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Détail
Liste
1
p. 145-150
CHIRURGIE. REMÉDE fondant de M. JACQUET, ancien Chirurgien de S. A. Mgr le Prince de WIRTEMBERG.
Début :
LES découvertes en Médecine, lorsqu'elles font constatées par les Maîtres [...]
Mots clefs :
Remède, Antimoine, Maladies, Usage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CHIRURGIE. REMÉDE fondant de M. JACQUET, ancien Chirurgien de S. A. Mgr le Prince de WIRTEMBERG.
CHIRURGIE.
REMEDE fondant de M. JACQUET ,
ancien Chirurgien de S. A. Mgr le
Prince de WIRTEMBERG.
LES découvertes en Médecine , lorfqu'elles
font conftatées par les Maîtres
de l'Art , ſont de nouveaux moyens
qu'on préſente aux hommes pour dompter
les maladies qui les affiégent. De toutes
les infirmités auſquelles notre Nature
eſt ſujette , il n'y en a point de plus
rebelles fans doute que les maladies vénériennes
, les écrouelles & autres vices
lymphatiques . Ces affections réſiſtent
aux médicamens. Le Mercure lui-même
malgré toutes les formes différentes qu'on
lui donne , ſe trouve quelquefois infuffifant
en pareil cas , & ſouvent dangereux
quand il eſt manié par des mains
G
146 MERCURE DE FRANCE .
novices. En faiſant uſage des pilules antimoniées
, on obtiendra les bons effets
du vif-argent , ſans avoir à redouter aucun
des inconvéniens de ce demimétal.
On ſçait que M. Jacquet convaincu
de la bonté de ſon fondant , chercha à
ſe procurer l'approbation de la Faculté
de Médecine de Paris , Ecole célébre
depuis tant de Siécles. Ses defirs furent
fatisfaits . On lui nomma des Commiffaires
devant leſquels il fit ſes différentes
manipulations & opérations. Bientôt
après , pluſieurs Docteurs ordonnerent
ce fondant. Il réuffit très-bien ſous
leurs yeux. Cela encouragea d'autres à
s'en ſervir . Tant-mieux pour le Public
fi cet excellent reméde prend faveur de
jour en jour. Il eſt à remarquer qu'on
peut l'adminiſtrer dans tous les cas où
convient le Kermès minéral , mais avec
plus de certitude d'en tirer les avantages
qu'on attend quelquefois en vain de la
poudre des Chartreux.
La conduite qu'a tenue l'Inventeur
de la nouvelle préparation d'antimoine ,
démontre qu'il a fui juſqu'à l'ombre du
charlataniſme. Le defir d'être utile à
l'humanité eſt le motif qui l'a animé.
Voilà ce qui l'a foutenu dans ſes longs
JUIN. 1763 . 147
travaux. Son fondant une fois trouvé ,
loin de ſe ſouſtraite à l'examen & à la
déciſion de ſes Juges naturels , il a été
au-devant d'eux. Il eſt récompenſé aujourd'hui
de ſa façon d'agir , par les obſervations
que les Médecins ſont à portée
de faire en adminiftrant fon fondant.
Entre beaucoup d'autres , voici
deux obfervations qui lui ont été communiquées
par M. Guilbert de Préval,
Docteur de l'Univerſité de Caën & de
celle de Paris . Ce Médecin eſt renommé
pour les maladies de la lymphe dont il
à fait une étude particulière.
PREMIERE OBSERVATION
par M. de PRÉVAL.
>> Un Particulier âgé de 35 ans eut
>> recours à moi , au commencement de
>> l'année 1760 ; il étoit tourmenté par
>> les plus violens accidens vénériens. Je
>>lui procurai un fecours qui n'avoit
>>déja été que trop différé. Cependant
>> on le traitoit depuis fix mois; mais le
>> zéle des perſonnes qui le condui-
>> foient , ne leurdonnoit pas les lumiè-
>> res néceſſaires. Le Malade ne pouvoit
>> fortir du lit par rapport à ſa foibleſſe.
» Je lui fis prendre à petite doſe , la
>> nouvelle préparation d'antimoine en
1
Gij
14.8 MERCURE DE FRANCE.
>> commençant d'abord par quatre
>> grains tous les matins pendant fix jours.
>>J'obtins pour premier ſuccès un peu
» de fommeil & une diminution confi-
>>dérable des douleurs. Encouragé par
>>la réuffite , j'augmentai la doſe par
>> gradation de deux grains chaque jour
>>juſqu'à ce que je fufſe parvenu à dou-
» ze grains. Les forces du malade ſe
>>réparant un peu , je lui en donnai pen-
>> dant trois jours douze grains le matin
» & fix le foir. La ceſſation des douleurs ,
>>des cuiffons , un ſommeil plus tran-
» quille , n'empêchoient pourtant pas
» que les principaux ſymptômes ne ſub-
>>fiſtaſſent toujours. J'augmentai donc
» la doſe de trois grains , c'est-à-dire
>> que deux fois par jour , foir & matin ,
>> mon malade en prenoit quinze . Cinq
>>jours après l'uſage de notre antimoine
>> à cette doſe , j'apperçus manifeſte-
>> ment fon effet fondant & antivéné-
>> rien. Alors tous les ſymptômes dimi-
» nuèrent à vue d'oeil. Le malade ſe
>> trouvant beaucoup plus fort , faifoit ,
>> toutes ſes fonctions aufli parfaitement
» qu'en bonne ſanté. Je le reftreignis
>>alors à une fois par jour en augmen-
>>tant la doſe de deux grains. Le ventre
>>devint libre de plus en plus à proporJUIN.
1763 .. 149
>> tion de l'augmentation. Parvenu à la
>> doſe de vingt-quatre grains , qui eſt la
>>plus grande qu'il ait priſe en une feule
>> fois , il fut purgé fortement pendant
>>>les quatre premiers jours fans que ce
>> flux falutaire altérât en rien ſa ſanté
>>> renaiſſante. Au contraire , elle fem-
>> bloit augmenter par ces évacuations
>> multipliées . Tous les accidens difpa-
>> rurent à la cinquiéme priſe. Je lui fis
>> encore continuer le reméde pendant
>>huit jours & enfuite de deux ou trois
>>>l'un, l'efpace de quelque temps. Par
>> ce moyen fa fanté s'eſt parfaitement
„ rétablie
SECONDE OBSERVATION.
>> Une Cuifinière du Fauxbourg - S.
>>Germain me fut adreſſée par un Mar-
>> chand de la rue Dauphine. Cette fille
>> avoit employé vainement beaucoup
» de remédes pour guérir des dartres
>>dont elle étoit couverte fur le viſage ,
>> les bras , la poitrine & le long du dos .
>>En faiſant uſage de l'antimoine prépa-
>> ré de M. Jacquet , les dartres ont dif-
>> paru entiérement au bout de trois
>> mois.
120
On continuera à prouver combien
ce reméde a d'efficacité pour fondre &
Giij
150 MERCURE DE FRANCE.
réfoudre l'épaiffiſſement de la lymphe ,
en donnant par la ſuite , l'Histoire d'une
tumeur fingulière qui approche de
ſa guériſon. On mettra auſſi ſous les
yeux , la deſcription de la maladie d'une
Jeune fille , qui juſqu'à préſent ayant
fait inutilement unuſage ſuivi des fondans
les plus connus , a été obligée par
l'avis de très-habiles Médecins , de recourir
au reméde nouveau que nous
annonçons.
Les perſonnes qui voudront ſe procurer
le reméde de M. Jacquet , le trouveront
chez trois Apoticaires de Paris ,
ſçavoir , M. Taſſard , vieille rue du
Temple , près l'Hôtel de Soubiſe ; M.
Brocor, rue Montmartre , pre celle des
vieux Auguſtins ; M. Morice , rue S.
André des Arts , vis-à-vis la rue de l'éperon.
REMEDE fondant de M. JACQUET ,
ancien Chirurgien de S. A. Mgr le
Prince de WIRTEMBERG.
LES découvertes en Médecine , lorfqu'elles
font conftatées par les Maîtres
de l'Art , ſont de nouveaux moyens
qu'on préſente aux hommes pour dompter
les maladies qui les affiégent. De toutes
les infirmités auſquelles notre Nature
eſt ſujette , il n'y en a point de plus
rebelles fans doute que les maladies vénériennes
, les écrouelles & autres vices
lymphatiques . Ces affections réſiſtent
aux médicamens. Le Mercure lui-même
malgré toutes les formes différentes qu'on
lui donne , ſe trouve quelquefois infuffifant
en pareil cas , & ſouvent dangereux
quand il eſt manié par des mains
G
146 MERCURE DE FRANCE .
novices. En faiſant uſage des pilules antimoniées
, on obtiendra les bons effets
du vif-argent , ſans avoir à redouter aucun
des inconvéniens de ce demimétal.
On ſçait que M. Jacquet convaincu
de la bonté de ſon fondant , chercha à
ſe procurer l'approbation de la Faculté
de Médecine de Paris , Ecole célébre
depuis tant de Siécles. Ses defirs furent
fatisfaits . On lui nomma des Commiffaires
devant leſquels il fit ſes différentes
manipulations & opérations. Bientôt
après , pluſieurs Docteurs ordonnerent
ce fondant. Il réuffit très-bien ſous
leurs yeux. Cela encouragea d'autres à
s'en ſervir . Tant-mieux pour le Public
fi cet excellent reméde prend faveur de
jour en jour. Il eſt à remarquer qu'on
peut l'adminiſtrer dans tous les cas où
convient le Kermès minéral , mais avec
plus de certitude d'en tirer les avantages
qu'on attend quelquefois en vain de la
poudre des Chartreux.
La conduite qu'a tenue l'Inventeur
de la nouvelle préparation d'antimoine ,
démontre qu'il a fui juſqu'à l'ombre du
charlataniſme. Le defir d'être utile à
l'humanité eſt le motif qui l'a animé.
Voilà ce qui l'a foutenu dans ſes longs
JUIN. 1763 . 147
travaux. Son fondant une fois trouvé ,
loin de ſe ſouſtraite à l'examen & à la
déciſion de ſes Juges naturels , il a été
au-devant d'eux. Il eſt récompenſé aujourd'hui
de ſa façon d'agir , par les obſervations
que les Médecins ſont à portée
de faire en adminiftrant fon fondant.
Entre beaucoup d'autres , voici
deux obfervations qui lui ont été communiquées
par M. Guilbert de Préval,
Docteur de l'Univerſité de Caën & de
celle de Paris . Ce Médecin eſt renommé
pour les maladies de la lymphe dont il
à fait une étude particulière.
PREMIERE OBSERVATION
par M. de PRÉVAL.
>> Un Particulier âgé de 35 ans eut
>> recours à moi , au commencement de
>> l'année 1760 ; il étoit tourmenté par
>> les plus violens accidens vénériens. Je
>>lui procurai un fecours qui n'avoit
>>déja été que trop différé. Cependant
>> on le traitoit depuis fix mois; mais le
>> zéle des perſonnes qui le condui-
>> foient , ne leurdonnoit pas les lumiè-
>> res néceſſaires. Le Malade ne pouvoit
>> fortir du lit par rapport à ſa foibleſſe.
» Je lui fis prendre à petite doſe , la
>> nouvelle préparation d'antimoine en
1
Gij
14.8 MERCURE DE FRANCE.
>> commençant d'abord par quatre
>> grains tous les matins pendant fix jours.
>>J'obtins pour premier ſuccès un peu
» de fommeil & une diminution confi-
>>dérable des douleurs. Encouragé par
>>la réuffite , j'augmentai la doſe par
>> gradation de deux grains chaque jour
>>juſqu'à ce que je fufſe parvenu à dou-
» ze grains. Les forces du malade ſe
>>réparant un peu , je lui en donnai pen-
>> dant trois jours douze grains le matin
» & fix le foir. La ceſſation des douleurs ,
>>des cuiffons , un ſommeil plus tran-
» quille , n'empêchoient pourtant pas
» que les principaux ſymptômes ne ſub-
>>fiſtaſſent toujours. J'augmentai donc
» la doſe de trois grains , c'est-à-dire
>> que deux fois par jour , foir & matin ,
>> mon malade en prenoit quinze . Cinq
>>jours après l'uſage de notre antimoine
>> à cette doſe , j'apperçus manifeſte-
>> ment fon effet fondant & antivéné-
>> rien. Alors tous les ſymptômes dimi-
» nuèrent à vue d'oeil. Le malade ſe
>> trouvant beaucoup plus fort , faifoit ,
>> toutes ſes fonctions aufli parfaitement
» qu'en bonne ſanté. Je le reftreignis
>>alors à une fois par jour en augmen-
>>tant la doſe de deux grains. Le ventre
>>devint libre de plus en plus à proporJUIN.
1763 .. 149
>> tion de l'augmentation. Parvenu à la
>> doſe de vingt-quatre grains , qui eſt la
>>plus grande qu'il ait priſe en une feule
>> fois , il fut purgé fortement pendant
>>>les quatre premiers jours fans que ce
>> flux falutaire altérât en rien ſa ſanté
>>> renaiſſante. Au contraire , elle fem-
>> bloit augmenter par ces évacuations
>> multipliées . Tous les accidens difpa-
>> rurent à la cinquiéme priſe. Je lui fis
>> encore continuer le reméde pendant
>>huit jours & enfuite de deux ou trois
>>>l'un, l'efpace de quelque temps. Par
>> ce moyen fa fanté s'eſt parfaitement
„ rétablie
SECONDE OBSERVATION.
>> Une Cuifinière du Fauxbourg - S.
>>Germain me fut adreſſée par un Mar-
>> chand de la rue Dauphine. Cette fille
>> avoit employé vainement beaucoup
» de remédes pour guérir des dartres
>>dont elle étoit couverte fur le viſage ,
>> les bras , la poitrine & le long du dos .
>>En faiſant uſage de l'antimoine prépa-
>> ré de M. Jacquet , les dartres ont dif-
>> paru entiérement au bout de trois
>> mois.
120
On continuera à prouver combien
ce reméde a d'efficacité pour fondre &
Giij
150 MERCURE DE FRANCE.
réfoudre l'épaiffiſſement de la lymphe ,
en donnant par la ſuite , l'Histoire d'une
tumeur fingulière qui approche de
ſa guériſon. On mettra auſſi ſous les
yeux , la deſcription de la maladie d'une
Jeune fille , qui juſqu'à préſent ayant
fait inutilement unuſage ſuivi des fondans
les plus connus , a été obligée par
l'avis de très-habiles Médecins , de recourir
au reméde nouveau que nous
annonçons.
Les perſonnes qui voudront ſe procurer
le reméde de M. Jacquet , le trouveront
chez trois Apoticaires de Paris ,
ſçavoir , M. Taſſard , vieille rue du
Temple , près l'Hôtel de Soubiſe ; M.
Brocor, rue Montmartre , pre celle des
vieux Auguſtins ; M. Morice , rue S.
André des Arts , vis-à-vis la rue de l'éperon.
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Résumé : CHIRURGIE. REMÉDE fondant de M. JACQUET, ancien Chirurgien de S. A. Mgr le Prince de WIRTEMBERG.
Le texte décrit un remède inventé par M. Jacquet, ancien chirurgien du Prince de Wurtemberg, conçu pour traiter les maladies vénériennes et autres affections lymphatiques. Les méthodes traditionnelles, comme l'utilisation du mercure, présentent des dangers si elles ne sont pas correctement administrées. Le remède de M. Jacquet, basé sur des pilules antimoniées, offre les bénéfices du mercure sans ses risques associés. Ce remède a reçu l'approbation de la Faculté de Médecine de Paris et a été prescrit avec succès par plusieurs docteurs. Il peut être utilisé dans les cas où le kermès minéral est indiqué, mais avec une plus grande certitude et efficacité. Pour garantir son intégrité, M. Jacquet a soumis son remède à l'examen des autorités médicales. Deux observations médicales, fournies par M. Guilbert de Préval, démontrent l'efficacité du remède. La première observation concerne un homme de 35 ans souffrant de symptômes vénériens sévères, qui a été guéri après un traitement progressif. La seconde observation relate le cas d'une cuisinière guérie de dartres après trois mois de traitement. Le remède est disponible auprès de trois apothicaires à Paris : M. Tassard, situé rue du Temple près de l'Hôtel de Soubise ; M. Brocor, rue Montmartre près de la rue des Vieux Augustins ; et M. Morice, rue Saint-André-des-Arts en face de la rue de l'Éperon.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 150-154
LETTRE du Frère COSME à l'Auteur du Mercure.
Début :
MONSIEUR, Il est de mon état de mépriser toute imposture qui me feroit personnelle [...]
Mots clefs :
Méthode, Hémorragie, Bruxelles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE du Frère COSME à l'Auteur du Mercure.
LETTRE du Frère COSME à
l'Auteur du Mercure.
MONSIEUR,
Il eſt de mon état de mépriſer toute
impoſture qui me feroit perfonnelle ,
mais il m'importe plus qu'à tout autre
JUIN. 1763. 151
d'employer les armes qui peuvent la
détruire , lorſqu'elle donne le change
au bien public. La Lettre d'un certain
Lithotomiſte de Bruxelles à M. le Cat
de Rouen , inférée dans votre Journal
du mois de Février 1763 , page 114 ,
eſt exactement de cette eſpéce. Son
apparition affectée dans pluſieurs Ecrits
Périodiques , me l'ayant rendu ſuſpecte,
j'ai fait des perquifitions au pays de fon
invention ; voici la réponſe qu'on me
fait ; la vérité n'y biaiſe point ; & l'Auteur
paroît ferme dans les preuves qu'il
avance.
MONSIEUR ,
Les fervices que vous avez rendus a
Phumanité , font trop connus de tout
le monde pour que j'eufſe jamais penfé
a multiplier vos admirateurs , en publiant
les fuccès heureux & conftans
que j'éprouve parvotre méthode de tailler
, fi je n'avois vû dans le Mercure
de France du mois de Février dernier ,
& dans la feuille Périodique de cette
Ville du vingt-cinq du même mois ,
une Lettre du fieur Dumont le Fils
Chirurgien de Bruxelles , à M. le Cat ,
par laquelle il ſemble vouloir décréditer
votre méthode , en difant que fon
,
Giv
152 MERCURE DE FRANCE.
Père avoit taillé un Garçon de vingt
ans , dont le Père périt il y a quatre
ans dans l'eſpace de trois à quatre jours
fous le tranchant du Lithotome caché ,
qui lui avoit cauſé une hémorragie interne
, dont toute la veſſie avoit été
remplie ainſi que le baffin , &c .
Je ſuis d'autant plus autorisé , Monſieur
, à relever cette expreſſion , que de
douze Sujets que j'ai taillés en me conformant
à votre méthode , c'eſt le ſeul
qui me foit mort , & dont le Sr Dumont
parle ; mais il n'a point péri d'hémorragie
, comme il le prétend ; l'adhérence
de la pierre à la veſſie en doit être ſeule
réputée la cauſe, puiſqu'à l'ouverture du
cadavre , j'ai trouvé une couche de la
pierre encore incruſtée à la veſſie racornie
qui la contenoit. Tous les Lithotomiſtes
qui ont rencontré ces fortes de
pierres adhérentes , ſçavent qu'il eſt
prèſqu'impoſſible que le malade furvive
aux recherches , prèſque toujours
multipliées dans ces fortes de cas , pour
faifir la pierre & aux tiraillemens inévitables
pour l'extraire , ce qui ne peut
que tourmenter la veffie & attirer une
foule d'accidens mortels , qui ſeuls l'ont
fait périr cinq jours après , & non pas
la prétendue hémorragie , comme le dit
JUIN. 1763. 133
le Sr Dumont , car il ne perdit pas plus
de quatre à cinq onces de ſang ; &
c'eſt auſſi ſans aucun fondement , qu'il
a avancé que toute la veffie ainſi que
le baffin avoient été remplis de fang ,
comme pluſieurs de mes Confrères qui
étoient préfens à cette opération , &
à l'ouverture du cadavre peuvent le
certifier.
و
Le nombre des Chirurgiens qui taillent
aujourd'hui en France & dans
toute l'Europe par votre instrument
prouve miet que tout ce que je pourrois
dire , la bonté de votre méthode.
Je les ai éxaminées toutes , && ce
n'eſt qu'après cet éxamen réfléchi , que
j'ai donné la préférence à la vôtre ,
tout y eſt ſimple , tout y eſt facile à
quiconque ſcait un peu manier les inftrumens
de Chirurgie , & les ſuccès
font conſtans pour tout le monde. Le
Sr Dumont a donc tort de chercher à
la décrier en feignant d'ignorer mes fuccès
, & en m'imputant une hémorragie
que je n'ai pas eue , lui qui doit ſçavoir
que j'opère en préſence de quantité de
perſonnes de l'Art , & que je penſe en
cela bien différemment de certains Opérateurs
, qui ferment éxactement la
porte ,& ne font leurs opérations qu'em
1
Gv
154 MERCURE DE FRANCE.
cachette , fans doute pour ne pas rendre
trop familière la méthode dont ils paroiffent
fi enthouſiaſmés , ou pour que l'on
ignore dans le Public le nom & la demeure
de leurs opérés , qu'il leur importe
peut-être beaucoup de cacher
pour mettre leur réputation à couvert ,
ou pour s'en faire une aux dépens de la
vérité.
J'ai l'honneur d'être , &c.
J. DE GRAVE , Chirurgien & Lithotomiſte
penſionné.
Bruxelles , ce 26Avril 1763 .
l'Auteur du Mercure.
MONSIEUR,
Il eſt de mon état de mépriſer toute
impoſture qui me feroit perfonnelle ,
mais il m'importe plus qu'à tout autre
JUIN. 1763. 151
d'employer les armes qui peuvent la
détruire , lorſqu'elle donne le change
au bien public. La Lettre d'un certain
Lithotomiſte de Bruxelles à M. le Cat
de Rouen , inférée dans votre Journal
du mois de Février 1763 , page 114 ,
eſt exactement de cette eſpéce. Son
apparition affectée dans pluſieurs Ecrits
Périodiques , me l'ayant rendu ſuſpecte,
j'ai fait des perquifitions au pays de fon
invention ; voici la réponſe qu'on me
fait ; la vérité n'y biaiſe point ; & l'Auteur
paroît ferme dans les preuves qu'il
avance.
MONSIEUR ,
Les fervices que vous avez rendus a
Phumanité , font trop connus de tout
le monde pour que j'eufſe jamais penfé
a multiplier vos admirateurs , en publiant
les fuccès heureux & conftans
que j'éprouve parvotre méthode de tailler
, fi je n'avois vû dans le Mercure
de France du mois de Février dernier ,
& dans la feuille Périodique de cette
Ville du vingt-cinq du même mois ,
une Lettre du fieur Dumont le Fils
Chirurgien de Bruxelles , à M. le Cat ,
par laquelle il ſemble vouloir décréditer
votre méthode , en difant que fon
,
Giv
152 MERCURE DE FRANCE.
Père avoit taillé un Garçon de vingt
ans , dont le Père périt il y a quatre
ans dans l'eſpace de trois à quatre jours
fous le tranchant du Lithotome caché ,
qui lui avoit cauſé une hémorragie interne
, dont toute la veſſie avoit été
remplie ainſi que le baffin , &c .
Je ſuis d'autant plus autorisé , Monſieur
, à relever cette expreſſion , que de
douze Sujets que j'ai taillés en me conformant
à votre méthode , c'eſt le ſeul
qui me foit mort , & dont le Sr Dumont
parle ; mais il n'a point péri d'hémorragie
, comme il le prétend ; l'adhérence
de la pierre à la veſſie en doit être ſeule
réputée la cauſe, puiſqu'à l'ouverture du
cadavre , j'ai trouvé une couche de la
pierre encore incruſtée à la veſſie racornie
qui la contenoit. Tous les Lithotomiſtes
qui ont rencontré ces fortes de
pierres adhérentes , ſçavent qu'il eſt
prèſqu'impoſſible que le malade furvive
aux recherches , prèſque toujours
multipliées dans ces fortes de cas , pour
faifir la pierre & aux tiraillemens inévitables
pour l'extraire , ce qui ne peut
que tourmenter la veffie & attirer une
foule d'accidens mortels , qui ſeuls l'ont
fait périr cinq jours après , & non pas
la prétendue hémorragie , comme le dit
JUIN. 1763. 133
le Sr Dumont , car il ne perdit pas plus
de quatre à cinq onces de ſang ; &
c'eſt auſſi ſans aucun fondement , qu'il
a avancé que toute la veffie ainſi que
le baffin avoient été remplis de fang ,
comme pluſieurs de mes Confrères qui
étoient préfens à cette opération , &
à l'ouverture du cadavre peuvent le
certifier.
و
Le nombre des Chirurgiens qui taillent
aujourd'hui en France & dans
toute l'Europe par votre instrument
prouve miet que tout ce que je pourrois
dire , la bonté de votre méthode.
Je les ai éxaminées toutes , && ce
n'eſt qu'après cet éxamen réfléchi , que
j'ai donné la préférence à la vôtre ,
tout y eſt ſimple , tout y eſt facile à
quiconque ſcait un peu manier les inftrumens
de Chirurgie , & les ſuccès
font conſtans pour tout le monde. Le
Sr Dumont a donc tort de chercher à
la décrier en feignant d'ignorer mes fuccès
, & en m'imputant une hémorragie
que je n'ai pas eue , lui qui doit ſçavoir
que j'opère en préſence de quantité de
perſonnes de l'Art , & que je penſe en
cela bien différemment de certains Opérateurs
, qui ferment éxactement la
porte ,& ne font leurs opérations qu'em
1
Gv
154 MERCURE DE FRANCE.
cachette , fans doute pour ne pas rendre
trop familière la méthode dont ils paroiffent
fi enthouſiaſmés , ou pour que l'on
ignore dans le Public le nom & la demeure
de leurs opérés , qu'il leur importe
peut-être beaucoup de cacher
pour mettre leur réputation à couvert ,
ou pour s'en faire une aux dépens de la
vérité.
J'ai l'honneur d'être , &c.
J. DE GRAVE , Chirurgien & Lithotomiſte
penſionné.
Bruxelles , ce 26Avril 1763 .
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Résumé : LETTRE du Frère COSME à l'Auteur du Mercure.
Le frère Cosme adresse une missive à l'auteur du Mercure pour contester une lettre publiée en février 1763, attribuée à un lithotomiste bruxellois nommé Dumont. Cette lettre critique la méthode de lithotomie pratiquée par l'auteur du Mercure. Le frère Cosme, après avoir mené une enquête, réfute les accusations portées par Dumont. Il précise qu'un seul patient sur douze est décédé, non pas à cause d'une hémorragie comme le soutient Dumont, mais en raison de l'adhérence de la pierre à la vessie. Plusieurs confrères présents lors de l'opération corroborent cette explication. De Grave, l'auteur de la lettre, affirme que sa méthode est simple, efficace et largement adoptée par de nombreux chirurgiens en France et en Europe. Il accuse Dumont de tenter de discréditer sa méthode et de pratiquer ses opérations en secret afin de préserver sa réputation.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 155-161
MÉMOIRE sur une question Anatomique relative à la Jurisprudence ; dans lequel on établit les Principes pour distinguer à l'inspection d'un corps trouvé pendu, les signes du SUICIDE d'avec ceux de l'ASSASSINAT. Par M. LOUIS, Professeur Royal de Chirurgie, Censeur Royal, Chirurgien-consultant des Armées du Roi, &c. À Paris chez Cavelier, rue Saint Jacques, au lys d'or.
Début :
LE titre de cette Dissertation en annonce suffisamment l'objet : le supplice [...]
Mots clefs :
Corps, Crime, Chirurgien, Assassinat, Étranglement , Examen, Mémoire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MÉMOIRE sur une question Anatomique relative à la Jurisprudence ; dans lequel on établit les Principes pour distinguer à l'inspection d'un corps trouvé pendu, les signes du SUICIDE d'avec ceux de l'ASSASSINAT. Par M. LOUIS, Professeur Royal de Chirurgie, Censeur Royal, Chirurgien-consultant des Armées du Roi, &c. À Paris chez Cavelier, rue Saint Jacques, au lys d'or.
MÉMOIRE fur, une queſtion Anatomique
relative à la Jurisprudence ;
dans lequel on établit les Principes
pour diftinguer à l'inspection d'un
corps trouvé pendu , les fignes du
SUICIDE d'avec ceux de l'ASSASSINAT.
Par M. LOUIS , Professeur
Royal de Chirurgie , Cenfeur Royal,
Chirurgien-confultant des Armées du
Roi , &c. A Paris chez Cavelier ,
rue Saint Jacques , au lys d'or.
LEE titre de cette Differtation en annonce
fuffisamment l'objet : le fupplice
d'un père , accuſé d'avoir étranglé fon
fils , en a été le motif; la fûreté des
citoyens , l'inſtruction des gens de l'art ,
la certitude des jugemens à prononcer
dans de pareilles affaires , en feront le
fruit ; & l'Auteur ne defire pour la récompenſe
de ſon travail , que de pouvoir
empêcher quelqu'un de commettre
le crime dans la crainte de la conviction ,
&un innocent d'en être accuſé.
La méchanceté des hommes les
Gvj
156 MERCURE DE FRANCE.
rendus induſtrieux juſques dans le crime,
& pour ſe ſouſtraire aux peines capitales
que mérite un affaffinat, ils ont quelquefois
cherché à le faire méconnoître , en
pendant la perſonne qu'ils avoient fait
mourir par une autre voie. Il s'agit donc
de ſavoir fi un homme , trouvé pendu ,
l'a été vivant, ou après ſa mort. M. Louis
prouve par deux obſervations , qui ne
laiſſent aucun doute ſur cette queſtion ,
qu'un examen éclairé & judicieux peut
empêcher l'impunité des coupables , &
que la mémoire du mort ne foit tachée
d'infamie fur les apparences trompeuſes
du fuicide .
L'absence des ſignes qui caractériſent
la ſtrangulation , fuffit pour faire connoître
qu'une perſonne n'a pas été
étranglée mais il reſte un point plus
difficile à réfoudre ; c'eft de déterminer ,
lorſque l'étranglement aura réellement
cauſe la mort , ſi elle a été volontaire
ou l'effet d'une violence extérieure.
Pour approfondir cette feconde queftion
, fi triſte dans fon objet , & néanmoins
fi utile aux intérêts de la ſociété ,
P'Auteur n'a négligé aucun moyen d'inf
truction ; il a fait des recherches dans
pluſieurs Auteurs , dont la doctrine paroît
lui être très-familière , tels qu'AmJUIN.
1763 . 157
broise Paré , Fortunatus Fidelis , Zacchias
, Benedicti , Nymman , Alberti ,
Garmann , Riolan , Bohnius , Devaux,
&c. Il examine les différentes defcriptions
qu'ils ont données de l'état des
pendus , & des cauſes de leur mort.
Pour jugeravec connoiſſance de cauſe
des différentes opinions de ces Auteurs
célèbres , M. Louis a fait des expériences
fur les cadavres humains & fur des animaux
vivans ; il a établi des correfpondances
dans de grandes villes ; il a confulté
de vive voix l'Exécuteur de la Juftice
, afin de ſe procurer par toutes les
voies poffibles les lumières néceſſaires
fur le point effentiel de cette importante
difcuffion .
Nous ne rapporterons pas ici la diftinction
que l'Auteur établit entre les
fignes invariables de l'étranglement &
les divers effets qui en réſultent , fuivant
la variété de l'impreſſion des caufes qui
peuvent produire le même genre de
mort. Ce tableau , qui feroit hideux dans
notre Extrait , ſe voit ſans répugnance
dans le Mémoire de M. Louis , par l'intérêt
que les Lecteurs y prennent. Il eſt
prouvé que les gens qui ſe pendent euxmêmes
, meurent purement & fimplement
Apoplectiques , par la comprefion
1
158 MERCURE DE FRANCE.
quela corde fait ſur les veines jugulaires;
&que ceux qui ont été pendus violemment,
portent les impreſſions des violences
qu'ils ont fouffertes. Ces impreffions
font différentes , ſuivant la diverſité
des cas. Le Chirurgien obligé
de faire un rapport en Juſtice , ne doit
pas ſe contenter d'un examen fuperficiel,
& dreffer fon procès-verbal d'après le
fimple témoignage de ſes yeux. Pour
ſavoir réellement s'il n'y a pas eu affaffinat
, il faut difféquer exactement les
parties , afin de prononcer avec certitude
fur l'état des vertebres , des cartilages &
des muſcles. Il convient même de remettre
la corde dans le fillon qu'elle a
tracé , pour juger de la diminution plus
ou moins grande du diamètre du col ,
& ſavoir fi la direction de ce fillon prouve
que la ſuſpenſion a été cauſe de la mort,
ou poſtérieure à la perte de la vie. Pourquoi
, dit M. Louis , pourquoi négliger
en ce cas le principe reçu généralement,
& qu'on ſe garderoit d'omettre dans
d'autres circonstances moins difficiles
qui eſt de repréſenter l'inſtrument à la
playe , pour juger de l'une par l'autre ?
Il eſt principalement eſſentiel de bien
examiner s'il n'y a pas deux impreffions
au col , l'une circulaire & tout-a-fait
,
r JUIN. 1763 . 159
horizontale , faite par la torfion fur le
Sujet vivant; & l'autre fans meurtriffure,
dans une diſpoſition oblique vers le
noeud , laquelle auroit été l'effet de la
fufpenfion après la mort. Il ſeroit en
effet bien difficile , comme l'Auteur le
remarquejudicieuſement,qu'un homme
en fit mourir un autre en le pendant ;
cela demande trop d'appareil: il eſt plus
commun de commencer par l'étranglement
; on fufpend le corps après , pour
tâcher de faire méconnoître le genre de
crime ; c'eſt une action réfléchie qui
fuit le mouvement violent qui avoit
porté à l'affaffinat. Le crime laiſſe ordinairement
des traces qui le décélent ;
M. Louis en donne la preuve par deux
obſervations importantes , dont le récit
eſt curieux & néceſſaire , quoiqu'il faſſe
frémir l'humanité : dans l'une , un père
a étranglé fon fils; dans l'autre , un fils
a été l'aſſaffin de fon père, corps à corps,
avec des circonstances qui auroient pu
être équivoques , & favorifer l'impunité
des criminels à la charge des innocens.
Enfin il eſt certain que c'eſt le rapport
qui conſtate la nature du délit ; ce
premier jugement devient ſouvent la
règle unique de l'application des loix
160 MERCURE DE FRANCE.
vengereſſes des crimes : les Magiſtrats
les plus éclairés peuvent être induits à
commettre l'injuſtice la plus affreuſe
par un mauvais rapport. La Differtation
de M. Louis nous paroît capable de prévenir
des cas auſſi facheux , dont malheureuſement
il n'y a que trop d'exemples.
Il ſeroit à ſouhaiter que les principes
qu'il a donnés ne fuſſent ignorés
d'aucun Chirurgien , que tous les Juges.
en euffent connoiſſance , & que les
Officiers de Juſtice chargés de l'examen
des circonstances acceſſoires , tels que
font les lieux , la poſition du corps , les
moyens de deftruction , & tout ce qui
a pû concourir à leur effet , viſſent dans
l'ouvrage dont nous parlons , de quelle
importance eſt l'exactitude de leur procès
- verbal. La règle eſſentielle de ce
premier jugement , commune à toute
eſpèce de raifonnement , eſt de ne pas
conclurre affirmativement d'après les
choſes ſimplement poffibles , & de ne
pas établir fur des témoignages équivoques
, des points de fait dont l'impoffibilité
ſeroit démontrée à des hommes
plus éclairés ou plus attentifs . Les bornes
d'un Extrait ne nous permettent pas de
rapporter les vues philofophiques de
l'Auteur à l'égard de ceux qui attentent
JUIN. 1763 . 161
eux-mêmes à leur vie. Il indique les ſecours
qui leur conviennent , lorſqu'il en
eſt encore temps ; & ce qu'il avance
contre les préjugés reçus, ne paroît choquer
l'opinion de perſonne. On voit
ici l'empire de la Raifon, & l'on ſe joint
volontiers à l'Auteur dans l'hommage
qu'il rend à la Philofophie & aux Arts ,
dont les progrès nous font enviſager ,
au profit de l'humanité , pluſieurs objets
ſous des aſpects plus raisonnables que
nos pères ne les avoient apperçus .
relative à la Jurisprudence ;
dans lequel on établit les Principes
pour diftinguer à l'inspection d'un
corps trouvé pendu , les fignes du
SUICIDE d'avec ceux de l'ASSASSINAT.
Par M. LOUIS , Professeur
Royal de Chirurgie , Cenfeur Royal,
Chirurgien-confultant des Armées du
Roi , &c. A Paris chez Cavelier ,
rue Saint Jacques , au lys d'or.
LEE titre de cette Differtation en annonce
fuffisamment l'objet : le fupplice
d'un père , accuſé d'avoir étranglé fon
fils , en a été le motif; la fûreté des
citoyens , l'inſtruction des gens de l'art ,
la certitude des jugemens à prononcer
dans de pareilles affaires , en feront le
fruit ; & l'Auteur ne defire pour la récompenſe
de ſon travail , que de pouvoir
empêcher quelqu'un de commettre
le crime dans la crainte de la conviction ,
&un innocent d'en être accuſé.
La méchanceté des hommes les
Gvj
156 MERCURE DE FRANCE.
rendus induſtrieux juſques dans le crime,
& pour ſe ſouſtraire aux peines capitales
que mérite un affaffinat, ils ont quelquefois
cherché à le faire méconnoître , en
pendant la perſonne qu'ils avoient fait
mourir par une autre voie. Il s'agit donc
de ſavoir fi un homme , trouvé pendu ,
l'a été vivant, ou après ſa mort. M. Louis
prouve par deux obſervations , qui ne
laiſſent aucun doute ſur cette queſtion ,
qu'un examen éclairé & judicieux peut
empêcher l'impunité des coupables , &
que la mémoire du mort ne foit tachée
d'infamie fur les apparences trompeuſes
du fuicide .
L'absence des ſignes qui caractériſent
la ſtrangulation , fuffit pour faire connoître
qu'une perſonne n'a pas été
étranglée mais il reſte un point plus
difficile à réfoudre ; c'eft de déterminer ,
lorſque l'étranglement aura réellement
cauſe la mort , ſi elle a été volontaire
ou l'effet d'une violence extérieure.
Pour approfondir cette feconde queftion
, fi triſte dans fon objet , & néanmoins
fi utile aux intérêts de la ſociété ,
P'Auteur n'a négligé aucun moyen d'inf
truction ; il a fait des recherches dans
pluſieurs Auteurs , dont la doctrine paroît
lui être très-familière , tels qu'AmJUIN.
1763 . 157
broise Paré , Fortunatus Fidelis , Zacchias
, Benedicti , Nymman , Alberti ,
Garmann , Riolan , Bohnius , Devaux,
&c. Il examine les différentes defcriptions
qu'ils ont données de l'état des
pendus , & des cauſes de leur mort.
Pour jugeravec connoiſſance de cauſe
des différentes opinions de ces Auteurs
célèbres , M. Louis a fait des expériences
fur les cadavres humains & fur des animaux
vivans ; il a établi des correfpondances
dans de grandes villes ; il a confulté
de vive voix l'Exécuteur de la Juftice
, afin de ſe procurer par toutes les
voies poffibles les lumières néceſſaires
fur le point effentiel de cette importante
difcuffion .
Nous ne rapporterons pas ici la diftinction
que l'Auteur établit entre les
fignes invariables de l'étranglement &
les divers effets qui en réſultent , fuivant
la variété de l'impreſſion des caufes qui
peuvent produire le même genre de
mort. Ce tableau , qui feroit hideux dans
notre Extrait , ſe voit ſans répugnance
dans le Mémoire de M. Louis , par l'intérêt
que les Lecteurs y prennent. Il eſt
prouvé que les gens qui ſe pendent euxmêmes
, meurent purement & fimplement
Apoplectiques , par la comprefion
1
158 MERCURE DE FRANCE.
quela corde fait ſur les veines jugulaires;
&que ceux qui ont été pendus violemment,
portent les impreſſions des violences
qu'ils ont fouffertes. Ces impreffions
font différentes , ſuivant la diverſité
des cas. Le Chirurgien obligé
de faire un rapport en Juſtice , ne doit
pas ſe contenter d'un examen fuperficiel,
& dreffer fon procès-verbal d'après le
fimple témoignage de ſes yeux. Pour
ſavoir réellement s'il n'y a pas eu affaffinat
, il faut difféquer exactement les
parties , afin de prononcer avec certitude
fur l'état des vertebres , des cartilages &
des muſcles. Il convient même de remettre
la corde dans le fillon qu'elle a
tracé , pour juger de la diminution plus
ou moins grande du diamètre du col ,
& ſavoir fi la direction de ce fillon prouve
que la ſuſpenſion a été cauſe de la mort,
ou poſtérieure à la perte de la vie. Pourquoi
, dit M. Louis , pourquoi négliger
en ce cas le principe reçu généralement,
& qu'on ſe garderoit d'omettre dans
d'autres circonstances moins difficiles
qui eſt de repréſenter l'inſtrument à la
playe , pour juger de l'une par l'autre ?
Il eſt principalement eſſentiel de bien
examiner s'il n'y a pas deux impreffions
au col , l'une circulaire & tout-a-fait
,
r JUIN. 1763 . 159
horizontale , faite par la torfion fur le
Sujet vivant; & l'autre fans meurtriffure,
dans une diſpoſition oblique vers le
noeud , laquelle auroit été l'effet de la
fufpenfion après la mort. Il ſeroit en
effet bien difficile , comme l'Auteur le
remarquejudicieuſement,qu'un homme
en fit mourir un autre en le pendant ;
cela demande trop d'appareil: il eſt plus
commun de commencer par l'étranglement
; on fufpend le corps après , pour
tâcher de faire méconnoître le genre de
crime ; c'eſt une action réfléchie qui
fuit le mouvement violent qui avoit
porté à l'affaffinat. Le crime laiſſe ordinairement
des traces qui le décélent ;
M. Louis en donne la preuve par deux
obſervations importantes , dont le récit
eſt curieux & néceſſaire , quoiqu'il faſſe
frémir l'humanité : dans l'une , un père
a étranglé fon fils; dans l'autre , un fils
a été l'aſſaffin de fon père, corps à corps,
avec des circonstances qui auroient pu
être équivoques , & favorifer l'impunité
des criminels à la charge des innocens.
Enfin il eſt certain que c'eſt le rapport
qui conſtate la nature du délit ; ce
premier jugement devient ſouvent la
règle unique de l'application des loix
160 MERCURE DE FRANCE.
vengereſſes des crimes : les Magiſtrats
les plus éclairés peuvent être induits à
commettre l'injuſtice la plus affreuſe
par un mauvais rapport. La Differtation
de M. Louis nous paroît capable de prévenir
des cas auſſi facheux , dont malheureuſement
il n'y a que trop d'exemples.
Il ſeroit à ſouhaiter que les principes
qu'il a donnés ne fuſſent ignorés
d'aucun Chirurgien , que tous les Juges.
en euffent connoiſſance , & que les
Officiers de Juſtice chargés de l'examen
des circonstances acceſſoires , tels que
font les lieux , la poſition du corps , les
moyens de deftruction , & tout ce qui
a pû concourir à leur effet , viſſent dans
l'ouvrage dont nous parlons , de quelle
importance eſt l'exactitude de leur procès
- verbal. La règle eſſentielle de ce
premier jugement , commune à toute
eſpèce de raifonnement , eſt de ne pas
conclurre affirmativement d'après les
choſes ſimplement poffibles , & de ne
pas établir fur des témoignages équivoques
, des points de fait dont l'impoffibilité
ſeroit démontrée à des hommes
plus éclairés ou plus attentifs . Les bornes
d'un Extrait ne nous permettent pas de
rapporter les vues philofophiques de
l'Auteur à l'égard de ceux qui attentent
JUIN. 1763 . 161
eux-mêmes à leur vie. Il indique les ſecours
qui leur conviennent , lorſqu'il en
eſt encore temps ; & ce qu'il avance
contre les préjugés reçus, ne paroît choquer
l'opinion de perſonne. On voit
ici l'empire de la Raifon, & l'on ſe joint
volontiers à l'Auteur dans l'hommage
qu'il rend à la Philofophie & aux Arts ,
dont les progrès nous font enviſager ,
au profit de l'humanité , pluſieurs objets
ſous des aſpects plus raisonnables que
nos pères ne les avoient apperçus .
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Résumé : MÉMOIRE sur une question Anatomique relative à la Jurisprudence ; dans lequel on établit les Principes pour distinguer à l'inspection d'un corps trouvé pendu, les signes du SUICIDE d'avec ceux de l'ASSASSINAT. Par M. LOUIS, Professeur Royal de Chirurgie, Censeur Royal, Chirurgien-consultant des Armées du Roi, &c. À Paris chez Cavelier, rue Saint Jacques, au lys d'or.
Le mémoire de M. Louis, professeur royal de chirurgie, se concentre sur la distinction entre suicide et assassinat dans les cas de corps trouvés pendus. Motivé par une affaire judiciaire, M. Louis vise à assurer la sécurité des citoyens, la formation des professionnels de santé et la justesse des jugements. Il explore les méthodes utilisées par les criminels pour dissimuler les meurtres en pendant leurs victimes après les avoir tuées par d'autres moyens. Pour ce faire, il examine les travaux d'auteurs renommés en anatomie et médecine légale, effectue des expériences sur des cadavres humains et des animaux vivants, et consulte des experts. Le mémoire détaille les signes distinctifs de l'étranglement et les différences entre suicides et assassinats par pendaison, soulignant l'importance d'un examen minutieux du cou pour déterminer la cause exacte de la mort et éviter les erreurs judiciaires. M. Louis illustre ses propos par des cas réels où des crimes ont été déguisés en suicides. Il insiste sur le rôle crucial du rapport médical pour guider l'application des lois et prévenir les injustices. Le texte met en avant la nécessité de précision et de rigueur dans les rapports médicaux et judiciaires. La 'Differtation' de M. Louis est présentée comme un ouvrage capable de prévenir les erreurs judiciaires, souvent causées par des rapports inexacts. L'auteur souhaite que chirurgiens, juges et officiers de justice connaissent et appliquent les principes exposés, y compris l'exactitude des procès-verbaux et l'importance de ne pas conclure sur des bases possibles ou des témoignages équivoques. Le texte aborde également les vues philosophiques de l'auteur sur le suicide et l'impact positif de la philosophie et des arts sur la perception humaine.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
MÉMOIRE sur une question Anatomique relative à la Jurisprudence ; dans lequel on établit les Principes pour distinguer à l'inspection d'un corps trouvé pendu, les signes du SUICIDE d'avec ceux de l'ASSASSINAT. Par M. LOUIS, Professeur Royal de Chirurgie, Censeur Royal, Chirurgien-consultant des Armées du Roi, &c. À Paris chez Cavelier, rue Saint Jacques, au lys d'or.
4
p. 161-163
HOPITAL. DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
Début :
Trente-quatrième & trente-cinquième Traitements faits à l'Hôpital des Gardes Françoises [...]
Mots clefs :
Hôpital, Soldats, Gardes, Frictions
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HOPITAL. DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
HOPITAL
DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
Trente - quatrième & trente - cinquième
Traitemens faits à l'Hôpital des Gardes
Françoifes depuis fon Etabliſſement.
Noms des Soldats .
BELAMOUR ,
Parifien ,
Tardu ,
CadetGoffelin ,
t
Compagnies.
1
Guergorlay.
Daldart.
La Sône.
Chevalier,
162 MERCURE DE FRANCE,
Voiſemont , Colonelle.
Toucé , Mathan.
Dumont , Pronleroy.
Cheneau ,.. Viennay.
Vannier , Nolivos.
Fleur d'épine , Chatulé.
Sérion , d'Obſonville .
S. Jofeph , Mithon .
Fabvre , Marfay.
Bigot , Dampierre.
La Cour , d'Anterroche.
Cadet le grand , Pronleroy.
Lecomte ,
Liffant ,
Lafage ,
Lafortune ,
Gauffreſt ,
Rafilly.
Colonelle.
Rafilly.
Pronleroy.
Villers.
Rafilly . Violet,
Doré ,
Bar ,
Hulmé ,
Viennay.
Dampierre.
Mithon.
Ces vingt- cinq Soldats ont été traités
& radicalement guéris ; plufieurs d'entr'eux
avoient déja inutilement été traités
par la méthode des frictions.
JUI N. 1763 . 163
Par les Regiſtres des Hôpitaux des
'Armées du Roi pendant les deux dernières
campagnes , & les états envoyés
à Mgr le Duc de Choiseuil , ceux de
l'Hôpital des Gardes Françoiſes , & tous
ceux de vingt- cinq Hôpitaux militaires,
&de la Marine où l'on traite par ordre
du Roi les maladies vénériennes ,
par la ſeule méthode du ſieur Keyfer ,
il appert qu'il s'y eſt traité & guéri
juſqu'à cette époque fix mille cent quarante-
deux Soldats , Cavaliers , Dragons
; qu'il ne leur eſt arrivé aucun
accident ; que beaucoup de maladies fort
graves & anciennes qui avoient réfifté
à la méthode des frictions , ont cédé
à l'uſage des Dragées; & il paroît en général
que MM. les Chirurgiens Majors
de tous ces Hôpitaux font très-fatisfaits
par les éloges qu'ils en ont faits àMgr
le Duc de Choifent , à qui ils en ont
adreffé leurs Certificats. On rendra fucceſſivement
publics leurs témoignages
par la voie du Mercure.
1
DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
Trente - quatrième & trente - cinquième
Traitemens faits à l'Hôpital des Gardes
Françoifes depuis fon Etabliſſement.
Noms des Soldats .
BELAMOUR ,
Parifien ,
Tardu ,
CadetGoffelin ,
t
Compagnies.
1
Guergorlay.
Daldart.
La Sône.
Chevalier,
162 MERCURE DE FRANCE,
Voiſemont , Colonelle.
Toucé , Mathan.
Dumont , Pronleroy.
Cheneau ,.. Viennay.
Vannier , Nolivos.
Fleur d'épine , Chatulé.
Sérion , d'Obſonville .
S. Jofeph , Mithon .
Fabvre , Marfay.
Bigot , Dampierre.
La Cour , d'Anterroche.
Cadet le grand , Pronleroy.
Lecomte ,
Liffant ,
Lafage ,
Lafortune ,
Gauffreſt ,
Rafilly.
Colonelle.
Rafilly.
Pronleroy.
Villers.
Rafilly . Violet,
Doré ,
Bar ,
Hulmé ,
Viennay.
Dampierre.
Mithon.
Ces vingt- cinq Soldats ont été traités
& radicalement guéris ; plufieurs d'entr'eux
avoient déja inutilement été traités
par la méthode des frictions.
JUI N. 1763 . 163
Par les Regiſtres des Hôpitaux des
'Armées du Roi pendant les deux dernières
campagnes , & les états envoyés
à Mgr le Duc de Choiseuil , ceux de
l'Hôpital des Gardes Françoiſes , & tous
ceux de vingt- cinq Hôpitaux militaires,
&de la Marine où l'on traite par ordre
du Roi les maladies vénériennes ,
par la ſeule méthode du ſieur Keyfer ,
il appert qu'il s'y eſt traité & guéri
juſqu'à cette époque fix mille cent quarante-
deux Soldats , Cavaliers , Dragons
; qu'il ne leur eſt arrivé aucun
accident ; que beaucoup de maladies fort
graves & anciennes qui avoient réfifté
à la méthode des frictions , ont cédé
à l'uſage des Dragées; & il paroît en général
que MM. les Chirurgiens Majors
de tous ces Hôpitaux font très-fatisfaits
par les éloges qu'ils en ont faits àMgr
le Duc de Choifent , à qui ils en ont
adreffé leurs Certificats. On rendra fucceſſivement
publics leurs témoignages
par la voie du Mercure.
1
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Résumé : HOPITAL. DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
Le document relate un rapport sur les traitements administrés à l'Hôpital des Gardes Françaises pour des soldats atteints de maladies vénériennes. Il cite 25 soldats, dont les noms et compagnies sont répertoriés, qui ont été soignés et guéris grâce à la méthode du sieur Keyfer. Certains de ces soldats avaient précédemment été traités sans succès par la méthode des frictions. Selon les registres des hôpitaux des armées du roi et des états envoyés au Duc de Choiseul, 6 142 soldats, cavaliers et dragons ont été traités et guéris par cette méthode sans complications. Les chirurgiens majors des hôpitaux militaires et de la marine ont exprimé leur satisfaction et ont transmis leurs certificats au Duc de Choiseul, lesquels seront publiés dans le Mercure de France.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 164-165
COPIE de la Lettre de M. LERICHE, Chirurgien Major de l'Hôpital de STRASBOURG, à Mgr le Duc DE CHOISEUL, en date du 20 Janvier.
Début :
MONSIEUR, Je crois ne pouvoir me dispenser d'avoir l'honneur de rendre compte à votre [...]
Mots clefs :
Hôpital, Remède, Vénériens, Grandeur, Virus
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : COPIE de la Lettre de M. LERICHE, Chirurgien Major de l'Hôpital de STRASBOURG, à Mgr le Duc DE CHOISEUL, en date du 20 Janvier.
COPIE de la Lettre de M. LERICHE ,
Chirurgien Major de l'Hôpital de
STRASBOURG , à Mgr le Duc DE
CHOISEUL , en date du 20 Janvier.
1
1
ONSEIGNEUR ,
Je crois ne pouvoir me diſpenſer d'avoir
l'honneur de rendre compte à votre
Grandeur , que depuis le 22 de Novembre
que j'ai commencé de traiter les
Vénériens de cet Hôpital avec les dragées
de M. Keyfer , je ſuis très- fatisfait
des effets que ce reméde produit , en ce
qu'il s'ouvre promptement & fans aucun
effort, les iffues par leſquels le virus doit
fortir , & que ces effets diminuent d'abord
les ſymptômes de la maladie & les
font diſparoître enfuite dans uneſpacede
temps plus ou moins grand. C'eſt ceque
j'ai obſervé ſur pluſieurs qui ſont guéris
& fortis , comme fur d'autres qui fuivront
de près ces premiers , dans le nombre
deſquels il s'eſt trouvé des maladies
de toutes eſpéces & des mieux caractérifées.
Depuis plus de 30 ans , Monfei
JUIN. 1763 . 165
gneur , que j'exerce ma profeſſion dans
cet Hôpital , où l'on a toujours traité
beaucoup de Vénériens , je dois dire à
votre Grandeur , que je n'ai point trouvéde
remédes , dont les opérations fufſent
ſi bien ſuivies & fi bien réglées ,
& c'eſt là certainement un grand préjugé
pour la fureté &la folidité de ces
cures ; car on eft bien aiſe de voir
agir un reméde quelconque , toutes les
fois qu'il eſt queſtion de détruire un vice
connu , & nous ne ſommes jamais fi
inquiets ſur les événemens , que lorſque
les effets ne ſe montrent pas bien , ou
même lorſqu'ils font retardés. C'eſt ici
tout le contraire , & c'eſt cette raifon
qui m'a fait bien augurer de ce reméde
la première fois que je l'ai mis en ufage
à cet Hôpital , pour en faire l'épreuve .
Ceux qui font fortis de même que ceux
qui vont fortir inceſſamment , ont conſervé
leurs forces , & on ne diroit pas à
les voir qu'ils viennent de paſſer par les
remédes.
Je ſuis avec reſpect .
Signé LE RICHE .
Chirurgien Major de l'Hôpital de
STRASBOURG , à Mgr le Duc DE
CHOISEUL , en date du 20 Janvier.
1
1
ONSEIGNEUR ,
Je crois ne pouvoir me diſpenſer d'avoir
l'honneur de rendre compte à votre
Grandeur , que depuis le 22 de Novembre
que j'ai commencé de traiter les
Vénériens de cet Hôpital avec les dragées
de M. Keyfer , je ſuis très- fatisfait
des effets que ce reméde produit , en ce
qu'il s'ouvre promptement & fans aucun
effort, les iffues par leſquels le virus doit
fortir , & que ces effets diminuent d'abord
les ſymptômes de la maladie & les
font diſparoître enfuite dans uneſpacede
temps plus ou moins grand. C'eſt ceque
j'ai obſervé ſur pluſieurs qui ſont guéris
& fortis , comme fur d'autres qui fuivront
de près ces premiers , dans le nombre
deſquels il s'eſt trouvé des maladies
de toutes eſpéces & des mieux caractérifées.
Depuis plus de 30 ans , Monfei
JUIN. 1763 . 165
gneur , que j'exerce ma profeſſion dans
cet Hôpital , où l'on a toujours traité
beaucoup de Vénériens , je dois dire à
votre Grandeur , que je n'ai point trouvéde
remédes , dont les opérations fufſent
ſi bien ſuivies & fi bien réglées ,
& c'eſt là certainement un grand préjugé
pour la fureté &la folidité de ces
cures ; car on eft bien aiſe de voir
agir un reméde quelconque , toutes les
fois qu'il eſt queſtion de détruire un vice
connu , & nous ne ſommes jamais fi
inquiets ſur les événemens , que lorſque
les effets ne ſe montrent pas bien , ou
même lorſqu'ils font retardés. C'eſt ici
tout le contraire , & c'eſt cette raifon
qui m'a fait bien augurer de ce reméde
la première fois que je l'ai mis en ufage
à cet Hôpital , pour en faire l'épreuve .
Ceux qui font fortis de même que ceux
qui vont fortir inceſſamment , ont conſervé
leurs forces , & on ne diroit pas à
les voir qu'ils viennent de paſſer par les
remédes.
Je ſuis avec reſpect .
Signé LE RICHE .
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Résumé : COPIE de la Lettre de M. LERICHE, Chirurgien Major de l'Hôpital de STRASBOURG, à Mgr le Duc DE CHOISEUL, en date du 20 Janvier.
Le chirurgien major de l'Hôpital de Strasbourg, M. Leriche, écrit au Duc de Choiseul le 20 janvier pour partager son expérience favorable avec les dragées de M. Keyfer dans le traitement des maladies vénériennes. Depuis le 22 novembre, il constate que ce remède facilite rapidement et sans difficulté l'évacuation du virus, réduisant ainsi les symptômes et conduisant à la guérison. Cette observation est validée sur plusieurs patients, y compris ceux souffrant de différentes formes bien définies de la maladie. Avec plus de 30 ans d'expérience à l'hôpital, M. Leriche affirme que ce remède est le plus efficace et le plus fiable qu'il ait utilisé. Les patients traités ne montrent pas de signes de faiblesse après le traitement, conservant leurs forces. En raison de cette efficacité rapide et visible, M. Leriche recommande vivement ce remède.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 166-167
COPIE de la Lettre de M. BERNIER, Chirurgien Major des Hôpitaux Militaires de BESANÇON à Mgr le Duc DE CHOISEUL, en date du 24 Février 1763.
Début :
MONSEIGNEUR, Les avantages que je reçois journellement du reméde de M. Keyser dans [...]
Mots clefs :
Remède, Hôpital, Usage
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texteReconnaissance textuelle : COPIE de la Lettre de M. BERNIER, Chirurgien Major des Hôpitaux Militaires de BESANÇON à Mgr le Duc DE CHOISEUL, en date du 24 Février 1763.
COPIE de la Lettre de M. BERNIER ,
Chirurgien Major des Hópitaux Militaires
de BESANÇON à Mgr le Duc
DE CHOISEUL , en date du 24 Février
1763 .
MONSEIGNEUR ,
Les avantages que je reçois journellement
du reméde de M. Keyfer dans
l'Hôpital dont j'ai l'honneur d'être chargé
, ne me permettent pas de différer
plus longtemps à vous en inſtruire. Je
m'acquitte de ce devoir avec d'autant
plus d'empreſſement , qu'il ne peut que
contribuer au bien des Sujets de S. M.
& rendre plus grand & plus efficace un
reméde , dont vous vous êtes rendu le
Protecteur pour le bien de l'humanité.
Le reméde dont il s'agit , mérite d'autant
plus d'éloges , qu'il a non-feulement
la vertu de guérir , mais encore , parce
que les Sujets qui en font uſage , le
ſupportent avec plus de facilité , en reçoivent
moins de fatigue , & ne font
point énervés ni défigurés , comme on a
pu l'obſerver par l'uſage des frictions.
4
JUIN. 1763 . 167
Au contraire , ils ſe trouvent en bon
état & propres à faire leurs ſervices au
fortir de l'Hôpital.
Je ſuis avec reſpect.
Signé BERNIER.
Chirurgien Major des Hópitaux Militaires
de BESANÇON à Mgr le Duc
DE CHOISEUL , en date du 24 Février
1763 .
MONSEIGNEUR ,
Les avantages que je reçois journellement
du reméde de M. Keyfer dans
l'Hôpital dont j'ai l'honneur d'être chargé
, ne me permettent pas de différer
plus longtemps à vous en inſtruire. Je
m'acquitte de ce devoir avec d'autant
plus d'empreſſement , qu'il ne peut que
contribuer au bien des Sujets de S. M.
& rendre plus grand & plus efficace un
reméde , dont vous vous êtes rendu le
Protecteur pour le bien de l'humanité.
Le reméde dont il s'agit , mérite d'autant
plus d'éloges , qu'il a non-feulement
la vertu de guérir , mais encore , parce
que les Sujets qui en font uſage , le
ſupportent avec plus de facilité , en reçoivent
moins de fatigue , & ne font
point énervés ni défigurés , comme on a
pu l'obſerver par l'uſage des frictions.
4
JUIN. 1763 . 167
Au contraire , ils ſe trouvent en bon
état & propres à faire leurs ſervices au
fortir de l'Hôpital.
Je ſuis avec reſpect.
Signé BERNIER.
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Résumé : COPIE de la Lettre de M. BERNIER, Chirurgien Major des Hôpitaux Militaires de BESANÇON à Mgr le Duc DE CHOISEUL, en date du 24 Février 1763.
Le 24 février 1763, M. Bernier, Chirurgien Major des Hôpitaux Militaires de Besançon, écrit au Duc de Choiseul pour vanter les mérites d'un remède de M. Keyfer. Ce remède, utilisé dans son hôpital, se distingue par son efficacité et sa bonne tolérance par les patients. À la différence des frictions traditionnelles, il ne provoque ni fatigue, ni irritation, ni défiguration. Les soldats traités peuvent rapidement reprendre leurs fonctions militaires. Bernier exprime sa satisfaction de pouvoir informer le Duc de Choiseul, protecteur de ce remède, afin de contribuer au bien-être des sujets du roi et de promouvoir un traitement bénéfique pour l'humanité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7
p. 167-171
LISTE de Messieurs les Médecins & Chirurgiens, Correspondans de M. KEYSER.
Début :
M. Imbert, Chancelier de la Faculté de Médecine, & Inspecteur des Hôpitaux [...]
Mots clefs :
Chirurgien, Médecin, Majors, Docteur, Correspondants
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texteReconnaissance textuelle : LISTE de Messieurs les Médecins & Chirurgiens, Correspondans de M. KEYSER.
LISTE de Meſſieurs les Médecins
& Chirurgiens , Correspondans de
M. KEYSER.
M. Imbert , Chancelier de la Faculté de
Médecine , & Inſpecteur des Hôpitaux
; M. Fournier, Médecin de l'Hôpital
du Roi ; M. Goulard , Chirurgien
major. àMontpellier.
M. le Cat , Ecuyer , & Secrétaire perpétuel
de l'Académie des Sciences.
àRouen.
Les RR. PP. de la Charité , & M. Marmion
, Médecin de l'Hôpital du Roi.
à Grenoble.
Les RR. PP. de la Charité , &M. Berthe,
ancien Chirurgien major.
àlaRochelle.
M. Razoux , Docteur en Médecine .
à Nîmes.
168 MERCURE DE FRANCE.
M. de Freſſiniat , Docteur en Médecine.
à Limoges.
M. Reliquet , Docteur en Médecine .
M. Piers , Docteur en Médecine .
M. Audirac , Docteur en Médecine.
M. Dourlen , Docteur en Médecine.
à Nantes.
à Troyes.
à Cambray.
à Saint Omer.
à Strasbourg .
à Landau.
à Breft.
M. le Riche , Chirurgien major.
M. Ravaton , Chirurgien major.
MM. Demontreux & Duval , Chirurgiens
majors.
M. Maret , Maître en Chirurgie .
à Dijon.
M. Rey, Maître en Chirurgie. à Lyon.
M. de la Plaine , Chirurgien ; M. de la
Fourcade , Chirurgien major.
à Bordeaux.
M. Baquié , & M. de la Marque , Maîtres
en Chirurgie. à Toulouse.
M. de la Peyre , Chirurgien major ; M. le
Page , Maître en Chirurgie. à Caen.
M. Guillon , Maître en Chirurgie.
àOrléans.
Μ.
JUIN. 1763. 169
M. Planque , Chirurgien major ; M. Warocquier
, Maître en Chirurgie.
àLille.
M. Buttet , Maître en Chirurgie .
à Estampes.
MM. Bongourd & Duval , Maîtres en
Chirurgie.
M. Dupont , Maître en Chirurgie .
à Saint-Malo.
à Rennes.
M. Chevreuil , Maître en Chirurgie.
àAngers.
MM. Toujean , freres , Chirurgiens &
Apothicaires. à l'Orient.
M. J. B. de la Marque , Maître en Chi
rurgie. à l'Isle de Rhé.
M. Bernier , Chirurgien major.
à Besançon.
MM. Beauregard & Michel , Chirurgiens
majors. à Perpignan.
M. Moffier , Chirurgien major.
àAvefne.
M. Majault , Chirurgien major.
àDouay.
M. Mirabel , Chirurgien major.
à Nancy,
MM. Paton & Deſvilliers , Maîtres en
Chirurgie. au Mans.
H
170 MERCURE DE FRANCE.
M. Carpentier , Maître en Chirurgie."
M. Pontiers , Chirurgien.
à Dunkerque.
à Aix en Provence.
M. Daffieu , Docteur en Médecine.
à Tarbes.
M. Douffin , Maître en Chirurgie.
à Xaint
M. Beauregard , Maître en Chirurgie.
à Avignon.
M. de la Haye , Chirurgien major.
àRochefort.
M. Durand , ancien Chirurgien major.
àArras.
M. Texereau , Maître en Chirurgie.
à Poitiers.
M. Rochebrun , Maître en Chirurgie..
à Ammerlerault.
M. Roux , Maître en Chirurgie .
M. Bourgeois , Maître en Chirurgie.
àMarseille,
àAmiens.
à Calais,
à Saumur.
M. de la Grave , & MM. les Chirurgiens
majors.
M. Barjolle , Docteur en Medecine.
JUIN. 1763 . 171
Pays étrangers .
M. le Docteur Cooper , Médecin.
à Londres.
M. Godineau , Chirurgien major.
àMadrid.
M. Acrell , Chirurgien major.
àStockolm.
MM. Guyot & Fine , Maîtres en Chià
Genève .
rurgie.
.M. Goddecharles , Maître en Chirurgie.
à Bruxelles .
M.le Fat , Docteur en Médecine.
àGand.
M. Naudinat , Chirurgien . à Cadix.
M. Breydel.
M. le Quai , Chirurgien major.
M. Pujoll.
à Bruges.
àBareith.
à Constantinople.
M. Chaſſaing , Chirurgien major au Fort
royal de la Martinique .
à la Martinique.
& Chirurgiens , Correspondans de
M. KEYSER.
M. Imbert , Chancelier de la Faculté de
Médecine , & Inſpecteur des Hôpitaux
; M. Fournier, Médecin de l'Hôpital
du Roi ; M. Goulard , Chirurgien
major. àMontpellier.
M. le Cat , Ecuyer , & Secrétaire perpétuel
de l'Académie des Sciences.
àRouen.
Les RR. PP. de la Charité , & M. Marmion
, Médecin de l'Hôpital du Roi.
à Grenoble.
Les RR. PP. de la Charité , &M. Berthe,
ancien Chirurgien major.
àlaRochelle.
M. Razoux , Docteur en Médecine .
à Nîmes.
168 MERCURE DE FRANCE.
M. de Freſſiniat , Docteur en Médecine.
à Limoges.
M. Reliquet , Docteur en Médecine .
M. Piers , Docteur en Médecine .
M. Audirac , Docteur en Médecine.
M. Dourlen , Docteur en Médecine.
à Nantes.
à Troyes.
à Cambray.
à Saint Omer.
à Strasbourg .
à Landau.
à Breft.
M. le Riche , Chirurgien major.
M. Ravaton , Chirurgien major.
MM. Demontreux & Duval , Chirurgiens
majors.
M. Maret , Maître en Chirurgie .
à Dijon.
M. Rey, Maître en Chirurgie. à Lyon.
M. de la Plaine , Chirurgien ; M. de la
Fourcade , Chirurgien major.
à Bordeaux.
M. Baquié , & M. de la Marque , Maîtres
en Chirurgie. à Toulouse.
M. de la Peyre , Chirurgien major ; M. le
Page , Maître en Chirurgie. à Caen.
M. Guillon , Maître en Chirurgie.
àOrléans.
Μ.
JUIN. 1763. 169
M. Planque , Chirurgien major ; M. Warocquier
, Maître en Chirurgie.
àLille.
M. Buttet , Maître en Chirurgie .
à Estampes.
MM. Bongourd & Duval , Maîtres en
Chirurgie.
M. Dupont , Maître en Chirurgie .
à Saint-Malo.
à Rennes.
M. Chevreuil , Maître en Chirurgie.
àAngers.
MM. Toujean , freres , Chirurgiens &
Apothicaires. à l'Orient.
M. J. B. de la Marque , Maître en Chi
rurgie. à l'Isle de Rhé.
M. Bernier , Chirurgien major.
à Besançon.
MM. Beauregard & Michel , Chirurgiens
majors. à Perpignan.
M. Moffier , Chirurgien major.
àAvefne.
M. Majault , Chirurgien major.
àDouay.
M. Mirabel , Chirurgien major.
à Nancy,
MM. Paton & Deſvilliers , Maîtres en
Chirurgie. au Mans.
H
170 MERCURE DE FRANCE.
M. Carpentier , Maître en Chirurgie."
M. Pontiers , Chirurgien.
à Dunkerque.
à Aix en Provence.
M. Daffieu , Docteur en Médecine.
à Tarbes.
M. Douffin , Maître en Chirurgie.
à Xaint
M. Beauregard , Maître en Chirurgie.
à Avignon.
M. de la Haye , Chirurgien major.
àRochefort.
M. Durand , ancien Chirurgien major.
àArras.
M. Texereau , Maître en Chirurgie.
à Poitiers.
M. Rochebrun , Maître en Chirurgie..
à Ammerlerault.
M. Roux , Maître en Chirurgie .
M. Bourgeois , Maître en Chirurgie.
àMarseille,
àAmiens.
à Calais,
à Saumur.
M. de la Grave , & MM. les Chirurgiens
majors.
M. Barjolle , Docteur en Medecine.
JUIN. 1763 . 171
Pays étrangers .
M. le Docteur Cooper , Médecin.
à Londres.
M. Godineau , Chirurgien major.
àMadrid.
M. Acrell , Chirurgien major.
àStockolm.
MM. Guyot & Fine , Maîtres en Chià
Genève .
rurgie.
.M. Goddecharles , Maître en Chirurgie.
à Bruxelles .
M.le Fat , Docteur en Médecine.
àGand.
M. Naudinat , Chirurgien . à Cadix.
M. Breydel.
M. le Quai , Chirurgien major.
M. Pujoll.
à Bruges.
àBareith.
à Constantinople.
M. Chaſſaing , Chirurgien major au Fort
royal de la Martinique .
à la Martinique.
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Résumé : LISTE de Messieurs les Médecins & Chirurgiens, Correspondans de M. KEYSER.
Le document énumère les correspondants médicaux de M. Keyser, répartis en France et à l'étranger. En France, les correspondants incluent M. Imbert, chancelier de la Faculté de Médecine et inspecteur des hôpitaux à Montpellier, ainsi que M. le Cat, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences à Rouen. D'autres correspondants notables se trouvent à Grenoble, La Rochelle, Nantes, Dijon, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Caen, Orléans, Lille, et plusieurs autres villes françaises. À l'étranger, des correspondants sont mentionnés à Londres, Madrid, Stockholm, Genève, Bruxelles, Gand, Cadix, Bruges, Bareith, Constantinople, et la Martinique. Chaque entrée spécifie le titre et la ville de résidence de chaque correspondant.
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