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1
p. 368-381
Harangues faites par la Reine d'Espagne. [titre d'après la table]
Début :
Si on ne sçavoit pas déja que la Reine d'Espagne, dans [...]
Mots clefs :
Reine, Majesté, État, Zèle, Grands, Temps, Honneur, Mayor, Corregidor, Regidor, Termes, Députés, Fidélité, Harangues
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texteReconnaissance textuelle : Harangues faites par la Reine d'Espagne. [titre d'après la table]
Si on ne fçavoit pas déja
que la Reine d'Espagne , dans
un age auffipeu avancé,cft d'un
cfprit à éblouir les plus éclai
rez , & d'une
penetration à fur
prendre les plus fages on le
connoiftroit
par les deux dif
cours de S. M. l'un fait aux
Grands d'Espagne , dans le Palais
; & l'autre, dans l'Hôtel de
GALANT 369
Ville de Madrid , à tous les
Etats differents qui compofent
le Corps de Ville , affemblés
par fes ordres. Voicy ce qui
s'eft paffé dans ces deux affemblées
.
Le Lundi matin 26. Avril
tous les Grands fe rendirent au
A
Palais
par
l'ordre de la Reine.
Ils l'attendirent dans la falle
d'Audience , où ils formoient
une espece de cercle. S. M.
parût quelque temps aprés
accompagnée feulement, felon
la coûtume, de Madame la Prin
ceffe des Urfins fa Camarera
Mayor. Il n'y avoit dans toute
370 MERCURE
la Salle que les feuls Grands ,
qui demeurerent toûjours dés
couverts. La Reine parla de
bour , appuyée contre une table.
Cette Princeffe s'expliqua
en ces termes.
Meffieurs Je vous ay fait
affembler pour vous expofer
Leftat où fe trouvent ces Royaumes.
Voussavez les progrés
des Portugais en Eftramadures
vous comprenez la neceffité
d'un promptfecours. Je dois vous
apprendre que j'ay fait armer la
Caftille , felon la coûtume , en de
femblables neceffitez mais c'est
particulierement fur vous que je
GALANT 37
compte aujourd'huy. Le feul intereft
de l'Etat m'a fait furmonter
la répugnance que j'aytoujours euë
à me charger du gouvernement de
cette Monarchie . Je ne l'ay accepté
que dans l'efperance que vous m'aiideriez
de tout ce qui dépend de
vous. Fattends , en cette occafion ,
les plus grandes marques de voſtre
zele. Vous eftes les premiers Sujets
du Roy & les plus puiffans.
C'est à vous à commencer , &e à
donner l'exemple aux peuples . Jel
feray ravie , que vous me difiez
votre fentiment fur les mesures
quej'ay crúde voirprendre. Si vous
arvez quelque expedient meilleur,
Vouspouvezme lepropofer.Jeferai
372 MERCURE
toujours difpofée à vous écouter
& à m'en fervir.
Sa Majefté finit par des ter
mes de confiance tres - obligeans
pour tous ceux qui compofoient
l'Affemblée , Ce Difcours
attira l'admiration des
Grands , & ils ne purent s'empêcher
de fe récrier fur fon cfprit
, & fur la fermeté ; & plufieurs
parurent touchez jufqu'aux
larmes , de la force & de
la tendreffe de fes paroles . Ils
répondirent d'abord à Sa M₁-
jeſté tous enfemble , & enfuite
chacun en particulier , par les
plus refpectueufes & les plus
Vives
GALANT
373
vives proteftations de facrifier
leurs biens & leurs perfonnes
pour les befoins preflans de l'Etat
; & ils eurent tous l'honneur
de baifer la main de la Reine ,
avant que de fe retirer.
Le Samedy premier jour de
May , la Reine accompagnée
Camarera - Mayor ,
de de fa
toutes fes Dames , de fon
Mayordome - Mayor , de ſon
GrandEcuyer, du Capitaine des
Gardes , & de fes principaux .
Officiers , alla à l'Hôtel de Ville
où elle avoit donné ordre
que les Officiers & les Députez
des Corps de Meftiers ſe trou-
May 1706. I i
374 MERCURE
vaffent . S. M. y fut reçûë par
le Corregidor & les Regidors,
à qui elle parla, à peu prés en
ces termes.
moy
le
Je vous ay fait affembler icy,
&jay bien voulu y venir
mefme , pour vous apprendre les
befains de l'Etat. Je ne dois pas
vous les cacher,
pendant que
Royexpofe fa propre perfonnepour
votre défenfe. Les ennemis profitent
de fon éloignement. Ils ont
traverse l'Eftramadure. Les Portugais
s'avancent , cette nation
de tout temps fi inferieure à
la Caftillane , qu'il eft même
honteux pour vous , qu'elle ait
GALANT 375
•fe vous attaquer. Elle a mis fon
efperance dans des Alliez Heretiques,
qui ne cherchent qu'à répandre
leurs erreurs . Verrez- vous
tranquillement approcher de tels
ennemis ? Et ne pensez - vous
pas à faire les derniers efforts
pour les repouffer ? Il s'agit de
la confervation de la Monarchie.
Vous devez faire éclater en
cette preffante neceffité voftre fidelité
voftre zele . Vous de
vez tout facrifier aujourd'huy
pour le Roy, pour moy, & pour
vous-mefmes. Il faut des fecours
puiffans , & il les faut promptement.
Je fuis la premiere Reine
Ii ij
376 MERCURE
qu'on ait vú venir en ce lieu , dans
de femblables occafions . Lorfque
je vous donne des marques fi extraordinaires
de mon affection , je
merite bien que vous faſſiez quels
que chofe pour moy , & que vous
me défendiez.
La Reine prononça ce Dif
cours avec une Majefté , qui
en augmenta encore la beauté
& la force ; on vit fur fon vifage
, une tranquillité &, une
douceur, qui marquoient tout
enfemble , & fa bonté & fon
courage Toute l'Affemblée
fut attendrie & verfa des larmes.
ALANT
377
Le Corregidor, avec les termes
les plus refpectueux, répondit,
que la Ville étoit auffi touchée
de l'honneur que Sa Majesté avoir
daigné luy faire , & de toutes fes
bontez , qu'Elle eftoit penetrée de
douleur de ne pouvoir luy témoigner
fa reconnoiffance par des démonſtrations
, qui répondiſſent à
la grandeur de fon zele , er de
fan dévouement ; qu'Elle s'enga
geoit de choisir quatre mille hom
mes, entre ceux qui paroiffent les
plus propres
pour executer les ordres de Sa Majefté
que tous les autres eftoient
prefts de donner leurs vies/pour la
a porter Les
armes,
Ii
iij
378 MERCURE
défenfe & la confervation de l'Etat.
Et il fupplia enfin Sa Ma
jefté d'accepter fix mille pif
toles , que la Ville luy prefentoit
d'avance , en attendant
qu'elle fût en état de faire davantage
.
Enfuite le Corregidor & les
Regidors baiferent la main de
la Reine ; honneur que Sa Majefté
voulut bien : accorder oncore
aux Députez des Métiers,
avec cette difference qu'Elle fe
mit fous le Dais , & qu'Elle s'af
fit , car Elle avoit toûjours efté
debout au milieu de la Salle ,
afin de voir micux tout le monGALAR
379
C
de , & d'être entendue. Il n'y
eut pas un de ces Députez , qui,
à fa maniere , ne fift à Sa Majefté
des proteftations de fa fidelité
& de fon zele ; & l'on
remarqua que la Reine leur dit
à chacun quelque chofe d'obligeant
& de convenable à fa
profeflion. Tout fe termina
par une infinité d'acclamations
& de Viva. 2.11
Ainfi finit cette grande action
, qui n'a point d'exemple
dans l'Hiftoire d'Eſpagne , à
qui elle fera un jour autant
d'honneur , qu'elle en fait aujourd'huy
à la Reine,
300 MERCURE
On ne doit pas oublier , que
Mr.l'Ambaffadeur de France
s'y trouva.on
La Reine n'a point changé
de langage pour parler en pu
blic. Elle eft en poffeffion de
fe faire admirer dans ce qu'elle
dit ; & Sa Majefté répand dans
fes moindres Difcours , un ef
prit, une raifon, & une fageffe
toûjours proportionnées
aux
perfommes & aux occaſions .
La Ville de Madrid a fait
voir dans l'execution de fes
projets & de fes offres , à la
Reine , cette Nobleffe & cette
fidelité , qui l'on't diſtinguée
GALANT 381
dans tous les temps.
que la Reine d'Espagne , dans
un age auffipeu avancé,cft d'un
cfprit à éblouir les plus éclai
rez , & d'une
penetration à fur
prendre les plus fages on le
connoiftroit
par les deux dif
cours de S. M. l'un fait aux
Grands d'Espagne , dans le Palais
; & l'autre, dans l'Hôtel de
GALANT 369
Ville de Madrid , à tous les
Etats differents qui compofent
le Corps de Ville , affemblés
par fes ordres. Voicy ce qui
s'eft paffé dans ces deux affemblées
.
Le Lundi matin 26. Avril
tous les Grands fe rendirent au
A
Palais
par
l'ordre de la Reine.
Ils l'attendirent dans la falle
d'Audience , où ils formoient
une espece de cercle. S. M.
parût quelque temps aprés
accompagnée feulement, felon
la coûtume, de Madame la Prin
ceffe des Urfins fa Camarera
Mayor. Il n'y avoit dans toute
370 MERCURE
la Salle que les feuls Grands ,
qui demeurerent toûjours dés
couverts. La Reine parla de
bour , appuyée contre une table.
Cette Princeffe s'expliqua
en ces termes.
Meffieurs Je vous ay fait
affembler pour vous expofer
Leftat où fe trouvent ces Royaumes.
Voussavez les progrés
des Portugais en Eftramadures
vous comprenez la neceffité
d'un promptfecours. Je dois vous
apprendre que j'ay fait armer la
Caftille , felon la coûtume , en de
femblables neceffitez mais c'est
particulierement fur vous que je
GALANT 37
compte aujourd'huy. Le feul intereft
de l'Etat m'a fait furmonter
la répugnance que j'aytoujours euë
à me charger du gouvernement de
cette Monarchie . Je ne l'ay accepté
que dans l'efperance que vous m'aiideriez
de tout ce qui dépend de
vous. Fattends , en cette occafion ,
les plus grandes marques de voſtre
zele. Vous eftes les premiers Sujets
du Roy & les plus puiffans.
C'est à vous à commencer , &e à
donner l'exemple aux peuples . Jel
feray ravie , que vous me difiez
votre fentiment fur les mesures
quej'ay crúde voirprendre. Si vous
arvez quelque expedient meilleur,
Vouspouvezme lepropofer.Jeferai
372 MERCURE
toujours difpofée à vous écouter
& à m'en fervir.
Sa Majefté finit par des ter
mes de confiance tres - obligeans
pour tous ceux qui compofoient
l'Affemblée , Ce Difcours
attira l'admiration des
Grands , & ils ne purent s'empêcher
de fe récrier fur fon cfprit
, & fur la fermeté ; & plufieurs
parurent touchez jufqu'aux
larmes , de la force & de
la tendreffe de fes paroles . Ils
répondirent d'abord à Sa M₁-
jeſté tous enfemble , & enfuite
chacun en particulier , par les
plus refpectueufes & les plus
Vives
GALANT
373
vives proteftations de facrifier
leurs biens & leurs perfonnes
pour les befoins preflans de l'Etat
; & ils eurent tous l'honneur
de baifer la main de la Reine ,
avant que de fe retirer.
Le Samedy premier jour de
May , la Reine accompagnée
Camarera - Mayor ,
de de fa
toutes fes Dames , de fon
Mayordome - Mayor , de ſon
GrandEcuyer, du Capitaine des
Gardes , & de fes principaux .
Officiers , alla à l'Hôtel de Ville
où elle avoit donné ordre
que les Officiers & les Députez
des Corps de Meftiers ſe trou-
May 1706. I i
374 MERCURE
vaffent . S. M. y fut reçûë par
le Corregidor & les Regidors,
à qui elle parla, à peu prés en
ces termes.
moy
le
Je vous ay fait affembler icy,
&jay bien voulu y venir
mefme , pour vous apprendre les
befains de l'Etat. Je ne dois pas
vous les cacher,
pendant que
Royexpofe fa propre perfonnepour
votre défenfe. Les ennemis profitent
de fon éloignement. Ils ont
traverse l'Eftramadure. Les Portugais
s'avancent , cette nation
de tout temps fi inferieure à
la Caftillane , qu'il eft même
honteux pour vous , qu'elle ait
GALANT 375
•fe vous attaquer. Elle a mis fon
efperance dans des Alliez Heretiques,
qui ne cherchent qu'à répandre
leurs erreurs . Verrez- vous
tranquillement approcher de tels
ennemis ? Et ne pensez - vous
pas à faire les derniers efforts
pour les repouffer ? Il s'agit de
la confervation de la Monarchie.
Vous devez faire éclater en
cette preffante neceffité voftre fidelité
voftre zele . Vous de
vez tout facrifier aujourd'huy
pour le Roy, pour moy, & pour
vous-mefmes. Il faut des fecours
puiffans , & il les faut promptement.
Je fuis la premiere Reine
Ii ij
376 MERCURE
qu'on ait vú venir en ce lieu , dans
de femblables occafions . Lorfque
je vous donne des marques fi extraordinaires
de mon affection , je
merite bien que vous faſſiez quels
que chofe pour moy , & que vous
me défendiez.
La Reine prononça ce Dif
cours avec une Majefté , qui
en augmenta encore la beauté
& la force ; on vit fur fon vifage
, une tranquillité &, une
douceur, qui marquoient tout
enfemble , & fa bonté & fon
courage Toute l'Affemblée
fut attendrie & verfa des larmes.
ALANT
377
Le Corregidor, avec les termes
les plus refpectueux, répondit,
que la Ville étoit auffi touchée
de l'honneur que Sa Majesté avoir
daigné luy faire , & de toutes fes
bontez , qu'Elle eftoit penetrée de
douleur de ne pouvoir luy témoigner
fa reconnoiffance par des démonſtrations
, qui répondiſſent à
la grandeur de fon zele , er de
fan dévouement ; qu'Elle s'enga
geoit de choisir quatre mille hom
mes, entre ceux qui paroiffent les
plus propres
pour executer les ordres de Sa Majefté
que tous les autres eftoient
prefts de donner leurs vies/pour la
a porter Les
armes,
Ii
iij
378 MERCURE
défenfe & la confervation de l'Etat.
Et il fupplia enfin Sa Ma
jefté d'accepter fix mille pif
toles , que la Ville luy prefentoit
d'avance , en attendant
qu'elle fût en état de faire davantage
.
Enfuite le Corregidor & les
Regidors baiferent la main de
la Reine ; honneur que Sa Majefté
voulut bien : accorder oncore
aux Députez des Métiers,
avec cette difference qu'Elle fe
mit fous le Dais , & qu'Elle s'af
fit , car Elle avoit toûjours efté
debout au milieu de la Salle ,
afin de voir micux tout le monGALAR
379
C
de , & d'être entendue. Il n'y
eut pas un de ces Députez , qui,
à fa maniere , ne fift à Sa Majefté
des proteftations de fa fidelité
& de fon zele ; & l'on
remarqua que la Reine leur dit
à chacun quelque chofe d'obligeant
& de convenable à fa
profeflion. Tout fe termina
par une infinité d'acclamations
& de Viva. 2.11
Ainfi finit cette grande action
, qui n'a point d'exemple
dans l'Hiftoire d'Eſpagne , à
qui elle fera un jour autant
d'honneur , qu'elle en fait aujourd'huy
à la Reine,
300 MERCURE
On ne doit pas oublier , que
Mr.l'Ambaffadeur de France
s'y trouva.on
La Reine n'a point changé
de langage pour parler en pu
blic. Elle eft en poffeffion de
fe faire admirer dans ce qu'elle
dit ; & Sa Majefté répand dans
fes moindres Difcours , un ef
prit, une raifon, & une fageffe
toûjours proportionnées
aux
perfommes & aux occaſions .
La Ville de Madrid a fait
voir dans l'execution de fes
projets & de fes offres , à la
Reine , cette Nobleffe & cette
fidelité , qui l'on't diſtinguée
GALANT 381
dans tous les temps.
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2
p. 284-290
Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Début :
Le Roy a donné la charge de Corregidor des Villes [...]
Mots clefs :
Espagne, Corregidor, Te Deum, Bouchain, Catalogne, Troupes anglaises
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texteReconnaissance textuelle : Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Supplement aux Nouvelles
- d'Efyagnc.
: Le Roy a
donné la char-
.,
ge de Corregidor des Villes
de Guadix & de R>ça dans
Je Royaume de Grenade à
Don Diego de Noboa &
Villamarin, Colonel d)Insanterie, en consideration
de ses fervices. Le 3 NoVerrtbre Sa Moellefie
chanter le Te Deumen
a£fciot* de grace de la prise
deBouchain. Le 5. leRoy
jftgnat'aétc de Renonciation
*
à la succession à la Couronne de France, pour luy Se
pour ses descendants, de
fmefme que les Princes dela
Maison de France doivent
renoncer à la succession delà Monarchie d'Espagne, à
jaqucHe le Ducde ,Savoye
& ses descendentsmasles
succederont au defaut de la
posterité de Sa Majesté
Catholique. La principale
;NôbIcfJe :dEfpagÛG,assi(li
,à la ceremonie de cet aâcqui fut figné par les Con
seillers du Conseil d'Etat
:$aric» PiefUejHs^esCoe-
seils, par les grands Officiers
des Maisons Royales, par
le Duc dePopoli, comme
Capitaine des Gardes du
Corps en quartier, par le
Marquis de Valdecannas,
Conseiller de la guerre, &
par le Comte de Condomar
Conseiller d'Etat & de la
Chambre de Castille. Le
mesme jour le Roy fit l'ouverture des Corréesou Etats,
accompagne du President
du Conseil avec les Ministres
de la Chambre comme assistants des Etars, &< le
Secretaire de la Chambre &
Etatde Castiille selon la maniere accoutumée
,
avec
deux Deputez de chacune
des vingt-neuf Citez &
Villes qui representent les
Royaumes de Castille,
d'Arragon & de Valence.
Les lettres d'Estremadurenr portent que la saison
étant fort avancée & que
les pluyes continuelles qui
innondoient les tranc hées
ayant rendu la continuation
du Siege de Campo-Major
très-diiffcile.
Le Marquis de Bay fit
donnes un assaut à la placc
quoyque la bréche ne fut
pas encore perfectionnée.
Le 27 Octobre au matin
il fit avancer 1 les Grenadiers
qui gagnerent le haut de la
brèche,oiï ils furent arrettezpar un retranchement
que les Assiegez avoir fait
derriere
;
il étoit enrré dans
la Ville quelques heures
auparavantunsecours demille
Bommc9, lesAssiegezsim*'si grand feu, que ksaffichans ne pouvantni
avancer ni faire un logementsur la bréche,furent
obligez Lade se«
*
:
Le Marquis de Bay se
maintintdans les attaques,
jusqu'àce qu'on eutçmniené
tousles Canons, les ,mOf,,!
tiers, avec tous lesprépa-*
ratifsduSiège,&ensuite
il décampa
,
ayanteu au
plus dans cetassautenviron
troiscenstrente Jwmmcl
tuez ou blessez.
On mande de Catalogne
<jue l'armée étoit deqtojpéç
d'Agramunt & qu'elle avoic
repasséla Segre sans que les
Ennemis ayent paru. Selon
le rapport des deserteurs,
lrstroubles étoient aug-:
mentez à Un tel point dans
Barcelone, que tout étoit
disposéà une émotion genérait. Depuis quelesEnnemis bnc abandonnéCervera, ils n'ont fait aucun
mouvement nyenvoyéde
détachement dans le Lara-*
pourdan.Onécritqueles
Troupes Angloisess'étoient embarquées
pour aller au Port-Mahon
Nouvelleset & àItalie. Gibraltar
- d'Efyagnc.
: Le Roy a
donné la char-
.,
ge de Corregidor des Villes
de Guadix & de R>ça dans
Je Royaume de Grenade à
Don Diego de Noboa &
Villamarin, Colonel d)Insanterie, en consideration
de ses fervices. Le 3 NoVerrtbre Sa Moellefie
chanter le Te Deumen
a£fciot* de grace de la prise
deBouchain. Le 5. leRoy
jftgnat'aétc de Renonciation
*
à la succession à la Couronne de France, pour luy Se
pour ses descendants, de
fmefme que les Princes dela
Maison de France doivent
renoncer à la succession delà Monarchie d'Espagne, à
jaqucHe le Ducde ,Savoye
& ses descendentsmasles
succederont au defaut de la
posterité de Sa Majesté
Catholique. La principale
;NôbIcfJe :dEfpagÛG,assi(li
,à la ceremonie de cet aâcqui fut figné par les Con
seillers du Conseil d'Etat
:$aric» PiefUejHs^esCoe-
seils, par les grands Officiers
des Maisons Royales, par
le Duc dePopoli, comme
Capitaine des Gardes du
Corps en quartier, par le
Marquis de Valdecannas,
Conseiller de la guerre, &
par le Comte de Condomar
Conseiller d'Etat & de la
Chambre de Castille. Le
mesme jour le Roy fit l'ouverture des Corréesou Etats,
accompagne du President
du Conseil avec les Ministres
de la Chambre comme assistants des Etars, &< le
Secretaire de la Chambre &
Etatde Castiille selon la maniere accoutumée
,
avec
deux Deputez de chacune
des vingt-neuf Citez &
Villes qui representent les
Royaumes de Castille,
d'Arragon & de Valence.
Les lettres d'Estremadurenr portent que la saison
étant fort avancée & que
les pluyes continuelles qui
innondoient les tranc hées
ayant rendu la continuation
du Siege de Campo-Major
très-diiffcile.
Le Marquis de Bay fit
donnes un assaut à la placc
quoyque la bréche ne fut
pas encore perfectionnée.
Le 27 Octobre au matin
il fit avancer 1 les Grenadiers
qui gagnerent le haut de la
brèche,oiï ils furent arrettezpar un retranchement
que les Assiegez avoir fait
derriere
;
il étoit enrré dans
la Ville quelques heures
auparavantunsecours demille
Bommc9, lesAssiegezsim*'si grand feu, que ksaffichans ne pouvantni
avancer ni faire un logementsur la bréche,furent
obligez Lade se«
*
:
Le Marquis de Bay se
maintintdans les attaques,
jusqu'àce qu'on eutçmniené
tousles Canons, les ,mOf,,!
tiers, avec tous lesprépa-*
ratifsduSiège,&ensuite
il décampa
,
ayanteu au
plus dans cetassautenviron
troiscenstrente Jwmmcl
tuez ou blessez.
On mande de Catalogne
<jue l'armée étoit deqtojpéç
d'Agramunt & qu'elle avoic
repasséla Segre sans que les
Ennemis ayent paru. Selon
le rapport des deserteurs,
lrstroubles étoient aug-:
mentez à Un tel point dans
Barcelone, que tout étoit
disposéà une émotion genérait. Depuis quelesEnnemis bnc abandonnéCervera, ils n'ont fait aucun
mouvement nyenvoyéde
détachement dans le Lara-*
pourdan.Onécritqueles
Troupes Angloisess'étoient embarquées
pour aller au Port-Mahon
Nouvelleset & àItalie. Gibraltar
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Résumé : Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Le texte relate plusieurs événements politiques et militaires. Le roi a nommé Don Diego de Noboa et Villamarin corregidor des villes de Guadix et de Baza dans le Royaume de Grenade. Le 3 novembre, un Te Deum a été chanté pour célébrer la prise de Bouchain. Le 5 novembre, le roi a signé un acte de renonciation à la succession à la couronne de France, valable pour lui-même et ses descendants, ainsi que pour les princes de la Maison de France concernant la monarchie d'Espagne. En cas de défaut de postérité, le duc de Savoie et ses descendants mâles succéderont. La cérémonie d'acceptation de cet acte a été signée par divers conseillers et grands officiers. Le même jour, le roi a ouvert les Cortes, accompagné du président du Conseil et des ministres. En Estrémadure, le siège de Campo-Major a été interrompu par des pluies et un assaut infructueux du marquis de Bay, qui a perdu environ trois cents hommes. En Catalogne, l'armée s'est déplacée sans rencontrer l'ennemi, tandis que des troubles augmentaient à Barcelone. Les ennemis ont abandonné Cervera, et des troupes anglaises se sont embarquées pour Port-Mahon et l'Italie. Gibraltar est également mentionné.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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