Résultats : 5 texte(s)
Détail
Liste
1
p. 2714-2718
DAPHNIS, EGLOGUE.
Début :
Tytire et Palemon, assis au pied d'un hestre, [...]
Mots clefs :
Églogue, Troupeaux, Liqueur souveraine, Clémence
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texteReconnaissance textuelle : DAPHNIS, EGLOGUE.
DAPHNI S
EGLOGUE.
་
Tytire et Palemon , assis au pied d'un hestre ,
En l'honneur de Daphnis , sur un pipeau champestre
,
Exprimoient l'autre jour , ces agréables sons ,
Tandis que leurs Troupeaux paissoient dans les
Vallons,
Tytire.
L'absence de Daphnis exilant l'allégresse ,
Répandit dans nos champs une sombre tris
tesse ;
Les fougueux Aquilons rassemblant les frimats ,
D'un éternel hyver couvrirent nos climats ;
L'herbe secha par tout , et la naissante Aurore
Ne versa plus ses pleurs sur les présens de
Flore ;
De ses utiles dons , la prodigue Cérès
Ne se ressouvint plus d'enrichir nos Guérets ;
Dans nos Vases taris , l'éleve de Silene ,
Refusa d'épancher sa liqueur souveraine.
Les malignes vapeurs , de l'ardente saison ,
1. Vol. Sur
>
DECEMBRE 1731. 2715
Sur nos Troupeaux mourans , verserent leur poison
;
A nos champs altérez les Fontaines fécondes ,
Cesserent de payer le tribut de leurs ondes,
Palémon.
Daphnis est de retour. La clemence des
Dieux ,
Comble par ce present , le plus doux de nos
voeux ;
Conduit par son destin , au bord d'une Onde
claire ,
Auprès du Chien oisif , le Dain se désaltere ;
Le vent n'agite plus les fragiles roseaux ;
Le Loup paît dans les bois au milieu des
Agneaux ;
Loin du Faune importun , Pinnocente Bergere
Danse d'un pas léger sur la tendre fougere ;
La Colombe en tremblant ne fuit plus le Vau
tour ,
Depuis que sur ces bords Daphnis est de retou
Tytire.
Quand des Dieux irritez , l'infléxible van
geance
'
De l'aimable Daphnis nous fit sentir l'absence ,
Quels furent nos soupirs ? Les hôtes des Forêts ,
Poussant sans cesse au ciel d'inutiles regrets ,
Laisserent écouler les beaux jours de l'Automne ,
1. Vol. Sans
2716 MERCURE DE FRANCE
Sans songer à cueillir les faveurs de Pomone ;
Philomele livrée à ses vives douleurs
D'une race coupable oublia les malheurs ;
Et tes tendres accents , plaintive Tourterelle ,
Cesserent d'appeller ta Compagne fidelle.
Palemon.
Daphnis est de retour. Son aspect gracieux
A changé tout à coup la face de ces lieux.
Les Nymphes par des chants , prémices de leur
joye ,
Celebrant le bonheur que le ciel leur envoye ,
Précipitant leurs pas , au son des Chalumeaux ,
Les Bergers pour le voir, désertent les Hameaux ;
Les Oyseaux soupirant, leur amoureux martyre,
Les hestres agitez au souffle de Zéphire ,
Et les ruisseaux plaintifs , redisent tour 3 tour;
Sur nos bords fortunez , Daphnis est de retour.
Tytire.
Quand Daphnis cut quitté nos retraites paisibles
,
Les Nymphes aux plaisirs devinrent insensibles
Les Bergers accablez sous le poids des ennuis ,
Négligerent long - temps le soin de leurs Brebis.
Les Taureaux paresseux , couchez dans les campagnes
,
De leurs mugissemens remplirent les montagnes,
A Vol.
Les
DECEMBRE. 1731. 2717
Les Echos d'alentour , touchez de leurs malheurs
,
Daignerent par pitié répondre à leurs douleurs ;
Et les Dieux dégoutez de ce funeste azile ,
Chercherent dans le ciel un séjour plus tranquile.
Palemon.
Daphnis est de retour. Dans le moindre Bercail
,
Nous verrons désormais abonder le Bétail.
Dans nos champs par ses soins l'innocence adorée
,
Va bien- tôt ramener l'heureux siecle de Rhée.
Prodigue du talent qu'elle a reçû du ciel ,
L'Abeille augmentera le tribut de son miel.
Rien ne troublera plus la paix de nos retraites ,
Que les Agneaux bélans , et le son des Musettes
Qui feront répéter aux Côteaux d'alentour ,
Sur nos bords fortunez , Daphnis est de retour.
Tytire.
Sur un Autel sanglant , des Victimes mourantes
>
Nos Prêtres consultoient les entrailles fumantes
Lorsque le ciel enfin , touché de nos malheurs
Résolut de tarir la source de nos pleurs
Et sa bonté propice à notre impatience ,
De l'aimable Daphnis , nous rendit la, présence.
1. Vol. B Le
2718 MERCURE DE FRANC
Le Soleil plus brillant , sortit du sein des Eaux ,
L'Olympe se dora de ses feux les plus beaux .
Aimons toûjours Daphnis , qu'il nous aime de
même ,
Bergers , telle est des Dieux la volonté suprême.
Palemon .
Avant que dans nos coeurs, par un honteux
retour ,
Nous sentions pour Daphnis , rallentir notre
amour ,
On verra les Poissons habiter les Montagnes ;
Le lait à flots pressez , couler dans les Campagnes.
La Colombe éviter l'Oyseleur captieux ,
L'Abeille abandonner son travail précieux;
Les Astres de la nuit , interrompre leur course
Les Fleuves étonnez , remonter vers leur sources
Tytire.
Il suffit , reprenons le chemin des Hameaux ,
Déja l'Astre du jour se cache sous les Eaux.
J. M. GAULTISA,
EGLOGUE.
་
Tytire et Palemon , assis au pied d'un hestre ,
En l'honneur de Daphnis , sur un pipeau champestre
,
Exprimoient l'autre jour , ces agréables sons ,
Tandis que leurs Troupeaux paissoient dans les
Vallons,
Tytire.
L'absence de Daphnis exilant l'allégresse ,
Répandit dans nos champs une sombre tris
tesse ;
Les fougueux Aquilons rassemblant les frimats ,
D'un éternel hyver couvrirent nos climats ;
L'herbe secha par tout , et la naissante Aurore
Ne versa plus ses pleurs sur les présens de
Flore ;
De ses utiles dons , la prodigue Cérès
Ne se ressouvint plus d'enrichir nos Guérets ;
Dans nos Vases taris , l'éleve de Silene ,
Refusa d'épancher sa liqueur souveraine.
Les malignes vapeurs , de l'ardente saison ,
1. Vol. Sur
>
DECEMBRE 1731. 2715
Sur nos Troupeaux mourans , verserent leur poison
;
A nos champs altérez les Fontaines fécondes ,
Cesserent de payer le tribut de leurs ondes,
Palémon.
Daphnis est de retour. La clemence des
Dieux ,
Comble par ce present , le plus doux de nos
voeux ;
Conduit par son destin , au bord d'une Onde
claire ,
Auprès du Chien oisif , le Dain se désaltere ;
Le vent n'agite plus les fragiles roseaux ;
Le Loup paît dans les bois au milieu des
Agneaux ;
Loin du Faune importun , Pinnocente Bergere
Danse d'un pas léger sur la tendre fougere ;
La Colombe en tremblant ne fuit plus le Vau
tour ,
Depuis que sur ces bords Daphnis est de retou
Tytire.
Quand des Dieux irritez , l'infléxible van
geance
'
De l'aimable Daphnis nous fit sentir l'absence ,
Quels furent nos soupirs ? Les hôtes des Forêts ,
Poussant sans cesse au ciel d'inutiles regrets ,
Laisserent écouler les beaux jours de l'Automne ,
1. Vol. Sans
2716 MERCURE DE FRANCE
Sans songer à cueillir les faveurs de Pomone ;
Philomele livrée à ses vives douleurs
D'une race coupable oublia les malheurs ;
Et tes tendres accents , plaintive Tourterelle ,
Cesserent d'appeller ta Compagne fidelle.
Palemon.
Daphnis est de retour. Son aspect gracieux
A changé tout à coup la face de ces lieux.
Les Nymphes par des chants , prémices de leur
joye ,
Celebrant le bonheur que le ciel leur envoye ,
Précipitant leurs pas , au son des Chalumeaux ,
Les Bergers pour le voir, désertent les Hameaux ;
Les Oyseaux soupirant, leur amoureux martyre,
Les hestres agitez au souffle de Zéphire ,
Et les ruisseaux plaintifs , redisent tour 3 tour;
Sur nos bords fortunez , Daphnis est de retour.
Tytire.
Quand Daphnis cut quitté nos retraites paisibles
,
Les Nymphes aux plaisirs devinrent insensibles
Les Bergers accablez sous le poids des ennuis ,
Négligerent long - temps le soin de leurs Brebis.
Les Taureaux paresseux , couchez dans les campagnes
,
De leurs mugissemens remplirent les montagnes,
A Vol.
Les
DECEMBRE. 1731. 2717
Les Echos d'alentour , touchez de leurs malheurs
,
Daignerent par pitié répondre à leurs douleurs ;
Et les Dieux dégoutez de ce funeste azile ,
Chercherent dans le ciel un séjour plus tranquile.
Palemon.
Daphnis est de retour. Dans le moindre Bercail
,
Nous verrons désormais abonder le Bétail.
Dans nos champs par ses soins l'innocence adorée
,
Va bien- tôt ramener l'heureux siecle de Rhée.
Prodigue du talent qu'elle a reçû du ciel ,
L'Abeille augmentera le tribut de son miel.
Rien ne troublera plus la paix de nos retraites ,
Que les Agneaux bélans , et le son des Musettes
Qui feront répéter aux Côteaux d'alentour ,
Sur nos bords fortunez , Daphnis est de retour.
Tytire.
Sur un Autel sanglant , des Victimes mourantes
>
Nos Prêtres consultoient les entrailles fumantes
Lorsque le ciel enfin , touché de nos malheurs
Résolut de tarir la source de nos pleurs
Et sa bonté propice à notre impatience ,
De l'aimable Daphnis , nous rendit la, présence.
1. Vol. B Le
2718 MERCURE DE FRANC
Le Soleil plus brillant , sortit du sein des Eaux ,
L'Olympe se dora de ses feux les plus beaux .
Aimons toûjours Daphnis , qu'il nous aime de
même ,
Bergers , telle est des Dieux la volonté suprême.
Palemon .
Avant que dans nos coeurs, par un honteux
retour ,
Nous sentions pour Daphnis , rallentir notre
amour ,
On verra les Poissons habiter les Montagnes ;
Le lait à flots pressez , couler dans les Campagnes.
La Colombe éviter l'Oyseleur captieux ,
L'Abeille abandonner son travail précieux;
Les Astres de la nuit , interrompre leur course
Les Fleuves étonnez , remonter vers leur sources
Tytire.
Il suffit , reprenons le chemin des Hameaux ,
Déja l'Astre du jour se cache sous les Eaux.
J. M. GAULTISA,
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Résumé : DAPHNIS, EGLOGUE.
L'églogue 'Daphnis' présente une conversation entre deux bergers, Tytire et Palémon, sur les conséquences de l'absence et du retour de Daphnis. En l'absence de Daphnis, la nature et les habitants des champs sont plongés dans la tristesse et la désolation. Les vents froids, la sécheresse et l'absence de récoltes affectent les champs, rendant la vie difficile pour les animaux et les bergers. Même les dieux semblent abandonner ces lieux. Cependant, avec le retour de Daphnis, la nature retrouve sa beauté et sa fertilité. Les animaux vivent en harmonie, les bergers et les nymphes célèbrent son retour, et la paix revient dans les champs. Les bergers expriment leur joie et leur gratitude envers Daphnis, affirmant que son retour est un don des dieux. Ils décident de retourner aux hameaux, marquant la fin de leur discussion.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 212-215
PLUTON AMOUREUX, CANTATE.
Début :
Arbitre souverain de la Terre et des Cieux, [...]
Mots clefs :
Amour, Pluton, Hymen
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PLUTON AMOUREUX, CANTATE.
PLUTON AMOUREUX,
CANTATE.
Arbitre souverain de la Terre et des Cieux ;
L'Amour voulut tenter des conquêtes nouvelles
Et perçant des Enfers les voutes éternelles ,
Porter au sein des Morts ses Traits victorieux :
Ce Projet n'a rien qui l'étonne ;
Il quitte le séjour de l'aimable Paphos ,
Et volant vers les bords que l'Erebe environne,
De l'éternelle nuit il perce le cahos ;
Là bientôt par ses soins le Dieu des sombres Rives ,
Trouble par ces clameurs plaintives ,
Des Manes effrayés l'immuable repos.
L'Amour a triomphé de ma foiblesse extrême
Ombres , en de plus dignes mains ,
Remettez le pouvoir suprême ;
Je ne puis plus regner sur les pâles Humains ¿→
Je ne regne plus sur moi- même.
Je n'ose recouvrer ma liberté ravie ;
L'aimable erreur qui me séduit ,
Fait
FEVRIER. 1732 213
Fait seule ma plus douce envie ;
Loin de fuir l'esclavage où je me vois réduit
J'aime la chaîne qui me lie.
L'Amour, atriomphé de ma foiblesse extrême
Ombres , en de plus dignes mains ,-
Remettez le pouvoir suprême ;
Je ne puis plus regner sur les pâles humains
Je ne regne plus sur moi- même.
Idit , et Cupidon fait naître dans son cœur
D'un Hymen fortuné les desirs légitimes ,
Et docile à la voix de ce tendre vainqueur,
De la Terre entr'ouverte il franchit les abîmes ;
Bien- tôt laissant les Bords , où le Pere du jour
Répand ses feux féconds sur tout ce qui respire
Il atteint le sommet du Celeste séjour ,
Où Jupiter exerce un souverain Empire ,
Et ne connoît de Loix que celles de l'Amour.'
Il arrive ; on se tait , on l'écoute , il soupire ;
Et déclare en ces mots ce que son cœur desire.
Lorsque l'Hymen , d'une main liberale ›
Aux autres Dieux prodigue ses faveurs,
Le seul Pluton , par une loi fatale ,
Ne pourra donc éprouver ses douceurs ?
Maitre
214 MERCURE DE FRANCE
Maître des Dieux , que ta bonté propice ,/
Consente enfin à ma felicité ;
Ou si tu veux prolonger mon supplice ,
Délivre-moi de l'immortalité.
Lorsque l'Hymen d'une main liberale ,
Aux autres Dieux prodigue ses faveurs ,
Le seul Pluton , par une loi fatale ,
Ne pourra donc éprouver ses douceurs. "
Le Dieu qui lance le Tonnere ,
De son frere amoureux approuve les projets 3
Pluton vole et des Cieux descendu sur la Terre,
Il penetre soudain Pasile de Cerés ;
Proserpine d'abord se présente à sa vûë;
I hésite , il approche ; elle fuit éperduë ;
La peur la précipite à travers les Forêts;
C'est en vain qu'elle espere éviter sa furie , ›
Il la suit , il l'attend , il l'enleve , elle crië ; ·
Mais , ô cris ! ô pleurs superflus !
Elle part, et déja Cerés ne l'entend plus.
L'Amour veut nous attendrir;
Ne tardons pas à nous rendre ;
S'est s'exposer à souffrir,
Que de vouloir s'en deffendre.
Mais
FEVRIER. 1732. 215
Mais quand on suit la douceur ,
Du penchant qui nous entraîne ,
On sçait tirer son bonheur ,
Du sein même de sa peine.
L'Amour veut nous attendrir ,
Ne tardons pas a nous rendre ;
C'est s'exposer àતે souffrir,
Que de vouloir s'en deffendre.
Par J. M. GAULTIER , Auteur de Valsain Vangé , Cantate , inserée dans le Mer
cure de May 1731%
CANTATE.
Arbitre souverain de la Terre et des Cieux ;
L'Amour voulut tenter des conquêtes nouvelles
Et perçant des Enfers les voutes éternelles ,
Porter au sein des Morts ses Traits victorieux :
Ce Projet n'a rien qui l'étonne ;
Il quitte le séjour de l'aimable Paphos ,
Et volant vers les bords que l'Erebe environne,
De l'éternelle nuit il perce le cahos ;
Là bientôt par ses soins le Dieu des sombres Rives ,
Trouble par ces clameurs plaintives ,
Des Manes effrayés l'immuable repos.
L'Amour a triomphé de ma foiblesse extrême
Ombres , en de plus dignes mains ,
Remettez le pouvoir suprême ;
Je ne puis plus regner sur les pâles Humains ¿→
Je ne regne plus sur moi- même.
Je n'ose recouvrer ma liberté ravie ;
L'aimable erreur qui me séduit ,
Fait
FEVRIER. 1732 213
Fait seule ma plus douce envie ;
Loin de fuir l'esclavage où je me vois réduit
J'aime la chaîne qui me lie.
L'Amour, atriomphé de ma foiblesse extrême
Ombres , en de plus dignes mains ,-
Remettez le pouvoir suprême ;
Je ne puis plus regner sur les pâles humains
Je ne regne plus sur moi- même.
Idit , et Cupidon fait naître dans son cœur
D'un Hymen fortuné les desirs légitimes ,
Et docile à la voix de ce tendre vainqueur,
De la Terre entr'ouverte il franchit les abîmes ;
Bien- tôt laissant les Bords , où le Pere du jour
Répand ses feux féconds sur tout ce qui respire
Il atteint le sommet du Celeste séjour ,
Où Jupiter exerce un souverain Empire ,
Et ne connoît de Loix que celles de l'Amour.'
Il arrive ; on se tait , on l'écoute , il soupire ;
Et déclare en ces mots ce que son cœur desire.
Lorsque l'Hymen , d'une main liberale ›
Aux autres Dieux prodigue ses faveurs,
Le seul Pluton , par une loi fatale ,
Ne pourra donc éprouver ses douceurs ?
Maitre
214 MERCURE DE FRANCE
Maître des Dieux , que ta bonté propice ,/
Consente enfin à ma felicité ;
Ou si tu veux prolonger mon supplice ,
Délivre-moi de l'immortalité.
Lorsque l'Hymen d'une main liberale ,
Aux autres Dieux prodigue ses faveurs ,
Le seul Pluton , par une loi fatale ,
Ne pourra donc éprouver ses douceurs. "
Le Dieu qui lance le Tonnere ,
De son frere amoureux approuve les projets 3
Pluton vole et des Cieux descendu sur la Terre,
Il penetre soudain Pasile de Cerés ;
Proserpine d'abord se présente à sa vûë;
I hésite , il approche ; elle fuit éperduë ;
La peur la précipite à travers les Forêts;
C'est en vain qu'elle espere éviter sa furie , ›
Il la suit , il l'attend , il l'enleve , elle crië ; ·
Mais , ô cris ! ô pleurs superflus !
Elle part, et déja Cerés ne l'entend plus.
L'Amour veut nous attendrir;
Ne tardons pas à nous rendre ;
S'est s'exposer à souffrir,
Que de vouloir s'en deffendre.
Mais
FEVRIER. 1732. 215
Mais quand on suit la douceur ,
Du penchant qui nous entraîne ,
On sçait tirer son bonheur ,
Du sein même de sa peine.
L'Amour veut nous attendrir ,
Ne tardons pas a nous rendre ;
C'est s'exposer àતે souffrir,
Que de vouloir s'en deffendre.
Par J. M. GAULTIER , Auteur de Valsain Vangé , Cantate , inserée dans le Mer
cure de May 1731%
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Résumé : PLUTON AMOUREUX, CANTATE.
La cantate 'Pluton Amoureux' narre la décision de l'Amour de conquérir les Enfers. L'Amour perturbe le repos des âmes et provoque Pluton, le dieu des Enfers, qui ressent alors des désirs légitimes de mariage. Vaincu par l'Amour, Pluton se rend sur Terre et enlève Proserpine, la fille de Cérès, malgré ses tentatives de fuite. La cantate explore les sentiments de Pluton, prêt à abandonner son pouvoir suprême et son immortalité pour connaître les douceurs de l'Hymen, comme les autres dieux. Jupiter, le maître des dieux, approuve les projets amoureux de Pluton. Le texte se conclut par une réflexion sur la nature de l'amour, soulignant qu'il est préférable de se rendre à ses charmes plutôt que de tenter de s'en défendre.
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3
p. 684-686
ARIANE. CANTATE.
Début :
L'Infidèle Thésée, épris de nouveaux charmes; [...]
Mots clefs :
Ariane , Thésée, Amour, Nouvelles faveurs, Inconstance, Venger
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARIANE. CANTATE.
ARIAN E
CANTATE
L'Infidele Thésée , épris de nouveaux charmes ;
Avoit laissé la fille de Minos
Exposée aux fureurs des Monstres de Naxos
Şans espoir de tarir la source de ses larmes ;
La trifte Ariane en ces mots ,
Aux Echos d'alentour annonçoit ses allarmes,
Le souvenir odieux
Del'ingrat qui m'abandonne‚¨
M'est un tourment plus affreux
Que la mort qui m'environne,
Quand de més jaloux transports
Je suis la seule victime ,*
Mon perfide sans remords,
Goute les fruits de son crime
Mais que mille objets divers ;
Pour prix de son inconstance
Dédaignent , les vœux offerts ,
Du volage qui m'offense.
Lex
AVRIL. 1732. 685
Le souvenir odieux
De l'ingrat qui m'abandonne ,
M'est un tourment plus affreux
Que la mort qui m'environne.
Tandis qu'Ariane outragée ,
Aux Rochers attendris racontoit ses malheurs
Foibles soulagemens à ses vives douleurs !
L'amour pour consoler cette amante affligée
De la perte du fils d'Egée ,
7
Soumet Bacchus à ses attraits
Et ce fier. Dieu , blessé de mille traits,
Vient ainsi rendre hommage à sa beauté vangée.
Lorsqu'à chasser vos déplaisirs
Un Dieu lui - même s'y interesse
Pour un ingrat qui vous délaisse
Osez-vous pousser des soupirs ?
Laisserez-vous , belle Ariane,
Ternir l'éclat de vos appas
Dans l'obscurité du trépas •
です
Où votre douleur les condamnes ??
Mortelle , oubliez les mortels ,
Un Dieu que l'Univers adore ,
A votre douleur qu'il implore ,
Dresse lui-même des Autels.
Qui
686 MERCURE DE FRANCE
Qui l'eût cru! pour bruler d'une flame nouvelle
L'Amante de Thésée éteint ses premiers feux ;
Mais malgré les efforts de Bacchus amoureux
A sa premiere ardeur Ariane fidelle ,
N'auroit pas ressenti cet heureux changement ;
Si l'amour qui veilloit à leur contentement
N'avoit effacé de son ame
L'injurieux oubli dont son perfide amant™
Avoit payé l'ardeur de la plus belle flame.
*
Jeunes Beautez , si quelque amant ve
lage ,
De votre joug dédaigne lès douceurs ,
L'Amour,soigneux devanger cet outrage,
Vous comblera de nouvelles faveurs.
A ses desseins rendez-vous favorables ,
Il tarira la source de vos pleurs ,
Brulez de nouveaux feux , et ces feux plus du-- rables ,
Vous feront oublier l'objet de vos douleurs.
Jeunes Beautéz , si quelque Amant volage ,
Dé votre joug dédaigne les douceurs ,
L'Amour, soigneux de vanger cet outrage ,
Vous comblera de nouvelles faveurs.
J. M. GAULT DE R. $
REMAR
CANTATE
L'Infidele Thésée , épris de nouveaux charmes ;
Avoit laissé la fille de Minos
Exposée aux fureurs des Monstres de Naxos
Şans espoir de tarir la source de ses larmes ;
La trifte Ariane en ces mots ,
Aux Echos d'alentour annonçoit ses allarmes,
Le souvenir odieux
Del'ingrat qui m'abandonne‚¨
M'est un tourment plus affreux
Que la mort qui m'environne,
Quand de més jaloux transports
Je suis la seule victime ,*
Mon perfide sans remords,
Goute les fruits de son crime
Mais que mille objets divers ;
Pour prix de son inconstance
Dédaignent , les vœux offerts ,
Du volage qui m'offense.
Lex
AVRIL. 1732. 685
Le souvenir odieux
De l'ingrat qui m'abandonne ,
M'est un tourment plus affreux
Que la mort qui m'environne.
Tandis qu'Ariane outragée ,
Aux Rochers attendris racontoit ses malheurs
Foibles soulagemens à ses vives douleurs !
L'amour pour consoler cette amante affligée
De la perte du fils d'Egée ,
7
Soumet Bacchus à ses attraits
Et ce fier. Dieu , blessé de mille traits,
Vient ainsi rendre hommage à sa beauté vangée.
Lorsqu'à chasser vos déplaisirs
Un Dieu lui - même s'y interesse
Pour un ingrat qui vous délaisse
Osez-vous pousser des soupirs ?
Laisserez-vous , belle Ariane,
Ternir l'éclat de vos appas
Dans l'obscurité du trépas •
です
Où votre douleur les condamnes ??
Mortelle , oubliez les mortels ,
Un Dieu que l'Univers adore ,
A votre douleur qu'il implore ,
Dresse lui-même des Autels.
Qui
686 MERCURE DE FRANCE
Qui l'eût cru! pour bruler d'une flame nouvelle
L'Amante de Thésée éteint ses premiers feux ;
Mais malgré les efforts de Bacchus amoureux
A sa premiere ardeur Ariane fidelle ,
N'auroit pas ressenti cet heureux changement ;
Si l'amour qui veilloit à leur contentement
N'avoit effacé de son ame
L'injurieux oubli dont son perfide amant™
Avoit payé l'ardeur de la plus belle flame.
*
Jeunes Beautez , si quelque amant ve
lage ,
De votre joug dédaigne lès douceurs ,
L'Amour,soigneux devanger cet outrage,
Vous comblera de nouvelles faveurs.
A ses desseins rendez-vous favorables ,
Il tarira la source de vos pleurs ,
Brulez de nouveaux feux , et ces feux plus du-- rables ,
Vous feront oublier l'objet de vos douleurs.
Jeunes Beautéz , si quelque Amant volage ,
Dé votre joug dédaigne les douceurs ,
L'Amour, soigneux de vanger cet outrage ,
Vous comblera de nouvelles faveurs.
J. M. GAULT DE R. $
REMAR
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Résumé : ARIANE. CANTATE.
Le texte narre la tragédie d'Ariane, abandonnée par Thésée sur l'île de Naxos. Ariane exprime sa douleur et son désespoir face à l'ingratitude de Thésée, comparant sa souffrance à une mort environnante. Elle se remémore amèrement l'homme qui l'a laissée seule face aux monstres de l'île. Malgré ses malheurs, elle trouve un certain soulagement en partageant ses douleurs avec les rochers. Bacchus, ému par sa souffrance, lui offre son amour pour consoler sa perte. Il la persuade de ne pas se laisser abattre par la trahison de Thésée et de reconnaître la valeur de l'amour divin qu'il lui porte. Ariane, initialement fidèle à Thésée, finit par accepter l'amour de Bacchus, effaçant ainsi le souvenir douloureux de son premier amour. Le texte se conclut par un conseil aux jeunes beautés : si un amant volage les dédaigne, l'amour saura les venger en leur offrant de nouvelles faveurs et en tarissant la source de leurs pleurs.
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4
p. 809-810
A MADEMOISELLE PINSON SONNET.
Début :
De l'hyver importun, la picquante froidure, [...]
Mots clefs :
Hiver, Printemps, Été, Amour
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A MADEMOISELLE PINSON SONNET.
A MADEMOISELLE PINSON
SONNET.
De l'hyver importun , la picquante froidure;
De ses tristes frimats vient desoler nos Bords,
L'hyver fuit , le Printems ranime la Nature ,
Et dans nos Prez fleuris étale ses trésors.
Utile avantcoureur de l'aimable Pomone ,
L'Eté de ses moissons vient couvrir nos guerets,
L'Eté fuit , et déja je vois naître l'Automne,
Qui joint ses dons chéris aux présens de Cerès.
Lanuit d'un cours reglé succede à la journée ,
8ro MERCURE DE FRANCE
Au dernier an succede une nouvelle année ,
Le siecle où nous vivons aura són successeur.
Tout rencontre ici bas un terme inévitable
L'amour que j'ay pour vous sera seul immuable,
Le temps qui change tout, ne peut changer mon
cœur.
J. M. Gaultier.
SONNET.
De l'hyver importun , la picquante froidure;
De ses tristes frimats vient desoler nos Bords,
L'hyver fuit , le Printems ranime la Nature ,
Et dans nos Prez fleuris étale ses trésors.
Utile avantcoureur de l'aimable Pomone ,
L'Eté de ses moissons vient couvrir nos guerets,
L'Eté fuit , et déja je vois naître l'Automne,
Qui joint ses dons chéris aux présens de Cerès.
Lanuit d'un cours reglé succede à la journée ,
8ro MERCURE DE FRANCE
Au dernier an succede une nouvelle année ,
Le siecle où nous vivons aura són successeur.
Tout rencontre ici bas un terme inévitable
L'amour que j'ay pour vous sera seul immuable,
Le temps qui change tout, ne peut changer mon
cœur.
J. M. Gaultier.
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Résumé : A MADEMOISELLE PINSON SONNET.
Le sonnet décrit la succession des saisons et la régularité des jours et des nuits. Chaque saison apporte ses trésors. L'auteur affirme que son amour pour Mademoiselle Pinson reste immuable, contrairement aux changements constants du temps.
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5
p. 909-912
LE RETOUR DU PRINTEMS. ODE
Début :
Quelle merveille imprévuë, [...]
Mots clefs :
Printemps, Amour, Onde, Vents, Beaux jours
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texteReconnaissance textuelle : LE RETOUR DU PRINTEMS. ODE
LE RETOUR DU PRINTEMS.
Q
ODE
Uelle merveille imprévuë,
Frappe mes yeux étonnez ?
Flore , des Cieux descenduë ,
Foule nos champs fortunez ;
Zéphir vole sur ses traces ;
Les Amours , les Ris , les Graces ,
Suivent en foule ses pas
Et le frere de Bellonne ,
Dans la Fille de Dionne ,
Trouve beaucoup moins d'appas.
Al'aspect de la Déesse,
On voit fondre les frimats ;
Et sa prodigue largesse
Fertilise nos climats.
Tout renaît dans la nature ;
Nos Prez brillent de verdure
La Terre produit des fleurs ;
Et promettant l'abondance,
Cérês nourrit l'esperance
Des avides Laboureurs.
;
*D ij Une
10 MERCURE DE FRANCE
Une Onde tranquille et pure ,
D'où naissent mille ruisseaux
Tombe avec un doux murmure ,
De nos fertiles Côteaux.
L'Oiseau que l'amour engage ,
Dans son aimable esclavage,
Exprime ses tendres feux ,
Et la triste Philomèle
D'une race criminelle ,
Pleure le sort malheureux,
Loin des peines inquiètes ,
L'heureux retour du Printems ,
Fait naître dans nos retraites ,
Mille plaisirs innocens.
Icy la Biche tremblante ,
Du Chasseur qui l'épouvante ,
Fuit les redoutables traits ,
Et la Colombe plaintive ,
Laisse son aîle captive ,
Dans de funestes filets.
Commele Printems rappelle
Les Vents , amis des beaux jours ,
Ainsi la saison nouvelle
A ramené les amours.
Icy la jeune Bergere ,
De
MAY. 1732. 911
De l'Amant qui sçait lui plaire
Favorise les transports
Tandis que sa Bergerie
Eparse dans la Prairie ,
Broute l'herbe de ces bords.
C'est dans ce charmant azile
Que la pure volupté ,
Achoisi son domicile ,
Par l'innocence habité.
Icy Thémis adorée ,
Semble du siecle de Rhée ,
Nous ramener les beaux jours ,
Et la fortune ennemie
De notre paisible vie ,
Ne trouble point l'heureux cours.
Le Sage fuyant la Ville ,
Et ses charmes décevans ,
Vient jouir d'un sort tranquile;
Dans nos déserts innocens ;
Sous sa cabane rustique ,
Du Courtisan politique ,
Il dédaigne les plaisirs ;
Et dans son ame contente
L'Ambition dévorante ,
N'allume point de désirs.
Diij Si
912 MERCURE DE FRANCE
Si les dons de la nature ,
'Abondent dans nos réduits ,
La paix qui nous les procure ,
Est l'Ouvrage de LOUIS.
Loin de nous , l'affreuse guerre
Que font regner sur la terre ,
Ces Rois à vastes projets ;
Sourd aux cris de la Victoire,
LOUIS , met toute sa gloire ,
A nous assurer la Paix.
J. M GAULTIER.
Q
ODE
Uelle merveille imprévuë,
Frappe mes yeux étonnez ?
Flore , des Cieux descenduë ,
Foule nos champs fortunez ;
Zéphir vole sur ses traces ;
Les Amours , les Ris , les Graces ,
Suivent en foule ses pas
Et le frere de Bellonne ,
Dans la Fille de Dionne ,
Trouve beaucoup moins d'appas.
Al'aspect de la Déesse,
On voit fondre les frimats ;
Et sa prodigue largesse
Fertilise nos climats.
Tout renaît dans la nature ;
Nos Prez brillent de verdure
La Terre produit des fleurs ;
Et promettant l'abondance,
Cérês nourrit l'esperance
Des avides Laboureurs.
;
*D ij Une
10 MERCURE DE FRANCE
Une Onde tranquille et pure ,
D'où naissent mille ruisseaux
Tombe avec un doux murmure ,
De nos fertiles Côteaux.
L'Oiseau que l'amour engage ,
Dans son aimable esclavage,
Exprime ses tendres feux ,
Et la triste Philomèle
D'une race criminelle ,
Pleure le sort malheureux,
Loin des peines inquiètes ,
L'heureux retour du Printems ,
Fait naître dans nos retraites ,
Mille plaisirs innocens.
Icy la Biche tremblante ,
Du Chasseur qui l'épouvante ,
Fuit les redoutables traits ,
Et la Colombe plaintive ,
Laisse son aîle captive ,
Dans de funestes filets.
Commele Printems rappelle
Les Vents , amis des beaux jours ,
Ainsi la saison nouvelle
A ramené les amours.
Icy la jeune Bergere ,
De
MAY. 1732. 911
De l'Amant qui sçait lui plaire
Favorise les transports
Tandis que sa Bergerie
Eparse dans la Prairie ,
Broute l'herbe de ces bords.
C'est dans ce charmant azile
Que la pure volupté ,
Achoisi son domicile ,
Par l'innocence habité.
Icy Thémis adorée ,
Semble du siecle de Rhée ,
Nous ramener les beaux jours ,
Et la fortune ennemie
De notre paisible vie ,
Ne trouble point l'heureux cours.
Le Sage fuyant la Ville ,
Et ses charmes décevans ,
Vient jouir d'un sort tranquile;
Dans nos déserts innocens ;
Sous sa cabane rustique ,
Du Courtisan politique ,
Il dédaigne les plaisirs ;
Et dans son ame contente
L'Ambition dévorante ,
N'allume point de désirs.
Diij Si
912 MERCURE DE FRANCE
Si les dons de la nature ,
'Abondent dans nos réduits ,
La paix qui nous les procure ,
Est l'Ouvrage de LOUIS.
Loin de nous , l'affreuse guerre
Que font regner sur la terre ,
Ces Rois à vastes projets ;
Sourd aux cris de la Victoire,
LOUIS , met toute sa gloire ,
A nous assurer la Paix.
J. M GAULTIER.
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Résumé : LE RETOUR DU PRINTEMS. ODE
Le poème 'Le Retour du Printemps', publié dans le Mercure de France en mai 1732, célèbre l'arrivée du printemps, décrit comme une transformation imprévue de la nature. Flore, accompagnée de Zéphir, des Amours, des Rires et des Grâces, couvre les champs de fleurs et fait fondre la neige, permettant à la nature de renaître. Les prairies se couvrent de verdure et de fleurs, promettant abondance et nourrissant l'espérance des laboureurs. Les ruisseaux murmurent doucement, et les oiseaux expriment leurs sentiments amoureux. La saison ramène les amours et les vents favorables, influençant les animaux et les humains. Les bergères et leurs amants profitent de cette période pour exprimer leurs sentiments dans un cadre idyllique. Le printemps évoque également une époque de paix et de tranquillité, loin des charmes décevants de la ville. La paix, assurée par Louis, permet aux dons de la nature d'abonder, loin des affres de la guerre. Le roi met sa gloire à garantir la paix, sourd aux cris de la victoire.
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