Titre et contenu

Titre: [Texte(s) sans titre]Premiers mots: Lorsque dans le Mercure du mois de Décembre dernier, vol. I. nous avons [...] Domaines: Philologie, connaissance des langues, Métiers, arts mécaniques, Belles-lettres, théâtreMots clefs: Religion, Vers, Traduction, Poème, Étienne Bréard, Profession, Le Mans, Chancelier, Récompense, Ouvriers, Vers latins, Louis RacineConcerne une oeuvre: La religion, poëme ; La Clef du cabinet des princes de l'Europe, ou Recuëil historique & politique sur les matieres du tems ; La Convalescence du Roy. [Signé : Roy.], Épître au Roy sur son retour. [Signé : Roy.] ? ; La convalescence du Roi célébrée à Saint-Cyr en présence de la Reine ? ; Le Départ du Roy, idile pour Saint-Cyr. [Signé : Roy.] ?

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Vers et prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire, Poésie

Auteur et provenance du texte

Genre de l'auteur: Indéterminé

Remarque

Ce texte comprend une « Copie de la Lettre écrite par le Sr Etienne Bréard, à M. Racine ». Bréard, ouvrier de profession qui traduit en latin La Religion de Louis Racine, y relate : « En 1744, étant attaqué d'une paralysie qui me laissoit quelques intervalles, dans lesquels je pouvois lire & m'appliquer, je trouvai dans le Journal de Verdun une piéce de vers de M. Roi, Chevalier de l'Ordre de Saint Michel, sur la convalescence du Roi. Je voulus voir si, quoiqu'âgé de près de soixante ans, je serois encore capable de quelque chose ; je traduisis encore quelques autres piéces du même Chevalier, comme un Poëme sur le retour du Roi, & un autre fait pour la Maison de Saint Cyr, un autre enfin, que je doute être de lui, sur la bataille de Fontenoy. », p. 150-151.

Résumé (IA)

En décembre précédent, le Mercure de France avait publié un compte rendu de la traduction en vers latins du poème 'La Religion' de Jean Racine, réalisée par Étienne Bréard. Cette traduction avait suscité des interrogations sur l'identité du traducteur, certains suspectant un pseudonyme. Le Chancelier, intrigué, a découvert que Bréard était un ouvrier des fabriques d'étamine au Mans, et non un menuisier comme initialement mentionné. Le Chancelier, apprenant la situation difficile de Bréard, lui a accordé une gratification. Touché par cette reconnaissance, Bréard a écrit un poème de remerciement et une lettre à Racine. Dans cette lettre, Bréard raconte son parcours : fils d'un fabricant d'étamine, il a étudié au Collège des Pères de l'Oratoire, remporté des prix académiques, et passé quatre mois à la Trappe avant de devenir maître d'école au Mans. Incapable d'accéder à la prêtrise, il a repris la profession de son père. En 1744, atteint de paralysie, il a trouvé dans la traduction de l'œuvre de Racine une source de réconfort et de continuité dans ses études religieuses. Malgré sa paralysie, Bréard trouvait des moments de répit pour lire et travailler. Il a traduit plusieurs œuvres de M. Roi, Chevalier de l'Ordre de Saint Michel, notamment des poèmes sur la convalescence du roi et la bataille de Fontenoy. Lors d'une visite à l'Abbaye de Saint Vincent, il a montré ses traductions à D. Dodart et D. Rivet, qui lui ont suggéré de traduire 'La Religion'. Après une hésitation, il a entrepris cette traduction avec succès. L'abbé de Paris a remis cette traduction à son destinataire, qui a exprimé sa reconnaissance. Le Chancelier, informé, a offert sa protection et une gratification inattendue. Racine a exprimé son admiration pour le dévouement et la piété de Bréard, soulignant que ce dernier était plus digne de chanter la religion que lui-même.

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Copie numérique :
1749, 01-03