Titre et contenu
Titre:LETTRE A l'Auteur du Mercure, sur le grain.
Titre d'après la table:Lettre à l'Auteur du Mercure, sur le grain,
Premiers mots: J'ai lû avec attention, Monsieur, dans votre dernier Mercure, page 137, la [...] Domaines: Sciences politiques, Histoire naturelle, Métiers, arts mécaniquesMots clefs: Grain, Terres, Prix, Religieux, Magasins, Récolte, Vin, Argent, Laboureur, CultivateursDestinataire ou dédicataire: Guillaume-Thomas RaynalForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire
Auteur et provenance du texte
Signature:L***
Est rédigé par: L***Remarque
Mention de Jean-Jacques Rousseau : « M. Rousseau reproche à bien juste titre à notre Nation la frivolité de ses occupations. On fait des Sociétés Littéraires pour microscoper les mots, & on ne s'est point encore avisé de former une société de cultivateurs qui se communiquassent leurs expériences de Province en Province. » (p. 62).
Résumé
Dans une lettre publiée dans le Mercure, un auteur approuve la proposition d'un religieux visant à créer des magasins de grain gérés par les ordres religieux pour le public. Cette initiative, déjà expérimentée à Paris, vise à résoudre les problèmes rencontrés lors des bonnes récoltes de 1743 et 1744, marquées par une surabondance de grain et des abus des métayers. Les cultivateurs, négligeant souvent la gestion de leur grain, provoquent des pénuries lors des mauvaises récoltes suivantes. Les intempéries et la mauvaise gestion des terres aggravent ces difficultés. L'auteur suggère que la liberté du commerce du grain, similaire à celle du vin, serait bénéfique. Il propose que les corps religieux puissent acheter du grain après les récoltes pour aider les cultivateurs à gérer leurs surplus, sous certaines conditions strictes. Le texte critique également la conversion des terres agricoles en parcs et jardins autour des châteaux, soulignant que cette pratique ruine les paysans. En achetant ces terrains à des prix élevés, les propriétaires terriens appauvrissent les paysans, les privant de leurs moyens de subsistance et les poussant à la délinquance. Les paysans évitent aussi de marier leurs enfants faute de terres à leur léguer, ce qui affaiblit leur attachement à la patrie. L'auteur suggère d'éduquer les enfants des hôpitaux au travail agricole pour renforcer la main-d'œuvre rurale. Il mentionne les abus liés aux privilèges obtenus par des charges et l'inculture de nombreuses terres, tout en exprimant le besoin d'une analyse approfondie de ces problèmes pour le bien de la patrie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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