Titre et contenu

Titre:

REPONSE Aux Observations précédentes.

Premiers mots: Je dois, Monsieur, des remercîmens à ceux qui vous ont fait passer les observations [...] Domaines: PhilosophieMots clefs: Auteur, Censeurs, Mots, Ignorance, Moeurs, Question, Vertu, Faux savoirDestinataire ou dédicataire: Guillaume-Thomas Raynal Concerne une oeuvre: Discours qui a remporté le prix a l'academie de Dijon. En l'année 1750. Sur cette question proposée par la même académie : Si le rétablissement des sciences & des arts a contribué à épurer les moeurs. Par un citoyen de Genève

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Est rédigé par: Jean-Jacques Rousseau Genre de l'auteur: Homme

Remarque

Édité dans Jean-Jacques Rousseau, Correspondance complète, Ralph A. Leigh (éd.), Genève, Institut et Musée Voltaire ; Oxford, Voltaire Foundation, 1972-1998, no 159 ; et dans Jean-Jacques Rousseau, Lettre à Monsieur l'abbé Raynal, Raymond Trousson (éd.), Oeuvres complètes, Raymond Trousson, Frédéric S. Eigeldinger (dir.), Genève, Slatkine ; Paris, Champion, 2012, t. 4, p. 435-437. Rousseau mentionne ce texte dans une lettre au libraire Nicolas Bonaventure Duchesne, datée de Môtiers, le 6 février 1763 : « Au reste, si vous voulez rendre ce pr Volume complet par tout ce que j'ai fait imprimer relativement à mon prémier discours, parcourez le Mercure de Juin 1751 second volume, vous y trouverez une petite piéce qui S'y rapporte et qui a pour titre Réponse aux observations Sur le Discours de Dijon. » (Correspondance complète, éd. cit., no 2471).

Résumé

L'auteur exprime sa gratitude pour les observations reçues tout en reconnaissant la sévérité des critiques. Il réfute l'accusation de préférer une époque antérieure au renouvellement des sciences, affirmant que le faux savoir est plus nuisible que l'ignorance. Il note que ses critiques confondent souvent les lumières et les mœurs. L'auteur privilégie la rusticité à une fausse politesse et se défend contre les accusations de partialité. Il situe le début de la décadence des mœurs au moment de la culture des lettres et compare les mœurs anciennes aux modernes. Concernant le luxe, il critique l'absence de réponse à ses arguments et pose la question de la vertu face à l'enrichissement. Il refuse de répondre à des critiques sans avoir lu l'ouvrage et annonce qu'il suivra les conséquences de ses principes dans sa défense. Il oppose les valeurs de vertu et de vérité aux critiques qui utilisent des termes comme lumière, raison et politesse. Le texte explore les valeurs morales et sociales. L'auteur oppose des qualités telles que la bienveillance, les égards, la douceur, l'aménité, la politesse et l'éducation à la vertu et à la vérité, qu'il juge plus fondamentales. Il affirme que si quelqu'un ne reconnaît pas l'importance de la vertu et de la vérité, il n'a plus rien à ajouter. Le message central met en avant la primauté de la vertu et de la vérité par rapport à d'autres qualités sociales.

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Copie numérique :
1751, 04-05, 06, vol. 1-2