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Titre et contenu

Titre:

LETTRE sur la Ville Capitale de Guyenne, s'il faut l'appeller Bordeaux ou Bourdeaux.

Titre d'après la table:

Lettre sur le nom de Bordeaux ou Bourdeaux,

Premiers mots: La question, Monsieur, dont il s'agit icy, me rappelle celle que fit autrefois [...] Domaines: Philologie, connaissance des langues, HistoireMots clefs: Bordeaux, Ville, Nom, Burdigala, Diphtongue, Garonne, Origine

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Genre de l'auteur: Indéterminé

Résumé (IA)

La lettre traite de la dénomination correcte de la ville capitale de Guyenne, se demandant s'il faut l'appeler Bordeaux ou Bourdeaux. L'auteur compare cette question à celle posée par Pompée concernant l'inscription de ses titres. Il souligne que la ville est qualifiée de métropole dans le testament de Charlemagne. L'origine étymologique du nom est débattue : certains pensent que Bordeaux vient du bord des eaux, mais cette explication est jugée peu distinguée et incorrecte. L'auteur mentionne également une connotation négative liée à la prostitution. Le mot latin Burdigala, plus ancien que le mot français, ne contient aucune syllabe évoquant le bord de l'eau. L'auteur propose que le nom français dérive de Burdigala et des ruisseaux Bourdes et Jalles, situés près de la ville. Il argue que le latin u se transforme en ou en français, comme dans les exemples Cubitus (Coude) et Curvus (Courbes). Le nom grec de la ville, rapporté par Strabon, est également cité en faveur de Bourdeaux. Des auteurs et des cartes géographiques, comme celles de Samson, Duval, et de Fer, utilisent le nom Bourdeaux. Enfin, l'auteur cite trois auteurs illustres, M. le Maître, M. Pelisson, et le P. Bouhours, qui utilisent également le nom Bourdeaux dans leurs œuvres.

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Copie numérique :
1733, 03-04