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1
p. 94-95
Jeux de Quadrille, &c. [titre d'après la table]
Début :
Les Jeux de Quadrille & de Quintille, de la maniere dont on les [...]
Mots clefs :
Jeux, Quadrille
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texteReconnaissance textuelle : Jeux de Quadrille, &c. [titre d'après la table]
LEs Jeux de Quadrille &'deQuintille
, de la maniere dont on les'
joiie presentement , avec les regles éta
blies par l'usage, & un Recueil de dé.-
cisions nouvelles fur les diffìcultez, &j
incidens qui' peuvent1 survenir. 'Au Palais,
chez le Gras 1724,. brochure' in 12-
pag. 103. ; .
C'est ici une fuite des Jeux Histori.r.
lîques & Académiques'. Les hommes rï'eT
sçauroient être desceuvrez. Le íàng qut
circule toôjoars dans nos veúoes.. paité;
les esprits animaux dans les muscles .qui
fervent à divers mouvemens ; & lorsque'
ces esprits ne font point déterminez par
des occùpatioíits utiles 01» indiííêfenPesíy..
il. est dangereux -. qu'ils . n'excitení des*i
mouvemens nuiíìBles. t ; ./.ti:
Les Jeux ont donc. leur utilité.* parceA
qu'ils occupent , pourvu qu'ils n'occu
pent point trop. Mad. Deshoulieres , a
dit qu'il faut seulement que le l'eu nous
a use. Les jeux fans regles , font une
source de dispute > chacun croit & veut
-T.' avoiï
JANVIER 1714: ' 9f
áyoir raison , c'est pour prévenir cet in
convenient qu'on nous donne ici les re
gles du Quadrille , & du Quintille. , qui
depuis quelques années font devenus à'
la mode en ce pays.ci. lira à la fin un
petit Recueil de décisions fur les cas dif
ficiles , & un petit Dictionnaire des ter
mes du Jeu de Quadrille. On peut dire
des Jeux comme des alimens : Omrita ba
ttu bonis, omnia mala rnalis.
, de la maniere dont on les'
joiie presentement , avec les regles éta
blies par l'usage, & un Recueil de dé.-
cisions nouvelles fur les diffìcultez, &j
incidens qui' peuvent1 survenir. 'Au Palais,
chez le Gras 1724,. brochure' in 12-
pag. 103. ; .
C'est ici une fuite des Jeux Histori.r.
lîques & Académiques'. Les hommes rï'eT
sçauroient être desceuvrez. Le íàng qut
circule toôjoars dans nos veúoes.. paité;
les esprits animaux dans les muscles .qui
fervent à divers mouvemens ; & lorsque'
ces esprits ne font point déterminez par
des occùpatioíits utiles 01» indiííêfenPesíy..
il. est dangereux -. qu'ils . n'excitení des*i
mouvemens nuiíìBles. t ; ./.ti:
Les Jeux ont donc. leur utilité.* parceA
qu'ils occupent , pourvu qu'ils n'occu
pent point trop. Mad. Deshoulieres , a
dit qu'il faut seulement que le l'eu nous
a use. Les jeux fans regles , font une
source de dispute > chacun croit & veut
-T.' avoiï
JANVIER 1714: ' 9f
áyoir raison , c'est pour prévenir cet in
convenient qu'on nous donne ici les re
gles du Quadrille , & du Quintille. , qui
depuis quelques années font devenus à'
la mode en ce pays.ci. lira à la fin un
petit Recueil de décisions fur les cas dif
ficiles , & un petit Dictionnaire des ter
mes du Jeu de Quadrille. On peut dire
des Jeux comme des alimens : Omrita ba
ttu bonis, omnia mala rnalis.
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Résumé : Jeux de Quadrille, &c. [titre d'après la table]
La brochure 'Les Jeux de Quadrille & de Quintille', publiée en 1724 par le Gras, expose les règles des jeux de Quadrille et de Quintille selon les usages établis. Elle inclut un recueil de décisions nouvelles pour résoudre les difficultés et incidents pouvant survenir. L'auteur souligne l'utilité de ces jeux pour occuper les esprits de manière constructive, évitant ainsi des comportements nuisibles. Les jeux structurés, comme le Quadrille et le Quintille, sont préférables aux jeux sans règles, qui peuvent engendrer des disputes. La brochure se conclut par un recueil de décisions sur les cas difficiles et un dictionnaire des termes du jeu de Quadrille. Madame Deshoulières est citée, soulignant que les jeux doivent être bénéfiques sans occuper trop de temps.
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2
p. 95-98
« ECOLE DE MARS, ou Memoires instructifs sur toutes les parties qui composent [...] »
Début :
ECOLE DE MARS, ou Memoires instructifs sur toutes les parties qui composent [...]
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texteReconnaissance textuelle : « ECOLE DE MARS, ou Memoires instructifs sur toutes les parties qui composent [...] »
Ecole de Mails ou M emoir es ins
tructifs fus toutes les parties qui compo
sent le Corps Militaire en France, avec
leur origine.& les differentes manoeuvres
au (quelles elles sont employées. Par Ai* .
Guignard, Chevalier de S. Louis , Lieu
tenant Colonel du Regiment d'Infanterig
de ThtL z. vol. in 4*. enrichis. d'un
grand nombre de figures. taris , chez
Simart , rue S. Jacques 1723.
L'Histoire Ecclesiastique & Civile
de la Ville & du Comté d'Evreux Par
M. le Brasseur., Aumônier du Conseil „
& Bibliothecaire de M. le Chancelier
Dague/seau. A Paris , chez Barrois , vol.
in 4°.
Histoire générale de la Danse ,
&erée Se pçofane, Sec. avec un supplç.
... . . E ni). ment
9& MERCURE DE FRANCE.
ment de l'Histoire de la Musique , & le
paralelle de la Peinture & de la Poesie.
Par M. Bonnet , ancien Payeur des Ga
ges du Parlement. A Paris , chez d'Houriy
ruë de la Harpe , in 1 2 . de 269. pages.
BrBLioTHEcA Sacra , &c. Bibliothe
que Sacrée , di visée en deux parties. Par
i'e Pere h Long, Prêtre de l'Oratoire. A'
Paris , chez F. Montaiant , Quay des
Augustins 1723. 2- vol. in fol.
Suite de Pièces de Deslus &c de
Pardeísus de Viole, & trois Sonates ,
avec les Basiès.continuës qui se peuvent
' joiier sur la Viole , la Flute Traversiere,.
& autres Instrumens. Par M. Marc.
Livre r. dédié à S. A. S. Mademoiselle
de la Roche-sur. Yon. A Paris , chez.
f'Auteur , rué du Haut-Moulin , derriere
S. Denis de la Chartre , a la Croix d'Or,
chez. M. Barré, Orfèvre, & chez. le
fieur Boivin , rué S. Honoré , a la Regle
v d'Or 1724. in fol. de 41. pages. Le prix
est de 6. liv.
Livre de Pieces de Clavecin , conte
nant plusieurs Divertiíïèmens , dont les
principaux íònt , les caracteres de la
Guerre , ceux de la Chaise , & la Fête
de Vilìage. Dédié au Roy. Par Franpì's
Dan~
JAN V I E R X724/ yf
Dandrieu , Organiste de la Chapelle de
S. M. & de la Paroisse S. Merry 1714*
A Paris, chez l'Auteur ,.ruë Sainte Anne,
près le Palais, Se ^ la Regle d'Or, rue
S. Honoré , chez Boivin ,. in fol. de 65.
pages , íàns l'Epître la .Preface Se la
Table. Le prix est de 15. liv. en blanc.
Ce livre est orné d'un très.beau fron-..
tiípice , gravé par C. Simonneaù , où la
Guerre , la Chasse, & la Fête Cham,
pêtre íònt très.bietfearacterisées. Cet or
nement, la propreté dont tout l'ouvrage
est gravé ; & plus que tout, le merite &
la réputation de l'Auteur, doivent faire
rechercher ces Pieces avec empreslèment,
par les Musiciens, & par les amateurs
de Musique , qui sont aujourd'hui en si
grand nombre.
Traite' Philosophique de íafoiblesle
de l'eíprit humain. Par M Huet , ancien'
Evêque £ Avranches. A Amsterdam*,.
chez H. du Sauzet 172 J. 'in 8 0 de i y 6 -.
sages , fans ïavertissement , l'éloge de M*
Huet , & la Table des Chapitres , qui
contiennent 40. pages.
Le Gage Touche', Histoire Galante*
chez. le même Libraire , 2.. vol. in 12,
avec figures.
Ey His>
9 g MERCURE DE FRAfcCfEV
Histoire du Concile de Trente }
& des choses qui se sont passées en Eu
rope touchant la Religion , depuis la
convocation de ce Concile jusqu'à la fin.
Par feu M. Louis Elies du Pm , Uoiïeur
en Theologie de la Faculté dje Pans > &
Professeur Royal en Philosophie. A Bru
xelles , chez S. Tíèrstevens 172 1.
tructifs fus toutes les parties qui compo
sent le Corps Militaire en France, avec
leur origine.& les differentes manoeuvres
au (quelles elles sont employées. Par Ai* .
Guignard, Chevalier de S. Louis , Lieu
tenant Colonel du Regiment d'Infanterig
de ThtL z. vol. in 4*. enrichis. d'un
grand nombre de figures. taris , chez
Simart , rue S. Jacques 1723.
L'Histoire Ecclesiastique & Civile
de la Ville & du Comté d'Evreux Par
M. le Brasseur., Aumônier du Conseil „
& Bibliothecaire de M. le Chancelier
Dague/seau. A Paris , chez Barrois , vol.
in 4°.
Histoire générale de la Danse ,
&erée Se pçofane, Sec. avec un supplç.
... . . E ni). ment
9& MERCURE DE FRANCE.
ment de l'Histoire de la Musique , & le
paralelle de la Peinture & de la Poesie.
Par M. Bonnet , ancien Payeur des Ga
ges du Parlement. A Paris , chez d'Houriy
ruë de la Harpe , in 1 2 . de 269. pages.
BrBLioTHEcA Sacra , &c. Bibliothe
que Sacrée , di visée en deux parties. Par
i'e Pere h Long, Prêtre de l'Oratoire. A'
Paris , chez F. Montaiant , Quay des
Augustins 1723. 2- vol. in fol.
Suite de Pièces de Deslus &c de
Pardeísus de Viole, & trois Sonates ,
avec les Basiès.continuës qui se peuvent
' joiier sur la Viole , la Flute Traversiere,.
& autres Instrumens. Par M. Marc.
Livre r. dédié à S. A. S. Mademoiselle
de la Roche-sur. Yon. A Paris , chez.
f'Auteur , rué du Haut-Moulin , derriere
S. Denis de la Chartre , a la Croix d'Or,
chez. M. Barré, Orfèvre, & chez. le
fieur Boivin , rué S. Honoré , a la Regle
v d'Or 1724. in fol. de 41. pages. Le prix
est de 6. liv.
Livre de Pieces de Clavecin , conte
nant plusieurs Divertiíïèmens , dont les
principaux íònt , les caracteres de la
Guerre , ceux de la Chaise , & la Fête
de Vilìage. Dédié au Roy. Par Franpì's
Dan~
JAN V I E R X724/ yf
Dandrieu , Organiste de la Chapelle de
S. M. & de la Paroisse S. Merry 1714*
A Paris, chez l'Auteur ,.ruë Sainte Anne,
près le Palais, Se ^ la Regle d'Or, rue
S. Honoré , chez Boivin ,. in fol. de 65.
pages , íàns l'Epître la .Preface Se la
Table. Le prix est de 15. liv. en blanc.
Ce livre est orné d'un très.beau fron-..
tiípice , gravé par C. Simonneaù , où la
Guerre , la Chasse, & la Fête Cham,
pêtre íònt très.bietfearacterisées. Cet or
nement, la propreté dont tout l'ouvrage
est gravé ; & plus que tout, le merite &
la réputation de l'Auteur, doivent faire
rechercher ces Pieces avec empreslèment,
par les Musiciens, & par les amateurs
de Musique , qui sont aujourd'hui en si
grand nombre.
Traite' Philosophique de íafoiblesle
de l'eíprit humain. Par M Huet , ancien'
Evêque £ Avranches. A Amsterdam*,.
chez H. du Sauzet 172 J. 'in 8 0 de i y 6 -.
sages , fans ïavertissement , l'éloge de M*
Huet , & la Table des Chapitres , qui
contiennent 40. pages.
Le Gage Touche', Histoire Galante*
chez. le même Libraire , 2.. vol. in 12,
avec figures.
Ey His>
9 g MERCURE DE FRAfcCfEV
Histoire du Concile de Trente }
& des choses qui se sont passées en Eu
rope touchant la Religion , depuis la
convocation de ce Concile jusqu'à la fin.
Par feu M. Louis Elies du Pm , Uoiïeur
en Theologie de la Faculté dje Pans > &
Professeur Royal en Philosophie. A Bru
xelles , chez S. Tíèrstevens 172 1.
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Résumé : « ECOLE DE MARS, ou Memoires instructifs sur toutes les parties qui composent [...] »
Le document recense diverses publications parues entre 1723 et 1724. 'Ecole de Mails ou Mémoires instructifs' de Guignard, Chevalier de S. Louis, explore les différentes parties du Corps Militaire en France, leurs origines et manœuvres. 'L'Histoire Ecclesiastique & Civile de la Ville & du Comté d'Evreux' est rédigée par M. le Brasseur, Aumônier du Conseil et Bibliothécaire de M. le Chancelier Daguesseau. 'Histoire générale de la Danse' de M. Bonnet, ancien Payeur des Gages du Parlement, inclut des éléments sur l'histoire de la musique et compare la peinture et la poésie. 'Bibliotheca Sacra' du Père Long, Prêtre de l'Oratoire, est divisée en deux parties. 'Suite de Pièces de Deslus' de Pardeísus de Viole contient des sonates et des bases continues pour divers instruments, dédiée à Mademoiselle de la Roche-sur-Yon. 'Livre de Pièces de Clavecin' de Jean-Baptiste Dandrieu, Organiste de la Chapelle de Sa Majesté et de la Paroisse Saint Merry, inclut des divertissements tels que les caractères de la Guerre, de la Chasse et la Fête de Village, dédié au Roi. 'Traité Philosophique de la faiblesse de l'esprit humain' est l'œuvre de M. Huet, ancien Evêque d'Avranches. 'Le Gage Touché' est une histoire galante. Enfin, 'Histoire du Concile de Trente' de Louis Ellies du Pin traite des événements religieux en Europe depuis la convocation du Concile de Trente jusqu'à sa fin.
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3
p. 98-99
Entretiens des ombres, &c. [titre d'après la table]
Début :
ENTRETIENS DES OMBRES aux Champs Elisées, sur divers sujets d'Histoire, de [...]
Mots clefs :
Ombres
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texteReconnaissance textuelle : Entretiens des ombres, &c. [titre d'après la table]
Entretiens des Ombrés aux. Champs
Elisées , fur divers sujets d'Hiítoire, de
Politiques de Morale .^Ouvrage traduit
de l' Allemand , par M. Valentinlungerman.
A Amsterdam , chez Herman Vytwerfï
Les six -premiers n.ois qui font le'
premier volume contiennent 614. pages.
. On attribue cet ouvrage à diversespersonnes
: les uns croyent qu'ils font de'
l'Auteur qui est nommé dans le titre
d'autres l'attribuent à une Damoiselle de
beaucoup d'esprit qui s'est cachée sous ce'
nom , &' d'autres enfin croyent y reconnoître
Un homme de Lettres qui fait ion1
iejour en Hollande. Quoiqu'il en soit de
l'Auteur de ces Entretiens qui proisfent
tous les mois , on «peut juger par son
stile qu'il a beaucoup de feu St d'agré
ment , & qu'il merite aííez le nom qu'il'
s'est donné , supposé que ce ne soit pas
le íien.
Ce Traducteur nous apprend dans lé
JANVIER 1724. &
tnier avertissement, que depuis qu'il est
naturalisé en France , il doit regarder
ce Royaume comme íâ Patrie , & en
procurer la gloire par tous les moyens
honnêtes qui font en íòn pouvoir. Ce n'est
pas d'aujourd'hui , dit. il , que fat re
marqué que Messieurs les Allemands ft
font enrichis aux dépens de la Litterature
françoise. Il ne parott pas un bon livre.
qu'ils m traduisent presque auffi.tot. Il est
temps d'user de represailles a noire' tour ,
& lorsque nous les trouverons pillables y
il ne faut pas se faire. un scrupule de pro
fiter des ouvrages qu'ils publient' en leur
langue. Il declare eníuite que son deísein
n'est pas de traduire en Notaire ,- & de
mot à mot. Il tient parole, & ion ou
vrage n'est rien moins qu'une traduct'on,.
car il n'a tout au plus pris de son origi
nal que les noms des interlocuteurs.
Elisées , fur divers sujets d'Hiítoire, de
Politiques de Morale .^Ouvrage traduit
de l' Allemand , par M. Valentinlungerman.
A Amsterdam , chez Herman Vytwerfï
Les six -premiers n.ois qui font le'
premier volume contiennent 614. pages.
. On attribue cet ouvrage à diversespersonnes
: les uns croyent qu'ils font de'
l'Auteur qui est nommé dans le titre
d'autres l'attribuent à une Damoiselle de
beaucoup d'esprit qui s'est cachée sous ce'
nom , &' d'autres enfin croyent y reconnoître
Un homme de Lettres qui fait ion1
iejour en Hollande. Quoiqu'il en soit de
l'Auteur de ces Entretiens qui proisfent
tous les mois , on «peut juger par son
stile qu'il a beaucoup de feu St d'agré
ment , & qu'il merite aííez le nom qu'il'
s'est donné , supposé que ce ne soit pas
le íien.
Ce Traducteur nous apprend dans lé
JANVIER 1724. &
tnier avertissement, que depuis qu'il est
naturalisé en France , il doit regarder
ce Royaume comme íâ Patrie , & en
procurer la gloire par tous les moyens
honnêtes qui font en íòn pouvoir. Ce n'est
pas d'aujourd'hui , dit. il , que fat re
marqué que Messieurs les Allemands ft
font enrichis aux dépens de la Litterature
françoise. Il ne parott pas un bon livre.
qu'ils m traduisent presque auffi.tot. Il est
temps d'user de represailles a noire' tour ,
& lorsque nous les trouverons pillables y
il ne faut pas se faire. un scrupule de pro
fiter des ouvrages qu'ils publient' en leur
langue. Il declare eníuite que son deísein
n'est pas de traduire en Notaire ,- & de
mot à mot. Il tient parole, & ion ou
vrage n'est rien moins qu'une traduct'on,.
car il n'a tout au plus pris de son origi
nal que les noms des interlocuteurs.
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Résumé : Entretiens des ombres, &c. [titre d'après la table]
L'ouvrage 'Entretiens des Ombrés aux Champs' est une traduction française d'un texte allemand réalisée par M. Valentinlungerman. Publié à Amsterdam par Herman Vytwerf, le premier volume compte 614 pages. L'auteur de l'œuvre originale est incertain : certains attribuent le texte à l'auteur nommé dans le titre, d'autres à une dame spirituelle, et d'autres encore à un homme de lettres vivant en Hollande. Le style de l'auteur est décrit comme vif et agréable. Dans un avertissement daté de janvier 1724, le traducteur, naturalisé en France, exprime son désir de contribuer à la gloire de la France par des moyens honnêtes. Il note que les Allemands enrichissent souvent leur littérature en traduisant des œuvres françaises et propose de traduire des œuvres allemandes pour en tirer profit. Le traducteur précise que sa traduction n'est pas littérale mais adaptée, conservant uniquement les noms des interlocuteurs de l'original.
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4
p. 99-102
« OEUVRES de M. l'Abbé de S. Real, nouvelle édition. A la Haye, chez les [...] »
Début :
OEUVRES de M. l'Abbé de S. Real, nouvelle édition. A la Haye, chez les [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « OEUVRES de M. l'Abbé de S. Real, nouvelle édition. A la Haye, chez les [...] »
0EUVR.T.S de M. l'Abbé de S.' Reaí,
nouvelle édition. A la. Haye, chez les
freres Vaillant, & N. Prevost 1722,
j. vol. in fi.
De la Plúralite' des Mondes. Paf
Chrétien Huyghem. A la Haye , chéX^.
J. Neaulme , vol. in íi. Le même Li
braire imprime in r 2. la vie de M. Bayle,
avec des remarques curieuses.
.ioo MERCURE DE FRANCE;
Lvcje Tozzi , Opera Medica omníaj
&c. Traitez. de Medecine , de"Ai.-ToK.zJ,
Medecin Napolitain , divifil^jn cinq vo
lumes. in 4P. A Venise , chez Nicolas.
Pezzana 17 z 1 .
On trouve dans ce livre une infinité
de remedes pour toutes sortes de mala
dies. On a eu soin de faire remarquer
ceux qui sont les plus efficaces , & les
plus éprouvez.
Gatinetto Akmonico pieno d'iní7-
tromenti sonori , indicati , spiegati , e di
nuovo corretti ed accresciuti dal Padre
Philippo Bonanni delia Compagnia di
Giefu , offerti al S. Rè David. In Roma;
nella Stamperia di Giorgio Plack 1723.
Ce curieux ouvrage est accompagné de
quantité de figures-
On a imprimé à Verone chez Jacques.
Vallarsi un Teatro ltalìano. C'est un choix
des plus excellentes Tragedies Italien
nes pour l'ufàge de la scene. Le premier
tome qu'il donne au public contient h.
Sophonisbe du Triíîîn , i'Oreste du Rucel-
Iai , qui a été representée , & qui a été
fort applaudie, mais qui n'a jamais été
imprimée ; ì'Edipe de Sophocle , tra
duite par le Justinien & la Merope dix
Totelìi.
JANVIER 1714. m
On donne avis au public qu'il va paroître
une nouvelle édition de l'Histoire
dela Bible, volume in-folio avec 267'.
planches par souscription en faveur des
pauvres , le prix fera de 4. liv. 10. fols
pour ceux qui auront souícrit ; Se 6. lin
pour ceux qui n'auront pas souícrits elles
íeront ouvertes depuis le premier Fe
vrier jusqu'à la fin du mois de Mars.
On délivrera les exemplaires au mois
de May prochain , chez Alexis de la
Roche , Quay des Augustins , proche la
rue Gille.coeur,. à l'Esperance , & chez
"Lesclapart, du.côté du Pont Si Michel, à.
l'Esperance couronnée.
Le nouveau Coutumier generai , pour'
lequel on a souícrit est en vente , & l'on
délivrera les exemplaires aux Souscrip
teurs r Je ij. Fevrier à Paris , chez les
sieurs Brunet & le Gras, Libraires au
Palais , & CL Robustel , Libraire , rue
S. Jacques.
Vrìci le Titre du Livre.
Nouveau Coutumier. General, ou
corps de toutes les Coutumes Generales
& particulieres de France , & des Pro
vinces connues fous le nom de Gaules,
avec des Notes de Meísieurs Toussaint
, Ghauvelin, Julien Brodeau , & Jean-
Marie Ricard, Avocats au Parlement,
pintes.
te* MÍRCUït'E DE FRANGE.
pintes aux annotations de MM. Charles
Dumolin, François Ragueau , & Gabriel
Michel de la Roche-Maillet , mis en
ôrdre , &. accompagné de sommaires' en
marge des articles , d'interpretations des
Dictions obscures employées dans 1 estextes
de Listes Alphabetiques des lieux.
regis par chaque Coutume , & enrichi
de nouvelles Notes ., tirées des principa
les observations des Commentateurs > Sc
des jugemens qui ont éclairci ^interpreté
ou corrigé quelques points & articles des
Coutumes. Par M. Charles Antoine Bourdot
de Richebourg ,.. Avocat au Parle
ment ,.4. vol. in.folio.
On imprime actuellement chez Cail-
.feau , Place de Sorbonne , des Medita
tions Chrétiennes pour chaque jour de
Tannée en deux tomes in.douze \ ce Li
vre est .dédié à Madame la Ducheíse de'
Vantadour. Le Pere Chappuis , Jeíùite
de la Province de Lyon , qui est 1 Auteus
de ce Livre, est déja connu par d'autres
ouvrages , & par ses succès dans la] Pré
dication.
nouvelle édition. A la. Haye, chez les
freres Vaillant, & N. Prevost 1722,
j. vol. in fi.
De la Plúralite' des Mondes. Paf
Chrétien Huyghem. A la Haye , chéX^.
J. Neaulme , vol. in íi. Le même Li
braire imprime in r 2. la vie de M. Bayle,
avec des remarques curieuses.
.ioo MERCURE DE FRANCE;
Lvcje Tozzi , Opera Medica omníaj
&c. Traitez. de Medecine , de"Ai.-ToK.zJ,
Medecin Napolitain , divifil^jn cinq vo
lumes. in 4P. A Venise , chez Nicolas.
Pezzana 17 z 1 .
On trouve dans ce livre une infinité
de remedes pour toutes sortes de mala
dies. On a eu soin de faire remarquer
ceux qui sont les plus efficaces , & les
plus éprouvez.
Gatinetto Akmonico pieno d'iní7-
tromenti sonori , indicati , spiegati , e di
nuovo corretti ed accresciuti dal Padre
Philippo Bonanni delia Compagnia di
Giefu , offerti al S. Rè David. In Roma;
nella Stamperia di Giorgio Plack 1723.
Ce curieux ouvrage est accompagné de
quantité de figures-
On a imprimé à Verone chez Jacques.
Vallarsi un Teatro ltalìano. C'est un choix
des plus excellentes Tragedies Italien
nes pour l'ufàge de la scene. Le premier
tome qu'il donne au public contient h.
Sophonisbe du Triíîîn , i'Oreste du Rucel-
Iai , qui a été representée , & qui a été
fort applaudie, mais qui n'a jamais été
imprimée ; ì'Edipe de Sophocle , tra
duite par le Justinien & la Merope dix
Totelìi.
JANVIER 1714. m
On donne avis au public qu'il va paroître
une nouvelle édition de l'Histoire
dela Bible, volume in-folio avec 267'.
planches par souscription en faveur des
pauvres , le prix fera de 4. liv. 10. fols
pour ceux qui auront souícrit ; Se 6. lin
pour ceux qui n'auront pas souícrits elles
íeront ouvertes depuis le premier Fe
vrier jusqu'à la fin du mois de Mars.
On délivrera les exemplaires au mois
de May prochain , chez Alexis de la
Roche , Quay des Augustins , proche la
rue Gille.coeur,. à l'Esperance , & chez
"Lesclapart, du.côté du Pont Si Michel, à.
l'Esperance couronnée.
Le nouveau Coutumier generai , pour'
lequel on a souícrit est en vente , & l'on
délivrera les exemplaires aux Souscrip
teurs r Je ij. Fevrier à Paris , chez les
sieurs Brunet & le Gras, Libraires au
Palais , & CL Robustel , Libraire , rue
S. Jacques.
Vrìci le Titre du Livre.
Nouveau Coutumier. General, ou
corps de toutes les Coutumes Generales
& particulieres de France , & des Pro
vinces connues fous le nom de Gaules,
avec des Notes de Meísieurs Toussaint
, Ghauvelin, Julien Brodeau , & Jean-
Marie Ricard, Avocats au Parlement,
pintes.
te* MÍRCUït'E DE FRANGE.
pintes aux annotations de MM. Charles
Dumolin, François Ragueau , & Gabriel
Michel de la Roche-Maillet , mis en
ôrdre , &. accompagné de sommaires' en
marge des articles , d'interpretations des
Dictions obscures employées dans 1 estextes
de Listes Alphabetiques des lieux.
regis par chaque Coutume , & enrichi
de nouvelles Notes ., tirées des principa
les observations des Commentateurs > Sc
des jugemens qui ont éclairci ^interpreté
ou corrigé quelques points & articles des
Coutumes. Par M. Charles Antoine Bourdot
de Richebourg ,.. Avocat au Parle
ment ,.4. vol. in.folio.
On imprime actuellement chez Cail-
.feau , Place de Sorbonne , des Medita
tions Chrétiennes pour chaque jour de
Tannée en deux tomes in.douze \ ce Li
vre est .dédié à Madame la Ducheíse de'
Vantadour. Le Pere Chappuis , Jeíùite
de la Province de Lyon , qui est 1 Auteus
de ce Livre, est déja connu par d'autres
ouvrages , & par ses succès dans la] Pré
dication.
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Résumé : « OEUVRES de M. l'Abbé de S. Real, nouvelle édition. A la Haye, chez les [...] »
Le document recense diverses publications et annonces éditoriales de 1722 et 1723. Parmi les ouvrages mentionnés, on trouve 'OEUVR.T.S de M. l'Abbé de S.' et 'De la Pluralité des Mondes' de Chrétien Huygens, tous deux publiés à La Haye. Le libraire J. Neaulme imprime 'La vie de M. Bayle' avec des remarques curieuses. En Italie, Luca Tozzi publie 'Opera Medica omnia', un traité de médecine en cinq volumes, à Venise, proposant de nombreux remèdes pour diverses maladies. Philippo Bonanni publie 'Gatinetto Akmonico', accompagné de nombreuses figures, à Rome. À Vérone, Jacques Vallarsi imprime un 'Teatro Italiano' contenant des tragédies italiennes, certaines inédites. Le document annonce également la parution d'une nouvelle édition de l'Histoire de la Bible, avec des planches, dont les souscriptions sont ouvertes jusqu'à la fin mars. Le 'Nouveau Coutumier Général', un recueil des coutumes de France enrichi de notes et d'interprétations par plusieurs avocats au Parlement, est en vente. Enfin, des 'Méditations Chrétiennes' pour chaque jour de l'année, écrites par le Père Chappuis, sont en cours d'impression à Paris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 102-104
Journal des Sçavans. [titre d'après la table]
Début :
Le nouveau Journal des Sçavans que nous avons annoncé, a paru au commencement [...]
Mots clefs :
Journaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Journal des Sçavans. [titre d'après la table]
Le nouveau Journal des Sçavans que
lìous avons annoncé , a paru au commen
cement de l'année , après une interrup
tion de sept mois , fous la forme in 1 2 *
f A N V I 1 R 1714: roi
& îrt 40 l'un & l'autre en caracteres de
Cicero. L'in.quarto est à deux colonnes.,
& contient 65. pages fans l'avertisse-
Hient, & la Table. Cet ouvrage qui doit
paroître regulierement tous les mois fous
cette double forme , se vend jo. ícls^,
chez N. Pissot, Libraire, Quay des Au
gustins , lequel n'a rien ép argné pour la
beauté du papier & des caracteres. L'emprelîèment
avec lequel le tublic com/>
mence à rechercher cet ouvrage periodi
que , fait astèz sentir que la beauté de
l'impreísion n'en est pas le seul merite y
ion succès est dû en effet à un autre chan?
gement , que celui de la forme exte
rieure.
On apprend dans l'avertissement que
les Journalistes renoncent déformais aux
Vacances , & qu'on donnera toujours fans
interruption 12. Journaux par an.
Nous nous éloignerons également , «*
& de la basse flaterie , & de la censure «
atnere ( nous dit.on dans cet avertisse- «
ment ) nous voudrions pouvoir toujours «"
loiier , mais l'équité s'y oppoíe. Le bon «
goût & le progrès des sciences font in. «
fererîêz au discernement des ouvrages. «
Ainsi nous louerons , & nous censure. -
ions aussi quelquefois ; mais quand nous «
ne pourrons donner des éloges ., on s'ap. «
percevra du moins que nous ne préten- "
. dons
Rr* MERCURE DE FRANCE. .
» dons pas rendre des Arrests. A propres
» ment parler nous ne jugerons point >
» nous ne voulons être que les échos des
* íçivans , Ôc dresser touc au plus le dií^
» positif des jugemens qu'ils auront ren-
» dus avant nous , &c.
» Nous dirons à. la louange des Jour-
» naux Litteraires. en generai , que tous
» les Païs où les Lettres fleuriíïent , pro
duisent aujourd'hui de ces ouvrages*
» Comme leur nature est de ne pouvoir
» naître que parmi les nations íça vantes ,
» ils interessent en quelque forte la ré-
»' putation des Etats &c lagloire du Prin-
» ce. On peut dire même que tous les
.» Journaux , de quelque pays qu'ils^nous
»' viennent , font un honneur particulier
» à nôtre nation , parce qu'ils font tous
«► en quelque façon originaires de Fran-
» ce. C'est à Paris que le premier Jour-
» nal est né , &' ce premier Journal a
» dans la fuite servis de modele à tous
» les autres, auífrbien qu'à tous les Mei
» moires des Acadimies de l'Europe. Le
» nôtre est donc comme le pere de tous
» les. Journaux. On' ne fçauroitau moins
» lui contester le droit d'aînesse. Puistè.
» t'il avoir encore la' préeminence du
» merite, qui n'est cependant pas tou*
» jours le partage des aîner.
lìous avons annoncé , a paru au commen
cement de l'année , après une interrup
tion de sept mois , fous la forme in 1 2 *
f A N V I 1 R 1714: roi
& îrt 40 l'un & l'autre en caracteres de
Cicero. L'in.quarto est à deux colonnes.,
& contient 65. pages fans l'avertisse-
Hient, & la Table. Cet ouvrage qui doit
paroître regulierement tous les mois fous
cette double forme , se vend jo. ícls^,
chez N. Pissot, Libraire, Quay des Au
gustins , lequel n'a rien ép argné pour la
beauté du papier & des caracteres. L'emprelîèment
avec lequel le tublic com/>
mence à rechercher cet ouvrage periodi
que , fait astèz sentir que la beauté de
l'impreísion n'en est pas le seul merite y
ion succès est dû en effet à un autre chan?
gement , que celui de la forme exte
rieure.
On apprend dans l'avertissement que
les Journalistes renoncent déformais aux
Vacances , & qu'on donnera toujours fans
interruption 12. Journaux par an.
Nous nous éloignerons également , «*
& de la basse flaterie , & de la censure «
atnere ( nous dit.on dans cet avertisse- «
ment ) nous voudrions pouvoir toujours «"
loiier , mais l'équité s'y oppoíe. Le bon «
goût & le progrès des sciences font in. «
fererîêz au discernement des ouvrages. «
Ainsi nous louerons , & nous censure. -
ions aussi quelquefois ; mais quand nous «
ne pourrons donner des éloges ., on s'ap. «
percevra du moins que nous ne préten- "
. dons
Rr* MERCURE DE FRANCE. .
» dons pas rendre des Arrests. A propres
» ment parler nous ne jugerons point >
» nous ne voulons être que les échos des
* íçivans , Ôc dresser touc au plus le dií^
» positif des jugemens qu'ils auront ren-
» dus avant nous , &c.
» Nous dirons à. la louange des Jour-
» naux Litteraires. en generai , que tous
» les Païs où les Lettres fleuriíïent , pro
duisent aujourd'hui de ces ouvrages*
» Comme leur nature est de ne pouvoir
» naître que parmi les nations íça vantes ,
» ils interessent en quelque forte la ré-
»' putation des Etats &c lagloire du Prin-
» ce. On peut dire même que tous les
.» Journaux , de quelque pays qu'ils^nous
»' viennent , font un honneur particulier
» à nôtre nation , parce qu'ils font tous
«► en quelque façon originaires de Fran-
» ce. C'est à Paris que le premier Jour-
» nal est né , &' ce premier Journal a
» dans la fuite servis de modele à tous
» les autres, auífrbien qu'à tous les Mei
» moires des Acadimies de l'Europe. Le
» nôtre est donc comme le pere de tous
» les. Journaux. On' ne fçauroitau moins
» lui contester le droit d'aînesse. Puistè.
» t'il avoir encore la' préeminence du
» merite, qui n'est cependant pas tou*
» jours le partage des aîner.
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Résumé : Journal des Sçavans. [titre d'après la table]
Le 'Journal des Sçavans' a repris sa publication en janvier 1714 après une interruption de sept mois. Il est désormais disponible en deux formats : in-folio et in-quarto, chacun en caractères de Cicero. Le format in-quarto, à deux colonnes, contient 65 pages, sans compter l'avertissement et la table des matières. Le journal est vendu chez N. Pissot, libraire au Quai des Augustins, qui n'a pas investi dans la qualité du papier ou des caractères. Le succès du journal repose sur une nouvelle politique éditoriale : les journalistes promettent 12 publications par an sans interruption, évitent la flatterie et la censure excessive, tout en reconnaissant parfois la nécessité de critiquer. Ils se présentent comme des échos des savants, dressant un état positif des jugements rendus avant eux. Le texte souligne l'importance des journaux littéraires dans les pays où les lettres fleurissent, soulignant que ces publications intéressent la réputation des États et la gloire des princes. Les journaux littéraires, quel que soit leur pays d'origine, font honneur à la nation française, car le premier journal a été créé à Paris et a servi de modèle à tous les autres. Le 'Journal des Sçavans' est ainsi considéré comme le père de tous les journaux et des mémoires des académies européennes.
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6
p. 105-108
Réception de l'Abbé Alaric à l'Académie Françoise. [titre d'après la table]
Début :
Le Jeudi 30. Decembre dernier M. l'Abbé Alary, prit séance à l'Académie [...]
Mots clefs :
Abbé Alary, Roi, Académie française
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Réception de l'Abbé Alaric à l'Académie Françoise. [titre d'après la table]
Le Jeudi 30. Decembre dernier M.
l'Abbé Alary , prit séance à l'Académie
Françoise qui l'âvok élû pour remplir la*
place de feu M. de Mesmes , Premier
President du Parlement de Paris. M.'
l'Abbé Alary a eu Phonneur d'être un>
des instituteurs choisis pour les études
du Roy , & on peut avancer hardiment
qu'il est plus glorieux pour lui de s'êtrepresenté
avec ce titre qu'avec des ouvra
ges même applaudis. Quoique fa mcw
destie íèmble leule lui avoir dicté fa ha
rangue ; on sent pourtant bien que fòrí
esprit s'en est mêlé, & que ses foins ont
parfaitement réussi. Ce discours finement
& délicatement écrit , met le public etí
droit de faire de justes «proches à celui qui
l'a composé ; ne dòit.on pas tenir compte?
de fe4.talens à ee public qui les perfec
tionne ? I/Exorde de M. l'Abbé Alary ,
fait autant honneur à son coeur qu'à sort
esprit. C'est un monument de fa recon-'
noistànce pour M. le Marquis , & M.
l'Abbé deDangeau, 8c l'aveu genereux1
qu'il fait des bienfaits qu'il en a reçus
n'est pas moins une lòiiange pour lui y
que pour ces deux illustres frères.
Les Portraits du Cardinal de Riche
lieu & de Louis le Grand , quoique trai
tez déja par mille pinceaux paroislent
ensuite avec des couleurs nouvelles, &
eepenr
&á MERCURÉ DE FRANGÉ..
cependant justes. route l'Europe attenti~
ve k ses d^fieins, dit-il , en parlanc du
Cardinal de Richelieu, & executant ses
ordres dans le temps même qu'elle croyois
te plus y résister, auroit fuffi a l'ambition
du politique le p lus consommé , mais les
vastes projets d'Armand alloient encore
plus loin y toujours plein des siecles futurs
quand le sien sembloit épuiser tous ses foinsy
& l'occuper tout entier , il comptoit que...-.
la gloire de la Nation feroit ensevelie y fi
la langue qui la devoit immortaliser n'é
tait portée kfa plus haute perfection. Voici
tìn trait qui seul caracterise Loiiis XIW
il refpeEloit fa place, il la faisoit respec
ter aux autres , il étoit homme pour les
malheureux , il étoit Roy quand il falloit.
Pepriroer P injustice y & vanger l'inno*
cence. On rte peut peindre les vertus de
Ce grand Roy, íàns penser à celles de
íòn arriere - petit.fils. A peine sorti de.
l'enfance , il marche déjà fur les traces de
son prédecesseur ; l'amour de l'ordre , la
bienseance qui regle ses discours & ses
átìions , cette discretion fi necessaire pour là
gouvernement :, cette douceur ces grâces
majestueuses , tout nous rappelle son au*
giiste Bifayeul.
M. l'Ancien Evêque de Fréjus ne
í^auroìt être oublié quand on parle d'un
Prince aimable , précieux dépost confié k
ses
JANVIER tftf/ i#r
set soins. Ce Prélat qui duns le sein de lit
Cour a sait éclater un^defintenss.ment di
gne des premiers siecles de l'Eglise ne fan.
ge qu'à donner un f ere k la Patrie.
Agrès ces éloges íiiit celui de M. le
Premier President de Meímes , qui est
manié avec un art infini ; celui de Mon
sieur le Duc d'Orleans défunt n'a pas'
moins de force & de finelîe. Quelle forte
de connotjfance avoit échapée h [a penetralion
? chaque art lui avoit découvert fis
délicatesses , & l'accueil. le plus affable ,
la simplicité ta plus modeste , rehaussoient
encore le prix de ses plus rares qualite'^.
Quelle fuperiorité ne falloit-il pas pour
s'attirer le réspeSì sans l'appareil de la
grandeur \ l'hommage forcé que les. place»
exigent approthc-t'il de celui qjti ne ft
rend q u k la personne \ Vous *n'en connoifi
yê^ point d'autre , ajoûte.t'il , en s'ad-.
dielíant à ses nouveaux Confreres , &
9.est l' ifnique qu'il Vous convient de rece
voir & de rendre* . Le mente seul a des
droits fur vous \ il doit justifier les fa
iseurs de la. fortune t ou accompagner l'é
clat de la- naissance ; vous voulei toujours'
que les. digntte^ soient la preuve des talens
ou la récompense de la vertu.
. Cet Extrait de la Harangue de M.
l'Abbé Atary, & le peu d'usage qu'il a
fait jusqu'à present pour le public d'une.
V.Hi élo~''
ie# MERCURE CE FRANCE.
éloquence si brillance &c si neuve , dé
montrent claire mejjf que ce ne sont pas
toujours les meilleures plumes qui écri.*
vent davantage. La réponse de' M. l'Abbé
D"ubos , Secretaire perpetuel de l'AcgdérriieFrançoile
soutient cette proposition en'
faveur de M.- l'Abbé Alaryv II est vrai ,'
lui dit.il , Monsieur, que vous n'appor
tez. pas ici les titres qui déterminent ordi*
nairement C Académie dans les èlvEtions.
Vos ouvrages n'ont paru encore qu'aux?
yeux de vos amis , mais vous nous appor
tez. des talens qui justifient bien nôtre.
choix :. une' érudition capable de faire
honneur à des sçavans qui auroient vécu
deux fois l'âge ou vous êtes : un juge
ment aujfi solide que fi vous aviez. em
ployé' tout votre temps à l'étude des feien-'
ces y dont le principal' merite e(l de nous
accoutumer à' raisonner avec just jfe , &c.
La précision ne nous permet pas dedonner
un abregé plus étendu de la repon-'
se de M . ï Abbé Dubos qui raísemble bien
des traks dignes d'être citez.
Nous ne rappellerons que celui.ci au
fbjet de M. le Duc , chargé par le Roy
des fonctions de Principal Ministre. C'est'
un Prince dit M. l'Abbé Dubos , trop'
juste pour prendre des résolutions qui ne
fiient pas équitables > & trop ferme pour
VarUr dans celUs qu'il aura prises.
l'Abbé Alary , prit séance à l'Académie
Françoise qui l'âvok élû pour remplir la*
place de feu M. de Mesmes , Premier
President du Parlement de Paris. M.'
l'Abbé Alary a eu Phonneur d'être un>
des instituteurs choisis pour les études
du Roy , & on peut avancer hardiment
qu'il est plus glorieux pour lui de s'êtrepresenté
avec ce titre qu'avec des ouvra
ges même applaudis. Quoique fa mcw
destie íèmble leule lui avoir dicté fa ha
rangue ; on sent pourtant bien que fòrí
esprit s'en est mêlé, & que ses foins ont
parfaitement réussi. Ce discours finement
& délicatement écrit , met le public etí
droit de faire de justes «proches à celui qui
l'a composé ; ne dòit.on pas tenir compte?
de fe4.talens à ee public qui les perfec
tionne ? I/Exorde de M. l'Abbé Alary ,
fait autant honneur à son coeur qu'à sort
esprit. C'est un monument de fa recon-'
noistànce pour M. le Marquis , & M.
l'Abbé deDangeau, 8c l'aveu genereux1
qu'il fait des bienfaits qu'il en a reçus
n'est pas moins une lòiiange pour lui y
que pour ces deux illustres frères.
Les Portraits du Cardinal de Riche
lieu & de Louis le Grand , quoique trai
tez déja par mille pinceaux paroislent
ensuite avec des couleurs nouvelles, &
eepenr
&á MERCURÉ DE FRANGÉ..
cependant justes. route l'Europe attenti~
ve k ses d^fieins, dit-il , en parlanc du
Cardinal de Richelieu, & executant ses
ordres dans le temps même qu'elle croyois
te plus y résister, auroit fuffi a l'ambition
du politique le p lus consommé , mais les
vastes projets d'Armand alloient encore
plus loin y toujours plein des siecles futurs
quand le sien sembloit épuiser tous ses foinsy
& l'occuper tout entier , il comptoit que...-.
la gloire de la Nation feroit ensevelie y fi
la langue qui la devoit immortaliser n'é
tait portée kfa plus haute perfection. Voici
tìn trait qui seul caracterise Loiiis XIW
il refpeEloit fa place, il la faisoit respec
ter aux autres , il étoit homme pour les
malheureux , il étoit Roy quand il falloit.
Pepriroer P injustice y & vanger l'inno*
cence. On rte peut peindre les vertus de
Ce grand Roy, íàns penser à celles de
íòn arriere - petit.fils. A peine sorti de.
l'enfance , il marche déjà fur les traces de
son prédecesseur ; l'amour de l'ordre , la
bienseance qui regle ses discours & ses
átìions , cette discretion fi necessaire pour là
gouvernement :, cette douceur ces grâces
majestueuses , tout nous rappelle son au*
giiste Bifayeul.
M. l'Ancien Evêque de Fréjus ne
í^auroìt être oublié quand on parle d'un
Prince aimable , précieux dépost confié k
ses
JANVIER tftf/ i#r
set soins. Ce Prélat qui duns le sein de lit
Cour a sait éclater un^defintenss.ment di
gne des premiers siecles de l'Eglise ne fan.
ge qu'à donner un f ere k la Patrie.
Agrès ces éloges íiiit celui de M. le
Premier President de Meímes , qui est
manié avec un art infini ; celui de Mon
sieur le Duc d'Orleans défunt n'a pas'
moins de force & de finelîe. Quelle forte
de connotjfance avoit échapée h [a penetralion
? chaque art lui avoit découvert fis
délicatesses , & l'accueil. le plus affable ,
la simplicité ta plus modeste , rehaussoient
encore le prix de ses plus rares qualite'^.
Quelle fuperiorité ne falloit-il pas pour
s'attirer le réspeSì sans l'appareil de la
grandeur \ l'hommage forcé que les. place»
exigent approthc-t'il de celui qjti ne ft
rend q u k la personne \ Vous *n'en connoifi
yê^ point d'autre , ajoûte.t'il , en s'ad-.
dielíant à ses nouveaux Confreres , &
9.est l' ifnique qu'il Vous convient de rece
voir & de rendre* . Le mente seul a des
droits fur vous \ il doit justifier les fa
iseurs de la. fortune t ou accompagner l'é
clat de la- naissance ; vous voulei toujours'
que les. digntte^ soient la preuve des talens
ou la récompense de la vertu.
. Cet Extrait de la Harangue de M.
l'Abbé Atary, & le peu d'usage qu'il a
fait jusqu'à present pour le public d'une.
V.Hi élo~''
ie# MERCURE CE FRANCE.
éloquence si brillance &c si neuve , dé
montrent claire mejjf que ce ne sont pas
toujours les meilleures plumes qui écri.*
vent davantage. La réponse de' M. l'Abbé
D"ubos , Secretaire perpetuel de l'AcgdérriieFrançoile
soutient cette proposition en'
faveur de M.- l'Abbé Alaryv II est vrai ,'
lui dit.il , Monsieur, que vous n'appor
tez. pas ici les titres qui déterminent ordi*
nairement C Académie dans les èlvEtions.
Vos ouvrages n'ont paru encore qu'aux?
yeux de vos amis , mais vous nous appor
tez. des talens qui justifient bien nôtre.
choix :. une' érudition capable de faire
honneur à des sçavans qui auroient vécu
deux fois l'âge ou vous êtes : un juge
ment aujfi solide que fi vous aviez. em
ployé' tout votre temps à l'étude des feien-'
ces y dont le principal' merite e(l de nous
accoutumer à' raisonner avec just jfe , &c.
La précision ne nous permet pas dedonner
un abregé plus étendu de la repon-'
se de M . ï Abbé Dubos qui raísemble bien
des traks dignes d'être citez.
Nous ne rappellerons que celui.ci au
fbjet de M. le Duc , chargé par le Roy
des fonctions de Principal Ministre. C'est'
un Prince dit M. l'Abbé Dubos , trop'
juste pour prendre des résolutions qui ne
fiient pas équitables > & trop ferme pour
VarUr dans celUs qu'il aura prises.
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Résumé : Réception de l'Abbé Alaric à l'Académie Françoise. [titre d'après la table]
Le 30 décembre dernier, l'Abbé Alary a été élu à l'Académie Française pour succéder à M. de Mesmes, Premier Président du Parlement de Paris. L'Abbé Alary a été l'un des instituteurs choisis pour les études du Roi, ce qui est considéré comme un honneur supérieur à celui des œuvres applaudies. Son discours, finement et délicatement écrit, a été bien accueilli par le public. L'exorde de l'Abbé Alary rend hommage à son cœur et à son esprit, et il reconnaît les bienfaits reçus de M. le Marquis et M. l'Abbé de Dangeau. Les portraits du Cardinal de Richelieu et de Louis XIV sont présentés avec des couleurs nouvelles et justes. Richelieu est décrit comme un homme dont les vastes projets dépassaient son époque, tandis que Louis XIV est loué pour ses vertus et son respect des malheureux. Le jeune Louis XIV est comparé à son auguste bisaïeul, Henri IV, en raison de ses qualités telles que l'amour de l'ordre et la bienveillance. L'ancien Évêque de Fréjus est également mentionné pour ses qualités et son dévouement à la patrie. Les éloges de M. de Mesmes et du Duc d'Orléans sont soulignés pour leur art et leur finesse. La harangue de l'Abbé Alary démontre son éloquence et son talent, bien que ses œuvres n'aient pas encore été largement publiées. La réponse de l'Abbé Dubos, Secrétaire perpétuel de l'Académie Française, souligne que l'Abbé Alary, bien qu'il n'ait pas encore publié d'ouvrages, apporte des talents et une érudition qui justifient son élection. L'Abbé Dubos mentionne également le Duc, chargé par le Roi des fonctions de Principal Ministre, en le décrivant comme juste et ferme dans ses résolutions.
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7
p. 109-110
SUJET que propose l'Academie des Belles-Lettres, Sciences & Arts, établie à Pau pour l'Ouvrage qui doit remporter le Prix de l'Année 1724.
Début :
Les Etats Generaux de Bearn, toûjours attentifs à tout ce qui peut procurer [...]
Mots clefs :
Académie des belles-lettres, sciences et arts de Pau, Prix
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUJET que propose l'Academie des Belles-Lettres, Sciences & Arts, établie à Pau pour l'Ouvrage qui doit remporter le Prix de l'Année 1724.
SUJET que proposé l'sîcademie des
Belles .Lettres , Sciences & Arts , et b lie
à Pau pour l'Ouvrage qui doit rempor
ter le Prix de l'Année ì 72 4.
LEs Etats Generaux de Bearn , tau.
purs attentifs à tout ce qui peut prev
. curer quelque utilité à la Province., ont '
4>ien voulu accorder aux Meilleurs de
4' Académie , établie à Pau, une somme
annuelle pour son établiísement , augmen
tation', & pour la rendre plus stable.
Cette libéralité a engagé les Messieurs
'qui composent cette Compagnies adjuger
pour prix , chaque année, une Medaille
.d'Oi , où seront gravées d'un côté les Ar
mes de la Province , avec ces mots ( Ex
libe'.alit.ïte Provincis. ) & de l'autre la
Devise de l'Academie.
' Elle avertit le Public qu'elle le destine
à une piece d'Eloquence d'une demi. heure
de lecture , tout au plus , fur ,
Ee bonheur de l'Homme ne consiste
..pas a estre sans pas s ions ., mai s a.
s'en rendre le maître
Toutes les Personnes du Royaume pourxor
t remporter le Prix ; l'Académie ayant
en vue' de faire naître par là plus d'ému
lation
silo MERCURE DE PR-ANCÇ,
lation parmi ses Habicans. On le distri.
.buera le 24. Août 1724. à l'Auteur
de la Piece qui íèra trouvée la plus
digne.
Ceux qui voudrdnt travailler doivent
envoyer leurs Ouvrages ayant Iepremier
de Juin prochain ; s'ils arrivent plus tard,
ils n'entreront point en concours. Il y au-
.ra au bas da chacun uneSentence , & l' Au
teur ^ dont l'Academie veut ignorer le
nom jusqu'à ce qu'elle ait donné son ju
gements mettraJdans un Billet separé &
cacheté , la même Sentence , avec íòct
.Nom & íòn adresse.
Les Ouvrages que l'on enyoyera de la
maniere cy. dessus expliquée , feront
adressez aux Messieurs de l'Academie .à
ipau. On aura foin de faire affranchir le
.port de ceux qu'on mettra à la Poste , íàns
!quoi ils ne seroient pas retirez.
Belles .Lettres , Sciences & Arts , et b lie
à Pau pour l'Ouvrage qui doit rempor
ter le Prix de l'Année ì 72 4.
LEs Etats Generaux de Bearn , tau.
purs attentifs à tout ce qui peut prev
. curer quelque utilité à la Province., ont '
4>ien voulu accorder aux Meilleurs de
4' Académie , établie à Pau, une somme
annuelle pour son établiísement , augmen
tation', & pour la rendre plus stable.
Cette libéralité a engagé les Messieurs
'qui composent cette Compagnies adjuger
pour prix , chaque année, une Medaille
.d'Oi , où seront gravées d'un côté les Ar
mes de la Province , avec ces mots ( Ex
libe'.alit.ïte Provincis. ) & de l'autre la
Devise de l'Academie.
' Elle avertit le Public qu'elle le destine
à une piece d'Eloquence d'une demi. heure
de lecture , tout au plus , fur ,
Ee bonheur de l'Homme ne consiste
..pas a estre sans pas s ions ., mai s a.
s'en rendre le maître
Toutes les Personnes du Royaume pourxor
t remporter le Prix ; l'Académie ayant
en vue' de faire naître par là plus d'ému
lation
silo MERCURE DE PR-ANCÇ,
lation parmi ses Habicans. On le distri.
.buera le 24. Août 1724. à l'Auteur
de la Piece qui íèra trouvée la plus
digne.
Ceux qui voudrdnt travailler doivent
envoyer leurs Ouvrages ayant Iepremier
de Juin prochain ; s'ils arrivent plus tard,
ils n'entreront point en concours. Il y au-
.ra au bas da chacun uneSentence , & l' Au
teur ^ dont l'Academie veut ignorer le
nom jusqu'à ce qu'elle ait donné son ju
gements mettraJdans un Billet separé &
cacheté , la même Sentence , avec íòct
.Nom & íòn adresse.
Les Ouvrages que l'on enyoyera de la
maniere cy. dessus expliquée , feront
adressez aux Messieurs de l'Academie .à
ipau. On aura foin de faire affranchir le
.port de ceux qu'on mettra à la Poste , íàns
!quoi ils ne seroient pas retirez.
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Résumé : SUJET que propose l'Academie des Belles-Lettres, Sciences & Arts, établie à Pau pour l'Ouvrage qui doit remporter le Prix de l'Année 1724.
L'Académie des Belles-Lettres, Sciences & Arts de Pau a lancé un concours pour un ouvrage destiné à remporter le Prix de l'Année 1724. Les États Généraux de Béarn ont alloué une somme annuelle à l'Académie pour assurer sa stabilité. En retour, l'Académie décerne chaque année une médaille d'or aux armes de la province et à sa devise. Le prix est attribué à une pièce d'éloquence de moins de 30 minutes sur le sujet 'Le bonheur de l'Homme ne consiste pas à être sans passions, mais à s'en rendre le maître'. Tous les habitants du Royaume peuvent participer pour encourager l'émulation. Le prix sera remis le 24 août 1724 à l'auteur de la meilleure pièce. Les candidatures doivent être envoyées avant le 1er juin 1724, accompagnées d'une sentence et d'un billet cacheté contenant le nom et l'adresse de l'auteur. Les ouvrages doivent être adressés aux Messieurs de l'Académie à Pau, avec port affranchi pour ceux envoyés par la poste.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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8
p. 110-112
« Le sieur Martin, Libraire, imprime le Catalogue des Livres de feu M. Fessart, [...] »
Début :
Le sieur Martin, Libraire, imprime le Catalogue des Livres de feu M. Fessart, [...]
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texteReconnaissance textuelle : « Le sieur Martin, Libraire, imprime le Catalogue des Livres de feu M. Fessart, [...] »
Le sieur Martin , Libraire f imprime le
/Catalogue des Livres de feu M. Fessart ,
celebre Avocat , dont la Bibliotheque est
principalement recommandable par les
Livres de Jurisprudence , qui sont' eh
.grand nombre, 8c par les collections òfc
les études du défunt , si estimé du Public,
par fa droiture & fa grande capacité.
. . . On a soutenu depuis peu dans les
Ecole?
JANVIER 1714. u,
Ecoles de Medecine , ? Paris , une gran
de These, contre la pratique de l'inocu
lation de la petite verole.
Nous apprenons de Berlin que le nou
veau College de Medecine s'assembla
pour la premiere fois le 1 $>. du mois paíTé.
Tjous les Membres y furent introduits par
jVÍ. de t rintzen , Curateur de toutes les
Academies Royales- Les Leçons s'y feront
en Langue Allemande.
.On apprend de Madrid , que le Roi
d'Espagne , considerant l'utilité & lagloi?
.ie de la Nation , a accordé à l'Academie
Royale Espagnolle qu'elle a fondée depuis
son avenement à la Couronne , une rente
annuelle de 6ooqo. réales , pour les frais
de l'impreffion de son nouveau Diction
naire , & lorsque l'édition en sera ache
tee , les arrerages de cette rente ferons
employées àfournir aux frais de ,íès cor-.
jreípondances.
i. .
iOn mande de Rome qu'on y a inhumé
depuis peu dans l'Eglise de Jesus , le
corps de Ferdinand Padrone , fameux Ar
chitecte, qui íous le Pontificat d'Innocent
XII. trouva le moyen de faire conduire
les eaux d'une source de la montagne de
Tolfa , dans la Ville de Civita.Fecchia.
.ni MERCURE -DE FR ANCE.
Le Trésorier de la Chambre Apostoli
que a fait porter dans une des Salles dit
^Palais Pontifical , une statue de marbre
blanc de Jules.Ceíàr qui a été trouvée
dans les fondemens qu'on a creusez de
puis peu pour construire les fortifications
du^Port de Sainte Felicite.
Le Prince Borghese a fait present .au
íape d'un Crucifix d'or , du poids de
douze marcs.
On apprend de Lisbonne que les con
ferences de Medecine qui avoient été in
terrompues pendant quelque tems , fu
rent' recommencées le 12. de l'autre mois,
dans la maison de Joseph Gomez t Prc
fdseur en Chymie &en Pharmacie. On
y lut une Dissertation fur les fractures
des os, & .fur les meilleurs moyens qui
en procurent la réunion. La.Séance finit
parla lecture de quelques pieces de Poi>
fie, à ta louange de l' Anatomie.
On a exposé à Venise dans une des
Cours du nouveau Palais des Procura
teurs de S. Marc, un groupe de marbre
'blanc , representant le tems qui découvre
la verité. Ces deux figures font l'ouvra
ge d'Antoine Corradin-i , fameux Scul
pteur Venitien. Ce beau morceau est des
tiné pour le Palais du Rei de Pologne,
à Dresde,
/Catalogue des Livres de feu M. Fessart ,
celebre Avocat , dont la Bibliotheque est
principalement recommandable par les
Livres de Jurisprudence , qui sont' eh
.grand nombre, 8c par les collections òfc
les études du défunt , si estimé du Public,
par fa droiture & fa grande capacité.
. . . On a soutenu depuis peu dans les
Ecole?
JANVIER 1714. u,
Ecoles de Medecine , ? Paris , une gran
de These, contre la pratique de l'inocu
lation de la petite verole.
Nous apprenons de Berlin que le nou
veau College de Medecine s'assembla
pour la premiere fois le 1 $>. du mois paíTé.
Tjous les Membres y furent introduits par
jVÍ. de t rintzen , Curateur de toutes les
Academies Royales- Les Leçons s'y feront
en Langue Allemande.
.On apprend de Madrid , que le Roi
d'Espagne , considerant l'utilité & lagloi?
.ie de la Nation , a accordé à l'Academie
Royale Espagnolle qu'elle a fondée depuis
son avenement à la Couronne , une rente
annuelle de 6ooqo. réales , pour les frais
de l'impreffion de son nouveau Diction
naire , & lorsque l'édition en sera ache
tee , les arrerages de cette rente ferons
employées àfournir aux frais de ,íès cor-.
jreípondances.
i. .
iOn mande de Rome qu'on y a inhumé
depuis peu dans l'Eglise de Jesus , le
corps de Ferdinand Padrone , fameux Ar
chitecte, qui íous le Pontificat d'Innocent
XII. trouva le moyen de faire conduire
les eaux d'une source de la montagne de
Tolfa , dans la Ville de Civita.Fecchia.
.ni MERCURE -DE FR ANCE.
Le Trésorier de la Chambre Apostoli
que a fait porter dans une des Salles dit
^Palais Pontifical , une statue de marbre
blanc de Jules.Ceíàr qui a été trouvée
dans les fondemens qu'on a creusez de
puis peu pour construire les fortifications
du^Port de Sainte Felicite.
Le Prince Borghese a fait present .au
íape d'un Crucifix d'or , du poids de
douze marcs.
On apprend de Lisbonne que les con
ferences de Medecine qui avoient été in
terrompues pendant quelque tems , fu
rent' recommencées le 12. de l'autre mois,
dans la maison de Joseph Gomez t Prc
fdseur en Chymie &en Pharmacie. On
y lut une Dissertation fur les fractures
des os, & .fur les meilleurs moyens qui
en procurent la réunion. La.Séance finit
parla lecture de quelques pieces de Poi>
fie, à ta louange de l' Anatomie.
On a exposé à Venise dans une des
Cours du nouveau Palais des Procura
teurs de S. Marc, un groupe de marbre
'blanc , representant le tems qui découvre
la verité. Ces deux figures font l'ouvra
ge d'Antoine Corradin-i , fameux Scul
pteur Venitien. Ce beau morceau est des
tiné pour le Palais du Rei de Pologne,
à Dresde,
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Résumé : « Le sieur Martin, Libraire, imprime le Catalogue des Livres de feu M. Fessart, [...] »
Le texte relate plusieurs événements historiques et culturels. Le libraire Martin a imprimé le catalogue des livres de feu M. Fessart, avocat renommé pour sa bibliothèque spécialisée en jurisprudence. En janvier 1714, une thèse contre l'inoculation de la petite vérole a été présentée à Paris. À Berlin, le nouveau Collège de Médecine a tenu sa première réunion, avec des cours en allemand. À Madrid, le roi d'Espagne a octroyé une rente annuelle à l'Académie Royale Espagnole pour l'impression de son dictionnaire. À Rome, l'architecte Ferdinand Padrone a été inhumé après avoir conduit les eaux d'une source à Civita Vecchia. Une statue de Jules César a été découverte lors de travaux de fortification. Le Prince Borghese a offert un crucifix d'or à une chapelle. À Lisbonne, les conférences de médecine ont repris, abordant les fractures osseuses et incluant des lectures de poésie en hommage à l'anatomie. À Venise, une sculpture de marbre représentant le temps découvrant la vérité, œuvre d'Antoine Corradini, a été exposée pour le roi de Pologne à Dresde.
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9
p. 113-117
EXTRAIT de diverses Lettres.
Début :
Depuis 1720. il s'est trouvé ici (Ganderheim) dans quelques oeufs [...]
Mots clefs :
Savants, Oeufs
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT de diverses Lettres.
"EXTRAIT de diverses Lettres.
DEpuis 17ZO- il s'est trouvé ici
( Ganderheim ) dans .quelques oeufs
de poule , que des femmes étrangeres 8c
inconnues ont vendu , quatre , cinq &
jfîx lentilles ou pois entre le blanc & le
jaune , qui ayant. été semez, ont pour la
plupart levé & produit à l'ordinaire. Nos
Sçavans ont beaucoup travaillé par l'or
dre de S. A. S. Mad' l'Abbeslé Elisabeth
Ernesse , pour expliquer comment ces
grains ont pu palier dans ces oeufs , &
n'ont rien dit qui satisfasse l'esprit. Pour
les autres ils n'y ont pas tant cherché de
finesse ; ils attribuent le tout à la sorcelle
rie. Nous rapporterons à ce sujet ce qui
.arriva il y a quinze ans à la femme d'un
Marchand de Ventíè. Elle étoit tourmen
tée d'une tumeur en forme d'oeuf de pi
geon , situé en un endroit que la pudeur
^empêche de nommer.* Après .qu'on y eut
appliqué quelque tems un emplâtre ,
on fut surpris d'en voir íortir une petite
branche de romarin , dont les feuilles
étoient aussi vertes que si elle venoit d'ê
tre coupée fur la plante. On communi
qua le fait à M's Senachi , Hartman , Paísol,
& Matthini ; mais , à mon avis, ils ne
réussirent pas mieux que nos Fçavans.
Notre Recteur ML J. Çristophe Ha-
F remberg
M4 MERCURE DE FRANCE.
remberg a fait imprimer une Diísertation
fur unPaííage d'Amos , chap. 5. v.
27. & fur celui des Actes des Apô
tres , chap. 7. v. 4£. & 4^. fous ce titres
Difquifìtio cçnjefturalis propemtica de
Jdolo Chtun & Rephan. L'Auteur pré
tend prouver par quelques Antiquitez
Egiptiennes , qu'on ne doit entendre par
ces mots autre chose que le Fleuve d»
jNil , que les Egyptiens désignoient par
Saturne dans le Ciel. Il fait yoir de plus
la conformité des noms en plusieurs Lanr
gues Orientales. Jl fortifie son opinion
d'autoritez aufquelles il joint de frequen
tes reflexions. Si son Óuvrage est bien
seçu du Public , il fait eíperer de donner
des jéclaiíciísemens fur plusieurs Idoles
inconnues jusqu'à present ; & de fait,
il promet dans l'Epure dédicatoire une
Dissertation particuliere de Jove Çafio
qui a été adoré à Seleucie de Sirie , sous
la forme d'un écuérL
Enfin il a paru ici „ .{ Milan ) à la gran
de satisfaction du Public", deux Tomes ,
Rernm Italicamm du fçavant Ltidovìco
jíntonio Maratore , Bibliothecaire de fòn
A. S. le Duc de Modene , & l'on attend
avec impatience les autres qui font sous
presse.
Almoro Albrizzi vient de nous donne*
(Venisi) le premier Tome des Extraits.
i'*L- ' des
JANVIER. 1714. nj
áes Principaux Journaux des Sçavans de
l'Europe > il est tiré de la Bibliotheque
.ancienne & moderne^Amsterdam. i.part.
tom. xix. & des Actes des Sçavans de
Lipsic .part. lxxxvií . Le second , qui est
tout prêt, est extrait des Journaux des
Sçavans.
M. Berger , Conseiller du Duc de.
Wirtemberg , fart imprimer ici , ( Vvïr-'
temberg ) uBe-Diflertation Critique , His
torique , Morale & Juridique sur les Mas.
.ques , accompagnée de~ 180* figures en
taille.douce>gravées par Wolffgang . cele
bre G raveur à Berlin. Elle paraîtra sous ce
titre : Commentatìo de Personisyseu L trvist
»Criûca^ Historica t Aíoralis ac Juridica,
On nous écrit de la Haye que M. de la
G range, Pocte François^ a publié un Re
cueil de ses Oeuvres mêlées , dont nous
pourrons donner un Extrait le mois pro
chain.
L'Eglise & la Republique des Lettres
ont perdu le n. de ce mois M. Jacques
de Poisson , seul Chevalier Noble Se
Commandeur Ecclesiastique des Ordres
Royaux de S. Lazare , & de Notre.Dame
de Mont.Carmel. Le feu Roi l'avoir ho
noré des principales Charges de íâ Cha
pelle pendant plus de trente ans "cç l'avoiC
gssuice donné à Madame la Dauphi.
né MERCURE DE FRANCE.
ne, Adelaïde de Sayoye. Pendant ce terns.
Jà il fut pourvu des Abbayes de Bournet
Se de Beiiil. Il joignoit à une naiííànce il?
lustre un goût & une délicatesse pour les
sciences qui l'avoient fait souhaitter dans
toutes les Academies d'Italie & de pres
que toute l'Europe , & il ne s'éíoit excusé
d'y entrer que par le travail immeníe
qu'il a voit entrepris ; sçavoir , de donner
une Traduction fidel.le des Çohciles comr
pilez en 1606. par Bini. Cet Ouvrage
qu'il disposoit pour la presse avec un
Suplement eut été d'un grand íecours aux
gens de lettres pour discerner dans les
Actes des Conciles ce que l'ignorance des
siecles grossiers, ou la malice des hereti
ques ont pu introduire d'apocriphe ou de
supposé. Il avoit encore entrepris de tra
duire en Latin la grande histoire de Fran
ce par Mezeray qu'il voulok auísi traduire
en Grec , en faveur des Orientaux. Ce
Sçavant joignoit à son érudition une po
litesse & une generosité qui reiadoient sa
maiíon & sá Bibliotheque ouvertes à tous
ceux qui en ayoient besoin. On assure
qu'il a refusé plusieurs Evêchez dans les
tems où íes fermons l'ont fait desirer des
plus grands Diocèses , content de donner
son tems à la priere , à l'étude , & à
éclairer ceux qui venoient le coníulter.
U est mort à l'âge de 80. ans 'regretté
CL ; JANVIER 171*. ÎI7
♦
GO des gens de la plus singuliere distinction,
Bon & on a crû qu'un homme de ce carac-
(k tere meritoic d'être inhumé , comme ií
)oc: l'a été dans l'Egliíe Metropolitaine de
kI Paris. On attend avec impatience que
ici ses heritiers donnent au public les fruits
tes' de plus de soixante ans , d*un travail
w assidu , utile à l'Eglise & honorable à nô*
ic tre nation.
Se Miches Boyer , Peintre ordinaire du
m Rôy , pour l'Architecture & la Perspec-
.;; tive, pensionnaire de Sa Majesté ,.demeulfj
çant aux Galleries du Louvre , Coníèilr
1er de l'Académie Royale de Feinture &
Sculpture, mourut à Paris le 15. de ce
; mois y âgé ds 5 ans',' dans de grands
feritimens de Pieté & de Religion ; outre
son rare talent, il étoit trcs.bon & fi
dele ami , ce qui le faisoit estimer do
tous .ceux qui le connoilîoient.
La pension de 600. liv qu'a voit M.
Boyer , a été donnée à M. de Chavanes,
fils d'un Notaire de Paris , Peintre du
, Roy, excellent Païíàgiste aux Gobelins.
L'Abbé Molaire , nouveau Profeíseur
du College Royal, fit le 20. de ce mois,
l'ouverture d'un cours de Phisique,par
un Discours préliminaire qui fut fort
applaudi.
DEpuis 17ZO- il s'est trouvé ici
( Ganderheim ) dans .quelques oeufs
de poule , que des femmes étrangeres 8c
inconnues ont vendu , quatre , cinq &
jfîx lentilles ou pois entre le blanc & le
jaune , qui ayant. été semez, ont pour la
plupart levé & produit à l'ordinaire. Nos
Sçavans ont beaucoup travaillé par l'or
dre de S. A. S. Mad' l'Abbeslé Elisabeth
Ernesse , pour expliquer comment ces
grains ont pu palier dans ces oeufs , &
n'ont rien dit qui satisfasse l'esprit. Pour
les autres ils n'y ont pas tant cherché de
finesse ; ils attribuent le tout à la sorcelle
rie. Nous rapporterons à ce sujet ce qui
.arriva il y a quinze ans à la femme d'un
Marchand de Ventíè. Elle étoit tourmen
tée d'une tumeur en forme d'oeuf de pi
geon , situé en un endroit que la pudeur
^empêche de nommer.* Après .qu'on y eut
appliqué quelque tems un emplâtre ,
on fut surpris d'en voir íortir une petite
branche de romarin , dont les feuilles
étoient aussi vertes que si elle venoit d'ê
tre coupée fur la plante. On communi
qua le fait à M's Senachi , Hartman , Paísol,
& Matthini ; mais , à mon avis, ils ne
réussirent pas mieux que nos Fçavans.
Notre Recteur ML J. Çristophe Ha-
F remberg
M4 MERCURE DE FRANCE.
remberg a fait imprimer une Diísertation
fur unPaííage d'Amos , chap. 5. v.
27. & fur celui des Actes des Apô
tres , chap. 7. v. 4£. & 4^. fous ce titres
Difquifìtio cçnjefturalis propemtica de
Jdolo Chtun & Rephan. L'Auteur pré
tend prouver par quelques Antiquitez
Egiptiennes , qu'on ne doit entendre par
ces mots autre chose que le Fleuve d»
jNil , que les Egyptiens désignoient par
Saturne dans le Ciel. Il fait yoir de plus
la conformité des noms en plusieurs Lanr
gues Orientales. Jl fortifie son opinion
d'autoritez aufquelles il joint de frequen
tes reflexions. Si son Óuvrage est bien
seçu du Public , il fait eíperer de donner
des jéclaiíciísemens fur plusieurs Idoles
inconnues jusqu'à present ; & de fait,
il promet dans l'Epure dédicatoire une
Dissertation particuliere de Jove Çafio
qui a été adoré à Seleucie de Sirie , sous
la forme d'un écuérL
Enfin il a paru ici „ .{ Milan ) à la gran
de satisfaction du Public", deux Tomes ,
Rernm Italicamm du fçavant Ltidovìco
jíntonio Maratore , Bibliothecaire de fòn
A. S. le Duc de Modene , & l'on attend
avec impatience les autres qui font sous
presse.
Almoro Albrizzi vient de nous donne*
(Venisi) le premier Tome des Extraits.
i'*L- ' des
JANVIER. 1714. nj
áes Principaux Journaux des Sçavans de
l'Europe > il est tiré de la Bibliotheque
.ancienne & moderne^Amsterdam. i.part.
tom. xix. & des Actes des Sçavans de
Lipsic .part. lxxxvií . Le second , qui est
tout prêt, est extrait des Journaux des
Sçavans.
M. Berger , Conseiller du Duc de.
Wirtemberg , fart imprimer ici , ( Vvïr-'
temberg ) uBe-Diflertation Critique , His
torique , Morale & Juridique sur les Mas.
.ques , accompagnée de~ 180* figures en
taille.douce>gravées par Wolffgang . cele
bre G raveur à Berlin. Elle paraîtra sous ce
titre : Commentatìo de Personisyseu L trvist
»Criûca^ Historica t Aíoralis ac Juridica,
On nous écrit de la Haye que M. de la
G range, Pocte François^ a publié un Re
cueil de ses Oeuvres mêlées , dont nous
pourrons donner un Extrait le mois pro
chain.
L'Eglise & la Republique des Lettres
ont perdu le n. de ce mois M. Jacques
de Poisson , seul Chevalier Noble Se
Commandeur Ecclesiastique des Ordres
Royaux de S. Lazare , & de Notre.Dame
de Mont.Carmel. Le feu Roi l'avoir ho
noré des principales Charges de íâ Cha
pelle pendant plus de trente ans "cç l'avoiC
gssuice donné à Madame la Dauphi.
né MERCURE DE FRANCE.
ne, Adelaïde de Sayoye. Pendant ce terns.
Jà il fut pourvu des Abbayes de Bournet
Se de Beiiil. Il joignoit à une naiííànce il?
lustre un goût & une délicatesse pour les
sciences qui l'avoient fait souhaitter dans
toutes les Academies d'Italie & de pres
que toute l'Europe , & il ne s'éíoit excusé
d'y entrer que par le travail immeníe
qu'il a voit entrepris ; sçavoir , de donner
une Traduction fidel.le des Çohciles comr
pilez en 1606. par Bini. Cet Ouvrage
qu'il disposoit pour la presse avec un
Suplement eut été d'un grand íecours aux
gens de lettres pour discerner dans les
Actes des Conciles ce que l'ignorance des
siecles grossiers, ou la malice des hereti
ques ont pu introduire d'apocriphe ou de
supposé. Il avoit encore entrepris de tra
duire en Latin la grande histoire de Fran
ce par Mezeray qu'il voulok auísi traduire
en Grec , en faveur des Orientaux. Ce
Sçavant joignoit à son érudition une po
litesse & une generosité qui reiadoient sa
maiíon & sá Bibliotheque ouvertes à tous
ceux qui en ayoient besoin. On assure
qu'il a refusé plusieurs Evêchez dans les
tems où íes fermons l'ont fait desirer des
plus grands Diocèses , content de donner
son tems à la priere , à l'étude , & à
éclairer ceux qui venoient le coníulter.
U est mort à l'âge de 80. ans 'regretté
CL ; JANVIER 171*. ÎI7
♦
GO des gens de la plus singuliere distinction,
Bon & on a crû qu'un homme de ce carac-
(k tere meritoic d'être inhumé , comme ií
)oc: l'a été dans l'Egliíe Metropolitaine de
kI Paris. On attend avec impatience que
ici ses heritiers donnent au public les fruits
tes' de plus de soixante ans , d*un travail
w assidu , utile à l'Eglise & honorable à nô*
ic tre nation.
Se Miches Boyer , Peintre ordinaire du
m Rôy , pour l'Architecture & la Perspec-
.;; tive, pensionnaire de Sa Majesté ,.demeulfj
çant aux Galleries du Louvre , Coníèilr
1er de l'Académie Royale de Feinture &
Sculpture, mourut à Paris le 15. de ce
; mois y âgé ds 5 ans',' dans de grands
feritimens de Pieté & de Religion ; outre
son rare talent, il étoit trcs.bon & fi
dele ami , ce qui le faisoit estimer do
tous .ceux qui le connoilîoient.
La pension de 600. liv qu'a voit M.
Boyer , a été donnée à M. de Chavanes,
fils d'un Notaire de Paris , Peintre du
, Roy, excellent Païíàgiste aux Gobelins.
L'Abbé Molaire , nouveau Profeíseur
du College Royal, fit le 20. de ce mois,
l'ouverture d'un cours de Phisique,par
un Discours préliminaire qui fut fort
applaudi.
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Résumé : EXTRAIT de diverses Lettres.
Entre 1710 et 1714, plusieurs événements scientifiques et littéraires marquants ont eu lieu. En 1710, à Gandersheim, des graines de lentilles ou de pois ont été découvertes dans des œufs de poule, un phénomène inexpliqué que les savants ont souvent attribué à la sorcellerie. Un cas similaire a été rapporté à Venise, où une tumeur a produit une branche de romarin. Le Recteur J. Christophe Haferberg a publié une dissertation sur des passages bibliques, interprétant des termes comme le Nil et Saturne. À Milan, Ludovico Antonio Muratori a publié deux tomes des 'Rerum Italicarum', avec d'autres tomes attendus. Almoro Albrizzi a édité des extraits des principaux journaux savants d'Europe. M. Berger, conseiller du Duc de Wurtemberg, a préparé une dissertation sur les masques, illustrée par Wolffgang. À La Haye, M. de La Grange a publié un recueil de ses œuvres. En janvier 1714, Jacques de Poisson, érudit et traducteur, est décédé à l'âge de 80 ans, laissant plusieurs traductions inachevées. Michel Boyer, peintre et architecte, est également décédé à Paris à l'âge de 55 ans, et sa pension a été attribuée à M. de Chavanes. L'Abbé Molaire a inauguré un cours de physique au Collège Royal.
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10
p. 118-119
EXPLICATION des Types & Legendes des Jettons frappez pour le premier Janvier 1724. dont la planche est ci à côté.
Début :
TRÉSOR ROYAL. LA figure d'un Fleuve, qui avec son [...]
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texteReconnaissance textuelle : EXPLICATION des Types & Legendes des Jettons frappez pour le premier Janvier 1724. dont la planche est ci à côté.
EXPLICATION Àes-'-f^^
Légendes des Jeitms fra-ffez
.jjnmìer Janvier 1714. dont la planche
est ci k côté.
A figure d'un Fleuve , qui: ^fciòrF
JL/ Urne répand des eaux dans un grarjttt
Ballin , Legende. Recipuqùe réfertqueí^ í
// rend ce qu'il refoit.
Parties Casvelibs.
Un grand Chesne qui laisse tomber
quantité de glands , Legende : Sic manet
immortale genus. C'est ainsi que fi ntc*
fimmortalise.
Chambre aux' Déni ers.
Un Arrosoir répandu fur de jeunes
Lauriers , Legende f Certior imbre. Cet»
j>lnye ajs-tre leur vie.
Bastimens du Roy.
Apollon bâti (Tant les murailles de ThebeS,
en joiiant de la Lyre , Légende r Saxa
aurita moventur. Les Pierres enundent ,
& se meuvent d'elles.mêmes.
ÛRD5-
^ANVIÊR uitç ïi*
ÒrûinAike DES GÒER.RïS.
La tête de Meduse representée sur un
Bouclier, Legende: Contra quid postent
ruentes ! Que fourroient contre elles les
efforts ennemis !
Extraordinaire des Guerres,'.
La Massiie d'Hercule. Legendes Etianw
que per otia terret. Elle inspire la órain*
te,' même dans son repos.
Marine.
Un Vaiíseau en plaine Mer conduit
par Jes étoiles de Castor & Pollux. Legen
de : Subamico íìdere tuta. Je vogue en
partitfins cet ajìre protetteur.
Galères.'
Des Òiíèaux de Proye qui semblent
r'égayer en volant sur une mer calme.
Legende : Discuntque pei otia bellutn.
ils apprennent la guerre dans le calmt
mime.
Légendes des Jeitms fra-ffez
.jjnmìer Janvier 1714. dont la planche
est ci k côté.
A figure d'un Fleuve , qui: ^fciòrF
JL/ Urne répand des eaux dans un grarjttt
Ballin , Legende. Recipuqùe réfertqueí^ í
// rend ce qu'il refoit.
Parties Casvelibs.
Un grand Chesne qui laisse tomber
quantité de glands , Legende : Sic manet
immortale genus. C'est ainsi que fi ntc*
fimmortalise.
Chambre aux' Déni ers.
Un Arrosoir répandu fur de jeunes
Lauriers , Legende f Certior imbre. Cet»
j>lnye ajs-tre leur vie.
Bastimens du Roy.
Apollon bâti (Tant les murailles de ThebeS,
en joiiant de la Lyre , Légende r Saxa
aurita moventur. Les Pierres enundent ,
& se meuvent d'elles.mêmes.
ÛRD5-
^ANVIÊR uitç ïi*
ÒrûinAike DES GÒER.RïS.
La tête de Meduse representée sur un
Bouclier, Legende: Contra quid postent
ruentes ! Que fourroient contre elles les
efforts ennemis !
Extraordinaire des Guerres,'.
La Massiie d'Hercule. Legendes Etianw
que per otia terret. Elle inspire la órain*
te,' même dans son repos.
Marine.
Un Vaiíseau en plaine Mer conduit
par Jes étoiles de Castor & Pollux. Legen
de : Subamico íìdere tuta. Je vogue en
partitfins cet ajìre protetteur.
Galères.'
Des Òiíèaux de Proye qui semblent
r'égayer en volant sur une mer calme.
Legende : Discuntque pei otia bellutn.
ils apprennent la guerre dans le calmt
mime.
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Résumé : EXPLICATION des Types & Legendes des Jettons frappez pour le premier Janvier 1724. dont la planche est ci à côté.
En janvier 1714, diverses légendes et figures sont illustrées. Un fleuve, représenté par une urne versant de l'eau dans un grand bassin, symbolise la réciprocité. Un chêne laissant tomber des glands illustre l'immortalité de la descendance. Un arrosoir arrosant de jeunes lauriers signifie que l'eau assure leur croissance. Apollon construit les murailles de Thèbes en jouant de la lyre, montrant que les pierres se meuvent d'elles-mêmes. La tête de Méduse sur un bouclier symbolise la défense contre les efforts ennemis. La massue d'Hercule inspire la crainte même dans son repos. Un vaisseau en mer, guidé par les étoiles de Castor et Pollux, indique une navigation protégée. Des oiseaux de proie volent sur une mer calme, apprenant la guerre dans le calme.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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