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1
p. 2275-2284
L'Opéra Comique, Impromptu du Pont N[eu]f, sur la Naissance du Dauphin & Couplets, [titre d'après la table]
Début :
Le 9. Septembre le même Opera Comique, voulant aussi marquer sa joye pour la Naissance [...]
Mots clefs :
Pièce, Chanter, Commère, Amour, Dauphin, Français, Paris, Fille, Lys, Joie
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texteReconnaissance textuelle : L'Opéra Comique, Impromptu du Pont N[eu]f, sur la Naissance du Dauphin & Couplets, [titre d'après la table]
Le 9. Septembre le même Opera Comique ,
Voulant auffi marquer fa joye pour la Naiffan-
Ce de Monfeigneur le DAUPHIN , donna gratis
fur fon Théatre de la Foire S. Laurent , une
petite Piéce nouvelle d'un Acte , composée
exprès pour être donnée gratis , intitulée :
rimpromptu du Pont Neuf, précédée du Cor
faire de Salé , & de la Noce Angloiſe , dont il a
été parlé. Tout s'y pafla fans défordre , &
au grand contentement d'une multitude de
Peuple que cette nouveauté n'avoit pas manqué
d'attirer , tant du Faubourg que de la Ville.
Cette petite Piéce fut très- applaudie par
les traits plaifans & convenables au tems. Voi
ci l'Extrait de la Piéce.
Clitandre & Julie s'aiment depuis long- tems,
& leur tendreffe a été approuvée par M. Bon
François , Pere de Julie . Ils fe plaignent des
longs délais que ce Pere apporte à l'execu
tion de la parole qu'il leur a donnée de les marier
enfemble au plutôt. Après que ces deux
Amans ont témoigné à ce Pere leur impatience,
& qu'ils l'ont conjuré de ne pas les faire
Le Corfaire de Salé.
Languia
2276 MERCURE DE FRANCE .
languir plus long- tems , il prefcrit enfin cette
époque à leur felicité , & chante , fur l'Air
des Veftales :
Quand au couchant fe levera ,
Nouveau Soleil dont la lumiere
Par tout brillera ,
Et. Lorsqu'à Paris on verrà ,
Le feu fortir de la Riviere ,
L'on vous marira.
Ces deux Amans allarmez de cette réponſe ,
fe font de nouvelles proteftations de s'aimer
toujours ; leur entretien eft interrompu par
un Prélude de Carrillon , qui leur donne oce
cafion de finir la Scêne pour s'informer de ce
qui donne lieu à ce bruit .
Un Chanfonnier du Pont- Neuf arrive , forc
empreffé & fort joyeux; & chante les paroles
fuivantes avec l'accompagnement du Car
rillon..
Kaffemblez- vous , Fille & Garçon
Petits Grands , Jeune & Barbon,
Uniffez vos Concerts à notre carillon ,
Din, dan ; don ,
Que tout abante , que tout danfe
Dans ce Canton !
Tin , tin , tan , ton
L'Hymen Cupidon »
Nous ont fait un don ,
Din , din , dan , don :
Tous deux d'intelligence ,
Ont
SEPTEMBRE. 1729. 2277
Ont fait naître un BOURBON.
Bon , bon , bon , bon , bon , bon , bon , bon.
Les Scenes fuivantes fe paflent entre un
Suiffe , le Chanfonnier , & un vendeur de Tifane.
Le Suifle fait un récit à fa maniere des
Réjouiffances qu'on fait à Paris , & chante
quelques Airs à boire : voici celui qu'il adreffe
aux Tifaniers , fur l'Air : Baiſe - moi done me
difoit Blaife.
Afti bon Piperon de Berne ,
Garçon , ( bis ) aportir ton taferne ,
Chel poiray ton Vin neuf ou vieux ,
Quand chel trinqueray tout , n'importe »»
Moy, ne me portir jamais mieux ,
Que lorsqu'il faut que l'on me porte.
Deux Muficiens arrivent fur le point de par
tir pour Verſailles , & font la répetition d'uns
Cantatille qu'ils doivent y executer.
I er Muficien.
Pour célebrer une Reine adorable
Heureux François , ranimez votre ardeur;
De l'amour de fon Peuple elle fait fon bonheur
;
Et chaque jour cet objet reſpectable ,
Devient en s'abaissant digne de fa grandeur。-
2 Muficien.
Les plaisirs de retour , voltigent fur fes traces
?
Font
2278 MERCURE DE FRANCE .
Tout Cythere , aujourd'hui , vient embellir fa
• Cours
Après avoirformé trois Graces,
Elle vient de mettre au jour
Un Amour.
Tous deux .
Grands Dieux, confervez votre ouvrage s
Sur ce Prince naiſſant , ayez les yeux ou→
verts :
De notre Roi , c'est la parfaite image ,
Il enchaîne à fon fort celui de l'Univers.
Les deux Muficiens font place à une troupe
de Bouquetieres tenant chacune un Lys , qui
entrent en danfant . Un Procureur furvient
avec un Officier Gafcon 5 les Bouquetieres les
arrêtent tous deux pour les faire danfer avec
elles ; le Procureur fait quelque difficulté de
danfer, parce qu'il eft en robe , & que cela ne
convient nullement à fon caractere; & c. L'Officier
lui répond que les Bouquetieres ont raifon
de le faire danfer , & que la joye doit
occuper tout le monde à préfent . Il chante fur
Air : Suivons tour à tour Bacchus & l'As
mour.
J'arrive de la Garonne
Et je fuis leger d'argenti
Mais ce que le Ciel nous donne ;
Aujourd'hui me rend content i
Un Louis me flatte plus .
Que cent mille écus.
r
L
Ils
SEPTEMBRE 1729. 2179
Ils danſent tous enfemble , en rond , & chantent
le Vaudeville qui fuit , dont l'Air eft noté
page 2246 .
Au Jardin de Versailles ,
Un beau Lys il y a ;
Quelque part que l'on aille ,
Rien ne vaut ce Lys- là ;
Ah ! qu'il est beau , ma chere ,
Ah ! qu'il est bien planté !
Hopegué , ma Commere
Guay, guay, guay , Hopegué.
1 Nuit & jour on le garde
Et l'on veille à l'entour :
Si-tôt qu'on le regarde :
On eft blessé d'amour.
Heureux , qui peut , ma chere ,
L'avoir à fon côté.
Hopegué , ma Commere ,
Guay , guay , guay , Hopegué.
De ce Lys tant aimable ,
Un nouveau rejetton ,
D'un humeur agréable ,
Remplit tout ce Canton,
Dès qu'on afçû l'affaire
Tout le monde a chanté ,
Hopegué
2280 MERCURE DE FRANCÉ .
Hopegué , ma Commere ,
Guay , guay , guay , Hopegué.
Pour parlerfans myftere ,
C'est un DAUPHIN charmant ,
Dont le Ciel vient de faire ,
A la France un préfent:
D'un don fi falutaire ,
Je li fçavons bon gré.
Hopegué , ma Commere ,
Guay , guay , guay , Hopegué
On a raison de dire
De cet Enfant cheri ,
Que le Roi notre Sire ,
L'a moulé d'après lui
Car l'Enfant de Cythere ,
N'eft pas fi bien tourné ;
Hopegué , ma Commere ,
Guay , guay , guay , Hopegué.
Tout chacun le revere
Et quoiqu'il foit petit ,
N'y a que Monfieurfon Pere ,
Quifoit plus grand que lui i
Sa fanté nous eft chere ,
Que fon nom foit chanté ;
Hopegué ,
SEPTEMBRE. 1729. 2281
Hopegué , ma Commere ,
Guay , guay , guay , Hopegué.
Mettons- nous des Couronnes
Chantons des Airs joyeux i
Vuidons toutes nos Tonnes ,
Pour en faire des Feux ;
Rendons la Fête entiere ,
Et qu'ilfoit bien trinqué ;
Hopegué , ma Commere
Guay, guay , guay , Hopegué.
La Scene fuivante fe paffe entre le Grand
Thomas fameux Arracheur de Dents du
Pont Neuf, un'Savoyard , & une Savoyarde ,
fes Domeftiques ; le premier témoigne fa joye
par le Couplet fuivant , en langage de fon
pays.
Catharineta ,
Chantons le DAUPHIN ,
Soir & matin ;
Sois Guillereta ,
Mettons- nous en train :
De fon grand Païre ,
Nous , bons Piemontois
Suivons les loix ;
C'est notra affaire
"
Comme les François .
La Savoyarde porte une boëte où eft enfer
mée:
2282 MERCURE DE FRANCE .
mée la Marmotte en vie , & chante ſur l'Aiř :
Si j'avois un bon Mari.
Puifqu'on entre à l'opera ,
Sans y donner de cela ,
Et que l'on voit à Paris ,
Pour rien la Comédie ;
Moi , je montrerai gratis ,
La Marmote en vie
M. Bon- François vient pour expliquer à Julie
, fa Fille , & à Clitandre . for Gendre , le
fens de la Centurie qui leur a chanté au com
mencement de la Piéce , & chante fur l'Air :
Non , je ne ferai pas , & c.
Quand d'un nouveau Soleil on verra la lu
miere •
Quand on verra le feu fortir de la Riviere ;
Ces mots marquent affez l'heureux évenėment
,
Que tout Paris célebre avec raviſſement.
Il juftifie enfuite par ce Couplet , les délais
qui l'ont obligé à differer le Mariage de fa
Fille , Sur l'Air : De tous les Capucins du
monde.
Je défirois ce tems propice ,
Pour formerfous un bon aufpices
Votre indiffoluble lien ;
Enfin , c'étoit ma fantaisie ,
J'attendois qu'il ne manquât rien
Au bonheur de notre Patrie,
* Elle fait le figne de donner de l'argent .
SEPTEMBRE. 1729. 2283
Il invite enfuite fon Gendre & fa Fille à
prendre part au Divertiffement qui furvient.
Ce font des Mariniers en équipage de Tireurs
d'Oye , ils font une marche avec Tambours
& Drapeaux ; on chante quelques Airs pour
couper la Danfe , & la Piéce finit par le Vaudeville
fuivant, qu'on trouvera noté à la page2246
Plein d'une ardeur extrême ,
t
Nous allons fur ces bords •
>
Au Prince qui nous aime
Témoigner nos tranſports i
C'est l'Amour qui nous mené
Que pouvons- nous riſquer ?
Sur les flots de la Seine ,
Ah! qu'il fait bon voguer.
Un Soleil fans nuage ,
Qui commence fon cours ,
Fera fur ce Rivage ,
Régner les plus beaux jours,
Venez , Jeunesse aimable
Venez vous embarquer ;
Le Vent eft favorable ,
Ah ! qu'il fait bon voguer,
>
Sur la liquide Plaine .
Lorsqu'on voit un DAUPHIN ,
C'est la marque certaine
f
D'un
2284 MERCURE DE FRANCE.
D'un tems doux & ferain :
Sans péril & fans peine
Chacun peut s'embarquer ,
Sur les flots de la Seine ,
Ah ! qu'il fait bon voguer.
Pierrot aux Spectateurs,
Quand notre amour s'explique ,
Sur le commun bonheur ,
Meffieurs , point de Critique ,
Respectez notre ardeur ;
Rendons- lui notre hommage ,
Le fujet l'annoblit :
Du coeur , il est l'ouvrage
Plutôt que de l'esprit.
Les Paroles du Divertiffement de la Piéce
des Vaudevilles , font de M. Panard ; elles ont
été très- goutées , de même que la Mufique
qui eft toujours de M. Gilliers.
Le 15. les Marchands Syndics de la même
Foire firent chanter le Te Deum à la Paroiffe
de S. Laurent ; le foir on tira quantité de Fufées
, & toutes les rues qui font dans l'enceinte
de la Foire , furent éclairées par deux
rangs de Luftres de Criftal qu'on y avoit fuf
pendus aux Arbres dont ces rues font plantées.
Il y eut Bal le ſoir , qui dura toute la
nuit.
Voulant auffi marquer fa joye pour la Naiffan-
Ce de Monfeigneur le DAUPHIN , donna gratis
fur fon Théatre de la Foire S. Laurent , une
petite Piéce nouvelle d'un Acte , composée
exprès pour être donnée gratis , intitulée :
rimpromptu du Pont Neuf, précédée du Cor
faire de Salé , & de la Noce Angloiſe , dont il a
été parlé. Tout s'y pafla fans défordre , &
au grand contentement d'une multitude de
Peuple que cette nouveauté n'avoit pas manqué
d'attirer , tant du Faubourg que de la Ville.
Cette petite Piéce fut très- applaudie par
les traits plaifans & convenables au tems. Voi
ci l'Extrait de la Piéce.
Clitandre & Julie s'aiment depuis long- tems,
& leur tendreffe a été approuvée par M. Bon
François , Pere de Julie . Ils fe plaignent des
longs délais que ce Pere apporte à l'execu
tion de la parole qu'il leur a donnée de les marier
enfemble au plutôt. Après que ces deux
Amans ont témoigné à ce Pere leur impatience,
& qu'ils l'ont conjuré de ne pas les faire
Le Corfaire de Salé.
Languia
2276 MERCURE DE FRANCE .
languir plus long- tems , il prefcrit enfin cette
époque à leur felicité , & chante , fur l'Air
des Veftales :
Quand au couchant fe levera ,
Nouveau Soleil dont la lumiere
Par tout brillera ,
Et. Lorsqu'à Paris on verrà ,
Le feu fortir de la Riviere ,
L'on vous marira.
Ces deux Amans allarmez de cette réponſe ,
fe font de nouvelles proteftations de s'aimer
toujours ; leur entretien eft interrompu par
un Prélude de Carrillon , qui leur donne oce
cafion de finir la Scêne pour s'informer de ce
qui donne lieu à ce bruit .
Un Chanfonnier du Pont- Neuf arrive , forc
empreffé & fort joyeux; & chante les paroles
fuivantes avec l'accompagnement du Car
rillon..
Kaffemblez- vous , Fille & Garçon
Petits Grands , Jeune & Barbon,
Uniffez vos Concerts à notre carillon ,
Din, dan ; don ,
Que tout abante , que tout danfe
Dans ce Canton !
Tin , tin , tan , ton
L'Hymen Cupidon »
Nous ont fait un don ,
Din , din , dan , don :
Tous deux d'intelligence ,
Ont
SEPTEMBRE. 1729. 2277
Ont fait naître un BOURBON.
Bon , bon , bon , bon , bon , bon , bon , bon.
Les Scenes fuivantes fe paflent entre un
Suiffe , le Chanfonnier , & un vendeur de Tifane.
Le Suifle fait un récit à fa maniere des
Réjouiffances qu'on fait à Paris , & chante
quelques Airs à boire : voici celui qu'il adreffe
aux Tifaniers , fur l'Air : Baiſe - moi done me
difoit Blaife.
Afti bon Piperon de Berne ,
Garçon , ( bis ) aportir ton taferne ,
Chel poiray ton Vin neuf ou vieux ,
Quand chel trinqueray tout , n'importe »»
Moy, ne me portir jamais mieux ,
Que lorsqu'il faut que l'on me porte.
Deux Muficiens arrivent fur le point de par
tir pour Verſailles , & font la répetition d'uns
Cantatille qu'ils doivent y executer.
I er Muficien.
Pour célebrer une Reine adorable
Heureux François , ranimez votre ardeur;
De l'amour de fon Peuple elle fait fon bonheur
;
Et chaque jour cet objet reſpectable ,
Devient en s'abaissant digne de fa grandeur。-
2 Muficien.
Les plaisirs de retour , voltigent fur fes traces
?
Font
2278 MERCURE DE FRANCE .
Tout Cythere , aujourd'hui , vient embellir fa
• Cours
Après avoirformé trois Graces,
Elle vient de mettre au jour
Un Amour.
Tous deux .
Grands Dieux, confervez votre ouvrage s
Sur ce Prince naiſſant , ayez les yeux ou→
verts :
De notre Roi , c'est la parfaite image ,
Il enchaîne à fon fort celui de l'Univers.
Les deux Muficiens font place à une troupe
de Bouquetieres tenant chacune un Lys , qui
entrent en danfant . Un Procureur furvient
avec un Officier Gafcon 5 les Bouquetieres les
arrêtent tous deux pour les faire danfer avec
elles ; le Procureur fait quelque difficulté de
danfer, parce qu'il eft en robe , & que cela ne
convient nullement à fon caractere; & c. L'Officier
lui répond que les Bouquetieres ont raifon
de le faire danfer , & que la joye doit
occuper tout le monde à préfent . Il chante fur
Air : Suivons tour à tour Bacchus & l'As
mour.
J'arrive de la Garonne
Et je fuis leger d'argenti
Mais ce que le Ciel nous donne ;
Aujourd'hui me rend content i
Un Louis me flatte plus .
Que cent mille écus.
r
L
Ils
SEPTEMBRE 1729. 2179
Ils danſent tous enfemble , en rond , & chantent
le Vaudeville qui fuit , dont l'Air eft noté
page 2246 .
Au Jardin de Versailles ,
Un beau Lys il y a ;
Quelque part que l'on aille ,
Rien ne vaut ce Lys- là ;
Ah ! qu'il est beau , ma chere ,
Ah ! qu'il est bien planté !
Hopegué , ma Commere
Guay, guay, guay , Hopegué.
1 Nuit & jour on le garde
Et l'on veille à l'entour :
Si-tôt qu'on le regarde :
On eft blessé d'amour.
Heureux , qui peut , ma chere ,
L'avoir à fon côté.
Hopegué , ma Commere ,
Guay , guay , guay , Hopegué.
De ce Lys tant aimable ,
Un nouveau rejetton ,
D'un humeur agréable ,
Remplit tout ce Canton,
Dès qu'on afçû l'affaire
Tout le monde a chanté ,
Hopegué
2280 MERCURE DE FRANCÉ .
Hopegué , ma Commere ,
Guay , guay , guay , Hopegué.
Pour parlerfans myftere ,
C'est un DAUPHIN charmant ,
Dont le Ciel vient de faire ,
A la France un préfent:
D'un don fi falutaire ,
Je li fçavons bon gré.
Hopegué , ma Commere ,
Guay , guay , guay , Hopegué
On a raison de dire
De cet Enfant cheri ,
Que le Roi notre Sire ,
L'a moulé d'après lui
Car l'Enfant de Cythere ,
N'eft pas fi bien tourné ;
Hopegué , ma Commere ,
Guay , guay , guay , Hopegué.
Tout chacun le revere
Et quoiqu'il foit petit ,
N'y a que Monfieurfon Pere ,
Quifoit plus grand que lui i
Sa fanté nous eft chere ,
Que fon nom foit chanté ;
Hopegué ,
SEPTEMBRE. 1729. 2281
Hopegué , ma Commere ,
Guay , guay , guay , Hopegué.
Mettons- nous des Couronnes
Chantons des Airs joyeux i
Vuidons toutes nos Tonnes ,
Pour en faire des Feux ;
Rendons la Fête entiere ,
Et qu'ilfoit bien trinqué ;
Hopegué , ma Commere
Guay, guay , guay , Hopegué.
La Scene fuivante fe paffe entre le Grand
Thomas fameux Arracheur de Dents du
Pont Neuf, un'Savoyard , & une Savoyarde ,
fes Domeftiques ; le premier témoigne fa joye
par le Couplet fuivant , en langage de fon
pays.
Catharineta ,
Chantons le DAUPHIN ,
Soir & matin ;
Sois Guillereta ,
Mettons- nous en train :
De fon grand Païre ,
Nous , bons Piemontois
Suivons les loix ;
C'est notra affaire
"
Comme les François .
La Savoyarde porte une boëte où eft enfer
mée:
2282 MERCURE DE FRANCE .
mée la Marmotte en vie , & chante ſur l'Aiř :
Si j'avois un bon Mari.
Puifqu'on entre à l'opera ,
Sans y donner de cela ,
Et que l'on voit à Paris ,
Pour rien la Comédie ;
Moi , je montrerai gratis ,
La Marmote en vie
M. Bon- François vient pour expliquer à Julie
, fa Fille , & à Clitandre . for Gendre , le
fens de la Centurie qui leur a chanté au com
mencement de la Piéce , & chante fur l'Air :
Non , je ne ferai pas , & c.
Quand d'un nouveau Soleil on verra la lu
miere •
Quand on verra le feu fortir de la Riviere ;
Ces mots marquent affez l'heureux évenėment
,
Que tout Paris célebre avec raviſſement.
Il juftifie enfuite par ce Couplet , les délais
qui l'ont obligé à differer le Mariage de fa
Fille , Sur l'Air : De tous les Capucins du
monde.
Je défirois ce tems propice ,
Pour formerfous un bon aufpices
Votre indiffoluble lien ;
Enfin , c'étoit ma fantaisie ,
J'attendois qu'il ne manquât rien
Au bonheur de notre Patrie,
* Elle fait le figne de donner de l'argent .
SEPTEMBRE. 1729. 2283
Il invite enfuite fon Gendre & fa Fille à
prendre part au Divertiffement qui furvient.
Ce font des Mariniers en équipage de Tireurs
d'Oye , ils font une marche avec Tambours
& Drapeaux ; on chante quelques Airs pour
couper la Danfe , & la Piéce finit par le Vaudeville
fuivant, qu'on trouvera noté à la page2246
Plein d'une ardeur extrême ,
t
Nous allons fur ces bords •
>
Au Prince qui nous aime
Témoigner nos tranſports i
C'est l'Amour qui nous mené
Que pouvons- nous riſquer ?
Sur les flots de la Seine ,
Ah! qu'il fait bon voguer.
Un Soleil fans nuage ,
Qui commence fon cours ,
Fera fur ce Rivage ,
Régner les plus beaux jours,
Venez , Jeunesse aimable
Venez vous embarquer ;
Le Vent eft favorable ,
Ah ! qu'il fait bon voguer,
>
Sur la liquide Plaine .
Lorsqu'on voit un DAUPHIN ,
C'est la marque certaine
f
D'un
2284 MERCURE DE FRANCE.
D'un tems doux & ferain :
Sans péril & fans peine
Chacun peut s'embarquer ,
Sur les flots de la Seine ,
Ah ! qu'il fait bon voguer.
Pierrot aux Spectateurs,
Quand notre amour s'explique ,
Sur le commun bonheur ,
Meffieurs , point de Critique ,
Respectez notre ardeur ;
Rendons- lui notre hommage ,
Le fujet l'annoblit :
Du coeur , il est l'ouvrage
Plutôt que de l'esprit.
Les Paroles du Divertiffement de la Piéce
des Vaudevilles , font de M. Panard ; elles ont
été très- goutées , de même que la Mufique
qui eft toujours de M. Gilliers.
Le 15. les Marchands Syndics de la même
Foire firent chanter le Te Deum à la Paroiffe
de S. Laurent ; le foir on tira quantité de Fufées
, & toutes les rues qui font dans l'enceinte
de la Foire , furent éclairées par deux
rangs de Luftres de Criftal qu'on y avoit fuf
pendus aux Arbres dont ces rues font plantées.
Il y eut Bal le ſoir , qui dura toute la
nuit.
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Résumé : L'Opéra Comique, Impromptu du Pont N[eu]f, sur la Naissance du Dauphin & Couplets, [titre d'après la table]
Le 9 septembre, l'Opéra Comique a célébré la naissance du Dauphin avec une pièce gratuite intitulée 'Impromptu du Pont Neuf' au théâtre de la Foire Saint-Laurent. Cette représentation comprenait des divertissements tels que 'Le Corsaire de Salé' et 'La Noce Anglaise'. La pièce mettait en scène Clitandre et Julie, deux amoureux dont le mariage est approuvé par le père de Julie, M. Bon François, qui promet de les unir lorsqu'un événement extraordinaire se produira. La scène est interrompue par divers personnages, incluant un chiffonnier, un souffleur de verre, et des musiciens célébrant la reine et son nouvel enfant. La pièce se conclut par une danse générale et un vaudeville en l'honneur du Dauphin. Le texte décrit également des scènes festives avec des bouquetières, un procureur, et un officier de gendarmerie. Un Savoyard exprime sa joie de suivre les lois du Dauphin, tandis qu'une Savoyarde présente une marmotte vivante. M. Bon-François explique le retard du mariage de Julie et Clitandre par des considérations patriotiques. La pièce se termine par un divertissement avec des marins déguisés et un vaudeville célébrant l'amour et la navigation sur la Seine. Les paroles et la musique étaient de M. Panard et M. Gilliers. Le 15 septembre, les marchands syndic de la foire ont organisé un Te Deum à la paroisse de Saint-Laurent, suivi de feux d'artifice et d'un bal illuminé.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 2048-2050
BRANLE, Dont la Musique est de M. Grandval.
Début :
Que chacun ici gambade ; [...]
Mots clefs :
Gai, Coeur, Commère, Souci, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BRANLE, Dont la Musique est de M. Grandval.
BRANLE ,
Dont la Mufique eft de M. Grandval.
QUe chacun ici gambade ;
Faut tous fe mettre en train ;
Le bon Roi n'eft plus malade ;
Je n'ons plus de chagrin ;
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Haut le pied , Camarade ;
Point d'fouci ,
Que tout ici
Crie avec moi ,
Vive le Roi.
**
Quand je craignions pour la vie ,
J'étions comme des foux ;
Le bon Vin & l'Eau de vie
Aviont perdu leur goût ;
Gai, gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Bûvons ; faifons la vie ;
Point d'fouci , & c .
+34
On oublioit la Guinguette ;
On pleuroit tout le jour ;
La Grand' Dame & la Grifette
Ne
SEPTEMBRE . 1744 2049.
Ne faifoient plus l'amour ;
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Haut le pied , Guillemette ,
Point d'fouci , & c.
Le Marquis , l'Apoticaire ;
Mrs les Porteux d'Eau ;
La Fille & le Commiffaire ,
Aujourd'hui font égaux
Viens , Fanchon ;
Viens , Margoton ;
Viens auffi ma Comere ;
Point d'fouci , & c.
Je gagnons journée entiere ;
Pour rien on eft nourri ;
Comme l'Eau à la Riviere ,
Le Vin coule à Paris ; i
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Haut le pied , mon Compere ;
Point d'fouci , & c.
Je ferons tout des premieres
Affifes à l'Opera ;
J'en avons eu la priere ,
Et
2050 MERCURE DE FRANCE.
Et de par Ecrit d'a ;"
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Haut le pied , ma Comere ;
Point d'fouci , &c.
J'avons un Mariage à faire ,
Et nos voeux font remplis .
Nous allons le voir grand Pere
De par Monfieur fon Fils ;
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
*
Haut le pied , ma Comere ;
Point d'fouci , & c..
Pour une fanté fi chere
Tout le monde joyeux ,
Vient de recouvrer fon Pere
Dans ce moment heureux ;'
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Gai , Mrs du Parterre ;
Point d'fouci ;
Que tout ici
Crie avec moi ;
Vive le Roi,
Dont la Mufique eft de M. Grandval.
QUe chacun ici gambade ;
Faut tous fe mettre en train ;
Le bon Roi n'eft plus malade ;
Je n'ons plus de chagrin ;
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Haut le pied , Camarade ;
Point d'fouci ,
Que tout ici
Crie avec moi ,
Vive le Roi.
**
Quand je craignions pour la vie ,
J'étions comme des foux ;
Le bon Vin & l'Eau de vie
Aviont perdu leur goût ;
Gai, gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Bûvons ; faifons la vie ;
Point d'fouci , & c .
+34
On oublioit la Guinguette ;
On pleuroit tout le jour ;
La Grand' Dame & la Grifette
Ne
SEPTEMBRE . 1744 2049.
Ne faifoient plus l'amour ;
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Haut le pied , Guillemette ,
Point d'fouci , & c.
Le Marquis , l'Apoticaire ;
Mrs les Porteux d'Eau ;
La Fille & le Commiffaire ,
Aujourd'hui font égaux
Viens , Fanchon ;
Viens , Margoton ;
Viens auffi ma Comere ;
Point d'fouci , & c.
Je gagnons journée entiere ;
Pour rien on eft nourri ;
Comme l'Eau à la Riviere ,
Le Vin coule à Paris ; i
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Haut le pied , mon Compere ;
Point d'fouci , & c.
Je ferons tout des premieres
Affifes à l'Opera ;
J'en avons eu la priere ,
Et
2050 MERCURE DE FRANCE.
Et de par Ecrit d'a ;"
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Haut le pied , ma Comere ;
Point d'fouci , &c.
J'avons un Mariage à faire ,
Et nos voeux font remplis .
Nous allons le voir grand Pere
De par Monfieur fon Fils ;
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
*
Haut le pied , ma Comere ;
Point d'fouci , & c..
Pour une fanté fi chere
Tout le monde joyeux ,
Vient de recouvrer fon Pere
Dans ce moment heureux ;'
Gai , gai , gai ,
Et le coeur gai ;
Gai , Mrs du Parterre ;
Point d'fouci ;
Que tout ici
Crie avec moi ;
Vive le Roi,
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Résumé : BRANLE, Dont la Musique est de M. Grandval.
La chanson 'Branle' composée par M. Grandval célèbre la guérison du roi et la joie collective qui en découle. Les paroles invitent à la fête et à la danse, soulignant la disparition de la tristesse et le bonheur général. Divers groupes sociaux, tels que les marquis, les apothicaires, les porteurs d'eau, les filles et les commis, participent à cette allégresse. La chanson mentionne des festivités comme des mariages et des retrouvailles familiales. À Paris, le vin coule à flots, et les gens sont encouragés à danser et à célébrer sans retenue. La chanson se conclut par un cri collectif en faveur du roi, symbolisant la joie et l'union du peuple.
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3
p. 2315-2319
VAUDEVILLLE, chanté par les Harangeres de la Halle le 10 Septembre, jour des réjoüissances publiques, sur l'Air Opegué, ma commere.
Début :
Faisons tretous paroître [...]
Mots clefs :
Commère, Louis, Bien-aimé, Harengères, Air noté
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texteReconnaissance textuelle : VAUDEVILLLE, chanté par les Harangeres de la Halle le 10 Septembre, jour des réjoüissances publiques, sur l'Air Opegué, ma commere.
VAUDEVILLE , chanté par les Harangeres
de la Halle le 10 Septembre , jour
des réjouiſſances publiques , ſur l'Air Opegué
, ma commere .
FAiſons tretous paroître
Quelle est notre gayté ,
Puiſqu'enfin notre Maître
Eſt en pleine ſanté ,
:
Hij Céle$
316 MERCURE DE FRANCE,
i
Célébrons tous , ma chere ,
Notre félicité ,
Opegué , ma commere ,
Ma commere opégué .
Le Ciel , qui le conſerve
: :
:
Rend nos jours pleins d'attraits ;
Sa bonté le réſerve
Pour nous donner la paix ;
Notre bonheur , ma chere ,
Eſt des plus aſſuré ,
Opegué , ma commere , &c.
Non , jamais Capitaine
N'acquit plus de renom ;
Je l'avons vû ſans peine
Affronter leCanon ;
Dans le danger , ma chere ,
Le premier expoſé,
Opegué , ma commere , &c.
Ses ennemis ſoupirent
De ſe voir abattus ,
Mais en ſecret admirent
Sa valeur , ſes vertus ;
Juſqu'au bout de la Terre
LOUIS
OCTOBRE. 1744.
2317
Louis eſt reſpecté ,
Opegué , ma commere , &c.
Quand j'ons fait le voyage
DeMetz pour l'aller voir ,
D'abord ſon bon viſage
Ranima notre eſpoir ;
Il nous reçut , ma chere ,
Avec tant de bonté ,
Opegué , ma commere , &c.
En voyant ſa préſence
Je vinmes à trembler ;
D'un air de complaiſance
Il ſçût nous raffûrer ,
En nous diſant , ma chere ,
Enfans, je fuis ſauvé ,
Opegué , ma commere , &c.
Les yeux baignés de larmes ,
J'einbraſſions ſes genoux ;
Senſible à nos allarmes ,
Il pleuroit comme nous ;
Ah ! que Louis , ma chere ,
A le coeur bien planté !
Opegué, ma commere , &c.
1
i
)
Hiij Des
2318 MERCURE DE FRANCE.
Des Princes de la Terre
LOUIS eſt leplus gran'd;
Je cherchons à lui plaire ;
Il eſt ſibien-faiſant;
Vive Lours , ma chere,
Vive le bien Aimé !
Opegué , ma commere ,&c.
Par des cris d'allegrefle
Percons le Firmament ;
Dans l'ardeur qui nous prefle ,
Répetons hautement ,
Vive Lours , ma chere ,
Vive le Bien-aimé !
Opegué, ma commere , &c.
Allons droit àl'Image *
De ce Héros charmant ;
Offronslui notre hommage ,
Juſqu'au tendre moment ,
Qu'à ſes genoux , ma chere ,
Notre amour ſoit porté ;
Opegué , ma commere , &c.
Par lemême.
:
* L'Auteur , le jour des Illuminations,avoit place
Sous un Daisle Portrait duRoi,
On
OCTOBRE. 1744. 4 2319
On trouvera l'Air de ce Vaudeville , noté , qui eft
du feu Sr Gilliers , dans le ſecond Volume de Septembre
1729 , page 2246.
de la Halle le 10 Septembre , jour
des réjouiſſances publiques , ſur l'Air Opegué
, ma commere .
FAiſons tretous paroître
Quelle est notre gayté ,
Puiſqu'enfin notre Maître
Eſt en pleine ſanté ,
:
Hij Céle$
316 MERCURE DE FRANCE,
i
Célébrons tous , ma chere ,
Notre félicité ,
Opegué , ma commere ,
Ma commere opégué .
Le Ciel , qui le conſerve
: :
:
Rend nos jours pleins d'attraits ;
Sa bonté le réſerve
Pour nous donner la paix ;
Notre bonheur , ma chere ,
Eſt des plus aſſuré ,
Opegué , ma commere , &c.
Non , jamais Capitaine
N'acquit plus de renom ;
Je l'avons vû ſans peine
Affronter leCanon ;
Dans le danger , ma chere ,
Le premier expoſé,
Opegué , ma commere , &c.
Ses ennemis ſoupirent
De ſe voir abattus ,
Mais en ſecret admirent
Sa valeur , ſes vertus ;
Juſqu'au bout de la Terre
LOUIS
OCTOBRE. 1744.
2317
Louis eſt reſpecté ,
Opegué , ma commere , &c.
Quand j'ons fait le voyage
DeMetz pour l'aller voir ,
D'abord ſon bon viſage
Ranima notre eſpoir ;
Il nous reçut , ma chere ,
Avec tant de bonté ,
Opegué , ma commere , &c.
En voyant ſa préſence
Je vinmes à trembler ;
D'un air de complaiſance
Il ſçût nous raffûrer ,
En nous diſant , ma chere ,
Enfans, je fuis ſauvé ,
Opegué , ma commere , &c.
Les yeux baignés de larmes ,
J'einbraſſions ſes genoux ;
Senſible à nos allarmes ,
Il pleuroit comme nous ;
Ah ! que Louis , ma chere ,
A le coeur bien planté !
Opegué, ma commere , &c.
1
i
)
Hiij Des
2318 MERCURE DE FRANCE.
Des Princes de la Terre
LOUIS eſt leplus gran'd;
Je cherchons à lui plaire ;
Il eſt ſibien-faiſant;
Vive Lours , ma chere,
Vive le bien Aimé !
Opegué , ma commere ,&c.
Par des cris d'allegrefle
Percons le Firmament ;
Dans l'ardeur qui nous prefle ,
Répetons hautement ,
Vive Lours , ma chere ,
Vive le Bien-aimé !
Opegué, ma commere , &c.
Allons droit àl'Image *
De ce Héros charmant ;
Offronslui notre hommage ,
Juſqu'au tendre moment ,
Qu'à ſes genoux , ma chere ,
Notre amour ſoit porté ;
Opegué , ma commere , &c.
Par lemême.
:
* L'Auteur , le jour des Illuminations,avoit place
Sous un Daisle Portrait duRoi,
On
OCTOBRE. 1744. 4 2319
On trouvera l'Air de ce Vaudeville , noté , qui eft
du feu Sr Gilliers , dans le ſecond Volume de Septembre
1729 , page 2246.
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Résumé : VAUDEVILLLE, chanté par les Harangeres de la Halle le 10 Septembre, jour des réjoüissances publiques, sur l'Air Opegué, ma commere.
Le 10 septembre, un vaudeville chanté aux Halles célèbre la santé et la bravoure de Louis, probablement le roi Louis XV. Les paroles expriment la joie et la gratitude du peuple pour la bonne santé du roi et ses qualités de leadership. Elles soulignent son courage face au danger et son respect universel. Le vaudeville décrit une visite royale à Metz, où Louis a accueilli chaleureusement les visiteurs, les rassurant et partageant leurs émotions. Le texte se termine par des louanges à Louis, le décrivant comme le plus grand des princes et exprimant le désir de lui offrir un hommage sincère. L'auteur mentionne avoir placé son portrait sous un dais lors des illuminations. La mélodie du vaudeville est attribuée au défunt Sieur Gilliers et peut être trouvée dans un volume précédent.
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