Auteur du texte (3)
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Résultats : 3 texte(s)
1
p. 11-22
ODE.
Début :
Vous, qui guidez nos pas au Temple de la Gloire, [...]
Mots clefs :
Gloire, Maroc, Louis, Ambassadeurs, Siam, Univers, Regards , Maure, Terre, Rois
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texteReconnaissance textuelle : ODE.
ODE. vOus
,
quiguideznos pasau
Temple de la Gloire,
fous ,
sans qui les Mortels font
d'impuissansefforts,
Sçavantes FillesdeMemoire,
Inspireznousicyvoscelstestransports.
On nousa veussans crainte au milieu
des alarmes
Faire entendre nos voix parmy le
bruit des armes,
Et chanterles combats du plus grand
des Vainqueurs.
Pourrions-nous demeurer dans u
honteux silence ,
J>)uand les Peuples surpris de
~j
magnificence
Viennent de toutes parts admirer~s
grandeurs?
9
C'estpeu qu'Alger tremblant, qt
Genes confonduë
,
Viennent à ses genlH." soumette
leurfierté;
c'est peu que l'Europe éperduë
Ait veu mille Ennemis implorer
bonté. ,
L OVIS, de ces ingrats dédaignat
les hommages
Demande à l'Univers de plus beau
témoignages
j^ue ceux que la frayeur~& le troi
ble ontformez.
Il veut dessentimens & d'amour
dejl'me.
;tej de voui- qu'ilAttend ce tribut
légitime
»
Peuples , quesa valeur n'a jamais
alarme'{;
~s
si-tostqu'avec centvoix laprompte
Messagere
Faitpar tout retentirsesfaits prodigieux,
De l'un & de l'autre hemisphere
chacun vient contempler ce Heros
glorieux.
Dans ces brulans Climats où bornant
sa carriere ( lumiere,
LeSoleilva dans l'onde éteindre sa
Le More * impatient ne peut plus
s'arrester.
il part,ilfend les eaux d'unecourse
rapide,
* LesAmbassadeurs de Maroc.
Et surpris à l'afpecl de ce nouvk
Alcide
Ilprefere , LOVIS,au Fils de Iupite,
~9
Sortez, *fiers Habitans des Çh
mats de l'Aurore,
Traversez pour le voir le vasteseir
des Mers,
Et vous direz avec le More
£)ue vous n'avez rien veu d'éga,
en l'Univers.
Le pompeux appareil desa gloire e.
datante
,
Son ejjritJsa honté,passeront vostre
attente,
Surson augustefront vous lirez ses
hautsfaits,
Vous verrez cette main qui lance le
Tonnerre,
* Les Ambassadeurs deSiam.
Afris avoircalmé les fureurs de la
Guerre,
Versermille faveurs dans lesein de
la Paix.
Quelspectacle déjàsurleborddela
Seine!
le vous vois observer ces Palais I.
orgueilleux,
2. Ces Rivages 3. & cette Plaine
Où Mars 4. offre un a7Jle au Soldat
malheureux. ( conde
Cette grande Citési belle~&sife-
I. Le Louvre, le College des
Quatre-Nations, &c.
2.. La Seine au sortirde Paris est
une des plusbelles choses du
vieilde.»
3. La Plaine de Grenelle.
4. L'Hôtel des Invalides.
Paris, vous paroist moins une Ville
qu'un Monde;
Cent miracles divers s'offrent de toutes
parts,
D'Archimedes 5. nouveaux une
Troupeéclairéey
Vous fait porter les yeux dans la
voûte Azurée
Où des feux 6. inconnus brillent à
vos regards.
~a
Tarmy tant de beautez que rien
ne vous arreste ,
N'yfixez,pas long-temps vos regards
curieux.
CequeVersailles vous appreste
5. L'Observatoire.
6. On fitvoir aux Ambassadeurs
de Siam les deux Satellites qu'on
a découvertsdepuis peu.
N'estpas moinssurprenant que le
Palais des Dieux.
Ce Louvre , ces lardins, ces Figures
charmantes,
Ces Travaux , ce Canal, ces Ondes
jaillissantes,
Ces Concerts, tout enchante en cet
heureuxséjour.
L'art tout puissanty sçait applanir
les Montagnes,
Etfait naistre des fleurs au milieu
desCampagnes
Où n'en pourroit formerle belAstre
du jour.
~3»
Maissi tout charme icyvosyeux
& vos oreilles, (ébloüis
,
Si dans ce beau séiour vous estes
A l'aspect de tant de merveilles,
J>)ue ne sera-ce point à l'aspect de
LOVIS?
HaflcT^vousd'approcher deson superbe
Trône,
Voyez à ses costez, & Minerve ~d
Bellone
Maintenir les beaux Arts dans un
parfait accord,
VIniufiice& l'erreur àsespieds encljainees,
Et toutes les Vertusparsa main couronnées,
Al'abrypourjamais des outrages du
Csi"r' e C'estainsiqu'adoré dans unepaix
profonde
Leplussage des Rois, le plus grand
des Mortels,
Salomon, vit la Terre& l'onde
AsahautesagesseéleverdesAutels.
Au bruit qn'en répandoitpar tout 14
Renommée
,
D'un genereux transport une Reyne
animée ( Etats.
Sortit pour l'admirer dufond deses
Quelseroit aujourd'huy l'excés de
safnrj'/ife,
Sises yeux pouvaientvoir ce que la
Terre éprise
Aprésunsi long âge admire en nos
Climats!
Mais quel troublesoudain
,
quelle
rnorne tristesse
Viennentforcer ("vos coeurs àpousser
dessoupirs
Tandis , qu'une viveallègresse
N'offre de tous costez que pompe &
que plaisirs?
Sans doute de LOFIS vostre ame
possedée
D'tt.1 trisse éloignement ne peutsouf
frir l'idée,
Vous quittez à regret des lieux si
pleins d'appas.
Mais un iuste devoir au retour nous
engage,
Et l'Asie a besoin de vostre témoignage
Pour croire des grandeurs qu'elle ne
comprendpas.
Allez, heureux témoins d'unesi
belle vie,
AuxyeuxdevojheVrinceentracer
le tableau,
lout l'orient brujle d'envie
D'apprendre le succés d'un voyage sibeau.
Etale7,, ces vertus> dont la vive
lumiere
Va d'un nouvel éclatembellir l'Inde
-
entiere,
Vous devez ce tresor à la pofleritéDe
rAugufte LOVIS éternisez la
gloire,
V9s noms avec le sien çonflcret
dans l'Histoire,
S'ouvriront un cheminàtimmortalité.
PRIERE POUR LE ROY.
Source éternelle de lumières
Seigneur, exauce ma priere l'invoque , ta bonté pour le plus
grand des Rois.
Répans toujours sur luy ta sagesse
profonde,
Et l'on ne verra riensur la terre c7
sur monde
Jj>ui nesoitfournisa tes loix.
Ce Prince qu'en tous lieux a suivy
la victoire,
Te consacretousses hauts faits ,
Et met son bonheur&sagloire
A te faire regner au coeur de ses
Sujets.
Quepourrions-nous ,
Seigneur, demander
davantage,
Sinon qu'aprés avoiraccomply ton
Ouvrage,
Tit ne l'abandonnesiamais ?
,
quiguideznos pasau
Temple de la Gloire,
fous ,
sans qui les Mortels font
d'impuissansefforts,
Sçavantes FillesdeMemoire,
Inspireznousicyvoscelstestransports.
On nousa veussans crainte au milieu
des alarmes
Faire entendre nos voix parmy le
bruit des armes,
Et chanterles combats du plus grand
des Vainqueurs.
Pourrions-nous demeurer dans u
honteux silence ,
J>)uand les Peuples surpris de
~j
magnificence
Viennent de toutes parts admirer~s
grandeurs?
9
C'estpeu qu'Alger tremblant, qt
Genes confonduë
,
Viennent à ses genlH." soumette
leurfierté;
c'est peu que l'Europe éperduë
Ait veu mille Ennemis implorer
bonté. ,
L OVIS, de ces ingrats dédaignat
les hommages
Demande à l'Univers de plus beau
témoignages
j^ue ceux que la frayeur~& le troi
ble ontformez.
Il veut dessentimens & d'amour
dejl'me.
;tej de voui- qu'ilAttend ce tribut
légitime
»
Peuples , quesa valeur n'a jamais
alarme'{;
~s
si-tostqu'avec centvoix laprompte
Messagere
Faitpar tout retentirsesfaits prodigieux,
De l'un & de l'autre hemisphere
chacun vient contempler ce Heros
glorieux.
Dans ces brulans Climats où bornant
sa carriere ( lumiere,
LeSoleilva dans l'onde éteindre sa
Le More * impatient ne peut plus
s'arrester.
il part,ilfend les eaux d'unecourse
rapide,
* LesAmbassadeurs de Maroc.
Et surpris à l'afpecl de ce nouvk
Alcide
Ilprefere , LOVIS,au Fils de Iupite,
~9
Sortez, *fiers Habitans des Çh
mats de l'Aurore,
Traversez pour le voir le vasteseir
des Mers,
Et vous direz avec le More
£)ue vous n'avez rien veu d'éga,
en l'Univers.
Le pompeux appareil desa gloire e.
datante
,
Son ejjritJsa honté,passeront vostre
attente,
Surson augustefront vous lirez ses
hautsfaits,
Vous verrez cette main qui lance le
Tonnerre,
* Les Ambassadeurs deSiam.
Afris avoircalmé les fureurs de la
Guerre,
Versermille faveurs dans lesein de
la Paix.
Quelspectacle déjàsurleborddela
Seine!
le vous vois observer ces Palais I.
orgueilleux,
2. Ces Rivages 3. & cette Plaine
Où Mars 4. offre un a7Jle au Soldat
malheureux. ( conde
Cette grande Citési belle~&sife-
I. Le Louvre, le College des
Quatre-Nations, &c.
2.. La Seine au sortirde Paris est
une des plusbelles choses du
vieilde.»
3. La Plaine de Grenelle.
4. L'Hôtel des Invalides.
Paris, vous paroist moins une Ville
qu'un Monde;
Cent miracles divers s'offrent de toutes
parts,
D'Archimedes 5. nouveaux une
Troupeéclairéey
Vous fait porter les yeux dans la
voûte Azurée
Où des feux 6. inconnus brillent à
vos regards.
~a
Tarmy tant de beautez que rien
ne vous arreste ,
N'yfixez,pas long-temps vos regards
curieux.
CequeVersailles vous appreste
5. L'Observatoire.
6. On fitvoir aux Ambassadeurs
de Siam les deux Satellites qu'on
a découvertsdepuis peu.
N'estpas moinssurprenant que le
Palais des Dieux.
Ce Louvre , ces lardins, ces Figures
charmantes,
Ces Travaux , ce Canal, ces Ondes
jaillissantes,
Ces Concerts, tout enchante en cet
heureuxséjour.
L'art tout puissanty sçait applanir
les Montagnes,
Etfait naistre des fleurs au milieu
desCampagnes
Où n'en pourroit formerle belAstre
du jour.
~3»
Maissi tout charme icyvosyeux
& vos oreilles, (ébloüis
,
Si dans ce beau séiour vous estes
A l'aspect de tant de merveilles,
J>)ue ne sera-ce point à l'aspect de
LOVIS?
HaflcT^vousd'approcher deson superbe
Trône,
Voyez à ses costez, & Minerve ~d
Bellone
Maintenir les beaux Arts dans un
parfait accord,
VIniufiice& l'erreur àsespieds encljainees,
Et toutes les Vertusparsa main couronnées,
Al'abrypourjamais des outrages du
Csi"r' e C'estainsiqu'adoré dans unepaix
profonde
Leplussage des Rois, le plus grand
des Mortels,
Salomon, vit la Terre& l'onde
AsahautesagesseéleverdesAutels.
Au bruit qn'en répandoitpar tout 14
Renommée
,
D'un genereux transport une Reyne
animée ( Etats.
Sortit pour l'admirer dufond deses
Quelseroit aujourd'huy l'excés de
safnrj'/ife,
Sises yeux pouvaientvoir ce que la
Terre éprise
Aprésunsi long âge admire en nos
Climats!
Mais quel troublesoudain
,
quelle
rnorne tristesse
Viennentforcer ("vos coeurs àpousser
dessoupirs
Tandis , qu'une viveallègresse
N'offre de tous costez que pompe &
que plaisirs?
Sans doute de LOFIS vostre ame
possedée
D'tt.1 trisse éloignement ne peutsouf
frir l'idée,
Vous quittez à regret des lieux si
pleins d'appas.
Mais un iuste devoir au retour nous
engage,
Et l'Asie a besoin de vostre témoignage
Pour croire des grandeurs qu'elle ne
comprendpas.
Allez, heureux témoins d'unesi
belle vie,
AuxyeuxdevojheVrinceentracer
le tableau,
lout l'orient brujle d'envie
D'apprendre le succés d'un voyage sibeau.
Etale7,, ces vertus> dont la vive
lumiere
Va d'un nouvel éclatembellir l'Inde
-
entiere,
Vous devez ce tresor à la pofleritéDe
rAugufte LOVIS éternisez la
gloire,
V9s noms avec le sien çonflcret
dans l'Histoire,
S'ouvriront un cheminàtimmortalité.
PRIERE POUR LE ROY.
Source éternelle de lumières
Seigneur, exauce ma priere l'invoque , ta bonté pour le plus
grand des Rois.
Répans toujours sur luy ta sagesse
profonde,
Et l'on ne verra riensur la terre c7
sur monde
Jj>ui nesoitfournisa tes loix.
Ce Prince qu'en tous lieux a suivy
la victoire,
Te consacretousses hauts faits ,
Et met son bonheur&sagloire
A te faire regner au coeur de ses
Sujets.
Quepourrions-nous ,
Seigneur, demander
davantage,
Sinon qu'aprés avoiraccomply ton
Ouvrage,
Tit ne l'abandonnesiamais ?
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Résumé : ODE.
Le poème célèbre les exploits et la grandeur du roi Louis XIV. Il commence par une invocation aux Muses pour inspirer le poète à chanter les victoires du roi. Le texte décrit les réactions des peuples et des nations face à la puissance et à la magnanimité de Louis XIV, notamment la soumission d'Alger et de Gênes, ainsi que l'admiration de l'Europe. Le roi est présenté comme un héros glorieux dont les exploits sont admirés dans le monde entier, y compris par les ambassadeurs du Maroc et de Siam. Le poème met en avant la beauté et la grandeur de Paris et de Versailles, soulignant les merveilles architecturales et artistiques présentes dans ces lieux. Des sites emblématiques comme le Louvre, l'Observatoire, et les jardins de Versailles sont mentionnés. Les ambassadeurs étrangers sont émerveillés par ces splendeurs et par la personne du roi lui-même, entouré de figures allégoriques telles que Minerve et Bellone, symbolisant respectivement la sagesse et la guerre. Le poème se conclut par une prière adressée à Dieu, demandant Sa protection et Sa sagesse pour le roi. Cette prière souhaite que les sujets vivent sous les lois divines et que le roi continue à régner avec justice et gloire. Les ambassadeurs sont invités à témoigner des grandeurs du roi en Asie, contribuant ainsi à perpétuer sa renommée et son immortalité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 86-91
SUR LA PRISE de Girone. Par Mr le D. de N. ODE.
Début :
Muses, sur la lyre éclatante, [...]
Mots clefs :
Gérone
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUR LA PRISE de Girone. Par Mr le D. de N. ODE.
SURLAPRISE
de Girone.
Par Mr le D. de N.
ODE.
Mttfes,surla lyreéclatante,
Oif vous celebrezles vainqueurs,
Chantezlavaleur triomphante
D'un heros ami des neufSoeurs.
Mêlezvosfleurstousjours nouvelles
,
A ces couronnes immortelles,
Dont Mars ceintsonfront glorieux.
Noaille iJJu d'unsang illustre
Vient <£ajoufler un nouveau
Inftre
A la gloire deses Ayeux.
Impatient an jourcelebre
Oui doitaffermirungrand Roy,
Je le voisprés des bords de Ebrs
Où sa valeurseme l'effroy.
Il marche;il attaque GitoneJ
Et déjasafoudre qui tonne,
Frappe ces orgueilleux remparts,
Pour lesalut de l'Iberie
,
Prodiguedesa belle vie
Il , vole au milieu des hazards.
En v~sin des rochers formidables,
Oui sembloient braverJupiter, *
Surses bataillons indomptables
Fontpleuvoir la flame ~& lefer.
En vainsous cent formes terribles,
Ces boulevars inaccessibles
da*nIsl y a des Autheurs qui croyent oue c'est
cette partie de TEipacrac
, que les
Geants furent foudroyez.
Presentent le trouble & la mort.
Jcane héros
)
quelle barriere
Pourroit de ton ardeurguerriere
Arrester le nobletransport ?
Gironesansestreeffrayée
Voittombersessuperbes Tours,
presque abatuë &foudroyée
Elle espere & combat tousjours.
A te resister obstinée
Elle croit desa destinée
Reculer les momens prescrits.
Elle osedeses mains rebelles
Former des barrieres nouvelles,
Etfaireun murdeses débris.
Mais qu'apperçoy-je ? lavictoire
Prête à volersous tes Drapeaux
Voit le fort jaloux de ta gloire,
Liguer&les vents èj- les eaux.
Le
Le Terdébordédansla plaine,
Oppose à l'ardeur qui t'entraine
Des monts liquides ~&lfottans.
Maisanimépar lesobstacles,
Tu flan par de nouveaux miracles,
Triompherdu fort &- dît tems.
Tu commandes,&tes cohortei
Promptes à marcher surtespas,
Franchisent ces murs & ceîportes,
Que viens defoudroyerton bras'.
Victime de sa resistance ,
Girone, qui craint ta vengeance,
Reconnoiftsa temerité.
Arrefle vainqueurmagnanime;
Elle cede au feu qui t'anime,
N'écouteplus quetabonté.
Elleadissipélesalarmes,
Où s'abandonnaient les vaincu<r,
Surpris dupouvoirde tesarmes ,
De tes hontezils sont confus.
Tel on vit ton illustrePere,
De[amantsajuste colere,
Charmer ceux qu'ilavoitsoumis.
Làmesme,ou tu cours à lagloire
,
Le plus douxfruit de sa victoire
Fut d'épargnerses ennemis.
Fils genereux que l'onadmire,
Et dans la Guerre & dans la
Paix.
Soustiendel'IberiqueEmpire,
Quels feront un jour tes hauts
faits!
Formesurdesages maximes,
Deses connoissances sublimes,
Minerve instruitsit ta valeur.
EnnaissantfameuxCapitaine,
Une entreprisesihautaine
Est l'essaydetonjeunecoeur.
Remplis tes grandes destinées
Quiferontpajlir le Germain,
Leprélude de tes années
En estleprésage certain.
Nous te verrons avec Vendosme
Dans l'un &dans, l'autreRoyaume
Rappeller la Paix, d- les Jeux.
Gironeà Philippefourmise,
Garantitla haute entreprise,
Qui nous promet des jours heureux.
L.MAUMENE T.
de Girone.
Par Mr le D. de N.
ODE.
Mttfes,surla lyreéclatante,
Oif vous celebrezles vainqueurs,
Chantezlavaleur triomphante
D'un heros ami des neufSoeurs.
Mêlezvosfleurstousjours nouvelles
,
A ces couronnes immortelles,
Dont Mars ceintsonfront glorieux.
Noaille iJJu d'unsang illustre
Vient <£ajoufler un nouveau
Inftre
A la gloire deses Ayeux.
Impatient an jourcelebre
Oui doitaffermirungrand Roy,
Je le voisprés des bords de Ebrs
Où sa valeurseme l'effroy.
Il marche;il attaque GitoneJ
Et déjasafoudre qui tonne,
Frappe ces orgueilleux remparts,
Pour lesalut de l'Iberie
,
Prodiguedesa belle vie
Il , vole au milieu des hazards.
En v~sin des rochers formidables,
Oui sembloient braverJupiter, *
Surses bataillons indomptables
Fontpleuvoir la flame ~& lefer.
En vainsous cent formes terribles,
Ces boulevars inaccessibles
da*nIsl y a des Autheurs qui croyent oue c'est
cette partie de TEipacrac
, que les
Geants furent foudroyez.
Presentent le trouble & la mort.
Jcane héros
)
quelle barriere
Pourroit de ton ardeurguerriere
Arrester le nobletransport ?
Gironesansestreeffrayée
Voittombersessuperbes Tours,
presque abatuë &foudroyée
Elle espere & combat tousjours.
A te resister obstinée
Elle croit desa destinée
Reculer les momens prescrits.
Elle osedeses mains rebelles
Former des barrieres nouvelles,
Etfaireun murdeses débris.
Mais qu'apperçoy-je ? lavictoire
Prête à volersous tes Drapeaux
Voit le fort jaloux de ta gloire,
Liguer&les vents èj- les eaux.
Le
Le Terdébordédansla plaine,
Oppose à l'ardeur qui t'entraine
Des monts liquides ~&lfottans.
Maisanimépar lesobstacles,
Tu flan par de nouveaux miracles,
Triompherdu fort &- dît tems.
Tu commandes,&tes cohortei
Promptes à marcher surtespas,
Franchisent ces murs & ceîportes,
Que viens defoudroyerton bras'.
Victime de sa resistance ,
Girone, qui craint ta vengeance,
Reconnoiftsa temerité.
Arrefle vainqueurmagnanime;
Elle cede au feu qui t'anime,
N'écouteplus quetabonté.
Elleadissipélesalarmes,
Où s'abandonnaient les vaincu<r,
Surpris dupouvoirde tesarmes ,
De tes hontezils sont confus.
Tel on vit ton illustrePere,
De[amantsajuste colere,
Charmer ceux qu'ilavoitsoumis.
Làmesme,ou tu cours à lagloire
,
Le plus douxfruit de sa victoire
Fut d'épargnerses ennemis.
Fils genereux que l'onadmire,
Et dans la Guerre & dans la
Paix.
Soustiendel'IberiqueEmpire,
Quels feront un jour tes hauts
faits!
Formesurdesages maximes,
Deses connoissances sublimes,
Minerve instruitsit ta valeur.
EnnaissantfameuxCapitaine,
Une entreprisesihautaine
Est l'essaydetonjeunecoeur.
Remplis tes grandes destinées
Quiferontpajlir le Germain,
Leprélude de tes années
En estleprésage certain.
Nous te verrons avec Vendosme
Dans l'un &dans, l'autreRoyaume
Rappeller la Paix, d- les Jeux.
Gironeà Philippefourmise,
Garantitla haute entreprise,
Qui nous promet des jours heureux.
L.MAUMENE T.
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Résumé : SUR LA PRISE de Girone. Par Mr le D. de N. ODE.
Le poème 'SURLAPRISE de Girone' du Duc de N. célèbre les exploits militaires d'un héros lors du siège de Girone. Le texte met en lumière la bravoure et les stratégies employées pour vaincre la ville, malgré ses défenses imposantes et les obstacles naturels comme les fleuves en crue. Animé par un ardent désir de victoire, le héros surmonte tous les défis, y compris les fortifications. Girone, après une résistance acharnée, finit par se rendre, reconnaissant la supériorité de l'adversaire. Le poème souligne la clémence et la générosité du vainqueur, comparées à celles de son père, soulignant ainsi les qualités de leadership et de miséricorde du héros. Le texte se termine par des vœux pour un avenir glorieux du héros, espérant qu'il continuera à servir et à protéger l'Empire ibérique, tant en temps de guerre qu'en temps de paix.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 60-71
LA FAUSSE VALEUR. Par M. l'Abbé Mommenet. Ode qui vient de remporter le prix de Poësie des Jeux Floraux. Quis pacis inennt consilia, cos sequitur gaudium. Prov. 12.
Début :
Princes, qu'une gloire frivole [...]
Mots clefs :
Gloire, Combat, Vertus, Héros, Passions, Désir, Valeurs, Tyran, Honneur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LA FAUSSE VALEUR. Par M. l'Abbé Mommenet. Ode qui vient de remporter le prix de Poësie des Jeux Floraux. Quis pacis inennt consilia, cos sequitur gaudium. Prov. 12.
LA FAUSSE VALEUR
Par M. l'Abbé Mommenet.
Ole qui vient de remporter le prix .
de Poelie des Jeux Floraux.
Quipacis ineunt confilia , eos fequi--
tar gaudium: Prov. 12.
PRinces , qu'une gloire
frivole
Anime à chercher les combats ,
Qu'attendez-vous de cette:
Idole ,
Qu'un vain nom aprés le
trépas ?
GALANT.
Ignorez - vous quelles mi
feres
Mars &Bellone fanguinaires
Traînent aprés leurs chars
poudreux ?
Queje vous plains , fi la na
{ sture: V
N'excite en vous aucun
murmure ,
Quand vousfaites des mal
heureux !
#?
Loin du bruit des combats
terribles
Vigilans , au fein du repos ,
Cultivez les vertus paifibles,
62 MERCURE
Elles forment les vraisHe
ros.
Pourquoy faut-il que vôtré
épée
Dans le fang humain ſoit
trempée ,
.
Pour porter le nom de
vainqueur ?
Serez-vous moins couverts
de gloire ,
Si vous remportez la vićtoire
Sur les defirs de vôtre cœur?
Dequel droit ce Grec qu'on
admire.
Enyvré de fes paffions ,
GALANT.
Alla til defoler l'Empire
Des plus tranquilles nations?
Aprés cent combats homil
cides ,
Au gré de ſes defirs avides
C'étoit peu qu'un monde
foûmisdo
Auroit - il manqué d'exercice ,
S'il avoit fçû compter le
vice e
Au nombre de fes ennemis?
Malgré les trompeuſes ma-
.ximes
64 MERCURE
De cent lâches adulateurs ,
Sous de beaux noms les plus
grands crimes
Nous cachent des ufurpa
teurs.
Pleins de l'orgueil qui les
dévore ,
Du couchantjufques à l'aucomb orprore HeronA
On craint ces Rois ambiSortieux
-tieux.
Dans leurs mains gronde le
antonnerre ,
Ce n'eft qu'en ravageant la
terre
Qu'ils ofent s'en croire les
Dieux.
À
GALANT. 65
Adeux Tyrans de leur patrie ,
Soulez du plus beau fang
Romain,
Qui ne fçait que la flaterie
A prodigué le nom d'hu
main ?
Infenfez nous jugeons encore
De ces fantômes qu'elle a
doré
Par un faux éclat qui forz
prend.
Nous admirons fans retenue ,
LeTyran échape à la vûë¸,
May1712.
F.
66 MERCURE
On ne voit que le Conque
ranta
Ainfi de cette ardeur bru
tale
Que n'infpire point le devoir
Nôtreeftime aveugle &fatale
Accredite encor le pouvoir.
Al'afpect des villes enpou
dre ,
Des murs écrafez par la
foudre,
En vain nos yeux font of
frayez.
Victimes d'un honneur bis
zarre
GALANT 67
Nous encenfons la main
barbare
Par qui ces murs font fou
droyez.
Il en eft peu dont la pru
dence
De concertavec labonté
Renferme l'aveugle puif
fance
Dans les bornes de l'équi
τέ;
Qui forcez de prendre les
armes
Pefent & le sag &les larmes
Qu'un triomphe leur va
coûter,
Fij
68 MERCURE.
Et qui retenant leur cou-,
rage ;
Songent à diffiper Forage
Avant qu'onl'entende écla
ter.
Jadis guidé par la fageffe
Salomon, l'amour des mortels , rela
Condamna Forgüeilleufe
yvreffe el ens
A qui nous dreffons dés autels.
Sans s'armer d'un fer redoutable , T
Content de fon cœuréqui
cable,
GALANT. F69
Ses bienfaits étoient fes ex
ploits.
Il fut grand fans être terri↓
ble ,
Et ne ceffa d'être invincible.
Qu'en ceffant d'obferver less
loix.
N'eſt-il plus de ces regnes
calmes
Où les loix fervent de rem
parts?
Oùl'on n'aime à cueillir desi
palmes
Que dans la lice des beaux)
ihearts ; mid s
Qu le commerce & l'abon
dance ,
79 MERCURE
Sources de la magnificen
ce ,
Du citoyen comblent les
vœux ;..
Où la justice revérée
Semble encor du regne:
d'Aftréé
Renouveller le temps heu
reux.
Rends nous cette vie innocente ,
Douce paix , montre à ces
guerriers
Que ton olive bienfaifante
Vaut bien leurs funeftes
lauriers.
GALANT 70:
Fais de la main de ta rivale,
Tomber cette torche fa
tale "
Dont tant de cœurs font
embrafez.
Toy feule en defarmant fa
rage
Effaceras la trifte image f
De tous les maux qu'elle a
caufez....
Par M. l'Abbé Mommenet.
Ole qui vient de remporter le prix .
de Poelie des Jeux Floraux.
Quipacis ineunt confilia , eos fequi--
tar gaudium: Prov. 12.
PRinces , qu'une gloire
frivole
Anime à chercher les combats ,
Qu'attendez-vous de cette:
Idole ,
Qu'un vain nom aprés le
trépas ?
GALANT.
Ignorez - vous quelles mi
feres
Mars &Bellone fanguinaires
Traînent aprés leurs chars
poudreux ?
Queje vous plains , fi la na
{ sture: V
N'excite en vous aucun
murmure ,
Quand vousfaites des mal
heureux !
#?
Loin du bruit des combats
terribles
Vigilans , au fein du repos ,
Cultivez les vertus paifibles,
62 MERCURE
Elles forment les vraisHe
ros.
Pourquoy faut-il que vôtré
épée
Dans le fang humain ſoit
trempée ,
.
Pour porter le nom de
vainqueur ?
Serez-vous moins couverts
de gloire ,
Si vous remportez la vićtoire
Sur les defirs de vôtre cœur?
Dequel droit ce Grec qu'on
admire.
Enyvré de fes paffions ,
GALANT.
Alla til defoler l'Empire
Des plus tranquilles nations?
Aprés cent combats homil
cides ,
Au gré de ſes defirs avides
C'étoit peu qu'un monde
foûmisdo
Auroit - il manqué d'exercice ,
S'il avoit fçû compter le
vice e
Au nombre de fes ennemis?
Malgré les trompeuſes ma-
.ximes
64 MERCURE
De cent lâches adulateurs ,
Sous de beaux noms les plus
grands crimes
Nous cachent des ufurpa
teurs.
Pleins de l'orgueil qui les
dévore ,
Du couchantjufques à l'aucomb orprore HeronA
On craint ces Rois ambiSortieux
-tieux.
Dans leurs mains gronde le
antonnerre ,
Ce n'eft qu'en ravageant la
terre
Qu'ils ofent s'en croire les
Dieux.
À
GALANT. 65
Adeux Tyrans de leur patrie ,
Soulez du plus beau fang
Romain,
Qui ne fçait que la flaterie
A prodigué le nom d'hu
main ?
Infenfez nous jugeons encore
De ces fantômes qu'elle a
doré
Par un faux éclat qui forz
prend.
Nous admirons fans retenue ,
LeTyran échape à la vûë¸,
May1712.
F.
66 MERCURE
On ne voit que le Conque
ranta
Ainfi de cette ardeur bru
tale
Que n'infpire point le devoir
Nôtreeftime aveugle &fatale
Accredite encor le pouvoir.
Al'afpect des villes enpou
dre ,
Des murs écrafez par la
foudre,
En vain nos yeux font of
frayez.
Victimes d'un honneur bis
zarre
GALANT 67
Nous encenfons la main
barbare
Par qui ces murs font fou
droyez.
Il en eft peu dont la pru
dence
De concertavec labonté
Renferme l'aveugle puif
fance
Dans les bornes de l'équi
τέ;
Qui forcez de prendre les
armes
Pefent & le sag &les larmes
Qu'un triomphe leur va
coûter,
Fij
68 MERCURE.
Et qui retenant leur cou-,
rage ;
Songent à diffiper Forage
Avant qu'onl'entende écla
ter.
Jadis guidé par la fageffe
Salomon, l'amour des mortels , rela
Condamna Forgüeilleufe
yvreffe el ens
A qui nous dreffons dés autels.
Sans s'armer d'un fer redoutable , T
Content de fon cœuréqui
cable,
GALANT. F69
Ses bienfaits étoient fes ex
ploits.
Il fut grand fans être terri↓
ble ,
Et ne ceffa d'être invincible.
Qu'en ceffant d'obferver less
loix.
N'eſt-il plus de ces regnes
calmes
Où les loix fervent de rem
parts?
Oùl'on n'aime à cueillir desi
palmes
Que dans la lice des beaux)
ihearts ; mid s
Qu le commerce & l'abon
dance ,
79 MERCURE
Sources de la magnificen
ce ,
Du citoyen comblent les
vœux ;..
Où la justice revérée
Semble encor du regne:
d'Aftréé
Renouveller le temps heu
reux.
Rends nous cette vie innocente ,
Douce paix , montre à ces
guerriers
Que ton olive bienfaifante
Vaut bien leurs funeftes
lauriers.
GALANT 70:
Fais de la main de ta rivale,
Tomber cette torche fa
tale "
Dont tant de cœurs font
embrafez.
Toy feule en defarmant fa
rage
Effaceras la trifte image f
De tous les maux qu'elle a
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Résumé : LA FAUSSE VALEUR. Par M. l'Abbé Mommenet. Ode qui vient de remporter le prix de Poësie des Jeux Floraux. Quis pacis inennt consilia, cos sequitur gaudium. Prov. 12.
Le poème 'La fausse valeur' de l'Abbé Mommenet, lauréat du prix de Poésie des Jeux Floraux, critique la quête de gloire frivole à travers les combats et les guerres. Il met en garde contre les conséquences destructrices de ces conflits et souligne que les véritables héros cultivent des vertus pacifiques. Le texte dénonce les tyrans ambitieux qui cherchent à dominer par la force, cachant leurs crimes sous des apparences trompeuses. Il exalte la sagesse et la justice, illustrées par des figures historiques comme Salomon. Le poème appelle à une vie paisible et juste, où la paix et l'abondance prévalent sur les lauriers de la guerre. Il se termine par un appel à la paix, présentée comme supérieure aux triomphes militaires.
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