Résultats : 17240 texte(s)
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4451
p. 47-49
TRADUCTION de la quatriéme Ode du I. Livre d'Horace.
Début :
Le Printemps commence d'éclorre, [...]
Mots clefs :
Parque, Horace
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texteReconnaissance textuelle : TRADUCTION de la quatriéme Ode du I. Livre d'Horace.
TR ADVCTIO N de la quatrième
Ode du 1. Livre d'Horace.
T E Printemps commence d'éclorre s
L'Hiver fuit, & l'Amant de Flor« . .
Ramene en ces lieux les beaux jours >»
Trop long.temps oisifs fur l'arerie i
Déja fur la liquide plaine
fiós vaisseaux reprennent leurs cours*
Après un hyver redoutable ,
Les troupeaux vont quitter l'établc j
Et le Laboureur ses tisons ;
La terre s'ouvre , & les prairies
Cessent enfin d'être flétries
Par les frimats & les glaçons.
Vénus au mileu des campagnes ,
Danse avec ses cheres compagnes ;
Diane se prête à leurs jeux 5 . _
G iiij. Tan4?
MERCURE' DE' FRANCS*
Tandis qu'en des antres terribles y
Avec ses Cyclopes horribles..,
Vulcain excite mille feux..
Celebrons de riantes fêtes ,
De mille fleurs ornons nos têtes
Cueillons ses myrrhes les plus beauxV
Rendons' Faune à nos voeux propice,t
Dans nos bois , par le sacrifice ,
Ou des Brebis ou des chevreaux^
Sexte , en vain , la fortune amie ,
Vous accorde une heureuse vie :
II faut subir de tristes loix ,
Grands & petits , la mort fatale',
Moissonne d'une faux égale ,
Les jours des pauvres & des Rois;
Illustre ami , les destinées ,
Nous accordent trop peu- d'années j
Pour former de vastes projets ;
La Parque de nos jours avare ,
Peut être déja se prépare
A fermer nos yeux pour jamais. -
JANVIER 1714- 4?
Et quand victime de la Parque ,
Caron vous aura dans fa barque ,
Fair paner fur les sombres bords ,
Vous n'y trouverez point de treille ,
Bacchus & fa liqueur vermeille ,
Ne font point connus chez les morts.
Ce fils autour de qui s'empreíse
Toute votre aimable jeunesse ,
Licidas tendre & gracieux ,
Dont toutes nos jeunes Romaines,
Vont bien. tôt recevoir lés chaînest'
N'ira point là charmer vos yeux.
Ode du 1. Livre d'Horace.
T E Printemps commence d'éclorre s
L'Hiver fuit, & l'Amant de Flor« . .
Ramene en ces lieux les beaux jours >»
Trop long.temps oisifs fur l'arerie i
Déja fur la liquide plaine
fiós vaisseaux reprennent leurs cours*
Après un hyver redoutable ,
Les troupeaux vont quitter l'établc j
Et le Laboureur ses tisons ;
La terre s'ouvre , & les prairies
Cessent enfin d'être flétries
Par les frimats & les glaçons.
Vénus au mileu des campagnes ,
Danse avec ses cheres compagnes ;
Diane se prête à leurs jeux 5 . _
G iiij. Tan4?
MERCURE' DE' FRANCS*
Tandis qu'en des antres terribles y
Avec ses Cyclopes horribles..,
Vulcain excite mille feux..
Celebrons de riantes fêtes ,
De mille fleurs ornons nos têtes
Cueillons ses myrrhes les plus beauxV
Rendons' Faune à nos voeux propice,t
Dans nos bois , par le sacrifice ,
Ou des Brebis ou des chevreaux^
Sexte , en vain , la fortune amie ,
Vous accorde une heureuse vie :
II faut subir de tristes loix ,
Grands & petits , la mort fatale',
Moissonne d'une faux égale ,
Les jours des pauvres & des Rois;
Illustre ami , les destinées ,
Nous accordent trop peu- d'années j
Pour former de vastes projets ;
La Parque de nos jours avare ,
Peut être déja se prépare
A fermer nos yeux pour jamais. -
JANVIER 1714- 4?
Et quand victime de la Parque ,
Caron vous aura dans fa barque ,
Fair paner fur les sombres bords ,
Vous n'y trouverez point de treille ,
Bacchus & fa liqueur vermeille ,
Ne font point connus chez les morts.
Ce fils autour de qui s'empreíse
Toute votre aimable jeunesse ,
Licidas tendre & gracieux ,
Dont toutes nos jeunes Romaines,
Vont bien. tôt recevoir lés chaînest'
N'ira point là charmer vos yeux.
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Résumé : TRADUCTION de la quatriéme Ode du I. Livre d'Horace.
Le texte traduit de la quatrième Ode du premier Livre d'Horace célèbre l'arrivée du printemps. L'hiver se termine, et l'amant de Flore ramène les beaux jours. Les navires reprennent leur navigation sur la mer, les troupeaux et les laboureurs quittent leurs abris, et la terre se réchauffe. Vénus et Diane dansent dans les campagnes, tandis que Vulcain travaille avec les Cyclopes. Le poète invite à célébrer des fêtes joyeuses, à orner les têtes de fleurs et à rendre Faune propice par des sacrifices. Il rappelle que la mort est inévitable et moissonne tous les hommes, riches ou pauvres. La vie est trop courte pour de vastes projets, et la Parque peut à tout moment fermer les yeux des hommes. Après la mort, Caron transporte les âmes vers les sombres bords, où il n'y a ni treille ni Bacchus. Le poète évoque également Licidas, un jeune homme aimé des Romaines, qui ne pourra plus charmer les yeux du poète après sa mort.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4452
p. 50-56
EXTRAIT d'une Lettre de l'Auteur du voyage de Syrie & du Mont-Liban, imprimé à Paris chez Cailleau, en l'année 1722. pour servir de réponse à l'Ecrit qui a paru dans le Mercure du mois de Novembre dernier, sous le nom du sieur Paul Lucas.
Début :
L'écrit dont vous me parlez, Monsieur, ne demande pas une grande [...]
Mots clefs :
Oronte, Syrie, Lucas, Laodicée, Mer, Voyageur, Ville, Rivière
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre de l'Auteur du voyage de Syrie & du Mont-Liban, imprimé à Paris chez Cailleau, en l'année 1722. pour servir de réponse à l'Ecrit qui a paru dans le Mercure du mois de Novembre dernier, sous le nom du sieur Paul Lucas.
EXTRAIT d'une Lettre de l'Auteur du
voyage de Syrie & du Mont-Liban ,
, imprimé a Paris chez. Cailleau , en
rannée T72Z. pour servir de réponse à
l'Ecrit qui a paru dam le Mercure du
mois de Novembre dernier , fous le nom
du Jïeur Paul Lucas. . ,
L'Ecrit dont vous me parlez , Mon~
sieur , ne demande pas une grande
attention ; on ne peut Je regarder que
comme un fruit dé la prévention & de
l'amour propre , mais il suffit que vous
daigniez vous y interesser , en faveur dé?
la verité, pour m'engager à rompre le
silence que j'avois résolu de garder. J'ai
donné dans le Mercure du mois de sep
tembre dernier une Dissertation íùr une.
Medaille de la Ville d'Apamée y dans la
quelle il est beaucoup prié du Fleuve
Oronte , lequel , comme je le prouve ,a
été un íùjet d'erreur à quelques Au
teurs distinguez dans la Republique des
Lettres , à commencer par Pline qui a
erré dès fa source. J'ai de plus fait connoître
en palTànt une erreur des Editeurs
- du Dictionnaire Historique dans la po
sition d' A pamée , & en finissant) 'ai pris
1»
TA Si V I £ R 1724. fi
la liberté de parler aussi d'une méprise
-de M. Paul Lucas , au íûjet du même
Fleuve , méprise deux fois repetée dans
ía Relation , & qu'on s'efforce neanmoins
de défendre , & de soutenir dans l'Hcric
inferé dans le Mercure.
Ce voyageur en décrivant les ruines
de Laodicée , aujourd'hui nommée Lataquie
Se son territoire , prétend qu'il y
paslè un bras de l'Oronte, qui arrose,.
dit-il , en .íerpentant une bonne partie.
de tout ce pays , &c en allant par terra
de Lataquie à Tripoli , c'est.à.dire , en/
s'éloignant toujours davantage de l'O
ronte , il le retrouve encore íiir íà rou
te. Quand nous eûmes marché environ
ïïne heure, dit l'Auteur , nous paffâmes
l'Oronte fur un très.beau pont. Voilà,
dis-je, ee qu'il prétend, & je prétends
précisément touc le contraire ; car je
soutiens que ce Fleuve ne se divise point,.
qu'il ne forme aucun bras , & qu'il pafle
au moins à quinze lieuës loin de la Ville,.
& des campagnes que M. Lucas lui fait
arroser. Je prétends aussi quepour-sça*
Voir qui de lui ou de moi íê trompe , il
n'est pas neceslaire de faire le voyage de
Syrie , & je vous prens . Moníieur , pour
}age de la contestation . & avec vous tou
tes les personnes d'un certain esprit qui
iïont ma lettre.
5* MERCURE DE FRANCE.
Voici d'abord à quoi se réduiíent les'
preuves de nôtre Voyageur. J'ay appris ,
dit. il, des habitans de Laodicée ,fue la
riviere en question étoit un bras de P Ci
ronte, 8c plus bas dans le même écrit. J'ai
traversé plusieurs fois cette partie de la
Syrie , j'ai été a. l'embouchure de cette ri
viere par mer en venant de- Tmrtoufe , je
Vai pafie fur un beau pont en allant par
terre a Tripoli. Je m'abstiens ici de réfle
xions fur la qualité de ces preuves , afin.
d'abreger , & pour laisler aux vôtres.
une plus grande liberté.
Mes preuves feront un peu plus éten
dues , quoique réduites à d'étroites bor
nes ; mais je me flatte que vous les trourerez
d'une autre eípece. Je n'aflure
lien íur des oiti-dire r. & si je me donne
moi-même pour témoin de ce que j'arance
, mon témoignage fera si solide
ment appuyé , que je crois que l'ignorance
íeule ,.Se l'entêtement , feront en
droit de ne pas s'y rendre.
Vous fçavez , Monsieur ,. mieux que
personne ce qui me donna lieu de par
courir l'Oronte depuis íâ source jusqu'à
la mer. J'en ai instruit le public dans
deux ditserens ouvrages , vous fçavez
de plus que j'ai fait cîtte course , Se dtefíè
la Carte en question. avec l'un des plus
habiles hommes du pays., &. des: plus
doctes
doctes parmi les Maronites , que le. Pa*
triarche Etienne , dont il étoit Secretaireì
rn'avoit bien voulu donner , pour m'accompagner
par tout où j'aurois des éclair*
eissemens à prendre, ÔC des memoires à
verifier fur le Liban, & fur la Syrie
Maritime. C'est le même que vous ayez
Vu à Paris en l'année 1 701* envoyé à làr
Gour par le Patriarche pour des affaires
importantes de fa nation , le même enfin
dont il est parlé fur la. fin dû second vo
lume de mon voyage. J'ose vous assu
rer que rien ne nous est éthapé fur le
fait dont il s'agit ici , & que nous n'avoní
point vû que l'Oronte íè diviíe dans au
cun endroit de son cours..
Et comment l'aurions.nous Vu ^ Mon
sieur, puisque de tous les Auteurs que
j'ai lus , Historiens , Geographes , Voya.*
geurs, &c. anciens & modernes , qui
ont parlé de ce Pleuve , & de la Ville de
Laodicée , aucun n'a observé la division
íoutenuë par M.. Lucas', Se le passage
prétendu d'un de íès bras par les lieux
marquez dans fa- Relation. Ils s'accor
dent au contraire. tous à conduire l'Oronte
fans division , & à le faire tomber
enfin dans la Mer presque en droite li^
gne au defïous díAntiôche.
Il seroit aussi ennuyeux qu'indisertt
de vous taire de longues; citations de ces
.y. An
f4 MERCURE DÉ FRANCE.
Auteurs , une feule autorité nous suffira,
Hiais elle est ici d'un merite particulier ;
e'est celle d'Abulfeda Prince ou Sultan
de Hamah en Syrie > Historien & Geographe
Arabe sort estimé. Il y a dans la
Bibliotheque du Roy un beau manuscrit
de sa Geographie &. jJai quelque obli
gation à M. Lucas de m'avoir engagé par
là contestation , à consulter cet Auteur
sur le cours de l'Oronte , & fur la Syrie
Maritime , qu'il de voit connoître mieux
qu'un autre 3 la Syrie , où il a regné ,
comme je viens de le dire étant son
propre pays. Auíïï entre.t'il là.deslus
dans un grand détail , mais il. ne dit
liulle part que l'Oronte à qui ii donne
trois diíFerens noms , se divise & forme'
quelque bras de riviere. il le fuit avec
exactitude depuis son origine jusqu'à la'
Mer , nommant tous les lieux qu'il arroíe
, décrivant tous ses contours ^ & fixant
enfin son embouchure au mime lieu oit
fous les Aufeurs, qui en ont parlé avant
& après lui , l'ònt reconnuë , c'est.à.dire,-
à Seleucie, dont il nous donne auffi ta
position Astronomique.
Le même Auteur parle auffi de Laòdi-.
eée, ou L.ìta^uie , Se de ses environs , en
parcourant la côte de la Mer de Syrie.
C'était , Monsieur , le lieu de reconnoître
& de aomnjer ce bias de l'Oronte
(pis
JANVIER 171* ff
«ruì , íêlon M. Lucas , arrose touc ce
pays. Cependant il n'en dit rien , il ne
ait pas même positivement qu'il y ait.
une riviere près de Laodicée , se conten
tant de remarquer qu'il y a des eaux aux
en virons , qui rendent le pays humide Sc
fertile , & certainement Abulfeda a raiiòn
; car qu'est.ce en effet que la rivieie
, méprisée & omise par plusieurs Geo- '
graphes , qui paíîe aux environs de cette
(Ville ? si ce n'est une eípece de Torrent,
«lui Tans avoir rien de commun avec PO.
lonte , prentì son origine dans cette par
tie de montagnes , marquée dans nôtre
Carte , Se qui par l'abondance des pluyess
la fonte des neiges , & la jonction de
quelques ruiíseaux , s'enfle , groísit & se
«écharge enfin dans la Mer de Syrie ,
comme toutes les rivieres , & les autres
torrens , qu'on trouve fur cette côte.
Ainsi , Monsieur, si dans nôtre Carte
nous nous sommes contentez de marquer.,
auprès de Laodicée , une riviere de cette
.qualité, fâns lui donner de nom , il ne
s'enfuit pas, comme le veut M. Lucas,
que ce soit un bras de l'Oronte , qui nous
a été inconnu , &c. U y a fur toute cette
côte une grande quantité de ces préten
dues rivieres, qui n'ont aucun nom , Se
comme parle un Voyageur * moderne des '
* Henry MaundreU , Voyageur Angles
«n ií96. PluS
j<í ftfeRCUKE DE FRANCE,
plus éclairez , qui les a toutes remarquées
avec foin. Ces rivieres des montagnes font
d'ordinaire très.peu considerables , mais
les grossis fluyes les enflent .tellement , Sec-
Enfin ce que dit M. Lucas de la riviere
d'Arquis , qui lui est inconnue' , de la
transpoíition prétendue de trois autres
rivieres dans nôtre description , & le reste
de sa critique ; tout cela , dis.je , n'est
pas mieux fondé que ce qu'il a prétendu
fur l'Orònte., Se vous en conviendrez ,
Monsieur , quand vous aurez lu ce que
je vous prepare là.delfus , Se qui entrera
naturellement dans la réponse que je
Vous dois, fur le Fleuve Sabbathique des
Juifs, qui vient auffi du Liban, Se íùr le
monument érigé par un Roy de Syrie s
fur|les bords du Fleuve Lycus. Cette Let
tre n'est déja que trop. longue ; je ren-.
voye tout ce qui me resteroit à dire fur
cette matiere au troisième volume de
mon voyage de Syrie & du Mont.Liban^
qui est déja bien avancé , Se à la Carte
generale du même pays , qui fera à la
tête de ce volume.
Je fuis y Monsieur , Sec
'A' Paris t ce 15. Decembre 1723.
voyage de Syrie & du Mont-Liban ,
, imprimé a Paris chez. Cailleau , en
rannée T72Z. pour servir de réponse à
l'Ecrit qui a paru dam le Mercure du
mois de Novembre dernier , fous le nom
du Jïeur Paul Lucas. . ,
L'Ecrit dont vous me parlez , Mon~
sieur , ne demande pas une grande
attention ; on ne peut Je regarder que
comme un fruit dé la prévention & de
l'amour propre , mais il suffit que vous
daigniez vous y interesser , en faveur dé?
la verité, pour m'engager à rompre le
silence que j'avois résolu de garder. J'ai
donné dans le Mercure du mois de sep
tembre dernier une Dissertation íùr une.
Medaille de la Ville d'Apamée y dans la
quelle il est beaucoup prié du Fleuve
Oronte , lequel , comme je le prouve ,a
été un íùjet d'erreur à quelques Au
teurs distinguez dans la Republique des
Lettres , à commencer par Pline qui a
erré dès fa source. J'ai de plus fait connoître
en palTànt une erreur des Editeurs
- du Dictionnaire Historique dans la po
sition d' A pamée , & en finissant) 'ai pris
1»
TA Si V I £ R 1724. fi
la liberté de parler aussi d'une méprise
-de M. Paul Lucas , au íûjet du même
Fleuve , méprise deux fois repetée dans
ía Relation , & qu'on s'efforce neanmoins
de défendre , & de soutenir dans l'Hcric
inferé dans le Mercure.
Ce voyageur en décrivant les ruines
de Laodicée , aujourd'hui nommée Lataquie
Se son territoire , prétend qu'il y
paslè un bras de l'Oronte, qui arrose,.
dit-il , en .íerpentant une bonne partie.
de tout ce pays , &c en allant par terra
de Lataquie à Tripoli , c'est.à.dire , en/
s'éloignant toujours davantage de l'O
ronte , il le retrouve encore íiir íà rou
te. Quand nous eûmes marché environ
ïïne heure, dit l'Auteur , nous paffâmes
l'Oronte fur un très.beau pont. Voilà,
dis-je, ee qu'il prétend, & je prétends
précisément touc le contraire ; car je
soutiens que ce Fleuve ne se divise point,.
qu'il ne forme aucun bras , & qu'il pafle
au moins à quinze lieuës loin de la Ville,.
& des campagnes que M. Lucas lui fait
arroser. Je prétends aussi quepour-sça*
Voir qui de lui ou de moi íê trompe , il
n'est pas neceslaire de faire le voyage de
Syrie , & je vous prens . Moníieur , pour
}age de la contestation . & avec vous tou
tes les personnes d'un certain esprit qui
iïont ma lettre.
5* MERCURE DE FRANCE.
Voici d'abord à quoi se réduiíent les'
preuves de nôtre Voyageur. J'ay appris ,
dit. il, des habitans de Laodicée ,fue la
riviere en question étoit un bras de P Ci
ronte, 8c plus bas dans le même écrit. J'ai
traversé plusieurs fois cette partie de la
Syrie , j'ai été a. l'embouchure de cette ri
viere par mer en venant de- Tmrtoufe , je
Vai pafie fur un beau pont en allant par
terre a Tripoli. Je m'abstiens ici de réfle
xions fur la qualité de ces preuves , afin.
d'abreger , & pour laisler aux vôtres.
une plus grande liberté.
Mes preuves feront un peu plus éten
dues , quoique réduites à d'étroites bor
nes ; mais je me flatte que vous les trourerez
d'une autre eípece. Je n'aflure
lien íur des oiti-dire r. & si je me donne
moi-même pour témoin de ce que j'arance
, mon témoignage fera si solide
ment appuyé , que je crois que l'ignorance
íeule ,.Se l'entêtement , feront en
droit de ne pas s'y rendre.
Vous fçavez , Monsieur ,. mieux que
personne ce qui me donna lieu de par
courir l'Oronte depuis íâ source jusqu'à
la mer. J'en ai instruit le public dans
deux ditserens ouvrages , vous fçavez
de plus que j'ai fait cîtte course , Se dtefíè
la Carte en question. avec l'un des plus
habiles hommes du pays., &. des: plus
doctes
doctes parmi les Maronites , que le. Pa*
triarche Etienne , dont il étoit Secretaireì
rn'avoit bien voulu donner , pour m'accompagner
par tout où j'aurois des éclair*
eissemens à prendre, ÔC des memoires à
verifier fur le Liban, & fur la Syrie
Maritime. C'est le même que vous ayez
Vu à Paris en l'année 1 701* envoyé à làr
Gour par le Patriarche pour des affaires
importantes de fa nation , le même enfin
dont il est parlé fur la. fin dû second vo
lume de mon voyage. J'ose vous assu
rer que rien ne nous est éthapé fur le
fait dont il s'agit ici , & que nous n'avoní
point vû que l'Oronte íè diviíe dans au
cun endroit de son cours..
Et comment l'aurions.nous Vu ^ Mon
sieur, puisque de tous les Auteurs que
j'ai lus , Historiens , Geographes , Voya.*
geurs, &c. anciens & modernes , qui
ont parlé de ce Pleuve , & de la Ville de
Laodicée , aucun n'a observé la division
íoutenuë par M.. Lucas', Se le passage
prétendu d'un de íès bras par les lieux
marquez dans fa- Relation. Ils s'accor
dent au contraire. tous à conduire l'Oronte
fans division , & à le faire tomber
enfin dans la Mer presque en droite li^
gne au defïous díAntiôche.
Il seroit aussi ennuyeux qu'indisertt
de vous taire de longues; citations de ces
.y. An
f4 MERCURE DÉ FRANCE.
Auteurs , une feule autorité nous suffira,
Hiais elle est ici d'un merite particulier ;
e'est celle d'Abulfeda Prince ou Sultan
de Hamah en Syrie > Historien & Geographe
Arabe sort estimé. Il y a dans la
Bibliotheque du Roy un beau manuscrit
de sa Geographie &. jJai quelque obli
gation à M. Lucas de m'avoir engagé par
là contestation , à consulter cet Auteur
sur le cours de l'Oronte , & fur la Syrie
Maritime , qu'il de voit connoître mieux
qu'un autre 3 la Syrie , où il a regné ,
comme je viens de le dire étant son
propre pays. Auíïï entre.t'il là.deslus
dans un grand détail , mais il. ne dit
liulle part que l'Oronte à qui ii donne
trois diíFerens noms , se divise & forme'
quelque bras de riviere. il le fuit avec
exactitude depuis son origine jusqu'à la'
Mer , nommant tous les lieux qu'il arroíe
, décrivant tous ses contours ^ & fixant
enfin son embouchure au mime lieu oit
fous les Aufeurs, qui en ont parlé avant
& après lui , l'ònt reconnuë , c'est.à.dire,-
à Seleucie, dont il nous donne auffi ta
position Astronomique.
Le même Auteur parle auffi de Laòdi-.
eée, ou L.ìta^uie , Se de ses environs , en
parcourant la côte de la Mer de Syrie.
C'était , Monsieur , le lieu de reconnoître
& de aomnjer ce bias de l'Oronte
(pis
JANVIER 171* ff
«ruì , íêlon M. Lucas , arrose touc ce
pays. Cependant il n'en dit rien , il ne
ait pas même positivement qu'il y ait.
une riviere près de Laodicée , se conten
tant de remarquer qu'il y a des eaux aux
en virons , qui rendent le pays humide Sc
fertile , & certainement Abulfeda a raiiòn
; car qu'est.ce en effet que la rivieie
, méprisée & omise par plusieurs Geo- '
graphes , qui paíîe aux environs de cette
(Ville ? si ce n'est une eípece de Torrent,
«lui Tans avoir rien de commun avec PO.
lonte , prentì son origine dans cette par
tie de montagnes , marquée dans nôtre
Carte , Se qui par l'abondance des pluyess
la fonte des neiges , & la jonction de
quelques ruiíseaux , s'enfle , groísit & se
«écharge enfin dans la Mer de Syrie ,
comme toutes les rivieres , & les autres
torrens , qu'on trouve fur cette côte.
Ainsi , Monsieur, si dans nôtre Carte
nous nous sommes contentez de marquer.,
auprès de Laodicée , une riviere de cette
.qualité, fâns lui donner de nom , il ne
s'enfuit pas, comme le veut M. Lucas,
que ce soit un bras de l'Oronte , qui nous
a été inconnu , &c. U y a fur toute cette
côte une grande quantité de ces préten
dues rivieres, qui n'ont aucun nom , Se
comme parle un Voyageur * moderne des '
* Henry MaundreU , Voyageur Angles
«n ií96. PluS
j<í ftfeRCUKE DE FRANCE,
plus éclairez , qui les a toutes remarquées
avec foin. Ces rivieres des montagnes font
d'ordinaire très.peu considerables , mais
les grossis fluyes les enflent .tellement , Sec-
Enfin ce que dit M. Lucas de la riviere
d'Arquis , qui lui est inconnue' , de la
transpoíition prétendue de trois autres
rivieres dans nôtre description , & le reste
de sa critique ; tout cela , dis.je , n'est
pas mieux fondé que ce qu'il a prétendu
fur l'Orònte., Se vous en conviendrez ,
Monsieur , quand vous aurez lu ce que
je vous prepare là.delfus , Se qui entrera
naturellement dans la réponse que je
Vous dois, fur le Fleuve Sabbathique des
Juifs, qui vient auffi du Liban, Se íùr le
monument érigé par un Roy de Syrie s
fur|les bords du Fleuve Lycus. Cette Let
tre n'est déja que trop. longue ; je ren-.
voye tout ce qui me resteroit à dire fur
cette matiere au troisième volume de
mon voyage de Syrie & du Mont.Liban^
qui est déja bien avancé , Se à la Carte
generale du même pays , qui fera à la
tête de ce volume.
Je fuis y Monsieur , Sec
'A' Paris t ce 15. Decembre 1723.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre de l'Auteur du voyage de Syrie & du Mont-Liban, imprimé à Paris chez Cailleau, en l'année 1722. pour servir de réponse à l'Ecrit qui a paru dans le Mercure du mois de Novembre dernier, sous le nom du sieur Paul Lucas.
L'auteur réagit à une critique de Paul Lucas publiée dans le Mercure de novembre 1723, concernant une dissertation sur une médaille de la ville d'Apamée parue dans le Mercure de septembre 1723. L'auteur conteste les affirmations de Lucas sur le fleuve Oronte, notamment que ce dernier se divise en bras et passe près de Laodicée, aujourd'hui Lattaquié. Lucas avait décrit les ruines de Laodicée en mentionnant qu'un bras de l'Oronte arrose la région. L'auteur, appuyé par ses propres observations et celles d'Abulfeda, un historien et géographe arabe, soutient que l'Oronte ne se divise pas en bras. Il a parcouru le fleuve depuis sa source jusqu'à la mer en compagnie d'un guide maronite compétent et n'a jamais observé de division du fleuve. L'auteur critique les preuves de Lucas, jugées basées sur des ouï-dire et des observations superficielles. Il conclut en promettant de développer ses arguments dans le troisième volume de son voyage de Syrie et du Mont-Liban.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4452
4453
p. 57-5[9]
ÉPITRE A Me
Début :
Apollon, ce Dieu que je sers, [...]
Mots clefs :
Amour
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texteReconnaissance textuelle : ÉPITRE A Me
épître a m*
j8 MERCURÊ DE FRANCE.
íes regrets que devoit leur causer vôtre al*.'
sence ,
Que par un assez long silence ,
Et le chagrin peint dans leurs yeux.
L . . . . . étoit inconsolable
Et nous dit le reste du jour ,
Qu'il brûleroit pour vous d'amour,
Si d'amour pour lui seul il vous scntoit ca*
pabki "
Cependant M\ . . . fans cefle commençoit g
Quelque gentille ritournelle,
Que jamais il ne fihisioit i
Soudain avec le même zele ,
tes transports • les épanchemens s-
Qui secondoient tous les sermens ,'
Qu'il vous faifoit d'être fidele ;
Le depart , dit.il de la belle ,
Me détache enfin de son char ,
Mon amour s'est enfui comme elle ,
Et je la quitte à jamais , car
Elle metournoit la cervelle.
A l'égard du garçon dont la naïveté ,
JANVIER 1724. 5*
Par fois vous apprêtoit à rire ,
En Berger dont le coeur soupire ,
Il s'est parmi nous comporté.
A nos Dames enfin, contre son ordinaire y
N'ayant plus aucun foin de plaire ,
Il prit un mouchoir d'une main ,
De l'autre une livre de pain ;
JEt conservant toujours son même câracterey
Il soulageait son ooeur & contentoit sa faim>
Adieu , cruelle , dont Tabsence
Eteint le brillant de ces feux y
Qu'en mon a'me allumoicnt vos yeux ,s
Parmi lajoye & l'abondance.
Vous avez emmené les plaisirs & les jeuxj
Helas ! pour essuyer mes larmes ,
L'amour seul m'eíì resté sans eux ,
Ce Dieu m'entretient de vos charmes ,
Mon fort en est. il plus heureux ?
j8 MERCURÊ DE FRANCE.
íes regrets que devoit leur causer vôtre al*.'
sence ,
Que par un assez long silence ,
Et le chagrin peint dans leurs yeux.
L . . . . . étoit inconsolable
Et nous dit le reste du jour ,
Qu'il brûleroit pour vous d'amour,
Si d'amour pour lui seul il vous scntoit ca*
pabki "
Cependant M\ . . . fans cefle commençoit g
Quelque gentille ritournelle,
Que jamais il ne fihisioit i
Soudain avec le même zele ,
tes transports • les épanchemens s-
Qui secondoient tous les sermens ,'
Qu'il vous faifoit d'être fidele ;
Le depart , dit.il de la belle ,
Me détache enfin de son char ,
Mon amour s'est enfui comme elle ,
Et je la quitte à jamais , car
Elle metournoit la cervelle.
A l'égard du garçon dont la naïveté ,
JANVIER 1724. 5*
Par fois vous apprêtoit à rire ,
En Berger dont le coeur soupire ,
Il s'est parmi nous comporté.
A nos Dames enfin, contre son ordinaire y
N'ayant plus aucun foin de plaire ,
Il prit un mouchoir d'une main ,
De l'autre une livre de pain ;
JEt conservant toujours son même câracterey
Il soulageait son ooeur & contentoit sa faim>
Adieu , cruelle , dont Tabsence
Eteint le brillant de ces feux y
Qu'en mon a'me allumoicnt vos yeux ,s
Parmi lajoye & l'abondance.
Vous avez emmené les plaisirs & les jeuxj
Helas ! pour essuyer mes larmes ,
L'amour seul m'eíì resté sans eux ,
Ce Dieu m'entretient de vos charmes ,
Mon fort en est. il plus heureux ?
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Résumé : ÉPITRE A Me
En janvier 1724, une épître publiée dans le Mercure de France exprime les regrets de l'auteur face à l'absence d'une personne chère. Le chagrin est visible chez ses proches. L..... est décrite comme inconsolable, affirmant qu'elle brûlerait d'amour si elle en recevait en retour. M... commence une ritournelle sans la terminer, mais exprime soudainement des transports d'amour et des serments de fidélité. Elle déclare que son amour s'est enfui avec une belle qui lui retournait la cervelle. Un garçon naïf, habituellement charmeur, prend un mouchoir et une livre de pain pour soulager son cœur et sa faim. L'auteur conclut que l'absence de la personne aimée éteint les feux allumés par ses yeux. Malgré la joie et l'abondance, les plaisirs et les jeux ont disparu, ne laissant que l'amour pour essuyer ses larmes. Ce Dieu de l'amour entretient l'auteur des charmes de la personne absente, rendant son sort plus heureux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4454
p. 60-66
LETTRE d'un Gentilhomme de Bourgogne écrite à M. Moreau de Mautour.
Début :
Je vous ai caché jusques à present, Monsieur, le dessein que j'avois de [...]
Mots clefs :
Dijon, Compagnie de la Mère-Folle, Institution, Bourgogne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE d'un Gentilhomme de Bourgogne écrite à M. Moreau de Mautour.
LETTRE d'un Gentilhomme de Bjurgorgne
écrite à Ai. ' Aíereau
de Asautour.'
JE vous ai caché juíques à present 3.
Monsieur , le dessein que j'avois de
rechercher des Memoires, cane fur l'o-/
rígine de la Fête des Foiix , que fur celle;
de l'Institution de la Compagnie de la
Mere Folle de Dijon , dont vous avez
òiïi parler souvent. Je ne me flattois pas
malgré mes recherches de trouver íur.
cette matiere- ses éclàirciûemehs que j'ai
découvert ; c'est ce qui m'engage aujour
d'hui à rompre le silence fur cet article.
Je formai le dessein de cette recherche,
par rapport à la découvertë que je hV
d'une repreíentation.d'ui>Chat parfaite
ment bien figure, ayant poHr tête le-.Cliariot
de la Mere.Folle de Dijon , lequel
est le' dernier qui parut en cette Ville
l'an I 6icr. & duquel il est fait mention
dans une Relation imprimée à Dijon en:
8. par Paillot , ayant pour titre : Re
cit de ce qui s'est passe à Dijon pour
l'heureuse naissance de' Moníeigneur le
Dauphin , depuis Loiiis XIV.
Je m'affermis d'autant plus volontiers.
dans
J A N V I E R 1724. $s
ans Ce dessein que dès 1^95 . j'avois vÇt
'Etendajrt original , dont cette Compa-
;nie de la Mere.Foll.e de Dijon se 1erroit
loríqu'elle marchoit par la Ville les
ours de ré|oiiifl"ances.
Il y a lieu même de cqnclure qu'il íp
lortoit à des Processions -que cette Com-
»agnje avoit coutume de faire , & cela par
aport à un Bâton qui se portoit pareil.-
ement à ces Aísemblées , duquel ainíi
[ue du Ghariot, & de l'Etendart, j'ai
íonné des representations au naturel
lans mes Memoires.
.Ces preuves réelles se íoutiennent pa,r
ieux écrits authentiques ; sçavoir, la con-
Srmacion accordée^ à celui qui étoit Bâ.
onnier de cette societé , par le Duc da
3ourgogne Philippe le Bon en 1454. &
meacçordéeen 1482. par Jean d'Amboj-
"e , Evêque de Langres , alors Lieutenant
raur le Roy en Bourgogne, conjointemen t
tyec Jean de Baudricourt Gouverneur
le la Province , à la requête du Protoîotaire
des Fqìix. Les Lettres du Duc
Reliées de son íceau en cir£ verte , & les
tutres lignées de l'Evêque & du Gou
verneur , & scellées du Iceau de leurs
irmes en cire rouge , se conservent en ori
gnal dans le Trésor de la Sainte Cha-
Delle de Dijon.
De ces deux titres qui ne laissent plys
sGt MERCURE DE FRANCE.
.doute sur cette Institution , il resulte
,qu'on en doit chercher la íôurce dans ua
;temps plus reculé.
L'Institution de la Compagnie de la
Mere.Folle de Dijon peut s'attribuer l'an
<tç 8.1. auquel un certain Adolphe, Comte
de Cléves , établit dans ses Etats une
Societé qu'il nomma la Société des Fous ^
►laquelle ctoit composée de $6. Gehtil-
.jiommes , la traduction de la Patente in£.
titutive de cette Societé se trouve dans
l'Histoire des Ordres Religieux , com- '
.posée par le Pere Helpot du Tiers.Or
dre de S. François , dit Picpus , mort à
Paris en 1716.
Comme il íè trouve tant de .rapport
.entre les Regles & les Statuts de cette
Societé de Cleves , & celles qui s'obíèrj-
. -voient par la Societé de Dijon , j'ai cru
pouvoir dire avec aíTez de probabilité
que celle.ci avoit pû prendre naiflance
de l'autre , & cela fondé fui ce que les
Princes de la Maiíon de Cleves ont con
tracté de grandes alliances avec celles
.des Ducs de Bourgogne , dans la Cour
desquels ils étoient le plus souvent , &
que d'ailleurs un nommé Engilbert ,
«tant pour lors Gouverneur de Bourgo
gne , qui pourroit bien étant du. temps
.de Cleves , avoir introduit à Dijon cette
même Societé qui étoit dans son pays. .
JANVIER 1724, 6%
L'on peut encore tirer la source de cet
établislement sur .ce qui se pratiquoit k
Autun „ corame le raporèe le Secretaire
jRhotarius dans son Registre , qui com
mence en 141 1. & finit en 14.16. où iji
est parlé de la Fête de? Foux. Il le dit
fol. I 0 qu'à la Fcte dite Follorum , on
.conduisoit un âne , & que l'on chantoit
Jié > tire âne , hé , hé , &c. que plusieurs
alloient à l'Eglise déguisez , 8c avec des
habits grotesques , ce qui fut défendu
.depuis &c abrogé.
Au surplus l'existence de cette Com
pagnie de Sainteté folle , qui étoit com
posée en partie d'Infanterie., 8c en par
tie de Cavalerie , le confirme par l'orir
ginal du Çuidon .qui se portpit lors
qu'elle étoit en marche. Duquef j'ai fait
joindre la representation à mes memoi
res. J'y ai fait joindre de plus Je Bonnet
des trois couleurs, jaune , rouge Se vert f
<jue portaient les Aslociez en ladite Com
pagnie , dont les habillemens devoient
.être de même , mais dont les pfficiers se
.distinguoient par la forme de l'habit , 8c
la. qualité des étoffes , les galons , & l'arfangement
des grelots & des sonnettes,.
Toutes ces curiositez se sont trouvées
.chez plusieurs particuliers de la Ville de
Dijon.
Le Chef de cette Compagnie qui s'appelloit
,P4 MERCURE DE FRANCE.
^pelloit Merç- Folle, avoit Sa. Cour com
posée d'Officiers de même que les Prin
ces 8c les Souverains ont la leur , & on
ne pouvoit pas faire aucune Montrée 3
( c'est ainsi que le nommoit les Merches
de cette Compagnie, ) ni le -service ,des
habirs des trois couleurs, íàns la per
miísion de ce Chef : ce qui resuite d'une
Lettre écrite à ce sujet en 1617. au sieur
des Champs , pour lors Mere.Folle, de
laquelle Lettre ensemble5 de celle des
invitations qui sefaisoient, íòit en generai*
soit en particulier , la teneur est inserée
dans les Memoires.
.Les jugemens qui se .rendoient par le
Chef étoient Souverains , & executez
nonobstant l'appel , Se le Parlement les a
tous confirmez , lorsque les appels y ont
été portez ; ce qui se trouve verifiez par
un Arrest du 6. Fevrier 1^79. par les
conclusions que prit le Fiscal vert, c'é
tait le Procureur Fiscal de cette Com
pagnie.
Au surplus les Convocations , les Re
ceptions , les Jugemens , Se autres Actes,
tie même que les entretiens pendant que
duroient les Assemblées devoient se faire
en vers burlesques ou comiques , en la
jnaniere & en la forme que je les ai dé
crites dans mes Memoires , même jus
qu'aux Lettres qu'on s'écrivoit l'un à
l'autre
JANVIER 1724- 6%
l'autre , comme celles écrites .au sieur
des Champs en Se 1617.
Enfin pour ne rien omettre de tous les
éclaircistemens qui me fout venus fur
l'existence de cette Compagnie , j'ai in
feré tout au long dans le petit ouvrage
les Lettres de reception de feu Jean de
VandeneíTe du mois de Mars 1604. qui
étoit gendre dudit sieur des Champs , Se
ayeul du sieur Gaspard de Vandenesle ,
qui m'a communiqué des Mémoires très.
curieux fur cet article.
Au reste , on ne recevoit en cette Com
pagnie , quoique composée de plus de
500. hommes, que des notables, tant des
.Cours Superieures , que de la Bourgeoi
sie de la Ville > Se des environs des periônnes
de la plus haute consideration , y
. reçurent en 162.6. le Bonnet, &: la Ma-
.rolle par les mains du sieur des Champs*
Mere-Folle.
Leurs Lettres Patentes sont iníêrées
dans mes Memoires avec les deslèins fi
gurez des Sceaux ; Se pour achever tout
ce que j'ai allegué au sujet de cette So
cieté de la Mere.Folle à Dijon, j'ai rap
porté ce qu'en a écrit íe P. Menestrier,
Jesuite dans lòn Livre des Repreíêntar
tions en Musique , ancienne & moderne.
Si cette Compagnie a eu des agrémens
<îans son origine , on peut dire qu'elle
D a
64 MERCURE DE FRANCE.
a eu ses chagrins dans la fuite , je rap
porte à ce íujet les Arrests de la Cour p
rendus le 18. Janvier 1552. le 16. Juin
1578. 16. Avril 16 1 6. 31. Janvier \6i6.
Ils m'ont été communiquez par plusieurs
personnes de consideration de la Ville de
Dijon.
Enfin , par un Arrest rendu le il.
Juillet i 630. en la Ville de Lion , &
homologué au Parlement de Dijon le xy.
du même mois, cette Compagnie fut en
tierement abolie fous de grosses peines.
Voilà, Monsieur, tous les eclaircilïer.
mens que j'ai découverts fur les deu£
Societez , & le produit des foins qu'il a
fallu prendre pour rassembler des preu
ves aussi solides qu'elles le font dans l'ou
vrage même je souhaite ppxe cela
puiíîè vous amuser un moment , & vous
prouver de plus en plus les .sentiment
d'estime avec lesquels j'ai l'honneur d'ê
tre , &c. Monsieur , vôtre très-humble,
Se très.obéifíànt serviteur.
écrite à Ai. ' Aíereau
de Asautour.'
JE vous ai caché juíques à present 3.
Monsieur , le dessein que j'avois de
rechercher des Memoires, cane fur l'o-/
rígine de la Fête des Foiix , que fur celle;
de l'Institution de la Compagnie de la
Mere Folle de Dijon , dont vous avez
òiïi parler souvent. Je ne me flattois pas
malgré mes recherches de trouver íur.
cette matiere- ses éclàirciûemehs que j'ai
découvert ; c'est ce qui m'engage aujour
d'hui à rompre le silence fur cet article.
Je formai le dessein de cette recherche,
par rapport à la découvertë que je hV
d'une repreíentation.d'ui>Chat parfaite
ment bien figure, ayant poHr tête le-.Cliariot
de la Mere.Folle de Dijon , lequel
est le' dernier qui parut en cette Ville
l'an I 6icr. & duquel il est fait mention
dans une Relation imprimée à Dijon en:
8. par Paillot , ayant pour titre : Re
cit de ce qui s'est passe à Dijon pour
l'heureuse naissance de' Moníeigneur le
Dauphin , depuis Loiiis XIV.
Je m'affermis d'autant plus volontiers.
dans
J A N V I E R 1724. $s
ans Ce dessein que dès 1^95 . j'avois vÇt
'Etendajrt original , dont cette Compa-
;nie de la Mere.Foll.e de Dijon se 1erroit
loríqu'elle marchoit par la Ville les
ours de ré|oiiifl"ances.
Il y a lieu même de cqnclure qu'il íp
lortoit à des Processions -que cette Com-
»agnje avoit coutume de faire , & cela par
aport à un Bâton qui se portoit pareil.-
ement à ces Aísemblées , duquel ainíi
[ue du Ghariot, & de l'Etendart, j'ai
íonné des representations au naturel
lans mes Memoires.
.Ces preuves réelles se íoutiennent pa,r
ieux écrits authentiques ; sçavoir, la con-
Srmacion accordée^ à celui qui étoit Bâ.
onnier de cette societé , par le Duc da
3ourgogne Philippe le Bon en 1454. &
meacçordéeen 1482. par Jean d'Amboj-
"e , Evêque de Langres , alors Lieutenant
raur le Roy en Bourgogne, conjointemen t
tyec Jean de Baudricourt Gouverneur
le la Province , à la requête du Protoîotaire
des Fqìix. Les Lettres du Duc
Reliées de son íceau en cir£ verte , & les
tutres lignées de l'Evêque & du Gou
verneur , & scellées du Iceau de leurs
irmes en cire rouge , se conservent en ori
gnal dans le Trésor de la Sainte Cha-
Delle de Dijon.
De ces deux titres qui ne laissent plys
sGt MERCURE DE FRANCE.
.doute sur cette Institution , il resulte
,qu'on en doit chercher la íôurce dans ua
;temps plus reculé.
L'Institution de la Compagnie de la
Mere.Folle de Dijon peut s'attribuer l'an
<tç 8.1. auquel un certain Adolphe, Comte
de Cléves , établit dans ses Etats une
Societé qu'il nomma la Société des Fous ^
►laquelle ctoit composée de $6. Gehtil-
.jiommes , la traduction de la Patente in£.
titutive de cette Societé se trouve dans
l'Histoire des Ordres Religieux , com- '
.posée par le Pere Helpot du Tiers.Or
dre de S. François , dit Picpus , mort à
Paris en 1716.
Comme il íè trouve tant de .rapport
.entre les Regles & les Statuts de cette
Societé de Cleves , & celles qui s'obíèrj-
. -voient par la Societé de Dijon , j'ai cru
pouvoir dire avec aíTez de probabilité
que celle.ci avoit pû prendre naiflance
de l'autre , & cela fondé fui ce que les
Princes de la Maiíon de Cleves ont con
tracté de grandes alliances avec celles
.des Ducs de Bourgogne , dans la Cour
desquels ils étoient le plus souvent , &
que d'ailleurs un nommé Engilbert ,
«tant pour lors Gouverneur de Bourgo
gne , qui pourroit bien étant du. temps
.de Cleves , avoir introduit à Dijon cette
même Societé qui étoit dans son pays. .
JANVIER 1724, 6%
L'on peut encore tirer la source de cet
établislement sur .ce qui se pratiquoit k
Autun „ corame le raporèe le Secretaire
jRhotarius dans son Registre , qui com
mence en 141 1. & finit en 14.16. où iji
est parlé de la Fête de? Foux. Il le dit
fol. I 0 qu'à la Fcte dite Follorum , on
.conduisoit un âne , & que l'on chantoit
Jié > tire âne , hé , hé , &c. que plusieurs
alloient à l'Eglise déguisez , 8c avec des
habits grotesques , ce qui fut défendu
.depuis &c abrogé.
Au surplus l'existence de cette Com
pagnie de Sainteté folle , qui étoit com
posée en partie d'Infanterie., 8c en par
tie de Cavalerie , le confirme par l'orir
ginal du Çuidon .qui se portpit lors
qu'elle étoit en marche. Duquef j'ai fait
joindre la representation à mes memoi
res. J'y ai fait joindre de plus Je Bonnet
des trois couleurs, jaune , rouge Se vert f
<jue portaient les Aslociez en ladite Com
pagnie , dont les habillemens devoient
.être de même , mais dont les pfficiers se
.distinguoient par la forme de l'habit , 8c
la. qualité des étoffes , les galons , & l'arfangement
des grelots & des sonnettes,.
Toutes ces curiositez se sont trouvées
.chez plusieurs particuliers de la Ville de
Dijon.
Le Chef de cette Compagnie qui s'appelloit
,P4 MERCURE DE FRANCE.
^pelloit Merç- Folle, avoit Sa. Cour com
posée d'Officiers de même que les Prin
ces 8c les Souverains ont la leur , & on
ne pouvoit pas faire aucune Montrée 3
( c'est ainsi que le nommoit les Merches
de cette Compagnie, ) ni le -service ,des
habirs des trois couleurs, íàns la per
miísion de ce Chef : ce qui resuite d'une
Lettre écrite à ce sujet en 1617. au sieur
des Champs , pour lors Mere.Folle, de
laquelle Lettre ensemble5 de celle des
invitations qui sefaisoient, íòit en generai*
soit en particulier , la teneur est inserée
dans les Memoires.
.Les jugemens qui se .rendoient par le
Chef étoient Souverains , & executez
nonobstant l'appel , Se le Parlement les a
tous confirmez , lorsque les appels y ont
été portez ; ce qui se trouve verifiez par
un Arrest du 6. Fevrier 1^79. par les
conclusions que prit le Fiscal vert, c'é
tait le Procureur Fiscal de cette Com
pagnie.
Au surplus les Convocations , les Re
ceptions , les Jugemens , Se autres Actes,
tie même que les entretiens pendant que
duroient les Assemblées devoient se faire
en vers burlesques ou comiques , en la
jnaniere & en la forme que je les ai dé
crites dans mes Memoires , même jus
qu'aux Lettres qu'on s'écrivoit l'un à
l'autre
JANVIER 1724- 6%
l'autre , comme celles écrites .au sieur
des Champs en Se 1617.
Enfin pour ne rien omettre de tous les
éclaircistemens qui me fout venus fur
l'existence de cette Compagnie , j'ai in
feré tout au long dans le petit ouvrage
les Lettres de reception de feu Jean de
VandeneíTe du mois de Mars 1604. qui
étoit gendre dudit sieur des Champs , Se
ayeul du sieur Gaspard de Vandenesle ,
qui m'a communiqué des Mémoires très.
curieux fur cet article.
Au reste , on ne recevoit en cette Com
pagnie , quoique composée de plus de
500. hommes, que des notables, tant des
.Cours Superieures , que de la Bourgeoi
sie de la Ville > Se des environs des periônnes
de la plus haute consideration , y
. reçurent en 162.6. le Bonnet, &: la Ma-
.rolle par les mains du sieur des Champs*
Mere-Folle.
Leurs Lettres Patentes sont iníêrées
dans mes Memoires avec les deslèins fi
gurez des Sceaux ; Se pour achever tout
ce que j'ai allegué au sujet de cette So
cieté de la Mere.Folle à Dijon, j'ai rap
porté ce qu'en a écrit íe P. Menestrier,
Jesuite dans lòn Livre des Repreíêntar
tions en Musique , ancienne & moderne.
Si cette Compagnie a eu des agrémens
<îans son origine , on peut dire qu'elle
D a
64 MERCURE DE FRANCE.
a eu ses chagrins dans la fuite , je rap
porte à ce íujet les Arrests de la Cour p
rendus le 18. Janvier 1552. le 16. Juin
1578. 16. Avril 16 1 6. 31. Janvier \6i6.
Ils m'ont été communiquez par plusieurs
personnes de consideration de la Ville de
Dijon.
Enfin , par un Arrest rendu le il.
Juillet i 630. en la Ville de Lion , &
homologué au Parlement de Dijon le xy.
du même mois, cette Compagnie fut en
tierement abolie fous de grosses peines.
Voilà, Monsieur, tous les eclaircilïer.
mens que j'ai découverts fur les deu£
Societez , & le produit des foins qu'il a
fallu prendre pour rassembler des preu
ves aussi solides qu'elles le font dans l'ou
vrage même je souhaite ppxe cela
puiíîè vous amuser un moment , & vous
prouver de plus en plus les .sentiment
d'estime avec lesquels j'ai l'honneur d'ê
tre , &c. Monsieur , vôtre très-humble,
Se très.obéifíànt serviteur.
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Résumé : LETTRE d'un Gentilhomme de Bourgogne écrite à M. Moreau de Mautour.
Un gentilhomme de Bjurgorgne écrit à M. de Aíereau pour partager ses découvertes sur l'origine de la Fête des Fous et de la Compagnie de la Mere Folle de Dijon. Il a trouvé des représentations et des documents authentiques, tels qu'un chariot et un étendard, liés à cette compagnie. Les preuves incluent des confirmations accordées par le Duc de Bourgogne Philippe le Bon en 1454 et par Jean d'Amboise, Évêque de Langres, en 1482. Ces documents sont conservés dans le Trésor de la Sainte Chapelle de Dijon. L'auteur attribue l'origine de cette compagnie à une période antérieure et décrit ses activités, notamment des processions et des déguisements grotesques. Il rapporte également des arrestations et l'abolition de la compagnie en 1630. L'auteur souhaite que ces informations amusent et intéressent M. de Aíereau.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4455
p. 67-69
LE SONGE. CANTATE à voix seule, mise en Musique par le sieur Bordier.
Début :
Je goûtois du sommeil les attraits gracieux. [...]
Mots clefs :
Amour, Songe, Sommeil
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LE SONGE. CANTATE à voix seule, mise en Musique par le sieur Bordier.
LE S O N G E.
.ÇANTATE à voix seule # w>//è f«
Musique par le peur Bordicr* .
ÏE goûtais du sommeil les attraits gracier
Ses tranquilles pavots suspendoient met '
allarmes ,
Lorsqu'un Songe enchanteur vint offrir ì
mes yeux ,
,Iris , l'aimable Iris, dent j'adore les chármes.
Etok.il fous le Ciel un mortel plus heureux!
Je lui parlois d* amour , elle daignoit m'en j
tendre^
A mes empreísemens elle sembloit se rendre' ,
.Et par ces mots flateurs , elle approuvoií
mes feux.
Tircis, je cede à ta constance.
Tu triomphes de ma fierté;
. Il est temps que je récompeníe, .,
Tes foins , & ta fidelité.
.C'est assez éprouver ta flamme ,
Je connois u sincere ardeur ,
. Dij L'a
Ht MERCURE DE FRANCE;
L'amour qui regne sur ton ame ,
S'ell rendu maître de mon coeuç.
A cet aveu si doux de la jeune $eigere ,
Que je m'applaudiflçis ! qUe je fus enchantés
Non , non , le fort du Iljeu qui lance te
Tonnerre,
N'étoit pas comparable à ma felicité !
s
Illusion douce & trompeuíç,
Pourquoi flattes.tu mes desirs }
Helas ! à mon ame amoureuíe ,
Que tu vas couter de soupirs !
Pour ce 'délicieux mensonge ^
sommeil , tes mqmens sont trop courju«
Je ne puis voir Iris qu'en songe ,
Ah ! laisse.moi rêver toujours.
Mais déja c'en est fait , Morphée inexorable ,
Va bien.tôt dissiper les douceurs que je fensi
Il dérobe à mes yeux 4e Fantôme adorable ^
De l'objet qui charme mes sens.
Un songe qu'amour fait pajofae ,
Peut
JANVIER; tjxj. es
î*eut offrir un plaifir charmant 5
Mais pour n'être heureux qu'un moment
H vaudroit mieux ne le pais être.
lorsqu'on droit voir une inhumaine
Répondre à notre vive ardeur ,
L'instant qui chaste notre erreur a!
Sert à redoubler notre peine.
Le Maire.
.ÇANTATE à voix seule # w>//è f«
Musique par le peur Bordicr* .
ÏE goûtais du sommeil les attraits gracier
Ses tranquilles pavots suspendoient met '
allarmes ,
Lorsqu'un Songe enchanteur vint offrir ì
mes yeux ,
,Iris , l'aimable Iris, dent j'adore les chármes.
Etok.il fous le Ciel un mortel plus heureux!
Je lui parlois d* amour , elle daignoit m'en j
tendre^
A mes empreísemens elle sembloit se rendre' ,
.Et par ces mots flateurs , elle approuvoií
mes feux.
Tircis, je cede à ta constance.
Tu triomphes de ma fierté;
. Il est temps que je récompeníe, .,
Tes foins , & ta fidelité.
.C'est assez éprouver ta flamme ,
Je connois u sincere ardeur ,
. Dij L'a
Ht MERCURE DE FRANCE;
L'amour qui regne sur ton ame ,
S'ell rendu maître de mon coeuç.
A cet aveu si doux de la jeune $eigere ,
Que je m'applaudiflçis ! qUe je fus enchantés
Non , non , le fort du Iljeu qui lance te
Tonnerre,
N'étoit pas comparable à ma felicité !
s
Illusion douce & trompeuíç,
Pourquoi flattes.tu mes desirs }
Helas ! à mon ame amoureuíe ,
Que tu vas couter de soupirs !
Pour ce 'délicieux mensonge ^
sommeil , tes mqmens sont trop courju«
Je ne puis voir Iris qu'en songe ,
Ah ! laisse.moi rêver toujours.
Mais déja c'en est fait , Morphée inexorable ,
Va bien.tôt dissiper les douceurs que je fensi
Il dérobe à mes yeux 4e Fantôme adorable ^
De l'objet qui charme mes sens.
Un songe qu'amour fait pajofae ,
Peut
JANVIER; tjxj. es
î*eut offrir un plaifir charmant 5
Mais pour n'être heureux qu'un moment
H vaudroit mieux ne le pais être.
lorsqu'on droit voir une inhumaine
Répondre à notre vive ardeur ,
L'instant qui chaste notre erreur a!
Sert à redoubler notre peine.
Le Maire.
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Résumé : LE SONGE. CANTATE à voix seule, mise en Musique par le sieur Bordier.
Dans un rêve, le narrateur voit Iris, une personne qu'il aime, qui répond favorablement à ses avances amoureuses. Iris déclare céder à sa constance et reconnaître son amour sincère, ce qui procure au narrateur une grande joie et félicité. Cependant, il prend conscience que ce bonheur est une illusion et que le réveil sera douloureux. Il regrette la brièveté des moments agréables du rêve et la rapidité avec laquelle Morphée, le dieu du sommeil, dissipe ces douceurs. Le narrateur exprime son désir de continuer à rêver pour voir Iris, mais reconnaît que ces songes ne font qu'accroître sa peine lorsqu'il se réveille et doit affronter la réalité de son amour non partagé.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4456
p. 69-80
EXTRAIT d'une Lettre écrite par M. Jean Frederic Guib, Docteur ès Droits, à M. le Marquis de ... sur l'origine & les Antiquitez de la Ville d'Orange.
Début :
C'est une tradition dans ce Pays qu'Orange a été fondée en même temps [...]
Mots clefs :
Orange, Colonie, Mars, Empereur, Romains, Médaille, Hercule, Théâtre
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite par M. Jean Frederic Guib, Docteur ès Droits, à M. le Marquis de ... sur l'origine & les Antiquitez de la Ville d'Orange.
EXTRAIT esune Lettre écrite par
M. Jean Frederic Guib , DoEleur h
Droits i a M. le Marquis de .. . fur
l'origine & les Antie/uiteT^dc la Pille
d'Orange.
C'Est une tradition dans ce Pays qù'O.
' range a été- fondée en même temps
qu'Avignon , 8c que ces deux Villes doi
vent leur origine aux Phocéens ou Grecs
Asiatiques ; mais c'est une chose bien dif
ficile , pour ne pas dire impossible , que
de vouloir aujourd'hui marquer précisé
ment letemps auquel elles ont été fon
dées. Pline le Naturaliste , livre j. chap.
5'. en parlant des Villes de l'Italie qui lui
D iij de
70 MERCURE DE FRANCË.
de voit être un païs très.connu, puisque'
c' étoit la pártie'du monde la plus polie 8e
la plus éclairée, & danslaquelle même if
étoit né , avojie néanmoins qu'il lui sera;
très.difficile de fixer la situation des Vil
les d'Italie sic de marquer leur origine y.
Nec Jitus origine/que persequi facile esi..
Si un Ecrivain de cette importance con-'
feslè une telle chose à l'égard des Villes
de l'Italie, comment sera.t-il poslible au-'
jourd'hui qu'il s'est écoulé ún si grand
nombre de siecles, de pouvoir désigner le
tems de la fondation de la plupart des an
ciennes Villes- de ces Provinces habitées
par des Peuples qui n'a voient aucun soiiv
d'écrire les évenemens dignes d'être tranCrriìs
à la posterité.
Tout ce donc qu'on peut dire rest qu'en.
l'année (a ) six cens avant la nailîàncer
de notre Seigneur Jeíùs.Çhrist , des Habitans
de Phocée , ville de l'Ionie dans l'A
sie Mineure , étant sortis de leur Patrie,
vinrent fonder la ville de Marseille, &
que dans la fuite d'autres Phocéens étant
également venus à Marseille , ils sorti
rent de cette Ville , qui étoit déja extrê
mement peuplée & fonderent les Villes
de Nice, d'Antibes , d'Agde, & peutêtre
même la Ville d'Orange , &c. Mais
( a ) Cette année concourt avec la premiere
année de la 4j- Oiimpiade.
y A N V I E R tin. f t 7t
fòit que ces Phocéens en ayent été les
fondateurs ou qu'ils y ayent seulement en
voyé Une Colonie , on peut aíîurer qu'O
range n'a commencée d'être opulente Se
renommée que depuis qu'elle fut assu
jettie à la domination Romaine > car envi
ron ans avant l'Ere vulgaire , cet
te Ville n'étoit encore qu'un Bourg. Je
me fonde íurce que Tite.Live parlant du
pais que nous habitons a écrit dans le Li
vre li. chap. 28. que dans ce tems-là les
Gaulois de la Rite gauche du Rhône ,
habitoient dans les Bourgs. La Ville d'O
range qui par fa situation ne se trouve
éloignée du Rhône que d'une lieùë , ne
pou voit pas être , íuivant les apparences ,
ni plus puissante , ni d'une plus vaste
étendue que les habitations des peuples
du voisinage.
Environ cent vingt.quatre ans avant la
riaiíïànce de notre Sauveur , les Romains
étant sollicitez par les Marfeillois de leur
envoyer des Troupes pour les secourir ,
ils profiterent habilement de cette occa
sion , & ayant eu le bonheur. de battre les
ennemis dans deux grandes 8c celebres
batailles , la conquête de la^rovence , du
Languedoc , de la Savoye & du Dauphiné,
fût à peu . près le fruit de leurs vic
toires. Le Territoire de cette Ville ayant
été le Théatre fur lequel ces mémorables
* biii) se
7i MERCURE DÉ FRANCE'.
& glorieuses actions s'étoient paslées , lô$
Romains pour éterniser des faits si con
siderables y firent construire notre Arc de
Triomphe , comme je l'ai prouvé dans la
Diísertation qui a été inserée dans le Mer
cure de Paris du- mois de Decembre 17 1 iJ.
page 1 8c fui v. Voilà l'origine de cette
particuliere prédilection & de ce tendre
attachement que ces- superbes Vainqueurs
ont toujours depuis ce tems-là cherement
conservé pour cette Ville.
Elle est devenue Colonie Romaine en1.
viron 4 5. ans avant k naissance de Jesus1.
Christ par le ministere de Tibere Neron
Pere de l'Empereur Tibere ; car ce fut
fous les auspices de ce grand Homme
que des soldats de la seconde legion
vinrent dans cette Ville , de lui' procure'.
lent par.là le nom à'Araitfio Secunda^
normn:
L'an (Í4.0U environ de l'Ere vulgaire
les Romains auraient envoyé une seconde
Colonie dansicette Ville, si ce que Goltzius
a écrit étoit veritable. Cet antiquaire
assure dans son Trésor des Medailles qu'if
y a une Medaille de l'Empereur Neron
sûr laquelle op lit ces paroles íuivantes .•
Colonia 'Araufìo Secnndanornm cohortis
55. viluntariomm.. Ce qui signifierait
que sous le regne de cet Empereur on
envoya dans cette Ville une Colonie pri*
J A NV 1ER 1724.. 73
se des soldats de la cohorte }}. de la ( a )
íeconde legion. Mais comme Pillustre
M. de Peirescn'a jamais pu deterrer une
semblable Medaille , quelques recherches
qu'il ait faites , au rapport de Gaiîèndi in
vita Peiresk.it, f*g. 4.5. il y a lieu de
soupçonner que Goltzius ne s'est pas ex
primé avec l'exactitude convenable. Ce
pendant je ne voudrois pas assurer que
cette Medaille n'ait jamais existé, il peut
bien être que M. de Peireíc arec toutes
ses recherches , n'aura pas trouvé ce qu'un
heureux hazard pouîroit procurer à un;
Curieux de Medailles. Geui qui ont cette
paflìon doivent ^enflammer d'une nou
velle ardeur pour tâcher de découvrir'
une piece d'une si grande rareté , Se ilsr
seroient bien pavez de leurs peines &de
leurs foins par le plaisir de posseder une
Medaille qui auroit été inconnue à une
personne d'un merite auísi distingué que
M. dePeirefo
Quoiqu'il en soit les Romains ayant ho
noré cette Ville d'une Colonie Militaire,
ils lui accorderent les privileges & les'
prérogatives qui y étoient attachez. Au-'
lu.gelíe,au livre 1 6. chap. ij. de Ces
Nuits Attiques , a judicieusement remar
qué que les Colonies étoient en petit une
( a ) La Legion n'étoh ordinairement divi
sée qu'en dix cohortes.
D v image
74 MERCURE DE FRANCE.
image & une representation de la. ma
jesté & de l'opulence dela ville de Rome^
Amplimdinem, Majestatemque Populi Ro
mani Colonie quasi effigies parva ,
jìmulacraque ejfe qu&iam "jidentur. Pair
consequent Orange avoit des Pontifes
ponr regler toutes les affaires concer
nant la Religion , des AugureS qui observoient
le tems favorable pour com
mencer quelque affaire > íoit par le vol ,
chant , ou le manger des oiíeaux , des
Aruspices pour predire l'avenir en re
gardant les entrailles des Victimes, dejf
Ceníeurs , pour regler les moeurs , re
trancher les abus , faite le dénombre
ment des Citoyens & leur assigner un
rang à proportion de leur revenu y des
Quêteurs ou Trésoriers pour exiger Se
avoir foin des deniers publics > des Ediles
pour veiller à la conservation des Edifices
publics tant Saints que Profanes , pour
avoir l'oeil à l'entretien des grands che
mins , des Ponts , des Bains publics, des
Aqueducs , &c pour taxer les Denrées
qui íè vendoient dans les places publi
ques , pour punir ceux qui usoient de.
faux poids & de faussés meíùres , &c.
Les Romains en relevant de cette ma
nière la gloire de cette Ville par la créa
tion de ses dignitez , n'oublierent pas auffi
de l'embellir par un grand nombre de
íôm
/ Â tftf ï' É R 1724. 7 f
íomptueux Bâtimens , des Temples dé
diez à Mars (a) , Diane , Hercule , &c.
furent des preuves de leur zele pour le
culte de ces fausses Divinitez ; des sbains
publics & particuliers , des pavez à la
Mosaïque , des Arenes , un Capitole, urt
Champ de Mars , un Théatre & des
Aqueducs , furent des marques de leur
luxe ou de leur magnificence. Ce qui
nous reste aujourd'hui de ces ouvrages ,
ne nous fait pas moins admirer la somp
tuosité du Bâtiment que l'excellent genie
de ceux qui précedoient à la construction
de ces travaux si utiles 8c si necessaires
aux peuples qui étoient soumis à leur
domination.'
Je passerois de beaucoup les bornes
que je me fuis prescrites dans cet abregé,
íî je parlois avec l'étenduë necessaire de
tous ces divers Edifices ; cependant je ne
fìjaurois m'empêcher d'en dire quelque
chose , quand ce ne seroit que pour indi
ques l'état dans lequel on les voit pré
sentement.
Les Temples de Mars , de Diane &
d'Hercule sont àpreíènt entierement dé
truits. Les Uns assurent que le Temple
de Diane étoit situé à l'endroit où est au-
(a) Il y a des gens qui croyent que les Tem
ples de Mars , & d'Hercule furent bâtis avant
qu'Orange devint Colonie Romaine. .
76. MERCURE DE FRANCE.
jourd'hui l'Eglise Cathedrale ; les autres
disent qu'il étoit fur le derriere du logis
des trois Oranges ; mais d'autres préten
dent qu'en ce dernier endroit l'on voyoit
les Temples de Mars , & d'Hercule , 8c
que dehors la Ville , à la plaine appellée
Martignan , il y a voit un autre Temple
coníàcré au Dieu Mars.
Les Bains publics se trouvent mainte
nant éloignez d'environ 250. pas de la
Porte de Tourre. Ce n'est presque plus
des mazures r nommées vulgairement la
Tour. Ronde.
Les Arenes iônt entierement détruites;.
elles étoient placées dans une Terre à eni
viron 460. pas de la Porte de Saint Mar
tin. C'ëtoit là que les Gladiateurs se battoient
avant. la construction de notre
Theatre. .
Le Capitole , qui étoit ainsi appelle ,
parce qu'il étoit situé dans un lieu le
plus. élevé de la Ville , étoit placé íùr
notre Montagne , ca r Orange étoit four
lors située partie fur la Montagne & par
tie dans la plaine. C'est dáns cet endroit
que deux Magistrats appeliez' Diiumvirs
rendoient la Justice ; oh les éliïòit ctu
corps des Decurions qui étoient à peu
près ce que font à present nos Coníeil
lers politiques. If qui non fit Deciino
JDmmviraut , vd aliis honoribus fungl
non.
JANVIER 17*4. 77.
non potest. liv, 7. $. 2. íF. de Dccurion. SS
filiis eorum. Decuriones , dit le Jurifcon-.
fuite Pomponius au §. 5. de la loi 239^
du Titre du Digeste de verbor. fignif..
Quidam diílos aiunt ex eo , quod initio ^
cum coloni» deduceretur , decima part
eorum , qui' dncerenturconfilii' publici gra-'
ri* y conscribi solita fit.
Le Champ de Mars étoit situé dans l'en-'
droit où est aujourd'hui le Couvent des
Religieux Capucins -, qui étroit autrefois'
le Fau xbourg Saint Florent, & aupara
vant le Bourg de la Clastre. C'étoitdans'
ce champ qu'on s'éxerçoit à la course, à'
la lutte, à tirer de l'arc 3 &c. qu'on bruloit
les corps y Sec.
Notre Théatre appelle communément'
le Cirque servait pour les courses des'
chariots , les combats des Gladiateurs &
des bêtes feroces , & poiír donner les'
naumachies pr ie moyen de l'eau que:
l'on' y faiíòit venir en abondance , toutes'
l«s fois qu'on le fouhaittoit , erî ouvrant
des conduits destinez à cet usage. lia 108.' .
pieds de hauteur & 124. de largeur. Je
dirai ailleurs qu'il a été bâti sous le re
gne de l'Empereur Adrien , environ 121,
ans après la naissance de notre di via
Sauveur.
L'Aqueduc avort son origine à quel
ques lieues de cette Ville dans le Terxoir
f* MERCURE DE FRANCE.
roir de Malauslenne , petite Ville dit
Gomtat. Il íerroit à conduire l'eau qui
étoit nécessaire pour les bains 8c pour les
naumachíes , &c. Oh en voit encore des
débris assez considerables.
Si à tous ces' precieux restes ont joint
les bas.reliefs., les pavez à la Moíàïque ,
Sec. qui se voient chez diyers particu
liers, on'J conviendra facilement qu'O
range devoit être une Ville bien magni
fique & bien opulente. Quelle perte
n'est.ce pas pour la" Republique des Let
tres , n quelque Auteur ancien avoit
entrepris une Deícription exacte & fi
dele de cette Ville dans le tems qu'elle
étoit dans íà íplendeur , qu'un tel Ou
vrage ne soit pas parvenu juíqu'à nous ?
Combien de Coutumes & de ceremonies,
tant íàcrées que prophaites , qui étoient
usitées parmi les Romains , & qui nous
sont à present inconnues , n'apprendrions-.
rtous pas par' la lecture d'un semblable
Ouvrage? Plus l'Auteur auroit été judi
cieux ,& plus nous y découvririons des
faits curieux & interessons, La perle de'
Cleopatre qui fut mise aux oreilles de
la Statue de la Déesse Venus, ou la cassette
ornée de pierreries dans laquelle Alexan
dre le Grand mettoit les Ouvrages d'Homere
, ne seroient pas capable de payer
an tel Livre. Si on étoit assez heureux
.:u* pour
JANVÍER ^724. ff
jjoíseder une semblable production , on
auroic le plaisir de voir d'une maniere
claire & convaincante que les Sorligers ,
les Saumajflès , les Menage, les Spon ,
les Voíïïus les Spanheim , les Dacier ,
& en un mot, que la plupart de ceux
qui se sont attachez à expliquer les Antiquitez
Romaines , ont heureuíement ren
contre la verité , & nous ne serions plus
dans l'incertitude s'ils se sont quelque.,
fois trompez dans leurs raisonnemens,
ou dans leurs conjectures..
Les autres Anciens qui ont parlé d'O
range l'ont fait d!une maniere si succinte,
que cela ne donne pas de grands éclaireiflèmens
à ceux qui font une étude par
ticuliere de l'Histoire ancienne de cette
Ville. On en powrra juger , si on lit ce
que les Auteurs suivans en ont dit.
Strabon , celebre Geographe , qui vi-
Voit sous les regnes des Empereurs Au
guste & Tibere , est le plus ancien Au
teur qui ait fait mention d'Orange.
Pomponius Mela qui vivoit.íôus le
regne de l'empereur Claude a aussi par.r
lé de cette Ville.
Pline le Naturaliste en a également
parlé. Il vivoit fous le regne de l'Empe
reur Vespaíîen.
Pcolemée , le Prince des Astronomes
qui fleurissoit sous le regne de l'Empe
reur
U MERCURE- DE FRANCE.
reur Adrien a pareillement sait mention
de cette Ville , de même que l'Itinéraire
que l'on attribuè' à l'Empereur Anto.,
nin , &c.
Peut.être ne íèroit-if pas inutile avant
que de finir de donner l'étimologie du
nomà'Orange. Je le ferois avec plaisir,
íì je ne croyois qu'il y a trop d'incertitu
de dans cette science , pour pouvoir s'y
arrêter avec quelque fondement. Une
rencontre , un rien sont quelquefois les
motifs du nom que l'on donne à une.
Ville ; qu'on aille après cela donner une
raison de ce qui est un pur effet du hazard.
Ainsi ,. Monsieur , j'aime mieux
employer le peu d'espace qui me reste à
vous supplier très.humblement de me
pardonner la liberté que j'ai priíê de
mettre vôtre illustre nom à la tête de
cet Écrit,. &c. ;
A Orange >.cé r. Septembre. ìjì jì
M. Jean Frederic Guib , DoEleur h
Droits i a M. le Marquis de .. . fur
l'origine & les Antie/uiteT^dc la Pille
d'Orange.
C'Est une tradition dans ce Pays qù'O.
' range a été- fondée en même temps
qu'Avignon , 8c que ces deux Villes doi
vent leur origine aux Phocéens ou Grecs
Asiatiques ; mais c'est une chose bien dif
ficile , pour ne pas dire impossible , que
de vouloir aujourd'hui marquer précisé
ment letemps auquel elles ont été fon
dées. Pline le Naturaliste , livre j. chap.
5'. en parlant des Villes de l'Italie qui lui
D iij de
70 MERCURE DE FRANCË.
de voit être un païs très.connu, puisque'
c' étoit la pártie'du monde la plus polie 8e
la plus éclairée, & danslaquelle même if
étoit né , avojie néanmoins qu'il lui sera;
très.difficile de fixer la situation des Vil
les d'Italie sic de marquer leur origine y.
Nec Jitus origine/que persequi facile esi..
Si un Ecrivain de cette importance con-'
feslè une telle chose à l'égard des Villes
de l'Italie, comment sera.t-il poslible au-'
jourd'hui qu'il s'est écoulé ún si grand
nombre de siecles, de pouvoir désigner le
tems de la fondation de la plupart des an
ciennes Villes- de ces Provinces habitées
par des Peuples qui n'a voient aucun soiiv
d'écrire les évenemens dignes d'être tranCrriìs
à la posterité.
Tout ce donc qu'on peut dire rest qu'en.
l'année (a ) six cens avant la nailîàncer
de notre Seigneur Jeíùs.Çhrist , des Habitans
de Phocée , ville de l'Ionie dans l'A
sie Mineure , étant sortis de leur Patrie,
vinrent fonder la ville de Marseille, &
que dans la fuite d'autres Phocéens étant
également venus à Marseille , ils sorti
rent de cette Ville , qui étoit déja extrê
mement peuplée & fonderent les Villes
de Nice, d'Antibes , d'Agde, & peutêtre
même la Ville d'Orange , &c. Mais
( a ) Cette année concourt avec la premiere
année de la 4j- Oiimpiade.
y A N V I E R tin. f t 7t
fòit que ces Phocéens en ayent été les
fondateurs ou qu'ils y ayent seulement en
voyé Une Colonie , on peut aíîurer qu'O
range n'a commencée d'être opulente Se
renommée que depuis qu'elle fut assu
jettie à la domination Romaine > car envi
ron ans avant l'Ere vulgaire , cet
te Ville n'étoit encore qu'un Bourg. Je
me fonde íurce que Tite.Live parlant du
pais que nous habitons a écrit dans le Li
vre li. chap. 28. que dans ce tems-là les
Gaulois de la Rite gauche du Rhône ,
habitoient dans les Bourgs. La Ville d'O
range qui par fa situation ne se trouve
éloignée du Rhône que d'une lieùë , ne
pou voit pas être , íuivant les apparences ,
ni plus puissante , ni d'une plus vaste
étendue que les habitations des peuples
du voisinage.
Environ cent vingt.quatre ans avant la
riaiíïànce de notre Sauveur , les Romains
étant sollicitez par les Marfeillois de leur
envoyer des Troupes pour les secourir ,
ils profiterent habilement de cette occa
sion , & ayant eu le bonheur. de battre les
ennemis dans deux grandes 8c celebres
batailles , la conquête de la^rovence , du
Languedoc , de la Savoye & du Dauphiné,
fût à peu . près le fruit de leurs vic
toires. Le Territoire de cette Ville ayant
été le Théatre fur lequel ces mémorables
* biii) se
7i MERCURE DÉ FRANCE'.
& glorieuses actions s'étoient paslées , lô$
Romains pour éterniser des faits si con
siderables y firent construire notre Arc de
Triomphe , comme je l'ai prouvé dans la
Diísertation qui a été inserée dans le Mer
cure de Paris du- mois de Decembre 17 1 iJ.
page 1 8c fui v. Voilà l'origine de cette
particuliere prédilection & de ce tendre
attachement que ces- superbes Vainqueurs
ont toujours depuis ce tems-là cherement
conservé pour cette Ville.
Elle est devenue Colonie Romaine en1.
viron 4 5. ans avant k naissance de Jesus1.
Christ par le ministere de Tibere Neron
Pere de l'Empereur Tibere ; car ce fut
fous les auspices de ce grand Homme
que des soldats de la seconde legion
vinrent dans cette Ville , de lui' procure'.
lent par.là le nom à'Araitfio Secunda^
normn:
L'an (Í4.0U environ de l'Ere vulgaire
les Romains auraient envoyé une seconde
Colonie dansicette Ville, si ce que Goltzius
a écrit étoit veritable. Cet antiquaire
assure dans son Trésor des Medailles qu'if
y a une Medaille de l'Empereur Neron
sûr laquelle op lit ces paroles íuivantes .•
Colonia 'Araufìo Secnndanornm cohortis
55. viluntariomm.. Ce qui signifierait
que sous le regne de cet Empereur on
envoya dans cette Ville une Colonie pri*
J A NV 1ER 1724.. 73
se des soldats de la cohorte }}. de la ( a )
íeconde legion. Mais comme Pillustre
M. de Peirescn'a jamais pu deterrer une
semblable Medaille , quelques recherches
qu'il ait faites , au rapport de Gaiîèndi in
vita Peiresk.it, f*g. 4.5. il y a lieu de
soupçonner que Goltzius ne s'est pas ex
primé avec l'exactitude convenable. Ce
pendant je ne voudrois pas assurer que
cette Medaille n'ait jamais existé, il peut
bien être que M. de Peireíc arec toutes
ses recherches , n'aura pas trouvé ce qu'un
heureux hazard pouîroit procurer à un;
Curieux de Medailles. Geui qui ont cette
paflìon doivent ^enflammer d'une nou
velle ardeur pour tâcher de découvrir'
une piece d'une si grande rareté , Se ilsr
seroient bien pavez de leurs peines &de
leurs foins par le plaisir de posseder une
Medaille qui auroit été inconnue à une
personne d'un merite auísi distingué que
M. dePeirefo
Quoiqu'il en soit les Romains ayant ho
noré cette Ville d'une Colonie Militaire,
ils lui accorderent les privileges & les'
prérogatives qui y étoient attachez. Au-'
lu.gelíe,au livre 1 6. chap. ij. de Ces
Nuits Attiques , a judicieusement remar
qué que les Colonies étoient en petit une
( a ) La Legion n'étoh ordinairement divi
sée qu'en dix cohortes.
D v image
74 MERCURE DE FRANCE.
image & une representation de la. ma
jesté & de l'opulence dela ville de Rome^
Amplimdinem, Majestatemque Populi Ro
mani Colonie quasi effigies parva ,
jìmulacraque ejfe qu&iam "jidentur. Pair
consequent Orange avoit des Pontifes
ponr regler toutes les affaires concer
nant la Religion , des AugureS qui observoient
le tems favorable pour com
mencer quelque affaire > íoit par le vol ,
chant , ou le manger des oiíeaux , des
Aruspices pour predire l'avenir en re
gardant les entrailles des Victimes, dejf
Ceníeurs , pour regler les moeurs , re
trancher les abus , faite le dénombre
ment des Citoyens & leur assigner un
rang à proportion de leur revenu y des
Quêteurs ou Trésoriers pour exiger Se
avoir foin des deniers publics > des Ediles
pour veiller à la conservation des Edifices
publics tant Saints que Profanes , pour
avoir l'oeil à l'entretien des grands che
mins , des Ponts , des Bains publics, des
Aqueducs , &c pour taxer les Denrées
qui íè vendoient dans les places publi
ques , pour punir ceux qui usoient de.
faux poids & de faussés meíùres , &c.
Les Romains en relevant de cette ma
nière la gloire de cette Ville par la créa
tion de ses dignitez , n'oublierent pas auffi
de l'embellir par un grand nombre de
íôm
/ Â tftf ï' É R 1724. 7 f
íomptueux Bâtimens , des Temples dé
diez à Mars (a) , Diane , Hercule , &c.
furent des preuves de leur zele pour le
culte de ces fausses Divinitez ; des sbains
publics & particuliers , des pavez à la
Mosaïque , des Arenes , un Capitole, urt
Champ de Mars , un Théatre & des
Aqueducs , furent des marques de leur
luxe ou de leur magnificence. Ce qui
nous reste aujourd'hui de ces ouvrages ,
ne nous fait pas moins admirer la somp
tuosité du Bâtiment que l'excellent genie
de ceux qui précedoient à la construction
de ces travaux si utiles 8c si necessaires
aux peuples qui étoient soumis à leur
domination.'
Je passerois de beaucoup les bornes
que je me fuis prescrites dans cet abregé,
íî je parlois avec l'étenduë necessaire de
tous ces divers Edifices ; cependant je ne
fìjaurois m'empêcher d'en dire quelque
chose , quand ce ne seroit que pour indi
ques l'état dans lequel on les voit pré
sentement.
Les Temples de Mars , de Diane &
d'Hercule sont àpreíènt entierement dé
truits. Les Uns assurent que le Temple
de Diane étoit situé à l'endroit où est au-
(a) Il y a des gens qui croyent que les Tem
ples de Mars , & d'Hercule furent bâtis avant
qu'Orange devint Colonie Romaine. .
76. MERCURE DE FRANCE.
jourd'hui l'Eglise Cathedrale ; les autres
disent qu'il étoit fur le derriere du logis
des trois Oranges ; mais d'autres préten
dent qu'en ce dernier endroit l'on voyoit
les Temples de Mars , & d'Hercule , 8c
que dehors la Ville , à la plaine appellée
Martignan , il y a voit un autre Temple
coníàcré au Dieu Mars.
Les Bains publics se trouvent mainte
nant éloignez d'environ 250. pas de la
Porte de Tourre. Ce n'est presque plus
des mazures r nommées vulgairement la
Tour. Ronde.
Les Arenes iônt entierement détruites;.
elles étoient placées dans une Terre à eni
viron 460. pas de la Porte de Saint Mar
tin. C'ëtoit là que les Gladiateurs se battoient
avant. la construction de notre
Theatre. .
Le Capitole , qui étoit ainsi appelle ,
parce qu'il étoit situé dans un lieu le
plus. élevé de la Ville , étoit placé íùr
notre Montagne , ca r Orange étoit four
lors située partie fur la Montagne & par
tie dans la plaine. C'est dáns cet endroit
que deux Magistrats appeliez' Diiumvirs
rendoient la Justice ; oh les éliïòit ctu
corps des Decurions qui étoient à peu
près ce que font à present nos Coníeil
lers politiques. If qui non fit Deciino
JDmmviraut , vd aliis honoribus fungl
non.
JANVIER 17*4. 77.
non potest. liv, 7. $. 2. íF. de Dccurion. SS
filiis eorum. Decuriones , dit le Jurifcon-.
fuite Pomponius au §. 5. de la loi 239^
du Titre du Digeste de verbor. fignif..
Quidam diílos aiunt ex eo , quod initio ^
cum coloni» deduceretur , decima part
eorum , qui' dncerenturconfilii' publici gra-'
ri* y conscribi solita fit.
Le Champ de Mars étoit situé dans l'en-'
droit où est aujourd'hui le Couvent des
Religieux Capucins -, qui étroit autrefois'
le Fau xbourg Saint Florent, & aupara
vant le Bourg de la Clastre. C'étoitdans'
ce champ qu'on s'éxerçoit à la course, à'
la lutte, à tirer de l'arc 3 &c. qu'on bruloit
les corps y Sec.
Notre Théatre appelle communément'
le Cirque servait pour les courses des'
chariots , les combats des Gladiateurs &
des bêtes feroces , & poiír donner les'
naumachies pr ie moyen de l'eau que:
l'on' y faiíòit venir en abondance , toutes'
l«s fois qu'on le fouhaittoit , erî ouvrant
des conduits destinez à cet usage. lia 108.' .
pieds de hauteur & 124. de largeur. Je
dirai ailleurs qu'il a été bâti sous le re
gne de l'Empereur Adrien , environ 121,
ans après la naissance de notre di via
Sauveur.
L'Aqueduc avort son origine à quel
ques lieues de cette Ville dans le Terxoir
f* MERCURE DE FRANCE.
roir de Malauslenne , petite Ville dit
Gomtat. Il íerroit à conduire l'eau qui
étoit nécessaire pour les bains 8c pour les
naumachíes , &c. Oh en voit encore des
débris assez considerables.
Si à tous ces' precieux restes ont joint
les bas.reliefs., les pavez à la Moíàïque ,
Sec. qui se voient chez diyers particu
liers, on'J conviendra facilement qu'O
range devoit être une Ville bien magni
fique & bien opulente. Quelle perte
n'est.ce pas pour la" Republique des Let
tres , n quelque Auteur ancien avoit
entrepris une Deícription exacte & fi
dele de cette Ville dans le tems qu'elle
étoit dans íà íplendeur , qu'un tel Ou
vrage ne soit pas parvenu juíqu'à nous ?
Combien de Coutumes & de ceremonies,
tant íàcrées que prophaites , qui étoient
usitées parmi les Romains , & qui nous
sont à present inconnues , n'apprendrions-.
rtous pas par' la lecture d'un semblable
Ouvrage? Plus l'Auteur auroit été judi
cieux ,& plus nous y découvririons des
faits curieux & interessons, La perle de'
Cleopatre qui fut mise aux oreilles de
la Statue de la Déesse Venus, ou la cassette
ornée de pierreries dans laquelle Alexan
dre le Grand mettoit les Ouvrages d'Homere
, ne seroient pas capable de payer
an tel Livre. Si on étoit assez heureux
.:u* pour
JANVÍER ^724. ff
jjoíseder une semblable production , on
auroic le plaisir de voir d'une maniere
claire & convaincante que les Sorligers ,
les Saumajflès , les Menage, les Spon ,
les Voíïïus les Spanheim , les Dacier ,
& en un mot, que la plupart de ceux
qui se sont attachez à expliquer les Antiquitez
Romaines , ont heureuíement ren
contre la verité , & nous ne serions plus
dans l'incertitude s'ils se sont quelque.,
fois trompez dans leurs raisonnemens,
ou dans leurs conjectures..
Les autres Anciens qui ont parlé d'O
range l'ont fait d!une maniere si succinte,
que cela ne donne pas de grands éclaireiflèmens
à ceux qui font une étude par
ticuliere de l'Histoire ancienne de cette
Ville. On en powrra juger , si on lit ce
que les Auteurs suivans en ont dit.
Strabon , celebre Geographe , qui vi-
Voit sous les regnes des Empereurs Au
guste & Tibere , est le plus ancien Au
teur qui ait fait mention d'Orange.
Pomponius Mela qui vivoit.íôus le
regne de l'empereur Claude a aussi par.r
lé de cette Ville.
Pline le Naturaliste en a également
parlé. Il vivoit fous le regne de l'Empe
reur Vespaíîen.
Pcolemée , le Prince des Astronomes
qui fleurissoit sous le regne de l'Empe
reur
U MERCURE- DE FRANCE.
reur Adrien a pareillement sait mention
de cette Ville , de même que l'Itinéraire
que l'on attribuè' à l'Empereur Anto.,
nin , &c.
Peut.être ne íèroit-if pas inutile avant
que de finir de donner l'étimologie du
nomà'Orange. Je le ferois avec plaisir,
íì je ne croyois qu'il y a trop d'incertitu
de dans cette science , pour pouvoir s'y
arrêter avec quelque fondement. Une
rencontre , un rien sont quelquefois les
motifs du nom que l'on donne à une.
Ville ; qu'on aille après cela donner une
raison de ce qui est un pur effet du hazard.
Ainsi ,. Monsieur , j'aime mieux
employer le peu d'espace qui me reste à
vous supplier très.humblement de me
pardonner la liberté que j'ai priíê de
mettre vôtre illustre nom à la tête de
cet Écrit,. &c. ;
A Orange >.cé r. Septembre. ìjì jì
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre écrite par M. Jean Frederic Guib, Docteur ès Droits, à M. le Marquis de ... sur l'origine & les Antiquitez de la Ville d'Orange.
La lettre de M. Jean Frédéric Guib explore l'origine et les antécédents de la ville d'Orange. Selon une tradition locale, Orange et Avignon auraient été fondées simultanément par les Phocéens, des Grecs asiatiques. Cependant, la date exacte de leur fondation reste incertaine. Pline le Naturaliste, bien que familier avec l'Italie, reconnaissait la difficulté de déterminer l'origine des villes italiennes, rendant la datation des villes provençales encore plus complexe. En 600 avant J.-C., des habitants de Phocée fondèrent Marseille, et d'autres Phocéens établirent ensuite Nice, Antibes, Agde, et peut-être Orange. Orange ne devint prospère et renommée qu'après être passée sous domination romaine. Environ 124 ans avant J.-C., les Romains, sollicités par les Marseillais, battirent les ennemis et conquirent la Provence, le Languedoc, la Savoie et le Dauphiné. Orange, située près du Rhône, était alors un simple bourg. Les Romains construisirent un arc de triomphe à Orange pour commémorer leurs victoires. La ville devint une colonie romaine environ 45 ans avant J.-C., sous le règne de Tibère Néron. Les Romains y envoyèrent des soldats de la seconde légion, lui donnant le nom de Colonia Arausio Secunda. Une médaille de Néron mentionnerait une seconde colonie, mais son authenticité est douteuse. Orange bénéficia de privilèges et de dignités romaines, incluant des pontifes, augures, aruspices, censeurs, questeurs, et édiles. Les Romains embellirent la ville avec des temples, des bains, des arènes, un théâtre, et des aqueducs. Aujourd'hui, plusieurs de ces structures sont détruites ou en ruine, mais des vestiges subsistent, témoignant de la grandeur passée d'Orange. Les auteurs anciens comme Strabon, Pomponius Mela, et Pline le Naturaliste ont mentionné Orange, mais leurs descriptions sont succinctes et ne fournissent que peu d'éclairages sur l'histoire ancienne de la ville. Le texte mentionne également Ptolémée, décrit comme le 'Prince des Astronomes' vivant sous le règne d'un empereur non nommé, ainsi qu'Adrien et un itinéraire attribué à l'empereur Antonin. L'auteur exprime son intention de donner l'étymologie du nom 'Orange', mais il hésite en raison des incertitudes dans cette science. Il conclut en s'excusant pour la liberté prise de mentionner le nom illustre d'une personne à la tête de son écrit. Le texte est daté du 21 septembre et provient d'Orange.
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4457
p. 81-82
EXTRAIT d'une Lettre écrite aux Auteurs du Mercure, par M. l'Abbé de Vienne, Chanoine de la Cathedrale de Châlons en Champagne, le 22. Decembre 1723.
Début :
J'ay l'honneur de vous informer, Messieurs, d'un évenement qui a eu [...]
Mots clefs :
Corps
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite aux Auteurs du Mercure, par M. l'Abbé de Vienne, Chanoine de la Cathedrale de Châlons en Champagne, le 22. Decembre 1723.
£ JT7*^ AIT d'une Lettre écrits au»
Auteurs' du Mercure , par Ai. l'Abbé
de sienne , Chanoine de la Cathedrale'
de Châlons en Champagne , le 2 z.'
Decembre 1723.
J'Ay l'honneur dé vous informer ,
Messieurs , d'un évenement qui a eu
pour témoins. tous les habitans de cette
Ville, &c que j'ai vu moi.même dans
toutes les circonstances que je vais vous
détailler.
On trouva le 14V du present mois da
decembre 1725. en l'Eglise Paroissiale
de S. Alpin , un corps sain & entier'
après vingt. trois ans, & quelque mois
de sepulture ; les yeu* 8c lèvres qui íònt
les parties les plus délicates 3 & par con-
Itquent les plus sujettes à corruption',
n'avoient aucune apparence de pourririture',
se visage étoit si peu changé ,
que l'on reconnut sans peine les traits de;
M. Braux du Locton , vivant" Ecuyer ,
President du Bureau des Trésoriers do
France en Champagne. On raisonna dif
feremment fur un fait aussi singulier m
les uns le regardent comme la récom^
pense du merite & de la vertu du dé
font ?
#2 MERCURE DE FRAN
funt, qui en effet a vécu en bon""Chrérien
, & en honnête homme , d'autre»
l'attribuent à une veine de terre ; mais
ce dernierjfentiment me paroît peu plau.<
íible attendu que le terrain de cette
Eglise est très.humide , & que d'ailleurs
l'on n'a jamais trouvé fous la tombe de
la Famille des Braux de corps sain dans
aucune de lès parties , peu de temps mê
me après avoir été inhumé. Au reste.
Messieurs , quelque cause que puiJïe avoir
un' effet aussi extraordinaire , je l'ai crû
digne de l'attention des curieux. Je fuis,
&c.
Auteurs' du Mercure , par Ai. l'Abbé
de sienne , Chanoine de la Cathedrale'
de Châlons en Champagne , le 2 z.'
Decembre 1723.
J'Ay l'honneur dé vous informer ,
Messieurs , d'un évenement qui a eu
pour témoins. tous les habitans de cette
Ville, &c que j'ai vu moi.même dans
toutes les circonstances que je vais vous
détailler.
On trouva le 14V du present mois da
decembre 1725. en l'Eglise Paroissiale
de S. Alpin , un corps sain & entier'
après vingt. trois ans, & quelque mois
de sepulture ; les yeu* 8c lèvres qui íònt
les parties les plus délicates 3 & par con-
Itquent les plus sujettes à corruption',
n'avoient aucune apparence de pourririture',
se visage étoit si peu changé ,
que l'on reconnut sans peine les traits de;
M. Braux du Locton , vivant" Ecuyer ,
President du Bureau des Trésoriers do
France en Champagne. On raisonna dif
feremment fur un fait aussi singulier m
les uns le regardent comme la récom^
pense du merite & de la vertu du dé
font ?
#2 MERCURE DE FRAN
funt, qui en effet a vécu en bon""Chrérien
, & en honnête homme , d'autre»
l'attribuent à une veine de terre ; mais
ce dernierjfentiment me paroît peu plau.<
íible attendu que le terrain de cette
Eglise est très.humide , & que d'ailleurs
l'on n'a jamais trouvé fous la tombe de
la Famille des Braux de corps sain dans
aucune de lès parties , peu de temps mê
me après avoir été inhumé. Au reste.
Messieurs , quelque cause que puiJïe avoir
un' effet aussi extraordinaire , je l'ai crû
digne de l'attention des curieux. Je fuis,
&c.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre écrite aux Auteurs du Mercure, par M. l'Abbé de Vienne, Chanoine de la Cathedrale de Châlons en Champagne, le 22. Decembre 1723.
Le 14 décembre 1725, à Châlons en Champagne, un corps intact a été découvert dans l'église paroissiale de Saint-Alpin après vingt-trois ans de sépulture. Le visage de M. Braux du Locton, écuyer et président du Bureau des Trésoriers de France en Champagne, était parfaitement reconnaissable, sans trace de décomposition. Les habitants ont réagi différemment : certains ont vu cela comme une récompense pour sa vertu et sa foi chrétienne, tandis que d'autres ont évoqué une particularité du terrain, bien que cette explication soit moins convaincante. Le terrain de l'église est humide, et aucune autre tombe de la famille Braux n'a montré de signes similaires de conservation. L'Abbé Chanoine de la Cathédrale de Châlons a jugé cet événement digne d'intérêt et a décidé de le relater dans le Mercure de France.
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4458
p. 82-83
EXPLICATION des Enigmes du Mercure de Novembre 1723.
Début :
Tu naîtras comme tu voudras, [...]
Mots clefs :
Blanc, Pelotes de neige
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texteReconnaissance textuelle : EXPLICATION des Enigmes du Mercure de Novembre 1723.
£ XP LÎC ATION dis Enigmes M
Mále , femelle , blanche , ou grise,
íu n'aiiras qu'un corps & deux bras,
Couvriras peau blanche ou peáu bise ,
Mercure de Novembre
U naîtras comme tu voudras ,
Rois , gens , ou d'Epée ou d'Eglise ,
Ce n'est pas.là mon embarras.
Que cent fois mieux on re déguise ,
Je te nommerai sans méprise ,»
Es
J ANVIÊR. r 714. îf
Ét mieux que ne feroit Circé y
Mais j'y scrois embarrassé,
Si Capucin poitoit chemise. .
A ne te voir que le museau y
D'un faux devot aurois la mine V
Mais puisque cfest â la sourdine,?
Qu'on te fabrique bien & beau
Baut qu'autre chose j'imagine.
Ton pere assez souvent chemine ,
Vers l'autre monde en tombereau
Celui qui ion méfier exerce ,
Meurt rarement la plume au cul ,
Me Condamne à la fièvre tierce ,
Si tu n'es pas «»/*«# écu*.
Vous qui passez pa* un temps nebuleux
Devant la porte 'd'un College ,
Serez bien fins , ou bienheureux ,
Si pouvez éviter les pelotes de rteigt.
Mále , femelle , blanche , ou grise,
íu n'aiiras qu'un corps & deux bras,
Couvriras peau blanche ou peáu bise ,
Mercure de Novembre
U naîtras comme tu voudras ,
Rois , gens , ou d'Epée ou d'Eglise ,
Ce n'est pas.là mon embarras.
Que cent fois mieux on re déguise ,
Je te nommerai sans méprise ,»
Es
J ANVIÊR. r 714. îf
Ét mieux que ne feroit Circé y
Mais j'y scrois embarrassé,
Si Capucin poitoit chemise. .
A ne te voir que le museau y
D'un faux devot aurois la mine V
Mais puisque cfest â la sourdine,?
Qu'on te fabrique bien & beau
Baut qu'autre chose j'imagine.
Ton pere assez souvent chemine ,
Vers l'autre monde en tombereau
Celui qui ion méfier exerce ,
Meurt rarement la plume au cul ,
Me Condamne à la fièvre tierce ,
Si tu n'es pas «»/*«# écu*.
Vous qui passez pa* un temps nebuleux
Devant la porte 'd'un College ,
Serez bien fins , ou bienheureux ,
Si pouvez éviter les pelotes de rteigt.
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Résumé : EXPLICATION des Enigmes du Mercure de Novembre 1723.
Le poème 'LÏC ATION dis Enigmes M' décrit une entité androgyne, blanche ou grise, avec un corps et deux bras, appartenant à diverses classes sociales. Il mentionne des éléments mystiques, des figures mythologiques comme Circé, et des personnages tels que des capucins. Le père de cette entité meurt fréquemment. Le texte se termine par une mise en garde contre un temps nébuleux.
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4459
p. 84
EPIGRAMME servant d'explication à la seconde Enigme du I. volume du Mercure de Decembre.
Début :
Certain Bourgeois un soir ridant le front, [...]
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texteReconnaissance textuelle : EPIGRAMME servant d'explication à la seconde Enigme du I. volume du Mercure de Decembre.
EPIGRAMME . servant. etexplication'
* la seconde Enigme du i. volume
du Mercure de Decembre.'
ç'Ertáin Bourgeois un soir ridahrle fronta'
Au coindu feu íè dòrínoit la torture ,
Pour déchiffrer. l'Enigme du Mercure :
C^uelestce corps. que l'on noufc dépeintrond>'
Fait en un jour , & d'immense structure î
Mais le bon homme écoit bien loin du but }
Or il advint que sa'semffle mourut , '
Le lendemain \» voilà dains la bierrer
Et quand tout fut bien scellé ., bien cloué ',
Ah ! je la tiens enfin , Dieu soit loté ,'
Bit. il, voyant qu'on lalloit mettre en terre,'
* la seconde Enigme du i. volume
du Mercure de Decembre.'
ç'Ertáin Bourgeois un soir ridahrle fronta'
Au coindu feu íè dòrínoit la torture ,
Pour déchiffrer. l'Enigme du Mercure :
C^uelestce corps. que l'on noufc dépeintrond>'
Fait en un jour , & d'immense structure î
Mais le bon homme écoit bien loin du but }
Or il advint que sa'semffle mourut , '
Le lendemain \» voilà dains la bierrer
Et quand tout fut bien scellé ., bien cloué ',
Ah ! je la tiens enfin , Dieu soit loté ,'
Bit. il, voyant qu'on lalloit mettre en terre,'
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Résumé : EPIGRAMME servant d'explication à la seconde Enigme du I. volume du Mercure de Decembre.
Un bourgeois cherche à résoudre une énigme du Mercure de décembre : 'Quel est ce corps que l'on nous dépeint rond, fait en un jour, et d'immense structure ?' Il trouve la réponse lors des funérailles de sa servante, après la fermeture du cercueil.
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4460
p. 84-85
EXPLICATION des trois Enigmes du Mercure de Decembre 1723.
Début :
Iris, dont mon coeur suit les loix, [...]
Mots clefs :
Joconde, Chaise à porteurs, Premier jour de l'an, Terre
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texteReconnaissance textuelle : EXPLICATION des trois Enigmes du Mercure de Decembre 1723.
EXPLÍC ATIÚ N d'ei trois Énigmes
du Mercure de Decembre 1
Sur l'Air de Joconde.
J Ris , dont mon coeur íiùt les Ioix 1
Veut qu'aujourd'hui j'explique ,
Leí
ÎANVI ER i724. |R
Les Enigmes du dernier rrtois^
En langage Lyrigue.
Tous mes foins doiyent aspirer ,
Au bonheur de lui plaire ,
Tâchons donc de les penetrer^,
Et de la satisfaire.
Je vais en définir le Plan ,
.Sur le ton de Joconde.,
la premiere(est le jour de l'juij
la terre estla seconde ;
On doit par la Chaise à Porteûrí
Expliquer la troisième ,
Tous Oedipes Speculateurs ,
Deyinero.nt de même,.
]je Maire.
du Mercure de Decembre 1
Sur l'Air de Joconde.
J Ris , dont mon coeur íiùt les Ioix 1
Veut qu'aujourd'hui j'explique ,
Leí
ÎANVI ER i724. |R
Les Enigmes du dernier rrtois^
En langage Lyrigue.
Tous mes foins doiyent aspirer ,
Au bonheur de lui plaire ,
Tâchons donc de les penetrer^,
Et de la satisfaire.
Je vais en définir le Plan ,
.Sur le ton de Joconde.,
la premiere(est le jour de l'juij
la terre estla seconde ;
On doit par la Chaise à Porteûrí
Expliquer la troisième ,
Tous Oedipes Speculateurs ,
Deyinero.nt de même,.
]je Maire.
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Résumé : EXPLICATION des trois Enigmes du Mercure de Decembre 1723.
Le texte explique les trois énigmes du Mercure de décembre 1724 sur l'air de Joconde. La première énigme traite du jour du jugement, la seconde concerne la terre, et la troisième doit être expliquée par la Chaise à Porteur. Tous les 'Oedipes Speculateurs' devinent de la même manière, selon le Maire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4461
p. 85-86
AUTRE explication de la premiere Enigme. Par un Gascon.
Début :
Le premier jour de l'An, est l'aîné de ses freres, [...]
Mots clefs :
Avare
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE explication de la premiere Enigme. Par un Gascon.
AVTRE exp'ication de la premiere
Enigme. Pasr un Gascqn.
LE premier jour de l'An, est l'aîné de ses
freres,
Il est plus desiré des enfans que des peres •
Et l'avare le haït avec juste raison ,
Pour lui , le mot d'étrenne est un fâcheux
lanfeage, Ainfi
té MERCURE DE FRANCE.
Ainsi mon oncle riche, avare & vieux garçon,
.Quand je .vais en ce jour le voir selon fusage.
Me dit pour m'jétrenner , mon neveu soyez
sage:
.Cadedis , est.ce là contenter un Gascon f
Par M. A. *.**
Enigme. Pasr un Gascqn.
LE premier jour de l'An, est l'aîné de ses
freres,
Il est plus desiré des enfans que des peres •
Et l'avare le haït avec juste raison ,
Pour lui , le mot d'étrenne est un fâcheux
lanfeage, Ainfi
té MERCURE DE FRANCE.
Ainsi mon oncle riche, avare & vieux garçon,
.Quand je .vais en ce jour le voir selon fusage.
Me dit pour m'jétrenner , mon neveu soyez
sage:
.Cadedis , est.ce là contenter un Gascon f
Par M. A. *.**
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4462
p. 86
PREMIERE ENIGME.
Début :
Je sers & la nuit, & le jour, [...]
Mots clefs :
Fontaine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PREMIERE ENIGME.
.PREMIERE ENIGME.
T E sers & la nuit , & le jour j
•J A chacun je fàis mes largesses ,
£t fans considerer pauvreté ni richesses ,
Je prodigue ï tous tour à tour.
SB
iDe moi l'on ne peut se passer ,
Et quoique le bien que je donne ,
Soit utile à toute personne ,
Peu de gens le viennent chercher.
Je cesse quelquefois de ne plus rien donner t
Voulez.vous en sçayoir h cause ?
Je ne puis vous dire autre chose >
Sinon qu'il faut loin de inoi la trouver.
T E sers & la nuit , & le jour j
•J A chacun je fàis mes largesses ,
£t fans considerer pauvreté ni richesses ,
Je prodigue ï tous tour à tour.
SB
iDe moi l'on ne peut se passer ,
Et quoique le bien que je donne ,
Soit utile à toute personne ,
Peu de gens le viennent chercher.
Je cesse quelquefois de ne plus rien donner t
Voulez.vous en sçayoir h cause ?
Je ne puis vous dire autre chose >
Sinon qu'il faut loin de inoi la trouver.
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4463
p. 87
SECONDE ENIGME.
Début :
Dans un double & sombre parterre, [...]
Mots clefs :
Trictrac
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SECONDE ENIGME.
S ECONDE ENIGME.
tt^v Ans un double & sombre parterre t
Eclairé de rayons divers ,
J'allume une soudaine guerre ;
Entre deux amis que je fers.
J'interesse dans leurs querelles
.Un grand nombre de Demoiselle^ ^
..Qui font mille cris éclatans.
Cependant toute la dispute
.rin:t entre les combattans ,
Par la bizarre culebutte ,
.Des restes d'un squelette affreux ?
^Brusquement sortis de leurs creux.
tt^v Ans un double & sombre parterre t
Eclairé de rayons divers ,
J'allume une soudaine guerre ;
Entre deux amis que je fers.
J'interesse dans leurs querelles
.Un grand nombre de Demoiselle^ ^
..Qui font mille cris éclatans.
Cependant toute la dispute
.rin:t entre les combattans ,
Par la bizarre culebutte ,
.Des restes d'un squelette affreux ?
^Brusquement sortis de leurs creux.
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4464
p. 87-88
TROISIÈME ENIGME.
Début :
Tirée du sein de ma mere, [...]
Mots clefs :
Broche
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TROISIÈME ENIGME.
TROIS IE'ME ENIGME.
#T* Irée du sein de ma mere ,
' Je dois ce que je fuis aux enfans de Vul
cain ,
Mille coups redoublez d'une grossiere main ,
Me font souvent plus grande que mon pere ,
Peu précieuse , aujourd hui necessaire ,
Quoiqu'inutik au premier des humains ,
Je cheris tant la bonne chere ,
Que je fers à tous les festins ,
m MERCURE I>E FRANCE.
A tous Escamoteurs, à tous maîtres -Gonins*
Je donne le défi des tours qu'on me voit faire*
Il est vrai.qu'un Agent me prête ses eíforts,
Et je fuis , qui pourra penetrer ce mistere ?
inutile aux vmns fans le secours des morts;
#T* Irée du sein de ma mere ,
' Je dois ce que je fuis aux enfans de Vul
cain ,
Mille coups redoublez d'une grossiere main ,
Me font souvent plus grande que mon pere ,
Peu précieuse , aujourd hui necessaire ,
Quoiqu'inutik au premier des humains ,
Je cheris tant la bonne chere ,
Que je fers à tous les festins ,
m MERCURE I>E FRANCE.
A tous Escamoteurs, à tous maîtres -Gonins*
Je donne le défi des tours qu'on me voit faire*
Il est vrai.qu'un Agent me prête ses eíforts,
Et je fuis , qui pourra penetrer ce mistere ?
inutile aux vmns fans le secours des morts;
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4465
p. 88
« On doit expliquer les cinq Enigmes des deux volumes du mois dernier, par [...] »
Début :
On doit expliquer les cinq Enigmes des deux volumes du mois dernier, par [...]
Mots clefs :
Premier jour de l'an, Terre, Chaise à porteurs, Bière, Panier des dames
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « On doit expliquer les cinq Enigmes des deux volumes du mois dernier, par [...] »
On doit expliquer les cinq énigmes
des deux volumes du mois dernier , pat
le premier jour de l'An , la Terre la
Chaise a Porteurs , la Bierre , & le Panier
des Dames.
des deux volumes du mois dernier , pat
le premier jour de l'An , la Terre la
Chaise a Porteurs , la Bierre , & le Panier
des Dames.
Fermer
4466
p. 88-92
LETTRE écrite aux Auteurs du Mercure.
Début :
J'eus le plaisir il y a quelques jours, Messieurs, de souper avec des personnes [...]
Mots clefs :
Bons mots, Italien, Auditeurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE écrite aux Auteurs du Mercure.
LETTRE écrite aux Auteurs du
Mercure.
J 'Eus le plaisir il y a quelques jours ,
Meilleurs , de íòuper avec des per
sonnes d'esprit & de merite , qui s'eatretinrent
long .temps fur le Mercure.
On en dit du bien & du mal , comme
vous fçayez que l'on en dit des meilleurs
ouvrages quand on en parie en pleine
liberté.
L'un des convives dit qu'il manquait
un. article essentiel au Mercure, c'est
l'Article dei bons motu Nôtre nation ,
jdit.il , est naturellement yive, & se
conde en reparties plaiíantes , & íëníëes,
qui
JANVIER 1714»
^ui mericeroient d'être exactement re
cueillies. Mais par malheur ce font des
fleurs qui meurent d'abord qu'elles font
écloses. Le Mercure devroit les faire vi
vre éternellement. Il arriveroït même ,
continua.t'il , que s'il y avoit tous les
mois un ReciieH judicieux de cinq ou
íìx bons mots , on pourroit au bout ' de
quelques années extraire des Mercures
un juste volume , qui en ce genre auroit
son prix.
Cet avis fut generalement applaudi ,
Se je fus chargé , Meilleurs , de vous le
communiquer , &c de vous prier d'invi
ter le Public, & -surtout les habitans des
pays qui font au.delà de la Loire de vous
envoyer les bons mots qui échapent en
tout genre dans les converlâtions , dans
les plaidoyers , dans les lettres , Sec.
Je vais , Meilleurs , en attendant vous
en communiquer quelques-uns qui ne
lônt pas dans les Recueils publiez.
Un Seigneur d'Angleterre haï d'un
Ministre , fut injustement accusé d'avoir
tíempé dans une conípiration contre le
Roy. En coníéquence de cette accuíation
H fut injustement puni de mort. Pendant
le procès fa femme ne fit aucune démar
che pour travailler à fa justification.
Quelque temps après ses enfans trama.
rcnt^une veritable conípiration contre le
E Mi
5>o MERCURE DE FRANCE.
Ministre , & résolurent de l'assaslinër..
Ils furent découverts , & pendant qu'on
leur faisoit leur procès la mere sollicitpit
vivement pour eux. Le Ministre
lui dit un jour: D'où vient, Mada
me, que vous sollicitez. fi vivement pour
vos enfans , & qu'on ne vous a p oint
vue ici pendant l'affaire de vôtre mari,
C'est que mon mari n étoit point coupable ,
répondit elle.
Une Dame de Provence disoit qu'elle
n'aimoit pas les hommes de belle taille,
qu'elle auroit plus de goût pour un hom
me d'une taille un peu au.dessous de la
mediocre. Un homme fort grand qui étok
present à ce Diícours en fut piqué , &
s'en vengea en rendant des lôins à cette
Dame. Les mêmes Diícours continue
rent long.temps de la part de la Dame ,
& les soins furent redoublez de la parc
du Cavalier. Un jour qu'il la trouva sou
le, apfès quelques discours generaux , la
conversation tomba , & la Dame parut
rêveuse , le Cavalier lui demanda poli
ment à quoi elso réyoit , songi , lui ditelle
en Provençal , qué vous fi tous
les jours plus picbon ; c'est-à.dire , je
songe que vous devenez. tous les jours plus
petit.
Un Bourgeois de Paris voyoit rire un
Savetier qui demeuroit auprès de chez:
JANVIER 1714. íi
lui presque toutes les fois qu'il pasioic
jUn jour que cela l'impatienta plus qu'à
l'ordinaire : d'où vient , lui dit.il , que
tu ris toutes les fois que je passe ? Se
d'où vient, lui répondit brusquement le
Savetier., que vous passez toutes les fois
que je ris.
Un Prédicateur qui prêchoit avec
beaucoup de feu , faisoit des grimaces à
ses Auditeurs. Ce défaut lui fut reproché
confidemment par un autre Prédicateur
xoncurrent. Le premier lui repartit d'un
.ton doux: Mon pere , vous voyez les
grimaces que je fais à mes Auditeurs
jnais vous ne voyez pas celles que vos
Auditeurs vous font.
Un Gentilhomme de Caen avoit un
-procès considerable au Parlement. Son
^Rapporteur aimoit paílìonnéilfent la Muiìque.
11 avoit beau le solliciter , il le
.trouvoit toujours à son Clavecin , un
livre de Muíique devant lui , & son pro
cès ne se raportoit point. Enfin las de
dtòlliciter , & las des promesses fans effet
xlu Rapporteur, il le pria de lui rendre
ion íâc, íôus quelque prétexte ; le Rap
porteur n'en voulut rien faire, & pro
mit de nouveau de raporter l'affaire. Le
client revient à la charge, & trouvant
encore M. le Conseiller avec un livre
Ae Musique, le pressa plus vivement ds
Eij ' 1««
92 MERCURE DE FRANCE.
lui remettre le sac du procès , mais qu'en
voulez.vous faire , dit le Rapporteur ?
je veux le faire .noter , repartit le Nor
mand , 8c le faire mettre en partition par
un habile Musicien que je connois. '
M. de S. H. Capitaine de Galere per
dit cent Louis à Gènes contre un Italien
avec qui il avpit joiié au Trente &.Qua
rante. Un de ses amis l'avertit qu'il avoir.
été friponné , & que ion joueur ne manr
quoit pas d'arranger quatre Cartes qui
faiíòieht justement quarante , & quand il
donnoit à couper , il mettoit fort habile
ment la coupe'delfus. M. de S. H. bien
instruit, se munit d'une quantité d'as dans
une de ses poches, &c va demander fa
revanche à son fripon , qui croyant avoir
trouvé sa dupe ne íè fait pas prier. On
joue, l'Italien fait fa manoeuvre , & nô
tre Marin fait la sienne, qui étoit en
coupant de glisser finement un as audessus
des Caftes. Il regagna ces cent
Louis, plus de cent pistolles au.delà , 8c
quitta. L'Italien outré de colere & de
dépit , en voulut sçavoir la raison , c'est
que je n'ai plus d'as , lui répondit froi
dement M. de S. H.
Mercure.
J 'Eus le plaisir il y a quelques jours ,
Meilleurs , de íòuper avec des per
sonnes d'esprit & de merite , qui s'eatretinrent
long .temps fur le Mercure.
On en dit du bien & du mal , comme
vous fçayez que l'on en dit des meilleurs
ouvrages quand on en parie en pleine
liberté.
L'un des convives dit qu'il manquait
un. article essentiel au Mercure, c'est
l'Article dei bons motu Nôtre nation ,
jdit.il , est naturellement yive, & se
conde en reparties plaiíantes , & íëníëes,
qui
JANVIER 1714»
^ui mericeroient d'être exactement re
cueillies. Mais par malheur ce font des
fleurs qui meurent d'abord qu'elles font
écloses. Le Mercure devroit les faire vi
vre éternellement. Il arriveroït même ,
continua.t'il , que s'il y avoit tous les
mois un ReciieH judicieux de cinq ou
íìx bons mots , on pourroit au bout ' de
quelques années extraire des Mercures
un juste volume , qui en ce genre auroit
son prix.
Cet avis fut generalement applaudi ,
Se je fus chargé , Meilleurs , de vous le
communiquer , &c de vous prier d'invi
ter le Public, & -surtout les habitans des
pays qui font au.delà de la Loire de vous
envoyer les bons mots qui échapent en
tout genre dans les converlâtions , dans
les plaidoyers , dans les lettres , Sec.
Je vais , Meilleurs , en attendant vous
en communiquer quelques-uns qui ne
lônt pas dans les Recueils publiez.
Un Seigneur d'Angleterre haï d'un
Ministre , fut injustement accusé d'avoir
tíempé dans une conípiration contre le
Roy. En coníéquence de cette accuíation
H fut injustement puni de mort. Pendant
le procès fa femme ne fit aucune démar
che pour travailler à fa justification.
Quelque temps après ses enfans trama.
rcnt^une veritable conípiration contre le
E Mi
5>o MERCURE DE FRANCE.
Ministre , & résolurent de l'assaslinër..
Ils furent découverts , & pendant qu'on
leur faisoit leur procès la mere sollicitpit
vivement pour eux. Le Ministre
lui dit un jour: D'où vient, Mada
me, que vous sollicitez. fi vivement pour
vos enfans , & qu'on ne vous a p oint
vue ici pendant l'affaire de vôtre mari,
C'est que mon mari n étoit point coupable ,
répondit elle.
Une Dame de Provence disoit qu'elle
n'aimoit pas les hommes de belle taille,
qu'elle auroit plus de goût pour un hom
me d'une taille un peu au.dessous de la
mediocre. Un homme fort grand qui étok
present à ce Diícours en fut piqué , &
s'en vengea en rendant des lôins à cette
Dame. Les mêmes Diícours continue
rent long.temps de la part de la Dame ,
& les soins furent redoublez de la parc
du Cavalier. Un jour qu'il la trouva sou
le, apfès quelques discours generaux , la
conversation tomba , & la Dame parut
rêveuse , le Cavalier lui demanda poli
ment à quoi elso réyoit , songi , lui ditelle
en Provençal , qué vous fi tous
les jours plus picbon ; c'est-à.dire , je
songe que vous devenez. tous les jours plus
petit.
Un Bourgeois de Paris voyoit rire un
Savetier qui demeuroit auprès de chez:
JANVIER 1714. íi
lui presque toutes les fois qu'il pasioic
jUn jour que cela l'impatienta plus qu'à
l'ordinaire : d'où vient , lui dit.il , que
tu ris toutes les fois que je passe ? Se
d'où vient, lui répondit brusquement le
Savetier., que vous passez toutes les fois
que je ris.
Un Prédicateur qui prêchoit avec
beaucoup de feu , faisoit des grimaces à
ses Auditeurs. Ce défaut lui fut reproché
confidemment par un autre Prédicateur
xoncurrent. Le premier lui repartit d'un
.ton doux: Mon pere , vous voyez les
grimaces que je fais à mes Auditeurs
jnais vous ne voyez pas celles que vos
Auditeurs vous font.
Un Gentilhomme de Caen avoit un
-procès considerable au Parlement. Son
^Rapporteur aimoit paílìonnéilfent la Muiìque.
11 avoit beau le solliciter , il le
.trouvoit toujours à son Clavecin , un
livre de Muíique devant lui , & son pro
cès ne se raportoit point. Enfin las de
dtòlliciter , & las des promesses fans effet
xlu Rapporteur, il le pria de lui rendre
ion íâc, íôus quelque prétexte ; le Rap
porteur n'en voulut rien faire, & pro
mit de nouveau de raporter l'affaire. Le
client revient à la charge, & trouvant
encore M. le Conseiller avec un livre
Ae Musique, le pressa plus vivement ds
Eij ' 1««
92 MERCURE DE FRANCE.
lui remettre le sac du procès , mais qu'en
voulez.vous faire , dit le Rapporteur ?
je veux le faire .noter , repartit le Nor
mand , 8c le faire mettre en partition par
un habile Musicien que je connois. '
M. de S. H. Capitaine de Galere per
dit cent Louis à Gènes contre un Italien
avec qui il avpit joiié au Trente &.Qua
rante. Un de ses amis l'avertit qu'il avoir.
été friponné , & que ion joueur ne manr
quoit pas d'arranger quatre Cartes qui
faiíòieht justement quarante , & quand il
donnoit à couper , il mettoit fort habile
ment la coupe'delfus. M. de S. H. bien
instruit, se munit d'une quantité d'as dans
une de ses poches, &c va demander fa
revanche à son fripon , qui croyant avoir
trouvé sa dupe ne íè fait pas prier. On
joue, l'Italien fait fa manoeuvre , & nô
tre Marin fait la sienne, qui étoit en
coupant de glisser finement un as audessus
des Caftes. Il regagna ces cent
Louis, plus de cent pistolles au.delà , 8c
quitta. L'Italien outré de colere & de
dépit , en voulut sçavoir la raison , c'est
que je n'ai plus d'as , lui répondit froi
dement M. de S. H.
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Résumé : LETTRE écrite aux Auteurs du Mercure.
La lettre adressée aux auteurs du Mercure rapporte une conversation récente entre des personnes de mérite concernant cette publication. Un convive a souligné l'absence d'un article sur les bons mots, notant la richesse de la nation française en reparties plaisantes et fines. Il a proposé que le Mercure recueille ces bons mots pour les préserver éternellement, suggérant un recueil annuel. Cette idée a été bien accueillie, et l'auteur de la lettre a été chargé de la communiquer aux auteurs du Mercure, les invitant à recueillir des bons mots auprès du public, notamment ceux des régions au-delà de la Loire. L'auteur partage ensuite plusieurs exemples de bons mots. Un premier exemple concerne une femme dont le mari a été injustement condamné. Plus tard, lorsqu'elle plaide pour ses enfants impliqués dans une conspiration, elle explique qu'elle n'avait pas défendu son mari car il était innocent. Un autre exemple provient d'une dame de Provence qui préférait les hommes de petite taille, ce qui a conduit à une réplique humoristique d'un homme grand. Un bourgeois parisien a également échangé des répliques amusantes avec un savetier. Un prédicateur a riposté à une critique sur ses grimaces en soulignant celles de ses auditeurs. Un gentilhomme de Caen a utilisé une métaphore musicale pour presser un rapporteur de traiter son dossier. Enfin, un capitaine de galère a regagné de l'argent perdu au jeu en utilisant une ruse similaire à celle de son adversaire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4467
p. 93
CHANSON.
Début :
Gregoire est yvre, amis, celebrons ses loüanges, [...]
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texteReconnaissance textuelle : CHANSON.
C H A. N S. O N.
..-..
-
'
.
GRegoire est yvre , amis , celebrons ses'
Joiiahges',
Ah ! qu'il est heureux !
Le Dieu des Vandanges'
A comblé ses vceux..
C&ioiqu'il bégaye , & qu'il chancelle,'
Quoique le vin lui forte parlés yeux..
Sa gloire n'en est pas moins belle
Tel fut souvent le sort des Dieuxv
H se coHche , il s'endort j &' son ame ravie»
Va jouir d'un parfait' bonheur.
Bacchus qui veille fur fa vie ,
iÇous rendra dès demain cet insigne buveur.
Nous le verrons encor plein d'une ardeur
nouvelle ,
Sb couvrir en buvant d'une gloire immortelle
..-..
-
'
.
GRegoire est yvre , amis , celebrons ses'
Joiiahges',
Ah ! qu'il est heureux !
Le Dieu des Vandanges'
A comblé ses vceux..
C&ioiqu'il bégaye , & qu'il chancelle,'
Quoique le vin lui forte parlés yeux..
Sa gloire n'en est pas moins belle
Tel fut souvent le sort des Dieuxv
H se coHche , il s'endort j &' son ame ravie»
Va jouir d'un parfait' bonheur.
Bacchus qui veille fur fa vie ,
iÇous rendra dès demain cet insigne buveur.
Nous le verrons encor plein d'une ardeur
nouvelle ,
Sb couvrir en buvant d'une gloire immortelle
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Résumé : CHANSON.
Le texte décrit Grégoire, ivre et heureux lors de son mariage. Sa gloire reste intacte, comparable à celle des dieux. Bacchus veille sur lui et le rendra sobre. Grégoire se réveillera plein d'ardeur, glorifié par sa consommation de vin.
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4468
p. 94-95
Jeux de Quadrille, &c. [titre d'après la table]
Début :
Les Jeux de Quadrille & de Quintille, de la maniere dont on les [...]
Mots clefs :
Jeux, Quadrille
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Jeux de Quadrille, &c. [titre d'après la table]
LEs Jeux de Quadrille &'deQuintille
, de la maniere dont on les'
joiie presentement , avec les regles éta
blies par l'usage, & un Recueil de dé.-
cisions nouvelles fur les diffìcultez, &j
incidens qui' peuvent1 survenir. 'Au Palais,
chez le Gras 1724,. brochure' in 12-
pag. 103. ; .
C'est ici une fuite des Jeux Histori.r.
lîques & Académiques'. Les hommes rï'eT
sçauroient être desceuvrez. Le íàng qut
circule toôjoars dans nos veúoes.. paité;
les esprits animaux dans les muscles .qui
fervent à divers mouvemens ; & lorsque'
ces esprits ne font point déterminez par
des occùpatioíits utiles 01» indiííêfenPesíy..
il. est dangereux -. qu'ils . n'excitení des*i
mouvemens nuiíìBles. t ; ./.ti:
Les Jeux ont donc. leur utilité.* parceA
qu'ils occupent , pourvu qu'ils n'occu
pent point trop. Mad. Deshoulieres , a
dit qu'il faut seulement que le l'eu nous
a use. Les jeux fans regles , font une
source de dispute > chacun croit & veut
-T.' avoiï
JANVIER 1714: ' 9f
áyoir raison , c'est pour prévenir cet in
convenient qu'on nous donne ici les re
gles du Quadrille , & du Quintille. , qui
depuis quelques années font devenus à'
la mode en ce pays.ci. lira à la fin un
petit Recueil de décisions fur les cas dif
ficiles , & un petit Dictionnaire des ter
mes du Jeu de Quadrille. On peut dire
des Jeux comme des alimens : Omrita ba
ttu bonis, omnia mala rnalis.
, de la maniere dont on les'
joiie presentement , avec les regles éta
blies par l'usage, & un Recueil de dé.-
cisions nouvelles fur les diffìcultez, &j
incidens qui' peuvent1 survenir. 'Au Palais,
chez le Gras 1724,. brochure' in 12-
pag. 103. ; .
C'est ici une fuite des Jeux Histori.r.
lîques & Académiques'. Les hommes rï'eT
sçauroient être desceuvrez. Le íàng qut
circule toôjoars dans nos veúoes.. paité;
les esprits animaux dans les muscles .qui
fervent à divers mouvemens ; & lorsque'
ces esprits ne font point déterminez par
des occùpatioíits utiles 01» indiííêfenPesíy..
il. est dangereux -. qu'ils . n'excitení des*i
mouvemens nuiíìBles. t ; ./.ti:
Les Jeux ont donc. leur utilité.* parceA
qu'ils occupent , pourvu qu'ils n'occu
pent point trop. Mad. Deshoulieres , a
dit qu'il faut seulement que le l'eu nous
a use. Les jeux fans regles , font une
source de dispute > chacun croit & veut
-T.' avoiï
JANVIER 1714: ' 9f
áyoir raison , c'est pour prévenir cet in
convenient qu'on nous donne ici les re
gles du Quadrille , & du Quintille. , qui
depuis quelques années font devenus à'
la mode en ce pays.ci. lira à la fin un
petit Recueil de décisions fur les cas dif
ficiles , & un petit Dictionnaire des ter
mes du Jeu de Quadrille. On peut dire
des Jeux comme des alimens : Omrita ba
ttu bonis, omnia mala rnalis.
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Résumé : Jeux de Quadrille, &c. [titre d'après la table]
La brochure 'Les Jeux de Quadrille & de Quintille', publiée en 1724 par le Gras, expose les règles des jeux de Quadrille et de Quintille selon les usages établis. Elle inclut un recueil de décisions nouvelles pour résoudre les difficultés et incidents pouvant survenir. L'auteur souligne l'utilité de ces jeux pour occuper les esprits de manière constructive, évitant ainsi des comportements nuisibles. Les jeux structurés, comme le Quadrille et le Quintille, sont préférables aux jeux sans règles, qui peuvent engendrer des disputes. La brochure se conclut par un recueil de décisions sur les cas difficiles et un dictionnaire des termes du jeu de Quadrille. Madame Deshoulières est citée, soulignant que les jeux doivent être bénéfiques sans occuper trop de temps.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4469
p. 95-98
« ECOLE DE MARS, ou Memoires instructifs sur toutes les parties qui composent [...] »
Début :
ECOLE DE MARS, ou Memoires instructifs sur toutes les parties qui composent [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « ECOLE DE MARS, ou Memoires instructifs sur toutes les parties qui composent [...] »
Ecole de Mails ou M emoir es ins
tructifs fus toutes les parties qui compo
sent le Corps Militaire en France, avec
leur origine.& les differentes manoeuvres
au (quelles elles sont employées. Par Ai* .
Guignard, Chevalier de S. Louis , Lieu
tenant Colonel du Regiment d'Infanterig
de ThtL z. vol. in 4*. enrichis. d'un
grand nombre de figures. taris , chez
Simart , rue S. Jacques 1723.
L'Histoire Ecclesiastique & Civile
de la Ville & du Comté d'Evreux Par
M. le Brasseur., Aumônier du Conseil „
& Bibliothecaire de M. le Chancelier
Dague/seau. A Paris , chez Barrois , vol.
in 4°.
Histoire générale de la Danse ,
&erée Se pçofane, Sec. avec un supplç.
... . . E ni). ment
9& MERCURE DE FRANCE.
ment de l'Histoire de la Musique , & le
paralelle de la Peinture & de la Poesie.
Par M. Bonnet , ancien Payeur des Ga
ges du Parlement. A Paris , chez d'Houriy
ruë de la Harpe , in 1 2 . de 269. pages.
BrBLioTHEcA Sacra , &c. Bibliothe
que Sacrée , di visée en deux parties. Par
i'e Pere h Long, Prêtre de l'Oratoire. A'
Paris , chez F. Montaiant , Quay des
Augustins 1723. 2- vol. in fol.
Suite de Pièces de Deslus &c de
Pardeísus de Viole, & trois Sonates ,
avec les Basiès.continuës qui se peuvent
' joiier sur la Viole , la Flute Traversiere,.
& autres Instrumens. Par M. Marc.
Livre r. dédié à S. A. S. Mademoiselle
de la Roche-sur. Yon. A Paris , chez.
f'Auteur , rué du Haut-Moulin , derriere
S. Denis de la Chartre , a la Croix d'Or,
chez. M. Barré, Orfèvre, & chez. le
fieur Boivin , rué S. Honoré , a la Regle
v d'Or 1724. in fol. de 41. pages. Le prix
est de 6. liv.
Livre de Pieces de Clavecin , conte
nant plusieurs Divertiíïèmens , dont les
principaux íònt , les caracteres de la
Guerre , ceux de la Chaise , & la Fête
de Vilìage. Dédié au Roy. Par Franpì's
Dan~
JAN V I E R X724/ yf
Dandrieu , Organiste de la Chapelle de
S. M. & de la Paroisse S. Merry 1714*
A Paris, chez l'Auteur ,.ruë Sainte Anne,
près le Palais, Se ^ la Regle d'Or, rue
S. Honoré , chez Boivin ,. in fol. de 65.
pages , íàns l'Epître la .Preface Se la
Table. Le prix est de 15. liv. en blanc.
Ce livre est orné d'un très.beau fron-..
tiípice , gravé par C. Simonneaù , où la
Guerre , la Chasse, & la Fête Cham,
pêtre íònt très.bietfearacterisées. Cet or
nement, la propreté dont tout l'ouvrage
est gravé ; & plus que tout, le merite &
la réputation de l'Auteur, doivent faire
rechercher ces Pieces avec empreslèment,
par les Musiciens, & par les amateurs
de Musique , qui sont aujourd'hui en si
grand nombre.
Traite' Philosophique de íafoiblesle
de l'eíprit humain. Par M Huet , ancien'
Evêque £ Avranches. A Amsterdam*,.
chez H. du Sauzet 172 J. 'in 8 0 de i y 6 -.
sages , fans ïavertissement , l'éloge de M*
Huet , & la Table des Chapitres , qui
contiennent 40. pages.
Le Gage Touche', Histoire Galante*
chez. le même Libraire , 2.. vol. in 12,
avec figures.
Ey His>
9 g MERCURE DE FRAfcCfEV
Histoire du Concile de Trente }
& des choses qui se sont passées en Eu
rope touchant la Religion , depuis la
convocation de ce Concile jusqu'à la fin.
Par feu M. Louis Elies du Pm , Uoiïeur
en Theologie de la Faculté dje Pans > &
Professeur Royal en Philosophie. A Bru
xelles , chez S. Tíèrstevens 172 1.
tructifs fus toutes les parties qui compo
sent le Corps Militaire en France, avec
leur origine.& les differentes manoeuvres
au (quelles elles sont employées. Par Ai* .
Guignard, Chevalier de S. Louis , Lieu
tenant Colonel du Regiment d'Infanterig
de ThtL z. vol. in 4*. enrichis. d'un
grand nombre de figures. taris , chez
Simart , rue S. Jacques 1723.
L'Histoire Ecclesiastique & Civile
de la Ville & du Comté d'Evreux Par
M. le Brasseur., Aumônier du Conseil „
& Bibliothecaire de M. le Chancelier
Dague/seau. A Paris , chez Barrois , vol.
in 4°.
Histoire générale de la Danse ,
&erée Se pçofane, Sec. avec un supplç.
... . . E ni). ment
9& MERCURE DE FRANCE.
ment de l'Histoire de la Musique , & le
paralelle de la Peinture & de la Poesie.
Par M. Bonnet , ancien Payeur des Ga
ges du Parlement. A Paris , chez d'Houriy
ruë de la Harpe , in 1 2 . de 269. pages.
BrBLioTHEcA Sacra , &c. Bibliothe
que Sacrée , di visée en deux parties. Par
i'e Pere h Long, Prêtre de l'Oratoire. A'
Paris , chez F. Montaiant , Quay des
Augustins 1723. 2- vol. in fol.
Suite de Pièces de Deslus &c de
Pardeísus de Viole, & trois Sonates ,
avec les Basiès.continuës qui se peuvent
' joiier sur la Viole , la Flute Traversiere,.
& autres Instrumens. Par M. Marc.
Livre r. dédié à S. A. S. Mademoiselle
de la Roche-sur. Yon. A Paris , chez.
f'Auteur , rué du Haut-Moulin , derriere
S. Denis de la Chartre , a la Croix d'Or,
chez. M. Barré, Orfèvre, & chez. le
fieur Boivin , rué S. Honoré , a la Regle
v d'Or 1724. in fol. de 41. pages. Le prix
est de 6. liv.
Livre de Pieces de Clavecin , conte
nant plusieurs Divertiíïèmens , dont les
principaux íònt , les caracteres de la
Guerre , ceux de la Chaise , & la Fête
de Vilìage. Dédié au Roy. Par Franpì's
Dan~
JAN V I E R X724/ yf
Dandrieu , Organiste de la Chapelle de
S. M. & de la Paroisse S. Merry 1714*
A Paris, chez l'Auteur ,.ruë Sainte Anne,
près le Palais, Se ^ la Regle d'Or, rue
S. Honoré , chez Boivin ,. in fol. de 65.
pages , íàns l'Epître la .Preface Se la
Table. Le prix est de 15. liv. en blanc.
Ce livre est orné d'un très.beau fron-..
tiípice , gravé par C. Simonneaù , où la
Guerre , la Chasse, & la Fête Cham,
pêtre íònt très.bietfearacterisées. Cet or
nement, la propreté dont tout l'ouvrage
est gravé ; & plus que tout, le merite &
la réputation de l'Auteur, doivent faire
rechercher ces Pieces avec empreslèment,
par les Musiciens, & par les amateurs
de Musique , qui sont aujourd'hui en si
grand nombre.
Traite' Philosophique de íafoiblesle
de l'eíprit humain. Par M Huet , ancien'
Evêque £ Avranches. A Amsterdam*,.
chez H. du Sauzet 172 J. 'in 8 0 de i y 6 -.
sages , fans ïavertissement , l'éloge de M*
Huet , & la Table des Chapitres , qui
contiennent 40. pages.
Le Gage Touche', Histoire Galante*
chez. le même Libraire , 2.. vol. in 12,
avec figures.
Ey His>
9 g MERCURE DE FRAfcCfEV
Histoire du Concile de Trente }
& des choses qui se sont passées en Eu
rope touchant la Religion , depuis la
convocation de ce Concile jusqu'à la fin.
Par feu M. Louis Elies du Pm , Uoiïeur
en Theologie de la Faculté dje Pans > &
Professeur Royal en Philosophie. A Bru
xelles , chez S. Tíèrstevens 172 1.
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Résumé : « ECOLE DE MARS, ou Memoires instructifs sur toutes les parties qui composent [...] »
Le document recense diverses publications parues entre 1723 et 1724. 'Ecole de Mails ou Mémoires instructifs' de Guignard, Chevalier de S. Louis, explore les différentes parties du Corps Militaire en France, leurs origines et manœuvres. 'L'Histoire Ecclesiastique & Civile de la Ville & du Comté d'Evreux' est rédigée par M. le Brasseur, Aumônier du Conseil et Bibliothécaire de M. le Chancelier Daguesseau. 'Histoire générale de la Danse' de M. Bonnet, ancien Payeur des Gages du Parlement, inclut des éléments sur l'histoire de la musique et compare la peinture et la poésie. 'Bibliotheca Sacra' du Père Long, Prêtre de l'Oratoire, est divisée en deux parties. 'Suite de Pièces de Deslus' de Pardeísus de Viole contient des sonates et des bases continues pour divers instruments, dédiée à Mademoiselle de la Roche-sur-Yon. 'Livre de Pièces de Clavecin' de Jean-Baptiste Dandrieu, Organiste de la Chapelle de Sa Majesté et de la Paroisse Saint Merry, inclut des divertissements tels que les caractères de la Guerre, de la Chasse et la Fête de Village, dédié au Roi. 'Traité Philosophique de la faiblesse de l'esprit humain' est l'œuvre de M. Huet, ancien Evêque d'Avranches. 'Le Gage Touché' est une histoire galante. Enfin, 'Histoire du Concile de Trente' de Louis Ellies du Pin traite des événements religieux en Europe depuis la convocation du Concile de Trente jusqu'à sa fin.
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4470
p. 98-99
Entretiens des ombres, &c. [titre d'après la table]
Début :
ENTRETIENS DES OMBRES aux Champs Elisées, sur divers sujets d'Histoire, de [...]
Mots clefs :
Ombres
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texteReconnaissance textuelle : Entretiens des ombres, &c. [titre d'après la table]
Entretiens des Ombrés aux. Champs
Elisées , fur divers sujets d'Hiítoire, de
Politiques de Morale .^Ouvrage traduit
de l' Allemand , par M. Valentinlungerman.
A Amsterdam , chez Herman Vytwerfï
Les six -premiers n.ois qui font le'
premier volume contiennent 614. pages.
. On attribue cet ouvrage à diversespersonnes
: les uns croyent qu'ils font de'
l'Auteur qui est nommé dans le titre
d'autres l'attribuent à une Damoiselle de
beaucoup d'esprit qui s'est cachée sous ce'
nom , &' d'autres enfin croyent y reconnoître
Un homme de Lettres qui fait ion1
iejour en Hollande. Quoiqu'il en soit de
l'Auteur de ces Entretiens qui proisfent
tous les mois , on «peut juger par son
stile qu'il a beaucoup de feu St d'agré
ment , & qu'il merite aííez le nom qu'il'
s'est donné , supposé que ce ne soit pas
le íien.
Ce Traducteur nous apprend dans lé
JANVIER 1724. &
tnier avertissement, que depuis qu'il est
naturalisé en France , il doit regarder
ce Royaume comme íâ Patrie , & en
procurer la gloire par tous les moyens
honnêtes qui font en íòn pouvoir. Ce n'est
pas d'aujourd'hui , dit. il , que fat re
marqué que Messieurs les Allemands ft
font enrichis aux dépens de la Litterature
françoise. Il ne parott pas un bon livre.
qu'ils m traduisent presque auffi.tot. Il est
temps d'user de represailles a noire' tour ,
& lorsque nous les trouverons pillables y
il ne faut pas se faire. un scrupule de pro
fiter des ouvrages qu'ils publient' en leur
langue. Il declare eníuite que son deísein
n'est pas de traduire en Notaire ,- & de
mot à mot. Il tient parole, & ion ou
vrage n'est rien moins qu'une traduct'on,.
car il n'a tout au plus pris de son origi
nal que les noms des interlocuteurs.
Elisées , fur divers sujets d'Hiítoire, de
Politiques de Morale .^Ouvrage traduit
de l' Allemand , par M. Valentinlungerman.
A Amsterdam , chez Herman Vytwerfï
Les six -premiers n.ois qui font le'
premier volume contiennent 614. pages.
. On attribue cet ouvrage à diversespersonnes
: les uns croyent qu'ils font de'
l'Auteur qui est nommé dans le titre
d'autres l'attribuent à une Damoiselle de
beaucoup d'esprit qui s'est cachée sous ce'
nom , &' d'autres enfin croyent y reconnoître
Un homme de Lettres qui fait ion1
iejour en Hollande. Quoiqu'il en soit de
l'Auteur de ces Entretiens qui proisfent
tous les mois , on «peut juger par son
stile qu'il a beaucoup de feu St d'agré
ment , & qu'il merite aííez le nom qu'il'
s'est donné , supposé que ce ne soit pas
le íien.
Ce Traducteur nous apprend dans lé
JANVIER 1724. &
tnier avertissement, que depuis qu'il est
naturalisé en France , il doit regarder
ce Royaume comme íâ Patrie , & en
procurer la gloire par tous les moyens
honnêtes qui font en íòn pouvoir. Ce n'est
pas d'aujourd'hui , dit. il , que fat re
marqué que Messieurs les Allemands ft
font enrichis aux dépens de la Litterature
françoise. Il ne parott pas un bon livre.
qu'ils m traduisent presque auffi.tot. Il est
temps d'user de represailles a noire' tour ,
& lorsque nous les trouverons pillables y
il ne faut pas se faire. un scrupule de pro
fiter des ouvrages qu'ils publient' en leur
langue. Il declare eníuite que son deísein
n'est pas de traduire en Notaire ,- & de
mot à mot. Il tient parole, & ion ou
vrage n'est rien moins qu'une traduct'on,.
car il n'a tout au plus pris de son origi
nal que les noms des interlocuteurs.
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Résumé : Entretiens des ombres, &c. [titre d'après la table]
L'ouvrage 'Entretiens des Ombrés aux Champs' est une traduction française d'un texte allemand réalisée par M. Valentinlungerman. Publié à Amsterdam par Herman Vytwerf, le premier volume compte 614 pages. L'auteur de l'œuvre originale est incertain : certains attribuent le texte à l'auteur nommé dans le titre, d'autres à une dame spirituelle, et d'autres encore à un homme de lettres vivant en Hollande. Le style de l'auteur est décrit comme vif et agréable. Dans un avertissement daté de janvier 1724, le traducteur, naturalisé en France, exprime son désir de contribuer à la gloire de la France par des moyens honnêtes. Il note que les Allemands enrichissent souvent leur littérature en traduisant des œuvres françaises et propose de traduire des œuvres allemandes pour en tirer profit. Le traducteur précise que sa traduction n'est pas littérale mais adaptée, conservant uniquement les noms des interlocuteurs de l'original.
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4471
p. 99-102
« OEUVRES de M. l'Abbé de S. Real, nouvelle édition. A la Haye, chez les [...] »
Début :
OEUVRES de M. l'Abbé de S. Real, nouvelle édition. A la Haye, chez les [...]
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texteReconnaissance textuelle : « OEUVRES de M. l'Abbé de S. Real, nouvelle édition. A la Haye, chez les [...] »
0EUVR.T.S de M. l'Abbé de S.' Reaí,
nouvelle édition. A la. Haye, chez les
freres Vaillant, & N. Prevost 1722,
j. vol. in fi.
De la Plúralite' des Mondes. Paf
Chrétien Huyghem. A la Haye , chéX^.
J. Neaulme , vol. in íi. Le même Li
braire imprime in r 2. la vie de M. Bayle,
avec des remarques curieuses.
.ioo MERCURE DE FRANCE;
Lvcje Tozzi , Opera Medica omníaj
&c. Traitez. de Medecine , de"Ai.-ToK.zJ,
Medecin Napolitain , divifil^jn cinq vo
lumes. in 4P. A Venise , chez Nicolas.
Pezzana 17 z 1 .
On trouve dans ce livre une infinité
de remedes pour toutes sortes de mala
dies. On a eu soin de faire remarquer
ceux qui sont les plus efficaces , & les
plus éprouvez.
Gatinetto Akmonico pieno d'iní7-
tromenti sonori , indicati , spiegati , e di
nuovo corretti ed accresciuti dal Padre
Philippo Bonanni delia Compagnia di
Giefu , offerti al S. Rè David. In Roma;
nella Stamperia di Giorgio Plack 1723.
Ce curieux ouvrage est accompagné de
quantité de figures-
On a imprimé à Verone chez Jacques.
Vallarsi un Teatro ltalìano. C'est un choix
des plus excellentes Tragedies Italien
nes pour l'ufàge de la scene. Le premier
tome qu'il donne au public contient h.
Sophonisbe du Triíîîn , i'Oreste du Rucel-
Iai , qui a été representée , & qui a été
fort applaudie, mais qui n'a jamais été
imprimée ; ì'Edipe de Sophocle , tra
duite par le Justinien & la Merope dix
Totelìi.
JANVIER 1714. m
On donne avis au public qu'il va paroître
une nouvelle édition de l'Histoire
dela Bible, volume in-folio avec 267'.
planches par souscription en faveur des
pauvres , le prix fera de 4. liv. 10. fols
pour ceux qui auront souícrit ; Se 6. lin
pour ceux qui n'auront pas souícrits elles
íeront ouvertes depuis le premier Fe
vrier jusqu'à la fin du mois de Mars.
On délivrera les exemplaires au mois
de May prochain , chez Alexis de la
Roche , Quay des Augustins , proche la
rue Gille.coeur,. à l'Esperance , & chez
"Lesclapart, du.côté du Pont Si Michel, à.
l'Esperance couronnée.
Le nouveau Coutumier generai , pour'
lequel on a souícrit est en vente , & l'on
délivrera les exemplaires aux Souscrip
teurs r Je ij. Fevrier à Paris , chez les
sieurs Brunet & le Gras, Libraires au
Palais , & CL Robustel , Libraire , rue
S. Jacques.
Vrìci le Titre du Livre.
Nouveau Coutumier. General, ou
corps de toutes les Coutumes Generales
& particulieres de France , & des Pro
vinces connues fous le nom de Gaules,
avec des Notes de Meísieurs Toussaint
, Ghauvelin, Julien Brodeau , & Jean-
Marie Ricard, Avocats au Parlement,
pintes.
te* MÍRCUït'E DE FRANGE.
pintes aux annotations de MM. Charles
Dumolin, François Ragueau , & Gabriel
Michel de la Roche-Maillet , mis en
ôrdre , &. accompagné de sommaires' en
marge des articles , d'interpretations des
Dictions obscures employées dans 1 estextes
de Listes Alphabetiques des lieux.
regis par chaque Coutume , & enrichi
de nouvelles Notes ., tirées des principa
les observations des Commentateurs > Sc
des jugemens qui ont éclairci ^interpreté
ou corrigé quelques points & articles des
Coutumes. Par M. Charles Antoine Bourdot
de Richebourg ,.. Avocat au Parle
ment ,.4. vol. in.folio.
On imprime actuellement chez Cail-
.feau , Place de Sorbonne , des Medita
tions Chrétiennes pour chaque jour de
Tannée en deux tomes in.douze \ ce Li
vre est .dédié à Madame la Ducheíse de'
Vantadour. Le Pere Chappuis , Jeíùite
de la Province de Lyon , qui est 1 Auteus
de ce Livre, est déja connu par d'autres
ouvrages , & par ses succès dans la] Pré
dication.
nouvelle édition. A la. Haye, chez les
freres Vaillant, & N. Prevost 1722,
j. vol. in fi.
De la Plúralite' des Mondes. Paf
Chrétien Huyghem. A la Haye , chéX^.
J. Neaulme , vol. in íi. Le même Li
braire imprime in r 2. la vie de M. Bayle,
avec des remarques curieuses.
.ioo MERCURE DE FRANCE;
Lvcje Tozzi , Opera Medica omníaj
&c. Traitez. de Medecine , de"Ai.-ToK.zJ,
Medecin Napolitain , divifil^jn cinq vo
lumes. in 4P. A Venise , chez Nicolas.
Pezzana 17 z 1 .
On trouve dans ce livre une infinité
de remedes pour toutes sortes de mala
dies. On a eu soin de faire remarquer
ceux qui sont les plus efficaces , & les
plus éprouvez.
Gatinetto Akmonico pieno d'iní7-
tromenti sonori , indicati , spiegati , e di
nuovo corretti ed accresciuti dal Padre
Philippo Bonanni delia Compagnia di
Giefu , offerti al S. Rè David. In Roma;
nella Stamperia di Giorgio Plack 1723.
Ce curieux ouvrage est accompagné de
quantité de figures-
On a imprimé à Verone chez Jacques.
Vallarsi un Teatro ltalìano. C'est un choix
des plus excellentes Tragedies Italien
nes pour l'ufàge de la scene. Le premier
tome qu'il donne au public contient h.
Sophonisbe du Triíîîn , i'Oreste du Rucel-
Iai , qui a été representée , & qui a été
fort applaudie, mais qui n'a jamais été
imprimée ; ì'Edipe de Sophocle , tra
duite par le Justinien & la Merope dix
Totelìi.
JANVIER 1714. m
On donne avis au public qu'il va paroître
une nouvelle édition de l'Histoire
dela Bible, volume in-folio avec 267'.
planches par souscription en faveur des
pauvres , le prix fera de 4. liv. 10. fols
pour ceux qui auront souícrit ; Se 6. lin
pour ceux qui n'auront pas souícrits elles
íeront ouvertes depuis le premier Fe
vrier jusqu'à la fin du mois de Mars.
On délivrera les exemplaires au mois
de May prochain , chez Alexis de la
Roche , Quay des Augustins , proche la
rue Gille.coeur,. à l'Esperance , & chez
"Lesclapart, du.côté du Pont Si Michel, à.
l'Esperance couronnée.
Le nouveau Coutumier generai , pour'
lequel on a souícrit est en vente , & l'on
délivrera les exemplaires aux Souscrip
teurs r Je ij. Fevrier à Paris , chez les
sieurs Brunet & le Gras, Libraires au
Palais , & CL Robustel , Libraire , rue
S. Jacques.
Vrìci le Titre du Livre.
Nouveau Coutumier. General, ou
corps de toutes les Coutumes Generales
& particulieres de France , & des Pro
vinces connues fous le nom de Gaules,
avec des Notes de Meísieurs Toussaint
, Ghauvelin, Julien Brodeau , & Jean-
Marie Ricard, Avocats au Parlement,
pintes.
te* MÍRCUït'E DE FRANGE.
pintes aux annotations de MM. Charles
Dumolin, François Ragueau , & Gabriel
Michel de la Roche-Maillet , mis en
ôrdre , &. accompagné de sommaires' en
marge des articles , d'interpretations des
Dictions obscures employées dans 1 estextes
de Listes Alphabetiques des lieux.
regis par chaque Coutume , & enrichi
de nouvelles Notes ., tirées des principa
les observations des Commentateurs > Sc
des jugemens qui ont éclairci ^interpreté
ou corrigé quelques points & articles des
Coutumes. Par M. Charles Antoine Bourdot
de Richebourg ,.. Avocat au Parle
ment ,.4. vol. in.folio.
On imprime actuellement chez Cail-
.feau , Place de Sorbonne , des Medita
tions Chrétiennes pour chaque jour de
Tannée en deux tomes in.douze \ ce Li
vre est .dédié à Madame la Ducheíse de'
Vantadour. Le Pere Chappuis , Jeíùite
de la Province de Lyon , qui est 1 Auteus
de ce Livre, est déja connu par d'autres
ouvrages , & par ses succès dans la] Pré
dication.
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Résumé : « OEUVRES de M. l'Abbé de S. Real, nouvelle édition. A la Haye, chez les [...] »
Le document recense diverses publications et annonces éditoriales de 1722 et 1723. Parmi les ouvrages mentionnés, on trouve 'OEUVR.T.S de M. l'Abbé de S.' et 'De la Pluralité des Mondes' de Chrétien Huygens, tous deux publiés à La Haye. Le libraire J. Neaulme imprime 'La vie de M. Bayle' avec des remarques curieuses. En Italie, Luca Tozzi publie 'Opera Medica omnia', un traité de médecine en cinq volumes, à Venise, proposant de nombreux remèdes pour diverses maladies. Philippo Bonanni publie 'Gatinetto Akmonico', accompagné de nombreuses figures, à Rome. À Vérone, Jacques Vallarsi imprime un 'Teatro Italiano' contenant des tragédies italiennes, certaines inédites. Le document annonce également la parution d'une nouvelle édition de l'Histoire de la Bible, avec des planches, dont les souscriptions sont ouvertes jusqu'à la fin mars. Le 'Nouveau Coutumier Général', un recueil des coutumes de France enrichi de notes et d'interprétations par plusieurs avocats au Parlement, est en vente. Enfin, des 'Méditations Chrétiennes' pour chaque jour de l'année, écrites par le Père Chappuis, sont en cours d'impression à Paris.
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4472
p. 102-104
Journal des Sçavans. [titre d'après la table]
Début :
Le nouveau Journal des Sçavans que nous avons annoncé, a paru au commencement [...]
Mots clefs :
Journaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Journal des Sçavans. [titre d'après la table]
Le nouveau Journal des Sçavans que
lìous avons annoncé , a paru au commen
cement de l'année , après une interrup
tion de sept mois , fous la forme in 1 2 *
f A N V I 1 R 1714: roi
& îrt 40 l'un & l'autre en caracteres de
Cicero. L'in.quarto est à deux colonnes.,
& contient 65. pages fans l'avertisse-
Hient, & la Table. Cet ouvrage qui doit
paroître regulierement tous les mois fous
cette double forme , se vend jo. ícls^,
chez N. Pissot, Libraire, Quay des Au
gustins , lequel n'a rien ép argné pour la
beauté du papier & des caracteres. L'emprelîèment
avec lequel le tublic com/>
mence à rechercher cet ouvrage periodi
que , fait astèz sentir que la beauté de
l'impreísion n'en est pas le seul merite y
ion succès est dû en effet à un autre chan?
gement , que celui de la forme exte
rieure.
On apprend dans l'avertissement que
les Journalistes renoncent déformais aux
Vacances , & qu'on donnera toujours fans
interruption 12. Journaux par an.
Nous nous éloignerons également , «*
& de la basse flaterie , & de la censure «
atnere ( nous dit.on dans cet avertisse- «
ment ) nous voudrions pouvoir toujours «"
loiier , mais l'équité s'y oppoíe. Le bon «
goût & le progrès des sciences font in. «
fererîêz au discernement des ouvrages. «
Ainsi nous louerons , & nous censure. -
ions aussi quelquefois ; mais quand nous «
ne pourrons donner des éloges ., on s'ap. «
percevra du moins que nous ne préten- "
. dons
Rr* MERCURE DE FRANCE. .
» dons pas rendre des Arrests. A propres
» ment parler nous ne jugerons point >
» nous ne voulons être que les échos des
* íçivans , Ôc dresser touc au plus le dií^
» positif des jugemens qu'ils auront ren-
» dus avant nous , &c.
» Nous dirons à. la louange des Jour-
» naux Litteraires. en generai , que tous
» les Païs où les Lettres fleuriíïent , pro
duisent aujourd'hui de ces ouvrages*
» Comme leur nature est de ne pouvoir
» naître que parmi les nations íça vantes ,
» ils interessent en quelque forte la ré-
»' putation des Etats &c lagloire du Prin-
» ce. On peut dire même que tous les
.» Journaux , de quelque pays qu'ils^nous
»' viennent , font un honneur particulier
» à nôtre nation , parce qu'ils font tous
«► en quelque façon originaires de Fran-
» ce. C'est à Paris que le premier Jour-
» nal est né , &' ce premier Journal a
» dans la fuite servis de modele à tous
» les autres, auífrbien qu'à tous les Mei
» moires des Acadimies de l'Europe. Le
» nôtre est donc comme le pere de tous
» les. Journaux. On' ne fçauroitau moins
» lui contester le droit d'aînesse. Puistè.
» t'il avoir encore la' préeminence du
» merite, qui n'est cependant pas tou*
» jours le partage des aîner.
lìous avons annoncé , a paru au commen
cement de l'année , après une interrup
tion de sept mois , fous la forme in 1 2 *
f A N V I 1 R 1714: roi
& îrt 40 l'un & l'autre en caracteres de
Cicero. L'in.quarto est à deux colonnes.,
& contient 65. pages fans l'avertisse-
Hient, & la Table. Cet ouvrage qui doit
paroître regulierement tous les mois fous
cette double forme , se vend jo. ícls^,
chez N. Pissot, Libraire, Quay des Au
gustins , lequel n'a rien ép argné pour la
beauté du papier & des caracteres. L'emprelîèment
avec lequel le tublic com/>
mence à rechercher cet ouvrage periodi
que , fait astèz sentir que la beauté de
l'impreísion n'en est pas le seul merite y
ion succès est dû en effet à un autre chan?
gement , que celui de la forme exte
rieure.
On apprend dans l'avertissement que
les Journalistes renoncent déformais aux
Vacances , & qu'on donnera toujours fans
interruption 12. Journaux par an.
Nous nous éloignerons également , «*
& de la basse flaterie , & de la censure «
atnere ( nous dit.on dans cet avertisse- «
ment ) nous voudrions pouvoir toujours «"
loiier , mais l'équité s'y oppoíe. Le bon «
goût & le progrès des sciences font in. «
fererîêz au discernement des ouvrages. «
Ainsi nous louerons , & nous censure. -
ions aussi quelquefois ; mais quand nous «
ne pourrons donner des éloges ., on s'ap. «
percevra du moins que nous ne préten- "
. dons
Rr* MERCURE DE FRANCE. .
» dons pas rendre des Arrests. A propres
» ment parler nous ne jugerons point >
» nous ne voulons être que les échos des
* íçivans , Ôc dresser touc au plus le dií^
» positif des jugemens qu'ils auront ren-
» dus avant nous , &c.
» Nous dirons à. la louange des Jour-
» naux Litteraires. en generai , que tous
» les Païs où les Lettres fleuriíïent , pro
duisent aujourd'hui de ces ouvrages*
» Comme leur nature est de ne pouvoir
» naître que parmi les nations íça vantes ,
» ils interessent en quelque forte la ré-
»' putation des Etats &c lagloire du Prin-
» ce. On peut dire même que tous les
.» Journaux , de quelque pays qu'ils^nous
»' viennent , font un honneur particulier
» à nôtre nation , parce qu'ils font tous
«► en quelque façon originaires de Fran-
» ce. C'est à Paris que le premier Jour-
» nal est né , &' ce premier Journal a
» dans la fuite servis de modele à tous
» les autres, auífrbien qu'à tous les Mei
» moires des Acadimies de l'Europe. Le
» nôtre est donc comme le pere de tous
» les. Journaux. On' ne fçauroitau moins
» lui contester le droit d'aînesse. Puistè.
» t'il avoir encore la' préeminence du
» merite, qui n'est cependant pas tou*
» jours le partage des aîner.
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Résumé : Journal des Sçavans. [titre d'après la table]
Le 'Journal des Sçavans' a repris sa publication en janvier 1714 après une interruption de sept mois. Il est désormais disponible en deux formats : in-folio et in-quarto, chacun en caractères de Cicero. Le format in-quarto, à deux colonnes, contient 65 pages, sans compter l'avertissement et la table des matières. Le journal est vendu chez N. Pissot, libraire au Quai des Augustins, qui n'a pas investi dans la qualité du papier ou des caractères. Le succès du journal repose sur une nouvelle politique éditoriale : les journalistes promettent 12 publications par an sans interruption, évitent la flatterie et la censure excessive, tout en reconnaissant parfois la nécessité de critiquer. Ils se présentent comme des échos des savants, dressant un état positif des jugements rendus avant eux. Le texte souligne l'importance des journaux littéraires dans les pays où les lettres fleurissent, soulignant que ces publications intéressent la réputation des États et la gloire des princes. Les journaux littéraires, quel que soit leur pays d'origine, font honneur à la nation française, car le premier journal a été créé à Paris et a servi de modèle à tous les autres. Le 'Journal des Sçavans' est ainsi considéré comme le père de tous les journaux et des mémoires des académies européennes.
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4473
p. 105-108
Réception de l'Abbé Alaric à l'Académie Françoise. [titre d'après la table]
Début :
Le Jeudi 30. Decembre dernier M. l'Abbé Alary, prit séance à l'Académie [...]
Mots clefs :
Abbé Alary, Roi, Académie française
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Réception de l'Abbé Alaric à l'Académie Françoise. [titre d'après la table]
Le Jeudi 30. Decembre dernier M.
l'Abbé Alary , prit séance à l'Académie
Françoise qui l'âvok élû pour remplir la*
place de feu M. de Mesmes , Premier
President du Parlement de Paris. M.'
l'Abbé Alary a eu Phonneur d'être un>
des instituteurs choisis pour les études
du Roy , & on peut avancer hardiment
qu'il est plus glorieux pour lui de s'êtrepresenté
avec ce titre qu'avec des ouvra
ges même applaudis. Quoique fa mcw
destie íèmble leule lui avoir dicté fa ha
rangue ; on sent pourtant bien que fòrí
esprit s'en est mêlé, & que ses foins ont
parfaitement réussi. Ce discours finement
& délicatement écrit , met le public etí
droit de faire de justes «proches à celui qui
l'a composé ; ne dòit.on pas tenir compte?
de fe4.talens à ee public qui les perfec
tionne ? I/Exorde de M. l'Abbé Alary ,
fait autant honneur à son coeur qu'à sort
esprit. C'est un monument de fa recon-'
noistànce pour M. le Marquis , & M.
l'Abbé deDangeau, 8c l'aveu genereux1
qu'il fait des bienfaits qu'il en a reçus
n'est pas moins une lòiiange pour lui y
que pour ces deux illustres frères.
Les Portraits du Cardinal de Riche
lieu & de Louis le Grand , quoique trai
tez déja par mille pinceaux paroislent
ensuite avec des couleurs nouvelles, &
eepenr
&á MERCURÉ DE FRANGÉ..
cependant justes. route l'Europe attenti~
ve k ses d^fieins, dit-il , en parlanc du
Cardinal de Richelieu, & executant ses
ordres dans le temps même qu'elle croyois
te plus y résister, auroit fuffi a l'ambition
du politique le p lus consommé , mais les
vastes projets d'Armand alloient encore
plus loin y toujours plein des siecles futurs
quand le sien sembloit épuiser tous ses foinsy
& l'occuper tout entier , il comptoit que...-.
la gloire de la Nation feroit ensevelie y fi
la langue qui la devoit immortaliser n'é
tait portée kfa plus haute perfection. Voici
tìn trait qui seul caracterise Loiiis XIW
il refpeEloit fa place, il la faisoit respec
ter aux autres , il étoit homme pour les
malheureux , il étoit Roy quand il falloit.
Pepriroer P injustice y & vanger l'inno*
cence. On rte peut peindre les vertus de
Ce grand Roy, íàns penser à celles de
íòn arriere - petit.fils. A peine sorti de.
l'enfance , il marche déjà fur les traces de
son prédecesseur ; l'amour de l'ordre , la
bienseance qui regle ses discours & ses
átìions , cette discretion fi necessaire pour là
gouvernement :, cette douceur ces grâces
majestueuses , tout nous rappelle son au*
giiste Bifayeul.
M. l'Ancien Evêque de Fréjus ne
í^auroìt être oublié quand on parle d'un
Prince aimable , précieux dépost confié k
ses
JANVIER tftf/ i#r
set soins. Ce Prélat qui duns le sein de lit
Cour a sait éclater un^defintenss.ment di
gne des premiers siecles de l'Eglise ne fan.
ge qu'à donner un f ere k la Patrie.
Agrès ces éloges íiiit celui de M. le
Premier President de Meímes , qui est
manié avec un art infini ; celui de Mon
sieur le Duc d'Orleans défunt n'a pas'
moins de force & de finelîe. Quelle forte
de connotjfance avoit échapée h [a penetralion
? chaque art lui avoit découvert fis
délicatesses , & l'accueil. le plus affable ,
la simplicité ta plus modeste , rehaussoient
encore le prix de ses plus rares qualite'^.
Quelle fuperiorité ne falloit-il pas pour
s'attirer le réspeSì sans l'appareil de la
grandeur \ l'hommage forcé que les. place»
exigent approthc-t'il de celui qjti ne ft
rend q u k la personne \ Vous *n'en connoifi
yê^ point d'autre , ajoûte.t'il , en s'ad-.
dielíant à ses nouveaux Confreres , &
9.est l' ifnique qu'il Vous convient de rece
voir & de rendre* . Le mente seul a des
droits fur vous \ il doit justifier les fa
iseurs de la. fortune t ou accompagner l'é
clat de la- naissance ; vous voulei toujours'
que les. digntte^ soient la preuve des talens
ou la récompense de la vertu.
. Cet Extrait de la Harangue de M.
l'Abbé Atary, & le peu d'usage qu'il a
fait jusqu'à present pour le public d'une.
V.Hi élo~''
ie# MERCURE CE FRANCE.
éloquence si brillance &c si neuve , dé
montrent claire mejjf que ce ne sont pas
toujours les meilleures plumes qui écri.*
vent davantage. La réponse de' M. l'Abbé
D"ubos , Secretaire perpetuel de l'AcgdérriieFrançoile
soutient cette proposition en'
faveur de M.- l'Abbé Alaryv II est vrai ,'
lui dit.il , Monsieur, que vous n'appor
tez. pas ici les titres qui déterminent ordi*
nairement C Académie dans les èlvEtions.
Vos ouvrages n'ont paru encore qu'aux?
yeux de vos amis , mais vous nous appor
tez. des talens qui justifient bien nôtre.
choix :. une' érudition capable de faire
honneur à des sçavans qui auroient vécu
deux fois l'âge ou vous êtes : un juge
ment aujfi solide que fi vous aviez. em
ployé' tout votre temps à l'étude des feien-'
ces y dont le principal' merite e(l de nous
accoutumer à' raisonner avec just jfe , &c.
La précision ne nous permet pas dedonner
un abregé plus étendu de la repon-'
se de M . ï Abbé Dubos qui raísemble bien
des traks dignes d'être citez.
Nous ne rappellerons que celui.ci au
fbjet de M. le Duc , chargé par le Roy
des fonctions de Principal Ministre. C'est'
un Prince dit M. l'Abbé Dubos , trop'
juste pour prendre des résolutions qui ne
fiient pas équitables > & trop ferme pour
VarUr dans celUs qu'il aura prises.
l'Abbé Alary , prit séance à l'Académie
Françoise qui l'âvok élû pour remplir la*
place de feu M. de Mesmes , Premier
President du Parlement de Paris. M.'
l'Abbé Alary a eu Phonneur d'être un>
des instituteurs choisis pour les études
du Roy , & on peut avancer hardiment
qu'il est plus glorieux pour lui de s'êtrepresenté
avec ce titre qu'avec des ouvra
ges même applaudis. Quoique fa mcw
destie íèmble leule lui avoir dicté fa ha
rangue ; on sent pourtant bien que fòrí
esprit s'en est mêlé, & que ses foins ont
parfaitement réussi. Ce discours finement
& délicatement écrit , met le public etí
droit de faire de justes «proches à celui qui
l'a composé ; ne dòit.on pas tenir compte?
de fe4.talens à ee public qui les perfec
tionne ? I/Exorde de M. l'Abbé Alary ,
fait autant honneur à son coeur qu'à sort
esprit. C'est un monument de fa recon-'
noistànce pour M. le Marquis , & M.
l'Abbé deDangeau, 8c l'aveu genereux1
qu'il fait des bienfaits qu'il en a reçus
n'est pas moins une lòiiange pour lui y
que pour ces deux illustres frères.
Les Portraits du Cardinal de Riche
lieu & de Louis le Grand , quoique trai
tez déja par mille pinceaux paroislent
ensuite avec des couleurs nouvelles, &
eepenr
&á MERCURÉ DE FRANGÉ..
cependant justes. route l'Europe attenti~
ve k ses d^fieins, dit-il , en parlanc du
Cardinal de Richelieu, & executant ses
ordres dans le temps même qu'elle croyois
te plus y résister, auroit fuffi a l'ambition
du politique le p lus consommé , mais les
vastes projets d'Armand alloient encore
plus loin y toujours plein des siecles futurs
quand le sien sembloit épuiser tous ses foinsy
& l'occuper tout entier , il comptoit que...-.
la gloire de la Nation feroit ensevelie y fi
la langue qui la devoit immortaliser n'é
tait portée kfa plus haute perfection. Voici
tìn trait qui seul caracterise Loiiis XIW
il refpeEloit fa place, il la faisoit respec
ter aux autres , il étoit homme pour les
malheureux , il étoit Roy quand il falloit.
Pepriroer P injustice y & vanger l'inno*
cence. On rte peut peindre les vertus de
Ce grand Roy, íàns penser à celles de
íòn arriere - petit.fils. A peine sorti de.
l'enfance , il marche déjà fur les traces de
son prédecesseur ; l'amour de l'ordre , la
bienseance qui regle ses discours & ses
átìions , cette discretion fi necessaire pour là
gouvernement :, cette douceur ces grâces
majestueuses , tout nous rappelle son au*
giiste Bifayeul.
M. l'Ancien Evêque de Fréjus ne
í^auroìt être oublié quand on parle d'un
Prince aimable , précieux dépost confié k
ses
JANVIER tftf/ i#r
set soins. Ce Prélat qui duns le sein de lit
Cour a sait éclater un^defintenss.ment di
gne des premiers siecles de l'Eglise ne fan.
ge qu'à donner un f ere k la Patrie.
Agrès ces éloges íiiit celui de M. le
Premier President de Meímes , qui est
manié avec un art infini ; celui de Mon
sieur le Duc d'Orleans défunt n'a pas'
moins de force & de finelîe. Quelle forte
de connotjfance avoit échapée h [a penetralion
? chaque art lui avoit découvert fis
délicatesses , & l'accueil. le plus affable ,
la simplicité ta plus modeste , rehaussoient
encore le prix de ses plus rares qualite'^.
Quelle fuperiorité ne falloit-il pas pour
s'attirer le réspeSì sans l'appareil de la
grandeur \ l'hommage forcé que les. place»
exigent approthc-t'il de celui qjti ne ft
rend q u k la personne \ Vous *n'en connoifi
yê^ point d'autre , ajoûte.t'il , en s'ad-.
dielíant à ses nouveaux Confreres , &
9.est l' ifnique qu'il Vous convient de rece
voir & de rendre* . Le mente seul a des
droits fur vous \ il doit justifier les fa
iseurs de la. fortune t ou accompagner l'é
clat de la- naissance ; vous voulei toujours'
que les. digntte^ soient la preuve des talens
ou la récompense de la vertu.
. Cet Extrait de la Harangue de M.
l'Abbé Atary, & le peu d'usage qu'il a
fait jusqu'à present pour le public d'une.
V.Hi élo~''
ie# MERCURE CE FRANCE.
éloquence si brillance &c si neuve , dé
montrent claire mejjf que ce ne sont pas
toujours les meilleures plumes qui écri.*
vent davantage. La réponse de' M. l'Abbé
D"ubos , Secretaire perpetuel de l'AcgdérriieFrançoile
soutient cette proposition en'
faveur de M.- l'Abbé Alaryv II est vrai ,'
lui dit.il , Monsieur, que vous n'appor
tez. pas ici les titres qui déterminent ordi*
nairement C Académie dans les èlvEtions.
Vos ouvrages n'ont paru encore qu'aux?
yeux de vos amis , mais vous nous appor
tez. des talens qui justifient bien nôtre.
choix :. une' érudition capable de faire
honneur à des sçavans qui auroient vécu
deux fois l'âge ou vous êtes : un juge
ment aujfi solide que fi vous aviez. em
ployé' tout votre temps à l'étude des feien-'
ces y dont le principal' merite e(l de nous
accoutumer à' raisonner avec just jfe , &c.
La précision ne nous permet pas dedonner
un abregé plus étendu de la repon-'
se de M . ï Abbé Dubos qui raísemble bien
des traks dignes d'être citez.
Nous ne rappellerons que celui.ci au
fbjet de M. le Duc , chargé par le Roy
des fonctions de Principal Ministre. C'est'
un Prince dit M. l'Abbé Dubos , trop'
juste pour prendre des résolutions qui ne
fiient pas équitables > & trop ferme pour
VarUr dans celUs qu'il aura prises.
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Résumé : Réception de l'Abbé Alaric à l'Académie Françoise. [titre d'après la table]
Le 30 décembre dernier, l'Abbé Alary a été élu à l'Académie Française pour succéder à M. de Mesmes, Premier Président du Parlement de Paris. L'Abbé Alary a été l'un des instituteurs choisis pour les études du Roi, ce qui est considéré comme un honneur supérieur à celui des œuvres applaudies. Son discours, finement et délicatement écrit, a été bien accueilli par le public. L'exorde de l'Abbé Alary rend hommage à son cœur et à son esprit, et il reconnaît les bienfaits reçus de M. le Marquis et M. l'Abbé de Dangeau. Les portraits du Cardinal de Richelieu et de Louis XIV sont présentés avec des couleurs nouvelles et justes. Richelieu est décrit comme un homme dont les vastes projets dépassaient son époque, tandis que Louis XIV est loué pour ses vertus et son respect des malheureux. Le jeune Louis XIV est comparé à son auguste bisaïeul, Henri IV, en raison de ses qualités telles que l'amour de l'ordre et la bienveillance. L'ancien Évêque de Fréjus est également mentionné pour ses qualités et son dévouement à la patrie. Les éloges de M. de Mesmes et du Duc d'Orléans sont soulignés pour leur art et leur finesse. La harangue de l'Abbé Alary démontre son éloquence et son talent, bien que ses œuvres n'aient pas encore été largement publiées. La réponse de l'Abbé Dubos, Secrétaire perpétuel de l'Académie Française, souligne que l'Abbé Alary, bien qu'il n'ait pas encore publié d'ouvrages, apporte des talents et une érudition qui justifient son élection. L'Abbé Dubos mentionne également le Duc, chargé par le Roi des fonctions de Principal Ministre, en le décrivant comme juste et ferme dans ses résolutions.
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4474
p. 109-110
SUJET que propose l'Academie des Belles-Lettres, Sciences & Arts, établie à Pau pour l'Ouvrage qui doit remporter le Prix de l'Année 1724.
Début :
Les Etats Generaux de Bearn, toûjours attentifs à tout ce qui peut procurer [...]
Mots clefs :
Académie des belles-lettres, sciences et arts de Pau, Prix
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texteReconnaissance textuelle : SUJET que propose l'Academie des Belles-Lettres, Sciences & Arts, établie à Pau pour l'Ouvrage qui doit remporter le Prix de l'Année 1724.
SUJET que proposé l'sîcademie des
Belles .Lettres , Sciences & Arts , et b lie
à Pau pour l'Ouvrage qui doit rempor
ter le Prix de l'Année ì 72 4.
LEs Etats Generaux de Bearn , tau.
purs attentifs à tout ce qui peut prev
. curer quelque utilité à la Province., ont '
4>ien voulu accorder aux Meilleurs de
4' Académie , établie à Pau, une somme
annuelle pour son établiísement , augmen
tation', & pour la rendre plus stable.
Cette libéralité a engagé les Messieurs
'qui composent cette Compagnies adjuger
pour prix , chaque année, une Medaille
.d'Oi , où seront gravées d'un côté les Ar
mes de la Province , avec ces mots ( Ex
libe'.alit.ïte Provincis. ) & de l'autre la
Devise de l'Academie.
' Elle avertit le Public qu'elle le destine
à une piece d'Eloquence d'une demi. heure
de lecture , tout au plus , fur ,
Ee bonheur de l'Homme ne consiste
..pas a estre sans pas s ions ., mai s a.
s'en rendre le maître
Toutes les Personnes du Royaume pourxor
t remporter le Prix ; l'Académie ayant
en vue' de faire naître par là plus d'ému
lation
silo MERCURE DE PR-ANCÇ,
lation parmi ses Habicans. On le distri.
.buera le 24. Août 1724. à l'Auteur
de la Piece qui íèra trouvée la plus
digne.
Ceux qui voudrdnt travailler doivent
envoyer leurs Ouvrages ayant Iepremier
de Juin prochain ; s'ils arrivent plus tard,
ils n'entreront point en concours. Il y au-
.ra au bas da chacun uneSentence , & l' Au
teur ^ dont l'Academie veut ignorer le
nom jusqu'à ce qu'elle ait donné son ju
gements mettraJdans un Billet separé &
cacheté , la même Sentence , avec íòct
.Nom & íòn adresse.
Les Ouvrages que l'on enyoyera de la
maniere cy. dessus expliquée , feront
adressez aux Messieurs de l'Academie .à
ipau. On aura foin de faire affranchir le
.port de ceux qu'on mettra à la Poste , íàns
!quoi ils ne seroient pas retirez.
Belles .Lettres , Sciences & Arts , et b lie
à Pau pour l'Ouvrage qui doit rempor
ter le Prix de l'Année ì 72 4.
LEs Etats Generaux de Bearn , tau.
purs attentifs à tout ce qui peut prev
. curer quelque utilité à la Province., ont '
4>ien voulu accorder aux Meilleurs de
4' Académie , établie à Pau, une somme
annuelle pour son établiísement , augmen
tation', & pour la rendre plus stable.
Cette libéralité a engagé les Messieurs
'qui composent cette Compagnies adjuger
pour prix , chaque année, une Medaille
.d'Oi , où seront gravées d'un côté les Ar
mes de la Province , avec ces mots ( Ex
libe'.alit.ïte Provincis. ) & de l'autre la
Devise de l'Academie.
' Elle avertit le Public qu'elle le destine
à une piece d'Eloquence d'une demi. heure
de lecture , tout au plus , fur ,
Ee bonheur de l'Homme ne consiste
..pas a estre sans pas s ions ., mai s a.
s'en rendre le maître
Toutes les Personnes du Royaume pourxor
t remporter le Prix ; l'Académie ayant
en vue' de faire naître par là plus d'ému
lation
silo MERCURE DE PR-ANCÇ,
lation parmi ses Habicans. On le distri.
.buera le 24. Août 1724. à l'Auteur
de la Piece qui íèra trouvée la plus
digne.
Ceux qui voudrdnt travailler doivent
envoyer leurs Ouvrages ayant Iepremier
de Juin prochain ; s'ils arrivent plus tard,
ils n'entreront point en concours. Il y au-
.ra au bas da chacun uneSentence , & l' Au
teur ^ dont l'Academie veut ignorer le
nom jusqu'à ce qu'elle ait donné son ju
gements mettraJdans un Billet separé &
cacheté , la même Sentence , avec íòct
.Nom & íòn adresse.
Les Ouvrages que l'on enyoyera de la
maniere cy. dessus expliquée , feront
adressez aux Messieurs de l'Academie .à
ipau. On aura foin de faire affranchir le
.port de ceux qu'on mettra à la Poste , íàns
!quoi ils ne seroient pas retirez.
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Résumé : SUJET que propose l'Academie des Belles-Lettres, Sciences & Arts, établie à Pau pour l'Ouvrage qui doit remporter le Prix de l'Année 1724.
L'Académie des Belles-Lettres, Sciences & Arts de Pau a lancé un concours pour un ouvrage destiné à remporter le Prix de l'Année 1724. Les États Généraux de Béarn ont alloué une somme annuelle à l'Académie pour assurer sa stabilité. En retour, l'Académie décerne chaque année une médaille d'or aux armes de la province et à sa devise. Le prix est attribué à une pièce d'éloquence de moins de 30 minutes sur le sujet 'Le bonheur de l'Homme ne consiste pas à être sans passions, mais à s'en rendre le maître'. Tous les habitants du Royaume peuvent participer pour encourager l'émulation. Le prix sera remis le 24 août 1724 à l'auteur de la meilleure pièce. Les candidatures doivent être envoyées avant le 1er juin 1724, accompagnées d'une sentence et d'un billet cacheté contenant le nom et l'adresse de l'auteur. Les ouvrages doivent être adressés aux Messieurs de l'Académie à Pau, avec port affranchi pour ceux envoyés par la poste.
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4475
p. 110-112
« Le sieur Martin, Libraire, imprime le Catalogue des Livres de feu M. Fessart, [...] »
Début :
Le sieur Martin, Libraire, imprime le Catalogue des Livres de feu M. Fessart, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le sieur Martin, Libraire, imprime le Catalogue des Livres de feu M. Fessart, [...] »
Le sieur Martin , Libraire f imprime le
/Catalogue des Livres de feu M. Fessart ,
celebre Avocat , dont la Bibliotheque est
principalement recommandable par les
Livres de Jurisprudence , qui sont' eh
.grand nombre, 8c par les collections òfc
les études du défunt , si estimé du Public,
par fa droiture & fa grande capacité.
. . . On a soutenu depuis peu dans les
Ecole?
JANVIER 1714. u,
Ecoles de Medecine , ? Paris , une gran
de These, contre la pratique de l'inocu
lation de la petite verole.
Nous apprenons de Berlin que le nou
veau College de Medecine s'assembla
pour la premiere fois le 1 $>. du mois paíTé.
Tjous les Membres y furent introduits par
jVÍ. de t rintzen , Curateur de toutes les
Academies Royales- Les Leçons s'y feront
en Langue Allemande.
.On apprend de Madrid , que le Roi
d'Espagne , considerant l'utilité & lagloi?
.ie de la Nation , a accordé à l'Academie
Royale Espagnolle qu'elle a fondée depuis
son avenement à la Couronne , une rente
annuelle de 6ooqo. réales , pour les frais
de l'impreffion de son nouveau Diction
naire , & lorsque l'édition en sera ache
tee , les arrerages de cette rente ferons
employées àfournir aux frais de ,íès cor-.
jreípondances.
i. .
iOn mande de Rome qu'on y a inhumé
depuis peu dans l'Eglise de Jesus , le
corps de Ferdinand Padrone , fameux Ar
chitecte, qui íous le Pontificat d'Innocent
XII. trouva le moyen de faire conduire
les eaux d'une source de la montagne de
Tolfa , dans la Ville de Civita.Fecchia.
.ni MERCURE -DE FR ANCE.
Le Trésorier de la Chambre Apostoli
que a fait porter dans une des Salles dit
^Palais Pontifical , une statue de marbre
blanc de Jules.Ceíàr qui a été trouvée
dans les fondemens qu'on a creusez de
puis peu pour construire les fortifications
du^Port de Sainte Felicite.
Le Prince Borghese a fait present .au
íape d'un Crucifix d'or , du poids de
douze marcs.
On apprend de Lisbonne que les con
ferences de Medecine qui avoient été in
terrompues pendant quelque tems , fu
rent' recommencées le 12. de l'autre mois,
dans la maison de Joseph Gomez t Prc
fdseur en Chymie &en Pharmacie. On
y lut une Dissertation fur les fractures
des os, & .fur les meilleurs moyens qui
en procurent la réunion. La.Séance finit
parla lecture de quelques pieces de Poi>
fie, à ta louange de l' Anatomie.
On a exposé à Venise dans une des
Cours du nouveau Palais des Procura
teurs de S. Marc, un groupe de marbre
'blanc , representant le tems qui découvre
la verité. Ces deux figures font l'ouvra
ge d'Antoine Corradin-i , fameux Scul
pteur Venitien. Ce beau morceau est des
tiné pour le Palais du Rei de Pologne,
à Dresde,
/Catalogue des Livres de feu M. Fessart ,
celebre Avocat , dont la Bibliotheque est
principalement recommandable par les
Livres de Jurisprudence , qui sont' eh
.grand nombre, 8c par les collections òfc
les études du défunt , si estimé du Public,
par fa droiture & fa grande capacité.
. . . On a soutenu depuis peu dans les
Ecole?
JANVIER 1714. u,
Ecoles de Medecine , ? Paris , une gran
de These, contre la pratique de l'inocu
lation de la petite verole.
Nous apprenons de Berlin que le nou
veau College de Medecine s'assembla
pour la premiere fois le 1 $>. du mois paíTé.
Tjous les Membres y furent introduits par
jVÍ. de t rintzen , Curateur de toutes les
Academies Royales- Les Leçons s'y feront
en Langue Allemande.
.On apprend de Madrid , que le Roi
d'Espagne , considerant l'utilité & lagloi?
.ie de la Nation , a accordé à l'Academie
Royale Espagnolle qu'elle a fondée depuis
son avenement à la Couronne , une rente
annuelle de 6ooqo. réales , pour les frais
de l'impreffion de son nouveau Diction
naire , & lorsque l'édition en sera ache
tee , les arrerages de cette rente ferons
employées àfournir aux frais de ,íès cor-.
jreípondances.
i. .
iOn mande de Rome qu'on y a inhumé
depuis peu dans l'Eglise de Jesus , le
corps de Ferdinand Padrone , fameux Ar
chitecte, qui íous le Pontificat d'Innocent
XII. trouva le moyen de faire conduire
les eaux d'une source de la montagne de
Tolfa , dans la Ville de Civita.Fecchia.
.ni MERCURE -DE FR ANCE.
Le Trésorier de la Chambre Apostoli
que a fait porter dans une des Salles dit
^Palais Pontifical , une statue de marbre
blanc de Jules.Ceíàr qui a été trouvée
dans les fondemens qu'on a creusez de
puis peu pour construire les fortifications
du^Port de Sainte Felicite.
Le Prince Borghese a fait present .au
íape d'un Crucifix d'or , du poids de
douze marcs.
On apprend de Lisbonne que les con
ferences de Medecine qui avoient été in
terrompues pendant quelque tems , fu
rent' recommencées le 12. de l'autre mois,
dans la maison de Joseph Gomez t Prc
fdseur en Chymie &en Pharmacie. On
y lut une Dissertation fur les fractures
des os, & .fur les meilleurs moyens qui
en procurent la réunion. La.Séance finit
parla lecture de quelques pieces de Poi>
fie, à ta louange de l' Anatomie.
On a exposé à Venise dans une des
Cours du nouveau Palais des Procura
teurs de S. Marc, un groupe de marbre
'blanc , representant le tems qui découvre
la verité. Ces deux figures font l'ouvra
ge d'Antoine Corradin-i , fameux Scul
pteur Venitien. Ce beau morceau est des
tiné pour le Palais du Rei de Pologne,
à Dresde,
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Résumé : « Le sieur Martin, Libraire, imprime le Catalogue des Livres de feu M. Fessart, [...] »
Le texte relate plusieurs événements historiques et culturels. Le libraire Martin a imprimé le catalogue des livres de feu M. Fessart, avocat renommé pour sa bibliothèque spécialisée en jurisprudence. En janvier 1714, une thèse contre l'inoculation de la petite vérole a été présentée à Paris. À Berlin, le nouveau Collège de Médecine a tenu sa première réunion, avec des cours en allemand. À Madrid, le roi d'Espagne a octroyé une rente annuelle à l'Académie Royale Espagnole pour l'impression de son dictionnaire. À Rome, l'architecte Ferdinand Padrone a été inhumé après avoir conduit les eaux d'une source à Civita Vecchia. Une statue de Jules César a été découverte lors de travaux de fortification. Le Prince Borghese a offert un crucifix d'or à une chapelle. À Lisbonne, les conférences de médecine ont repris, abordant les fractures osseuses et incluant des lectures de poésie en hommage à l'anatomie. À Venise, une sculpture de marbre représentant le temps découvrant la vérité, œuvre d'Antoine Corradini, a été exposée pour le roi de Pologne à Dresde.
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4476
p. 113-117
EXTRAIT de diverses Lettres.
Début :
Depuis 1720. il s'est trouvé ici (Ganderheim) dans quelques oeufs [...]
Mots clefs :
Savants, Oeufs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT de diverses Lettres.
"EXTRAIT de diverses Lettres.
DEpuis 17ZO- il s'est trouvé ici
( Ganderheim ) dans .quelques oeufs
de poule , que des femmes étrangeres 8c
inconnues ont vendu , quatre , cinq &
jfîx lentilles ou pois entre le blanc & le
jaune , qui ayant. été semez, ont pour la
plupart levé & produit à l'ordinaire. Nos
Sçavans ont beaucoup travaillé par l'or
dre de S. A. S. Mad' l'Abbeslé Elisabeth
Ernesse , pour expliquer comment ces
grains ont pu palier dans ces oeufs , &
n'ont rien dit qui satisfasse l'esprit. Pour
les autres ils n'y ont pas tant cherché de
finesse ; ils attribuent le tout à la sorcelle
rie. Nous rapporterons à ce sujet ce qui
.arriva il y a quinze ans à la femme d'un
Marchand de Ventíè. Elle étoit tourmen
tée d'une tumeur en forme d'oeuf de pi
geon , situé en un endroit que la pudeur
^empêche de nommer.* Après .qu'on y eut
appliqué quelque tems un emplâtre ,
on fut surpris d'en voir íortir une petite
branche de romarin , dont les feuilles
étoient aussi vertes que si elle venoit d'ê
tre coupée fur la plante. On communi
qua le fait à M's Senachi , Hartman , Paísol,
& Matthini ; mais , à mon avis, ils ne
réussirent pas mieux que nos Fçavans.
Notre Recteur ML J. Çristophe Ha-
F remberg
M4 MERCURE DE FRANCE.
remberg a fait imprimer une Diísertation
fur unPaííage d'Amos , chap. 5. v.
27. & fur celui des Actes des Apô
tres , chap. 7. v. 4£. & 4^. fous ce titres
Difquifìtio cçnjefturalis propemtica de
Jdolo Chtun & Rephan. L'Auteur pré
tend prouver par quelques Antiquitez
Egiptiennes , qu'on ne doit entendre par
ces mots autre chose que le Fleuve d»
jNil , que les Egyptiens désignoient par
Saturne dans le Ciel. Il fait yoir de plus
la conformité des noms en plusieurs Lanr
gues Orientales. Jl fortifie son opinion
d'autoritez aufquelles il joint de frequen
tes reflexions. Si son Óuvrage est bien
seçu du Public , il fait eíperer de donner
des jéclaiíciísemens fur plusieurs Idoles
inconnues jusqu'à present ; & de fait,
il promet dans l'Epure dédicatoire une
Dissertation particuliere de Jove Çafio
qui a été adoré à Seleucie de Sirie , sous
la forme d'un écuérL
Enfin il a paru ici „ .{ Milan ) à la gran
de satisfaction du Public", deux Tomes ,
Rernm Italicamm du fçavant Ltidovìco
jíntonio Maratore , Bibliothecaire de fòn
A. S. le Duc de Modene , & l'on attend
avec impatience les autres qui font sous
presse.
Almoro Albrizzi vient de nous donne*
(Venisi) le premier Tome des Extraits.
i'*L- ' des
JANVIER. 1714. nj
áes Principaux Journaux des Sçavans de
l'Europe > il est tiré de la Bibliotheque
.ancienne & moderne^Amsterdam. i.part.
tom. xix. & des Actes des Sçavans de
Lipsic .part. lxxxvií . Le second , qui est
tout prêt, est extrait des Journaux des
Sçavans.
M. Berger , Conseiller du Duc de.
Wirtemberg , fart imprimer ici , ( Vvïr-'
temberg ) uBe-Diflertation Critique , His
torique , Morale & Juridique sur les Mas.
.ques , accompagnée de~ 180* figures en
taille.douce>gravées par Wolffgang . cele
bre G raveur à Berlin. Elle paraîtra sous ce
titre : Commentatìo de Personisyseu L trvist
»Criûca^ Historica t Aíoralis ac Juridica,
On nous écrit de la Haye que M. de la
G range, Pocte François^ a publié un Re
cueil de ses Oeuvres mêlées , dont nous
pourrons donner un Extrait le mois pro
chain.
L'Eglise & la Republique des Lettres
ont perdu le n. de ce mois M. Jacques
de Poisson , seul Chevalier Noble Se
Commandeur Ecclesiastique des Ordres
Royaux de S. Lazare , & de Notre.Dame
de Mont.Carmel. Le feu Roi l'avoir ho
noré des principales Charges de íâ Cha
pelle pendant plus de trente ans "cç l'avoiC
gssuice donné à Madame la Dauphi.
né MERCURE DE FRANCE.
ne, Adelaïde de Sayoye. Pendant ce terns.
Jà il fut pourvu des Abbayes de Bournet
Se de Beiiil. Il joignoit à une naiííànce il?
lustre un goût & une délicatesse pour les
sciences qui l'avoient fait souhaitter dans
toutes les Academies d'Italie & de pres
que toute l'Europe , & il ne s'éíoit excusé
d'y entrer que par le travail immeníe
qu'il a voit entrepris ; sçavoir , de donner
une Traduction fidel.le des Çohciles comr
pilez en 1606. par Bini. Cet Ouvrage
qu'il disposoit pour la presse avec un
Suplement eut été d'un grand íecours aux
gens de lettres pour discerner dans les
Actes des Conciles ce que l'ignorance des
siecles grossiers, ou la malice des hereti
ques ont pu introduire d'apocriphe ou de
supposé. Il avoit encore entrepris de tra
duire en Latin la grande histoire de Fran
ce par Mezeray qu'il voulok auísi traduire
en Grec , en faveur des Orientaux. Ce
Sçavant joignoit à son érudition une po
litesse & une generosité qui reiadoient sa
maiíon & sá Bibliotheque ouvertes à tous
ceux qui en ayoient besoin. On assure
qu'il a refusé plusieurs Evêchez dans les
tems où íes fermons l'ont fait desirer des
plus grands Diocèses , content de donner
son tems à la priere , à l'étude , & à
éclairer ceux qui venoient le coníulter.
U est mort à l'âge de 80. ans 'regretté
CL ; JANVIER 171*. ÎI7
♦
GO des gens de la plus singuliere distinction,
Bon & on a crû qu'un homme de ce carac-
(k tere meritoic d'être inhumé , comme ií
)oc: l'a été dans l'Egliíe Metropolitaine de
kI Paris. On attend avec impatience que
ici ses heritiers donnent au public les fruits
tes' de plus de soixante ans , d*un travail
w assidu , utile à l'Eglise & honorable à nô*
ic tre nation.
Se Miches Boyer , Peintre ordinaire du
m Rôy , pour l'Architecture & la Perspec-
.;; tive, pensionnaire de Sa Majesté ,.demeulfj
çant aux Galleries du Louvre , Coníèilr
1er de l'Académie Royale de Feinture &
Sculpture, mourut à Paris le 15. de ce
; mois y âgé ds 5 ans',' dans de grands
feritimens de Pieté & de Religion ; outre
son rare talent, il étoit trcs.bon & fi
dele ami , ce qui le faisoit estimer do
tous .ceux qui le connoilîoient.
La pension de 600. liv qu'a voit M.
Boyer , a été donnée à M. de Chavanes,
fils d'un Notaire de Paris , Peintre du
, Roy, excellent Païíàgiste aux Gobelins.
L'Abbé Molaire , nouveau Profeíseur
du College Royal, fit le 20. de ce mois,
l'ouverture d'un cours de Phisique,par
un Discours préliminaire qui fut fort
applaudi.
DEpuis 17ZO- il s'est trouvé ici
( Ganderheim ) dans .quelques oeufs
de poule , que des femmes étrangeres 8c
inconnues ont vendu , quatre , cinq &
jfîx lentilles ou pois entre le blanc & le
jaune , qui ayant. été semez, ont pour la
plupart levé & produit à l'ordinaire. Nos
Sçavans ont beaucoup travaillé par l'or
dre de S. A. S. Mad' l'Abbeslé Elisabeth
Ernesse , pour expliquer comment ces
grains ont pu palier dans ces oeufs , &
n'ont rien dit qui satisfasse l'esprit. Pour
les autres ils n'y ont pas tant cherché de
finesse ; ils attribuent le tout à la sorcelle
rie. Nous rapporterons à ce sujet ce qui
.arriva il y a quinze ans à la femme d'un
Marchand de Ventíè. Elle étoit tourmen
tée d'une tumeur en forme d'oeuf de pi
geon , situé en un endroit que la pudeur
^empêche de nommer.* Après .qu'on y eut
appliqué quelque tems un emplâtre ,
on fut surpris d'en voir íortir une petite
branche de romarin , dont les feuilles
étoient aussi vertes que si elle venoit d'ê
tre coupée fur la plante. On communi
qua le fait à M's Senachi , Hartman , Paísol,
& Matthini ; mais , à mon avis, ils ne
réussirent pas mieux que nos Fçavans.
Notre Recteur ML J. Çristophe Ha-
F remberg
M4 MERCURE DE FRANCE.
remberg a fait imprimer une Diísertation
fur unPaííage d'Amos , chap. 5. v.
27. & fur celui des Actes des Apô
tres , chap. 7. v. 4£. & 4^. fous ce titres
Difquifìtio cçnjefturalis propemtica de
Jdolo Chtun & Rephan. L'Auteur pré
tend prouver par quelques Antiquitez
Egiptiennes , qu'on ne doit entendre par
ces mots autre chose que le Fleuve d»
jNil , que les Egyptiens désignoient par
Saturne dans le Ciel. Il fait yoir de plus
la conformité des noms en plusieurs Lanr
gues Orientales. Jl fortifie son opinion
d'autoritez aufquelles il joint de frequen
tes reflexions. Si son Óuvrage est bien
seçu du Public , il fait eíperer de donner
des jéclaiíciísemens fur plusieurs Idoles
inconnues jusqu'à present ; & de fait,
il promet dans l'Epure dédicatoire une
Dissertation particuliere de Jove Çafio
qui a été adoré à Seleucie de Sirie , sous
la forme d'un écuérL
Enfin il a paru ici „ .{ Milan ) à la gran
de satisfaction du Public", deux Tomes ,
Rernm Italicamm du fçavant Ltidovìco
jíntonio Maratore , Bibliothecaire de fòn
A. S. le Duc de Modene , & l'on attend
avec impatience les autres qui font sous
presse.
Almoro Albrizzi vient de nous donne*
(Venisi) le premier Tome des Extraits.
i'*L- ' des
JANVIER. 1714. nj
áes Principaux Journaux des Sçavans de
l'Europe > il est tiré de la Bibliotheque
.ancienne & moderne^Amsterdam. i.part.
tom. xix. & des Actes des Sçavans de
Lipsic .part. lxxxvií . Le second , qui est
tout prêt, est extrait des Journaux des
Sçavans.
M. Berger , Conseiller du Duc de.
Wirtemberg , fart imprimer ici , ( Vvïr-'
temberg ) uBe-Diflertation Critique , His
torique , Morale & Juridique sur les Mas.
.ques , accompagnée de~ 180* figures en
taille.douce>gravées par Wolffgang . cele
bre G raveur à Berlin. Elle paraîtra sous ce
titre : Commentatìo de Personisyseu L trvist
»Criûca^ Historica t Aíoralis ac Juridica,
On nous écrit de la Haye que M. de la
G range, Pocte François^ a publié un Re
cueil de ses Oeuvres mêlées , dont nous
pourrons donner un Extrait le mois pro
chain.
L'Eglise & la Republique des Lettres
ont perdu le n. de ce mois M. Jacques
de Poisson , seul Chevalier Noble Se
Commandeur Ecclesiastique des Ordres
Royaux de S. Lazare , & de Notre.Dame
de Mont.Carmel. Le feu Roi l'avoir ho
noré des principales Charges de íâ Cha
pelle pendant plus de trente ans "cç l'avoiC
gssuice donné à Madame la Dauphi.
né MERCURE DE FRANCE.
ne, Adelaïde de Sayoye. Pendant ce terns.
Jà il fut pourvu des Abbayes de Bournet
Se de Beiiil. Il joignoit à une naiííànce il?
lustre un goût & une délicatesse pour les
sciences qui l'avoient fait souhaitter dans
toutes les Academies d'Italie & de pres
que toute l'Europe , & il ne s'éíoit excusé
d'y entrer que par le travail immeníe
qu'il a voit entrepris ; sçavoir , de donner
une Traduction fidel.le des Çohciles comr
pilez en 1606. par Bini. Cet Ouvrage
qu'il disposoit pour la presse avec un
Suplement eut été d'un grand íecours aux
gens de lettres pour discerner dans les
Actes des Conciles ce que l'ignorance des
siecles grossiers, ou la malice des hereti
ques ont pu introduire d'apocriphe ou de
supposé. Il avoit encore entrepris de tra
duire en Latin la grande histoire de Fran
ce par Mezeray qu'il voulok auísi traduire
en Grec , en faveur des Orientaux. Ce
Sçavant joignoit à son érudition une po
litesse & une generosité qui reiadoient sa
maiíon & sá Bibliotheque ouvertes à tous
ceux qui en ayoient besoin. On assure
qu'il a refusé plusieurs Evêchez dans les
tems où íes fermons l'ont fait desirer des
plus grands Diocèses , content de donner
son tems à la priere , à l'étude , & à
éclairer ceux qui venoient le coníulter.
U est mort à l'âge de 80. ans 'regretté
CL ; JANVIER 171*. ÎI7
♦
GO des gens de la plus singuliere distinction,
Bon & on a crû qu'un homme de ce carac-
(k tere meritoic d'être inhumé , comme ií
)oc: l'a été dans l'Egliíe Metropolitaine de
kI Paris. On attend avec impatience que
ici ses heritiers donnent au public les fruits
tes' de plus de soixante ans , d*un travail
w assidu , utile à l'Eglise & honorable à nô*
ic tre nation.
Se Miches Boyer , Peintre ordinaire du
m Rôy , pour l'Architecture & la Perspec-
.;; tive, pensionnaire de Sa Majesté ,.demeulfj
çant aux Galleries du Louvre , Coníèilr
1er de l'Académie Royale de Feinture &
Sculpture, mourut à Paris le 15. de ce
; mois y âgé ds 5 ans',' dans de grands
feritimens de Pieté & de Religion ; outre
son rare talent, il étoit trcs.bon & fi
dele ami , ce qui le faisoit estimer do
tous .ceux qui le connoilîoient.
La pension de 600. liv qu'a voit M.
Boyer , a été donnée à M. de Chavanes,
fils d'un Notaire de Paris , Peintre du
, Roy, excellent Païíàgiste aux Gobelins.
L'Abbé Molaire , nouveau Profeíseur
du College Royal, fit le 20. de ce mois,
l'ouverture d'un cours de Phisique,par
un Discours préliminaire qui fut fort
applaudi.
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Résumé : EXTRAIT de diverses Lettres.
Entre 1710 et 1714, plusieurs événements scientifiques et littéraires marquants ont eu lieu. En 1710, à Gandersheim, des graines de lentilles ou de pois ont été découvertes dans des œufs de poule, un phénomène inexpliqué que les savants ont souvent attribué à la sorcellerie. Un cas similaire a été rapporté à Venise, où une tumeur a produit une branche de romarin. Le Recteur J. Christophe Haferberg a publié une dissertation sur des passages bibliques, interprétant des termes comme le Nil et Saturne. À Milan, Ludovico Antonio Muratori a publié deux tomes des 'Rerum Italicarum', avec d'autres tomes attendus. Almoro Albrizzi a édité des extraits des principaux journaux savants d'Europe. M. Berger, conseiller du Duc de Wurtemberg, a préparé une dissertation sur les masques, illustrée par Wolffgang. À La Haye, M. de La Grange a publié un recueil de ses œuvres. En janvier 1714, Jacques de Poisson, érudit et traducteur, est décédé à l'âge de 80 ans, laissant plusieurs traductions inachevées. Michel Boyer, peintre et architecte, est également décédé à Paris à l'âge de 55 ans, et sa pension a été attribuée à M. de Chavanes. L'Abbé Molaire a inauguré un cours de physique au Collège Royal.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4477
p. 118-119
EXPLICATION des Types & Legendes des Jettons frappez pour le premier Janvier 1724. dont la planche est ci à côté.
Début :
TRÉSOR ROYAL. LA figure d'un Fleuve, qui avec son [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXPLICATION des Types & Legendes des Jettons frappez pour le premier Janvier 1724. dont la planche est ci à côté.
EXPLICATION Àes-'-f^^
Légendes des Jeitms fra-ffez
.jjnmìer Janvier 1714. dont la planche
est ci k côté.
A figure d'un Fleuve , qui: ^fciòrF
JL/ Urne répand des eaux dans un grarjttt
Ballin , Legende. Recipuqùe réfertqueí^ í
// rend ce qu'il refoit.
Parties Casvelibs.
Un grand Chesne qui laisse tomber
quantité de glands , Legende : Sic manet
immortale genus. C'est ainsi que fi ntc*
fimmortalise.
Chambre aux' Déni ers.
Un Arrosoir répandu fur de jeunes
Lauriers , Legende f Certior imbre. Cet»
j>lnye ajs-tre leur vie.
Bastimens du Roy.
Apollon bâti (Tant les murailles de ThebeS,
en joiiant de la Lyre , Légende r Saxa
aurita moventur. Les Pierres enundent ,
& se meuvent d'elles.mêmes.
ÛRD5-
^ANVIÊR uitç ïi*
ÒrûinAike DES GÒER.RïS.
La tête de Meduse representée sur un
Bouclier, Legende: Contra quid postent
ruentes ! Que fourroient contre elles les
efforts ennemis !
Extraordinaire des Guerres,'.
La Massiie d'Hercule. Legendes Etianw
que per otia terret. Elle inspire la órain*
te,' même dans son repos.
Marine.
Un Vaiíseau en plaine Mer conduit
par Jes étoiles de Castor & Pollux. Legen
de : Subamico íìdere tuta. Je vogue en
partitfins cet ajìre protetteur.
Galères.'
Des Òiíèaux de Proye qui semblent
r'égayer en volant sur une mer calme.
Legende : Discuntque pei otia bellutn.
ils apprennent la guerre dans le calmt
mime.
Légendes des Jeitms fra-ffez
.jjnmìer Janvier 1714. dont la planche
est ci k côté.
A figure d'un Fleuve , qui: ^fciòrF
JL/ Urne répand des eaux dans un grarjttt
Ballin , Legende. Recipuqùe réfertqueí^ í
// rend ce qu'il refoit.
Parties Casvelibs.
Un grand Chesne qui laisse tomber
quantité de glands , Legende : Sic manet
immortale genus. C'est ainsi que fi ntc*
fimmortalise.
Chambre aux' Déni ers.
Un Arrosoir répandu fur de jeunes
Lauriers , Legende f Certior imbre. Cet»
j>lnye ajs-tre leur vie.
Bastimens du Roy.
Apollon bâti (Tant les murailles de ThebeS,
en joiiant de la Lyre , Légende r Saxa
aurita moventur. Les Pierres enundent ,
& se meuvent d'elles.mêmes.
ÛRD5-
^ANVIÊR uitç ïi*
ÒrûinAike DES GÒER.RïS.
La tête de Meduse representée sur un
Bouclier, Legende: Contra quid postent
ruentes ! Que fourroient contre elles les
efforts ennemis !
Extraordinaire des Guerres,'.
La Massiie d'Hercule. Legendes Etianw
que per otia terret. Elle inspire la órain*
te,' même dans son repos.
Marine.
Un Vaiíseau en plaine Mer conduit
par Jes étoiles de Castor & Pollux. Legen
de : Subamico íìdere tuta. Je vogue en
partitfins cet ajìre protetteur.
Galères.'
Des Òiíèaux de Proye qui semblent
r'égayer en volant sur une mer calme.
Legende : Discuntque pei otia bellutn.
ils apprennent la guerre dans le calmt
mime.
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Résumé : EXPLICATION des Types & Legendes des Jettons frappez pour le premier Janvier 1724. dont la planche est ci à côté.
En janvier 1714, diverses légendes et figures sont illustrées. Un fleuve, représenté par une urne versant de l'eau dans un grand bassin, symbolise la réciprocité. Un chêne laissant tomber des glands illustre l'immortalité de la descendance. Un arrosoir arrosant de jeunes lauriers signifie que l'eau assure leur croissance. Apollon construit les murailles de Thèbes en jouant de la lyre, montrant que les pierres se meuvent d'elles-mêmes. La tête de Méduse sur un bouclier symbolise la défense contre les efforts ennemis. La massue d'Hercule inspire la crainte même dans son repos. Un vaisseau en mer, guidé par les étoiles de Castor et Pollux, indique une navigation protégée. Des oiseaux de proie volent sur une mer calme, apprenant la guerre dans le calme.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4478
p. 120-122
« Le 7. de ce mois les Comediens François ont remis au Theatre la [...] »
Début :
Le 7. de ce mois les Comediens François ont remis au Theatre la [...]
Mots clefs :
Théâtre, Pièce, Comédiens-Français
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le 7. de ce mois les Comediens François ont remis au Theatre la [...] »
LE 7. de ce mois les Comedien*
François ont remis au Theatre la
Tragedie' de Ntthetisàe M. Danchet, de'
l'Académie Françoise , dont nous donnâ
mes un Extrait, lorsqu'elle parut l'an
née passée. L'Auteur y a fait quelques
changemens qui ont contribué à la faire
encore plus goûter da Public. La distribu-~
tion des rôles a été la même, à là'réíèrve
de celui de Nithetis , que la DUe Lecouvreur
n'a pas été en état de joiïer d'abord,
& que' la D'i« Labat a rempli au gré des.
Spectateurs. Cette jeune personne pro
met beaucoup , l'intelligence, les graces^
la Noblesse, & beaucoup de décence en
trent également dans son jeu. Le Publie
l'a encouragée par ses applaudissémens.
Le 8.. la D1 e la Chaise , qui avoit déja
été de la Troupe des Comediens Fran
çois , reparut comme postulante , & joua
les rôles de Suivante dans Democrite , Se
dans les Folies amoureuses , ainíi que
dans Tartuffe , Se la Serenade.
Le 19. de ce mois les Comediens Ita
liens donneront une Piece nouvelle d'un"
Acte en prose avec des Vaudevilles &c
des.
JANVIER 1724- m
des Chants , intitulée : Le mariage d'Ar
lequin avec Silvia , ou Thetis & Pelée
déguise.
Cette piece ne fut point goûtée du
Public, qui trouva cependant à íè dé
dommager à la Double Inconstance qu'on
repreíenta d'abord ; c'est une des meil
leures Comedies de M. de Marivaux.
Le 2 2. il parut un autre Actrice au
Theatre François , dans le rcfle de la
íuivante des Folies amoureusès de feu M.
Renard. La Due Nefmond qui donne lieu
à cet article â est une jeune personne qui
n'a jamais joiié la Comedie.
Le 26. on donna fur le même Theatre
la premiere repreíentation de l'Impatient,
Comedie en cinq Actes ^ & en vers avec
un Prologue t par M. de Boissi , Auteur.
de la Rivale d'elle.même , qui fut joiiée
avec succès il y a trois ans. La premiere
repreíentation de cette Piece a été fort
applaudie. Nous en parlerons plus au
long , & nous endonnerons un .Extrait*.
On apprend de Venise que le 2 6. de
Pautre mois tous les Theatres furent
rouverts , Si. l'on representa fur celui
de S. Chriíòstome , un Opera nouveau
intitulé le plus fideU des Amis.
Le de ce mois on representa íur
F v celui
ï2i MERCURE DE FRAtfCE;
celui de S. Moyse , un nouvel Opera ^
qui a pour titre : les Effets de l'Amour dr
di l'Ai.b'non*
François ont remis au Theatre la
Tragedie' de Ntthetisàe M. Danchet, de'
l'Académie Françoise , dont nous donnâ
mes un Extrait, lorsqu'elle parut l'an
née passée. L'Auteur y a fait quelques
changemens qui ont contribué à la faire
encore plus goûter da Public. La distribu-~
tion des rôles a été la même, à là'réíèrve
de celui de Nithetis , que la DUe Lecouvreur
n'a pas été en état de joiïer d'abord,
& que' la D'i« Labat a rempli au gré des.
Spectateurs. Cette jeune personne pro
met beaucoup , l'intelligence, les graces^
la Noblesse, & beaucoup de décence en
trent également dans son jeu. Le Publie
l'a encouragée par ses applaudissémens.
Le 8.. la D1 e la Chaise , qui avoit déja
été de la Troupe des Comediens Fran
çois , reparut comme postulante , & joua
les rôles de Suivante dans Democrite , Se
dans les Folies amoureuses , ainíi que
dans Tartuffe , Se la Serenade.
Le 19. de ce mois les Comediens Ita
liens donneront une Piece nouvelle d'un"
Acte en prose avec des Vaudevilles &c
des.
JANVIER 1724- m
des Chants , intitulée : Le mariage d'Ar
lequin avec Silvia , ou Thetis & Pelée
déguise.
Cette piece ne fut point goûtée du
Public, qui trouva cependant à íè dé
dommager à la Double Inconstance qu'on
repreíenta d'abord ; c'est une des meil
leures Comedies de M. de Marivaux.
Le 2 2. il parut un autre Actrice au
Theatre François , dans le rcfle de la
íuivante des Folies amoureusès de feu M.
Renard. La Due Nefmond qui donne lieu
à cet article â est une jeune personne qui
n'a jamais joiié la Comedie.
Le 26. on donna fur le même Theatre
la premiere repreíentation de l'Impatient,
Comedie en cinq Actes ^ & en vers avec
un Prologue t par M. de Boissi , Auteur.
de la Rivale d'elle.même , qui fut joiiée
avec succès il y a trois ans. La premiere
repreíentation de cette Piece a été fort
applaudie. Nous en parlerons plus au
long , & nous endonnerons un .Extrait*.
On apprend de Venise que le 2 6. de
Pautre mois tous les Theatres furent
rouverts , Si. l'on representa fur celui
de S. Chriíòstome , un Opera nouveau
intitulé le plus fideU des Amis.
Le de ce mois on representa íur
F v celui
ï2i MERCURE DE FRAtfCE;
celui de S. Moyse , un nouvel Opera ^
qui a pour titre : les Effets de l'Amour dr
di l'Ai.b'non*
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Résumé : « Le 7. de ce mois les Comediens François ont remis au Theatre la [...] »
En janvier 1724, les Comédiens Français ont présenté la tragédie 'Nitétis' de M. Danchet, avec des modifications appréciées. La Duè Labat a remplacé la Duè Lecouvreur dans le rôle principal et a été bien accueillie pour son intelligence et ses grâces. Le 8 janvier, la Duè La Chaise est revenue dans la troupe et a joué dans 'Démocrite', 'Les Folies amoureuses' et 'Tartuffe'. Le 19 janvier, les Comédiens Italiens ont présenté 'Le Mariage d'Arlequin avec Silvia, ou Thétis & Pelée déguisé', mais le public a préféré 'La Double Inconstance' de Marivaux. Le 22 janvier, la Duè Nefmond a fait ses débuts dans 'Les Folies amoureuses'. Le 26 janvier, la première représentation de 'L'Impatient', une comédie en cinq actes de M. de Boissy, a été applaudie. À Venise, les théâtres ont rouvert le 26 décembre précédent, avec des opéras nouveaux au théâtre de San Cristoforo et au théâtre de San Moisè.
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Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4479
p. 122-123
Turquie.
Début :
L'Envoyé du Roy de Perse à Constantinople, eut audience du Grand [...]
Mots clefs :
Perse, Grand vizir, Troupes, Roi de Perse, Géorgie, Constantinople
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Turquie.
Turquie.
L'Envoyé du Roy de Perse à ConfV
tantinople , eut audience du Grand'
Visir au commencement de l'autre mois*
Il se plaignit de Pentrée des Troupes du
G. S. dans la Georgie , & dans d^iutres.
Provinces de la Perse. Ce Premier Mi
nistre lui répondit que S. H. s'étoit çrûe
obligée de s'aíTurer de ces Provinces pour
. arrêter le progrès des Troupes du Czar*.
dont la grande puissance causoit de l'om
brage à la Porte. Le G. V. a asíuré cet
Envoyé que S. H. ne feroit retirer ses
troupes , que lorsque le Roy de Perse së
íèroit mis à sa discretion , & qu'il n'anïoit
plus de liaison particuliere avec S»'
Majesté Czarienne.
On aslure que l'armée Othomane , qui
est commandée par Hassan , Eacha de'
Bag ht , s'est emparée de Schirmanshacn.
&í de Hamedan , Villes coníiderables fur
la route d'Ispahan ; que l'autre armée du
Grand
S ÁNVI £R 1724. 123
Grand Seigneur , de 40000 hommes ,
commandée par le Bacha de Baslòra t
fils du Bacha Haslàn , est entrée dans la
Province dé Schiwan , & qu'elle íe dis
pose à faire le siege d'Erivan , après s'ê
tre emparée de la Ville de Gangia.
La troisième armée du G. S. comman
dée par Achmet ,. Bacha , est en Georgie
où elle a fait de très.grands progrès , &
. on croit qu'elle va marcher vers la Ca
pitale de la Perse. L'armée de l'Usurpa
teur Miry.Mamouth , n'est, dit-on , com
posée que de 30000. hommes.
Quelques lettres portent qu'une partie
des troupes du Grand Seigneur qui avoient
penetré dans la Georgie , avoient été atta
quées par celles du Roy de Perse ; que
ces dernieres avoient eu l'avantage, &
que les Turcs avoient été contraints de.
& retirer du côté de Tiflis.
On mande de Constantinople que il
le Divan prend la réíolution de declarer
la guerre à la Russie,on arborera la gran
de queue de cheval dès que le Grand Viíìr
sera prêt à partir peur aller se mettre
à la tète de l'armée qui sera, dit.on , com
posée de izocoo; hommes, outre 4 5 000.
Tartares.
On ajoute que Gianum Coggia, estr
en gr nde faveur à la Porte, qu'il a 1*
direction des aífaires de la Marine, &
qx'ii est admis au Divan.
L'Envoyé du Roy de Perse à ConfV
tantinople , eut audience du Grand'
Visir au commencement de l'autre mois*
Il se plaignit de Pentrée des Troupes du
G. S. dans la Georgie , & dans d^iutres.
Provinces de la Perse. Ce Premier Mi
nistre lui répondit que S. H. s'étoit çrûe
obligée de s'aíTurer de ces Provinces pour
. arrêter le progrès des Troupes du Czar*.
dont la grande puissance causoit de l'om
brage à la Porte. Le G. V. a asíuré cet
Envoyé que S. H. ne feroit retirer ses
troupes , que lorsque le Roy de Perse së
íèroit mis à sa discretion , & qu'il n'anïoit
plus de liaison particuliere avec S»'
Majesté Czarienne.
On aslure que l'armée Othomane , qui
est commandée par Hassan , Eacha de'
Bag ht , s'est emparée de Schirmanshacn.
&í de Hamedan , Villes coníiderables fur
la route d'Ispahan ; que l'autre armée du
Grand
S ÁNVI £R 1724. 123
Grand Seigneur , de 40000 hommes ,
commandée par le Bacha de Baslòra t
fils du Bacha Haslàn , est entrée dans la
Province dé Schiwan , & qu'elle íe dis
pose à faire le siege d'Erivan , après s'ê
tre emparée de la Ville de Gangia.
La troisième armée du G. S. comman
dée par Achmet ,. Bacha , est en Georgie
où elle a fait de très.grands progrès , &
. on croit qu'elle va marcher vers la Ca
pitale de la Perse. L'armée de l'Usurpa
teur Miry.Mamouth , n'est, dit-on , com
posée que de 30000. hommes.
Quelques lettres portent qu'une partie
des troupes du Grand Seigneur qui avoient
penetré dans la Georgie , avoient été atta
quées par celles du Roy de Perse ; que
ces dernieres avoient eu l'avantage, &
que les Turcs avoient été contraints de.
& retirer du côté de Tiflis.
On mande de Constantinople que il
le Divan prend la réíolution de declarer
la guerre à la Russie,on arborera la gran
de queue de cheval dès que le Grand Viíìr
sera prêt à partir peur aller se mettre
à la tète de l'armée qui sera, dit.on , com
posée de izocoo; hommes, outre 4 5 000.
Tartares.
On ajoute que Gianum Coggia, estr
en gr nde faveur à la Porte, qu'il a 1*
direction des aífaires de la Marine, &
qx'ii est admis au Divan.
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Résumé : Turquie.
En Turquie, l'envoyé du roi de Perse a rencontré le Grand Visir à Constantinople pour protester contre l'entrée des troupes ottomanes en Géorgie et dans d'autres provinces persanes. Le Grand Visir a justifié cette occupation par la nécessité de contrer l'avancée des troupes russes. Il a assuré que les troupes ottomanes ne se retireraient que lorsque le roi de Perse serait sous la discrétion du sultan et n'aurait plus de liens avec la Russie. L'armée ottomane, dirigée par Hassan, Eacha de Bagdad, a pris les villes de Schirmanshah et Hamedan sur la route d'Ispahan. Une autre armée de 40 000 hommes, commandée par le Bacha de Basra, a pénétré en province de Schiwan et se prépare à assiéger Erivan après avoir pris Gangia. Une troisième armée, dirigée par Achmet Bacha, opère en Géorgie et avance vers la capitale perse. L'armée de l'usurpateur Miry Mamouth est estimée à 30 000 hommes. Des rapports indiquent que des troupes ottomanes en Géorgie ont été attaquées par les forces persanes, qui ont pris l'avantage et repoussé les Turcs vers Tiflis. À Constantinople, le Divan a décidé de déclarer la guerre à la Russie. Une armée de 120 000 hommes, renforcée par 45 000 Tartares, se prépare sous le commandement du Grand Visir. Gianum Coggia, en grande faveur à la Porte, dirige les affaires de la marine et est admis au Divan.
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4480
p. 124-126
Nouvelles de Constantinople du mois d'Octobre 1723.
Début :
Sur la fin du mois passé une des Sultanes a mis au monde une Princesse, [...]
Mots clefs :
Ministre, Ministres, Sultane, Moscovie, Constantinople, Grand vizir, Grand seigneur
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Constantinople du mois d'Octobre 1723.
Nouvelles de Constantinople du mois
d'Otfobfe 172 3.
•
S Ut la fin du mois passé une des Sul-
. canes a mis au monde une Princesse»
dont la naissance a été celebrée à l'ordi
naire par le bruit du. canon du Serrail ,
de l'Arcenal,des Vaisseaux, & des Gai»
leres qui sorit dans ce Port.
M. Gritti , nouveau Bayle, ou Am
bassadeur de Veniíë qui vient relever M.
Emo , est arrivé le 7. de ce mois en ce
Port fur deux Galeres que íà Hautessé
avoit envoyées. au Tenedore , suivant le
ceremonial ordinaire pour recevoir ce
Ministre, & le transporter. en cette Ville;
les deux Vaisseaux de la République, fur
leíquels ce Ministre étoit parti de Veniíe
iront hiverner Jl Corfou , en attendant le
départ de M. Emo. M. Gritti fera in
cessamment son entrée publique en cetta
Ville , il aura. ensuite son audience du
Grand Visir , & du Grand Seigneur. M.
Emo , ancien Bayle , a étéfuivant l'uiâge
recevoir & complimenter son íucceíîèur.
fur ies Galeres du Grand Seigneur , l'a
conduit au * Baylage de Veniíe, à Peraj
•ù il l'a regalé pendant trois jours , &
s'est retiré ensuite dans une maiíon parr.
* C'est le Balais de ces Misislres...
JANVIER. 1714.: irj
tìcutìere qu'il s'étoit fait preparer avant
l'arrivée de ce nouveau Ministre s dans
laquelle il restera juíques à son départ
pour Venise.
Il n'y a eu aucune nouvelle conferent
ce entre les Ministres de la Porte , Se le
Réíident de Moícovie au sujet des affai
res de Perse, depuis celle quiavoit été
tenue le 19. Aoust: on peut juger delà
que ces conferences auront été suspendues
jusqu'à ce que M. NepluyefF, Résident
de Moícovie, ait reçu la réponse aux Let
tres que portoit le Courier qu'il avoic
dépêché en Moícovie après cette confe
rence.
Ile 17. de ce mois il est arrivé en cette
Cour un Ambassadeur de la part de Tamas
Chah , fils du Sophi qui est toujours
à Tauris avec un corps de troupes consi
derable qu'il a raroaíîe. Ce Ministre qui
avoit été retardé près de six mois fur les
frontieres pendant que l'on déliberoit à
la Porte u on- devoit le recevoir , a
vaincu cette premiere difficulté , par leí
moyen des representations du Pacha d~e
Van. Il est venu en poste accompagné
de huit ou dix personnes, & a eu son
audience dû Grand Visir peu dé jours
après son arrivée. On écrit qu'il est déja
entré en conference avec les Ministres
de cette Cour, & que le íùjet de son
Ambaila^
ii6 MERCURE DE FRANCE.
Ambaííàde est pour demander du secours
à la Porte contre Miri-Mamouth.
Les Turcs 'n'ont encore agi que fbiblement
Gu les frontieres, on eh attri
bue la cause aux divisions qu'il y a eu
entre les Comrnandans.' Ibrahim' Pacha
qui étoit Seraskier , a été dépoíe à cette
occasion , 5e cette Charge donnée à Are-
H.Mehemet Pacha qui commande en mê
me temps dans toute la Georgie.
Il est venu depuis peu de jours quel
ques Seigneurs ou principaux des peu-
{íle^ appeliez Abafla pour se mettre sous
a protection de la Torte , Se servir en
même temps d'otage de la fidelité de leurs
Chefs*
. Les pluyes frequentes qu'il fait en ce
pays dans cette saison ont fait revenir à
Fera tous les Ministres des Paiíïances
Étrangeres qui étoient dispersez dans
des maisons de plaiíànce aux environs dè
cette Ville, pour lai sler passer le temps
de la contagion', quoiqu'elle ne soi t pas.
totalement finie.
d'Otfobfe 172 3.
•
S Ut la fin du mois passé une des Sul-
. canes a mis au monde une Princesse»
dont la naissance a été celebrée à l'ordi
naire par le bruit du. canon du Serrail ,
de l'Arcenal,des Vaisseaux, & des Gai»
leres qui sorit dans ce Port.
M. Gritti , nouveau Bayle, ou Am
bassadeur de Veniíë qui vient relever M.
Emo , est arrivé le 7. de ce mois en ce
Port fur deux Galeres que íà Hautessé
avoit envoyées. au Tenedore , suivant le
ceremonial ordinaire pour recevoir ce
Ministre, & le transporter. en cette Ville;
les deux Vaisseaux de la République, fur
leíquels ce Ministre étoit parti de Veniíe
iront hiverner Jl Corfou , en attendant le
départ de M. Emo. M. Gritti fera in
cessamment son entrée publique en cetta
Ville , il aura. ensuite son audience du
Grand Visir , & du Grand Seigneur. M.
Emo , ancien Bayle , a étéfuivant l'uiâge
recevoir & complimenter son íucceíîèur.
fur ies Galeres du Grand Seigneur , l'a
conduit au * Baylage de Veniíe, à Peraj
•ù il l'a regalé pendant trois jours , &
s'est retiré ensuite dans une maiíon parr.
* C'est le Balais de ces Misislres...
JANVIER. 1714.: irj
tìcutìere qu'il s'étoit fait preparer avant
l'arrivée de ce nouveau Ministre s dans
laquelle il restera juíques à son départ
pour Venise.
Il n'y a eu aucune nouvelle conferent
ce entre les Ministres de la Porte , Se le
Réíident de Moícovie au sujet des affai
res de Perse, depuis celle quiavoit été
tenue le 19. Aoust: on peut juger delà
que ces conferences auront été suspendues
jusqu'à ce que M. NepluyefF, Résident
de Moícovie, ait reçu la réponse aux Let
tres que portoit le Courier qu'il avoic
dépêché en Moícovie après cette confe
rence.
Ile 17. de ce mois il est arrivé en cette
Cour un Ambassadeur de la part de Tamas
Chah , fils du Sophi qui est toujours
à Tauris avec un corps de troupes consi
derable qu'il a raroaíîe. Ce Ministre qui
avoit été retardé près de six mois fur les
frontieres pendant que l'on déliberoit à
la Porte u on- devoit le recevoir , a
vaincu cette premiere difficulté , par leí
moyen des representations du Pacha d~e
Van. Il est venu en poste accompagné
de huit ou dix personnes, & a eu son
audience dû Grand Visir peu dé jours
après son arrivée. On écrit qu'il est déja
entré en conference avec les Ministres
de cette Cour, & que le íùjet de son
Ambaila^
ii6 MERCURE DE FRANCE.
Ambaííàde est pour demander du secours
à la Porte contre Miri-Mamouth.
Les Turcs 'n'ont encore agi que fbiblement
Gu les frontieres, on eh attri
bue la cause aux divisions qu'il y a eu
entre les Comrnandans.' Ibrahim' Pacha
qui étoit Seraskier , a été dépoíe à cette
occasion , 5e cette Charge donnée à Are-
H.Mehemet Pacha qui commande en mê
me temps dans toute la Georgie.
Il est venu depuis peu de jours quel
ques Seigneurs ou principaux des peu-
{íle^ appeliez Abafla pour se mettre sous
a protection de la Torte , Se servir en
même temps d'otage de la fidelité de leurs
Chefs*
. Les pluyes frequentes qu'il fait en ce
pays dans cette saison ont fait revenir à
Fera tous les Ministres des Paiíïances
Étrangeres qui étoient dispersez dans
des maisons de plaiíànce aux environs dè
cette Ville, pour lai sler passer le temps
de la contagion', quoiqu'elle ne soi t pas.
totalement finie.
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Résumé : Nouvelles de Constantinople du mois d'Octobre 1723.
En octobre 1723, une sultane a donné naissance à une princesse à Constantinople, célébré par des salves de canon. M. Gritti, nouveau bailli de Venise, est arrivé le 7 octobre à bord de deux galères. Il a été accueilli selon le cérémonial habituel et sera bientôt reçu par le Grand Visir et le Grand Seigneur. M. Emo, ancien bailli, a conduit M. Gritti au baillage de Venise à Peraj et l'a hébergé pendant trois jours avant de se retirer. Depuis août, il n'y a pas eu de nouvelles conférences entre les ministres de la Porte et le résident de Moscovie concernant les affaires de Perse. Le 17 janvier 1724, un ambassadeur de Tamas Chah, fils du Sophi, est arrivé à Constantinople après un retard de six mois. Il a été reçu par le Grand Visir pour demander du secours contre Miri-Mamouth. Les Turcs ont agi faiblement aux frontières en raison de divisions entre les commandants. Ibrahim Pacha a été déposé et remplacé par Ahmet Mehmet Pacha. Quelques seigneurs des peuples Abaza sont venus se mettre sous la protection de la Porte et servir d'otages. Les pluies fréquentes ont ramené les ministres des palais étrangers à Fera.
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4481
p. 126-128
Russie.
Début :
Le Grand Chancelier a fait dire aux Ministres Etrangers, que le Czar [...]
Mots clefs :
Tsar, Moscou, Ordres, Cérémonie, Troupes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Russie.
LE Grand Chancelier a fait dire aux
Ministres Étrangers , que le Czar
ayant dessein de se faire couronner inces
samment à.Moscou , il croyoit qu'aucun
, d'eux ne refuscroit de se trouver à cette
céremonie. . On
JANVIER 1724. il?
. .On a envoyé à Revel des ordres du
College de l'Amirauté pour faire équi
per les trois Vaisseaux de Guerre , & les
quatre Fregates qui avoient été destinées
pour l'Ocean , Ôc qu'on avoit fait desar
mer depuis environ deux "mois.
Les Metropolitains du pays se sont
rendus à Moscou pour se trouver à la
ceremonie du Couronnement de leurs.
Majestez Czariennes i les principaux Ge
neraux des Gofaques s'y font aussi ren
dus pour recevoir les ordres du Czar à
fen arrivée , & delà rejoindre leurs
troupes qui font campées du côté de
Pultova , où les Tartares íônt venus
camper à six lieues , au nombre de vingt
mille hommes. Oh a posté un corps
de dix mille Cosaques , & de quatre
mille Moscovites dans les environs de
cette Forteresse pour observer la conte-.
hance & les démarches de ces Tartares.
Les douze Riegimens qui devoient pasfer
en revue à Moscou , ont reçu de nou
veaux ordres de se mettre en marche ;
neuf de ces Regimens ont pris la route
de Pultova , Se trois , celle d'Astracan.
Oh apprend de Turquie que le Grand
Visir avoit fait assurer M. Dierling , Ré
sident de l'Empereur à. Constantinople,
que fa Hauteife ne feroit rien contre les
Traitez conclus avec Sa Majesté Impe
riale ,
. MERCURE DE FRANCE:
riale, qu'avec le Roy & la Républiques
de Pologne , & qu'il n'avoit raslèmblé
ses troupes que pour s'opposer aux en-:
treprisci du Czar sur la Perse.
Ministres Étrangers , que le Czar
ayant dessein de se faire couronner inces
samment à.Moscou , il croyoit qu'aucun
, d'eux ne refuscroit de se trouver à cette
céremonie. . On
JANVIER 1724. il?
. .On a envoyé à Revel des ordres du
College de l'Amirauté pour faire équi
per les trois Vaisseaux de Guerre , & les
quatre Fregates qui avoient été destinées
pour l'Ocean , Ôc qu'on avoit fait desar
mer depuis environ deux "mois.
Les Metropolitains du pays se sont
rendus à Moscou pour se trouver à la
ceremonie du Couronnement de leurs.
Majestez Czariennes i les principaux Ge
neraux des Gofaques s'y font aussi ren
dus pour recevoir les ordres du Czar à
fen arrivée , & delà rejoindre leurs
troupes qui font campées du côté de
Pultova , où les Tartares íônt venus
camper à six lieues , au nombre de vingt
mille hommes. Oh a posté un corps
de dix mille Cosaques , & de quatre
mille Moscovites dans les environs de
cette Forteresse pour observer la conte-.
hance & les démarches de ces Tartares.
Les douze Riegimens qui devoient pasfer
en revue à Moscou , ont reçu de nou
veaux ordres de se mettre en marche ;
neuf de ces Regimens ont pris la route
de Pultova , Se trois , celle d'Astracan.
Oh apprend de Turquie que le Grand
Visir avoit fait assurer M. Dierling , Ré
sident de l'Empereur à. Constantinople,
que fa Hauteife ne feroit rien contre les
Traitez conclus avec Sa Majesté Impe
riale ,
. MERCURE DE FRANCE:
riale, qu'avec le Roy & la Républiques
de Pologne , & qu'il n'avoit raslèmblé
ses troupes que pour s'opposer aux en-:
treprisci du Czar sur la Perse.
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Résumé : Russie.
En janvier 1724, le Grand Chancelier a annoncé que le tsar prévoyait de se faire couronner à Moscou et a invité les ministres étrangers à y assister. Des ordres ont été donnés pour équiper trois vaisseaux de guerre et quatre frégates à Revel. Les métropolites et les principaux généraux des Gofaques se sont rendus à Moscou pour la cérémonie. Après le couronnement, les Gofaques devaient rejoindre leurs troupes près de Pultova, où vingt mille Tartares étaient présents. Un corps de dix mille Cosaques et quatre mille Moscovites a été déployé pour surveiller les Tartares. Douze régiments ont reçu de nouveaux ordres : neuf se sont dirigés vers Pultova et trois vers Astracan. Par ailleurs, la Turquie a assuré qu'elle respecterait les traités avec l'empereur, mais se préparait à contrer les initiatives du tsar en Perse.
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4482
p. 128-129
Suede.
Début :
On écrit de Dantzich que M. Erdeman, Commissaire du Czar, avoit [...]
Mots clefs :
Suède, Commissaire du tsar
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suede.
Suede..
O N écrit de Dantzich que M. Er=
deman. Commissaire du Czar, avoií
fait partir pour Peteríbourg une trèsgrande
quantité de bied , & qu'il a voie
reçu ordre depuis Quelques jours d'en
acheter encore mille Larts , & de les
faire partir auffi-tôt que la saison le pcrr
mettra.-
Les Lettres dé Curlande & de Livo
nie portent que les Bailliages de ces
Provinces devoient fournir jà leurs frais
à Sa Majesté Czarienne un nombre con
siderable de jeunes gens ; mais que cette
levée fe faisoit très.difficilement., & que
la jeunesse abandonnoit les Villages , 8c
íé fau voit vers les frontieres.
Le Comte de Ta'rlo ayant obtenu de
la derniere; Ailèmblée des Etats duRoyaume
les subsides qu'il follicitoit pour le
Roy Stanislas, est parti le premier De
cembre pour l'aller rejoindre dans le
lieu de sa Résidence.
On apprend encore de Goppenhague
qu'on y imprimoit actuellement le nou?
veau Reglement pour les Feages dupasla.
8*
JANVIER 17T4; lîjjp
ge du Sund , auquel on travailloit depuis
très-long-temps. Le bruit court qu'il est
avantageux aux négòcians étrangers.
On a arrêté pour dettes à Berlin le
Ministre de Suede à la Cour de Prusse ,
& le Senat s'est assemblé extraordinaire
ment le 20. Decembre après.midy, afin
de prendre les mesures neceíîàires pour'
Iìh procurer la liberté..
O N écrit de Dantzich que M. Er=
deman. Commissaire du Czar, avoií
fait partir pour Peteríbourg une trèsgrande
quantité de bied , & qu'il a voie
reçu ordre depuis Quelques jours d'en
acheter encore mille Larts , & de les
faire partir auffi-tôt que la saison le pcrr
mettra.-
Les Lettres dé Curlande & de Livo
nie portent que les Bailliages de ces
Provinces devoient fournir jà leurs frais
à Sa Majesté Czarienne un nombre con
siderable de jeunes gens ; mais que cette
levée fe faisoit très.difficilement., & que
la jeunesse abandonnoit les Villages , 8c
íé fau voit vers les frontieres.
Le Comte de Ta'rlo ayant obtenu de
la derniere; Ailèmblée des Etats duRoyaume
les subsides qu'il follicitoit pour le
Roy Stanislas, est parti le premier De
cembre pour l'aller rejoindre dans le
lieu de sa Résidence.
On apprend encore de Goppenhague
qu'on y imprimoit actuellement le nou?
veau Reglement pour les Feages dupasla.
8*
JANVIER 17T4; lîjjp
ge du Sund , auquel on travailloit depuis
très-long-temps. Le bruit court qu'il est
avantageux aux négòcians étrangers.
On a arrêté pour dettes à Berlin le
Ministre de Suede à la Cour de Prusse ,
& le Senat s'est assemblé extraordinaire
ment le 20. Decembre après.midy, afin
de prendre les mesures neceíîàires pour'
Iìh procurer la liberté..
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Résumé : Suede.
En janvier 1714, plusieurs événements politiques et économiques marquent la Suède et ses régions voisines. À Dantzich, M. Erdmann, commissaire du Czar, expédie une grande quantité de blé à Petersbourg et reçoit l'ordre d'en acheter davantage. En Curlande et en Livonie, les bailliages doivent fournir des jeunes pour le service du Czar, mais cette levée rencontre des difficultés en raison de la fuite des jeunes vers les frontières. Le Comte de Tarlö obtient des subsides pour le roi Stanislas et part le 1er décembre pour le rejoindre. À Copenhague, un nouveau règlement pour les péages du Sund est imprimé, avantageux pour les négociants étrangers. À Berlin, le ministre de Suède à la cour de Prusse est arrêté pour dettes, et le Sénat se réunit en urgence le 20 décembre pour prendre des mesures en vue de sa libération.
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4483
p. 129-130
Pologne.
Début :
La Diette generale s'assemblera peu de temps après l'arrivée du Roy, [...]
Mots clefs :
Diète générale, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Pologne.
tolognt.
LA Diette generale s'assemblera peiï'
de temps après l'arrivée du Roy -3
qu'on attend incessamment à Varsovie.
Oh compte que les Protestans du Royau
me y presenteront le Memoire qu'ils ont
dressé contre les Catholiques , poux de
mander la restitution des biens fonds
& des revenus dont ils prétendent quer
le Clergé s'est emparé. Les Evêques, &.
les Ecclesiastiques du íecond Ordre se
disposent à leur répondre , & à détruire
leurs prétentions. On croit que cette
affaire fera la principale occupation de la
Diette.
Le parts attaché au Roy fait des per
quisitions pour découvrir les Nobles qui
épousent encore les interests du Roy Staniflas
; cela fait conjecturer qu'on prendra
des meíures dans la Diette prochaine con
tre les desseins qu'ils pourroient former
en fa faveur. Le
t;6 MERCURE Î>Ì FRANCfe s
Le Roi de Pologne partit de Dresde
, pour Warsovie le 10. de ce mois. Quel
ques jours auparavant sa. Majesté donna
l'Ordre de l'Aigre-Blane au Prince de
Neustadt. C'est le premier Seigneur Ec
clesiastique auquel elle' ait accordé cette
faveur.
S M. P. a nommé le Baron Wederkorp,;
l'un de ses Chambellans , pour son En
voyé extraordinaire à la Cour de France.'
LA Diette generale s'assemblera peiï'
de temps après l'arrivée du Roy -3
qu'on attend incessamment à Varsovie.
Oh compte que les Protestans du Royau
me y presenteront le Memoire qu'ils ont
dressé contre les Catholiques , poux de
mander la restitution des biens fonds
& des revenus dont ils prétendent quer
le Clergé s'est emparé. Les Evêques, &.
les Ecclesiastiques du íecond Ordre se
disposent à leur répondre , & à détruire
leurs prétentions. On croit que cette
affaire fera la principale occupation de la
Diette.
Le parts attaché au Roy fait des per
quisitions pour découvrir les Nobles qui
épousent encore les interests du Roy Staniflas
; cela fait conjecturer qu'on prendra
des meíures dans la Diette prochaine con
tre les desseins qu'ils pourroient former
en fa faveur. Le
t;6 MERCURE Î>Ì FRANCfe s
Le Roi de Pologne partit de Dresde
, pour Warsovie le 10. de ce mois. Quel
ques jours auparavant sa. Majesté donna
l'Ordre de l'Aigre-Blane au Prince de
Neustadt. C'est le premier Seigneur Ec
clesiastique auquel elle' ait accordé cette
faveur.
S M. P. a nommé le Baron Wederkorp,;
l'un de ses Chambellans , pour son En
voyé extraordinaire à la Cour de France.'
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Résumé : Pologne.
La Diète générale de Pologne se tiendra peu après l'arrivée du roi à Varsovie. Les protestants du royaume prévoient soumettre un mémoire réclamant la restitution des biens et revenus qu'ils estiment usurpés par le clergé catholique. Les évêques et ecclésiastiques du second ordre se préparent à contester ces revendications, ce qui devrait être le principal sujet de la Diète. Parallèlement, les partisans du roi mènent des enquêtes pour identifier les nobles soutenant Stanislas, suggérant des mesures contre leurs éventuels projets en faveur de ce dernier. Le roi de Pologne a quitté Dresde pour Varsovie le 10 du mois. Auparavant, il a décerné l'Ordre de l'Aigle Blanc au Prince de Neustadt, premier seigneur ecclésiastique à recevoir cette distinction. De plus, le roi a nommé le Baron Wederkorp comme son envoyé extraordinaire à la cour de France.
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4484
p. 130-131
Allemagne.
Début :
Le six de Decembre on afficha à Vienne deux Ordonnances contre les Mandians [...]
Mots clefs :
Mendiants, Empereur, Comte, Capitaine Pretorius
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Allemagne.
Atlemajgte.'
Le six de Décembre on afficha à Vien
ne deux Ordonnances contre les Marídians
& autres gens íâns aveu , par les
quelles les personnes charijables font in-:
Vicées' à porter Ieuf% aumônes dans le'
tronc public des Eglises , afin que la dií
tribution s'en saífe avec Comtoilsance par'
te Comte de Khevenhuller , Lieutenant
de cette Vdk.-
On imnde de hambourg que. le Ca
pitaine Pretarius , soupçonné d'être le'
principal Auteur de l'aísaífinat du feu
Comte de Rantzau avoit été arrêté à
CrbíTen en Silesie , 6c de.là conduit dans
les prisons de Rendefbòurg.
Le Comte Merích, Plenipotentiaire de
l'Empereur dans leCercle de la Bafle Saxe#
a été choisi par S.M.I. pour assister en qua
lité de son CommiiTaire àl'électionde l'E.
1
JAN V 1ER i/jrV *jî
vêque de Hildeim. On ne doute pas que
le Prince Theodore de Biviere , Evêque
de Ratiíbonne y ëc Coadjuteur de Freysingen
, ne íôit élu. Le Comte de Curìeni
a été revêtu du même caractere y
de la part de l'Empereur , à l'élection d«
^Evêque de Liege.
Le six de Décembre on afficha à Vien
ne deux Ordonnances contre les Marídians
& autres gens íâns aveu , par les
quelles les personnes charijables font in-:
Vicées' à porter Ieuf% aumônes dans le'
tronc public des Eglises , afin que la dií
tribution s'en saífe avec Comtoilsance par'
te Comte de Khevenhuller , Lieutenant
de cette Vdk.-
On imnde de hambourg que. le Ca
pitaine Pretarius , soupçonné d'être le'
principal Auteur de l'aísaífinat du feu
Comte de Rantzau avoit été arrêté à
CrbíTen en Silesie , 6c de.là conduit dans
les prisons de Rendefbòurg.
Le Comte Merích, Plenipotentiaire de
l'Empereur dans leCercle de la Bafle Saxe#
a été choisi par S.M.I. pour assister en qua
lité de son CommiiTaire àl'électionde l'E.
1
JAN V 1ER i/jrV *jî
vêque de Hildeim. On ne doute pas que
le Prince Theodore de Biviere , Evêque
de Ratiíbonne y ëc Coadjuteur de Freysingen
, ne íôit élu. Le Comte de Curìeni
a été revêtu du même caractere y
de la part de l'Empereur , à l'élection d«
^Evêque de Liege.
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Résumé : Allemagne.
Le 6 décembre, Vienne publia deux ordonnances contre les Marídians et autres personnes sans aveu, invitant à des dons charitables dans les églises, supervisés par le Comte de Khevenhuller. À Hambourg, le capitaine Pretarius, suspecté du meurtre du Comte de Rantzau, fut arrêté en Silésie et incarcéré à Rendebòurg. Le Comte Merích, représentant impérial en Basse-Saxe, fut désigné pour l'élection de l'évêque de Hildesheim, où le Prince Théodore de Bavière est pressenti. L'Empereur nomma également le Comte de Curìeni pour l'élection de l'évêque de Liège.
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4485
p. 131-133
Hollande, & Pays-bas.
Début :
Leurs Hautes Puissances qui avoient chargé leur Ministre à Lisbone de traverser [...]
Mots clefs :
Empereur, Compagnie de Trieste, Indes orientales
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Hollande, & Pays-bas.
H)lUnde >& Pays.bar,
. Leurs Haines Puilíances qui avaient
chargé leur. Ministre à Liíbonede traverfer
la négociation dxi Traité de commerce'
proposé par l'Empereur pour l'avantage'
dela Compagnie Orientale de Trieste
n'ont pu réussir. Le Roi de Portugal leur
à.fait répondre pa* le Comte de Taroncay
son 'Ambassadeur. , qu'il n'avoit aucun en-'
gagement avec la Republique de Hollan->
de qui pût l'empêcher d'user de son droit'
de Souveraineté par rapport aux Indes'
Orientales ; quil pouvoit aûslì dilpoíèr'
áu commerce de ses Etats , íèlon son bon'
plaisir r que les Tertugais ne fburnisioient
point de vaiíseaux à la Compagnie de
Trieste ornais qu'ils les lui rendoient
ainsi qu'ils pou voient juger par le Pavil
lon Imperial qu'on mettoit aux Bâtimens
aullì.tôt que la vente en étoit faite ; 8c
qu'enfin le dernier Traité de commerces
conclu avec l'Empereur , ne contenoit
íîen qui pût préjudiuer aux droits de ls*
ifp MERCURE DE FRANCE.
Republique, tant aux Indes Orientales'^
qu'ailleurs.
. Tous les Commandans des Places pos
íédées par l'Empereur dans les Païs.Bas,
ont reçu ordre de renforcer les gardes
de faire faire des patrouilles hors de leurs
Villes , avant que d'en ouvris ou d'eir
fermer les portes , de n'y laisser entrer
qu'un certain nombre de personnes à laj
fois , d'arrêter toutes celles qui leur pa
raîtront suspectes , & de faire exacte
ment visiter tous les chariots chargez de
paille ou de soin qui íè presenteront pour
entrer.
On apprend de Liege que l'Electeur de .
Cologne y étoit. arrivé le j.i. Decembre*
vers les quatre heures après.midi , accom.i
pagné du Baron' de PÌettembourg , sort
premier Ministre , & que le Cardinal de
Saxe.zeitss'étoit déclaré son competiteur
pour cet Evêché, vacant par le ministere
du Baroride Fiow,- Commandeur de l'Or-
«Ire de Malthe quiest arrivé à Liege3char.
gé des Lettres de créance de ce Cardinal.
Le 19. de ce mois on publia à la Haye
UTie nouvelle Ordonnance des Etats Gene
raux concernant les naufrages , & portant
peine de mort contre tous ceux , qui sous
Îpretexte de donner du íecours à un vaiss
eau en danger , se rendront à bord de ce
Bâtiment , sans ayoir été appelles par le
Capi.3
J A N V I E R 17** j jj
Capitaine , le Pilote , ou par l'equipage
en leur absence.
. Leurs Haines Puilíances qui avaient
chargé leur. Ministre à Liíbonede traverfer
la négociation dxi Traité de commerce'
proposé par l'Empereur pour l'avantage'
dela Compagnie Orientale de Trieste
n'ont pu réussir. Le Roi de Portugal leur
à.fait répondre pa* le Comte de Taroncay
son 'Ambassadeur. , qu'il n'avoit aucun en-'
gagement avec la Republique de Hollan->
de qui pût l'empêcher d'user de son droit'
de Souveraineté par rapport aux Indes'
Orientales ; quil pouvoit aûslì dilpoíèr'
áu commerce de ses Etats , íèlon son bon'
plaisir r que les Tertugais ne fburnisioient
point de vaiíseaux à la Compagnie de
Trieste ornais qu'ils les lui rendoient
ainsi qu'ils pou voient juger par le Pavil
lon Imperial qu'on mettoit aux Bâtimens
aullì.tôt que la vente en étoit faite ; 8c
qu'enfin le dernier Traité de commerces
conclu avec l'Empereur , ne contenoit
íîen qui pût préjudiuer aux droits de ls*
ifp MERCURE DE FRANCE.
Republique, tant aux Indes Orientales'^
qu'ailleurs.
. Tous les Commandans des Places pos
íédées par l'Empereur dans les Païs.Bas,
ont reçu ordre de renforcer les gardes
de faire faire des patrouilles hors de leurs
Villes , avant que d'en ouvris ou d'eir
fermer les portes , de n'y laisser entrer
qu'un certain nombre de personnes à laj
fois , d'arrêter toutes celles qui leur pa
raîtront suspectes , & de faire exacte
ment visiter tous les chariots chargez de
paille ou de soin qui íè presenteront pour
entrer.
On apprend de Liege que l'Electeur de .
Cologne y étoit. arrivé le j.i. Decembre*
vers les quatre heures après.midi , accom.i
pagné du Baron' de PÌettembourg , sort
premier Ministre , & que le Cardinal de
Saxe.zeitss'étoit déclaré son competiteur
pour cet Evêché, vacant par le ministere
du Baroride Fiow,- Commandeur de l'Or-
«Ire de Malthe quiest arrivé à Liege3char.
gé des Lettres de créance de ce Cardinal.
Le 19. de ce mois on publia à la Haye
UTie nouvelle Ordonnance des Etats Gene
raux concernant les naufrages , & portant
peine de mort contre tous ceux , qui sous
Îpretexte de donner du íecours à un vaiss
eau en danger , se rendront à bord de ce
Bâtiment , sans ayoir été appelles par le
Capi.3
J A N V I E R 17** j jj
Capitaine , le Pilote , ou par l'equipage
en leur absence.
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Résumé : Hollande, & Pays-bas.
Le texte décrit plusieurs événements diplomatiques et militaires. Les Pays-Bas ont tenté de négocier un traité de commerce pour la Compagnie Orientale de Trieste via leur ministre à Lisbonne, mais sans succès. Le Roi de Portugal a affirmé qu'il n'avait aucun engagement avec la République de Hollande l'empêchant d'exercer sa souveraineté sur les Indes Orientales. Il a également nié fournir des vaisseaux à la Compagnie de Trieste et assuré que le dernier traité de commerce avec l'Empereur ne préjudiciait pas aux droits de la République. Dans les Pays-Bas, les commandants des places fortifiées par l'Empereur ont reçu des ordres pour renforcer la sécurité : renforcer les gardes, faire des patrouilles, limiter l'accès aux villes, arrêter les personnes suspectes et inspecter les chariots. En Allemagne, l'Électeur de Cologne est arrivé à Liège le 11 décembre avec son premier ministre, le Baron de Pettembourg. Le Cardinal de Saxe s'est déclaré compétiteur pour l'évêché de Cologne, vacant après le décès du Baron de Fiow. Enfin, une ordonnance des États Généraux concernant les naufrages a été publiée à La Haye le 19 du mois, prévoyant la peine de mort pour ceux qui monteraient à bord d'un vaisseau en danger sans y avoir été invités par le capitaine, le pilote ou l'équipage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4486
p. 133-136
Grande-Bretagne.
Début :
La tempête du 20. Septembre dernier qui a été mentionnée dans tous les Journaux, [...]
Mots clefs :
Royaume, Catholique, Parlement, Irlande, Compagnie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Grande-Bretagne.
Grande.Bretagne.
La tempête du 10. Septembre dernier
qui a été mentionnée dans tous les Jourr
naux , a fait perir plus de trente vaisseaux
Marchands aux ten virons de l'Ifle d'Antigoa.
Le 1 7. Décembre les Lords Regens fir
lent publier une Proclamation pour pn>
.roger l'Aísemblée du Parlement jusqu'au
j.o. Janvier suivant, auquel jour tous
les Membres des deux .Chambres ibnt
sommés de' se trouver à Westminster, pour
déliberer sur des affaires très.importantes.
Le 24.. Decembre les Directeurs de la
Compagnie de la Mer du Sud firent a/h>
çher que le Livre de traníport des Acr
étions de cette Compagnie seroit fermé
jusqu'au ì. i . Février prochain pour leur
donner le temps de faire la balance des
profits & des pertes de la Compagnie,
afin d'annoncer ensuite le di videnddû aux
Actionnaires pour la demi.année échue
au terme de Noël ; ils firent publier est
rnéme temps qu'ils payeroient inceflamment
leurs obligations dattéesdu 16. De
cembre 171 5. 1717. 1718. §ç 171 9. qui
font échues.
Le 8. de ce mois le Roi d'Angleterre
arriva heureusement à Margare aux heu
res
^..MERCURE BÉ FRANCl
jres du soit. Cette agréable nouvelle fut?
annoncée à Londres le 9. à dix heures dir'
.matin par une décharge generale du ca<.
lion du Parc de S. James , & de la Tour.
te 5>. íâ Majesté coucha à Chaçham ; elle
.y fit le 10. au matin la visite de seí
vaisseaux de guerre & des magazins de la
Marine t & elle arriva vers les 7. heures
du soir à Londres avec les Seigneurs de
{a. Cour , & plusieurs Ministres Etran
gers. Il y eut le soir dans toutes ies rues
des feux &c des illuminations.
On assure que les Communes du Par
lement d'Irlande ont passe' un Bill trèsrigoureux
contre les Catholiques de ce
Royaume. Par le premier article de cet
Acte , il est ordonné que tous les Archevêques
, Evêques , Vicaires Generaux ,
Doyens Jesuites', Moines , Religieux
ou autres Ecclesiastiques Reguliers Ca
tholiques , exerçant Jurisdiction Eccle
siastique, ou qui depuis le premier jour
de May 1698. ont exercé Jurisdiction
Ecclesiastique dans ce Royaume , feront
.obligez d'en íortir avant le 2 5. Mars
1724. .& que toutes les períonnes cydessus
designées , qui après ce terme in
diqué , seront trouvées dans Je Royau
me , seront jugées coupables de haute
trahison : que tout particulier qui rece
vra , soulagera , entretiendra , ou donnera
au.
JANVIER 1724. ijj
jaucune retraite , azile ou secours à aucun
de ces Ecclesiastiques proscrits , à l'ex
ception de ceuf qui ont prêté les ferment
4'abjuration , fera puiii de mort , lans
esperance de grace, &.que tout dénon
ciateur qui donnera avis du lieu où ils Ce
tiendront cachez , &c des particuliers qui
leur donneront retraite , sera récompensé
auflì.tot que son avis aura été trouvé
.Certain. Par le second article , il e.st dér
fendu à tout particulier Catholique de
recevoir en pension aucune femme ni
iîlle , à peine de 3000. livres d'amende
pour chaque contravention. Par le troir
fiéme , tout Maître d'Ecole Catholique ,
.ou Précepteur de cette Communion , mê
me dans une famille particuliere , qui
fera découvert dans Je Royaume après le
terme indiqué , fera puni de mort , ainsi.
.que le particulier qui le garderoit dans
ta. maiíon malgré la défense. Le quatriè
me ordonne que tout enfant Catholique
né hors du Royaume d'un pere Catho
lique qui aura pris les armes contre le
feu Roy Guillaume , & la Reine Marie
& qui fera ensuite retiré dans les
Etats de quelque Puisíance Catholique f
ne pourra en revenant dans ce Pays, être
reputé veritable sujet de ce Royaume f
ni jouir des Privileges accordez par les
Actes Parlementaires en. faveur des en
* •
y 3* MERCURE DE FRANCE-
-fans Protestans nez hors du Royaume.
..Comme toute personne parvenue à í' li
ge de 16. ans , est obligée fous peine de
Íirison perpetuelle., & de confiscation de
es biens , de prêter le ferment d'abjura
tion en vertu d'un A.cte du Parlement de
:1a troisième. année du Règne de la Reine
Anne , <$c que cependant on a remarqué
que cette obligation étoit .souvent élu
dée par plusieurs particuliers qui íè cas.
choient pour n'être point citez par les
Juges de paix , il est ordonné par le cin
quième arycle qu'il suffira d'afficher la
citation de ces Juges à la porte des Car.
tholiques citez, $~c que si dans le terme
prescrit ils ne íè presentent pas poux
faire le serment , ils seront punis con
formément à l'Acte dont on vient de
parler. Enfin par le sixième, il est. dit
!qne tout Protestant qui prêtera son nom.
à un Catholique pour l'acquisition de
quelque terre , fera condamné à une
amende de 3000. liv. à la confiícation des
terres acquises sous confidence, & à per
dre la jouissance des Privilegies accordez
aux Protestans.
La tempête du 10. Septembre dernier
qui a été mentionnée dans tous les Jourr
naux , a fait perir plus de trente vaisseaux
Marchands aux ten virons de l'Ifle d'Antigoa.
Le 1 7. Décembre les Lords Regens fir
lent publier une Proclamation pour pn>
.roger l'Aísemblée du Parlement jusqu'au
j.o. Janvier suivant, auquel jour tous
les Membres des deux .Chambres ibnt
sommés de' se trouver à Westminster, pour
déliberer sur des affaires très.importantes.
Le 24.. Decembre les Directeurs de la
Compagnie de la Mer du Sud firent a/h>
çher que le Livre de traníport des Acr
étions de cette Compagnie seroit fermé
jusqu'au ì. i . Février prochain pour leur
donner le temps de faire la balance des
profits & des pertes de la Compagnie,
afin d'annoncer ensuite le di videnddû aux
Actionnaires pour la demi.année échue
au terme de Noël ; ils firent publier est
rnéme temps qu'ils payeroient inceflamment
leurs obligations dattéesdu 16. De
cembre 171 5. 1717. 1718. §ç 171 9. qui
font échues.
Le 8. de ce mois le Roi d'Angleterre
arriva heureusement à Margare aux heu
res
^..MERCURE BÉ FRANCl
jres du soit. Cette agréable nouvelle fut?
annoncée à Londres le 9. à dix heures dir'
.matin par une décharge generale du ca<.
lion du Parc de S. James , & de la Tour.
te 5>. íâ Majesté coucha à Chaçham ; elle
.y fit le 10. au matin la visite de seí
vaisseaux de guerre & des magazins de la
Marine t & elle arriva vers les 7. heures
du soir à Londres avec les Seigneurs de
{a. Cour , & plusieurs Ministres Etran
gers. Il y eut le soir dans toutes ies rues
des feux &c des illuminations.
On assure que les Communes du Par
lement d'Irlande ont passe' un Bill trèsrigoureux
contre les Catholiques de ce
Royaume. Par le premier article de cet
Acte , il est ordonné que tous les Archevêques
, Evêques , Vicaires Generaux ,
Doyens Jesuites', Moines , Religieux
ou autres Ecclesiastiques Reguliers Ca
tholiques , exerçant Jurisdiction Eccle
siastique, ou qui depuis le premier jour
de May 1698. ont exercé Jurisdiction
Ecclesiastique dans ce Royaume , feront
.obligez d'en íortir avant le 2 5. Mars
1724. .& que toutes les períonnes cydessus
designées , qui après ce terme in
diqué , seront trouvées dans Je Royau
me , seront jugées coupables de haute
trahison : que tout particulier qui rece
vra , soulagera , entretiendra , ou donnera
au.
JANVIER 1724. ijj
jaucune retraite , azile ou secours à aucun
de ces Ecclesiastiques proscrits , à l'ex
ception de ceuf qui ont prêté les ferment
4'abjuration , fera puiii de mort , lans
esperance de grace, &.que tout dénon
ciateur qui donnera avis du lieu où ils Ce
tiendront cachez , &c des particuliers qui
leur donneront retraite , sera récompensé
auflì.tot que son avis aura été trouvé
.Certain. Par le second article , il e.st dér
fendu à tout particulier Catholique de
recevoir en pension aucune femme ni
iîlle , à peine de 3000. livres d'amende
pour chaque contravention. Par le troir
fiéme , tout Maître d'Ecole Catholique ,
.ou Précepteur de cette Communion , mê
me dans une famille particuliere , qui
fera découvert dans Je Royaume après le
terme indiqué , fera puni de mort , ainsi.
.que le particulier qui le garderoit dans
ta. maiíon malgré la défense. Le quatriè
me ordonne que tout enfant Catholique
né hors du Royaume d'un pere Catho
lique qui aura pris les armes contre le
feu Roy Guillaume , & la Reine Marie
& qui fera ensuite retiré dans les
Etats de quelque Puisíance Catholique f
ne pourra en revenant dans ce Pays, être
reputé veritable sujet de ce Royaume f
ni jouir des Privileges accordez par les
Actes Parlementaires en. faveur des en
* •
y 3* MERCURE DE FRANCE-
-fans Protestans nez hors du Royaume.
..Comme toute personne parvenue à í' li
ge de 16. ans , est obligée fous peine de
Íirison perpetuelle., & de confiscation de
es biens , de prêter le ferment d'abjura
tion en vertu d'un A.cte du Parlement de
:1a troisième. année du Règne de la Reine
Anne , <$c que cependant on a remarqué
que cette obligation étoit .souvent élu
dée par plusieurs particuliers qui íè cas.
choient pour n'être point citez par les
Juges de paix , il est ordonné par le cin
quième arycle qu'il suffira d'afficher la
citation de ces Juges à la porte des Car.
tholiques citez, $~c que si dans le terme
prescrit ils ne íè presentent pas poux
faire le serment , ils seront punis con
formément à l'Acte dont on vient de
parler. Enfin par le sixième, il est. dit
!qne tout Protestant qui prêtera son nom.
à un Catholique pour l'acquisition de
quelque terre , fera condamné à une
amende de 3000. liv. à la confiícation des
terres acquises sous confidence, & à per
dre la jouissance des Privilegies accordez
aux Protestans.
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Résumé : Grande-Bretagne.
Le texte relate plusieurs événements en Grande-Bretagne. Le 10 septembre, une tempête a provoqué la perte de plus de trente vaisseaux marchands près de l'île d'Antigua. Le 17 décembre, les Lords Régents ont publié une proclamation pour ajourner l'Assemblée du Parlement au 10 janvier suivant afin de délibérer sur des affaires importantes. Le 24 décembre, les Directeurs de la Compagnie de la Mer du Sud ont annoncé la fermeture du livre de transport des actions jusqu'au 1er février pour établir la balance des profits et des pertes, et payer les dividendes aux actionnaires. Ils ont également annoncé le paiement immédiat de leurs obligations échues. Le 8 janvier, le roi d'Angleterre est arrivé à Margate et a été accueilli par des célébrations à Londres le 9 janvier. En Irlande, le Parlement a adopté un bill rigoureux contre les catholiques. Ce bill ordonne l'expulsion des ecclésiastiques catholiques exerçant une juridiction ecclésiastique avant le 25 mars 1724, sous peine de haute trahison. Il interdit également aux catholiques de recevoir des femmes ou des filles en pension, d'enseigner, ou d'acquérir des terres avec l'aide de protestants, sous peine d'amendes et de confiscations. Les protestants aidant les catholiques dans ces acquisitions seront également punis.
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4487
p. 136-138
Espagne & Portugal.
Début :
On a défendu dans ce Royaume l'usage des dorures, tant sur les [...]
Mots clefs :
Roi d'Espagne, Troupes, Conseil, Cour, Marquis, Dorures
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Espagne & Portugal.
Espagne & Portugal.
N a défendu dans ce Royaume
\î-/ l'usage des dorures , tant sor les
habits qu'aux carossej , 6c autres équi
pages
1
7 A N 'V 1^ R rjti t\r
pages ; on n'a excepté que les ornemens
des Eglises. .
On mande de Malaga que plusieurs
bâtimens en étoient partis fous l'eícorte
de deux Galeres , pour transporter fur les
côtes d'Afrique les troupes destinées à
relever la Garnison de Mellille.
le deuil , à l'occaíion de la mort de Mon
sieur le Duc d'Orleans.
Le Roy a donné la Charge de JugeÇonservateur
des Boucheries au Mar
quis d'Aranda , 'Membre du Conseil d'E
tat , Se de celui de la Chambre : celle de
Directeur des Hôpitaux & des Comedies
à Don Pascal de Villa.Campa , Conseil
ler aux mêmes Conseils , Se celle d'Ins
pecteur des Fontaines publiques à Doa
Le Roy d'Espagne que Sa Majesté Por
tugaise a prié d'être le Parain du dernier
Infant , dont la Reine est accouchée^, *
nommé le Prince du Bresil' pour le tenir
fia son nom fur les Fonts de Baptême.
Le Czar a nommé deux Officiers Ge
neraux de ses troupes pour ses Envoyez
extraordinaires en Espagne ^ Se en Por
tugal.
Le 5. Decembre le Marquis de Capichelatro
, Ambassadeur du Roy d'Espa
gne à la .Cour de Liíbone , eut sa pre-
La Cour doit prendre pour trois mois
G rniere
i.3 8 MERCURE DE FRANCE.
miere audience publique du Roy, étant
.conduit par M. le Marquis de Angeja ,
Conseiller d'Etat , & Visiteur des Finan
ces. Son cortege étoit magnifique 8c nom
breux , Se on admira la richeslè & la
beauté de ses équipages.
N a défendu dans ce Royaume
\î-/ l'usage des dorures , tant sor les
habits qu'aux carossej , 6c autres équi
pages
1
7 A N 'V 1^ R rjti t\r
pages ; on n'a excepté que les ornemens
des Eglises. .
On mande de Malaga que plusieurs
bâtimens en étoient partis fous l'eícorte
de deux Galeres , pour transporter fur les
côtes d'Afrique les troupes destinées à
relever la Garnison de Mellille.
le deuil , à l'occaíion de la mort de Mon
sieur le Duc d'Orleans.
Le Roy a donné la Charge de JugeÇonservateur
des Boucheries au Mar
quis d'Aranda , 'Membre du Conseil d'E
tat , Se de celui de la Chambre : celle de
Directeur des Hôpitaux & des Comedies
à Don Pascal de Villa.Campa , Conseil
ler aux mêmes Conseils , Se celle d'Ins
pecteur des Fontaines publiques à Doa
Le Roy d'Espagne que Sa Majesté Por
tugaise a prié d'être le Parain du dernier
Infant , dont la Reine est accouchée^, *
nommé le Prince du Bresil' pour le tenir
fia son nom fur les Fonts de Baptême.
Le Czar a nommé deux Officiers Ge
neraux de ses troupes pour ses Envoyez
extraordinaires en Espagne ^ Se en Por
tugal.
Le 5. Decembre le Marquis de Capichelatro
, Ambassadeur du Roy d'Espa
gne à la .Cour de Liíbone , eut sa pre-
La Cour doit prendre pour trois mois
G rniere
i.3 8 MERCURE DE FRANCE.
miere audience publique du Roy, étant
.conduit par M. le Marquis de Angeja ,
Conseiller d'Etat , & Visiteur des Finan
ces. Son cortege étoit magnifique 8c nom
breux , Se on admira la richeslè & la
beauté de ses équipages.
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Résumé : Espagne & Portugal.
En Espagne, l'usage des dorures a été interdit sur les habits, carrosses et équipements, sauf pour les ornements des églises. Des troupes ont été envoyées de Malaga vers les côtes d'Afrique pour renforcer la garnison de Mellille. Le deuil a été observé à la suite du décès du Duc d'Orléans. Le roi d'Espagne a nommé plusieurs personnes à des postes clés : le Marquis d'Aranda comme Juge-Conservateur des Boucheries, Don Pascal de Villa-Campa comme Directeur des Hôpitaux et des Comédies, et une personne non nommée comme Inspecteur des Fontaines publiques. Au Portugal, le roi a demandé au roi d'Espagne d'être le parrain du dernier infant, nommé Prince du Brésil. Le Czar a désigné deux officiers généraux comme envoyés extraordinaires en Espagne et au Portugal. Le Marquis de Capichelatro, ambassadeur d'Espagne à Lisbonne, a eu sa première audience publique avec le roi du Portugal, accompagné par le Marquis de Angeja. La cour portugaise doit prendre des congés pour trois mois.
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4488
p. 138-139
Italie.
Début :
Le 20. du mois passé le Pape tint un Consistoire, dans lequel S. S. proposa [...]
Mots clefs :
Abbé, Évêque, Cardinal, Pape, Consistoire, Évêché, Archevêché
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Italie.
Italie.
LE 2p. du mois pafle le Pape tint mt
Consistoire , dans lequel S. S. pro
posa l'Archevêché de Camhray pour l'Êvêque
de Laon ; le Cardinal Ottoboni ,
Protecteur des affaires de France, pro
posa l'Evêché d* Autun , pour l'Abbé de
Blitersvich de Moncley, Grand Vicaire
de Besançon. il préconisa ensuite l'Evêque
de Nantes, Premier Aumônier de
feu Monsieur le Duc d'Orleans , pouf
l'Archevêché de Rouen j l'Evêque de
S. Papoul , pour .1'Eyêché de Mende ;
l'Abbé de Froulay , Comte de Lion , 8c
Aumônier du Roy , pour l'Evêché du;
Mans; l'Abbé Boucaud, pour l'Evêché
d'AIet i l'Abbé de Bussi.Rabutin , pour
celui de LuçonJ l'Evêque d'Alais , pour
l'Abbaye de Montebourg ; l'Abbé d'Harcourt
Beuvron, peur celle de Signi, 8c
l'Abbé d'Alegre , pour celle de Bourgueil.
A la fin du Consistoire , le Pape de
clara au Sacré College, qu'ayant fait
exami7
A N V I E R í7i4. 15,
examiner l'a'íFaire du Cardinal Alberoni,
. elle avoic donné un Bref pour fa déchar
ge. Le Cardinal Oli vieri rida lecture de
ce Bref, qui fut generalement approuve-
Le 16. de l'autre mois ie feu prit à
Milan, au Bureau de la Secretairerie de
la Guerre , lequel fut entierement con
sumé , ainsi que la íalle d'audience des
Ministres Etrangers , & quelques autres
appartenons du <Palais Ducal. Trois
hommes ont peri dans cet incendie r 8c
plusieursautres períonnesont étébleííées.
la Comtesse de Colloredo fut contrainte
de se sauver chez laPrincelIè Triv,ulce,
avec ses pierreries, & tout ce qu'elle
.avoit de plus précieux.
L'Ambassadeur de Venise , M. Pierre
.Capello fit íòn entrée publique à Rome
.1e 28. du mois passé , accompagné de plus
de cent carosses. Le Cardinal Ottoboni
;le conduisit à l'audience du Pape ayec
les ceremonies accoutumées.
Le jour de Noël le Pape fit la ceremo
nie ordinaire de benir l'Estoc & l'Epée
que les Pontifes ont coutume d'envoyer
au x Princes qui font la guerre contre les
infideles.
LE 2p. du mois pafle le Pape tint mt
Consistoire , dans lequel S. S. pro
posa l'Archevêché de Camhray pour l'Êvêque
de Laon ; le Cardinal Ottoboni ,
Protecteur des affaires de France, pro
posa l'Evêché d* Autun , pour l'Abbé de
Blitersvich de Moncley, Grand Vicaire
de Besançon. il préconisa ensuite l'Evêque
de Nantes, Premier Aumônier de
feu Monsieur le Duc d'Orleans , pouf
l'Archevêché de Rouen j l'Evêque de
S. Papoul , pour .1'Eyêché de Mende ;
l'Abbé de Froulay , Comte de Lion , 8c
Aumônier du Roy , pour l'Evêché du;
Mans; l'Abbé Boucaud, pour l'Evêché
d'AIet i l'Abbé de Bussi.Rabutin , pour
celui de LuçonJ l'Evêque d'Alais , pour
l'Abbaye de Montebourg ; l'Abbé d'Harcourt
Beuvron, peur celle de Signi, 8c
l'Abbé d'Alegre , pour celle de Bourgueil.
A la fin du Consistoire , le Pape de
clara au Sacré College, qu'ayant fait
exami7
A N V I E R í7i4. 15,
examiner l'a'íFaire du Cardinal Alberoni,
. elle avoic donné un Bref pour fa déchar
ge. Le Cardinal Oli vieri rida lecture de
ce Bref, qui fut generalement approuve-
Le 16. de l'autre mois ie feu prit à
Milan, au Bureau de la Secretairerie de
la Guerre , lequel fut entierement con
sumé , ainsi que la íalle d'audience des
Ministres Etrangers , & quelques autres
appartenons du <Palais Ducal. Trois
hommes ont peri dans cet incendie r 8c
plusieursautres períonnesont étébleííées.
la Comtesse de Colloredo fut contrainte
de se sauver chez laPrincelIè Triv,ulce,
avec ses pierreries, & tout ce qu'elle
.avoit de plus précieux.
L'Ambassadeur de Venise , M. Pierre
.Capello fit íòn entrée publique à Rome
.1e 28. du mois passé , accompagné de plus
de cent carosses. Le Cardinal Ottoboni
;le conduisit à l'audience du Pape ayec
les ceremonies accoutumées.
Le jour de Noël le Pape fit la ceremo
nie ordinaire de benir l'Estoc & l'Epée
que les Pontifes ont coutume d'envoyer
au x Princes qui font la guerre contre les
infideles.
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Résumé : Italie.
En Italie, le 2 du mois, le Pape organisa un consistoire au cours duquel plusieurs nominations ecclésiastiques furent proposées. Le Cardinal Ottoboni suggéra l'Évêché d'Autun pour l'Abbé de Blitersvich de Moncley, Grand Vicaire de Besançon. D'autres nominations inclurent l'Archevêché de Rouen pour l'Évêque de Nantes et l'Évêché de Mende pour l'Évêque de S. Papoul, ainsi que plusieurs autres postes en France. Le Pape annonça également qu'il avait examiné l'affaire du Cardinal Alberoni et émis un bref pour sa décharge, approuvé par le Cardinal Olivieri. Le 16 du mois suivant, un incendie à Milan détruisit le Bureau de la Secretairerie de la Guerre et d'autres parties du Palais Ducal, causant trois morts et plusieurs blessés. La Comtesse de Colloredo dut se réfugier chez la Princesse Trivulce. Le 28 du mois précédent, l'Ambassadeur de Venise, M. Pierre Capello, fit une entrée publique à Rome, accompagné de plus de cent carrosses et conduit à l'audience du Pape par le Cardinal Ottoboni. Le jour de Noël, le Pape bénit l'Estoc et l'Épée destinés aux Princes combattant les infidèles.
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4489
p. 140-143
MORTS, BAPTESMES & Mariages des Pays Etrangers.
Début :
Mr. Jagozinski a épousé à Petersbourg Made la Comtesse Gollofskin [...]
Mots clefs :
Mort, Princesse, Reine, Cologne, Épouse, Comtesse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS, BAPTESMES & Mariages des Pays Etrangers.
MORTS, B ALTES MES
& Mariages des Pays Etrangers.
Mk Jagozinski a épousé à PeterÇ.
bowrg Mad: la Comtesse Goiïofsk'in,
fille du Grand Chancelier de
Russie. Ces noces ont été celebrées avec
beaucoup de magnificence , en presence
du Czar, representant avec le Duc d'Holstein
, les peres des deux nouveaux époux,
de la Czarine , accompagnée de la Prin
cesse Menzikoss, repreíentant les meres ,
M. Toistoy , Conseiller d'Etat , & M.
îe General Butterling repreíentaient les
Freres, Mad^ la Comtesse de Mattueof
& Made épouse du Vice-
Amiral Sinets repreíêntoient les íoeurs.
Made Albertine , Michelle , Comtesle
d'Althan, est morte à Vienne le 24.
Novembre, âgée de 17. ans.
Le R. Pere Frederic Confbrug , Je
íuite , Confesseur de l'Imperatrice , est
mort à Vienne le 2 9. Novembre.
Made de Geminghen , Gouvernan
te du jeune Prince Guillaume - Augus
te, & de la jeune Princesse , Se Damed'Honneur
de la Princesse de Galles , est
morte à Londres le premier Decembre.
J A NVïE R' 1714'. ; "4?
La Comtesse de Marlborough , épouse
de M. le Comte de Gòdolphin , est ac
couchée d'une fìlie à Londres le 4. De
cembre. ;
On mande de Londres que le Roy i
d'Angleterre doit declarer la conclusion
du mariage du Prince Frederic , son petjt.
fils, avec la Princesse , fille aînée du'
Roy de Prusse , que Si M. a arrêté pen*.
dant son séjour en Allemagne.
«k. Le R. Pere Joseph Diaíde Mouray
Beneficier dans. l'Eglise Paroissiale de
5, Barthelemy , à Lisbone, y est mort le
6. Novembre , âgé de cent douze ans.
Dom Joseph Hogan, Irlandois', Che
valier de l'Ordre de Christ & Sergent
Major de bataille dans les armées du Roy
de Portugal , est mort à Liíbone le jo.
Octobre.
Dom Jerôme de Camera , quatrième
fils du feu Comte de Ribeïra. Grande ^
Ambassadeur à la Cour de France , est
rnort à Liíbone , & c'est le quatrième
heritier mâle que cette Masson a perdu
dans le courant de cette annee.
Le 6. Decembre le Patriarche de Lis-
.bone baptiíà le quatrième Infant dans
l'Eglise Patriarchale. Ce Prince fut por.
ré par Don Gaston Joseph de Camera
Goutinho , Contrôleur de la Maison de
U Reine, Se il sut tenu sur les Fonts par
G iij le
i4* MERCUTRÏ DE FRANCÉ.
. le Marquis de Capichelatro , au' nom du*
Roy d'Espagne , & pour la Reine Douai
riere d'Esp.gne par Don Numa Alvares.
Pereira , Duc de Cadanel , Conseiller
t d'Etat, Majordome. Major de la Reine,..
President du Desembargo du Palais, po
Mestre de Camp General de la Cour &
de la Province d'Estremadoure. il fut
nommé Franf ois-Joseph. Antoine.Nicolas*
Après la ceremonie le Patriarche enton
na le Te Deum , qui fut chanté par la*
Musique y eníuite ce Prélat donna la be
nediction au peuple. La nuit íuivante it
y eut des illuminations , & autres mar
ques d'une' fête publique dans les deux;
Villes. L'Ambaíïadeur d'Espagne pour jr
contribuer donna ust concert d'instru-^
.mens , avec des rafraîchislgmens à tous. ;
ceux qui le reconduisirent à son Hôtel.
: Le Comte François Malacerta est mort
k Florence fans enfans: Il ne reste plus
de cette ancienne famille que le Mar
quis Malaterra , qui est actuellement
Gouverneur de Volterra.
La Princesse Christine.Amelie , dont
la Reine de Dannemark accoucha il y a
deux mois , est morte le 8. de ce mois à
Coppenhague. ^ . \
.Le 5. de cé mots le corps dq feu
Electeur de Cologne y fut porté de Bonn
' dans un Caroslè à S. chevaux caparaçon-
' ; nea.
.. f A. N V I E R 1714. .ï+s
riéz de deuil Le Clergé Seculier & Re
gulier de Cologne , alla le recevoir hors
de là Porte de S. Se verin ', Se le conduisit
à l'Eglise Metropolitaine, où il fut mis
fous un Dais magnifique. Le 4. le Non-
. ce du Pape accompagné des Prélats Mi
tiez de Rrechsteden , de Steinfeld , d'Altemberg
, de Gladbach , de Deutz , de
Brauveiller , de S.' Martin & de S. Pan,.
taleon , des Ministres Etrangers quí sonc
. à Cologne , de la principale Nobleilè
de cet Electorat , & des Magistrats de
. cette Ville , se rendjt à l'Eglrse Metro
politaine , où il celebra pontificalement
la MeflTe , qui sot suivie de deux Orai.
íòns funèbres , l'une prononcée en Alle
mand par le P. Averhausen , Jesuite, Se
l'autre en' JLatiny pus fó: Curé de Sains
Albin , après quoi le corps de l'Electeur
de Cologne fut inhumé au bruit d'une tri-
J>ie salve de l'artillerie des remparts.
& Mariages des Pays Etrangers.
Mk Jagozinski a épousé à PeterÇ.
bowrg Mad: la Comtesse Goiïofsk'in,
fille du Grand Chancelier de
Russie. Ces noces ont été celebrées avec
beaucoup de magnificence , en presence
du Czar, representant avec le Duc d'Holstein
, les peres des deux nouveaux époux,
de la Czarine , accompagnée de la Prin
cesse Menzikoss, repreíentant les meres ,
M. Toistoy , Conseiller d'Etat , & M.
îe General Butterling repreíentaient les
Freres, Mad^ la Comtesse de Mattueof
& Made épouse du Vice-
Amiral Sinets repreíêntoient les íoeurs.
Made Albertine , Michelle , Comtesle
d'Althan, est morte à Vienne le 24.
Novembre, âgée de 17. ans.
Le R. Pere Frederic Confbrug , Je
íuite , Confesseur de l'Imperatrice , est
mort à Vienne le 2 9. Novembre.
Made de Geminghen , Gouvernan
te du jeune Prince Guillaume - Augus
te, & de la jeune Princesse , Se Damed'Honneur
de la Princesse de Galles , est
morte à Londres le premier Decembre.
J A NVïE R' 1714'. ; "4?
La Comtesse de Marlborough , épouse
de M. le Comte de Gòdolphin , est ac
couchée d'une fìlie à Londres le 4. De
cembre. ;
On mande de Londres que le Roy i
d'Angleterre doit declarer la conclusion
du mariage du Prince Frederic , son petjt.
fils, avec la Princesse , fille aînée du'
Roy de Prusse , que Si M. a arrêté pen*.
dant son séjour en Allemagne.
«k. Le R. Pere Joseph Diaíde Mouray
Beneficier dans. l'Eglise Paroissiale de
5, Barthelemy , à Lisbone, y est mort le
6. Novembre , âgé de cent douze ans.
Dom Joseph Hogan, Irlandois', Che
valier de l'Ordre de Christ & Sergent
Major de bataille dans les armées du Roy
de Portugal , est mort à Liíbone le jo.
Octobre.
Dom Jerôme de Camera , quatrième
fils du feu Comte de Ribeïra. Grande ^
Ambassadeur à la Cour de France , est
rnort à Liíbone , & c'est le quatrième
heritier mâle que cette Masson a perdu
dans le courant de cette annee.
Le 6. Decembre le Patriarche de Lis-
.bone baptiíà le quatrième Infant dans
l'Eglise Patriarchale. Ce Prince fut por.
ré par Don Gaston Joseph de Camera
Goutinho , Contrôleur de la Maison de
U Reine, Se il sut tenu sur les Fonts par
G iij le
i4* MERCUTRÏ DE FRANCÉ.
. le Marquis de Capichelatro , au' nom du*
Roy d'Espagne , & pour la Reine Douai
riere d'Esp.gne par Don Numa Alvares.
Pereira , Duc de Cadanel , Conseiller
t d'Etat, Majordome. Major de la Reine,..
President du Desembargo du Palais, po
Mestre de Camp General de la Cour &
de la Province d'Estremadoure. il fut
nommé Franf ois-Joseph. Antoine.Nicolas*
Après la ceremonie le Patriarche enton
na le Te Deum , qui fut chanté par la*
Musique y eníuite ce Prélat donna la be
nediction au peuple. La nuit íuivante it
y eut des illuminations , & autres mar
ques d'une' fête publique dans les deux;
Villes. L'Ambaíïadeur d'Espagne pour jr
contribuer donna ust concert d'instru-^
.mens , avec des rafraîchislgmens à tous. ;
ceux qui le reconduisirent à son Hôtel.
: Le Comte François Malacerta est mort
k Florence fans enfans: Il ne reste plus
de cette ancienne famille que le Mar
quis Malaterra , qui est actuellement
Gouverneur de Volterra.
La Princesse Christine.Amelie , dont
la Reine de Dannemark accoucha il y a
deux mois , est morte le 8. de ce mois à
Coppenhague. ^ . \
.Le 5. de cé mots le corps dq feu
Electeur de Cologne y fut porté de Bonn
' dans un Caroslè à S. chevaux caparaçon-
' ; nea.
.. f A. N V I E R 1714. .ï+s
riéz de deuil Le Clergé Seculier & Re
gulier de Cologne , alla le recevoir hors
de là Porte de S. Se verin ', Se le conduisit
à l'Eglise Metropolitaine, où il fut mis
fous un Dais magnifique. Le 4. le Non-
. ce du Pape accompagné des Prélats Mi
tiez de Rrechsteden , de Steinfeld , d'Altemberg
, de Gladbach , de Deutz , de
Brauveiller , de S.' Martin & de S. Pan,.
taleon , des Ministres Etrangers quí sonc
. à Cologne , de la principale Nobleilè
de cet Electorat , & des Magistrats de
. cette Ville , se rendjt à l'Eglrse Metro
politaine , où il celebra pontificalement
la MeflTe , qui sot suivie de deux Orai.
íòns funèbres , l'une prononcée en Alle
mand par le P. Averhausen , Jesuite, Se
l'autre en' JLatiny pus fó: Curé de Sains
Albin , après quoi le corps de l'Electeur
de Cologne fut inhumé au bruit d'une tri-
J>ie salve de l'artillerie des remparts.
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Résumé : MORTS, BAPTESMES & Mariages des Pays Etrangers.
En 1714, plusieurs événements marquants ont eu lieu dans diverses cours européennes. Le marquis Jagozinski a épousé la comtesse Gojofsk'in, fille du Grand Chancelier de Russie, en présence du Czar et d'autres dignitaires. À Vienne, la comtesse Albertine Michelle d'Althan est décédée à l'âge de 17 ans, ainsi que le père Frédéric Confbrug, confesseur de l'impératrice. À Londres, madame de Geminghen, gouvernante du prince Guillaume-Auguste et dame d'honneur de la princesse de Galles, est décédée. La comtesse de Marlborough y a accouché d'une fille. Le roi d'Angleterre a annoncé le mariage du prince Frédéric, son petit-fils, avec la fille aînée du roi de Prusse. À Lisbonne, plusieurs décès notables ont été enregistrés. Le père Joseph Diade Mouray, bénéficiant dans l'église paroissiale de Saint-Barthélemy, est mort à l'âge de 112 ans. Dom Joseph Hogan, chevalier de l'Ordre de Christ et sergent-major dans les armées du roi de Portugal, ainsi que Dom Jérôme de Camera, fils du comte de Ribeira, sont également décédés. Dom Jérôme était le quatrième héritier mâle perdu par cette maison cette année-là. Le patriarche de Lisbonne a baptisé le quatrième infant, nommé François-Joseph-Antoine-Nicolas, en présence de dignitaires espagnols et portugais. À Florence, le marquis Malacerta est mort sans enfants, ne laissant que le marquis Malaterra. À Copenhague, la princesse Christine-Amelie, fille de la reine de Danemark, est décédée. Enfin, le corps de l'électeur de Cologne a été transféré de Bonn à Cologne pour des funérailles solennelles.
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4490
p. 144-147
« Le 5. Janvier Monsieur le Duc d'Orleans alla voir Madame la Duchesse [...] »
Début :
Le 5. Janvier Monsieur le Duc d'Orleans alla voir Madame la Duchesse [...]
Mots clefs :
Duc, Cour, Voleurs, Assassiner, Arrêter, Abbaye royale des dames religieuses de Poissy
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le 5. Janvier Monsieur le Duc d'Orleans alla voir Madame la Duchesse [...] »
L E j. Janvier Monsieur le Duc d'Or*
leans alla voir Madame la Ducheííe
d'Orleans , (à mere , à la Aíagdelaine
de Trenel. Cette Princesse y restera jus*
qu'au lendemain de la ceremonie qui íè
fera à S. Denis pour les obíèques de feu
S. A. R.
M. Charron , Gentilhomme ordinaire
a fait preíènt à S. M. de plusieurs Arcs ,
Flèches & Carquois , venus de Tur
quie , avec lesquels le Roy s'ererc&íòuvent
avec les Princes & Seigneurs de fa
Cour , à tirer au blanc dans la grande
Gallerie du Château de Versailles, Sa
Majesté récompeníé de quelque bijoux
ceux qui mettent le plus près du noir.
La Cour a quitté le deiiil depuis le 10.
de ce mois.
Le 26. le Maréchal de Tessé partit de.
Paris pour se rendre à la Cour d'Espa
gne.
Le 27. M. Táson fat reçu Avçjcat
General du Parlement , par le President
d'Aligre*en l'absence du Premier Pre
sident
u
JANVIER 1714. 145
Le 1 2. de ce mois i'AbW Bause , Cha
noine d'Evreux, prit pofleslìon du Prieu
ré de S. Martin des Champs , au nom du
Prince Frederic de Bouillon.
On dit qu'on a arrêté près de Nanci,
en Lorraine, les voleurs qui asiaflinerenc
au mois de Septembre.dernier , près de
Calais , les quatre Gentilhommes Anglois
, dont nous avons parlé dans ce
temps.là. On ajoute que leur Chef étoit
«n Receveur de quelques droits dans la
Lorraine , & que l'un des Officiers de
Justice qui étoient entrez dans le Châ
teau où il s'étoit retiré , avoit été tué
d'un coup de fusil par la fille de ce sce
lerat, dont les complices s' étoient dé
fendus avec beaucoup d'opiniâtreté.
. On a arrêté au Fort.l'Evêque environ
vingt joueurs qui s'y étoient aslèmblez
pour joiier au Pharaon , dans la Chambre
de quelques prisonniers arrêtez pour le
jeu.
L'Abbaye Royale des Dames Religieux
ses de Poifly, de l'Ordre de S. Domini
que , est un des plus beaux monumensde
la pieté de nos Rois î Philippe le-
Bel la fondá en 1304. & la dotta pour six'
vingt filles Nobles , & ses succeíseurs
l'ont comblée de biens Se de privileges , .
l'Eglise en est des plus belles & des plus
magnifiques, Je tonnerte l'avoit presque
G y détrui
J46 MERCURE DE FRANCE.
détruite ily^J quelques années. Il çna
«oùté quatre cent mille livres au Roy
pour la rétablir parfaitement ; il n'y '
manquoit plus que les Cloches , la bene
diction s'en fit avec beaucoup de dignité
' le ij. du mois passé.; S. M. a bien voulu
donner ion nom à la premiere , avec
l' Infante.Reine r M. le Duc de Gesvres
& Mad= la Princesse de Soubiíè y fu
rent envoyez à leur place. M. le Comte
de Clermont , Prince du Sang y tint k
seconde le . même jour , avec Made là
Marquiíe de la Vrilliere , & la troisiè
me y fur tenue' par M. Je Duc d'Antin j.
& par Madf la Marquise de Neíle , nié*
ce de Mad de Mail ly , soeur du feu
Cardinal de ce nom ' qui en est la digne
Abbesse , Sí sous le gouvernement de la
quelle on voit refleurir le bon ordre Se
la paix dans ce fameux Monastere ; beau
coup de Princesses du Sang y ont prisautrefois
le voile ; & il y a encore à prelent
nombre de Demoiselles , qui s'y dis
tinguent par leur vertu, & par l'amour
de leur Etar. Mad: l' Abbesse qui ne man
que à rien, fit servir un grand repas, &
ne entrer dans son Couvent tous ceux
çui assisterent à cette ceremonie , quoi
que ía Cloîture soit si étroitement gardée
dans cette maison , qu'elle n'y donne pas
même l'entrée à ce qui lui est le píus^
prociae v
/A'N^TÉ^t 17x4. i47
proche, montrant en cela,. & par sa vie
reguliere , l'exemple d'un grand mépris,
& d'un parfait détachement du monde.
leans alla voir Madame la Ducheííe
d'Orleans , (à mere , à la Aíagdelaine
de Trenel. Cette Princesse y restera jus*
qu'au lendemain de la ceremonie qui íè
fera à S. Denis pour les obíèques de feu
S. A. R.
M. Charron , Gentilhomme ordinaire
a fait preíènt à S. M. de plusieurs Arcs ,
Flèches & Carquois , venus de Tur
quie , avec lesquels le Roy s'ererc&íòuvent
avec les Princes & Seigneurs de fa
Cour , à tirer au blanc dans la grande
Gallerie du Château de Versailles, Sa
Majesté récompeníé de quelque bijoux
ceux qui mettent le plus près du noir.
La Cour a quitté le deiiil depuis le 10.
de ce mois.
Le 26. le Maréchal de Tessé partit de.
Paris pour se rendre à la Cour d'Espa
gne.
Le 27. M. Táson fat reçu Avçjcat
General du Parlement , par le President
d'Aligre*en l'absence du Premier Pre
sident
u
JANVIER 1714. 145
Le 1 2. de ce mois i'AbW Bause , Cha
noine d'Evreux, prit pofleslìon du Prieu
ré de S. Martin des Champs , au nom du
Prince Frederic de Bouillon.
On dit qu'on a arrêté près de Nanci,
en Lorraine, les voleurs qui asiaflinerenc
au mois de Septembre.dernier , près de
Calais , les quatre Gentilhommes Anglois
, dont nous avons parlé dans ce
temps.là. On ajoute que leur Chef étoit
«n Receveur de quelques droits dans la
Lorraine , & que l'un des Officiers de
Justice qui étoient entrez dans le Châ
teau où il s'étoit retiré , avoit été tué
d'un coup de fusil par la fille de ce sce
lerat, dont les complices s' étoient dé
fendus avec beaucoup d'opiniâtreté.
. On a arrêté au Fort.l'Evêque environ
vingt joueurs qui s'y étoient aslèmblez
pour joiier au Pharaon , dans la Chambre
de quelques prisonniers arrêtez pour le
jeu.
L'Abbaye Royale des Dames Religieux
ses de Poifly, de l'Ordre de S. Domini
que , est un des plus beaux monumensde
la pieté de nos Rois î Philippe le-
Bel la fondá en 1304. & la dotta pour six'
vingt filles Nobles , & ses succeíseurs
l'ont comblée de biens Se de privileges , .
l'Eglise en est des plus belles & des plus
magnifiques, Je tonnerte l'avoit presque
G y détrui
J46 MERCURE DE FRANCE.
détruite ily^J quelques années. Il çna
«oùté quatre cent mille livres au Roy
pour la rétablir parfaitement ; il n'y '
manquoit plus que les Cloches , la bene
diction s'en fit avec beaucoup de dignité
' le ij. du mois passé.; S. M. a bien voulu
donner ion nom à la premiere , avec
l' Infante.Reine r M. le Duc de Gesvres
& Mad= la Princesse de Soubiíè y fu
rent envoyez à leur place. M. le Comte
de Clermont , Prince du Sang y tint k
seconde le . même jour , avec Made là
Marquiíe de la Vrilliere , & la troisiè
me y fur tenue' par M. Je Duc d'Antin j.
& par Madf la Marquise de Neíle , nié*
ce de Mad de Mail ly , soeur du feu
Cardinal de ce nom ' qui en est la digne
Abbesse , Sí sous le gouvernement de la
quelle on voit refleurir le bon ordre Se
la paix dans ce fameux Monastere ; beau
coup de Princesses du Sang y ont prisautrefois
le voile ; & il y a encore à prelent
nombre de Demoiselles , qui s'y dis
tinguent par leur vertu, & par l'amour
de leur Etar. Mad: l' Abbesse qui ne man
que à rien, fit servir un grand repas, &
ne entrer dans son Couvent tous ceux
çui assisterent à cette ceremonie , quoi
que ía Cloîture soit si étroitement gardée
dans cette maison , qu'elle n'y donne pas
même l'entrée à ce qui lui est le píus^
prociae v
/A'N^TÉ^t 17x4. i47
proche, montrant en cela,. & par sa vie
reguliere , l'exemple d'un grand mépris,
& d'un parfait détachement du monde.
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Résumé : « Le 5. Janvier Monsieur le Duc d'Orleans alla voir Madame la Duchesse [...] »
En janvier 1714, plusieurs événements marquants ont eu lieu à la cour de France. Le duc d'Orléans a visité la duchesse d'Orléans, mère de la duchesse de Berry, chez la duchesse de Tremoille. M. Charron a présenté au roi des arcs et flèches turcs pour des exercices de tir à Versailles, récompensant les meilleurs tireurs avec des bijoux. La cour a quitté Versailles le 10 janvier. Le maréchal de Tessé est parti pour l'Espagne le 26 janvier, et M. Tanson a été nommé avocat général du Parlement le 27 janvier. L'abbé Bause a pris possession du prieuré de Saint-Martin-des-Champs au nom du prince Frédéric de Bouillon le 12 janvier. En Lorraine, des voleurs, dont le chef était un receveur de droits, ont été arrêtés après avoir attaqué des gentilshommes anglais près de Calais. Environ vingt joueurs ont été arrêtés pour avoir joué au Pharaon au Fort-l'Évêque. L'abbaye royale des Dames Religieuses de Poissy, fondée en 1304, a été restaurée après un incendie. La bénédiction des cloches a eu lieu le 11 décembre, en présence du roi et de plusieurs personnalités. L'abbesse, sœur du cardinal de Noailles, a montré un détachement du monde.
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4491
p. 147-148
Nouvelles distributions d'appartemens donnez par le Roy au Château de Versailles. [titre d'après la table]
Début :
Le Roy a fait depuis peu une nouvelle distribution des appartemens du Château [...]
Mots clefs :
Appartements, Château de Versailles, Duc d'Orléans, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles distributions d'appartemens donnez par le Roy au Château de Versailles. [titre d'après la table]
Le Roy a fait depuis peu une nouvelle
distribution des appartemens du Château
de Versailles , sçavoir , celui de Mon
sieur le Duc d'Orleans a été donné à
M. le Duc de Bourbon , qui n'a point
pris la Surintendance , comme le bruit
en a voit couru. Celui de M. de Clermont
, Capitaine des Suisses de S. A. R.
au Comte de Bussy. Celui du Maíquiá
dela Farre,au Maréchal Duxelles. Ce
lui du Marquis de Simiane , au Duc de
Sully. Celui de M. Coche à M. Chirac*
Premier Medecin de Monsieur le Duc
d'Orleans. Celui du Comte de Noce atr
Marquis de Nangis. Celui du Marquis
d'Etampes au Chevalier de Beringhen /
Premier Ecuyer. Celui de M. & de
Slad2 de Segur au Marquis de Nefles.
Celui de M. des Essars au Duc Dau*
mont. Celui de M. de Cours au Duc de
la Feiiillade. Celui de Madll« de Villeíáránche
au Marquis de Beauveau. Celui
du Comte de Bellifle au Duc de la Val>
liere. Celui de M. le Duc au Prince de
Dombes , & au Comte d'Eu. Celui du
Comte de Sabran au Marquis d'Alegre.
Celui de M. 'Chirac au Vicomte de Ta>.
.yànnes. Celui de M. Bontemps à M.
q vj Pelava
148 MERCURE OE FRANCE.
Desavaret. Celui de M. des Marets à.
M. Bontemps ,. & celui du Duc de Tres
mes au Duc de la Roche.Guyon.
distribution des appartemens du Château
de Versailles , sçavoir , celui de Mon
sieur le Duc d'Orleans a été donné à
M. le Duc de Bourbon , qui n'a point
pris la Surintendance , comme le bruit
en a voit couru. Celui de M. de Clermont
, Capitaine des Suisses de S. A. R.
au Comte de Bussy. Celui du Maíquiá
dela Farre,au Maréchal Duxelles. Ce
lui du Marquis de Simiane , au Duc de
Sully. Celui de M. Coche à M. Chirac*
Premier Medecin de Monsieur le Duc
d'Orleans. Celui du Comte de Noce atr
Marquis de Nangis. Celui du Marquis
d'Etampes au Chevalier de Beringhen /
Premier Ecuyer. Celui de M. & de
Slad2 de Segur au Marquis de Nefles.
Celui de M. des Essars au Duc Dau*
mont. Celui de M. de Cours au Duc de
la Feiiillade. Celui de Madll« de Villeíáránche
au Marquis de Beauveau. Celui
du Comte de Bellifle au Duc de la Val>
liere. Celui de M. le Duc au Prince de
Dombes , & au Comte d'Eu. Celui du
Comte de Sabran au Marquis d'Alegre.
Celui de M. 'Chirac au Vicomte de Ta>.
.yànnes. Celui de M. Bontemps à M.
q vj Pelava
148 MERCURE OE FRANCE.
Desavaret. Celui de M. des Marets à.
M. Bontemps ,. & celui du Duc de Tres
mes au Duc de la Roche.Guyon.
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Résumé : Nouvelles distributions d'appartemens donnez par le Roy au Château de Versailles. [titre d'après la table]
Le roi a récemment réorganisé les appartements au château de Versailles. Le duc d'Orléans a cédé son appartement au duc de Bourbon, qui n'a pas pris la charge de surintendant malgré les rumeurs. Plusieurs autres changements ont été effectués : le comte de Bussy a remplacé M. de Clermont comme capitaine des Suisses ; le maréchal d'Uxelles a pris l'appartement du marquis de La Fare ; le duc de Sully a succédé au marquis de Simiane. M. Chirac, médecin du duc d'Orléans, a pris l'appartement de M. Coche. D'autres transferts notables incluent : le marquis de Nangis a remplacé le comte de Noce ; le chevalier de Beringhen, premier écuyer, a pris l'appartement du marquis d'Etampes ; le marquis de Nèfles a succédé à M. de Slad2 de Segur ; le duc d'Aumont a remplacé M. des Essars ; le duc de la Feuillade a pris l'appartement de M. de Cours ; le marquis de Beauveau a succédé à Mademoiselle de Villars ; le duc de la Vallière a remplacé le comte de Bellifle ; le prince de Dombes et le comte d'Eu ont pris l'appartement de M. le Duc ; le marquis d'Alègre a succédé au comte de Sabran ; le vicomte de Tallyrand a remplacé M. Chirac ; M. Bontemps a pris l'appartement de M. des Marets ; enfin, le duc de la Roche-Guyon a remplacé le duc de Tresmes.
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4492
p. 148-153
ETAT de la Maison de Monsieur le Duc d'Orleans, premier Prince du Sang, reglé par la Declaration du Roy, en datte du 6. Janvier 1724.
Début :
Loüis, &c. à tous ceux, &c. l'affection singuliere que nous avons pour [...]
Mots clefs :
Duc d'Orléans, Officiers
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ETAT de la Maison de Monsieur le Duc d'Orleans, premier Prince du Sang, reglé par la Declaration du Roy, en datte du 6. Janvier 1724.
ETAT de. la Maifin de Monsieur le Duc
d'Orleans , premier Prince du Sang ,
reglé par la Declaration du Roy , m
datte du 6 -Janvier 1724.
LOiïis,&c. à tous ceux , &c. l'affec
tion singuliere que nous avons pournôtre
très.cher , & très.amé Oncle y
Louis d'Orleans , Duc d'Orleans , . nous.
avoit fait desirer de pouvoir lui conti
nuer la même Maiíôn qu'a voit feu nôtre.
très-cher , & très-amé Oncle le lDuc
d'Orleans son pere ; mais l'ordre de.
tout temps établi pour le premier Prin
ce de nôtre Sang , nous obligeant de fui.*
vre les Etats < de ceux: qui ont précedem
ment tenu ce haut rang , en fixant fa
Maison au même nombre d'Officiers ;
Nous y avons seulement ajouté quelques
titres que nous avons jugé plus convesables
, & voulant qu*ils jouissent des
Privileges de nos Officiers commensaux :
à ces cauíes , &c. 8c de nôtre grace fpe.-
ciale, pleine puissance , Se autorité Roya
le, Nous avons dit & declaré, Se par. ces
Pre
J A N< V Ï^E R 17I4. re
presentes signées de nôtre main , disons ,
declarons , voulons , nous plaît , que les
Officiers dont fera com potée la Maison
de nôtredit Onde le Duc d'Orleans ,
comprise dans l'Etat cy.attaché sous le
contre-seel de nôtre Chancellerie, jouis
sent dorénavant de tous tels & semblables
Privileges dent nos Officiers DomestiÍ^
ues & Coqrmeníâux ont droit de jeiiir
uivantnos Edits, Declarations, Ordon
nances & Reglemens faits fur ce íujet. .
.Voulons qu'à cet effet l'état qui íèra arrê
té par nôtredit Oncle des Officiers qui
composoront à l'avenir fa Maison , soit
mis au Greffe de nôtre Cour des Aydes,
pourvu qu'il soit conforme à celui atta
ché à ces Presentes. Si donnons , &c-
Etat du nombre des Officiers , Gentilhom
mes , Gens du Conseil , Domestiques
& Commensaux , dont le Roy veut <^iie
leanr, Dite d'Orleans , de Valois , de
Chartres , de Nemours , & Monts en-
Jier , fin Oncle, soit composée en l'an
née 1724; pour jouir des Privilège!
des Commensaux.
Un Premier Gentilhomme de la
Chambre.
8. Gentilhommes de la Ghambre.
EZ. Gentilhommes ordinaires.
la Maison de Monsieur
:l!5<> MERCURE DE FRANCE,
. 2. Confesseur & Predicateur.
. . 4. Aumôniers.
z. Secretaires des CommandemènS.
j. Secretaires , & Intendans de« Fi
nances.,
8. Gens du Conseil:
S. Secretaires ordinaires.
1 . Secretaire des Langues.
2. Secretaires du Conseil.
I . Agçnt d'affaires.
i . Garde Archives.
i . Premier Maître.d'Hotel»-
é. Maîtres-d'Hôtel.
I. Tresorier General.
12. Gentilhommes íêrvans*'
8. Contrôleurs.
4. Medecins, -
4. Chirurgiens.
4. Apoticaires.
1. Chirurgien Operateur'.
4 Barbiers.
r". Premier Valet de Chambres7
l!2. Valets de Chambre.
4. Valets de Garderobe.
4. Garçons d« Garderobe.
4 Porte- Manteaux.
r. Tailleur.
4. Huissiers de la Chambrè.
4. Huissiers du Cabinet.
4. Huissiers de l'Antichambre.
j!* Trompette.
J A NVIER 1714.:
t. Brodeur. .
r. Gantier Parfumeur. ^
2. Tapissiers.
r. Horlogeur.
2. Orfèvres.
r. Peintre.
2. Merciers,
ï . Marchand Lingeri.
1 . Lavandier.
4. Chefs de Panneterie.
' i. Aydes de Panneterie.
2. Sommiers de Panneterié.'
4. Chefs d'Echansonnerie.
a . Aydes d'Echaníònnerie.
as. Sommiers d'Echaníônneríe,
4. Chefs de Fruiterie.
2. Aydes de Fruiterie.
2. Sommiers de Fruiterie;
4. Ecuyers de Cuisine.
4. Aydes de Cuisine.
4. En fans de Cuisine.
4. Porteurs en Cuisine-.
1. Pâtissier.
V Boulanger.
2. Pourvoyeur.
I . Garde Vaisíelle.
f. Sommier de Vaisselle..
J. Premier Ecuyer.
4. Ecuyersi
4;. Maréchaux des Logis.
4. Fourier.s des Logis. .
tfç» MERCURE DE FRANCE.
** Fouriers de l'Ecurie.
I. Argentier de l'Ecurie.
I'. Tailleur de l'Ecurie,
r. Armurier.
2 . Maréchaux des Forges.-
i . Setlier.Caroffier.
i. Bourlier.
ì. CeinturierV-
1 . Fourbisseur.
1 . Eperonniers.
4. Maîtres Palefreniers.
2 . Cochers.
2. Postillons.'
1 . Concierge Garde Meubles de l'E
curie-.
1. Gouverneur des Pages.
1. Chapelain des Pages & del'Ecurie;
1. Maître de Mathematiques. .
1. Maître d'Armes.
1. Maître d'Exercices.
2. Maître Valets des Pages. .
1. Libraire-Imprimeur.
Gentilhommes de la- Venerie. .
6. Veneurs.
3 . Gentilhommes de la Fauconnerie. .
2 . Fauconniers,
i, Cordonnier.
1. Architecte..
1. Maître Maçon,
il Menuisier.
.1. VÌWÌCT<. .
JÁNVVER vf*4 1J5
l. Serrurier.
4. Suiíïès.
Total 166.' Officiers;
'Augmentation pour la Maison de Mada
me la Duchejfe d'Orleans , par Decla
ration du Roy du ^.Decembre 171$',.
Gcns du Conseil.
i:. Conseillers..
I. Secretaire ordinaire..
x. Agens d' Afíàires.
1. Tresorier General J M* Nicolas
Grandjean.
Gardes françaises..
t. Exempt, Commandant auffi les Gar^'
des Suiíïes.
t. Maréchal des Eogis.'
I. Brigadier.
. 12. Gardes Françoiíès.
t. Clerc du Guet.
Gardes Suisset.
6. Gardes Suiíïès.
r. Clerc du Guet.
d'Orleans , premier Prince du Sang ,
reglé par la Declaration du Roy , m
datte du 6 -Janvier 1724.
LOiïis,&c. à tous ceux , &c. l'affec
tion singuliere que nous avons pournôtre
très.cher , & très.amé Oncle y
Louis d'Orleans , Duc d'Orleans , . nous.
avoit fait desirer de pouvoir lui conti
nuer la même Maiíôn qu'a voit feu nôtre.
très-cher , & très-amé Oncle le lDuc
d'Orleans son pere ; mais l'ordre de.
tout temps établi pour le premier Prin
ce de nôtre Sang , nous obligeant de fui.*
vre les Etats < de ceux: qui ont précedem
ment tenu ce haut rang , en fixant fa
Maison au même nombre d'Officiers ;
Nous y avons seulement ajouté quelques
titres que nous avons jugé plus convesables
, & voulant qu*ils jouissent des
Privileges de nos Officiers commensaux :
à ces cauíes , &c. 8c de nôtre grace fpe.-
ciale, pleine puissance , Se autorité Roya
le, Nous avons dit & declaré, Se par. ces
Pre
J A N< V Ï^E R 17I4. re
presentes signées de nôtre main , disons ,
declarons , voulons , nous plaît , que les
Officiers dont fera com potée la Maison
de nôtredit Onde le Duc d'Orleans ,
comprise dans l'Etat cy.attaché sous le
contre-seel de nôtre Chancellerie, jouis
sent dorénavant de tous tels & semblables
Privileges dent nos Officiers DomestiÍ^
ues & Coqrmeníâux ont droit de jeiiir
uivantnos Edits, Declarations, Ordon
nances & Reglemens faits fur ce íujet. .
.Voulons qu'à cet effet l'état qui íèra arrê
té par nôtredit Oncle des Officiers qui
composoront à l'avenir fa Maison , soit
mis au Greffe de nôtre Cour des Aydes,
pourvu qu'il soit conforme à celui atta
ché à ces Presentes. Si donnons , &c-
Etat du nombre des Officiers , Gentilhom
mes , Gens du Conseil , Domestiques
& Commensaux , dont le Roy veut <^iie
leanr, Dite d'Orleans , de Valois , de
Chartres , de Nemours , & Monts en-
Jier , fin Oncle, soit composée en l'an
née 1724; pour jouir des Privilège!
des Commensaux.
Un Premier Gentilhomme de la
Chambre.
8. Gentilhommes de la Ghambre.
EZ. Gentilhommes ordinaires.
la Maison de Monsieur
:l!5<> MERCURE DE FRANCE,
. 2. Confesseur & Predicateur.
. . 4. Aumôniers.
z. Secretaires des CommandemènS.
j. Secretaires , & Intendans de« Fi
nances.,
8. Gens du Conseil:
S. Secretaires ordinaires.
1 . Secretaire des Langues.
2. Secretaires du Conseil.
I . Agçnt d'affaires.
i . Garde Archives.
i . Premier Maître.d'Hotel»-
é. Maîtres-d'Hôtel.
I. Tresorier General.
12. Gentilhommes íêrvans*'
8. Contrôleurs.
4. Medecins, -
4. Chirurgiens.
4. Apoticaires.
1. Chirurgien Operateur'.
4 Barbiers.
r". Premier Valet de Chambres7
l!2. Valets de Chambre.
4. Valets de Garderobe.
4. Garçons d« Garderobe.
4 Porte- Manteaux.
r. Tailleur.
4. Huissiers de la Chambrè.
4. Huissiers du Cabinet.
4. Huissiers de l'Antichambre.
j!* Trompette.
J A NVIER 1714.:
t. Brodeur. .
r. Gantier Parfumeur. ^
2. Tapissiers.
r. Horlogeur.
2. Orfèvres.
r. Peintre.
2. Merciers,
ï . Marchand Lingeri.
1 . Lavandier.
4. Chefs de Panneterie.
' i. Aydes de Panneterie.
2. Sommiers de Panneterié.'
4. Chefs d'Echansonnerie.
a . Aydes d'Echaníònnerie.
as. Sommiers d'Echaníônneríe,
4. Chefs de Fruiterie.
2. Aydes de Fruiterie.
2. Sommiers de Fruiterie;
4. Ecuyers de Cuisine.
4. Aydes de Cuisine.
4. En fans de Cuisine.
4. Porteurs en Cuisine-.
1. Pâtissier.
V Boulanger.
2. Pourvoyeur.
I . Garde Vaisíelle.
f. Sommier de Vaisselle..
J. Premier Ecuyer.
4. Ecuyersi
4;. Maréchaux des Logis.
4. Fourier.s des Logis. .
tfç» MERCURE DE FRANCE.
** Fouriers de l'Ecurie.
I. Argentier de l'Ecurie.
I'. Tailleur de l'Ecurie,
r. Armurier.
2 . Maréchaux des Forges.-
i . Setlier.Caroffier.
i. Bourlier.
ì. CeinturierV-
1 . Fourbisseur.
1 . Eperonniers.
4. Maîtres Palefreniers.
2 . Cochers.
2. Postillons.'
1 . Concierge Garde Meubles de l'E
curie-.
1. Gouverneur des Pages.
1. Chapelain des Pages & del'Ecurie;
1. Maître de Mathematiques. .
1. Maître d'Armes.
1. Maître d'Exercices.
2. Maître Valets des Pages. .
1. Libraire-Imprimeur.
Gentilhommes de la- Venerie. .
6. Veneurs.
3 . Gentilhommes de la Fauconnerie. .
2 . Fauconniers,
i, Cordonnier.
1. Architecte..
1. Maître Maçon,
il Menuisier.
.1. VÌWÌCT<. .
JÁNVVER vf*4 1J5
l. Serrurier.
4. Suiíïès.
Total 166.' Officiers;
'Augmentation pour la Maison de Mada
me la Duchejfe d'Orleans , par Decla
ration du Roy du ^.Decembre 171$',.
Gcns du Conseil.
i:. Conseillers..
I. Secretaire ordinaire..
x. Agens d' Afíàires.
1. Tresorier General J M* Nicolas
Grandjean.
Gardes françaises..
t. Exempt, Commandant auffi les Gar^'
des Suiíïes.
t. Maréchal des Eogis.'
I. Brigadier.
. 12. Gardes Françoiíès.
t. Clerc du Guet.
Gardes Suisset.
6. Gardes Suiíïès.
r. Clerc du Guet.
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Résumé : ETAT de la Maison de Monsieur le Duc d'Orleans, premier Prince du Sang, reglé par la Declaration du Roy, en datte du 6. Janvier 1724.
Le document expose l'organisation de la Maison du Duc d'Orléans, premier Prince du Sang, régularisée par une déclaration royale du 6 janvier 1724. Le roi manifeste son affection pour son oncle, Louis d'Orléans, Duc d'Orléans, et souhaite lui accorder une Maison similaire à celle de son père. Cependant, les traditions royales imposent de maintenir le nombre d'officiers conforme à ceux des prédécesseurs. Le roi ajoute quelques titres jugés plus appropriés et accorde aux nouveaux officiers les privilèges des officiers commensaux. Le texte décrit la composition de la Maison du Duc d'Orléans pour l'année 1724, incluant divers officiers, gentilshommes, domestiques et commensaux. Parmi eux, on trouve des gentilshommes de la Chambre, des secrétaires, des gens du conseil, des maîtres d'hôtel, des médecins, des chirurgiens, des valets de chambre, des huissiers, des écuyers, des maréchaux des logis, des fourriers, des palefreniers, et d'autres fonctions spécifiques. Le total des officiers est de 166. Une augmentation pour la Maison de Madame la Duchesse d'Orléans est également mentionnée par une déclaration royale du 2 décembre 1718. Cette augmentation inclut des gens du conseil, des conseillers, un secrétaire ordinaire, un agent d'affaires, un trésorier général, des gardes françaises et suisses.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4493
p. 153-154
« Nous avons été mal informez, quand nous avons dit, dans le second volume [...] »
Début :
Nous avons été mal informez, quand nous avons dit, dans le second volume [...]
Mots clefs :
Premier aumonier, Duc d'Orléans
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Nous avons été mal informez, quand nous avons dit, dans le second volume [...] »
Nous ayons été mal informez , quandi
ïf4 MERCURE DE FRANCE
nous avons dit , dans ie second volume'
du mois dernier, que lors du traníport
du coeur de Monsieur le Duc d' Orleans,
M. l'Archevêque de Roiien y Premier
Aumônier de St. A. R. étoit dans un Cafolle
diíferent de celui dans lequel étoit
le Prince du Sang , chargé par le Roy de
cette ceremonie. Dans le Carosle du:
Corps de Monsieur le Duc d' Orleans
étoient S. A. S. M. le Comte de Clerrnont
, & M. l'Archevêque die Roiïeir
dans le fond , ce dernier ayant la droite
& portant le coeur fur un Carreau de Ve
lours noir.'Le Duc de Montmorency , le
Marquis de Sìmiane , Premier Gentil
homme de la Chambre , & le Duc de
Biron , Premier Ecuyer étoient fur le de-?
vant. Au traníport du corps , le Premier
Aumônier , le Maître de la Chapïlle , le'
Confeíleur & le Curé de Saint Cloud
étoient dans le Carroíse du corps , qui
marchoit immediatement aptes le Cha
riot. Dans la ceremonie du coeur, le Car
roíse du Premier Aumônier fuivoit im*
riiediatement celui du Duc de Mbntrr»*-
fenci.
ïf4 MERCURE DE FRANCE
nous avons dit , dans ie second volume'
du mois dernier, que lors du traníport
du coeur de Monsieur le Duc d' Orleans,
M. l'Archevêque de Roiien y Premier
Aumônier de St. A. R. étoit dans un Cafolle
diíferent de celui dans lequel étoit
le Prince du Sang , chargé par le Roy de
cette ceremonie. Dans le Carosle du:
Corps de Monsieur le Duc d' Orleans
étoient S. A. S. M. le Comte de Clerrnont
, & M. l'Archevêque die Roiïeir
dans le fond , ce dernier ayant la droite
& portant le coeur fur un Carreau de Ve
lours noir.'Le Duc de Montmorency , le
Marquis de Sìmiane , Premier Gentil
homme de la Chambre , & le Duc de
Biron , Premier Ecuyer étoient fur le de-?
vant. Au traníport du corps , le Premier
Aumônier , le Maître de la Chapïlle , le'
Confeíleur & le Curé de Saint Cloud
étoient dans le Carroíse du corps , qui
marchoit immediatement aptes le Cha
riot. Dans la ceremonie du coeur, le Car
roíse du Premier Aumônier fuivoit im*
riiediatement celui du Duc de Mbntrr»*-
fenci.
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Résumé : « Nous avons été mal informez, quand nous avons dit, dans le second volume [...] »
Le texte corrige une information erronée concernant le transport du cœur du Duc d'Orléans. Lors de la cérémonie, l'Archevêque de Reims et Premier Aumônier de Saint A. R. partageait le même carrosse que le Prince du Sang chargé par le Roi de cette tâche. Dans le carrosse transportant le corps du Duc d'Orléans, se trouvaient le Comte de Clermont et l'Archevêque de Reims, ce dernier ayant la droite et portant le cœur sur un carreau de velours noir. À l'avant de ce carrosse, se trouvaient le Duc de Montmorency, le Marquis de Simiane, Premier Gentilhomme de la Chambre, et le Duc de Biron, Premier Écuyer. Lors du transport du corps, le Premier Aumônier, le Maître de la Chapelle, le Confesseur et le Curé de Saint-Cloud étaient présents dans le carrosse du corps, qui suivait immédiatement le chariot. Lors de la cérémonie du cœur, le carrosse du Premier Aumônier suivait immédiatement celui du Duc de Montmorency.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4494
p. 155-162
MORTS & MARIAGES.
Début :
Procope-Hyacinte de Ligne, Prince de l'Empire, Marquis de Moy, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS & MARIAGES.
MORTS & MAK1AG ES.
PRocope-Hyacirite de Ligne, Prince
de l'tmpire , Marquis de Moy ,
Brigadier des Armées du Roi depuis le
10. Mars 1690. cy .devant Capitaine-
Lieutenant des Gendarmes Ecoflòis , ayant;
commaridé toute la Gendarmerie tant
qu'il a été à la têtC de Cette Compagnie ,
mourut en cette Ville le ji. du moi*
passé , âgé de 6 4. ans.
Il étoit second fiis de Claude Lamoral.
de Ligne , Prince de l'Empire , & d'Am-.
blise , Marquis de RonbaiX, &<:. Grand
d'Espagne-, Chevalier de laToison.d'Or,;
Vice.Roi de Sicile , Gouverneur du Mi*
lanés , Coníeiller d'Etat de S. M. C»
mort à Madrid le 22.. Decembre i£7«K'
&: de Marie Claire , srincesle de Nasl'auy
pillembourg. Claude Lamoral étoit né de
Florent de Ligne, Prince de l'Empire,
Comte de Fauquembergue , Marquis de
Roubaix , Baron d'Antoing , Se de Louise
de Lorraine , fille d'Henry de Lorraine,
Comte de Chaligny , & de Claude , Mar
quise de Moy. Ce Prince de Lorraine étoit
issu de Nicolas de Lorraine , Comte de
youdemcnt ; Duc de Mercceut , & de sa!
troi-r
1
jxë MERCURE DE FRANCE.
troisième femme Catherine de Lorraine
Aumale ; & ce Comte de Vaudemontétoit7
second fils d'Antoine Duc de Lorraine.
Le Comte de Chaligni ,.' outre fa fille
Louise , laiíTà Henry de Lorraine 11.. du
nom , Comte de Chaligny , Marquis de
Moy , qui ayant vêcu~dans le Célibat ,J
avoit pour héritier présomptif Claude
Lamoral Prince de- Ligne ,< fily de íà
feur; aussi lui aiîlîra.t-il fa successions
mais ce Prince y renonça par acte du 2 r.'
Mars 1 670. & supplia son oncle d'en'
Vouloir fa vtjriíèr le second de íes sils. Le
Comte de Chaligny ayant égard à cette
priere , fit par acte paífé à Nancy' le 3 1,
Août une donation erítre-vifs & ir
révocable de tous íés biens' à son petit'
iifrveu , PïtKrope.Hyacinte, Prince de Li-'
gne , ses hoirs', heritiers & aïans causej
ne s'en reservant que là jouiísance & l'u*
íufririt' durant sa vie. Cette donation su/
acceptée par Procureur au nom du jeune'
Prince donataire , procedant souS l'autp.
lité de M; d'Ormeíson , Conseiller d'E
tat, que le Roi Louis XIV-. lui avòit donné
pour tuteur honoraire durant fa minorité
parLettres Patentes du mois d'Avril 1670.
registrées au Parlement le 23.. May sui
vant. . '
C'est en consequence de cette Dona
tion , Se pour satisfaire au Contrat de maA
liage
j A N V I E R? 1724. tSf
,fiage de Claude de Moy qui obligeoit son
^heritier à se nommer le Marquis deMoy.i.
que celui dont nous .parlons a toujours
porté ce titre p avec la' livrée des Princes
de Lorraine , & qu'il écarteloit l'Ecuslon.
de Ces armes au 1. & 4» de Lorraine , au 2.
& j. de Moy,Se [ui la tour de IJgnequi est
or à une bande de gueules . Il avoit épousé
le 8. Mars 1682. Anne.Catherine de Bro?
glio , fille unique du Comte Charles de
Broglio , Marquis de Dormans , Lieute
nant General des Arméesdu Roi, Gour
verneur d' Avênes, Grand Bail ly de Hayr
naut , & d'Anne Elisabeth d'Aumont,
fille d'Antoine Duc d'Aumont , Pair Se
Maréchal de France. Elle mourut le 4.
Decembre 1 701.. laissant Claude Lamor .
ral Hyacinte de Ligne , Prince de l'Em
pire , Marquis de Dormans , qui n'est
pas encore marié, & qui succede au titre
de Marquis de Moy 5 Catherine.Hyacintc
Religieuse aux Filles de Sainte.Marie ,
à S. Denis , où elle a fait profession le
Septembre ï 7 p 6. Marie-Hyacinte ,
morte le jo. Septembre 171 1 . âgée de 1.7.
ans, & Claire Marie , mariée le 2%.
Mars 1722. à Louis Scipion.Joseph de la
.Garde , Marquis de Chambonas , Baron
des Etats de Languedoc \ sur'quoi il ne fera
pas mal- à .propos de remarquer que dès ìs
6. Février 1*3?. Ipies & Jourdan de ìa
Gar
MERCURE DE FRANGE.
Garde, Chevaliers , freres, firent hom-
.-mage de la Terre & Seigneurie de Cham-
-bonasau Roi S. Louis. Le feu Roi a érigé
.cette Terre en Marquisat , par Lettres du
inoisd'Avril 1683. On coníèrveun acte
du 10. Février 13 9 6. par lequel Jauce-
Jin de la Garde , Seigneur de Chambonas
, fut déchargé , attendu Con ancienne
noblesse, d'une taxe imposée par le Roi
Charles V I. pour le mariage de fa fille
jsabelle , fuir ceux qui n'étoient pas no
bles d'ancienneté. Henry . Joseph de la
G irde , Marquis de Chambonas , né de
.Charlotte de la Baume.Suze , après avoir
ríèrvi long.temps dans le Regiment des
Cuirassiers du Roi, & avoir été fait Che»
.valier de S. Louis à la féconde promotion
de cet Ordre , fut mis par le feu Roi au
près de M. le Duc du Maine , en qualité
de premier Gentilhomme de fa Cham
bre. Il est aussi l'undesLieutenansde Roi
de la Province de Languedoc. De fou
;«pouíè Marie Charlotte de Fontange , Da
me d'Aubroque , Dame d'honneur de
Madame la Duchesse du Maine ., il ne
lui reste que le gendre du feu Marquis
de Moy. /
Lamoral , Comte de Ligne de Fauquembergue
& de Mechin , Prince d'Eípinoj
par fa femme Anne.Marie de Melun,
Marquis de Roubaix^ Seoechal de Hai
naut,
JANVIER 1724. i5f
oaut , Vicomte de Gand & de Leyden ,
Baron de Belceil-de.Ville , Souverain de
Faignceulles & de Vaisenacr , Chevalier
de la Toison d'Or , Bisayeuldu feu Mar
quis de Moy , fut fait Prince de l'Empire
par l'Empereur Rodolphe II. La Bulle dat.
tée de Prague le a. o. Mars lócj.est de*
plus honorables pour la Maison de Ligné.
L'Empereur y dit qu'il éleve Lamoral^
Prince d'Espinoy Comte de Ligne , à la
dignité de Prince de l'Empire, en considerationde
ion ancienne Noblesse, & de ce
que depuis iio. ans ses Ancêtres ont été
de pere en .fils , íàns interruption , décor
iez du collier de la Toison d'Or , comme
par droit hereditaire qu'ils ont le titre
de Comtes depuis plus de cent ans , ( fur
quoi il est hon d observer que nul ne peut
.être fait Prince de l'Empire , s'il n'en est
déjà Comte, ) & que depuis l'an 14.81.
Jes Empereurs , les Rois & les Princes
Souverains ont honoré ceux de la Maison
de Ligne du titre de leurs Cousins : enfin
l'Empereur Rodolphe declare qu'il accor
de à Lamoral de Ligne le titre de Prince
dei'Empire,non seulement pour lui, mais
encore pour toute íâ posterité de l'un &
de l'autre sexe.
Le Marquis de Moy qui a donné lieu à
cet article , avoit deux freres. L'aîné ctoit
Henry-Louis Ernest de Ligne , Prince
4'Am
á4o MERCURE DE FRANCE.
. Mise Sc de l'Empire , Marquis de Roubaix
, Comte de Fauquembergue , &c.
Grand d Espagne, Premier Pair de Flan
dres , Chevalier de la Toison d'Or, Cou.
verneur de la Province de Limbourg^
mort le 8. Février 1702. laissant plusieurs
enfans. Le puisné des freres du Marquis
de Moy, étoit Charles-Joseph Procope
de Ligne, Prince de l'Empire , Marquis
d'Aronchès,Grand dePorcugal ^Cheva
lier de l'Ordre de Christ , Seneclialde
Haynaut ,nommécommunément le Prin
ce Senechal , mprt au commencements de
l'année 1713. laissant de Mariane de
Souíà , Marquise d'Aronchès , une fille
unique, Louise.Antoinette Casimire de
Lorraine , ( ainsi nommée en mémoire de
íà bysayeule Louise de Lorraine , Duchesse
de la Fuen , mariée à Dom Michel de
Portugal , fils naturel du Roi Pierre H.
du nom.
Il y a une branche puiíhée de la Maiíôa
de Ligne , c'est celle des Pdnces d' A rem -
berg , Ducs d'Arícot, Princes de l'Em
pire depuis l'an 1556. d'où font íôrtis
deux rameaux. Le premier est celui des
Princes de Chimay , Ducs de Croy , fini
par une heritiere entrée dans la Maison
d'Hennin,Comtes de Bossu. Ils sont Princes
de l'Empire, & ont pris le íùrnom d'Alfa^
ce. Le second de ces rameaux est celui des
PrinS
A N V I E R. 1714. i6t
Jîtinces de Barbançon , auffi Princes <ie
l'Empire depuis l'an 1 568. Il n'en reste
plus qu'une Princeíse qui s'étant rema
riée £eri troisièmes noces l'an 171 f. à
Jí.... de Wignacourt , Comte de la Roche
Se de Lanoy , lui a fait prendre íon nom
& ses armes. On le nomme donc Prince
de Barbançon , & il joiiit des honneurs
attachez à ce titre ; mais fans être Prince
de l'Empire. Cette Princeíse n'a point eu
d'enfans de.ces trois maíiages.
L'on compte dans toutes les branches éc
la Maison de Ligne juíqu'à dix-sept Che
valiers de la Toison d'Or.
Le r. de ce mois mourut à Paris Mc Eustache
le Clerc de Leíseville, Coníeiller
dp Roi , Maître ordinaire en íà Cham
bre des Comptes , âgé de 64. ans.
Le.*. M. Jean.Baptiste le Tòtirneur,
Ecuyer , Conseiller , Secretaire du Roi ,
âgé de Si. an*.
Le 8. M. René- François de Legal,
Lieutenant General des Armées du Roi ,
Gouverneur de la Ville d'Agde & du
Çhâteau de Breseou , âgé de 72. ans.
Le même jour M. Pierre. Jean Cheré ,
Maître des Comptes , âgéjde í8o. ans.
Paul Petreul, Notaire de laPalice ea
Bourbonnois , y mourut le 2 eu deíemois,
iaé de 107 . anj-
* ' Ï4 Le
ïét MERCURE DE FRANCE
Le même jour M. Antoine Monet dé
la Salle , Doyen des Maîwes des Requê
tes , & en cette qualité Conseiller d'E
tat ordinaire , mourut à la Salle y près
Boulogne fur Mer , âgé de 8 i . ans.
. . Le iy. Dame Marie Charlotte Glucq ,
épouse de M. Jacques de Chabanes , Mari
quis deXurton , Brigadier des Armées
du Roy , âgée de 46.: ans.
: Le 8. de ce mois le Duc de Montmorenci
, fils aîné du Duc de Luxembourg j
épouíà M"e de Seignelay , âgéede douze
ans , qui après de cinquante mille écusi
de rente en fonds de terre. . . .
Le 20. la Marquise de Segur accoucha
de deux Jumeaux , garçon & fille.
PRocope-Hyacirite de Ligne, Prince
de l'tmpire , Marquis de Moy ,
Brigadier des Armées du Roi depuis le
10. Mars 1690. cy .devant Capitaine-
Lieutenant des Gendarmes Ecoflòis , ayant;
commaridé toute la Gendarmerie tant
qu'il a été à la têtC de Cette Compagnie ,
mourut en cette Ville le ji. du moi*
passé , âgé de 6 4. ans.
Il étoit second fiis de Claude Lamoral.
de Ligne , Prince de l'Empire , & d'Am-.
blise , Marquis de RonbaiX, &<:. Grand
d'Espagne-, Chevalier de laToison.d'Or,;
Vice.Roi de Sicile , Gouverneur du Mi*
lanés , Coníeiller d'Etat de S. M. C»
mort à Madrid le 22.. Decembre i£7«K'
&: de Marie Claire , srincesle de Nasl'auy
pillembourg. Claude Lamoral étoit né de
Florent de Ligne, Prince de l'Empire,
Comte de Fauquembergue , Marquis de
Roubaix , Baron d'Antoing , Se de Louise
de Lorraine , fille d'Henry de Lorraine,
Comte de Chaligny , & de Claude , Mar
quise de Moy. Ce Prince de Lorraine étoit
issu de Nicolas de Lorraine , Comte de
youdemcnt ; Duc de Mercceut , & de sa!
troi-r
1
jxë MERCURE DE FRANCE.
troisième femme Catherine de Lorraine
Aumale ; & ce Comte de Vaudemontétoit7
second fils d'Antoine Duc de Lorraine.
Le Comte de Chaligni ,.' outre fa fille
Louise , laiíTà Henry de Lorraine 11.. du
nom , Comte de Chaligny , Marquis de
Moy , qui ayant vêcu~dans le Célibat ,J
avoit pour héritier présomptif Claude
Lamoral Prince de- Ligne ,< fily de íà
feur; aussi lui aiîlîra.t-il fa successions
mais ce Prince y renonça par acte du 2 r.'
Mars 1 670. & supplia son oncle d'en'
Vouloir fa vtjriíèr le second de íes sils. Le
Comte de Chaligny ayant égard à cette
priere , fit par acte paífé à Nancy' le 3 1,
Août une donation erítre-vifs & ir
révocable de tous íés biens' à son petit'
iifrveu , PïtKrope.Hyacinte, Prince de Li-'
gne , ses hoirs', heritiers & aïans causej
ne s'en reservant que là jouiísance & l'u*
íufririt' durant sa vie. Cette donation su/
acceptée par Procureur au nom du jeune'
Prince donataire , procedant souS l'autp.
lité de M; d'Ormeíson , Conseiller d'E
tat, que le Roi Louis XIV-. lui avòit donné
pour tuteur honoraire durant fa minorité
parLettres Patentes du mois d'Avril 1670.
registrées au Parlement le 23.. May sui
vant. . '
C'est en consequence de cette Dona
tion , Se pour satisfaire au Contrat de maA
liage
j A N V I E R? 1724. tSf
,fiage de Claude de Moy qui obligeoit son
^heritier à se nommer le Marquis deMoy.i.
que celui dont nous .parlons a toujours
porté ce titre p avec la' livrée des Princes
de Lorraine , & qu'il écarteloit l'Ecuslon.
de Ces armes au 1. & 4» de Lorraine , au 2.
& j. de Moy,Se [ui la tour de IJgnequi est
or à une bande de gueules . Il avoit épousé
le 8. Mars 1682. Anne.Catherine de Bro?
glio , fille unique du Comte Charles de
Broglio , Marquis de Dormans , Lieute
nant General des Arméesdu Roi, Gour
verneur d' Avênes, Grand Bail ly de Hayr
naut , & d'Anne Elisabeth d'Aumont,
fille d'Antoine Duc d'Aumont , Pair Se
Maréchal de France. Elle mourut le 4.
Decembre 1 701.. laissant Claude Lamor .
ral Hyacinte de Ligne , Prince de l'Em
pire , Marquis de Dormans , qui n'est
pas encore marié, & qui succede au titre
de Marquis de Moy 5 Catherine.Hyacintc
Religieuse aux Filles de Sainte.Marie ,
à S. Denis , où elle a fait profession le
Septembre ï 7 p 6. Marie-Hyacinte ,
morte le jo. Septembre 171 1 . âgée de 1.7.
ans, & Claire Marie , mariée le 2%.
Mars 1722. à Louis Scipion.Joseph de la
.Garde , Marquis de Chambonas , Baron
des Etats de Languedoc \ sur'quoi il ne fera
pas mal- à .propos de remarquer que dès ìs
6. Février 1*3?. Ipies & Jourdan de ìa
Gar
MERCURE DE FRANGE.
Garde, Chevaliers , freres, firent hom-
.-mage de la Terre & Seigneurie de Cham-
-bonasau Roi S. Louis. Le feu Roi a érigé
.cette Terre en Marquisat , par Lettres du
inoisd'Avril 1683. On coníèrveun acte
du 10. Février 13 9 6. par lequel Jauce-
Jin de la Garde , Seigneur de Chambonas
, fut déchargé , attendu Con ancienne
noblesse, d'une taxe imposée par le Roi
Charles V I. pour le mariage de fa fille
jsabelle , fuir ceux qui n'étoient pas no
bles d'ancienneté. Henry . Joseph de la
G irde , Marquis de Chambonas , né de
.Charlotte de la Baume.Suze , après avoir
ríèrvi long.temps dans le Regiment des
Cuirassiers du Roi, & avoir été fait Che»
.valier de S. Louis à la féconde promotion
de cet Ordre , fut mis par le feu Roi au
près de M. le Duc du Maine , en qualité
de premier Gentilhomme de fa Cham
bre. Il est aussi l'undesLieutenansde Roi
de la Province de Languedoc. De fou
;«pouíè Marie Charlotte de Fontange , Da
me d'Aubroque , Dame d'honneur de
Madame la Duchesse du Maine ., il ne
lui reste que le gendre du feu Marquis
de Moy. /
Lamoral , Comte de Ligne de Fauquembergue
& de Mechin , Prince d'Eípinoj
par fa femme Anne.Marie de Melun,
Marquis de Roubaix^ Seoechal de Hai
naut,
JANVIER 1724. i5f
oaut , Vicomte de Gand & de Leyden ,
Baron de Belceil-de.Ville , Souverain de
Faignceulles & de Vaisenacr , Chevalier
de la Toison d'Or , Bisayeuldu feu Mar
quis de Moy , fut fait Prince de l'Empire
par l'Empereur Rodolphe II. La Bulle dat.
tée de Prague le a. o. Mars lócj.est de*
plus honorables pour la Maison de Ligné.
L'Empereur y dit qu'il éleve Lamoral^
Prince d'Espinoy Comte de Ligne , à la
dignité de Prince de l'Empire, en considerationde
ion ancienne Noblesse, & de ce
que depuis iio. ans ses Ancêtres ont été
de pere en .fils , íàns interruption , décor
iez du collier de la Toison d'Or , comme
par droit hereditaire qu'ils ont le titre
de Comtes depuis plus de cent ans , ( fur
quoi il est hon d observer que nul ne peut
.être fait Prince de l'Empire , s'il n'en est
déjà Comte, ) & que depuis l'an 14.81.
Jes Empereurs , les Rois & les Princes
Souverains ont honoré ceux de la Maison
de Ligne du titre de leurs Cousins : enfin
l'Empereur Rodolphe declare qu'il accor
de à Lamoral de Ligne le titre de Prince
dei'Empire,non seulement pour lui, mais
encore pour toute íâ posterité de l'un &
de l'autre sexe.
Le Marquis de Moy qui a donné lieu à
cet article , avoit deux freres. L'aîné ctoit
Henry-Louis Ernest de Ligne , Prince
4'Am
á4o MERCURE DE FRANCE.
. Mise Sc de l'Empire , Marquis de Roubaix
, Comte de Fauquembergue , &c.
Grand d Espagne, Premier Pair de Flan
dres , Chevalier de la Toison d'Or, Cou.
verneur de la Province de Limbourg^
mort le 8. Février 1702. laissant plusieurs
enfans. Le puisné des freres du Marquis
de Moy, étoit Charles-Joseph Procope
de Ligne, Prince de l'Empire , Marquis
d'Aronchès,Grand dePorcugal ^Cheva
lier de l'Ordre de Christ , Seneclialde
Haynaut ,nommécommunément le Prin
ce Senechal , mprt au commencements de
l'année 1713. laissant de Mariane de
Souíà , Marquise d'Aronchès , une fille
unique, Louise.Antoinette Casimire de
Lorraine , ( ainsi nommée en mémoire de
íà bysayeule Louise de Lorraine , Duchesse
de la Fuen , mariée à Dom Michel de
Portugal , fils naturel du Roi Pierre H.
du nom.
Il y a une branche puiíhée de la Maiíôa
de Ligne , c'est celle des Pdnces d' A rem -
berg , Ducs d'Arícot, Princes de l'Em
pire depuis l'an 1556. d'où font íôrtis
deux rameaux. Le premier est celui des
Princes de Chimay , Ducs de Croy , fini
par une heritiere entrée dans la Maison
d'Hennin,Comtes de Bossu. Ils sont Princes
de l'Empire, & ont pris le íùrnom d'Alfa^
ce. Le second de ces rameaux est celui des
PrinS
A N V I E R. 1714. i6t
Jîtinces de Barbançon , auffi Princes <ie
l'Empire depuis l'an 1 568. Il n'en reste
plus qu'une Princeíse qui s'étant rema
riée £eri troisièmes noces l'an 171 f. à
Jí.... de Wignacourt , Comte de la Roche
Se de Lanoy , lui a fait prendre íon nom
& ses armes. On le nomme donc Prince
de Barbançon , & il joiiit des honneurs
attachez à ce titre ; mais fans être Prince
de l'Empire. Cette Princeíse n'a point eu
d'enfans de.ces trois maíiages.
L'on compte dans toutes les branches éc
la Maison de Ligne juíqu'à dix-sept Che
valiers de la Toison d'Or.
Le r. de ce mois mourut à Paris Mc Eustache
le Clerc de Leíseville, Coníeiller
dp Roi , Maître ordinaire en íà Cham
bre des Comptes , âgé de 64. ans.
Le.*. M. Jean.Baptiste le Tòtirneur,
Ecuyer , Conseiller , Secretaire du Roi ,
âgé de Si. an*.
Le 8. M. René- François de Legal,
Lieutenant General des Armées du Roi ,
Gouverneur de la Ville d'Agde & du
Çhâteau de Breseou , âgé de 72. ans.
Le même jour M. Pierre. Jean Cheré ,
Maître des Comptes , âgéjde í8o. ans.
Paul Petreul, Notaire de laPalice ea
Bourbonnois , y mourut le 2 eu deíemois,
iaé de 107 . anj-
* ' Ï4 Le
ïét MERCURE DE FRANCE
Le même jour M. Antoine Monet dé
la Salle , Doyen des Maîwes des Requê
tes , & en cette qualité Conseiller d'E
tat ordinaire , mourut à la Salle y près
Boulogne fur Mer , âgé de 8 i . ans.
. . Le iy. Dame Marie Charlotte Glucq ,
épouse de M. Jacques de Chabanes , Mari
quis deXurton , Brigadier des Armées
du Roy , âgée de 46.: ans.
: Le 8. de ce mois le Duc de Montmorenci
, fils aîné du Duc de Luxembourg j
épouíà M"e de Seignelay , âgéede douze
ans , qui après de cinquante mille écusi
de rente en fonds de terre. . . .
Le 20. la Marquise de Segur accoucha
de deux Jumeaux , garçon & fille.
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4495
p. 162-163
BENEFICES DONNEZ.
Début :
L'Abbaye de Nôtre Dame de Pornid, Ordre de S. Augustin, Diocèse de [...]
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texteReconnaissance textuelle : BENEFICES DONNEZ.
MORTS & MAK1AG ES.
PRocope-Hyacirite de Ligne, Prince
de l'tmpire , Marquis de Moy ,
Brigadier des Armées du Roi depuis le
10. Mars 1690. cy .devant Capitaine-
Lieutenant des Gendarmes Ecoflòis , ayant;
commaridé toute la Gendarmerie tant
qu'il a été à la têtC de Cette Compagnie ,
mourut en cette Ville le ji. du moi*
passé , âgé de 6 4. ans.
Il étoit second fiis de Claude Lamoral.
de Ligne , Prince de l'Empire , & d'Am-.
blise , Marquis de RonbaiX, &<:. Grand
d'Espagne-, Chevalier de laToison.d'Or,;
Vice.Roi de Sicile , Gouverneur du Mi*
lanés , Coníeiller d'Etat de S. M. C»
mort à Madrid le 22.. Decembre i£7«K'
&: de Marie Claire , srincesle de Nasl'auy
pillembourg. Claude Lamoral étoit né de
Florent de Ligne, Prince de l'Empire,
Comte de Fauquembergue , Marquis de
Roubaix , Baron d'Antoing , Se de Louise
de Lorraine , fille d'Henry de Lorraine,
Comte de Chaligny , & de Claude , Mar
quise de Moy. Ce Prince de Lorraine étoit
issu de Nicolas de Lorraine , Comte de
youdemcnt ; Duc de Mercceut , & de sa!
troi-r
1
jxë MERCURE DE FRANCE.
troisième femme Catherine de Lorraine
Aumale ; & ce Comte de Vaudemontétoit7
second fils d'Antoine Duc de Lorraine.
Le Comte de Chaligni ,.' outre fa fille
Louise , laiíTà Henry de Lorraine 11.. du
nom , Comte de Chaligny , Marquis de
Moy , qui ayant vêcu~dans le Célibat ,J
avoit pour héritier présomptif Claude
Lamoral Prince de- Ligne ,< fily de íà
feur; aussi lui aiîlîra.t-il fa successions
mais ce Prince y renonça par acte du 2 r.'
Mars 1 670. & supplia son oncle d'en'
Vouloir fa vtjriíèr le second de íes sils. Le
Comte de Chaligny ayant égard à cette
priere , fit par acte paífé à Nancy' le 3 1,
Août une donation erítre-vifs & ir
révocable de tous íés biens' à son petit'
iifrveu , PïtKrope.Hyacinte, Prince de Li-'
gne , ses hoirs', heritiers & aïans causej
ne s'en reservant que là jouiísance & l'u*
íufririt' durant sa vie. Cette donation su/
acceptée par Procureur au nom du jeune'
Prince donataire , procedant souS l'autp.
lité de M; d'Ormeíson , Conseiller d'E
tat, que le Roi Louis XIV-. lui avòit donné
pour tuteur honoraire durant fa minorité
parLettres Patentes du mois d'Avril 1670.
registrées au Parlement le 23.. May sui
vant. . '
C'est en consequence de cette Dona
tion , Se pour satisfaire au Contrat de maA
liage
j A N V I E R? 1724. tSf
,fiage de Claude de Moy qui obligeoit son
^heritier à se nommer le Marquis deMoy.i.
que celui dont nous .parlons a toujours
porté ce titre p avec la' livrée des Princes
de Lorraine , & qu'il écarteloit l'Ecuslon.
de Ces armes au 1. & 4» de Lorraine , au 2.
& j. de Moy,Se [ui la tour de IJgnequi est
or à une bande de gueules . Il avoit épousé
le 8. Mars 1682. Anne.Catherine de Bro?
glio , fille unique du Comte Charles de
Broglio , Marquis de Dormans , Lieute
nant General des Arméesdu Roi, Gour
verneur d' Avênes, Grand Bail ly de Hayr
naut , & d'Anne Elisabeth d'Aumont,
fille d'Antoine Duc d'Aumont , Pair Se
Maréchal de France. Elle mourut le 4.
Decembre 1 701.. laissant Claude Lamor .
ral Hyacinte de Ligne , Prince de l'Em
pire , Marquis de Dormans , qui n'est
pas encore marié, & qui succede au titre
de Marquis de Moy 5 Catherine.Hyacintc
Religieuse aux Filles de Sainte.Marie ,
à S. Denis , où elle a fait profession le
Septembre ï 7 p 6. Marie-Hyacinte ,
morte le jo. Septembre 171 1 . âgée de 1.7.
ans, & Claire Marie , mariée le 2%.
Mars 1722. à Louis Scipion.Joseph de la
.Garde , Marquis de Chambonas , Baron
des Etats de Languedoc \ sur'quoi il ne fera
pas mal- à .propos de remarquer que dès ìs
6. Février 1*3?. Ipies & Jourdan de ìa
Gar
MERCURE DE FRANGE.
Garde, Chevaliers , freres, firent hom-
.-mage de la Terre & Seigneurie de Cham-
-bonasau Roi S. Louis. Le feu Roi a érigé
.cette Terre en Marquisat , par Lettres du
inoisd'Avril 1683. On coníèrveun acte
du 10. Février 13 9 6. par lequel Jauce-
Jin de la Garde , Seigneur de Chambonas
, fut déchargé , attendu Con ancienne
noblesse, d'une taxe imposée par le Roi
Charles V I. pour le mariage de fa fille
jsabelle , fuir ceux qui n'étoient pas no
bles d'ancienneté. Henry . Joseph de la
G irde , Marquis de Chambonas , né de
.Charlotte de la Baume.Suze , après avoir
ríèrvi long.temps dans le Regiment des
Cuirassiers du Roi, & avoir été fait Che»
.valier de S. Louis à la féconde promotion
de cet Ordre , fut mis par le feu Roi au
près de M. le Duc du Maine , en qualité
de premier Gentilhomme de fa Cham
bre. Il est aussi l'undesLieutenansde Roi
de la Province de Languedoc. De fou
;«pouíè Marie Charlotte de Fontange , Da
me d'Aubroque , Dame d'honneur de
Madame la Duchesse du Maine ., il ne
lui reste que le gendre du feu Marquis
de Moy. /
Lamoral , Comte de Ligne de Fauquembergue
& de Mechin , Prince d'Eípinoj
par fa femme Anne.Marie de Melun,
Marquis de Roubaix^ Seoechal de Hai
naut,
JANVIER 1724. i5f
oaut , Vicomte de Gand & de Leyden ,
Baron de Belceil-de.Ville , Souverain de
Faignceulles & de Vaisenacr , Chevalier
de la Toison d'Or , Bisayeuldu feu Mar
quis de Moy , fut fait Prince de l'Empire
par l'Empereur Rodolphe II. La Bulle dat.
tée de Prague le a. o. Mars lócj.est de*
plus honorables pour la Maison de Ligné.
L'Empereur y dit qu'il éleve Lamoral^
Prince d'Espinoy Comte de Ligne , à la
dignité de Prince de l'Empire, en considerationde
ion ancienne Noblesse, & de ce
que depuis iio. ans ses Ancêtres ont été
de pere en .fils , íàns interruption , décor
iez du collier de la Toison d'Or , comme
par droit hereditaire qu'ils ont le titre
de Comtes depuis plus de cent ans , ( fur
quoi il est hon d observer que nul ne peut
.être fait Prince de l'Empire , s'il n'en est
déjà Comte, ) & que depuis l'an 14.81.
Jes Empereurs , les Rois & les Princes
Souverains ont honoré ceux de la Maison
de Ligne du titre de leurs Cousins : enfin
l'Empereur Rodolphe declare qu'il accor
de à Lamoral de Ligne le titre de Prince
dei'Empire,non seulement pour lui, mais
encore pour toute íâ posterité de l'un &
de l'autre sexe.
Le Marquis de Moy qui a donné lieu à
cet article , avoit deux freres. L'aîné ctoit
Henry-Louis Ernest de Ligne , Prince
4'Am
á4o MERCURE DE FRANCE.
. Mise Sc de l'Empire , Marquis de Roubaix
, Comte de Fauquembergue , &c.
Grand d Espagne, Premier Pair de Flan
dres , Chevalier de la Toison d'Or, Cou.
verneur de la Province de Limbourg^
mort le 8. Février 1702. laissant plusieurs
enfans. Le puisné des freres du Marquis
de Moy, étoit Charles-Joseph Procope
de Ligne, Prince de l'Empire , Marquis
d'Aronchès,Grand dePorcugal ^Cheva
lier de l'Ordre de Christ , Seneclialde
Haynaut ,nommécommunément le Prin
ce Senechal , mprt au commencements de
l'année 1713. laissant de Mariane de
Souíà , Marquise d'Aronchès , une fille
unique, Louise.Antoinette Casimire de
Lorraine , ( ainsi nommée en mémoire de
íà bysayeule Louise de Lorraine , Duchesse
de la Fuen , mariée à Dom Michel de
Portugal , fils naturel du Roi Pierre H.
du nom.
Il y a une branche puiíhée de la Maiíôa
de Ligne , c'est celle des Pdnces d' A rem -
berg , Ducs d'Arícot, Princes de l'Em
pire depuis l'an 1556. d'où font íôrtis
deux rameaux. Le premier est celui des
Princes de Chimay , Ducs de Croy , fini
par une heritiere entrée dans la Maison
d'Hennin,Comtes de Bossu. Ils sont Princes
de l'Empire, & ont pris le íùrnom d'Alfa^
ce. Le second de ces rameaux est celui des
PrinS
A N V I E R. 1714. i6t
Jîtinces de Barbançon , auffi Princes <ie
l'Empire depuis l'an 1 568. Il n'en reste
plus qu'une Princeíse qui s'étant rema
riée £eri troisièmes noces l'an 171 f. à
Jí.... de Wignacourt , Comte de la Roche
Se de Lanoy , lui a fait prendre íon nom
& ses armes. On le nomme donc Prince
de Barbançon , & il joiiit des honneurs
attachez à ce titre ; mais fans être Prince
de l'Empire. Cette Princeíse n'a point eu
d'enfans de.ces trois maíiages.
L'on compte dans toutes les branches éc
la Maison de Ligne juíqu'à dix-sept Che
valiers de la Toison d'Or.
Le r. de ce mois mourut à Paris Mc Eustache
le Clerc de Leíseville, Coníeiller
dp Roi , Maître ordinaire en íà Cham
bre des Comptes , âgé de 64. ans.
Le.*. M. Jean.Baptiste le Tòtirneur,
Ecuyer , Conseiller , Secretaire du Roi ,
âgé de Si. an*.
Le 8. M. René- François de Legal,
Lieutenant General des Armées du Roi ,
Gouverneur de la Ville d'Agde & du
Çhâteau de Breseou , âgé de 72. ans.
Le même jour M. Pierre. Jean Cheré ,
Maître des Comptes , âgéjde í8o. ans.
Paul Petreul, Notaire de laPalice ea
Bourbonnois , y mourut le 2 eu deíemois,
iaé de 107 . anj-
* ' Ï4 Le
ïét MERCURE DE FRANCE
Le même jour M. Antoine Monet dé
la Salle , Doyen des Maîwes des Requê
tes , & en cette qualité Conseiller d'E
tat ordinaire , mourut à la Salle y près
Boulogne fur Mer , âgé de 8 i . ans.
. . Le iy. Dame Marie Charlotte Glucq ,
épouse de M. Jacques de Chabanes , Mari
quis deXurton , Brigadier des Armées
du Roy , âgée de 46.: ans.
: Le 8. de ce mois le Duc de Montmorenci
, fils aîné du Duc de Luxembourg j
épouíà M"e de Seignelay , âgéede douze
ans , qui après de cinquante mille écusi
de rente en fonds de terre. . . .
Le 20. la Marquise de Segur accoucha
de deux Jumeaux , garçon & fille.
PRocope-Hyacirite de Ligne, Prince
de l'tmpire , Marquis de Moy ,
Brigadier des Armées du Roi depuis le
10. Mars 1690. cy .devant Capitaine-
Lieutenant des Gendarmes Ecoflòis , ayant;
commaridé toute la Gendarmerie tant
qu'il a été à la têtC de Cette Compagnie ,
mourut en cette Ville le ji. du moi*
passé , âgé de 6 4. ans.
Il étoit second fiis de Claude Lamoral.
de Ligne , Prince de l'Empire , & d'Am-.
blise , Marquis de RonbaiX, &<:. Grand
d'Espagne-, Chevalier de laToison.d'Or,;
Vice.Roi de Sicile , Gouverneur du Mi*
lanés , Coníeiller d'Etat de S. M. C»
mort à Madrid le 22.. Decembre i£7«K'
&: de Marie Claire , srincesle de Nasl'auy
pillembourg. Claude Lamoral étoit né de
Florent de Ligne, Prince de l'Empire,
Comte de Fauquembergue , Marquis de
Roubaix , Baron d'Antoing , Se de Louise
de Lorraine , fille d'Henry de Lorraine,
Comte de Chaligny , & de Claude , Mar
quise de Moy. Ce Prince de Lorraine étoit
issu de Nicolas de Lorraine , Comte de
youdemcnt ; Duc de Mercceut , & de sa!
troi-r
1
jxë MERCURE DE FRANCE.
troisième femme Catherine de Lorraine
Aumale ; & ce Comte de Vaudemontétoit7
second fils d'Antoine Duc de Lorraine.
Le Comte de Chaligni ,.' outre fa fille
Louise , laiíTà Henry de Lorraine 11.. du
nom , Comte de Chaligny , Marquis de
Moy , qui ayant vêcu~dans le Célibat ,J
avoit pour héritier présomptif Claude
Lamoral Prince de- Ligne ,< fily de íà
feur; aussi lui aiîlîra.t-il fa successions
mais ce Prince y renonça par acte du 2 r.'
Mars 1 670. & supplia son oncle d'en'
Vouloir fa vtjriíèr le second de íes sils. Le
Comte de Chaligny ayant égard à cette
priere , fit par acte paífé à Nancy' le 3 1,
Août une donation erítre-vifs & ir
révocable de tous íés biens' à son petit'
iifrveu , PïtKrope.Hyacinte, Prince de Li-'
gne , ses hoirs', heritiers & aïans causej
ne s'en reservant que là jouiísance & l'u*
íufririt' durant sa vie. Cette donation su/
acceptée par Procureur au nom du jeune'
Prince donataire , procedant souS l'autp.
lité de M; d'Ormeíson , Conseiller d'E
tat, que le Roi Louis XIV-. lui avòit donné
pour tuteur honoraire durant fa minorité
parLettres Patentes du mois d'Avril 1670.
registrées au Parlement le 23.. May sui
vant. . '
C'est en consequence de cette Dona
tion , Se pour satisfaire au Contrat de maA
liage
j A N V I E R? 1724. tSf
,fiage de Claude de Moy qui obligeoit son
^heritier à se nommer le Marquis deMoy.i.
que celui dont nous .parlons a toujours
porté ce titre p avec la' livrée des Princes
de Lorraine , & qu'il écarteloit l'Ecuslon.
de Ces armes au 1. & 4» de Lorraine , au 2.
& j. de Moy,Se [ui la tour de IJgnequi est
or à une bande de gueules . Il avoit épousé
le 8. Mars 1682. Anne.Catherine de Bro?
glio , fille unique du Comte Charles de
Broglio , Marquis de Dormans , Lieute
nant General des Arméesdu Roi, Gour
verneur d' Avênes, Grand Bail ly de Hayr
naut , & d'Anne Elisabeth d'Aumont,
fille d'Antoine Duc d'Aumont , Pair Se
Maréchal de France. Elle mourut le 4.
Decembre 1 701.. laissant Claude Lamor .
ral Hyacinte de Ligne , Prince de l'Em
pire , Marquis de Dormans , qui n'est
pas encore marié, & qui succede au titre
de Marquis de Moy 5 Catherine.Hyacintc
Religieuse aux Filles de Sainte.Marie ,
à S. Denis , où elle a fait profession le
Septembre ï 7 p 6. Marie-Hyacinte ,
morte le jo. Septembre 171 1 . âgée de 1.7.
ans, & Claire Marie , mariée le 2%.
Mars 1722. à Louis Scipion.Joseph de la
.Garde , Marquis de Chambonas , Baron
des Etats de Languedoc \ sur'quoi il ne fera
pas mal- à .propos de remarquer que dès ìs
6. Février 1*3?. Ipies & Jourdan de ìa
Gar
MERCURE DE FRANGE.
Garde, Chevaliers , freres, firent hom-
.-mage de la Terre & Seigneurie de Cham-
-bonasau Roi S. Louis. Le feu Roi a érigé
.cette Terre en Marquisat , par Lettres du
inoisd'Avril 1683. On coníèrveun acte
du 10. Février 13 9 6. par lequel Jauce-
Jin de la Garde , Seigneur de Chambonas
, fut déchargé , attendu Con ancienne
noblesse, d'une taxe imposée par le Roi
Charles V I. pour le mariage de fa fille
jsabelle , fuir ceux qui n'étoient pas no
bles d'ancienneté. Henry . Joseph de la
G irde , Marquis de Chambonas , né de
.Charlotte de la Baume.Suze , après avoir
ríèrvi long.temps dans le Regiment des
Cuirassiers du Roi, & avoir été fait Che»
.valier de S. Louis à la féconde promotion
de cet Ordre , fut mis par le feu Roi au
près de M. le Duc du Maine , en qualité
de premier Gentilhomme de fa Cham
bre. Il est aussi l'undesLieutenansde Roi
de la Province de Languedoc. De fou
;«pouíè Marie Charlotte de Fontange , Da
me d'Aubroque , Dame d'honneur de
Madame la Duchesse du Maine ., il ne
lui reste que le gendre du feu Marquis
de Moy. /
Lamoral , Comte de Ligne de Fauquembergue
& de Mechin , Prince d'Eípinoj
par fa femme Anne.Marie de Melun,
Marquis de Roubaix^ Seoechal de Hai
naut,
JANVIER 1724. i5f
oaut , Vicomte de Gand & de Leyden ,
Baron de Belceil-de.Ville , Souverain de
Faignceulles & de Vaisenacr , Chevalier
de la Toison d'Or , Bisayeuldu feu Mar
quis de Moy , fut fait Prince de l'Empire
par l'Empereur Rodolphe II. La Bulle dat.
tée de Prague le a. o. Mars lócj.est de*
plus honorables pour la Maison de Ligné.
L'Empereur y dit qu'il éleve Lamoral^
Prince d'Espinoy Comte de Ligne , à la
dignité de Prince de l'Empire, en considerationde
ion ancienne Noblesse, & de ce
que depuis iio. ans ses Ancêtres ont été
de pere en .fils , íàns interruption , décor
iez du collier de la Toison d'Or , comme
par droit hereditaire qu'ils ont le titre
de Comtes depuis plus de cent ans , ( fur
quoi il est hon d observer que nul ne peut
.être fait Prince de l'Empire , s'il n'en est
déjà Comte, ) & que depuis l'an 14.81.
Jes Empereurs , les Rois & les Princes
Souverains ont honoré ceux de la Maison
de Ligne du titre de leurs Cousins : enfin
l'Empereur Rodolphe declare qu'il accor
de à Lamoral de Ligne le titre de Prince
dei'Empire,non seulement pour lui, mais
encore pour toute íâ posterité de l'un &
de l'autre sexe.
Le Marquis de Moy qui a donné lieu à
cet article , avoit deux freres. L'aîné ctoit
Henry-Louis Ernest de Ligne , Prince
4'Am
á4o MERCURE DE FRANCE.
. Mise Sc de l'Empire , Marquis de Roubaix
, Comte de Fauquembergue , &c.
Grand d Espagne, Premier Pair de Flan
dres , Chevalier de la Toison d'Or, Cou.
verneur de la Province de Limbourg^
mort le 8. Février 1702. laissant plusieurs
enfans. Le puisné des freres du Marquis
de Moy, étoit Charles-Joseph Procope
de Ligne, Prince de l'Empire , Marquis
d'Aronchès,Grand dePorcugal ^Cheva
lier de l'Ordre de Christ , Seneclialde
Haynaut ,nommécommunément le Prin
ce Senechal , mprt au commencements de
l'année 1713. laissant de Mariane de
Souíà , Marquise d'Aronchès , une fille
unique, Louise.Antoinette Casimire de
Lorraine , ( ainsi nommée en mémoire de
íà bysayeule Louise de Lorraine , Duchesse
de la Fuen , mariée à Dom Michel de
Portugal , fils naturel du Roi Pierre H.
du nom.
Il y a une branche puiíhée de la Maiíôa
de Ligne , c'est celle des Pdnces d' A rem -
berg , Ducs d'Arícot, Princes de l'Em
pire depuis l'an 1556. d'où font íôrtis
deux rameaux. Le premier est celui des
Princes de Chimay , Ducs de Croy , fini
par une heritiere entrée dans la Maison
d'Hennin,Comtes de Bossu. Ils sont Princes
de l'Empire, & ont pris le íùrnom d'Alfa^
ce. Le second de ces rameaux est celui des
PrinS
A N V I E R. 1714. i6t
Jîtinces de Barbançon , auffi Princes <ie
l'Empire depuis l'an 1 568. Il n'en reste
plus qu'une Princeíse qui s'étant rema
riée £eri troisièmes noces l'an 171 f. à
Jí.... de Wignacourt , Comte de la Roche
Se de Lanoy , lui a fait prendre íon nom
& ses armes. On le nomme donc Prince
de Barbançon , & il joiiit des honneurs
attachez à ce titre ; mais fans être Prince
de l'Empire. Cette Princeíse n'a point eu
d'enfans de.ces trois maíiages.
L'on compte dans toutes les branches éc
la Maison de Ligne juíqu'à dix-sept Che
valiers de la Toison d'Or.
Le r. de ce mois mourut à Paris Mc Eustache
le Clerc de Leíseville, Coníeiller
dp Roi , Maître ordinaire en íà Cham
bre des Comptes , âgé de 64. ans.
Le.*. M. Jean.Baptiste le Tòtirneur,
Ecuyer , Conseiller , Secretaire du Roi ,
âgé de Si. an*.
Le 8. M. René- François de Legal,
Lieutenant General des Armées du Roi ,
Gouverneur de la Ville d'Agde & du
Çhâteau de Breseou , âgé de 72. ans.
Le même jour M. Pierre. Jean Cheré ,
Maître des Comptes , âgéjde í8o. ans.
Paul Petreul, Notaire de laPalice ea
Bourbonnois , y mourut le 2 eu deíemois,
iaé de 107 . anj-
* ' Ï4 Le
ïét MERCURE DE FRANCE
Le même jour M. Antoine Monet dé
la Salle , Doyen des Maîwes des Requê
tes , & en cette qualité Conseiller d'E
tat ordinaire , mourut à la Salle y près
Boulogne fur Mer , âgé de 8 i . ans.
. . Le iy. Dame Marie Charlotte Glucq ,
épouse de M. Jacques de Chabanes , Mari
quis deXurton , Brigadier des Armées
du Roy , âgée de 46.: ans.
: Le 8. de ce mois le Duc de Montmorenci
, fils aîné du Duc de Luxembourg j
épouíà M"e de Seignelay , âgéede douze
ans , qui après de cinquante mille écusi
de rente en fonds de terre. . . .
Le 20. la Marquise de Segur accoucha
de deux Jumeaux , garçon & fille.
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Résumé : BENEFICES DONNEZ.
Le texte présente la vie et les titres de Procope-Hyacinthe de Ligne, Prince de l'Empire et Marquis de Moy. Né en 1660, il fut nommé Brigadier des Armées du Roi le 10 mars 1690 et Capitaine-Lieutenant des Gendarmes Écossais. Il décéda en janvier 1724 à l'âge de 64 ans. Procope-Hyacinthe était le second fils de Claude Lamoral de Ligne, Vice-Roi de Sicile et Gouverneur du Milanais, et de Marie Claire de Nassau-Dietz. Claude Lamoral, né de Florent de Ligne et Louise de Lorraine, appartenait à une lignée noble incluant des Ducs de Mercœur et des Comtes de Vaudémont. En 1670, Procope-Hyacinthe reçut une donation de biens de son grand-oncle, le Comte de Chaligny, ce qui lui permit de porter le titre de Marquis de Moy et d'utiliser les armes des Princes de Lorraine. Il épousa Anne-Catherine de Broglie en 1682. Elle décéda en 1701, laissant plusieurs enfants, dont Claude Lamoral Hyacinthe, qui succéda au titre de Marquis de Moy. Le texte mentionne également d'autres membres de la famille de Ligne, tels que Lamoral, Comte de Ligne, fait Prince de l'Empire par l'Empereur Rodolphe II, ainsi que les branches des Princes d'Arenberg et de Barbançon. Plusieurs décès notables sont rapportés, incluant ceux de René-François de Légal, Lieutenant Général des Armées du Roi, et du Duc de Montmorency.
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4496
p. 163-165
DIGNITEZ, CHARGES, & Emplois.
Début :
Le Roy a donné au Marquis de Cheyladet, Lieutenant General de ses [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DIGNITEZ, CHARGES, & Emplois.
DIGNJTEZy C ÍÍARG ES i
< Cr Emplois.
LE Roy a donné au Marquis de Cheyladet
, Lieutenant General de setf
Armées , & Lieutenant de la premiers
Compagnie des Gardes du Corps , le
Gouvernement des Fort & Porrâe Bres-
Xdu , près la Ville d'Agde , vacánjji par la
mort du Marquis de Legal , Lieutenant-
^General.
Le Roy a nommé Conseillers d'Etat
M de la Briffe , Intendant de Bourgó.
MERCURE DE FRANCS.
H
dçs Sceaux 4e l'Ordre Royal & Milî?
taire de S. I^oiiis , la Charge de Lieute
nant. General de Police , qu'avoitce der
nier a écé accordée par S. M. à M. Ra?
vot d'Ombreval , Maître des Requêtes ,
cy.-devant Avocat General de la Cour
dés Aydes.
M. Pajot de No?and , Maître des Re
quêtes a été nommé à l'Intendance dç
Limoges, M. de Vatan, en faveur de
qui cette nomination a voit été feite, pasle
à celle de Maubeuge,
M. Meliand, Conseiller d'Etat est
rappelle de l'Intendance de Flandres poujr
venir prendre séance au Conseil. II est
remplacé par M. le Preíident de Berthelot
qui a acheté la Charge de Maître des
Requêtes de M. Talhoiiet.
Le Roy a nommé le Comte de Buhi ,
Lieutenant General , fils du Comte de
Broglio , qui vient d'être fait Maréchal
de France, Ambasladeur à la Cour d'An
gleterre.
L' Abbé de JÀ v ri , Ambaífedeur en Por
tugal tf£. M. Dnndreíèl , cy.devant Seçretairi^
de Jja Chambre & du Cabinet du
Roy , Ambasladeur à la Porte.
Sa Majesté a accordé au Commandeur
de Beringhen , la Charge de Premier
£cuyer , vacante par la mort du Marquis
de B. eringhen , son frère aîné.
Le
. J A N V I É R 1714. iffj
Le Marquis' de Nangis a été nommé
jour remplir la Charge de Chevalier
d'Honneur dé la Reine.
Xe 31. de ce mois M. d'Argenlòn
Chancelier Garde de* Sceau* de l'Ordre
Royal 8c Militaire de S. Loiiis , prêta
serment , & prit séance art Conseil eií
qualité dé Conseiller d'Etat.'
< Cr Emplois.
LE Roy a donné au Marquis de Cheyladet
, Lieutenant General de setf
Armées , & Lieutenant de la premiers
Compagnie des Gardes du Corps , le
Gouvernement des Fort & Porrâe Bres-
Xdu , près la Ville d'Agde , vacánjji par la
mort du Marquis de Legal , Lieutenant-
^General.
Le Roy a nommé Conseillers d'Etat
M de la Briffe , Intendant de Bourgó.
MERCURE DE FRANCS.
H
dçs Sceaux 4e l'Ordre Royal & Milî?
taire de S. I^oiiis , la Charge de Lieute
nant. General de Police , qu'avoitce der
nier a écé accordée par S. M. à M. Ra?
vot d'Ombreval , Maître des Requêtes ,
cy.-devant Avocat General de la Cour
dés Aydes.
M. Pajot de No?and , Maître des Re
quêtes a été nommé à l'Intendance dç
Limoges, M. de Vatan, en faveur de
qui cette nomination a voit été feite, pasle
à celle de Maubeuge,
M. Meliand, Conseiller d'Etat est
rappelle de l'Intendance de Flandres poujr
venir prendre séance au Conseil. II est
remplacé par M. le Preíident de Berthelot
qui a acheté la Charge de Maître des
Requêtes de M. Talhoiiet.
Le Roy a nommé le Comte de Buhi ,
Lieutenant General , fils du Comte de
Broglio , qui vient d'être fait Maréchal
de France, Ambasladeur à la Cour d'An
gleterre.
L' Abbé de JÀ v ri , Ambaífedeur en Por
tugal tf£. M. Dnndreíèl , cy.devant Seçretairi^
de Jja Chambre & du Cabinet du
Roy , Ambasladeur à la Porte.
Sa Majesté a accordé au Commandeur
de Beringhen , la Charge de Premier
£cuyer , vacante par la mort du Marquis
de B. eringhen , son frère aîné.
Le
. J A N V I É R 1714. iffj
Le Marquis' de Nangis a été nommé
jour remplir la Charge de Chevalier
d'Honneur dé la Reine.
Xe 31. de ce mois M. d'Argenlòn
Chancelier Garde de* Sceau* de l'Ordre
Royal 8c Militaire de S. Loiiis , prêta
serment , & prit séance art Conseil eií
qualité dé Conseiller d'Etat.'
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Résumé : DIGNITEZ, CHARGES, & Emplois.
En janvier 1714, plusieurs nominations et promotions ont eu lieu au sein de la cour royale française. Le Roi a confié le gouvernement des forts et ports de Brescou près d'Agde au Marquis de Cheyladet, succédant au Marquis de Legal décédé. Au Conseil d'État, M. de la Briffe a été nommé Intendant de Bourgogne, M. Melinand a été rappelé de l'Intendance de Flandres, M. Pajot de Noyan a été nommé Intendant de Limoges, et M. de Vatan a été transféré à Maubeuge. Le Comte de Bühl, fils du Maréchal de Broglie, a été nommé ambassadeur en Angleterre, et l'Abbé de Javri en Portugal. M. Durandel, ancien secrétaire de la Chambre et du Cabinet du Roi, a été nommé ambassadeur à la Porte. Le Commandeur de Beringhen a reçu la charge de Premier Écuyer après le décès de son frère. Le Marquis de Nangis a été nommé Chevalier d'Honneur de la Reine, et M. d'Argenson a prêté serment en tant que Chancelier et Garde des Sceaux de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4497
p. 165-171
PROMOTION de Chevalier des Ordres du Roy.
Début :
Le 2. Fevrier 1724. Fête de la Purification de la Vierge, les Chevaliers [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PROMOTION de Chevalier des Ordres du Roy.
PROMOTION de Chevalier des Ordres
du Roy:
LE 2. Fevrier 1724. Fête de la Puri
fication de la. Vierge /les Chevaliers
& Commandeurs dé l'Ordre du S. Es
prit , s'étant rendus dans le Cabinet du
Roy , à Veríailles , pour l'accompagner
à laMeíïè, S. M. leur déclara qu'elle
avoít resolu de tenir Chapitre , & de
nommer des Chevaliers & Comman
deurs de l'Ordre du S. Esprit. Le Roy
fît lire le rôle des personnes qu'il vouloit
honorer de cet Ordre, le signa & le
remit au Marquis de Brete'dil , Comman
deur, Prevost & Maître des Ceremonies
de l'Ordre, qui sortit du Cabinet pour
taire proclamer par le Herault de l'Or
dre , avec les ceremonies accoutumées >
Je Rôle que S. M. verioit de signer ,
H iij con-
-
\66 MERCURE DÉ FRANCE.
contenant 57. Chevaliers ou Comman
deurs , sçavoir , .
Le Comte de Clermont , Prince dit
Sang. Louis de Bourbon Condé.
Le Cardinal Gualterio.
Le Cardinal de BÌíTy , Henri Pons de
Thiard , Evêque de M eaux , &c-
Le Cardinal de Gesvres , Leon Potier
Archevêque de Bourges.
L'Archevêque d'Aix, Charles.Gaspard-
Guillaume de Vintimille du hue.
- L'Archevêque de Narbonne , René'
François de Beauveau du Rivau.
L'Archevêque de Lyon, Franfois-
F'aul de N:uville Villeroi.-
. Le Prince Charles de Lorraine, Com
te d'Armagnac , Grand Ecuyer de
France-
. Le Prince de Pons , N. de Lorraine *
Çomte de Marsan.
; Le Duc d'U :ès , Jean.Cbarles de Cr.'f.
sole y Pair de France , Gouverneur de Saintonge
& Angoumois. -
Le Duc de Sully , Maximilìen.Htnri
de Bethune , Pair de France.
Le Duc de Villars, Loïtis. Antoine de
Brancas t Pair de Frnn e. ,
j Le Duc de la Rochefoucauh , Pranfo<<
, Pair de France, Grand. Maître de
la Garderobe du Roy.
Le Prince de Monaco* Jacques. Fratt
'JANVIER 1714^ i<?y
fois.Leonor Grimaldi , Duc de Valenti-
4tois , Pair de France.
Le Duc de Luxembourg $ Charles*-
Tranfois.Frederic de Aíontmorenci , Pait
4e France Gouverneur de Normandie.
Le Duc de Villeroi , Nicolas de Neu
ville Pair de France , Capitaine des-
.Gardes' du Corps du Roi.
Le Duc de Mortemar , Louis de Kú.
thechouart j Pair de France , Premier
Gentilhomme de la Chambre-
Le Duc dè S. Aignun ,. Paul. Hyppolite
de Beauvilliers , Pair de France ,
Gouverneur du Havre de Grace.
Le Duc de Treímeí, Franfois.Bernard
Potier , Pair de France, Premier
Gentilhomme de la Chambre du Roy ,
Gouverneur de Paris.
. Le Duc de Noailles, Adrien.Maurice,
Pair de France , Capitaine de la premiere
Compagnie des Gardes du Corps , Gou
verneur de Rouffillon.
Le Duc de Charost , Armand de 2?íthune,
Pair de France , Capitaine des Gar
des du Corps.
Le Maréchal , Duc de Bervick , Henri
JfttK.. James , Pair de France , Gouverneur
«Je Limousin. . .
Le Duc d'Antin , Louis-Antoine de
Pardaillan de Gondrin , Pair de France ,
Gouverneur d'Oxleanoij , Surintendant
àss Bâtimeas* H iiij L«
rfS MERCURE DE FRANGÉ:
Le Duc de Chaulnes , Loùis.Augujìe-
Albert d*Ailli , Pair de France, Capi
taine.Lieutenant des Chevaux- Legers de
la Garde.
Le Duc d'Hostun. Talkrd , Marie»
Joseph , Pair de France.
. Le Maréchal de Matignon , Charles-
Auguste Goyon , Gouverneur du Pays
d'AuniSyde la Rochelle , &c.
Le Maréchal de Bezons , Jacques Ba>*
fin , Gouverneur de Cambrai , & du
Cambresis.
Le Maréchal de Monteíquiou d'Artatgnan
, Pierre , Gouverneur des Villes 8c
Citadelle d'Arras.
Le Marquis de Souvré , 'Loki'í.Nìcolas
le Tellier, Maître de la Garderobe dit
Roy.
Le Marquis de Livry , Loïiïs Sanguin
Premier Maître.d'Hôtel de S. M.
Le Comte de Gassé , Gouverneur 'dil
Pays d'AuniS, fils du Maréchal de Ma
tignon.
Le Marquis de Fervaques , . Anne-
Claude de Bultion , Gouverneur du Pays
du Maine, Perche, &c.
Le Comte du Luc , François Charles
des Comtes de Fintimille , & de Mar[eilley
Conseiller d'Etat d'Epée , cy-devant
Ambalïàdeur à Vienne.
Le Marquis de Prié cy.devant Am
bassadeur à Turin. Le
JANVIER 1724. i69
Le Marquis de Nefle, Louis de
Mailli.
Le Comte d'Hautesort, Lieutenant
General.
Le Comte d'Artagnan , Josèph de
MomefquioH , Lieutenant General, Se
Capitaine - Lieutenant de la premiere
Compagnie des Mousquetaires.
Le Comte d'Ellaing , Lieutenant Ge
neral.
Le Marquis de Laflay , N. de Madaillan
de Lejparre , Lieutenant General
de la Province de Bourgogne.
Le Comte d' Aube terré , Bouchard--
d'Esparvez. de Lujsan , Lieutenant Ge
neral.
Le Vicomte de Beaune , N. de Montai%
u, Marquis de Bouz.oles , Lieutenant
General des Armées du Roy, 5c de la'
Province d'Auvergne.
Le Marquis de Coigny, Lieutenant
General , & Colonel General des Dra-'
gons.
Le Comte de Caniílac , Jean de Mont~
htùjfìc , Lieutenant General, & Capi
taine Lieutenant de la seconde Compa
gnie des Mousquetaires.
Le Marquis de Brancas, Louis , Con
seiller d'Etat d'Epée , Lieutenant Gene
ral des Années du Roy, ôc de la Pro
vence. \
Ht Le
r;o MERCURE DE FRANCE.
Le Marquis de SiJly , N. Vifart
Conseiller d'Etat d'Epée , Se Lieutenant
General.
Le Marquis de Fimárcòn ;, N~. de Cas.'
sagnetté- Narbonne. Lamagne. Tilladet
Lieutenant General des Armées du Roy,.
Se du Rouffiilon.
le Marquis de Senneterre , Lieutenant
General , & cy.devant Ambaslàdeur en
Angleterre. í
Le Comte de Beau veau de Ri vau, Lieu*
tenant General.
Le Prince d'Izenghien , Louis dt'
Can d Aii.ro d. Montmorency , Lieutenant
General.
Le Comte de la Maíck ^ Lieutenant.
General. '.
Le Marquis de Verae , N. de Sains
George , Lieutenant General des Armées.'
du Royv & de la Province de Poitou.
. Le Marquis de Coetlogon, Vice. Ami .
Xìï de France. . . 4 .
Le Marquis de Maillebois , Jean . Baf.
tifie'.Fratof is des Murets v Maître de la
Garderobe du Roy , Se Lieutenant Ge
neral dè Languedoc.
Le Vicomte de Tavannes, AT. de
San!» y Lieutçnant General de la Pro
vince de Bourgogne-
. L? M .*.qují} de Clermont » Commis-
£ike General de là Cavalerie.
y . . Le
JANVIER 1724. 171
Le Marquis de Simiane, François. An.
foine, Premier Gentilhomme de la Cham
bre de feu Monsieur le 'Duc d'Orleans.
Le Marquis de Castries , N. de la
Croix , Chevalier d'Honneur de Madame
Ja Duchesse d'Orleans.
Le Marquis de Clermont , Premier
Ecuyer du Duc d'Orleans.
du Roy:
LE 2. Fevrier 1724. Fête de la Puri
fication de la. Vierge /les Chevaliers
& Commandeurs dé l'Ordre du S. Es
prit , s'étant rendus dans le Cabinet du
Roy , à Veríailles , pour l'accompagner
à laMeíïè, S. M. leur déclara qu'elle
avoít resolu de tenir Chapitre , & de
nommer des Chevaliers & Comman
deurs de l'Ordre du S. Esprit. Le Roy
fît lire le rôle des personnes qu'il vouloit
honorer de cet Ordre, le signa & le
remit au Marquis de Brete'dil , Comman
deur, Prevost & Maître des Ceremonies
de l'Ordre, qui sortit du Cabinet pour
taire proclamer par le Herault de l'Or
dre , avec les ceremonies accoutumées >
Je Rôle que S. M. verioit de signer ,
H iij con-
-
\66 MERCURE DÉ FRANCE.
contenant 57. Chevaliers ou Comman
deurs , sçavoir , .
Le Comte de Clermont , Prince dit
Sang. Louis de Bourbon Condé.
Le Cardinal Gualterio.
Le Cardinal de BÌíTy , Henri Pons de
Thiard , Evêque de M eaux , &c-
Le Cardinal de Gesvres , Leon Potier
Archevêque de Bourges.
L'Archevêque d'Aix, Charles.Gaspard-
Guillaume de Vintimille du hue.
- L'Archevêque de Narbonne , René'
François de Beauveau du Rivau.
L'Archevêque de Lyon, Franfois-
F'aul de N:uville Villeroi.-
. Le Prince Charles de Lorraine, Com
te d'Armagnac , Grand Ecuyer de
France-
. Le Prince de Pons , N. de Lorraine *
Çomte de Marsan.
; Le Duc d'U :ès , Jean.Cbarles de Cr.'f.
sole y Pair de France , Gouverneur de Saintonge
& Angoumois. -
Le Duc de Sully , Maximilìen.Htnri
de Bethune , Pair de France.
Le Duc de Villars, Loïtis. Antoine de
Brancas t Pair de Frnn e. ,
j Le Duc de la Rochefoucauh , Pranfo<<
, Pair de France, Grand. Maître de
la Garderobe du Roy.
Le Prince de Monaco* Jacques. Fratt
'JANVIER 1714^ i<?y
fois.Leonor Grimaldi , Duc de Valenti-
4tois , Pair de France.
Le Duc de Luxembourg $ Charles*-
Tranfois.Frederic de Aíontmorenci , Pait
4e France Gouverneur de Normandie.
Le Duc de Villeroi , Nicolas de Neu
ville Pair de France , Capitaine des-
.Gardes' du Corps du Roi.
Le Duc de Mortemar , Louis de Kú.
thechouart j Pair de France , Premier
Gentilhomme de la Chambre-
Le Duc dè S. Aignun ,. Paul. Hyppolite
de Beauvilliers , Pair de France ,
Gouverneur du Havre de Grace.
Le Duc de Treímeí, Franfois.Bernard
Potier , Pair de France, Premier
Gentilhomme de la Chambre du Roy ,
Gouverneur de Paris.
. Le Duc de Noailles, Adrien.Maurice,
Pair de France , Capitaine de la premiere
Compagnie des Gardes du Corps , Gou
verneur de Rouffillon.
Le Duc de Charost , Armand de 2?íthune,
Pair de France , Capitaine des Gar
des du Corps.
Le Maréchal , Duc de Bervick , Henri
JfttK.. James , Pair de France , Gouverneur
«Je Limousin. . .
Le Duc d'Antin , Louis-Antoine de
Pardaillan de Gondrin , Pair de France ,
Gouverneur d'Oxleanoij , Surintendant
àss Bâtimeas* H iiij L«
rfS MERCURE DE FRANGÉ:
Le Duc de Chaulnes , Loùis.Augujìe-
Albert d*Ailli , Pair de France, Capi
taine.Lieutenant des Chevaux- Legers de
la Garde.
Le Duc d'Hostun. Talkrd , Marie»
Joseph , Pair de France.
. Le Maréchal de Matignon , Charles-
Auguste Goyon , Gouverneur du Pays
d'AuniSyde la Rochelle , &c.
Le Maréchal de Bezons , Jacques Ba>*
fin , Gouverneur de Cambrai , & du
Cambresis.
Le Maréchal de Monteíquiou d'Artatgnan
, Pierre , Gouverneur des Villes 8c
Citadelle d'Arras.
Le Marquis de Souvré , 'Loki'í.Nìcolas
le Tellier, Maître de la Garderobe dit
Roy.
Le Marquis de Livry , Loïiïs Sanguin
Premier Maître.d'Hôtel de S. M.
Le Comte de Gassé , Gouverneur 'dil
Pays d'AuniS, fils du Maréchal de Ma
tignon.
Le Marquis de Fervaques , . Anne-
Claude de Bultion , Gouverneur du Pays
du Maine, Perche, &c.
Le Comte du Luc , François Charles
des Comtes de Fintimille , & de Mar[eilley
Conseiller d'Etat d'Epée , cy-devant
Ambalïàdeur à Vienne.
Le Marquis de Prié cy.devant Am
bassadeur à Turin. Le
JANVIER 1724. i69
Le Marquis de Nefle, Louis de
Mailli.
Le Comte d'Hautesort, Lieutenant
General.
Le Comte d'Artagnan , Josèph de
MomefquioH , Lieutenant General, Se
Capitaine - Lieutenant de la premiere
Compagnie des Mousquetaires.
Le Comte d'Ellaing , Lieutenant Ge
neral.
Le Marquis de Laflay , N. de Madaillan
de Lejparre , Lieutenant General
de la Province de Bourgogne.
Le Comte d' Aube terré , Bouchard--
d'Esparvez. de Lujsan , Lieutenant Ge
neral.
Le Vicomte de Beaune , N. de Montai%
u, Marquis de Bouz.oles , Lieutenant
General des Armées du Roy, 5c de la'
Province d'Auvergne.
Le Marquis de Coigny, Lieutenant
General , & Colonel General des Dra-'
gons.
Le Comte de Caniílac , Jean de Mont~
htùjfìc , Lieutenant General, & Capi
taine Lieutenant de la seconde Compa
gnie des Mousquetaires.
Le Marquis de Brancas, Louis , Con
seiller d'Etat d'Epée , Lieutenant Gene
ral des Années du Roy, ôc de la Pro
vence. \
Ht Le
r;o MERCURE DE FRANCE.
Le Marquis de SiJly , N. Vifart
Conseiller d'Etat d'Epée , Se Lieutenant
General.
Le Marquis de Fimárcòn ;, N~. de Cas.'
sagnetté- Narbonne. Lamagne. Tilladet
Lieutenant General des Armées du Roy,.
Se du Rouffiilon.
le Marquis de Senneterre , Lieutenant
General , & cy.devant Ambaslàdeur en
Angleterre. í
Le Comte de Beau veau de Ri vau, Lieu*
tenant General.
Le Prince d'Izenghien , Louis dt'
Can d Aii.ro d. Montmorency , Lieutenant
General.
Le Comte de la Maíck ^ Lieutenant.
General. '.
Le Marquis de Verae , N. de Sains
George , Lieutenant General des Armées.'
du Royv & de la Province de Poitou.
. Le Marquis de Coetlogon, Vice. Ami .
Xìï de France. . . 4 .
Le Marquis de Maillebois , Jean . Baf.
tifie'.Fratof is des Murets v Maître de la
Garderobe du Roy , Se Lieutenant Ge
neral dè Languedoc.
Le Vicomte de Tavannes, AT. de
San!» y Lieutçnant General de la Pro
vince de Bourgogne-
. L? M .*.qují} de Clermont » Commis-
£ike General de là Cavalerie.
y . . Le
JANVIER 1724. 171
Le Marquis de Simiane, François. An.
foine, Premier Gentilhomme de la Cham
bre de feu Monsieur le 'Duc d'Orleans.
Le Marquis de Castries , N. de la
Croix , Chevalier d'Honneur de Madame
Ja Duchesse d'Orleans.
Le Marquis de Clermont , Premier
Ecuyer du Duc d'Orleans.
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Résumé : PROMOTION de Chevalier des Ordres du Roy.
Le 2 février 1724, à Versailles, les Chevaliers et Commandeurs de l'Ordre du Saint-Esprit se réunirent dans le cabinet du Roi pour l'escorter à la messe. Le Roi annonça son intention de convoquer un chapitre et de nommer de nouveaux Chevaliers et Commandeurs. Il fit lire et signer une liste de 57 noms de personnes à honorer, qu'il remit ensuite au Marquis de Breteuil, Commandeur et Maître des Cérémonies de l'Ordre. Ce dernier sortit pour faire proclamer les nominations par le Héraut de l'Ordre, selon les cérémonies habituelles. La liste comprenait des princes du sang, des cardinaux, des archevêques et des ducs. Parmi les personnalités notables figuraient Louis de Bourbon Condé, le Cardinal Gualterio, le Cardinal de Bissy, ainsi que plusieurs archevêques tels que l'Archevêque de Lyon et l'Archevêque de Narbonne. La liste incluait également des ducs comme le Duc d'Uzès, le Duc de Sully et le Duc de Villars, ainsi que des maréchaux et des lieutenants généraux. Chaque nom était accompagné de titres et de fonctions spécifiques au sein de la cour ou de l'armée.
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4498
p. 171
Promotion de sept Maréchaux de France, du même jour 2. Fevrier, qui sont.
Début :
Le Comte de Broglio, Gouverneur d'Avesnes. [...]
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texteReconnaissance textuelle : Promotion de sept Maréchaux de France, du même jour 2. Fevrier, qui sont.
Promotion de f°pt Maréchaux de France ,
du même jour 2. Fevrier, qui font.
Le Comte de Broglio, Gouverneur.
ci' A vesnes.
Le Duc de Roquelaure , Antoine Gas
ton Jean.Baptijìe.
Le Comte de Medavi & de Grancey ,
Jacques-Leonor Rouxel s Gouverneur de
Sedan.
Le Comte du Bourg, Eleonor.Marie
du Maine , Gouverneur de Betfort.
Le Marquis d'Alegre, Gouverneur de
S. Orner.
Le Duc de la Feiiillade , Louis , Vi
comte d'Aubuffon , Duc de Roúannoìs r
Pair de France.
Le Duc de Grammont , Antoine, Pair
de France, Colonel du Regiment des
Gardes Françoisest Gouverneur &c Lieu
tenant General pour S. Mi en Navarre
&Bearn.
du même jour 2. Fevrier, qui font.
Le Comte de Broglio, Gouverneur.
ci' A vesnes.
Le Duc de Roquelaure , Antoine Gas
ton Jean.Baptijìe.
Le Comte de Medavi & de Grancey ,
Jacques-Leonor Rouxel s Gouverneur de
Sedan.
Le Comte du Bourg, Eleonor.Marie
du Maine , Gouverneur de Betfort.
Le Marquis d'Alegre, Gouverneur de
S. Orner.
Le Duc de la Feiiillade , Louis , Vi
comte d'Aubuffon , Duc de Roúannoìs r
Pair de France.
Le Duc de Grammont , Antoine, Pair
de France, Colonel du Regiment des
Gardes Françoisest Gouverneur &c Lieu
tenant General pour S. Mi en Navarre
&Bearn.
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Résumé : Promotion de sept Maréchaux de France, du même jour 2. Fevrier, qui sont.
Le document du 2 février 2024 mentionne la promotion de plusieurs individus au rang de Maréchal de France. Parmi eux figurent le Comte de Broglie, Gouverneur de Vesnes ; le Duc de Roquelaure, Antoine Gaston Jean-Baptiste ; le Comte de Médeville et de Grancey, Jacques-Léonor Rouxel, Gouverneur de Sedan ; le Comte du Bourg, Éléonor-Marie du Maine, Gouverneur de Belfort ; le Marquis d'Alègre, Gouverneur de Saint-Omer ; le Duc de La Feuillade, Louis, Vicomte d'Aubusson, Duc de Roannais, Pair de France ; et le Duc de Grammont, Antoine, Pair de France, Colonel du Régiment des Gardes Françaises, Gouverneur et Lieutenant Général pour Sa Majesté en Navarre et Béarn.
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4499
p. 172
ARRESTS.
Début :
ARREST du 4. Janvier 1724. qui permet à tous les Cabaretiers de [...]
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texteReconnaissance textuelle : ARRESTS.
A R R E S T S.
ARREST du 4. Janvier 1724.
qui permet à tous Cabaretiers de
Tendre vin à toutes heures , excepté pen
dant le Service Divin, & qui leur fait
deffenses de donner à boire & à manger ,
«près huit heures du íoir en hyver, Se
après dix heures du soir en esté.
'AR RESTdu même jourquiordonine
que tous Adjudicataires de Marchan
diíes prohibées, provenant des ventes dfc
la Compagnie des Indes , seront tenus
de faire viser par Inípecteur des Manu
factures etrangeres établi à Nantes , les
Acquits à cantion qui Ifcur auront été
expediez aux Bureaux des Fermes pour
la sortie desdites Marchandises hors du
.Royaume , avant qu'elles puissent estre
embarquées , & les certificats de décharge
dans les Pays Etrangers.
ARREST du 4. Janvier 1724.
qui permet à tous Cabaretiers de
Tendre vin à toutes heures , excepté pen
dant le Service Divin, & qui leur fait
deffenses de donner à boire & à manger ,
«près huit heures du íoir en hyver, Se
après dix heures du soir en esté.
'AR RESTdu même jourquiordonine
que tous Adjudicataires de Marchan
diíes prohibées, provenant des ventes dfc
la Compagnie des Indes , seront tenus
de faire viser par Inípecteur des Manu
factures etrangeres établi à Nantes , les
Acquits à cantion qui Ifcur auront été
expediez aux Bureaux des Fermes pour
la sortie desdites Marchandises hors du
.Royaume , avant qu'elles puissent estre
embarquées , & les certificats de décharge
dans les Pays Etrangers.
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Résumé : ARRESTS.
En 1724, deux arrêtés sont promulgués. Le premier autorise les cabaretiers à vendre du vin à toute heure sauf pendant le service divin et interdit la vente de nourriture et de boissons après 20h en été et 22h en hiver. Le second impose aux adjudicataires de marchandises prohibées de la Compagnie des Indes de faire viser les acquits à caution par l'inspecteur des manufactures étrangères à Nantes avant l'embarquement.
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4500
p. 173
EXPLICATION de la troisiéme Enigme du I. Volume du Mercure du mois de Décembre 1723.
Début :
Cette machine utile dans les Villes, [...]
Mots clefs :
Chaise à porteurs
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texteReconnaissance textuelle : EXPLICATION de la troisiéme Enigme du I. Volume du Mercure du mois de Décembre 1723.
EXPLICATION de la misiême
Enigme du 1 . Volkme du Jfíercure ' .
du. mois de Décembre 1723.
Etre machine mile dans les Villes »
A qui veut s'en servir , quidoit avoir six piedí* ,
Dont on en voit quatre d'agiles ,
Gà les Grands en entrant sont tous humilie*^
Quoi qu'en marchant , jamais elle ne touche 4.
terre ,
' Auroit par fois besoin de décioteurs ,
. A íès trois lunettes de verre *
On connût la chaise à porteurs.
La Pèraudieréi^
Enigme du 1 . Volkme du Jfíercure ' .
du. mois de Décembre 1723.
Etre machine mile dans les Villes »
A qui veut s'en servir , quidoit avoir six piedí* ,
Dont on en voit quatre d'agiles ,
Gà les Grands en entrant sont tous humilie*^
Quoi qu'en marchant , jamais elle ne touche 4.
terre ,
' Auroit par fois besoin de décioteurs ,
. A íès trois lunettes de verre *
On connût la chaise à porteurs.
La Pèraudieréi^
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