Titre et contenu
Titre:EXTRAIT Du registre des Lettres écrites au Conseil de Marine, par M. de Beauregard Chevalier de l'Ordre militaire de Saint Loüis, Capitaine de Vaisseaux du Roy, Commandant la Marine au Département du Port-Louis & l'Orient.
Premiers mots: La Machine est en place, mais le Sieur Gautier veut faire diverses [...] Domaines: Métiers, arts mécaniquesMots clefs: Machine, Eau douce, Projet, Marine, Vaisseaux, Tonneaux, Charbon, Quantité, Eau de mer, SoudureForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseAuteur et provenance du texte
Est rédigé par: M. de Beauregard (Barthélemy Paix de Beauregard)Résumé (IA)
Entre avril et juin 1717, M. de Beauregard, Chevalier de l'Ordre militaire de Saint Louis et Capitaine de vaisseaux, adresse plusieurs lettres au Conseil de Marine concernant les essais d'une machine inventée par le Sieur Gautier. Cette machine vise à transformer l'eau de mer en eau douce à bord des navires. Le 19 avril 1717, M. de Beauregard informe que la machine est installée mais que Gautier souhaite réaliser plusieurs tests. Ces tests incluent l'élimination de l'odeur de la soudure et la comparaison de l'efficacité du charbon de bois et du charbon de terre. Un mémoire a été rédigé pour anticiper les objections et recueillir des avis autorisés sans divulguer le secret de la machine. Le 7 mai 1717, il rapporte que les gardiens des vaisseaux consomment déjà l'eau produite par la machine sans problème. Les difficultés potentielles ne concernent pas la qualité de l'eau. La machine peut produire entre 8 et 10 tonneaux d'eau douce par jour sur un vaisseau de troisième rang. Le 21 mai 1717, Gautier effectue un test de 24 heures, utilisant 1,5 pied cube de charbon (deux tiers de charbon de terre, un tiers de charbon de bois) pour produire 162 pots d'eau douce. Un autre test est prévu pour évaluer la consommation de bois seul. Le 28 mai 1717, Gautier demande l'autorisation de retourner à Nantes pour soigner des malades, mettant en avant son expertise médicale reconnue. Le 18 juin 1717, M. de Beauregard confirme la réussite des tests et la qualité de l'eau, qui reste bonne après quinze jours de conservation. Il mentionne également l'intérêt du Maréchal de Montessart pour cette invention.
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