Titre et contenu
Titre:LETTRE De M. Rousseau de Genève, à M. l'Abbé Raynal, au sujet du nouveau Mode de Musique, inventé par M. Blainville. A Paris, ce 30 Mai, au sortir du Concert.
Titre d'après la table:Lettre de M. Rousseau de Genève, à M. l'Abbé Raynal, au sujet du nouveau Mode de Musique, inventé par M. Blainville, à Paris le 30 Mai, au sortir du Concert,
Premiers mots: Vous êtes bien aise, Monsieur, vous le Panégyriste & l'ami des Arts, de la tentative de [...] Domaines: Musique, danseMots clefs: Mode, Dominante, Charles-Henri de Blainville, Tonique, Gamme, Octave, Harmonie, Modes, Quarte, RaisonsDestinataire ou dédicataire: Guillaume-Thomas Raynal Concerne une oeuvre: Essay sur un troisième mode, présenté et approuvé par Mrs de l'Academie des Sciences joint la simphonie exécutée au concert du château des Thuilleries 30 may 1751 par Mr BlainvilleForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire
Auteur et provenance du texte
Est rédigé par: M. Rousseau de Genève (Jean-Jacques Rousseau) Lieu indiqué: ParisDate de rédaction ou d'envoi du texte:Remarque
Édité dans Jean-Jacques Rousseau, Correspondance complète, Ralph A. Leigh (éd.), Genève, Institut et Musée Voltaire ; Oxford, Voltaire Foundation, 1972-1998, no 161.
Résumé
Dans une lettre à l'Abbé Raynal, M. Rouffeau de Genève discute de la tentative de M. Blainville d'introduire un nouveau mode musical. Ce mode repose sur deux cordes principales : la tonique et la quarte, appelée dominante, visant à éviter les fausses relations. La gamme monte d'un demi-ton majeur sur la seconde note, d'un ton sur la troisième, et d'un autre ton pour atteindre la dominante, où elle établit un repos. En descendant, elle suit le même ordre sans altérations. Ce mode est comparé au diagramme des Grecs et au mode plagal ancien du plain-chant, décrit comme un mode mineur où le diapason passe de la dominante à son octave via la tonique. Blainville est reconnu pour cette innovation, bien que son originalité soit discutable. Son harmonie s'adapte à un mode ancien où l'harmonie moderne n'était pas connue. Les critiques soulignent l'absence de progrès fondamentaux, de liaison harmonique, et d'accord sensible pour annoncer les changements de ton. Blainville pourrait répondre en invoquant l'oreille comme maître d'harmonie et en soulignant l'arbitraire des règles musicales. Un débat musical oppose un individu non nommé à M. Blainville. L'auteur critique l'arbitraire et l'inconstance des choix musicaux de son interlocuteur, notamment concernant la règle de l'octave. Il reconnaît que cette critique pourrait ne pas être acceptée par M. Blainville, mais assume la responsabilité de cette remarque. L'auteur affirme que la liaison harmonique n'est pas indispensable en harmonie et se dit prêt à le démontrer. Blainville justifie l'entremêlement des trois modes en comparant cela à la pratique courante avec les deux modes utilisés par l'auteur. Ce dernier rétorque que, malgré les arguments de Blainville, il aura toujours tort car il est l'inventeur de ces idées et doit faire face à des musiciens.
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