere l'empê
chât de prendre les plus légeres précautions , elle
m'a affuré n'avoir éprouvé dans tout le cours du
traitement , rien qui l'ait le moins du monde incommodée.
Les effets finguliers de ce remede
m'ont étonné , & ma furprife & mon admiration
font égales. A. Bordeaux le 20 Octobre 1757.
Lamontagne.
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Résumé : Certificat de M. de la Montagne, Docteur en médecine à Bordeaux.
Le document contient deux certificats médicaux rédigés par M. de la Montagne, Docteur en médecine à Bordeaux. Le premier certificat, daté du 30 octobre 1757, concerne une fille d'environ vingt ans atteinte depuis quatre mois d'une maladie virulente avec pustules et autres symptômes. Après un traitement chirurgical, la patiente a développé des maux de tête, des douleurs dans les membres et des excroissances fongueuses douloureuses. M. de la Plaine a alors utilisé des dragées selon la méthode de M. Keyfer, améliorant rapidement l'état de la malade. En dix à douze jours, tous les symptômes avaient disparu sans effets secondaires. Le second certificat, daté du 20 octobre 1757, concerne une fille de dix-sept ans souffrant d'une maladie vénérienne depuis un an, accompagnée de douleurs et de maux de tête. M. de la Plaine a utilisé les dragées antivénériennes de M. Keyfer, et après trois semaines, la patiente était rétablie sans désagréments. M. de la Montagne exprime son admiration pour l'efficacité du remède.
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8
p. 208-210
Certificat de M. Betbeder, Professeur Royal à Bordeaux.
Début :
Je, soussigné, Professeur royal de médecine en l'université de Bordeaux, [...]
Mots clefs :
Certificats, Guérison, Maladies, Symptômes, Douleurs, Dragées, Maladie vénérienne
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texteReconnaissance textuelle : Certificat de M. Betbeder, Professeur Royal à Bordeaux.
Certificat de M. Betbeder Profeſſeur Royal à
Bordeaux.
Je , fouffigné , Profeffeur royal de médecine
en l'univerfité de Bordeaux , Médecin de l'Hôpital
de Saint André , certifie qu'ayant examiné le 12
Septembre dernier , une fille âgée de 18 ans , que
M. de la Plaine propofoit de traiter avec le remede
& fuivans la méthode de M. Keyfer , j'ai
JANVIER. 1758. 209
trouvé que cette fille avoit les plus graves fymptô
mes de la maladie vénérienne . Onfouftrait encore
ici tous les noms de ces fymptômes. Que l'ayant
interrogée fi elle n'éprouvoit pas encore d'autres
accidens , elle me dit reffentir de violentes
douleurs de tête , & dans tous les membres ,
particuliérement pendant la nuit , des infomnies
cruelles , & un grand mal de gorge . Ce qui
m'ayant fait examiner l'intérieur de la bouche ,
je vis la luette , les piliers des amygdales , & le
voile du palais confidérablement gonflés avec
exulcération dans ces parties . Que dans cet état ,
la malade paffa à l'ufage du remede de M. Keyſer,
adminiftré par M. de la Plaine , & qu'ayant été
invité une feconde fois d'examiner la malade le
18 Octobre fuivant , je vis avec plaifir que les fymp
tômes énoncés , avoient difparus , & la malade
m'affura ne point reffentir de douleurs de tête, ni
dans les membres , & qu'elle avoit recouvré le
fommeil le gonflement de la luette , du voile du
palais , & des piliers des amygdales avoit entiérement
difparu ; il ne fubfiftoit plus que quelque
petites ulcérations très-légeres aux gencives , qui
me parurent provenir d'un agacement occafionné
par le remede qui avoit pu porter à la bouche , &
qu'on avoit conduit avec autant de prudence que
de fagacité. En foi de quoi j'ai donné le préfent
certificat. A Bordeaux , le 21 Octobre 17573
Betheder , Profeſſeur royal de médecine.
Deuxieme Certificat.
Le 25 Septembre 1757 , j'examinai une fecon
de fille , âgée de 17 ans , pareillement atteinte depuis
15 mois d'une maladie vénérienne bien confirmée
& fort grave , au point même qu'elle étoit
hors d'état de marcher. L'on fupprime encore ici
210 MERCURE DE FRANCE.
tous les noms de maux déſagréables . Aux accidens
qui exiftoient lorfque je vifitai la malade , fe joignoient
de violentes douleurs de tête , & dans tous
les membres dans cet état la malade a paffé à
P'ufage du remede de M. Keyfer , adminiftré par
M. de la Plaine , Chirurgien de M. le Maréchal
de Thomond , & après trois femaines de traitement
, tous les fymptômes puftules , &c . avoient
difparus , ce que je declare très - vrai . A Bordeaux
le 21 Octobre 1757. Betbeder , Profeſſeur royal
de médecine.
Bordeaux.
Je , fouffigné , Profeffeur royal de médecine
en l'univerfité de Bordeaux , Médecin de l'Hôpital
de Saint André , certifie qu'ayant examiné le 12
Septembre dernier , une fille âgée de 18 ans , que
M. de la Plaine propofoit de traiter avec le remede
& fuivans la méthode de M. Keyfer , j'ai
JANVIER. 1758. 209
trouvé que cette fille avoit les plus graves fymptô
mes de la maladie vénérienne . Onfouftrait encore
ici tous les noms de ces fymptômes. Que l'ayant
interrogée fi elle n'éprouvoit pas encore d'autres
accidens , elle me dit reffentir de violentes
douleurs de tête , & dans tous les membres ,
particuliérement pendant la nuit , des infomnies
cruelles , & un grand mal de gorge . Ce qui
m'ayant fait examiner l'intérieur de la bouche ,
je vis la luette , les piliers des amygdales , & le
voile du palais confidérablement gonflés avec
exulcération dans ces parties . Que dans cet état ,
la malade paffa à l'ufage du remede de M. Keyſer,
adminiftré par M. de la Plaine , & qu'ayant été
invité une feconde fois d'examiner la malade le
18 Octobre fuivant , je vis avec plaifir que les fymp
tômes énoncés , avoient difparus , & la malade
m'affura ne point reffentir de douleurs de tête, ni
dans les membres , & qu'elle avoit recouvré le
fommeil le gonflement de la luette , du voile du
palais , & des piliers des amygdales avoit entiérement
difparu ; il ne fubfiftoit plus que quelque
petites ulcérations très-légeres aux gencives , qui
me parurent provenir d'un agacement occafionné
par le remede qui avoit pu porter à la bouche , &
qu'on avoit conduit avec autant de prudence que
de fagacité. En foi de quoi j'ai donné le préfent
certificat. A Bordeaux , le 21 Octobre 17573
Betheder , Profeſſeur royal de médecine.
Deuxieme Certificat.
Le 25 Septembre 1757 , j'examinai une fecon
de fille , âgée de 17 ans , pareillement atteinte depuis
15 mois d'une maladie vénérienne bien confirmée
& fort grave , au point même qu'elle étoit
hors d'état de marcher. L'on fupprime encore ici
210 MERCURE DE FRANCE.
tous les noms de maux déſagréables . Aux accidens
qui exiftoient lorfque je vifitai la malade , fe joignoient
de violentes douleurs de tête , & dans tous
les membres dans cet état la malade a paffé à
P'ufage du remede de M. Keyfer , adminiftré par
M. de la Plaine , Chirurgien de M. le Maréchal
de Thomond , & après trois femaines de traitement
, tous les fymptômes puftules , &c . avoient
difparus , ce que je declare très - vrai . A Bordeaux
le 21 Octobre 1757. Betbeder , Profeſſeur royal
de médecine.
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Résumé : Certificat de M. Betbeder, Professeur Royal à Bordeaux.
Le document contient deux certificats médicaux rédigés par M. Betbeder, Professeur Royal de médecine à l'université de Bordeaux, datés du 21 octobre 1757. Le premier certificat concerne une fille de 18 ans atteinte de la maladie vénérienne, présentant des douleurs de tête, des douleurs dans les membres, des insomnies et un mal de gorge. Un examen de la bouche révéla un gonflement de la luette, des piliers des amygdales et du voile du palais, avec des exulcérations. Après traitement avec le remède de M. Keyfer, administré par M. de la Plaine, les symptômes disparurent et la malade récupéra son sommeil. Le second certificat concerne une fille de 17 ans atteinte de la maladie vénérienne depuis 15 mois, au point qu'elle ne pouvait plus marcher. Après trois semaines de traitement avec le remède de M. Keyfer, administré par M. de la Plaine, tous les symptômes disparurent.
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9
p. 210-211
Lettre de M. Defréssiniat, Docteur en Médecine, à Limoges, écrites à M. Keyser, le 28 Octobre 1757.
Début :
C'est avec le plus grand plaisir, Monsieur, que je vous apprends que, [...]
Mots clefs :
Dragées, Malades, Remèdes, Succès, Guérison
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texteReconnaissance textuelle : Lettre de M. Defréssiniat, Docteur en Médecine, à Limoges, écrites à M. Keyser, le 28 Octobre 1757.
Lettre de M. Defréffiniat , Docteur en Médecine ,
à Limoges , écrites à M. Keyfer , le 28 Octobre
1757.
C'eft avec le plus grand plaifir , Monfieur ,
que je vous apprends que , graces à vos merveilleufes
dragées , le malade pour lequel je vous les
avois demandées , fe trouve parfaitement guéri.
C'est un homme nouveau qui ne fe reffent plus des
maux paffés , qui a pris l'embonpoint le plus parfait
, & enfin jouit d'une très-bonne fanté . Vous
pouvez me citer dans le Mercure , & dans tel
Journal qu'il vous plaira , parce que je me ferai
toujours gloire & honneur de procurer au Public
tous les fecours qu'il me fera poffible , & de lui
faire éprouver les avantages d'un remede dans
lequel je viens de voir par moi - même autant d'efficacité.
Je vous ferai très-obligé de m'en faire
paffer encore quelque boîtes , & vous exhorte à
prendre courage . L'on eft bien fort , quand on
combat avec les armes de la vérité. Jefuis , &c.
De Freffiniat , Docteur en médecine , à Limoges .
M. Keyfer avertit le Public , qu'il a encore
plus de 30 à 40 lettres , venues de toutes parts , &
à lui écrites , par les plus habiles maîtres de l'art
JANVIER, 1758. 211
dans toutes les provinces , lefquels ont fait par
eux-mêmes les expériences les plus authentiques ,
& defquels il rendra compte fucceffivement.
à Limoges , écrites à M. Keyfer , le 28 Octobre
1757.
C'eft avec le plus grand plaifir , Monfieur ,
que je vous apprends que , graces à vos merveilleufes
dragées , le malade pour lequel je vous les
avois demandées , fe trouve parfaitement guéri.
C'est un homme nouveau qui ne fe reffent plus des
maux paffés , qui a pris l'embonpoint le plus parfait
, & enfin jouit d'une très-bonne fanté . Vous
pouvez me citer dans le Mercure , & dans tel
Journal qu'il vous plaira , parce que je me ferai
toujours gloire & honneur de procurer au Public
tous les fecours qu'il me fera poffible , & de lui
faire éprouver les avantages d'un remede dans
lequel je viens de voir par moi - même autant d'efficacité.
Je vous ferai très-obligé de m'en faire
paffer encore quelque boîtes , & vous exhorte à
prendre courage . L'on eft bien fort , quand on
combat avec les armes de la vérité. Jefuis , &c.
De Freffiniat , Docteur en médecine , à Limoges .
M. Keyfer avertit le Public , qu'il a encore
plus de 30 à 40 lettres , venues de toutes parts , &
à lui écrites , par les plus habiles maîtres de l'art
JANVIER, 1758. 211
dans toutes les provinces , lefquels ont fait par
eux-mêmes les expériences les plus authentiques ,
& defquels il rendra compte fucceffivement.
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Résumé : Lettre de M. Defréssiniat, Docteur en Médecine, à Limoges, écrites à M. Keyser, le 28 Octobre 1757.
Le Docteur Defréffiniat de Limoges écrit à M. Keyfer le 28 octobre 1757 pour annoncer la guérison complète d'un patient grâce aux dragées de M. Keyfer. Le malade, désormais en parfaite santé, a retrouvé un poids idéal. Defréffiniat exprime sa satisfaction et son honneur à recommander ce remède, affirmant qu'il se fera toujours un plaisir de promouvoir les bienfaits de ce traitement. Il demande à M. Keyfer de lui envoyer d'autres boîtes de dragées et l'encourage à persévérer, soulignant la force de la vérité. En janvier 1758, M. Keyfer informe le public qu'il possède plus de 30 à 40 lettres de maîtres éminents de diverses provinces, attestant de l'efficacité des dragées après des expériences authentiques. Keyfer prévoit de rendre compte de ces témoignages successivement.
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10
p. 207-208
Expérience faite à Rheims. Lettre de M. Méric, Maitre en Chirurgie, à M. Keyser, en date du 14 Février 1758.
Début :
Je crois devoir vous faire part, Monsieur, du succès de vos dragées [...]
Mots clefs :
Dragées, Maladies vénériennes, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Expérience faite à Rheims. Lettre de M. Méric, Maitre en Chirurgie, à M. Keyser, en date du 14 Février 1758.
Expériencefaite à Rheims
Lettre de M. Méric , Maitre en Chirurgie , à M..
Keyfer , en date du
Février 1758.
14
Je crois devoir vous faire part , Monfieur , du
fuccès de vos dragées antivénériennes , dont je
viens de me fervir fur une homme d'environ quarante
ans , lequel avoit deux larges & profondes
puftules véroliques avec un gonflement confidé--
rable dans les glandes inguinales. Ce qui lui étoir
furvenu à la fuite de plufieurs g... maltraitées , &
qui a été parfaitement guéri le trente- cinquieme
jour de l'ufage de vos dragées , quoique le maladefoit
forti tous les jours pour aller à les occupa
20 MERCURE DE FRANCE.
·
tions ordinaires , excepté les jours de purgation
Le tout a été exécuté fous les yeux d'un habile
Médecin de cette Ville. Cer exemple me prouve
l'efficacité de votre remede , que j'adminiftrerai
déformais avec la plus grande confiance à tous
ceux qui feront dans le cas d'en avoir beſoin , &
qui s'adrefferont à moi. Je me flatte qu'en fuivant
exactement votre méthode & vos confeils dans les
cas particuliers , je réuffirai toujours , & me ferai
gloire de contribuer avec vous au bien de lafo
ciété. J'ai l'honneur d'être , &c. Signé , Méric.
Lettre de M. Méric , Maitre en Chirurgie , à M..
Keyfer , en date du
Février 1758.
14
Je crois devoir vous faire part , Monfieur , du
fuccès de vos dragées antivénériennes , dont je
viens de me fervir fur une homme d'environ quarante
ans , lequel avoit deux larges & profondes
puftules véroliques avec un gonflement confidé--
rable dans les glandes inguinales. Ce qui lui étoir
furvenu à la fuite de plufieurs g... maltraitées , &
qui a été parfaitement guéri le trente- cinquieme
jour de l'ufage de vos dragées , quoique le maladefoit
forti tous les jours pour aller à les occupa
20 MERCURE DE FRANCE.
·
tions ordinaires , excepté les jours de purgation
Le tout a été exécuté fous les yeux d'un habile
Médecin de cette Ville. Cer exemple me prouve
l'efficacité de votre remede , que j'adminiftrerai
déformais avec la plus grande confiance à tous
ceux qui feront dans le cas d'en avoir beſoin , &
qui s'adrefferont à moi. Je me flatte qu'en fuivant
exactement votre méthode & vos confeils dans les
cas particuliers , je réuffirai toujours , & me ferai
gloire de contribuer avec vous au bien de lafo
ciété. J'ai l'honneur d'être , &c. Signé , Méric.
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Résumé : Expérience faite à Rheims. Lettre de M. Méric, Maitre en Chirurgie, à M. Keyser, en date du 14 Février 1758.
En février 1758, M. Méric, maître en chirurgie, écrit à M. Keyfer pour partager le succès des dragées antivénériennes de ce dernier. Méric a soigné un homme d'environ quarante ans atteint de deux pustules vénériennes profondes et d'un gonflement des glandes inguinales, suite à des relations sexuelles non protégées. Après trente-cinq jours de traitement par les dragées, le patient a été guéri, malgré ses activités quotidiennes, sauf les jours de purgation. Le traitement a été supervisé par un médecin compétent de Reims. Méric confirme l'efficacité du remède et s'engage à l'utiliser pour ses futurs patients en suivant les instructions de Keyfer. Il exprime son désir de collaborer avec Keyfer pour le bien-être de la société.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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11
p. 204-211
Nouvelles épreuves faites à Toulouse, à Rennes en Bretagne, à Lyon, à Besançon & à l'Armée, sous les yeux des Magistrats, des Médecins & des Chirurgiens.
Début :
Vous recevrez, Monsieur, avec la présente, les certificats de MM. les Médecins [...]
Mots clefs :
Toulouse, M. Laboric, M. Keyser, Dragées, Maladies vénériennes, Succès, Certificats, Médecins, Chirurgiens, Guérison, Rennes, Cure, Besançon, Lyon, M. Rey, M. Dupont
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles épreuves faites à Toulouse, à Rennes en Bretagne, à Lyon, à Besançon & à l'Armée, sous les yeux des Magistrats, des Médecins & des Chirurgiens.
Nouvelles épreuves faites à Toulouse , à Rennes en:
Bretagne , à Lyon , à Besançon & à l'Armée
fous les yeux des Magifirats , des Médecins &
des Chirurgiens.
TOULOUSE.
Lettre de M. Laborie , Maître en Chirurgie à Touloufe
, à M. Keyſer , en datte du 2 Mars 1758 .
Vous recevrez , Monfieur , avec la préfente , les
certificats de MM. les Médecins & Chirurgiens ,,
de MM. les Capitouls , & de M. le Préſident de
Nupces , qui a bien voulu me donner fon atteftation
particuliere , & que fon amour pour le bien
publie & le foulagement de l'humanité a engagé
JUILLET. 1758. 201
a permettre que je traitaffe chez lui & fous fes
yeux avec vos dragées , les deux derniers de mes
malades. Je me flatte , Monfieur , que l'on ne
doutera pas de l'authenticité de ces atteftations , &
je ne puis m'empêcher de rendre ici juftice à la
vérité , & au zele impartial de mes Confreres , &
en particulier de M. Camoire , notre Lieutenant ,
lefquels, bien loin de témoigner aucune forte de
répugnance à voir les effets de votre remede , ont
été enchantés de fes fuccès prompts & certains
& m'ont donné leurs certificats avec autant de
plaifir que de fatisfaction.
Certificat de Meffieurs Sicret & Lapuyade , Maitres
en Chirurgie , à Toulouse.
Nous , Maîtres en Chirurgie de la ville de Touloufe
, certifions à qui il appartiendra , que le
fieur Laboric , notre Confrere , a traité fous nos
yeux par l'ufage des dragées de M. Keyfer , deux
malades de cette Ville , mari & femme , qui, après
avoir fubi quatre traitemens inutiles par les frictions
, avoient encore plufieurs fymptômes de v...
des douleurs nocturnes dans tous les membres ,
des excroiffances vénériennes & un ulcere au gofier
qui avoit conftamment réfifté à tous les reme
des. Nous atteftons ici avec plaifir que tous ces
fymptômes ont cédé en très- peu de temps à l'ufage
des dragées , pendant la durée duquel ces ma
lades n'ont éprouvé aucune incommodité remarquable
, qu'ils ont toujours vaqué à leurs affaires ,
& que l'un & l'autre nous ont paru bien & parfaitement
guéris . A Toulouſe , le 2 Mars 1758.
Signé , Sicret & Lapuyade.
Certificat de Meffieurs les Caritouls.
Nous , Capitouls , Gouverneurs de la ville de
Touloufe , Chefs des Nobles , Juges des caufes
206 MERCURE DE FRANCE.
civiles & criminelles , & de la police de ladite
Ville & gardiage d'icelle , à tous ceux qui ces
préfentes Lettres verront , Salut. Sçavoir faiſons ,
& atteftons que les fignatures de MM . Sicret &
Lapuyade , Chirurgiens - Jurés de cette Ville , ciappofées
, font véritables , & que foi doit y être
ajoutée en jugement & dehors. En témoins de quoi
nous avons figné ces Préfentes , fait contrefigner
par notre Secretaire Greffier , & à icelles fait appoſer
le fceau des Armes de la Ville. A Toulouſe ,
ce 22 Mars 1758. Signé , Pagés - de Suttes : Tournico,
Capitoul, Chef du Confiftoire. Par Meffieurs.
Savanier.
Certificat de Meffieurs les Médecins , & de M. le
Lieutenant de M. le Premier Chirurgien.
"
Nous , Docteurs en Médecine , le Lieutenant
de M. le premier Chirurgien du Roi , & les Maîtres
en Chirurgie fouffignés , certifions avoir vu
& vérifié l'état actuel d'un homme & d'une femme
mariés auxquels nous avons trouvés , 1º. au mari
des puftules fulfureufes au front , à la tête , à la
bouche & au meaton , des tuméfactions & plufieurs
ulceres chancreux & quantité d'autres
fymptômes très - graves . L'on fupprime ici les
mots défagréables. A la femme un anneau de
crêtes , moles , indolentes & autres fymptômes
très -confidérables . Qu'enfuite des traitemens faits
par M. Laboric , notre Confrere , avec les dragées
de M. Keyſer , nous avons revus & examinés les
malades ci- deffus ; & qu'en conféquence , nous
certifions qu'après des examens & vifites réitérées,
nous avons trouvé tous les accidens & ſymptômes
dont il eft fait mention, radicalement détruits ,
de façon qu'il n'en refte point veftige , que l'homme
& la femme jouiffent d'une fanté parfaite , &
JUILLET. 1758. 207
que pendant l'ufage des remedes de M. Keyfer ,
ils n'ont éprouvé aucune espece d'incommodité.
En foi de quoi , &c. A Toulouſe > ce 25 Mars
1758. Signé , Meynard , Ponderous , Docteurs en
Médecine ; Camoire , Fronton ,
fils , Crouzet , Cazabon , &c .
pere , Fronten
Certificat de M. le Marquis de Nupces , Préfident à
Mortier au Parlement.
9
Je, fouffigné, déclare que la nommée Segonzat
& fon mari de ma terre de Florentin , attaqués
d'une maladie fi confidérable , qu'ils avoient été
obligés de fe faire tranfporter fur une charette ,
ont été traités dans mon hôtel par M. Laboric
& qu'ils font partis en très - bonne fanté , ce qui
annonce une guériſon parfaite. En foi de quoi
j'ai figné . A Toulouſe , le 28 Mars 1758. De
Nupces , Préfident au Parlement.
Certificat de Meffieurs les Capitouls .
.
Nous , Capitouls , Gouverneurs , & c. fçavoir
faifons que les feings appofés au bas du Préfent ,
fçavoir de MM . Ponderons & Meynard , Médecins
de cette Ville ; Camoire , Fronton pere &
fils , Crouzet & Cazabon , Chirurgiens , font les
feings véritables , & que foi doit y être ajoutée.
En témoin de quoi , & c. nous avons fignés. Tournico,
Pagés , Defuttes . Par Meffieurs , Savanier.
RENNE S.
Lettre de M. Dupont , Maître en Chirurgie , Démonftrateur
Royal , à M. Keyfer , en datte da
26 Mars.
C'eft avec le plus grand plaifir , Monfieur , que
je me trouve dans le cas de pouvoir attefter l'efficacité
de vos dragées pour la cure des maladies
t
208 MERCURE DE FRANCE.
vénériennes. Lorfque vous eûtes la bonté de me
propofer votre correfpondance , j'eus l'honneur
de vous répondre que je ne pouvois l'accepter
fans m'être convaincu par mes expériences de la
fupériorité de votre méthode : vous convîntes de
ce préalable. Les trois fujets de la maladie def
quels je vous ai précédemment fait le détail fe
préfenterent , je les ai guéris. Je fuis convaincu
& en conféquence j'accepte avec autant de plaifir
que de reconnoiffance l'offre que vous m'avez
faite. Je joins ici le certificat de M. Sevoy , Docteur
en Médecine , qui a vu & fuivi ces malades.
J'ai l'honneur d'être , &c . Dupont , Démonſtra
teur Royal en Chirurgie à Rennes.
Certificat de M. Sevoy , Docteur en Médecine a
Rennes , en Bretagne.
Je fouffigné Docteur en Médecine , Aggrégé
au College des Médecins de Rennes, certifie avoir
vu & vifité Pierre Coliant , âgé de 40 ans , Jeanne
Rocher, fa femme , âgée de 35 , & fon enfant d'environ
3 ans , tous trois attaqués de maladie vénérienne
très - grave, Pon fupprime ici les détails ,
lefquels, ayant été tous trois traités par les dragées
de M. Keyfer , adminiftrés par M. Dupont , Mai
tre Chirurgien à Rennes & ayant commencé à
en prendre le 2 Janvier 1758 , j'ai vu & vifité les
mêmes perfonnes deux mois après , & les ai trouvées
fans aucun de ces fymptômes , & paroiffant
jouir d'une bonne fanté, malgré l'inclémence de
la faifon. A Rennes , ce 23 Mars 1758. Sevoy »
Médecin.
"
BESANÇON.
Lettre de M. Juffy, Maître en Chirurgie , à M.
Keyfer , en datte du 24 Mars 1758.
Je ferois bien malheureux , Monfieur , fi votre
JUILLET. 175 269
remède ayant partout les plus heureux fuccès , je
n'avois la fatisfaction de vous apprendre qu'il m'a
parfaitement réuſſi ſur un Employé attaqué de la
maladie vénérienne la plus confirmée , & fur le
nommé Luguet , Aubergifte , qui avoit lavoûte &
le voile du palais ulcéré , & qui avoit été déja
inutilement traité par les frictions. L'on fupprime
ici les détails de ces maladies dont les vilains mots
ne paroiffent pas néceffaires , mais qui étoient des
plus graves , & lefquels font parfaitement guéris.
Ce qui me prouve autentiquement la vérité que
vous m'aviez annoncée , & in'engage à donner à
votre méthode la préférence qu'elle mérite à tous
égards , ces malades ayant vaqué à leurs affaires ,
& n'ayant reffenti aucune efpèce d'incommodités .
J'ai l'honneur d'être , &c. Juffy , Maître en Chirurgie
à Befançon.
ΕΥΟΝ.
Lettre de M. Rey , Maitre en Chirurgie, à M
Keyfer , en datte du 2 Avril 1758.
Celle - ci eft , Monfieur , pour vous prévenir
que les épreuves qu'il a plu à M. le Prévôt des
Marchands & à MM. les Recteurs de l'Hôtel-
Dieu , de me faire faire de deux malades attaqués
des maladies vénériennes les plus graves , étant
achevées , & ces deux malades venant de fortir
parfaitement guéris, un de Meffieurs les Recteurs
vient d'envoyer à M. le Prévôt des Marchands ,
actuellement à Paris , les Certificats qui m'ont
été donnés par mes Confreres chargés de fuivre ces
expériences , & lefquels Certificats doivent être
préſentés à M. le Duc de Villeroy & à M. le Ma
réchal de Biron. Tous les malades dont je vous ai
parlé dans mes dernieres font -entierement guéris ,
210 MERCURE DE FRANCE.
1
n'ont éprouvé aucuns accidens , & jouiffent de la
meilleure fanté . J'en ai plufieurs nouveaux , de
l'état defquels je vous entretiendrai par le Courier
prochain. J'ai l'honneur d'être , &c. Rey , Maître
en Chirurgie à Lyon.
Nouveau Certificat de M. Garengeot , à l'occasion
de l'ufage qu'il vient de faire par lui- même des
dragées à l'Armée du Roi.
E'on n'a encore vu dans les repliques de M.
Keyfer à fes adverfaires , que deux de mès Certificats
fous l'autorité de deux Seigneurs qui exigeoient
que je fuiviffe ce Praticien dans le traitement
d'un nombre déterminé de fes malades , &
que je leur en rendiffe compte fuivant la probité
qu'ils me connoiffoient . Or j'attefte de plus aujourd'hui
que ce Chirurgien m'ayant reconnu
verfé dans le genre de maladie qui l'occupe , m'a
confié de fon remede. Me trouvant enfuite dans
une pofition où je ne pouvois traiter trois Officiers
par la méthode ordinaire ; je me fuis fervi
avec fuccès dudit remede , quoique ces Militaires
fuffent affujettis à paffer toute une campagne
dans des plaines , à n'avoir d'autre domicile que
leur tente , aux exercices de leur état qui confiftent
à monter de temps à autre des gardes , à
coucher ſouvent au bivouac , à des marches trèsfréquentes
, & à un régime peu convenable . Je
donne moins ces trois exemples pour modele ,
que pour faire connoître aux perſonnes en état
d'obferver un certain régime , d'être à portée
d'une adminiftration judicieufe & journaliere du
remede , & des acceffoires qui font quelquefois
d'une néceffité abfolue , qu'elles fe trouveront
guéries fans s'être abfentées de leurs exercices que
l'on fuppofe modérés , & fans qu'on ſe ſoit apJUILLET.
1758.
21X
२
perçu de leur incommodité ; avantage très- grand
pour plufieurs. Fait à Paris , le 17 Mars 1758.
Croiffant- de Garengeot .
Bretagne , à Lyon , à Besançon & à l'Armée
fous les yeux des Magifirats , des Médecins &
des Chirurgiens.
TOULOUSE.
Lettre de M. Laborie , Maître en Chirurgie à Touloufe
, à M. Keyſer , en datte du 2 Mars 1758 .
Vous recevrez , Monfieur , avec la préfente , les
certificats de MM. les Médecins & Chirurgiens ,,
de MM. les Capitouls , & de M. le Préſident de
Nupces , qui a bien voulu me donner fon atteftation
particuliere , & que fon amour pour le bien
publie & le foulagement de l'humanité a engagé
JUILLET. 1758. 201
a permettre que je traitaffe chez lui & fous fes
yeux avec vos dragées , les deux derniers de mes
malades. Je me flatte , Monfieur , que l'on ne
doutera pas de l'authenticité de ces atteftations , &
je ne puis m'empêcher de rendre ici juftice à la
vérité , & au zele impartial de mes Confreres , &
en particulier de M. Camoire , notre Lieutenant ,
lefquels, bien loin de témoigner aucune forte de
répugnance à voir les effets de votre remede , ont
été enchantés de fes fuccès prompts & certains
& m'ont donné leurs certificats avec autant de
plaifir que de fatisfaction.
Certificat de Meffieurs Sicret & Lapuyade , Maitres
en Chirurgie , à Toulouse.
Nous , Maîtres en Chirurgie de la ville de Touloufe
, certifions à qui il appartiendra , que le
fieur Laboric , notre Confrere , a traité fous nos
yeux par l'ufage des dragées de M. Keyfer , deux
malades de cette Ville , mari & femme , qui, après
avoir fubi quatre traitemens inutiles par les frictions
, avoient encore plufieurs fymptômes de v...
des douleurs nocturnes dans tous les membres ,
des excroiffances vénériennes & un ulcere au gofier
qui avoit conftamment réfifté à tous les reme
des. Nous atteftons ici avec plaifir que tous ces
fymptômes ont cédé en très- peu de temps à l'ufage
des dragées , pendant la durée duquel ces ma
lades n'ont éprouvé aucune incommodité remarquable
, qu'ils ont toujours vaqué à leurs affaires ,
& que l'un & l'autre nous ont paru bien & parfaitement
guéris . A Toulouſe , le 2 Mars 1758.
Signé , Sicret & Lapuyade.
Certificat de Meffieurs les Caritouls.
Nous , Capitouls , Gouverneurs de la ville de
Touloufe , Chefs des Nobles , Juges des caufes
206 MERCURE DE FRANCE.
civiles & criminelles , & de la police de ladite
Ville & gardiage d'icelle , à tous ceux qui ces
préfentes Lettres verront , Salut. Sçavoir faiſons ,
& atteftons que les fignatures de MM . Sicret &
Lapuyade , Chirurgiens - Jurés de cette Ville , ciappofées
, font véritables , & que foi doit y être
ajoutée en jugement & dehors. En témoins de quoi
nous avons figné ces Préfentes , fait contrefigner
par notre Secretaire Greffier , & à icelles fait appoſer
le fceau des Armes de la Ville. A Toulouſe ,
ce 22 Mars 1758. Signé , Pagés - de Suttes : Tournico,
Capitoul, Chef du Confiftoire. Par Meffieurs.
Savanier.
Certificat de Meffieurs les Médecins , & de M. le
Lieutenant de M. le Premier Chirurgien.
"
Nous , Docteurs en Médecine , le Lieutenant
de M. le premier Chirurgien du Roi , & les Maîtres
en Chirurgie fouffignés , certifions avoir vu
& vérifié l'état actuel d'un homme & d'une femme
mariés auxquels nous avons trouvés , 1º. au mari
des puftules fulfureufes au front , à la tête , à la
bouche & au meaton , des tuméfactions & plufieurs
ulceres chancreux & quantité d'autres
fymptômes très - graves . L'on fupprime ici les
mots défagréables. A la femme un anneau de
crêtes , moles , indolentes & autres fymptômes
très -confidérables . Qu'enfuite des traitemens faits
par M. Laboric , notre Confrere , avec les dragées
de M. Keyſer , nous avons revus & examinés les
malades ci- deffus ; & qu'en conféquence , nous
certifions qu'après des examens & vifites réitérées,
nous avons trouvé tous les accidens & ſymptômes
dont il eft fait mention, radicalement détruits ,
de façon qu'il n'en refte point veftige , que l'homme
& la femme jouiffent d'une fanté parfaite , &
JUILLET. 1758. 207
que pendant l'ufage des remedes de M. Keyfer ,
ils n'ont éprouvé aucune espece d'incommodité.
En foi de quoi , &c. A Toulouſe > ce 25 Mars
1758. Signé , Meynard , Ponderous , Docteurs en
Médecine ; Camoire , Fronton ,
fils , Crouzet , Cazabon , &c .
pere , Fronten
Certificat de M. le Marquis de Nupces , Préfident à
Mortier au Parlement.
9
Je, fouffigné, déclare que la nommée Segonzat
& fon mari de ma terre de Florentin , attaqués
d'une maladie fi confidérable , qu'ils avoient été
obligés de fe faire tranfporter fur une charette ,
ont été traités dans mon hôtel par M. Laboric
& qu'ils font partis en très - bonne fanté , ce qui
annonce une guériſon parfaite. En foi de quoi
j'ai figné . A Toulouſe , le 28 Mars 1758. De
Nupces , Préfident au Parlement.
Certificat de Meffieurs les Capitouls .
.
Nous , Capitouls , Gouverneurs , & c. fçavoir
faifons que les feings appofés au bas du Préfent ,
fçavoir de MM . Ponderons & Meynard , Médecins
de cette Ville ; Camoire , Fronton pere &
fils , Crouzet & Cazabon , Chirurgiens , font les
feings véritables , & que foi doit y être ajoutée.
En témoin de quoi , & c. nous avons fignés. Tournico,
Pagés , Defuttes . Par Meffieurs , Savanier.
RENNE S.
Lettre de M. Dupont , Maître en Chirurgie , Démonftrateur
Royal , à M. Keyfer , en datte da
26 Mars.
C'eft avec le plus grand plaifir , Monfieur , que
je me trouve dans le cas de pouvoir attefter l'efficacité
de vos dragées pour la cure des maladies
t
208 MERCURE DE FRANCE.
vénériennes. Lorfque vous eûtes la bonté de me
propofer votre correfpondance , j'eus l'honneur
de vous répondre que je ne pouvois l'accepter
fans m'être convaincu par mes expériences de la
fupériorité de votre méthode : vous convîntes de
ce préalable. Les trois fujets de la maladie def
quels je vous ai précédemment fait le détail fe
préfenterent , je les ai guéris. Je fuis convaincu
& en conféquence j'accepte avec autant de plaifir
que de reconnoiffance l'offre que vous m'avez
faite. Je joins ici le certificat de M. Sevoy , Docteur
en Médecine , qui a vu & fuivi ces malades.
J'ai l'honneur d'être , &c . Dupont , Démonſtra
teur Royal en Chirurgie à Rennes.
Certificat de M. Sevoy , Docteur en Médecine a
Rennes , en Bretagne.
Je fouffigné Docteur en Médecine , Aggrégé
au College des Médecins de Rennes, certifie avoir
vu & vifité Pierre Coliant , âgé de 40 ans , Jeanne
Rocher, fa femme , âgée de 35 , & fon enfant d'environ
3 ans , tous trois attaqués de maladie vénérienne
très - grave, Pon fupprime ici les détails ,
lefquels, ayant été tous trois traités par les dragées
de M. Keyfer , adminiftrés par M. Dupont , Mai
tre Chirurgien à Rennes & ayant commencé à
en prendre le 2 Janvier 1758 , j'ai vu & vifité les
mêmes perfonnes deux mois après , & les ai trouvées
fans aucun de ces fymptômes , & paroiffant
jouir d'une bonne fanté, malgré l'inclémence de
la faifon. A Rennes , ce 23 Mars 1758. Sevoy »
Médecin.
"
BESANÇON.
Lettre de M. Juffy, Maître en Chirurgie , à M.
Keyfer , en datte du 24 Mars 1758.
Je ferois bien malheureux , Monfieur , fi votre
JUILLET. 175 269
remède ayant partout les plus heureux fuccès , je
n'avois la fatisfaction de vous apprendre qu'il m'a
parfaitement réuſſi ſur un Employé attaqué de la
maladie vénérienne la plus confirmée , & fur le
nommé Luguet , Aubergifte , qui avoit lavoûte &
le voile du palais ulcéré , & qui avoit été déja
inutilement traité par les frictions. L'on fupprime
ici les détails de ces maladies dont les vilains mots
ne paroiffent pas néceffaires , mais qui étoient des
plus graves , & lefquels font parfaitement guéris.
Ce qui me prouve autentiquement la vérité que
vous m'aviez annoncée , & in'engage à donner à
votre méthode la préférence qu'elle mérite à tous
égards , ces malades ayant vaqué à leurs affaires ,
& n'ayant reffenti aucune efpèce d'incommodités .
J'ai l'honneur d'être , &c. Juffy , Maître en Chirurgie
à Befançon.
ΕΥΟΝ.
Lettre de M. Rey , Maitre en Chirurgie, à M
Keyfer , en datte du 2 Avril 1758.
Celle - ci eft , Monfieur , pour vous prévenir
que les épreuves qu'il a plu à M. le Prévôt des
Marchands & à MM. les Recteurs de l'Hôtel-
Dieu , de me faire faire de deux malades attaqués
des maladies vénériennes les plus graves , étant
achevées , & ces deux malades venant de fortir
parfaitement guéris, un de Meffieurs les Recteurs
vient d'envoyer à M. le Prévôt des Marchands ,
actuellement à Paris , les Certificats qui m'ont
été donnés par mes Confreres chargés de fuivre ces
expériences , & lefquels Certificats doivent être
préſentés à M. le Duc de Villeroy & à M. le Ma
réchal de Biron. Tous les malades dont je vous ai
parlé dans mes dernieres font -entierement guéris ,
210 MERCURE DE FRANCE.
1
n'ont éprouvé aucuns accidens , & jouiffent de la
meilleure fanté . J'en ai plufieurs nouveaux , de
l'état defquels je vous entretiendrai par le Courier
prochain. J'ai l'honneur d'être , &c. Rey , Maître
en Chirurgie à Lyon.
Nouveau Certificat de M. Garengeot , à l'occasion
de l'ufage qu'il vient de faire par lui- même des
dragées à l'Armée du Roi.
E'on n'a encore vu dans les repliques de M.
Keyfer à fes adverfaires , que deux de mès Certificats
fous l'autorité de deux Seigneurs qui exigeoient
que je fuiviffe ce Praticien dans le traitement
d'un nombre déterminé de fes malades , &
que je leur en rendiffe compte fuivant la probité
qu'ils me connoiffoient . Or j'attefte de plus aujourd'hui
que ce Chirurgien m'ayant reconnu
verfé dans le genre de maladie qui l'occupe , m'a
confié de fon remede. Me trouvant enfuite dans
une pofition où je ne pouvois traiter trois Officiers
par la méthode ordinaire ; je me fuis fervi
avec fuccès dudit remede , quoique ces Militaires
fuffent affujettis à paffer toute une campagne
dans des plaines , à n'avoir d'autre domicile que
leur tente , aux exercices de leur état qui confiftent
à monter de temps à autre des gardes , à
coucher ſouvent au bivouac , à des marches trèsfréquentes
, & à un régime peu convenable . Je
donne moins ces trois exemples pour modele ,
que pour faire connoître aux perſonnes en état
d'obferver un certain régime , d'être à portée
d'une adminiftration judicieufe & journaliere du
remede , & des acceffoires qui font quelquefois
d'une néceffité abfolue , qu'elles fe trouveront
guéries fans s'être abfentées de leurs exercices que
l'on fuppofe modérés , & fans qu'on ſe ſoit apJUILLET.
1758.
21X
२
perçu de leur incommodité ; avantage très- grand
pour plufieurs. Fait à Paris , le 17 Mars 1758.
Croiffant- de Garengeot .
Fermer
Résumé : Nouvelles épreuves faites à Toulouse, à Rennes en Bretagne, à Lyon, à Besançon & à l'Armée, sous les yeux des Magistrats, des Médecins & des Chirurgiens.
En 1758, plusieurs villes françaises ont mené des épreuves et certifications pour évaluer l'efficacité des dragées de M. Keyser dans le traitement des maladies vénériennes. À Toulouse, M. Laborie, maître en chirurgie, a traité deux malades sous la supervision de médecins et chirurgiens. Ces derniers ont attesté de la guérison rapide et sans inconvénients des patients. Les Capitouls, les médecins, et M. le Président de Nupces ont confirmé l'authenticité de ces témoignages. À Rennes, M. Dupont et M. Sevoy ont certifié la guérison de trois patients grâce aux dragées de M. Keyser. À Besançon, M. Juffy a rapporté le succès du traitement sur un employé et un aubergiste. À Lyon, M. Rey a informé de la guérison de deux malades sous la supervision de M. le Prévôt des Marchands et des Recteurs de l'Hôtel-Dieu. Enfin, M. Garengeot a attesté de l'efficacité du remède sur trois officiers de l'armée, malgré les conditions difficiles de la campagne militaire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12
p. 211-214
Cure particuliere & de remarque.
Début :
Le sieur Keyser entreprit l'an passé M. de ***, dans l'état du monde le plus [...]
Mots clefs :
Maladie, Douleurs, M. Keyser, Traitement, Guérison, Médecins, Échange épistolaire, Remèdes, Frictions, Dragées
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Cure particuliere & de remarque.
Cure particuliere && de remarque .
Le fieur Keyfer entreprit l'an paffé M. de ***,
dans l'état du monde le plus cruel & fans reffource
, ayant été manqué plufieurs fois , & les frictions
ne pouvant plus lui procurer aucun foulagement.
Avant de l'entreprendre , M Keyfer pria
ce malade de faire faire des confultations authentiques
, lefquelles furent faites par les plus habiles
perfonnes de l'Art en Médecine & en Chirurgie.
M. Keyfer ne pouvant s'étendre plus particuliérement
là- deffus , laiffe ces Meffieurs , qui font extrêmement
au fait , maîtres de juger, en fe rappellant
ce dont il eft queftion . Il entreprit donc ce
malade après leurs confultations , le guérit , &
pria de nouveau fon malade de rappeller après la
guérifon les mêmes perfonnes qui avoient affifté
à la premiere confultation ; ce qui fut exécuté ,
& où plufieurs d'entr'eux marquerent un grand
étonnement. Or comme cette cure a fait tenir
beaucoup de propos , & que les ennemis du ficut
Keyfer , toujours plus animés & plus jaloux que
212 MERCURE DE FRANCE:
jamais , ont ofé répandre danse Public , que non
feulement il l'avoit manque , ais même que ce
malade avoit été obligé de repaffer par les remedes
depuis le traitement du fieur Keyſer ; pour
prouver la nouvelle fauffeté de ces imputations ,
toujours démenties avec autant de vérité que d'authenticité,
le fieur Keyfer va rapporter une Lettre
d'un Maître en Chirurgie de Paris , écrite à fon
malade actuellement à l'armée du Roi , & la Réponſe
dudit malade à ladite Lettre ; ces deux pieces
lui ayant été envoyées par le malade lui -même ,
homme de confidération , & qui s'eft fait un plaifir
d'avertir dans la minute le fieur Keyfer des
queftions qu'on avoit ofé lui faire fur fon état.
Lettre d'un Maître en Chirurgie de Paris , à M.
de *** , à l'Armée de Clermont , en date du 12
Mai 1758.
Monfieur , pour des raifons de la derniere conféquence
, je vous prie en grace de m'écrire let
plutôt que vous pourrez l'état au jufte de votre
fanté , & s'il eft vrai que depuis le traitement que
vous a fait M. Keyler , vous avez été obligé de
paffer par les grands remedes ; c'eft une chofe
très-intéreffante à fçavoir pour moi , voulant fçavoir
au jufte l'état des malades après un temps de
traitement écoulé. Je me flatte que vous ne me
refuferez pas la grace que je vous demande , & j'ai
l'honneur d'être , &c. A Paris , le 12 Mai 1758.
Réponse de M. *** , au Maître en Chirurgie , Auteur
de la Lettre ci deffus.
Monfieur , rien ne m'eft plus aifé que de fatisfaire
à ce que vous paroiffez defirer de moi . L'on
vous en a très-fort impofé , lorfque l'on vous a
que j'avois été obligé de paffer par les remedesdepuis
que j'ai forti des mains de M. Keyfer. Bien
Koin de-là , ma ſanté a toujours été de mieux en
dit
JUI LET . 1758. 213
mieux , malgré l ue d'un long voyage que
j'ai été obligé de à cheval pour joindre mon
Corps. Depuis mon arrivée ici , j'aurai l'honneur
de vous dire, Monfieur, que je ne me fuis gêné en
rien. Je chaffe , je bois , je mange , & je fais mon
ſervice comme fi je n'avois jamais éte incommodé,
Voilà , Monfieur , la vérité pure , & je puis vous
certifier que je dirai à toute la terre que je dois la
vie à M. Keyfer , & non à d'autres , ayant été
manqué par plufieurs. J'ai l'honneur d'être , &c.
A l'Armée de Clermont , Mars 1758. ƉE ***¿
M. Keyfer ne chercheroit affurément pas
s'appuyer de faits fi authentiques ni à en triompher
, fi la malice des propos que l'on invente
chaque jour ne l'y forçoit ; il en eft encore aux➡
quels il croit devoir donner ici un démenti public
Ces propos font qu'il donne des frictions à fes
malades , & que c'eft précisément ce moyen qui lui
fait opérer les cures qu'il cite. A cela M. Keyfer
répond encore comme à la derniere reffource de
fes Adverfaires , que c'eft une fauffeté d'autant
plus grande , qu'il n'en a jamais donné une feule s
qu'il en eft bien éloigné , & qu'il leur défie de
lui citer qui que ce foit qui ofe dire qu'il lui en
ait donné. Ce font là des faits , & ces Meffieurs
peuvent actuellement chercher s'ils en trouveront
Il leur ajoutera encore que ces fortes d'imputa
tions font d'autant plus maladroites , qu'actuel
lement il eft aifé de fçavoir par la multiplicité de
fes Correfpondans , fi le remede a befoin de fric
tions pour guérir , &fi quelqu'un dans la Province
les a employées avec fes dragées. D'autres pour
effrayer le Public , & l'éloigner de ce remede , font
courir le bruit qu'il lui eft mort plufieurs malades
entre les mains. Fauffeté d'autant plus grande
qu'il ne lui en eft pas mort encore un feul , & il
214 MERCURE DE FRANCE.
les défie pareillement de l
foit , riche , pauvre , ou fol
malheureux fort par fes remedes.
Le fieur Keyfer entreprit l'an paffé M. de ***,
dans l'état du monde le plus cruel & fans reffource
, ayant été manqué plufieurs fois , & les frictions
ne pouvant plus lui procurer aucun foulagement.
Avant de l'entreprendre , M Keyfer pria
ce malade de faire faire des confultations authentiques
, lefquelles furent faites par les plus habiles
perfonnes de l'Art en Médecine & en Chirurgie.
M. Keyfer ne pouvant s'étendre plus particuliérement
là- deffus , laiffe ces Meffieurs , qui font extrêmement
au fait , maîtres de juger, en fe rappellant
ce dont il eft queftion . Il entreprit donc ce
malade après leurs confultations , le guérit , &
pria de nouveau fon malade de rappeller après la
guérifon les mêmes perfonnes qui avoient affifté
à la premiere confultation ; ce qui fut exécuté ,
& où plufieurs d'entr'eux marquerent un grand
étonnement. Or comme cette cure a fait tenir
beaucoup de propos , & que les ennemis du ficut
Keyfer , toujours plus animés & plus jaloux que
212 MERCURE DE FRANCE:
jamais , ont ofé répandre danse Public , que non
feulement il l'avoit manque , ais même que ce
malade avoit été obligé de repaffer par les remedes
depuis le traitement du fieur Keyſer ; pour
prouver la nouvelle fauffeté de ces imputations ,
toujours démenties avec autant de vérité que d'authenticité,
le fieur Keyfer va rapporter une Lettre
d'un Maître en Chirurgie de Paris , écrite à fon
malade actuellement à l'armée du Roi , & la Réponſe
dudit malade à ladite Lettre ; ces deux pieces
lui ayant été envoyées par le malade lui -même ,
homme de confidération , & qui s'eft fait un plaifir
d'avertir dans la minute le fieur Keyfer des
queftions qu'on avoit ofé lui faire fur fon état.
Lettre d'un Maître en Chirurgie de Paris , à M.
de *** , à l'Armée de Clermont , en date du 12
Mai 1758.
Monfieur , pour des raifons de la derniere conféquence
, je vous prie en grace de m'écrire let
plutôt que vous pourrez l'état au jufte de votre
fanté , & s'il eft vrai que depuis le traitement que
vous a fait M. Keyler , vous avez été obligé de
paffer par les grands remedes ; c'eft une chofe
très-intéreffante à fçavoir pour moi , voulant fçavoir
au jufte l'état des malades après un temps de
traitement écoulé. Je me flatte que vous ne me
refuferez pas la grace que je vous demande , & j'ai
l'honneur d'être , &c. A Paris , le 12 Mai 1758.
Réponse de M. *** , au Maître en Chirurgie , Auteur
de la Lettre ci deffus.
Monfieur , rien ne m'eft plus aifé que de fatisfaire
à ce que vous paroiffez defirer de moi . L'on
vous en a très-fort impofé , lorfque l'on vous a
que j'avois été obligé de paffer par les remedesdepuis
que j'ai forti des mains de M. Keyfer. Bien
Koin de-là , ma ſanté a toujours été de mieux en
dit
JUI LET . 1758. 213
mieux , malgré l ue d'un long voyage que
j'ai été obligé de à cheval pour joindre mon
Corps. Depuis mon arrivée ici , j'aurai l'honneur
de vous dire, Monfieur, que je ne me fuis gêné en
rien. Je chaffe , je bois , je mange , & je fais mon
ſervice comme fi je n'avois jamais éte incommodé,
Voilà , Monfieur , la vérité pure , & je puis vous
certifier que je dirai à toute la terre que je dois la
vie à M. Keyfer , & non à d'autres , ayant été
manqué par plufieurs. J'ai l'honneur d'être , &c.
A l'Armée de Clermont , Mars 1758. ƉE ***¿
M. Keyfer ne chercheroit affurément pas
s'appuyer de faits fi authentiques ni à en triompher
, fi la malice des propos que l'on invente
chaque jour ne l'y forçoit ; il en eft encore aux➡
quels il croit devoir donner ici un démenti public
Ces propos font qu'il donne des frictions à fes
malades , & que c'eft précisément ce moyen qui lui
fait opérer les cures qu'il cite. A cela M. Keyfer
répond encore comme à la derniere reffource de
fes Adverfaires , que c'eft une fauffeté d'autant
plus grande , qu'il n'en a jamais donné une feule s
qu'il en eft bien éloigné , & qu'il leur défie de
lui citer qui que ce foit qui ofe dire qu'il lui en
ait donné. Ce font là des faits , & ces Meffieurs
peuvent actuellement chercher s'ils en trouveront
Il leur ajoutera encore que ces fortes d'imputa
tions font d'autant plus maladroites , qu'actuel
lement il eft aifé de fçavoir par la multiplicité de
fes Correfpondans , fi le remede a befoin de fric
tions pour guérir , &fi quelqu'un dans la Province
les a employées avec fes dragées. D'autres pour
effrayer le Public , & l'éloigner de ce remede , font
courir le bruit qu'il lui eft mort plufieurs malades
entre les mains. Fauffeté d'autant plus grande
qu'il ne lui en eft pas mort encore un feul , & il
214 MERCURE DE FRANCE.
les défie pareillement de l
foit , riche , pauvre , ou fol
malheureux fort par fes remedes.
Fermer
Résumé : Cure particuliere & de remarque.
Le texte décrit la guérison de M. de *** par M. Keyfer, après l'échec de divers traitements et frictions. Avant de procéder, M. Keyfer a consulté des médecins et chirurgiens compétents. Suite à la guérison, ces professionnels ont exprimé leur surprise. Face aux rumeurs affirmant que M. Keyfer aurait échoué ou aurait eu besoin de remèdes supplémentaires, ce dernier présente une lettre d'un maître en chirurgie de Paris et la réponse de M. ***, confirmant sa bonne santé et attribuant sa guérison à M. Keyfer. Le texte réfute également les fausses accusations portées contre M. Keyfer, notamment celle de donner des frictions ou de causer la mort de patients. Ces allégations sont qualifiées d'infondées, et M. Keyfer défie ses détracteurs de prouver le contraire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
13
p. 207-211
Suite des Expériences continuelles dans les diverses Villes & Provinces du Royaume, entr'autres à Grenoble, Dijon & Saint-Malo.
Début :
J'ai tardé, Monsieur, jusqu'à présent à avoir l'honneur de vous écrire pour vous faire part [...]
Mots clefs :
Grenoble, Docteur, Remèdes, Symptômes, Guérison, Dragées, M. Keyser, Dijon, Maître en Chirurgie, Satisfaction, Pustules, Douleurs, Certificats
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suite des Expériences continuelles dans les diverses Villes & Provinces du Royaume, entr'autres à Grenoble, Dijon & Saint-Malo.
Suite des Expériences continuelles dans les diverſes
Villes & Provinces du Royaume , entr'autres à
Grenoble , Dijon & Saint- Malo.
د
GRENOBLE.
Lettre de M. Marmion , Docteur Aggrégé à la
Faculté de Médecine du Dauphiné , à M. Keyfer,
en datte du 2 Août 1758 .
J'ai tardé , Monfieur , juſqu'à préſent à avoir
P'honneur de vous écrire pour vous faire part du
ſuccès de vos dragées pour le traitement des maladies
vénériennes , parce que je voulois finir plufieurs
épreuves que j'en ai faites , & qui ont répondu
à votre attente. Je crois avoir eu celui déja
108 MERCURE DE FRANCE.
de vous marquer quej'avois fait adminiſtrer votre
remede fur deux pauvres attaqués de ſymptômes
formidables , qui ſont très-bien guéris. Depuis ce
remps , je l'ai employé avec le même ſuccès fur
nombre de perſonnes. Je puis donc maintenant
affurer que votre méthode a des avantages , & que
conduite avec la bonne adminiſtration que vous
indiquez , elle guérit parfaitement ſans les défagrémens
des ſalivations fongueuſes , qui ſont ſuivies
d'événemens ſi fâcheux.
Le traitement par vos dragées , plus doux &
plus aiſé , mérite certainement la préférence fur
les frictions mercurielles. C'eſt l'opinion quej'ai,
Monfieur , ſur votre remede que je me ferai un
plaifir de faire adminiſtrer quand Poccaſion s'en
préſentera, pour contribuer avec vous , autant
qu'il me fera poſſible , au bien public. J'ai l'hon
neur d'être , &c. Signé , Marmion , Médecin de
l'hôpital du Roi , à Grenoble.
DIJON.
Lettre deM. Maret Maitre en Chirurgie de l'Académie
des Sciences & Belles - Lettres de Dijon ,
Chirurgien de l'Hôpital général , & celui des
Filles de Sainte Anne , à M. Keyſer , en date du
13 Juillet 1758 .
J'ai eu la fatisfaction , Monfieur , de traiter le
mois dernier , avec vos dragées , dans notre hôpital
général , de l'agrément de Meſſieurs nos Directeurs
, une femme de ſoldat âgée de 25 ans , attaquée
de maladie vénérienne. Sa tête étoit couverte
de puftules dans un état de ſuppuration putride.
L'on en voyoit de très-groffes ſur les ailes
du nez , les commiſſures des levres & le menton.
Quelques-unes plus petites étoient répandues fur
OCTOBRE. 1758. 201
lecol, les épaules & les bras : elles étoient accom
pagnées d'infomnies & de douleurs nocturnes dans
les membres , & elles avoient été précédées par
d'autres maladies , fruit ordinaire de l'incontinence.
Tous ſes ſymptômes , dix jours après l'uſage
de vos dragées , diminuerent ; le ſommeil revint ,
les douleurs cefferent , les pustules ſe deſſecherent
; enfin , en ſuivant le traitement que vous
preſcrivez , la malade fut parfaitement guérie , environ
quarante jours après fon entrée dans Phopital.
Četre femme , très-contente de la maniere
douce dont elle avoit été traitée , en alla témoigner
ſa reconnoiſſance à M. Marlot , notre Maire ,
qui a bien voulu donner une atteſtation de l'étar
où il la trouvée , & légaliſer les certificats de
deux de mes confreres qui ont vu la malade devant
&après le traitement. Je vous envoie ces trois
pieces juſtificatives , qui , ainſi qu'une multitude
de pareilles que vous recevez de toutes parts , doivent
conſtater de plus en plus l'excellence de votre
remede. Recevez mes remercimens , Monfieur ,
de ce que vous m'avez donné les moyens de reconnoître
par moi- même l'efficacité de votre remede.
J'ai l'honneur d'être , &c. Signé , Maret
de l'Académie des Seiences & Belles-Lettres de
Dijon.
1
Certificat de M. Marlot , Maire de Dijon.
Nous , Vicomte , Mayeur , Prevôt & Lieutenant-
général de Police de la ville de Dijon , &
l'un des Préſidens du bureau d'adminiſtration de
Phôpital de ladite ville , atteſtons que le ſieur
Maret l'aîné , Maître en Chirurgie , & Chirurgien
dudit hôpital , y a traité avec les dragées deM.
Keyſer , une femme attaquéede la maladie vénérienne
, & qu'après fix ſemaines ou environ , il
216 MERCURE DE FRANCE .
nous l'a repréſentée dans un état qui nous a fait
juger qu'elle étoit guétie ; & l'ayant interrogée ,
elle nous a dit ne plus reſſentir aucunes douleurs ,
&n'avoir plus aucuns des fymptômes du mal dont
elle étoit incommodée . Fait à Dijon , le 13 Juillet
1758. Signé , Marlot.
Certificat de M. Enaux , Maître en Chirurgie
àDijon.
Je, ſouſſigné , Maître en Chirurgie de la villede
Dijon , certifie avoir vu pendant le mois de Mars
de la préfente année , une femme au grand hôpital
de Dijon , ayant des pustules à la tête ,&
des douleurs nocturnes dans les membres , laquelle
M. Maret , Chirurgien dudit hôpital , m'a
dit devoir traiter avec les dragées de M. Keyfer',
& qu'après leur uſage pendant trente - cinq ou
quarante jours , j'ai revu la femme qui m'a dit
ne reffentir aucunes_douleurs , ſes puſtules étant
effacées ſans l'uſage d'aucun topique. Fait à Dijon,
ce 10 Juillet 1758. Signé , Enaux.
Certificat de M. Hoin , l'un des deux Chirurgiens
de l'Hôpital de Dijon.
Je , ſouſſigné , l'un des deux Chirurgiens alternes
de l'hôpital de Dijon , certifie qu'étant en exercice
audit hôpital dans le cours du mois deMars
dernier , j'y ai vu une femme qui ſe plaignoit de
douleurs nocturnes ,& dont la tête étoit couverte
de puſtules dans un état de ſuppuration putride;
que ces accidens me parurent dépendre d'un virus
vénérien; qu'en ayant fait avertir M. Maret mon
collegue audit hôpital , qui m'avoit témoigné le
-déſir qu'il avoit d'éprouver un remede contre les
maladies vénériennes , je lui ai cédé le traitement
de cette femme, quoiqu'il ne dût entrer en exer
OCTOBRE. 1738 .
cice audit hôpital , que le premier jour du mois
ſuivant ; que M. Maret m'a dit depuis , qu'il en
treprenoit la guériſon de cette malade par l'uſagedes
dragées de M. Keyſer ; qu'environ deux
mois après , il m'a fait revoir la même femme
dont les pustules étoient abſolument deſſéchées ,
&qui m'aſſura qu'elle jouiſſoit d'une très-bonne
fanté ,& en avoit toutes les apparences. Fait à
Dijon , ce 10 Juillet 1758. Signé , Hoin.
Nous , Vicomte , Mayeur & Lieutenant-général
de Police de la ville de Dijon , atteſtons que
la fignature ci-deſſus , eſt celle du ſieur Hoin ,
Maître en Chirurgie en cette ville , & l'un des
Chirurgiens de l'hôpital général de ladite ville.
Fait àDijon le 13 Juillet 1758. Signé , Marlot.
Villes & Provinces du Royaume , entr'autres à
Grenoble , Dijon & Saint- Malo.
د
GRENOBLE.
Lettre de M. Marmion , Docteur Aggrégé à la
Faculté de Médecine du Dauphiné , à M. Keyfer,
en datte du 2 Août 1758 .
J'ai tardé , Monfieur , juſqu'à préſent à avoir
P'honneur de vous écrire pour vous faire part du
ſuccès de vos dragées pour le traitement des maladies
vénériennes , parce que je voulois finir plufieurs
épreuves que j'en ai faites , & qui ont répondu
à votre attente. Je crois avoir eu celui déja
108 MERCURE DE FRANCE.
de vous marquer quej'avois fait adminiſtrer votre
remede fur deux pauvres attaqués de ſymptômes
formidables , qui ſont très-bien guéris. Depuis ce
remps , je l'ai employé avec le même ſuccès fur
nombre de perſonnes. Je puis donc maintenant
affurer que votre méthode a des avantages , & que
conduite avec la bonne adminiſtration que vous
indiquez , elle guérit parfaitement ſans les défagrémens
des ſalivations fongueuſes , qui ſont ſuivies
d'événemens ſi fâcheux.
Le traitement par vos dragées , plus doux &
plus aiſé , mérite certainement la préférence fur
les frictions mercurielles. C'eſt l'opinion quej'ai,
Monfieur , ſur votre remede que je me ferai un
plaifir de faire adminiſtrer quand Poccaſion s'en
préſentera, pour contribuer avec vous , autant
qu'il me fera poſſible , au bien public. J'ai l'hon
neur d'être , &c. Signé , Marmion , Médecin de
l'hôpital du Roi , à Grenoble.
DIJON.
Lettre deM. Maret Maitre en Chirurgie de l'Académie
des Sciences & Belles - Lettres de Dijon ,
Chirurgien de l'Hôpital général , & celui des
Filles de Sainte Anne , à M. Keyſer , en date du
13 Juillet 1758 .
J'ai eu la fatisfaction , Monfieur , de traiter le
mois dernier , avec vos dragées , dans notre hôpital
général , de l'agrément de Meſſieurs nos Directeurs
, une femme de ſoldat âgée de 25 ans , attaquée
de maladie vénérienne. Sa tête étoit couverte
de puftules dans un état de ſuppuration putride.
L'on en voyoit de très-groffes ſur les ailes
du nez , les commiſſures des levres & le menton.
Quelques-unes plus petites étoient répandues fur
OCTOBRE. 1758. 201
lecol, les épaules & les bras : elles étoient accom
pagnées d'infomnies & de douleurs nocturnes dans
les membres , & elles avoient été précédées par
d'autres maladies , fruit ordinaire de l'incontinence.
Tous ſes ſymptômes , dix jours après l'uſage
de vos dragées , diminuerent ; le ſommeil revint ,
les douleurs cefferent , les pustules ſe deſſecherent
; enfin , en ſuivant le traitement que vous
preſcrivez , la malade fut parfaitement guérie , environ
quarante jours après fon entrée dans Phopital.
Četre femme , très-contente de la maniere
douce dont elle avoit été traitée , en alla témoigner
ſa reconnoiſſance à M. Marlot , notre Maire ,
qui a bien voulu donner une atteſtation de l'étar
où il la trouvée , & légaliſer les certificats de
deux de mes confreres qui ont vu la malade devant
&après le traitement. Je vous envoie ces trois
pieces juſtificatives , qui , ainſi qu'une multitude
de pareilles que vous recevez de toutes parts , doivent
conſtater de plus en plus l'excellence de votre
remede. Recevez mes remercimens , Monfieur ,
de ce que vous m'avez donné les moyens de reconnoître
par moi- même l'efficacité de votre remede.
J'ai l'honneur d'être , &c. Signé , Maret
de l'Académie des Seiences & Belles-Lettres de
Dijon.
1
Certificat de M. Marlot , Maire de Dijon.
Nous , Vicomte , Mayeur , Prevôt & Lieutenant-
général de Police de la ville de Dijon , &
l'un des Préſidens du bureau d'adminiſtration de
Phôpital de ladite ville , atteſtons que le ſieur
Maret l'aîné , Maître en Chirurgie , & Chirurgien
dudit hôpital , y a traité avec les dragées deM.
Keyſer , une femme attaquéede la maladie vénérienne
, & qu'après fix ſemaines ou environ , il
216 MERCURE DE FRANCE .
nous l'a repréſentée dans un état qui nous a fait
juger qu'elle étoit guétie ; & l'ayant interrogée ,
elle nous a dit ne plus reſſentir aucunes douleurs ,
&n'avoir plus aucuns des fymptômes du mal dont
elle étoit incommodée . Fait à Dijon , le 13 Juillet
1758. Signé , Marlot.
Certificat de M. Enaux , Maître en Chirurgie
àDijon.
Je, ſouſſigné , Maître en Chirurgie de la villede
Dijon , certifie avoir vu pendant le mois de Mars
de la préfente année , une femme au grand hôpital
de Dijon , ayant des pustules à la tête ,&
des douleurs nocturnes dans les membres , laquelle
M. Maret , Chirurgien dudit hôpital , m'a
dit devoir traiter avec les dragées de M. Keyfer',
& qu'après leur uſage pendant trente - cinq ou
quarante jours , j'ai revu la femme qui m'a dit
ne reffentir aucunes_douleurs , ſes puſtules étant
effacées ſans l'uſage d'aucun topique. Fait à Dijon,
ce 10 Juillet 1758. Signé , Enaux.
Certificat de M. Hoin , l'un des deux Chirurgiens
de l'Hôpital de Dijon.
Je , ſouſſigné , l'un des deux Chirurgiens alternes
de l'hôpital de Dijon , certifie qu'étant en exercice
audit hôpital dans le cours du mois deMars
dernier , j'y ai vu une femme qui ſe plaignoit de
douleurs nocturnes ,& dont la tête étoit couverte
de puſtules dans un état de ſuppuration putride;
que ces accidens me parurent dépendre d'un virus
vénérien; qu'en ayant fait avertir M. Maret mon
collegue audit hôpital , qui m'avoit témoigné le
-déſir qu'il avoit d'éprouver un remede contre les
maladies vénériennes , je lui ai cédé le traitement
de cette femme, quoiqu'il ne dût entrer en exer
OCTOBRE. 1738 .
cice audit hôpital , que le premier jour du mois
ſuivant ; que M. Maret m'a dit depuis , qu'il en
treprenoit la guériſon de cette malade par l'uſagedes
dragées de M. Keyſer ; qu'environ deux
mois après , il m'a fait revoir la même femme
dont les pustules étoient abſolument deſſéchées ,
&qui m'aſſura qu'elle jouiſſoit d'une très-bonne
fanté ,& en avoit toutes les apparences. Fait à
Dijon , ce 10 Juillet 1758. Signé , Hoin.
Nous , Vicomte , Mayeur & Lieutenant-général
de Police de la ville de Dijon , atteſtons que
la fignature ci-deſſus , eſt celle du ſieur Hoin ,
Maître en Chirurgie en cette ville , & l'un des
Chirurgiens de l'hôpital général de ladite ville.
Fait àDijon le 13 Juillet 1758. Signé , Marlot.
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Résumé : Suite des Expériences continuelles dans les diverses Villes & Provinces du Royaume, entr'autres à Grenoble, Dijon & Saint-Malo.
Le document décrit des expériences réussies avec des dragées pour le traitement des maladies vénériennes dans plusieurs villes du Royaume, notamment Grenoble, Dijon et Saint-Malo. À Grenoble, le Dr Marmion, agrégé à la Faculté de Médecine du Dauphiné, a confirmé l'efficacité des dragées après plusieurs essais. Il a souligné que ce traitement est plus doux et plus facile à administrer que les frictions mercurielles traditionnelles, qui causent des effets secondaires désagréables. À Dijon, le chirurgien Maret a traité avec succès une femme de 25 ans présentant des symptômes sévères, y compris des pustules et des douleurs nocturnes. Après environ quarante jours de traitement, la patiente a été guérie. Maret a reçu des attestations du maire de Dijon, Marlot, et de deux confrères, Enaux et Hoin, confirmant la guérison de la patiente. Ces témoignages mettent en avant l'efficacité et la douceur du traitement par les dragées de M. Keyser.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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14
p. 211-212
LETTRE A M. KEYSER.
Début :
J'ai l'honneur de vous adresser, Monsieur, un état de cinq malades attaqués [...]
Mots clefs :
Dragées, Traitements, Succès, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE A M. KEYSER.
LETTRE A M. KEYSER.
J'AI P'honneur de vous adreffer , Monfieur , un
état de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne
, que j'ai traités avec vos dragées & fuivant.
votre méthode de les adminiftrer : vous verrez
que le fuccès ne pouvoit en être plus complet , ni
les atteftations plus authentiques. Il n'y a cependant
rien d'exagéré , ni qui ne foit conforme à la
plus exacte vérité. Je ne vous diffimulerai pas .
212 MERCURE DE FRANCE.
Monfieur , que j'avois befoin de ces preuves pour
croire : accoutumé depuis un très- long- temps à
employer le mercure, par les frictions , je ne
croyois pas que toute autre maniere de le donner
pût produire de fi bon effets que celle- là ; mais
je fuis défabufé , & il eft juste que j'en fafle l'aveu.
Une circonfiance qui me plaît encore,& à laquelle
on doit faire attention , c'eft que la cure de cette
maladie par vos dragées eft beaucoup plus courte
que par les frictions , & qu'elle eft pour le moins
auf fure. J'ai l'honneur d'être , & c. Leriche,
Chirurgien Major de l'hôpital Militaire de Strafe
bourg.
A Strasbourg , le 28 Mai 1758.
J'AI P'honneur de vous adreffer , Monfieur , un
état de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne
, que j'ai traités avec vos dragées & fuivant.
votre méthode de les adminiftrer : vous verrez
que le fuccès ne pouvoit en être plus complet , ni
les atteftations plus authentiques. Il n'y a cependant
rien d'exagéré , ni qui ne foit conforme à la
plus exacte vérité. Je ne vous diffimulerai pas .
212 MERCURE DE FRANCE.
Monfieur , que j'avois befoin de ces preuves pour
croire : accoutumé depuis un très- long- temps à
employer le mercure, par les frictions , je ne
croyois pas que toute autre maniere de le donner
pût produire de fi bon effets que celle- là ; mais
je fuis défabufé , & il eft juste que j'en fafle l'aveu.
Une circonfiance qui me plaît encore,& à laquelle
on doit faire attention , c'eft que la cure de cette
maladie par vos dragées eft beaucoup plus courte
que par les frictions , & qu'elle eft pour le moins
auf fure. J'ai l'honneur d'être , & c. Leriche,
Chirurgien Major de l'hôpital Militaire de Strafe
bourg.
A Strasbourg , le 28 Mai 1758.
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Résumé : LETTRE A M. KEYSER.
Le chirurgien Leriche écrit à M. Keyser pour présenter les résultats positifs obtenus en traitant cinq malades atteints de la maladie vénérienne avec les dragées de M. Keyser. Leriche souligne que les résultats sont authentiques et complets, sans exagération. Initialement sceptique, ayant l'habitude d'utiliser le mercure par frictions, il reconnaît désormais l'efficacité des dragées. Il note que la cure par dragées est plus rapide et au moins aussi sûre que celle par frictions. Leriche exprime son honneur de partager cette expérience, datée du 28 mai 1758, depuis l'hôpital militaire de Strasbourg.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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15
p. 218-222
EXTRAIT de différentes cures dans différentes Villes du Royaume.
Début :
J'ai l'honneur de vous envoyer, Monsieur, les Certificats de deux de mes [...]
Mots clefs :
Nîmes, M. Keyser, Chirurgiens, Maladies vénériennes, Guérison, Certificats, Symptômes, Médecins, Dragées, Metz, Curés, Villes de France, Succès
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT de différentes cures dans différentes Villes du Royaume.
EXTRAIT de différentes cures dans
différentes Villes du Royaume.
Nimes en Languedoc.
Lettre de M. Rajoux , Docteur en Médecine
, & Membre de l'Acad, Royale
de Nimes ; à M. Keyfer.
'Ar l'honneur de vous envoyer , Monfieur ,
les Certificats de deux de mes Confrères , & de
trois Maîtres en . Chirurgie de cette Ville , dont
l'un eft le Doyen , & tous les trois Chirurgiens
très - expérimentés. Vous verrez qu'ils ont été
très - fatisfaits de la cure que j'ai faite , & dont
je vous ai rendu compre dans mes précédentes,
MARS. 1759. 219
Vous pouvez en faire l'ufage qu'il vous plaira ,
& fi vous les faites inférer dans le premier Mercure
, vous pourriez y joindre un Extrait court
& fuccint de la maladie. J'espère , Monfieur ,
que votre remède aura dans cette Ville la même
réputation qu'il a partout ailleurs , quand il fera
fagement adminiftré : car je vous répéte qu'il y
faut beaucoup d'art. Dès que les épreuves que
j'ai faites encore feront connues , on ne fera
certainement point de difficulté de fe fier pour
la guérifon des maladies vénériennes à un remède
dont on verra partout les effets aufli heureux &
auffi -bien conftatés .
J'ai l'honneur d'être , &c.
Signé RAJOUx , Dot en Méd.
Extrait des Certificats de Meffieurs les
Médecins de Nîmes. ( On Jupprime les
détails d'une Maladie qui étoit des plus
graves.)
Nous Pierre Baux , Docteur en Médecine de
J'Univerfité de Montpellier , Correfpondant des
Académies Royales des Sciences de Paris & de
Montpellier , Aggrégé au Collège des Médecins
de Nimes , & Jean-Baptiste Mitier , Do &tear en
Médecins , Aggrégé au Collège des Médecins de
Nimes :
Certifions & atteftons que le premier Septembre
1758 nous avons vifité , conjointement avec
M. Rajoux , Médecin de l'Hôtel - Dieu , & Membre
de l'Académie Royale de Nimes , la nommée
Marguerite ***, femme de Jofeph R** , que nous
avons trouvée dans un état des plus cruels , accablée
de tous les plus graves fymptomes qui caractérifent
la maladie vénérienne ... la Malade ne
Kij
220 MERCURE DE FRANCE .
pouvant plus manger ni dormir , & étant enfin
dans un état d'exténuation qui faifoit craindre
pour la vie qu'ayant commencé à prendre les
Dragées anti- vénériennes de M. Keyfer , le 8 du
mois de Septembre , fous la direction de M.
Rajoux , ce remède a produit l'effet le plus heureux
que nous ayant été repréſentée le 2 Décembre
, un mois après l'ufage des Dragées , afin
d'être plus certains de la guérifon ; nous avons
trouvé qu'elle étoit parfaitement guérie... que
la Malade ne fouffroit plus aucune espèce de douleur
, & étoit d'un embonpoint qui la faifoit preque
méconnoître. En conféquence de quoi nous
ne pouvons que rendre un bon témoignage du
fuccès de la méthode qui a été employée dans
cette occafion , & avons donné la préfente Atteltation.
A Nîmes , le 27 Décembre 1758 .
Signé BAUX & MITIER. D. E. M.
Extrait des Certificats de Meffieurs Mitier,
Bonnefoi & Clufeau , Maitres en Chiturgie
de ladite Ville, pour la même care.
Nous fouffignés , Maîtres Chirurgiens de
Nimes, certifions que le premier Novembre 1758,
nous avons été appellés conjointement avec M.
Kajoux Docteur en Médecine de la Faculté de
Montpellier pour voir & vifiter la nommée Marguerite
*** femme de Joſeph
** que nous n'eumes
befoin que des yeux pour juger de fa maladie.
Que cette femme étoit dans un état digne de
pitié .... Que M. Rajoux fe chargea de la cure de
cette femme , avec les Dragées de M. Keyfer ;
& qu'elles ont eu dans fes mains un fi heureux
fuccès, que vers le commencement de Décembre ,
peut-être un mois après la guérifon , nous avons
MAR S. 1759.
221
été furpris de trouver cette femme fans aucune
incommodité. En conféquence de quoi nous ne
pouvons que donner des éloges au mérite de cette
compofition dans la cure des Maladies Vénériennes
, quand elle fera furtout conduite par un habile
Médecin. A Nîmes le 22 Décembre 1758.
Signé , MITIER Chirurgien- Major de l'Hôtel-
Dieu , BONNEFOY , CLUZEAU ,
Maîtres en
Chirurgie.
Il vient de fe faire également à S. Malo , à
Metz, & dans diverfes autres Villes des cures autentiques
dont il fera rendu compte fucceffivement
parce qu'on ne peut les inférer que les unes après
les autres. Le Public obfervera que depuis deux
ans, prefque toutes les principales Villes du Royaume
ont envoyé les certificats les plus authentiques
, qu'il ne peut y avoir de brigues , ni de
faveurs dans des faits atteftés aufli généralement ;
que jamais remède n'a été expo é a tant d'épreuves
; que M. Keyfer fait aujourd'hui fon feizième
traitement à l'Hôpital de M. le Maréchal de Biron
; qu'il y a guéri plus de 3 à 400 foldats qui
exiftent , & dont il ne lui eft pas mort un feul
entre les mains ; qu'il a fait plus de trois mille
cures à Paris ; que fon remède en a fait auta nt
dans les Provinces , & que malgré les comptes
exacts & vrais qu'il en a rendas , il voit avec douleur
qu'il eft perpétuellement des gens affez ennemis
du bien public & de l'humanité pour chercher
à décrier ce remèdę .
D'autres font affez ignorans pour ofer dire fans
le connoître , qu'il eft compofe de drogues pernicieufes
, tandis que ce n'eft que du mercure extrêmement
purifié , & que d'ailleurs on peut ef
fayer de le décompofer quand on voudra : d'autres
affez imbécilles pour dire qu'il eft infuffifant
parce qu'il aura quelquefois échoué contre de,
K iij
222 MERCURE DE FRANCE.
maladies compliquées , où n'ayant agi que contre
la maladie vénérienne , qu'il aura détruite , il
n'aura pas fait le miracle d'emporter toutes les
autres complications , & tandis qu'il y a cent faits
qui prouveront qu'il a guéri des Maladies manquées
jufqu'à fept fois par les frictions ; enfin qui
employent toutes fortes de manoeuvres pour le
difcréditer , foit par jaloufie , foit par ignorance,
ou par un entêrement déplacé.
différentes Villes du Royaume.
Nimes en Languedoc.
Lettre de M. Rajoux , Docteur en Médecine
, & Membre de l'Acad, Royale
de Nimes ; à M. Keyfer.
'Ar l'honneur de vous envoyer , Monfieur ,
les Certificats de deux de mes Confrères , & de
trois Maîtres en . Chirurgie de cette Ville , dont
l'un eft le Doyen , & tous les trois Chirurgiens
très - expérimentés. Vous verrez qu'ils ont été
très - fatisfaits de la cure que j'ai faite , & dont
je vous ai rendu compre dans mes précédentes,
MARS. 1759. 219
Vous pouvez en faire l'ufage qu'il vous plaira ,
& fi vous les faites inférer dans le premier Mercure
, vous pourriez y joindre un Extrait court
& fuccint de la maladie. J'espère , Monfieur ,
que votre remède aura dans cette Ville la même
réputation qu'il a partout ailleurs , quand il fera
fagement adminiftré : car je vous répéte qu'il y
faut beaucoup d'art. Dès que les épreuves que
j'ai faites encore feront connues , on ne fera
certainement point de difficulté de fe fier pour
la guérifon des maladies vénériennes à un remède
dont on verra partout les effets aufli heureux &
auffi -bien conftatés .
J'ai l'honneur d'être , &c.
Signé RAJOUx , Dot en Méd.
Extrait des Certificats de Meffieurs les
Médecins de Nîmes. ( On Jupprime les
détails d'une Maladie qui étoit des plus
graves.)
Nous Pierre Baux , Docteur en Médecine de
J'Univerfité de Montpellier , Correfpondant des
Académies Royales des Sciences de Paris & de
Montpellier , Aggrégé au Collège des Médecins
de Nimes , & Jean-Baptiste Mitier , Do &tear en
Médecins , Aggrégé au Collège des Médecins de
Nimes :
Certifions & atteftons que le premier Septembre
1758 nous avons vifité , conjointement avec
M. Rajoux , Médecin de l'Hôtel - Dieu , & Membre
de l'Académie Royale de Nimes , la nommée
Marguerite ***, femme de Jofeph R** , que nous
avons trouvée dans un état des plus cruels , accablée
de tous les plus graves fymptomes qui caractérifent
la maladie vénérienne ... la Malade ne
Kij
220 MERCURE DE FRANCE .
pouvant plus manger ni dormir , & étant enfin
dans un état d'exténuation qui faifoit craindre
pour la vie qu'ayant commencé à prendre les
Dragées anti- vénériennes de M. Keyfer , le 8 du
mois de Septembre , fous la direction de M.
Rajoux , ce remède a produit l'effet le plus heureux
que nous ayant été repréſentée le 2 Décembre
, un mois après l'ufage des Dragées , afin
d'être plus certains de la guérifon ; nous avons
trouvé qu'elle étoit parfaitement guérie... que
la Malade ne fouffroit plus aucune espèce de douleur
, & étoit d'un embonpoint qui la faifoit preque
méconnoître. En conféquence de quoi nous
ne pouvons que rendre un bon témoignage du
fuccès de la méthode qui a été employée dans
cette occafion , & avons donné la préfente Atteltation.
A Nîmes , le 27 Décembre 1758 .
Signé BAUX & MITIER. D. E. M.
Extrait des Certificats de Meffieurs Mitier,
Bonnefoi & Clufeau , Maitres en Chiturgie
de ladite Ville, pour la même care.
Nous fouffignés , Maîtres Chirurgiens de
Nimes, certifions que le premier Novembre 1758,
nous avons été appellés conjointement avec M.
Kajoux Docteur en Médecine de la Faculté de
Montpellier pour voir & vifiter la nommée Marguerite
*** femme de Joſeph
** que nous n'eumes
befoin que des yeux pour juger de fa maladie.
Que cette femme étoit dans un état digne de
pitié .... Que M. Rajoux fe chargea de la cure de
cette femme , avec les Dragées de M. Keyfer ;
& qu'elles ont eu dans fes mains un fi heureux
fuccès, que vers le commencement de Décembre ,
peut-être un mois après la guérifon , nous avons
MAR S. 1759.
221
été furpris de trouver cette femme fans aucune
incommodité. En conféquence de quoi nous ne
pouvons que donner des éloges au mérite de cette
compofition dans la cure des Maladies Vénériennes
, quand elle fera furtout conduite par un habile
Médecin. A Nîmes le 22 Décembre 1758.
Signé , MITIER Chirurgien- Major de l'Hôtel-
Dieu , BONNEFOY , CLUZEAU ,
Maîtres en
Chirurgie.
Il vient de fe faire également à S. Malo , à
Metz, & dans diverfes autres Villes des cures autentiques
dont il fera rendu compte fucceffivement
parce qu'on ne peut les inférer que les unes après
les autres. Le Public obfervera que depuis deux
ans, prefque toutes les principales Villes du Royaume
ont envoyé les certificats les plus authentiques
, qu'il ne peut y avoir de brigues , ni de
faveurs dans des faits atteftés aufli généralement ;
que jamais remède n'a été expo é a tant d'épreuves
; que M. Keyfer fait aujourd'hui fon feizième
traitement à l'Hôpital de M. le Maréchal de Biron
; qu'il y a guéri plus de 3 à 400 foldats qui
exiftent , & dont il ne lui eft pas mort un feul
entre les mains ; qu'il a fait plus de trois mille
cures à Paris ; que fon remède en a fait auta nt
dans les Provinces , & que malgré les comptes
exacts & vrais qu'il en a rendas , il voit avec douleur
qu'il eft perpétuellement des gens affez ennemis
du bien public & de l'humanité pour chercher
à décrier ce remèdę .
D'autres font affez ignorans pour ofer dire fans
le connoître , qu'il eft compofe de drogues pernicieufes
, tandis que ce n'eft que du mercure extrêmement
purifié , & que d'ailleurs on peut ef
fayer de le décompofer quand on voudra : d'autres
affez imbécilles pour dire qu'il eft infuffifant
parce qu'il aura quelquefois échoué contre de,
K iij
222 MERCURE DE FRANCE.
maladies compliquées , où n'ayant agi que contre
la maladie vénérienne , qu'il aura détruite , il
n'aura pas fait le miracle d'emporter toutes les
autres complications , & tandis qu'il y a cent faits
qui prouveront qu'il a guéri des Maladies manquées
jufqu'à fept fois par les frictions ; enfin qui
employent toutes fortes de manoeuvres pour le
difcréditer , foit par jaloufie , foit par ignorance,
ou par un entêrement déplacé.
Fermer
Résumé : EXTRAIT de différentes cures dans différentes Villes du Royaume.
Le document relate des témoignages de médecins et chirurgiens de Nîmes concernant l'efficacité d'un remède contre les maladies vénériennes. M. Rajoux, Docteur en Médecine et membre de l'Académie Royale de Nîmes, a traité avec succès une patiente nommée Marguerite, souffrant de symptômes graves de la maladie vénérienne. Plusieurs certificats médicaux, émanant de M. Baux, M. Mitier, M. Bonnefoi et M. Cluzeau, attestent de la guérison complète de Marguerite après l'administration des dragées anti-vénériennes de M. Keyfer, sous la supervision de M. Rajoux. Ces témoignages mettent en avant l'efficacité du remède lorsqu'il est administré par un médecin compétent. Des guérisons similaires ont été rapportées dans d'autres villes comme Saint-Malo et Metz. Le remède, composé de mercure purifié, a également été utilisé avec succès dans diverses régions, notamment à l'Hôpital du Maréchal de Biron et à Paris, où plus de 3 000 cures ont été réalisées. Malgré ces succès, le remède fait face à des critiques de la part de personnes mal informées ou malveillantes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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16
p. 212-215
« L[e] sieur Keyser a l'honneur de prévenir le Public, qu'ayant été attaqué de nouveau dans [...] »
Début :
L[e] sieur Keyser a l'honneur de prévenir le Public, qu'ayant été attaqué de nouveau dans [...]
Mots clefs :
M. Keyser, Attaque, Ouvrage, Défense, Vérité, Remède, Académie des sciences, Composants, Effets secondaires, Certificats, Cure, Palliatif, Maréchal de Biron, Témoignages de patients, Dragées
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L[e] sieur Keyser a l'honneur de prévenir le Public, qu'ayant été attaqué de nouveau dans [...] »
Lfeur
Keyfer
a
l'honneur
de
prévenir
le
P
blic
,
qu'ayant
été
attaqué
de nouveau
dans
un
Livre
,
qui a
pour
titre
,
Traité
des
Tumeurs
&
Ulceres
,
de
la
façon
la
plus
injufte
&
la
pl
légere
,
il
vient d'y
répondre par
un
écrit
part
culier
qui
fe
trouve chez
le fieur
Delornel
Mar
chand
Libraire
,
rue du
Foin
;
il
le ſupplie
de
lit
attentivement
les
objets
de
défenſes
, d'obfervet
la
vérité
&
l'autenticité
des
Certificats
qu'il
a
pro
duit
,
&
d'être
perfuadé
qu'il
n'y a
rien
avant
qu'il
ne
foit
en
état
de prouver
aux
yeux
de
tou
l'Univers
: il
n'a
jufqu'ici
combattu
tous
fes
Ad
verfaires
qu'avec
les
armes de
la
vérité
; il
cre
être
au
moment de
les faire taire
pour
toujours
,
AOUST
.
1759
.
213
&
l'Académie
des
Sciences
,
qui veut
bien être
ſon
Juge
,
prononcera
bientôt
fur
la
compofition
defon
remède
,
fur
les
effets
&
fon
efficacité
;
cette
Académie
ayant
déja
nominé
pour
cela
des
Com-
miffaires
dont
les
talens
,
les
lumières
&
la
haute
réputation
ne
lui
laiſſent
rien
à
defirer
.
En
atten-
´
dant
il
croit
devoir
donner
ici
l'Extrait
court
&
fuccinct
de
la
dernière attaque qui
lui
a
été
faite
de
la
part
de
l'Auteur
anonyme du
Traité des
Tumeurs
,
&
celui
de
la
réponſe
qu'il
a
faite
.
Premièrement
,
fon
Aggrelleur
foupçonne
,
préfume
,
&
quoiqu'il
n'en
convienne
point
,
conclut
même
qu'il
doit
entrer
du
Sublimé
cor-
rofif
dans
la
compofition
de
fon
remède
.
Il
rap-
porte
pour
appuyer
les
conjectures
&
les
foupçons
une
expérience
frivole
; il
donne
les
raisons
les
plus
fuperficielles
;
il
cherche
à
perfuader
,
&
par
conféquent
il
effraye
injuftement
le
Public
.
A cela le fieur Keyſer répond par des analyſes
aurentiques faites à Paris & dans les Provinces par
les plus habiles Gens de l'Art. Tous atteſtent n'a-
voir trouvé dans la décompofition de fon reméde,
aucun atôme de Sublimé. Par conféquent l'impu-
tation tombe d'elle-même. On a fçu meme depuis
que l'Anonyme s'en étoit affuré par fes propres
expériences , & qu'il étoit convenu qu'il n'y avoit
point de Sublimé.
Secondement , l'Anonyme fe déchaîne contre
les effets du reméde. A le croire ce ne font que
nauſies , vomiſlemens , coliques , inflammations ,
effets pernicieux , funefles &c.
A cela le fieur Keyſer répond en offrant de
-préfenter à l'Anonime ( ne pouvant citer mille au❤
tres malades qu'il a traités , qu'il a bien guéris ,
& qui fe portent à merveille j 400 Soldats guéris
dans l'Hôpital de Monfi ur le Maréchal de Bi-
ron ; il produir les Certificats les plus autenti-
ques de Paris , & de la Province. Tous les Gens
£
14
MERCURE
DE
FRANCE
.
de
l'Art
qui
les
ont
donnés
atteſtent après
avoit
traité
avec
fon
reméde
les
uns to
Malades
,
les autres
30
,
ainſi
du
reſte
,
n'en
avoir
jamzi
vû
réſulter
le
moindre
accident
.
Par
conséquen
F'Anonyme
qui
ne
connoît point
le
reméde
,
qui
n'a jamais
traité
avec
,
qui
n'a
même
vû
traiter
perfonne
,
a
feul
vû
tous ces
mauvais
effets
.
Que
répondre à
cela
? Le
Public
jugera
fi
les
témoigna
ges
de
plus
de
cent perfonnes
habiles
dans
l'Ar
de
la
Médecine
,
&
de
la
Chirurgie
,
connues
pour
les plus
honnêtes
gens
,
peuvent
avoir
été
toutes
gagnées pour
s'accorder
à
dire
un
bien
général
d'une chofe
auffi
dangereufe
,
&
furtout
lorfque
l'on
prouve
qu'il
n'eft
pas
mort
en
feul
homme
far quatre
cens
.
D'ailleurs
comme
il
vient
d'être
démontré
dans
l'Article
précédent
qu'il n'y a
pas
de Sublimé
corrofif
,
il
eſt
clair
que
les
effets da
reméde
ne
peuvent
être
tels
que
l'Anonyme
les
fuppofe
.
Troifiémement
,
l'Anonyme
ne
s'en
tient
pas
là
,
il
veut encore
que
le
reméde
foit
infuffifant
,
que
les
cures
prétendues
ne
foient
que
palliatives
,
&
qu'il
faut
en
revenir
aux
frictions
&
c
.
A
cela
le fieur
Keyſer
offre
encore de
préfente
fes
400
Soldats
pour
fubir
l'examen
de
l'Anonyme
lui
-
même
,
il
produit
les
Certificats
de
perfonne
habiles
qui
atteftent
qu'il
s'en
eft fait
chaque
an
née
depuis quatre ans
une
revue générale
,
que
les guérifons
fe
font trouvées conftantes
&
foli-
des
que
les
Soldats
jouiffent
de
la
meilleure
fanté
.
Tous
les
Correfpóndans
du
feur
Keyſer
qui
ont
traité
une
multitude
de Malades
,
difent
la
même
choſe
;
perfonne ne
vient
le
plaindre
d'avoir
été
manqué
.
M.
le Maréchal de Biron
,
fi
connu par
fon
amour
pour
la vérité
,
pour
la
juftice
&
pour
le
bien public
,
veut bien appuyer
toutes ces preuves
AOUST
.
1759
.
211de
fon
témoignage
.
Il
a
en
main
les
originaux
de
tous
les
Certificats
;
il
va
les
dépofer
de
la
part
du
Roi
entre
les
mains
de l'Académie
.
Enfin
le
feur
Keyſer
offre
à
l'Anonyme
de
traiter
ſous
les
yeur
douze Malades
qu'il
choifira
lui
-
même
,
&
de
ne
pas
leur
donner une
ſeule
dragée
qu'en ſa
préſence
:
il
ſupplie
l'Académie
de
nommer
des
Commiflaires
pour
en
faire
autant
fous
leurs
yeux
.
Que
peut
-
il
faire
de
plus
?
&
comment
ſe
refuſer
à
des preuves
de
cette
force
?
Keyfer
a
l'honneur
de
prévenir
le
P
blic
,
qu'ayant
été
attaqué
de nouveau
dans
un
Livre
,
qui a
pour
titre
,
Traité
des
Tumeurs
&
Ulceres
,
de
la
façon
la
plus
injufte
&
la
pl
légere
,
il
vient d'y
répondre par
un
écrit
part
culier
qui
fe
trouve chez
le fieur
Delornel
Mar
chand
Libraire
,
rue du
Foin
;
il
le ſupplie
de
lit
attentivement
les
objets
de
défenſes
, d'obfervet
la
vérité
&
l'autenticité
des
Certificats
qu'il
a
pro
duit
,
&
d'être
perfuadé
qu'il
n'y a
rien
avant
qu'il
ne
foit
en
état
de prouver
aux
yeux
de
tou
l'Univers
: il
n'a
jufqu'ici
combattu
tous
fes
Ad
verfaires
qu'avec
les
armes de
la
vérité
; il
cre
être
au
moment de
les faire taire
pour
toujours
,
AOUST
.
1759
.
213
&
l'Académie
des
Sciences
,
qui veut
bien être
ſon
Juge
,
prononcera
bientôt
fur
la
compofition
defon
remède
,
fur
les
effets
&
fon
efficacité
;
cette
Académie
ayant
déja
nominé
pour
cela
des
Com-
miffaires
dont
les
talens
,
les
lumières
&
la
haute
réputation
ne
lui
laiſſent
rien
à
defirer
.
En
atten-
´
dant
il
croit
devoir
donner
ici
l'Extrait
court
&
fuccinct
de
la
dernière attaque qui
lui
a
été
faite
de
la
part
de
l'Auteur
anonyme du
Traité des
Tumeurs
,
&
celui
de
la
réponſe
qu'il
a
faite
.
Premièrement
,
fon
Aggrelleur
foupçonne
,
préfume
,
&
quoiqu'il
n'en
convienne
point
,
conclut
même
qu'il
doit
entrer
du
Sublimé
cor-
rofif
dans
la
compofition
de
fon
remède
.
Il
rap-
porte
pour
appuyer
les
conjectures
&
les
foupçons
une
expérience
frivole
; il
donne
les
raisons
les
plus
fuperficielles
;
il
cherche
à
perfuader
,
&
par
conféquent
il
effraye
injuftement
le
Public
.
A cela le fieur Keyſer répond par des analyſes
aurentiques faites à Paris & dans les Provinces par
les plus habiles Gens de l'Art. Tous atteſtent n'a-
voir trouvé dans la décompofition de fon reméde,
aucun atôme de Sublimé. Par conféquent l'impu-
tation tombe d'elle-même. On a fçu meme depuis
que l'Anonyme s'en étoit affuré par fes propres
expériences , & qu'il étoit convenu qu'il n'y avoit
point de Sublimé.
Secondement , l'Anonyme fe déchaîne contre
les effets du reméde. A le croire ce ne font que
nauſies , vomiſlemens , coliques , inflammations ,
effets pernicieux , funefles &c.
A cela le fieur Keyſer répond en offrant de
-préfenter à l'Anonime ( ne pouvant citer mille au❤
tres malades qu'il a traités , qu'il a bien guéris ,
& qui fe portent à merveille j 400 Soldats guéris
dans l'Hôpital de Monfi ur le Maréchal de Bi-
ron ; il produir les Certificats les plus autenti-
ques de Paris , & de la Province. Tous les Gens
£
14
MERCURE
DE
FRANCE
.
de
l'Art
qui
les
ont
donnés
atteſtent après
avoit
traité
avec
fon
reméde
les
uns to
Malades
,
les autres
30
,
ainſi
du
reſte
,
n'en
avoir
jamzi
vû
réſulter
le
moindre
accident
.
Par
conséquen
F'Anonyme
qui
ne
connoît point
le
reméde
,
qui
n'a jamais
traité
avec
,
qui
n'a
même
vû
traiter
perfonne
,
a
feul
vû
tous ces
mauvais
effets
.
Que
répondre à
cela
? Le
Public
jugera
fi
les
témoigna
ges
de
plus
de
cent perfonnes
habiles
dans
l'Ar
de
la
Médecine
,
&
de
la
Chirurgie
,
connues
pour
les plus
honnêtes
gens
,
peuvent
avoir
été
toutes
gagnées pour
s'accorder
à
dire
un
bien
général
d'une chofe
auffi
dangereufe
,
&
furtout
lorfque
l'on
prouve
qu'il
n'eft
pas
mort
en
feul
homme
far quatre
cens
.
D'ailleurs
comme
il
vient
d'être
démontré
dans
l'Article
précédent
qu'il n'y a
pas
de Sublimé
corrofif
,
il
eſt
clair
que
les
effets da
reméde
ne
peuvent
être
tels
que
l'Anonyme
les
fuppofe
.
Troifiémement
,
l'Anonyme
ne
s'en
tient
pas
là
,
il
veut encore
que
le
reméde
foit
infuffifant
,
que
les
cures
prétendues
ne
foient
que
palliatives
,
&
qu'il
faut
en
revenir
aux
frictions
&
c
.
A
cela
le fieur
Keyſer
offre
encore de
préfente
fes
400
Soldats
pour
fubir
l'examen
de
l'Anonyme
lui
-
même
,
il
produit
les
Certificats
de
perfonne
habiles
qui
atteftent
qu'il
s'en
eft fait
chaque
an
née
depuis quatre ans
une
revue générale
,
que
les guérifons
fe
font trouvées conftantes
&
foli-
des
que
les
Soldats
jouiffent
de
la
meilleure
fanté
.
Tous
les
Correfpóndans
du
feur
Keyſer
qui
ont
traité
une
multitude
de Malades
,
difent
la
même
choſe
;
perfonne ne
vient
le
plaindre
d'avoir
été
manqué
.
M.
le Maréchal de Biron
,
fi
connu par
fon
amour
pour
la vérité
,
pour
la
juftice
&
pour
le
bien public
,
veut bien appuyer
toutes ces preuves
AOUST
.
1759
.
211de
fon
témoignage
.
Il
a
en
main
les
originaux
de
tous
les
Certificats
;
il
va
les
dépofer
de
la
part
du
Roi
entre
les
mains
de l'Académie
.
Enfin
le
feur
Keyſer
offre
à
l'Anonyme
de
traiter
ſous
les
yeur
douze Malades
qu'il
choifira
lui
-
même
,
&
de
ne
pas
leur
donner une
ſeule
dragée
qu'en ſa
préſence
:
il
ſupplie
l'Académie
de
nommer
des
Commiflaires
pour
en
faire
autant
fous
leurs
yeux
.
Que
peut
-
il
faire
de
plus
?
&
comment
ſe
refuſer
à
des preuves
de
cette
force
?
Fermer
Résumé : « L[e] sieur Keyser a l'honneur de prévenir le Public, qu'ayant été attaqué de nouveau dans [...] »
Le sieur Keyfer a publié une déclaration en réponse à une attaque dans un livre intitulé 'Traité des Tumeurs & Ulcères'. Il a rédigé une réponse disponible chez le libraire Delornel et invite le public à examiner les preuves et certificats qu'il a fournis pour appuyer ses affirmations. Keyfer affirme n'avoir jamais utilisé d'autres moyens que la vérité pour se défendre et se dit prêt à faire taire ses détracteurs. L'Académie des Sciences, chargée de juger de la composition et de l'efficacité de son remède, a nommé des commissaires compétents. En attendant leur verdict, Keyfer présente un extrait de la dernière attaque et de sa réponse. L'auteur anonyme du 'Traité des Tumeurs' accuse Keyfer d'utiliser du sublimé corrosif dans son remède. Keyfer réfute cette accusation en produisant des analyses authentiques réalisées par des experts, confirmant l'absence de sublimé. L'anonyme critique également les effets du remède, les qualifiant de pernicieux et funestes. Keyfer répond en offrant de présenter 400 soldats guéris à l'hôpital de Montsurr, sous la supervision du Maréchal de Biron, ainsi que des certificats authentiques de médecins et chirurgiens attestant de l'efficacité et de la sécurité de son remède. Il propose également de traiter douze malades choisis par l'anonyme sous la supervision de l'Académie des Sciences pour prouver l'efficacité de son remède.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
17
p. 204-205
HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Vingt-uniéme Traitement consécutif depuis son Etablissement.
Début :
Les nommés Compagnies. Coeur-de-roy, d'Aspremont. Augustin, de Villers. [...]
Mots clefs :
Soldats, Maladies, Guérison, Remède, M. Keyser, Succès, Londres, Compagnie des Indes, Dragées
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texteReconnaissance textuelle : HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Vingt-uniéme Traitement consécutif depuis son Etablissement.
HOPITAL
DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON..
Vingt- uniéme Traitement confécutifdepuis
Son Etabliffement.
Les nommés
COUR-DE- ROY
Auguftin ,
Divertillant ,
Moreau ,
Lafortune ,
Clermont ,
D'Avennes ,
Lafrance ,.
Ponlay ,
La Cour ,
Léchaudé ,
Lapierre ,
Compagnies.
d'Afpremont
de Villers.
de Villers.
d'Afpremont.
de Pronlerox.
de Graffe.
de la Tour
de Villers .
d'Anteroches.
de la Tour.
de Villers.
de Viennay.
Ces douze Soldats étoient attaqués des maladies
les plus graves ; la plus grande partie avoit
été inutilement traitée, plufieurs fois, par les frictions
, & ils font tous fortis parfaitement guéris ,
dans les mois de Janvier & de Février , de l'année
1760.
M. Keyfer a l'honneur d'informer le Public que
plufieurs Hôpitaux du Royaume , après des
épreuves bien conftatées , & des fuccès également
reconnus , ont adopté fon reméde & fa méthode
AQUST. 1760. 205
& qu'il s'y fait tous les jours des cures très - confidérables
, dont les détails feroient trop longs
pour les inférer ici.
Il le prévient auffi , qu'il vient de le faire à
Londres , onze épreuves publiques , dont le Docteur
Couper a annoncé les détails , dans les écrits
qu'il a publiés,& répandus dans toute l'Angleterre.
Que la Compagnie des Indes de France,fait actuellement
faire à l'Orient , de nouvelles épreuves
fur les Soldats qui font à fa folde ; & qu'il fera
rendu un compte public & exact defdites épreuves.
I ofe fe flatter enfin , qu'à force de montrer
des faits , & d'en faire voir la multiplicité ,
il parviendra à faire percer une vérité conftante ,
que fes ennemis ont cherché continuellement à
éloigner des yeux du Public .
Ill'avertit en même temps , & le fupplie d'être
bien en garde,fur divers remédes que l'on imagine
tous les jours de faire , & de propofer fous le
nom de fes dragées ; remédes contrefaits, & d'autant
plus dangereux , qu'il fçait plufieurs perfonnes
qui , fous la bonne foi de faire ufage de fes
dragées par des mains étrangères , fe font trèsmal
trouvées de certain reméde maſqué & contrefait
;, & le prie de n'accorder de confiance
qu'à celui qui fera préfenté par lui ou par MM.
Bourbelain & Dieuzayde , Maîtres en Chirurgie
de Paris , qui en font munis depuis longtemps , &
ont fait avec , des cures très - confidérables.
DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON..
Vingt- uniéme Traitement confécutifdepuis
Son Etabliffement.
Les nommés
COUR-DE- ROY
Auguftin ,
Divertillant ,
Moreau ,
Lafortune ,
Clermont ,
D'Avennes ,
Lafrance ,.
Ponlay ,
La Cour ,
Léchaudé ,
Lapierre ,
Compagnies.
d'Afpremont
de Villers.
de Villers.
d'Afpremont.
de Pronlerox.
de Graffe.
de la Tour
de Villers .
d'Anteroches.
de la Tour.
de Villers.
de Viennay.
Ces douze Soldats étoient attaqués des maladies
les plus graves ; la plus grande partie avoit
été inutilement traitée, plufieurs fois, par les frictions
, & ils font tous fortis parfaitement guéris ,
dans les mois de Janvier & de Février , de l'année
1760.
M. Keyfer a l'honneur d'informer le Public que
plufieurs Hôpitaux du Royaume , après des
épreuves bien conftatées , & des fuccès également
reconnus , ont adopté fon reméde & fa méthode
AQUST. 1760. 205
& qu'il s'y fait tous les jours des cures très - confidérables
, dont les détails feroient trop longs
pour les inférer ici.
Il le prévient auffi , qu'il vient de le faire à
Londres , onze épreuves publiques , dont le Docteur
Couper a annoncé les détails , dans les écrits
qu'il a publiés,& répandus dans toute l'Angleterre.
Que la Compagnie des Indes de France,fait actuellement
faire à l'Orient , de nouvelles épreuves
fur les Soldats qui font à fa folde ; & qu'il fera
rendu un compte public & exact defdites épreuves.
I ofe fe flatter enfin , qu'à force de montrer
des faits , & d'en faire voir la multiplicité ,
il parviendra à faire percer une vérité conftante ,
que fes ennemis ont cherché continuellement à
éloigner des yeux du Public .
Ill'avertit en même temps , & le fupplie d'être
bien en garde,fur divers remédes que l'on imagine
tous les jours de faire , & de propofer fous le
nom de fes dragées ; remédes contrefaits, & d'autant
plus dangereux , qu'il fçait plufieurs perfonnes
qui , fous la bonne foi de faire ufage de fes
dragées par des mains étrangères , fe font trèsmal
trouvées de certain reméde maſqué & contrefait
;, & le prie de n'accorder de confiance
qu'à celui qui fera préfenté par lui ou par MM.
Bourbelain & Dieuzayde , Maîtres en Chirurgie
de Paris , qui en font munis depuis longtemps , &
ont fait avec , des cures très - confidérables.
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Résumé : HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Vingt-uniéme Traitement consécutif depuis son Etablissement.
En janvier et février 1760, douze soldats atteints de maladies graves ont été guéris à l'hôpital du maréchal duc de Birón grâce à une nouvelle méthode, après que les frictions se soient révélées inefficaces. M. Keyfer rapporte que cette méthode a également été adoptée avec succès dans plusieurs hôpitaux en France et à Londres. La Compagnie des Indes de France teste cette méthode sur les soldats à l'Orient. Keyfer met en garde contre les remèdes contrefaits vendus sous le nom de ses dragées et recommande d'utiliser uniquement ceux fournis par lui-même ou par les maîtres en chirurgie Bourbelain et Dieuzayde.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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18
p. 163-165
HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Trente-sixiéme & trente-septiéme Traitement depuis son Etablissement.
Début :
Noms des Soldats. Compagnies. FREQUENT, Bouville. Des Ruelles, Chevalier. Durand, [...]
Mots clefs :
Soldats, Traitement, Hôpital, Accident, Dragées, Éloges
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texteReconnaissance textuelle : HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Trente-sixiéme & trente-septiéme Traitement depuis son Etablissement.
HOPITAL
DE M. LE MARÉCHAL DUC DE biron.
Trente-fixiéme & trente-feptième Trai
tement depuis fon Etabliſſement.
Noms des Soldats.
FREQUENT ,
Des Ruelles
Durand ,
Compagnies.
Bouville,
Chevalier.
Latour
Fromagé ,
Tourville ,
Lemaire , Chatulé
Defboëtz , Mathan .
164 MERCURE DE FRANCE.
Belamour ,
Parifien
Tardu ,
Guergorlay.
Daldart.
Cadet Goffelin
Voiſemont
La Sône .
Chevalier.
Colonelle .
Toucé Mathan .
,
Dumont , Pronleroy.
Cheneau Viennay.
Vannier ,
Fleur- d'épine ,
Nolivos.
Chatulé.
Ferion , d'Obfonville .
S. Jofeph ,
Mithon.
Fabre ,
Bigot ,
Marfay
Dampierre.
Lacour , Danteroche- ·
Cadet Legrand , Pronleroy .
Gérard , Pronleroy.
Lecomte ,
Rafilly .
Liffant , Colonelle .
Ces vingt- cinq Soldats ont été à l'ordinaire
traités & radicalement guéris.
Il appert aujourd'hui par les Regiſtres
des Hôpitaux du Roi , que le nombre
des Soldats Cavaliers , & Dragons
traités par la méthode de M. Keyfer
OCTOBRE . 1763. 165
Le monte à 9390 ; qu'il n'eft arrivé auçun
accident fâcheux ; que les maladies
les plus graves & manquées par les frictions
cédent à l'ufage des dragées , &
que les éloges font toujours les mêmes.
DE M. LE MARÉCHAL DUC DE biron.
Trente-fixiéme & trente-feptième Trai
tement depuis fon Etabliſſement.
Noms des Soldats.
FREQUENT ,
Des Ruelles
Durand ,
Compagnies.
Bouville,
Chevalier.
Latour
Fromagé ,
Tourville ,
Lemaire , Chatulé
Defboëtz , Mathan .
164 MERCURE DE FRANCE.
Belamour ,
Parifien
Tardu ,
Guergorlay.
Daldart.
Cadet Goffelin
Voiſemont
La Sône .
Chevalier.
Colonelle .
Toucé Mathan .
,
Dumont , Pronleroy.
Cheneau Viennay.
Vannier ,
Fleur- d'épine ,
Nolivos.
Chatulé.
Ferion , d'Obfonville .
S. Jofeph ,
Mithon.
Fabre ,
Bigot ,
Marfay
Dampierre.
Lacour , Danteroche- ·
Cadet Legrand , Pronleroy .
Gérard , Pronleroy.
Lecomte ,
Rafilly .
Liffant , Colonelle .
Ces vingt- cinq Soldats ont été à l'ordinaire
traités & radicalement guéris.
Il appert aujourd'hui par les Regiſtres
des Hôpitaux du Roi , que le nombre
des Soldats Cavaliers , & Dragons
traités par la méthode de M. Keyfer
OCTOBRE . 1763. 165
Le monte à 9390 ; qu'il n'eft arrivé auçun
accident fâcheux ; que les maladies
les plus graves & manquées par les frictions
cédent à l'ufage des dragées , &
que les éloges font toujours les mêmes.
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19
p. 165-166
LETTRE de M. FOURNIER, Médecin de l'Hôpital du ROI à Montpellier, à M. KEYSER.
Début :
JE n'ai pû vous parler, Monsieur, de l'effet de vos dragées avant de les avoir [...]
Mots clefs :
Lettre, Hôpital, Remède, Dragées
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. FOURNIER, Médecin de l'Hôpital du ROI à Montpellier, à M. KEYSER.
LETTRE de M.
FOURNIER , Médecin
de l'Hôpital du Roi à Montpellier
, à M. KEYSER.
J E n'ai pû vous parler , Monfieur , de
l'effet de vos dragées avant de les avoir
employées conformément à vos inftructions
, & en avoir fuivi la marche avec
toute l'attention & l'exactitude poffſible
; mais actuellement que je fuis bien
convaincu par l'expérience & par les
fuccès qu'elles m'ont procurés fur les
Soldats de l'Hôpital S. Louis , qu'elles
font un reméde admirable & affuré à
toutes les maladies vénériennes , quelque
variées & quelque rebelles qu'elles
puiffent être , je penfe que je ne fçaurois
me difpenfer de leur donner autentiquement
mon attache , & de vous féliciter
de la découverte d'un fpécifique
auffi intéreffant & de vous prévenir
que déformais je le préférerai à tout
ce qui avoit été employé jufqu'ici dans
,
166 MERCURE DE FRANCE.
tous les cas où il peut convenir. Je
vous adrefferai dans quelque temps diverfes
obfervations qui prendroient trop
d'étendue dans cette Lettre uniquement
deftinée à vous donner des témoignages
de probité fur les avantages de votre
reméde , & à vous affurer qu'on ne
fçauroit rien ajouter à l'eftime que j'ai
conçue pour vous , & à la parfaite confidération
avec laquelle j'ai l'honneur
d'être , & c,
FOURNIER.
FOURNIER , Médecin
de l'Hôpital du Roi à Montpellier
, à M. KEYSER.
J E n'ai pû vous parler , Monfieur , de
l'effet de vos dragées avant de les avoir
employées conformément à vos inftructions
, & en avoir fuivi la marche avec
toute l'attention & l'exactitude poffſible
; mais actuellement que je fuis bien
convaincu par l'expérience & par les
fuccès qu'elles m'ont procurés fur les
Soldats de l'Hôpital S. Louis , qu'elles
font un reméde admirable & affuré à
toutes les maladies vénériennes , quelque
variées & quelque rebelles qu'elles
puiffent être , je penfe que je ne fçaurois
me difpenfer de leur donner autentiquement
mon attache , & de vous féliciter
de la découverte d'un fpécifique
auffi intéreffant & de vous prévenir
que déformais je le préférerai à tout
ce qui avoit été employé jufqu'ici dans
,
166 MERCURE DE FRANCE.
tous les cas où il peut convenir. Je
vous adrefferai dans quelque temps diverfes
obfervations qui prendroient trop
d'étendue dans cette Lettre uniquement
deftinée à vous donner des témoignages
de probité fur les avantages de votre
reméde , & à vous affurer qu'on ne
fçauroit rien ajouter à l'eftime que j'ai
conçue pour vous , & à la parfaite confidération
avec laquelle j'ai l'honneur
d'être , & c,
FOURNIER.
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