Provenance du texte (46)
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Détail
Liste
Résultats : 46 texte(s)
1
p. 169-188
EXHORTATION DE Mr L'EVESQUE D'ANGER.
Début :
Tous ceux qui pûrent l'entendre, furent très-édifiez du zele/ Dieu soit loué, mes tres-chers Freres, de ce qu'il [...]
Mots clefs :
Dieu, Erreur, Église, Frères, Coeur, Avertissement, Maux, Chaire, Grâce, Erreur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXHORTATION DE Mr L'EVESQUE D'ANGER.
Tous
ceux qui purent l'entendre
, furent tres-édifiez
P
170
du zele qu'ils firent paroiftre,
außi-bien que du
Difcours que M¹ VEvefque
d'Angers leur
adreffa en ces termes.
171
52552525 :5252525
EXHORTATION
DE M' L'EVESQUE
D'ANGERS.
Di
Ieu foit loué, mes
tres -chers Freres ,'
de ce qu'il a rompu la
dureté de vos coeurs , &
éclairé les tenebres de
vos ames. Dieu foit
loué , dis- je , de ce qu'il
vous a tirez de la nuit
profonde de l'erreur où
vous cftiez engagez
,
Pij
172
pour vous appeller à la
lumiere
de la Foy, qui
vous réunit aujour
d'huy à fon Eglife . Dieu
foit loué , dis-je encore
une fois, mes Freres , de
ce que d'Enfans
rebelles
que vous eftiez à
cette divine Epoufe de
J.C. vous venez aujourd'huy
la reconnoiſtre
pour vôtre Mere. Nous
vous affuros de ſa part,
comme bien inftruits de
fon efprit par la grace
173
de l'Epifcopat qui nous
a admis , quoy que tresindignes
, au rang de fes
premiers Miniftres, qu'
elle oublie toutes les
defobeïfsaces que vous
luy avez renduës , &
toutes les injures que
vous luy avez faites , &
qu'elle vous embraffe
& vous reçoit en fon
fein comme fes veritables
& fes tres- chers
Enfans. Mais nous vous
devons avertir qu'une
PHJ
174
fimple abjuration de
voftre Erreur ne fuffit
pas pourreparer d'auſſi
grands maux que ceux
que vous luy avez faits ;
car vous ne vous etes
pas contentez de vous
féparer d'avec elle ,
vous luy avez ravy ſes
Enfans, vous avez, empoifonnéfon
Troupeau,
& comme des Aveugles
qui en conduifent d'autres,
vous les avez précipitez
dans l'abîme de
1
175
la perdition. Voila en
effet de grands maux,
mes chers Freres , &
nous n'y pouvons faire
refléxion fans admirer
la grace merveilleuſe
que Dieu vous a faite,
non feulement de les
reconnoiftre, & de vous
en repentir , mais encore
de les condamner
avec unefainte hardieffe
dans l'Affemblée de
ceux avec lefquels vous
les avez autrefois com
P iiij
176
mis. Nous ne nous ar
refterons
pas à vous
la
repréſenter
; l'humiliation
où
nous
vous
voyons aux pieds du
Saint
Autel , nous perfuade
affez que celuy
qui vous l'a donnée ,
yous la fait
comprendre
luy-meſme , & que
voftre coeur qu'elle éclaire
à préfent, en eft
touché d'une
parfaite.
reconnoiffance ; mais
comme vous ne con177
noiffez pas encore quel
eft l'efprit de l'Eglife en
une occafion comme
celle- cy , nous vous devons
avertir qu'elle affure
fes Enfans , que le
peché le moins digne de
miféricorde , eft d'eftre
ingrat à la Grace , &
3
encore à une Grace
auffi grande que celle
que vous avez réçeuë,
qui vous a fait defcendre
de la Chaire de
menfonge , pour vous
178
faire écouter les Inftructions
falutaires de la
Chaire de verité , &
vous a fait quitter la
qualité de Pafteurs d'une
fauffe Eglife , pour
vous foumettre auxPafteurs
légitimes de la veritable
, qui eſt la Catholique
, Apoftolique,
& Romaine , hors laquelle
il ne peut jamais
y avoir de falut. Nous
ne doutos pas que vous
ene foyez entrez dans
179
ces fentimens , fans lefquels
vôtre Converſion
feroit fauffe ; car come
l'Erreur veut détruire
la Verité, la Verité auffi
veut détruire l'Erreur
jufqu'aux fondemens .
Ce font deux Empires,
l'un du Démon, l'autre
de Dieu , qui fe font continuellement
la guerre ,
mais dont la victoire .
eft toujours affurée à la
Verité par N. Seigneur .
Ce que Dieu vous de180
mande donc principalement
, mes chers Freres
, c'eft que vous n'ô- .
mettiez rien de tout ce
qui peut dépendre de
vous, pour procurer la
Converfion de ceux qui
font dans l'Erreur que
vous avez quittée , &
fur tout de vos proches,
& de ceux qui ont efté
fous voftre conduite .
Joignez pour cela vos
voeux aux noftres , mes
chers Freres , & pour
181
vous bien acquiter des
actions de graces que
vous devez à Dieu , de
la grande miféricorde
qu'il vous a faite , ayeż
dans la bouche & dans
le coeur, ces paroles fi
touchantes d'un des
plus grands Peres de
l'Eglife. Gratias tibi,
Deus meus , qui fugientem
te perfecutus es, &
oblitum tui non es oblitus
. Soyez loué à jamais,
ô mon Dieu, qui
182
m'avez pourſuivy lors
que je vous fuyois ,. &
qui vous eftes fouvenu
de moy , lors que je
vous avois oublié. Que
voftre foy ſoit ferme,
comme l'Anchre qui
affermit le Vaiſſeau ,
felon
l'Apoftre ; que
ceux qui ont efté les
Perfécuteurs de l'Eglife
Catholique, foient à l'avenir
fes Défenſeurs';
que ceux qui ont ravagé
la Bergerie de J.C.
183
en devienent les Oüailles
; & que ceux qui ont
fait la guerre à ſa divine
Epoufe , fe confeffent
vaincus,pour avoir part
à fes victoires . Or comme
Dieu qui tient en fa
main le coeur des Roys,
fe fert viſiblement de
noftre grand & invincible
Monarque pour l'acroiffement
de la Foy,
vos actions de graces
feroient imparfaites, s'il
n'y avoit une part tou184
te particuliere ; & vous
n'ignorez pas fans dou
te , que pour eftre Enfans
de la veritable Egli
fe, il faut eftre à luy encore
plus par le devoir
de la Religion, que par
celuy de la Naiffance.
Qu'il foit donc defor
mais l'objet , non plus
de voftre crainte , mais
de voftre reconnoiffance
; que fon zele pour
la ruine de l'Hérefie,
excite le vostre pour la
185
confervation de fa Perfonne
facrée; & que cet
Ennemy fi redoutable
de l'Erreur que vous
quittez aujourd'huy,
foit à l'avenir confideré
de vous comme le Protecteur
de la Verité que
vous avez embraffée,
afin
qu'accompliffant
tous les devoirs de notre
fainte Religion, vous
méritiez la
récompenfe
que Dieu promet à ceux
qui vivent & qui meu186
4
rent dans la Communion
des Saints . Nous
fuplions N. Seigneur
J. C. que ces langues
de feu qui font defcenduës
aujourd'huy fur
fes Apoftres , purifient
vos lagues & vos coeurs
du refte des mauvaiſes
impreffions que l'Erreur
y auroit pû laiffer;
& c'eft ce que nous
vous fouhaitons , mes
tres- chers Freres , dans
les fentimens d'un coeur
187
tout remp de tendreffe,
d'affection , & de
charité pour vous , avec
les Benédictions duDieu
tout- puiffant, Pere , Fils ,
& Saint Efprit.
Il n'y eur perfonne qui ne fut
touché de ce Difcours, & du zele
plein de charité avec lequel ce
Prélat le prononça. Ceux quifont
Les fonctions de Miniftres parmy
les Prétendus Réformez , eftant
plus éclairez queles autresfur les
Points qui ont fourny prétexte à
Calvin de fe féparer de l'Eglife,
leur Converfion ne peut produire
que de tres -grands fruits. Auſſi
188
wit-on dés ce mefme jour l'Abjaration
de M's Gilly & Courdil fuivie
de celle de Mr Clement , Añeien
du Temple de Sorges, Gentil
homme tres- eftimé dans tout le
Party, & de deux de fes Enfans;
d'un Ancien du Lieu où M Courdil
exerçoit fon Miniftere ; de M' de
Beaulieu , Medecin à Beaufort, Beau
frere de M Gilly,& de trois autres
Perfonnes. M'l' Evefque d'Angers
acheva la Cerémonie par le Te
Deum qu'il entonna , & qui fut
chanté par la Mufique aufon de
toutes les Cloches.
ceux qui purent l'entendre
, furent tres-édifiez
P
170
du zele qu'ils firent paroiftre,
außi-bien que du
Difcours que M¹ VEvefque
d'Angers leur
adreffa en ces termes.
171
52552525 :5252525
EXHORTATION
DE M' L'EVESQUE
D'ANGERS.
Di
Ieu foit loué, mes
tres -chers Freres ,'
de ce qu'il a rompu la
dureté de vos coeurs , &
éclairé les tenebres de
vos ames. Dieu foit
loué , dis- je , de ce qu'il
vous a tirez de la nuit
profonde de l'erreur où
vous cftiez engagez
,
Pij
172
pour vous appeller à la
lumiere
de la Foy, qui
vous réunit aujour
d'huy à fon Eglife . Dieu
foit loué , dis-je encore
une fois, mes Freres , de
ce que d'Enfans
rebelles
que vous eftiez à
cette divine Epoufe de
J.C. vous venez aujourd'huy
la reconnoiſtre
pour vôtre Mere. Nous
vous affuros de ſa part,
comme bien inftruits de
fon efprit par la grace
173
de l'Epifcopat qui nous
a admis , quoy que tresindignes
, au rang de fes
premiers Miniftres, qu'
elle oublie toutes les
defobeïfsaces que vous
luy avez renduës , &
toutes les injures que
vous luy avez faites , &
qu'elle vous embraffe
& vous reçoit en fon
fein comme fes veritables
& fes tres- chers
Enfans. Mais nous vous
devons avertir qu'une
PHJ
174
fimple abjuration de
voftre Erreur ne fuffit
pas pourreparer d'auſſi
grands maux que ceux
que vous luy avez faits ;
car vous ne vous etes
pas contentez de vous
féparer d'avec elle ,
vous luy avez ravy ſes
Enfans, vous avez, empoifonnéfon
Troupeau,
& comme des Aveugles
qui en conduifent d'autres,
vous les avez précipitez
dans l'abîme de
1
175
la perdition. Voila en
effet de grands maux,
mes chers Freres , &
nous n'y pouvons faire
refléxion fans admirer
la grace merveilleuſe
que Dieu vous a faite,
non feulement de les
reconnoiftre, & de vous
en repentir , mais encore
de les condamner
avec unefainte hardieffe
dans l'Affemblée de
ceux avec lefquels vous
les avez autrefois com
P iiij
176
mis. Nous ne nous ar
refterons
pas à vous
la
repréſenter
; l'humiliation
où
nous
vous
voyons aux pieds du
Saint
Autel , nous perfuade
affez que celuy
qui vous l'a donnée ,
yous la fait
comprendre
luy-meſme , & que
voftre coeur qu'elle éclaire
à préfent, en eft
touché d'une
parfaite.
reconnoiffance ; mais
comme vous ne con177
noiffez pas encore quel
eft l'efprit de l'Eglife en
une occafion comme
celle- cy , nous vous devons
avertir qu'elle affure
fes Enfans , que le
peché le moins digne de
miféricorde , eft d'eftre
ingrat à la Grace , &
3
encore à une Grace
auffi grande que celle
que vous avez réçeuë,
qui vous a fait defcendre
de la Chaire de
menfonge , pour vous
178
faire écouter les Inftructions
falutaires de la
Chaire de verité , &
vous a fait quitter la
qualité de Pafteurs d'une
fauffe Eglife , pour
vous foumettre auxPafteurs
légitimes de la veritable
, qui eſt la Catholique
, Apoftolique,
& Romaine , hors laquelle
il ne peut jamais
y avoir de falut. Nous
ne doutos pas que vous
ene foyez entrez dans
179
ces fentimens , fans lefquels
vôtre Converſion
feroit fauffe ; car come
l'Erreur veut détruire
la Verité, la Verité auffi
veut détruire l'Erreur
jufqu'aux fondemens .
Ce font deux Empires,
l'un du Démon, l'autre
de Dieu , qui fe font continuellement
la guerre ,
mais dont la victoire .
eft toujours affurée à la
Verité par N. Seigneur .
Ce que Dieu vous de180
mande donc principalement
, mes chers Freres
, c'eft que vous n'ô- .
mettiez rien de tout ce
qui peut dépendre de
vous, pour procurer la
Converfion de ceux qui
font dans l'Erreur que
vous avez quittée , &
fur tout de vos proches,
& de ceux qui ont efté
fous voftre conduite .
Joignez pour cela vos
voeux aux noftres , mes
chers Freres , & pour
181
vous bien acquiter des
actions de graces que
vous devez à Dieu , de
la grande miféricorde
qu'il vous a faite , ayeż
dans la bouche & dans
le coeur, ces paroles fi
touchantes d'un des
plus grands Peres de
l'Eglife. Gratias tibi,
Deus meus , qui fugientem
te perfecutus es, &
oblitum tui non es oblitus
. Soyez loué à jamais,
ô mon Dieu, qui
182
m'avez pourſuivy lors
que je vous fuyois ,. &
qui vous eftes fouvenu
de moy , lors que je
vous avois oublié. Que
voftre foy ſoit ferme,
comme l'Anchre qui
affermit le Vaiſſeau ,
felon
l'Apoftre ; que
ceux qui ont efté les
Perfécuteurs de l'Eglife
Catholique, foient à l'avenir
fes Défenſeurs';
que ceux qui ont ravagé
la Bergerie de J.C.
183
en devienent les Oüailles
; & que ceux qui ont
fait la guerre à ſa divine
Epoufe , fe confeffent
vaincus,pour avoir part
à fes victoires . Or comme
Dieu qui tient en fa
main le coeur des Roys,
fe fert viſiblement de
noftre grand & invincible
Monarque pour l'acroiffement
de la Foy,
vos actions de graces
feroient imparfaites, s'il
n'y avoit une part tou184
te particuliere ; & vous
n'ignorez pas fans dou
te , que pour eftre Enfans
de la veritable Egli
fe, il faut eftre à luy encore
plus par le devoir
de la Religion, que par
celuy de la Naiffance.
Qu'il foit donc defor
mais l'objet , non plus
de voftre crainte , mais
de voftre reconnoiffance
; que fon zele pour
la ruine de l'Hérefie,
excite le vostre pour la
185
confervation de fa Perfonne
facrée; & que cet
Ennemy fi redoutable
de l'Erreur que vous
quittez aujourd'huy,
foit à l'avenir confideré
de vous comme le Protecteur
de la Verité que
vous avez embraffée,
afin
qu'accompliffant
tous les devoirs de notre
fainte Religion, vous
méritiez la
récompenfe
que Dieu promet à ceux
qui vivent & qui meu186
4
rent dans la Communion
des Saints . Nous
fuplions N. Seigneur
J. C. que ces langues
de feu qui font defcenduës
aujourd'huy fur
fes Apoftres , purifient
vos lagues & vos coeurs
du refte des mauvaiſes
impreffions que l'Erreur
y auroit pû laiffer;
& c'eft ce que nous
vous fouhaitons , mes
tres- chers Freres , dans
les fentimens d'un coeur
187
tout remp de tendreffe,
d'affection , & de
charité pour vous , avec
les Benédictions duDieu
tout- puiffant, Pere , Fils ,
& Saint Efprit.
Il n'y eur perfonne qui ne fut
touché de ce Difcours, & du zele
plein de charité avec lequel ce
Prélat le prononça. Ceux quifont
Les fonctions de Miniftres parmy
les Prétendus Réformez , eftant
plus éclairez queles autresfur les
Points qui ont fourny prétexte à
Calvin de fe féparer de l'Eglife,
leur Converfion ne peut produire
que de tres -grands fruits. Auſſi
188
wit-on dés ce mefme jour l'Abjaration
de M's Gilly & Courdil fuivie
de celle de Mr Clement , Añeien
du Temple de Sorges, Gentil
homme tres- eftimé dans tout le
Party, & de deux de fes Enfans;
d'un Ancien du Lieu où M Courdil
exerçoit fon Miniftere ; de M' de
Beaulieu , Medecin à Beaufort, Beau
frere de M Gilly,& de trois autres
Perfonnes. M'l' Evefque d'Angers
acheva la Cerémonie par le Te
Deum qu'il entonna , & qui fut
chanté par la Mufique aufon de
toutes les Cloches.
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Résumé : EXHORTATION DE Mr L'EVESQUE D'ANGER.
L'évêque d'Angers adresse un discours à ses auditeurs, les exhortant à louer Dieu pour les avoir éclairés et délivrés de l'erreur. Il souligne la grâce divine qui leur a permis de reconnaître l'Église catholique comme leur mère spirituelle et de se repentir. L'évêque insiste sur la nécessité de dépasser la simple abjuration de l'erreur en accomplissant des actions concrètes pour réparer les maux commis. Il met en garde contre l'ingratitude envers la grâce divine, qu'il considère comme un péché grave. Il encourage également les convertis à œuvrer pour la conversion de ceux qui restent dans l'erreur, en particulier leurs proches. Le discours se conclut par une prière pour la purification des cœurs et des langues des auditeurs, ainsi que des bénédictions pour leur vie future dans la communion des saints. Plusieurs personnes, dont Messieurs Gilly, Courdil, Clément, et d'autres, annoncent publiquement leur abjuration. La cérémonie se termine par un Te Deum, chanté par la musique et accompagné du son de toutes les cloches.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 329-330
ENIGME.
Début :
La nouvelle Enigme que je vous envoye est de Mr de Boissimon / Sans que je sois estropié, [...]
Mots clefs :
Moulin à vent
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
La nouvelle Enigme que je
Vous envoye eft de Mr de Boiffimon
d'Angers.
8225352522SES SZZS
ENIGME.
:b
Ans queje fois eftropić ,
Je fuis fans bras , je n'ay qu'un
piésmost
Mon Surtout de toile eft modeftes
Trop de pluye eft pour moy funefte.
$
Immobile dans mon emplay,!
Je donne quelquefois le giſle aux Hirondelles
,
Auffi - bien qu'ellesj'ay des ailes;
Octobre
16 93. Ec
330 MERCURE
Mon Maistre n'en a point , & vole
mieux que moy.
Vous envoye eft de Mr de Boiffimon
d'Angers.
8225352522SES SZZS
ENIGME.
:b
Ans queje fois eftropić ,
Je fuis fans bras , je n'ay qu'un
piésmost
Mon Surtout de toile eft modeftes
Trop de pluye eft pour moy funefte.
$
Immobile dans mon emplay,!
Je donne quelquefois le giſle aux Hirondelles
,
Auffi - bien qu'ellesj'ay des ailes;
Octobre
16 93. Ec
330 MERCURE
Mon Maistre n'en a point , & vole
mieux que moy.
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4
p. 67-71
ENIGME par Mr de Longueüil, de l'Academie Royale d'Angers. SONNET.
Début :
Fille du Souverain, dont je porte l'image, [...]
Mots clefs :
Âme
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME par Mr de Longueüil, de l'Academie Royale d'Angers. SONNET.
ENIGME
par Mr de Longueüil,
de l'Academie Royale
d'Angers.
SONNET.
'Fille duSouverain , dont
jeporte l'image De , mon indigneEpoux
je partagelesort;
etcft à moy de dompter
parun puissant effort
Ses rebelles Sujets
,
dont
l'audace m'outrage.
Dansuncachotfragile,
,
&battu de l'orage,
J'ay droitdecommander,
c'estmon uniquesort;
MllisJ'efuis accablée,&
reduite à la mort,
Si ma hautevertu ne
soûtient moncourage.
Parmytant d'ennemis,de
travaux, de dangers,
Je vole nuit&jouren des
lieuxétrangersy
Jeguideuncriminely dont
jedevienscomplice.
De mes aîles en vain le
vol est déployé, - Lorsquepourm'entraîner
aujvnd du précipice
Le poidsfataldu monde àmespieds estlié.
Le même Sonnet.
•'
• - en Italien.-
Filia d'alto j!\/l.onarca 4$
sposo indegno
Congiunta vivo àregnar
fecoekitay
JMa diribellisolcomposto
eil regno;
EignudaJOcCiOtArbi à
me s'aspetta.
Perreggia inriaprigion
racchiujaregno.
Cheà continuavertigine
ej E se non damni alfll
virtù sostegno, ji caduta mortale iofoH
costretta.
` Frà tenebre d'error, fra
,',
inciampi, espine
Ouidarm' è dato il mio
consorte immundo
VAnguftoprecipizjoal
tonfine.
Hol'ali, ever,pernor*
caderafondo;
MÀcheprofjepertrarmi
alle ruine
Con fatal nodo ai pie
legato ho'ilmondo.
par Mr de Longueüil,
de l'Academie Royale
d'Angers.
SONNET.
'Fille duSouverain , dont
jeporte l'image De , mon indigneEpoux
je partagelesort;
etcft à moy de dompter
parun puissant effort
Ses rebelles Sujets
,
dont
l'audace m'outrage.
Dansuncachotfragile,
,
&battu de l'orage,
J'ay droitdecommander,
c'estmon uniquesort;
MllisJ'efuis accablée,&
reduite à la mort,
Si ma hautevertu ne
soûtient moncourage.
Parmytant d'ennemis,de
travaux, de dangers,
Je vole nuit&jouren des
lieuxétrangersy
Jeguideuncriminely dont
jedevienscomplice.
De mes aîles en vain le
vol est déployé, - Lorsquepourm'entraîner
aujvnd du précipice
Le poidsfataldu monde àmespieds estlié.
Le même Sonnet.
•'
• - en Italien.-
Filia d'alto j!\/l.onarca 4$
sposo indegno
Congiunta vivo àregnar
fecoekitay
JMa diribellisolcomposto
eil regno;
EignudaJOcCiOtArbi à
me s'aspetta.
Perreggia inriaprigion
racchiujaregno.
Cheà continuavertigine
ej E se non damni alfll
virtù sostegno, ji caduta mortale iofoH
costretta.
` Frà tenebre d'error, fra
,',
inciampi, espine
Ouidarm' è dato il mio
consorte immundo
VAnguftoprecipizjoal
tonfine.
Hol'ali, ever,pernor*
caderafondo;
MÀcheprofjepertrarmi
alle ruine
Con fatal nodo ai pie
legato ho'ilmondo.
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5
p. 119-121
Extrait d'une lettre d'Angers.
Début :
Je ne sçai si vous avez oüi parler de la fureur des [...]
Mots clefs :
Loups, Angers
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une lettre d'Angers.
Extrait d'une lettre d'Angers.
Jeindſçai fivous avez oüi
parlersde la foreur des
120 MERCURE
loups enragez qui font en
trez dans nôtre ville d'Angers
, & ont mordu plus de
cinquante perſonnes , qui
ont été obligées d'aller à
la mer. On regarde ce deſaſtre
comme un veritable
fleau. On a vû dans les an
ciens regiſtres que la même
choſe étoit arrivée il y a
cent ans dansune conjoncture
pareilleaprés les con
cluſions de la paix. On vient
de faire une proceffion generale
pour appaiſer la colere
du Seigneur. J'ai vu
pluſieurs de des pauvres
bleſſez
GALANT. 122
bleſſez qui faisoient compaflion.
Les loups les ont
mordus au vilage & à la tête.
Nôtre Prelat a été obligé
de quitter ſa charmante ſolitude
d'Evantor , où il y a
un trés- grand bois qui peut
ſervir d'azile à ces bêtes enragées.
Jeindſçai fivous avez oüi
parlersde la foreur des
120 MERCURE
loups enragez qui font en
trez dans nôtre ville d'Angers
, & ont mordu plus de
cinquante perſonnes , qui
ont été obligées d'aller à
la mer. On regarde ce deſaſtre
comme un veritable
fleau. On a vû dans les an
ciens regiſtres que la même
choſe étoit arrivée il y a
cent ans dansune conjoncture
pareilleaprés les con
cluſions de la paix. On vient
de faire une proceffion generale
pour appaiſer la colere
du Seigneur. J'ai vu
pluſieurs de des pauvres
bleſſez
GALANT. 122
bleſſez qui faisoient compaflion.
Les loups les ont
mordus au vilage & à la tête.
Nôtre Prelat a été obligé
de quitter ſa charmante ſolitude
d'Evantor , où il y a
un trés- grand bois qui peut
ſervir d'azile à ces bêtes enragées.
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Résumé : Extrait d'une lettre d'Angers.
Dans une lettre d'Angers, des attaques de loups enragés ont blessé plus de cinquante personnes, contraignant certaines à se rendre à la mer. Cet événement, perçu comme un fléau, s'est déjà produit il y a cent ans après une paix conclue. Une procession a été organisée pour apaiser la colère divine. Plusieurs blessés, mordus au visage et à la tête, suscitent la compassion. Le prélat a quitté sa résidence solitaire à Évron, un lieu boisé favorable aux loups enragés.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 116-121
A Angers, le premier Juillet 1717.
Début :
Le soin avec lequel le nouveau Mercure se fait depuis [...]
Mots clefs :
Événements, Cas singulier, Fillette, Enfants, Pieds tordus, Corne, Indigents, Mauvaise santé, Excroissances
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texteReconnaissance textuelle : A Angers, le premier Juillet 1717.
AAngers , le premier Juillet 1717.
L
E foin avec lequel le nouveau
Mercure ſe fait depuis peu ,
&lechoix des matieres quiy entrent
, ſemblent exiger des honnêtes
gens qu'ils faffent part à
l'Auteur , des Evenemens ſinguliers
qui viennent à leur connoiffance.
Vous me ferez donc plaiſir
de lui communiquer le Fait fuivant
dont j'ai été témoin
que j'ai éxaminé avec attention.
,
&
Passant par DAON, Bourg fitué
entre Château - Gontier & Cré ,
Sur le chemin d'Angers ; j'y ai vú
une petite fille âgée de 10. ans
à qui la Criſe d'une fiévre a fait
fortir au bout de chaque doigt des
mains & des pieds, des Excroiſſanses
de laNature, des Os & des Cor
DE JUILLET. 117
nes : Elles ont dix à douze pouces
de longueur ; celles des mains font
droites, mais celles des pieds font
tant foit peu tortues. De forte que
ſes pieds ne reſſemblent pas mal à
ceux de Daphné & des soeurs de
Phaëton, tels que les Peintres les représentent
dans le moment qu'ils deviennentRacine
d'Arbre: Le dédans
des mains de cet pauvre enfant .
est paré d'une matiére pierreuse &
écaillée. Sur le côté , elle a une autre
excroiffance pierreuse & écaillée
de même nature que cellede ſes
pieds & de ses mains & groffse
comme le poingt..
Il vous souvient sans doute ,M.
que le Journal des Sçavans de M.
Denis du premier Aoust 1672 , rao
porte l'Excroiffance ou la Corne
qui étoit venue sous la Jointure de
laJambe d'un Homme ; poury avoir
négligé une playe pendant 3. ans
& qu'à cette occafion , il raporte
aprés Schenkius , qu'à Palerme une
fille poussa des Cornes ſemblables
à celles d'un Veau. L'Affairedont
*Mr Bayle Républic des Let. Juillet 1686 .
,
1
1
118 LE MERCURE
il est ici queſtion , est de la même
nature , mais elle va bien plus loin ;
en voici l'Histoire.
,
Une fille née de parens affés pau
wres à Vuaterford en Irlande
pouſſa des Cornes peu aprèssanais-
Sance , semblables à celles des Beliers,
non pas à la tête,mais auxjointures
des bras , des pieds , des mains
& des doigts , & dans les parties
les plus charnuës , comme les feſſes ,
& ce qui est de plus confiderable :
On les vit fortir en grande quantité
deſes tetons , lorsqu'elle eut neuf
ans, qui est le tems où nôtre fo
cieté l'avûe. Le Corps de cet enfant
est aride & confumé , trop
fec , & trop chaud ; la couleur des
Cornes est cendrée , mêlée de jaune,
la ſubſtance ferme , fans puanteur :
on les a voulu ronger ou arracher
au commencement ; mais ellesfont
revenues arffitôt , beaucoup plus
groffes cu'auparavant . Cette Hiftoire
n'a point de raport avec celle
du Gentilhomme Italien , dont le
même Journal fait mention ; qui
DEJUILLET 119
,
fut incommodé d'une excroiſſance
d'ongles aux mains & aux pieds
comme des Graffes , car , ce font
de veritables Cornes de Bellier ,
par tous les endroits qu'on marque
dans la figure.
> La
On est fort en peine de sçavoir la
nature de la Matiére qui produit &
qus entretient ces Cornes & ces Excroiffances
: Les uns veulent que ce
foitlefuc nerveux; les autres
Sérosité du sang : Mais , malgré
l'expérience que leJournal des Sçavans
raporte pour la derniere , je
prendrai la libertéde vousfaire voir
d'autres pensées là-deſſus , lesquelles
, pour mieux établir , je
prendraila chosed'un peu loin.
Je m'imagine donc ,qu'à la Conceptionde
cette fille, il s'est trouvé
dans la Matière dontfon corps a été
formé,plus de ces Parties visqueufes,
& beaucoup moins d'aqueuses
pour les dilayer , qu'il n'en faloit.
Or , la Ramification , tant pourla
conformation des vaiſſeaux
pour lafécrétion des humeurs , s'é-
, que
120 LE MERCURE
tantfaiteproportionnément à cela ,
le Chyle qui s'est fait ensuite, a été
plus visqueux , à cause de la constitution
des vaisseaux , glandules
pores faitspardes parties d'uneſemblable
figure. Mais , comme il y a
auſſi dans ce même Chyle , beaucoup
de parties volatiles &Spiritueuses,
il n'yapoint de doute qu'elles ne ſe
foient conglobées avec les autres ;
car, ces deuxfortes de parties ayant
des Rameaux flexibles , & lesſp1-
ritueuses pouvans pénétrer d'abord
les Pores des viſquenses , il faut
qu'ensefermentant ensemble , elles
s'unifſſent éxaitement. Les Molecuи-
lesqu'elles ont formées , ont pu s'avancer
d'abord vers les doigts des
pieds & des mains ; parceque la
Matiére qui devoit faire les ongles ,
leur avoit déjafrayé le paſſage ,
s'étant jointes avec elles , elles ont
formédes Cornes , au lieu d'ongles ,
tant à cause de leur quantité , qu'à
cause de leurfigure & mouvement ,
qui ont dilaté les Pores, jusqu'à la
proportion convenable. Aprés cela ,
Partout
DE JUILLET. 121
partout où elles ont trouvé despores
approchans , ellesy ont fait une même
production , & cespores n'ont pû
leur manquer , parce qu'y ayant û
désle commencement ,Selon maſuppoſition
, beaucoup de parties vifqueuses
, les chemins propres ont
été tracez , & les Tubes convenables
appropriez . Voilà , Monfieur,
à peu prés mon opinion , touchant
cette affaire- ci : Sije n'ai pas frapé
au but , au moins donnerai-je oc
cafion à ceux qui voyent plus clair
la-dédans que moi ,de nous la déveloper
plus distinctement. Je ſuis
c.
L
E foin avec lequel le nouveau
Mercure ſe fait depuis peu ,
&lechoix des matieres quiy entrent
, ſemblent exiger des honnêtes
gens qu'ils faffent part à
l'Auteur , des Evenemens ſinguliers
qui viennent à leur connoiffance.
Vous me ferez donc plaiſir
de lui communiquer le Fait fuivant
dont j'ai été témoin
que j'ai éxaminé avec attention.
,
&
Passant par DAON, Bourg fitué
entre Château - Gontier & Cré ,
Sur le chemin d'Angers ; j'y ai vú
une petite fille âgée de 10. ans
à qui la Criſe d'une fiévre a fait
fortir au bout de chaque doigt des
mains & des pieds, des Excroiſſanses
de laNature, des Os & des Cor
DE JUILLET. 117
nes : Elles ont dix à douze pouces
de longueur ; celles des mains font
droites, mais celles des pieds font
tant foit peu tortues. De forte que
ſes pieds ne reſſemblent pas mal à
ceux de Daphné & des soeurs de
Phaëton, tels que les Peintres les représentent
dans le moment qu'ils deviennentRacine
d'Arbre: Le dédans
des mains de cet pauvre enfant .
est paré d'une matiére pierreuse &
écaillée. Sur le côté , elle a une autre
excroiffance pierreuse & écaillée
de même nature que cellede ſes
pieds & de ses mains & groffse
comme le poingt..
Il vous souvient sans doute ,M.
que le Journal des Sçavans de M.
Denis du premier Aoust 1672 , rao
porte l'Excroiffance ou la Corne
qui étoit venue sous la Jointure de
laJambe d'un Homme ; poury avoir
négligé une playe pendant 3. ans
& qu'à cette occafion , il raporte
aprés Schenkius , qu'à Palerme une
fille poussa des Cornes ſemblables
à celles d'un Veau. L'Affairedont
*Mr Bayle Républic des Let. Juillet 1686 .
,
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1
118 LE MERCURE
il est ici queſtion , est de la même
nature , mais elle va bien plus loin ;
en voici l'Histoire.
,
Une fille née de parens affés pau
wres à Vuaterford en Irlande
pouſſa des Cornes peu aprèssanais-
Sance , semblables à celles des Beliers,
non pas à la tête,mais auxjointures
des bras , des pieds , des mains
& des doigts , & dans les parties
les plus charnuës , comme les feſſes ,
& ce qui est de plus confiderable :
On les vit fortir en grande quantité
deſes tetons , lorsqu'elle eut neuf
ans, qui est le tems où nôtre fo
cieté l'avûe. Le Corps de cet enfant
est aride & confumé , trop
fec , & trop chaud ; la couleur des
Cornes est cendrée , mêlée de jaune,
la ſubſtance ferme , fans puanteur :
on les a voulu ronger ou arracher
au commencement ; mais ellesfont
revenues arffitôt , beaucoup plus
groffes cu'auparavant . Cette Hiftoire
n'a point de raport avec celle
du Gentilhomme Italien , dont le
même Journal fait mention ; qui
DEJUILLET 119
,
fut incommodé d'une excroiſſance
d'ongles aux mains & aux pieds
comme des Graffes , car , ce font
de veritables Cornes de Bellier ,
par tous les endroits qu'on marque
dans la figure.
> La
On est fort en peine de sçavoir la
nature de la Matiére qui produit &
qus entretient ces Cornes & ces Excroiffances
: Les uns veulent que ce
foitlefuc nerveux; les autres
Sérosité du sang : Mais , malgré
l'expérience que leJournal des Sçavans
raporte pour la derniere , je
prendrai la libertéde vousfaire voir
d'autres pensées là-deſſus , lesquelles
, pour mieux établir , je
prendraila chosed'un peu loin.
Je m'imagine donc ,qu'à la Conceptionde
cette fille, il s'est trouvé
dans la Matière dontfon corps a été
formé,plus de ces Parties visqueufes,
& beaucoup moins d'aqueuses
pour les dilayer , qu'il n'en faloit.
Or , la Ramification , tant pourla
conformation des vaiſſeaux
pour lafécrétion des humeurs , s'é-
, que
120 LE MERCURE
tantfaiteproportionnément à cela ,
le Chyle qui s'est fait ensuite, a été
plus visqueux , à cause de la constitution
des vaisseaux , glandules
pores faitspardes parties d'uneſemblable
figure. Mais , comme il y a
auſſi dans ce même Chyle , beaucoup
de parties volatiles &Spiritueuses,
il n'yapoint de doute qu'elles ne ſe
foient conglobées avec les autres ;
car, ces deuxfortes de parties ayant
des Rameaux flexibles , & lesſp1-
ritueuses pouvans pénétrer d'abord
les Pores des viſquenses , il faut
qu'ensefermentant ensemble , elles
s'unifſſent éxaitement. Les Molecuи-
lesqu'elles ont formées , ont pu s'avancer
d'abord vers les doigts des
pieds & des mains ; parceque la
Matiére qui devoit faire les ongles ,
leur avoit déjafrayé le paſſage ,
s'étant jointes avec elles , elles ont
formédes Cornes , au lieu d'ongles ,
tant à cause de leur quantité , qu'à
cause de leurfigure & mouvement ,
qui ont dilaté les Pores, jusqu'à la
proportion convenable. Aprés cela ,
Partout
DE JUILLET. 121
partout où elles ont trouvé despores
approchans , ellesy ont fait une même
production , & cespores n'ont pû
leur manquer , parce qu'y ayant û
désle commencement ,Selon maſuppoſition
, beaucoup de parties vifqueuses
, les chemins propres ont
été tracez , & les Tubes convenables
appropriez . Voilà , Monfieur,
à peu prés mon opinion , touchant
cette affaire- ci : Sije n'ai pas frapé
au but , au moins donnerai-je oc
cafion à ceux qui voyent plus clair
la-dédans que moi ,de nous la déveloper
plus distinctement. Je ſuis
c.
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7
p. 711
AUTRE.
Début :
Cinq pieds me font de France un séjour agréable ; [...]
Mots clefs :
Paris
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
Cinq pieds me font de France un séjour
agréable ;
Lecteur , il faut trouver dans ce que je comprens,"
Vol ,fruit , douleur , rivage , animal redoutable ,
Le tout en mots latins, renversés , differens .
Du Chemin , Musicien à Angers.
Cinq pieds me font de France un séjour
agréable ;
Lecteur , il faut trouver dans ce que je comprens,"
Vol ,fruit , douleur , rivage , animal redoutable ,
Le tout en mots latins, renversés , differens .
Du Chemin , Musicien à Angers.
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9
p. 730-731
AUTRE.
Début :
Lecteur, je suis dans l'Homme, et dans tout Animal. [...]
Mots clefs :
Poitrine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
Ecteur , je suis dans l'Homme , et dans tour
Animal .
Je suis dans l'un , commè dans l'autre ,
Dans Bourgeois , Païsan , dans Veau , Comme
Cheval .
Telle dans tout Climat , qu'on me voit dans le
notre.
Huit Lettres composent mon Nom ,
Dont 1. et 2. me font un Fleuve de renom :
1. 2. et 4. Une grande Mesure ,
Ou quelqu'autre Vaisseau souvent sans Cou
verture .
1. 2. 7. avec 4. Un Ouvrage sur l'eau
Qui fait passer voyageur sans bâteau :
1. 2. 5. avec 4. Un Abord désirable ,
Ou tend Navigateur ayant vent favorable
1. 2. 5. 4. et 8. Ce qui sera fermé
Dans le Ciel à tout Réprouvé :
I. 2. 3. 7. et 4. Une ronde Figure.
Qui fera reposer l'Homme dans sa lecture -
1. 2. 3. 7. 4. avec huit ,
C'est le faux brillant de l'esprit.
1. 2. 3. 5. et 8. Un gros Fruit agréable ,
Commun, et qu'on presente à Table :
1. 2. 5. 8. Un certain petit trou
Imperceptible , et devine ou :
Iv S. 2 To
AVRIL. 1737. 731
1. 5. 2. 7. et 8. Ce que fait dans l'Eglise
Un Curé le Dimanche , ou Personne commise
1. 3. 8. Un certain Oiseau
Qui chante mal et n'est beau
pas
:
1. 6. 7. Certain Arbre assés haut,dont la Pomme
N'a jamais dans Eden tenté le premier Homme;
I. 3. 7. 4. et 8. De deux la Portion
Dans Réguliere Pension :
1. 3. 4. avec 8. Une Monnoïe antique ,
Petite de valeur , petite de fabrique :
1. 6. 2. 7. Membre de certain Jeu ,
Qui , dans le temps present , n'a presque plus
de lieu :
1. 8. 3. 7. 4. 5. 8. Un Homme
Dont la Profession brilloit jadis à Rome :
1. 3. 8. 5. et 6. Un Canton Champenois ,
Qui , pour Vin excellent , l'emporte sur Ard
bois.
Par Duchemin , Musicien à Angers.
Ecteur , je suis dans l'Homme , et dans tour
Animal .
Je suis dans l'un , commè dans l'autre ,
Dans Bourgeois , Païsan , dans Veau , Comme
Cheval .
Telle dans tout Climat , qu'on me voit dans le
notre.
Huit Lettres composent mon Nom ,
Dont 1. et 2. me font un Fleuve de renom :
1. 2. et 4. Une grande Mesure ,
Ou quelqu'autre Vaisseau souvent sans Cou
verture .
1. 2. 7. avec 4. Un Ouvrage sur l'eau
Qui fait passer voyageur sans bâteau :
1. 2. 5. avec 4. Un Abord désirable ,
Ou tend Navigateur ayant vent favorable
1. 2. 5. 4. et 8. Ce qui sera fermé
Dans le Ciel à tout Réprouvé :
I. 2. 3. 7. et 4. Une ronde Figure.
Qui fera reposer l'Homme dans sa lecture -
1. 2. 3. 7. 4. avec huit ,
C'est le faux brillant de l'esprit.
1. 2. 3. 5. et 8. Un gros Fruit agréable ,
Commun, et qu'on presente à Table :
1. 2. 5. 8. Un certain petit trou
Imperceptible , et devine ou :
Iv S. 2 To
AVRIL. 1737. 731
1. 5. 2. 7. et 8. Ce que fait dans l'Eglise
Un Curé le Dimanche , ou Personne commise
1. 3. 8. Un certain Oiseau
Qui chante mal et n'est beau
pas
:
1. 6. 7. Certain Arbre assés haut,dont la Pomme
N'a jamais dans Eden tenté le premier Homme;
I. 3. 7. 4. et 8. De deux la Portion
Dans Réguliere Pension :
1. 3. 4. avec 8. Une Monnoïe antique ,
Petite de valeur , petite de fabrique :
1. 6. 2. 7. Membre de certain Jeu ,
Qui , dans le temps present , n'a presque plus
de lieu :
1. 8. 3. 7. 4. 5. 8. Un Homme
Dont la Profession brilloit jadis à Rome :
1. 3. 8. 5. et 6. Un Canton Champenois ,
Qui , pour Vin excellent , l'emporte sur Ard
bois.
Par Duchemin , Musicien à Angers.
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16
p. 1136
LOGOGRYPHUS.
Début :
Octo pedes mihi sint, subitò paret tibi monstrum. [...]
Mots clefs :
Monstrum
17
p. 2197
LOGOGRYPHUS.
Début :
Urbes, Rura colo, Pagos, charissime Lector, [...]
Mots clefs :
Castrum
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHUS.
LOGO GRYPHUS.
URbes , Rura colo, Pagos , charissime Lector ,
Scinde caput , meus est , ora superna , locus.
Sex è septenis pedibus mòx elige solers ;
Scriptor divini pradicor eloquii.
Nunc quinque insumas , sermo mavortius adsum
Cum totidem , in Coelis pareo multicolor.
Admittas totidem , me cernis in arbore cunctâ ;
Tres tantùm capias , foemina nulla patet.
Par Duchemin , Musicien à Angers.
URbes , Rura colo, Pagos , charissime Lector ,
Scinde caput , meus est , ora superna , locus.
Sex è septenis pedibus mòx elige solers ;
Scriptor divini pradicor eloquii.
Nunc quinque insumas , sermo mavortius adsum
Cum totidem , in Coelis pareo multicolor.
Admittas totidem , me cernis in arbore cunctâ ;
Tres tantùm capias , foemina nulla patet.
Par Duchemin , Musicien à Angers.
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18
p. 2629-2630
LOGOGRYPHUS.
Début :
Humani, Lector, me dico corporis unam [...]
Mots clefs :
Lacertus
21
p. 1148-1149
LOGOGRYPHE.
Début :
Mes Etats sont plus grands que ceux de tous les Rois, [...]
Mots clefs :
Providence
22
p. 1149
AUTRE.
Début :
Tu t'abuses, Lecteur, si tu veux me comprendre. [...]
Mots clefs :
Incarnation
24
p. 1352-1353
ALIUS.
Début :
Quaeras, invenies. Sanctus sum, Lector amice. [...]
Mots clefs :
Carolus
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ALIUS.
ALIUS.
Uaras , invenies. Sanctusfum , Lector amice.
Me mea divinum faciunt attingere lumen
Facta ,fed hic fileo ... nimiùm ne dicere cogar.
V₁
JUIN. 2353 1739:
Ut tibifim notus , difcerpito membra Beati
Officium cujus non fit de Martyre. Vertas.
Inverfumfi ritè modis non nofcere poffes
Bis fenis nomen , quaras me menfe Novembri.
Gefto cibum duplicem tibi ( pingue macrumque )
Sum Verbi Scriptor divini : lumine torva :
Me tangit ; me Sexus amat ; me Sexus honorat :
Sum tandem locus , arcus , uro , calor , oraque ; nec plus.
Par Duchemin , Muſicien à Angers.
Uaras , invenies. Sanctusfum , Lector amice.
Me mea divinum faciunt attingere lumen
Facta ,fed hic fileo ... nimiùm ne dicere cogar.
V₁
JUIN. 2353 1739:
Ut tibifim notus , difcerpito membra Beati
Officium cujus non fit de Martyre. Vertas.
Inverfumfi ritè modis non nofcere poffes
Bis fenis nomen , quaras me menfe Novembri.
Gefto cibum duplicem tibi ( pingue macrumque )
Sum Verbi Scriptor divini : lumine torva :
Me tangit ; me Sexus amat ; me Sexus honorat :
Sum tandem locus , arcus , uro , calor , oraque ; nec plus.
Par Duchemin , Muſicien à Angers.
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25
p. 1353
ALIUS.
Début :
Ex verbis Christi, sum certè ipsissima Christus. [...]
Mots clefs :
Veritas
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ALIUS.
ALIUS.
Ex verbis Chrifti , fum certè ipſiſſima Chriſtus.
Tres prima decorant Prata colore novo :
Tres iterùm capias ; dubias res affero , Lector :
Cum totidem rursùsfigura Dei :
Jungatur capiti venter , dein ultima ventri ;
Nil mecum timeas , fum valida atque potens ;
Si fervetur idem numerus , tibi pocula promam :
Mefine cum quatuor vivere non poteris.
Par le même.
Ex verbis Chrifti , fum certè ipſiſſima Chriſtus.
Tres prima decorant Prata colore novo :
Tres iterùm capias ; dubias res affero , Lector :
Cum totidem rursùsfigura Dei :
Jungatur capiti venter , dein ultima ventri ;
Nil mecum timeas , fum valida atque potens ;
Si fervetur idem numerus , tibi pocula promam :
Mefine cum quatuor vivere non poteris.
Par le même.
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26
p. 1589
AUTRE.
Début :
Il s'agit maintenant de faire un Acrostiche ; [...]
Mots clefs :
Grenouille
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
L s'agit maintenant de faire un Acrostiche ;
C'eft juftement , Lecteur , où je me niche ;
Et je veux dans mon nom composé de dix pieds ,
Que l'on compte avec moi dix mots tout diftingués.
Petite Ville fur Loire :
Sur Seine grande Cité :
Prophete d'Antiquité :
Fêted'Hiver, célebre dans l'Hiftoire :
Inftrument de grand bruit :
Autre Inftrument convenable au malade :
Peché peu rare en l'homme de boutade :
Fleuve François , fameux à ce qu'on dit :
Animal étranger, dont on craint la furie :
Saint , réveré dans Picardie ,
Me font paffer dans l'Eau la plupart de ma vie.
Par Duchemin , Muficien à Angers.
L s'agit maintenant de faire un Acrostiche ;
C'eft juftement , Lecteur , où je me niche ;
Et je veux dans mon nom composé de dix pieds ,
Que l'on compte avec moi dix mots tout diftingués.
Petite Ville fur Loire :
Sur Seine grande Cité :
Prophete d'Antiquité :
Fêted'Hiver, célebre dans l'Hiftoire :
Inftrument de grand bruit :
Autre Inftrument convenable au malade :
Peché peu rare en l'homme de boutade :
Fleuve François , fameux à ce qu'on dit :
Animal étranger, dont on craint la furie :
Saint , réveré dans Picardie ,
Me font paffer dans l'Eau la plupart de ma vie.
Par Duchemin , Muficien à Angers.
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27
p. 1589-1590
LOGOGRYPHUS.
Début :
Bis tria membra mihi sunt : tot sunt significata. [...]
Mots clefs :
Pastor
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHUS.
LOGOGRYPHUS.
Is tria membra mihi funt : tot funt fignificata.
Cujufcunque domûsprimò ſum janua : Perge.
Francorum in Regno tibi non ignota Moneta ;
Notum deinde vides Perfarum è Regibus unum :
In Libris fcriptus docti ſumſapè Maronis :
In bine duplex animali portio certa
Fij
Me
1590 MERCURE DE FRANCE
Mefine , quod prandere monet ,fubfiftere non vult :
Tandem , fi cupias folers cognofcere nomen ,
Horum fex primum Verborumfumito membrum.
Notior ut fiam tibi , fum Dux , Lector amice.
Par le même,
Is tria membra mihi funt : tot funt fignificata.
Cujufcunque domûsprimò ſum janua : Perge.
Francorum in Regno tibi non ignota Moneta ;
Notum deinde vides Perfarum è Regibus unum :
In Libris fcriptus docti ſumſapè Maronis :
In bine duplex animali portio certa
Fij
Me
1590 MERCURE DE FRANCE
Mefine , quod prandere monet ,fubfiftere non vult :
Tandem , fi cupias folers cognofcere nomen ,
Horum fex primum Verborumfumito membrum.
Notior ut fiam tibi , fum Dux , Lector amice.
Par le même,
Fermer
28
p. 1793
LOGOGRYPHUS.
Début :
Bis quatuor pedibus me totam Musica, Lector, [...]
Mots clefs :
Harmonia
30
p. 2836-2837
LOGOGRYPHE.
Début :
Je sors presque de l'Italie ; [...]
Mots clefs :
Barbarina
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGO
GRYPHE
.
E sors presque
de l'Italie ;
Lecteur , je porte dans mon nom
Le
DECEMBRE. 1739 2837
Le nom Latin de l'Arabic ;
Le nom Latin de Barbarie ;
De la Patronne du Canon ;
Le nom Latin d'une Riviere , en France ,
Assés proche de la Provence ,
Sans oublier l'Hôtesse des Marais ;
Je me découvre trop , mais je le fais exprès ,
Cher Lecteur , veux-tu me connoître ?
La Danse est mon partage , & Parme me vit naître .
Du Chemin , Musicien à Angers.
GRYPHE
.
E sors presque
de l'Italie ;
Lecteur , je porte dans mon nom
Le
DECEMBRE. 1739 2837
Le nom Latin de l'Arabic ;
Le nom Latin de Barbarie ;
De la Patronne du Canon ;
Le nom Latin d'une Riviere , en France ,
Assés proche de la Provence ,
Sans oublier l'Hôtesse des Marais ;
Je me découvre trop , mais je le fais exprès ,
Cher Lecteur , veux-tu me connoître ?
La Danse est mon partage , & Parme me vit naître .
Du Chemin , Musicien à Angers.
Fermer
31
p. 3052
ENIGME.
Début :
Je suis de l'Am... un assés grand canton, [...]
Mots clefs :
Canada
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E,
... E suis de l'Am • un assés grand canton
Pour ne pas dire portion ;:
Edipe , diras-tu que non ?
Une consonne , une voyelle ,
Une autre consonne & voyelle ,
Encore une autre avec une voyelle ;
Désignent comme il faut en six lettres mon nom
Et toujours la même voyelle.
nilo Lecteur , je te la donne belle ;
97560
9
J'attends sur ce sujet une juste raison,
Par Duchemin , Musicien à Angers,
... E suis de l'Am • un assés grand canton
Pour ne pas dire portion ;:
Edipe , diras-tu que non ?
Une consonne , une voyelle ,
Une autre consonne & voyelle ,
Encore une autre avec une voyelle ;
Désignent comme il faut en six lettres mon nom
Et toujours la même voyelle.
nilo Lecteur , je te la donne belle ;
97560
9
J'attends sur ce sujet une juste raison,
Par Duchemin , Musicien à Angers,
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33
p. 325-326
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Début :
Ferai-je encor une folie, [...]
Mots clefs :
Vieillesse
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F Erai-je encor une folie >
Peut- être , hélas ! la derniere en ma vie ?
Ferai -je encore un ouvrage badin ,
( Derniere oeuvre de D... Ch .... )
En attendant , que la maudite Parque ,
Vienne couper le fil de mes beaux jours ,
Ou que Caron dans fa fatale Barque
Me faffe faire un trajet pour toujours ?
Sur dix pieds bien monté , je te prefente un terme
,
Qui met fans aucun doute , ami Lecteur ,
Tout le genre humain en frayeur ,
Et qui fait trembler le plus ferme ;
J'en tremble , furtout le premier.
Que faire donc , pour pouvoir me trouver ?
Sans faire tant de bruit , fans tant de badinage ,
Prens les trois premiers pieds de cet horrible nom ;
Tu remarqueras , je le gage ,
Que c'eft un très grand avantage ,
Quand on me paffe en joie & en renom ,
Jufqu'à cependant certain âge.
Le reste de mes pieds te fournit un voyage ,
Fait en l'honneur de la Reine des Cieux ,
Dans un Climat , où tous les Curieux
Fiij Ne
326 MERCURE DE FRANCE.
Ne
peuvent fe laffer d'admirer tant de voeux ,
Pour obtenir par fon fuffrage ,
D'être éternellement heureux.
D'en dire plus , ce n'eft pas être fage.
Par M. Duchemin , Muficien à Angers.
F Erai-je encor une folie >
Peut- être , hélas ! la derniere en ma vie ?
Ferai -je encore un ouvrage badin ,
( Derniere oeuvre de D... Ch .... )
En attendant , que la maudite Parque ,
Vienne couper le fil de mes beaux jours ,
Ou que Caron dans fa fatale Barque
Me faffe faire un trajet pour toujours ?
Sur dix pieds bien monté , je te prefente un terme
,
Qui met fans aucun doute , ami Lecteur ,
Tout le genre humain en frayeur ,
Et qui fait trembler le plus ferme ;
J'en tremble , furtout le premier.
Que faire donc , pour pouvoir me trouver ?
Sans faire tant de bruit , fans tant de badinage ,
Prens les trois premiers pieds de cet horrible nom ;
Tu remarqueras , je le gage ,
Que c'eft un très grand avantage ,
Quand on me paffe en joie & en renom ,
Jufqu'à cependant certain âge.
Le reste de mes pieds te fournit un voyage ,
Fait en l'honneur de la Reine des Cieux ,
Dans un Climat , où tous les Curieux
Fiij Ne
326 MERCURE DE FRANCE.
Ne
peuvent fe laffer d'admirer tant de voeux ,
Pour obtenir par fon fuffrage ,
D'être éternellement heureux.
D'en dire plus , ce n'eft pas être fage.
Par M. Duchemin , Muficien à Angers.
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34
p. 1162
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Début :
Je suis un drôle de Langage. [...]
Mots clefs :
Ut, ré, mi, fa, sol, la, si, ut
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J E fuis un drôle de Langage .
dans
Je ne fuis Grec , Hébreu , ni François , ni Latin
Jadis un certain Perfonnage
Me compofa pour une bonne fin ,
Et de moi fit un beau Ramage.
Mon tout eft fait de dix -fept pieds ,
Qui , lorfqu'ils font bien arrangés ,
Font un agréable tapage
Qu'aimeroient les plus dégoûtés,
Sans moi , Tircis à fa Bergere
Par fon chalumeau ne peut plaire ;
Sans moi , l'Echo d'une touchante voix
Ne peut fortit des Rochers , ni des Bois .
Huit fyllabes font ma ſtructure ,
Et de d'Art d'Amphion démontrent la Naturę.
On trouve en moi Maur & Remi ;
Solle ; Faute ; Saul ; Ami ;
Seul ; Soleil ; Rameau ; Folie ;
Lecteur , trouve- moi , je te prie .
Duchemin , Muficien à Angers.
J E fuis un drôle de Langage .
dans
Je ne fuis Grec , Hébreu , ni François , ni Latin
Jadis un certain Perfonnage
Me compofa pour une bonne fin ,
Et de moi fit un beau Ramage.
Mon tout eft fait de dix -fept pieds ,
Qui , lorfqu'ils font bien arrangés ,
Font un agréable tapage
Qu'aimeroient les plus dégoûtés,
Sans moi , Tircis à fa Bergere
Par fon chalumeau ne peut plaire ;
Sans moi , l'Echo d'une touchante voix
Ne peut fortit des Rochers , ni des Bois .
Huit fyllabes font ma ſtructure ,
Et de d'Art d'Amphion démontrent la Naturę.
On trouve en moi Maur & Remi ;
Solle ; Faute ; Saul ; Ami ;
Seul ; Soleil ; Rameau ; Folie ;
Lecteur , trouve- moi , je te prie .
Duchemin , Muficien à Angers.
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36
p. 143-144
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Début :
Je suis très-meutrier. Six pieds forment mon corps ; [...]
Mots clefs :
Combat
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LOGOGRYPHE.
E ſuis très - meutrier. Sixpieds forment mon
corps ;
Combien d'ames par moi s'en vont aux fombres
bords!
Mon chef eſt une Ville au ſein de l'Arabie :
¥44 MERCURE DE FRANCE.
Eny joignant mon col , autre en la Natolie.
Ma queue eft utile au Baudet
Je porte dans mon fein un terme très-ſujet ,
Ami lecteur , à la rature ,
Un terme au jeu d'échets ; êtes vous curieux ?
Vous devinerez ma ſtructure ,
En entrant dans le champ du plus ſanglant des
Dieux.
Follet Musfacien de l'Eglise d' Angers.
E ſuis très - meutrier. Sixpieds forment mon
corps ;
Combien d'ames par moi s'en vont aux fombres
bords!
Mon chef eſt une Ville au ſein de l'Arabie :
¥44 MERCURE DE FRANCE.
Eny joignant mon col , autre en la Natolie.
Ma queue eft utile au Baudet
Je porte dans mon fein un terme très-ſujet ,
Ami lecteur , à la rature ,
Un terme au jeu d'échets ; êtes vous curieux ?
Vous devinerez ma ſtructure ,
En entrant dans le champ du plus ſanglant des
Dieux.
Follet Musfacien de l'Eglise d' Angers.
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37
p. 59-64
EPITRE Sur ma maladie à M**.
Début :
TU veux donc, cher ami, qu'encor foible & tremblante, [...]
Mots clefs :
Ami, Nature, Santé, Dieux, Horreur, Plaisir
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texteReconnaissance textuelle : EPITRE Sur ma maladie à M**.
EPITRE
Sur ma maladie à M * *.
U veux donc , cher ami , qu'encor foible
TU
tremblante ,
Mamain te trace fortement
Le tableau douloureux ou l'eſquifle ſanglante
Des maux que j'ai foufferts aux bords du monus
*
ment?
Qu'exiges tu de moi ! pourquoi dans les ténébres
Après cinq mois cruels plonger encor mon coeur
Pourpeindrede monmal &la force & l'horreur
Cvj
60 MERCURE DE FRANCE.
Je n'ai plus ces couleurs , ni ces pinceaux funébres
Quiſeuls lugubrement expriment la douleur.
Toutefois j'obéis ; je retourne ſanspeine
Sur ces momens affreux dont je frémis encor :
Que ne peut l'amitié ! quandle coeur nous entraine
L'eſprit ſe renouvelle & fait tout fans effort.
Desbiens les plus chéris que le Ciel nous diſpenſe ,
Iln'en eſt point , ami , d'égaux à la ſanté :
Sans elle nous n'avons qu'une triſte exiftence :
Sans elle , Créſus même auſein de l'opulence
Du plus doux ſentiment ne ſeroit point flaté.
Dégoûté dès vingt ans d'un plaiſir raiſonnable ,
Je prodiguai cebien , ſi cher , ſi délectable ;
Victime de l'erreur, je me ſuis détrompé;
Ce bien que je croyois immenfe , inaltérable ,
Comme un éclair s'eſt diſſipé.
Commeun Loup devorant , la fiévre impitoyable
M'enchaînant dans mon lit , m'accabla de ſes fers
Ce brûlant tourbillon , furieux , imdomptable,
Ouvrit bien- tôt la porte à mille maux divers.
Lesdouleurs, le dégoût,les langueurs , l'infomnie
;
AVRIL 1746. 61
M'aſſiégeant à la fois , m'avoient anéanti :
Mon eſprit s'affaiſſa : le feu de mon génie
Soudain fut amorti,
Dans les ſombreshorreurs qu'offre la nuit obfcure,
Mes eſprits animaux , coulans à l'aventure
Tracerent à mes yeux de bizarres portraits :
Tout ſe défigura : tout ne fut qu'impoſture ,
Et l'aimable Nature
▲mes ſens égarésn'eut plus que de fauxtraits,
**
Ne pouvant plus fermer ma débile paupiere ,
J'aſpirois à revoir le célefte flambeau
Quelquefois , fatigué de ſa vive lumiere ,
Et fuyant la Nature entiere ,
Qui nem'étoit plus qu'un fardeau ,
Je demandois aux Dieux de finir ma carriere ,
Et de me plonger au tombeau .
Maraiſon égarée enfanta ce ſyſteme ,
Et me fit un blafphémateur ;
Jenevoyois plus rien: je m'ignorois moi-même,
Et n'avois plus en moi qu'un germe deftructeur :
Raiſon , ſouffle divin , don du Ciel , mais fragile ,
Pourquoi te troubles-tu ? quel reffort , quel moteur ,
Te fait agir au gré de la mortelle argile
Dont nous forma le Créateur 2..
音樂
62 MERCURE DE FRANCE.
Dans cefuneſte état , martyr des aphoriſimes ,
J'eſſuyai les eſſais de prétendus Docteurs :
Aleurtondécif, à leurs brillans ſophiſmes ,
Je' ne vis que des impofteurs.
Oppoſés l'un à l'autre , une guerre éternelle
Régne parmi ces Charlatans :
L'un dit oui , l'autre non , & la race mortelle ,
Sert de champ de bataille à tous ces combattans.
Malgré cet amer témoignage ,
Ne crois pas que leur Art , pratiqué par un ſage ,
Ne foit reſpectable à mes yeux :
Un rival d'Hyppocrate eſt un préſent des Cieux
Arracher un mortel à la Parque ennemie,
C'eſt être créateur d'une ſeconde vie;
C'eſt reſſembler aux Dieux.
!
Mais , hélas ! qu'il eft peu de ces Dieux ſalutaires
Dont la Nature entend la voix !
Le reſte n'est qu'un tas d'aſſaſſins mercenaires
Que d'antiques abus garantiffent des Loix.
Succombant à la fin fous mes peines nombreuſes
Je te diſois adieu pour la derniere fois :
Je croyois déja voir ces routes ténébreuſes
Où les ſimples Berge vont à côté des Rois.
AVRIL 1746.. 63
Tranquile par foibleſſe ,&cédant ſans murmure,
Je m'abandonnai donc aux ſoins de la Nature :
Habile par inſtinct , & marchant pas-à-pas ,
Victorieuſe du trépas ,
Elle ſçût rappeller mon ame fugitive ;
Elle vint me chercher ſur l'infernale rive,
Et me tendit les bras.
Le repos & la patience ,
Soutenus d'un régime auſſi ſimple que fain,
Furent les artiſans de ma convalefcence ;
Et bravant des Docteurs la ſçavante ignorance;
L'horreur des Médecins fut mon ſeul Médecin,
Enfin je te revois ; ton éclipſe eft finie.
O! monpremier tréſor , ſanté trop peu cherie,
Ame de nos plaiſirs , volupté de nos coeurs ,
Fabuſerai plutôt tout d'un coup de la vie,
Que d'abuſer de tes faveurs.
Ne crois pas cependant que ma Philofophie
Me faffe renoncer à la ſociété :
Je n'ai point les vapeurs d'une miſantropie
Qui conduit à l'austérité :
Fadore encor Eglé , j'eſtime encor Sylvie :
J'aime à table un ami s'égayant dans le vin ;
Mais , je hais les plaiſirs que goûte un libertin ,
Dès que le ſentiment ſe tourne en frénefie,
A
掣
A
64 MERCURE DE FRANCE,
Tendre & fidéle ami , ſi la vivacité
T'égaroit quelquefois loin de la tempérance ,
Que ce récit t'apprenne à cherir la ſanté ;
Que mes réflexions t'inſpirent la prudence
D'écarter la licence ,
Qui naît du fol excès d'un plaiſir emporté.
AAngers le 16 Mars 1746.
Sur ma maladie à M * *.
U veux donc , cher ami , qu'encor foible
TU
tremblante ,
Mamain te trace fortement
Le tableau douloureux ou l'eſquifle ſanglante
Des maux que j'ai foufferts aux bords du monus
*
ment?
Qu'exiges tu de moi ! pourquoi dans les ténébres
Après cinq mois cruels plonger encor mon coeur
Pourpeindrede monmal &la force & l'horreur
Cvj
60 MERCURE DE FRANCE.
Je n'ai plus ces couleurs , ni ces pinceaux funébres
Quiſeuls lugubrement expriment la douleur.
Toutefois j'obéis ; je retourne ſanspeine
Sur ces momens affreux dont je frémis encor :
Que ne peut l'amitié ! quandle coeur nous entraine
L'eſprit ſe renouvelle & fait tout fans effort.
Desbiens les plus chéris que le Ciel nous diſpenſe ,
Iln'en eſt point , ami , d'égaux à la ſanté :
Sans elle nous n'avons qu'une triſte exiftence :
Sans elle , Créſus même auſein de l'opulence
Du plus doux ſentiment ne ſeroit point flaté.
Dégoûté dès vingt ans d'un plaiſir raiſonnable ,
Je prodiguai cebien , ſi cher , ſi délectable ;
Victime de l'erreur, je me ſuis détrompé;
Ce bien que je croyois immenfe , inaltérable ,
Comme un éclair s'eſt diſſipé.
Commeun Loup devorant , la fiévre impitoyable
M'enchaînant dans mon lit , m'accabla de ſes fers
Ce brûlant tourbillon , furieux , imdomptable,
Ouvrit bien- tôt la porte à mille maux divers.
Lesdouleurs, le dégoût,les langueurs , l'infomnie
;
AVRIL 1746. 61
M'aſſiégeant à la fois , m'avoient anéanti :
Mon eſprit s'affaiſſa : le feu de mon génie
Soudain fut amorti,
Dans les ſombreshorreurs qu'offre la nuit obfcure,
Mes eſprits animaux , coulans à l'aventure
Tracerent à mes yeux de bizarres portraits :
Tout ſe défigura : tout ne fut qu'impoſture ,
Et l'aimable Nature
▲mes ſens égarésn'eut plus que de fauxtraits,
**
Ne pouvant plus fermer ma débile paupiere ,
J'aſpirois à revoir le célefte flambeau
Quelquefois , fatigué de ſa vive lumiere ,
Et fuyant la Nature entiere ,
Qui nem'étoit plus qu'un fardeau ,
Je demandois aux Dieux de finir ma carriere ,
Et de me plonger au tombeau .
Maraiſon égarée enfanta ce ſyſteme ,
Et me fit un blafphémateur ;
Jenevoyois plus rien: je m'ignorois moi-même,
Et n'avois plus en moi qu'un germe deftructeur :
Raiſon , ſouffle divin , don du Ciel , mais fragile ,
Pourquoi te troubles-tu ? quel reffort , quel moteur ,
Te fait agir au gré de la mortelle argile
Dont nous forma le Créateur 2..
音樂
62 MERCURE DE FRANCE.
Dans cefuneſte état , martyr des aphoriſimes ,
J'eſſuyai les eſſais de prétendus Docteurs :
Aleurtondécif, à leurs brillans ſophiſmes ,
Je' ne vis que des impofteurs.
Oppoſés l'un à l'autre , une guerre éternelle
Régne parmi ces Charlatans :
L'un dit oui , l'autre non , & la race mortelle ,
Sert de champ de bataille à tous ces combattans.
Malgré cet amer témoignage ,
Ne crois pas que leur Art , pratiqué par un ſage ,
Ne foit reſpectable à mes yeux :
Un rival d'Hyppocrate eſt un préſent des Cieux
Arracher un mortel à la Parque ennemie,
C'eſt être créateur d'une ſeconde vie;
C'eſt reſſembler aux Dieux.
!
Mais , hélas ! qu'il eft peu de ces Dieux ſalutaires
Dont la Nature entend la voix !
Le reſte n'est qu'un tas d'aſſaſſins mercenaires
Que d'antiques abus garantiffent des Loix.
Succombant à la fin fous mes peines nombreuſes
Je te diſois adieu pour la derniere fois :
Je croyois déja voir ces routes ténébreuſes
Où les ſimples Berge vont à côté des Rois.
AVRIL 1746.. 63
Tranquile par foibleſſe ,&cédant ſans murmure,
Je m'abandonnai donc aux ſoins de la Nature :
Habile par inſtinct , & marchant pas-à-pas ,
Victorieuſe du trépas ,
Elle ſçût rappeller mon ame fugitive ;
Elle vint me chercher ſur l'infernale rive,
Et me tendit les bras.
Le repos & la patience ,
Soutenus d'un régime auſſi ſimple que fain,
Furent les artiſans de ma convalefcence ;
Et bravant des Docteurs la ſçavante ignorance;
L'horreur des Médecins fut mon ſeul Médecin,
Enfin je te revois ; ton éclipſe eft finie.
O! monpremier tréſor , ſanté trop peu cherie,
Ame de nos plaiſirs , volupté de nos coeurs ,
Fabuſerai plutôt tout d'un coup de la vie,
Que d'abuſer de tes faveurs.
Ne crois pas cependant que ma Philofophie
Me faffe renoncer à la ſociété :
Je n'ai point les vapeurs d'une miſantropie
Qui conduit à l'austérité :
Fadore encor Eglé , j'eſtime encor Sylvie :
J'aime à table un ami s'égayant dans le vin ;
Mais , je hais les plaiſirs que goûte un libertin ,
Dès que le ſentiment ſe tourne en frénefie,
A
掣
A
64 MERCURE DE FRANCE,
Tendre & fidéle ami , ſi la vivacité
T'égaroit quelquefois loin de la tempérance ,
Que ce récit t'apprenne à cherir la ſanté ;
Que mes réflexions t'inſpirent la prudence
D'écarter la licence ,
Qui naît du fol excès d'un plaiſir emporté.
AAngers le 16 Mars 1746.
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39
p. 134
AUTRE.
Début :
Sans crainte, sans effroi, tout à coup j'obscurcis [...]
Mots clefs :
Mouchettes
41
p. 67-68
LOGOGRYPHE.
Début :
Au Luxe je dois l'éxistence ; [...]
Mots clefs :
Tapisserie
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texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOG RY PH E.
Au Luxe je dois l'éxiſtence ;
Auſſi jamais ne me vit- on
De ceux qui font dans l'indigence
Habiter la trifte maiſon.
Pour me faire paroître avec bien plus de grace ,
Dans un haut rang avec foin l'on me place ;
Mon frère plus petit que moi̟ ,
68 MERCURE DE FRANCE.
N'a pas un fi brillant emploi >
Car on le foule aux pieds , & dans cette poſture
Heft ſouvent couvert de pouffiere & d'ordure.
Cependant nous vivons de fi bonne amitié ,
Qu'en nous défuniffant je péris de moitié ;
Et mon plus grand chagrin d'être ainfi divifée ,
Eft que dans cet état on me tourne en rifée .
Remets-nous enſemble , Lecteur ,
Et change moitié de mon être
Tu me verras fouvent paroître ;
Sur la boutique du Traiteur.-
Par Mlle DU VERGER , d'Angers
Au Luxe je dois l'éxiſtence ;
Auſſi jamais ne me vit- on
De ceux qui font dans l'indigence
Habiter la trifte maiſon.
Pour me faire paroître avec bien plus de grace ,
Dans un haut rang avec foin l'on me place ;
Mon frère plus petit que moi̟ ,
68 MERCURE DE FRANCE.
N'a pas un fi brillant emploi >
Car on le foule aux pieds , & dans cette poſture
Heft ſouvent couvert de pouffiere & d'ordure.
Cependant nous vivons de fi bonne amitié ,
Qu'en nous défuniffant je péris de moitié ;
Et mon plus grand chagrin d'être ainfi divifée ,
Eft que dans cet état on me tourne en rifée .
Remets-nous enſemble , Lecteur ,
Et change moitié de mon être
Tu me verras fouvent paroître ;
Sur la boutique du Traiteur.-
Par Mlle DU VERGER , d'Angers
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42
p. 59-60
ENIGME.
Début :
Sans changer de nature, [...]
Mots clefs :
Cheminée
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGME.
SANS changer de nature ,
Sous plus d'une figure
, aneau ,
Je parois quelquefois brillante d'ornemens;
Et d'autres fois ſans agrémens.
* Je ſuis tantôt quarrée ou ronde ,
Tantôt platte & tantôt profonde ;
Je rends ſervice au grand Seigneur ,
Ainſi qu'au plus vil Laboureur.
J'ai des jambes , des bras , qui plus eſt une tête.
Ne va pas me croire une bête ;
Car loin d'arriver à ton but ,
,
Cvj
60 MERCURE DE FRANCE .
Tu ſerois obligé de me mettre au rebut.
Pourſuís , examine mon être ;
A divers traits tu pourras me connoître....
Je ne mets guères de chapeau ,...
Mais ſouvent je porte un manteau.
Sans recourir à la Juſtice ,
Mon Maître quelquefois me condamneaufup
plices
Et pour affouvir ſa fureur ,
Par des gens qui ſont des canailles ,
Me fait déchirer les entrailles ,
Sans que jamais je faſſe éclater ma douleur..
Par M. DE. LA GARENNE , d'Angers.
SANS changer de nature ,
Sous plus d'une figure
, aneau ,
Je parois quelquefois brillante d'ornemens;
Et d'autres fois ſans agrémens.
* Je ſuis tantôt quarrée ou ronde ,
Tantôt platte & tantôt profonde ;
Je rends ſervice au grand Seigneur ,
Ainſi qu'au plus vil Laboureur.
J'ai des jambes , des bras , qui plus eſt une tête.
Ne va pas me croire une bête ;
Car loin d'arriver à ton but ,
,
Cvj
60 MERCURE DE FRANCE .
Tu ſerois obligé de me mettre au rebut.
Pourſuís , examine mon être ;
A divers traits tu pourras me connoître....
Je ne mets guères de chapeau ,...
Mais ſouvent je porte un manteau.
Sans recourir à la Juſtice ,
Mon Maître quelquefois me condamneaufup
plices
Et pour affouvir ſa fureur ,
Par des gens qui ſont des canailles ,
Me fait déchirer les entrailles ,
Sans que jamais je faſſe éclater ma douleur..
Par M. DE. LA GARENNE , d'Angers.
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Pas de résultat.