Reconnaissance textuelle : Mandement du même Archevêque, [titre d'après la table]
Le lendemain M. l'Archevêque donna sur ce
sujet un Mandement dont voici la teneur .
CH
HARLES- Gaspard- Guillaume de Vintimille
des Comtes de Marseille du Luc ,
par la misericorde Divine et par la grace du Saint
Siege Apostolique, Archevêque de Paris , Duc de
S. Cloud , Pair de France , Commandeur de l'Ordre
du S. Esprit , &c. Aux Archiprêtrrs de Sainte
Marie- Magdelaine et de S.Severin , et aux Doyens
Ruraux de notre Diocèse , Salut et benediction.
Le Roy convaincu , mes très - chers Freres , que
c'est à Dieu seul qu'il doit rapporter les avantages
et les prosperitez de son Regne , veut que nous rendions
de solemnelles actions de graces des évenemens
glorieux arrivez dans le cours de cette année et de
la benediction que le Seigneur a répanduë sur les
Armes de S. M. et sur celles de ses Alliez ,
Ces prémices heureuses nous font esperer que celui
par qui les Rois regnent , continuera de faire
éclater se protection sur ce grand Royaume , et de
manifester de plus en plus par des succès la justice
d'uneguerre que notre anguste Monarque n'a point
entreprise par le dessein ambitieux de faire des conquêtes
, mais par le seul motif de soutenir la dignité
de sa Couronne et la liberté d'une République
qui luifut toujours chere.
DECEMBRE. 1733. 2740
En marquant au Seigneur votre reconnoissance
pour les bienfaits signalez dont sa divine bonté.
nous a favorisez , demandez -lui avec ardeur qu'il
conserve long-temps un Prince né pour le bonheur
de ses Sujets , dont les intentions sont si pures ; et
qu'après l'avoir comblé de gloire pendant le cours de
la Guerre , il lui fasse goûter et à ses Peuples , les
fruits d'une Paix solide et durable , qui fait tout
P'objet des veux de S. M.
A ces causes , après en avoir conferé avec nos venerables
Freres les Doyen , Chanoines et Chapitre
de notre Eglise Métropolitaine nous ordonnons
que demain Mercredi 23. du présent mois , le Te
Deum sera chanté dans notredite Eglise Métropo
litaine . en actions de graces des Benedictions que,
Dieu a répandues sur les Entreprises du Roy ; Dimanche
27. du courant , dans toutes les Abbayes ,
Chapitres , Paroisses et Convens , exempts et non
exempts dela Ville et Fauxbourgs , et dans toutes les
autres Eglises de notre Diocèse le Dimanche après ,
la reception du présent Mandement. Si mandors ...
aux Archipretres de sainte Marie-Magdelaine et
S. Severin de notifier notre present Mandement à¸
tous Abbez , Prieurs , Curez , Superieurs et Sip?-
rieures de la Ville et desdits Fauxbourgs , et eux2
Doyens Ruraux de l'envoyer aux Curez de la
Campagne , Supérieurs et Superieures des Commu-..
nautez exemptes et non exemptes , à ce qu'ils n'er
ignorent , et qu'ils l'observent et fassent observer,
les personnes qui leur sont scumises . Donné à
Paris en notre Paluis Archiepiscopal le 22. de
Décembre 1733. Signé CHARLES , Arche
vêque de Paris , &c.
Résumé : Mandement du même Archevêque, [titre d'après la table]
Le 22 décembre 1733, Charles-Gaspard-Guillaume de Vintimille, Archevêque de Paris, publia un mandement suite aux succès militaires du roi. Ce document, destiné aux archiprêtres, doyens ruraux et autres dignitaires du diocèse, exprime la volonté royale de rendre grâce à Dieu pour les victoires obtenues. Le roi est décrit comme ayant engagé la guerre non par ambition, mais pour défendre la dignité de sa couronne et la liberté d'une république chère à son cœur. Le mandement appelle à la reconnaissance divine pour les bienfaits reçus et demande la protection continue de Dieu pour le roi et son royaume. Il ordonne également la célébration du Te Deum le 23 décembre dans l'église métropolitaine et le 27 décembre dans toutes les églises du diocèse, ainsi que le dimanche suivant la réception du mandement, afin de remercier Dieu des bénédictions accordées aux entreprises royales.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Reconnaissance textuelle : Mandement sur ce sujet, [titre d'après la table]
Le 12. M. l'Archevêque destina sur ce sujet
un Mandement , dont yoici la teneur.
Harles-Gaspard - Guillaume de Vintimille
séricorde Divine , et par la grace du S. Siége
Apostolique , Archevêque de Paris , Duc de Saint
Cloud , Fair de France , Commandeur de l'Ordre
du S. Esprit, &c. Aux Archiprêtres de Sainte
Marie Magdelaine et de Saint Severin , et aux
Doyens Ruraux de notre Diocèse : Salut et Benedition
. Dieų , mes très- chers Freres , par la
prise du Château de Milan , vient encore de se
déclarer en faveur du Roy et de ses Alliez.
-
Quelques louanges qui soient dûes à la valeur
des Troupes , à la capacité des Generaux de Sa
Majesté , au courage et à l'activité de ses Alliez ;
ce n'est point aux moiens humains , mais à la
Providence de celui qui regle à son gré le sort
des
JANVIER 1734. 181
des Armes et des Empires , qui éleve et qui abbaisse
les Thrones , comme il lui plaît , que le
Roy attribue tant de succès inesperez ; et quelques
glorieux que soient ces évenemens, ils n'affoiblissent
point son amour pour la paix.
Entrez donc dans les sentimens de Religion et
dans les vues pacifiques d'un Roy , selon le coeur
de Dieu , qui rend hommage à la Majesté Divine
, de tout ce qui lui arrive d'heureux , et qui
tout occupé du bonheur de ses Peuples, sera toujours
prêt à préferer leur repos à sa propre gloire.
Venez , à son exemple , reconnoître au pied
des Autels , les graces et les bienfaits du Dieu qui
protege la France : * Demandez - lui ardemment
que les succès d'une Guerre juste et necessaire
nous conduisent à une prompte paix , plus dési
rable que les victoires , et pour laquelle Dieu
nous ordonne de recourir à lui , parce que c'est
de la paix de l'Etat que dépendent notre paix et
notre tranquillité.
A ces causes , après en avoir conféré avec nos
venrables Freres les Doyen , Chanoines et Cha
pitre de notre Eglise Metropolitaine : Nous or
donnons qu'après demain Jeudi , 14 du present
mois , le Te Deum sera chanté dans notredite
Eglise Métropolitaine , en actions de graces de la
prise du Château de Milan : Dimanche 17 da
courant dans toutes les Abbayes , Chapitres, Pa
roisses et Couvens , exempts et non exempts , de
la Ville et Fauxbourgs ; et dans toutes les autres
Eglises de notre Diocèse , le Dimanche après la reception
du present Mandement . Si mandons aux
* Quarite pacem civitatis ad quam transmigrare
vos feci , et orate pro ea ad Dominum, quia in pace
illius erit pax vobis. Jerem. 29.7·
I iij
Ar❤
182 MERCURE DE FRANCE
Archiprêtres de sainte Marie- Magdelaine et S.Severin
de notifier notre present Mandement à tous
Abbez Prieurs , Curez , Superieurs et Superieures
de la Ville et desdirs Fauxbourgs ; et aux Doyens
Ruraux de l'envoyer aux Curez de la Campagne ,
Superieurs et Superieures des Communautez ,
exemptes et et non exemptes , à ce qu'ils n'en
ignorent , et qu'ils l'observent et fassent observer
par les personnes qui leur sont soumises.
Donné à Paris , en notre Palais Archiepiscopal
le 12 Janvier 1734. Signé, CHARLES , Archevêque
de Paris , c.
Résumé : Mandement sur ce sujet, [titre d'après la table]
Le 12 janvier 1734, l'Archevêque de Paris, Charles-Gaspard-Guillaume de Vintimille, a publié un mandement célébrant la prise du Château de Milan. Ce succès est attribué à la Providence divine plutôt qu'aux efforts humains. Le Roi exprime sa gratitude envers Dieu et son désir de paix, malgré les victoires militaires. L'Archevêque appelle les fidèles à reconnaître les bienfaits de Dieu et à prier pour une paix rapide. Il ordonne que le Te Deum soit chanté dans l'église métropolitaine le 14 janvier et dans toutes les églises du diocèse le dimanche suivant la réception du mandement. Les archiprêtres et les doyens ruraux doivent notifier ce mandement à tous les ecclésiastiques et communautés religieuses pour assurer son observation.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
En conséquence l'Archevêque de Paris donna un Mandement, dont voici la teneur. / CHARLES-GASPARD-GUILLAUME DE Vintimille des Comtes de Marseille du Luc, [...]
Reconnaissance textuelle : Mandement en conséquence, [titre d'après la table]
En conféquence l'Archevêque de Paris
donna un Mandement , dont voici la teneur.
CHARLES - GASPARD-GUILLAUME DE
Vintimille des Comtes de Marfeille du Luc ,
par la Miféricorde Divine , & par la grace
du S. Siége Apoftolique , Archevêque de
Paris , &c.
Les
A O UST. 1744. 1987
Les Armées de France & d'Efpagne , après
la Conquête du Comté de Nice , viennent
de s'ouvrir l'entrée du Piedmont , & par
des prodiges de valeur , elles ont triomphé
de tous les obftacles , que l'Art & la Nature
fembloient oppofer de concert à leurs projets.
S'il eft jufte d'applaudir & à la fageffe des
Chefs qui ont conduit l'entrepriſe , & à la
valeur des Soldats qui l'ont exécutée , il
l'eft encore plus de benir & de louer celui ,
qui a donné aux uns cette fuperiorité de
génie propre à tout entreprendre avec ſuccès
, & aux autres cette intrépidité & cette
ardeur , qui ont fait l'étonnement & la furpriſe
de l'ennemi vaincu & mis en fuite.
C'eft en Dieu , que résident La fageffe & la
force :l'une & l'autre ne font dans l'hommet
que des biens émanés de cette fource iné
puifable , & tous les avantages qui en font
les fuites & les effets , doivent être regardés
comme autant de faveurs du Ciel , qui exigent
de notre part un tribut de louanges &
d'actions de
graces.
Convaincu de ces vérités, David fe voyant
délivré des mains de tous fes ennemis , s'écrioit
dans un faint tranfport : Le Seigneur
eft mon appui , mon réfuge & mon libérateur
mon aide , mon protecteur & mon afyle . Vous
m'avez donné , ajoûtoit ce faint Roi , parlant
Hiiij
à
1888 MERCURE DE FRANCE.
à Dieu , la force pour combattre , & vous avez
abattu fous moi ceux qui s'élevoient contre moi ,
c'est pourquoije publierai vos louanges , & je
chanterai des Cantiques à la gloire de votre
Saint Nom.
Entrons dans ces fentimens & imitons
cet exemple. Redevables à Dieu de l'évenement
qui fait aujourd'hui le füjet de l'allegreffe
publique , faifons retentir nos faints
Temples des témoignages de notre reconnoillance
envers lui.
Mais au milieu de notre joye , fouvenonsnous
, que notre augufte Monarque eft actuellement
occupé à repouffer les efforts de
fes ennemis , & qu'il ne fut jamais plus convenable
de redoubler nos voeux & nos prieres
pour la profpérité de fès armes , & pour
la confervation de fa Perfonne facrée. Puiffe
le fuccès répondre à fes défirs ! que le Nom
du Dieu de Jacob foit fa protection & la défenfe
; que du San&iuaire de fa gloire & du
haut de la céleste Sion , le Seigneur lui envoye
un puiffant fecours ; qu'il lui accorde
toutes chofes felon fon coeur , & qu'il ne lui refufe
aucune de fes demandes ; qu'enfin il fauve
de tout accident fâcheux un Roi , qui fupporte
les fatigues de la guerre & s'expofe
aux plus grands périls , pour procurer &
faire goûter à fes Peuples les fruits de la
Paix !
A
AOUST. 1744. 1889
A CES CAUSES , & pour nous conformer
aux intentions de Sa Majefté , après en avoir
conféré avec nos vénérables Freres les
Doyen , Chanoines & Chapitre de notre
Eglife Métropolitaine : Nous ordonnons ,
qu'en actions de graces des avantages remportés
par les armées de France & d'Efpagne
fur les Troupes du Roi de Sardaigne ,
Mercredi prochain douze du préſent mois
d'Août , on chantera le Te Deum dans notredite
Eglife, après lequel on dira l'Antienne ,
Domine falvum fac Regem , & c. avec le Verfet
, Fiat manus tua , & c . & l'Oraiſon Pro
Rege & ejus Exercitu . Que Dimanche ſeize
du même mois , il fera pareillement chanté ,
avec ladite Antienne , dans toutes les Abbayes
, Chapitres , Paroiffes , Communautés
Séculiéres & Régulieres de la Ville & des
Fauxbourgs de Paris , & le Dimanche qui
fuivra la reception de notre préfent Mande
ment , dans toutes les autres Eglifes de notre
Diocèfe. SI VOUS MANDONS , que ces
Préfentes vous ayez à notifier à tous Abbés,
Prieurs , Curés , Superieurs & Superieures
des Communautés exemptes & non exemp
tes , à ce qu'ils n'en ignorent . DONNE ' à
Paris en notre Palais Archiépiſcopal le 10
Août 1744. Signé , CHARLES , Archevêque
de Paris , &c.
En conséquence l'Archevêque de Paris donna un Mandement, dont voici la teneur. / CHARLES-GASPARD-GUILLAUME DE VINTIMILLE, &c. Au Clergé Séculier & Régulier, & aux [...]
Reconnaissance textuelle : Mandement en conséquence, [titre d'après la table]
En conféquence l'Archevêque de Paris donna un
Mandement , dont voici la teneur.
CHARLES GASPARD- GUILLAUME DE VINTI .
MILLE , & c. Au Clergé Séculier & Régulier , & aux
Fidéles de notre Diocèfe : Salut & Bénédiction.
Dans un tems , mes très- Chers Freres , où nous
attendions de jour en jour , que le Roi , à la tête de
fon armée , attaqueroit fes ennemis , & les forceroit
d'abandonner cette riche Province, de laquelle
ils s'étoient flatés de faire le théatre de leurs triomphes
, quelle fût notre affliction d'apprendre , que
S. M. réduite fur un lit de douleur, par une maladie
violente , étoit dans l'impuiflance d'exécuter la généreuse
réfolution qu'elle avoit prife !.
I ij Mais
2124 MERCURE DE FRANCE.
Mais quel furcroît de déſolation & d'accablement
pour nous , lorfque nous ne pûmes ignorer , que
malgré la vigueur de l'âge & tous les fecours humains
, ce Frince fe trouvoit dans une extrêmité ,
femblable à celle qui fit dire autrefois au Roi Ezechias
: N'étant encore qu'à la moitié de mes jours , je
me vois aux portes de la mort . . Je ne verrai plus le
-Seigneur dans la terre des vivans ; les hommes qui l'kabitent
vont difparoître à mes yeux , & ma vie n'eft plus
que comme la tente d'un Berger , qu'on plie, pour l'emporter
ailleurs.
·
Au bruit du péril auquel le trouvoit exposée une
vie dont dépendent le bonheur & le falut de la
France , la confternation fut générale ; les Grands
comme les Petits , les Riches comme les Pauvres ,
tous firent éclater leur douleur, & donnerent à l'envi
des marques de leur attachement pour la Perfon-
' ne facrée de leur Roi .On accouroit en foule dans nos
Eglifes , & furtout dans ce célebre Temple dédié
fous l'invocation de la Mere de Dieu , où les Miniftres
du Seigneur , profternés jour & nuit au pied
de l'Autel , s'efforçoient de fléchir la colere du Ĉiel,
& de détourner le coup terrible dont nous étions
menacés.
S'il en coûte à notre coeur de rouvrir dans le vôtre
, par le fouvenir de ces triftes objets , une
playe douloureufe , il est bien confolant de pouvoir
vous affûrer , que le fujer de nos allarmes eft entierement
diffipé, & que l'Augufte Monarque , que
nous avons pleuré comme mort , aujourd'hui plein
de vie & de fanté, eft en état d'accomplir les glorieux
projets que lui dicteront fon amour pour fesPeuples,
& fon zèle pour le rétabliſſement de la tranquillité
de l'Europe.
Beni foit , mille & mille fois le Seigneur , qui n'a
pas rejetté notre priere , ni éloigné fa miféricorde do
defus
SEPTEMBRE. 1744. 2125
deffus nous ! C'est lui , c'eft le Tout - Puiffant qui
conduit ce Prince jufqu'aux portes de la mort , & qui
l'en a retiré : la même main qui nous avoit bleffés ,
nous a guéris . Le Dieu de toute confolation a fait
fucceder à la tempête , aux larmes aux soupirs le
calme la joye : touché de tant de voeux , de tant
de prieres , de tant d'oeuvres de mortification & de
pénitence , il nous rend ce Monarque , plus digne
que jamais & de notre reſpect & de notre amour.
Dans ces circonftances , S. M. perfuadée comme
nous , que fa vie renouvellée , eft un bienfait de
celui qui a fur les Souverains comme fur les Sujets ,
un pouvoir abfolu de vie de mort , veut que nous
lui en rendions de très-humbles actions de graces ,
& par une fuite des fentimens qu'elle a fait paroître ,
dans le tems de la tribulation , elle nous ordonne de
demander les fecours dont elle a befoin , pour n'être
déformais occupée que de la gloire du Seigneur & du
bonheur defes Peuples.
לג
Obéiffons à des ordres fi refpectables . Remercions
Dieu de nous avoir épargné le plus redoutable trait
de la colere , que nous n'avions peut- être que trop
mérité. Demandons lui qu'il comble ce Monarque
de fes faveurs céleftes & des dons inestimables de fa
grace ; qu'il lui faffe goûter de plus en plus cette
belle Maxime de S. Auguftin , que la condition
des Souverains n'eft véritablement heureuſe , que
quand ils commandent avec juſtice ; qu'ils ne s'élevent
point avec orgueil , ni des éloges flateurs , ni
» des hommages féduifans de ceux qui les environ-
>>nent ; qu'ils fe fervent de leur autorité pour éten-
» dre le culte Divin ; qu'ils craignent Dieu , l'ai-
» ment & le fervent avec fidelité , qu'ils font plus
» de cas du Royaume qu'ils efperent dans le Ciel ,
» que de celui qu'ils poffedent fur la Terre ; qu'ils
répriment leurs paffions avec d'autant plus de loin .
I iij » qu'il
37
2126 MERCURE DE FRANCE.
» qu'il leur eft plus facile de les fatisfaire , & qu'ils
préferent l'avantage de les foûmettre & de les
dompter , à celui de commander au monde entier.
Enfin conjurons le Seigneur de nous conferver
long-tems le Tréfor qu'il nous a rendu , & de nous
faire jouir avec tranquillité , pendant une longue
fuite d'années , du fruit de nos voeux , en ajoûtant de
nouveaux jours à ceux d'un Roi , qui par un des plus
nobles fentimens que la Religion & l'Héroïfie
Chrétien peuvent infpirer , ne veut vivre que pour
faire honorer Dieu & pour nous rendre heureux-
A ces caufes , après en avoir conferé avec nos
vénérables Freres les Doyen , Chanoines & Chapitre
de notre Eglife Métropolitaine,Nous ordonnons
que le Te Deum avec le Verfet Benedicamus Patrem
Filium , &c. & l'Oraifon Pro reftituta Regis fani.
tate ; l'Antienne , Domine falvum fac Regem , &c. le
Verfet Fiat manus tua , &c . & l'Orailon Pro Ree
& ejus Exercitu , fera chanté Jeudi 10 Septembre ,
dans notredite Eglife; Dimanche 13 du même mois,
dans toutes les Abbayes , Chapitres , Patoiffes &
Communautés Séculieres & Régulieres de la Ville
& des Fauxbourgs de Paris , & le Dimanche qui fuivra
la réception de notre préfent Mandement , dans
toutes les autres Eglifes de notre Diocèfe . Nous ordonnons
en outre , que depuis le jour que le Te
Deum aura été chanté dans notredite Eglife Métropolitaine
, jufqu'au premier du mois d'Octobre exclufivement
, on récitera à toutes les Meffes la fufdite
Oraiſon avec la Secrete & la Poftcommunion
qui la fuivent. Nous recommandons aux Curés &
Vicaires de notre Diocèle , d'exhorter les Fidéles
dans leurs Prônes & autres Inftructions , de demander
au Ciel , ainfi que S. M. le défire , l'aſſiſtance
dont elle a befoin , pour faire de la fanté qu'elle a
recouvrée , un ufage agréable à Dieu & utile à fes
Peuples.
Si
SEPTEMBRE. 1744. 2127
Si mandons aux Archiprêtres , &c . Donné à Patis
en notre Palais Archiepifcopal le 6 Septembte
1744. Signé, CHARLES, Archevêque de Paris , & c.