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Titre et contenu
Titre: Autre de Montelimart, touchant le mesme sujet, [titre d'après la table]Premiers mots: Il y a lieu d'esperer qu'il en sera bien tôt tout à fait banny. [...] Domaines: Théologie, religion, Sciences politiques, HistoireMots clefs: Montélimar, Troubles, Prétendus réformés, Temple, Louis le Grand, Ennemis de la religion, Évêque de Valence, Hérésie, Démolition, Édits, Consistoire, Ordonnance, Procès, Muraille, Croix, Cérémonie royale, Inscriptions, Louanges au roi, ConversionsForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Relation / Nouvelle politique
Auteur et provenance du texte
Résumé (IA)
Le texte relate la démolition du temple protestant de Montélimar, situé dans la province de Dauphiné, une région marquée par des troubles religieux. En 1599, le connétable de Lesdiguières fit construire ce temple, financé par lui-même et des particuliers, qui resta debout près d'un siècle. Sous le règne de Louis XIV, connu pour son zèle envers la religion catholique, le temple fut démoli. L'évêque Daniel de Cosnac, nommé par le roi, joua un rôle clé dans cette destruction. Un procès fut intenté contre le ministre du temple, Chirou, et une femme relaps, Amabile Chaufin, menant à l'interdiction du protestantisme à Montélimar. Le temple fut rasé en août 1685 et ses fondations détruites en septembre suivant. Une croix fut érigée à sa place et bénie par l'évêque de Valence en avril 1686. En mai 1685, une nouvelle cloche dédiée au Chapitre fut bénie à Montélimar en présence de M. d'Herbigny. Les religieux offrirent leur ancienne cloche, qui fut enterrée. La nouvelle cloche fut remise par M. Remond, chanoine, avec M. Fargier comme parrain et Madame de Combeaumont comme marraine. Cette dame, convertie depuis environ quatre ans, est reconnue pour sa piété et son zèle pour la religion catholique. À l'arrivée de l'évêque, M. Baile, lieutenant général, prononça un discours élogieux, et M. du Claux, président à l'élection, fut complimenté pour son mérite. Après une prédication de M. Faure, une procession se dirigea vers le temple, accompagnée par les cloches sonnant. Le comte de Virville, gouverneur de Montélimar, organisa une réception et aligna la bourgeoisie et la garnison de la citadelle pour saluer l'évêque. Après la bénédiction, l'évêque reçut l'abjuration d'une femme et d'un gentilhomme, et une messe solennelle fut chantée par la musique des villes voisines.
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