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1
p. 189-192
HORLOGERIE.
Début :
Il seroit fort à souhaiter, Monsieur, que ceux que leur zele fait écrire pour le [...]
Mots clefs :
Horloges, Roi, Horlogerie, Public
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HORLOGERIE.
HORLOGERIE .
Il feroit fort à fouhaiter , Monfieur ,
que ceux que leur zele fait écrire pour le
public , fuffent plus inftruits des matieres
qu'ils entreprennent de traiter , & que les
motifs dont ils cherchent à colorer ce zele ,
fût plus exempt de fufpicion , du moins de
vroient- ils mieux le voiler. C'eft dequoi
190 MERCURE DE FRANCE .
l'auteur anonyme des lettres inférées dans
les Mercures de Juin , premier volume ,
page 149. & de Novembre page 143. ne
s'eft pas mis beaucoup en peine . Il indique
au public une nouvelle méthode pour régler
les montres & les pendules , qui préfente
une infinité d'inconvéniens , fans
laiffer appercevoir la plus légere utilité . En
effet , la ligne du tems moyen , tracée au
Palais royal , fuivant l'idée de l'anonyme ,
peut-elle entrer en comparaifon avec les
tables d'équation , fi connues du public ,
& que chacun peut fe procurer à fi peu de
frais ? En fuivant ces tables on eft affuré
d'avoir toujours une maniere infaillible de
connoître le tems moyen par le fecours du
tems vrai. Il y avoit encore une autre reffource
qui ne s'eft pas préfentée à l'imagination
de notre Sçavant ; c'étoit de fouhaiter
que l'on fît marquer aux horloges
publiques le tems vrai & le tems moyen ;
mais la prévention de l'anonyme ne lui a
laiffé que la faculté de décrier les groffes
horloges fans diftinction. Il feint d'ignorer
qu'on y ait employé des mouvemens
à fecondes , fuivant les idées de M.Julien
Le Roi. C'est ici où la paffion fe démafque
, puifqu'il remet fous les yeux du public
des difputes affoupies depuis peu : il
4 dû voir dans les mémoires d'un des conJANVIER.
1755. 191
rendans , copie du certificat donné par ce
même M. Le Roi , dont il fe plaint que les
confeils n'ont pas été fuivis ; & ce certificat
porte néanmoins que la piéce dont il
parle , faite par M. Le Paute , eft la plus
parfaite qui ait encore paru en ce genre ,
c'est- à- dire de l'efpece de celles que femble
defirer l'anonyme . Il y en a une trèsbelle
à Sainte Genevieve , exécutée par M.
Galonde ; une aux Miffions Etrangeres
par M. Julien Le Roi. Celle de la Meute
que ce même M. Le Roi affûre , eſt ſupérieure
aux précédentes , une au Luxembourg
, une autre au pavillon de Bellevûe ,
une au château des Thermes , qui marque
les fecondes très-diftinctement , & celle de
l'Hôtel des Fermes : toutes ces horloges
font parfaites , fi l'on en doit croire le témoignage
public. Quant à moi qui les
ai toutes vifitées en place , & qui les fuis
depuis long- tems , je ne crois pas qu'elles
laiffaffent rien à defirer , fi M. Le Paute
avoit eu la précaution de leur faire marquer
le tems vrai & le tems moyen . C'eſt
le reproche que je lui ai fait à l'occafion
d'une ingénieufe pendule à fecondes qu'il
vient de placer fous les yeux du public , en
face de la petite porte du Luxembourg qui
conduit à fon logement. Ces dernieres
horloges décrivent de très-petits arcs , avec
192 MERCURE DE FRANCE.
de fort groffes lentilles , & marchent avec
environ deux livres de poids coulant. Ce
font là de ces faits qui ne peuvent être
ignorés de l'anonyme , & qui auroient dû
dui faire parler avec plus de circonfpection
des groffes horloges.
Après avoir tâché de décrier indirectement
ces fortes de piéces , il attaque de
nouveau les échappemens à repos. Il demande
quelle propriété particuliere caractérife
& diftingue ce nouvel échappement . Je
doute que L'auteur laiffe échapper une fi
belle occafion de lui apprendre ce qu'il affecte
encore d'ignorer ; en tout cas , il
pourra confulter là - deffus les mémoires
imprimés pendant le cours de la difpute ;
de rapport de l'Académie des Sciences , &
enfin une lettre de M. de la Lande , Membre
de l'Académie , inférée dans le Mercure
d'Août , où il a difcuté ces avantages.
J'ai l'honneur d'être , & c.
Il feroit fort à fouhaiter , Monfieur ,
que ceux que leur zele fait écrire pour le
public , fuffent plus inftruits des matieres
qu'ils entreprennent de traiter , & que les
motifs dont ils cherchent à colorer ce zele ,
fût plus exempt de fufpicion , du moins de
vroient- ils mieux le voiler. C'eft dequoi
190 MERCURE DE FRANCE .
l'auteur anonyme des lettres inférées dans
les Mercures de Juin , premier volume ,
page 149. & de Novembre page 143. ne
s'eft pas mis beaucoup en peine . Il indique
au public une nouvelle méthode pour régler
les montres & les pendules , qui préfente
une infinité d'inconvéniens , fans
laiffer appercevoir la plus légere utilité . En
effet , la ligne du tems moyen , tracée au
Palais royal , fuivant l'idée de l'anonyme ,
peut-elle entrer en comparaifon avec les
tables d'équation , fi connues du public ,
& que chacun peut fe procurer à fi peu de
frais ? En fuivant ces tables on eft affuré
d'avoir toujours une maniere infaillible de
connoître le tems moyen par le fecours du
tems vrai. Il y avoit encore une autre reffource
qui ne s'eft pas préfentée à l'imagination
de notre Sçavant ; c'étoit de fouhaiter
que l'on fît marquer aux horloges
publiques le tems vrai & le tems moyen ;
mais la prévention de l'anonyme ne lui a
laiffé que la faculté de décrier les groffes
horloges fans diftinction. Il feint d'ignorer
qu'on y ait employé des mouvemens
à fecondes , fuivant les idées de M.Julien
Le Roi. C'est ici où la paffion fe démafque
, puifqu'il remet fous les yeux du public
des difputes affoupies depuis peu : il
4 dû voir dans les mémoires d'un des conJANVIER.
1755. 191
rendans , copie du certificat donné par ce
même M. Le Roi , dont il fe plaint que les
confeils n'ont pas été fuivis ; & ce certificat
porte néanmoins que la piéce dont il
parle , faite par M. Le Paute , eft la plus
parfaite qui ait encore paru en ce genre ,
c'est- à- dire de l'efpece de celles que femble
defirer l'anonyme . Il y en a une trèsbelle
à Sainte Genevieve , exécutée par M.
Galonde ; une aux Miffions Etrangeres
par M. Julien Le Roi. Celle de la Meute
que ce même M. Le Roi affûre , eſt ſupérieure
aux précédentes , une au Luxembourg
, une autre au pavillon de Bellevûe ,
une au château des Thermes , qui marque
les fecondes très-diftinctement , & celle de
l'Hôtel des Fermes : toutes ces horloges
font parfaites , fi l'on en doit croire le témoignage
public. Quant à moi qui les
ai toutes vifitées en place , & qui les fuis
depuis long- tems , je ne crois pas qu'elles
laiffaffent rien à defirer , fi M. Le Paute
avoit eu la précaution de leur faire marquer
le tems vrai & le tems moyen . C'eſt
le reproche que je lui ai fait à l'occafion
d'une ingénieufe pendule à fecondes qu'il
vient de placer fous les yeux du public , en
face de la petite porte du Luxembourg qui
conduit à fon logement. Ces dernieres
horloges décrivent de très-petits arcs , avec
192 MERCURE DE FRANCE.
de fort groffes lentilles , & marchent avec
environ deux livres de poids coulant. Ce
font là de ces faits qui ne peuvent être
ignorés de l'anonyme , & qui auroient dû
dui faire parler avec plus de circonfpection
des groffes horloges.
Après avoir tâché de décrier indirectement
ces fortes de piéces , il attaque de
nouveau les échappemens à repos. Il demande
quelle propriété particuliere caractérife
& diftingue ce nouvel échappement . Je
doute que L'auteur laiffe échapper une fi
belle occafion de lui apprendre ce qu'il affecte
encore d'ignorer ; en tout cas , il
pourra confulter là - deffus les mémoires
imprimés pendant le cours de la difpute ;
de rapport de l'Académie des Sciences , &
enfin une lettre de M. de la Lande , Membre
de l'Académie , inférée dans le Mercure
d'Août , où il a difcuté ces avantages.
J'ai l'honneur d'être , & c.
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Résumé : HORLOGERIE.
Un texte critique un auteur anonyme ayant publié des lettres dans les Mercures de Juin et de Novembre, proposant une nouvelle méthode pour régler les montres et pendules. Cette méthode, jugée inefficace et inutile, suggère une ligne du temps moyen au Palais Royal, mais est comparée défavorablement aux tables d'équation, plus accessibles et précises. L'auteur anonyme ignore la possibilité de marquer à la fois le temps vrai et le temps moyen sur les horloges publiques, critiquant les grandes horloges sans distinction. Plusieurs horloges publiques parfaites, réalisées par des horlogers comme Le Paute, Galonde et Julien Le Roi, sont présentes dans divers lieux tels que Sainte-Geneviève, les Missions Étrangères et le Luxembourg. Le critique reproche à Le Paute de ne pas avoir marqué le temps vrai et le temps moyen sur ces horloges. L'anonyme est également accusé d'attaquer les échappements à repos sans connaître leurs avantages, documentés dans divers mémoires et rapports de l'Académie des Sciences.
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2
p. 156-158
HORLOGERIE.
Début :
La simplicité est le caractere distinctif des ouvrages de la nature ; les grands [...]
Mots clefs :
Horlogerie, Cadrans
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HORLOGERIE.
HORLOGERIE .
Ldesouvrages de la nature ; les grands
A fimplicité eft le caractere diftin & if
artiftes qui s'efforcent de l'imiter , ont d'ail
leurs trop de raifon de fimplifier leurs ouvrages
pour n'y pas employer toutes les
reffources de leur art & celles de leur génie
: auffi l'Horlogerie fe perfectionne tous
les jours à cet égard par les foins de ceux
qui , conduits par l'efprit plus que par
leur routine , & plus jaloux de leur gloire
que de leur intérêt , s'occupent de tout ce
qui peut contribuer à l'avancement & au
progrès de l'art .
Une nouvelle production de ce zéle induſtrieux
vient d'attirer l'attention des cuMARS.
1755. 157.
rieux , quoique fimple en elle -même , c'eft
par fa fimplicité qu'elle doit mériter des
éloges .
Les cadrans , cette partie néceffaire des
piéces d'Horlogerie , ont fait jufqu'ici un
objet de dépenfe confidérable ; s'ils ont
fubi dans les différens tems divers changemens
, ces changemens , loin d'en rendre
la conftruction plus facile & le prix
plus modique , n'ont fait qu'en augmenrer
les difficultés & la dépenfe , en les rendant
plus défectueux par rapport au méchaniſme
même : une fimple obfervation en
convaincra . Tout cadran émaillé de dix
pouces de diametre , emporte néceffairement
environ un pouce de convexité , par
l'impoffibilité où font les Emailleurs d'en
faire de plats : cette convexité en exige une
dans le cryſtal de la lunette , qui doit être
encore plus confidérable , pour laiffer libre
le mouvement des éguilles , ce qui enchérit
tout à la fois & le cadran & le cryſtal.
Mais il en résulte un autre inconvénient
nuifible au méchaniſme , comme on vient
de le dire ; c'eft que le canon & les chauffées
doivent être allongées confidérablement
, à caufe de la convexité du cadran ,
ainfi que la tige du rochet dans les pendules
à fecondes : cette tige devient par
cet allongement d'une exécution beaucoup
158 MERCURE DE FRANCE.
plus difficile ; elle en devient auffi plus
flexible , & par conféquent fujette à des
frémiffemens continuels , qui à chaque
vibration doivent altérer la juſteſſe de la
pendule. On fent par là combien les cadrans
plats doivent être plus avantageux.
par cet endroit même. Il faut dire enfin à
la louange de MM. Le Paute , auteurs de
ceux dont on rend compte ici , que cet,
objet de dépenfe , qui étoit quelquefois
de cent cinquante livres en émail , fans
compter plus de foixante livres pour le
prix du cryftal , fe trouve réduit , par les
foins de ces ingénieux artiftes , à vingtquatre
livres tout au plus. Ils ont d'ailleurs
tout le brillant & toute la blancheur
de l'émail , au point que les gens de l'art
même y font trompés. Chacun a la liberté
de s'affurer par foi-même de l'avantage de
ces nouveaux cadrans. Le laboratoire de
M. Le Paute eft ouvert à tous les honnêtesgens
, à qui il ne fait aucun myftere de
fon fecret.
Ldesouvrages de la nature ; les grands
A fimplicité eft le caractere diftin & if
artiftes qui s'efforcent de l'imiter , ont d'ail
leurs trop de raifon de fimplifier leurs ouvrages
pour n'y pas employer toutes les
reffources de leur art & celles de leur génie
: auffi l'Horlogerie fe perfectionne tous
les jours à cet égard par les foins de ceux
qui , conduits par l'efprit plus que par
leur routine , & plus jaloux de leur gloire
que de leur intérêt , s'occupent de tout ce
qui peut contribuer à l'avancement & au
progrès de l'art .
Une nouvelle production de ce zéle induſtrieux
vient d'attirer l'attention des cuMARS.
1755. 157.
rieux , quoique fimple en elle -même , c'eft
par fa fimplicité qu'elle doit mériter des
éloges .
Les cadrans , cette partie néceffaire des
piéces d'Horlogerie , ont fait jufqu'ici un
objet de dépenfe confidérable ; s'ils ont
fubi dans les différens tems divers changemens
, ces changemens , loin d'en rendre
la conftruction plus facile & le prix
plus modique , n'ont fait qu'en augmenrer
les difficultés & la dépenfe , en les rendant
plus défectueux par rapport au méchaniſme
même : une fimple obfervation en
convaincra . Tout cadran émaillé de dix
pouces de diametre , emporte néceffairement
environ un pouce de convexité , par
l'impoffibilité où font les Emailleurs d'en
faire de plats : cette convexité en exige une
dans le cryſtal de la lunette , qui doit être
encore plus confidérable , pour laiffer libre
le mouvement des éguilles , ce qui enchérit
tout à la fois & le cadran & le cryſtal.
Mais il en résulte un autre inconvénient
nuifible au méchaniſme , comme on vient
de le dire ; c'eft que le canon & les chauffées
doivent être allongées confidérablement
, à caufe de la convexité du cadran ,
ainfi que la tige du rochet dans les pendules
à fecondes : cette tige devient par
cet allongement d'une exécution beaucoup
158 MERCURE DE FRANCE.
plus difficile ; elle en devient auffi plus
flexible , & par conféquent fujette à des
frémiffemens continuels , qui à chaque
vibration doivent altérer la juſteſſe de la
pendule. On fent par là combien les cadrans
plats doivent être plus avantageux.
par cet endroit même. Il faut dire enfin à
la louange de MM. Le Paute , auteurs de
ceux dont on rend compte ici , que cet,
objet de dépenfe , qui étoit quelquefois
de cent cinquante livres en émail , fans
compter plus de foixante livres pour le
prix du cryftal , fe trouve réduit , par les
foins de ces ingénieux artiftes , à vingtquatre
livres tout au plus. Ils ont d'ailleurs
tout le brillant & toute la blancheur
de l'émail , au point que les gens de l'art
même y font trompés. Chacun a la liberté
de s'affurer par foi-même de l'avantage de
ces nouveaux cadrans. Le laboratoire de
M. Le Paute eft ouvert à tous les honnêtesgens
, à qui il ne fait aucun myftere de
fon fecret.
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Résumé : HORLOGERIE.
Le texte aborde l'évolution de l'horlogerie, mettant en avant la simplicité et l'innovation. Les horlogers, motivés par l'amélioration, contribuent au progrès de cet art. Une récente innovation, simple mais notable, a captivé l'intérêt des passionnés. Les cadrans, éléments cruciaux des pièces d'horlogerie, ont toujours été coûteux et complexes à fabriquer. Les modifications au fil du temps ont accru les difficultés et les coûts, tout en augmentant les défauts mécaniques. Par exemple, les cadrans émaillés nécessitent une convexité qui complique les mécanismes et augmente les coûts du cristal de la lunette. Cette convexité oblige à allonger le canon et les chaînettes, rendant la fabrication plus ardue et les pièces plus flexibles, ce qui affecte la précision des pendules. Les cadrans plats, récemment développés par MM. Le Paute, offrent une solution avantageuse. Ils réduisent significativement les coûts, passant de cent cinquante livres pour l'émail et soixante livres pour le cristal à vingt-quatre livres au maximum. Ces cadrans imitent brillamment l'émail, au point de tromper les experts. Le laboratoire de M. Le Paute est ouvert à tous pour vérifier les avantages de ces nouvelles créations.
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3
p. 174-176
HORLOGERIE. Lettre de M. le Paute à M. de Boissy.
Début :
Monsieur, la personne qui a bien voulu se charger à mon insçu de faire annoncer [...]
Mots clefs :
Cadrans
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HORLOGERIE. Lettre de M. le Paute à M. de Boissy.
HORLOGERIE.
Lettre de M. le Paute à M. de Boiffy.
Moni
Onfieur, la perfonne qui a bien voulu
fe charger à mon infçu de faire annoncer
dans le Mercure de Mars dernier
lesnouveaux cadrans que je fubftitue depuis
quelque tems aux cadrans d'émail , ignoroit
probablement que l'on avoit tenté avant
MA I. 1755. 175
moi divers moyens pour remplir le même
objet , ou a négligé d'en faire mention .
Cette omiffion a donné lieu à M. Dupont ,
Horloger de Paris , de croire que c'étoit
d'après lui que j'avois travaillé ; & j'ai
appris que plufieurs perfonnes croyoient
qu'en effer mes cadrans étoient les mêmes
que les fiens. Il eft vrai que depuis quelques
que tems il a employé des cadrans plats
dans lesquels les heures & minutes font
peintes für le verre , & dont le fond eft
une couche de maftic d'un affez beau blanc
appliquée fur le verre ; le prix d'ailleurs
de ces cadrans eft confidérable. Comme
ceux que l'on a vûs chez moi , Monfieur ,
font abfolument différens de ceux -là , qu'ils
n'y ont même aucun rapport , puifque je
n'emploie ni couleurs ni inaftic , ni quoi .
que ce foit qui ait rapport à la peinture
& qu'ils font imprimés , je vous prie de
vouloir bien prévenir l'erreur à cet égard .
Les miens d'ailleurs font d'un blanc plus
éclatant , d'un prix beaucoup moindre
ceux dont je viens de parler , le verre peut
être brifé fans perdre pour cela le cadran ;
chacun peut s'en affurer
foi-même en
les voyant chez moi.
par
J'ai l'honneur d'être , &c.
Ces Avril 1755.
que
LE PAUTE:
>
Hiiij
176 MERCURE DE FRANCE.
LE S. LE
MAZURIER ,
Horlogeri
eft auteur d'une pendule à fecondes ,
fonnerie & à remontoir , dont le mouvement
n'a qu'une feule roue. Nous donnerons
le mois prochain le rapport de l'Académie
royale des Sciences fur cette piéce.
L'Artiſte , non content de la grande fimplicité
où il a fçu l'amener , a eu l'attention
d'y obferver une forme
extrêmement
gracieufe ; ce qui lui a donné lieu d'y ajuſter
un cadran de glace , au travers duquel
on apperçoit tous les effets.
On pourra la voir chez l'auteur tous les
jours de travail , depuis trois heures après
midi jufqu'à cinq.
Il demeure rue de la Harpe , à la Pendule
, au premier étage , près le College
d'Harcourt.
Lettre de M. le Paute à M. de Boiffy.
Moni
Onfieur, la perfonne qui a bien voulu
fe charger à mon infçu de faire annoncer
dans le Mercure de Mars dernier
lesnouveaux cadrans que je fubftitue depuis
quelque tems aux cadrans d'émail , ignoroit
probablement que l'on avoit tenté avant
MA I. 1755. 175
moi divers moyens pour remplir le même
objet , ou a négligé d'en faire mention .
Cette omiffion a donné lieu à M. Dupont ,
Horloger de Paris , de croire que c'étoit
d'après lui que j'avois travaillé ; & j'ai
appris que plufieurs perfonnes croyoient
qu'en effer mes cadrans étoient les mêmes
que les fiens. Il eft vrai que depuis quelques
que tems il a employé des cadrans plats
dans lesquels les heures & minutes font
peintes für le verre , & dont le fond eft
une couche de maftic d'un affez beau blanc
appliquée fur le verre ; le prix d'ailleurs
de ces cadrans eft confidérable. Comme
ceux que l'on a vûs chez moi , Monfieur ,
font abfolument différens de ceux -là , qu'ils
n'y ont même aucun rapport , puifque je
n'emploie ni couleurs ni inaftic , ni quoi .
que ce foit qui ait rapport à la peinture
& qu'ils font imprimés , je vous prie de
vouloir bien prévenir l'erreur à cet égard .
Les miens d'ailleurs font d'un blanc plus
éclatant , d'un prix beaucoup moindre
ceux dont je viens de parler , le verre peut
être brifé fans perdre pour cela le cadran ;
chacun peut s'en affurer
foi-même en
les voyant chez moi.
par
J'ai l'honneur d'être , &c.
Ces Avril 1755.
que
LE PAUTE:
>
Hiiij
176 MERCURE DE FRANCE.
LE S. LE
MAZURIER ,
Horlogeri
eft auteur d'une pendule à fecondes ,
fonnerie & à remontoir , dont le mouvement
n'a qu'une feule roue. Nous donnerons
le mois prochain le rapport de l'Académie
royale des Sciences fur cette piéce.
L'Artiſte , non content de la grande fimplicité
où il a fçu l'amener , a eu l'attention
d'y obferver une forme
extrêmement
gracieufe ; ce qui lui a donné lieu d'y ajuſter
un cadran de glace , au travers duquel
on apperçoit tous les effets.
On pourra la voir chez l'auteur tous les
jours de travail , depuis trois heures après
midi jufqu'à cinq.
Il demeure rue de la Harpe , à la Pendule
, au premier étage , près le College
d'Harcourt.
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Résumé : HORLOGERIE. Lettre de M. le Paute à M. de Boissy.
La lettre de M. le Paute à M. de Boiffy clarifie la confusion entourant les nouveaux cadrans d'horlogerie introduits par M. le Paute. Une annonce dans le Mercure de France a omis de mentionner que d'autres méthodes avaient été tentées auparavant, ce qui a conduit M. Dupont, un horloger parisien, à croire que M. le Paute avait utilisé ses idées. Plusieurs personnes pensaient également que les cadrans de M. le Paute étaient identiques à ceux de M. Dupont. Cependant, les cadrans de M. Dupont sont plats, avec des heures et des minutes peintes sur le verre et un fond en mastic blanc, à un prix élevé. En revanche, ceux de M. le Paute sont imprimés sans couleurs ni mastic, d'un blanc plus éclatant et à un prix plus bas. De plus, le verre peut être brisé sans endommager le cadran. M. le Paute demande à M. de Boiffy de corriger cette erreur. Par ailleurs, M. Mazurier a créé une pendule à secondes, sonnerie et remontoir, avec un mouvement simplifié à une seule roue. Cette pendule, d'une forme gracieuse, est équipée d'un cadran en glace permettant de voir tous les effets. Elle est visible chez l'auteur, rue de la Harpe, à la Pendule, au premier étage, près du Collège d'Harcourt, tous les jours de travail de 15h à 17h.
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4
p. 177-183
HORLOGERIE. Lettre du sieur Caron fils, Horloger du Roi, à l'Auteur du Mercure.
Début :
MONSIEUR, je suis un jeune artiste qui n'ai l'honneur d'être connu du [...]
Mots clefs :
Académie des sciences, Horloger du roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HORLOGERIE. Lettre du sieur Caron fils, Horloger du Roi, à l'Auteur du Mercure.
HORLOGERI E.
Lettre du fieur Caron fils , Horloger du Roi ,
à l'Auteur du Mercure.
M
ONSIEUR , je fuis un jeune artiſte
qui n'ai l'honneur d'être connu du
public que par l'invention d'un nouvel
échappement à repos pour les montres , que
l'Académie a honoré de fon approbation
& dont les Journaux ont fait mention l'année
paffée. Ce fuccès me fixe à l'état d'horloger
, & je borne toute mon ambition à
acquerir la fcience de mon art ; je n'ai jamais
porté un oeil d'envie fur les productions
de mes confreres :( cette lettre le
prouve ) mais j'ai le malheur de fouffrir
fort impatiemment qu'on veuille m'enle- ver le peu de terrein que l'étude & le travail
m'ont fait défricher ; c'eſt cette chaleur
de fang dont je crains bien que l'âge
ne me corrige pas , qui m'a fait défendre
avec tant d'ardeur les juftes prétentions
que j'avois fur l'invention de mon échappement
, lorſqu'elle me fut conteſtée il y
Hv
178 MERCURE DE FRANCE.
,
a environ dix-huit mois. L'Académie des
Sciences , non feulement me déclara auteur
de cet échappement , mais elle jugea
qu'il étoit dans fon état actuel le plus parfait
qu'on eut encore adapté aux montres ;
cependant elle fçavoit , & je voyois bien
qu'il étoit fufceptible de quelques perfections
mais la néceffité de conftater
promptement mon titre , à laquelle mon
adverfaire me força en publiant fes fauffes
prétentions , m'empêcha de les y ajouter.
Alors devenu poffeffeur tranquille de mon
échappement , j'ai donné tous mes foins
à le rendre encore fupérieur à lui- même ,
& c'eft l'état où il eft maintenant ; mais
en même-tems trop bon citoyen pour en
faire un myftere , je l'ai rendu public autant
qu'il m'a été poffible. Les divers écrits
que cet échappement a occafionné & le
jugement que l'Académie en a porté , attirant
fur lui l'attention des Horlogers , il
devint l'objet des réflexions & des recherches
de quelques- uns des plus habiles d'entr'eux
: deforte que pendant que j'y ajoutois
les petites perfections qui lui manquoient
, M. de Romilly s'apperçut qu'effectivement
il en étoit fufceptible ; il y travailla
de fon côté , & préfenta à l'Académie
en Décembre 1754 le changement
qu'il y avoit fait ; le ſoir même de ſa préJUILLET.
1755. 179
fentation M. Le Roy m'en ayant apporté la
nouvelle , je demandai fur le champ à
l'Académie , qu'en faveur de ma qualité
d'Auteur , elle voulut bien examiner avant
tout l'état de perfection auquel j'avois moimême
porté mon échappement . Cette perfection
étoit des repos plus près du centre
& des arcs de vibrations plus étendus ,
elle y confentit , & l'examen qu'elle fit
des piéces que nous préfentâmes , l'un &
l'autre lui montra que M. Romilly avoit
atteint le même but que moi en travaillant
fur le même fujet : ainfi l'Académie
toujours équitable dans les jugemens , ne
voulant pas accorder plus d'avantage fur
cette perfection à ma qualité d'Auteur de
l'échappement qu'à l'antériorité de préfentation
de M. de Romilly , qui n'eft
effectivement que d'un feul jour , a dévré
à chacun de nous le certificat fuivant
, que je publie d'autant plus volontiers
que M. de Romilly qui a jugé mon
échappement digne de fes recherches , eft
un très - galant homme , & que j'eftime véritablement
d'ailleurs je ferois fâché que
cette petite concurrence entre lui & mor
pût être envisagée comme une difpute femblable
à la premiere ; l'émulation qui anime
les honnêtes gens mérite un nom plus
honorable. J'ai l'honneur d'être , & c.
Extrait des Regiftres de l'Académie royale
des Sciences , du 11 Juin 1755.
>
MM . de Mairan, de Montigni & Le Roi,
qui avoient été nommés pour examiner une
montre à fecondes , à laquelle eft adapté
l'échappement du fieur Caron fils , perfectionné
par le fieur Romilly , Horloger ,
citoyen de Genêve , & par lui préfentée
à l'Académie , avec un mémoire fur les
échappemens en général , en ayant fait
leur rapport , l'Académie a jugé que le
changement fait à cet échappement , &
qui permet d'en rendre le cylindre auffr
petit qu'on le juge à propos : de rapprocher
les points de repos du centre , & de
donner aux arcs du balancier plus de trois
cens dégrés d'étendue , étoit ingénieux &
utile , mais en même- tems elle ne peut douter
que le fieur Caron n'ait de fon côté
porté fon échappement au même dégré de
perfection ; puifque le jour même que M.
Le Roi , l'un des Commiffaires, lui en donna
connoiffance en Décembre 1754 , cet
Horloger lui fit voir un modele de fon
échappement qu'il avoit perfectionné , auquel
il travailloit alors, & dont la roue d'échappement
avoit les dents fouillées par
derriere , & étoit exactement femblable.
à la conftruction du fieur Romilly , dont
JUILLET. 1755. 181
il n'avoit cependant point eu de communication
; d'ailleurs dans la boîte de preuve
que le fieur Caron dépofa en Septembre
1753 au Secrétariat de l'Académie , &
qui eft jufques à préfent reftée entre les
mains de MM. les Commiffaires , il y a
plufieurs petits cylindres dont les repos
font très- près du centre , mais qu'il n'eut
pas alors le tems de perfectionner.
Ainfi le mérite d'avoir amené cette invention
au point de perfection dont elle
étoit fufceptible , appartient également au
fieur Romilly & au fieur Caron fon auteur
; mais le fieur Romilly en a préſenté
la premiere exécution : en foi de quoi j'ai
figné le préfent certificat . A Paris , ce 14
Juin 1715.
Grandjean de Fouchy , Secrétaire
perpétuel de l'Académie royale
des Sciences .
Je profite de cette occafion pour répondre
à quelques objections qu'on a faites fur
mon échappement dans divers écrits rendus
publics. En fe fervant de cet échappement
, a-t-on dit , on ne peut pas faire des
montres plates , ni même de petites montres.
Ce qui fuppofé vrai , rendroit le meilleur
échappement connu très-incommode , des
182 MERCURE DE FRANCE.
faits feront toute ma réponſe . Plufieurs
expériences m'ayaut démontré que mon
échappement corrigeoit par fa nature les
inégalités du grand reffort fans aucun befoin
d'un autre régulateur , j'ai fupprimé
de mes montres toutes les pièces qui exigeoient
de la hauteur au mouvement ,
comme la fufée , la chaîne , la potence ,
toute roue à couronne , fur- tout celles dont
l'axe eft parallele aux platines dans les
montres ordinaires , & toutes les piéces
que ces principales entraînoient à leur fuite.
Par ce moyen je fais des montres aufſi
plates qu'on le juge à propos , & plus plates
qu'on en ait encore faites , fans que
cette commodité diminue en rien de leur
bonté. La premiere de ces montres fimplifiées
eft entre les mains du Roi. Sa Majefté
la porte depuis un an , & en eft trèscontente.
Si des faits répondent à la premiere
objection , des faits répondent également
à la feconde . J'ai eu l'honneur de
préfenter à Mme de Pompadour ces jours
paffés une montre dans une bague, de cette
nouvelle conftruction fimplifiée , la plus
petite qui ait encore été faite ; elle n'a que
quatre lignes & demie de diametre , &
une ligne moins un tiers de hauteur entre
les platines . Pour rendre cette bague plus
commode , j'ai imaginé en place de clef
JUILLE T. 1755. 183
un cercle autour du cadran , portant un
petit crochet faillant ; en tirant ce crochet
avec l'ongle , environ les deux tiers
du tour du cadran , la bague eft remontée ,
& elle va trente heures. Avant que de la
porter à Mme de Pompadour , j'ai vû cette
bague fuivre exactement pendant cinq
jours ma pendule à fecondes , ainfi en
fe fervant de mon échappement & de ma
conftruction on peut donc faire d'excellentes
montres auffi plates:& auffi petites
qu'on le jugera à propos.
J'ai l'honneur d'être , &c.
CARON fils , Horloger du Roi.
Rue S. Denis , près celle de la Chanvererie.
A Paris , le 16 Juin 1755 .
Lettre du fieur Caron fils , Horloger du Roi ,
à l'Auteur du Mercure.
M
ONSIEUR , je fuis un jeune artiſte
qui n'ai l'honneur d'être connu du
public que par l'invention d'un nouvel
échappement à repos pour les montres , que
l'Académie a honoré de fon approbation
& dont les Journaux ont fait mention l'année
paffée. Ce fuccès me fixe à l'état d'horloger
, & je borne toute mon ambition à
acquerir la fcience de mon art ; je n'ai jamais
porté un oeil d'envie fur les productions
de mes confreres :( cette lettre le
prouve ) mais j'ai le malheur de fouffrir
fort impatiemment qu'on veuille m'enle- ver le peu de terrein que l'étude & le travail
m'ont fait défricher ; c'eſt cette chaleur
de fang dont je crains bien que l'âge
ne me corrige pas , qui m'a fait défendre
avec tant d'ardeur les juftes prétentions
que j'avois fur l'invention de mon échappement
, lorſqu'elle me fut conteſtée il y
Hv
178 MERCURE DE FRANCE.
,
a environ dix-huit mois. L'Académie des
Sciences , non feulement me déclara auteur
de cet échappement , mais elle jugea
qu'il étoit dans fon état actuel le plus parfait
qu'on eut encore adapté aux montres ;
cependant elle fçavoit , & je voyois bien
qu'il étoit fufceptible de quelques perfections
mais la néceffité de conftater
promptement mon titre , à laquelle mon
adverfaire me força en publiant fes fauffes
prétentions , m'empêcha de les y ajouter.
Alors devenu poffeffeur tranquille de mon
échappement , j'ai donné tous mes foins
à le rendre encore fupérieur à lui- même ,
& c'eft l'état où il eft maintenant ; mais
en même-tems trop bon citoyen pour en
faire un myftere , je l'ai rendu public autant
qu'il m'a été poffible. Les divers écrits
que cet échappement a occafionné & le
jugement que l'Académie en a porté , attirant
fur lui l'attention des Horlogers , il
devint l'objet des réflexions & des recherches
de quelques- uns des plus habiles d'entr'eux
: deforte que pendant que j'y ajoutois
les petites perfections qui lui manquoient
, M. de Romilly s'apperçut qu'effectivement
il en étoit fufceptible ; il y travailla
de fon côté , & préfenta à l'Académie
en Décembre 1754 le changement
qu'il y avoit fait ; le ſoir même de ſa préJUILLET.
1755. 179
fentation M. Le Roy m'en ayant apporté la
nouvelle , je demandai fur le champ à
l'Académie , qu'en faveur de ma qualité
d'Auteur , elle voulut bien examiner avant
tout l'état de perfection auquel j'avois moimême
porté mon échappement . Cette perfection
étoit des repos plus près du centre
& des arcs de vibrations plus étendus ,
elle y confentit , & l'examen qu'elle fit
des piéces que nous préfentâmes , l'un &
l'autre lui montra que M. Romilly avoit
atteint le même but que moi en travaillant
fur le même fujet : ainfi l'Académie
toujours équitable dans les jugemens , ne
voulant pas accorder plus d'avantage fur
cette perfection à ma qualité d'Auteur de
l'échappement qu'à l'antériorité de préfentation
de M. de Romilly , qui n'eft
effectivement que d'un feul jour , a dévré
à chacun de nous le certificat fuivant
, que je publie d'autant plus volontiers
que M. de Romilly qui a jugé mon
échappement digne de fes recherches , eft
un très - galant homme , & que j'eftime véritablement
d'ailleurs je ferois fâché que
cette petite concurrence entre lui & mor
pût être envisagée comme une difpute femblable
à la premiere ; l'émulation qui anime
les honnêtes gens mérite un nom plus
honorable. J'ai l'honneur d'être , & c.
Extrait des Regiftres de l'Académie royale
des Sciences , du 11 Juin 1755.
>
MM . de Mairan, de Montigni & Le Roi,
qui avoient été nommés pour examiner une
montre à fecondes , à laquelle eft adapté
l'échappement du fieur Caron fils , perfectionné
par le fieur Romilly , Horloger ,
citoyen de Genêve , & par lui préfentée
à l'Académie , avec un mémoire fur les
échappemens en général , en ayant fait
leur rapport , l'Académie a jugé que le
changement fait à cet échappement , &
qui permet d'en rendre le cylindre auffr
petit qu'on le juge à propos : de rapprocher
les points de repos du centre , & de
donner aux arcs du balancier plus de trois
cens dégrés d'étendue , étoit ingénieux &
utile , mais en même- tems elle ne peut douter
que le fieur Caron n'ait de fon côté
porté fon échappement au même dégré de
perfection ; puifque le jour même que M.
Le Roi , l'un des Commiffaires, lui en donna
connoiffance en Décembre 1754 , cet
Horloger lui fit voir un modele de fon
échappement qu'il avoit perfectionné , auquel
il travailloit alors, & dont la roue d'échappement
avoit les dents fouillées par
derriere , & étoit exactement femblable.
à la conftruction du fieur Romilly , dont
JUILLET. 1755. 181
il n'avoit cependant point eu de communication
; d'ailleurs dans la boîte de preuve
que le fieur Caron dépofa en Septembre
1753 au Secrétariat de l'Académie , &
qui eft jufques à préfent reftée entre les
mains de MM. les Commiffaires , il y a
plufieurs petits cylindres dont les repos
font très- près du centre , mais qu'il n'eut
pas alors le tems de perfectionner.
Ainfi le mérite d'avoir amené cette invention
au point de perfection dont elle
étoit fufceptible , appartient également au
fieur Romilly & au fieur Caron fon auteur
; mais le fieur Romilly en a préſenté
la premiere exécution : en foi de quoi j'ai
figné le préfent certificat . A Paris , ce 14
Juin 1715.
Grandjean de Fouchy , Secrétaire
perpétuel de l'Académie royale
des Sciences .
Je profite de cette occafion pour répondre
à quelques objections qu'on a faites fur
mon échappement dans divers écrits rendus
publics. En fe fervant de cet échappement
, a-t-on dit , on ne peut pas faire des
montres plates , ni même de petites montres.
Ce qui fuppofé vrai , rendroit le meilleur
échappement connu très-incommode , des
182 MERCURE DE FRANCE.
faits feront toute ma réponſe . Plufieurs
expériences m'ayaut démontré que mon
échappement corrigeoit par fa nature les
inégalités du grand reffort fans aucun befoin
d'un autre régulateur , j'ai fupprimé
de mes montres toutes les pièces qui exigeoient
de la hauteur au mouvement ,
comme la fufée , la chaîne , la potence ,
toute roue à couronne , fur- tout celles dont
l'axe eft parallele aux platines dans les
montres ordinaires , & toutes les piéces
que ces principales entraînoient à leur fuite.
Par ce moyen je fais des montres aufſi
plates qu'on le juge à propos , & plus plates
qu'on en ait encore faites , fans que
cette commodité diminue en rien de leur
bonté. La premiere de ces montres fimplifiées
eft entre les mains du Roi. Sa Majefté
la porte depuis un an , & en eft trèscontente.
Si des faits répondent à la premiere
objection , des faits répondent également
à la feconde . J'ai eu l'honneur de
préfenter à Mme de Pompadour ces jours
paffés une montre dans une bague, de cette
nouvelle conftruction fimplifiée , la plus
petite qui ait encore été faite ; elle n'a que
quatre lignes & demie de diametre , &
une ligne moins un tiers de hauteur entre
les platines . Pour rendre cette bague plus
commode , j'ai imaginé en place de clef
JUILLE T. 1755. 183
un cercle autour du cadran , portant un
petit crochet faillant ; en tirant ce crochet
avec l'ongle , environ les deux tiers
du tour du cadran , la bague eft remontée ,
& elle va trente heures. Avant que de la
porter à Mme de Pompadour , j'ai vû cette
bague fuivre exactement pendant cinq
jours ma pendule à fecondes , ainfi en
fe fervant de mon échappement & de ma
conftruction on peut donc faire d'excellentes
montres auffi plates:& auffi petites
qu'on le jugera à propos.
J'ai l'honneur d'être , &c.
CARON fils , Horloger du Roi.
Rue S. Denis , près celle de la Chanvererie.
A Paris , le 16 Juin 1755 .
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Résumé : HORLOGERIE. Lettre du sieur Caron fils, Horloger du Roi, à l'Auteur du Mercure.
Caron fils, horloger du Roi, adresse une lettre à l'auteur du Mercure pour présenter son nouvel échappement à repos pour montres, inventé et approuvé par l'Académie des Sciences. Il exprime son désir de se concentrer sur l'amélioration de son art sans envie envers ses confrères, mais défend ses inventions lorsqu'elles sont contestées. En 1754, l'Académie des Sciences a reconnu Caron fils comme l'auteur de cet échappement, le jugeant le plus parfait à l'époque, bien que susceptible de perfectionnements. Forcé de confirmer rapidement sa paternité, il n'a pas pu ajouter immédiatement ces améliorations. Par la suite, il a continué à perfectionner son échappement et l'a rendu public. L'échappement a attiré l'attention de plusieurs horlogers, dont M. de Romilly, qui a également apporté des améliorations. En décembre 1754, Romilly a présenté ses modifications à l'Académie. Caron fils a alors demandé à l'Académie d'examiner son propre échappement perfectionné. L'Académie a conclu que les deux horlogers avaient atteint un même niveau de perfection, et a délivré un certificat reconnaissant leurs contributions égales, tout en notant que Romilly avait présenté ses modifications en premier. Caron fils répond également à des objections sur son échappement, affirmant qu'il permet de fabriquer des montres plates et petites. Il mentionne que le Roi possède une montre simplifiée selon sa nouvelle construction et que Mme de Pompadour a reçu une montre-bague extrêmement petite et précise.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 104-105
HORLOGERIE.
Début :
NOUVEL Échapement applicable aux Montres & Pendules, approuvé par l'Académie [...]
Mots clefs :
Académie royale des sciences de Paris, Montres, Pendules, Échappement, Pendule à secondes portative
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HORLOGERIE.
HORLOGER I E.
NOUVEL Échapement applicable aux
PA-
>
Montres & Pendules, approuvé par
cadémie Royale des Sciences de Paris
inventé par M. Millot , Horloger du Roi
rue S. Dominique , Faubourg S. Germain
, Auteur de la nouvelle Pendule
aftronomique annoncée au Mercure de
Mars dernier,
Outre la propriété qu'a cet échapement
de vibrer avec très - peu de
force , il a celle de battre les fecondes
d'un feul temps avec une Pendule de
neuf pouces
, fans aucun ajoutement
ni rapport ; l'éguille des fecondes eft
directement placée fur la tige du rochet
d'échapement à l'ordinaire ; il fait
le même effet à la montre lorsqu'il y
eft dirigé en faifant battre 14400 coups
par heures au balancier , de forte que
l'on peut avoir une Pendule à fecondes
portative pour MM , les Aftronomes
JANVIER. 1763. 165
C
qui vont en campagne faire leurs obfervations
, & que
l'on peut même pofer
fur une cheminée , comme l'Académie
l'a jugé.
NOUVEL Échapement applicable aux
PA-
>
Montres & Pendules, approuvé par
cadémie Royale des Sciences de Paris
inventé par M. Millot , Horloger du Roi
rue S. Dominique , Faubourg S. Germain
, Auteur de la nouvelle Pendule
aftronomique annoncée au Mercure de
Mars dernier,
Outre la propriété qu'a cet échapement
de vibrer avec très - peu de
force , il a celle de battre les fecondes
d'un feul temps avec une Pendule de
neuf pouces
, fans aucun ajoutement
ni rapport ; l'éguille des fecondes eft
directement placée fur la tige du rochet
d'échapement à l'ordinaire ; il fait
le même effet à la montre lorsqu'il y
eft dirigé en faifant battre 14400 coups
par heures au balancier , de forte que
l'on peut avoir une Pendule à fecondes
portative pour MM , les Aftronomes
JANVIER. 1763. 165
C
qui vont en campagne faire leurs obfervations
, & que
l'on peut même pofer
fur une cheminée , comme l'Académie
l'a jugé.
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Résumé : HORLOGERIE.
En janvier 1763, M. Millot, horloger du Roi, invente un nouvel échappement approuvé par l'Académie Royale des Sciences de Paris. Cet échappement vibre avec peu de force et bat les secondes avec précision. Une pendule de neuf pouces ou une montre équipée de cet échappement peut indiquer les secondes sans ajoutement. L'échappement peut aussi être utilisé sur une cheminée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 119-129
HORLOGERIE. ÉSSAI sur l'Horlogerie ; Par M. FERDINAND BERTHOUD, Horloger à Paris.*
Début :
L'ART de l'Horlogerie si long-temps ignoré a acquis de nos jours un très grand [...]
Mots clefs :
Montres, Pendules, Horloges, Horlogerie, Construction, Machine, Perfection
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HORLOGERIE. ÉSSAI sur l'Horlogerie ; Par M. FERDINAND BERTHOUD, Horloger à Paris.*
HORLOGERIE.
ÉSSAI fur l'Horlogerie ; Par M. FERDIN
AND BERTHOUD , Horloger
à Paris. *
-
L'ART de l'Horlogerie fi long-temps
ignoré a acquis de nos jours un trèsgrand
degré de perfection du côté de la
main-d'oeuvre ; mais on n'avoit pas encore
tenté de réduire cette Science en
principes. Les Auteurs qui en ont écrit
jufqu'à préfent , fe font contentés de
décrire les piéces d'Horlogerie les plus
en ufage , & de traiter chacun à ſa maniere
de quelques foins de pratique . Delà
eft venue la variété que l'on s'eft
permife dans la fabrication des Pendules
& des Montres. Ce n'eft cependant
* Cet Auteur eft déjà connu par les Articles
Horlogerie qu'il a faits pour l'Encyclopédie ;
par différens Ouvrages de fon invention , préfentés
à l'Académie Royale des Sciences ; par le Livre
de l'Art de conduire & de régler les Pendules &
les Montres &c.
On trouvera auffi chez les mêmes Libraires le Livre
de l'Art de conduire & de régler les Pendules
& les Montres.
120 MERCURE DE FRANCE.
que d'après des principes bien établis
que l'on peut parvenir au point de conftruire
& d'éxécuter ces Machines , pour
les mettre en état de mefurer le temps
avec la plus grande précifion.
C'est pour répondre au défir des Amateurs
de cet Art, & au befoin des fabricateurs
d'Horlogerie que l'Auteur de cet
Ouvrage s'eft déterminé à faire part au
Public de tout ce qu'il eft parvenu à
découvrir fur cette fcience par un travail
conftant & defintéreffé qui l'occupe
depuis plus de dix ans & par
l'étude particulière qu'il a faite des principes
de méchanique , & furtout par un
grand nombre d'expériences tendantes
vérifier ces principes .
,
Cet Ouvrage eft donc le fruit d'une
étude longue & pénible , & l'Auteur
n'y fait myſtère d'aucune des chofes qu'il
a apprifes ; il y expofe les principes fur
Lefquels il eft parvenu à compofer non
feulement des Horloges à pendule , qui
ne varient ni par le chaud ni par le froid ;
des Horloges marines pour fervir aux
longitudes , & c ; mais encore à établir
une théorie fur les Montres , vérifiée
par l'expérience , & au moyen de laquelle
il conftruit auffi des Montres
qui ne varient point par les différentes
températures ;
FEVRIER. 1763. 12.1
températures ; chofe à laquelle on n'avoit
ofé penfer jufqu'à préfent .
Le but de l'Auteur étant d'inftruire
les Artiſtes & les Amateurs , il ne fe
contente pas de les guider par des principes
mis à leur porté , il entre encore
dans tous les détails de pratique fur les
Pendules & les Montres ; enforte qu'avec
un peu de réflexion une perfonne
qui n'auroit même aucune teinture de
l'Art , pourroit parvenir à exécuter des
Pendules & des Montres qui marcheroient
avec jufteffe .
L'Ouvrage entier eft divifé en deux
Parties , qui forment chacune un Volume.
La première Partie comprend
trente-fix Chapitres , qui traitent principalement
des defcriptions des Machines
ordinaires d'Horlogerie , comme Pendules
à fecondes , fonnerie d'un an
an ,
Horloges à répétition , à équation , & c.
Des Montres ; Montres à réveil , à répétition
, à équation , à quatre parties ,
& plufieurs inftrumens & outils les plus
éffentiels , & c ; de tous les détails de
main-d'oeuvre d'une Répétition en Pendule.
Dix-neuf Planches jointes au premier
Volume , font relatives à l'objet
de cette Partie .
La feconde Partie eft divifée en qua-
F
122 MERCURE DE FRANCE.
rante-fept Chapitres , qui traitent particuliérement
des principes & de la théorie
de l'art , de la meſure du temps ;
grand nombre d'expériences & de machines
faites pour vérifier ces principes ;
la conftruction qu'il faut donner aux
machines qui mefurent le temps , tant
dans les Horloges aftronomiques , que
dans les Montres & les Horloges Marines
, &c. Dix- neuf Planches gravées
en taille-douce , font relatives aux matières
traitées dans ce Volume. Nous
allons parcourir la totalité de cet Ouvrage
, pour donner une notice de ce
qu'il contient.
PREMIERE PARTIE . Le Chapitre L
traite de la divifion du temps , qui eft
mefuré par les révolutions du foleil': on
fait voir que le foleil varie , & l'on explique
les caufes de ces écarts : Chap. II.
Pour parvenir à faire concevoir parfairement
les divers effets de cette partie
d'une Horloge qui mefure le temps ,
l'Auteur fuppofe que n'ayant aucune
notion des machines qui mefurent le
temps , on veut en compofer une. Pour
cet effet il paffe des idées les plus fimples
& par gradation , au point de former la
machine ; & l'on acquiert par cette mé-
-thode des idées générales , nettes &
FEVRIER. 1763. 123
justes de chaque partie des Horloges ;
Au Chap. III , Defcription d'une Pendule
à fecondes , à fonnerie : Chap. IV
& V , fur les fonneries . Defcription
d'une fonnerie d'un an. Chap . VI &
VII , Notion générale des répétitions ,
avec la defcription de ce méchaniſme.
Pour parvenir à donner des notions nettes
des Montres , l'Auteur fuppofe que
l'on ne connoît point le méchaniſme de
ces ingénieuſes machines , & que l'on
veut en compofer une ; il fait voir par
gradation comment on pourroit y parvenir
c'est l'objet du Chap . VIII. Le
IX eft la defcription d'une Montre ordinaire
Chap . X , Defcription d'une
Montre à répétition : Chap . XI , Defcription
d'une Montre à réveil : Chap.
XII , de l'Équation ; fes effets. Les
Chap . XIII , XIV , XV , XVI , XVII
& XVIII , contiennent des defcriptions
de différentes fortes d'Equation pour les
Pendules & pour les Montres : Montres
d'un mois fans monter à répétition , fecondes
, équation , & c. Chap. XIX , on
entre dans les détails d'exécution de ces
machines : Chap. XX , de l'uſage des
Tables d'équation jointes à ce Livre .
Les Chap . XXI , XXII , XXIII & XXIV
font des defcriptions d'échappemens
Fij
124 MERCURE DE FRANCE.
pour les Pendules ou pour les Montres :
Chap. XXV , de la machine à fendre
les roues Chap . XXVI , de l'outil à
tailler les fufées. Les Chap. XXVII ,
XXVIII & XXIX font des defcriptions
des outils les plus éffentiels qui fervent à
la pratique de l'Art. Chap . XXX , Defcription
d'une Montre à trois parties.
Chap . XXXI , de quelques foins de
conftruction & d'exécution des Montres.
Chap. XXXII & XXXIII , Examen
des caufes d'arrêts & de variations
des Montres & des Pendules. Chap.
XXXIV , fur les nouvelles productions
d'Horlogerie. Chap. XXXV, des Baromêtres
& Thermomêtres à aiguille. Enfin
on termine cette première Partie
par tous les détails de main-d'oeuvre pour
l'entière exécution d'une Pendule à répétition
: celaforme le Chapitre XXXVI,
qui eft de 260 pages.
II. PARTIE
,
POUR parvenir à établir une théorie
fur les machines qui mefurent le temps ,
objet de la feconde Partie l'Auteurcommence
dans le premier Chapitre par
démontrer les loix de l'équilibre dans le
fimple levier. Ce principe établi il
l'employe à faire entendre comment les
,
FEVRIER. 1763. 125
roues , qui ne font que des compofés de
leviers , agiffent les unes fur les autres :
c'eft le but du Chapitre II . Dans le III ,
on donne des règles générales pour mefurer
la force tranfmife par le moteur à
la dernière roue d'un rouage. On examine
dans le Chap. IV les effets des
mauvais engrénages. Au Chap . V , on
démontre les courbés que doivent avoir
les dents des roues & pignons. Les Chapitres
VI , VII & VIII , traitent du
calcul des rouages , foit pour trouver les
nombres des dents des roues & pignons,
quand on compofe un Pendule ; ou ,
cette machine ou Pendule étant faite ,
pour favoir les révolutions que les roues
font , & pour trouver le nombre de
dents de rochets relativement à la longueur
d'un Pendule donné. Les Chapitres
IX & X traitent des loix du Pendule
fimple & de fes propriétés. On recherche
dans le Chapitre XI la meilleure
manière de fufpendre un Pendule ; &
dans le XII , comment doit être la lentille
pour éprouver une moindre réfiftance
de l'air. Chap. XIII , Expériences
fur les réfiftances de l'air . Chap. XIV &
XV , calcul de la force requife pour entretenir
en mouvement un Pendule :
ce qui conduit à la meilleure manière
F iij
126 MERCURE DE FRANCE.
de régulateur . L'Auteur traite dans les
Chapitres XVI & XXVII des Pendules
qui font mus par l'action inégale des
refforts ; des effets des échappemens ; &
de la machine qu'il a conftruite pour
faire des expériences fur cette matière ,
& c. Il traite dans le Chap. XVIII , de
la dilatation & contraction des métaux
par le chaud & le froid . Chap. XIX , du
Pyrometre qu'il a compofé pour mefurer
les effets des métaux ; & Chap . XX ,
il donne le précis des expériences qu'il
a faites là -deffus. Chap . XXI , des écarts
que la différence de la température caufe
aux Horloges à pendule. L'Auteur
traite dans les Chap . XXII & XXIII
de la conftruction de plufieurs verges
compofées pour compenfer les effets du
chaud & du froid. Chap . XXIV , Defcription
d'une Horloge aftronomique ,
à fecondes concentriques , allant un an :
Sonnerie de fecondes pour faciliter les
obfervations pour les Aftronomes.
Après avoir traité des parties les plus
éffentielles des Horloges à pendule ,
l'Auteur a entrepris de parcourir tour
ce qui peut contribuer à la jufteffe des
Horloges portatives , & à établir une
théorie fur les Montres . Pour cet effet ,
il examine dans le Chapitre XXV , le
FEVRIER . 1763. 127
Balancier fimple ; & Chap. XXVI , les
propriétés du Spiral. Chap . XXVII ,
les conditions du meilleur régulateur de
Montre. Il démontre dans le Chapitre
XXVIII , tout ce qui eft relatif au Balancier
, poids , grandeurs , vîteffes ,
&c. Chap. XXIX , l'Auteur traite des
frottemens , de leurs effets , des huiles ,
& c. Il donne dans le Chap. XXX deux
propofitions qui fervent de baſe à la
théorie qu'il établit pour les compenfations
du chaud & du froid fur les Montres.
Le Chap. XXXI contient plufieurs
expériences qui confirment cette théorie.
Chap. XXXII , des effets des échappemens
dans les Montres , leurs propriétés
, &c. Il donne dans le Chapitre
XXXIII des principes fur la force de
mouvement des Balanciers , & on en
fait l'application dans le Chap . XXXIV ,
pour trouver les pefanteurs des Balanciers
, forces de refforts , étendue de
vibration , & c. Chap. XXXV , l'Auteur
y établit quelques principes fur les Ref
forts on trouve dans le Chap. XXXVI
la deſcription d'une Montre à fecondes
concentriques de fa façon ; & Chapitre
XXXVII , la defcription d'une Montre à
huit jours à fecondes , régulateur à deux
balanciers.
Fiv
128 MERCURE DE FRANCE .
L'Horloge aftronomique décrite dans
le Chap. XXIV n'ayant pas autant approché
de la perfection que l'Auteur le
defiroit , il a travaillé à une nouvelle
Horloge , dans la conftruction de laquelle
il a raffemblé tout ce que l'étude
& l'expérience ont pu lui apprendre ;
auffi a -t- elle parfaitement réuffi . Cette
Horloge a fait l'objet des Chapitres
XXXVIII & XXXIX.
Après avoir travaillé avec fuccès à
la perfection des Horloges aftronomiques
& des Montres , l'Auteur a formé
le projet de conftruire une Horloge marine
pour fervir aux longitudes : c'eſt
l'objet de quatre Chapitres. Pour parvenir
au but qu'il fe propofe ; il donne
dans le Chapitre XL une notion des longitudes
& de leur utilité en mer ; de
l'ufage de l'Horlogerie pour parvenir à
leur découverte . Le Chap. XLI traite
des principes qu'il a fuivis pour la compofition
d'une Horloge marine , laquelle
ell décrite Chap. XLII ; & d'après l'exétion
qu'il en a faite , il donne dans le
Chapitre XLIII les détails de maind'oeuvre
, & les expériences faites avec
cette machine. Il propofe dans le Chapitre
XLIV la conftruction d'une Horloge
marine plus fimple & moins coû
FEVRIER . 1763. 129
-
•
teufe que celle qu'il a exécutée . Il donne
auffi le plan de cette machine. Ce Chapitre
eft terminé par la defcription d'une
troifiéme Horloge , qu'il croit préférable
aux précédentes : il ne l'a pas exécutée
, mais il en donne le plan.
Le Chap. XLV contient quelques
additions & expériences relatives à la
perfection des Horloges aftronomiques .
Le Chapitre XLVI contient des additions
à plufieurs parties des Montres ; fur
les frottemens , compenfations du chaud
& du froid , & c : on y trouvera la defcription
de plufieurs inftrumens éffentiels
à la perfection des Montres , & entr'autres
une machine à fendre & à tailler
les roues de cylindre & roues de rencontres
enarbrées ; de l'exécution de l'échappement
à cylindre , &c . Enfin , pour
terminer cet Ouvrage , l'Auteur traite
dans le Chap. XLVII de la conftruction
& de l'exécution d'une bonne Montre
& il fait concourir tout ce qui peut la
porter à la plus grande perfection , &
entre dans tous les détails de fa conftruction
& dans les plus éffentiels de
fon exécution.
ÉSSAI fur l'Horlogerie ; Par M. FERDIN
AND BERTHOUD , Horloger
à Paris. *
-
L'ART de l'Horlogerie fi long-temps
ignoré a acquis de nos jours un trèsgrand
degré de perfection du côté de la
main-d'oeuvre ; mais on n'avoit pas encore
tenté de réduire cette Science en
principes. Les Auteurs qui en ont écrit
jufqu'à préfent , fe font contentés de
décrire les piéces d'Horlogerie les plus
en ufage , & de traiter chacun à ſa maniere
de quelques foins de pratique . Delà
eft venue la variété que l'on s'eft
permife dans la fabrication des Pendules
& des Montres. Ce n'eft cependant
* Cet Auteur eft déjà connu par les Articles
Horlogerie qu'il a faits pour l'Encyclopédie ;
par différens Ouvrages de fon invention , préfentés
à l'Académie Royale des Sciences ; par le Livre
de l'Art de conduire & de régler les Pendules &
les Montres &c.
On trouvera auffi chez les mêmes Libraires le Livre
de l'Art de conduire & de régler les Pendules
& les Montres.
120 MERCURE DE FRANCE.
que d'après des principes bien établis
que l'on peut parvenir au point de conftruire
& d'éxécuter ces Machines , pour
les mettre en état de mefurer le temps
avec la plus grande précifion.
C'est pour répondre au défir des Amateurs
de cet Art, & au befoin des fabricateurs
d'Horlogerie que l'Auteur de cet
Ouvrage s'eft déterminé à faire part au
Public de tout ce qu'il eft parvenu à
découvrir fur cette fcience par un travail
conftant & defintéreffé qui l'occupe
depuis plus de dix ans & par
l'étude particulière qu'il a faite des principes
de méchanique , & furtout par un
grand nombre d'expériences tendantes
vérifier ces principes .
,
Cet Ouvrage eft donc le fruit d'une
étude longue & pénible , & l'Auteur
n'y fait myſtère d'aucune des chofes qu'il
a apprifes ; il y expofe les principes fur
Lefquels il eft parvenu à compofer non
feulement des Horloges à pendule , qui
ne varient ni par le chaud ni par le froid ;
des Horloges marines pour fervir aux
longitudes , & c ; mais encore à établir
une théorie fur les Montres , vérifiée
par l'expérience , & au moyen de laquelle
il conftruit auffi des Montres
qui ne varient point par les différentes
températures ;
FEVRIER. 1763. 12.1
températures ; chofe à laquelle on n'avoit
ofé penfer jufqu'à préfent .
Le but de l'Auteur étant d'inftruire
les Artiſtes & les Amateurs , il ne fe
contente pas de les guider par des principes
mis à leur porté , il entre encore
dans tous les détails de pratique fur les
Pendules & les Montres ; enforte qu'avec
un peu de réflexion une perfonne
qui n'auroit même aucune teinture de
l'Art , pourroit parvenir à exécuter des
Pendules & des Montres qui marcheroient
avec jufteffe .
L'Ouvrage entier eft divifé en deux
Parties , qui forment chacune un Volume.
La première Partie comprend
trente-fix Chapitres , qui traitent principalement
des defcriptions des Machines
ordinaires d'Horlogerie , comme Pendules
à fecondes , fonnerie d'un an
an ,
Horloges à répétition , à équation , & c.
Des Montres ; Montres à réveil , à répétition
, à équation , à quatre parties ,
& plufieurs inftrumens & outils les plus
éffentiels , & c ; de tous les détails de
main-d'oeuvre d'une Répétition en Pendule.
Dix-neuf Planches jointes au premier
Volume , font relatives à l'objet
de cette Partie .
La feconde Partie eft divifée en qua-
F
122 MERCURE DE FRANCE.
rante-fept Chapitres , qui traitent particuliérement
des principes & de la théorie
de l'art , de la meſure du temps ;
grand nombre d'expériences & de machines
faites pour vérifier ces principes ;
la conftruction qu'il faut donner aux
machines qui mefurent le temps , tant
dans les Horloges aftronomiques , que
dans les Montres & les Horloges Marines
, &c. Dix- neuf Planches gravées
en taille-douce , font relatives aux matières
traitées dans ce Volume. Nous
allons parcourir la totalité de cet Ouvrage
, pour donner une notice de ce
qu'il contient.
PREMIERE PARTIE . Le Chapitre L
traite de la divifion du temps , qui eft
mefuré par les révolutions du foleil': on
fait voir que le foleil varie , & l'on explique
les caufes de ces écarts : Chap. II.
Pour parvenir à faire concevoir parfairement
les divers effets de cette partie
d'une Horloge qui mefure le temps ,
l'Auteur fuppofe que n'ayant aucune
notion des machines qui mefurent le
temps , on veut en compofer une. Pour
cet effet il paffe des idées les plus fimples
& par gradation , au point de former la
machine ; & l'on acquiert par cette mé-
-thode des idées générales , nettes &
FEVRIER. 1763. 123
justes de chaque partie des Horloges ;
Au Chap. III , Defcription d'une Pendule
à fecondes , à fonnerie : Chap. IV
& V , fur les fonneries . Defcription
d'une fonnerie d'un an. Chap . VI &
VII , Notion générale des répétitions ,
avec la defcription de ce méchaniſme.
Pour parvenir à donner des notions nettes
des Montres , l'Auteur fuppofe que
l'on ne connoît point le méchaniſme de
ces ingénieuſes machines , & que l'on
veut en compofer une ; il fait voir par
gradation comment on pourroit y parvenir
c'est l'objet du Chap . VIII. Le
IX eft la defcription d'une Montre ordinaire
Chap . X , Defcription d'une
Montre à répétition : Chap . XI , Defcription
d'une Montre à réveil : Chap.
XII , de l'Équation ; fes effets. Les
Chap . XIII , XIV , XV , XVI , XVII
& XVIII , contiennent des defcriptions
de différentes fortes d'Equation pour les
Pendules & pour les Montres : Montres
d'un mois fans monter à répétition , fecondes
, équation , & c. Chap. XIX , on
entre dans les détails d'exécution de ces
machines : Chap. XX , de l'uſage des
Tables d'équation jointes à ce Livre .
Les Chap . XXI , XXII , XXIII & XXIV
font des defcriptions d'échappemens
Fij
124 MERCURE DE FRANCE.
pour les Pendules ou pour les Montres :
Chap. XXV , de la machine à fendre
les roues Chap . XXVI , de l'outil à
tailler les fufées. Les Chap. XXVII ,
XXVIII & XXIX font des defcriptions
des outils les plus éffentiels qui fervent à
la pratique de l'Art. Chap . XXX , Defcription
d'une Montre à trois parties.
Chap . XXXI , de quelques foins de
conftruction & d'exécution des Montres.
Chap. XXXII & XXXIII , Examen
des caufes d'arrêts & de variations
des Montres & des Pendules. Chap.
XXXIV , fur les nouvelles productions
d'Horlogerie. Chap. XXXV, des Baromêtres
& Thermomêtres à aiguille. Enfin
on termine cette première Partie
par tous les détails de main-d'oeuvre pour
l'entière exécution d'une Pendule à répétition
: celaforme le Chapitre XXXVI,
qui eft de 260 pages.
II. PARTIE
,
POUR parvenir à établir une théorie
fur les machines qui mefurent le temps ,
objet de la feconde Partie l'Auteurcommence
dans le premier Chapitre par
démontrer les loix de l'équilibre dans le
fimple levier. Ce principe établi il
l'employe à faire entendre comment les
,
FEVRIER. 1763. 125
roues , qui ne font que des compofés de
leviers , agiffent les unes fur les autres :
c'eft le but du Chapitre II . Dans le III ,
on donne des règles générales pour mefurer
la force tranfmife par le moteur à
la dernière roue d'un rouage. On examine
dans le Chap. IV les effets des
mauvais engrénages. Au Chap . V , on
démontre les courbés que doivent avoir
les dents des roues & pignons. Les Chapitres
VI , VII & VIII , traitent du
calcul des rouages , foit pour trouver les
nombres des dents des roues & pignons,
quand on compofe un Pendule ; ou ,
cette machine ou Pendule étant faite ,
pour favoir les révolutions que les roues
font , & pour trouver le nombre de
dents de rochets relativement à la longueur
d'un Pendule donné. Les Chapitres
IX & X traitent des loix du Pendule
fimple & de fes propriétés. On recherche
dans le Chapitre XI la meilleure
manière de fufpendre un Pendule ; &
dans le XII , comment doit être la lentille
pour éprouver une moindre réfiftance
de l'air. Chap. XIII , Expériences
fur les réfiftances de l'air . Chap. XIV &
XV , calcul de la force requife pour entretenir
en mouvement un Pendule :
ce qui conduit à la meilleure manière
F iij
126 MERCURE DE FRANCE.
de régulateur . L'Auteur traite dans les
Chapitres XVI & XXVII des Pendules
qui font mus par l'action inégale des
refforts ; des effets des échappemens ; &
de la machine qu'il a conftruite pour
faire des expériences fur cette matière ,
& c. Il traite dans le Chap. XVIII , de
la dilatation & contraction des métaux
par le chaud & le froid . Chap. XIX , du
Pyrometre qu'il a compofé pour mefurer
les effets des métaux ; & Chap . XX ,
il donne le précis des expériences qu'il
a faites là -deffus. Chap . XXI , des écarts
que la différence de la température caufe
aux Horloges à pendule. L'Auteur
traite dans les Chap . XXII & XXIII
de la conftruction de plufieurs verges
compofées pour compenfer les effets du
chaud & du froid. Chap . XXIV , Defcription
d'une Horloge aftronomique ,
à fecondes concentriques , allant un an :
Sonnerie de fecondes pour faciliter les
obfervations pour les Aftronomes.
Après avoir traité des parties les plus
éffentielles des Horloges à pendule ,
l'Auteur a entrepris de parcourir tour
ce qui peut contribuer à la jufteffe des
Horloges portatives , & à établir une
théorie fur les Montres . Pour cet effet ,
il examine dans le Chapitre XXV , le
FEVRIER . 1763. 127
Balancier fimple ; & Chap. XXVI , les
propriétés du Spiral. Chap . XXVII ,
les conditions du meilleur régulateur de
Montre. Il démontre dans le Chapitre
XXVIII , tout ce qui eft relatif au Balancier
, poids , grandeurs , vîteffes ,
&c. Chap. XXIX , l'Auteur traite des
frottemens , de leurs effets , des huiles ,
& c. Il donne dans le Chap. XXX deux
propofitions qui fervent de baſe à la
théorie qu'il établit pour les compenfations
du chaud & du froid fur les Montres.
Le Chap. XXXI contient plufieurs
expériences qui confirment cette théorie.
Chap. XXXII , des effets des échappemens
dans les Montres , leurs propriétés
, &c. Il donne dans le Chapitre
XXXIII des principes fur la force de
mouvement des Balanciers , & on en
fait l'application dans le Chap . XXXIV ,
pour trouver les pefanteurs des Balanciers
, forces de refforts , étendue de
vibration , & c. Chap. XXXV , l'Auteur
y établit quelques principes fur les Ref
forts on trouve dans le Chap. XXXVI
la deſcription d'une Montre à fecondes
concentriques de fa façon ; & Chapitre
XXXVII , la defcription d'une Montre à
huit jours à fecondes , régulateur à deux
balanciers.
Fiv
128 MERCURE DE FRANCE .
L'Horloge aftronomique décrite dans
le Chap. XXIV n'ayant pas autant approché
de la perfection que l'Auteur le
defiroit , il a travaillé à une nouvelle
Horloge , dans la conftruction de laquelle
il a raffemblé tout ce que l'étude
& l'expérience ont pu lui apprendre ;
auffi a -t- elle parfaitement réuffi . Cette
Horloge a fait l'objet des Chapitres
XXXVIII & XXXIX.
Après avoir travaillé avec fuccès à
la perfection des Horloges aftronomiques
& des Montres , l'Auteur a formé
le projet de conftruire une Horloge marine
pour fervir aux longitudes : c'eſt
l'objet de quatre Chapitres. Pour parvenir
au but qu'il fe propofe ; il donne
dans le Chapitre XL une notion des longitudes
& de leur utilité en mer ; de
l'ufage de l'Horlogerie pour parvenir à
leur découverte . Le Chap. XLI traite
des principes qu'il a fuivis pour la compofition
d'une Horloge marine , laquelle
ell décrite Chap. XLII ; & d'après l'exétion
qu'il en a faite , il donne dans le
Chapitre XLIII les détails de maind'oeuvre
, & les expériences faites avec
cette machine. Il propofe dans le Chapitre
XLIV la conftruction d'une Horloge
marine plus fimple & moins coû
FEVRIER . 1763. 129
-
•
teufe que celle qu'il a exécutée . Il donne
auffi le plan de cette machine. Ce Chapitre
eft terminé par la defcription d'une
troifiéme Horloge , qu'il croit préférable
aux précédentes : il ne l'a pas exécutée
, mais il en donne le plan.
Le Chap. XLV contient quelques
additions & expériences relatives à la
perfection des Horloges aftronomiques .
Le Chapitre XLVI contient des additions
à plufieurs parties des Montres ; fur
les frottemens , compenfations du chaud
& du froid , & c : on y trouvera la defcription
de plufieurs inftrumens éffentiels
à la perfection des Montres , & entr'autres
une machine à fendre & à tailler
les roues de cylindre & roues de rencontres
enarbrées ; de l'exécution de l'échappement
à cylindre , &c . Enfin , pour
terminer cet Ouvrage , l'Auteur traite
dans le Chap. XLVII de la conftruction
& de l'exécution d'une bonne Montre
& il fait concourir tout ce qui peut la
porter à la plus grande perfection , &
entre dans tous les détails de fa conftruction
& dans les plus éffentiels de
fon exécution.
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Résumé : HORLOGERIE. ÉSSAI sur l'Horlogerie ; Par M. FERDINAND BERTHOUD, Horloger à Paris.*
Le texte présente un ouvrage sur l'horlogerie rédigé par Ferdinand Berthoud, horloger à Paris. Berthoud observe que, bien que l'art de l'horlogerie ait progressé en termes de main-d'œuvre, il manquait de principes scientifiques formalisés. Les auteurs précédents se limitaient à décrire les pièces et les pratiques courantes, entraînant une grande diversité dans la fabrication des pendules et des montres. Berthoud a donc entrepris de structurer cette science en principes établis, après plus de dix ans de travail et d'expériences. Son ouvrage vise à instruire les artisans et les amateurs en exposant les principes mécaniques et les détails pratiques nécessaires à la construction de machines précises. Il aborde la fabrication de pendules et de montres résistantes aux variations de température, ainsi que des horloges marines pour la détermination des longitudes. L'ouvrage est divisé en deux parties. La première partie, composée de trente-six chapitres, décrit les machines ordinaires d'horlogerie, les montres et les outils essentiels. La seconde partie, en quarante-sept chapitres, traite des principes théoriques, des expériences et des constructions de machines précises, y compris les horloges astronomiques et marines. Berthoud inclut également des planches illustratives et des détails techniques pour chaque type de machine.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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