EXTRAIT d'une Lettre d'un Curieux de Province à un ami de Paris, sur quelques restes de la Fête de Bacchus.

Données de base

Fait partie d'une section: PIECES FUGITIVES, en Vers & en Prose.Titre:

EXTRAIT d'une Lettre d'un Curieux de Province à un ami de Paris, sur quelques restes de la Fête de Bacchus.

Incipit: L'Annonce d'un volume in folio sur les Bacchanales, que je viens de lire
Page(s): 2185-2191
Page(s) dans la numérisation: 298-304
Texte (OCR):
EXTRAIT d'une Lettre d'un Curieux
de Province à un ami de Paris , fur quel
ques reftes de la Fête de Bacchus.
L
'Annonce d'un volume in folio fur
les Bacchanales , que je viens de lire
dans le Journal des Sçavans du mois.
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Mots clefs: Bacchus, Bacchanales, Paganisme
Résumé:
Dans une lettre, un auteur décrit une coutume locale liée aux vendanges, rappelant des pratiques païennes antiques. En 1793, un savant avait observé dans certains cantons près de Paris que, lors des vendanges, une statue de Bacchus était placée dans les pressoirs. Les personnes entrant dans le pressoir devaient saluer cette statue et, le jour de la Saint-Denis, faire une génuflexion. Le non-respect de ces rites entraînait une punition corporelle, administrée par sept individus et choisie par un parrain. L'auteur, ayant visité ces lieux en octobre 1730, confirme la persistance de la cérémonie, bien que les détails aient évolué. La statue de Bacchus est désormais placée au sommet d'un arbre du pressoir. Les termes utilisés dans le pressoir ont également changé, avec des noms spécifiques pour les outils, sous peine de punition. La lettre soulève la question de savoir si ces usages locaux sont des vestiges du paganisme. Elle note que les coutumes païennes ont souvent persisté plus longtemps à la campagne qu'en ville. L'auteur mentionne un concile de Constantinople qui condamnait certaines pratiques lors de la vinification, invoquant Bacchus. La lettre discute également de la possibilité que les fêtes des saints aient été fixées pour remplacer les fêtes païennes. Elle cite l'exemple d'une montagne près de Lutèce, où une église dédiée à Saint-Bacque a été remplacée par une église dédiée à Saint-Benoît. L'auteur conclut en mentionnant des coutumes païennes persistantes, comme la mise d'une pièce de monnaie dans la main ou la bouche des défunts pour payer le passage de la barque de Caron.

Provenance

Signature:

18. Septembre 1730.

Nom de l'auteur: Un Curieux de ProvinceGenre: IndéterminéCollectivité: NonDate de rédaction ou d'envoi du texte:

Langue et genre

Langue: FrançaisVers et prose: ProseType d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraireCourrier des lecteurs: Non

Autres relations, titre dans la table des matières

Titre d'après la table:

Lettre sur quelques restes de la Fête de Bacchus,

Remarques et validité


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