Titre et contenu
Titre:TRADUCTION De la Lettre écrite à son Excellence Monsieur le Prince de Chelamar, Ambassadeur du Roy Catholique, auprés du Roy Trés-Chrêtien, par Monsieur le Marquis Grimaldo, premier Secretaire d'Etat & des Depêches universelles de Sa Majesté Catholique.
Titre d'après la table:Traduction de la lettre écrite à M. le Prince de Chelamar,
Premiers mots: Monsieur, Vôtre Excellence aura sans doute été surprise [...] Domaines: Sciences politiques, Sciences de la guerreMots clefs: Armes, Conquête, Sardaigne, Armée navale, Roi catholique, Gloire, Sultan, Paix, Alliés, Officiers, Sédition, Traités, Tranquillité publique, Royaume, Ministère, Blessures , Nation espagnole, Prudence, ArchiducDestinataire ou dédicataire: Antonio del Giudice Caracciolo di CellamareForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseAuteur et provenance du texte
Signature:A Madrid le 9. Aoust 1717. / Signè, Le Marquis de GRIMALDO.
Est rédigé par: Marquis de Grimaldo (José Martínez de Grimaldo) Lieu indiqué: MadridDate de rédaction ou d'envoi du texte:Résumé (IA)
Le Marquis Grimaldo, secrétaire d'État du roi d'Espagne, écrit au Prince de Chelamar pour justifier l'engagement des armées espagnoles en Sardaigne plutôt qu'en Méditerranée contre les Turcs. Il souligne les vertus du roi, notamment sa justice, sa droiture et son courage. L'Espagne a cédé le royaume de Sicile afin d'obtenir l'évacuation de la Catalogne et de Majorque, mais ses alliés n'ont pas respecté les accords. Les officiers de l'Archiduc ont refusé de restituer les territoires promis, prolongeant ainsi la rébellion et contraignant l'Espagne à des dépenses militaires supplémentaires. Malgré cela, le roi a cherché à préserver la paix et à récupérer ses domaines sans déclarer la guerre aux États de l'Archiduc. Les généraux de l'Archiduc ont retardé la remise de l'île de Majorque et reçu des renforts allemands, poussant l'Espagne à se réarmer et à reconquérir l'île. De plus, le ministère de Vienne a récompensé des séditieux et s'est déclaré responsable des excès commis par les rebelles, entraînant des déclarations offensantes envers la couronne espagnole et l'arrestation du Grand Inquisiteur. Ces actions ont obligé le roi à défendre l'honneur de la couronne et de ses sujets. La Cour de Vienne a tenté d'exploiter ces incidents pour diviser l'esprit national espagnol. Le marquis regrette que cette situation retarde les secours demandés par le Pape pour l'armée chrétienne, espérant que le Prince de Chelamar comprendra les raisons de ce retard.
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