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1
p. 290-300
Nouvelles de Flandres.
Début :
Les armées de Flandres sont assez tranquilles de part & [...]
Mots clefs :
Flandre, Armées, Bouchain, Arras, Tournay, Ypres, Utrecht
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres.
Nouvelles de Flandres.
Les armées de Flandres ſont aſſez tranquilles de part & d'autre ; ce
qu'on attribue à la di-
GALANT. 291
1 ne
fette de fourrages , & à
ce que toutes les troupes
n'étoient point encore.
arrivées. Les regimens
de cuiraffiers de Lobkovvitz & defainte Croix,
qui font la tête des troupes Auftrichiennes ,
partirent que le 9. de ce
mois des environs de
Bruxelles , où elles ont
fejourné, étant fatiguées
de leur longue marche
& du mauvais temps.
Ceux qui la fuivent n'éBb ij
292 MERCURE
tant gueres en meilleur
état , fejournent auffi
prés la même ville. On
necroit pas qu'elles puiſ
fent joindre l'armée avant le vingt - cinq du
mois. holandish
Le Duc d'Ormond
partit le neuf de Gand
pour l'armée. Les lettres
de Lifle & de Tournay
affurent que les Anglois
étoient encore campeż
à Bailieu que le Prince
Eugene n'est parti de
GALANT 293
Tournay , pour aller
joindre l'armée , que le
dix. ch
:
On écrit de Bouchain,
que l'armée des Alliez
étoit toûjours tranquille neanmoins on croit
qu'elle ſe mettra bientôt en mouvement , à
caufe que l'artillerie &
les munitions y font arrivées , & que le reſte
des troupes de l'Electeur Palatin & de l'Archiduc doivent joindre
B biij
294 MERCURE
avant la fin de ce mois.
On mande d'Arras ,
望
qu'on continuë de voiturer en cette ville des
farines , de l'avoine , &
du fourrage fec. L'armée du Royoccupe tou
jours les mêmes poftes
le long de l'Efcaut , de
la Senfée , & de la Scarpe. LeMaréchal de Villars afait faire deux éclufes à Cambray : l'une
pour remplir les foffez
de l'eau de l'Escaut ; l'au-
GALANT. 295
tre pour retenir l'eau de
cette riviere , qui innonde & fe répand des deux
côtez un quart de lieuë
au- deffus de la ville.
On écrit de Tournay,
que le Duc d'Ormond a
affifté aux confeils de
guerre qui s'y font tenus. Il a fait la revuë
des troupes Angloiſes ,
quicampoient entre Baifieu , fur le chemin de
Tournay à Lifle , d'où
elles allerent le 19 joinBb iiij
296 MERCURE
dre la grande armée
qui eft toujours campée
à la Vvarde & à Lieu
faint Amand , prés de
Bouchain. Le Prince
Eugene , le Duc d'Ormond , & les autres Generaux s'y rendirent le
vingt.
On écrit d'Ypres, qu'-
un detachement de la
garniſon a battu quelques partis des ennemis ,
dont l'un conduifoit à
leur armée un grand
GALANT 297
nombre de beftiaux ,
qu'on leur a enlevez.
Les lettres d'Utrecht
affurent qu'il n'y a point
eu d'affemblée generale
le trente Avril , ni le
quatre de ce mois , à
caufe que les Plenipotentiaires de France n'avoient point receu d'inftructions pour répondre aux demandes fpecifiques des Alliez.
Le Sieur Menager eut
le vingt- neuf une con-
298 MERCURE
ference particuliere avec
le Sieur Buis , l'un des
Plenipotentiaires
Provinces Unies.
des
Le Maréchal d'Uxelles eut une autre conference avec le Comte de
Sinzendorf, Plenipotentiaire de l'Archiduc.
Le Comte de la Corfana , fecond Plenipotentiaire de l'Archiduc ,
fe rendit àUtrecht le 5,
où les Miniftres des deux
partis fe vifitent fre-
GALANT. 299
quemment. Il y a eudes
conferences entre ceux
des Alliez mais il n'y
en a point eu de generale le quatre , le fept ,
& le onze. On croit qu'-
il n'y en aura point jufqu'à ce que les Plenipotentiaires de France
ayent receu de nouveaux
ordres.
Les lettres d'Utrecht
affurent qu'il n'y a point.
eu de conference generale le quatorze , ni le
300 MERCURE
dix - huit , à cause que
les Plenipotentiaires de
France n'avoient point
encore receu de nouveaux ordres.
Les armées de Flandres ſont aſſez tranquilles de part & d'autre ; ce
qu'on attribue à la di-
GALANT. 291
1 ne
fette de fourrages , & à
ce que toutes les troupes
n'étoient point encore.
arrivées. Les regimens
de cuiraffiers de Lobkovvitz & defainte Croix,
qui font la tête des troupes Auftrichiennes ,
partirent que le 9. de ce
mois des environs de
Bruxelles , où elles ont
fejourné, étant fatiguées
de leur longue marche
& du mauvais temps.
Ceux qui la fuivent n'éBb ij
292 MERCURE
tant gueres en meilleur
état , fejournent auffi
prés la même ville. On
necroit pas qu'elles puiſ
fent joindre l'armée avant le vingt - cinq du
mois. holandish
Le Duc d'Ormond
partit le neuf de Gand
pour l'armée. Les lettres
de Lifle & de Tournay
affurent que les Anglois
étoient encore campeż
à Bailieu que le Prince
Eugene n'est parti de
GALANT 293
Tournay , pour aller
joindre l'armée , que le
dix. ch
:
On écrit de Bouchain,
que l'armée des Alliez
étoit toûjours tranquille neanmoins on croit
qu'elle ſe mettra bientôt en mouvement , à
caufe que l'artillerie &
les munitions y font arrivées , & que le reſte
des troupes de l'Electeur Palatin & de l'Archiduc doivent joindre
B biij
294 MERCURE
avant la fin de ce mois.
On mande d'Arras ,
望
qu'on continuë de voiturer en cette ville des
farines , de l'avoine , &
du fourrage fec. L'armée du Royoccupe tou
jours les mêmes poftes
le long de l'Efcaut , de
la Senfée , & de la Scarpe. LeMaréchal de Villars afait faire deux éclufes à Cambray : l'une
pour remplir les foffez
de l'eau de l'Escaut ; l'au-
GALANT. 295
tre pour retenir l'eau de
cette riviere , qui innonde & fe répand des deux
côtez un quart de lieuë
au- deffus de la ville.
On écrit de Tournay,
que le Duc d'Ormond a
affifté aux confeils de
guerre qui s'y font tenus. Il a fait la revuë
des troupes Angloiſes ,
quicampoient entre Baifieu , fur le chemin de
Tournay à Lifle , d'où
elles allerent le 19 joinBb iiij
296 MERCURE
dre la grande armée
qui eft toujours campée
à la Vvarde & à Lieu
faint Amand , prés de
Bouchain. Le Prince
Eugene , le Duc d'Ormond , & les autres Generaux s'y rendirent le
vingt.
On écrit d'Ypres, qu'-
un detachement de la
garniſon a battu quelques partis des ennemis ,
dont l'un conduifoit à
leur armée un grand
GALANT 297
nombre de beftiaux ,
qu'on leur a enlevez.
Les lettres d'Utrecht
affurent qu'il n'y a point
eu d'affemblée generale
le trente Avril , ni le
quatre de ce mois , à
caufe que les Plenipotentiaires de France n'avoient point receu d'inftructions pour répondre aux demandes fpecifiques des Alliez.
Le Sieur Menager eut
le vingt- neuf une con-
298 MERCURE
ference particuliere avec
le Sieur Buis , l'un des
Plenipotentiaires
Provinces Unies.
des
Le Maréchal d'Uxelles eut une autre conference avec le Comte de
Sinzendorf, Plenipotentiaire de l'Archiduc.
Le Comte de la Corfana , fecond Plenipotentiaire de l'Archiduc ,
fe rendit àUtrecht le 5,
où les Miniftres des deux
partis fe vifitent fre-
GALANT. 299
quemment. Il y a eudes
conferences entre ceux
des Alliez mais il n'y
en a point eu de generale le quatre , le fept ,
& le onze. On croit qu'-
il n'y en aura point jufqu'à ce que les Plenipotentiaires de France
ayent receu de nouveaux
ordres.
Les lettres d'Utrecht
affurent qu'il n'y a point.
eu de conference generale le quatorze , ni le
300 MERCURE
dix - huit , à cause que
les Plenipotentiaires de
France n'avoient point
encore receu de nouveaux ordres.
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Résumé : Nouvelles de Flandres.
Le texte décrit la situation militaire et diplomatique dans les Flandres. Les armées des deux camps sont relativement calmes en raison de la pénurie de fourrages et de l'arrivée progressive des troupes. Les régiments de cuirassiers de Lobkowitz et de la Fainte Croix ont quitté Bruxelles le 9 du mois pour se reposer. Le duc d'Ormond a quitté Gand pour rejoindre l'armée, tandis que les Anglais étaient encore campés à Bailieu. Le prince Eugène est parti de Tournai pour rejoindre l'armée le 10. À Bouchain, l'armée des Alliés attend les troupes de l'Électeur Palatin et de l'Archiduc, prévues avant la fin du mois. L'armée du Roi occupe toujours les mêmes positions le long de l'Escaut, de la Senne et de la Scarpe. Le maréchal de Villars a effectué des écluses à Cambray pour réguler l'eau de l'Escaut. Le duc d'Ormond a participé aux conseils de guerre à Tournai et a revu les troupes anglaises. Un détachement d'Ypres a battu des partisans ennemis. À Utrecht, les conférences générales entre les plénipotentiaires sont suspendues en attendant de nouvelles instructions des plénipotentiaires français, mais plusieurs conférences particulières ont eu lieu entre les ministres des deux parties.
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2
p. 303-[305]
Nouvelles de Flandres. Du camp devant Bouchain ce 19. Octobre.
Début :
Le 18. fut employé à s'etendre le long du [...]
Mots clefs :
Bouchain, Flandres, Brèche
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres. Du camp devant Bouchain ce 19. Octobre.
Nouvelles de Flandres.
Du
camp
devant Bouchain ce
19. Octobre
.
a
Le 18. fut employé à s'el
tendre le long du chemin
couvert, à perfectionner la
breche, & à combler le foffé , lequel à la gauche n'a
voit que deux pieds & demi
d'eau. Le 19. à onze heures
du matin , les affiegez bartirent la chamade , & en-
304 MERCURE
voyerent des ôtages pour
capituler. M. le Maréchal
leur declara qu'il pretendoit qu'ils fe rendiſſent à
difcretion , & qu'ils livraffent une porte le même
jour ; ce qu'ils accepterent.
La garnifon fortit le lendemain au nombre de cinq
cens hommes en état de
combattre.
La ville de Bouchain ,
dont les ennemis avoient
augmenté les fortifications
de plufieurs nouveaux ouvrages , a été prife en dix
jours de tranchée ouverte.
On
GALANT.
On a trouvé dans cette pla
ce dix- neuf pieces de canón
de bronze , & douze de fer,
avec plufieurs mortiers,
Du
camp
devant Bouchain ce
19. Octobre
.
a
Le 18. fut employé à s'el
tendre le long du chemin
couvert, à perfectionner la
breche, & à combler le foffé , lequel à la gauche n'a
voit que deux pieds & demi
d'eau. Le 19. à onze heures
du matin , les affiegez bartirent la chamade , & en-
304 MERCURE
voyerent des ôtages pour
capituler. M. le Maréchal
leur declara qu'il pretendoit qu'ils fe rendiſſent à
difcretion , & qu'ils livraffent une porte le même
jour ; ce qu'ils accepterent.
La garnifon fortit le lendemain au nombre de cinq
cens hommes en état de
combattre.
La ville de Bouchain ,
dont les ennemis avoient
augmenté les fortifications
de plufieurs nouveaux ouvrages , a été prife en dix
jours de tranchée ouverte.
On
GALANT.
On a trouvé dans cette pla
ce dix- neuf pieces de canón
de bronze , & douze de fer,
avec plufieurs mortiers,
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Résumé : Nouvelles de Flandres. Du camp devant Bouchain ce 19. Octobre.
Le 18 octobre, les troupes françaises ont progressé vers Bouchain et comblé le fossé. Le 19 octobre, les assiégés ont capitulé et livré une porte. La garnison, composée de cinq cents hommes, a quitté la ville le lendemain. Bouchain, renforcée par les ennemis, a été prise en dix jours. On y a trouvé trente et un canons et plusieurs mortiers.
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3
p. [305]-306
Au camp d'Haspres ce 19. Octobre 1712. Copie d'une Lettre de M. N. au Comte de Lyonne, premier Ecuyer.
Début :
Le General Grovvestin, Gouverneur de Bouchain, a arboré le drapeau [...]
Mots clefs :
Bouchain, Maréchal de Villars
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texteReconnaissance textuelle : Au camp d'Haspres ce 19. Octobre 1712. Copie d'une Lettre de M. N. au Comte de Lyonne, premier Ecuyer.
Au camp d'Hafpres ce 19.
Octobre 1712.
$
Copie d'une Lettre de M.N.
au Comte de Lyonne,
premier Ecuyer, alta
O LI & TO
Le General Grovveftin ,
Gouverneur de Bouchain ,
a arboré le drapeau blanc
à onze heures du matin ,
aprés dix jours de tranchée.
Cc Octobre
1712.
306 MERCURE.
M: le Maréchal de Villars,
na voulu le recevoir qu'à
diſcretion , ni lui promettre
aucunegrace qu'aprés avoir
livré les portes; après quoy
ila bien voulu ne point fairedépouiller les foldars , &
accorder les équipages aux
Officiers. Il les fait conduire à Rheims : ainfi ce
même General qui a fait
peur à la Champagne , y
feraconduit prifonnier avec
fa garniſon
Octobre 1712.
$
Copie d'une Lettre de M.N.
au Comte de Lyonne,
premier Ecuyer, alta
O LI & TO
Le General Grovveftin ,
Gouverneur de Bouchain ,
a arboré le drapeau blanc
à onze heures du matin ,
aprés dix jours de tranchée.
Cc Octobre
1712.
306 MERCURE.
M: le Maréchal de Villars,
na voulu le recevoir qu'à
diſcretion , ni lui promettre
aucunegrace qu'aprés avoir
livré les portes; après quoy
ila bien voulu ne point fairedépouiller les foldars , &
accorder les équipages aux
Officiers. Il les fait conduire à Rheims : ainfi ce
même General qui a fait
peur à la Champagne , y
feraconduit prifonnier avec
fa garniſon
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Résumé : Au camp d'Haspres ce 19. Octobre 1712. Copie d'une Lettre de M. N. au Comte de Lyonne, premier Ecuyer.
Le 19 octobre 1712, le général Grovestin, gouverneur de Bouchain, hissa le drapeau blanc après dix jours de siège. Le maréchal de Villars exigea la livraison des portes de la ville avant toute négociation. Les soldats purent conserver leurs effets personnels et les officiers leurs équipages. Grovestin et sa garnison furent conduits à Reims.
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4
p. 92-96
Nouvelles de Flandres.
Début :
Les lettres de Flandres du 8. Novembre portent que le [...]
Mots clefs :
Flandres, Troupes du roi de Prusse, Meurs, Douai, Le Quesnoy, Bouchain, Dunkerque
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres.
ouvelles de Flandres,
Les lettres de Flandres du
8. Novembre portent que
le Prince d'Hanalle, Commandant en chef les Troupes du Roy de Prusse, s'est
emparé de vive force de la
Ville de Meurs sur la Meuse,
qui est de la succession du
Prince d'Orange; les Hollandois y avoient fait mettre
des Troupes & avoir dit
qu'il regleroit certe succession à la paix; mais le
Roy de Prusses'enestrendu
maistre. Cet événement auquel on ne s'attendoit pas
à cause que son Altesse
Electorale avoit promis
d'attendre la decision de -la
Chambre Imperiale de
Wetzlar, causa icy beaucoup de surprise;mais comme on n'a pas jugé à propos de s'attirer de nouvelles
affaires, on est convenu par
provision que les Troupes
Hollandoises & celles de
Brandebourg seroient la
garde conjointement. Les
lettres du 10. assuurent que
les habitans de la Ville ont
presté fermentdefidelicé à
son Altesse Electorale.
On mande d'Ypres que
les Hollandois font travailleraux fortifications du
Fort de la Kenoque; on
travaille aussi à celles de
Doüay,duQuesnoy & de
Bouchain, & on y a
joute
de nouveaux ouvrages; on
travaille à remplir tous les
magazins des places frontières Se à
y
faire de grands
amas de foin & d'avoine.
On écrit de Dunkerque que
les Armateurs de la Ville
Qnt fait desprises sur les
Hollandois pour la valeur
de plus de cent mil écus,
& ils les ont amenées dans
le Port;si les vents avoient
été bons, ils en auroienc
fait du moins encore autant.
Les lettres de DunKerque
du quatorziéme Novembre
portent que le Duc dOrmond y
estoit arrivé le
onziéme; il visira les Fortifications de la Ville & de
la Citadelle, les Galères &
les Vaisseaux. Il est parti
avec un vent favorable sur
un Yacht magnifique pour
repasser en Angleterre,
Messire N. Marquis de
Chevry, mourut Te 16.
Novembre. Il estoit petit
fils de Monsieur de Chevry,
Controlleur general des
Finances, homme de beaucoup d'esprit, & qui avoit
rendu de grandsservices à
l'Etat;le deffuntestoit un
homme d'une probité &
d'une pieté parfaite, pere de
Madame la Duchesse de
Noirmoutier. Il s'estoit distingué dans le service de la
guerre dans ses premières
années à la cette d'un beau
Regiment
Les lettres de Flandres du
8. Novembre portent que
le Prince d'Hanalle, Commandant en chef les Troupes du Roy de Prusse, s'est
emparé de vive force de la
Ville de Meurs sur la Meuse,
qui est de la succession du
Prince d'Orange; les Hollandois y avoient fait mettre
des Troupes & avoir dit
qu'il regleroit certe succession à la paix; mais le
Roy de Prusses'enestrendu
maistre. Cet événement auquel on ne s'attendoit pas
à cause que son Altesse
Electorale avoit promis
d'attendre la decision de -la
Chambre Imperiale de
Wetzlar, causa icy beaucoup de surprise;mais comme on n'a pas jugé à propos de s'attirer de nouvelles
affaires, on est convenu par
provision que les Troupes
Hollandoises & celles de
Brandebourg seroient la
garde conjointement. Les
lettres du 10. assuurent que
les habitans de la Ville ont
presté fermentdefidelicé à
son Altesse Electorale.
On mande d'Ypres que
les Hollandois font travailleraux fortifications du
Fort de la Kenoque; on
travaille aussi à celles de
Doüay,duQuesnoy & de
Bouchain, & on y a
joute
de nouveaux ouvrages; on
travaille à remplir tous les
magazins des places frontières Se à
y
faire de grands
amas de foin & d'avoine.
On écrit de Dunkerque que
les Armateurs de la Ville
Qnt fait desprises sur les
Hollandois pour la valeur
de plus de cent mil écus,
& ils les ont amenées dans
le Port;si les vents avoient
été bons, ils en auroienc
fait du moins encore autant.
Les lettres de DunKerque
du quatorziéme Novembre
portent que le Duc dOrmond y
estoit arrivé le
onziéme; il visira les Fortifications de la Ville & de
la Citadelle, les Galères &
les Vaisseaux. Il est parti
avec un vent favorable sur
un Yacht magnifique pour
repasser en Angleterre,
Messire N. Marquis de
Chevry, mourut Te 16.
Novembre. Il estoit petit
fils de Monsieur de Chevry,
Controlleur general des
Finances, homme de beaucoup d'esprit, & qui avoit
rendu de grandsservices à
l'Etat;le deffuntestoit un
homme d'une probité &
d'une pieté parfaite, pere de
Madame la Duchesse de
Noirmoutier. Il s'estoit distingué dans le service de la
guerre dans ses premières
années à la cette d'un beau
Regiment
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Résumé : Nouvelles de Flandres.
Le 8 novembre, le Prince d'Hanalle, commandant des troupes prussiennes, a pris la ville de Meurs sur la Meuse, appartenant à la succession du Prince d'Orange. Les Hollandais, qui avaient placé des troupes dans la ville et affirmé régler la succession à la paix, ont été surpris par cette action, l'Électeur ayant promis d'attendre la décision de la Chambre Impériale de Wetzlar. Pour éviter de nouveaux conflits, il a été convenu que les troupes hollandaises et celles de Brandebourg garderaient conjointement la ville. Les habitants de Meurs ont prêté serment de fidélité à l'Électeur. À Ypres, les Hollandais renforcent les fortifications du Fort de la Kenoque, ainsi que celles de Douai, du Quesnoy et de Bouchain, et constituent des réserves de foin et d'avoine dans les places frontalières. À Dunkerque, les armateurs ont capturé des navires hollandais pour une valeur de plus de cent mille écus. Le Duc d'Ormond est arrivé à Dunkerque le 11 novembre, a inspecté les fortifications et les vaisseaux, puis est reparti pour l'Angleterre. Le 16 novembre, Messire N. Marquis de Chevry est décédé. Petit-fils du Contrôleur général des Finances, il était connu pour son esprit et ses services à l'État, s'étant distingué dans le service de la guerre dans sa jeunesse.
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5
p. 284-290
Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Début :
Le Roy a donné la charge de Corregidor des Villes [...]
Mots clefs :
Espagne, Corregidor, Te Deum, Bouchain, Catalogne, Troupes anglaises
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Supplement aux Nouvelles
- d'Efyagnc.
: Le Roy a
donné la char-
.,
ge de Corregidor des Villes
de Guadix & de R>ça dans
Je Royaume de Grenade à
Don Diego de Noboa &
Villamarin, Colonel d)Insanterie, en consideration
de ses fervices. Le 3 NoVerrtbre Sa Moellefie
chanter le Te Deumen
a£fciot* de grace de la prise
deBouchain. Le 5. leRoy
jftgnat'aétc de Renonciation
*
à la succession à la Couronne de France, pour luy Se
pour ses descendants, de
fmefme que les Princes dela
Maison de France doivent
renoncer à la succession delà Monarchie d'Espagne, à
jaqucHe le Ducde ,Savoye
& ses descendentsmasles
succederont au defaut de la
posterité de Sa Majesté
Catholique. La principale
;NôbIcfJe :dEfpagÛG,assi(li
,à la ceremonie de cet aâcqui fut figné par les Con
seillers du Conseil d'Etat
:$aric» PiefUejHs^esCoe-
seils, par les grands Officiers
des Maisons Royales, par
le Duc dePopoli, comme
Capitaine des Gardes du
Corps en quartier, par le
Marquis de Valdecannas,
Conseiller de la guerre, &
par le Comte de Condomar
Conseiller d'Etat & de la
Chambre de Castille. Le
mesme jour le Roy fit l'ouverture des Corréesou Etats,
accompagne du President
du Conseil avec les Ministres
de la Chambre comme assistants des Etars, &< le
Secretaire de la Chambre &
Etatde Castiille selon la maniere accoutumée
,
avec
deux Deputez de chacune
des vingt-neuf Citez &
Villes qui representent les
Royaumes de Castille,
d'Arragon & de Valence.
Les lettres d'Estremadurenr portent que la saison
étant fort avancée & que
les pluyes continuelles qui
innondoient les tranc hées
ayant rendu la continuation
du Siege de Campo-Major
très-diiffcile.
Le Marquis de Bay fit
donnes un assaut à la placc
quoyque la bréche ne fut
pas encore perfectionnée.
Le 27 Octobre au matin
il fit avancer 1 les Grenadiers
qui gagnerent le haut de la
brèche,oiï ils furent arrettezpar un retranchement
que les Assiegez avoir fait
derriere
;
il étoit enrré dans
la Ville quelques heures
auparavantunsecours demille
Bommc9, lesAssiegezsim*'si grand feu, que ksaffichans ne pouvantni
avancer ni faire un logementsur la bréche,furent
obligez Lade se«
*
:
Le Marquis de Bay se
maintintdans les attaques,
jusqu'àce qu'on eutçmniené
tousles Canons, les ,mOf,,!
tiers, avec tous lesprépa-*
ratifsduSiège,&ensuite
il décampa
,
ayanteu au
plus dans cetassautenviron
troiscenstrente Jwmmcl
tuez ou blessez.
On mande de Catalogne
<jue l'armée étoit deqtojpéç
d'Agramunt & qu'elle avoic
repasséla Segre sans que les
Ennemis ayent paru. Selon
le rapport des deserteurs,
lrstroubles étoient aug-:
mentez à Un tel point dans
Barcelone, que tout étoit
disposéà une émotion genérait. Depuis quelesEnnemis bnc abandonnéCervera, ils n'ont fait aucun
mouvement nyenvoyéde
détachement dans le Lara-*
pourdan.Onécritqueles
Troupes Angloisess'étoient embarquées
pour aller au Port-Mahon
Nouvelleset & àItalie. Gibraltar
- d'Efyagnc.
: Le Roy a
donné la char-
.,
ge de Corregidor des Villes
de Guadix & de R>ça dans
Je Royaume de Grenade à
Don Diego de Noboa &
Villamarin, Colonel d)Insanterie, en consideration
de ses fervices. Le 3 NoVerrtbre Sa Moellefie
chanter le Te Deumen
a£fciot* de grace de la prise
deBouchain. Le 5. leRoy
jftgnat'aétc de Renonciation
*
à la succession à la Couronne de France, pour luy Se
pour ses descendants, de
fmefme que les Princes dela
Maison de France doivent
renoncer à la succession delà Monarchie d'Espagne, à
jaqucHe le Ducde ,Savoye
& ses descendentsmasles
succederont au defaut de la
posterité de Sa Majesté
Catholique. La principale
;NôbIcfJe :dEfpagÛG,assi(li
,à la ceremonie de cet aâcqui fut figné par les Con
seillers du Conseil d'Etat
:$aric» PiefUejHs^esCoe-
seils, par les grands Officiers
des Maisons Royales, par
le Duc dePopoli, comme
Capitaine des Gardes du
Corps en quartier, par le
Marquis de Valdecannas,
Conseiller de la guerre, &
par le Comte de Condomar
Conseiller d'Etat & de la
Chambre de Castille. Le
mesme jour le Roy fit l'ouverture des Corréesou Etats,
accompagne du President
du Conseil avec les Ministres
de la Chambre comme assistants des Etars, &< le
Secretaire de la Chambre &
Etatde Castiille selon la maniere accoutumée
,
avec
deux Deputez de chacune
des vingt-neuf Citez &
Villes qui representent les
Royaumes de Castille,
d'Arragon & de Valence.
Les lettres d'Estremadurenr portent que la saison
étant fort avancée & que
les pluyes continuelles qui
innondoient les tranc hées
ayant rendu la continuation
du Siege de Campo-Major
très-diiffcile.
Le Marquis de Bay fit
donnes un assaut à la placc
quoyque la bréche ne fut
pas encore perfectionnée.
Le 27 Octobre au matin
il fit avancer 1 les Grenadiers
qui gagnerent le haut de la
brèche,oiï ils furent arrettezpar un retranchement
que les Assiegez avoir fait
derriere
;
il étoit enrré dans
la Ville quelques heures
auparavantunsecours demille
Bommc9, lesAssiegezsim*'si grand feu, que ksaffichans ne pouvantni
avancer ni faire un logementsur la bréche,furent
obligez Lade se«
*
:
Le Marquis de Bay se
maintintdans les attaques,
jusqu'àce qu'on eutçmniené
tousles Canons, les ,mOf,,!
tiers, avec tous lesprépa-*
ratifsduSiège,&ensuite
il décampa
,
ayanteu au
plus dans cetassautenviron
troiscenstrente Jwmmcl
tuez ou blessez.
On mande de Catalogne
<jue l'armée étoit deqtojpéç
d'Agramunt & qu'elle avoic
repasséla Segre sans que les
Ennemis ayent paru. Selon
le rapport des deserteurs,
lrstroubles étoient aug-:
mentez à Un tel point dans
Barcelone, que tout étoit
disposéà une émotion genérait. Depuis quelesEnnemis bnc abandonnéCervera, ils n'ont fait aucun
mouvement nyenvoyéde
détachement dans le Lara-*
pourdan.Onécritqueles
Troupes Angloisess'étoient embarquées
pour aller au Port-Mahon
Nouvelleset & àItalie. Gibraltar
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Résumé : Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Le texte relate plusieurs événements politiques et militaires. Le roi a nommé Don Diego de Noboa et Villamarin corregidor des villes de Guadix et de Baza dans le Royaume de Grenade. Le 3 novembre, un Te Deum a été chanté pour célébrer la prise de Bouchain. Le 5 novembre, le roi a signé un acte de renonciation à la succession à la couronne de France, valable pour lui-même et ses descendants, ainsi que pour les princes de la Maison de France concernant la monarchie d'Espagne. En cas de défaut de postérité, le duc de Savoie et ses descendants mâles succéderont. La cérémonie d'acceptation de cet acte a été signée par divers conseillers et grands officiers. Le même jour, le roi a ouvert les Cortes, accompagné du président du Conseil et des ministres. En Estrémadure, le siège de Campo-Major a été interrompu par des pluies et un assaut infructueux du marquis de Bay, qui a perdu environ trois cents hommes. En Catalogne, l'armée s'est déplacée sans rencontrer l'ennemi, tandis que des troubles augmentaient à Barcelone. Les ennemis ont abandonné Cervera, et des troupes anglaises se sont embarquées pour Port-Mahon et l'Italie. Gibraltar est également mentionné.
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