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251
p. 192
NAISSANCE.
Début :
Le 22 Mai 1764 fut baptisé par M. l'Évêque de Perpignan, à Couturelle en Artois, [...]
Mots clefs :
Évêque, Chevalier, Parrains et marraines, Mademoiselle
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texteReconnaissance textuelle : NAISSANCE.
NAISSANCE.
Le 22 Mai 1764 fat baptifée par M. l'Evêque de
Perpignan , à Couturelle en Artois , Augufte-
Charlotte , née le 7 Mars précédent , de Meffire
Charles-Joseph -François Boudart , Chevalier ,
Marquis de Couturelle , Chevalier de l'Ordre de
S. Louis , & de Catherine-Charlotte de Wignacourt
, fille du Seigneur dudit lieu , Baron d'Humbercourt
. Elle a eu l'honneur d'avoir pour parrain
& marraine , leurs Alteiles Séréniffimes Electorales
Palatines , repréfentées par le Comte de
Couturelle , Chevalier de S. Louis , Chambellan-
Actuel de l'Electeur , & Mademoiſelle de Wignacourt
, oncle & tante de cet enfant,
Le 22 Mai 1764 fat baptifée par M. l'Evêque de
Perpignan , à Couturelle en Artois , Augufte-
Charlotte , née le 7 Mars précédent , de Meffire
Charles-Joseph -François Boudart , Chevalier ,
Marquis de Couturelle , Chevalier de l'Ordre de
S. Louis , & de Catherine-Charlotte de Wignacourt
, fille du Seigneur dudit lieu , Baron d'Humbercourt
. Elle a eu l'honneur d'avoir pour parrain
& marraine , leurs Alteiles Séréniffimes Electorales
Palatines , repréfentées par le Comte de
Couturelle , Chevalier de S. Louis , Chambellan-
Actuel de l'Electeur , & Mademoiſelle de Wignacourt
, oncle & tante de cet enfant,
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Résumé : NAISSANCE.
Le 7 mars 1764, Auguste-Charlotte naquit à Couturelle en Artois. Elle fut baptisée le 22 mai 1764 par l'évêque de Perpignan. Ses parents étaient Charles-Joseph-François Boudart, Marquis de Couturelle, et Catherine-Charlotte de Wignacourt. Les parrain et marraine étaient les Altesses Sérénissimes Électorales Palatines, représentées par le Comte de Couturelle et Mademoiselle de Wignacourt.
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252
p. 192-196
MARIAGES.
Début :
Henri de Tripoly de Mark de Panisses de Passis, Chevalier Marquis de la Garde [...]
Mots clefs :
Chevalier, Marquis, Dame, Maison de Panisses, Descendance, Famille, Armes, Commandement, Époux
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texteReconnaissance textuelle : MARIAGES.
MARIAGES.
Henri de Tripoly de Mark de Paniffes de
Palis , Chevalier Marquis de la Garde - Enſeigne
de la Gendarmerie de la Compagnie de
Flandre , Fils de Jofeph-Charles de Tripoly de
Mark de Paniffes de Paffis , Chevalier Marquis
de la Garde Baron de Cipieres & Cauffols ,
Seigneur de Villeneuve , &c , & de Dame
Elizabeth de Vintimille des Comtes de Marfeille
, époufa le 21 Mars 1764 , à Aix en
Provence , Jeanne- Charlotte d'Albertas , fille de
Jean- Baptifte d'Albertas , Chevalier , Premier
Préſident en la Cour des Comptes , Aides &
Finances de Provence ; Marquis de Bouc , Comte
de Ners & de Pechauris , Seigneur de Gemenos
, Confonoves , &c , & de Dame Marguerite.
Françoile de Montullé,
Les différens Auteurs qui ont fait les Génealogies
des Mailons nobles de Provence , n'ont
pas été d'accord entr'eux fur la véritable origine
de cette Maiſon, Les uns ont dit que cette
Famille
JUILLET. 1764 : 193
Famille deſcendoit des anciens Comtes de Tripoli
, les autres de la Maiſon de Paniffes , & le
plus grand nombre de celle de Mark & ils n'ont
jamais été contredits par ceux qui étoient de
cette Famille , dont les papiers avoient été égarés
du temps des Guerres civiles qu'il y avoit
eu dans cette Province , dans lesquelles ils avoient
joué un rôle. Les pupillarités & minorités des
chefs de cette Famille qui fuccédérent à ce temps
de trouble avoient ôté les moyens d'en chercher
les titres dont une partie fe trouvoit hors
du Royaume ; mais en ayant connu la néceffité
par la variété des origines qu'on leur donnoit
ils ont fait des perquifitions & les ont
trouvés. Ils font en état de prouver qu'ils defcendent
des anciens Comtes de Tripoly , Famille
qui étoit établie dans la Comté de Nice
depuis longues années .
Cette Famille porte pour Armes parti d'un ,
coupé d'un qui fait quatre quartiers .
Au premier le champ taillé de Gueule fur
argent , le Gueule chargé d'une Croix clichée ,
vuidée & pommetée d'or taillée en coeur ,
l'argent chargé de rofes de gueule , pofée en
pal , qui elt Tripoly , au deuxième d'azur à
trois pointes de diamant d'argent les pointes
en haut pofées , deux & une furmontées d'une
étoile à 6 rayes d'or qui eft Mark .
Au troifiéme d'azur à 6 épics de bled renverfés
d'or , 3. 2. & 1. qui eſt Panilles.
Au quatrième d'azur femé de Croix recroifetées
, au pied fiché d'or , à deux dauphins
adollés de même qui eft Paffis .
Jofeph - Charles de Tripoly de Paffis , Pere
d'Henri qui vient d'époufer Mlle d'Albertas ,
a eu aufi de fon mariage avec Mlle de Vin-
II. Vol. I
194
MERCURE DE FRANCE .
54
timille des Comtes de Marſeille , un autre fils
qui eft mort Chevalier de Malte & une fille
mariée avec M. le Marquis de Grimaldy d'Antibes;
il eft Fils de Céfar de Tripoli de Panif
fes , & de Magdelaine de Ballon ; celui - ci a
recueilli Phéritage de Charles de Paniffes de
Paffis fon grand Oncle maternel , qui l'a obli̟-
gé lui & fes defcendans de porter fon nom &
Tes armes. C'eſt en exécution de cette volonté
qu'on a pris dans cette Famille le Nom & les
Armes de Paniffes ; & c'eft ce qui a donné
lieu à Pérreur qu'ont fait quelques Hiftoriens
de prétendre qu'ils en defcendoient. Célar etoit
fils de François Tripoly & de Therefe de Chabert
& petit fils de Marc Antoine de Tripoli ,
& de Françoife de Paniffes ; l'un & l'autre ont
paffé leurs vies au fervice de leur Prince &
font morts jeunes des bleflures qu'ils avoient
effuyées.
,
Marc-Antoine de Tripoly étoit né du Mariage
de Claude de Tripoly avec Honorade de
Roux. Celui- ci a rendu des grands fervices à fon
Roi qui l'avoit employé en différentes occafions ,
comme l'on voit par les commiflions dont il
l'avoit chargé ; il étoit fils d'Antoine Tripoly ,
marié en 1560 , avec Honorade de Marſeille
des Comtes de Vintimille , parente de M. le
Comte de Tende , pour lors Gouverneur de
Provence , qui fit lui-même ce mariage , & les
fit époufer dans une campagne qu'il avoit dans
le terroir de Marfeille. Il comptoit fi fort fur
fa valeur & fa droiture , qu'il l'occupa toujours
dans le tems des Guerres civiles , lui fit avoir
bien des Commiffions honorables & lui procura
le Commandement de la Ville d'Aix , &
de plufieurs autres Villes de la Province. Il
JUILLET. 1764. 195
B
>
mourut peu de temps après fon mariage , lailfant
fon fils en pupillarité ; il étoit fils de
Louis Mark dê Tripoly, & de Marguerite de
Mark , Fille de Louis de Mark & d'Antoinette
de Guaft de Venafque , mariés en 1505. Voilà
ce qui a donné lieu à l'érreur de quelques
Hiftoriens qui ont avancé que cette Famille
defcendoit de celle de Mark ils ont trouvé à
propos de fupprimer le Mariage intermédiaire
de Louis de Mark de Tripoly & de Marguerite
de Mark , & ont fait naître Antoine de
Tripoly de celui de Louis de Mark & d'Antoinette
de Guaft , fans faire attention au temps
des ans qui fe trouvoit entre ces deux mariages.
Ils ont véritablement été autorifés à
cette mépriſe par le nom de Louis de Mark ,
qu'Antoine donne à ſon père dans ſon contrat de
mariage ; mais voici ce qui y a donné lieu.
Louis de Mark , époux d'Antoinette de Guaft ,
avoit un fils nommé Antoine , & entr'autres filles
, une appellée Marguerite , qui épousa Louis
de Tripoly. Antoine , héritier de fon père , fe
voyant fans enfans , laiffa fa foeur Marguerite se
Louis de Tripoly , ſon beau- frère , ſes héritiers ,
les chargeant de porter fon nom & armes. C'eſt
en exécution de ce teftament que ce Louis prit le
• nom de Mark . La preuve de ce fait eft claire &
préciſe.
Ce Louis de Tripoly , furnommé Louis de
Mark , étoit fils de Paul de Tripoly & de Marguerite
Chabauda , & petit-fils de Pierre de Tripoly
& de Marie Fabry ; l'un & l'autre habitoient
la Comté de Nice , & avoient , autant qu'on en
peut recueillir de divers fragmens, paſſé leur vie
au Service.
Pierre de Tripoly étoit fils de Claude & d'He-
I ij
196 MERCURE DE FRANCE .
leine de Beire , & Claude de Michel & de Magdelaine
Gaufredy , mariés le 18 Juin 1369. Il le dit
fils dans ce contrat de mariage d'Antoine de Tripoly
& de Magdelaine Berengara , dont on n'a
encore pû trouver le contrat de mariage , qui
vraisemblablement fe fera égaré dans le temps
des troubles.
Le 26 Juin 1764 , Denis Laurian Turmeau
de la Morandiere , Membre des Sociétés Royales
d'Agriculture des Généralités d'Orléans & de
Soiffons , connu par différens Ouvrages eſtimables
, a époufé Dame Marie Françoife Mallet ,
fille de Meffire Jacques-François Mallet , Chevalier
, Seigneur de Trumilly , Chanteloup , Godonvilliers
& autres Lieux , Confeiller du Roi en
fes Confeils , Préſident de fa Chambre des Comptes
, & veuve de Simon - Louis de Brulart , Chevalier
, Marquis de Brulart & de Rouvre , Seigneur
de Beaubourg , Clotomond & autres
Lieux .
Henri de Tripoly de Mark de Paniffes de
Palis , Chevalier Marquis de la Garde - Enſeigne
de la Gendarmerie de la Compagnie de
Flandre , Fils de Jofeph-Charles de Tripoly de
Mark de Paniffes de Paffis , Chevalier Marquis
de la Garde Baron de Cipieres & Cauffols ,
Seigneur de Villeneuve , &c , & de Dame
Elizabeth de Vintimille des Comtes de Marfeille
, époufa le 21 Mars 1764 , à Aix en
Provence , Jeanne- Charlotte d'Albertas , fille de
Jean- Baptifte d'Albertas , Chevalier , Premier
Préſident en la Cour des Comptes , Aides &
Finances de Provence ; Marquis de Bouc , Comte
de Ners & de Pechauris , Seigneur de Gemenos
, Confonoves , &c , & de Dame Marguerite.
Françoile de Montullé,
Les différens Auteurs qui ont fait les Génealogies
des Mailons nobles de Provence , n'ont
pas été d'accord entr'eux fur la véritable origine
de cette Maiſon, Les uns ont dit que cette
Famille
JUILLET. 1764 : 193
Famille deſcendoit des anciens Comtes de Tripoli
, les autres de la Maiſon de Paniffes , & le
plus grand nombre de celle de Mark & ils n'ont
jamais été contredits par ceux qui étoient de
cette Famille , dont les papiers avoient été égarés
du temps des Guerres civiles qu'il y avoit
eu dans cette Province , dans lesquelles ils avoient
joué un rôle. Les pupillarités & minorités des
chefs de cette Famille qui fuccédérent à ce temps
de trouble avoient ôté les moyens d'en chercher
les titres dont une partie fe trouvoit hors
du Royaume ; mais en ayant connu la néceffité
par la variété des origines qu'on leur donnoit
ils ont fait des perquifitions & les ont
trouvés. Ils font en état de prouver qu'ils defcendent
des anciens Comtes de Tripoly , Famille
qui étoit établie dans la Comté de Nice
depuis longues années .
Cette Famille porte pour Armes parti d'un ,
coupé d'un qui fait quatre quartiers .
Au premier le champ taillé de Gueule fur
argent , le Gueule chargé d'une Croix clichée ,
vuidée & pommetée d'or taillée en coeur ,
l'argent chargé de rofes de gueule , pofée en
pal , qui elt Tripoly , au deuxième d'azur à
trois pointes de diamant d'argent les pointes
en haut pofées , deux & une furmontées d'une
étoile à 6 rayes d'or qui eft Mark .
Au troifiéme d'azur à 6 épics de bled renverfés
d'or , 3. 2. & 1. qui eſt Panilles.
Au quatrième d'azur femé de Croix recroifetées
, au pied fiché d'or , à deux dauphins
adollés de même qui eft Paffis .
Jofeph - Charles de Tripoly de Paffis , Pere
d'Henri qui vient d'époufer Mlle d'Albertas ,
a eu aufi de fon mariage avec Mlle de Vin-
II. Vol. I
194
MERCURE DE FRANCE .
54
timille des Comtes de Marſeille , un autre fils
qui eft mort Chevalier de Malte & une fille
mariée avec M. le Marquis de Grimaldy d'Antibes;
il eft Fils de Céfar de Tripoli de Panif
fes , & de Magdelaine de Ballon ; celui - ci a
recueilli Phéritage de Charles de Paniffes de
Paffis fon grand Oncle maternel , qui l'a obli̟-
gé lui & fes defcendans de porter fon nom &
Tes armes. C'eſt en exécution de cette volonté
qu'on a pris dans cette Famille le Nom & les
Armes de Paniffes ; & c'eft ce qui a donné
lieu à Pérreur qu'ont fait quelques Hiftoriens
de prétendre qu'ils en defcendoient. Célar etoit
fils de François Tripoly & de Therefe de Chabert
& petit fils de Marc Antoine de Tripoli ,
& de Françoife de Paniffes ; l'un & l'autre ont
paffé leurs vies au fervice de leur Prince &
font morts jeunes des bleflures qu'ils avoient
effuyées.
,
Marc-Antoine de Tripoly étoit né du Mariage
de Claude de Tripoly avec Honorade de
Roux. Celui- ci a rendu des grands fervices à fon
Roi qui l'avoit employé en différentes occafions ,
comme l'on voit par les commiflions dont il
l'avoit chargé ; il étoit fils d'Antoine Tripoly ,
marié en 1560 , avec Honorade de Marſeille
des Comtes de Vintimille , parente de M. le
Comte de Tende , pour lors Gouverneur de
Provence , qui fit lui-même ce mariage , & les
fit époufer dans une campagne qu'il avoit dans
le terroir de Marfeille. Il comptoit fi fort fur
fa valeur & fa droiture , qu'il l'occupa toujours
dans le tems des Guerres civiles , lui fit avoir
bien des Commiffions honorables & lui procura
le Commandement de la Ville d'Aix , &
de plufieurs autres Villes de la Province. Il
JUILLET. 1764. 195
B
>
mourut peu de temps après fon mariage , lailfant
fon fils en pupillarité ; il étoit fils de
Louis Mark dê Tripoly, & de Marguerite de
Mark , Fille de Louis de Mark & d'Antoinette
de Guaft de Venafque , mariés en 1505. Voilà
ce qui a donné lieu à l'érreur de quelques
Hiftoriens qui ont avancé que cette Famille
defcendoit de celle de Mark ils ont trouvé à
propos de fupprimer le Mariage intermédiaire
de Louis de Mark de Tripoly & de Marguerite
de Mark , & ont fait naître Antoine de
Tripoly de celui de Louis de Mark & d'Antoinette
de Guaft , fans faire attention au temps
des ans qui fe trouvoit entre ces deux mariages.
Ils ont véritablement été autorifés à
cette mépriſe par le nom de Louis de Mark ,
qu'Antoine donne à ſon père dans ſon contrat de
mariage ; mais voici ce qui y a donné lieu.
Louis de Mark , époux d'Antoinette de Guaft ,
avoit un fils nommé Antoine , & entr'autres filles
, une appellée Marguerite , qui épousa Louis
de Tripoly. Antoine , héritier de fon père , fe
voyant fans enfans , laiffa fa foeur Marguerite se
Louis de Tripoly , ſon beau- frère , ſes héritiers ,
les chargeant de porter fon nom & armes. C'eſt
en exécution de ce teftament que ce Louis prit le
• nom de Mark . La preuve de ce fait eft claire &
préciſe.
Ce Louis de Tripoly , furnommé Louis de
Mark , étoit fils de Paul de Tripoly & de Marguerite
Chabauda , & petit-fils de Pierre de Tripoly
& de Marie Fabry ; l'un & l'autre habitoient
la Comté de Nice , & avoient , autant qu'on en
peut recueillir de divers fragmens, paſſé leur vie
au Service.
Pierre de Tripoly étoit fils de Claude & d'He-
I ij
196 MERCURE DE FRANCE .
leine de Beire , & Claude de Michel & de Magdelaine
Gaufredy , mariés le 18 Juin 1369. Il le dit
fils dans ce contrat de mariage d'Antoine de Tripoly
& de Magdelaine Berengara , dont on n'a
encore pû trouver le contrat de mariage , qui
vraisemblablement fe fera égaré dans le temps
des troubles.
Le 26 Juin 1764 , Denis Laurian Turmeau
de la Morandiere , Membre des Sociétés Royales
d'Agriculture des Généralités d'Orléans & de
Soiffons , connu par différens Ouvrages eſtimables
, a époufé Dame Marie Françoife Mallet ,
fille de Meffire Jacques-François Mallet , Chevalier
, Seigneur de Trumilly , Chanteloup , Godonvilliers
& autres Lieux , Confeiller du Roi en
fes Confeils , Préſident de fa Chambre des Comptes
, & veuve de Simon - Louis de Brulart , Chevalier
, Marquis de Brulart & de Rouvre , Seigneur
de Beaubourg , Clotomond & autres
Lieux .
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Résumé : MARIAGES.
Le texte relate le mariage d'Henri de Tripoly de Mark de Paniffes de Palis, Chevalier Marquis de la Garde et Enseigne de la Gendarmerie de la Compagnie de Flandre, avec Jeanne-Charlotte d'Albertas, fille de Jean-Baptiste d'Albertas, Chevalier et Premier Président à la Cour des Comptes, Aides et Finances de Provence. La cérémonie a eu lieu le 21 mars 1764 à Aix-en-Provence. La famille de Tripoly de Mark de Paniffes de Palis possède une origine controversée. Certains historiens la font descendre des anciens Comtes de Tripoli, d'autres de la Maison de Paniffes, et la majorité de la Maison de Mark. La famille a retrouvé des documents prouvant qu'elle descend des anciens Comtes de Tripoli, établis dans la Comté de Nice depuis longtemps. Les armes de la famille combinent des éléments héraldiques des maisons de Tripoli, Mark, Paniffes et Paffis. Joseph-Charles de Tripoly de Paffis, père d'Henri, a eu un autre fils, mort Chevalier de Malte, et une fille mariée au Marquis de Grimaldi d'Antibes. Joseph-Charles est le fils de César de Tripoli de Paniffes et de Magdelaine de Ballon. Le texte mentionne également plusieurs générations précédentes, telles que Marc-Antoine de Tripoly, Claude de Tripoly, et Louis de Mark de Tripoly. Ces ancêtres ont servi leur prince et sont morts jeunes des blessures de guerre. Le texte corrige des erreurs historiques concernant les origines de la famille, notamment l'erreur selon laquelle ils descendraient de la Maison de Mark. Enfin, le texte mentionne le mariage de Denis Laurian Turmeau de la Morandiere avec Dame Marie Françoise Mallet, veuve de Simon-Louis de Brulart, Chevalier et Marquis de Brulart et de Rouvre, le 26 juin 1764.
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253
p. 209-211
CERTIFICAT donné par la Noblesse de Poitou d'après l'examen des Piéces originales.
Début :
Nous soussignés, nobles Gentilhommes de cette Province du Poitou, certifions que la Maison [...]
Mots clefs :
Noblesse, Gentilhommes, Familles, Maréchal de camp, Chevalier, Maison de Bruneau, Certificats, Secrétaire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CERTIFICAT donné par la Noblesse de Poitou d'après l'examen des Piéces originales.
CERTIFICAT donné par la Noblefe de Poitou ,
d'après l'examen des Piéces originales .
Nous ſouffignés , nobles Gentilhommes de cette
Province du Poitou , certifions que la Maifon de
Bruneau a toujours été noble d'extraction & de
toute ancienneté ; que la branche aînée des mâles
s'eft éteinte dans la perfonne de Pierre Bruneau
, Seigneur de Larabateliere en Poitou ,
& que la Branche cadette des
mâles ,,
que le peu de fortune a fait déroger ,
defcendante de Denis Bruneau fon Frère , s'éteint
mort en 1727 ,
210 MERCURE DE FRANCE.
·
dans les perfonnes de Pierre- René François
Bruneau , Prêtre - Chanoine de S Hilaire , &
de Dame Florence- Radegon le- Louife- Eléonor-
Julie Bruneau , Marquife de Crillon ; à Poitiers ,
ce 22 Mai 1764. Signés , du Couffour , Chevalier
de S. Louis , de Laufon de la Poupardiere Chevalier
de S. Louis , Commandant du Régiment de
Poitiers , L. Frottier de la Melleliere , Maréchal
de Camp , Chardeboeuf de Pradel , Maréchal de
Camp , de Vaily de Ville- neuve , Marquis de
Vitrey , de la Porte du Theil , Chevalier de S.
Louis , d'Augeard Chauvelin . Chanoine de l'Eglife
de S. Hilaire- le-Grand , de Durivau , de la
Sayette , Sous- Chantre de S. Hilaire - le - Grand ,
Daviau de Piolan . Au- deffous eft écrit , nous In .
tendant de la Généralité de Poitiers , certifions
reconnoître les fignatures ci- deffus comme étant
véritablement celles qui compofent la première
Nobleffe qui fe trouve raffemblée à Poitiers &
auxquelles on doit ajouter le plus de foi , étant
de la plus éxacte probité. Signé , de Labourdonnaye
de Bloffac .
Les armes de la Maifon de Bruneau à S.
Jean de Cambran , Election de Thouars , font
d'argent à fept merlettes de fable trois , trois-
& une. Jacques Bruneau , grand Oncle de la
Marquife de Crillon , fut reçu Chevalier de
Malthe dans le dernier fiécle au Grand Prieuré
d'Aquitaine de Poitiers , & le Père de la Dé
fante eft Coulin- Germain du Seigneur du Rivau
& a prouvé par les Actes d'après lefquels a été
fait le Certificat de la Nobleffe ci - deffus , que
les Pères avoient toujours contracté des allian
ces avec les plus grandes Maifons , telles que
celles de Beauvau , de Defcars , de la Beaume ,
de Rochechouart , de la Trémouille , & c , & c .
On peut voir les originaux des Certificats aina
OCTOBR E. 1764. 201
que tous les Actes fur lefquels ils ont été donnés
chez M Jarry , Notaire au Marché Neuf ;
toutes les mêmes Piéces collationnées à Paris fur
les Originaux le 26 Mai 1764 , fignées dudit Me.
Jarry & de M Perron auffi Notaire , & authentiquées
par M. Dargouges , Lieutenant Civil de
la Ville , Prévôté & Vicomté de Paris , qui y
a fait appofer le cachet de fes Armes , & contre
-figné par le Sieur Burbay , fon Secrétaire ,
le S Juin 1764.
d'après l'examen des Piéces originales .
Nous ſouffignés , nobles Gentilhommes de cette
Province du Poitou , certifions que la Maifon de
Bruneau a toujours été noble d'extraction & de
toute ancienneté ; que la branche aînée des mâles
s'eft éteinte dans la perfonne de Pierre Bruneau
, Seigneur de Larabateliere en Poitou ,
& que la Branche cadette des
mâles ,,
que le peu de fortune a fait déroger ,
defcendante de Denis Bruneau fon Frère , s'éteint
mort en 1727 ,
210 MERCURE DE FRANCE.
·
dans les perfonnes de Pierre- René François
Bruneau , Prêtre - Chanoine de S Hilaire , &
de Dame Florence- Radegon le- Louife- Eléonor-
Julie Bruneau , Marquife de Crillon ; à Poitiers ,
ce 22 Mai 1764. Signés , du Couffour , Chevalier
de S. Louis , de Laufon de la Poupardiere Chevalier
de S. Louis , Commandant du Régiment de
Poitiers , L. Frottier de la Melleliere , Maréchal
de Camp , Chardeboeuf de Pradel , Maréchal de
Camp , de Vaily de Ville- neuve , Marquis de
Vitrey , de la Porte du Theil , Chevalier de S.
Louis , d'Augeard Chauvelin . Chanoine de l'Eglife
de S. Hilaire- le-Grand , de Durivau , de la
Sayette , Sous- Chantre de S. Hilaire - le - Grand ,
Daviau de Piolan . Au- deffous eft écrit , nous In .
tendant de la Généralité de Poitiers , certifions
reconnoître les fignatures ci- deffus comme étant
véritablement celles qui compofent la première
Nobleffe qui fe trouve raffemblée à Poitiers &
auxquelles on doit ajouter le plus de foi , étant
de la plus éxacte probité. Signé , de Labourdonnaye
de Bloffac .
Les armes de la Maifon de Bruneau à S.
Jean de Cambran , Election de Thouars , font
d'argent à fept merlettes de fable trois , trois-
& une. Jacques Bruneau , grand Oncle de la
Marquife de Crillon , fut reçu Chevalier de
Malthe dans le dernier fiécle au Grand Prieuré
d'Aquitaine de Poitiers , & le Père de la Dé
fante eft Coulin- Germain du Seigneur du Rivau
& a prouvé par les Actes d'après lefquels a été
fait le Certificat de la Nobleffe ci - deffus , que
les Pères avoient toujours contracté des allian
ces avec les plus grandes Maifons , telles que
celles de Beauvau , de Defcars , de la Beaume ,
de Rochechouart , de la Trémouille , & c , & c .
On peut voir les originaux des Certificats aina
OCTOBR E. 1764. 201
que tous les Actes fur lefquels ils ont été donnés
chez M Jarry , Notaire au Marché Neuf ;
toutes les mêmes Piéces collationnées à Paris fur
les Originaux le 26 Mai 1764 , fignées dudit Me.
Jarry & de M Perron auffi Notaire , & authentiquées
par M. Dargouges , Lieutenant Civil de
la Ville , Prévôté & Vicomté de Paris , qui y
a fait appofer le cachet de fes Armes , & contre
-figné par le Sieur Burbay , fon Secrétaire ,
le S Juin 1764.
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Résumé : CERTIFICAT donné par la Noblesse de Poitou d'après l'examen des Piéces originales.
Le document est un certificat émanant de la Noblefe de Poitou, attestant de la noblesse de la maison de Bruneau. Il certifie que cette famille est noble de longue date. La branche aînée s'est éteinte avec Pierre Bruneau, Seigneur de Larabateliere. La branche cadette, issue de Denis Bruneau, frère de Pierre, s'est également éteinte en 1727 avec Pierre-René-François Bruneau, Prêtre-Chanoine de Saint-Hilaire, et Dame Florence-Radegon-le-Louise-Éléonor-Julie Bruneau, Marquise de Crillon. Le certificat est daté du 22 mai 1764 et signé par plusieurs nobles et dignitaires, dont le Chevalier de Saint-Louis, des Maréchaux de Camp, et des Chanoines. Les armes de la maison de Bruneau sont décrites comme étant d'argent à sept merlettes de sable. Jacques Bruneau, grand-oncle de la Marquise de Crillon, fut Chevalier de Malthe au Grand Prieuré d'Aquitaine de Poitiers. Les actes et certificats originaux sont conservés chez Maître Jarry, Notaire au Marché Neuf, et ont été authentifiés à Paris le 26 mai 1764 par Maître Dargouges, Lieutenant Civil de Paris.
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254
p. 168-170
De VERSAILLES, le 3 Octobre 1764.
Début :
Le Roi de Pologne, Duc de Lorraine & de Bar, [...]
Mots clefs :
Roi de Pologne, Duc de Lorraine, Chevalier, Colonie, Commandant, Contrat de mariage, Ambassadeur, Ouvrage, Professeur, Capitaines, Lieutenant, Marquis, Vicomte
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De VERSAILLES, le 3 Octobre 1764.
De VERSAILLES , le 3.Octobre 1764.
La Roi de Pologne , Duc de Lorraine & de Bar ,
eft arrivé de Lunéville ici , le 15 du mois dernier,
& il eft parti aujourd'hui pour retourner à Lunéville.
Le Chevalier Turgot , Gouverneur , Lieutenant-
Général de la Guyane , & le fieur de Béhague
, Commandant en Chef dans cette Colonie ,
ont eu l'honneur de prendre congé le 9 de Leurs
Majeftés & de la Famille Royale : ils fe difpolent
à partir inceffamment pour Rochefort , où ils doiyent
s'embarquer pour paller à Cayenne,
La
NOVEMBRE. 1764. 1fg
le
La Comteffe de Bercheny , nominée Dame
our accompagner Mefdames à la place de la
Marquife de Soulanges , a été en cette qualité
préfentée au Roi le 20 .
Le Roi a accordé les entrées de fa Chambre au
Duc de Villars , Pair de France , Gouverneur &
Commandant en Provence.
Leurs Majeſtés & la Famille Royale ont figné le
30 le contrat de mariage du Marquis de Rochechouart
avec Demoiſelle de Courteille . Le même
jour le fieur de S. Prieft , Intendant de Languedoc
, qui a obtenu la Place de Conſeiller d'Etat
vacante par la mort du fieur de Lucé , Intendant,
d'Alface , a eu l'honneur d'être préfenté au Roi
en cette qualité.
Le même jour le Comte de Guerchy , Ambaf
fadeur du Roi auprès de Sa Majefté Britannique ,
& la Comteffe de Guerchy , fon époufe , ont pris
congé de Leurs Majeftés & de la Famille Royale ,
pour retourner à Londres,
Le 29 , le fieur de Fleury , ancien Profeffeur
Royal de Mathématique , de Génie & d'Artillerie
a eu l'honneur de préfenter à Leurs Majeftés & à
la Famille Royale , ainſi qu'au Roi de Pologne
Duc de Lorraine & de Bar , un Ouvrage intitulé : .,
Effaifur les moyens de réformer l'éducation particu
Lière & générale.
"
Le koi a nommé Lieutenans - Généraux des Armées
Navales le Prince de Beauffremont - Liftenois
, le Comte de Blenac , le Chevalier d'Aubigny .
& le fieur de Bompar , Chefs d'Eſcadre. Le Marquis
de Saint Aignan, le Comte de Coufages , les
fieurs Rofily , Maurville , Keruforet & le Borgne
le Chevalier d'Eaux de Raimondis le fieur de
Sabran , le Vicomte d'Urtubie , les fieurs Beauffiers
de l'Ifle , de Rochemore & de Panat , le
H
•
1-0 MERCURE DE FRANCE.
Vicomte de Bouville , les fieurs d'Orvilliers , du
Chaffault & le Chevalier de Rohan , Capitaines de
Vaiffeaux , ont été faits Chefs d'Efcadre. Sa Ma➡
jefté ayant rétabli le grade de Capitaine de Frégate
, a avancé à ce grade cinquante Lieutenans
de Va fleau, Elle a accordé le grade de Lieutenant
de Vaiſeau à foixante- deux Enfeignes , & celui
d'Enfeigne de Vaiffeau à quatre - vingt - fix Gardes
du Pavillon & de la Marine . Elle a auſſi fait un
remplacement de fix Gardes de la Marine.
Sa Majefté a rendu le 14 du mois dernier
deux Ordonnances ; l'une concernant les régles
qu'elle prefcrit pour l'avancement aux différens
grades de la Marine & fur l'uniforme des Officiers
de la Marine ; l'autre , fur la compofition , le fervice
, la difcipline & l'inftruction des Compagnies
des Gardes du Pavillon & de la Marine , & fur
l'admiffion des Volontaires qui feront agréés pour
fervir fur les Vaiffeaux de Sa Majesté.
Le Roi a difpofé de fa Lieutenance des Gardes
du Corps dans la Compagnie de Luxembourg
vacante par la retraite du Marquis de Vareille ,
en faveur du Marquis de Laubepin , qui étoit
premier Enfeigne de la même Compagnie , &
qui a été remplacé par le Marquis de Floreffac,
Le fieur de Bonfol a obtenu le Bâton d'Exempt.
La Roi de Pologne , Duc de Lorraine & de Bar ,
eft arrivé de Lunéville ici , le 15 du mois dernier,
& il eft parti aujourd'hui pour retourner à Lunéville.
Le Chevalier Turgot , Gouverneur , Lieutenant-
Général de la Guyane , & le fieur de Béhague
, Commandant en Chef dans cette Colonie ,
ont eu l'honneur de prendre congé le 9 de Leurs
Majeftés & de la Famille Royale : ils fe difpolent
à partir inceffamment pour Rochefort , où ils doiyent
s'embarquer pour paller à Cayenne,
La
NOVEMBRE. 1764. 1fg
le
La Comteffe de Bercheny , nominée Dame
our accompagner Mefdames à la place de la
Marquife de Soulanges , a été en cette qualité
préfentée au Roi le 20 .
Le Roi a accordé les entrées de fa Chambre au
Duc de Villars , Pair de France , Gouverneur &
Commandant en Provence.
Leurs Majeſtés & la Famille Royale ont figné le
30 le contrat de mariage du Marquis de Rochechouart
avec Demoiſelle de Courteille . Le même
jour le fieur de S. Prieft , Intendant de Languedoc
, qui a obtenu la Place de Conſeiller d'Etat
vacante par la mort du fieur de Lucé , Intendant,
d'Alface , a eu l'honneur d'être préfenté au Roi
en cette qualité.
Le même jour le Comte de Guerchy , Ambaf
fadeur du Roi auprès de Sa Majefté Britannique ,
& la Comteffe de Guerchy , fon époufe , ont pris
congé de Leurs Majeftés & de la Famille Royale ,
pour retourner à Londres,
Le 29 , le fieur de Fleury , ancien Profeffeur
Royal de Mathématique , de Génie & d'Artillerie
a eu l'honneur de préfenter à Leurs Majeftés & à
la Famille Royale , ainſi qu'au Roi de Pologne
Duc de Lorraine & de Bar , un Ouvrage intitulé : .,
Effaifur les moyens de réformer l'éducation particu
Lière & générale.
"
Le koi a nommé Lieutenans - Généraux des Armées
Navales le Prince de Beauffremont - Liftenois
, le Comte de Blenac , le Chevalier d'Aubigny .
& le fieur de Bompar , Chefs d'Eſcadre. Le Marquis
de Saint Aignan, le Comte de Coufages , les
fieurs Rofily , Maurville , Keruforet & le Borgne
le Chevalier d'Eaux de Raimondis le fieur de
Sabran , le Vicomte d'Urtubie , les fieurs Beauffiers
de l'Ifle , de Rochemore & de Panat , le
H
•
1-0 MERCURE DE FRANCE.
Vicomte de Bouville , les fieurs d'Orvilliers , du
Chaffault & le Chevalier de Rohan , Capitaines de
Vaiffeaux , ont été faits Chefs d'Efcadre. Sa Ma➡
jefté ayant rétabli le grade de Capitaine de Frégate
, a avancé à ce grade cinquante Lieutenans
de Va fleau, Elle a accordé le grade de Lieutenant
de Vaiſeau à foixante- deux Enfeignes , & celui
d'Enfeigne de Vaiffeau à quatre - vingt - fix Gardes
du Pavillon & de la Marine . Elle a auſſi fait un
remplacement de fix Gardes de la Marine.
Sa Majefté a rendu le 14 du mois dernier
deux Ordonnances ; l'une concernant les régles
qu'elle prefcrit pour l'avancement aux différens
grades de la Marine & fur l'uniforme des Officiers
de la Marine ; l'autre , fur la compofition , le fervice
, la difcipline & l'inftruction des Compagnies
des Gardes du Pavillon & de la Marine , & fur
l'admiffion des Volontaires qui feront agréés pour
fervir fur les Vaiffeaux de Sa Majesté.
Le Roi a difpofé de fa Lieutenance des Gardes
du Corps dans la Compagnie de Luxembourg
vacante par la retraite du Marquis de Vareille ,
en faveur du Marquis de Laubepin , qui étoit
premier Enfeigne de la même Compagnie , &
qui a été remplacé par le Marquis de Floreffac,
Le fieur de Bonfol a obtenu le Bâton d'Exempt.
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Résumé : De VERSAILLES, le 3 Octobre 1764.
En octobre 1764, plusieurs événements marquants eurent lieu à la cour de Versailles. Le 3 octobre, le roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar, arriva de Lunéville et repartit le même jour. Le 9 octobre, le chevalier Turgot et le sieur de Béhague prirent congé pour se rendre à Rochefort avant d'embarquer pour Cayenne. En novembre, la comtesse de Bercheny fut présentée au roi pour remplacer la marquise de Soulanges auprès de Mesdames. Le duc de Villars devint gouverneur de Provence. Le 30 novembre, le contrat de mariage du marquis de Rochechouart fut signé. Le sieur de Saint-Priest fut présenté comme conseiller d'État et intendant de Languedoc. Le comte et la comtesse de Guerchy prirent congé pour retourner à Londres. Le sieur de Fleury présenta un ouvrage sur la réforme de l'éducation. Le roi nomma plusieurs lieutenants-généraux des armées navales et rendit des ordonnances sur l'avancement et l'uniforme des officiers de la marine. Le marquis de Laubepin succéda au marquis de Vareille comme lieutenant des gardes du corps, et le sieur de Bonfol obtint le bâton d'exempt.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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255
p. 204-205
MORTS.
Début :
Louis de Mailly, Marquis de Nesse, Chevalier des Ordres du Roi, [...]
Mots clefs :
Chevalier, Marquis, Capitaine, Comte, Décès, Baron, Abbesse, Veuve
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
Louis de Mailly, Marquis de Nefle , Chevalier
des Ordres du Roi , & ancien Capitaine - Lieutenant
de la Compagnie des Gendarmes Ecoffois ,
eft mort à Dijon le 25 Octobre , âgé de foixantequinze
ans .
Jofeph - Hyacinthe de Rigaud , Marquis de
Vaudreuil , Grand'Croix , Commandeur de l'Ordre
Royal & Militaire de S. Louis , Capitaine des
Vailleaux du Roi , ancien Commandant Général
en Chef des Ifles Françoiles de l'Amérique fousle-
Vent , eft mort à Paris , le premier Novembre.
Hyacinthe- François Georges , Comte de Montecler
Maréchal de Camp , eft mort le s Octobre
à fa Terre de la Rongetre , au Maine , âgé
de quarante cinq ans.
Henri- Gabriel Amproux , Comte de la Mainais ,
Maréchal de Camp , eft mort à Paris le 7 Octobre
.
On a appris auffi la mort du Baron de Clofen ,
DECEMBRE . 1764. 205
&
auffi Maréchal de Camp des Armées du Roi ,
Général des Troupes des Deux- Ponts.
·
Charles Guillaume de la Croix de Poinly
Meftre-de-Camp de Cavalerie , ancien Exempt
des Gardes du Corps de la Compagnie de Villeroy
, eft mort au Château de Flambermont près
de Beauvais , le 30 Octobre , âgé de quatre- vingttrois
ans.
Louife-Françoiſe du Vivier de Tournefort , ancienne
Abbeffe de Sainte Perrine de Chaillor , &
Prieure perpétuelle du Prieuré Royal & Hôpital
de S. Nicolas de Pontoife , fondé par S. Louis ,
eft morte à fon Prieuré , le 18 Octobre , âgée de
foixante-treize ans .
-
Angélique Henriette Thérèfe Chauvelin ;
Epoule d'Anne-Claude de Thiard , Marquis de
Biffy , Lieutenant Général des Armées du Roi ,
Gouverneur des Villes & Château d'Auxonne ; &
ci-devant Miniftre Plénipotentiaire de France auprès
du Roi des Deux - Siciles , eft morte à Paris ,
23 Octobre , âgée de foixante dix- neuf ans. le
Marie- Gaëtanne de Mornay de Montchevreuil ,
veuve d'Anne Bretagne de Lannion , Lieutenant
Général des Armées du Roi , eft morte en fon
Château de Bois - Geoffroy auprès de Rennes en
Bretagne.
Bonne-Françoiſe d'Engelgent , veuve de Louis-
Laurent , Baron du Lau ,, Meftre - de- Camp de
Cavalerie , & premier Aide- Major de la Gendarmerie
, eft morte le 26 dans fon Château de
Bourchemin au Maine , dans la foixante fixiéme
année de fon âge .
Louis de Mailly, Marquis de Nefle , Chevalier
des Ordres du Roi , & ancien Capitaine - Lieutenant
de la Compagnie des Gendarmes Ecoffois ,
eft mort à Dijon le 25 Octobre , âgé de foixantequinze
ans .
Jofeph - Hyacinthe de Rigaud , Marquis de
Vaudreuil , Grand'Croix , Commandeur de l'Ordre
Royal & Militaire de S. Louis , Capitaine des
Vailleaux du Roi , ancien Commandant Général
en Chef des Ifles Françoiles de l'Amérique fousle-
Vent , eft mort à Paris , le premier Novembre.
Hyacinthe- François Georges , Comte de Montecler
Maréchal de Camp , eft mort le s Octobre
à fa Terre de la Rongetre , au Maine , âgé
de quarante cinq ans.
Henri- Gabriel Amproux , Comte de la Mainais ,
Maréchal de Camp , eft mort à Paris le 7 Octobre
.
On a appris auffi la mort du Baron de Clofen ,
DECEMBRE . 1764. 205
&
auffi Maréchal de Camp des Armées du Roi ,
Général des Troupes des Deux- Ponts.
·
Charles Guillaume de la Croix de Poinly
Meftre-de-Camp de Cavalerie , ancien Exempt
des Gardes du Corps de la Compagnie de Villeroy
, eft mort au Château de Flambermont près
de Beauvais , le 30 Octobre , âgé de quatre- vingttrois
ans.
Louife-Françoiſe du Vivier de Tournefort , ancienne
Abbeffe de Sainte Perrine de Chaillor , &
Prieure perpétuelle du Prieuré Royal & Hôpital
de S. Nicolas de Pontoife , fondé par S. Louis ,
eft morte à fon Prieuré , le 18 Octobre , âgée de
foixante-treize ans .
-
Angélique Henriette Thérèfe Chauvelin ;
Epoule d'Anne-Claude de Thiard , Marquis de
Biffy , Lieutenant Général des Armées du Roi ,
Gouverneur des Villes & Château d'Auxonne ; &
ci-devant Miniftre Plénipotentiaire de France auprès
du Roi des Deux - Siciles , eft morte à Paris ,
23 Octobre , âgée de foixante dix- neuf ans. le
Marie- Gaëtanne de Mornay de Montchevreuil ,
veuve d'Anne Bretagne de Lannion , Lieutenant
Général des Armées du Roi , eft morte en fon
Château de Bois - Geoffroy auprès de Rennes en
Bretagne.
Bonne-Françoiſe d'Engelgent , veuve de Louis-
Laurent , Baron du Lau ,, Meftre - de- Camp de
Cavalerie , & premier Aide- Major de la Gendarmerie
, eft morte le 26 dans fon Château de
Bourchemin au Maine , dans la foixante fixiéme
année de fon âge .
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Résumé : MORTS.
En octobre et novembre 1764, plusieurs personnalités notables sont décédées. Louis de Mailly, Marquis de Nefle et ancien Capitaine-Lieutenant des Gendarmes Ecoffois, est mort à Dijon le 25 octobre à l'âge de soixante-quinze ans. Joseph-Hyacinthe de Rigaud, Marquis de Vaudreuil, Grand'Croix de l'Ordre de Saint-Louis et ancien Commandant Général des îles françaises d'Amérique, est décédé à Paris le 1er novembre. Hyacinthe-François Georges, Comte de Montecler, Maréchal de Camp, est mort le 7 octobre à sa terre de la Rongetre, au Maine, à l'âge de quarante-cinq ans. Henri-Gabriel Amproux, Comte de la Mainais, Maréchal de Camp, est décédé à Paris le 7 octobre. Le Baron de Clofen, également Maréchal de Camp, est mort. Charles Guillaume de la Croix de Poinly, Maître-de-Camp de Cavalerie, est décédé au Château de Flambermont près de Beauvais le 30 octobre à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Louise-Françoise du Vivier de Tournefort, ancienne Abbesse de Sainte Perrine de Chaillot et Prieure perpétuelle du Prieuré Royal de Saint-Nicolas de Pontoise, est morte à son Prieuré le 18 octobre à l'âge de soixante-treize ans. Angélique Henriette Thérèse Chauvelin, épouse d'Anne-Claude de Thiard, Marquis de Bissy, Lieutenant Général des Armées du Roi, est décédée à Paris le 23 octobre à l'âge de soixante-dix-neuf ans. Marie-Gaëtanne de Mornay de Montchevreuil, veuve d'Anne Bretagne de Lannion, Lieutenant Général des Armées du Roi, est morte en son Château de Bois-Geoffroy près de Rennes. Bonne-Françoise d'Engelgent, veuve de Louis-Laurent, Baron du Lau, Maître-de-Camp de Cavalerie, est décédée le 26 octobre dans son Château de Bourchemin au Maine à l'âge de soixante-six ans.
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256
p. 208-209
SUPPLEMENT à l'Article du Théâtre. Mort de M. Roy, Chevalier de l'Ordre de S. Michel, Poëte Lyrique.
Début :
Le 3 Octobre dernier est décédé à Paris M. Pierre-Charles Roy, Chevalier de S. [...]
Mots clefs :
Chevalier, Théâtre lyrique, Ouvrages, Poète, Recueil de poésies, Rumeurs, Éloge
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUPPLEMENT à l'Article du Théâtre. Mort de M. Roy, Chevalier de l'Ordre de S. Michel, Poëte Lyrique.
SUPPLEMENT à l'Article du Théâtre.
Mort de M. Roy , Chevalier de l'Ordre de
S. Michel , Poëte Lyrique.
LR 3 Octobre dernier eſt décédé à Paris M •
Pierre- Charles Ror , Chevalier de S. Michel,
DECEMBRE . 1764. 209
>
Callirrhoé & le Ballet des Elémens faffiroient à la
célébrité des talens de ce Poëte pour le Théâtre
Lyrique. On connoît de lui beaucoup d'autres
Ouvrages du même genre , qui ne font pas
moins d'honneur à fa Mufe. Le caractère particulier
du génie de ce Poëte étoit d'avoir tellement
étudié les Poëtes Latins & principale- .
ment Ovide , qu'il fe les étoit appropriés. Il a
fait paffer une grande quantité de leurs pentées ,
on pourroit dire prèfque de leurs vers dans les
fiens Il a compofé auffi un Recueil de Poéfies
diverfes , imprimé depuis long -temps , où l'on
trouve des chofes affez agréablement imaginées ,.
& far-tout fort correctement verfifiées . Il eft mort
à l'âge de 81 ans , ignoré du Monde & de la Société
depuis plus de dix ou douze ans.
Nous avions par erreur , & fur la foi d'une.
rumeur publique , annoncé la mort de cet Auteur
dès l'année précédente. Nous avons été ou prévenus
ou fuivis , dans cette erreur , par tous les Journaliſtes
& tous les Papiers publics : enforte que
l'Auteur du nouveau Nécrologe , en annonçant il
y a quelques mois celui du mois de Janvier prochain
, promettoit , entr'autres Eloges hiftoriques
de Perfonnes célèbres décédées dans le courant de
cette année , celui de M. Roy , qui n'étoit pas encore
mort alors. Que ceux qui condamnent les
erreurs trop fréquentes des Hiftoriographes du
Théâtre ou de la Littérature , fondées fur celles
des Ecrivains contemporains , apprennent par
cet exemple , que la plupart font dues à la négligence
impardonnable des familles ; lefquelles ,
comme en cette occafion , loin de prendre l'intérêt
convenable pour informer la Poftérité de ce qui
concerne les talens qui les ont honorées , ne,
daignent pas même faire conftater le temps & le
terme de leur exiſtence.
Mort de M. Roy , Chevalier de l'Ordre de
S. Michel , Poëte Lyrique.
LR 3 Octobre dernier eſt décédé à Paris M •
Pierre- Charles Ror , Chevalier de S. Michel,
DECEMBRE . 1764. 209
>
Callirrhoé & le Ballet des Elémens faffiroient à la
célébrité des talens de ce Poëte pour le Théâtre
Lyrique. On connoît de lui beaucoup d'autres
Ouvrages du même genre , qui ne font pas
moins d'honneur à fa Mufe. Le caractère particulier
du génie de ce Poëte étoit d'avoir tellement
étudié les Poëtes Latins & principale- .
ment Ovide , qu'il fe les étoit appropriés. Il a
fait paffer une grande quantité de leurs pentées ,
on pourroit dire prèfque de leurs vers dans les
fiens Il a compofé auffi un Recueil de Poéfies
diverfes , imprimé depuis long -temps , où l'on
trouve des chofes affez agréablement imaginées ,.
& far-tout fort correctement verfifiées . Il eft mort
à l'âge de 81 ans , ignoré du Monde & de la Société
depuis plus de dix ou douze ans.
Nous avions par erreur , & fur la foi d'une.
rumeur publique , annoncé la mort de cet Auteur
dès l'année précédente. Nous avons été ou prévenus
ou fuivis , dans cette erreur , par tous les Journaliſtes
& tous les Papiers publics : enforte que
l'Auteur du nouveau Nécrologe , en annonçant il
y a quelques mois celui du mois de Janvier prochain
, promettoit , entr'autres Eloges hiftoriques
de Perfonnes célèbres décédées dans le courant de
cette année , celui de M. Roy , qui n'étoit pas encore
mort alors. Que ceux qui condamnent les
erreurs trop fréquentes des Hiftoriographes du
Théâtre ou de la Littérature , fondées fur celles
des Ecrivains contemporains , apprennent par
cet exemple , que la plupart font dues à la négligence
impardonnable des familles ; lefquelles ,
comme en cette occafion , loin de prendre l'intérêt
convenable pour informer la Poftérité de ce qui
concerne les talens qui les ont honorées , ne,
daignent pas même faire conftater le temps & le
terme de leur exiſtence.
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Résumé : SUPPLEMENT à l'Article du Théâtre. Mort de M. Roy, Chevalier de l'Ordre de S. Michel, Poëte Lyrique.
Le 3 octobre 1764, à Paris, est décédé M. Pierre-Charles Roy, Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et poète lyrique. Ses œuvres les plus célèbres incluent 'Callirrhoé' et 'le Ballet des Éléments'. Roy a également écrit de nombreux ouvrages lyriques et un recueil de poésies diverses, imprimé depuis longtemps, contenant des textes imaginatifs et correctement versifiés. Son génie se caractérisait par une étude approfondie des poètes latins, notamment Ovide, dont il a adapté de nombreuses pensées et presque des vers entiers. Roy est mort à l'âge de 81 ans, après avoir été ignoré du monde et de la société pendant plus de dix ou douze ans. Une erreur avait été commise par divers journaux et publications, annonçant sa mort l'année précédente, alors qu'il était encore en vie. Cet exemple illustre la négligence des familles qui ne prennent pas l'intérêt convenable pour informer la postérité des talents de leurs membres.
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257
p. 197-206
COMÉDIE ITALIENNE.
Début :
Le 2 mai, on a donné une représentation de l'École de la jeunesse, ou le Barnevelt [...]
Mots clefs :
Comédie italienne, Baron, Chevalier, Opéra, Jeunesse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : COMÉDIE ITALIENNE.
COMÉDIE ITALIENNE.
LEE
2 mai , on a donné une repréfentation
de l'École de la jeuneffe , ou le Bar
nevelt François , Comédie en trois actes
& en vers , mêlée d'ariettes , qui a reçu
beaucoup d'applaudiffemens , ainfi que la
fcène qui y a été ajoutée par M. Anfeaume,
dont les talens font conftatés par différens
ouvrages eftimés. Nous croyons
obliger nos lecteurs en leur en faiſant
part.
SCÈNE ajoutée à l'Ecole de la Jeuneffe .
ACTE II. SCENE CINQUIEME..
CLÉON , MONDOR , HORTENCE , SOUCRÉON , JULIE
, UN CHEVALIER GASCON , UN BARON ,
JOUEUR , FINETTE.
Hortence entre avec les deux Joueurs
& Julie.
Meffieurs , vous vous faites attendre..
Pour toi , Julie , ho ! je t'en veux.
JULIE.
Pourquoi cela
I iij
198 MERCURE DE FRANCE.
HORTENCE.
Pourquoi ! Je ne fais où te prendre.
Depuis deux mois je te cherche en tous lieux ;
Tu deviens d'un rare ! · ·
JULTE.
Ma chère ,
Il faut me pardonner.
HORTINGS.
Non , je fuis en colère ;
C'eft manquer au devoir de l'amitié .
JULI mystérieusement.
Dis donc.
Tes affaires ont pris aſſez bonne tournure ,
Je croyois en entrant me tromper de maiſon ;
Te voilà fur un ton.
Il eft ici.
HORTENCE ( bas. )
Tais- toi , je t'en conjure ! ...
JULIE.
Monfieur Cléon ?
LE BARON à CLÉON.
Sais- tu quelques nouvelles ?
(
CLÉON,
Non.
JUIN 1768. 199
HOKTENCE À JULIE .
Dis-moi donc par quelle aventure ? .
JULIE.
Voici ce que c'eft en deux mots :
Ce vieux Baron qui m'excédoit fans ceffe ,
Croyant enfin trouver un remède à fes maux ,
(Carpour lui mes rigueurs égaloient fa tendreffe )
S'en vint un jour me propofer ,
Tout uniment de m'époufer. ,
HORTANCE.
Tout de bon ?
JULIE.
En honneur !
HORTENCE.
Ab la bonne folie !
MONDOR.
De quoi riez - vous done ?
HORTENCE.
Ce n'est rien. C'eſt Julie ;
Que l'hymen fous fes loix menace d'enchaîner .
JULIE.
J'en fuis quitte pour la menace ,
Et c'est encore une diſgrace. •
I iv
200 MERCURE DE FRANCE.
HORTENCE.
Tu plaifantes fans doute ?
JULIE.
Et non , fans badiner.
( à Cléon qui la regarde. )
La perfonne. · ·
( à Hortence. )
Monfieur , je fuis votre fervante.
La perfonne , il eft vrai , n'étoit pas attrayante ;
Mais un titre , des biens , un nom . . .
HORTENC E.
Oui , je conçois
JULIE.
Font paffer les défauts qu'on trouve à la perfonne,
HORTENCI
Eh bien ?
JULIE.
Huit jours plus tard enfin , j'étois Baronne
HORTENCE.
Ton Baron t'a manqué de foi ? . ;
JULIE.
Heft mort.
JUIN 1768 ) 201
HORTENCE.
Ah le traître !
JULIE .
Au moment de conclure
MONDOR.
Qui donc qui donc ?
HORTENCE.
Son vieil amant.
JULIE.
Le jour pris pour la fignature ,
Il eft parti fubitement.
HORTENCE.
Eh , que deviens - tu maintenant ?
JULIE.
Ma foi je m'en confele.
HORTENCE.
Et tu fais fagement
J'en ferois autant à ta place.
JULIE..
Quand je fonge pourtant que la beauté fe paffe
Qu'avec le temps la vieilleffe viendra , ...
I v
201 MERCURE DE FRANCE.
HORTEN CE.
Fi donc quelle idée eft-ce là ?
JULIE.
Au fond , pourquoi s'en faire accroire
De tout le monde c'est l'hiftoire.
Je veux faire une fin ... &... j'entre à l'opéra,
MONDO R.
A l'opéra ! .. je vous en félicite.
LE CHEVALIER.
Eh bien mon cher Cléon ,
?
Veux-tu qu'avec toi je m'acquitte ?
Tu nous gagnois hier.
CLÉON.
Moi , non. C'eſt le Baron.
MONDOR à JULIE.
Je veux contribuer à votre réuffite :
J'ai des amis dans ce pays ,
Zélés partiſans du mérite ,
Qui vous y ferviront ; c'eft moi qui vous le dis,
HORTINCI
Tu vas donc débuter ?
JULIE
La femaine prochaine.
JUIN 1768. 205
MONDOR,
J'y ferai , foyez-en certaine .
HORTENCE.
Dans un rôle ?
JULIE.
Non pas , j'aurois trop de frayeur.
Il me prendroit d'abord un battement de coeur,
Je ne finirois pas la fcène.
LE CHEVALIER au BARON.
Nous donne-tu notre revanche ?
LE BARON.
Oui da , très - volontiers.
CLÉON à FINETTE.
Fais apporter la table.
Mois
HORTENCE à JULIE LO
Il faut favoir prendre fur foi.
MONDO R..
Le public aux attraits eſt toujours favorable.
JULIE.
17
On m'a donné deux airs de divertiffement,
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
MO-N DOR.
Sont- ils jolis ?
+
JULIE, les tirant de fon fac à ouvrage.
Voyez... eh bien , que vous en femble ?
MONDOR.
C'eft de la mufique du temps.
Chantons cela nous deux. Voulez-vous
JULIE.
Ah ! je tremble.
MONDOR.
Bon ! nous fommes ici tous amis. Venez ça
Ilfe place au clavecin.
HORTENCE À CLÉON & aux autres.
Meffieurs , il ne faut pas manquer ce début-là,
LE CHEVALIER,
Dui , Madame....
LE BARON.
Voyons , Meffieurs , à qui fera,
MONDOR..
Courage allons , Mademoiſelle ,
La peur ne vaut rien pour le chant ,
Elle fait tort à la voix la plus belle
JUIN 1768. 20501
HORTENCE.
Allons , ne fais donc pas l'enfant,
JULIE.
ARIETTE.
Sur vos mufettes ,
Chantez , bergers , chantez l'amour,
Dans ces retraites ,
Il tient fa cour.
Exempt d'alarmes ,
De tous fes charmes ,
Venez jouir ;
Sous fon empire ,
Si l'on foupire ,
C'eſt de plaifir.
Sur vos mufettes ?
Chantez , bergers , &c.
HORTENCE.
Comme un ange !
MONDO K.
Fort bien fort bien !
HORTENCE.
Elle m'enchante
MONDOR.
Voyons l'ariette fuivante.
206 MERCURE DE FRANCE.
JULIE.
ARIETTE.
Laiffons gronder la fagefle ,
Elle aura fon tour un jour , & c.
Comme dans la pièce imprimée.
N. B. La maladie de M. Lejeune a cmpêché
qu'on en continuât les repréfentations.
Le 18 , on a repris avec fuccès Sancho
Pança dans fon ile , opéra-bouffon , en
deux actes , de MM . Poinfinet & Philidor.
LEE
2 mai , on a donné une repréfentation
de l'École de la jeuneffe , ou le Bar
nevelt François , Comédie en trois actes
& en vers , mêlée d'ariettes , qui a reçu
beaucoup d'applaudiffemens , ainfi que la
fcène qui y a été ajoutée par M. Anfeaume,
dont les talens font conftatés par différens
ouvrages eftimés. Nous croyons
obliger nos lecteurs en leur en faiſant
part.
SCÈNE ajoutée à l'Ecole de la Jeuneffe .
ACTE II. SCENE CINQUIEME..
CLÉON , MONDOR , HORTENCE , SOUCRÉON , JULIE
, UN CHEVALIER GASCON , UN BARON ,
JOUEUR , FINETTE.
Hortence entre avec les deux Joueurs
& Julie.
Meffieurs , vous vous faites attendre..
Pour toi , Julie , ho ! je t'en veux.
JULIE.
Pourquoi cela
I iij
198 MERCURE DE FRANCE.
HORTENCE.
Pourquoi ! Je ne fais où te prendre.
Depuis deux mois je te cherche en tous lieux ;
Tu deviens d'un rare ! · ·
JULTE.
Ma chère ,
Il faut me pardonner.
HORTINGS.
Non , je fuis en colère ;
C'eft manquer au devoir de l'amitié .
JULI mystérieusement.
Dis donc.
Tes affaires ont pris aſſez bonne tournure ,
Je croyois en entrant me tromper de maiſon ;
Te voilà fur un ton.
Il eft ici.
HORTENCE ( bas. )
Tais- toi , je t'en conjure ! ...
JULIE.
Monfieur Cléon ?
LE BARON à CLÉON.
Sais- tu quelques nouvelles ?
(
CLÉON,
Non.
JUIN 1768. 199
HOKTENCE À JULIE .
Dis-moi donc par quelle aventure ? .
JULIE.
Voici ce que c'eft en deux mots :
Ce vieux Baron qui m'excédoit fans ceffe ,
Croyant enfin trouver un remède à fes maux ,
(Carpour lui mes rigueurs égaloient fa tendreffe )
S'en vint un jour me propofer ,
Tout uniment de m'époufer. ,
HORTANCE.
Tout de bon ?
JULIE.
En honneur !
HORTENCE.
Ab la bonne folie !
MONDOR.
De quoi riez - vous done ?
HORTENCE.
Ce n'est rien. C'eſt Julie ;
Que l'hymen fous fes loix menace d'enchaîner .
JULIE.
J'en fuis quitte pour la menace ,
Et c'est encore une diſgrace. •
I iv
200 MERCURE DE FRANCE.
HORTENCE.
Tu plaifantes fans doute ?
JULIE.
Et non , fans badiner.
( à Cléon qui la regarde. )
La perfonne. · ·
( à Hortence. )
Monfieur , je fuis votre fervante.
La perfonne , il eft vrai , n'étoit pas attrayante ;
Mais un titre , des biens , un nom . . .
HORTENC E.
Oui , je conçois
JULIE.
Font paffer les défauts qu'on trouve à la perfonne,
HORTENCI
Eh bien ?
JULIE.
Huit jours plus tard enfin , j'étois Baronne
HORTENCE.
Ton Baron t'a manqué de foi ? . ;
JULIE.
Heft mort.
JUIN 1768 ) 201
HORTENCE.
Ah le traître !
JULIE .
Au moment de conclure
MONDOR.
Qui donc qui donc ?
HORTENCE.
Son vieil amant.
JULIE.
Le jour pris pour la fignature ,
Il eft parti fubitement.
HORTENCE.
Eh , que deviens - tu maintenant ?
JULIE.
Ma foi je m'en confele.
HORTENCE.
Et tu fais fagement
J'en ferois autant à ta place.
JULIE..
Quand je fonge pourtant que la beauté fe paffe
Qu'avec le temps la vieilleffe viendra , ...
I v
201 MERCURE DE FRANCE.
HORTEN CE.
Fi donc quelle idée eft-ce là ?
JULIE.
Au fond , pourquoi s'en faire accroire
De tout le monde c'est l'hiftoire.
Je veux faire une fin ... &... j'entre à l'opéra,
MONDO R.
A l'opéra ! .. je vous en félicite.
LE CHEVALIER.
Eh bien mon cher Cléon ,
?
Veux-tu qu'avec toi je m'acquitte ?
Tu nous gagnois hier.
CLÉON.
Moi , non. C'eſt le Baron.
MONDOR à JULIE.
Je veux contribuer à votre réuffite :
J'ai des amis dans ce pays ,
Zélés partiſans du mérite ,
Qui vous y ferviront ; c'eft moi qui vous le dis,
HORTINCI
Tu vas donc débuter ?
JULIE
La femaine prochaine.
JUIN 1768. 205
MONDOR,
J'y ferai , foyez-en certaine .
HORTENCE.
Dans un rôle ?
JULIE.
Non pas , j'aurois trop de frayeur.
Il me prendroit d'abord un battement de coeur,
Je ne finirois pas la fcène.
LE CHEVALIER au BARON.
Nous donne-tu notre revanche ?
LE BARON.
Oui da , très - volontiers.
CLÉON à FINETTE.
Fais apporter la table.
Mois
HORTENCE à JULIE LO
Il faut favoir prendre fur foi.
MONDO R..
Le public aux attraits eſt toujours favorable.
JULIE.
17
On m'a donné deux airs de divertiffement,
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
MO-N DOR.
Sont- ils jolis ?
+
JULIE, les tirant de fon fac à ouvrage.
Voyez... eh bien , que vous en femble ?
MONDOR.
C'eft de la mufique du temps.
Chantons cela nous deux. Voulez-vous
JULIE.
Ah ! je tremble.
MONDOR.
Bon ! nous fommes ici tous amis. Venez ça
Ilfe place au clavecin.
HORTENCE À CLÉON & aux autres.
Meffieurs , il ne faut pas manquer ce début-là,
LE CHEVALIER,
Dui , Madame....
LE BARON.
Voyons , Meffieurs , à qui fera,
MONDOR..
Courage allons , Mademoiſelle ,
La peur ne vaut rien pour le chant ,
Elle fait tort à la voix la plus belle
JUIN 1768. 20501
HORTENCE.
Allons , ne fais donc pas l'enfant,
JULIE.
ARIETTE.
Sur vos mufettes ,
Chantez , bergers , chantez l'amour,
Dans ces retraites ,
Il tient fa cour.
Exempt d'alarmes ,
De tous fes charmes ,
Venez jouir ;
Sous fon empire ,
Si l'on foupire ,
C'eſt de plaifir.
Sur vos mufettes ?
Chantez , bergers , &c.
HORTENCE.
Comme un ange !
MONDO K.
Fort bien fort bien !
HORTENCE.
Elle m'enchante
MONDOR.
Voyons l'ariette fuivante.
206 MERCURE DE FRANCE.
JULIE.
ARIETTE.
Laiffons gronder la fagefle ,
Elle aura fon tour un jour , & c.
Comme dans la pièce imprimée.
N. B. La maladie de M. Lejeune a cmpêché
qu'on en continuât les repréfentations.
Le 18 , on a repris avec fuccès Sancho
Pança dans fon ile , opéra-bouffon , en
deux actes , de MM . Poinfinet & Philidor.
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Résumé : COMÉDIE ITALIENNE.
La comédie 'L'École de la jeunesse, ou le Baron François' a été représentée en trois actes et en vers, accompagnée d'ariettes, et a reçu de nombreux applaudissements. Une scène ajoutée par M. Anseaume a également été bien accueillie. La scène clé se déroule lors de l'acte II, scène cinquième, impliquant plusieurs personnages : Cléon, Mondor, Hortense, Soucréon, Julie, un Chevalier Gascon, un Baron, un Joueur et Finette. Dans cette scène, Julie révèle à Hortense qu'elle a échappé à un mariage avec un vieux baron décédé avant la cérémonie. Julie envisage désormais de débuter à l'opéra. Mondor, un ami, lui promet son soutien, bien que Julie soit nerveuse. Ils chantent ensemble une ariette. La représentation a été interrompue en raison de la maladie de M. Lejeune. Le 18 juin, la pièce 'Sancho Pança dans son île' a été reprise avec succès.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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