Auteur du texte (4)
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Détail
Liste
1
p. 57-58
LA NAISSANCE de Monseigneur le Comte de Provence. MUSETTE. Par M. Thomassin de Juilly, Garde du Corps du Roi ; mise en chant par M. de Buri, Surintendant de la Musique de Sa Majesté.
Début :
Bruyans tambours, fieres trompettes, [...]
Mots clefs :
Comte de Provence, Naissance, Naissance du Comte de Provence, Amour, Voeux
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texteReconnaissance textuelle : LA NAISSANCE de Monseigneur le Comte de Provence. MUSETTE. Par M. Thomassin de Juilly, Garde du Corps du Roi ; mise en chant par M. de Buri, Surintendant de la Musique de Sa Majesté.
LA NAISSANCE
de Monfeigneur
le Comte de Provence.
MU. SET TE .
Par M. Thomafin de Juilly , Garde du
Corps du Roi, & mife en chant par M. de..
Buri , Surintendant de la Musique de San
Majefté.
BRuyans tambours , fieres trompettes ,
Faites éclater nos tranfports ;
Au fon de nos tendres mufettes ,
Mêlez pour toujours vos accords ..
Des Dieux vous ferviez la vengeance ,
Maintenant ils font fatisfaits :
N'annoncez plus que leur clémence.
Ne chantez plus que leurs bienfaits.`.
Que tout cede à la douce ivreffe
Que nous inſpire un fi beau jour !
Nous le devons à la tendrefle ,
Puifqu'il eft produit par l'amour.
Libres de foucis & de craintes ,
Livrons-nous aux plus doux loiſirs :
Cv
JS MERCURE DE FRANCE.
Baniffons le trouble & les plaintes ;
Voici le regne des plaifirs.
串
O vous , Race illuftre & féconde ,
Qui rendez l'efpoir à nos voeux !
De Héros rempliffez le Monde :
C'eſt à vous à le rendre heureux.
L'Amour pour embellir nos fêtes ,
Fait régner les Graces , les Ris ;
Mais ce Dieu ne fait des conquêtes
Que pour vous en offrir le prix.
串
Que Lucine à nos voeux propice ,
Préfide à nos jeux , à nos airs !
Que le boccage retentiffe
Du bruit de nos tendres concerts !
Confacrons , Bergers , à la gloire
Et nos chalumeaux & nos voix :
Qu'à jamais fes dons , fa mémoire ,
Soient les délices de nos bois !
A Arc en Barois , le 22 Nouembre 175.5-
de Monfeigneur
le Comte de Provence.
MU. SET TE .
Par M. Thomafin de Juilly , Garde du
Corps du Roi, & mife en chant par M. de..
Buri , Surintendant de la Musique de San
Majefté.
BRuyans tambours , fieres trompettes ,
Faites éclater nos tranfports ;
Au fon de nos tendres mufettes ,
Mêlez pour toujours vos accords ..
Des Dieux vous ferviez la vengeance ,
Maintenant ils font fatisfaits :
N'annoncez plus que leur clémence.
Ne chantez plus que leurs bienfaits.`.
Que tout cede à la douce ivreffe
Que nous inſpire un fi beau jour !
Nous le devons à la tendrefle ,
Puifqu'il eft produit par l'amour.
Libres de foucis & de craintes ,
Livrons-nous aux plus doux loiſirs :
Cv
JS MERCURE DE FRANCE.
Baniffons le trouble & les plaintes ;
Voici le regne des plaifirs.
串
O vous , Race illuftre & féconde ,
Qui rendez l'efpoir à nos voeux !
De Héros rempliffez le Monde :
C'eſt à vous à le rendre heureux.
L'Amour pour embellir nos fêtes ,
Fait régner les Graces , les Ris ;
Mais ce Dieu ne fait des conquêtes
Que pour vous en offrir le prix.
串
Que Lucine à nos voeux propice ,
Préfide à nos jeux , à nos airs !
Que le boccage retentiffe
Du bruit de nos tendres concerts !
Confacrons , Bergers , à la gloire
Et nos chalumeaux & nos voix :
Qu'à jamais fes dons , fa mémoire ,
Soient les délices de nos bois !
A Arc en Barois , le 22 Nouembre 175.5-
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Résumé : LA NAISSANCE de Monseigneur le Comte de Provence. MUSETTE. Par M. Thomassin de Juilly, Garde du Corps du Roi ; mise en chant par M. de Buri, Surintendant de la Musique de Sa Majesté.
Le poème célèbre la naissance du Comte de Provence, futur Louis XVIII, le 22 novembre 1755 à Arc-en-Barrois. Il commence par une invocation aux tambours et trompettes pour annoncer la joie et la clémence divine. Le texte exprime la gratitude pour ce jour heureux, attribué à l'amour et à la tendresse. Il appelle à bannir les soucis et les plaintes pour entrer dans un règne de plaisirs. Le poème s'adresse à une race illustre et féconde, espérant qu'elle remplisse le monde de héros pour le rendre heureux. L'amour est présenté comme le moteur des fêtes, embellissant les célébrations par les grâces et les rires. Le texte souhaite que Lucine, déesse des accouchements, préside aux jeux et aux airs musicaux. Enfin, il invite les bergers à consacrer leurs chalumeaux et leurs voix à la gloire, afin que les dons et la mémoire de cet événement soient à jamais les délices des bois.
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2
p. 49-51
VERS Faits dans le premier accès d'une fievre violente & subite causée par l'ail, dont tous les mets d'un repas que me donnerent des Gascons de mes amis étoient assaisonnés ; par M. Thomassin de Juilly, Garde-du-Corps du Roi.
Début :
Chers amis, quelle main perfide [...]
Mots clefs :
Ail, Repas, Fièvre
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texteReconnaissance textuelle : VERS Faits dans le premier accès d'une fievre violente & subite causée par l'ail, dont tous les mets d'un repas que me donnerent des Gascons de mes amis étoient assaisonnés ; par M. Thomassin de Juilly, Garde-du-Corps du Roi.
VERS
49
Faits dans le premier accès d'unefievre vio
lente &fubite causée par l'ail , dont tous
les mets d'un repas que me donnerent des
Gafcons de mes amis étoient affaifonnés ;
par M. Thomaffinde Juilly , Garde-du
Corps du Roi.
CHersamis, quelle main perfide
Afervi ce fatal repas ?
Tous les poifons de la Colchide
Coulent-ils dans ces plats
Déja leur vapeur eft portée
Jufqu'en mès os, jufqu'en mon flanc :
Déja leur chaleur empeſtée ,
Fait bouillonner mon fang?
Ociel ! quelle ardeur me confume !
Dufortvais-je fubir la loi ?
Monfeinfe déchire , s'allume ;
L'Enfer femble être en moi !
Jamais l'ardente Canicule ,
Sur nous ne lance tant de feux;
C
So MERCUREDE FRANCE.
Et ceux qui dévoroient Hercule (1),
Etoient bien moins affreux !܀
Qui ,le venin delavipere
Agiroit avec moins d'effort.
Je reffens d'artere en artere
Courir l'ail & la mort.
Quels bords maudits l'ont pu produire,
Source impure de nos malheurs ?
Puiffent les dieux , pour te détruire,
Emprunter mes fureurs!
C'eft toi , par qui fut fi connue
L'infâme amante (2) deJaſon ,
Ail , plus mortel que la Cigue,
Et le fiel du Dragon !
*
Légume plus funefte encore
Que les Tyrans les plus cruels !
Vrai fleau (3) qu'apporta Pandore
Pour punir les Mortels!
(1) Hercule ayant mis la robe empoisonnée du
Centaure Neffus que lui avoit donnée la jalouſe
Déjanire, ilfefentitauffi- tôt enflammé d'une ardeur
qui le confuma.
(2) Médéecélebre parfespoisons.
(3) Dansfaboite où tous les maux étoient ren
fermés.
MAI. 1756.
Maisfut-on coupable , ou complice
Des plus détentables excès ;
Quel crime ne cede aufupplice
Demangerde ces mets ?
Eût
SI
Mithridate (1) , dont les entrailles
S'engraiffoient des plus noirs poiſons ,
pu hâter fes funérailles
Par ces ragoûts gafcons.
(4) Mithridate ne pouvant plus s'empoiſonner,
parce qu'il étoit à l'épreuve du poiſon , fut obligé
defe poignarder pour ne pas tomber vivant entre
les mains des Romains , à la tête defquels étoitfon
fils Pharnace.
49
Faits dans le premier accès d'unefievre vio
lente &fubite causée par l'ail , dont tous
les mets d'un repas que me donnerent des
Gafcons de mes amis étoient affaifonnés ;
par M. Thomaffinde Juilly , Garde-du
Corps du Roi.
CHersamis, quelle main perfide
Afervi ce fatal repas ?
Tous les poifons de la Colchide
Coulent-ils dans ces plats
Déja leur vapeur eft portée
Jufqu'en mès os, jufqu'en mon flanc :
Déja leur chaleur empeſtée ,
Fait bouillonner mon fang?
Ociel ! quelle ardeur me confume !
Dufortvais-je fubir la loi ?
Monfeinfe déchire , s'allume ;
L'Enfer femble être en moi !
Jamais l'ardente Canicule ,
Sur nous ne lance tant de feux;
C
So MERCUREDE FRANCE.
Et ceux qui dévoroient Hercule (1),
Etoient bien moins affreux !܀
Qui ,le venin delavipere
Agiroit avec moins d'effort.
Je reffens d'artere en artere
Courir l'ail & la mort.
Quels bords maudits l'ont pu produire,
Source impure de nos malheurs ?
Puiffent les dieux , pour te détruire,
Emprunter mes fureurs!
C'eft toi , par qui fut fi connue
L'infâme amante (2) deJaſon ,
Ail , plus mortel que la Cigue,
Et le fiel du Dragon !
*
Légume plus funefte encore
Que les Tyrans les plus cruels !
Vrai fleau (3) qu'apporta Pandore
Pour punir les Mortels!
(1) Hercule ayant mis la robe empoisonnée du
Centaure Neffus que lui avoit donnée la jalouſe
Déjanire, ilfefentitauffi- tôt enflammé d'une ardeur
qui le confuma.
(2) Médéecélebre parfespoisons.
(3) Dansfaboite où tous les maux étoient ren
fermés.
MAI. 1756.
Maisfut-on coupable , ou complice
Des plus détentables excès ;
Quel crime ne cede aufupplice
Demangerde ces mets ?
Eût
SI
Mithridate (1) , dont les entrailles
S'engraiffoient des plus noirs poiſons ,
pu hâter fes funérailles
Par ces ragoûts gafcons.
(4) Mithridate ne pouvant plus s'empoiſonner,
parce qu'il étoit à l'épreuve du poiſon , fut obligé
defe poignarder pour ne pas tomber vivant entre
les mains des Romains , à la tête defquels étoitfon
fils Pharnace.
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Résumé : VERS Faits dans le premier accès d'une fievre violente & subite causée par l'ail, dont tous les mets d'un repas que me donnerent des Gascons de mes amis étoient assaisonnés ; par M. Thomassin de Juilly, Garde-du-Corps du Roi.
Le poème 'Vers', écrit par Mercure de France en mai 1756, relate une violente fièvre causée par la consommation d'ail lors d'un repas entre amis. L'auteur décrit sa souffrance intense et compare son état à divers poisons et malédictions mythologiques. Il mentionne Hercule, consumé par la robe empoisonnée de Déjanire, et Médée, connue pour ses poisons. L'ail est maudit comme un fléau apporté par Pandore pour punir les mortels. Le texte se conclut par une réflexion sur la culpabilité et les excès, citant Mithridate, qui ne put se suicider par empoisonnement et dut se poignarder.
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3
p. 202-203
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
Début :
Monsieur, il est naturel de vous prendre pour Juge dans le différend poétique, [...]
Mots clefs :
Différend poétique, Vers, Poète, Poétesse
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE à l'Auteur du Mercure.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
t
MONSIEUR , il eft naturel de vous prendre
pour Juge dans le différend poétique,
qui s'eft élevé entre ma foeur & moi ; &
vous ne pourriez vous récufer dans certe
caufe , quoique vous y foyez intéreffé
fans nous faire le plus fenfible déplaifir.
Voici le fait. Nous nous difputons qui de
nous a le mieux réuffi, dans les vers cijoints
, que nous avons faits en réponſe à
ceux que vous adreffez à M. le Contrôleur
Général dans ce dernier Mercure. Lifez
Monfieur , & prononcez nous ferons
d'accord. Mais comme chez un galant- hom
me , le coeur prend fouvent la place de
refprit , quand il s'agit des intérêts du
beau fexe, c'est pour obvier à cet inconvénient
, que j'ai cru devoir vous cacher
lequel de ces deux petits morceaux eft de
ma foeur. Si par hazard , Monfieur , vous
trouviez qu'ils méritaffent , foit en les
laiffant féparés , foit en les fondant enfemble
, l'attention du public , je ferais.
AVRIL 1758.. 203.
fort aile , ainfi que ma foeur , qu'il vît
par le moyen du Mercure , ce témoignage.
de l'admiration que nous avons pour vos
talens , & de l'eftime parfaite avec laquelle
j'ai l'honneur d'être , & c.
Le Chevalier DE JUILLY -THOMASSIN ,
Garde du Corps du Roi.
A Arc- en - Barois , Le 14 8.
t
MONSIEUR , il eft naturel de vous prendre
pour Juge dans le différend poétique,
qui s'eft élevé entre ma foeur & moi ; &
vous ne pourriez vous récufer dans certe
caufe , quoique vous y foyez intéreffé
fans nous faire le plus fenfible déplaifir.
Voici le fait. Nous nous difputons qui de
nous a le mieux réuffi, dans les vers cijoints
, que nous avons faits en réponſe à
ceux que vous adreffez à M. le Contrôleur
Général dans ce dernier Mercure. Lifez
Monfieur , & prononcez nous ferons
d'accord. Mais comme chez un galant- hom
me , le coeur prend fouvent la place de
refprit , quand il s'agit des intérêts du
beau fexe, c'est pour obvier à cet inconvénient
, que j'ai cru devoir vous cacher
lequel de ces deux petits morceaux eft de
ma foeur. Si par hazard , Monfieur , vous
trouviez qu'ils méritaffent , foit en les
laiffant féparés , foit en les fondant enfemble
, l'attention du public , je ferais.
AVRIL 1758.. 203.
fort aile , ainfi que ma foeur , qu'il vît
par le moyen du Mercure , ce témoignage.
de l'admiration que nous avons pour vos
talens , & de l'eftime parfaite avec laquelle
j'ai l'honneur d'être , & c.
Le Chevalier DE JUILLY -THOMASSIN ,
Garde du Corps du Roi.
A Arc- en - Barois , Le 14 8.
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Résumé : LETTRE à l'Auteur du Mercure.
Le Chevalier de Juilly-Thomassin, Garde du Corps du Roi, adresse une lettre à l'auteur du Mercure pour solliciter son jugement sur un différend poétique. L'auteur et sa sœur ont chacun rédigé des vers en réponse à ceux adressés au Contrôleur Général dans le dernier numéro du Mercure. Pour éviter tout parti pris, l'auteur ne révèle pas lequel des deux poèmes est de sa sœur. Il demande à l'auteur du Mercure d'évaluer les œuvres et, si elles le méritent, de les publier séparément ou fusionnées. La lettre exprime également admiration et estime pour les talents de l'auteur du Mercure. Elle est datée du 14 août 1758 à Arc-en-Barrois.
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4
p. 53
CONSEIL à un Gentilhomme d'un grand âge, qui vouloit épouser une très - jeune Demoiselle qui feignoit de l'aimer à cause de son bien. Air, à mettre en chant.
Début :
N'ABUSEZ point du sacrifice [...]
Mots clefs :
Sacrifice, Sacrifice, Faveur, Vertu, Honneur, Époux
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texteReconnaissance textuelle : CONSEIL à un Gentilhomme d'un grand âge, qui vouloit épouser une très - jeune Demoiselle qui feignoit de l'aimer à cause de son bien. Air, à mettre en chant.
CONSEIL à un Gentilhomme d'un
grand áge , qui vouloit épouser une
très - jeune Demoiselle qui feignoit
de l'aimer à cause de fon bien.
Air , à mettre en chant.
N'ABUSEZ point du ſacrifice
Qu'on veut faire en votre faveur :
Vous ſeriez l'ayeul de Clarice ,
Et vous croyez avoir ſon coeur.
Ne voudrez -vous jamais connoître
Qu'un tel choix doit vous allarmer2
Vous n'ouvrirez les yeux peut- être
Que quand il faudra les fermer.
Pour faire un choix & le bien faire,
Que votre coeur parle: il le faut .
Mais le Sentiment doit ſe taire .
Lorſque la Raiſon ne dit mot.
La vertu d'une femme ſage
N'eſt que trop ſujette aux dégoûts ;
Et quand ſon honneur fait naufrage ,
On ſe mocque encor de l'époux.
1
Par M. Le Chev. de JUILLY- THOMASSIN
grand áge , qui vouloit épouser une
très - jeune Demoiselle qui feignoit
de l'aimer à cause de fon bien.
Air , à mettre en chant.
N'ABUSEZ point du ſacrifice
Qu'on veut faire en votre faveur :
Vous ſeriez l'ayeul de Clarice ,
Et vous croyez avoir ſon coeur.
Ne voudrez -vous jamais connoître
Qu'un tel choix doit vous allarmer2
Vous n'ouvrirez les yeux peut- être
Que quand il faudra les fermer.
Pour faire un choix & le bien faire,
Que votre coeur parle: il le faut .
Mais le Sentiment doit ſe taire .
Lorſque la Raiſon ne dit mot.
La vertu d'une femme ſage
N'eſt que trop ſujette aux dégoûts ;
Et quand ſon honneur fait naufrage ,
On ſe mocque encor de l'époux.
1
Par M. Le Chev. de JUILLY- THOMASSIN
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Résumé : CONSEIL à un Gentilhomme d'un grand âge, qui vouloit épouser une très - jeune Demoiselle qui feignoit de l'aimer à cause de son bien. Air, à mettre en chant.
Le Chevalier de Juilly-Thomassin conseille un gentilhomme âgé contre l'union avec une jeune demoiselle intéressée par sa fortune. Il met en garde contre cette différence d'âge et recommande de suivre la raison plutôt que les sentiments. Une mauvaise décision pourrait entraîner des regrets et des moqueries.
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