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1
p. 120-123
LETTRE de M. Descastans a M. Dupuy, Maître en Chirurgie, Associé de l'Académie de Bordeaux, & Chirurgien-major de l'Hôpital S. André de ladite ville.
Début :
MONSIEUR, j'ai communiqué à mon oncle la lettre que vous m'avez fait [...]
Mots clefs :
Bordeaux, Remèdes, Traitement, Malade, Chirurgie
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. Descastans a M. Dupuy, Maître en Chirurgie, Associé de l'Académie de Bordeaux, & Chirurgien-major de l'Hôpital S. André de ladite ville.
-LETTRE de M. Defcaftans a M. Dupuy,
Maître en Chirurgie , Affocié de l'Acadé-.
mie de Bordeaux , & Chirurgien -major
de l'Hôpital S. André de ladite ville.
Monde la letreque vous m'avez fait
ONSIEUR, j'ai communiqué à mon
l'honneur de m'écrire . Il a été ført furpris
qu'il y ait des Chirurgiens & autres perfonnes
dans votre province qui prétendent
qu'il foit en relation avec eux & qu'il leur.
fourniffe fes remedes , leurs mauvais fuccès
fans doute doivent détruire cette impofture
; mais il est très-certain que vous êtes
le feul à Bordeaux & dans tout le pays
avec qui il ait des correfpondances. Il vous
fera très- facile de tirer d'erreur ceux qui
yous en parleront ; il ne s'agit que d'exiger
de ces prétendus correfpondans qu'ils montrent
les lettres de M. Daran , qui feules
peuvent certifier leur commerce avec lui ,
ou d'engager ceux qui foupçonneront cette
liaifon , de lui écrire à lui- même , & il ne
manquera pas de leur faire auffi- tôt une
réponſe qui levera tous leurs doutes . Vous
connoiffez la fignature , & il ne fera pas
aifé de vous en impofer . Ce n'eft pas feulement
à Bordeaux que l'on fuppofe ces
•¿ ¿ di armik od vcorrefpondances
JUIN. 1755. 121
correfpondances avec M. Daran . On employe
le même artifice non feulement dans,
toute la France , mais encore dans les pays
étrangers ; d'autres fans avoir recours à
cette rufe , qui leur paroît apparemment
inutile , publient que les remedes dont ils
fe fervent ont été pris chez lui , & c'eſt le
plus grand nombre : ils font répandus en
plufieurs endroits , même à Paris , & ce
qu'il y a de plus étonnant , c'eft que des
gens qui jouiffent d'ailleurs de la plus
grande réputation , fe vantent auffi d'avoir
les mêmes remedes que lui , & ils le perfuadent
d'autant plus facilement , qu'ils fe
font acquis beaucoup de crédit & de confiance
dans le public toujours fi facile à
être trompé. Il eft vrai qu'on fe defabuſe
à la fin , mais c'eſt toujours à ſes dépens
après avoir reconnu par un traitement
long , douloureux & inutile , qu'on auroit
dû d'abord s'adreffer à M. Daran. Il m'eſt
arrivé fouvent en lifant les lettres qu'il
reçoit des malades , d'y trouver qu'ils s'étoient
confiés à des perfonnes qui difoient
tenir de M. Daran lui-même les fondes &
les bougies dont elles faifoient ufage. Ces
malades l'avoient cru bonnement , & le
confultoient fur leur état en lui demandant
ce qui pouvoit avoir empêché leur guérifon
, après qu'ils s'étoient fervis de fes
II. Vol. F
122 MERCURE DE FRANCE. ,
reniedes avec toute l'exactitude poffible &
le plus grand régime : mon oncle fe trouvoit
obligé de leur répondre qu'ils avoient
été trompés , & qu'il n'étoit point du tout
vrai qu'on eût pris les remedes chez lui.
Les malades de leur côté fe voyoient dans
la trifte néceffité de fe foumettre à un nouveau
traitement complet , trop heureux
encore d'en être quittes pour l'inutilité du
premier , & de n'avoir été qu'à demi les
victimes de cette contrebande fi funefte à
tant d'autres .
Mon oncle a reçu des plaintes de quan
tité de perfonnes à qui ces faux remedes
avoient caufé des accidens très - fâcheux.
J'ai cru devoir rendre cette lettre publique
, pour détromper les perfonnes qui ont
intérêt de l'être , & pour mettre un frein
à l'avidité de ceux qui fe croyent permis
d'abufer de la crédulité publique pour leur
profit particulier on fent bien quelles
font les fuites funeftes de cet artifice . Les
malades qui voyent leur état empirer , au
lieu de changer en mieux par l'ufage des
remedes qu'ils croyent de la compofition
de M. Daran , s'imaginent que leur mal
eft incurable , parce qu'il a réfifté aux fecours
qui font généralement reconnus
comme les plus propres pour le guérir , &
tombent dans un defefpoir auffi contraire
JUI N. 1735. 123
:
à leur rétabliſſement qu'affligeant pour
leur famille mais il leur fera facile de
s'épargner un fi cruel embarras , comme
auffi le defagrément d'un traitement repété
, s'ils veulent avant que de fe confier à
qui que ce foit , écrire à M. Daran , pour
fçavoir au jufte fi ceux qui ont entrepris de
les traiter , ont des correfpondances avec
lui . Ils recevront infailliblement une réponſe
qui éclaircira leurs doutes , & les
fauvera du danger où ils s'alloient peutêtre
expofer imprudemment.
J'ai l'honneur d'être , &c.
DESCASTANS.
A Paris , cè 8 Avril 1755•
Maître en Chirurgie , Affocié de l'Acadé-.
mie de Bordeaux , & Chirurgien -major
de l'Hôpital S. André de ladite ville.
Monde la letreque vous m'avez fait
ONSIEUR, j'ai communiqué à mon
l'honneur de m'écrire . Il a été ført furpris
qu'il y ait des Chirurgiens & autres perfonnes
dans votre province qui prétendent
qu'il foit en relation avec eux & qu'il leur.
fourniffe fes remedes , leurs mauvais fuccès
fans doute doivent détruire cette impofture
; mais il est très-certain que vous êtes
le feul à Bordeaux & dans tout le pays
avec qui il ait des correfpondances. Il vous
fera très- facile de tirer d'erreur ceux qui
yous en parleront ; il ne s'agit que d'exiger
de ces prétendus correfpondans qu'ils montrent
les lettres de M. Daran , qui feules
peuvent certifier leur commerce avec lui ,
ou d'engager ceux qui foupçonneront cette
liaifon , de lui écrire à lui- même , & il ne
manquera pas de leur faire auffi- tôt une
réponſe qui levera tous leurs doutes . Vous
connoiffez la fignature , & il ne fera pas
aifé de vous en impofer . Ce n'eft pas feulement
à Bordeaux que l'on fuppofe ces
•¿ ¿ di armik od vcorrefpondances
JUIN. 1755. 121
correfpondances avec M. Daran . On employe
le même artifice non feulement dans,
toute la France , mais encore dans les pays
étrangers ; d'autres fans avoir recours à
cette rufe , qui leur paroît apparemment
inutile , publient que les remedes dont ils
fe fervent ont été pris chez lui , & c'eſt le
plus grand nombre : ils font répandus en
plufieurs endroits , même à Paris , & ce
qu'il y a de plus étonnant , c'eft que des
gens qui jouiffent d'ailleurs de la plus
grande réputation , fe vantent auffi d'avoir
les mêmes remedes que lui , & ils le perfuadent
d'autant plus facilement , qu'ils fe
font acquis beaucoup de crédit & de confiance
dans le public toujours fi facile à
être trompé. Il eft vrai qu'on fe defabuſe
à la fin , mais c'eſt toujours à ſes dépens
après avoir reconnu par un traitement
long , douloureux & inutile , qu'on auroit
dû d'abord s'adreffer à M. Daran. Il m'eſt
arrivé fouvent en lifant les lettres qu'il
reçoit des malades , d'y trouver qu'ils s'étoient
confiés à des perfonnes qui difoient
tenir de M. Daran lui-même les fondes &
les bougies dont elles faifoient ufage. Ces
malades l'avoient cru bonnement , & le
confultoient fur leur état en lui demandant
ce qui pouvoit avoir empêché leur guérifon
, après qu'ils s'étoient fervis de fes
II. Vol. F
122 MERCURE DE FRANCE. ,
reniedes avec toute l'exactitude poffible &
le plus grand régime : mon oncle fe trouvoit
obligé de leur répondre qu'ils avoient
été trompés , & qu'il n'étoit point du tout
vrai qu'on eût pris les remedes chez lui.
Les malades de leur côté fe voyoient dans
la trifte néceffité de fe foumettre à un nouveau
traitement complet , trop heureux
encore d'en être quittes pour l'inutilité du
premier , & de n'avoir été qu'à demi les
victimes de cette contrebande fi funefte à
tant d'autres .
Mon oncle a reçu des plaintes de quan
tité de perfonnes à qui ces faux remedes
avoient caufé des accidens très - fâcheux.
J'ai cru devoir rendre cette lettre publique
, pour détromper les perfonnes qui ont
intérêt de l'être , & pour mettre un frein
à l'avidité de ceux qui fe croyent permis
d'abufer de la crédulité publique pour leur
profit particulier on fent bien quelles
font les fuites funeftes de cet artifice . Les
malades qui voyent leur état empirer , au
lieu de changer en mieux par l'ufage des
remedes qu'ils croyent de la compofition
de M. Daran , s'imaginent que leur mal
eft incurable , parce qu'il a réfifté aux fecours
qui font généralement reconnus
comme les plus propres pour le guérir , &
tombent dans un defefpoir auffi contraire
JUI N. 1735. 123
:
à leur rétabliſſement qu'affligeant pour
leur famille mais il leur fera facile de
s'épargner un fi cruel embarras , comme
auffi le defagrément d'un traitement repété
, s'ils veulent avant que de fe confier à
qui que ce foit , écrire à M. Daran , pour
fçavoir au jufte fi ceux qui ont entrepris de
les traiter , ont des correfpondances avec
lui . Ils recevront infailliblement une réponſe
qui éclaircira leurs doutes , & les
fauvera du danger où ils s'alloient peutêtre
expofer imprudemment.
J'ai l'honneur d'être , &c.
DESCASTANS.
A Paris , cè 8 Avril 1755•
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Résumé : LETTRE de M. Descastans a M. Dupuy, Maître en Chirurgie, Associé de l'Académie de Bordeaux, & Chirurgien-major de l'Hôpital S. André de ladite ville.
La lettre de M. Descastans à M. Dupuy, maître en chirurgie et associé de l'Académie de Bordeaux, met en lumière une fraude concernant les remèdes attribués à M. Daran. Des individus prétendent correspondre avec M. Daran et fournissent des remèdes, mais leurs échecs révèlent leur imposture. M. Daran affirme que M. Dupuy est le seul interlocuteur avec qui il correspond à Bordeaux. Pour démasquer les imposteurs, il est recommandé de demander des lettres authentiques de M. Daran ou de lui écrire directement. Cette fraude ne se limite pas à Bordeaux mais se répand en France et à l'étranger. Des personnes, même réputées, se vantent de posséder les mêmes remèdes que M. Daran, trompant ainsi le public. Les malades, après des traitements inefficaces, se retrouvent souvent dans des situations désespérées. M. Descastans conseille aux malades de vérifier auprès de M. Daran avant de se confier à quiconque, afin d'éviter des traitements inutiles et dangereux. La lettre vise à détromper les personnes intéressées et à freiner l'avidité de ceux qui abusent de la crédulité publique.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 224-227
SUPPLEMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Début :
Nous avons annoncé le mois dernier l'établissement de l'hôpital de [...]
Mots clefs :
Duc de Biron, Registres de l'hôpital, États de santé, Guérison, Maux de tête, Urètre, Engorgement, Pustules, Traitement, Sortie des malades
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texteReconnaissance textuelle : SUPPLEMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
SUPPLEMENT
A L'ARTICLE CHIRURGIE.
1
NOUouSs avons annoncé le mois dernier l'établifſement
de l'hôpital de M. le Duc de Biron , &
promis de rendre au Public le compte le plus
exact & le plus fidele des maladies & traitemens
par les dragées du ſieur Keyfer. En conféquence
voici le compte du premier traitement fait fous
les yeux de MM. Morand , Guerin , Faget , du
Fouard, & autres..
:
EXTRAIT des Regiſtres de l'hôpital de M.
le Duc de Biron.
Le 18 Novembre 1756 , il entra dans ledit hôpital
douze ſoldats du Régiment desGardes. Nous
croyons en devoir rapporter les noms , l'état où
FEVRIER . 1757 . 225
ils étoient lors de leur entrée & leur guérifon
, le tout atteſté par MM. les Chirurgiens
ci-deſſus , ſuivant leurs certificats déposés dans les
archives dudit hôpital.
Premier malade. Le nommé Briſſon avoit une
ch. .... depuis trois mois & pluſieurs ch.....
& un engorgement conſidérable aux glandes inguinales
des deux côtés , eſt ſorti le 28 Décembre
1756 entiérement guéri , & ne reſſent plus
aucune incommodité.
Deuxieme malade. Le nommé Bellerofe avoit
des puſtules répandues ſur toutes les parties du
corps , à la ſuite de pluſieurs accidens vénériens ,
eft forti le même jour entiérement guéri.
Troisieme malade. Le nommé S. Julien avoit
un ch... conſidérable qui rongeoit le filet , eft
forti le même jour entiérement guéri.
Quatrieme malade. Le nommé Piot avoit des
douleurs conſidérables à la tête , un aſſoupiſſement
continuel , des bouffiſſures , une ſurdité furvenue
à la ſuite d'un bubon rentré, eſt ſorti le
même jour entiérement guéri , & a recouvré l'entendement.
Cinquieme malade. Le nommé d'Amour avoit
un phim... & pluſieurs ch... , eſt ſorti le même
jour entiérement guéri.
Sixieme malade. Le nommé Vermenton avoit
deux p... fuppurant , une ch...depuis 4 ans ,& un
engorgementdans le canal de l'uretre , qui empêchoit
la libre iſſue desurines , entiérement guéri de
la maladie vénerienne & des accidens ci-deſſus ;
mais a reſté quelques jours de plus que les autres
, pour prendre encore quelques dragées.
Septieme malade. Le nommé Bavoyau avoit
des ch.... & des pustules ſuppurantes aux cuiffes
& dans diverſes autres parties de ſon corps ,
226 MERCURE DE FRANCE.
eſt ſorti le même jour entiérement gueri.
Huitieme malade. Le nommé Robert avoit
un bubon ou p... chancreux au prépuce , &un
autre plus conſidérable à la racine de la V...
avec des pustules aux parties ſupérieures de la
cuiffe , eſt ſorti le mêmejour entiérement guéri.
Neuvieme malade. Le nommé la Vertu avoit
des ch... repandus en diverſes parties , des porreaux
& des crêtes , eſt ſorti le même jour entierément
guéri.
Dixieme malade. Le nommé Simon avoit des
douleurs vagues par tout le corps , pour leſquelles
il avoit été traité inutilement par les remedes
ordinaires , eſt ſorti le mêmejour , & ne reffent
plus aucune douleur.
Onzieme malade. Le nommé Blondin avoit
des ulceres & des pustules en diverſes parties du
corps , eſt ſorti le même jour entiérement guéri .
Douzieme malade. Le nommé Julien avoit un
phim... & quantité de pustules ſur toutes les parties
, eſt ſorti le même jour entiérement guéri.
Tous les états ci-deſſus ont été vérifiés , les
traitemens ſuivis , & les guériſons conftatées&
certifiées par MM. Faget , du Fouard , Morand,
Guerin& pluſieurs autres Docteurs en Médecine
& Maîtres en Chirurgie , qui ont voulu voir.
Il eſt aiſé d'ailleurs d'examiner les ſoldats qui
ſont ſortis &que l'on nomme, & après des faits
auſſi vrais , auffi authentiquement reconnus , &
expoſés au plus grand jour , il ſeroit bien difficile
, & il y auroit bien de l'entêtement de ſe
refufer à la vérité.
Il faut obſerver auſſi queles foldatsci-deſſusen
trés dans l'hôpital dans laſaiſon laplus rude , n'ont
eu ni bains , ni diette , qu'ilsyont vécu de viande ,
&bu du vin pendant tout le traitement , & qu'ils
FEVRIER. 1757. 227
:
Tont fortis avec l'embonpoint le meilleur , fans
reſſentir aucune eſpece d'incommodité , & ont
pu aller faire leur ſervice le même jour.
Il eſt entré le 28 Décembre 1756 , jour de
lafortie de ces malades , onze autres ſoldats dont
nous rendrons pareillement le mois prochain un
compte auſſi fidele.
A L'ARTICLE CHIRURGIE.
1
NOUouSs avons annoncé le mois dernier l'établifſement
de l'hôpital de M. le Duc de Biron , &
promis de rendre au Public le compte le plus
exact & le plus fidele des maladies & traitemens
par les dragées du ſieur Keyfer. En conféquence
voici le compte du premier traitement fait fous
les yeux de MM. Morand , Guerin , Faget , du
Fouard, & autres..
:
EXTRAIT des Regiſtres de l'hôpital de M.
le Duc de Biron.
Le 18 Novembre 1756 , il entra dans ledit hôpital
douze ſoldats du Régiment desGardes. Nous
croyons en devoir rapporter les noms , l'état où
FEVRIER . 1757 . 225
ils étoient lors de leur entrée & leur guérifon
, le tout atteſté par MM. les Chirurgiens
ci-deſſus , ſuivant leurs certificats déposés dans les
archives dudit hôpital.
Premier malade. Le nommé Briſſon avoit une
ch. .... depuis trois mois & pluſieurs ch.....
& un engorgement conſidérable aux glandes inguinales
des deux côtés , eſt ſorti le 28 Décembre
1756 entiérement guéri , & ne reſſent plus
aucune incommodité.
Deuxieme malade. Le nommé Bellerofe avoit
des puſtules répandues ſur toutes les parties du
corps , à la ſuite de pluſieurs accidens vénériens ,
eft forti le même jour entiérement guéri.
Troisieme malade. Le nommé S. Julien avoit
un ch... conſidérable qui rongeoit le filet , eft
forti le même jour entiérement guéri.
Quatrieme malade. Le nommé Piot avoit des
douleurs conſidérables à la tête , un aſſoupiſſement
continuel , des bouffiſſures , une ſurdité furvenue
à la ſuite d'un bubon rentré, eſt ſorti le
même jour entiérement guéri , & a recouvré l'entendement.
Cinquieme malade. Le nommé d'Amour avoit
un phim... & pluſieurs ch... , eſt ſorti le même
jour entiérement guéri.
Sixieme malade. Le nommé Vermenton avoit
deux p... fuppurant , une ch...depuis 4 ans ,& un
engorgementdans le canal de l'uretre , qui empêchoit
la libre iſſue desurines , entiérement guéri de
la maladie vénerienne & des accidens ci-deſſus ;
mais a reſté quelques jours de plus que les autres
, pour prendre encore quelques dragées.
Septieme malade. Le nommé Bavoyau avoit
des ch.... & des pustules ſuppurantes aux cuiffes
& dans diverſes autres parties de ſon corps ,
226 MERCURE DE FRANCE.
eſt ſorti le même jour entiérement gueri.
Huitieme malade. Le nommé Robert avoit
un bubon ou p... chancreux au prépuce , &un
autre plus conſidérable à la racine de la V...
avec des pustules aux parties ſupérieures de la
cuiffe , eſt ſorti le mêmejour entiérement guéri.
Neuvieme malade. Le nommé la Vertu avoit
des ch... repandus en diverſes parties , des porreaux
& des crêtes , eſt ſorti le même jour entierément
guéri.
Dixieme malade. Le nommé Simon avoit des
douleurs vagues par tout le corps , pour leſquelles
il avoit été traité inutilement par les remedes
ordinaires , eſt ſorti le mêmejour , & ne reffent
plus aucune douleur.
Onzieme malade. Le nommé Blondin avoit
des ulceres & des pustules en diverſes parties du
corps , eſt ſorti le même jour entiérement guéri .
Douzieme malade. Le nommé Julien avoit un
phim... & quantité de pustules ſur toutes les parties
, eſt ſorti le même jour entiérement guéri.
Tous les états ci-deſſus ont été vérifiés , les
traitemens ſuivis , & les guériſons conftatées&
certifiées par MM. Faget , du Fouard , Morand,
Guerin& pluſieurs autres Docteurs en Médecine
& Maîtres en Chirurgie , qui ont voulu voir.
Il eſt aiſé d'ailleurs d'examiner les ſoldats qui
ſont ſortis &que l'on nomme, & après des faits
auſſi vrais , auffi authentiquement reconnus , &
expoſés au plus grand jour , il ſeroit bien difficile
, & il y auroit bien de l'entêtement de ſe
refufer à la vérité.
Il faut obſerver auſſi queles foldatsci-deſſusen
trés dans l'hôpital dans laſaiſon laplus rude , n'ont
eu ni bains , ni diette , qu'ilsyont vécu de viande ,
&bu du vin pendant tout le traitement , & qu'ils
FEVRIER. 1757. 227
:
Tont fortis avec l'embonpoint le meilleur , fans
reſſentir aucune eſpece d'incommodité , & ont
pu aller faire leur ſervice le même jour.
Il eſt entré le 28 Décembre 1756 , jour de
lafortie de ces malades , onze autres ſoldats dont
nous rendrons pareillement le mois prochain un
compte auſſi fidele.
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Résumé : SUPPLEMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Le document est un supplément à un article sur la chirurgie, annonçant la création de l'hôpital du Duc de Biron et promettant un compte précis des traitements effectués par les dragées du sieur Keyfer. Le 18 novembre 1756, douze soldats du Régiment des Gardes ont été admis à cet hôpital. Les noms des malades, leurs états de santé à l'entrée et leur guérison ont été attestés par plusieurs chirurgiens. Les soldats présentaient divers maux, notamment des chancres, des pustules, des engorgements, des douleurs, des bouffissures et des maladies vénériennes. Tous ont été guéris et ont quitté l'hôpital le 28 décembre 1756, sans ressentir d'inconvénients. Les traitements et les guérisons ont été vérifiés et certifiés par plusieurs docteurs en médecine et maîtres en chirurgie. Les soldats ont été traités pendant la saison la plus rude sans bénéficier de bains ou de régimes spécifiques, vivant de viande et de vin. Malgré cela, ils ont récupéré avec un bon embonpoint et ont pu reprendre leur service immédiatement après leur sortie. Le 28 décembre 1756, onze autres soldats ont été admis à l'hôpital, et un compte fidèle de leur traitement sera rendu le mois suivant.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 198-200
SUPPLÉMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Début :
Nous avons prévenu dans le volume du mois d'Avril, que nous [...]
Mots clefs :
Sieur Keyfer, Traitement, Remèdes, Guérison, État de santé, Registres de l'hôpital
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texteReconnaissance textuelle : SUPPLÉMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
SUPPLÉMENT
A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Hôpital de M. le Maréchal Duc de Biron.
Troifieme traitement par le Remede du fieur
Keyfer.
Extrait des Regiftres de l'Hôpital , du 17 Mars.
Nous ous avons prévenu dans le volume du mois
d'Avril , que nous épargnerions dorénavant aux
yeux de nos Lecteurs les détails défagréables de
ces maladies ; ainfi nous nous contenterons de
donner les noms des Soldats , ceux de leurs Compagnies
, & d'ajouter qu'ils étoient tous attaqués
des maux de ce genre les plus graves & les plus
difficiles à traiter.
ETAT des douze Malades du troiſieme traitement,
nouvellement guéris.
Premier malade. Dominique Albain , Compagnie
de la Tour. Ce malade , indépendamment
de quantité de fymptomes caractérifés , avoit de
grands maux de poitrine , dont il ne fe reffent
plus , & une infomnie continuelle qui l'a quitté.
Il eft entré à l'Hôpital le 3 Février , & eft forti
le 22 Mars parfaitement guéri.
Deuxieme malade. Bertrand Furcatte , Compagnie
d'Eaubonne , eft entré le même jour 3 Février
, & eft forti le 17 Mars, parfaitement guéri.
Troifieme malade. Le nommé Dardart , Compagnie
Colonelle , eft entré le même jour 3 FéAVRIL
1757. 199
vrier, & eft forti le 17 Mars parfaitement guéri.
Quatrieme malade . Morinal, dit la Fleur , Compagnie
d'Afpremont. Ce malade, indépendamment
des fymptomes ordinaires, avoit des douleurs trèsconfidérables
dans le genouil droit , dont il ne fe
reffent plus : il eft entré le 10 Février , & eft forti
le 22 Mars parfaitement guéri.
Cinquieme malade. Gibert , Compagnie de Bouville
, eft entré le 10 Février , & eft forti le 22
Mars parfaitement guérí .
Sixieme malade. Champigny , Compagnie de
Bragelongne. Ce malade ayant des puftules répandues
fur tout le corps , à la tête , au vifage , &
inflammation confidérable dans les amygdales , eft
entré le 10 Février, & eft forti le 22 Mars parfaitement
guéri.
Septieme malade. Decombe , malade de l'avantdernier
traitement , qu'on avoit annoncé dans le
Volume de Mars être refté encore à l'Hôpital pour
attendre l'exfoliation de la carie du coral dont on
a fait mention , eft forti le 22 Mars parfaitement
guéri .
Huitieme malade. Thiercelin , Compagnie de
Chevalier. Ce malade étoit dans un état pitoyable
, & couvert de dartres fuppurantes ; il eft entré
le 10 Février , & eft forti le 22 Mars parfaitement
guéri.
Neuvieme malade. Alard , Compagnie de Coettrieux
. Ce malade avoit , outre les ſymptomes or
dinaires , un gonflement confidérable fur les os du
métatarfe du pied gauche , & une douleur aigue à
la plante du pied droit , qui l'empêchoit de marcher
; il eft entré le 17 Février , & eft forti le 29
Mars parfaitement guéri.
Dixieme malade. Duval , Compagnie de Poudeux.
Ce malade avoit les glandes inguinales du
I iv
200 MERCURE DE FRANCE.
côté droit gonflées & dures , & la jugulaire de la
groffeur d'un gros cuf; il eft entré le 17 Février ,
& eft forti le 29 Mars parfaitement guéris
Onzieme malade. Vauffier , Compagnie d'Argenlieu
, eft forti fans être traité , ayant été attaqué
de la colique des Plombiers , étant fondeur
en caracteres de fon métier : l'on rendra compte
de fon traitement à fa rentrée dans l'Hôpital .
Douzieme malade. L'Efpérance , Compagnie
d'Efpiés. Ce foldat étoit dans un état affreux , rempli
de dartres fuppurantes au corps & à la tête ,
deux bubons gros comme des oeufs , & quantité
d'autres fymptomes confidérables : il eft entré le
23 Février , & eft forti le 22 Mars . Tous les fymptomes
de fa maladie ont bien difparu ; mais on
n'aflure point fa guérifon , parce qu'il n'a pu
prendre affez de remedes , vu la complicité dominante
d'un vice fcorbutique qui a obligé de lui
faire changer d'air , & de lui donner les anti-fcorbutiques
: on ne manquéra cependant pas de rendre
compte de fon état tel qu'il fera dans un mois
ou fix femaines ; & quoique l'on n'affure pas fa
guérifon , on ne doute cependant pas qu'il ne foit
quitte de la premiere maladie.
Il vient d'entrer douze autres malades , tous attaqués
des maladies les plus graves , dont on rendra
compte le mois prochain.
A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Hôpital de M. le Maréchal Duc de Biron.
Troifieme traitement par le Remede du fieur
Keyfer.
Extrait des Regiftres de l'Hôpital , du 17 Mars.
Nous ous avons prévenu dans le volume du mois
d'Avril , que nous épargnerions dorénavant aux
yeux de nos Lecteurs les détails défagréables de
ces maladies ; ainfi nous nous contenterons de
donner les noms des Soldats , ceux de leurs Compagnies
, & d'ajouter qu'ils étoient tous attaqués
des maux de ce genre les plus graves & les plus
difficiles à traiter.
ETAT des douze Malades du troiſieme traitement,
nouvellement guéris.
Premier malade. Dominique Albain , Compagnie
de la Tour. Ce malade , indépendamment
de quantité de fymptomes caractérifés , avoit de
grands maux de poitrine , dont il ne fe reffent
plus , & une infomnie continuelle qui l'a quitté.
Il eft entré à l'Hôpital le 3 Février , & eft forti
le 22 Mars parfaitement guéri.
Deuxieme malade. Bertrand Furcatte , Compagnie
d'Eaubonne , eft entré le même jour 3 Février
, & eft forti le 17 Mars, parfaitement guéri.
Troifieme malade. Le nommé Dardart , Compagnie
Colonelle , eft entré le même jour 3 FéAVRIL
1757. 199
vrier, & eft forti le 17 Mars parfaitement guéri.
Quatrieme malade . Morinal, dit la Fleur , Compagnie
d'Afpremont. Ce malade, indépendamment
des fymptomes ordinaires, avoit des douleurs trèsconfidérables
dans le genouil droit , dont il ne fe
reffent plus : il eft entré le 10 Février , & eft forti
le 22 Mars parfaitement guéri.
Cinquieme malade. Gibert , Compagnie de Bouville
, eft entré le 10 Février , & eft forti le 22
Mars parfaitement guérí .
Sixieme malade. Champigny , Compagnie de
Bragelongne. Ce malade ayant des puftules répandues
fur tout le corps , à la tête , au vifage , &
inflammation confidérable dans les amygdales , eft
entré le 10 Février, & eft forti le 22 Mars parfaitement
guéri.
Septieme malade. Decombe , malade de l'avantdernier
traitement , qu'on avoit annoncé dans le
Volume de Mars être refté encore à l'Hôpital pour
attendre l'exfoliation de la carie du coral dont on
a fait mention , eft forti le 22 Mars parfaitement
guéri .
Huitieme malade. Thiercelin , Compagnie de
Chevalier. Ce malade étoit dans un état pitoyable
, & couvert de dartres fuppurantes ; il eft entré
le 10 Février , & eft forti le 22 Mars parfaitement
guéri.
Neuvieme malade. Alard , Compagnie de Coettrieux
. Ce malade avoit , outre les ſymptomes or
dinaires , un gonflement confidérable fur les os du
métatarfe du pied gauche , & une douleur aigue à
la plante du pied droit , qui l'empêchoit de marcher
; il eft entré le 17 Février , & eft forti le 29
Mars parfaitement guéri.
Dixieme malade. Duval , Compagnie de Poudeux.
Ce malade avoit les glandes inguinales du
I iv
200 MERCURE DE FRANCE.
côté droit gonflées & dures , & la jugulaire de la
groffeur d'un gros cuf; il eft entré le 17 Février ,
& eft forti le 29 Mars parfaitement guéris
Onzieme malade. Vauffier , Compagnie d'Argenlieu
, eft forti fans être traité , ayant été attaqué
de la colique des Plombiers , étant fondeur
en caracteres de fon métier : l'on rendra compte
de fon traitement à fa rentrée dans l'Hôpital .
Douzieme malade. L'Efpérance , Compagnie
d'Efpiés. Ce foldat étoit dans un état affreux , rempli
de dartres fuppurantes au corps & à la tête ,
deux bubons gros comme des oeufs , & quantité
d'autres fymptomes confidérables : il eft entré le
23 Février , & eft forti le 22 Mars . Tous les fymptomes
de fa maladie ont bien difparu ; mais on
n'aflure point fa guérifon , parce qu'il n'a pu
prendre affez de remedes , vu la complicité dominante
d'un vice fcorbutique qui a obligé de lui
faire changer d'air , & de lui donner les anti-fcorbutiques
: on ne manquéra cependant pas de rendre
compte de fon état tel qu'il fera dans un mois
ou fix femaines ; & quoique l'on n'affure pas fa
guérifon , on ne doute cependant pas qu'il ne foit
quitte de la premiere maladie.
Il vient d'entrer douze autres malades , tous attaqués
des maladies les plus graves , dont on rendra
compte le mois prochain.
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Résumé : SUPPLÉMENT A L'ARTICLE CHIRURGIE.
Le document est un supplément à un article sur la chirurgie, détaillant le troisième traitement par un remède du sieur Keyfer à l'hôpital du Maréchal Duc de Biron. Les registres de l'hôpital du 17 mars indiquent que douze malades ont été nouvellement guéris. Les noms des soldats, leurs compagnies, leurs symptômes, ainsi que les dates d'entrée et de sortie sont listés. Les patients souffraient de divers maux graves, tels que des douleurs de poitrine, des inflammations, des dartres suppurantes et des gonflements. Tous les malades ont été déclarés parfaitement guéris, à l'exception d'un cas où la guérison n'est pas assurée en raison d'un vice scorbutique. Par ailleurs, douze nouveaux malades, atteints de maladies graves, viennent d'entrer à l'hôpital.
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4
p. 204-205
Hôpital de M. le Maréchal-Duc de Biron. Huitième traitement depuis son établissement.
Début :
Nous avons prévenu le Public dans le dernier Mercure que nous lui [...]
Mots clefs :
Traitement, Maladies, Soldats, Guérison
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texteReconnaissance textuelle : Hôpital de M. le Maréchal-Duc de Biron. Huitième traitement depuis son établissement.
Hôpital de M. le Maréchal - Duc de Biron.
Huitieme traitement depuis fon établiſſement ..
NOUS ous avons prévenu le Public dans le dernier
Mercure que nous lui épargnerons déformais les
détails défagréables des maladies de chaque foldat
nous croyons que huit traitemens confécugifs
à l'hôpital & trois précédemment faits au
JANVIER. 1758. zor
fauxbourg S. Jacques , doivent fuffire pour per
fuader & convaincre ; ainfi nous nous contenterons
déformais de lui nommer les foldats traités
& guéris , avec les noms de leurs compagnies ,
comme nous faifons aujourd'hui , & continuerons
dans la fuite.
Etat des Soldats traités à l'Hôpital de M. le Ma
réchal de Biron , & fortis guéris depuis le feptieme
traitement..
Le nommé Saint Germain , Compagnie de
Pondeux , guéri.
Le nommé Leveillé , Compagnie de Voifenon,
guéri.
Le nommé Margnet ; Compagnie du Trévoux,,
guéri.
Le nommé Meunier , Compagnie de Sinety ,
guéri ..
Le nommé Durofier , Compagnie de Bragelon,
gne , guéri.
Le nommé Cardin , Compagnie de Vifé , guéri .
Le nommé Chance , Compagnie de Bragelon
gne , guéri .
Le nommé Sans quartier , Compagnie du Tré
Youx , guéri.
Le nommé Joli- coeur , Compagnie de la Sone;
guéri .
Le nommé Chaperon , Compagnie Colonelle ,
guéri.
Le nommé Cleret , fcorbutique , forti pour
changer d'air , & n'ayant prefque plus de fymp
tômes de fcorbut..
Il fera fait au courant du mois prochain une revue
générale de tous les foldats traités avant & de,
puis l'établiffement de l'Hôpital , & nous en rens
dronsle compte le plus fidele..
Huitieme traitement depuis fon établiſſement ..
NOUS ous avons prévenu le Public dans le dernier
Mercure que nous lui épargnerons déformais les
détails défagréables des maladies de chaque foldat
nous croyons que huit traitemens confécugifs
à l'hôpital & trois précédemment faits au
JANVIER. 1758. zor
fauxbourg S. Jacques , doivent fuffire pour per
fuader & convaincre ; ainfi nous nous contenterons
déformais de lui nommer les foldats traités
& guéris , avec les noms de leurs compagnies ,
comme nous faifons aujourd'hui , & continuerons
dans la fuite.
Etat des Soldats traités à l'Hôpital de M. le Ma
réchal de Biron , & fortis guéris depuis le feptieme
traitement..
Le nommé Saint Germain , Compagnie de
Pondeux , guéri.
Le nommé Leveillé , Compagnie de Voifenon,
guéri.
Le nommé Margnet ; Compagnie du Trévoux,,
guéri.
Le nommé Meunier , Compagnie de Sinety ,
guéri ..
Le nommé Durofier , Compagnie de Bragelon,
gne , guéri.
Le nommé Cardin , Compagnie de Vifé , guéri .
Le nommé Chance , Compagnie de Bragelon
gne , guéri .
Le nommé Sans quartier , Compagnie du Tré
Youx , guéri.
Le nommé Joli- coeur , Compagnie de la Sone;
guéri .
Le nommé Chaperon , Compagnie Colonelle ,
guéri.
Le nommé Cleret , fcorbutique , forti pour
changer d'air , & n'ayant prefque plus de fymp
tômes de fcorbut..
Il fera fait au courant du mois prochain une revue
générale de tous les foldats traités avant & de,
puis l'établiffement de l'Hôpital , & nous en rens
dronsle compte le plus fidele..
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Résumé : Hôpital de M. le Maréchal-Duc de Biron. Huitième traitement depuis son établissement.
Le rapport traite des traitements réalisés à l'Hôpital de M. le Maréchal - Duc de Biron. Depuis l'établissement de l'hôpital, huit traitements ont été effectués, en plus de trois autres en janvier 1758 dans le faubourg Saint-Jacques. L'auteur ne détaillera plus les maladies des soldats, mais nommera ceux qui ont été traités et guéris, ainsi que leurs compagnies. Les soldats traités et guéris depuis le septième traitement incluent Saint Germain (Compagnie de Pondeux), Leveillé (Compagnie de Voisenon), Margnet (Compagnie du Trévoux), Meunier (Compagnie de Sinety), Durofier (Compagnie de Bragelon), Cardin (Compagnie de Visé), Chance (Compagnie de Bragelon), Sans quartier (Compagnie du Trévoux), Joli-coeur (Compagnie de la Sonne), Chaperon (Compagnie Colonelle), et Cleret, atteint de scorbut et nécessitant un changement d'air, mais presque sans symptômes. Une revue générale de tous les soldats traités avant et après l'établissement de l'hôpital est prévue pour le mois suivant, avec un compte rendu fidèle.
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5
p. 206-208
Certificat de M. de la Montagne, Docteur en médecine à Bordeaux.
Début :
Premier Malade. Je, soussigné, Docteur en Médecine, Aggregé au College [...]
Mots clefs :
Certificats, Malades, Guérison, Traitement, Symptômes, Maux, Dragées, M. Keyser
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Certificat de M. de la Montagne, Docteur en médecine à Bordeaux.
Certificat de M. de la Montagne , Docteur en médecine
à Bordeaux .
Premier Malade. Je , fouffigné , Docteur en
Médecine , Aggregé au College des Médecins de
Bordeaux , déclare avoir été appellé par M. de la
Plaine , Chirurgien de M. le Maréchal de Thomond
, Commandant en chef dans la province de
Guyenne , pour examiner une fille agée d'envi
JANVIER. 1758 . 207
ron vingt ans , qui avoit contracté depuis quatre
mois une G..... virulente , accompagnée d'un
grand nombre de puftules , & autres fymptômes
qu'on ne nommera plus. Dans cet état , elle
avoit eu recours à un Chirurgien , qui par le
moyen de quelque topiques , avoit fait difparoître
les puftules. Peu de temps après elle fut attaquée
d'un violent mal de tête , & de douleurs dans
tous les membres , qui vers le foir devenoient
plus vives , & lui ôtoient entiérement le fommeil.
Bientôt les puftules reparurent en plus grand
nombre : elles furent fuivies à l'entour de l'a ....
d'excroiffances fongueufes , en forme de champignons
très -larges , & tellement douloureufes ,
qu'elle avoit à peine la liberté de marcher . Dans
le même temps , le fond de la gorge & la cloiſon
du palais s'enflammerent , au point de rendre la
déglutition très-difficile . Plufieurs ulceres chancreux
fuccéderent à cette inflammation . L'état déplorable
de cete fille exigeoit les fecours les plus
prompts & les plus efficaces. M. de la Plaine entreprit
de les traiter avec les dragées , & felon la
méthode de M. Keyfer . Quelques jours après je
fus appellé pour être témoin des effets qu'avoit
déja produit l'ufage du remede. Le plus grand
nombre des puftules avoit difparu , les excroiffances
s'étoient fondues , l'inflammation de la
gorge étoit diffipée. Dix ou douze jours après ce
fecond examen , le fieur de la Plaine me prefenta
encore la malade , & je vis avec étonnement qu'il
ne reftoit plus aucune trace des fymptômes affreux
dont j'avois été le témoin . Au reſte , cette
fille m'a affuré n'avoir éprouvé aucun accident facheux
dans le cours du traitement de fa maladie , "
& avoir vaqué à fes différentes occupations , comme
dans le temps de la meilleure fanté. En foi de
ZoS MERCURE DE FRANCE.
quoi j'ai fouffigné le préfent certificat . A Bor
deaux le 30 Octobre 1757. Lamontagne.
Deuxieme Certificat pour la deuxieme Malade:
Je , fouffigné , déclare avoir été appellé par
M. de la Plaine , pour examiner une fille , âgée
de 17 ans , qui avoit depuis un an contracté une
maladie vénérienne des plus confidérables . Ici Pon
épargnera les noms des Symptômes dénoncés dans le
Certificat. La malade avoit de plus des douleurs
dans tous les membres , & étoit tourmentée d'un
mal de tête , dont la violence lui avoit fait pers
dre entiérement le fommeil, Le fieur de la Plaine
la mit à l'ufage des dragées antivénériennes , & la
traita felon la méthode de M. Keyfer. Environ
trois femaines après , j'ai vu la malade : elle m'a
paru parfaitement rétablie , & je n'ai rien obſervé
qui pût me faire douter de l'éfficacité merveil
leufe du remede de M. Keyfer. Cette fille n'a gardé
aucun regime , & quoique fa mifere l'empê
chât de prendre les plus légeres précautions , elle
m'a affuré n'avoir éprouvé dans tout le cours du
traitement , rien qui l'ait le moins du monde incommodée.
Les effets finguliers de ce remede
m'ont étonné , & ma furprife & mon admiration
font égales. A. Bordeaux le 20 Octobre 1757.
Lamontagne.
à Bordeaux .
Premier Malade. Je , fouffigné , Docteur en
Médecine , Aggregé au College des Médecins de
Bordeaux , déclare avoir été appellé par M. de la
Plaine , Chirurgien de M. le Maréchal de Thomond
, Commandant en chef dans la province de
Guyenne , pour examiner une fille agée d'envi
JANVIER. 1758 . 207
ron vingt ans , qui avoit contracté depuis quatre
mois une G..... virulente , accompagnée d'un
grand nombre de puftules , & autres fymptômes
qu'on ne nommera plus. Dans cet état , elle
avoit eu recours à un Chirurgien , qui par le
moyen de quelque topiques , avoit fait difparoître
les puftules. Peu de temps après elle fut attaquée
d'un violent mal de tête , & de douleurs dans
tous les membres , qui vers le foir devenoient
plus vives , & lui ôtoient entiérement le fommeil.
Bientôt les puftules reparurent en plus grand
nombre : elles furent fuivies à l'entour de l'a ....
d'excroiffances fongueufes , en forme de champignons
très -larges , & tellement douloureufes ,
qu'elle avoit à peine la liberté de marcher . Dans
le même temps , le fond de la gorge & la cloiſon
du palais s'enflammerent , au point de rendre la
déglutition très-difficile . Plufieurs ulceres chancreux
fuccéderent à cette inflammation . L'état déplorable
de cete fille exigeoit les fecours les plus
prompts & les plus efficaces. M. de la Plaine entreprit
de les traiter avec les dragées , & felon la
méthode de M. Keyfer . Quelques jours après je
fus appellé pour être témoin des effets qu'avoit
déja produit l'ufage du remede. Le plus grand
nombre des puftules avoit difparu , les excroiffances
s'étoient fondues , l'inflammation de la
gorge étoit diffipée. Dix ou douze jours après ce
fecond examen , le fieur de la Plaine me prefenta
encore la malade , & je vis avec étonnement qu'il
ne reftoit plus aucune trace des fymptômes affreux
dont j'avois été le témoin . Au reſte , cette
fille m'a affuré n'avoir éprouvé aucun accident facheux
dans le cours du traitement de fa maladie , "
& avoir vaqué à fes différentes occupations , comme
dans le temps de la meilleure fanté. En foi de
ZoS MERCURE DE FRANCE.
quoi j'ai fouffigné le préfent certificat . A Bor
deaux le 30 Octobre 1757. Lamontagne.
Deuxieme Certificat pour la deuxieme Malade:
Je , fouffigné , déclare avoir été appellé par
M. de la Plaine , pour examiner une fille , âgée
de 17 ans , qui avoit depuis un an contracté une
maladie vénérienne des plus confidérables . Ici Pon
épargnera les noms des Symptômes dénoncés dans le
Certificat. La malade avoit de plus des douleurs
dans tous les membres , & étoit tourmentée d'un
mal de tête , dont la violence lui avoit fait pers
dre entiérement le fommeil, Le fieur de la Plaine
la mit à l'ufage des dragées antivénériennes , & la
traita felon la méthode de M. Keyfer. Environ
trois femaines après , j'ai vu la malade : elle m'a
paru parfaitement rétablie , & je n'ai rien obſervé
qui pût me faire douter de l'éfficacité merveil
leufe du remede de M. Keyfer. Cette fille n'a gardé
aucun regime , & quoique fa mifere l'empê
chât de prendre les plus légeres précautions , elle
m'a affuré n'avoir éprouvé dans tout le cours du
traitement , rien qui l'ait le moins du monde incommodée.
Les effets finguliers de ce remede
m'ont étonné , & ma furprife & mon admiration
font égales. A. Bordeaux le 20 Octobre 1757.
Lamontagne.
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Résumé : Certificat de M. de la Montagne, Docteur en médecine à Bordeaux.
Le document contient deux certificats médicaux rédigés par M. de la Montagne, Docteur en médecine à Bordeaux. Le premier certificat, daté du 30 octobre 1757, concerne une fille d'environ vingt ans atteinte depuis quatre mois d'une maladie virulente avec pustules et autres symptômes. Après un traitement chirurgical, la patiente a développé des maux de tête, des douleurs dans les membres et des excroissances fongueuses douloureuses. M. de la Plaine a alors utilisé des dragées selon la méthode de M. Keyfer, améliorant rapidement l'état de la malade. En dix à douze jours, tous les symptômes avaient disparu sans effets secondaires. Le second certificat, daté du 20 octobre 1757, concerne une fille de dix-sept ans souffrant d'une maladie vénérienne depuis un an, accompagnée de douleurs et de maux de tête. M. de la Plaine a utilisé les dragées antivénériennes de M. Keyfer, et après trois semaines, la patiente était rétablie sans désagréments. M. de la Montagne exprime son admiration pour l'efficacité du remède.
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6
p. 211-214
Cure particuliere & de remarque.
Début :
Le sieur Keyser entreprit l'an passé M. de ***, dans l'état du monde le plus [...]
Mots clefs :
Maladie, Douleurs, M. Keyser, Traitement, Guérison, Médecins, Échange épistolaire, Remèdes, Frictions, Dragées
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Cure particuliere & de remarque.
Cure particuliere && de remarque .
Le fieur Keyfer entreprit l'an paffé M. de ***,
dans l'état du monde le plus cruel & fans reffource
, ayant été manqué plufieurs fois , & les frictions
ne pouvant plus lui procurer aucun foulagement.
Avant de l'entreprendre , M Keyfer pria
ce malade de faire faire des confultations authentiques
, lefquelles furent faites par les plus habiles
perfonnes de l'Art en Médecine & en Chirurgie.
M. Keyfer ne pouvant s'étendre plus particuliérement
là- deffus , laiffe ces Meffieurs , qui font extrêmement
au fait , maîtres de juger, en fe rappellant
ce dont il eft queftion . Il entreprit donc ce
malade après leurs confultations , le guérit , &
pria de nouveau fon malade de rappeller après la
guérifon les mêmes perfonnes qui avoient affifté
à la premiere confultation ; ce qui fut exécuté ,
& où plufieurs d'entr'eux marquerent un grand
étonnement. Or comme cette cure a fait tenir
beaucoup de propos , & que les ennemis du ficut
Keyfer , toujours plus animés & plus jaloux que
212 MERCURE DE FRANCE:
jamais , ont ofé répandre danse Public , que non
feulement il l'avoit manque , ais même que ce
malade avoit été obligé de repaffer par les remedes
depuis le traitement du fieur Keyſer ; pour
prouver la nouvelle fauffeté de ces imputations ,
toujours démenties avec autant de vérité que d'authenticité,
le fieur Keyfer va rapporter une Lettre
d'un Maître en Chirurgie de Paris , écrite à fon
malade actuellement à l'armée du Roi , & la Réponſe
dudit malade à ladite Lettre ; ces deux pieces
lui ayant été envoyées par le malade lui -même ,
homme de confidération , & qui s'eft fait un plaifir
d'avertir dans la minute le fieur Keyfer des
queftions qu'on avoit ofé lui faire fur fon état.
Lettre d'un Maître en Chirurgie de Paris , à M.
de *** , à l'Armée de Clermont , en date du 12
Mai 1758.
Monfieur , pour des raifons de la derniere conféquence
, je vous prie en grace de m'écrire let
plutôt que vous pourrez l'état au jufte de votre
fanté , & s'il eft vrai que depuis le traitement que
vous a fait M. Keyler , vous avez été obligé de
paffer par les grands remedes ; c'eft une chofe
très-intéreffante à fçavoir pour moi , voulant fçavoir
au jufte l'état des malades après un temps de
traitement écoulé. Je me flatte que vous ne me
refuferez pas la grace que je vous demande , & j'ai
l'honneur d'être , &c. A Paris , le 12 Mai 1758.
Réponse de M. *** , au Maître en Chirurgie , Auteur
de la Lettre ci deffus.
Monfieur , rien ne m'eft plus aifé que de fatisfaire
à ce que vous paroiffez defirer de moi . L'on
vous en a très-fort impofé , lorfque l'on vous a
que j'avois été obligé de paffer par les remedesdepuis
que j'ai forti des mains de M. Keyfer. Bien
Koin de-là , ma ſanté a toujours été de mieux en
dit
JUI LET . 1758. 213
mieux , malgré l ue d'un long voyage que
j'ai été obligé de à cheval pour joindre mon
Corps. Depuis mon arrivée ici , j'aurai l'honneur
de vous dire, Monfieur, que je ne me fuis gêné en
rien. Je chaffe , je bois , je mange , & je fais mon
ſervice comme fi je n'avois jamais éte incommodé,
Voilà , Monfieur , la vérité pure , & je puis vous
certifier que je dirai à toute la terre que je dois la
vie à M. Keyfer , & non à d'autres , ayant été
manqué par plufieurs. J'ai l'honneur d'être , &c.
A l'Armée de Clermont , Mars 1758. ƉE ***¿
M. Keyfer ne chercheroit affurément pas
s'appuyer de faits fi authentiques ni à en triompher
, fi la malice des propos que l'on invente
chaque jour ne l'y forçoit ; il en eft encore aux➡
quels il croit devoir donner ici un démenti public
Ces propos font qu'il donne des frictions à fes
malades , & que c'eft précisément ce moyen qui lui
fait opérer les cures qu'il cite. A cela M. Keyfer
répond encore comme à la derniere reffource de
fes Adverfaires , que c'eft une fauffeté d'autant
plus grande , qu'il n'en a jamais donné une feule s
qu'il en eft bien éloigné , & qu'il leur défie de
lui citer qui que ce foit qui ofe dire qu'il lui en
ait donné. Ce font là des faits , & ces Meffieurs
peuvent actuellement chercher s'ils en trouveront
Il leur ajoutera encore que ces fortes d'imputa
tions font d'autant plus maladroites , qu'actuel
lement il eft aifé de fçavoir par la multiplicité de
fes Correfpondans , fi le remede a befoin de fric
tions pour guérir , &fi quelqu'un dans la Province
les a employées avec fes dragées. D'autres pour
effrayer le Public , & l'éloigner de ce remede , font
courir le bruit qu'il lui eft mort plufieurs malades
entre les mains. Fauffeté d'autant plus grande
qu'il ne lui en eft pas mort encore un feul , & il
214 MERCURE DE FRANCE.
les défie pareillement de l
foit , riche , pauvre , ou fol
malheureux fort par fes remedes.
Le fieur Keyfer entreprit l'an paffé M. de ***,
dans l'état du monde le plus cruel & fans reffource
, ayant été manqué plufieurs fois , & les frictions
ne pouvant plus lui procurer aucun foulagement.
Avant de l'entreprendre , M Keyfer pria
ce malade de faire faire des confultations authentiques
, lefquelles furent faites par les plus habiles
perfonnes de l'Art en Médecine & en Chirurgie.
M. Keyfer ne pouvant s'étendre plus particuliérement
là- deffus , laiffe ces Meffieurs , qui font extrêmement
au fait , maîtres de juger, en fe rappellant
ce dont il eft queftion . Il entreprit donc ce
malade après leurs confultations , le guérit , &
pria de nouveau fon malade de rappeller après la
guérifon les mêmes perfonnes qui avoient affifté
à la premiere confultation ; ce qui fut exécuté ,
& où plufieurs d'entr'eux marquerent un grand
étonnement. Or comme cette cure a fait tenir
beaucoup de propos , & que les ennemis du ficut
Keyfer , toujours plus animés & plus jaloux que
212 MERCURE DE FRANCE:
jamais , ont ofé répandre danse Public , que non
feulement il l'avoit manque , ais même que ce
malade avoit été obligé de repaffer par les remedes
depuis le traitement du fieur Keyſer ; pour
prouver la nouvelle fauffeté de ces imputations ,
toujours démenties avec autant de vérité que d'authenticité,
le fieur Keyfer va rapporter une Lettre
d'un Maître en Chirurgie de Paris , écrite à fon
malade actuellement à l'armée du Roi , & la Réponſe
dudit malade à ladite Lettre ; ces deux pieces
lui ayant été envoyées par le malade lui -même ,
homme de confidération , & qui s'eft fait un plaifir
d'avertir dans la minute le fieur Keyfer des
queftions qu'on avoit ofé lui faire fur fon état.
Lettre d'un Maître en Chirurgie de Paris , à M.
de *** , à l'Armée de Clermont , en date du 12
Mai 1758.
Monfieur , pour des raifons de la derniere conféquence
, je vous prie en grace de m'écrire let
plutôt que vous pourrez l'état au jufte de votre
fanté , & s'il eft vrai que depuis le traitement que
vous a fait M. Keyler , vous avez été obligé de
paffer par les grands remedes ; c'eft une chofe
très-intéreffante à fçavoir pour moi , voulant fçavoir
au jufte l'état des malades après un temps de
traitement écoulé. Je me flatte que vous ne me
refuferez pas la grace que je vous demande , & j'ai
l'honneur d'être , &c. A Paris , le 12 Mai 1758.
Réponse de M. *** , au Maître en Chirurgie , Auteur
de la Lettre ci deffus.
Monfieur , rien ne m'eft plus aifé que de fatisfaire
à ce que vous paroiffez defirer de moi . L'on
vous en a très-fort impofé , lorfque l'on vous a
que j'avois été obligé de paffer par les remedesdepuis
que j'ai forti des mains de M. Keyfer. Bien
Koin de-là , ma ſanté a toujours été de mieux en
dit
JUI LET . 1758. 213
mieux , malgré l ue d'un long voyage que
j'ai été obligé de à cheval pour joindre mon
Corps. Depuis mon arrivée ici , j'aurai l'honneur
de vous dire, Monfieur, que je ne me fuis gêné en
rien. Je chaffe , je bois , je mange , & je fais mon
ſervice comme fi je n'avois jamais éte incommodé,
Voilà , Monfieur , la vérité pure , & je puis vous
certifier que je dirai à toute la terre que je dois la
vie à M. Keyfer , & non à d'autres , ayant été
manqué par plufieurs. J'ai l'honneur d'être , &c.
A l'Armée de Clermont , Mars 1758. ƉE ***¿
M. Keyfer ne chercheroit affurément pas
s'appuyer de faits fi authentiques ni à en triompher
, fi la malice des propos que l'on invente
chaque jour ne l'y forçoit ; il en eft encore aux➡
quels il croit devoir donner ici un démenti public
Ces propos font qu'il donne des frictions à fes
malades , & que c'eft précisément ce moyen qui lui
fait opérer les cures qu'il cite. A cela M. Keyfer
répond encore comme à la derniere reffource de
fes Adverfaires , que c'eft une fauffeté d'autant
plus grande , qu'il n'en a jamais donné une feule s
qu'il en eft bien éloigné , & qu'il leur défie de
lui citer qui que ce foit qui ofe dire qu'il lui en
ait donné. Ce font là des faits , & ces Meffieurs
peuvent actuellement chercher s'ils en trouveront
Il leur ajoutera encore que ces fortes d'imputa
tions font d'autant plus maladroites , qu'actuel
lement il eft aifé de fçavoir par la multiplicité de
fes Correfpondans , fi le remede a befoin de fric
tions pour guérir , &fi quelqu'un dans la Province
les a employées avec fes dragées. D'autres pour
effrayer le Public , & l'éloigner de ce remede , font
courir le bruit qu'il lui eft mort plufieurs malades
entre les mains. Fauffeté d'autant plus grande
qu'il ne lui en eft pas mort encore un feul , & il
214 MERCURE DE FRANCE.
les défie pareillement de l
foit , riche , pauvre , ou fol
malheureux fort par fes remedes.
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Résumé : Cure particuliere & de remarque.
Le texte décrit la guérison de M. de *** par M. Keyfer, après l'échec de divers traitements et frictions. Avant de procéder, M. Keyfer a consulté des médecins et chirurgiens compétents. Suite à la guérison, ces professionnels ont exprimé leur surprise. Face aux rumeurs affirmant que M. Keyfer aurait échoué ou aurait eu besoin de remèdes supplémentaires, ce dernier présente une lettre d'un maître en chirurgie de Paris et la réponse de M. ***, confirmant sa bonne santé et attribuant sa guérison à M. Keyfer. Le texte réfute également les fausses accusations portées contre M. Keyfer, notamment celle de donner des frictions ou de causer la mort de patients. Ces allégations sont qualifiées d'infondées, et M. Keyfer défie ses détracteurs de prouver le contraire.
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7
p. 212-214
ETAT de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne, qui ont été traités à l'Hôpital Militaire de Strasbourg avec les dragées de M. Keyser & suivant sa méthode, par les soins de M. le Riche, Chirurgien-Major dudit Hôpital, & avec la permission de M. le Baron de Lucé, Intendant de la Province d'Alsace.
Début :
Le nommé Antoine Buiron, dit Saint-Flours, Grenadier au Régiment de la [...]
Mots clefs :
Traitement, Soldats, Compagnie, Guérison, Certificats, Chirurgien, Symptômes
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texteReconnaissance textuelle : ETAT de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne, qui ont été traités à l'Hôpital Militaire de Strasbourg avec les dragées de M. Keyser & suivant sa méthode, par les soins de M. le Riche, Chirurgien-Major dudit Hôpital, & avec la permission de M. le Baron de Lucé, Intendant de la Province d'Alsace.
ETAT de cinq malade's attaqués de la maladie
vénérienne , qui ont été traités à l'Hôpital Militaire
de Strasbourg avec les dragées de M. Keyfer
& fuivant fa méthode , par les foins de M. te
Riche , Chirurgien - Major dudit Hôpital , &
avec la permiffion de M. le Baron de Luce , Intendant
de la Province d'Alface.. 2
LsE nommé Antoine Buiron , dit Saint- Flours ,
Grenadier au Régiment de la Roche - Aymond ,
Compagnie de Saint - Fal . Il entra à l'hôpital le 7
Avril , & fon traitement n'a commencé que le 23
dudit mois . Il en eft forti le 18 de Mai parfaite
ment guéri , & fes forces rétablies.
Le nommé Jean- Baptifte-Joſeph Robelor , dit
Jofeph, Cavalier au Régiment de Gramond, Compagnie
de Toulle , eft entré à l'hôpital le 23 du
mois de Mars. Son traitement a commencé le to
d'Avril , & a fini le 12 Mai.
Le nommé Nicolas la Forge , dit la Forge ,
Cavalier au Régiment de Bezons , Compagnie de
OCTOBRE. 1758. 213
Ponty , eft entré à l'hôpital le 23 Mars. Son traitement
a commencé le 10 d'Avril , & a fini le 14
Main &
Le nommé Gabriel - Pierre , dit Darras , Sapeur
au Régiment du Corps royal d'Artillerie , Compagnie
de Clincl amps , eft entré à l'hôpital le 21
Mars . Son traitement a commencé le 10 du mois
d'Avril , & a fini le 14 Mai.
Le nommé Vidal Eſtreman , dit la Jeuneffe ,
Soldat au Régiment Infanterie de Beauvoifis , de
la Compagnie de Laftour. Son traitement a commencé
le 10 du mois d'Avril , & a fini le 20 de
Mail eft parfaitement guéri. E
Certificat de Meffieurs les Médecins , Chirurgiens-
Majors, Chirurgiens Aide-Majors de l'lzòpital "
Militaire de Strasbourg.
Nous , Médecins , Chirurgiens- Majors, & Aides
de l'Hôpital Militaire de Strasbourg , fouffignés
certifions & atteftons que nous avons vifité trèsfcrupuleufement
les malades dénommes au préfent
état , & que nous avons trouvés qu'ils avoient
chacun les fymptômes propres & particuliers de
la maladie vénérienne ; que nous nous fommes
transportés plufieurs fois dans la falle où ils ont
été traités par l'invitation de M. Leriche , Chirur
gien Major chargé de ce traitement , pour voir
de quelle maniere les dragées antivénériennes ont
agi fur eux , que nous avons appris & obfervés en
interrogeant lefdits malades que ce remede produifoit
des évacuations fûres , douces & ailées ,
tant par les felles , que par les fueurs , les urines
& la falivation , & que la guérifon de ces malades
ayant été une fuire de l'adminiftration des dragées
, nous eftimons qu'elles peuvent être employées
avec les meilleurs fuccès pour la guérifon
de cette maladie. Fait à Strasbourg , le 25 du mois
214 MERCURE DE FRANCE.
de Mai 1758.Guérin & Paris , Médecins-Docteurs.
Leriche , Chirurgien-Major ; Bomergue , Chirur
gien- Major en fecond ; Leriche & Barbezant
Chirurgiens: Aide- Majors.
vénérienne , qui ont été traités à l'Hôpital Militaire
de Strasbourg avec les dragées de M. Keyfer
& fuivant fa méthode , par les foins de M. te
Riche , Chirurgien - Major dudit Hôpital , &
avec la permiffion de M. le Baron de Luce , Intendant
de la Province d'Alface.. 2
LsE nommé Antoine Buiron , dit Saint- Flours ,
Grenadier au Régiment de la Roche - Aymond ,
Compagnie de Saint - Fal . Il entra à l'hôpital le 7
Avril , & fon traitement n'a commencé que le 23
dudit mois . Il en eft forti le 18 de Mai parfaite
ment guéri , & fes forces rétablies.
Le nommé Jean- Baptifte-Joſeph Robelor , dit
Jofeph, Cavalier au Régiment de Gramond, Compagnie
de Toulle , eft entré à l'hôpital le 23 du
mois de Mars. Son traitement a commencé le to
d'Avril , & a fini le 12 Mai.
Le nommé Nicolas la Forge , dit la Forge ,
Cavalier au Régiment de Bezons , Compagnie de
OCTOBRE. 1758. 213
Ponty , eft entré à l'hôpital le 23 Mars. Son traitement
a commencé le 10 d'Avril , & a fini le 14
Main &
Le nommé Gabriel - Pierre , dit Darras , Sapeur
au Régiment du Corps royal d'Artillerie , Compagnie
de Clincl amps , eft entré à l'hôpital le 21
Mars . Son traitement a commencé le 10 du mois
d'Avril , & a fini le 14 Mai.
Le nommé Vidal Eſtreman , dit la Jeuneffe ,
Soldat au Régiment Infanterie de Beauvoifis , de
la Compagnie de Laftour. Son traitement a commencé
le 10 du mois d'Avril , & a fini le 20 de
Mail eft parfaitement guéri. E
Certificat de Meffieurs les Médecins , Chirurgiens-
Majors, Chirurgiens Aide-Majors de l'lzòpital "
Militaire de Strasbourg.
Nous , Médecins , Chirurgiens- Majors, & Aides
de l'Hôpital Militaire de Strasbourg , fouffignés
certifions & atteftons que nous avons vifité trèsfcrupuleufement
les malades dénommes au préfent
état , & que nous avons trouvés qu'ils avoient
chacun les fymptômes propres & particuliers de
la maladie vénérienne ; que nous nous fommes
transportés plufieurs fois dans la falle où ils ont
été traités par l'invitation de M. Leriche , Chirur
gien Major chargé de ce traitement , pour voir
de quelle maniere les dragées antivénériennes ont
agi fur eux , que nous avons appris & obfervés en
interrogeant lefdits malades que ce remede produifoit
des évacuations fûres , douces & ailées ,
tant par les felles , que par les fueurs , les urines
& la falivation , & que la guérifon de ces malades
ayant été une fuire de l'adminiftration des dragées
, nous eftimons qu'elles peuvent être employées
avec les meilleurs fuccès pour la guérifon
de cette maladie. Fait à Strasbourg , le 25 du mois
214 MERCURE DE FRANCE.
de Mai 1758.Guérin & Paris , Médecins-Docteurs.
Leriche , Chirurgien-Major ; Bomergue , Chirur
gien- Major en fecond ; Leriche & Barbezant
Chirurgiens: Aide- Majors.
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Résumé : ETAT de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne, qui ont été traités à l'Hôpital Militaire de Strasbourg avec les dragées de M. Keyser & suivant sa méthode, par les soins de M. le Riche, Chirurgien-Major dudit Hôpital, & avec la permission de M. le Baron de Lucé, Intendant de la Province d'Alsace.
Le document décrit le traitement de cinq malades atteints de la maladie vénérienne à l'Hôpital Militaire de Strasbourg. Les patients sont Antoine Buiron, Jean-Baptiste-Joseph Robelor, Nicolas la Forge, Gabriel-Pierre et Vidal Estreman, appartenant à divers régiments et compagnies. Le traitement, supervisé par M. Keyfer et M. Leriche, Chirurgien-Major, a débuté en avril 1758 et s'est achevé entre le 12 et le 20 mai 1758. Tous les patients ont été déclarés guéris. Les médecins et chirurgiens ont certifié l'efficacité des dragées antivénériennes utilisées, soulignant qu'elles ont provoqué des évacuations sûres et douces. Le certificat a été signé à Strasbourg le 25 mai 1758 par les professionnels de santé impliqués.
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7
ETAT de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne, qui ont été traités à l'Hôpital Militaire de Strasbourg avec les dragées de M. Keyser & suivant sa méthode, par les soins de M. le Riche, Chirurgien-Major dudit Hôpital, & avec la permission de M. le Baron de Lucé, Intendant de la Province d'Alsace.
8
p. 207
Eclaircissement de quelques faits concernant l'Hôpital.
Début :
Quelques Soldats qui ont passé par cet Hôpital, & qui y ont été [...]
Mots clefs :
Soldats, Hôpital, Traitement, Maladies vénériennes, M. Keyser, Honte, Vérité, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Eclaircissement de quelques faits concernant l'Hôpital.
Eclairciffemens de quelques faits concernant.
l'Hôpital.
Quelques Soldats qui ont paffé par cet Hôpital ,
& qui y ont été traités , & bien radicalement guéris
de la maladie Vénérienne , gens accoutumés au
libertinage , & que rien ne peut corriger , ayant
regagné de nouveaux maux , au lieu de fe repréfenter
à l'Hôpital , ont mieux aimé s'aller faire
traiter incognito dans les Hôpitaux publics , ce
qui leur eft fort permis , parce qu'aucun foldat n'a
jamais été gêné ni forcé de venir dans celui - ci ,
mais comme ces gens malades de nouveau , par
leur faute , difent avoir paffé par les remedes de
M. Keyſer , fans avouer leur déreglement , on
doit à la vérité de dire qu'ils n'y avoient pas moins
été guéris , & que la raifon qui les empêche de fe
repréfenter eft:""
1º. La honte de retomber perpétuellement dans
le même vice.
2º. La crainte de la punition comme mauvais
fujets reconnus.
3 °. Qu'ils font bien plus gênés dans leur Hôpital
par les défenfes qui y font faites de leur laiffer
voir leurs créatures , & des étrangers , que dans
aucun autre Hôpital où ils ont la liberté de voir
toutes perfonnes qu'ils veulent. Ces faits font dans
la plus exacte vérité , & feront atteftés par per
fonnes impartiales , & non fufpectes.
l'Hôpital.
Quelques Soldats qui ont paffé par cet Hôpital ,
& qui y ont été traités , & bien radicalement guéris
de la maladie Vénérienne , gens accoutumés au
libertinage , & que rien ne peut corriger , ayant
regagné de nouveaux maux , au lieu de fe repréfenter
à l'Hôpital , ont mieux aimé s'aller faire
traiter incognito dans les Hôpitaux publics , ce
qui leur eft fort permis , parce qu'aucun foldat n'a
jamais été gêné ni forcé de venir dans celui - ci ,
mais comme ces gens malades de nouveau , par
leur faute , difent avoir paffé par les remedes de
M. Keyſer , fans avouer leur déreglement , on
doit à la vérité de dire qu'ils n'y avoient pas moins
été guéris , & que la raifon qui les empêche de fe
repréfenter eft:""
1º. La honte de retomber perpétuellement dans
le même vice.
2º. La crainte de la punition comme mauvais
fujets reconnus.
3 °. Qu'ils font bien plus gênés dans leur Hôpital
par les défenfes qui y font faites de leur laiffer
voir leurs créatures , & des étrangers , que dans
aucun autre Hôpital où ils ont la liberté de voir
toutes perfonnes qu'ils veulent. Ces faits font dans
la plus exacte vérité , & feront atteftés par per
fonnes impartiales , & non fufpectes.
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Résumé : Eclaircissement de quelques faits concernant l'Hôpital.
Certains soldats, traités et guéris de la maladie vénérienne à l'Hôpital, rechutent et préfèrent se faire soigner incognito dans des hôpitaux publics plutôt que de revenir à l'Hôpital. Ces soldats, habitués au libertinage et difficiles à corriger, ne sont jamais contraints de revenir. Ils attribuent leur guérison aux remèdes de M. Keyser sans reconnaître leurs dérèglements. Plusieurs raisons expliquent leur absence : la honte de retomber dans le même vice, la crainte de la punition en tant que mauvais sujets, et les restrictions imposées à l'Hôpital concernant la visite de leurs compagnes ou d'étrangers. Ces faits sont présentés comme véridiques et peuvent être attestés par des personnes impartiales et non suspectes.
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9
p. 217-218
Quinziéme Traitement depuis son établissement.
Début :
Le nommé Baucher, de la Compagnie d'Obsouville, entré le 10 Août, [...]
Mots clefs :
Malades, Compagnie, Traitement, Soldats, Guérison
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texteReconnaissance textuelle : Quinziéme Traitement depuis son établissement.
Quinziéme Traitement depuis ſon établiſſement .
LE nommé Baucher , de la Compagnie d'Obfouville
, entré le 10 Août, eft forti le dix Octobre
parfaitement guéri .
Le nommé Bernard , de la même Compagnie ,
eft entré le 31 Août & en eſt ſorti le 10 Octobre
parfaitement guéri .
Le nommé Conftant , de la Compagnie de la
Sône , eſt entré le 21 Septembre , & en eft forti
le 31 Octobre parfaitement guéri.
K
218 MERCURE DE FRANCE.
Le nommé Chauvet , de la Compagnie de
Bouville , eft entré le 21 Septembre , & en eſt
forti le 21 Novembre , parfaitement guéri.
Le nommé Touflaint , de la Compagnie de
Chevalier, eft entré le s Octobre , & en eft forti
le 28 Novembre , parfaitement guéri.
Le nommé le Sage , de la Compagnie de Bouville
, eft entré le 19 Octobre , & en eft forti le
26 Décembre parfaitement guéri.
Le nommé Lacombe , Compagnie le Camus ,
eft entré le 16 Novembre , & en eft forti le 26
Décembre parfaitement guéri .
Le nommé Bouginier , de la même Compagnie
, eft entré le 14 Novembre , & en eft forti
le 26 Décembre.
L'on ne détaille plus ces maladies ; mais elles
étoient on ne peut pas plus graves , & plufieurs
avoient réfifté aux traitemens connus adminiſtrés
plufieurs fois.
LE nommé Baucher , de la Compagnie d'Obfouville
, entré le 10 Août, eft forti le dix Octobre
parfaitement guéri .
Le nommé Bernard , de la même Compagnie ,
eft entré le 31 Août & en eſt ſorti le 10 Octobre
parfaitement guéri .
Le nommé Conftant , de la Compagnie de la
Sône , eſt entré le 21 Septembre , & en eft forti
le 31 Octobre parfaitement guéri.
K
218 MERCURE DE FRANCE.
Le nommé Chauvet , de la Compagnie de
Bouville , eft entré le 21 Septembre , & en eſt
forti le 21 Novembre , parfaitement guéri.
Le nommé Touflaint , de la Compagnie de
Chevalier, eft entré le s Octobre , & en eft forti
le 28 Novembre , parfaitement guéri.
Le nommé le Sage , de la Compagnie de Bouville
, eft entré le 19 Octobre , & en eft forti le
26 Décembre parfaitement guéri.
Le nommé Lacombe , Compagnie le Camus ,
eft entré le 16 Novembre , & en eft forti le 26
Décembre parfaitement guéri .
Le nommé Bouginier , de la même Compagnie
, eft entré le 14 Novembre , & en eft forti
le 26 Décembre.
L'on ne détaille plus ces maladies ; mais elles
étoient on ne peut pas plus graves , & plufieurs
avoient réfifté aux traitemens connus adminiſtrés
plufieurs fois.
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Résumé : Quinziéme Traitement depuis son établissement.
Le document relate le quinzième traitement effectué dans un hôpital ou une institution médicale. Huit individus, tous membres de différentes compagnies militaires, ont été traités et guéris. Baucher, de la Compagnie d'Obfouville, a été hospitalisé du 10 août au 10 octobre. Bernard, de la même compagnie, a été soigné du 31 août au 10 octobre. Constant, de la Compagnie de la Sône, a été admis le 21 septembre et sorti le 31 octobre. Chauvet, de la Compagnie de Bouville, a été hospitalisé du 21 septembre au 21 novembre. Touflaint, de la Compagnie de Chevalier, a été traité du 8 octobre au 28 novembre. Le Sage, également de la Compagnie de Bouville, a été soigné du 19 octobre au 26 décembre. Lacombe, de la Compagnie le Camus, a été hospitalisé du 16 novembre au 26 décembre. Bouginier, de la même compagnie, a été traité du 14 novembre au 26 décembre. Les maladies traitées étaient graves et avaient résisté à plusieurs traitements connus.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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10
p. 203-204
HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Vingt-deuxiéme Traitement consécutif, depuis son Etablissement.
Début :
Les nommés Compagnies. Duchateau, de Marsay. S. Flour, du Dreneuc. [...]
Mots clefs :
Traitement, Soldats, Compagnies, Maladies, Guérison, M. Keyser, Épreuves, Certificats, Médecins, Remèdes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Vingt-deuxiéme Traitement consécutif, depuis son Etablissement.
HOPITAL
DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
Vingt-deuxième Traitement confécutif, depuisfon
Etabliffement,
Les nommés
D UCHATEAU ,
Compagnies
de Marfay.
s. Flour ,
Vambre,
Prevost ,
S. Amour ,
Thibault
*
Brunet ,
Lapenfée ,
Dubois ,
Michaut ,
Flamand ,'
D'Orlay ,
du Dreneuc.
de Vifé .
de Voifenon.
d'Etrrieu.
de Launoy.
de Guer.
Colonelle.
de Voifenon.
de Guer
de Noliers.
Colonelle.
Ces douze Soldats font entrés à l'Hôpital dans
les mois de Mars & d'Avril , de la préſente année ,
attaqués des maladies les plus graves , & ont été
parfaitement guéris.
M. Keyfer a l'honneur d'informer le Public que
n'étant pas poffible de lui donner dans le préfent
Mercure , les détails des maladies traitées à Londres
, à l'Orient , & à Limoges , oùil s'eſt fait différentes
épreuves , il peur néanmoins lui certifier
publiquement que lesdites épreuves ont également
I vj
204 MERCURE DE FRANCE:
bien réuffi partout , & que les malades traités dans
ces trois endroits ont été parfaitement guéris au
rapport de Meffieurs les Médecins & Chirurgiens
deldits lieux , dont il a les certificats les plus authentiques.
Il le prévient en même temps , que
quoiqu'il plaife à plufieurs perfonnes de répandre
faullement & malignement que fon reméde ton
be de jour en jour , les cures qu'il opée n'en
font pas moins conftantes & continuelles , les malades
de fon hôpital n'en font pas moins abondans
& traités continuellement , & que la plus grande
preuve qu'il puiffe lui en donner , c'eft qu'il a plû
au Roi de vouloir bien accorder à cet hôpital des
Lettres - Fatentes qui ont été enregiſtrées au Parlement
& annoncées dans les Gazettes & les Ecrits
publics .
DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
Vingt-deuxième Traitement confécutif, depuisfon
Etabliffement,
Les nommés
D UCHATEAU ,
Compagnies
de Marfay.
s. Flour ,
Vambre,
Prevost ,
S. Amour ,
Thibault
*
Brunet ,
Lapenfée ,
Dubois ,
Michaut ,
Flamand ,'
D'Orlay ,
du Dreneuc.
de Vifé .
de Voifenon.
d'Etrrieu.
de Launoy.
de Guer.
Colonelle.
de Voifenon.
de Guer
de Noliers.
Colonelle.
Ces douze Soldats font entrés à l'Hôpital dans
les mois de Mars & d'Avril , de la préſente année ,
attaqués des maladies les plus graves , & ont été
parfaitement guéris.
M. Keyfer a l'honneur d'informer le Public que
n'étant pas poffible de lui donner dans le préfent
Mercure , les détails des maladies traitées à Londres
, à l'Orient , & à Limoges , oùil s'eſt fait différentes
épreuves , il peur néanmoins lui certifier
publiquement que lesdites épreuves ont également
I vj
204 MERCURE DE FRANCE:
bien réuffi partout , & que les malades traités dans
ces trois endroits ont été parfaitement guéris au
rapport de Meffieurs les Médecins & Chirurgiens
deldits lieux , dont il a les certificats les plus authentiques.
Il le prévient en même temps , que
quoiqu'il plaife à plufieurs perfonnes de répandre
faullement & malignement que fon reméde ton
be de jour en jour , les cures qu'il opée n'en
font pas moins conftantes & continuelles , les malades
de fon hôpital n'en font pas moins abondans
& traités continuellement , & que la plus grande
preuve qu'il puiffe lui en donner , c'eft qu'il a plû
au Roi de vouloir bien accorder à cet hôpital des
Lettres - Fatentes qui ont été enregiſtrées au Parlement
& annoncées dans les Gazettes & les Ecrits
publics .
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Résumé : HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Vingt-deuxiéme Traitement consécutif, depuis son Etablissement.
Le document relate un rapport sur les traitements réalisés à l'hôpital du maréchal duc de Birion. Douze soldats des compagnies de Marfay et du régiment du colonel de Voisenon ont été soignés pour des maladies graves en mars et avril de l'année en cours et ont été guéris. M. Keyfer mentionne des guérisons positives à Londres, à l'Orient et à Limoges, confirmées par les médecins et chirurgiens locaux. Il réfute les rumeurs sur l'inefficacité de son remède, affirmant des guérisons constantes. La reconnaissance royale est attestée par des lettres patentes enregistrées au Parlement et publiées dans les gazettes et écrits publics.
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11
p. 136-137
ANNÉE 1762. MALADIE Épidémique dans la Paroisse de Sauvagnat en Auvergne & autres Paroisses voisines.
Début :
LES malades traités par les Élèves de l'École Royale vétérinaire depuis le 21 Septembre [...]
Mots clefs :
Maladie épidémique, Élèves de l'École royale vétérinaire, Boeufs, Vaches, Bêtes, Méthode préservative et curative, Traitement, Auvergne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ANNÉE 1762. MALADIE Épidémique dans la Paroisse de Sauvagnat en Auvergne & autres Paroisses voisines.
ANNÉE 1762.
MALADIE Epidémique dans la Paroiffe
de Sauvagnat en Auvergne &
autres Paroiffes voifines.
LES malades traités par les Eléves de
l'Ecole Royale
véterinaire depuis le 21
Septembre
jufqu'au 4 Octobre , font en
boeufs ou vaches au nombre de 28. Celui
des animaux guéris eft le même.
Ces Eléves ont donné avec fuccès à
221 bêtes à cornes les remédes préfervatifs.
On obfervera que depuis le mois de
Juillet jufqu'au 4 Octobre , 250 bêtes à
corne font mortes dans la feule Paroiffe
de Sauvagnat ; il faut encore remarquer
que de toutes celles que différens Particuliers
ont traitées , il n'y en a pas eu une
feule parfaitement guérie . On a laiffé
de l'ordre de M. de Bourgelat à M. le
Bailli d'Hermans , la méthode préfervative
& curative. Les Eléves ont enfeigné
à plufieurs habitans la manière de
M A I. 1763. 137
faigner , & ils leur ont expliqué la méthode
du traitement.
Les états par colonnes rapportés par
eux , ont été duement certifiés par M.
le Bailli d'Hermans & par M. le Curé
de Sauvagnat.
Les Eléves envoyés en Auvergne font
les Srs Bredin , entretenu par la Ville
d'Auxonne en chef.
Moret , entretenu par la Ville de Châlons-
fur-Sône .
Bloufard , entretenu par la Province
de Breffe.
Preflier , entretenu par M. l'Intendant
de Moulins.
MALADIE Epidémique dans la Paroiffe
de Sauvagnat en Auvergne &
autres Paroiffes voifines.
LES malades traités par les Eléves de
l'Ecole Royale
véterinaire depuis le 21
Septembre
jufqu'au 4 Octobre , font en
boeufs ou vaches au nombre de 28. Celui
des animaux guéris eft le même.
Ces Eléves ont donné avec fuccès à
221 bêtes à cornes les remédes préfervatifs.
On obfervera que depuis le mois de
Juillet jufqu'au 4 Octobre , 250 bêtes à
corne font mortes dans la feule Paroiffe
de Sauvagnat ; il faut encore remarquer
que de toutes celles que différens Particuliers
ont traitées , il n'y en a pas eu une
feule parfaitement guérie . On a laiffé
de l'ordre de M. de Bourgelat à M. le
Bailli d'Hermans , la méthode préfervative
& curative. Les Eléves ont enfeigné
à plufieurs habitans la manière de
M A I. 1763. 137
faigner , & ils leur ont expliqué la méthode
du traitement.
Les états par colonnes rapportés par
eux , ont été duement certifiés par M.
le Bailli d'Hermans & par M. le Curé
de Sauvagnat.
Les Eléves envoyés en Auvergne font
les Srs Bredin , entretenu par la Ville
d'Auxonne en chef.
Moret , entretenu par la Ville de Châlons-
fur-Sône .
Bloufard , entretenu par la Province
de Breffe.
Preflier , entretenu par M. l'Intendant
de Moulins.
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Résumé : ANNÉE 1762. MALADIE Épidémique dans la Paroisse de Sauvagnat en Auvergne & autres Paroisses voisines.
En 1762, une épidémie a touché la paroisse de Sauvagnat en Auvergne et les paroisses environnantes. Du 21 septembre au 4 octobre, les élèves de l'École Royale Vétérinaire ont soigné avec succès 28 bovins et administré des remèdes préventifs à 221 autres bêtes à cornes. Durant cette période, 250 bêtes à cornes sont mortes à Sauvagnat. Aucun animal traité par des particuliers n'a été guéri. Sur ordre de M. de Bourgelat, la méthode de traitement a été transmise à M. le Bailli d'Hermans. Les élèves ont formé les habitants à soigner leurs animaux. Les rapports des élèves, validés par M. le Bailli d'Hermans et M. le Curé de Sauvagnat, détaillaient les interventions. Les élèves impliqués étaient Bredin, Moret, Bloufard et Preflier, soutenus respectivement par la ville d'Auxonne, la ville de Châlons-sur-Saône, la province de Bretagne et M. l'Intendant de Moulins.
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12
p. 206-208
Par Permission de Monseigneur le Lieutenant Général de Police.
Début :
Le Sieur ROUSSEL donne avis au Public qu'il a trouvé un Reméde [...]
Mots clefs :
Cor de pied, Traitement, Soulagement, Remède, Maux, Topique, Emplâtre, Verrue plantaire, Guérison, Patients
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Par Permission de Monseigneur le Lieutenant Général de Police.
Par Permiffion de Monfeigneur le Lieutenant»
Général de Police.
LE Sieur ROUSSEL donne avis au Public qu'il a
trouvé un Reméde efficace pour les Cors des pieds.
Jufqu'ici ces maux avoient paru ne pas mériter
une attention particuliere , & l'on s'eft contenté
de chercher dans les fecrets douteux de quelques
Empyriques un foulagement , trop fouvent inu
tilement attendu . Il fuffifoit , en diminuant leur
volume par l'amputation , d'en rendre les douleurs
un peu plus fupportables. Beaucoup de perfonnes,
ou rifqucient les inconvéniens dangcreux qui
réfultent tous les jours de pareilles opérations , ou
aimoient mieux fouffrir les maux que caufent les
Cors , plutôt que d'endurer la compreffion ou l'introduction
d'aucun corps étranger. Aujourd'hui
l'expérience a fait trouver une Topique auffi fûr
coni e ce mal , qu'il eft aifé de l'employer. Un
morceau de toile noire , ou de foie , enduit du médicament
dont il s'agit , a la vertu d'ôter très
promptement la douleur des Cors , de les amollir
, & de les faire mourir par fucceffion de temps.'
On en forme une Emplâtre un peu plus large
que le mal , que l'on enveloppe d'une bandelette
après avoir coupé le Cors . Au bout de huit jours
on peut lever ce premier appareil; & remettre une
autre Emplâtre pour autant de temps . Ce Reméde
eft auffi efficace pour les Verrues ou Poireaux ,
ayant foin d'en relever l'Emplâtre, d'en fubftituer
une autre à la place , tous les deux jours , pendant
T'efpace de huit ou dixjours.
NOVEMBRE. 1764. 267
Un grand nombre de perfonnes ont été parfaitement
guéries par l'ufage de ce Topique ;
entr'autres :
M. de la Place , Auteur du Mercure , rue Fromenteau.
M. Baret , Maître de Langues de la Cour de
Munich actuellement à Paris , rue S. Etienne des
Grès , près le College de Lyfieux.
M. David , Marchand Mercier & Négociant ,
rue Beaurepaire.
M. & Madame Thibault , Maître Plombier ,
rue S. Sauveur.
Madame la Comteffe de Stainville , rue S.
Dominique, au coin de la rue de Bourgogne.
L'Epoufe de M. de Menjeville , Maréchal de
Camp , rue couture Sainte - Catherine au Marais .
Mademoiſelle Thumérie fa tante ,
Limoges au Marais.
" rue de
Madame Pelerin , rue du Rempart S. Honoré.
M. Billecoq , Fermier du Roi & Receveur à la
Barrière du Roulle.
M. l'Abbé l'Huillier , chez M. de Graffin ,
rue Sainte-Croix de la Bretonnerie.
Le Maître d'Hôtel de M. de Sainte- Croix
même rue.
Mademoiſelle Maignon , à l'Hôtel Torpanne ,
rue des Bernardins .
Madame Forbet , Marchande de Ceinturons ,
fur le Pont S. Michel.
Mademoiſelle Thomas , Maîtreffe Couturiere ,
au Bras d'or , rue S. Louis , près le Palais.
M. Duclos , Marchand Horloger , & la gouvernante
, dans la même rue.
M. Ritter , Horloger , dans la maison de M.
Barat , Place Dauphine.
Madame Michel , Horlogere , dans la maiſon
de M. le Normand , Place Dauphine.
208 MERCURE DE FRANCE.
Dom de Méromont , Feuillant.
M. Langevin , Marchand de Parafol , dans S.
Denis de la Chartre , dans le grand Escalier.
M. Goffet le jeune , chez Monfeigneur le Comte
de Saint - Florentin .
La Gouvernante des Enfans de M. de Norville
Receveur Général des Maréchauffées de France ,
rue dugrand Chantier.
Plufieurs perfonnes de Génêve ont écrit à M.
Bernier , Bourgeois , chez M. Rouſſeau , rue
Notre- Dame des Victoires , qu'ils étoient trèscontens
de l'onguent du fieur ROUSSEL pour les
Cors , & qu'ils le prient de vouloir bien leur en
renvoyer quatre Boetes , tenant un quarteron
chacune , c'est-à- dire une livte d'Onguent.
Le prix des Boëtes à douze Mouches eft de 3
livres.
I
t
Celui des Boétés à fix Mouches eft de 1 livres
10 fols.
La demeure du fieur ROUSSEL eft chez le fieur
Dumont , rue Jean-de- l'Epine , près la Grève ,
l'Hôtel du S. Efprit, où on le trouvera toujours , ou
une Perfonne qui le repréſentera .
Général de Police.
LE Sieur ROUSSEL donne avis au Public qu'il a
trouvé un Reméde efficace pour les Cors des pieds.
Jufqu'ici ces maux avoient paru ne pas mériter
une attention particuliere , & l'on s'eft contenté
de chercher dans les fecrets douteux de quelques
Empyriques un foulagement , trop fouvent inu
tilement attendu . Il fuffifoit , en diminuant leur
volume par l'amputation , d'en rendre les douleurs
un peu plus fupportables. Beaucoup de perfonnes,
ou rifqucient les inconvéniens dangcreux qui
réfultent tous les jours de pareilles opérations , ou
aimoient mieux fouffrir les maux que caufent les
Cors , plutôt que d'endurer la compreffion ou l'introduction
d'aucun corps étranger. Aujourd'hui
l'expérience a fait trouver une Topique auffi fûr
coni e ce mal , qu'il eft aifé de l'employer. Un
morceau de toile noire , ou de foie , enduit du médicament
dont il s'agit , a la vertu d'ôter très
promptement la douleur des Cors , de les amollir
, & de les faire mourir par fucceffion de temps.'
On en forme une Emplâtre un peu plus large
que le mal , que l'on enveloppe d'une bandelette
après avoir coupé le Cors . Au bout de huit jours
on peut lever ce premier appareil; & remettre une
autre Emplâtre pour autant de temps . Ce Reméde
eft auffi efficace pour les Verrues ou Poireaux ,
ayant foin d'en relever l'Emplâtre, d'en fubftituer
une autre à la place , tous les deux jours , pendant
T'efpace de huit ou dixjours.
NOVEMBRE. 1764. 267
Un grand nombre de perfonnes ont été parfaitement
guéries par l'ufage de ce Topique ;
entr'autres :
M. de la Place , Auteur du Mercure , rue Fromenteau.
M. Baret , Maître de Langues de la Cour de
Munich actuellement à Paris , rue S. Etienne des
Grès , près le College de Lyfieux.
M. David , Marchand Mercier & Négociant ,
rue Beaurepaire.
M. & Madame Thibault , Maître Plombier ,
rue S. Sauveur.
Madame la Comteffe de Stainville , rue S.
Dominique, au coin de la rue de Bourgogne.
L'Epoufe de M. de Menjeville , Maréchal de
Camp , rue couture Sainte - Catherine au Marais .
Mademoiſelle Thumérie fa tante ,
Limoges au Marais.
" rue de
Madame Pelerin , rue du Rempart S. Honoré.
M. Billecoq , Fermier du Roi & Receveur à la
Barrière du Roulle.
M. l'Abbé l'Huillier , chez M. de Graffin ,
rue Sainte-Croix de la Bretonnerie.
Le Maître d'Hôtel de M. de Sainte- Croix
même rue.
Mademoiſelle Maignon , à l'Hôtel Torpanne ,
rue des Bernardins .
Madame Forbet , Marchande de Ceinturons ,
fur le Pont S. Michel.
Mademoiſelle Thomas , Maîtreffe Couturiere ,
au Bras d'or , rue S. Louis , près le Palais.
M. Duclos , Marchand Horloger , & la gouvernante
, dans la même rue.
M. Ritter , Horloger , dans la maison de M.
Barat , Place Dauphine.
Madame Michel , Horlogere , dans la maiſon
de M. le Normand , Place Dauphine.
208 MERCURE DE FRANCE.
Dom de Méromont , Feuillant.
M. Langevin , Marchand de Parafol , dans S.
Denis de la Chartre , dans le grand Escalier.
M. Goffet le jeune , chez Monfeigneur le Comte
de Saint - Florentin .
La Gouvernante des Enfans de M. de Norville
Receveur Général des Maréchauffées de France ,
rue dugrand Chantier.
Plufieurs perfonnes de Génêve ont écrit à M.
Bernier , Bourgeois , chez M. Rouſſeau , rue
Notre- Dame des Victoires , qu'ils étoient trèscontens
de l'onguent du fieur ROUSSEL pour les
Cors , & qu'ils le prient de vouloir bien leur en
renvoyer quatre Boetes , tenant un quarteron
chacune , c'est-à- dire une livte d'Onguent.
Le prix des Boëtes à douze Mouches eft de 3
livres.
I
t
Celui des Boétés à fix Mouches eft de 1 livres
10 fols.
La demeure du fieur ROUSSEL eft chez le fieur
Dumont , rue Jean-de- l'Epine , près la Grève ,
l'Hôtel du S. Efprit, où on le trouvera toujours , ou
une Perfonne qui le repréſentera .
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Résumé : Par Permission de Monseigneur le Lieutenant Général de Police.
Le Sieur ROUSSEL, autorisé par Monseigneur le Lieutenant Général de Police, annonce un remède efficace pour les cors des pieds. Jusqu'alors, les traitements étaient douteux ou impliquaient l'amputation, souvent avec des résultats inutiles ou dangereux. ROUSSEL propose une topique appliquée sur un morceau de toile noire ou de foie, soulageant rapidement la douleur et éliminant les cors. Ce remède, sous forme d'emplâtre renouvelé tous les huit jours, est également efficace contre les verrues, avec un renouvellement tous les deux jours pendant huit à dix jours. De nombreuses personnes, y compris M. de la Place, M. Baret et Madame la Comtesse de Stainville, ainsi que des habitants de Genève, ont été guéries par ce traitement. Les prix des boîtes de médicament sont de 3 livres pour douze mouches et de 1 livre 10 sols pour six mouches. ROUSSEL peut être contacté chez le Sieur Dumont, rue Jean-de-l'Épine, près la Grève, à l'Hôtel du Saint-Esprit.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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