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1
p. 48-58
« Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Début :
Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...]
Mots clefs :
Suédois, Artillerie, Roi du Danemark, Camp, Troupes
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texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Les Lettres deBerlin portent
que les Suedois ayant
assemblé des Troupes 6c
des Bastimens à Malmoé
,
pouraller tenter une descenre
dans l'ine de Zeeland, le
Comte du Guldenlew,
Commandant de la Flotte
Danoiiè,elloit allé lesattaquer
avec vingt Vaisseaux
de guerre; qu'il avoit pris
vingt-cinq
vingt-cinq de leurs BatHmens,
& fait échoüer plusieursautres,
ensuite dequoy
il avoit voulu bombarder
Malmoé ; mais sans avoir
pû y causer aucun dommage,
à cause du trop grand
éloignement; que le General
Lewendal qui marchoit
vers Bahus
, avoit reculé
pour seretrancher dans un
Poste avantageux, ayant eu
avis que le Comte de Steinbock
s'avançoit avec dix à
douze mille hommes pour
le combattre.
Celles de Pomeranie du
15.Septembre,disent que
les troupes Danoises, Saxones,&
Moscovitesn'avoiensts
encore rien entrepris sur
Stralzund, Weymar, &
rifls de Rugen;que le Roy
Auguste&leRoy de DannemarKavoientsouvent
des
Conferences, & que leurs
Troupes souffroient beaucoup
faute de subsistance
,
parce que les habitans de la
Campagne avoient retiré
leurs grains& leurs bestiaux
dans les Places fortes, ce
qui causoit une grande desertion
; que les Suedois
avoient brûlé les Fauxbourgs
de Stralzund ; que
le 12. ils estoient sortis de
laVille au nombre de cinq
cent Cavaliers ou Dragons,
& qu'ils enleverent plus de
cent chevaux, & plusieurs
Chariots chargez de fourage.
;
Que le17.avantle jour
la Garnison de Wismar sortit
avec de l'Artillerie & canonna
pendant plus de;deux*
heures le Camp des Danois
& la nuit du 18. au 19elle
sortir avec des Mortiers,
& bombarda le Camp de
maniere que les Danois furent
contraints de s'éloigner,
sans oser marcher aux
Suedois de crainte de tomber
dans quelqur,cnibufcade.
., Par lesLettres du n. on
a appris que laresolution
d'assieger cette Place avoit
elle changée dans une conferenceque
le Roy de Dannemark
avoit euë avec le
Roy Auguste, & quOBdévoit
entreprendre celuy de
Stralzund, parce que les
fortifications étoient moins
bonnes que celles de WiC.
mar ,& d'attaquer auparavant
l'Isle de Rugen, qui
n'est separée de la premiere
de ces Places que par un
petit bras de Mer; que néanmoins
on trouvoit de
grandes dificultez dans l'exccution
de ce projet, le
Camp retranché de devant
Stralzund ne pouvant estre
forcé sans avoir de grosse ,
Artillerie qui n'etoit point
encore arrivée acause des
mauvais chemins, & qu'il
n'y avoit plus de fourages
aux environs du Camp ,
inconvenient d'autant plus
considerable que la plus
part des Troupes Saxonnes
&CMaosvcovaitelslceonsrisitoeit e.n
Que cependant on devoit
attaquer cette place dés
que la grosse Artillerie seroit
arrivée; que pour cet effet le
Roy de Dannemark avoit
retiré l'Infanterie qui étoit
devant Wismar, à l'excption
de deux Bataillons, à
la Place de laquelle il avoit
envoyé la Cavallerie, afin
de continuer le blocus de
cette Place;qu'il avoit aussi
rapellé les Troupes qu'il
avoit mises dans les Villes
de Damgatten ; Rostok,
Demmin, Anclam, &
autres que les Suedois
avoient abandonnées acause
que ces Places ne sont pas
en état de soutenir un Siege:
que la Flotte Danoise, au
nombre de trente Vasseaux
de guerre s'etoitapprochée
de l'Mc de Rugen
,
afin
d'empecher les Suedois d'en
tirer aucunes commoditez.
Les lettres de Vienne du
12 Septembre portent que
la foudre étant tombée à
Weissembourg en Transylvanie
sur un Magasin à
poudre, lavoit fait fauter
avec deux autres où le feu
s'etoit communiqué,ce qui
avoir renversé une partie
des murailles de la Vi)ie &
prés de cent cinquante
Maisons.
Et par celles du 19. on
apprend que le Comte
Charles Maximilien de
Thurn, grand Maistre de la
Maison de L'imperatrice
Regente partit de cette Ville
pour aller en qualité de
Commissaire, asTiner à l'Election
d'un nouvel Evêque
d'Olmutz à la place du
Prince Charles de Lorrai.
ne, qui s'est démis de cet
Evesché, depuis qu'il a esté
revestu de la dignité d'Electeur
de Treves; que
l'Election a esté faite en
faveur du Comte de Schrottenbach
Doyen de la Cathedrale
de Faltzbourg, &
Chanoine d'Olmutz; que
le 14. il y eut une grande
reformeparmi les bas
Officiers du feu Empereur,
& particulierement de
Musiciens & de Chasseurs.
& qu'on retrancha encore.
un grand nombre de pensions,
m.e sme de cel les qui
ont ctte confirmées par
L'impératrice Regente; que
les Troupes qui fonr en
Transylvanie & qui avoient
c eu ordre de venir sur le
Rhin avoient reçu un contre
ordre, pour rester en ce
Pays là jusqu'àcequ'on cust
sçu qu'elles seroientles suites
du Traité de Paixcouclu
encre les Turcs & les
Moscovices.
que les Suedois ayant
assemblé des Troupes 6c
des Bastimens à Malmoé
,
pouraller tenter une descenre
dans l'ine de Zeeland, le
Comte du Guldenlew,
Commandant de la Flotte
Danoiiè,elloit allé lesattaquer
avec vingt Vaisseaux
de guerre; qu'il avoit pris
vingt-cinq
vingt-cinq de leurs BatHmens,
& fait échoüer plusieursautres,
ensuite dequoy
il avoit voulu bombarder
Malmoé ; mais sans avoir
pû y causer aucun dommage,
à cause du trop grand
éloignement; que le General
Lewendal qui marchoit
vers Bahus
, avoit reculé
pour seretrancher dans un
Poste avantageux, ayant eu
avis que le Comte de Steinbock
s'avançoit avec dix à
douze mille hommes pour
le combattre.
Celles de Pomeranie du
15.Septembre,disent que
les troupes Danoises, Saxones,&
Moscovitesn'avoiensts
encore rien entrepris sur
Stralzund, Weymar, &
rifls de Rugen;que le Roy
Auguste&leRoy de DannemarKavoientsouvent
des
Conferences, & que leurs
Troupes souffroient beaucoup
faute de subsistance
,
parce que les habitans de la
Campagne avoient retiré
leurs grains& leurs bestiaux
dans les Places fortes, ce
qui causoit une grande desertion
; que les Suedois
avoient brûlé les Fauxbourgs
de Stralzund ; que
le 12. ils estoient sortis de
laVille au nombre de cinq
cent Cavaliers ou Dragons,
& qu'ils enleverent plus de
cent chevaux, & plusieurs
Chariots chargez de fourage.
;
Que le17.avantle jour
la Garnison de Wismar sortit
avec de l'Artillerie & canonna
pendant plus de;deux*
heures le Camp des Danois
& la nuit du 18. au 19elle
sortir avec des Mortiers,
& bombarda le Camp de
maniere que les Danois furent
contraints de s'éloigner,
sans oser marcher aux
Suedois de crainte de tomber
dans quelqur,cnibufcade.
., Par lesLettres du n. on
a appris que laresolution
d'assieger cette Place avoit
elle changée dans une conferenceque
le Roy de Dannemark
avoit euë avec le
Roy Auguste, & quOBdévoit
entreprendre celuy de
Stralzund, parce que les
fortifications étoient moins
bonnes que celles de WiC.
mar ,& d'attaquer auparavant
l'Isle de Rugen, qui
n'est separée de la premiere
de ces Places que par un
petit bras de Mer; que néanmoins
on trouvoit de
grandes dificultez dans l'exccution
de ce projet, le
Camp retranché de devant
Stralzund ne pouvant estre
forcé sans avoir de grosse ,
Artillerie qui n'etoit point
encore arrivée acause des
mauvais chemins, & qu'il
n'y avoit plus de fourages
aux environs du Camp ,
inconvenient d'autant plus
considerable que la plus
part des Troupes Saxonnes
&CMaosvcovaitelslceonsrisitoeit e.n
Que cependant on devoit
attaquer cette place dés
que la grosse Artillerie seroit
arrivée; que pour cet effet le
Roy de Dannemark avoit
retiré l'Infanterie qui étoit
devant Wismar, à l'excption
de deux Bataillons, à
la Place de laquelle il avoit
envoyé la Cavallerie, afin
de continuer le blocus de
cette Place;qu'il avoit aussi
rapellé les Troupes qu'il
avoit mises dans les Villes
de Damgatten ; Rostok,
Demmin, Anclam, &
autres que les Suedois
avoient abandonnées acause
que ces Places ne sont pas
en état de soutenir un Siege:
que la Flotte Danoise, au
nombre de trente Vasseaux
de guerre s'etoitapprochée
de l'Mc de Rugen
,
afin
d'empecher les Suedois d'en
tirer aucunes commoditez.
Les lettres de Vienne du
12 Septembre portent que
la foudre étant tombée à
Weissembourg en Transylvanie
sur un Magasin à
poudre, lavoit fait fauter
avec deux autres où le feu
s'etoit communiqué,ce qui
avoir renversé une partie
des murailles de la Vi)ie &
prés de cent cinquante
Maisons.
Et par celles du 19. on
apprend que le Comte
Charles Maximilien de
Thurn, grand Maistre de la
Maison de L'imperatrice
Regente partit de cette Ville
pour aller en qualité de
Commissaire, asTiner à l'Election
d'un nouvel Evêque
d'Olmutz à la place du
Prince Charles de Lorrai.
ne, qui s'est démis de cet
Evesché, depuis qu'il a esté
revestu de la dignité d'Electeur
de Treves; que
l'Election a esté faite en
faveur du Comte de Schrottenbach
Doyen de la Cathedrale
de Faltzbourg, &
Chanoine d'Olmutz; que
le 14. il y eut une grande
reformeparmi les bas
Officiers du feu Empereur,
& particulierement de
Musiciens & de Chasseurs.
& qu'on retrancha encore.
un grand nombre de pensions,
m.e sme de cel les qui
ont ctte confirmées par
L'impératrice Regente; que
les Troupes qui fonr en
Transylvanie & qui avoient
c eu ordre de venir sur le
Rhin avoient reçu un contre
ordre, pour rester en ce
Pays là jusqu'àcequ'on cust
sçu qu'elles seroientles suites
du Traité de Paixcouclu
encre les Turcs & les
Moscovices.
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Résumé : « Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Les Lettres de Berlin rapportent que les Suédois ont rassemblé des troupes et des bâtiments à Malmoë pour une descente sur l'île de Zeeland. Le Comte du Guldenlew, commandant de la flotte danoise, a attaqué avec vingt vaisseaux de guerre, capturant vingt-cinq bâtiments suédois et en détruisant plusieurs autres. Il a ensuite tenté de bombarder Malmoë sans succès en raison de l'éloignement. Le général Lewendal, marchant vers Bahus, a reculé pour se retrancher après avoir appris l'avancée du Comte de Steinbock avec dix à douze mille hommes. Les lettres de Pomeranie du 15 septembre indiquent que les troupes danoises, saxonnes et moscovites n'avaient pas encore agi contre Stralzund, Weimar et les îles de Rügen. Les rois Auguste et de Danemark tenaient des conférences, mais leurs troupes souffraient de la faim car les habitants avaient retiré leurs grains et bestiaux dans les places fortes, causant une grande désertion. Les Suédois avaient brûlé les faubourgs de Stralzund et, le 12 septembre, cinq cents cavaliers avaient enlevé plus de cent chevaux et plusieurs chariots de fourrage. Le 17 septembre, la garnison de Wismar avait canonné le camp des Danois pendant plus de deux heures. La nuit du 18 au 19, elle avait bombardé le camp avec des mortiers, forçant les Danois à se retirer. Les lettres du 19 septembre rapportent que la résolution d'assiéger Wismar avait changé lors d'une conférence entre les rois de Danemark et Auguste. Ils décidèrent d'attaquer Stralzund en raison de ses fortifications moins robustes et de prendre l'île de Rügen. Cependant, l'exécution du projet était difficile en raison de l'absence de grosse artillerie et de fourrage. Le roi de Danemark avait retiré l'infanterie de Wismar, à l'exception de deux bataillons, et rappelé les troupes des villes abandonnées par les Suédois. La flotte danoise, composée de trente vaisseaux de guerre, s'était approchée de l'île de Rügen pour empêcher les Suédois d'en tirer profit. Les lettres de Vienne du 12 septembre mentionnent qu'une foudre à Weissembourg en Transylvanie avait détruit un magasin à poudre, causant la destruction de près de cent cinquante maisons. Le 19 septembre, il est rapporté que le Comte Charles Maximilien de Thurn, grand maître de la Maison de l'impératrice régente, était parti pour l'élection d'un nouvel évêque d'Olmutz. L'élection a été faite en faveur du Comte de Schrottenbach. Il y a eu une grande réforme parmi les bas officiers de l'ancien empereur, avec la suppression de nombreuses pensions. Les troupes destinées à la Transylvanie ont reçu l'ordre de rester jusqu'à ce que les suites du traité de paix entre les Turcs et les Moscovites soient connues.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 271-284
SUPPLEMENT aux Nouvelles.
Début :
Les Lettres de Stokholm du 15. Novembre portent, que suivant [...]
Mots clefs :
Lettres, Espagne, Prince, Moscovites, Prusse, Royaume, Suédois, Barcelone
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUPPLEMENT aux Nouvelles.
SUPPLEMENT
aux Nouvelles.
Les Lettres de Stokholm
du 15. Novembre
portent, que suivant les
ordres du Roy de Suede.
la Princesse Ulrique sa
soeur s'efloit chargée de la
Regence durant son abfcnee,
& qu'elle en avoic
pris possession le 10. sefêtanttrouvée
ce jour-là pour
la premiere fois au Con[ei!;,
qu'il y avoit esté resolu de
convoquer une Diete genérale
des Etats du Royaume,
& qu'on avoit expedié
pour cette convocation des
Lettres circulaires, dans
lesquelles on marque qu'on
y de libereroit sur les remedes
qu'on pouvoir apporter
au mauvais eut où le
Royaume le trouvoit; sur
les mesures les plus convenables
pourtraiter & conclurre
la Paix avec les ennemis
; & enfin pour envoyer
une Dépuration solemnelleau
Roy de Suéde
eh Turquie, tuy representer
le veritable état de son
Royaume,ôc recevoir ses
ordres; qu'on avoit receu
une Relation de Pererfbourg
de ce qui s'caort
passé en Finlande jusqu'au
8. Octobre,trés differente
de celle qu'on publiait. Elle
porte que le premier O&obre
l'Amiral Apraxin avoit
marché avec l'Armée vers
Trawasthus, que les Suedois
avoient abandonné,
aprèsavoir jetté leurs Canons
dans la Riviere
, &
ils s'estoient retirez au-delà
de la riviere de Pelken,
qui seslargit en forme de
Lac, où ils Ce retrancherent
&jetterent des batteries.
Les Moscovites les fuivirent,
&camperent vis àvis
durant quatre jours. Ils
firent aussi des Batteries,
& preparerent des Pontons,
sur lesquels le Prince
de Galliezen s'embarqua
avec six cens hommes
choisis, & il alla le 7. mettre
pied à terre à demie
lieuë de lava la gauche des
Suedois. Ils se deffendirenc
courageusement, neanmoins
après un combat de
trois heures, ils furent obligez
de ceder au nombre
superieur des Moscovites :
les Suedois perdirent dans
cette action cinq cens soixante
hommes
,
& deux
cens quarante faits Prisonniers
, sept gros Canons, d'autres plus petits,& plusieurs
Drapeaux ; que les
Moscovites avoient perda
cent vingt hommes, de
plus de cinq çens blessez.
On mande de Pomeranie
que les Trou pes Saxonnes
qui en sont sorties, ont fait
dans leur marche de si
grands desordres , qu'un
Officier du Roy de Prusse
en a fait arrester six-vingt
hommes, afin d'obtenir sàtisfaction
des dommages
qu'elles ont causez.
Les Lettres de Berlin da
12. portent que le Sieur
GolowKinAmbassadeur du
Czar prés du Roy dePrusse
,
luy avoit presenté un
Memoire par lequel leCzar
s'excuse de ratifier IeTrairé
conclu avec le PrinceMenzikow,
touchant le sequestre
de la Pomeranie
,
4
moins qu'on ne change
trois Articles duTraitéconclu
entre le Roy de Prusse
& le Prince Administrateur
de Holstein Gottorp
qu'ilprétendluy estre pré-,
judiciables,&à ses Alliez..
On écrit de Vienne que
lesEtats dela Basse Aurrichecontinuënt
leurs Délir^-
berations sur le subside
d'un million & demid'éeus
qu'on leur demande,
& qu'on necroit pas qu'ils
puissent fournir;qu'on voie
en cette Ville la copie d'une
Lettre que l'Archiduc
écrivit au Czar le 4. Novembre.
Elle contient des
plaintes de ce que le Prince
MenziKow avoit sans aucun
droit exigé deux cens
mille écus de la Ville de
Hambourg, trois cens trente
trois mille trois cens
trente trois écus de celle de
Lubex
, outre un present
de cinqmille ducats, & de
ce qu'ilavoitobligé par
executionmilitaire,les peuples
du païs de MecKelbourg
à porter des vivresà
son Camp devant Stetin,
ce que la petite Ville de
Male ayant refusée
,
elle
avoir esté prised'assaut&
pillée ; qu'il n'avoit pu se
dispenser comme Chef de
l'Empire, de luy en porter
ses plaintes, & d'emploïer
ses bons offices pour faire
restituer à ces Villes & à
ces peu ples ce qui leur a
.cl}é enlevé ; que la connoissance
qu'il avoit de la
justice & de la grandeur
d'ame du Czar ne luy permettoit
pas de douter qu'il
ne fit faire cette restitution-,
& qu'il n'empeschât
à l'avenir de pareilles violences.
On mande de Madrid
que le Roy a donnéle Gouvernement
de Roses dans
le Lampourdan,àDonAntonio
Marin de Guerrea,
Marêchalde Camp;quele
Marquis de Morous Ambassadeur
du Roy de Sicile
y estoit arrivé. Les Lettres
de
deCatalogne portentque
lesTroupesEspagnolles qui
servoientauxPaïs Bascommençoient
à arriver dans
cette Principauté; qu'on
préparoit toutes choses
pour faire le siege de Barcelone,
& que plusieurs des
principaux habitansayant
appris qu'on équipoit àCadis
une Escadre pour FaCsieger
aussi par Mer, & ne
voulant pas y demeurer
enfermez, s'estoient embarquez
secrettement
,
&
s'estoientretirez à Gennes.
D'autres avisdeCatalogne
portent que les habitant
de Barcelone manquoient
de viande, & qu'ils commençoient
à avoir disette
de pain, ce qui avoit causé
une émotion du peuple,
dans laquelle quelques personnes
avoient estetuées;
qu'on continuoit dans le
Camp les préparatifs ne..
cessaires pour le siege de
cette ville-là, & que l'on
n'attendoit que la jonction
des Troupes d'Estramadure,
dont la plus grande partie
étoit encore sur la frontiere
de Catalogne,&l'arrivée
de l'Escadre,qui outre
les vivres & les munitions
donc elle est chargée,
a encore embarquée des
Troupes à Cadis, à Cartagene,
&sur lescostes du
I" oyaume de Valence.
On mande de la Haye
que le Duc d'Ossonne y avoit
envoyé le Comte de
Pinto son frere pour visiter
le Palais d'Espagne & le
faire reparer;que le Traité
de Commerce entre l'Espagne
& l'Angleterre avoic
estésigné le 9. de ce mois;
qu'on n'attendoit que leretour
des Couriers de Madrid&
deLisbonne pour
conclurre les Traitez entre
l'Espagne & le Portugal, &
entre l'Espagne & cet Etat;'
On écrit de Bruxelles
que les Etats de Brabaftr*
de Flandres,&deHaynaut
estoient sur le point de terminer
leurs differens avec
le Roy de Prusse pour les
quatre-vingt mille écus
qu'il leur demande.
On a apprisde DunKerque
que le premier de ce
mois on y avoit fait fauter
les deux*
aux Nouvelles.
Les Lettres de Stokholm
du 15. Novembre
portent, que suivant les
ordres du Roy de Suede.
la Princesse Ulrique sa
soeur s'efloit chargée de la
Regence durant son abfcnee,
& qu'elle en avoic
pris possession le 10. sefêtanttrouvée
ce jour-là pour
la premiere fois au Con[ei!;,
qu'il y avoit esté resolu de
convoquer une Diete genérale
des Etats du Royaume,
& qu'on avoit expedié
pour cette convocation des
Lettres circulaires, dans
lesquelles on marque qu'on
y de libereroit sur les remedes
qu'on pouvoir apporter
au mauvais eut où le
Royaume le trouvoit; sur
les mesures les plus convenables
pourtraiter & conclurre
la Paix avec les ennemis
; & enfin pour envoyer
une Dépuration solemnelleau
Roy de Suéde
eh Turquie, tuy representer
le veritable état de son
Royaume,ôc recevoir ses
ordres; qu'on avoit receu
une Relation de Pererfbourg
de ce qui s'caort
passé en Finlande jusqu'au
8. Octobre,trés differente
de celle qu'on publiait. Elle
porte que le premier O&obre
l'Amiral Apraxin avoit
marché avec l'Armée vers
Trawasthus, que les Suedois
avoient abandonné,
aprèsavoir jetté leurs Canons
dans la Riviere
, &
ils s'estoient retirez au-delà
de la riviere de Pelken,
qui seslargit en forme de
Lac, où ils Ce retrancherent
&jetterent des batteries.
Les Moscovites les fuivirent,
&camperent vis àvis
durant quatre jours. Ils
firent aussi des Batteries,
& preparerent des Pontons,
sur lesquels le Prince
de Galliezen s'embarqua
avec six cens hommes
choisis, & il alla le 7. mettre
pied à terre à demie
lieuë de lava la gauche des
Suedois. Ils se deffendirenc
courageusement, neanmoins
après un combat de
trois heures, ils furent obligez
de ceder au nombre
superieur des Moscovites :
les Suedois perdirent dans
cette action cinq cens soixante
hommes
,
& deux
cens quarante faits Prisonniers
, sept gros Canons, d'autres plus petits,& plusieurs
Drapeaux ; que les
Moscovites avoient perda
cent vingt hommes, de
plus de cinq çens blessez.
On mande de Pomeranie
que les Trou pes Saxonnes
qui en sont sorties, ont fait
dans leur marche de si
grands desordres , qu'un
Officier du Roy de Prusse
en a fait arrester six-vingt
hommes, afin d'obtenir sàtisfaction
des dommages
qu'elles ont causez.
Les Lettres de Berlin da
12. portent que le Sieur
GolowKinAmbassadeur du
Czar prés du Roy dePrusse
,
luy avoit presenté un
Memoire par lequel leCzar
s'excuse de ratifier IeTrairé
conclu avec le PrinceMenzikow,
touchant le sequestre
de la Pomeranie
,
4
moins qu'on ne change
trois Articles duTraitéconclu
entre le Roy de Prusse
& le Prince Administrateur
de Holstein Gottorp
qu'ilprétendluy estre pré-,
judiciables,&à ses Alliez..
On écrit de Vienne que
lesEtats dela Basse Aurrichecontinuënt
leurs Délir^-
berations sur le subside
d'un million & demid'éeus
qu'on leur demande,
& qu'on necroit pas qu'ils
puissent fournir;qu'on voie
en cette Ville la copie d'une
Lettre que l'Archiduc
écrivit au Czar le 4. Novembre.
Elle contient des
plaintes de ce que le Prince
MenziKow avoit sans aucun
droit exigé deux cens
mille écus de la Ville de
Hambourg, trois cens trente
trois mille trois cens
trente trois écus de celle de
Lubex
, outre un present
de cinqmille ducats, & de
ce qu'ilavoitobligé par
executionmilitaire,les peuples
du païs de MecKelbourg
à porter des vivresà
son Camp devant Stetin,
ce que la petite Ville de
Male ayant refusée
,
elle
avoir esté prised'assaut&
pillée ; qu'il n'avoit pu se
dispenser comme Chef de
l'Empire, de luy en porter
ses plaintes, & d'emploïer
ses bons offices pour faire
restituer à ces Villes & à
ces peu ples ce qui leur a
.cl}é enlevé ; que la connoissance
qu'il avoit de la
justice & de la grandeur
d'ame du Czar ne luy permettoit
pas de douter qu'il
ne fit faire cette restitution-,
& qu'il n'empeschât
à l'avenir de pareilles violences.
On mande de Madrid
que le Roy a donnéle Gouvernement
de Roses dans
le Lampourdan,àDonAntonio
Marin de Guerrea,
Marêchalde Camp;quele
Marquis de Morous Ambassadeur
du Roy de Sicile
y estoit arrivé. Les Lettres
de
deCatalogne portentque
lesTroupesEspagnolles qui
servoientauxPaïs Bascommençoient
à arriver dans
cette Principauté; qu'on
préparoit toutes choses
pour faire le siege de Barcelone,
& que plusieurs des
principaux habitansayant
appris qu'on équipoit àCadis
une Escadre pour FaCsieger
aussi par Mer, & ne
voulant pas y demeurer
enfermez, s'estoient embarquez
secrettement
,
&
s'estoientretirez à Gennes.
D'autres avisdeCatalogne
portent que les habitant
de Barcelone manquoient
de viande, & qu'ils commençoient
à avoir disette
de pain, ce qui avoit causé
une émotion du peuple,
dans laquelle quelques personnes
avoient estetuées;
qu'on continuoit dans le
Camp les préparatifs ne..
cessaires pour le siege de
cette ville-là, & que l'on
n'attendoit que la jonction
des Troupes d'Estramadure,
dont la plus grande partie
étoit encore sur la frontiere
de Catalogne,&l'arrivée
de l'Escadre,qui outre
les vivres & les munitions
donc elle est chargée,
a encore embarquée des
Troupes à Cadis, à Cartagene,
&sur lescostes du
I" oyaume de Valence.
On mande de la Haye
que le Duc d'Ossonne y avoit
envoyé le Comte de
Pinto son frere pour visiter
le Palais d'Espagne & le
faire reparer;que le Traité
de Commerce entre l'Espagne
& l'Angleterre avoic
estésigné le 9. de ce mois;
qu'on n'attendoit que leretour
des Couriers de Madrid&
deLisbonne pour
conclurre les Traitez entre
l'Espagne & le Portugal, &
entre l'Espagne & cet Etat;'
On écrit de Bruxelles
que les Etats de Brabaftr*
de Flandres,&deHaynaut
estoient sur le point de terminer
leurs differens avec
le Roy de Prusse pour les
quatre-vingt mille écus
qu'il leur demande.
On a apprisde DunKerque
que le premier de ce
mois on y avoit fait fauter
les deux*
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Résumé : SUPPLEMENT aux Nouvelles.
Le document est un supplément aux Nouvelles contenant des lettres de Stockholm datées du 15 novembre. La princesse Ulrique, sœur du roi de Suède, a pris possession de la régence le 10 novembre. Une diète générale des États du Royaume a été convoquée pour discuter des remèdes aux problèmes du royaume, des mesures pour conclure la paix avec les ennemis, et pour envoyer une députation solennelle au roi de Suède en Turquie. En Finlande, une bataille a eu lieu où les Moscovites ont vaincu les Suédois, causant des pertes importantes à ces derniers. En Poméranie, les troupes saxonnes ont causé des désordres, entraînant l'arrestation de soixante hommes par un officier prussien. À Berlin, l'ambassadeur du czar a présenté un mémoire au roi de Prusse, excusant le czar de ratifier un traité concernant la Poméranie sans modification de trois articles. À Vienne, les États de Basse-Autriche délibèrent sur un subside d'un million et demi d'écus. Une lettre de l'archiduc au czar se plaint des exactions du prince Menzikow dans les villes de Hambourg et Lübeck, ainsi que des violences commises dans le pays de Mecklembourg. De Madrid, il est rapporté que le roi a nommé Don Antonio Marin de Guerrea gouverneur de Roses dans le Roussillon, et que le marquis de Morous, ambassadeur du roi de Sicile, est arrivé. En Catalogne, les troupes espagnoles se préparent à assiéger Barcelone, et plusieurs habitants se sont enfuis en apprenant l'arrivée d'une escadre à Cadix. Des troubles ont éclaté à Barcelone en raison de la disette de pain. À La Haye, le duc d'Ossonne a envoyé le comte de Pinto pour réparer le palais d'Espagne, et un traité de commerce entre l'Espagne et l'Angleterre a été signé. Les États de Brabant, de Flandre et de Hainaut sont sur le point de régler leurs différends avec le roi de Prusse concernant une somme de quatre-vingt mille écus. Enfin, à Dunkerque, deux fautes ont été commises le premier du mois.
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3
p. 204-205
DE HAMBOURG, le 28 Septembre.
Début :
Les Suédois se sont rendus maîtres des Isles de Wollin & d'Usedom [...]
Mots clefs :
Suédois, Îles, Comte, Attaque, Régiment, Troupes, Soldats, Prisonniers, Wollin
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texteReconnaissance textuelle : DE HAMBOURG, le 28 Septembre.
DE HAMBOURG , le 28 Septembre.
Les Suédois fe font rendus maîtres des Ifles de
Wollin & d'Uledom en Pomeranie. Le Comte
NOVEMBRE. 1759. 205
de Ferfen , Lieutenant - Général , dont l'activité
mérite les plus grandes louanges , fit attaquer
Wollin le 16 de ce mois à la pointe du jour . Le
Régiment des Gardes , ceux de Jenkoping &
d'Elfsborg , foutenus de deux cens Volontaires ,
furent commandés pour cette attaque , que là
garnifon foutint pendant deux heures avec beaucoup
de valeur. Les troupes Suédoiſes entrerent
dans la place l'épée à la main ; & la garniſon
après s'être défendue encore quelque temps dans
les rues , fut forcée de fe rendre prifonniere
de guerre. Elle confiftoit en fept cens Soldats &
une trentaine d'Officiers. Celle de Camin apprenant
la reddition de Wollin s'eft retirée à Colberg.
Les Suédois font actuellement maîtres des trois
embouchures de l'Oder , & tout le cercle de
Randaw leur eft ouvert. Ils étendent librement
leurs contributions jufqu'aux portes de Stettin.
On affure que leur armée n'eſt plus qu'à deux
milles de cette Capitale . Les Lettres de cette armée
font mention de la prife du Fort de Swinemonde ,
dont la garnifon compofée d'un Lieutenant - Colonel,
d'un Major , de quatorze Capitaines ou Lieutenans
, & de quatre cent vingt hommes , s'eft rendue
prifonniere de guerre. On a trouvé dans ce
Fort neuf piéces de canon , & des munitions en
abondance. L'attaque avoit été dirigée par le
Comte de Ferfen . Un détachement Sué lois , aux
ordres du Baron de Heffenftein , Lieutenant- Général
, a enlevé aux Pruffiens le pofte de Locknitz
, & y a fait prifonniers deux Officiers &
quatre-vingt- fix foldats.
Les Suédois fe font rendus maîtres des Ifles de
Wollin & d'Uledom en Pomeranie. Le Comte
NOVEMBRE. 1759. 205
de Ferfen , Lieutenant - Général , dont l'activité
mérite les plus grandes louanges , fit attaquer
Wollin le 16 de ce mois à la pointe du jour . Le
Régiment des Gardes , ceux de Jenkoping &
d'Elfsborg , foutenus de deux cens Volontaires ,
furent commandés pour cette attaque , que là
garnifon foutint pendant deux heures avec beaucoup
de valeur. Les troupes Suédoiſes entrerent
dans la place l'épée à la main ; & la garniſon
après s'être défendue encore quelque temps dans
les rues , fut forcée de fe rendre prifonniere
de guerre. Elle confiftoit en fept cens Soldats &
une trentaine d'Officiers. Celle de Camin apprenant
la reddition de Wollin s'eft retirée à Colberg.
Les Suédois font actuellement maîtres des trois
embouchures de l'Oder , & tout le cercle de
Randaw leur eft ouvert. Ils étendent librement
leurs contributions jufqu'aux portes de Stettin.
On affure que leur armée n'eſt plus qu'à deux
milles de cette Capitale . Les Lettres de cette armée
font mention de la prife du Fort de Swinemonde ,
dont la garnifon compofée d'un Lieutenant - Colonel,
d'un Major , de quatorze Capitaines ou Lieutenans
, & de quatre cent vingt hommes , s'eft rendue
prifonniere de guerre. On a trouvé dans ce
Fort neuf piéces de canon , & des munitions en
abondance. L'attaque avoit été dirigée par le
Comte de Ferfen . Un détachement Sué lois , aux
ordres du Baron de Heffenftein , Lieutenant- Général
, a enlevé aux Pruffiens le pofte de Locknitz
, & y a fait prifonniers deux Officiers &
quatre-vingt- fix foldats.
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Résumé : DE HAMBOURG, le 28 Septembre.
En septembre 1759, les Suédois ont pris le contrôle des îles de Wollin et d'Usedom en Poméranie. Le 16 septembre, le comte de Ferzen a lancé une attaque sur Wollin à l'aube, avec les régiments des Gardes, de Jönköping et d'Elfsborg, renforcés par deux cents volontaires. La garnison, composée de sept cents soldats et une trentaine d'officiers, s'est rendue après deux heures de défense. La garnison de Camin s'est retirée à Kolberg. Les Suédois contrôlent désormais les trois embouchures de l'Oder et le cercle de Randow, étendant leurs contributions jusqu'aux portes de Stettin. L'armée suédoise est à deux milles de Stettin. Le fort de Swinemünde, dirigé par le comte de Ferzen, a également été pris, avec une garnison composée d'un lieutenant-colonel, d'un major, de quatorze capitaines ou lieutenants, et de quatre cent vingt hommes. Neuf pièces de canon et des munitions abondantes y ont été trouvées. Par ailleurs, un détachement suédois sous les ordres du baron de Hessenstein a capturé le poste de Locknitz, faisant prisonniers deux officiers et quatre-vingt-six soldats prussiens.
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4
p. 210
DE BERLIN, le 10 Mars.
Début :
Les forces de Sa Majesté seront divisées, comme les années précédentes, en trois armées. [...]
Mots clefs :
Armée, Bataillons, Prince Henri, Général, Suédois, Ministre
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texteReconnaissance textuelle : DE BERLIN, le 10 Mars.
De BERLIN , le 10 Mars.
Les forces de Sa Majesté feront divifées ,
comme les années précédentes , en trois armées.
La premiere, deftinée à faire tête aux Autrichiens ,
fera compofée de foixante - quatre bataillons , dont
il y en a quinze de Grenadiers , & de cent-fix eícadrons.
Le Roi la commandera. La feconde, fera
oppofée aux Ruffes ; elle fera forte de 44 batail
lons & de 52 efcadrons. Elle doit s'affembler aux
environs de Coflin . Le Prince Henri , dont la
fanté eft prèlque entierement rétablie , en aura
le commandement .
La troifiéme , fera tête aux Suédois dans la
Pomeranie. Elle fera compofée de vingt - trois
bataillons , & de quarante- cinq efcadrons. Sa
Majefté n'en a point encore nommé le Général.
Outre ces trois Armées , il y aura quelques autres
corps,que l'on portera où il fera néceffaire. Le plus
confiderable de ces corps , fera fous les ordres du
Général Fouquet.
On a appris depuis , que le 18 de ce mois , la
Cour étoit partie pour Magdebourg , conformé
ment aux ordres du Roi. Les Miniftres des affaires
étrangeres, l'y ont fuivie. Cette précaution , qui
annonce que le Brandebourg va devenir le théâ
tre de la guerre , infpire beaucoup d'inquiétude.
Les forces de Sa Majesté feront divifées ,
comme les années précédentes , en trois armées.
La premiere, deftinée à faire tête aux Autrichiens ,
fera compofée de foixante - quatre bataillons , dont
il y en a quinze de Grenadiers , & de cent-fix eícadrons.
Le Roi la commandera. La feconde, fera
oppofée aux Ruffes ; elle fera forte de 44 batail
lons & de 52 efcadrons. Elle doit s'affembler aux
environs de Coflin . Le Prince Henri , dont la
fanté eft prèlque entierement rétablie , en aura
le commandement .
La troifiéme , fera tête aux Suédois dans la
Pomeranie. Elle fera compofée de vingt - trois
bataillons , & de quarante- cinq efcadrons. Sa
Majefté n'en a point encore nommé le Général.
Outre ces trois Armées , il y aura quelques autres
corps,que l'on portera où il fera néceffaire. Le plus
confiderable de ces corps , fera fous les ordres du
Général Fouquet.
On a appris depuis , que le 18 de ce mois , la
Cour étoit partie pour Magdebourg , conformé
ment aux ordres du Roi. Les Miniftres des affaires
étrangeres, l'y ont fuivie. Cette précaution , qui
annonce que le Brandebourg va devenir le théâ
tre de la guerre , infpire beaucoup d'inquiétude.
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Résumé : DE BERLIN, le 10 Mars.
Le 10 mars, les forces de Sa Majesté seront divisées en trois armées. La première, dirigée par le Roi, comptera soixante-quatre bataillons, dont quinze de Grenadiers, et cent-six escadrons, pour affronter les Autrichiens. La deuxième, commandée par le Prince Henri, se rassemblera près de Cöln et comprendra quarante-quatre bataillons et cinquante-deux escadrons, afin de combattre les Russes. La troisième armée, dont le général n'est pas encore nommé, fera face aux Suédois en Poméranie avec vingt-trois bataillons et quarante-cinq escadrons. D'autres corps seront déployés selon les besoins, le plus important étant sous les ordres du Général Fouquet. Le 18 mars, la Cour a quitté Berlin pour Magdebourg, suivie par les ministres des affaires étrangères, ce qui indique que le Brandebourg pourrait devenir le théâtre des opérations militaires, suscitant de l'inquiétude.
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5
p. 211
DE HAMBOURG, le 20 Mars.
Début :
Les Suédois font des dispositions pour commencer la campagne. Ils marchent [...]
Mots clefs :
Suédois, Campagne militaire, Ville, Violences, Général
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texteReconnaissance textuelle : DE HAMBOURG, le 20 Mars.
DE HAMBOURG , le 20 Mars .
Les Suédois font des difpofitions pour commencer
la campagne. Ils marchent vers Swinemunde,
dans le deffein d'y prendre pofte . La Ville
d'Olnabruck n'a pas été exempte des violences
exercées contre tant d'autres , pour procurer des
recrues aux troupes Pruffiennes ou à celles des
Alliés. On écrit , de cette Ville , que vers le milieu
de ce mois , le Général Anglois qui l'occupe ,
fit battre l'allarme & affembler la garniſon . La
curioſité fit accourir dans la place une bourgeoisie
nombreufe ; elle fur tout-à- coup enveloppée par
la garnifon , qui enleva tous les hommes en état
de lervir.
Les Suédois font des difpofitions pour commencer
la campagne. Ils marchent vers Swinemunde,
dans le deffein d'y prendre pofte . La Ville
d'Olnabruck n'a pas été exempte des violences
exercées contre tant d'autres , pour procurer des
recrues aux troupes Pruffiennes ou à celles des
Alliés. On écrit , de cette Ville , que vers le milieu
de ce mois , le Général Anglois qui l'occupe ,
fit battre l'allarme & affembler la garniſon . La
curioſité fit accourir dans la place une bourgeoisie
nombreufe ; elle fur tout-à- coup enveloppée par
la garnifon , qui enleva tous les hommes en état
de lervir.
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Résumé : DE HAMBOURG, le 20 Mars.
Le 20 mars, les Suédois se préparent à attaquer Swinemünde. À Osnabrück, des violences surviennent pour recruter des soldats. Le général anglais ordonne une alerte et rassemble la garnison. La population civile est encerclée et les hommes aptes au service militaire sont enlevés.
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6
p. 200
DE HAMBOURG, le 30 Mars.
Début :
Malgré la rigueur du froid, qui règne encore, les Suédois commencent [...]
Mots clefs :
Suédois, Mouvements des troupes, Postes militaires, Détachement, Navigation, Ennemis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE HAMBOURG, le 30 Mars.
De HAMBOURG , le 30 Mars .
Malgré la rigueur du froid, qui régne encore ,
les Suédois commencent à fe mettre en mouvement.
Ils ont établi des ponts fur le Trebbel &
fur la Peene : ils harcelent tous les jours les poftes
Pruffiens . Ils furprirent , le 22 de ce mois ,
détachement pofté à deux lieues de Crine , qui fut
forcé & contraint de fe replier avec une perte
confidérable.
un
Il fe fait de grands préparatifs à Stralfund.
On y équipe un grand nombre de bâtimens pour
intercepter la navigation des ennemis dans les
bouches de l'Oder.
Malgré la rigueur du froid, qui régne encore ,
les Suédois commencent à fe mettre en mouvement.
Ils ont établi des ponts fur le Trebbel &
fur la Peene : ils harcelent tous les jours les poftes
Pruffiens . Ils furprirent , le 22 de ce mois ,
détachement pofté à deux lieues de Crine , qui fut
forcé & contraint de fe replier avec une perte
confidérable.
un
Il fe fait de grands préparatifs à Stralfund.
On y équipe un grand nombre de bâtimens pour
intercepter la navigation des ennemis dans les
bouches de l'Oder.
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Résumé : DE HAMBOURG, le 30 Mars.
Le 30 mars, les Suédois, malgré le froid, lancent des opérations militaires, construisent des ponts sur le Trebbel et la Peene, et harcèlent les postes prussiens. Le 22 mars, ils attaquent un détachement prussien près de Crine, causant des pertes. À Stralsund, des préparatifs interrompent la navigation ennemie dans les bouches de l'Oder.
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7
p. 239-240
DE WARSOVIE, le 16 Avril.
Début :
Il est arrivé ici trois cens cinquante Suédois ; qui avoient été forcés de prendre parti [...]
Mots clefs :
Soldats, Troupes du roi de Prusse, Suédois, Baron, Déserteurs, Chancelier, Couronne, Mémoire, Droit seigneurial, Réparations
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texteReconnaissance textuelle : DE WARSOVIE, le 16 Avril.
De WARSOVIE , le 16 Avril.
Il eſt arrivé ici trois cens cinquante Suédois ;
qui avoient été forcés de prendre parti dans les
troupes du Roi de Pruffe , & qui ont trouvé lemoyen
de s'évader. Le Baron de Hopken , Miniftre
du Roi de Suéde en çetre Cour , leur a
fait diftribuer une gratification , & les a fait partir
pour rejoindre leurs anciens Corps. Une troupe
de quarante Déferteurs Praffiens, eft auffi arrivée
ici. Ils ont rapporté que la défertion étoit grande
parmi les troupes Pruffiennes ; & qu'une foule de
foldats enrolés de force n'alpiroient qu'après l'ouverture
de la campagne,pour déferter plus facilement.
Le Chancelier de la Couronne de Pologne , a
fait remettre depuis peu , au fieur Benoit , Secrétaire
de la légation de Pruffe en cette Cour , un
nouveau mémoire concernant les griefs dont
cette Couronne fe plaint depuis longtemps , fans
avoir pu obtenir aucune fatisfaction de Sa Majesté
Pruffienne . Ce mémoire porte, entr'autres choles
» que la Cour de Berlin , fans aucun égard à l'exacte
» neutralité qu'obferve un Royaume libre , trou-
» ble , interrompt & détruit fon commerce , en
» faiſant arrêter les Voituriers , & confifquer les
» marchandiſes & effets qu'ils conduifent ; que le
» Réſident de la même Cour s'ingère dans l'éco-
>> nomie & l'adminiftration de la Juftice de la
» Ville de Dantzick , en accordant une protec
tion contraire à toutes fortes de droits , à des
Citoyens coupables , avec des menaces injurieu
240 MERCURE DE FRANCE.
» fes au droit Seigneurial , appartenant à la ſeule
» République : que cette Cour , par ce moyen
» violent & par mille autres inonde la Po-
» logne d'une monnoie de mauvais aloi , qui ne
» contient que la quatrième partie de la valeur
> intrinféque qu'elle devroit avoir , & qu'on em-
» porte en même temps de ce Royaume toutes
» les bonnes efpèces d'or & d'argent : enfin que
» les troupes Pruffiennes ont enlevé de fa maifon
>> le fieur de Sulkowsky , Véneur du grand Du-
>> ché de Lithuanie , & que la Cour de Berlin le
> retient jufqu'à préfent prifonnier dans la Forte-
2 refle de Glogau , après avoir enrôlé par force
» les gens tenus pour fa garde & pour fon ſervice
→ particulier.
On finit par demander , au nom des Miniftres
& du Sénat , les réparations convenables .
Il eſt arrivé ici trois cens cinquante Suédois ;
qui avoient été forcés de prendre parti dans les
troupes du Roi de Pruffe , & qui ont trouvé lemoyen
de s'évader. Le Baron de Hopken , Miniftre
du Roi de Suéde en çetre Cour , leur a
fait diftribuer une gratification , & les a fait partir
pour rejoindre leurs anciens Corps. Une troupe
de quarante Déferteurs Praffiens, eft auffi arrivée
ici. Ils ont rapporté que la défertion étoit grande
parmi les troupes Pruffiennes ; & qu'une foule de
foldats enrolés de force n'alpiroient qu'après l'ouverture
de la campagne,pour déferter plus facilement.
Le Chancelier de la Couronne de Pologne , a
fait remettre depuis peu , au fieur Benoit , Secrétaire
de la légation de Pruffe en cette Cour , un
nouveau mémoire concernant les griefs dont
cette Couronne fe plaint depuis longtemps , fans
avoir pu obtenir aucune fatisfaction de Sa Majesté
Pruffienne . Ce mémoire porte, entr'autres choles
» que la Cour de Berlin , fans aucun égard à l'exacte
» neutralité qu'obferve un Royaume libre , trou-
» ble , interrompt & détruit fon commerce , en
» faiſant arrêter les Voituriers , & confifquer les
» marchandiſes & effets qu'ils conduifent ; que le
» Réſident de la même Cour s'ingère dans l'éco-
>> nomie & l'adminiftration de la Juftice de la
» Ville de Dantzick , en accordant une protec
tion contraire à toutes fortes de droits , à des
Citoyens coupables , avec des menaces injurieu
240 MERCURE DE FRANCE.
» fes au droit Seigneurial , appartenant à la ſeule
» République : que cette Cour , par ce moyen
» violent & par mille autres inonde la Po-
» logne d'une monnoie de mauvais aloi , qui ne
» contient que la quatrième partie de la valeur
> intrinféque qu'elle devroit avoir , & qu'on em-
» porte en même temps de ce Royaume toutes
» les bonnes efpèces d'or & d'argent : enfin que
» les troupes Pruffiennes ont enlevé de fa maifon
>> le fieur de Sulkowsky , Véneur du grand Du-
>> ché de Lithuanie , & que la Cour de Berlin le
> retient jufqu'à préfent prifonnier dans la Forte-
2 refle de Glogau , après avoir enrôlé par force
» les gens tenus pour fa garde & pour fon ſervice
→ particulier.
On finit par demander , au nom des Miniftres
& du Sénat , les réparations convenables .
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Résumé : DE WARSOVIE, le 16 Avril.
Le 16 avril, 350 Suédois, contraints de servir dans les troupes prussiennes, se sont évadés et ont rejoint leurs anciens corps après avoir reçu une gratification du Baron de Hopken. Parallèlement, 40 déserteurs prussiens ont signalé une grande défection parmi les troupes prussiennes, avec de nombreux soldats enrôlés de force prévoyant de déserter après l'ouverture de la campagne. Le chancelier de la Couronne de Pologne a remis un mémoire au sieur Benoit, secrétaire de la légation prussienne, détaillant les griefs de la Pologne contre la Prusse. Ce mémoire accuse la Prusse de perturber le commerce polonais en arrêtant les voituriers et en confisquant les marchandises, d'interférer dans l'économie et l'administration de la justice à Dantzig, et de protéger des citoyens coupables. La Prusse est également accusée d'introduire une monnaie de mauvaise qualité en Pologne et d'exporter les bonnes espèces d'or et d'argent. De plus, les troupes prussiennes ont enlevé le sieur de Sulkowsky, véner du grand-duché de Lituanie, et le retiennent prisonnier à la forteresse de Glogau après avoir enrôlé de force ses gardes. Le mémoire demande des réparations appropriées au nom des ministres et du Sénat polonais.
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