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2
p. 269-271
ENIGME.
Début :
La nouvelle Enigme que je vous envoye est de Mr Hutuge / Je crois parmy les Vegetaux, [...]
Mots clefs :
Mûrier
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
La nouvelle Enigme que je
vous envoye eft de M Hutuge
d'Orleans.
Z iij
270 MERCURE
J
E crois
ENIGME.
parmy les Vegetaux
Et par une prudence extrême
Fe choifis lesjours les plus chauds,
Pour eftre utile à ceux que j'aime.
2
F'évite l'arriere faifon ;
Le Printemps n'a rien qui me plaifes
Fe laiffe paffer fans façon ,
Tous les frimats fort à leuraife.
3
F'affecte deparoistre tard,
De bonne heureje me retire ,
D'autant qu'à vous parler fansfaid,
Le mauvais temps fait mon martyre.
S
D'habiles & bons Ouvriers
Trouvent par moy leur nourriture ;
Les Temples tirent leur parure
安271
forte,
Fin
worte
Vous
ft fort
"DIRE
Frigne
FITTI
Frigne
uence maiiij
rla vigne,
Er la vigne Bachuspreser ue la sa
JE
Et
Fe cht
Pour
F'ér
+
Le Proientcou- lez : lez nous somme
Je lai
Tous
F'aff
De bon
D'auta
Le
man
D'hat
Trouve
*
os tonneaux et pour cette fai
Les Ter
tonneaux etpour cette faueur, no
GALANT. 271
Du travail qu'ils font à milliers .
S
Pour le luxe le plus étrange
Ils travaillent pareillement ,
-Se macquant de toute loüange ,
Et de tout blafme également.
$
Fe produis des biens d'autre forte,
Que l'on cherche dés le matin :
Mais de la main qui les emporte
Ils terniffent le blanc fatin.
vous envoye eft de M Hutuge
d'Orleans.
Z iij
270 MERCURE
J
E crois
ENIGME.
parmy les Vegetaux
Et par une prudence extrême
Fe choifis lesjours les plus chauds,
Pour eftre utile à ceux que j'aime.
2
F'évite l'arriere faifon ;
Le Printemps n'a rien qui me plaifes
Fe laiffe paffer fans façon ,
Tous les frimats fort à leuraife.
3
F'affecte deparoistre tard,
De bonne heureje me retire ,
D'autant qu'à vous parler fansfaid,
Le mauvais temps fait mon martyre.
S
D'habiles & bons Ouvriers
Trouvent par moy leur nourriture ;
Les Temples tirent leur parure
安271
forte,
Fin
worte
Vous
ft fort
"DIRE
Frigne
FITTI
Frigne
uence maiiij
rla vigne,
Er la vigne Bachuspreser ue la sa
JE
Et
Fe cht
Pour
F'ér
+
Le Proientcou- lez : lez nous somme
Je lai
Tous
F'aff
De bon
D'auta
Le
man
D'hat
Trouve
*
os tonneaux et pour cette fai
Les Ter
tonneaux etpour cette faueur, no
GALANT. 271
Du travail qu'ils font à milliers .
S
Pour le luxe le plus étrange
Ils travaillent pareillement ,
-Se macquant de toute loüange ,
Et de tout blafme également.
$
Fe produis des biens d'autre forte,
Que l'on cherche dés le matin :
Mais de la main qui les emporte
Ils terniffent le blanc fatin.
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3
p. 92-93
LETTRE écrite d'Orleans le 15. Janvier 1730. par Madame L. T. D. au sujet des Enigmes pillées.
Début :
Comme chacun est en droit de reclamer son bien, & que la Lettre de [...]
Mots clefs :
Énigmes, Énigmes pillées
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE écrite d'Orleans le 15. Janvier 1730. par Madame L. T. D. au sujet des Enigmes pillées.
'LETTRE écrite d'Orléans le, r 5. Jan
vier 1750. par Madame L. T. D'.
sujet des Enigmes pillées.
COmrae chacun est en droit de re
clamer son bien , & que la Lettre
de Verdun insérée dans votre dernier
Mercure , au sujet de PEnigme des Basy
pille'e par Ml,e de Eellefond de Vcrnon,.
m'autorise à demander un fonds de pa
trimoine. J'ai crû , Messieurs devoir
aussi vous écrire fur un pareil sujet.
Il s'agit d'une Enigme fur l'Or sde la
eompósition de feu mon pere , donnée
fous le nom de la Dame Solitaire ; elle
parut dans la première partie du Mer
cure Galant de Juin de Tannée 1684.
page 2 58. & j'ai vu avec douleur que
M"5 de Bellefond de Vernon l'a fait reparoître
sous son nom dans le Mercure
d'Août 1719-
Que peut-on penser d'un tel larcin ?
Tien n'est plus injuste •, le Public devroit-
il s'attendre à de pareilles Trahi
sons ? pour moi , je crois qu'on en devroir
faire un exemple dans la Répu
blique des Belles - Lettres. Je laisse à
Messieurs les Préûdens de cet Etat à>
pro
JANVIER. i7?o; 9j
prononcer Ic jugement ; je suis cepen
dant persuadé , M M. que vous êtes
trop équitables pour ne pas inférer ma
plainte dans votre Mercure , afin que
s'il est possible , on ne tombe plus dans
cet inconvénient1.
H sembloit que l'explication de M11'
Dorvillicrs fur les Enigmes de M.
J. B. D. de Versailles auroit dû arrêter
le couís de ces pilleries j & je vois avec
tout le regret possible que Mlle de Bellefond
& Mlle de Bellefosse , toutes deux
Je la même patrie , n'ont point craijic
lés justes reproches qu'on leur a faics.
Je fuis 6cc.
vier 1750. par Madame L. T. D'.
sujet des Enigmes pillées.
COmrae chacun est en droit de re
clamer son bien , & que la Lettre
de Verdun insérée dans votre dernier
Mercure , au sujet de PEnigme des Basy
pille'e par Ml,e de Eellefond de Vcrnon,.
m'autorise à demander un fonds de pa
trimoine. J'ai crû , Messieurs devoir
aussi vous écrire fur un pareil sujet.
Il s'agit d'une Enigme fur l'Or sde la
eompósition de feu mon pere , donnée
fous le nom de la Dame Solitaire ; elle
parut dans la première partie du Mer
cure Galant de Juin de Tannée 1684.
page 2 58. & j'ai vu avec douleur que
M"5 de Bellefond de Vernon l'a fait reparoître
sous son nom dans le Mercure
d'Août 1719-
Que peut-on penser d'un tel larcin ?
Tien n'est plus injuste •, le Public devroit-
il s'attendre à de pareilles Trahi
sons ? pour moi , je crois qu'on en devroir
faire un exemple dans la Répu
blique des Belles - Lettres. Je laisse à
Messieurs les Préûdens de cet Etat à>
pro
JANVIER. i7?o; 9j
prononcer Ic jugement ; je suis cepen
dant persuadé , M M. que vous êtes
trop équitables pour ne pas inférer ma
plainte dans votre Mercure , afin que
s'il est possible , on ne tombe plus dans
cet inconvénient1.
H sembloit que l'explication de M11'
Dorvillicrs fur les Enigmes de M.
J. B. D. de Versailles auroit dû arrêter
le couís de ces pilleries j & je vois avec
tout le regret possible que Mlle de Bellefond
& Mlle de Bellefosse , toutes deux
Je la même patrie , n'ont point craijic
lés justes reproches qu'on leur a faics.
Je fuis 6cc.
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Résumé : LETTRE écrite d'Orleans le 15. Janvier 1730. par Madame L. T. D. au sujet des Enigmes pillées.
Madame L. T. D' écrit une lettre à Orléans le 5 janvier 1750 pour réclamer la propriété d'une énigme. Elle se réfère à une lettre de Verdun publiée dans le dernier Mercure, qui autorise à demander un fonds de patrimoine. L'auteur mentionne une énigme intitulée 'la Dame Solitaire', composée par son père et parue dans le Mercure Galant de juin 1684. Elle déplore que Mlle de Bellefond de Vernon l'ait republiée sous son nom dans le Mercure d'août 1719, qualifiant ce comportement de larcin et d'injustice. Elle appelle à un exemple dans la République des Belles-Lettres pour éviter de tels inconvénients à l'avenir. L'auteur regrette également que Mlle de Bellefond et Mlle de Bellefosse, originaires de la même patrie, n'aient pas tenu compte des reproches justes qui leur ont été faits.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 1516-1520
REMARQUES sur une Médaille Grecque de Diadumenien.
Début :
Mr Galland ; dans une Lettre écrite en 1705. dont le Mercure de France [...]
Mots clefs :
Diaduménien, Médaille grecque, Philosophe, Héraclite, Hercule, Homère, Pythagore, Conjecture
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texteReconnaissance textuelle : REMARQUES sur une Médaille Grecque de Diadumenien.
REMARQUES sur une Médaille
"Grecque de Diadumenien.
MR
R Galland ; dans une Lettre écrite
en 1705. dont le Mercure de France
du mois d'Avril dernier , nous a don
né un Extrait , rapporte une Médaille
Grecque de Diadumenien , où d'un côté
se voit la tête de ce jeune Prince , avec
la Legende . Μ . ΟΠΕΛ. ΔΙΑΛΟΥΜΙΝΙΑ-
NOC. On lit sur le revers , EDECION
HPAKAEITOC. Le Type en est ainsi ex-
1-
primé
JUILLET. 1733. 1517
> primé. Le Philosophe Heraclite debout
avec le petit Manteau de Philosophe et une
Massue qu'il tient de la main gauche . Le
P. Hardouin , qui dans ses Nummi Antiqui
Illustrati , a cité cette Médaille , en
a adopté l'explication
*
Quelque déférence que j'aye pour deux
aussi grands Maîtres que M. Galland et le
P. Hardouin , j'ai peine à me persuader
qu'ils ne se soient pas trompez sur cette
Médaille ; ne me paroissant en aucune ma
niere que ce soit le Philosophe Heraclite
qu'on ait voulu réprésenter sur son revers.
Je sçais bien le soin particulier qu'ont
eu les Villes Grecques de graver sur leurs
Monnoyes les grands hommes ausquels .
elles avoient donné la naissance ; que
par cette raison nous voyons sur celles
de Smyrne et de Chio l'image d'Homere ,
celle de Pithagore sur les Monnoyes de
Samos; et qu'ainsi Héraclite étant d'Ephe-
• il est assez naturel que ce Philosophe
ait reçû un pareil honneur des Ephesiens
ses Compatriotes .
Mais si ces Peuples avoient voulu
nous le représenter , l'auroient- ils gravé
dans un équipage si peu convenable
à un Sage ! qu'a de commun la Massuë
* Page 19. Col. 20
Ciij avec
1518 MERCURE DE FRANCE
avec la Philosophie ; cette arme , le symbole
de la force du corps , 'convient- elle
à une profession toute spirituelle ! pour
moy je n'y vois aucun rapport que celui
qu'on pourroit tirer de la conformité du
nom HPAKAEITOC , avec celui d'HPA
KAHC Hercule , mais je ne crois pas qu'on
veuille se servir d'une pareille raison ; et
quoique les Anciens ayent connu un
Hercule ami des Muses , HERCULES MUSARUM
, comme on lit sur une Médaille
de la Famille Pomponia , ils ne se sont
jamais servi des symboles de ce Heros
pour en orner les Sçavans dont ils nous
ont voulu laisser les Portraits .
les
Homere et Pithagore , sur les Médail
que j'ai citées , pour ne point cherther
plus loin des preuves de ce que j'a
vance , sont représentez assis dans l'attitude
de Maîtres qui enseignent , Homere >
tient un Livre à la main , et Pithagore
une baguette , du bout de laquelle il
touche un Globe celeste , l'un et l'autre
sont enveloppez d'un long Manteau. Tout
cet équipage qui convient parfaitement
à ceux qu'on a voulu représenterest
bien different de celui du prétendu Héraclite.
Aussi ce n'est point ce Philosophe ,
mais Hercule qu'on voit gravé sur la Médaille
de Diaduménien.
Car
JUILLET. 1733. 1519
Car quoique les Ephesiens adorassent
principalement Diane , et que cette Déesse
fût la Divinité titulaire d'Ephese , son
culte n'excluoit point celui des autres
Dieux , les Médailles de cette Ville nous
en font foi ; nous y trouvons Saturne, Jupiter
, Apollon , Mercure , Isis , Cerès ,
Minerve , et ce qui confirme ma conjecture
pour Hercule sur la Médaille de
Diaduménien , c'est que , ce Dieu . y est
souvent réprésenté.
Ainsi donc HPAKAEITOC est le nom
du Magistrat sous l'autorité duquel la
Médaille a été frappées et pour donner
quelque chose à la conjecture , il se
peut faire que cet Héraclité est le même
que celui dont il est parlé dans Spartien .
C'étoit un des Lieutenans de Septime Sc
vere, que ce Prince envoya au commencement
de son regne , pour faire déclarer
l'Angleterre en sa faveur . Cet Officier, qui
peut-être étoit d'Ephese,comme son nom
peut le faire soupçonner , se sera retiré
dans le lieu de sa naissance après la mort
de Severe , pour éviter la cruauté de Caracalle
, et là , il aura exercé les premieres
Charges ; le temps qui s'est passé depuis
les premieres années de Severe jusqu'à
Diadumenien n'étant que d'environ 23 .
années,n'est pas un espace assez considèra-
Cili ble
1520 MERCURE DE FRANCE
ble pour détruire la possibilité de ce que
j'avance.
Ce n'est ici , comme je l'ai marqué d'abord
, qu'une conjecture , et l'on en peut
diré autant de tout ce que j'ai écrit sur le
revers de la Médaille de Diaduménien ,
n'ayant pas vû cette Médaille , dont la
seule inspection peut détruire tous mes
raisonnemens ; mais comme elle n'a point
encore été gravée , que je sçache ; jusques
là il est permis d'en porter son jugement.
D'Orleans le s. Juin 1732. D. P.
"Grecque de Diadumenien.
MR
R Galland ; dans une Lettre écrite
en 1705. dont le Mercure de France
du mois d'Avril dernier , nous a don
né un Extrait , rapporte une Médaille
Grecque de Diadumenien , où d'un côté
se voit la tête de ce jeune Prince , avec
la Legende . Μ . ΟΠΕΛ. ΔΙΑΛΟΥΜΙΝΙΑ-
NOC. On lit sur le revers , EDECION
HPAKAEITOC. Le Type en est ainsi ex-
1-
primé
JUILLET. 1733. 1517
> primé. Le Philosophe Heraclite debout
avec le petit Manteau de Philosophe et une
Massue qu'il tient de la main gauche . Le
P. Hardouin , qui dans ses Nummi Antiqui
Illustrati , a cité cette Médaille , en
a adopté l'explication
*
Quelque déférence que j'aye pour deux
aussi grands Maîtres que M. Galland et le
P. Hardouin , j'ai peine à me persuader
qu'ils ne se soient pas trompez sur cette
Médaille ; ne me paroissant en aucune ma
niere que ce soit le Philosophe Heraclite
qu'on ait voulu réprésenter sur son revers.
Je sçais bien le soin particulier qu'ont
eu les Villes Grecques de graver sur leurs
Monnoyes les grands hommes ausquels .
elles avoient donné la naissance ; que
par cette raison nous voyons sur celles
de Smyrne et de Chio l'image d'Homere ,
celle de Pithagore sur les Monnoyes de
Samos; et qu'ainsi Héraclite étant d'Ephe-
• il est assez naturel que ce Philosophe
ait reçû un pareil honneur des Ephesiens
ses Compatriotes .
Mais si ces Peuples avoient voulu
nous le représenter , l'auroient- ils gravé
dans un équipage si peu convenable
à un Sage ! qu'a de commun la Massuë
* Page 19. Col. 20
Ciij avec
1518 MERCURE DE FRANCE
avec la Philosophie ; cette arme , le symbole
de la force du corps , 'convient- elle
à une profession toute spirituelle ! pour
moy je n'y vois aucun rapport que celui
qu'on pourroit tirer de la conformité du
nom HPAKAEITOC , avec celui d'HPA
KAHC Hercule , mais je ne crois pas qu'on
veuille se servir d'une pareille raison ; et
quoique les Anciens ayent connu un
Hercule ami des Muses , HERCULES MUSARUM
, comme on lit sur une Médaille
de la Famille Pomponia , ils ne se sont
jamais servi des symboles de ce Heros
pour en orner les Sçavans dont ils nous
ont voulu laisser les Portraits .
les
Homere et Pithagore , sur les Médail
que j'ai citées , pour ne point cherther
plus loin des preuves de ce que j'a
vance , sont représentez assis dans l'attitude
de Maîtres qui enseignent , Homere >
tient un Livre à la main , et Pithagore
une baguette , du bout de laquelle il
touche un Globe celeste , l'un et l'autre
sont enveloppez d'un long Manteau. Tout
cet équipage qui convient parfaitement
à ceux qu'on a voulu représenterest
bien different de celui du prétendu Héraclite.
Aussi ce n'est point ce Philosophe ,
mais Hercule qu'on voit gravé sur la Médaille
de Diaduménien.
Car
JUILLET. 1733. 1519
Car quoique les Ephesiens adorassent
principalement Diane , et que cette Déesse
fût la Divinité titulaire d'Ephese , son
culte n'excluoit point celui des autres
Dieux , les Médailles de cette Ville nous
en font foi ; nous y trouvons Saturne, Jupiter
, Apollon , Mercure , Isis , Cerès ,
Minerve , et ce qui confirme ma conjecture
pour Hercule sur la Médaille de
Diaduménien , c'est que , ce Dieu . y est
souvent réprésenté.
Ainsi donc HPAKAEITOC est le nom
du Magistrat sous l'autorité duquel la
Médaille a été frappées et pour donner
quelque chose à la conjecture , il se
peut faire que cet Héraclité est le même
que celui dont il est parlé dans Spartien .
C'étoit un des Lieutenans de Septime Sc
vere, que ce Prince envoya au commencement
de son regne , pour faire déclarer
l'Angleterre en sa faveur . Cet Officier, qui
peut-être étoit d'Ephese,comme son nom
peut le faire soupçonner , se sera retiré
dans le lieu de sa naissance après la mort
de Severe , pour éviter la cruauté de Caracalle
, et là , il aura exercé les premieres
Charges ; le temps qui s'est passé depuis
les premieres années de Severe jusqu'à
Diadumenien n'étant que d'environ 23 .
années,n'est pas un espace assez considèra-
Cili ble
1520 MERCURE DE FRANCE
ble pour détruire la possibilité de ce que
j'avance.
Ce n'est ici , comme je l'ai marqué d'abord
, qu'une conjecture , et l'on en peut
diré autant de tout ce que j'ai écrit sur le
revers de la Médaille de Diaduménien ,
n'ayant pas vû cette Médaille , dont la
seule inspection peut détruire tous mes
raisonnemens ; mais comme elle n'a point
encore été gravée , que je sçache ; jusques
là il est permis d'en porter son jugement.
D'Orleans le s. Juin 1732. D. P.
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Résumé : REMARQUES sur une Médaille Grecque de Diadumenien.
Le texte traite d'une médaille grecque de Diaduménien, mentionnée par M. Galland dans une lettre de 1705 et publiée dans le Mercure de France d'avril. Cette médaille présente sur une face la tête de Diaduménien accompagnée de l'inscription Μ. ΟΠΕΛ. ΔΙΑΛΟΥΜΙΝΙΑΝΟC. Sur l'autre face, elle montre un personnage debout, vêtu d'un manteau et tenant une massue. Le P. Hardouin a identifié ce personnage comme le philosophe Héraclite. Cependant, l'auteur du texte conteste cette identification, soulignant que les philosophes grecs sont généralement représentés assis et enseignant. Il propose plutôt que la figure pourrait être Hercule, un dieu souvent représenté sur les médailles d'Éphèse, ville supposée être le lieu de naissance de Diaduménien. L'auteur suggère également que HPAKAEITOC pourrait être le nom d'un magistrat sous l'autorité duquel la médaille a été frappée. Il mentionne un certain Héraclite, lieutenant de Septime Sévère, qui pourrait être lié à cette médaille. Le texte se conclut par une note de prudence, soulignant que ces interprétations restent des conjectures en l'absence de la médaille elle-même.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 5-11
MEDAILLES de l'Empereur Gratien, sur lesquelles il est nommé AVGG AVG.
Début :
Tout le monde sçait les differentes explications que les Antiquaires [...]
Mots clefs :
Gratien, Médailles, Fils, Empereur, Prince, Famille, Temps, Médaille, Constantin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MEDAILLES de l'Empereur Gratien, sur lesquelles il est nommé AVGG AVG.
MEDAILLES de l'Empereur Gratien
surlesquelles il estnommé AVGG AVG.
Out le monde sçait les differentes
Texplications que les Antiquaires
ont données aux Médailles de Gratien
qui ont pour Legende du côté de la tête
D. N GRATIANVS AVGG AVG. aussi sans
vouloir les repeter ici , je me contenterai
de dire que ceux qui ont expliqué les
Lettres AVGG AVG. qui su vent le nom du
Prince , par AVGVSTORVM AVGVSTVS.
me paroissent avoir donné dans la verible
leçon .
En effet cette explication se presente
d'elle- même la premiere à l'esprit , par
la
MERCURE DE FRANCE
la conformité qu'elle a avec l'usage constant
des Antiquaires , qui ont toujours
rendu l'AVGG des monumens anciens par
le plurier du mot AVGVSTVS . quand les
deux GG sont suivis , ainsi qu'ils le sont
dans les Médailles de Gratien ; car ceux
qui les ont crû separez se sont trompeż,
et ont pris pour des points certaines petites
queües , ou cedilles attachées à ces G
en cette maniere Ç . c'est ainsi du moins
qu'ils sont formez sur la Médaille de
Gratien que j'ai parmi les miennes .
1
Ces & à queue, pour le dire en passant,
ne sont pas rares sur les Monumens anciens
, on les y rencontre dans tous les
temps. J'ai une Médaille d'argent d'Auguste
, avec le Capricorne au revers où
le & du mot AVGVSTVS qui en fait la Légende
est de cette façon ; et l'on en voit
un pareil sur un poids du temps d'Honorius
qui étoit à M. Foucault , * enfin
ils sont ordinaires sur les Monnoyes Gottiques
, si l'on s'en rapporte à l'Alphabet
que Bouteroüe nous a donné dans ses
Recherches curieuses des Monnoyes de France.
Mais en approuvant qu'on lise sur la
Médaille de Gratien , Augustorum Augustus
, je ne sçaurois être du sentiment de
L'Antiquité du P. Montfaucon. Planche XIV.
du Tome III.
ceux
JANVIER 1734. 7
ceux qui expliquent ces termes par Augus
te qui domine sur d'autres Augustes , cela par
rapport à Valentinien le jeune et à
Théodose , dont Gratien avoit genereusement
consenti à recevoir le premier
pour Collegue et s'étoit associé le second.
Ce n'est pas qu'on ne rencontre assez
souvent des dénominations semblables.
prises dans le sens qu'on donne à celle
que j'examine ici ; et sans en chercher des
preuves ailleurs que dans les Médailles ,
quelques Rois des Parthes , d'Armenie
et du Bosphore sont appellez sur leurs
Médailles , Rois des Rois . BAZIA ENE
و
ΒΑΣΙΛΕΩΝ . ΑΡΣΑΚΟΥ . ΤΙΓΡΑΝΟΥΣ ,
APNAKOY . Mais ces titres fastueux , en
longtems avant eux et qui subsistent enusage
core aujourd'hui parmi les Rois de
l'Orient, ne conviennent gueres à un Prince
sage et modeste , tel
l'Histoire
que
nous represente Gratien ; aussi de toutes
les Explications de la Médaille de ce
Prince , celle - ci a été la moins suivie.
Je ne sçai si je me trompe , mais il
me semble que pour donner un sens convenable
à Augustorum Augustus , il ne
faut que sous-entendre le mot de Filius
ce qui voudra dire alors que Gratien Auguste
lui-même est fils de Peres Augustes.Les
noms de Parenté et d'alliance , comme
chacun
MERCURE DE FRANCE
chacun çait , sont assez souvent negli
gez sur les Médailles . Témoins ces exemples
ΚΑΙΣΑΡ . ΣΕΒΑΣΤΟΣ ΣΕΒΑΣΤΟΥ.
·
DOMITIA . AVGVSTA . IMP. DOMIT. CLEOPATRAE,
REGINAE REGVM FILIORVM REGVM.
où les noms de Fils, de Femme et de Mere
sont sous -entendus.
Ceci posé , il s'agit d'examiner ce qui
peut avoir engagé Gratien à prendre un
titre pareil. Ce Prince étoit fils d'un
Empereur , mais d'une famille nouvelle.
Son Grand- pere étoit un Soldat de fortune
qui s'étoit élevé par son mérite jusqu'à
commander les Armées d'Angleterre
, et avoit par ses emplois applani
à Valentinien son fils le chemin de l'Empire
, où il parvint après la mort de
Jovien. Quelque brillante que soit la
pourpre,Gratien en épousant Constantia ,
fille posthume de l'Empereur Constantius,
et la derniere de la maison de Constantin
sembloit encore en rehausser
l'éclat. La famille des Flaves étoit alors
ce qu'avoient été autrefois celles des Cesars
et des Antonins ; aimée , respectée ,
adorée même , le nom en étoit précieux,
aussi le premier soin de Jovien après
avoir été revêtu de la pourpre , fut de se
donner le nom de Flavius , pour persuader
en quelque maniere qu'il étoit de
?
cette
JANVIER 1734.
cette famille , à laquelle cependant il étoit
étranger ; son exemple fut suivi par Valentinien
son successeur ; et Gratien , રે
leur exemple , se trouve avec le même
nom dans quelques Inscriptions qu'on
peut voir dans les Mélanges de Spon . Les
Empereurs suivans encherirent encore
sur cet usage , en ajoutant à leur nom
celui de Constantin . D. N. HERACLIO.
CONST.
Gratien par son mariage justifioit le
nom de Flavius qu'il avoit pris ; il lui
devenoit propre ; et son alliance l'attachant
à tout ce que Rome reconnoissoit
alors de plus grand , il étoit naturel de
publier ces avantages. Pouvoit- il donc le
faire d'une maniere plus noble, plus juste,
er en même temps plus convenable au
Monument que nous examinons , qu'en
s'appellant par une espece d'antonomase
Fils des Augustes. Cette façon indeterminée
de s'exprimer avoit encore cela de
propre , qu'elle sembloit égaler la famille
de Gratien à celle de Constantin , et en
confondre , pour ainsi dire , la Noblesse
AVGG. AVG .
C'est donc à ce Mariage de Gratien
avec Constantia qu'il faut fixer l'époque
de la Médaille , l'an 375. de J. C. immédiatement
après la mort de Valentinien
B avant
MERCURE DE FRANCE.
avant que Gratien eut consenti à parta
ger l'Empire avec son Frere , et long
temps avant qu'il songeât à Théodose .
Dans cette Hypothese , il est aisé de
donner l'explication des revers qu'on
trouve aux Medailles de Gratien où il est
appellé AVGG. AVG. Ce Prince , quoique
déja Auguste , commence un nouveau
Regne à la mort de son Pere ; ce nouveau
Kegne reçoit un éclat considerable par
l'alliance que l'Empereur vient de contracter
, GLORIA. NOVI . SAECVLI . la gloire
en rejaillit sur les peuples , charmez de
voir , pour ainsi dire , renaître la famille
de Constantin, et les commander GLORIA
ROMANORVM. Rien n'assure davantage la
tranquillité des Etats , que les Enfans qui
naissent à ceux qui les gouvernent ; on
en espere de la nouvelle Imperatrice
SECVRITAS REIPVBLICAE. Enfin la Ville
de Rome comme la Capitale de l'Empire,
congratule son Empereur sur cet évenement
, VRBS ROMA.
On me demandera peut -être pourquoi
Gratien ne s'appella pas toujours Augustorum
Augustus , je réponds que ce titre
une fois connu devenoit inutile dans la
suite. Outre que Gratien ayant peu de
temps après consenti à recevoir pour
Collégué son jeune Frere , il ne devoit
plus
JANVIER . 1734. 17
plus y avoir de différence dans les titres
de ces deux Augustes , qui devant être
égaux , ne pouvoient en prendre aucun
de distingué, quelque légitime qu'il fut,
qui ne devint en quelque façon injurieux
à l'autre.
A Orleans , ce 30.
Avril 1733 .
surlesquelles il estnommé AVGG AVG.
Out le monde sçait les differentes
Texplications que les Antiquaires
ont données aux Médailles de Gratien
qui ont pour Legende du côté de la tête
D. N GRATIANVS AVGG AVG. aussi sans
vouloir les repeter ici , je me contenterai
de dire que ceux qui ont expliqué les
Lettres AVGG AVG. qui su vent le nom du
Prince , par AVGVSTORVM AVGVSTVS.
me paroissent avoir donné dans la verible
leçon .
En effet cette explication se presente
d'elle- même la premiere à l'esprit , par
la
MERCURE DE FRANCE
la conformité qu'elle a avec l'usage constant
des Antiquaires , qui ont toujours
rendu l'AVGG des monumens anciens par
le plurier du mot AVGVSTVS . quand les
deux GG sont suivis , ainsi qu'ils le sont
dans les Médailles de Gratien ; car ceux
qui les ont crû separez se sont trompeż,
et ont pris pour des points certaines petites
queües , ou cedilles attachées à ces G
en cette maniere Ç . c'est ainsi du moins
qu'ils sont formez sur la Médaille de
Gratien que j'ai parmi les miennes .
1
Ces & à queue, pour le dire en passant,
ne sont pas rares sur les Monumens anciens
, on les y rencontre dans tous les
temps. J'ai une Médaille d'argent d'Auguste
, avec le Capricorne au revers où
le & du mot AVGVSTVS qui en fait la Légende
est de cette façon ; et l'on en voit
un pareil sur un poids du temps d'Honorius
qui étoit à M. Foucault , * enfin
ils sont ordinaires sur les Monnoyes Gottiques
, si l'on s'en rapporte à l'Alphabet
que Bouteroüe nous a donné dans ses
Recherches curieuses des Monnoyes de France.
Mais en approuvant qu'on lise sur la
Médaille de Gratien , Augustorum Augustus
, je ne sçaurois être du sentiment de
L'Antiquité du P. Montfaucon. Planche XIV.
du Tome III.
ceux
JANVIER 1734. 7
ceux qui expliquent ces termes par Augus
te qui domine sur d'autres Augustes , cela par
rapport à Valentinien le jeune et à
Théodose , dont Gratien avoit genereusement
consenti à recevoir le premier
pour Collegue et s'étoit associé le second.
Ce n'est pas qu'on ne rencontre assez
souvent des dénominations semblables.
prises dans le sens qu'on donne à celle
que j'examine ici ; et sans en chercher des
preuves ailleurs que dans les Médailles ,
quelques Rois des Parthes , d'Armenie
et du Bosphore sont appellez sur leurs
Médailles , Rois des Rois . BAZIA ENE
و
ΒΑΣΙΛΕΩΝ . ΑΡΣΑΚΟΥ . ΤΙΓΡΑΝΟΥΣ ,
APNAKOY . Mais ces titres fastueux , en
longtems avant eux et qui subsistent enusage
core aujourd'hui parmi les Rois de
l'Orient, ne conviennent gueres à un Prince
sage et modeste , tel
l'Histoire
que
nous represente Gratien ; aussi de toutes
les Explications de la Médaille de ce
Prince , celle - ci a été la moins suivie.
Je ne sçai si je me trompe , mais il
me semble que pour donner un sens convenable
à Augustorum Augustus , il ne
faut que sous-entendre le mot de Filius
ce qui voudra dire alors que Gratien Auguste
lui-même est fils de Peres Augustes.Les
noms de Parenté et d'alliance , comme
chacun
MERCURE DE FRANCE
chacun çait , sont assez souvent negli
gez sur les Médailles . Témoins ces exemples
ΚΑΙΣΑΡ . ΣΕΒΑΣΤΟΣ ΣΕΒΑΣΤΟΥ.
·
DOMITIA . AVGVSTA . IMP. DOMIT. CLEOPATRAE,
REGINAE REGVM FILIORVM REGVM.
où les noms de Fils, de Femme et de Mere
sont sous -entendus.
Ceci posé , il s'agit d'examiner ce qui
peut avoir engagé Gratien à prendre un
titre pareil. Ce Prince étoit fils d'un
Empereur , mais d'une famille nouvelle.
Son Grand- pere étoit un Soldat de fortune
qui s'étoit élevé par son mérite jusqu'à
commander les Armées d'Angleterre
, et avoit par ses emplois applani
à Valentinien son fils le chemin de l'Empire
, où il parvint après la mort de
Jovien. Quelque brillante que soit la
pourpre,Gratien en épousant Constantia ,
fille posthume de l'Empereur Constantius,
et la derniere de la maison de Constantin
sembloit encore en rehausser
l'éclat. La famille des Flaves étoit alors
ce qu'avoient été autrefois celles des Cesars
et des Antonins ; aimée , respectée ,
adorée même , le nom en étoit précieux,
aussi le premier soin de Jovien après
avoir été revêtu de la pourpre , fut de se
donner le nom de Flavius , pour persuader
en quelque maniere qu'il étoit de
?
cette
JANVIER 1734.
cette famille , à laquelle cependant il étoit
étranger ; son exemple fut suivi par Valentinien
son successeur ; et Gratien , રે
leur exemple , se trouve avec le même
nom dans quelques Inscriptions qu'on
peut voir dans les Mélanges de Spon . Les
Empereurs suivans encherirent encore
sur cet usage , en ajoutant à leur nom
celui de Constantin . D. N. HERACLIO.
CONST.
Gratien par son mariage justifioit le
nom de Flavius qu'il avoit pris ; il lui
devenoit propre ; et son alliance l'attachant
à tout ce que Rome reconnoissoit
alors de plus grand , il étoit naturel de
publier ces avantages. Pouvoit- il donc le
faire d'une maniere plus noble, plus juste,
er en même temps plus convenable au
Monument que nous examinons , qu'en
s'appellant par une espece d'antonomase
Fils des Augustes. Cette façon indeterminée
de s'exprimer avoit encore cela de
propre , qu'elle sembloit égaler la famille
de Gratien à celle de Constantin , et en
confondre , pour ainsi dire , la Noblesse
AVGG. AVG .
C'est donc à ce Mariage de Gratien
avec Constantia qu'il faut fixer l'époque
de la Médaille , l'an 375. de J. C. immédiatement
après la mort de Valentinien
B avant
MERCURE DE FRANCE.
avant que Gratien eut consenti à parta
ger l'Empire avec son Frere , et long
temps avant qu'il songeât à Théodose .
Dans cette Hypothese , il est aisé de
donner l'explication des revers qu'on
trouve aux Medailles de Gratien où il est
appellé AVGG. AVG. Ce Prince , quoique
déja Auguste , commence un nouveau
Regne à la mort de son Pere ; ce nouveau
Kegne reçoit un éclat considerable par
l'alliance que l'Empereur vient de contracter
, GLORIA. NOVI . SAECVLI . la gloire
en rejaillit sur les peuples , charmez de
voir , pour ainsi dire , renaître la famille
de Constantin, et les commander GLORIA
ROMANORVM. Rien n'assure davantage la
tranquillité des Etats , que les Enfans qui
naissent à ceux qui les gouvernent ; on
en espere de la nouvelle Imperatrice
SECVRITAS REIPVBLICAE. Enfin la Ville
de Rome comme la Capitale de l'Empire,
congratule son Empereur sur cet évenement
, VRBS ROMA.
On me demandera peut -être pourquoi
Gratien ne s'appella pas toujours Augustorum
Augustus , je réponds que ce titre
une fois connu devenoit inutile dans la
suite. Outre que Gratien ayant peu de
temps après consenti à recevoir pour
Collégué son jeune Frere , il ne devoit
plus
JANVIER . 1734. 17
plus y avoir de différence dans les titres
de ces deux Augustes , qui devant être
égaux , ne pouvoient en prendre aucun
de distingué, quelque légitime qu'il fut,
qui ne devint en quelque façon injurieux
à l'autre.
A Orleans , ce 30.
Avril 1733 .
Fermer
Résumé : MEDAILLES de l'Empereur Gratien, sur lesquelles il est nommé AVGG AVG.
Le texte examine les médailles de l'empereur Gratien, sur lesquelles il est désigné par la légende AVGG AVG. L'auteur explore diverses interprétations proposées par les antiquaires et conclut que la meilleure explication est 'Augustorum Augustus', signifiant 'Auguste des Augustes'. Cette interprétation est soutenue par l'usage constant des antiquaires de rendre AVGG par le pluriel du mot AVGVSTVS. Certaines interprétations erronées considèrent les lettres GG comme des points ou des cedilles, mais l'auteur fournit des exemples de médailles anciennes où ces caractères sont présents. Il rejette l'idée que Gratien se proclame dominant sur d'autres Augustes, comme Valentinien le Jeune et Théodose, car cela ne correspond pas à son caractère modeste. L'auteur propose que 'Augustorum Augustus' signifie que Gratien est le fils d'Augustes, soulignant que les noms de parenté sont souvent sous-entendus sur les médailles. Il explique que Gratien, issu d'une famille nouvelle, a épousé Constantia, fille de Constantin, ce qui a rehaussé son éclat. La famille des Flaves, à laquelle Gratien appartenait par mariage, était respectée et adorée. L'époque de la médaille est fixée à l'année 375, juste après la mort de Valentinien et avant que Gratien ne partage l'Empire avec son frère. Les revers des médailles de Gratien, où il est appelé AVGG AVG, marquent le début d'un nouveau règne caractérisé par l'alliance avec Constantia, apportant gloire et sécurité à l'Empire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 273-276
EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans, le 14 Novembre 1733. Par M. Beauvais l'Ainé ; contenant quelques Réfléxions sur des Médailles Romaines, nouvellement découvertes.
Début :
Vers le commencement du mois d'Octobre dernier, des Massons [...]
Mots clefs :
Médailles, Haut-Empire, Médailles romaines, Orléans, Sévère
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans, le 14 Novembre 1733. Par M. Beauvais l'Ainé ; contenant quelques Réfléxions sur des Médailles Romaines, nouvellement découvertes.
EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans ,
le 14 Novembre 1733. Par M. Beauvais
l'Ainé ; contenant quelques Réfléxions sur
des Médailles Romaines , nouvellement
découvertes.
V
Ers le commencement du mois
-d'Octobre dernier , des Massons
travaillant dans une Maison de Campagne
, auprès du Bourg de Paté , en Beauce
, à cinq lieues d'Orleans , trouverent
dans la démolition d'un Mur , un Pot de
terre qu'ils briserent , et qui se trouva
rempli de Médailles Impériales de Grand
Bronze , lequel y avoit été mis vers l'an-
244. de Jesus- Christ , suivant les conjectures
que j'exposerai plus bas.
Le Maître de la Maison s'en étant emparé
les apporta
à Orleans
, et les vendit au poids à un Artisan
, qui les auroit
fon- duës , comme
il est arrivé
à tant d'autres
pareilles
découvertes
; mais en ayant
été
averti
, j'ai sauvé
tout ce qui pouvoit
y avoir
de bon , pour le faire entrer
en par-
D iij tie
174 MERCURE DE FRANCE
tie dans une suite de Médailles de Grand
Bronze.
Il y avoit dans cette quantité de Médailles
, des Têtes , depuis Galba jusqu'à
Philippe inclusivement , ce qui fait à peu
près le milieu du haut Empire. Le nombre
en étoit de vingt- cinq ; sçavoir : Galba
, Vespasien, Titus , Domitien , Nerva,
Trajan , Adrien , Sabine, Elius , Antonin
, M. Aurele, les deux Faustines Verus,
Lucille , Commode , Crispine , Albin , Sept.
Severe, Julie , Alexandre , Mammée , Max.
Casar , Gordien le jeune et Philippe le pere.
Je remarquai que ces Médailles du
haut Empire jusqu'à Severe , étoient bien
plus usées que les dernieres , non par le
verni , ou les autres altérations que la rerre
peut causer ; mais par l'usage qu'on en
avoit,sans doute , fait dans le commerce
ce qui pourroit prouver , ce me semble,
assez bien que sous un Empereur toutes
les monnoyes de ses Prédecesseurs avoient
également cours , comme celles qui étoient
frappées à son coin , et fabriquées sous son
Regne ; en effet, quels interêts les Peuples
auroient ils eus dans des temps de Guerre
ou d'autres calamite z publiques , de
cacher dans la terre ou ailleurs , de, Pićces
qui ne leur auroient été d'aucun usage
, et dont la perte qu'ils craignoient
sans
FEV VIER 1734 275
sans doute ) leur devoit être indifférente ?
On pourra m'objecter que si dans tous
les temps du Haut Empire , les Piéces fabriquées
sous le Regne d'Auguste , ont
eu le même cours ; ( cela s'entend , avec
les augmentations et les diminutions que
les contre marques nous font sentir )
pourquoi trouve -t on aujourd'hui dans
les Cabinets tant de Médailles d'une
beauté et d'un relief si parfait, qu'il semble
qu'elles ne viennent que d'être frapples
? C'est donc une preuve , du moins
un fort indice qu'elles n'ont pas toujours
été dans le commerce , sur tout pendant
plusieurs siecles.
Cette objection ne peut , à mon avis ,
rien faire contre le sentiment que la nouvelle
découverte favorise ; on peut fortbien
y répondre , en disant que chez les
Romains et chez les autres Peuples de
leur Domination , il s'est trouvé dans
tous les temps des Curieux , qui ont pris
soin de conserver les Piéces,quoique souvent
fabriquées de leurs temps , qui étoient
d'un travail parfait ; ainsi que bien des
Gens conservent aujourd'hui des Monnoyes
parfaites de Varin et d'autres habiles
Maîtres . En effet , ce n'étoit pas seulement
à Rome où se fabriquoient des Médailles
achevées ; il y avoit dans les Gau-
D iiij
lcs
276 MERCURE DE FRANCE
les , sous Gallien , les plus grands Maitres
qui ayent jamais été , et on peut voir dans
la belle suite d'or de M. du Vau , à Paris ,
des Postumes , des Victorius et des Tetricus
d'un travail si exquis , que les plus belles
Médailles du Haut Empire n'en approchent
pas. C'est , je crois , cette perfection
de l'Art , qui a engagé les Curieux
de tous les temps à nous transmettre ce
qu'ils ont jugé de plus beau , et à nous le
faire passer, pour ainsi dire , de main en
main.
Je reviens à notre découverte , sur laquelle
j'ai déja remarqué que plus les Médailles
approchent du Regne de Philippe
et plus elles ont de conservation. Les
Sept. Severe , les Alexandre , et les Têtes
suivantes sont d'une grande beauté ; et
comme il ne s'est trouvé qu'une Médaille
de Philippe le Pere , qui a encore co
que nous appellons le Rude du Coin , on
peut conjecturer que ce petit trésor avoit
été caché au commencement de son Empire
; et cela avec d'autant plus de vraisemblance
, que le revers , qui est ANNONA
AUG. est une des premieres Médailles
que le Sénat lui ait fait frapper , après
qu'il eût reconnu ce Ménotrier du jeune
Gordien pour Empereur.
le 14 Novembre 1733. Par M. Beauvais
l'Ainé ; contenant quelques Réfléxions sur
des Médailles Romaines , nouvellement
découvertes.
V
Ers le commencement du mois
-d'Octobre dernier , des Massons
travaillant dans une Maison de Campagne
, auprès du Bourg de Paté , en Beauce
, à cinq lieues d'Orleans , trouverent
dans la démolition d'un Mur , un Pot de
terre qu'ils briserent , et qui se trouva
rempli de Médailles Impériales de Grand
Bronze , lequel y avoit été mis vers l'an-
244. de Jesus- Christ , suivant les conjectures
que j'exposerai plus bas.
Le Maître de la Maison s'en étant emparé
les apporta
à Orleans
, et les vendit au poids à un Artisan
, qui les auroit
fon- duës , comme
il est arrivé
à tant d'autres
pareilles
découvertes
; mais en ayant
été
averti
, j'ai sauvé
tout ce qui pouvoit
y avoir
de bon , pour le faire entrer
en par-
D iij tie
174 MERCURE DE FRANCE
tie dans une suite de Médailles de Grand
Bronze.
Il y avoit dans cette quantité de Médailles
, des Têtes , depuis Galba jusqu'à
Philippe inclusivement , ce qui fait à peu
près le milieu du haut Empire. Le nombre
en étoit de vingt- cinq ; sçavoir : Galba
, Vespasien, Titus , Domitien , Nerva,
Trajan , Adrien , Sabine, Elius , Antonin
, M. Aurele, les deux Faustines Verus,
Lucille , Commode , Crispine , Albin , Sept.
Severe, Julie , Alexandre , Mammée , Max.
Casar , Gordien le jeune et Philippe le pere.
Je remarquai que ces Médailles du
haut Empire jusqu'à Severe , étoient bien
plus usées que les dernieres , non par le
verni , ou les autres altérations que la rerre
peut causer ; mais par l'usage qu'on en
avoit,sans doute , fait dans le commerce
ce qui pourroit prouver , ce me semble,
assez bien que sous un Empereur toutes
les monnoyes de ses Prédecesseurs avoient
également cours , comme celles qui étoient
frappées à son coin , et fabriquées sous son
Regne ; en effet, quels interêts les Peuples
auroient ils eus dans des temps de Guerre
ou d'autres calamite z publiques , de
cacher dans la terre ou ailleurs , de, Pićces
qui ne leur auroient été d'aucun usage
, et dont la perte qu'ils craignoient
sans
FEV VIER 1734 275
sans doute ) leur devoit être indifférente ?
On pourra m'objecter que si dans tous
les temps du Haut Empire , les Piéces fabriquées
sous le Regne d'Auguste , ont
eu le même cours ; ( cela s'entend , avec
les augmentations et les diminutions que
les contre marques nous font sentir )
pourquoi trouve -t on aujourd'hui dans
les Cabinets tant de Médailles d'une
beauté et d'un relief si parfait, qu'il semble
qu'elles ne viennent que d'être frapples
? C'est donc une preuve , du moins
un fort indice qu'elles n'ont pas toujours
été dans le commerce , sur tout pendant
plusieurs siecles.
Cette objection ne peut , à mon avis ,
rien faire contre le sentiment que la nouvelle
découverte favorise ; on peut fortbien
y répondre , en disant que chez les
Romains et chez les autres Peuples de
leur Domination , il s'est trouvé dans
tous les temps des Curieux , qui ont pris
soin de conserver les Piéces,quoique souvent
fabriquées de leurs temps , qui étoient
d'un travail parfait ; ainsi que bien des
Gens conservent aujourd'hui des Monnoyes
parfaites de Varin et d'autres habiles
Maîtres . En effet , ce n'étoit pas seulement
à Rome où se fabriquoient des Médailles
achevées ; il y avoit dans les Gau-
D iiij
lcs
276 MERCURE DE FRANCE
les , sous Gallien , les plus grands Maitres
qui ayent jamais été , et on peut voir dans
la belle suite d'or de M. du Vau , à Paris ,
des Postumes , des Victorius et des Tetricus
d'un travail si exquis , que les plus belles
Médailles du Haut Empire n'en approchent
pas. C'est , je crois , cette perfection
de l'Art , qui a engagé les Curieux
de tous les temps à nous transmettre ce
qu'ils ont jugé de plus beau , et à nous le
faire passer, pour ainsi dire , de main en
main.
Je reviens à notre découverte , sur laquelle
j'ai déja remarqué que plus les Médailles
approchent du Regne de Philippe
et plus elles ont de conservation. Les
Sept. Severe , les Alexandre , et les Têtes
suivantes sont d'une grande beauté ; et
comme il ne s'est trouvé qu'une Médaille
de Philippe le Pere , qui a encore co
que nous appellons le Rude du Coin , on
peut conjecturer que ce petit trésor avoit
été caché au commencement de son Empire
; et cela avec d'autant plus de vraisemblance
, que le revers , qui est ANNONA
AUG. est une des premieres Médailles
que le Sénat lui ait fait frapper , après
qu'il eût reconnu ce Ménotrier du jeune
Gordien pour Empereur.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans, le 14 Novembre 1733. Par M. Beauvais l'Ainé ; contenant quelques Réfléxions sur des Médailles Romaines, nouvellement découvertes.
En octobre 1733, des maçons travaillant près du bourg de Paté, en Beauce, découvrirent un pot de terre contenant des médailles impériales en bronze datées de l'an 244. Ces médailles couvraient la période de Galba à Philippe, incluant des empereurs tels que Vespasien, Titus, Trajan et Adrien. Le propriétaire de la maison vendit les médailles à un artisan, mais M. Beauvais en sauva certaines pour les ajouter à sa collection de médailles en bronze. M. Beauvais observa que les médailles du Haut Empire jusqu'à Septime Sévère étaient plus usées, ce qui suggérait qu'elles circulaient encore à cette époque. En revanche, les médailles plus récentes étaient mieux conservées, probablement parce qu'elles avaient été cachées par des collectionneurs. La découverte comprenait des médailles de grande beauté, notamment celles de Septime Sévère et d'Alexandre. Une seule médaille de Philippe le Père fut trouvée, indiquant que le trésor avait été caché au début de son règne.
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7
p. 531-533
EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans, au sujet d'un Livre nouveau, concernant la Cérémonie de l'Entrée des Evêques dans cette Ville, &c.
Début :
Je suis fâché, Monsieur, de n'avoir pas été en état de vous parler plutôt [...]
Mots clefs :
Orléans, Évêques d'Orléans, Entrée, Cérémonies, Offrande
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans, au sujet d'un Livre nouveau, concernant la Cérémonie de l'Entrée des Evêques dans cette Ville, &c.
EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans
, au sujet d'un Livré nouveau, concernant
la Cérémonie de l'Entrée desEvêques
dans cette Ville , &c.
J
E suis fâché , Monsieur , de n'avoir
pas été en état de vous parler plutôt
d'un Livre imprimé icy , au mois de Jan-
Fij vie
532 MERCURE DE FRANCE
·
vier dernier , et qui me paroît digne de
votre curiosité. Ce Livre contient trois
petits Traitez , dont le premier est une
Description des Cérémonies qui s'observent
à l'Entrée des Evêques d'Orleans ,
circonstanciées et conformes à l'usage
présent, accompagné par tout de Remarques
historiques , qui en font connoître
l'origine , et marquent ce qui s'est passé
de particulier dans les Entrées précédentes.
On y a joint des copies des Lettres
du Roy , et de M. le Duc d'Orleans , au
sujet de cette Entrée , aussi- bien qu'une
.Liste des Entrées des Evêques d'Orleans,
dont l'Histoire nous a conservé la datte
et le nombre des Prisonniers qui ont été
délivrez dans ces occasions.
Le second Traité est un Discours sur
l'Origine du Privilege des mêmes Evêques
de délivrer les Prisonniers . Il est de
même accompagné de Notes , et suivi du
Texte latin des anciens Arrêts qui y sont
rapportez en François , aussi- bien que
d'une copie des Lettres de Grace , à laquelle
on a joint la Traduction françoise.
Le troisiéme Traité est sur l'usage où
sont les Evêques d'Orleans d'être portez
à leur Entrée par quatre Seigneurs distinguez
, et sur l'Offrande de cire , appellée
Goutiere , que ces mêmes Seigneurs présen"
533
MARS. 1734-
sentent tous les ans à l'Eglise d'Orleans.
Cette Dissertation est aussi accompagnée .
de Notes historiques et d'un Procès verbal
de présentation de l'Offrande de cire ,
qui instruit des cérémonies qui s'y observent.
Ces trois Traitez composent un Corps
d'Ouvrage d'environ 150 pages in 8 ° .
Il a sa curiosité , même pour les personnes
indifférentes ; et celles qui y ont interêt
seront ravies de trouver dans ce
Recueil plusieurs Pieces utiles , dont on
a eu soin de donner de bonnes Traductions.
On doit tout cela aux soins , aux
recherches et à la sagacité de M. Polluche
de cette même Ville , connu dans le
Monde Litteraire par différens Morceaux
de critique qui ont paru dans le Mercure
de France , à la satisfaction du Public .
Le Livre est dédié à M.Nicolas- Joseph
de Paris , Evêque d'Orleans , dont l'Entrée
est fixée au 2 Mars prochain , et dont
j'aurai soin de vous apprendre le détail .
Il se vend à Orleans , chez François Rouzeau
, Imprimeur du Roy, &c. ruë Sainte
Catherine , et se trouve aussi à Paris, chez
Despilly , Libraire , ruë S. Jacques , à la
vieille Poste. Je suis , &c.
A Orleans , ce 25 Fevrier 1734.
, au sujet d'un Livré nouveau, concernant
la Cérémonie de l'Entrée desEvêques
dans cette Ville , &c.
J
E suis fâché , Monsieur , de n'avoir
pas été en état de vous parler plutôt
d'un Livre imprimé icy , au mois de Jan-
Fij vie
532 MERCURE DE FRANCE
·
vier dernier , et qui me paroît digne de
votre curiosité. Ce Livre contient trois
petits Traitez , dont le premier est une
Description des Cérémonies qui s'observent
à l'Entrée des Evêques d'Orleans ,
circonstanciées et conformes à l'usage
présent, accompagné par tout de Remarques
historiques , qui en font connoître
l'origine , et marquent ce qui s'est passé
de particulier dans les Entrées précédentes.
On y a joint des copies des Lettres
du Roy , et de M. le Duc d'Orleans , au
sujet de cette Entrée , aussi- bien qu'une
.Liste des Entrées des Evêques d'Orleans,
dont l'Histoire nous a conservé la datte
et le nombre des Prisonniers qui ont été
délivrez dans ces occasions.
Le second Traité est un Discours sur
l'Origine du Privilege des mêmes Evêques
de délivrer les Prisonniers . Il est de
même accompagné de Notes , et suivi du
Texte latin des anciens Arrêts qui y sont
rapportez en François , aussi- bien que
d'une copie des Lettres de Grace , à laquelle
on a joint la Traduction françoise.
Le troisiéme Traité est sur l'usage où
sont les Evêques d'Orleans d'être portez
à leur Entrée par quatre Seigneurs distinguez
, et sur l'Offrande de cire , appellée
Goutiere , que ces mêmes Seigneurs présen"
533
MARS. 1734-
sentent tous les ans à l'Eglise d'Orleans.
Cette Dissertation est aussi accompagnée .
de Notes historiques et d'un Procès verbal
de présentation de l'Offrande de cire ,
qui instruit des cérémonies qui s'y observent.
Ces trois Traitez composent un Corps
d'Ouvrage d'environ 150 pages in 8 ° .
Il a sa curiosité , même pour les personnes
indifférentes ; et celles qui y ont interêt
seront ravies de trouver dans ce
Recueil plusieurs Pieces utiles , dont on
a eu soin de donner de bonnes Traductions.
On doit tout cela aux soins , aux
recherches et à la sagacité de M. Polluche
de cette même Ville , connu dans le
Monde Litteraire par différens Morceaux
de critique qui ont paru dans le Mercure
de France , à la satisfaction du Public .
Le Livre est dédié à M.Nicolas- Joseph
de Paris , Evêque d'Orleans , dont l'Entrée
est fixée au 2 Mars prochain , et dont
j'aurai soin de vous apprendre le détail .
Il se vend à Orleans , chez François Rouzeau
, Imprimeur du Roy, &c. ruë Sainte
Catherine , et se trouve aussi à Paris, chez
Despilly , Libraire , ruë S. Jacques , à la
vieille Poste. Je suis , &c.
A Orleans , ce 25 Fevrier 1734.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans, au sujet d'un Livre nouveau, concernant la Cérémonie de l'Entrée des Evêques dans cette Ville, &c.
En février 1734, une lettre écrite à Orléans mentionne un livre récemment imprimé sur les cérémonies d'entrée des évêques à Orléans. Cet ouvrage, composé de trois traités, décrit les cérémonies actuelles et historiques associées à ces entrées. Le premier traité détaille les cérémonies observées lors de l'entrée des évêques, accompagnées de remarques historiques et de copies de lettres royales. Le second traité explore l'origine du privilège des évêques de délivrer des prisonniers, incluant des notes et des traductions d'anciens arrêts. Le troisième traité aborde la tradition des évêques d'Orléans d'être portés par quatre seigneurs distingués et l'offrande annuelle de cire à l'église. L'ouvrage, d'environ 150 pages, est le fruit des recherches de M. Polluche et est dédié à M. Nicolas-Joseph Fouquet, évêque d'Orléans, dont l'entrée est prévue pour le 2 mars 1734. Le livre est disponible à Orléans chez François Rouzeau et à Paris chez Despilly.
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p. 851-860
LETTRE du R. P. Dom Jacques Alexandre, Benedictin de la Congrégation de S. Maur, au sujet de son Traité general des Horloges, imprimé à Paris, chez Hypolite-Loüis Guerin, rue S. Jacques, vol. in 8. 1734.
Début :
Il est vrai, Monsieur, que le Public souhaitoit depuis long tems d'avoir [...]
Mots clefs :
Horloges, Traité, Article, Planche, Chapitre, Mouvement, Roues, Montres, Heures, Jours, Soleil
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE du R. P. Dom Jacques Alexandre, Benedictin de la Congrégation de S. Maur, au sujet de son Traité general des Horloges, imprimé à Paris, chez Hypolite-Loüis Guerin, rue S. Jacques, vol. in 8. 1734.
LETTRE du R. P. Dom Jacques
Alexandre , Benedictin de la Congrégation
de S. Maur , au sujet de son Traité
general des Horloges , imprimé à Paris
, chez Hypolite- Louis Guerin
rue S. Jacques , vol. in 8. 1734.
I
L est vrai , Monsieur , que le Public
souhaitoit depuis long tems d'avoir
un Ouvrage entier sur les Horloges . J'ai
tâché de satisfaire à ce désir ; vous jugerez
si j'ai réussi par l'exposé que je vais
yous faire de mon Livre. Je le commence
par deux Articles Préliminaires.
Le premier marque la maniere dont les
'Anciens distinguoient les Années , et les
partageoient en Mois , Jours et Heures ,
et fait voir par la Description du Déluge
que Moïse a faite dans la Genese , que
l'année étoit composée de douze Mois
comme elle l'est encore aujourd'hui.
Le second Article contient une Histoire
generale des Horloges , depuis leur
commencement jusqu'au temps présent..
La plus ancienne Horloge est le Cadran
d'Achaz. Anaximandre fit ensuite des
Cadrans dans la Grece , lesquels furent
aussi
$54 MERCURE DE FRANCE
>
par le moyen d'un tambour qui descendant
pendant 24 ou 3 h ures peut
marquer distinctement toutes le. heures;
c'est dequoi je donne une explication
dans ce Chapitre par le moyen de la
huitiéme Planche.
Dans le troisiéme Chapirre il est parlé
des Horloges à roues de gros volume ;
d'abord on donne un abregé des termes
les plus ordinaires qui sont en usage chez
les Horlogers , et une neuviéme Planche
est destinée à représenter les Piéces qui
sont marquées par ces termes. On donne
ensuite la Méthode pour avoir la longueur
d'un Pendule et des vibrations que
l'on souhaite ; et pour s'épargner la peine.
des opérations qu'i faudroit faire , on
donne aussi une Table particuliére depuis
une vibration par heure usqu'à cinq vibracions
par heure , dont la longueur du
Pendule est d'un pouces lignes & points,
. Comme le P /ndule peut avoir quelque
petite irrégularité par rapport à la diver
sité de la température de l'air , on donne
pour y remedier la maniere de faire un
Pendule Isocrone , dont les , vibrations
sont d'une parfaire égalité de durée jet
qui sert à faire des Horloges , qui peu
vent marquer le moyen mouvement du'
Soleil & c. La Planché o représente en-
8
suite
MAY 1734.
755
suite la construction d'une grosse Horloge
, et les Planches 11 ct 12 font voir
la figure des roües.
Le Chapitre IV. traite des Horloges à
mouvement apparent. Quelque perfection
qu'on ait pû donner aux Horloges
les plus achevées , ce n'a été que pour
leur faire suivre le mouvement moyen
du Soleil , mais je crois avoir été plus
loin ; car dès l'année 1698. je representai
à Mrs de l'Académie Royale des Sciences
un projet qui fut aprouvé , pour faire des
Horloges qui suivroient le mouvement
aparent et vrai du Soleil . L'explication
est dans ce même Chapitre IV . qui contient
sur ce sujet trois Planches entieres.
>
sa
Dans le Chapitre V. on parle du mouvement
des Planetes, On trouve dans le
premier Article un précis de ce qui regarde
chaque Planete en particulier , son
diamétre , le temps de sa révolution
distance du Soleil &c. et une seizième
Planche qui contient le systême des Planetes
selon Copernic . Le second article
est pour le Soleil en particulier , lequel
fait une révolution en 365 jours heures
49 m. Dans toutes les Horloges qu'on a
faites jusqu'à présent , on a mis une roue
qui fait un tour en un an on n'y a employé
qu'une role qui fait le tour en 365.
jours ,
3
856 MERCURE DE FRANCE
jours ; c'est un mouvement qui est trop
court environ de 6 heures , et on n'a vù
encore personne qui ait travaillé à faire
une roue qui fasse un tour en 365 jours
S heures 49 , minutes car cela est impossible
en ne mettant que des roues dont
le nombre des dents soit moindre que
100. Mais puisque cela n'est pas possible,
du moins devroit - on tâcher d'en aprocher
autant que cela se pouvoit . C'est ce
que j'ai fait , et je donne ici une roue qui
fait un tour en 365 jours 5 heures 48 m.
58 secondes , de secondes qui est le
mouvement le plus aprochant quon ait
pû trouver jusqu'à présent. En voici le
Roüage. La roue de Cadran fait un tour
en 12 heures. - 7.50 7.69. 8 .
83.
་
2
38
4
-
On trouve en même tems toutes les
opérations qu'il a fallu faire pour arriver
à cette précision. Viennent ensuite plusieurs
roues faisant un tour conforme aux
révolutions de chaque Planete &c. Le
Lecteur consultera pour tout ce détail
les Planches 17. 18. et 19. et les Mecanistes
auront lieu d'être satisfaits en particulier
d'une Aiguille qui montre le lieu de
la Planete dans le Zodiaque, aiguille dont
les mouvements son fort différents , et
qui tire cependant toutes ces inégalitez
d'un
MAY. 1734.
857
d'un mouvement circulaire et uniforme
de l'Horloge.
Le Chapitre VI. destiné aux Horloges
de moyen volume , est accompagné de
la Planche 21. qui représente une Horloge
de cette espece , où l'on voit l'arangement
et la disposition des roües avec
une seconde et troisiéme figure pour la
Montre ou Cadran et pour la Cycloide .
Le détail de tout ce qui appartient à ce
Chapitre est contenu dans neuf Articles
différens , et représenté en diverses figures
de la Planche vingtiéme .
點
Les Horloges de petit volume ou les
Montres font la matiere du VII. Chapitre.
L'instrument le plus nécessaire aux
Horlogeurs de petit volume, est la Plateforme
, qui sert à marquer sur les roiies
le nombre des dents qu'on leur veut
donner . On explique d'abord la construction
de cette Piéce. Dans l'article suivant
on explique pareillement l'usage du Balancier
qui modére le mouvement des
Montres. On n'avoit point autrefois d'autre
moyen pour regler les Montres , que
de faire ce Balancier moins ou plus pesant
mais depuis que l'Abbé de Hautefeüille
a trouvé le secret important de
modérer ce Balancier par un petit ressort
droit , qui dans la suite a été changé en
B ressort
858 MERCURE DE FRANCE
ressort spiral par M. Hugens , les Montres
ont acquis un tel point de perfection,
que celles où on a mis ce ressort ont pris
le nom de Montres à Fendules , à cause
de leur justesse. On trouve dans l'article
troisiéme une Table où sont les rouages
ordinaires que l'on employe pour les
Montres ; et la Planche 22. représente la
structure entiere d'une Montre. Un article
entier qui est le huitième contient de
bons avis pour le choix des Montres.
Le Chapitre VIII . est pour la répetition
, et pour l'instrument à fendre les
roües. Dans le premier article se trouve
la Planche 23 , où son : gravées les principales
Piéces de la répetition , le Limaçon
et la détente graduée , qui fait sonmer
autant de coups qu'il est descendu
de dents de cette détente. Dans l'article
second on traite de l'Instrument à diviser
et fendre les roües et Pignons avec autant
de facilité que de justesse , ce qui
fait gagner aux Ouvriers beaucoup de
tems. La Planche 23 représente cette
Machine, dont la Piéce fondamentale est
la Plateforme on verra dans le Livre
l'explication de cette Machine qui seroit
trop longue ici pour une Lettre.
On donne ensuite les Quadratures des
repétitions qu'on employe aux Pendules
MAY. 1734. 859
et aux Montres de poche. On a mis dans
la Planche 24. les Piéces pour une repétition
de Pendule , et dans la Planche 25.
sont figurées les Piéces d'une repétition
de Montre de poche. L'explication en
seroit ici inutile ; car la bien compourn
prendre il faut avoir devant soi les figures
gravées.
Le Chapitre IX. et dernier , contient
une Bibliographic ou un Catalogue des
Auteurs , qui ont écrit sur les Horloges ,
avec une Analise des principaux Ouvrages
qui sont venus à ma connoissance.
Le premier article de ce Chapitre est, pour
les Cadrans où je me contente de mettre
le titre des Livres , le nom de l'Auteur
et l'Edition ; l'article second est
pour les Horloges de Sable et d'Eau
Le troisiéme est destiné aux Horloges à
roües. On trouve dans cet article non
seulement le titre des Livres , mais en-t
core des Extraits très amples de ces mêmes
Livres , avec quelques Réfléxions qui
ont paru nécessaires , et qui ne peuvent
offenser personne. Enfin le quatriéme article
est des Auteurs qui sont citez dans
l'Ouvrage.
J'ai tâché, au reste, d'écrire avec simplicité,
avec ordre et briéveté , les Curieux
trouveront ce Livre bien imprimé , et les
Bij 27
860 MERCURE DE FRANCE
27 Planches qui y entrent fort proprement
gravées. Je suis , Monsieur , &c.
A Orleans le 24 Mars 1734
Alexandre , Benedictin de la Congrégation
de S. Maur , au sujet de son Traité
general des Horloges , imprimé à Paris
, chez Hypolite- Louis Guerin
rue S. Jacques , vol. in 8. 1734.
I
L est vrai , Monsieur , que le Public
souhaitoit depuis long tems d'avoir
un Ouvrage entier sur les Horloges . J'ai
tâché de satisfaire à ce désir ; vous jugerez
si j'ai réussi par l'exposé que je vais
yous faire de mon Livre. Je le commence
par deux Articles Préliminaires.
Le premier marque la maniere dont les
'Anciens distinguoient les Années , et les
partageoient en Mois , Jours et Heures ,
et fait voir par la Description du Déluge
que Moïse a faite dans la Genese , que
l'année étoit composée de douze Mois
comme elle l'est encore aujourd'hui.
Le second Article contient une Histoire
generale des Horloges , depuis leur
commencement jusqu'au temps présent..
La plus ancienne Horloge est le Cadran
d'Achaz. Anaximandre fit ensuite des
Cadrans dans la Grece , lesquels furent
aussi
$54 MERCURE DE FRANCE
>
par le moyen d'un tambour qui descendant
pendant 24 ou 3 h ures peut
marquer distinctement toutes le. heures;
c'est dequoi je donne une explication
dans ce Chapitre par le moyen de la
huitiéme Planche.
Dans le troisiéme Chapirre il est parlé
des Horloges à roues de gros volume ;
d'abord on donne un abregé des termes
les plus ordinaires qui sont en usage chez
les Horlogers , et une neuviéme Planche
est destinée à représenter les Piéces qui
sont marquées par ces termes. On donne
ensuite la Méthode pour avoir la longueur
d'un Pendule et des vibrations que
l'on souhaite ; et pour s'épargner la peine.
des opérations qu'i faudroit faire , on
donne aussi une Table particuliére depuis
une vibration par heure usqu'à cinq vibracions
par heure , dont la longueur du
Pendule est d'un pouces lignes & points,
. Comme le P /ndule peut avoir quelque
petite irrégularité par rapport à la diver
sité de la température de l'air , on donne
pour y remedier la maniere de faire un
Pendule Isocrone , dont les , vibrations
sont d'une parfaire égalité de durée jet
qui sert à faire des Horloges , qui peu
vent marquer le moyen mouvement du'
Soleil & c. La Planché o représente en-
8
suite
MAY 1734.
755
suite la construction d'une grosse Horloge
, et les Planches 11 ct 12 font voir
la figure des roües.
Le Chapitre IV. traite des Horloges à
mouvement apparent. Quelque perfection
qu'on ait pû donner aux Horloges
les plus achevées , ce n'a été que pour
leur faire suivre le mouvement moyen
du Soleil , mais je crois avoir été plus
loin ; car dès l'année 1698. je representai
à Mrs de l'Académie Royale des Sciences
un projet qui fut aprouvé , pour faire des
Horloges qui suivroient le mouvement
aparent et vrai du Soleil . L'explication
est dans ce même Chapitre IV . qui contient
sur ce sujet trois Planches entieres.
>
sa
Dans le Chapitre V. on parle du mouvement
des Planetes, On trouve dans le
premier Article un précis de ce qui regarde
chaque Planete en particulier , son
diamétre , le temps de sa révolution
distance du Soleil &c. et une seizième
Planche qui contient le systême des Planetes
selon Copernic . Le second article
est pour le Soleil en particulier , lequel
fait une révolution en 365 jours heures
49 m. Dans toutes les Horloges qu'on a
faites jusqu'à présent , on a mis une roue
qui fait un tour en un an on n'y a employé
qu'une role qui fait le tour en 365.
jours ,
3
856 MERCURE DE FRANCE
jours ; c'est un mouvement qui est trop
court environ de 6 heures , et on n'a vù
encore personne qui ait travaillé à faire
une roue qui fasse un tour en 365 jours
S heures 49 , minutes car cela est impossible
en ne mettant que des roues dont
le nombre des dents soit moindre que
100. Mais puisque cela n'est pas possible,
du moins devroit - on tâcher d'en aprocher
autant que cela se pouvoit . C'est ce
que j'ai fait , et je donne ici une roue qui
fait un tour en 365 jours 5 heures 48 m.
58 secondes , de secondes qui est le
mouvement le plus aprochant quon ait
pû trouver jusqu'à présent. En voici le
Roüage. La roue de Cadran fait un tour
en 12 heures. - 7.50 7.69. 8 .
83.
་
2
38
4
-
On trouve en même tems toutes les
opérations qu'il a fallu faire pour arriver
à cette précision. Viennent ensuite plusieurs
roues faisant un tour conforme aux
révolutions de chaque Planete &c. Le
Lecteur consultera pour tout ce détail
les Planches 17. 18. et 19. et les Mecanistes
auront lieu d'être satisfaits en particulier
d'une Aiguille qui montre le lieu de
la Planete dans le Zodiaque, aiguille dont
les mouvements son fort différents , et
qui tire cependant toutes ces inégalitez
d'un
MAY. 1734.
857
d'un mouvement circulaire et uniforme
de l'Horloge.
Le Chapitre VI. destiné aux Horloges
de moyen volume , est accompagné de
la Planche 21. qui représente une Horloge
de cette espece , où l'on voit l'arangement
et la disposition des roües avec
une seconde et troisiéme figure pour la
Montre ou Cadran et pour la Cycloide .
Le détail de tout ce qui appartient à ce
Chapitre est contenu dans neuf Articles
différens , et représenté en diverses figures
de la Planche vingtiéme .
點
Les Horloges de petit volume ou les
Montres font la matiere du VII. Chapitre.
L'instrument le plus nécessaire aux
Horlogeurs de petit volume, est la Plateforme
, qui sert à marquer sur les roiies
le nombre des dents qu'on leur veut
donner . On explique d'abord la construction
de cette Piéce. Dans l'article suivant
on explique pareillement l'usage du Balancier
qui modére le mouvement des
Montres. On n'avoit point autrefois d'autre
moyen pour regler les Montres , que
de faire ce Balancier moins ou plus pesant
mais depuis que l'Abbé de Hautefeüille
a trouvé le secret important de
modérer ce Balancier par un petit ressort
droit , qui dans la suite a été changé en
B ressort
858 MERCURE DE FRANCE
ressort spiral par M. Hugens , les Montres
ont acquis un tel point de perfection,
que celles où on a mis ce ressort ont pris
le nom de Montres à Fendules , à cause
de leur justesse. On trouve dans l'article
troisiéme une Table où sont les rouages
ordinaires que l'on employe pour les
Montres ; et la Planche 22. représente la
structure entiere d'une Montre. Un article
entier qui est le huitième contient de
bons avis pour le choix des Montres.
Le Chapitre VIII . est pour la répetition
, et pour l'instrument à fendre les
roües. Dans le premier article se trouve
la Planche 23 , où son : gravées les principales
Piéces de la répetition , le Limaçon
et la détente graduée , qui fait sonmer
autant de coups qu'il est descendu
de dents de cette détente. Dans l'article
second on traite de l'Instrument à diviser
et fendre les roües et Pignons avec autant
de facilité que de justesse , ce qui
fait gagner aux Ouvriers beaucoup de
tems. La Planche 23 représente cette
Machine, dont la Piéce fondamentale est
la Plateforme on verra dans le Livre
l'explication de cette Machine qui seroit
trop longue ici pour une Lettre.
On donne ensuite les Quadratures des
repétitions qu'on employe aux Pendules
MAY. 1734. 859
et aux Montres de poche. On a mis dans
la Planche 24. les Piéces pour une repétition
de Pendule , et dans la Planche 25.
sont figurées les Piéces d'une repétition
de Montre de poche. L'explication en
seroit ici inutile ; car la bien compourn
prendre il faut avoir devant soi les figures
gravées.
Le Chapitre IX. et dernier , contient
une Bibliographic ou un Catalogue des
Auteurs , qui ont écrit sur les Horloges ,
avec une Analise des principaux Ouvrages
qui sont venus à ma connoissance.
Le premier article de ce Chapitre est, pour
les Cadrans où je me contente de mettre
le titre des Livres , le nom de l'Auteur
et l'Edition ; l'article second est
pour les Horloges de Sable et d'Eau
Le troisiéme est destiné aux Horloges à
roües. On trouve dans cet article non
seulement le titre des Livres , mais en-t
core des Extraits très amples de ces mêmes
Livres , avec quelques Réfléxions qui
ont paru nécessaires , et qui ne peuvent
offenser personne. Enfin le quatriéme article
est des Auteurs qui sont citez dans
l'Ouvrage.
J'ai tâché, au reste, d'écrire avec simplicité,
avec ordre et briéveté , les Curieux
trouveront ce Livre bien imprimé , et les
Bij 27
860 MERCURE DE FRANCE
27 Planches qui y entrent fort proprement
gravées. Je suis , Monsieur , &c.
A Orleans le 24 Mars 1734
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Résumé : LETTRE du R. P. Dom Jacques Alexandre, Benedictin de la Congrégation de S. Maur, au sujet de son Traité general des Horloges, imprimé à Paris, chez Hypolite-Loüis Guerin, rue S. Jacques, vol. in 8. 1734.
Le document est une lettre du R. P. Dom Jacques Alexandre, un bénédictin de la Congrégation de S. Maur, présentant son ouvrage sur les horloges, imprimé à Paris en 1734. L'auteur répond à une demande publique d'un traité complet sur les horloges et structure son livre en plusieurs chapitres. Le premier chapitre préliminaire explique comment les Anciens divisaient les années et les mois, en se référant à la description du Déluge dans la Genèse. Le second chapitre préliminaire offre une histoire générale des horloges, depuis les cadrans anciens jusqu'aux horloges modernes. L'ouvrage détaille divers types d'horloges, y compris les cadrans solaires, les horloges à roues, et les horloges à mouvement apparent. Il inclut des explications techniques sur la longueur des pendules, les vibrations, et les corrections pour les variations de température. Le livre traite également des horloges de moyen et petit volume, ainsi que des montres, en fournissant des tables et des planches illustratives. Un chapitre est dédié à la répétition et aux instruments pour diviser les roues. Enfin, le dernier chapitre présente une bibliographie des auteurs ayant écrit sur les horloges, avec des analyses des principaux ouvrages. L'auteur souligne la simplicité, l'ordre et la brièveté de son écriture, ainsi que la qualité de l'impression et des gravures des 27 planches incluses.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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