Provenance du texte (32)
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
Détail
Liste
Résultats : 32 texte(s)
1
p. 361-363
AUTRE ENIGME.
Début :
Mon Pere m'engendra dans le sejour des Morts, [...]
Mots clefs :
Or
2
p. 360-361
AUTRE ENIGME.
Début :
Arbitres du bonheur ainsi que du malheur, [...]
Mots clefs :
Cartes
3
p. 293-294
AUTRE ENIGME.
Début :
Heureux secours d'une foiblesse humaine, [...]
Mots clefs :
Lunettes
4
p. 239-240
SUR LA FAVORABLE audience que Le Roy a donnée à Mademoiselle de Scudery.
Début :
Les Sages, ce dit-on, n'admirent jamais rien ; [...]
Mots clefs :
Sapho, Audience, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUR LA FAVORABLE audience que Le Roy a donnée à Mademoiselle de Scudery.
SUR LA FAVORABLE
audience que le Roy adonnée
à Mademoiselle de Scudery.
Es Sages, ce dit-on, n'admirent
Maisla ſage Sapho, qui voit &Sçait
:
Sibien
240 MERCURE
Jusques où peut monter lavertu con-
Sommée,
N'a pûfoutenir l'entretien
Duplus grand de nos Roys, dont la
gloire eftfemée
Iusqu'aux derniers Climats où va
la Renomméc,
Sans admirer l'éclat de tant de majesté;
Ny voir tant de lumiere auce tant
debonté,
Sans en estre charmée.
Princes, queſavaleur a vaincus &
Soumis
Etqu'unjaloux dépit afaitſes Ennemis;
Venez voirde plus pres tantde vertus
firares;
Et s'il vous parle un jour, vousferez
bien barbares,
Sivous n'estesdeses amis .
audience que le Roy adonnée
à Mademoiselle de Scudery.
Es Sages, ce dit-on, n'admirent
Maisla ſage Sapho, qui voit &Sçait
:
Sibien
240 MERCURE
Jusques où peut monter lavertu con-
Sommée,
N'a pûfoutenir l'entretien
Duplus grand de nos Roys, dont la
gloire eftfemée
Iusqu'aux derniers Climats où va
la Renomméc,
Sans admirer l'éclat de tant de majesté;
Ny voir tant de lumiere auce tant
debonté,
Sans en estre charmée.
Princes, queſavaleur a vaincus &
Soumis
Etqu'unjaloux dépit afaitſes Ennemis;
Venez voirde plus pres tantde vertus
firares;
Et s'il vous parle un jour, vousferez
bien barbares,
Sivous n'estesdeses amis .
Fermer
5
p. 65-67
Lettre d'Arras.
Début :
Le onze Avril Mr le Compte de Lille Commandant dans [...]
Mots clefs :
Arras
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre d'Arras.
Lettre d'Arras,
Le
onze Avril Mr le
Comte de Lille Commandant
dans Arras,détacha
Mr du Clos avec cinquante
Grenadiers
, & Mr Sersosi
avec 50. Hussarts pour
aller en parti. En revenant
ils trouverent à trois lieues
d'Arras au Village de Vimy
un Party des Ennemis
de cinq cents Chevaux,
qu'ils désirententierement
avec leurs cent Maistres
feulement. Ils ont ramené
quarante prisonniers
, un
Capitaine& deux Lieutenants,
avec trente chevaux,
outre environ deux cent
chevaux qui se sont ccha-"
pez dans la campagne 6e
dont les Paysans ontprofité.
C'est là le premier coup
demain de l'ouverture de
cette campagne Mr Duclos
est le mesme quia
arrestéle nommé la Ha,e
à la teste des traistres qu'il
vouloir introduire dans
Peronne, dont je vous écrivis
l'aventure le mois pasle.
Le
onze Avril Mr le
Comte de Lille Commandant
dans Arras,détacha
Mr du Clos avec cinquante
Grenadiers
, & Mr Sersosi
avec 50. Hussarts pour
aller en parti. En revenant
ils trouverent à trois lieues
d'Arras au Village de Vimy
un Party des Ennemis
de cinq cents Chevaux,
qu'ils désirententierement
avec leurs cent Maistres
feulement. Ils ont ramené
quarante prisonniers
, un
Capitaine& deux Lieutenants,
avec trente chevaux,
outre environ deux cent
chevaux qui se sont ccha-"
pez dans la campagne 6e
dont les Paysans ontprofité.
C'est là le premier coup
demain de l'ouverture de
cette campagne Mr Duclos
est le mesme quia
arrestéle nommé la Ha,e
à la teste des traistres qu'il
vouloir introduire dans
Peronne, dont je vous écrivis
l'aventure le mois pasle.
Fermer
Résumé : Lettre d'Arras.
Le 11 avril, le comte de Lille, commandant à Arras, a envoyé M. du Clos et M. Sersosi avec des grenadiers et des hussards. Ils ont vaincu cinq cents cavaliers ennemis près de Vimy, capturant quarante prisonniers et trente chevaux. Deux cents chevaux ennemis ont été récupérés par les paysans. M. du Clos a aussi arrêté un individu nommé La Haie à Péronne.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
6
p. 265-270
Lettre d'Arras du 3. de Mars 1712.
Début :
La nuit du premier au 2. de Mars à la [...]
Mots clefs :
Arras, Heures, Magasins, Ennemis, Tranchées
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre d'Arras du 3. de Mars 1712.
Lettre d'Arras du 3. de
Mars 1712.
La nuit du premier au t.
de Mars à la faveur de l'obscurité les ennemiss'approcherent d'Arras.
Lesécondsurlessept heures
du matinayant ouvert lu.
portes de la Ville à l'ordinaire,
les Paysansavertirent que la
ennemis travaillaient autour
de la Place, Mr le Mareschal
de Montesquiou fit AujJiroft
mettre toute la Garnison fous
les Armes, c-fitsortir lt
Cavalierie, les Grenadiers &
cinq Bataillons par la porte
.Rou'viul nous apperçûmes
les ennemis qui travailloient à
quatre censsoixante toises de
la Place, & mesmeétoient
déjà à moitié couverts dans
leur tranchées. Monsieur le
Mareschalayant envoyéreconnoijlre, apprit qu'ilsn'asoientinvesty la Ville que
depuis la rivière de Scarpe
jusquau Crinchon., il resolut
de faire attaquer les ennemis
quis'étoient rendus maistres du
Fatixbourg de Bapaume. On
leur tua baycoup de mondee
mais le combat estans trop
opiniâtre
,
nous Jugeames à
propos de mettre le feu au
Fauxbourg
en nous retirans.
Nous y avons perdu trois
braves Officiers; (9" le Colonel
du Regiment de Belsan
,
qui
commandoit cette attaque,fut
fait prisonnier. Sur les onze
heures les deserteurs affurérent
MrleMareschalque ce n'estoit
point pour assieger la Place
;
mais seulement pour brusler
les Magasins que les ennemis
stoient venus. Aussitost on
occupa la moitié de la Garnison
*défaire les Mules de soin
pour les transporter plus loin,
0* les mettre le long de la rivière
,
mais malgré les Canons de
la Ville &de la Citadelle ,sur
les quatre heures après midy ils
commencerent a jetter des Bombes & des Pots à feusur les
Magasins&sur la Citadelle;
ensuiteJur les dix heures ils tirèrent à Boulets rougessur nos
Magasins. Voyantque son éteignoit toujours le feu de leurs
bombes (7 de leurspots àfeu
a une
heure aprèsminuit, il ne
fut plus possibled'éteindre le
feu qu'ilsfaisoientavec leurs
bouletsrouges quiperçoient en.,.
tierement nos Magasins;
d'ailleurssur les dix heures du
Joir ils commencèrent à bombarder la Ville
3
ce qui obligea de relâcher tous les Bourgeois que l'onretenoit depuis
midy aux Magasins. Sur les
quatre heures de
ce matin
loyans quelques uns de nos
Magasins en feu cm quantité
de paille quonavoit allumée
exprésd'un autre costé,ils
crurent tout bruslé&craignant
quelque sortiesur des Troupes
qui s'étoient débandées
,
les
rassemblerent, ils se font retite^ cette nuit à
quatre heures.
Ily a
environ cinquante mille rations de fourages brulées ou gaflées. Il est, tombe
tant dans la Ville que dans 14
Citadelle environ deux cens
cinquante bombes & cent pots
A feu
,
ils ont esté contraints
de laisser dans leurs retranche.
ments environ trois cens bombes. On a
rasé les travaux
qu'ils ont faits, ils ont perdu
environ troiscens hommes, &
nous cent.
Mars 1712.
La nuit du premier au t.
de Mars à la faveur de l'obscurité les ennemiss'approcherent d'Arras.
Lesécondsurlessept heures
du matinayant ouvert lu.
portes de la Ville à l'ordinaire,
les Paysansavertirent que la
ennemis travaillaient autour
de la Place, Mr le Mareschal
de Montesquiou fit AujJiroft
mettre toute la Garnison fous
les Armes, c-fitsortir lt
Cavalierie, les Grenadiers &
cinq Bataillons par la porte
.Rou'viul nous apperçûmes
les ennemis qui travailloient à
quatre censsoixante toises de
la Place, & mesmeétoient
déjà à moitié couverts dans
leur tranchées. Monsieur le
Mareschalayant envoyéreconnoijlre, apprit qu'ilsn'asoientinvesty la Ville que
depuis la rivière de Scarpe
jusquau Crinchon., il resolut
de faire attaquer les ennemis
quis'étoient rendus maistres du
Fatixbourg de Bapaume. On
leur tua baycoup de mondee
mais le combat estans trop
opiniâtre
,
nous Jugeames à
propos de mettre le feu au
Fauxbourg
en nous retirans.
Nous y avons perdu trois
braves Officiers; (9" le Colonel
du Regiment de Belsan
,
qui
commandoit cette attaque,fut
fait prisonnier. Sur les onze
heures les deserteurs affurérent
MrleMareschalque ce n'estoit
point pour assieger la Place
;
mais seulement pour brusler
les Magasins que les ennemis
stoient venus. Aussitost on
occupa la moitié de la Garnison
*défaire les Mules de soin
pour les transporter plus loin,
0* les mettre le long de la rivière
,
mais malgré les Canons de
la Ville &de la Citadelle ,sur
les quatre heures après midy ils
commencerent a jetter des Bombes & des Pots à feusur les
Magasins&sur la Citadelle;
ensuiteJur les dix heures ils tirèrent à Boulets rougessur nos
Magasins. Voyantque son éteignoit toujours le feu de leurs
bombes (7 de leurspots àfeu
a une
heure aprèsminuit, il ne
fut plus possibled'éteindre le
feu qu'ilsfaisoientavec leurs
bouletsrouges quiperçoient en.,.
tierement nos Magasins;
d'ailleurssur les dix heures du
Joir ils commencèrent à bombarder la Ville
3
ce qui obligea de relâcher tous les Bourgeois que l'onretenoit depuis
midy aux Magasins. Sur les
quatre heures de
ce matin
loyans quelques uns de nos
Magasins en feu cm quantité
de paille quonavoit allumée
exprésd'un autre costé,ils
crurent tout bruslé&craignant
quelque sortiesur des Troupes
qui s'étoient débandées
,
les
rassemblerent, ils se font retite^ cette nuit à
quatre heures.
Ily a
environ cinquante mille rations de fourages brulées ou gaflées. Il est, tombe
tant dans la Ville que dans 14
Citadelle environ deux cens
cinquante bombes & cent pots
A feu
,
ils ont esté contraints
de laisser dans leurs retranche.
ments environ trois cens bombes. On a
rasé les travaux
qu'ils ont faits, ils ont perdu
environ troiscens hommes, &
nous cent.
Fermer
Résumé : Lettre d'Arras du 3. de Mars 1712.
Le 3 mars 1712, les ennemis approchèrent d'Arras durant la nuit et commencèrent à travailler autour de la ville. À sept heures du matin, les paysans avertirent de leur activité. Le maréchal de Montesquiou mobilisa la garnison et envoya la cavalerie et les grenadiers. Les ennemis avaient investi la ville depuis la rivière de Scarpe jusqu'au Crinchon. Une attaque fut lancée contre les ennemis au faubourg de Bapaume, causant de lourdes pertes, mais les forces françaises durent mettre le feu au faubourg en se retirant. Trois officiers furent tués et un colonel fut fait prisonnier. Vers onze heures, des déserteurs informèrent le maréchal que les ennemis visaient à brûler les magasins plutôt qu'à assiéger la ville. La garnison fut déployée pour protéger les magasins, mais les ennemis lancèrent des bombes et des pots à feu sur les magasins et la citadelle. Le feu ne put être éteint, et les bombardements continuèrent jusqu'au lendemain matin. Les ennemis se retirèrent à quatre heures du matin. Environ cinquante mille rations de fourrage furent brûlées ou gâchées. Environ deux cent cinquante bombes et cent pots à feu tombèrent dans la ville et la citadelle. Les ennemis laissèrent trois cents bombes dans leurs retranchements. Les travaux ennemis furent rasés, et ils perdirent environ trois cents hommes, tandis que les forces françaises perdirent cent hommes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
7
p. 707-709
LOGOGRYPHE à Madame de G.
Début :
Oui, j'ose, Iris, me flater en secret, [...]
Mots clefs :
Claire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE à Madame de G.
LOGOGRYPHE à Madame de G.
Par M. du P. d'Arras.
OU
Qui
Ui , j'ose , Iris , me flater en secret ,
Que ce présent aura de quoi vous plaire :
Je le puis bien sans être témeraire ,
Puisque chez vous j'en ai pris le sujet.
On me prend en deux sens ; le premier vous
presente ,
Le nom de plus d'une Beauté ,
Au second je suis qualité ,
Qui rend le vin brillant et l'Onde transparente
Six lettres font mon tout ; prises diversement ,
Elles vous formeront maint objet different ,
Prenez- les enchiffrez ; la route est plus aisée ;.
Un, trois, quatre, cinq, six , je suis Ville vantée
Trois , quatre , cinq , sans moi nul ne peut respirer
;
Trois , quatre , cinq , puis six , double Ville -de
France 2
De mon sein vous tirez tous votre subsistance ;
Quatre , cinq , six , je suis deffaut à eviter,
Dvj Deux.
708 MERCURE DE FRANCE.
Deux, quatre , trois , je fus femme de Patriarche
Trois, quatre , deux et six, chose utile à l'Oiseau,
Deux , quatre , six , je naîs dans le fond d'un
tonneau.
Trois , quatre , la douleur avec moi toujours
marche ,
Quatre , trois , cinq et six , jeune présomptueux,
Je péris en quittant les traces de mon pere ;
Deux , trois , quatre , puis six , je suis bête très→
fiere ;
Un, quatre, six et deux , l'objet de tous vos voeux;
Cinq , six , ou bien deux , trois , je sers à la Musique
;
Deux, quatre, un, six , heureux qui ne me court
en vain ;
Trois , cinq et un , jadis funeste au genre hu
main ;
Je sçais plaire à present au plus mélancolique ,
Trois , un, cinq , six , j'aurai de quoi picquer le
goût ,
Mille en païs lointain , mesure en Normandie ;
Un , trois , cinq , quatre , six , Province de l'Asie.
Deux, trois , quatre , cinq , six , refrein connu
par tout ,
Un , trois , deux , six , malheur à qui je sers de
gîte ;
Un , cinq et quatre , on peut m'entendre de bien ,
loin.
Un , quatre, cinq et six , une Mouche avec soin
Me forme et m'embellit ; un , trois , deux , d'aller
vîte ; Je
AVRIL.
1731. 709
Je puis bien empêcher le plus leger pieton :
Deux , trois , un > vous voyez qantité d'eau dor →
mante ;
Trois , quatre , deux , je suis d'une odeur trèspicquante..
Un , deux et six , sans moi nul n'entre en sa
maison ;
Deux , quatre , cinq et six , on me voit toujours.
lire.
Un , deux, trois , quatre , cinq , je suis nom mas◄
culin ;
P
Deux , trois , quatre , puis un , au Service divin
Je ne puis qu'assister ... je n'ai plus rien à dire.
Par M. du P. d'Arras.
OU
Qui
Ui , j'ose , Iris , me flater en secret ,
Que ce présent aura de quoi vous plaire :
Je le puis bien sans être témeraire ,
Puisque chez vous j'en ai pris le sujet.
On me prend en deux sens ; le premier vous
presente ,
Le nom de plus d'une Beauté ,
Au second je suis qualité ,
Qui rend le vin brillant et l'Onde transparente
Six lettres font mon tout ; prises diversement ,
Elles vous formeront maint objet different ,
Prenez- les enchiffrez ; la route est plus aisée ;.
Un, trois, quatre, cinq, six , je suis Ville vantée
Trois , quatre , cinq , sans moi nul ne peut respirer
;
Trois , quatre , cinq , puis six , double Ville -de
France 2
De mon sein vous tirez tous votre subsistance ;
Quatre , cinq , six , je suis deffaut à eviter,
Dvj Deux.
708 MERCURE DE FRANCE.
Deux, quatre , trois , je fus femme de Patriarche
Trois, quatre , deux et six, chose utile à l'Oiseau,
Deux , quatre , six , je naîs dans le fond d'un
tonneau.
Trois , quatre , la douleur avec moi toujours
marche ,
Quatre , trois , cinq et six , jeune présomptueux,
Je péris en quittant les traces de mon pere ;
Deux , trois , quatre , puis six , je suis bête très→
fiere ;
Un, quatre, six et deux , l'objet de tous vos voeux;
Cinq , six , ou bien deux , trois , je sers à la Musique
;
Deux, quatre, un, six , heureux qui ne me court
en vain ;
Trois , cinq et un , jadis funeste au genre hu
main ;
Je sçais plaire à present au plus mélancolique ,
Trois , un, cinq , six , j'aurai de quoi picquer le
goût ,
Mille en païs lointain , mesure en Normandie ;
Un , trois , cinq , quatre , six , Province de l'Asie.
Deux, trois , quatre , cinq , six , refrein connu
par tout ,
Un , trois , deux , six , malheur à qui je sers de
gîte ;
Un , cinq et quatre , on peut m'entendre de bien ,
loin.
Un , quatre, cinq et six , une Mouche avec soin
Me forme et m'embellit ; un , trois , deux , d'aller
vîte ; Je
AVRIL.
1731. 709
Je puis bien empêcher le plus leger pieton :
Deux , trois , un > vous voyez qantité d'eau dor →
mante ;
Trois , quatre , deux , je suis d'une odeur trèspicquante..
Un , deux et six , sans moi nul n'entre en sa
maison ;
Deux , quatre , cinq et six , on me voit toujours.
lire.
Un , deux, trois , quatre , cinq , je suis nom mas◄
culin ;
P
Deux , trois , quatre , puis un , au Service divin
Je ne puis qu'assister ... je n'ai plus rien à dire.
Fermer
8
p. 2406-2407
ENIGME.
Début :
On remarque dans moi plus d'un bizarre effet ; [...]
Mots clefs :
Note de musique
10
p. 2177-2178
LOGOGRYPHES Adressés à Mlle ***. par A. X. Harduin d'Arras. I. ENVOI.
Début :
Non, je ne trouve point d'assés forte couleur, [...]
Mots clefs :
Lettres C, E, N, O
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHES Adressés à Mlle ***. par A. X. Harduin d'Arras. I. ENVOI.
LOGOGRYPHES
Adressés à Mlle ***
· par A. X. Harduin
d'Arras.
I. EN VO I.
Non , je ne trouve point d'assés forte couleur ,
Pour exprimer quelle fut ma douleur ,
Quand j'aperçus qu'un instant de colere
M'avoit rendu , Philis , criminel à vos yeux.
Pour moi tous les plaisirs devinrent ennuyeux
Le jour même qui nous éclaire ,
Me parut un Bien superflu ;
Eft- il un bien qui puiffe plaire
Quand au beau Sexe on a déplû !
Mais quoi ! par un trait magnanime ,
Déja vous oubliez mon crime !
Ah ! votre générosité
Ne céde qu'à votre beauté.
Qu'un Lutin sans pitié me serre dans ses griffes ,
Si je deviens ingrat , après un tel pardon .
Pour prix de vos bontés , vous exigez un don ;
Il faut vous composer deux ou trois Logogryphes :
En voici toujours un , que je viens de forger ;
Heureux , s'il peut vous engager
A me demander le deuxième :
Diij
Phi
2178 MERCURE DE FRANCE
Philis , oui , pour vous obliger >
Je sçaurai , s'il le faut , aller jusqu'au dixième .
Qu
LOGOGRYPHE.
Vatre lettres en tout de vos combinaisons,
Feront aujourd'hui la matiere.
A les bien arranger livrez vous toute entiere
Les plaçant de quatre façons ,
Vous ferez quatre mots chacun de quatre lettres ;
Un terme fort connu parmi les Géometres ,
Un poids , un Divertiffement ,
Où l'on boit , mange , rit , chante , danse ample
ment ;
Et pour finir , un digne Patriarche ,
Dont les Neveux jadis habiterent dans l'Arche
Adressés à Mlle ***
· par A. X. Harduin
d'Arras.
I. EN VO I.
Non , je ne trouve point d'assés forte couleur ,
Pour exprimer quelle fut ma douleur ,
Quand j'aperçus qu'un instant de colere
M'avoit rendu , Philis , criminel à vos yeux.
Pour moi tous les plaisirs devinrent ennuyeux
Le jour même qui nous éclaire ,
Me parut un Bien superflu ;
Eft- il un bien qui puiffe plaire
Quand au beau Sexe on a déplû !
Mais quoi ! par un trait magnanime ,
Déja vous oubliez mon crime !
Ah ! votre générosité
Ne céde qu'à votre beauté.
Qu'un Lutin sans pitié me serre dans ses griffes ,
Si je deviens ingrat , après un tel pardon .
Pour prix de vos bontés , vous exigez un don ;
Il faut vous composer deux ou trois Logogryphes :
En voici toujours un , que je viens de forger ;
Heureux , s'il peut vous engager
A me demander le deuxième :
Diij
Phi
2178 MERCURE DE FRANCE
Philis , oui , pour vous obliger >
Je sçaurai , s'il le faut , aller jusqu'au dixième .
Qu
LOGOGRYPHE.
Vatre lettres en tout de vos combinaisons,
Feront aujourd'hui la matiere.
A les bien arranger livrez vous toute entiere
Les plaçant de quatre façons ,
Vous ferez quatre mots chacun de quatre lettres ;
Un terme fort connu parmi les Géometres ,
Un poids , un Divertiffement ,
Où l'on boit , mange , rit , chante , danse ample
ment ;
Et pour finir , un digne Patriarche ,
Dont les Neveux jadis habiterent dans l'Arche
Fermer
11
p. 2178-2179
II. ENVOI.
Début :
Philis, pour expier mon crime, [...]
Mots clefs :
Fille
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : II. ENVOI.
11. ENVOI
P Hilis , pour expier mon crime ;
Vous ordonnez donc que je rime.
Sans manquer à ce que je dois ,
De travailler pour vous je ne puis me défendre ;
Mais quand on obéit à de si douces loix ,
Le Devoir perd bien - tôt ses droits ;
Le seul Plaisir se fait entendre.
LOGO
SEPTEMBRE . 1739. 2179
J
LOGOGRYPHE.
E suis l'objet le plus charmant
Qu'on admire dans la Nature :
Cinq pieds font toute ma structure :
Otez- en deux , je deviens l'instrument ,
Qu'une belle & tendre Princesse
Sçût employer avec adresse ,
Pour assurer les jours de son Amant.
Mais que ma premiere partie
Maintenant soit anéantie ,
Et qu'un seul membre allonge le restant
Vous verrez naître au même instant
Un composé de matiere solide ,
Environné de matiere liquide.
Les mêmes pieds posés dans un ordre nouveau
Offrent ce qui du vin sépare le tonneau .
Qu'on remette mon tout dans sa forme premiere
;
Qu'on difloque mes os d'une affreuse maniere ,
Qu'on taille , qu'on retranche ; & bien- tôt on verra
Un mot souvent métaphorique ,
Qui designe un esprit mordant & satyrique ,
Un terme injurieux , un arbre , & catera.
P Hilis , pour expier mon crime ;
Vous ordonnez donc que je rime.
Sans manquer à ce que je dois ,
De travailler pour vous je ne puis me défendre ;
Mais quand on obéit à de si douces loix ,
Le Devoir perd bien - tôt ses droits ;
Le seul Plaisir se fait entendre.
LOGO
SEPTEMBRE . 1739. 2179
J
LOGOGRYPHE.
E suis l'objet le plus charmant
Qu'on admire dans la Nature :
Cinq pieds font toute ma structure :
Otez- en deux , je deviens l'instrument ,
Qu'une belle & tendre Princesse
Sçût employer avec adresse ,
Pour assurer les jours de son Amant.
Mais que ma premiere partie
Maintenant soit anéantie ,
Et qu'un seul membre allonge le restant
Vous verrez naître au même instant
Un composé de matiere solide ,
Environné de matiere liquide.
Les mêmes pieds posés dans un ordre nouveau
Offrent ce qui du vin sépare le tonneau .
Qu'on remette mon tout dans sa forme premiere
;
Qu'on difloque mes os d'une affreuse maniere ,
Qu'on taille , qu'on retranche ; & bien- tôt on verra
Un mot souvent métaphorique ,
Qui designe un esprit mordant & satyrique ,
Un terme injurieux , un arbre , & catera.
Fermer
12
p. 2180-2182
III. ENVOI.
Début :
Je le repete encor, Philis, ô qu'il est doux [...]
Mots clefs :
Opérateur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : III. ENVOI.
III. EN VOI
E le repete encor , Philis , ô qu'il eft doux
De travailler pour vous !
Je vous offre un nouvel hommage ;
Dieux pourquoi voulez-vous que ce soit le der
nier ?
Peut-être la longueur de ce troisiéme ouvrage
Sçaura trop bien vous ennuyer;
Mais si par-là je suis coupable ,
Ah ! que ma faute est pardonnable !
Peut- on sans regret voir finir
Le plaisir que l'on goûte à vous entretenir ?
Non , non si la raison n'eût arrêté ma plume
>
Si j'avois crû mon coeur , j'aurois fait un Volume,
DA
LOGOGRYPHE.
Ans mon entier j'abuse & divertis les sots!
Mon nom renferme une foule de mots .
En sept lettres je vous présente
Un membre de l'Etat , dont la bouche éloquente
S'ouvre pour la sûreté
De nos biens ou de notre ame.
En six lettres j'annonce une jeune Beauté ,
Pour qui d'une ardente flamme
Jupiter fut transporté ;
Puis en cinq un esprit sublime ;
Qui
SEPTEMBRE. 1739 2181
Qui dans le beau feu qui l'anime ,
Semble tenir de la Divinité ..
Mortel heureux qui charme & la Cour & la Ville
Par ses immortelles chansons ,
Et que pourtant le Vulgaire imbécile
Croit digne d'habiter les Petites - Maisons .
En cinq lettres aussi je vous nomme un Ouvrage ,
Que de nos plus beaux Arts enfante l'assem
blage ,
Une Muse , un fatal revers
Le plus riche Pays qui soit dans l'Univers ,
Et ce qui fut créé par le Maître du Monde , ·
Pour les seuls habitans de l'onde .
En quatre je produis un certain sentiment
Incompatible avec la moindre joye ,
Un crime que Themis punit séverement ,
Sans oublier un instrument ,
Que pour le bien des nez chaque jour on era
ploye .
En trois lettres un Element ,
Deux vilains animaux de taille differente ,
Une exhalaison dégoûtante ,
Qui parfois nous échape, après un long repas ,
Une autre exhalaison , qui sort d'un lieu plus bast
En deux , un Fleuve d'Italie ,
Qui d'un jeune Eventé châtia la folie ,
Un bien, qui fait l'objet de nos voeux empressés ,
DV Fans
2182 MERCURE DE FRANCE
Sans qu'il puisse jamais à nos besoins suffire.
J'offre encor .... mais c'en est assés ;
Je ne finirois pas , si je voulois tout dire.
E le repete encor , Philis , ô qu'il eft doux
De travailler pour vous !
Je vous offre un nouvel hommage ;
Dieux pourquoi voulez-vous que ce soit le der
nier ?
Peut-être la longueur de ce troisiéme ouvrage
Sçaura trop bien vous ennuyer;
Mais si par-là je suis coupable ,
Ah ! que ma faute est pardonnable !
Peut- on sans regret voir finir
Le plaisir que l'on goûte à vous entretenir ?
Non , non si la raison n'eût arrêté ma plume
>
Si j'avois crû mon coeur , j'aurois fait un Volume,
DA
LOGOGRYPHE.
Ans mon entier j'abuse & divertis les sots!
Mon nom renferme une foule de mots .
En sept lettres je vous présente
Un membre de l'Etat , dont la bouche éloquente
S'ouvre pour la sûreté
De nos biens ou de notre ame.
En six lettres j'annonce une jeune Beauté ,
Pour qui d'une ardente flamme
Jupiter fut transporté ;
Puis en cinq un esprit sublime ;
Qui
SEPTEMBRE. 1739 2181
Qui dans le beau feu qui l'anime ,
Semble tenir de la Divinité ..
Mortel heureux qui charme & la Cour & la Ville
Par ses immortelles chansons ,
Et que pourtant le Vulgaire imbécile
Croit digne d'habiter les Petites - Maisons .
En cinq lettres aussi je vous nomme un Ouvrage ,
Que de nos plus beaux Arts enfante l'assem
blage ,
Une Muse , un fatal revers
Le plus riche Pays qui soit dans l'Univers ,
Et ce qui fut créé par le Maître du Monde , ·
Pour les seuls habitans de l'onde .
En quatre je produis un certain sentiment
Incompatible avec la moindre joye ,
Un crime que Themis punit séverement ,
Sans oublier un instrument ,
Que pour le bien des nez chaque jour on era
ploye .
En trois lettres un Element ,
Deux vilains animaux de taille differente ,
Une exhalaison dégoûtante ,
Qui parfois nous échape, après un long repas ,
Une autre exhalaison , qui sort d'un lieu plus bast
En deux , un Fleuve d'Italie ,
Qui d'un jeune Eventé châtia la folie ,
Un bien, qui fait l'objet de nos voeux empressés ,
DV Fans
2182 MERCURE DE FRANCE
Sans qu'il puisse jamais à nos besoins suffire.
J'offre encor .... mais c'en est assés ;
Je ne finirois pas , si je voulois tout dire.
Fermer
13
p. 2483-2484
ENIGME.
Début :
J'ai plus d'un pere, & ne suis point bâtard, [...]
Mots clefs :
Mercure
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E. ·
J'ai plus d'un pere , & ne fuis point bâtard,
De tout mon corps , fans être illégitime ,
Chaque membre a fon pere à part ,
Et l'on ne m'en fait point un crime.
De membres étrangers quoique je fois formé ;
Je ne fuis pourtant point difforme ;
Loin que je fois un Monftre énorme ,
Je fais un tout dont le monde eft charmé.
Auffitôt né je parle . Ingénieux , utile ,
Sçavant par fois , j'amuse & la Cour & la Ville.
Je veux plaire , je veux me rendre curieux ;
C'eft
2484 MERCURE DE FRANCE
C'est là mon but, mais,quoique je pro,ette,
Quoique j'aime à chanter toujours la chansonnette,
On m'accuse pourtant fouvent d'être ennuyeux.
Le croira-t'on ? Je vois multiplier mon Etre
Et fans quitter le Lieu qui m'a vû naître ,
Je vole en mille Endroits divers ,
Et deviens citoyen presque de l'Univers.
>
Mon regne n'eft pas long . Je vois bientôt un frere
Sur mes ruines établi ,
Qui me fait tomber dans l'oubli.
Quoique je fois commun , quoique je fois vulgaire ;
Il faut donner pourtant de l'argent pour me voir,
Autrement il n'eft point poffible de m'avoir.
Mais par un dernier trait faisons - nous mieux con
noître.
Je suis devant tes yeux , & dans tes mains peut êtro
J. A. Masson d'Arras.
J'ai plus d'un pere , & ne fuis point bâtard,
De tout mon corps , fans être illégitime ,
Chaque membre a fon pere à part ,
Et l'on ne m'en fait point un crime.
De membres étrangers quoique je fois formé ;
Je ne fuis pourtant point difforme ;
Loin que je fois un Monftre énorme ,
Je fais un tout dont le monde eft charmé.
Auffitôt né je parle . Ingénieux , utile ,
Sçavant par fois , j'amuse & la Cour & la Ville.
Je veux plaire , je veux me rendre curieux ;
C'eft
2484 MERCURE DE FRANCE
C'est là mon but, mais,quoique je pro,ette,
Quoique j'aime à chanter toujours la chansonnette,
On m'accuse pourtant fouvent d'être ennuyeux.
Le croira-t'on ? Je vois multiplier mon Etre
Et fans quitter le Lieu qui m'a vû naître ,
Je vole en mille Endroits divers ,
Et deviens citoyen presque de l'Univers.
>
Mon regne n'eft pas long . Je vois bientôt un frere
Sur mes ruines établi ,
Qui me fait tomber dans l'oubli.
Quoique je fois commun , quoique je fois vulgaire ;
Il faut donner pourtant de l'argent pour me voir,
Autrement il n'eft point poffible de m'avoir.
Mais par un dernier trait faisons - nous mieux con
noître.
Je suis devant tes yeux , & dans tes mains peut êtro
J. A. Masson d'Arras.
Fermer
15
p. 131-132
ENIGME.
Début :
Suivant les Fastes de la Grece, [...]
Mots clefs :
Laurier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E.
Uivant les Faftes de la Grece ,
Lecteur , j'étois Fille autrefois :
tut
G U
932 MERCURE DE FRANCE
Un Dieu charmant voulut fe foûmettre à mes loix,
Et me choifir pour fa Maîtreffe
Ję le reçus d'un air mutin :
Il eut beau me tenter
par
force & par adreffe
Il y perdit tout fen latin .
Depuis long- tems j'ai changé de nature .
Dans l'Hyver comme dans l'Eté ,
Jeune ou vieux , j'ai toujours une égale beauté,
Ma riche & longue chevelure
4
Eft faite pour orner celle des Conquérans
Et de touss les Mortels , que la race future
Apellera du nom de Grands .
Enfin voici les Perfonnages
Qui connoiffent le mieux quels font mes avantages ;
Le Poëte , le Jardinier ,
Le Heros & le Cuisinier.
Par Mlle .... dArras.
Uivant les Faftes de la Grece ,
Lecteur , j'étois Fille autrefois :
tut
G U
932 MERCURE DE FRANCE
Un Dieu charmant voulut fe foûmettre à mes loix,
Et me choifir pour fa Maîtreffe
Ję le reçus d'un air mutin :
Il eut beau me tenter
par
force & par adreffe
Il y perdit tout fen latin .
Depuis long- tems j'ai changé de nature .
Dans l'Hyver comme dans l'Eté ,
Jeune ou vieux , j'ai toujours une égale beauté,
Ma riche & longue chevelure
4
Eft faite pour orner celle des Conquérans
Et de touss les Mortels , que la race future
Apellera du nom de Grands .
Enfin voici les Perfonnages
Qui connoiffent le mieux quels font mes avantages ;
Le Poëte , le Jardinier ,
Le Heros & le Cuisinier.
Par Mlle .... dArras.
Fermer
17
p. 318
ENIGME.
Début :
Quoique souvent je me trouve en campagne, [...]
Mots clefs :
Fusil
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E.
$ 88888
Quoique fouvent je me trouve en campagne ,
Mes actions ont toujours de l'éclat .
Sans être Evêque ni Prélat ,
Un de leurs attributs en tous lieux m'accompagne
Et fans être Magicien ,
Je porte de cet Art le fymbole ordinaire.
A mon côté fe voit un chien ,
Qui , pour être petit , n'eft pas moins fanguinaire ;
Le badinage avec lui ne vaut rien :
Dès qu'on le tire par la queuë ,
Il me mord , & foudain je remplis tout d'effroi ;
Je pouffe un cri perçant qu'on entend d'une lieuë :
Malheur à tour Mortet , qui paffe devant moi.
Par Mile d'Arras.
$ 88888
Quoique fouvent je me trouve en campagne ,
Mes actions ont toujours de l'éclat .
Sans être Evêque ni Prélat ,
Un de leurs attributs en tous lieux m'accompagne
Et fans être Magicien ,
Je porte de cet Art le fymbole ordinaire.
A mon côté fe voit un chien ,
Qui , pour être petit , n'eft pas moins fanguinaire ;
Le badinage avec lui ne vaut rien :
Dès qu'on le tire par la queuë ,
Il me mord , & foudain je remplis tout d'effroi ;
Je pouffe un cri perçant qu'on entend d'une lieuë :
Malheur à tour Mortet , qui paffe devant moi.
Par Mile d'Arras.
Fermer
18
p. 1569
AUTRE.
Début :
Je passerai toujours pour chose inanimée ; [...]
Mots clefs :
Violon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E pafferai toujours pour choſe inanimée ;
Dans mon corps cependant une ame eft enfermée .
Quoique tout à fait creux , Lecteur, j'ai des boyaux,
Mais , differens des animaux ,
C'eft en dehors que je les porte ;
Pour finir en deux mots, j'ai la voix douce & forte,
Par Mlle .... d Arras.
E pafferai toujours pour choſe inanimée ;
Dans mon corps cependant une ame eft enfermée .
Quoique tout à fait creux , Lecteur, j'ai des boyaux,
Mais , differens des animaux ,
C'eft en dehors que je les porte ;
Pour finir en deux mots, j'ai la voix douce & forte,
Par Mlle .... d Arras.
Fermer
19
p. 184-186
Lettre à l'Auteur du Mercure.
Début :
MONSIEUR, les deux articles que vous avez insérés sous mon nom [...]
Mots clefs :
Public, Histoire naturelle, Artois
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre à l'Auteur du Mercure.
Leure à l'Auteur du Mercure.
ONSIEUR , les deux articles que
M inférés fous mon nom Vous avez
dans le Mercure du mois de Mai dernier ,
ont furpris certaines perfonnes réellement
fçavantes , ou fimplement curieufes , &
les ont engagées à me demander fi les faits
dont je parle , font auffi réels qu'ils font
intéreffans , & pour quelles raifons j'en
cachois au public les preuves & les détails.
Un particulier de Paris ne s'eft pas contentéde
faire ces demandes générales , il en
a fait de particulieres , & paroît exiger que
je lui communique à lui-même les détails
de mes découvertes dans l'Artois. Je crois
SEPTEMBRE. 1755. 185
devoir répondre en deux mots à ces interrogations.
Je ferois difpenfé de le faire ,
fi on n'avoit pas fouftrait , * fans mon aven ,
dans un de mes deux derniers extraits
quelques termes qui annonçoient mes travaux
& mes projets , & qui auroient prévenu
les demandes qu'on me fait aujourd'hui.
Je travaille depuis plufieurs années
à de mémoires fur l'Hiftoire naturelle &
ancienne de la province d'Artois , que j'ef
pere donner au public , quand j'aurai un
peu plus de tems. Les preuves de détail
qu'on me demande , font des richeffes que
j'ai acquifes , & dont je n'ai point envie
de me dépouiller fi -tôt en faveur de qui
que ce foit , parce qu'elles doivent faire
une partie de mon ouvrage ; je me fuis
contenté d'en indiquer en général quelques-
unes dans un difcours fur l'Hiftoire
naturelle , lû à l'Affemblée publique de la
Société Littéraire d'Arras en 1754 ; mais
je réſerve les détails circonftanciés pour
l'ouvrage que je deftine au public. Il n'eft
pas naturel que je les communique à un
particulier avant le tems. Les faits que j'ai
annoncés ' , font réels. La chauffée romaine
a été découverte. Il en exifte encore une
partie : on ne peut fe tromper aux marques
caracteristiques qu'elle a offertes aux
* C'eſt la Société d'Arras qui a fait cette fuppreffon.
186 MERCURE DE FRANCE .
travailleurs. Les monnoies celtiques , ou
du moins que je crois telles , trouvées dans
l'Artois , ne préfentent pas toutes des caracteres
celtiques; vous fçavez , Monſieur,
qu'il y en a de différentes efpeces ; celle
qui en a de deux côtés , n'en eft pas pour
cela plus lifible. Quand je les aurai fait
graver exactement , je fupplierai Meffieurs
de l'Académie royale des Infcriptions &
Belles - Lettres , de les examiner , & de
m'aider à en donner l'explication . Je me
ferai toujours gloire de foumettre à leurs
lumieres toutes mes découvertes & mes
obfervations.
Les tombeaux trouvés à Dinville ne
peuvent autorifer que des conjectures fur
leur antiquité ; c'eft pourquoi j'ai ajouté ,
quand j'en ai parlé , que peut - être ils
avoient plus de deux mille ans. Leur matiere
& leur forme femblent confirmer ce
que j'ai avancé : au refte ils feront gravés ,
& j'expoferai dans le tems les raifons qui
me paroiffent indiquer la plus haute antiquité.
Si les vafes trouvés dans la fabliere de
Baralle ne font pas Romains , leur forme
paroît l'être , & une gravûre exacte affurera
peut- être qu'ils le font en effet.
J'ai l'honneur d'être , &c.
J.M. Lucas , de la Compagnie de Jefus.
A Arras , ce 22 Juillet 1755.
ONSIEUR , les deux articles que
M inférés fous mon nom Vous avez
dans le Mercure du mois de Mai dernier ,
ont furpris certaines perfonnes réellement
fçavantes , ou fimplement curieufes , &
les ont engagées à me demander fi les faits
dont je parle , font auffi réels qu'ils font
intéreffans , & pour quelles raifons j'en
cachois au public les preuves & les détails.
Un particulier de Paris ne s'eft pas contentéde
faire ces demandes générales , il en
a fait de particulieres , & paroît exiger que
je lui communique à lui-même les détails
de mes découvertes dans l'Artois. Je crois
SEPTEMBRE. 1755. 185
devoir répondre en deux mots à ces interrogations.
Je ferois difpenfé de le faire ,
fi on n'avoit pas fouftrait , * fans mon aven ,
dans un de mes deux derniers extraits
quelques termes qui annonçoient mes travaux
& mes projets , & qui auroient prévenu
les demandes qu'on me fait aujourd'hui.
Je travaille depuis plufieurs années
à de mémoires fur l'Hiftoire naturelle &
ancienne de la province d'Artois , que j'ef
pere donner au public , quand j'aurai un
peu plus de tems. Les preuves de détail
qu'on me demande , font des richeffes que
j'ai acquifes , & dont je n'ai point envie
de me dépouiller fi -tôt en faveur de qui
que ce foit , parce qu'elles doivent faire
une partie de mon ouvrage ; je me fuis
contenté d'en indiquer en général quelques-
unes dans un difcours fur l'Hiftoire
naturelle , lû à l'Affemblée publique de la
Société Littéraire d'Arras en 1754 ; mais
je réſerve les détails circonftanciés pour
l'ouvrage que je deftine au public. Il n'eft
pas naturel que je les communique à un
particulier avant le tems. Les faits que j'ai
annoncés ' , font réels. La chauffée romaine
a été découverte. Il en exifte encore une
partie : on ne peut fe tromper aux marques
caracteristiques qu'elle a offertes aux
* C'eſt la Société d'Arras qui a fait cette fuppreffon.
186 MERCURE DE FRANCE .
travailleurs. Les monnoies celtiques , ou
du moins que je crois telles , trouvées dans
l'Artois , ne préfentent pas toutes des caracteres
celtiques; vous fçavez , Monſieur,
qu'il y en a de différentes efpeces ; celle
qui en a de deux côtés , n'en eft pas pour
cela plus lifible. Quand je les aurai fait
graver exactement , je fupplierai Meffieurs
de l'Académie royale des Infcriptions &
Belles - Lettres , de les examiner , & de
m'aider à en donner l'explication . Je me
ferai toujours gloire de foumettre à leurs
lumieres toutes mes découvertes & mes
obfervations.
Les tombeaux trouvés à Dinville ne
peuvent autorifer que des conjectures fur
leur antiquité ; c'eft pourquoi j'ai ajouté ,
quand j'en ai parlé , que peut - être ils
avoient plus de deux mille ans. Leur matiere
& leur forme femblent confirmer ce
que j'ai avancé : au refte ils feront gravés ,
& j'expoferai dans le tems les raifons qui
me paroiffent indiquer la plus haute antiquité.
Si les vafes trouvés dans la fabliere de
Baralle ne font pas Romains , leur forme
paroît l'être , & une gravûre exacte affurera
peut- être qu'ils le font en effet.
J'ai l'honneur d'être , &c.
J.M. Lucas , de la Compagnie de Jefus.
A Arras , ce 22 Juillet 1755.
Fermer
Résumé : Lettre à l'Auteur du Mercure.
J.M. Lucas, membre de la Compagnie de Jésus, répond à des interrogations soulevées par la publication de deux articles dans le Mercure de mai 1755. Il travaille depuis plusieurs années sur des mémoires concernant l'histoire naturelle et ancienne de l'Artois, qu'il prévoit de publier. Lucas ne souhaite pas divulguer les preuves détaillées de ses découvertes avant la publication de son ouvrage, mais il a déjà présenté certaines preuves lors d'un discours à la Société Littéraire d'Arras en 1754. Il confirme la réalité des faits annoncés, notamment la découverte d'une chaussée romaine et de monnaies celtiques. Il prévoit de faire graver ces monnaies pour les soumettre à l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres. Concernant les tombeaux trouvés à Dinville, Lucas estime leur antiquité à plus de deux mille ans. Les vases trouvés dans la fablière de Baralle pourraient être d'origine romaine. Lucas exprime son honneur de soumettre ses découvertes à l'examen des experts.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
20
p. 66
ÉNIGME.
Début :
Je marche lentement lorsque mon corps est vide ; [...]
Mots clefs :
Note de musique
22
p. 198
LOGOGRYPHE.
Début :
De quatre pieds, Lecteur, mon nom est composé, [...]
Mots clefs :
Mûre
23
p. 53-55
LOGOGRYPHE.
Début :
Je suis le nom pluriel d'un acte d'importance, [...]
Mots clefs :
Préliminaires
26
p. 56
LOGOGRYPHE.
Début :
Mon aspect est hideux, Lecteur, & ton miroir [...]
Mots clefs :
Laideur
Pas de résultat.