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Titre et contenu

Titre:

ECOLE de Littérature, tirée des meilleurs Ecrivains ; à Paris, chez Babuty fils, Libraire, quai des Augustins, entre les rues Gît-le-coeur & Pavée, à l'Etoile, & chez Brocas & Humblot, rue S. Jacq. au-dessus de la rue des Mathurins, au Chef S. Jean ; avec approbation & privilége du Roi, deux vol. in-12 très-bien exécutés quant à la partie typographique : beau papier, beaux caractères. Prix, 2 liv. 10 s. chaque volume, & 3 liv. relié ; ou 5 liv. les deux volumes brochés, & 6 liv. reliés.

Premiers mots: NOUS n'avions encore aucun Cours complet de Belles-Lettres ; aucun qui [...] Domaines: Belles-lettres, théâtre, Pédagogie

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Genre de l'auteur: Indéterminé

Résumé (IA)

En mars 1764, une nouvelle 'École de Littérature' en deux volumes est publiée à Paris. Cette œuvre propose un cours complet de belles-lettres, combinant théorie et pratique, et présente des règles et des modèles pour divers genres littéraires rédigés par des écrivains renommés tels que Voltaire, Corneille, Fontenelle et Boileau. La première partie aborde l'art d'écrire en général, tandis que la seconde se concentre sur les règles spécifiques à chaque genre littéraire, en prose ou en vers. Le texte met en avant les 'Règles du Goût' de M. Poncet de la Rivière, qui définit le goût comme une qualité permettant de reconnaître la beauté propre à chaque sujet. Le goût doit être abondant mais mesuré, facile sans négligence, fin sans affectation, et méthodique sans contrainte. Il se développe par la lecture, les comparaisons, les réflexions et l'imitation, et se caractérise par la droiture de la raison, la justesse des pensées, la netteté des expressions, et une sagesse qui sait adopter le nécessaire et retrancher le superflu. Le goût guide le génie, lui fixe des limites et l'empêche de s'égarer. Il ouvre les routes de l'esprit, bannit l'obscurité et la parure inutile, et admet les grâces tout en les soumettant aux vertus et à la raison. Le goût a ravivé les arts, dissipé les ténèbres de l'ignorance, et restauré l'antiquité dans sa véritable splendeur. Il a également ouvert les trésors littéraires des siècles passés et élevé les lettres à un degré d'intelligence remarquable. Le texte souligne l'importance des connaisseurs intelligents capables d'apprécier, cultiver et transmettre les sciences, espérant que cette appréciation continue et que les peuples en bénéficient toujours. La suite de l'extrait de l'École de Littérature sera publiée dans le prochain numéro du Mercure de France.

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Copie numérique :
1764, 02-03