Reconnaissance textuelle : Origine du Roy de la Féve, [titre d'après la table]
Si vous avez envie de fçavoir.
quelle eft l'origine du Roy de la
Féve, vous l'apprendrez dans ces
Vers d'Alcidor du Havre.
OV
N tient que de Solon , Legifla
teurfortfage,
Eft venu le premier ufage
D'employer une Féve , afin délire un
Roy5
Et que c'eftoit fuivant ſa Loy,
Que les Atheniens avoient cette
maxime,
G
4
2 MERCURE
>
Lors qu'ils créoient leurs Magistrats.
Toute autre élection étoit illegitime;
On les euft pris pour fcelerats,
S'ils avoient eu d'autre methode,
Tant celle- là pour eux estoit juste &
commode.
Pythagore ditfeul, qu'ilfaloit s'abftenir
Des Féves que chacun fouhaitoit
d'obtenir.
Il vaut mieux , difoit - il , n'avoir
aucune Charge,
Que d'en chercher ainsi , pour troubler
Son repos,
~Parce que bien fouvent c'est un chemin
fort large,
Qui nous conduit vers Atropos.
Il eft d'autres Autheurs d'un fentiment
contraire;
Soûtenant hautement que ce font
les Romains,
GALANT.
153
Qui font les premiers des Hu
mains
A qui cette methode ait commencé
de plaire ,
Car le jour qu'ilsfaifoient Festin
Pendant leurs Festes Saturnales,
Ils élifoient un Roy fans brigues ny
cabales,
Par le feul ordre du Deftin ;
La Féve eftoit la feule marque
Pour defigner celuy qu'ils devoient
Respecter
Pendant tout le Répas qu'on faifoit
apprefter,
Selon la volonté de ce petit Monarque.
Nous imitons encor fans aucun repentir
Les Romains plus que ceux d'Athenes
;
L'on en voit les preuves certaines,
Que l'on nesçauroit démentir.
G S
154
MERCURE
Lufage du Gafteau n'est - il pas tout
Semblable ?
Et n'est- ce pas le feul hazard
Qui fait un Roy d'un miferable,
Lors que la Féve eft dansfa part.
Résumé : Origine du Roy de la Féve, [titre d'après la table]
Le texte explique l'origine de la tradition du 'Roi de la Fève', où une fève cachée dans un gâteau désigne le roi du repas. Selon Alcidor du Havre, cette coutume remonte aux Athéniens, qui utilisaient une fève pour élire leurs magistrats sous la loi de Solon. Cette méthode était perçue comme juste et pratique, toute autre élection étant considérée illégitime. Pythagore, en revanche, déconseillait de rechercher des charges publiques, craignant que cela ne perturbe le repos et n'entraîne des conséquences néfastes. Les Romains, lors des Saturnales, élisaient un roi par le hasard de la fève, sans intrigues. Ce roi était respecté durant le repas. Les pratiques modernes, comme l'usage du gâteau à la fève, imitent davantage les Romains que les Athéniens, car elles désignent le roi du repas par le hasard.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
IV .
A
MER.CURE.
Ay peine à découvrirvoftre premiere
Enigme,
Et je ne peux affeoir que difficilement`
Mon choixfur quelque mot qui femble
légitime
Pour la devinerjuftement.
Si la Vigne n'eftoit une Plentefertile,
Faurois cnû la trouverfous unfens dé
guifes
Mais ilferoit trop malaiſe
De lafaire pafferpour vierge & pour
férile.
Si le Lierre eftoit de genrefeminin,
du Mercure Galant.
93
Tout conviendroit fort bien afin defaire
croire
Que c'eft luy dont on peint l'histoires
Mais cela nefe peut , car il eft mafculin.
Eft-ce donc la Vignesauvage,
A qui la rigueur des Hyvers
Fait tomber tousfes cheveux verds,
Pour ne laiffer que le branchage?
Je n'yçaurois encore accorder cet endroit,
Qu'on ne la voit jamaisfibelle,
Que quand cette Saifon rigoureuse &
cruelle
Lavient dépouillerpar lefroid.
J'aime done. mieux encor revenir à la
Vigne,
Et je croy la voir à cefigne,
Puis que la grape reſte enfin dans laſaiſon-
Qu'elledemeure toute nuë,
Et qu'elle paroift à la venë
Plus belle fans comparaison ,
Que lors que defon verd on la voyoit pourvene,
ALCIDOR du Havre.
Le texte explore la nature et les caractéristiques de la vigne. L'auteur rencontre des difficultés à résoudre une énigme concernant cette plante. Il note que, si la vigne n'était pas fertile, il pourrait la confondre avec d'autres éléments. Il évoque le lierre, mais le rejette en raison de son genre masculin. La vigne sauvage est également considérée, mais écartée car elle perd ses feuilles en hiver. L'auteur conclut en affirmant que la vigne est la plus belle lorsqu'elle est nue et sans feuilles, exprimant ainsi sa préférence pour la vigne cultivée, qui conserve ses grappes même après la chute des feuilles.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
V ..
Ivine Plante, que Noë
Prit foin de cultiver apres que le Déluge
Eut tout le Genre Humain noyé,
Horsceux qui trouvèrent refuge
Dans l'Arche, ce grand Baftiment ,
Dont Noéfefervit pour eux utilement ;
Vigne, qui nous produis cette Liqueur
aimable,
Quifait de nos biens le plus grand,
Que Mercurefut raisonnable
De te donner le premier rang
Pour nous étrener cette année,
Quemoncoeur àtous deux fouhaitefortunée!
VI.
Le mefme.
VI.
Le mefme.
C'estdonc en vain, Philis, que pour
vous je foûpire,
Et qu'apres millefoin pour gagner voftre
amour,
Je me vois, comme au premier jour,
Réduit à fouffrir le martyre?
du Mercure Galant,
95
Fefpérois que le temps auroit pû vous
toucher,
Et que ma paffion, mon zéle & ma franchife,
Pourroient chez vous eftrede miſe,
Aforce de vous rechercher;
Mais las! femblable à la Ceriſe ,
Vous avez un coeur de Rocher.
A voir l'extérieur, rien ne paroift plus
tendre:
Vousfçavez déguiſer des mieux,
Enfaisant paroiftre à nos yeux
Une aimable douceur dont vous pourriez
Surprendre
D'entre tous les Amans , le plus ingé
nieux.
Pour moy, las de n'avoirpour toute récompenfe,
Que quelques doux regards, meflez d'indiférence,
લે
Je renonce, Philis, à vousfaire la cour,
Pour chercheroù je puis mieux placer mon
amour..
Le mefme .
L'auteur exprime sa frustration et sa douleur face à l'absence de réciprocité dans son amour pour Philis. Malgré ses efforts, Philis reste insensible, comparant son cœur à un rocher. Il décide de renoncer à sa cour et de chercher un amour plus réciproque.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
XVIII.
QVoy! dans le temps que le Dieu
Aiars
1M'-enrolle fousfes Etendars,
Pour me faire porter & la pique &
Cépée;
Mercure veut-ilminfulter,
Venant ce mois me presenter
Yne Quenouille encor couverte de poupée?
Qu'il la porte, s'ilveut, a quelqu'autre
qu'à moy Je , ne veux point de ce rsgale;
Et s'il trouve quelqr/ltn qui prenne cet
employ,
Ce doit eflre i'Am.fnt d'une nouvelle
Omphale.
ALCIDOR, du Havre,
ADmirable Berger de Flore,
Faut-il plus long-temps que j'i~
gnore
luel efl L'heureux climat qu'onvous voie
habiter?
Maissans doute ceflAH PArlMJfè ;-
Carvousffavez. nous débiter,
Des Vtrs d'une trop bonne grâce,
Pour ne pas le tenir du divin Apollon i i
OUyy l'on connoifl tres-bien que ce Diemxi
vous inspire,
Que mtfme quelques-fois dans le ftcrt
Vallon,
Ilvous donne a touchersaLyre,
Pour chanter les faits induis
De nostre invincibleLOUIS
Ou comme dans ce mois en changeant de V,
langage,
Pourfaire paroiflre un Ouvrage,
Sfavant,subtilyingénieux;
Qui dans unsens rniftcricMx
Kous déguisant un I, de Cordre Alpha- -\
betique,
Transforme encor un f, musfacinant les x
yeux i.
C'estainjï que quittant te (tile serieux
Vous recherchez,fEnigmatique,
Comme le plus conforme AU langage des t
Dieux.
ALCIDORdu Havre..
L'auteur adresse une lettre à un 'Berger de Flore', poète ou écrivain, admirant ses œuvres inspirées par Apollon. Ces œuvres célèbrent les exploits du roi Louis ou présentent des ouvrages savants et ingénieux. L'auteur loue l'usage des jeux de mots et des énigmes, comparables au langage divin. La lettre est signée 'ALCIDOR du Havre'.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
X. DE tro;s Souflecs tout a lafoi
Mercure, vous Ilvefaitchoix,
J'our nous presenter une Enigmer Bon du fécond & du premier..
Mais 'on vous accuse de crime
Pour avoir donné le dernier;
Prenez, gardeejuon ne s'envange,
Et que quelque tfprit mal-bassi,
Ne veuille vous donner le change
Âprés le moindLre déememnti.esme
xi.
D"Uneautre main que de la voflrei
Philisj je nefluffrirois
pas
Un Sounet;car enfin tout autre
Sans doutey passeroit le pas.
tts estesobligée a vos yeux pleins d0
charmes,
Qui mefont poser bas les Armes, Et m'emp'.!chenr. de me vanger;
Adaissivous redoublez., Cruelle,
Vous me verrez, bien-talf changer, and j'endevrois souffrir
une douleurta
mortelle. -
XII.
Le 111efine
XIII.
Ourrions-nous dans ce mois obſerver
le filence , pow
Sans paffer pour des negligeans ,
Aprés tous les foins obligens
Que le divin Courier a mis en évidence?
Non , fans doute , on auroit à dos tout
l'Univers ,
Si l'on ne formoit quelques Vers,
Sur l'explication de fes belles Enigmes :
Ses plaintes feroient legitimes ,
On ne fçauroit me le nier ,
Puifque par deux Nymphes charmantes
,
I iiij
04
Extraordinaire
Spirituelles & galantes,
Il nous fait donner du Papier ,
L'une en offre une Feüille , & l'autre une
Main ample:
C'est déquoy s'exercer fur differens fujets
;
LOVIS noftre grand Roy , digne de plus
d'un Temple ,
Suffit pour nous fournir mille doctes projets
,
> Soit en faisant paflir le Croiffant de
l'Afrique :
Soit en mettant l'Hydre François
Dans les derniers abois ;
On pour avoir rendu l'Europe pacifique,
Enfin par tous les beaux endroits
De fon Ame heroïque.
Ainfi donc , que chacun plein d'une noble
ardeur
Se difpofe de bonne grace
A demander les talens du Parnaffe,
Pour louer comme il faut cet aimable
Vainqueur.
Alcidor du Havre
Le texte met en avant la nécessité de célébrer les exploits du roi Louis XIV à travers la poésie. L'auteur souligne qu'il est impensable de rester silencieux après les nombreuses obligations révélées par le 'divin Courier'. Écrire des vers pour expliquer les actions du roi est essentiel pour éviter de déplaire à l'univers entier. Le roi est décrit comme étant aidé par deux nymphes charmantes, spirituelles et galantes, qui fournissent du papier pour écrire. Les vers doivent aborder divers sujets, notamment les victoires militaires du roi, telles que la progression en Afrique et la mise en difficulté de l'hydre française. Le roi est également loué pour avoir apporté la paix en Europe grâce à ses qualités héroïques. L'auteur encourage chacun à se préparer avec ardeur à solliciter les talents poétiques nécessaires pour louer dignement ce vainqueur aimable.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
VII.
Le mefme,
J
E vous aime plus que ma vie
Quand je vous vois , belle Sylvie ,
Paroistre fenfible à mesfeux ;
du Mercure Galant. 207
Mais quand avec indifference
Vous venez recevoir mes voeux,
Ah pour lors quelle eft ma fouffrance !
Mon coeur eft accablé des plus facheux
ennuis
-le n'ay point de repos ny les jours ny les
nuits ,
On le connoift tres-bien voyant mon humeurfombre,
Ie recherche à vous voir , & crains jufqu'à
voftre Ombre ,
Tant je fuis agité de divers mouvemens
;
Afin de me tirer de ce facheux dédale ,
Et mettre fin à mes tourmens ,
Soyez toûjours d'une humeur fort égales
Oufi
vous changez quelque jour,
Que ce ne foit qu'afin d'augmenter vôtre
amour,
Pour en eftre à mes foins un peu plus liberale.
Alcidor.
Dans cette lettre, Alcidor exprime à Sylvie son amour profond et sa souffrance due à son indifférence. Tourmenté jour et nuit, il oscille entre le désir de la voir et la peur de la croiser. Il supplie Sylvie de rester constante ou d'accroître son amour.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
VIII.
Qurquoy venir ainſi ſous l'habit de
Cerés? po
Mercure, voulez- vous faire quelquepregrés,
Saus une telle reffemblance ?
En vain vous découvrez vos beaux Ef
pics de Bled
Pour nous en donner affurance ,
Noftre cerveau n'eft pas trouble.
Non , vous n'avez point l'air d'une telle
Deeffe
,
Vos aifles à la tefte ainſi qu'à vos talons,
Frais Symboles de la viteffe,
Vous font plutoft paffer pour le Dieu des
Larrons.
IX.
Le mefme.
Reconnaissance textuelle : SENTIMENS SUR LES QUESTIONS DU XXXI. EXTRAORDINAIRE.
SENTIMENS
SUR LES QUESTIONS
DU XXXI,
EXTRAORDINAIRE .
Lequel de deux Amans aime le
plus , celuy qui fouhaite la petite
Verole à fa Maistreffe , pour
luy faire voir que fa laideur feroit
incapable de le faire changer
; ou celuy qui aime mieux
qu'elle doute de fon amour
que de luy voir arriver une pa
reille difgrace
.
P Eut-on dire
Eut-on dire que c'eft aimer ;
Que fouhaiter du mal à la perfonne aimée
?
du Mercure Galant .
239
Il feroit à ce prix dangereux de charmer,
Et d'eftre des Amans dans ce temps eftimée
,
Du moins de tels efprits que celuy de
Damon ,
Qui croit avoir bonne raison
De marquerfon amour pour la belle Sylvie
,
Par mille effroyables fouhaits.
Qui devroient luy donner envie
De lefaire éloigner de fes yeux pour jamais.
Pour vous marquer , dit- il , à quel point
je vous aime ,
Ie voudrois que voftre beau teint
Perdift cette blancheur extréme ,
Et que ce beau vifage auffife vift atteint
Des accidens fâcheux de petite Verole,
Quand avec fa malignité
Elle caufe aux mortels tant de difformité,
Que la moindre partie affez souvent defole,
Enfin qu'elle vous fiſt un objet de pitiés,
220 Extraordinaire
que
de monamitié Ah! ceferoit pour lors
le voudrois vous donner une preuve fiforte
Qu'on en verroit peu de la forte.
le vous aimerois conftamment ,
Et fans changer unſeul moment,
Je vous ferois voir que mon ame ,
Conferveroittoujoursfon amoureuseflame:
Lifidor eft bien oppoſe
A des fentimens fi funeftes ;
Il croiroit meriter tous les carreaux cele
ftes,
S'il eftoit fi malavise
De croire qu'il fuft neceffaire
De faire ces foubaits pour paroître fincere.
I'aime mieux
mour,
que
Philis doute de mon a
A-t-il marqué cent fois , que de faire
ma cour,
En demandant au Ciel de détruire fes
charmes ,
Pour luy prouver quefa laideur
Ne pourroit me caufer d'alarmes,
Ny porter dans monfein changement ny
froideur Oйy,
du Mercure Galant.
241
Oйy , j'aime mieux cent fois paſſer pour
infidelle ,
Pour volage & pour inconftant ,
Que d'avoir le defir qu'ellefuft un inftant,
Et moins agreable , & moins belle .
Ne font- ce pas en verité ,
Ces derniers fentimens qu'il faut que l'on
eftime?
Ils partent d'un efprit plein de folidité ,
Et d'un coeur prévenu d'un amour legitime,
Au lieu qu'on voit les précedens
Parir d'une tefte per fage ,
Quefans doute on verroit aux moindres
accidens
Paroiftre inconftante & volage.
Enfin , s'ilm'eft permis de dire mon avis,
le tins que Lifidor fçait aimer davantage
,
Que fon raiſonnement eft fort jufte &
fort fage,
Et que fesfentimens doivent eftre fuivis.
Q.. d'Octobre 1685. X
242 Extraordinaire
Si l'on peut mourir d'amour.
S'
l'on mouroit d'amour
› mort cent fois
le n'en veux , belle Iris ,
que vous-mefme ,
&
j'en ferots
pour témoin
Depuis que je visfous vos loix
Mon amour n'eft- il pas extréme ?
Aime-t-on avec plus d'ardeur
Que vous en a fait voir mon coeur?
Quoy que fouvent , belle inhumaine,
l'aye eu lieu de douter que vostre cruauté
Ne rendift ma paffion vaine ,
Entendant vos difcours toujours pleins
de fierté.
Ils m'ont fait éprouver un rigoureux martire
,
Souffrir mille fâcheux ennuis ,
Fair perdre le repos , & les jours & les
nuits ,
Raifon qui m'authoriſe à dire ,
Quefi l'amour fait bien fouffrir,
Il ne fçauroit faire mourir,
du Mercure Galant.
243
Si l'on
peut aimer fans jalouſie .
Ermettez ce defaut à mon ardante
PErmeamour ,
Je ne faurois , Iris , aimerfans jalousie;
Mais elle ne tient point de cette phrenefie
Qui ne veut jamais de retour ;
Aifement je me racommode
Pour peu que vos beaux yeux me mar- {
quent de douceur,
3
Vi
Et
I'en ay mesme de la douleur ,
Tant je fuis un jaloux commode.
Comment fouffrir qu'un autre Amant
Vienne vous conter son tourment ,
Dire que pour vous il foûpire ,
Que vos beaux yeux l'ont fceu charmer,
que fi voftre coeur ne fe veut defarmer
,
- Il faudra been- toft qu'il expire ?!
Que vous, par des regards tendres &
languiffans ,
Que je ne peux croire innocens ,
x ij
244
Extraordinaire
Vous témoigniez luy vouloir dire,
Que vostre coeur plaint fon martire 2
Comment , dis-je, fouffrir ces chofes fans
couroux
Ou quelques fentimens jaloux ?
Qui peut les regarder avec indifference,
Ne peut aimer qu'en apparence,
Ce n'est qu'un faible amour , & nom
plein de vigueur ,
Comme l'eft celuy de mon coeur.
ALCIDOR , du Havre.
Résumé : SENTIMENS SUR LES QUESTIONS DU XXXI. EXTRAORDINAIRE.
Le texte aborde divers aspects de l'amour à travers les sentiments exprimés par plusieurs personnages. Damon manifeste son amour pour Sylvie en souhaitant qu'elle contracte la petite vérole pour démontrer sa constance. Il voit dans ce sacrifice une preuve de la force de son amour. À l'inverse, Lifidor préfère que Philis doute de son amour plutôt que de lui souhaiter un tel malheur, jugeant que cela révélerait sa fidélité et sa solidité. Le narrateur conclut que les sentiments de Lifidor sont plus sages et légitimes. Un autre passage examine la possibilité de mourir d'amour. Le narrateur, épris d'Iris, affirme que, bien que l'amour provoque de grandes souffrances, il ne peut pas être mortel. Alcidor, quant à lui, avoue à Iris qu'il est incapable d'aimer sans éprouver de la jalousie. Cependant, il précise que sa jalousie n'est pas excessive et qu'il est prêt à pardonner facilement si elle fait preuve de douceur.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.