Titre et contenu

Titre:

LETTRE de M. Simonnet d'Heurgeville, au sujet des Réflexions sur la Politesse, publiées dans le II . Volume du Mercure de Juin dernier.

Titre d'après la table:

Lettre au sujet des Réfléxions sur la politesse,

Premiers mots: Il m'a paru, Monsieur, que plusieurs des Réflexions sur la Politesse, inserées [...] Domaines: PhilosophieMots clefs: Lettre, Prieur, Politesse, Dérèglements, Société, Noble, Manière fine, Bienséance, Solide, Essentiel

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Est rédigé par: M. Simonnet Activité de l'auteur: Prieur d'HeurgevilleGenre de l'auteur: HommeLieu indiqué: Heurgeville

Résumé

M. Simonnet d'Heurgeville critique les Réflexions sur la Politesse publiées dans le Mercure de Juin, estimant qu'elles autorisent des dérèglements contraires au bon ordre et au bien de la société. Il reconnaît que la politesse est une matière délicate et que les réflexions, bien que souvent judicieuses, ne le sont pas toujours. L'auteur des Réflexions définit la politesse par un air, une façon et une manière de parler et d'agir qui plaît, noble, aisée, fine et délicate. M. Simonnet conteste cette définition exclusive, arguant qu'un homme obligeant, serviable, complaisant et civil peut également être poli, même s'il manque du 'sublime' de la politesse. Il distingue deux types de politesse : positive (faire et dire des choses polies) et négative (ne rien faire et ne rien dire d'impoli). Selon lui, un honnête homme, bien que peut-être impoli au sens positif, est poli au sens négatif et possède une grande partie de la politesse qui consiste à souffrir l'impolitesse des autres. M. Simonnet critique également l'idée que la politesse nécessite du déguisement et de l'adulation, et qu'elle exclut la sincérité. Il argue que la sincérité, bien encadrée, n'est pas incompatible avec la politesse. Il conclut que la politesse véritable doit tempérer les rigueurs de la sincérité et la faire apparaître avec grâce et noblesse, sans nécessiter de feinte ou de dissimulation. Le texte, daté de novembre 1731, discute de la politesse et de la flatterie, qualifiant cette dernière de 'honteuse bassesse' incompatible avec la véritable politesse. La politesse est décrite comme un art permettant de gérer l'orgueil et la vanité sans les alimenter. Elle doit être utilisée pour blâmer ou reprendre avec délicatesse et adresse, afin de ne pas offenser. L'auteur conteste certaines méthodes proposées pour perfectionner la politesse, notamment l'idée de fréquenter des gens impolis pour mieux apprécier la politesse. Il souligne que le mauvais exemple corrompt plus facilement que le bon exemple ne redresse. Le texte aborde également la question des modèles de politesse, suggérant que les femmes offrent des exemples accomplis en la matière. Il distingue trois types de mérites associés à la politesse : estimable, aimable et agréable, et conclut en se déclarant amateur de justice et de sincérité, tout en espérant la faveur du public.

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Copie numérique :
1731, 11, 12, vol. 1-2