Résultats : 7 texte(s)
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Détail
Liste
1
p. 280-284
INFANTERIE devant Landau.
Début :
BATAILLONS. Navarre 3 La Marinne 3 Poitou 2 Tallart 2 [...]
Mots clefs :
Infanterie, Bataillons, Cavalerie, Escadrons, Dragons, Tranchée, Bombardiers, Artillerie, Landau
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texteReconnaissance textuelle : INFANTERIE devant Landau.
INFANTERIE
devant Landau.
BATAILLONS.
Navarre 3
La Marinnc 3
Poitou z
Tallart z
Dauphin 3
Saillans 1 LaChenelay 2.
Orleans z
Vermandois JL
Rouergue 2.
Sourche
- z
Medoc z :
Provence z
1 Toulouse
1
Touloule FPlanedrresigordI2z. Xaintonge. 2.
Beaujolois
2r Perry i
Auxerrois z. Royal Bavière i
Dillon i
Lagcrvefaisx Bout bon z
A1face +
Villars 3 Brendelc 3 Royal Artillerie
2r Bombardiers i
Total. 60
CAVALERIE.
ESCADRONS.
Royal 3
Cuirassiers 3
Dauphin J
Chartres 3
Dutrone 3
Villeroy 3
Hudicourt z
Bonzol L
Aubusson J,
Rennepont *
Saint Germain J,
Marcillac ,,-.tt x
Saint Pouanges
Biffon. 1
Roye 2.
Fontaine 2,
Total 39 DRAGONS.
MeftredeCamp 3
Dauphin
p
3
Foix-3
Le Chevalier de Belleifle
Total12.3
Par le Courier arrivé le
20. de ce mois la Tranchée
doit s'ouvrir le
2. 4.
La nouvelle Edition des
Essais ôc Recherches de
Mathématique & dePhysique
de Mr Parent, contenant
deux anciens volumes
fort augmentez, & un
troisiéme tout nouveau, se
vend actuellement chez JNully,ruësaint Jacques,
& C. Jombert, attenant les
grands Augustins ,
six liv.
reliée en veau.
devant Landau.
BATAILLONS.
Navarre 3
La Marinnc 3
Poitou z
Tallart z
Dauphin 3
Saillans 1 LaChenelay 2.
Orleans z
Vermandois JL
Rouergue 2.
Sourche
- z
Medoc z :
Provence z
1 Toulouse
1
Touloule FPlanedrresigordI2z. Xaintonge. 2.
Beaujolois
2r Perry i
Auxerrois z. Royal Bavière i
Dillon i
Lagcrvefaisx Bout bon z
A1face +
Villars 3 Brendelc 3 Royal Artillerie
2r Bombardiers i
Total. 60
CAVALERIE.
ESCADRONS.
Royal 3
Cuirassiers 3
Dauphin J
Chartres 3
Dutrone 3
Villeroy 3
Hudicourt z
Bonzol L
Aubusson J,
Rennepont *
Saint Germain J,
Marcillac ,,-.tt x
Saint Pouanges
Biffon. 1
Roye 2.
Fontaine 2,
Total 39 DRAGONS.
MeftredeCamp 3
Dauphin
p
3
Foix-3
Le Chevalier de Belleifle
Total12.3
Par le Courier arrivé le
20. de ce mois la Tranchée
doit s'ouvrir le
2. 4.
La nouvelle Edition des
Essais ôc Recherches de
Mathématique & dePhysique
de Mr Parent, contenant
deux anciens volumes
fort augmentez, & un
troisiéme tout nouveau, se
vend actuellement chez JNully,ruësaint Jacques,
& C. Jombert, attenant les
grands Augustins ,
six liv.
reliée en veau.
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Résumé : INFANTERIE devant Landau.
Le document décrit les unités militaires françaises engagées dans une opération près de Landau. L'infanterie est composée de 60 bataillons, incluant des unités telles que Navarre, La Marine et Poitou. La cavalerie compte 39 escadrons, avec des régiments comme Royal, Cuirassiers et Dauphin. Les dragons comprennent des régiments tels que MeftredeCamp, Dauphin et Foix, totalisant 12,3 unités. La tranchée doit s'ouvrir le 2 avril, selon un courrier reçu le 20 du mois en cours. Par ailleurs, la nouvelle édition des 'Essais et Recherches de Mathématique & de Physique' de Mr Parent est disponible chez J. Nully et C. Jombert, au prix de six livres reliée en veau.
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2
p. 113-122
Nouvelles de l'armée.
Début :
Le Maréchal de Villars ayant reglé avec le Maréchal de [...]
Mots clefs :
Maréchal, Villars, Attaque, Landau, Tranchée, Régiments, Troupes, Siège, Canons, Prisonniers
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de l'armée.
Nouvelles de I'armee.
Le Maréchal de Villars
ayant reglé avec le Maréchal
de Besons & le Sieur
de
-
Vallory l'attaque de
Landau, & le jour de Toui1
verture de la tranchée, il
fit élever un retranchement
d'onze cent toises, pour occuper
la sortie du pont de
Philisbourg. Le Comte de
Broglio fut détaché pour,
allcr du côté de Vvorms
avec vingt escadrons, ramasser
les grains des campagnes
voisines de Mayence
: il étoit soûtenu par le
Marquis d'Alegre,qui campoit
avec cent escadrons
dans la plaine de Frankendal.
Le Comtc de Coigny
gardoit avec un corps de
troupes les bords du Rhin
depuis le camp jusqu'àYochenum,
& le Comte du
Bourg avec un autre corps
usqu'au Fort Loüis. Le Maréchal
de Villars a laissé en
Alsace vers Brisac plusieurs
Dataillons & escadrons,
pour s'opposer au corps que
es ennemis ont dans la Foaêt
noire.
Le Sieur de Dillon Lieuestant
general fut détaché
jour aller attaquer la ville
5c le château de Keiferlauern,
qui se rendirent Ie: 24.
Juin. La garnison futfaite
prisonniere de guerre, au
nombre de cent fantassins
ou hussars, avec urn*Ctolo- nel & quarante Officiers,
qui furent conduits aChalons.
On y a trouvé huit canons
& deux mortiers ;
beaucoup de munitions 6c
de vivres. LeSieur de saint:
Pierre,Brigadier d'infanrerie,
& Lieutenant Colonel
du regiment de fainc;
Valier, y a été dangerewfe-j
ment blessé. Aprés la prises
de Keiserlautern le Sieurj
Dillon détacha le Baron dei
d
Sandraski, Brigadier d'arrriée,
commandant le regiment
de Courcillon, avec
trois cent chevaux, pour
aller investir le château de
Vvolfstein, & sommer le
Commandantde se rendre;
ce qu'il refusa, à moins qu'il ne fût attaqué dans les sorties.
Le Sieur Dillon en éstant
averti
, y envoya six
compagnies de grenadiers,
avec deux mortiers & deux
canons. Sitôt qu'on eut tiré
trente volées de canon, ils
le rendirent prisonniers de
guerre
au nombre de cent
hommes.
Le 25. le Maréchal de
Villars alla visiter le siege
de l'ouvrage à corne qui
couvre le passage du pont
volant de Manheim, que
le Comte d'Albergotty,
Lieutenant general, attaquoit
par son ordre. Ce
poste est trés-fort, ayant
deux fossez pleins d'eau, 6c
communication par leRhin,
avec les ennemis.
Le Maréchal de Befons;
fit faire la nuit du 24. au 2;.,
Juin l'ouverture de la tranchée
devant Landau par le
Comte du Bourg Lieutelant
general, & le Marquis
le Mimeure Maréchal de
amp , avec les regimens
e Navarre, de Saillant,
e Sourches, & de Dillon.
elle fut ouverte à la droite
e l'ouvrage à corne de la
orte de France,& fut pousée
à la demi-portée de fu-
1 des premiers ouvrages
e la place. Nous n'y avons
erdu qu'un grenadier,les
ssiegez ne nous ayant aper^
us qu'à la pointe du
our.
Le 2.r.au soir la tranchée
ut relevée par le Marquis
de Silly avec les regiment
de la Marine, de la Chene.
Jaye, de Medoc, & du
Royal-Baviere. ?!
Le 26. par le Marquis del
saint Fremont 3c le Cheva
lier de Broglio
, avec les ren
gimens d'Orleans, deTallard,
de Vermandois, & de
saintAnge. 11t
-
Le 27. par les Marquis des
Hautefort & de Grancey }:
avec les regimens de Bro£-
se,d'Alsace, & de Chartres.
:,' Lesassiegezfirent unes
sortie le 12. de ce mois ; ils
furent
Furent repoussez jusqu'a.
leur contrescarpe par les
regimens. de Navarre &
d'Auxerrois, avec perte de
:>art & d'autre. Le Marquis
de Biron, qui avoit
monté la tranchée ce jourà,
cut le bras gauche cas
é Le Sieur Jacquier, Brigadier
d'Ingenieurs, fiic
fcleflc à la tête d'un éclat de
bombe ;le Sieur le Camus
[ngenieur de Brifac
,
fut
aussi blessé dangereuse- ment.* [.Lcs lettres de l'arméedu.
portent qu'on avoit poussé
les approches jusqui
quarante toises du premier
ouvrage avance du cote de
la Justice, qui est une redoute
en forme de tenailles,
revêtuë à douze pieds
de hauteur,ayant une gorge
fermee d'un mur erenelé
, avec un chemin couvert
& une communication
avec la ville,défendu des
deux côtez par des parapets
j & qu'on avoit pouisé
"une parallele de quatre à
cinq cent toises
,
fortisiée
adu miolieu
Le Maréchal de Villars
ayant reglé avec le Maréchal
de Besons & le Sieur
de
-
Vallory l'attaque de
Landau, & le jour de Toui1
verture de la tranchée, il
fit élever un retranchement
d'onze cent toises, pour occuper
la sortie du pont de
Philisbourg. Le Comte de
Broglio fut détaché pour,
allcr du côté de Vvorms
avec vingt escadrons, ramasser
les grains des campagnes
voisines de Mayence
: il étoit soûtenu par le
Marquis d'Alegre,qui campoit
avec cent escadrons
dans la plaine de Frankendal.
Le Comtc de Coigny
gardoit avec un corps de
troupes les bords du Rhin
depuis le camp jusqu'àYochenum,
& le Comte du
Bourg avec un autre corps
usqu'au Fort Loüis. Le Maréchal
de Villars a laissé en
Alsace vers Brisac plusieurs
Dataillons & escadrons,
pour s'opposer au corps que
es ennemis ont dans la Foaêt
noire.
Le Sieur de Dillon Lieuestant
general fut détaché
jour aller attaquer la ville
5c le château de Keiferlauern,
qui se rendirent Ie: 24.
Juin. La garnison futfaite
prisonniere de guerre, au
nombre de cent fantassins
ou hussars, avec urn*Ctolo- nel & quarante Officiers,
qui furent conduits aChalons.
On y a trouvé huit canons
& deux mortiers ;
beaucoup de munitions 6c
de vivres. LeSieur de saint:
Pierre,Brigadier d'infanrerie,
& Lieutenant Colonel
du regiment de fainc;
Valier, y a été dangerewfe-j
ment blessé. Aprés la prises
de Keiserlautern le Sieurj
Dillon détacha le Baron dei
d
Sandraski, Brigadier d'arrriée,
commandant le regiment
de Courcillon, avec
trois cent chevaux, pour
aller investir le château de
Vvolfstein, & sommer le
Commandantde se rendre;
ce qu'il refusa, à moins qu'il ne fût attaqué dans les sorties.
Le Sieur Dillon en éstant
averti
, y envoya six
compagnies de grenadiers,
avec deux mortiers & deux
canons. Sitôt qu'on eut tiré
trente volées de canon, ils
le rendirent prisonniers de
guerre
au nombre de cent
hommes.
Le 25. le Maréchal de
Villars alla visiter le siege
de l'ouvrage à corne qui
couvre le passage du pont
volant de Manheim, que
le Comte d'Albergotty,
Lieutenant general, attaquoit
par son ordre. Ce
poste est trés-fort, ayant
deux fossez pleins d'eau, 6c
communication par leRhin,
avec les ennemis.
Le Maréchal de Befons;
fit faire la nuit du 24. au 2;.,
Juin l'ouverture de la tranchée
devant Landau par le
Comte du Bourg Lieutelant
general, & le Marquis
le Mimeure Maréchal de
amp , avec les regimens
e Navarre, de Saillant,
e Sourches, & de Dillon.
elle fut ouverte à la droite
e l'ouvrage à corne de la
orte de France,& fut pousée
à la demi-portée de fu-
1 des premiers ouvrages
e la place. Nous n'y avons
erdu qu'un grenadier,les
ssiegez ne nous ayant aper^
us qu'à la pointe du
our.
Le 2.r.au soir la tranchée
ut relevée par le Marquis
de Silly avec les regiment
de la Marine, de la Chene.
Jaye, de Medoc, & du
Royal-Baviere. ?!
Le 26. par le Marquis del
saint Fremont 3c le Cheva
lier de Broglio
, avec les ren
gimens d'Orleans, deTallard,
de Vermandois, & de
saintAnge. 11t
-
Le 27. par les Marquis des
Hautefort & de Grancey }:
avec les regimens de Bro£-
se,d'Alsace, & de Chartres.
:,' Lesassiegezfirent unes
sortie le 12. de ce mois ; ils
furent
Furent repoussez jusqu'a.
leur contrescarpe par les
regimens. de Navarre &
d'Auxerrois, avec perte de
:>art & d'autre. Le Marquis
de Biron, qui avoit
monté la tranchée ce jourà,
cut le bras gauche cas
é Le Sieur Jacquier, Brigadier
d'Ingenieurs, fiic
fcleflc à la tête d'un éclat de
bombe ;le Sieur le Camus
[ngenieur de Brifac
,
fut
aussi blessé dangereuse- ment.* [.Lcs lettres de l'arméedu.
portent qu'on avoit poussé
les approches jusqui
quarante toises du premier
ouvrage avance du cote de
la Justice, qui est une redoute
en forme de tenailles,
revêtuë à douze pieds
de hauteur,ayant une gorge
fermee d'un mur erenelé
, avec un chemin couvert
& une communication
avec la ville,défendu des
deux côtez par des parapets
j & qu'on avoit pouisé
"une parallele de quatre à
cinq cent toises
,
fortisiée
adu miolieu
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Résumé : Nouvelles de l'armée.
Le maréchal de Villars, en collaboration avec les maréchaux de Besons et Vallory, a planifié l'attaque de Landau. Le 24 juin, il a fait construire un retranchement pour contrôler la sortie du pont de Philisbourg. Le comte de Broglio a été envoyé vers Worms avec vingt escadrons pour rassembler des grains, soutenu par le marquis d'Alegre avec cent escadrons à Frankendal. Le comte de Coigny et le comte du Bourg ont gardé les bords du Rhin avec leurs troupes respectives. Des détachements ont été laissés en Alsace pour contrer les ennemis dans la Forêt-Noire. Le même jour, le sieur de Dillon, lieutenant général, a attaqué et pris la ville et le château de Keiserlautern, capturant cent fantassins ou hussards, un colonel, quarante officiers, huit canons et deux mortiers. Le sieur de Saint-Pierre et le sieur Valier ont été blessés lors de cette opération. Après cette prise, le baron de Sandraski a été envoyé pour investir le château de Wolfstein, qui s'est rendu après un bombardement. Le 25 juin, le maréchal de Villars a visité le siège de l'ouvrage à corne couvrant le passage du pont volant de Mannheim, attaqué par le comte d'Albergotti. La nuit du 24 au 25 juin, le maréchal de Besons a ouvert la tranchée devant Landau avec plusieurs régiments. La tranchée a été relevée les jours suivants par différents maréchaux et régiments. Le 27 juin, les assiégés ont tenté une sortie, repoussée par les régiments de Navarre et d'Auxerrois. Plusieurs officiers ont été blessés lors de cette opération. Les approches ont été poussées jusqu'à quarante toises du premier ouvrage avancé du côté de la Justice, une redoute fortifiée. Une parallèle de quatre à cinq cents toises a été construite et fortifiée au milieu.
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3
p. 123-124
Estat des troupes qui sont dans Landau.
Début :
BATAILLONS. Palatin. Nassau, 1. Chomberne, Mayence, 1. [...]
Mots clefs :
Bataillons, Troupes, Landau, Escadrons, Compagnie, Cavalerie
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texteReconnaissance textuelle : Estat des troupes qui sont dans Landau.
Bfiat des troupes qui sont
, dans Landau.
BATAILLONS.
v Palatin.
Nassau, I.
Chomberne, 1.
Mayence.
Goler, 2.
Franconie.
Darmstat, 2.
Anhalt, 2. DtfHf/f.
Anspach, I.
Imperiaux.
Gombertein, I.
Dornay, I.
DeBens, 1.
Total 12. bataillons.
Et3. escadrons d'Hussars,
& une compagnie franche
de cavalerie.
, dans Landau.
BATAILLONS.
v Palatin.
Nassau, I.
Chomberne, 1.
Mayence.
Goler, 2.
Franconie.
Darmstat, 2.
Anhalt, 2. DtfHf/f.
Anspach, I.
Imperiaux.
Gombertein, I.
Dornay, I.
DeBens, 1.
Total 12. bataillons.
Et3. escadrons d'Hussars,
& une compagnie franche
de cavalerie.
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4
p. 282-283
EXTRAIT d'une Lettre de l'Armée le 29 Juillet 1713.
Début :
Nous esperons estre Maistre de Landau vers le 10. d'Aoust [...]
Mots clefs :
Landau, Fourneaux, Redoutes, Sapes, Canon, Mortiers, Brèche, Assiégés
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre de l'Armée le 29 Juillet 1713.
EXTRAIT
d*line Letrre de i'Arm/e ic
ip -
Juillet 1 715.
:
Nous esperons efiUl
MJlflrc de Landau vers
le 10. d'Aoust; car la ~redou
table demi lune de ~Melac
quiestrevêtuë d'un bora
chimin &. d'un large foile^
fut abandonnée; la nuir dLl.
22.au 23 lestroisredoutes
de la gauchequi ne ~valent
rien lOdt envelopées; nous
sommes logez sur l'angle,
onze fourneaux sauterent Ie;
,o.sans nous incommoder,
on laisse jetter les derniers
eux aux ennemis. On coninuë
les fappcs avec ardeur,
& avec quarante pieces de
canon&trentemortiers. On
mpose silence aux Assiegez
&on bit en breche. Le Chcvalieer
deBaviere rt^ur une
:ontufion à la tcftclc ii4
d*line Letrre de i'Arm/e ic
ip -
Juillet 1 715.
:
Nous esperons efiUl
MJlflrc de Landau vers
le 10. d'Aoust; car la ~redou
table demi lune de ~Melac
quiestrevêtuë d'un bora
chimin &. d'un large foile^
fut abandonnée; la nuir dLl.
22.au 23 lestroisredoutes
de la gauchequi ne ~valent
rien lOdt envelopées; nous
sommes logez sur l'angle,
onze fourneaux sauterent Ie;
,o.sans nous incommoder,
on laisse jetter les derniers
eux aux ennemis. On coninuë
les fappcs avec ardeur,
& avec quarante pieces de
canon&trentemortiers. On
mpose silence aux Assiegez
&on bit en breche. Le Chcvalieer
deBaviere rt^ur une
:ontufion à la tcftclc ii4
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre de l'Armée le 29 Juillet 1713.
En juillet 1715, une lettre militaire rapporte des opérations près de Landau. Les troupes visent à atteindre ce camp d'ici le 10 août. La redoute de Melac a été abandonnée. Trois redoutes de la gauche ont été enveloppées. Les forces sont positionnées stratégiquement. Onze explosions n'ont causé aucun dommage. Les attaques se poursuivent avec quarante canons et trente mortiers, réduisant les assiégés au silence et ouvrant des brèches. Le Chevalier de Bavière a déserté.
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Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 203-215
NOUVELLES de Landau.
Début :
LEs Lettres du camp devant Laudau portent que le 17. [...]
Mots clefs :
Landau, Tranchée, Lunettes, Maréchal de Villars, Assiégés, Grenadiers, Prince Eugène
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de Landau.
NOVVELLES
de Landau.
Les Lettres du camp
devant Laudauporrent
que le 17. Juillet l'une des
sappes fut poussée jusqu'au
chemin couvert de la lunette
de la droite, que le'
Mareschal de Bezonsestant
allé à la tranchée,avoit
ordonné de continuer la
sappe,&que si les ennemis
sortoient de la lunette,de
ne leur opposer qu'une
vingtaine de Grenadiers ;
malgrél'ordredonné,quelques
ennemis s'estant avancez
hors de la lunetre furent
chargez par cinq
compagnies du Regimenc
de Navarre, & par trois
piquets du Régiment de
Medoc
,
qui les repousserent,
& se logerent fer
deux angles saillants du
chemin couvert de la lunette
; mais estant exposez
à découvert au feu de
la Place,& des quatre lunettes,
il y eut onze Officiers
& cent cinquante soldats
tuez ou blessez. Que
le Prince Talmont qui
commandoit la Tranchée
ce jour là y recent une contusion
d'un gabion qui fut
renversé surluy.Que la
nuit du18. au 19. l'Arsena
l avoiteste bruslé avec
quinze mille mousquets &:
tous les affuts de rechange
des assiegez. Que le20.
sept batreries de quatre cancns
c hacune, commencerent
à battre en breche
les quatre lunettes
, que
nostre artillerie faisoit un
si grand feu qu'il y avoit
desja des brec hesauxcontregardes,
& avoit démonté
tous les canons des assiegez
,à la reserve de quatre
ou cinq, & qu'aussitost que
les lunettes seroient prises
on battroit la Place avec
soixante & dix pieces de
canon, quarante mortiers
& vingt pierriers. Que les
assiegez faisoient souvent
jouër des mines sans esser.
On écrit de l'armée des
ennemis que le Prince Eugene
avoit passé le Rhin
avec vingt mille hommes,
&qu'il estoit campé près
de Mayence
, ayant sa
droite couverte par le
Rhin, sa gauche par un
ruisseau
,
& devant luy un
double retranchement
jquMavok laissé quaranteJ
mille hommes pour garder
ses lignes. La nuit du 25.
au 24. on s'em para de la
quatrième lunette sur la
droite que les ennemis abandonnerent,
on se logea
devant la gorge à cause
des fourneaux. Lanuitdu
30.au 31. les ennemis firentunesortie
dela redoute
de Hessy
,
ils renverserent
quelques gabions
deux compagnies de Gre-J
nadiers les repousserent.
La nuit du 51. au premier
Aoust leMareschal de Villars
fit attaquer les trois
lunettes qui restoient, avec
neuf compagnies de la
tranchée & treize autres
quiestoient venuës dela
grande afnée.
On commença l'atraque
à la droite pour y attirer
les ennemis ; un moment
après on attaqua les
trois lunettes: on fit jouer
une mine fous la redoute
de Mélac, qui ayant fait
une breche suffisante
,
fut
emportée
emportée la bayonnette au
bout du fusil, les deux autres
furent prises par escalade;
nous y avons perdu
dans ces differentes attaques
deux Capitaines & un
Ingenieur tuez, & quarante
six blessez. Lanuitdu
au 3. les alliegezfirent
joüer deuxfourneaux dans
les gorges des trois lunettes
que nous avions prises
deux jours auparavant, ils
firent des sorties pour car--
cher de les reprendre,ils
entrerent dans une, mais
ils furent coupez, plusieurs
furent faits prisonniers, ôc
les autres repoussez avec
perte, & si vigoureusement
qu'un Sergent & quinze
Grenadiers entrerent
dans le chemin couvert
que les ennemis abandonnoient
croyant qu'on vouloit
l'attaquer
, nous avons
perdu dans cette occasion
deux Capitaines de Grenadiers
du Regiment d'Orleans
,huit autres Officiers
& quatre Ingénieurs
blessez, quarante ou cinquante
soldats tuez, & environ
cent blessez. Lanuit
du 4.au 5. fut em ployée à
faire une parallele detrois
à quatre cens toises sur le
glacis du chemin couvert
du front des attaques, on
y establit des batteries de
canon, de mortiers & de
pierriers. On attacha des
mineurs fous les an gles
saillansdu chemin couvert
depuis la porte de France
jusqu'à la sortie de la riviere;
les assiegez firent jouër
cinq ou six fourneaux qui
leur causerent plus de perte
qu'aux assiegeants. La mesme
nuit on attaqua le pafte
quicouvroit U l"¡;,tJC'
qui barre la riviere &i\m*
plissoit d'eau le fosse de la
contrescarpe qui eil: devant
le reduit; ce pasté fut emporté
,
il estoit deffendu
par cent hommes commandez
par un Capitaine
qui sur pris, toute sa troupe
fut prise, tuée ou noyée.
Tandis qu'on travailloit à
s'y loger les assiegez firent
une sortie pour reprendre
cet ouvrage, mais ils furent
repoussez, nous n'avons
perdu dans cette attaque
que quelques soldats & un
Capitaine de Grenadiers
du Regiment de Villars-
Suisse, le sieur ManyMajor
aesté dangereusement
blessé. Depuis qu'on a coupé
la digue de charpente &
l'écluse qui sont à la gorge
-
du pasté
,
les eaux sont
beaucoup diminuées. On
asseure que les assiegez ont
desja faitjouer plus de quarante
mines. On écrit du
camp de Spire que le 18,
Juillet le Maréchal de Villars
ayant fait un détachement
de cavalerie & de
dragons fut visiter les bords
du Rhin jusqu'au dessous
deMayence,&reconnoistre
les nouveaux ouvrages
dont les ennemis ont augmenté
les fortifications de
la place. Il y arriva le 25.
& reconnut que le Prince
Eugene avoit formé un
camp entre le Mein & le
Rhin, que les troupes
d'Hanoverestoient encore
à cinqou six lieuës de Mayenc,&
que celle de Hesse
& des autresen eftoienc
encore plus esloignées. Le
Marechal de Villars revint
le 30. à son camp; cette j
course causa une grande
allarme. Le Duc deBourbon
fit le 5. la reveuë de la
Cavalerie.
de Landau.
Les Lettres du camp
devant Laudauporrent
que le 17. Juillet l'une des
sappes fut poussée jusqu'au
chemin couvert de la lunette
de la droite, que le'
Mareschal de Bezonsestant
allé à la tranchée,avoit
ordonné de continuer la
sappe,&que si les ennemis
sortoient de la lunette,de
ne leur opposer qu'une
vingtaine de Grenadiers ;
malgrél'ordredonné,quelques
ennemis s'estant avancez
hors de la lunetre furent
chargez par cinq
compagnies du Regimenc
de Navarre, & par trois
piquets du Régiment de
Medoc
,
qui les repousserent,
& se logerent fer
deux angles saillants du
chemin couvert de la lunette
; mais estant exposez
à découvert au feu de
la Place,& des quatre lunettes,
il y eut onze Officiers
& cent cinquante soldats
tuez ou blessez. Que
le Prince Talmont qui
commandoit la Tranchée
ce jour là y recent une contusion
d'un gabion qui fut
renversé surluy.Que la
nuit du18. au 19. l'Arsena
l avoiteste bruslé avec
quinze mille mousquets &:
tous les affuts de rechange
des assiegez. Que le20.
sept batreries de quatre cancns
c hacune, commencerent
à battre en breche
les quatre lunettes
, que
nostre artillerie faisoit un
si grand feu qu'il y avoit
desja des brec hesauxcontregardes,
& avoit démonté
tous les canons des assiegez
,à la reserve de quatre
ou cinq, & qu'aussitost que
les lunettes seroient prises
on battroit la Place avec
soixante & dix pieces de
canon, quarante mortiers
& vingt pierriers. Que les
assiegez faisoient souvent
jouër des mines sans esser.
On écrit de l'armée des
ennemis que le Prince Eugene
avoit passé le Rhin
avec vingt mille hommes,
&qu'il estoit campé près
de Mayence
, ayant sa
droite couverte par le
Rhin, sa gauche par un
ruisseau
,
& devant luy un
double retranchement
jquMavok laissé quaranteJ
mille hommes pour garder
ses lignes. La nuit du 25.
au 24. on s'em para de la
quatrième lunette sur la
droite que les ennemis abandonnerent,
on se logea
devant la gorge à cause
des fourneaux. Lanuitdu
30.au 31. les ennemis firentunesortie
dela redoute
de Hessy
,
ils renverserent
quelques gabions
deux compagnies de Gre-J
nadiers les repousserent.
La nuit du 51. au premier
Aoust leMareschal de Villars
fit attaquer les trois
lunettes qui restoient, avec
neuf compagnies de la
tranchée & treize autres
quiestoient venuës dela
grande afnée.
On commença l'atraque
à la droite pour y attirer
les ennemis ; un moment
après on attaqua les
trois lunettes: on fit jouer
une mine fous la redoute
de Mélac, qui ayant fait
une breche suffisante
,
fut
emportée
emportée la bayonnette au
bout du fusil, les deux autres
furent prises par escalade;
nous y avons perdu
dans ces differentes attaques
deux Capitaines & un
Ingenieur tuez, & quarante
six blessez. Lanuitdu
au 3. les alliegezfirent
joüer deuxfourneaux dans
les gorges des trois lunettes
que nous avions prises
deux jours auparavant, ils
firent des sorties pour car--
cher de les reprendre,ils
entrerent dans une, mais
ils furent coupez, plusieurs
furent faits prisonniers, ôc
les autres repoussez avec
perte, & si vigoureusement
qu'un Sergent & quinze
Grenadiers entrerent
dans le chemin couvert
que les ennemis abandonnoient
croyant qu'on vouloit
l'attaquer
, nous avons
perdu dans cette occasion
deux Capitaines de Grenadiers
du Regiment d'Orleans
,huit autres Officiers
& quatre Ingénieurs
blessez, quarante ou cinquante
soldats tuez, & environ
cent blessez. Lanuit
du 4.au 5. fut em ployée à
faire une parallele detrois
à quatre cens toises sur le
glacis du chemin couvert
du front des attaques, on
y establit des batteries de
canon, de mortiers & de
pierriers. On attacha des
mineurs fous les an gles
saillansdu chemin couvert
depuis la porte de France
jusqu'à la sortie de la riviere;
les assiegez firent jouër
cinq ou six fourneaux qui
leur causerent plus de perte
qu'aux assiegeants. La mesme
nuit on attaqua le pafte
quicouvroit U l"¡;,tJC'
qui barre la riviere &i\m*
plissoit d'eau le fosse de la
contrescarpe qui eil: devant
le reduit; ce pasté fut emporté
,
il estoit deffendu
par cent hommes commandez
par un Capitaine
qui sur pris, toute sa troupe
fut prise, tuée ou noyée.
Tandis qu'on travailloit à
s'y loger les assiegez firent
une sortie pour reprendre
cet ouvrage, mais ils furent
repoussez, nous n'avons
perdu dans cette attaque
que quelques soldats & un
Capitaine de Grenadiers
du Regiment de Villars-
Suisse, le sieur ManyMajor
aesté dangereusement
blessé. Depuis qu'on a coupé
la digue de charpente &
l'écluse qui sont à la gorge
-
du pasté
,
les eaux sont
beaucoup diminuées. On
asseure que les assiegez ont
desja faitjouer plus de quarante
mines. On écrit du
camp de Spire que le 18,
Juillet le Maréchal de Villars
ayant fait un détachement
de cavalerie & de
dragons fut visiter les bords
du Rhin jusqu'au dessous
deMayence,&reconnoistre
les nouveaux ouvrages
dont les ennemis ont augmenté
les fortifications de
la place. Il y arriva le 25.
& reconnut que le Prince
Eugene avoit formé un
camp entre le Mein & le
Rhin, que les troupes
d'Hanoverestoient encore
à cinqou six lieuës de Mayenc,&
que celle de Hesse
& des autresen eftoienc
encore plus esloignées. Le
Marechal de Villars revint
le 30. à son camp; cette j
course causa une grande
allarme. Le Duc deBourbon
fit le 5. la reveuë de la
Cavalerie.
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Résumé : NOUVELLES de Landau.
Le document décrit les opérations militaires autour de Landau en juillet et août. Le 17 juillet, une sape atteignit le chemin couvert de la lunette droite, et malgré les ordres, des compagnies des régiments de Navarre et de Médoc chargèrent les ennemis, subissant des pertes. Le Prince Talmont fut blessé lors de cet affrontement. La nuit du 18 au 19 juillet, l'arsenal ennemi fut incendié, détruisant 15 000 mousquets. Le 20 juillet, sept batteries commencèrent à bombarder les lunettes, démontant presque tous les canons ennemis. Parallèlement, le Prince Eugène traversa le Rhin avec 20 000 hommes et établit son camp près de Mayence. La nuit du 25 au 26 juillet, la quatrième lunette fut capturée. Le 30 au 31 juillet, une sortie ennemie fut repoussée. Le 1er août, le Maréchal de Villars lança une attaque contre les trois lunettes restantes, les prenant par escalade et mine avec des pertes légères. Les alliés tentèrent de reprendre les lunettes mais furent repoussés. Du 4 au 5 août, une parallèle fut construite et des batteries établies. Les assaillants attaquèrent et prirent un pâté défendu par 100 hommes. Le Maréchal de Villars inspecta les fortifications ennemies près de Mayence et revint à son camp le 30 juillet. Le Duc de Bourbon passa en revue la cavalerie le 5 août.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 232-236
Nouvelles de Paris le 25. Aoust 1713.
Début :
Il est arrivé cette nuit deux Courriers du camp devant [...]
Mots clefs :
Landau, Contregardes, Maréchal de Villars, Prisonniers, Capitulation
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Paris le 25. Aoust 1713.
Nouvelles de Paris lezy
Aoufl 1713.
Il est arrivé cette nuit
deux Courriers du camp
devant Landau; le premier
est le fils de Mr de
Vallory, depesché le 19.
de ce mois, qui a apporté
*
la nouvelle de la prisede
deux contregardes ;
le second
Mrde Luteau beaufrere
frere de M. le Maréchal de
Befons qui a apporté celle
de la prise de Landau,dont
la Garnison a esté faite Prifonniere
de guerre.
L'on attaqua les deux
Contregardes lanuit du 18.
au 19. l'action fut vive Se
brillante; elles furent emportées
toutes deux. L'on
fie 60. ou 80. Prisonniers
dans celle de la droite devant
le Réduit qui n'estoit
pas revestu, & 20. dans
celle de la gauche revestuë
de maçonnerie
?
l'on fc
contenta de se loger sur la o
pointe de cette derniere;
l'on estendit le logement
tout le long de la Gorge
de celle de terre, parce que
l'on vouloit y establir des
Batteries pour achever de
battre en breche le Reduit;
Les Ennemis battirent
la Chamade le 19. au matin,&
envoyerent des Ostages.
M. le Maréchal de
Villars leur declara qu'il
vouloit que laGarnison fust
Prisonniere de guerre. Les
Ostages s'en retournerent
peu fatisfairs, & revinrent
deux heures aprés demander
que l'on leur accordast
la mesme Capitulation
que les Alliez avoient accordez
à la Garnison de
Tournay. M. le Maréchal
de Villars dit qu'il falloit
qu'ils fussentPrisonniers de
guerre. Les Ostages s'en
retournerent, l'on recommença
à tirer de part &
d'autreà 8. heures dusoir,
& les Assiegezfirent le
plus grand feu de leurs Ca
nons, deBombes, deMoufqueterie
,
qu'ils eussent fait -
de tout le Siege; mais enfin
ils arborerent le Drapeau
blanc le 20. au matin,
renvoyerent des Ostages,
& convinrent de se
rendre Prisonniers. M. le
Maréchal leurs accorda
leurs équipages
, & des
congezaux principaux Officiers
qui voudroient retourner
chez eux en donnant
leurs paroles.
Aoufl 1713.
Il est arrivé cette nuit
deux Courriers du camp
devant Landau; le premier
est le fils de Mr de
Vallory, depesché le 19.
de ce mois, qui a apporté
*
la nouvelle de la prisede
deux contregardes ;
le second
Mrde Luteau beaufrere
frere de M. le Maréchal de
Befons qui a apporté celle
de la prise de Landau,dont
la Garnison a esté faite Prifonniere
de guerre.
L'on attaqua les deux
Contregardes lanuit du 18.
au 19. l'action fut vive Se
brillante; elles furent emportées
toutes deux. L'on
fie 60. ou 80. Prisonniers
dans celle de la droite devant
le Réduit qui n'estoit
pas revestu, & 20. dans
celle de la gauche revestuë
de maçonnerie
?
l'on fc
contenta de se loger sur la o
pointe de cette derniere;
l'on estendit le logement
tout le long de la Gorge
de celle de terre, parce que
l'on vouloit y establir des
Batteries pour achever de
battre en breche le Reduit;
Les Ennemis battirent
la Chamade le 19. au matin,&
envoyerent des Ostages.
M. le Maréchal de
Villars leur declara qu'il
vouloit que laGarnison fust
Prisonniere de guerre. Les
Ostages s'en retournerent
peu fatisfairs, & revinrent
deux heures aprés demander
que l'on leur accordast
la mesme Capitulation
que les Alliez avoient accordez
à la Garnison de
Tournay. M. le Maréchal
de Villars dit qu'il falloit
qu'ils fussentPrisonniers de
guerre. Les Ostages s'en
retournerent, l'on recommença
à tirer de part &
d'autreà 8. heures dusoir,
& les Assiegezfirent le
plus grand feu de leurs Ca
nons, deBombes, deMoufqueterie
,
qu'ils eussent fait -
de tout le Siege; mais enfin
ils arborerent le Drapeau
blanc le 20. au matin,
renvoyerent des Ostages,
& convinrent de se
rendre Prisonniers. M. le
Maréchal leurs accorda
leurs équipages
, & des
congezaux principaux Officiers
qui voudroient retourner
chez eux en donnant
leurs paroles.
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Résumé : Nouvelles de Paris le 25. Aoust 1713.
En août 1713, deux courriers ont transmis des nouvelles du siège de Landau. Le premier, fils de Monsieur de Vallory, a rapporté la prise de deux contregardes. Le second, Monsieur de Luteau, a annoncé la prise de Landau et la capture de sa garnison. L'attaque des contregardes a eu lieu dans la nuit du 18 au 19 août, résultant en la capture de 60 à 80 prisonniers dans la contregarde de droite et de 20 dans celle de gauche. Le 19 au matin, les ennemis ont battu la chamade et envoyé des otages. Le Maréchal de Villars a déclaré que la garnison devait être prisonnière de guerre. Les otages ont demandé une capitulation similaire à celle de Tournay, mais le Maréchal a insisté sur la condition de prisonniers de guerre. Les assiégés ont intensifié leur feu avant d'arborer le drapeau blanc le 20 au matin et de se rendre. Le Maréchal de Villars a accordé aux prisonniers leurs équipages et des congés aux principaux officiers souhaitant retourner chez eux en donnant leur parole.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7
p. 173-185
RELATION de la prise de Landau.
Début :
Le 19. d'Aoust à dix heures du matin les Ennemis [...]
Mots clefs :
Prise, Landau, Capitulation, Troupes, Drapeau, Canon, Garnison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RELATION de la prise de Landau.
RELATION
de la prise de Landau.
LEig. d'Aoustàdixheures
du matin les Ennemis
battirent la chamade, mirent
le drapeau sur la breche,
ayant demandé à capituler.
Les ostages furent
envoyez de part & d'autre,
& demandèrentune capitulation
honorable. Larefponse
de Mr le Mareschal
de Villars ne les rendit pas
contents , en leur disant
qu'il n'y avoit point d'autre
capitulation que celle d'estre
prisonniers de guerre.
Mr le Prince deWirttemberg
ne voulut point se
soumettre à moins de sui.
vre la capitulation deTournay,
qui estoit d'aller prisonnier
de guerre sur leur
parole dans leur pays, &:
de ne point du tout servir
jusqu'à ce qu'ils fussent échangez
quand l'occasion
en seroit venuë, ce que Mr
le Mareschal de Villars n'a
voulu leur accorder. Les
ostages refpondirent qu'ils
aimeroient mieux sacrifier
le tout pour le tout;Mr de
Villars leur dit que s'ils
l'obligeoient à faire tirer
encore un coup de caren ;
il ne les recevroit plus qu'à
dilcrction,& que les Grenadiers
ne demandoient
pas mieux que de monter
à l'aHaut, desorte que la
cessation d'armes ne dura
pas long temps. Le19.qui
estoit le mesmejour sur ks
neufheures du soir après
que chacun fut retirédans
leur pané, &c le drapeau
osté de dessus la brèche,
sur le cham p le carillon recommença
à grande volée
de coups de canon, &
une pluye continuelle de
bombes avec un feu terrible
de mousqueterie pendant
toute la nuit qui dura
jusqu'au lendemain matin
Dimanche zo.duditmois,
ils remirent leur drapeau
sur la breche
J
& demanderent
pour la dernière fois.
à capituler, qui fut le jour
) qu'elle se rendit à l'obëissance
du Roy.
Premièrement qu'ils feroient
prisonniers de guerrc
en France ce qui leur fut,
accordé.
2,°. Que tous les Officiers
garderoient leur épée, te
que le Prince deWirtembert
auroit liberté pour
trois mois, aprèslequel
temps il se rendroit prisonnier
à Peronne. C'est un
Prince de trente ans, de
bonne mine, bien fait, parlant
bon François.
Qu'aucun soldat ne fera
dépoüillé ny deshabillé.
Que l'on ne fcparera
point les Regiments tant
d'Infanrerie que de Cavalerie
, & que les équipages
des Officiers feroient envoyez
à Philisbourg. Le
mesmejour20. ducourant
on ne marcher tour le piquet
qu'on posta autour de
la Ville
, parce qu'ils ne
nous livrèrent la porte de
France que le lendemain
21. Tout estoit farcy de
troupes par les gardes ordinaires
des tranchées, afin
d'empescher que les HuG,
fards des Ennemis ne se
sauvassent la nuit, cequ'ils
avoient envie de faire sans
les justesprécautions qu'on
prit. Le 22. le Prince sortit
à dix heures du matin,
avec tout son équipage ôc
s'en alla à Philisbourg pour
y rester trois mois. On obligea
la garnison qui estoit
toute armée de porter leurs
armes dans un magasin
destiné pour cela, ce qui
fc fie avec ordre & sans
confusion. Sur les deux
heures aprés midiils commencerent
à defiler hors
de la Ville par la porte de
France, le chemin bordé
des deux costez de nos
troupes, & le detachement
commandé les conduisit à
Haguenau
,
ils font forcis
près de 6000. hommes. Jamais
Place de cette con»
sequence n'a moins cousté
d'hommes, nous n'avons
pas perdu 3500., ils en ont -
bien perdu 1500» le reste
tant en malades que blessez
des Ennemis 1500.
hommes, la garnison estoit
de 10000. hommes des
meilleures troupes, il sortit
d'abord
Le Regiment d'Anspach,
habillé de bleu.
Contaichetin bleu, parement
rouge.
Le Regiment de Nasfau
bleu parement rouge.
Le Regiment d'isseler
blanc,parement rouge.
Des Vins qui estoit un
détachement de Grenadiers
qui ont des bonnets
rouges mitrez.
Le Regiment d.lArme.
tat bleu.
Celuy de Gueborne bleu
est le plus beau de tous.
Mincherre blanc, douplé
de rouge, & les Officiers
habillez de verd.
Environ quatre-vingts
Hussards à pied, & trois ou
quatre cens Cavaliersaussi
à pied, qui ont laissé de
beaux chevaux,une compagnie
franche de deux
cens hommes.
On a trouvé dans cette
Place plusde soixante pieces
de canon, plusieurs
mortiers, quantité de bombes
-& de boulets, peu de
jnyflixions& d'armes ayant estéconsommées dansl'incendie
du magasin.
LandauVille d'Allemagne
dans la. basse Alsace
estune desplus fortes Pla„-
ces de cette Province;elle
est située sur la Riviere de
Queichaux confins duPa-
-latinat. C'estoit une des
VillesImperiales dela Préfecture
Provinciale ou de
Haguenau. Elle fut engagée
à Othon Evesque de
Spire par l'Empereur Loüis
de Baviere, & dégagée l'an
1511. par l'Empereur Maximilien
qui lui redonna
la liberté dont elle joüissoit
avant cetengagement.
Elle a esté ccdée à la France
par la Paix de Munster,
&estappelléeLandavia par
les Latins. 1
Cetre Ville a souffert
quatre sieges au commencement
de ce siecle. Les
Imperiaux la prirent en
1702. le Roy des Romains
depuis Empereur, mort en
1711. les commandant en
personne, &elle fut reprise:
se l'année suivante par les
François fous les ordres de
Monseigneur le Duc de
Bourgogne en 1704. Les
Allemands l'ayant assiegée
de nouveaus'en rendirent
les maistres.Assiegée par
les François dans le mois
de Juillet elle s'est renduë
le 20. Aoust à l'obëissance
du Roy.
de la prise de Landau.
LEig. d'Aoustàdixheures
du matin les Ennemis
battirent la chamade, mirent
le drapeau sur la breche,
ayant demandé à capituler.
Les ostages furent
envoyez de part & d'autre,
& demandèrentune capitulation
honorable. Larefponse
de Mr le Mareschal
de Villars ne les rendit pas
contents , en leur disant
qu'il n'y avoit point d'autre
capitulation que celle d'estre
prisonniers de guerre.
Mr le Prince deWirttemberg
ne voulut point se
soumettre à moins de sui.
vre la capitulation deTournay,
qui estoit d'aller prisonnier
de guerre sur leur
parole dans leur pays, &:
de ne point du tout servir
jusqu'à ce qu'ils fussent échangez
quand l'occasion
en seroit venuë, ce que Mr
le Mareschal de Villars n'a
voulu leur accorder. Les
ostages refpondirent qu'ils
aimeroient mieux sacrifier
le tout pour le tout;Mr de
Villars leur dit que s'ils
l'obligeoient à faire tirer
encore un coup de caren ;
il ne les recevroit plus qu'à
dilcrction,& que les Grenadiers
ne demandoient
pas mieux que de monter
à l'aHaut, desorte que la
cessation d'armes ne dura
pas long temps. Le19.qui
estoit le mesmejour sur ks
neufheures du soir après
que chacun fut retirédans
leur pané, &c le drapeau
osté de dessus la brèche,
sur le cham p le carillon recommença
à grande volée
de coups de canon, &
une pluye continuelle de
bombes avec un feu terrible
de mousqueterie pendant
toute la nuit qui dura
jusqu'au lendemain matin
Dimanche zo.duditmois,
ils remirent leur drapeau
sur la breche
J
& demanderent
pour la dernière fois.
à capituler, qui fut le jour
) qu'elle se rendit à l'obëissance
du Roy.
Premièrement qu'ils feroient
prisonniers de guerrc
en France ce qui leur fut,
accordé.
2,°. Que tous les Officiers
garderoient leur épée, te
que le Prince deWirtembert
auroit liberté pour
trois mois, aprèslequel
temps il se rendroit prisonnier
à Peronne. C'est un
Prince de trente ans, de
bonne mine, bien fait, parlant
bon François.
Qu'aucun soldat ne fera
dépoüillé ny deshabillé.
Que l'on ne fcparera
point les Regiments tant
d'Infanrerie que de Cavalerie
, & que les équipages
des Officiers feroient envoyez
à Philisbourg. Le
mesmejour20. ducourant
on ne marcher tour le piquet
qu'on posta autour de
la Ville
, parce qu'ils ne
nous livrèrent la porte de
France que le lendemain
21. Tout estoit farcy de
troupes par les gardes ordinaires
des tranchées, afin
d'empescher que les HuG,
fards des Ennemis ne se
sauvassent la nuit, cequ'ils
avoient envie de faire sans
les justesprécautions qu'on
prit. Le 22. le Prince sortit
à dix heures du matin,
avec tout son équipage ôc
s'en alla à Philisbourg pour
y rester trois mois. On obligea
la garnison qui estoit
toute armée de porter leurs
armes dans un magasin
destiné pour cela, ce qui
fc fie avec ordre & sans
confusion. Sur les deux
heures aprés midiils commencerent
à defiler hors
de la Ville par la porte de
France, le chemin bordé
des deux costez de nos
troupes, & le detachement
commandé les conduisit à
Haguenau
,
ils font forcis
près de 6000. hommes. Jamais
Place de cette con»
sequence n'a moins cousté
d'hommes, nous n'avons
pas perdu 3500., ils en ont -
bien perdu 1500» le reste
tant en malades que blessez
des Ennemis 1500.
hommes, la garnison estoit
de 10000. hommes des
meilleures troupes, il sortit
d'abord
Le Regiment d'Anspach,
habillé de bleu.
Contaichetin bleu, parement
rouge.
Le Regiment de Nasfau
bleu parement rouge.
Le Regiment d'isseler
blanc,parement rouge.
Des Vins qui estoit un
détachement de Grenadiers
qui ont des bonnets
rouges mitrez.
Le Regiment d.lArme.
tat bleu.
Celuy de Gueborne bleu
est le plus beau de tous.
Mincherre blanc, douplé
de rouge, & les Officiers
habillez de verd.
Environ quatre-vingts
Hussards à pied, & trois ou
quatre cens Cavaliersaussi
à pied, qui ont laissé de
beaux chevaux,une compagnie
franche de deux
cens hommes.
On a trouvé dans cette
Place plusde soixante pieces
de canon, plusieurs
mortiers, quantité de bombes
-& de boulets, peu de
jnyflixions& d'armes ayant estéconsommées dansl'incendie
du magasin.
LandauVille d'Allemagne
dans la. basse Alsace
estune desplus fortes Pla„-
ces de cette Province;elle
est située sur la Riviere de
Queichaux confins duPa-
-latinat. C'estoit une des
VillesImperiales dela Préfecture
Provinciale ou de
Haguenau. Elle fut engagée
à Othon Evesque de
Spire par l'Empereur Loüis
de Baviere, & dégagée l'an
1511. par l'Empereur Maximilien
qui lui redonna
la liberté dont elle joüissoit
avant cetengagement.
Elle a esté ccdée à la France
par la Paix de Munster,
&estappelléeLandavia par
les Latins. 1
Cetre Ville a souffert
quatre sieges au commencement
de ce siecle. Les
Imperiaux la prirent en
1702. le Roy des Romains
depuis Empereur, mort en
1711. les commandant en
personne, &elle fut reprise:
se l'année suivante par les
François fous les ordres de
Monseigneur le Duc de
Bourgogne en 1704. Les
Allemands l'ayant assiegée
de nouveaus'en rendirent
les maistres.Assiegée par
les François dans le mois
de Juillet elle s'est renduë
le 20. Aoust à l'obëissance
du Roy.
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Résumé : RELATION de la prise de Landau.
Le 10 août, les forces ennemies demandèrent à capituler après avoir signalé leur intention de négocier en battant la chamade et en hissant un drapeau sur la brèche. Les négociations pour une capitulation honorable échouèrent en raison du refus du maréchal de Villars d'accepter toute autre condition que la reddition en tant que prisonniers de guerre. Le prince de Wurtemberg exigea les termes de la capitulation de Tournay, mais Villars refusa. Les otages déclarèrent qu'ils préféraient continuer le combat jusqu'au bout. Les hostilités reprirent avec un bombardement intense jusqu'au 20 août, date à laquelle les ennemis demandèrent à nouveau à capituler. Les termes acceptés incluaient la reddition en tant que prisonniers de guerre en France, la conservation des épées pour les officiers, et une liberté temporaire pour le prince de Wurtemberg. La garnison, composée de 10 000 hommes, se rendit et fut conduite à Haguenau. Les pertes françaises s'élevèrent à 3 500 hommes, tandis que les ennemis perdirent environ 1 500 hommes. Par ailleurs, Landau, une ville fortifiée en Basse-Alsace, avait déjà subi quatre sièges au début du XVIIIe siècle. Elle fut prise par les Impériaux en 1702 et reprise par les Français en 1704.
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