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1
p. 946-959
MODES.
Début :
On sçait depuis long-temps que c'est une nécessité d'être à la mode, & [...]
Mots clefs :
Mode, Cheveux, Perruques, Porter, Dames, Soie, Argent, Gaze, Coiffure, Boucles, Ruban, Couleur, Brodée, Coiffures, Garniture
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texteReconnaissance textuelle : MODES.
MODE S.
&
N fçait depuis long-temps que c'eft
une neceffité d'être à la mode ,
qu'on ne peut s'en difpenfer fans paffer
pour ridicule. On ofe dire que la Mode
exerce fa tyrannie fur la parure & ſur
l'ajustement , comme l'ufage exerce la
fienne fur le langage ; & on peut ajoûter
que rien n'eft ridicule de tout ce
qui peut être autorifé par la mode , de
inême que tout paroît dégoûtant & bizarre
, quand la Mode n'y a pas mis fon
attache.
Nous employerons donc nos foins pour
ne laiffer échaper aucune Mode fans la
remarquer , pas même de celles qu'il
faut faifir dans le moment qu'elles paroiffent
, car il y en a qui fe montrent
à peine au grand jour , & qui font pref
que en même temps effacées par d'autres
Modes naiffantes , qui font une impreffion
plus heureuſe & de plus de
durée. On efpere d'être fecouru par
quelques perfonnes intelligentes fur ces
matieres , qui feront allertes fur les Modes
nouvelles , & qui nous en inftrui- L
ront
MA Y. 1726. 947
ront ; nous croyons d'ailleurs , que les
amateurs outrez des Modes nouvelles
& qui rencheriffent toujours fur elles ,
fourniront dequoi égayer & enrichir cet
article.
Dans un Livre nouveau qui paroît
depuis l'année paffée , * l'Auteur s'étend
beaucoup fur la Mode ; il remarque
entr'autres chofes qu'elle conduit & remue
tout en France . » O l'hiftoire cu-
» rieuſe , dit- il , que celle de la Mode
» des François , fi nous en avions une !
» & que cette Divinité meriteroit bien
>> d'avoir un Temple dans un pays où
» elle eft adorée fi religieufement ! à
>> moins qu'on ne veuille faire fon Tem-
» ple deParis où elle donne fes loix, & où
» tous s'affemblent pour fe profterner de-
» vant elle & lui faire des offrandes. Les
» François , ajoûte- t'il , y vont pour fe
» former , & ceux qui n'ont jamais été
à Paris , ne font que des Francois in-
>> formes , des Provinciaux que les au-
» tres dédaignent. Les Etrangers de mê-
» me y accourent de tous côtez pour fe
façonner , pour prendre un titre de.
» merite , un exterieur , & des habits
qui impofent chez eux , & dont l'hon-
» neur retombe fur les François . Par cet
"
Lettres fur les Anglois & les François , &
fur les Voyages, 3. vol.in 12.
en-
1
948 MERCURE DE FRANCE
» endroit, par les manieres , & par les ha-
» bits , les François ne font pas éloignez
» de la Monarchie uni verfelle , ſe voyant
» tout foumis , fi ce n'eft l'indomptable
>> Eſpagnol .
Cuneta terrarum fubata .
Prater atrocem animum Catonis.
» Ce qui ne doit gueres moins les con-
» tenter , que fi les hommes leur étoient
>> foumis dans un autre fens , puifque les
" manieres & les habits font une chofe
» capitale chez eux .
Il faut avouer que les Dames , furtout,
ont un grand pouvoir pour mettre en
credit en France tout ce qu'elles favorifent.
Elles donnent le prix à la nouveauté
, mais auffi on peut dire que c'eft
à ce Sexe qu'on doit la legereté qui domine
prefque par tout dans ce pays , où
il femble que l'étendart de l'inconftance
fe déploye , & qui infpire à toute l'Europe
cette prodigieufe demangeaifon de
changer. Ici les habits & les ajuſtemens
ont beau être bien faits , bien entendus
& n'être point ufez , s'ils ne font plus
à la mode , ils font rejettez , & on n'oferoit
les porter .
Dans le dernier article des Modes , on
que
les hommes ne portoient pref
a dit
que
MAY. 1726. 949
que plus le chapeau que fous le bras , &
cela eft vrai , mais quand dans quelque
occafion on le met fur la tête , on le porte
de la maniere qu'on a vû dans l'Eftampe
gravée à la fin de cet article. Ces
Chapeaux font quelquefois bordez d'un
Point d'Espagne d'or ou d'argent .
Les Perruques le plus en vogue font
noüées ; on en porte beaucoup en
bourfe ; la frifure en eft moutonnée
c'est- à- dire , en petites boucles , qui forment
comme deux oreilles d'Epagneulss
& ces bourfes font fort variées & differemment
ornées . La queue prend fouvent
la place de la bourfe , principalement
chez les jeunes gens qui portent
leurs cheveux .
Les Perruques à la Chanceliere font
à demi longues. Les Perruques pour
monter à cheval font fort courtes , &
nouées avec un petit ruban noir par derriere
, avec une boucle pendante. On en
voit auffi beaucoup de naturelles & en
cadenettes , que les jeunes gens portent
avec un petit toupet de cheveux qu'ils
laiffent croître fur le front , & qu'on
couvre d'une prodigieufe quantité de
poudre. On voit auffi en Eté quantité
de petites Perruques , qui ne different
gueres des Perruques d'Abbé , ce ſont
proprement des Perruques de Cabinet ,
Qu
950 MERCURE DE FRANCE .
ou de deshabillé , qu'on appelle des Bon
nets.
La derniere Mode des Perruques naturelles
, c'eft de les porter en boucles
pendantes par derriere , qui fe partagent
vers l'épaule , & font une double boucle
pendante en devant ; & même aux petites
Perruques en bourfe , les côtez fe
terminent en bas par une boucle pendante.
On fait le devant de toutes les Perruques
fort, bas & fort ouverts .
Il ne s'offre pas grande chofe à dire
prefentement fur l'ajuftement des Hommes
, après ce que nous en avons dit dans
le Mercure de Fevrier. On remarquera
cependant à l'égard des Culottes , qu'on
les porte toujours très-étroites , & boutonnées
à côté du genouil. Les jeunes
gens , en affez grand nombre , ont fupprimé
la roulure du bas , dont une jarretiere
bouclée , qui tient à la Culotte,
a pris la place. Cette Mode n'a pas fait
fortune à la Cour.
On porte toujours des Bas à coins bro
dez d'or ou d'argent. Pour les Souliers,
ils font ordinairement fans paton , &
plutôt arondis que carrez ; les talons
extrêmement bas ; les gens de la taille
la plus mediocre s'affujettiffent à cette
Mode. Les hommes du bel air portent
des boucles de diamant. Les boucles d'ar
gent
MA Y. 1726. 951
gent & affez grandes , font encore fort
à la mode. Venons à ce qui regarde les
Dames. On ne pourra pas s'empêcher
de s'étendre unpeu davantage fur ce qui
les regarde . Leurs ajuftemens font trop
compliquez & trop nombreux, pour pouvoir
les décrire en peu de mots .
La Mantille que les Dames ont tant
portée cet hyver fur leurs épaules , eſt
une espece de grand Fichu à trois poin-
, dont celle de derriere eft arrondie.
On les fait ordinairement de velours ,
ou de drap écarlate , bordées d'un galon
ou d'une broderie d'or. C'eſt un orne,
ment très utile pour garantir du froid le
col , la gorge & les épaules . Les femmes
de bon air s'en brident le deffous du
menton , aprés l'avoir tortillée , enforte
que des deux longues pointes , l'une pend
par devant & l'autre par derriere. On
trouve que cela a fort bonne grace. Quelques
Actrices de la Comedie Françoife
ont déja introduit cette Mode fur le
Theatre dans des rôles comiques , &
même dans des rôles ferieux.
La Palatine , dont la Mantille a pris
la place dans le temps de gelée , a déja
plus de cinquante ans d'ancienneté . Elle
doit fa fortune àune grande Princeffe ,
de la Maiſon Palatine , qui la mit en vogue
952 MERCURE DE FRANCE .
gue après fon mariage , * & on croit que
ce fut par un efprit de modeftie , & pour
bannir les Mouchoirs de col tranfparens,
qui ne s'accommodoient gueres avec la
pudeur. Les Palatines étoient alors fort
amples,& taillées en forme de Mouchoir
de col , pour couvrir & tenir chaudement
la gorge & les épaules.
Celles qui ont été le plus en regne
l'hyver dernier , taillées à la Mode d'àprefent
, étoient de Martre , de peaux de
Cigne , de plumes d'Autruche , furtout
en noir , de plumes de Cocq teintes en
couleur de feu. On en fait auffi qu'on
appelle de Fougere , parce qu'il y a des
ornemens qui imitent la feuille de cette
plante c'est une espece de Campane ,
faite avec de la foye platte & cordonnée .
On en voit auffi de Chenilles , & c.
Les Palatines ou Fichus pour l'Eté ,
font de Mouffeline brodée ou peinte , de
Gaze rayée , & de Blondes de foye , avec
des Moulinets , des Pompons , & des
Sourcis d'hanneton autour.
On en a porté qu'on appelloit des Follettes
, faites avec des bandes de toille
blanche éfilée , de taffetas , effrangées &
tortillées. On en voit de gaze brodée en
or , en argent & en foye ; on en fait auffi
avec des franges de toutes couleurs .
* Feu Madame,
Tá.
THE
NEW
YORK PUBLIC
LIBRARY
.
ASTOR
, LENOX
AND
TILDEN
FOUNDATIONS
.
Papillon
and
MAY. 1726.
953
Tâchons maintenant de donner une
idée jufte des differens ornemens de têtes
des Dames d'à-prefent , fans defcendre
, s'il eft poffible , dans un trop grand
détail. L'Eftampe ci - jointe fervira de
fupplément.
La grande Coëffure eft baffe fur le
front , haute fur les tempes , en diminuant
fur les oreilles , avec tout le chignon
bouclé , ou tapé . Les Dames qui
ont confervé leurs cheveux longs derriere
, mais il y en a bien peu , les relevent
fur la tête , le chignon paroît uni,
& on fait un rang de boucles au- deffous.
On appelle cette derniere façon de ſe
coeffer , cû nud.
On met , dans la Cocffure de grand
apparat , des fleurs artificielles du côté
gauche , ou des diamans & des fiches ,
où bouts de rubans arrondis en forme
d'anneaux , qu'on attache dans les che
veux . On en met auffi du côté droit
mais en plus petite quantité. On a grand
foin que la couleur des fleurs & des rubans
foit avantageufement affortie avec
la couleur du teint de la perfonne qui
s'en pare.
La derniere Mode dans les grandes
Coëffures , c'eft de ne point mettre de
Garniture du tout . On place feulement
un bec , fait d'une belle dantelle , fur les
front,
954 MERCURE DE FRANCE.
front avec le fond de même. A la
,
Cour ce bec eft de dentelle noire & le
fond auffi.
L'Indécife , ou Equivoque , eft une
Coëffure où il paroît un peu moins de
cheveux que dans la grande Coëffure .
La Garniture eſt montée ſur un bonnet
piqué , ou fur un Cabochon . * On y met
quelquefois un petit bouquet de fleurs
ou un quadrille en deux fur le côté
gauche , & un fur le côté droit , quand
il y en a deux fur le gauche. Les cheveux
font bouclez , ou frifez . Cette Coëffure
n'eft plus à la mode.
que , &
La demi- Indécife , ou demi - Equivodiffere
de la Coëffure précedente ,
en ce qu'elle eft plus en devant
qu'elle laiffe voir encore moins de cheveux
. Dans celle- ci on met des Fontanges
faites d'un ruban qui fait le tour de
la tête , & vient fur le haut former plufieurs
anneaux ou fiches , le ruban conſervant
toujours fa largeur.
Les Coeffures qu'on appelle en Papillon
, en Chien fou , à oreilles d'Epa-
Le Cabochon eft fait comme un Bonnet
piqué , fort pointu vers le front. Il eft fait de
taffetas de diverfes couleurs , de gaze rayée , ou
unie & peinte , où l'on met; pour ornement ,de
la chenille , du clinquant d'or ou d'argent ,
& c.
gneuls ,
MAY. 1726. 955
gneuls , ne dépendent que de la Garniture
qui avance beaucoup vers l'oeil &
fuit de l'oreille. On ne porte plus gueres
de ces Coëffures.
Dans la Coëffure en Marrons , tous les
cheveux font bouclez .
On appelle Coëffure en Vergette , lorf
que les cheveux font coupez affez courts ,
fans être frifez.
En Bichon , ou bichonné , c'eſt d'avoir
les cheveux coupez par derriere , faifant
la queuë de Canard .
*
Il y a plufieurs manieres de fe coëffer
en negligé , & on y employe differentes
fortes de Garnitures , dont le
détail feroit trop long. Terminons celuici
par la derniere Mode ; c'eft la Dormeufe
. On appelle de ce nom une Garniture
un peu pliffée de deux pieces qui
tiennent enſemble , par le moyen
de la
quelle on laifle voir fort peu de cheveux
. On met ordinairement un ruban
plus large qu'une Fontange , noüé en
négligé , formant deux cornes , plus couchées
que les fiches , une de chaque côté
du bec de la cornette . Ce ruban fait
le tour de la tête , & fe vient renouer.
fous le menton en défefpoir , ou s'attache
le long de chaque barbe , & forme
un quadrille au bout.
Beaucoup de Dames , qui ne veulent
point
956 MERCURE DE FRANCE .
point s'affujettir à fe faire frifer , ot
qui n'en ont pas le temps & la commodité
, trouvent un grand fecours dans
des Tours de cheveux , qu'on fait exprès
pour toutes fortes de Coëffures , imitans
parfaitement le naturel . On les coëffe
fur une Poupée avec la Garniture &
tous les accompagnemens , après quoi
une femme n'a gueres plus de peine à
fe coëffer qu'un homme en a à mettre
fa Perruque. La Dlle Peromet , qui travaille
ces Tours de cheveux avec beau
coup d'art , & qui en a un grand debit
demeure rue de la Harpe , vis - à - vis la
Croix de fer. Elle fait auffi des Croiflants
pour regarnir les tempes , & des tempes
feulement , quand on a le chignon
affez garni .
On ne met de Coëffe que très rarement
avec les grandes Coëffures ; &
quand on en met une, elle eft attachée de
maniere qu'elle ne couvre point les cheveux.
Les Coeffes font en Hyver de taf
fetas mince & leger , & en Eté de gaze
rayée.
Les Garnitures de jour en negligé &
autres , fe font de Mouffeline rayée &
unie , avec des dantelles & fans dantelles
en Mouffeline brodée , & en Linon
uni & rayé , & avec de la dantele. On
porte beaucoup de Garnitures toutes de
1
danMA
Y. 1726. 957
dantelles de Malines , d'Angleterre , à
fefton , à bride , & à raifeau. On en
porte de gaze brodée & rayée à feſtons ,
avec de l'effilé pour le deuil , de Marly
brodé & feftonné , &c. On en fait
auffi de blondes de foye differemment
ornées , à une piece & à deux pieces .
Les Cocffes & Bagnolettes d'Hyver
font de velours , de peluches, de chenilles
, & de fatin fans envers. On met
aux Bagnolettes une dantelle de foye
noire tout autour .
Les Bagnolettes d'Eté font ordinairement
de gaze blanche mouchetée , avec
une dantelle de fil ou blonde de foye ;
quelques -unes font de Marly, ou entierement
de point.
Les Gans le plus generalement en ufage
font les Gans blancs de peau , de fil,
& de foye , dans les habillemens ferieux ,
On porte auffi des Mitaines fimples , &
en Hyver des Mitaines fourrées qui ne
couvrent point la main , ces dernieres
font bordées de peaux de Martre , d'Hermine
, de Fouine , &c. on les appelle
plus communément des Mitons. Ce font
proprement des Amadis ou bouts de manches
, avec des boutons de pierrerie ou
autres . Il en a paru fur la fin de l'Hy
ver dernier , qui au lieu de fourrures
étoient bordez de certaines plumes frifées
958 MERCURE DE FRANCE.
fées de diverfes couleurs , qu'on appelloit
des Barbichets.
Les boucles d'oreille font d'une & de
deux pieces , en perle & en diamant
mais on y ajoûte des girandoles de trois
pieces , des mêmes pierres , ou de pier
res de couleur .
On porte des Coliers de perles , de
diamans , & d'autres pierreries , mais les
Coliers de grenats font le plus à la mode.
Les Dames qui ont un peu trop d'embonpoint
, portent au lieu de Colier un Papillon
de diamans. On porte auffi des
Bracelets de perles & de diamans .
Les Echarpes d'Hyver font de velours
noir , garnies d'Hermine , doublées de
couleur de feu & brodées en or ; de fatin
brodé en or & en argent , ornées de
chenilles , avec de la dantelle noire autour
, & le corps de la même dantelle.
Il y en a qui font entierement de raifeau
d'or, ou d'argent , ou de dantelle noire
; les plus communes font de taffetas
avec des franges .
Les Echarpes d'Eté font de gaze rayée
de toutes fortes de couleurs , garnies de
blondes en feftons & autres figures , extrêmement
variées , & ornées de fougere
, de chenilles , de moulinets & de
pompons. On en voit qui font entierement
de blondes de foye blanche.
Les
MAY. 1726. 959
Les Jupes n'ont aujourd'hui d'autre ornement
qu'une frange au bas , faite de
ces nauds qui fervent d'amufement aux
Dames , aux Spectacles & à la promenade
, où on les voit, la Navette à la main ,
y travailler avec beaucoup de prefence
d'efprit.
Les Tabliers fe font de raiſeau d'or &
d'argent , ou de quelque étoffe riche ou
brodée mais on n'en voit gueres qu'aux
jeunes perfonnes & aux Marchandes ; on
ne porte ni Tablier , ni Echarpe en Robe
volante .
›
Les Souliers font à prefent plus à la
mode que les Mules ; ils font d'étofe
chamarrez ou brodez , avec la piece renverfée
fur la boucle.
&
N fçait depuis long-temps que c'eft
une neceffité d'être à la mode ,
qu'on ne peut s'en difpenfer fans paffer
pour ridicule. On ofe dire que la Mode
exerce fa tyrannie fur la parure & ſur
l'ajustement , comme l'ufage exerce la
fienne fur le langage ; & on peut ajoûter
que rien n'eft ridicule de tout ce
qui peut être autorifé par la mode , de
inême que tout paroît dégoûtant & bizarre
, quand la Mode n'y a pas mis fon
attache.
Nous employerons donc nos foins pour
ne laiffer échaper aucune Mode fans la
remarquer , pas même de celles qu'il
faut faifir dans le moment qu'elles paroiffent
, car il y en a qui fe montrent
à peine au grand jour , & qui font pref
que en même temps effacées par d'autres
Modes naiffantes , qui font une impreffion
plus heureuſe & de plus de
durée. On efpere d'être fecouru par
quelques perfonnes intelligentes fur ces
matieres , qui feront allertes fur les Modes
nouvelles , & qui nous en inftrui- L
ront
MA Y. 1726. 947
ront ; nous croyons d'ailleurs , que les
amateurs outrez des Modes nouvelles
& qui rencheriffent toujours fur elles ,
fourniront dequoi égayer & enrichir cet
article.
Dans un Livre nouveau qui paroît
depuis l'année paffée , * l'Auteur s'étend
beaucoup fur la Mode ; il remarque
entr'autres chofes qu'elle conduit & remue
tout en France . » O l'hiftoire cu-
» rieuſe , dit- il , que celle de la Mode
» des François , fi nous en avions une !
» & que cette Divinité meriteroit bien
>> d'avoir un Temple dans un pays où
» elle eft adorée fi religieufement ! à
>> moins qu'on ne veuille faire fon Tem-
» ple deParis où elle donne fes loix, & où
» tous s'affemblent pour fe profterner de-
» vant elle & lui faire des offrandes. Les
» François , ajoûte- t'il , y vont pour fe
» former , & ceux qui n'ont jamais été
à Paris , ne font que des Francois in-
>> formes , des Provinciaux que les au-
» tres dédaignent. Les Etrangers de mê-
» me y accourent de tous côtez pour fe
façonner , pour prendre un titre de.
» merite , un exterieur , & des habits
qui impofent chez eux , & dont l'hon-
» neur retombe fur les François . Par cet
"
Lettres fur les Anglois & les François , &
fur les Voyages, 3. vol.in 12.
en-
1
948 MERCURE DE FRANCE
» endroit, par les manieres , & par les ha-
» bits , les François ne font pas éloignez
» de la Monarchie uni verfelle , ſe voyant
» tout foumis , fi ce n'eft l'indomptable
>> Eſpagnol .
Cuneta terrarum fubata .
Prater atrocem animum Catonis.
» Ce qui ne doit gueres moins les con-
» tenter , que fi les hommes leur étoient
>> foumis dans un autre fens , puifque les
" manieres & les habits font une chofe
» capitale chez eux .
Il faut avouer que les Dames , furtout,
ont un grand pouvoir pour mettre en
credit en France tout ce qu'elles favorifent.
Elles donnent le prix à la nouveauté
, mais auffi on peut dire que c'eft
à ce Sexe qu'on doit la legereté qui domine
prefque par tout dans ce pays , où
il femble que l'étendart de l'inconftance
fe déploye , & qui infpire à toute l'Europe
cette prodigieufe demangeaifon de
changer. Ici les habits & les ajuſtemens
ont beau être bien faits , bien entendus
& n'être point ufez , s'ils ne font plus
à la mode , ils font rejettez , & on n'oferoit
les porter .
Dans le dernier article des Modes , on
que
les hommes ne portoient pref
a dit
que
MAY. 1726. 949
que plus le chapeau que fous le bras , &
cela eft vrai , mais quand dans quelque
occafion on le met fur la tête , on le porte
de la maniere qu'on a vû dans l'Eftampe
gravée à la fin de cet article. Ces
Chapeaux font quelquefois bordez d'un
Point d'Espagne d'or ou d'argent .
Les Perruques le plus en vogue font
noüées ; on en porte beaucoup en
bourfe ; la frifure en eft moutonnée
c'est- à- dire , en petites boucles , qui forment
comme deux oreilles d'Epagneulss
& ces bourfes font fort variées & differemment
ornées . La queue prend fouvent
la place de la bourfe , principalement
chez les jeunes gens qui portent
leurs cheveux .
Les Perruques à la Chanceliere font
à demi longues. Les Perruques pour
monter à cheval font fort courtes , &
nouées avec un petit ruban noir par derriere
, avec une boucle pendante. On en
voit auffi beaucoup de naturelles & en
cadenettes , que les jeunes gens portent
avec un petit toupet de cheveux qu'ils
laiffent croître fur le front , & qu'on
couvre d'une prodigieufe quantité de
poudre. On voit auffi en Eté quantité
de petites Perruques , qui ne different
gueres des Perruques d'Abbé , ce ſont
proprement des Perruques de Cabinet ,
Qu
950 MERCURE DE FRANCE .
ou de deshabillé , qu'on appelle des Bon
nets.
La derniere Mode des Perruques naturelles
, c'eft de les porter en boucles
pendantes par derriere , qui fe partagent
vers l'épaule , & font une double boucle
pendante en devant ; & même aux petites
Perruques en bourfe , les côtez fe
terminent en bas par une boucle pendante.
On fait le devant de toutes les Perruques
fort, bas & fort ouverts .
Il ne s'offre pas grande chofe à dire
prefentement fur l'ajuftement des Hommes
, après ce que nous en avons dit dans
le Mercure de Fevrier. On remarquera
cependant à l'égard des Culottes , qu'on
les porte toujours très-étroites , & boutonnées
à côté du genouil. Les jeunes
gens , en affez grand nombre , ont fupprimé
la roulure du bas , dont une jarretiere
bouclée , qui tient à la Culotte,
a pris la place. Cette Mode n'a pas fait
fortune à la Cour.
On porte toujours des Bas à coins bro
dez d'or ou d'argent. Pour les Souliers,
ils font ordinairement fans paton , &
plutôt arondis que carrez ; les talons
extrêmement bas ; les gens de la taille
la plus mediocre s'affujettiffent à cette
Mode. Les hommes du bel air portent
des boucles de diamant. Les boucles d'ar
gent
MA Y. 1726. 951
gent & affez grandes , font encore fort
à la mode. Venons à ce qui regarde les
Dames. On ne pourra pas s'empêcher
de s'étendre unpeu davantage fur ce qui
les regarde . Leurs ajuftemens font trop
compliquez & trop nombreux, pour pouvoir
les décrire en peu de mots .
La Mantille que les Dames ont tant
portée cet hyver fur leurs épaules , eſt
une espece de grand Fichu à trois poin-
, dont celle de derriere eft arrondie.
On les fait ordinairement de velours ,
ou de drap écarlate , bordées d'un galon
ou d'une broderie d'or. C'eſt un orne,
ment très utile pour garantir du froid le
col , la gorge & les épaules . Les femmes
de bon air s'en brident le deffous du
menton , aprés l'avoir tortillée , enforte
que des deux longues pointes , l'une pend
par devant & l'autre par derriere. On
trouve que cela a fort bonne grace. Quelques
Actrices de la Comedie Françoife
ont déja introduit cette Mode fur le
Theatre dans des rôles comiques , &
même dans des rôles ferieux.
La Palatine , dont la Mantille a pris
la place dans le temps de gelée , a déja
plus de cinquante ans d'ancienneté . Elle
doit fa fortune àune grande Princeffe ,
de la Maiſon Palatine , qui la mit en vogue
952 MERCURE DE FRANCE .
gue après fon mariage , * & on croit que
ce fut par un efprit de modeftie , & pour
bannir les Mouchoirs de col tranfparens,
qui ne s'accommodoient gueres avec la
pudeur. Les Palatines étoient alors fort
amples,& taillées en forme de Mouchoir
de col , pour couvrir & tenir chaudement
la gorge & les épaules.
Celles qui ont été le plus en regne
l'hyver dernier , taillées à la Mode d'àprefent
, étoient de Martre , de peaux de
Cigne , de plumes d'Autruche , furtout
en noir , de plumes de Cocq teintes en
couleur de feu. On en fait auffi qu'on
appelle de Fougere , parce qu'il y a des
ornemens qui imitent la feuille de cette
plante c'est une espece de Campane ,
faite avec de la foye platte & cordonnée .
On en voit auffi de Chenilles , & c.
Les Palatines ou Fichus pour l'Eté ,
font de Mouffeline brodée ou peinte , de
Gaze rayée , & de Blondes de foye , avec
des Moulinets , des Pompons , & des
Sourcis d'hanneton autour.
On en a porté qu'on appelloit des Follettes
, faites avec des bandes de toille
blanche éfilée , de taffetas , effrangées &
tortillées. On en voit de gaze brodée en
or , en argent & en foye ; on en fait auffi
avec des franges de toutes couleurs .
* Feu Madame,
Tá.
THE
NEW
YORK PUBLIC
LIBRARY
.
ASTOR
, LENOX
AND
TILDEN
FOUNDATIONS
.
Papillon
and
MAY. 1726.
953
Tâchons maintenant de donner une
idée jufte des differens ornemens de têtes
des Dames d'à-prefent , fans defcendre
, s'il eft poffible , dans un trop grand
détail. L'Eftampe ci - jointe fervira de
fupplément.
La grande Coëffure eft baffe fur le
front , haute fur les tempes , en diminuant
fur les oreilles , avec tout le chignon
bouclé , ou tapé . Les Dames qui
ont confervé leurs cheveux longs derriere
, mais il y en a bien peu , les relevent
fur la tête , le chignon paroît uni,
& on fait un rang de boucles au- deffous.
On appelle cette derniere façon de ſe
coeffer , cû nud.
On met , dans la Cocffure de grand
apparat , des fleurs artificielles du côté
gauche , ou des diamans & des fiches ,
où bouts de rubans arrondis en forme
d'anneaux , qu'on attache dans les che
veux . On en met auffi du côté droit
mais en plus petite quantité. On a grand
foin que la couleur des fleurs & des rubans
foit avantageufement affortie avec
la couleur du teint de la perfonne qui
s'en pare.
La derniere Mode dans les grandes
Coëffures , c'eft de ne point mettre de
Garniture du tout . On place feulement
un bec , fait d'une belle dantelle , fur les
front,
954 MERCURE DE FRANCE.
front avec le fond de même. A la
,
Cour ce bec eft de dentelle noire & le
fond auffi.
L'Indécife , ou Equivoque , eft une
Coëffure où il paroît un peu moins de
cheveux que dans la grande Coëffure .
La Garniture eſt montée ſur un bonnet
piqué , ou fur un Cabochon . * On y met
quelquefois un petit bouquet de fleurs
ou un quadrille en deux fur le côté
gauche , & un fur le côté droit , quand
il y en a deux fur le gauche. Les cheveux
font bouclez , ou frifez . Cette Coëffure
n'eft plus à la mode.
que , &
La demi- Indécife , ou demi - Equivodiffere
de la Coëffure précedente ,
en ce qu'elle eft plus en devant
qu'elle laiffe voir encore moins de cheveux
. Dans celle- ci on met des Fontanges
faites d'un ruban qui fait le tour de
la tête , & vient fur le haut former plufieurs
anneaux ou fiches , le ruban conſervant
toujours fa largeur.
Les Coeffures qu'on appelle en Papillon
, en Chien fou , à oreilles d'Epa-
Le Cabochon eft fait comme un Bonnet
piqué , fort pointu vers le front. Il eft fait de
taffetas de diverfes couleurs , de gaze rayée , ou
unie & peinte , où l'on met; pour ornement ,de
la chenille , du clinquant d'or ou d'argent ,
& c.
gneuls ,
MAY. 1726. 955
gneuls , ne dépendent que de la Garniture
qui avance beaucoup vers l'oeil &
fuit de l'oreille. On ne porte plus gueres
de ces Coëffures.
Dans la Coëffure en Marrons , tous les
cheveux font bouclez .
On appelle Coëffure en Vergette , lorf
que les cheveux font coupez affez courts ,
fans être frifez.
En Bichon , ou bichonné , c'eſt d'avoir
les cheveux coupez par derriere , faifant
la queuë de Canard .
*
Il y a plufieurs manieres de fe coëffer
en negligé , & on y employe differentes
fortes de Garnitures , dont le
détail feroit trop long. Terminons celuici
par la derniere Mode ; c'eft la Dormeufe
. On appelle de ce nom une Garniture
un peu pliffée de deux pieces qui
tiennent enſemble , par le moyen
de la
quelle on laifle voir fort peu de cheveux
. On met ordinairement un ruban
plus large qu'une Fontange , noüé en
négligé , formant deux cornes , plus couchées
que les fiches , une de chaque côté
du bec de la cornette . Ce ruban fait
le tour de la tête , & fe vient renouer.
fous le menton en défefpoir , ou s'attache
le long de chaque barbe , & forme
un quadrille au bout.
Beaucoup de Dames , qui ne veulent
point
956 MERCURE DE FRANCE .
point s'affujettir à fe faire frifer , ot
qui n'en ont pas le temps & la commodité
, trouvent un grand fecours dans
des Tours de cheveux , qu'on fait exprès
pour toutes fortes de Coëffures , imitans
parfaitement le naturel . On les coëffe
fur une Poupée avec la Garniture &
tous les accompagnemens , après quoi
une femme n'a gueres plus de peine à
fe coëffer qu'un homme en a à mettre
fa Perruque. La Dlle Peromet , qui travaille
ces Tours de cheveux avec beau
coup d'art , & qui en a un grand debit
demeure rue de la Harpe , vis - à - vis la
Croix de fer. Elle fait auffi des Croiflants
pour regarnir les tempes , & des tempes
feulement , quand on a le chignon
affez garni .
On ne met de Coëffe que très rarement
avec les grandes Coëffures ; &
quand on en met une, elle eft attachée de
maniere qu'elle ne couvre point les cheveux.
Les Coeffes font en Hyver de taf
fetas mince & leger , & en Eté de gaze
rayée.
Les Garnitures de jour en negligé &
autres , fe font de Mouffeline rayée &
unie , avec des dantelles & fans dantelles
en Mouffeline brodée , & en Linon
uni & rayé , & avec de la dantele. On
porte beaucoup de Garnitures toutes de
1
danMA
Y. 1726. 957
dantelles de Malines , d'Angleterre , à
fefton , à bride , & à raifeau. On en
porte de gaze brodée & rayée à feſtons ,
avec de l'effilé pour le deuil , de Marly
brodé & feftonné , &c. On en fait
auffi de blondes de foye differemment
ornées , à une piece & à deux pieces .
Les Cocffes & Bagnolettes d'Hyver
font de velours , de peluches, de chenilles
, & de fatin fans envers. On met
aux Bagnolettes une dantelle de foye
noire tout autour .
Les Bagnolettes d'Eté font ordinairement
de gaze blanche mouchetée , avec
une dantelle de fil ou blonde de foye ;
quelques -unes font de Marly, ou entierement
de point.
Les Gans le plus generalement en ufage
font les Gans blancs de peau , de fil,
& de foye , dans les habillemens ferieux ,
On porte auffi des Mitaines fimples , &
en Hyver des Mitaines fourrées qui ne
couvrent point la main , ces dernieres
font bordées de peaux de Martre , d'Hermine
, de Fouine , &c. on les appelle
plus communément des Mitons. Ce font
proprement des Amadis ou bouts de manches
, avec des boutons de pierrerie ou
autres . Il en a paru fur la fin de l'Hy
ver dernier , qui au lieu de fourrures
étoient bordez de certaines plumes frifées
958 MERCURE DE FRANCE.
fées de diverfes couleurs , qu'on appelloit
des Barbichets.
Les boucles d'oreille font d'une & de
deux pieces , en perle & en diamant
mais on y ajoûte des girandoles de trois
pieces , des mêmes pierres , ou de pier
res de couleur .
On porte des Coliers de perles , de
diamans , & d'autres pierreries , mais les
Coliers de grenats font le plus à la mode.
Les Dames qui ont un peu trop d'embonpoint
, portent au lieu de Colier un Papillon
de diamans. On porte auffi des
Bracelets de perles & de diamans .
Les Echarpes d'Hyver font de velours
noir , garnies d'Hermine , doublées de
couleur de feu & brodées en or ; de fatin
brodé en or & en argent , ornées de
chenilles , avec de la dantelle noire autour
, & le corps de la même dantelle.
Il y en a qui font entierement de raifeau
d'or, ou d'argent , ou de dantelle noire
; les plus communes font de taffetas
avec des franges .
Les Echarpes d'Eté font de gaze rayée
de toutes fortes de couleurs , garnies de
blondes en feftons & autres figures , extrêmement
variées , & ornées de fougere
, de chenilles , de moulinets & de
pompons. On en voit qui font entierement
de blondes de foye blanche.
Les
MAY. 1726. 959
Les Jupes n'ont aujourd'hui d'autre ornement
qu'une frange au bas , faite de
ces nauds qui fervent d'amufement aux
Dames , aux Spectacles & à la promenade
, où on les voit, la Navette à la main ,
y travailler avec beaucoup de prefence
d'efprit.
Les Tabliers fe font de raiſeau d'or &
d'argent , ou de quelque étoffe riche ou
brodée mais on n'en voit gueres qu'aux
jeunes perfonnes & aux Marchandes ; on
ne porte ni Tablier , ni Echarpe en Robe
volante .
›
Les Souliers font à prefent plus à la
mode que les Mules ; ils font d'étofe
chamarrez ou brodez , avec la piece renverfée
fur la boucle.
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2
p. 237-238
AVIS.
Début :
Le Sr Rochefort, Maître Perruquier, a fait pour la perfection des perruques [...]
Mots clefs :
Perruques, Sr Rochefort, Mesures, Études, Nouvelle méthode, Fabrication
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
Sr Rochefort, Maître Perruquier , a fait pour
Lla perruques une décout
la perfection des perruques une découverte
qui mérite d'être publiée. Après avoir reconnu
par une longue expérience que les mesures des perruques
prifes fur les têtes à la maniere ordinaire
Be fuffifoient pas pour faire une monture folide ,
qui put toujours conferver fa façon , & convenir
de tout point à la tête pour laquelle elle eft faite ,
il a cherché des régles plus fûres & plus commodes
au public , dans une étude réfléchie des contours
& des proportions ; & après de grandes
recherches pendant plufieurs années , ce travail
Pa conduit à inventer & fabriquer feul des têtes
d'une couftruction finguliere , & modélées d'après
nature . Ces têtes d'une ingénieufe invention , divifées
par lignes précifes , felon toutes les parties
de l'extérieur des différentes groffeurs de tête, fuivent
exactement le trait & le contour extérieur des
têtes naturelles , par là il eft parvenu à monter ſi
parfaitement les perruques nouées , les bonnets
& les perruques à bourfe , qu'elles prennent naturellement
le tour du vifage avec toute la préci
fion poffible , & s'y ajuftent fi bien d'elles- mê238
MERCURE DE FRANCE.
mes
que les cheveux femblent avoir pris racine.
Pour être affujetties & collées , elles n'ont
befoin ni de boucles , ni de cordons , ni de refforts
, ni même d'accommodage Les Prévôt ,
Syndic & Gardes de la Communauté des Perruquiers
de Paris affemblés en leur bureau , après
avoir examiné ces têtes artificielles , & convaincus
des avantages de ces nouvelles montures , les
ont approuvées , & en ont délivré à l'Auteur un
certificat en bonne forme , qui nous autorife à
´les annoncer.
Le Sr. Rochefort demeure rue de la Verrerie ;
près de la rue des Billettes.
Sr Rochefort, Maître Perruquier , a fait pour
Lla perruques une décout
la perfection des perruques une découverte
qui mérite d'être publiée. Après avoir reconnu
par une longue expérience que les mesures des perruques
prifes fur les têtes à la maniere ordinaire
Be fuffifoient pas pour faire une monture folide ,
qui put toujours conferver fa façon , & convenir
de tout point à la tête pour laquelle elle eft faite ,
il a cherché des régles plus fûres & plus commodes
au public , dans une étude réfléchie des contours
& des proportions ; & après de grandes
recherches pendant plufieurs années , ce travail
Pa conduit à inventer & fabriquer feul des têtes
d'une couftruction finguliere , & modélées d'après
nature . Ces têtes d'une ingénieufe invention , divifées
par lignes précifes , felon toutes les parties
de l'extérieur des différentes groffeurs de tête, fuivent
exactement le trait & le contour extérieur des
têtes naturelles , par là il eft parvenu à monter ſi
parfaitement les perruques nouées , les bonnets
& les perruques à bourfe , qu'elles prennent naturellement
le tour du vifage avec toute la préci
fion poffible , & s'y ajuftent fi bien d'elles- mê238
MERCURE DE FRANCE.
mes
que les cheveux femblent avoir pris racine.
Pour être affujetties & collées , elles n'ont
befoin ni de boucles , ni de cordons , ni de refforts
, ni même d'accommodage Les Prévôt ,
Syndic & Gardes de la Communauté des Perruquiers
de Paris affemblés en leur bureau , après
avoir examiné ces têtes artificielles , & convaincus
des avantages de ces nouvelles montures , les
ont approuvées , & en ont délivré à l'Auteur un
certificat en bonne forme , qui nous autorife à
´les annoncer.
Le Sr. Rochefort demeure rue de la Verrerie ;
près de la rue des Billettes.
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Résumé : AVIS.
M. Rochefort, maître perruquier, a réalisé une découverte significative dans la fabrication des perruques. Insatisfait des méthodes traditionnelles de mesure des têtes, il a développé des techniques plus fiables et pratiques après plusieurs années de recherche. Il a créé des têtes artificielles basées sur des modèles naturels, divisées par lignes précises selon les différentes formes de têtes. Ces têtes permettent de monter parfaitement les perruques nouées, les bonnets et les perruques à bourse, s'adaptant naturellement au visage sans nécessiter de boucles, cordons, ressorts ou ajustements supplémentaires. La Communauté des Perruquiers de Paris a examiné et approuvé ces innovations, délivrant un certificat à M. Rochefort. Ce dernier réside rue de la Verrerie, près de la rue des Billettes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 212-213
AUTRE.
Début :
Le Sieur Rochefort, Maître Perruquier, dont il a été fait mention dans [...]
Mots clefs :
Sieur Rochefort, Perruques, Attaches, Certificats, Proportions
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
L Sieur Rochefort , Maitre Pèrruquier , dont
il a été fait mention dans le Mercure du mois
de Décembre 1756 , continue de monter les
Perruques nouées , les Bonters & les Perraques
à bourfe par le moyen des têtes artificielles ,
qu'il a inventées , enforte qu'elles prennent naturellement
d'elles - mêmes le tour du visage ,
DECEMBRE. 1757. 213
fans avoir befoin de boucles , de cordons , de
refforts , ni même de l'accommodage , pour être
affujetties à coller fi parfaitement : & les che
veux femblent y avoir pris racine . On ne répé,
tera point l'éloge de l'approbation que lui ont
fait les Officiers de fa Communauté , dans le
certificat , en bonne forme , qu'ils lui ont accor
dé : mais on donne avis aux perfonnes qui demeurent
en Province , & même hors du royaume
, qui voudront avoir des Perruques de fa
façon de lui écrire . Il leur enverra un modele
de mefure très - facile à prendre , & tel qu'il le
faut pour pouvoir y rapporter exactement fes
proportions , & avec la facilité du modele , où
tout est bien expliqué . Les perfonnes pourront
fe faire prendre la mefure de leur tête aifément
par qui bon leur femblera. Elles font priées
d'affranchir leurs lettres . Le Sieur Rocheforg
demeure , à Paris , rue de la Verrerie , près la
rue des Billettes .
L Sieur Rochefort , Maitre Pèrruquier , dont
il a été fait mention dans le Mercure du mois
de Décembre 1756 , continue de monter les
Perruques nouées , les Bonters & les Perraques
à bourfe par le moyen des têtes artificielles ,
qu'il a inventées , enforte qu'elles prennent naturellement
d'elles - mêmes le tour du visage ,
DECEMBRE. 1757. 213
fans avoir befoin de boucles , de cordons , de
refforts , ni même de l'accommodage , pour être
affujetties à coller fi parfaitement : & les che
veux femblent y avoir pris racine . On ne répé,
tera point l'éloge de l'approbation que lui ont
fait les Officiers de fa Communauté , dans le
certificat , en bonne forme , qu'ils lui ont accor
dé : mais on donne avis aux perfonnes qui demeurent
en Province , & même hors du royaume
, qui voudront avoir des Perruques de fa
façon de lui écrire . Il leur enverra un modele
de mefure très - facile à prendre , & tel qu'il le
faut pour pouvoir y rapporter exactement fes
proportions , & avec la facilité du modele , où
tout est bien expliqué . Les perfonnes pourront
fe faire prendre la mefure de leur tête aifément
par qui bon leur femblera. Elles font priées
d'affranchir leurs lettres . Le Sieur Rocheforg
demeure , à Paris , rue de la Verrerie , près la
rue des Billettes .
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Résumé : AUTRE.
Le texte du Mercure de décembre 1756 met en lumière le Sieur Rochefort, un maître perruquier parisien innovant. Rochefort utilise des têtes artificielles pour monter les perruques nouées, les bonnets et les perruques à bourre, permettant ainsi aux perruques de s'adapter naturellement à la forme du visage sans recours à des boucles, cordons, ressorts ou accommodages. Cette méthode assure une fixation parfaite des cheveux. Les officiers de sa communauté ont validé ses techniques par un certificat. Le texte précise que les personnes résidant en province ou hors du royaume peuvent commander des perruques en écrivant à Rochefort, qui leur enverra un modèle de mesure. Les intéressés peuvent se faire prendre la mesure de leur tête par une personne de leur choix et doivent affranchir leurs lettres. Le Sieur Rochefort est domicilié à Paris, rue de la Verrerie, près la rue des Billettes.
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4
p. 212
AVIS.
Début :
Le sieur Rochefort, Maître Perruquier, dont il a été fait mention [...]
Mots clefs :
Perruques, Bonnets, Têtes artificielles, Boucles, Certificats, Proportions
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
Le fieur Rochefort , Maître Perruquier , dont
il a été fait mention dans plufieurs Mercures ,
continue de monter les Perruques nouées , les
Bonnets & les Perruques à bourſe , par le moyen
des têtes artificielles , qu'il a inventées , enforte
qu'elles prennent naturellement d'elles-mêmes ,
le tour du visage , fans avoir beſoin de boucles ,
de cordons , de refforts , ni même de l'accommodage
, pour être affujetties à coller, fi parfaitement
que les cheveux femblent y avoir pris racine :
on ne répétera point l'éloge qn'en ont fait les Of
ficiers de fa Communauté , dans le Certificat en
bonne forme , qu'ils lui ont accordé. Les Perfonnes .
qui demeurenten Province , ou hors du Royaume,
qui voudront avoir des Perruques de fa façon ,
n'ont qu'à lui écrire ; il leur enverra un modéle
de meſure très -facile à prendre , & tel qu'il le faut ,
pour pouvoir y rapporter exactement les propor
tions : & avec la facilité du modéle où tout eſt
bien expliqué , les Perfonnes pourront faire prendre
aifément la meſure de leur tête . Elles font
priées d'affranchir leurs Lettres. Le fieur Rochefort
, demeure à Paris , rue de la Verrerie , près
la rue des Billettes.
Le fieur Rochefort , Maître Perruquier , dont
il a été fait mention dans plufieurs Mercures ,
continue de monter les Perruques nouées , les
Bonnets & les Perruques à bourſe , par le moyen
des têtes artificielles , qu'il a inventées , enforte
qu'elles prennent naturellement d'elles-mêmes ,
le tour du visage , fans avoir beſoin de boucles ,
de cordons , de refforts , ni même de l'accommodage
, pour être affujetties à coller, fi parfaitement
que les cheveux femblent y avoir pris racine :
on ne répétera point l'éloge qn'en ont fait les Of
ficiers de fa Communauté , dans le Certificat en
bonne forme , qu'ils lui ont accordé. Les Perfonnes .
qui demeurenten Province , ou hors du Royaume,
qui voudront avoir des Perruques de fa façon ,
n'ont qu'à lui écrire ; il leur enverra un modéle
de meſure très -facile à prendre , & tel qu'il le faut ,
pour pouvoir y rapporter exactement les propor
tions : & avec la facilité du modéle où tout eſt
bien expliqué , les Perfonnes pourront faire prendre
aifément la meſure de leur tête . Elles font
priées d'affranchir leurs Lettres. Le fieur Rochefort
, demeure à Paris , rue de la Verrerie , près
la rue des Billettes.
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Résumé : AVIS.
L'avis concerne le sieur Rochefort, maître perruquier, réputé pour ses innovations dans la fabrication de perruques. Il crée des perruques nouées, des bonnets et des perruques à bourse en utilisant des têtes artificielles de son invention. Ces perruques s'adaptent naturellement au visage sans nécessiter de boucles, de cordons, de ressorts ou d'accommodage, offrant l'illusion que les cheveux poussent directement du cuir chevelu. Les officiers de la communauté ont déjà loué ses créations dans un certificat. Les personnes résidant en province ou hors du royaume peuvent commander ces perruques en écrivant au sieur Rochefort, qui leur enverra un modèle de mesure facile à utiliser. Les lettres doivent être affranchies. Le sieur Rochefort réside à Paris, rue de la Verrerie, près de la rue des Billettes.
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5
p. 208-209
« Le sieur Rochefort, Maître Perruquier, dont il a été fait mention dans plusieurs Mercures, [...] »
Début :
Le sieur Rochefort, Maître Perruquier, dont il a été fait mention dans plusieurs Mercures, [...]
Mots clefs :
Maître perruquier, Perruques, Bonnets, Qualités
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le sieur Rochefort, Maître Perruquier, dont il a été fait mention dans plusieurs Mercures, [...] »
Le fieur Rochefort , Maître Perruquier , dont
ik a été fait mention dans plufieurs Mercures ,
continue de monter les Perruques nouées , les
Bonnets & les Perruques à bourfe , par le moyen
des têtes artificielles , qu'il a inventées , enforte
qu'elles prennent naturellement d'elles- mêmes ,
le tour du vilage , fans avoir befoin de boucles ,
de cordons , de refforts , ni même de l'accommodage,
pour être alujetties à coller, fi parfaitement
que les cheveux ſemblent y avoir pris racine ;
on ne répétera point l'éloge qu'en ont fait les
MARS. 1760. 209
Officiers de fa Communauté , dans le Certificat en
I bonne forme qu'ils lui ont accordé. Les Perſonnes
qui demeurent en Province , ou hors du Royaume,
qui voudront avoir des Perruques de la façon ,
n'ont qu'à lai écrire ; il leur enverra un modéle
de mefure très -facile à prendre , & tel qu'il le faut,
pour pouvoir y rapporter exactement fes proportions
: & avec la facilité du modèle où tout eft
bien expliqué , les Perfonnes pourront faire prendre
aifément la meſure de leur tête. Elles font
priées d'affranchir leurs Lettres . Le fieur Rochefort,
demeure à Paris , rue de la Verrerie , près
Ela rue des Billettes.
ik a été fait mention dans plufieurs Mercures ,
continue de monter les Perruques nouées , les
Bonnets & les Perruques à bourfe , par le moyen
des têtes artificielles , qu'il a inventées , enforte
qu'elles prennent naturellement d'elles- mêmes ,
le tour du vilage , fans avoir befoin de boucles ,
de cordons , de refforts , ni même de l'accommodage,
pour être alujetties à coller, fi parfaitement
que les cheveux ſemblent y avoir pris racine ;
on ne répétera point l'éloge qu'en ont fait les
MARS. 1760. 209
Officiers de fa Communauté , dans le Certificat en
I bonne forme qu'ils lui ont accordé. Les Perſonnes
qui demeurent en Province , ou hors du Royaume,
qui voudront avoir des Perruques de la façon ,
n'ont qu'à lai écrire ; il leur enverra un modéle
de mefure très -facile à prendre , & tel qu'il le faut,
pour pouvoir y rapporter exactement fes proportions
: & avec la facilité du modèle où tout eft
bien expliqué , les Perfonnes pourront faire prendre
aifément la meſure de leur tête. Elles font
priées d'affranchir leurs Lettres . Le fieur Rochefort,
demeure à Paris , rue de la Verrerie , près
Ela rue des Billettes.
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Résumé : « Le sieur Rochefort, Maître Perruquier, dont il a été fait mention dans plusieurs Mercures, [...] »
Le texte met en avant le sieur Rochefort, maître perruquier, renommé pour ses innovations dans la fabrication de perruques. Il utilise des têtes artificielles pour monter les perruques nouées, les bonnets et les perruques à bourre, permettant aux perruques de prendre naturellement la forme de la tête sans nécessiter de boucles, de cordons, de ressorts ou d'accommodage. Les perruques sont si bien ajustées que les cheveux semblent y avoir pris racine. Les officiers de la communauté ont certifié la qualité de son travail. Pour les personnes résidant en province ou hors du royaume, Rochefort propose d'envoyer un modèle de mesure facile à utiliser pour obtenir des perruques sur mesure. Les lettres doivent être affranchies. Rochefort réside à Paris, rue de la Verrerie, près de la rue des Billettes.
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6
p. 208
« Chaumont, Perruquier, fait non-seulement toute sortes de Perruques dans les [...] »
Début :
Chaumont, Perruquier, fait non-seulement toute sortes de Perruques dans les [...]
Mots clefs :
Perruques, Mode, Visage, Coiffe, Nouveautés
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Chaumont, Perruquier, fait non-seulement toute sortes de Perruques dans les [...] »
CHAUMONT , Perruquier , fait non -feulement
toutes fortes de Perruques dans les goûts les plus
nouveaux , fpécialement celles qui font nouées
& celles en bourfes ; mais le deſſein dont il fait
ufage lui donne une grande facilité pour bien
prendre l'air du vifage , & coëffer le plus avantageufement
qu'on puiffe le defirer. Il fait voir
fes Defleins en plufieurs genres d'Accommodages
, & variés fuivant les différens goûts. Il les
éxécute enfuite au choix & à la fatisfaction des
perfonnes qui les lui demandent. De plus , il vient
de trouver l'invention d'un nouveau Reffort pour
fes Perruques bien fupérieur à tous ceux qui ont
paru jufques à ce jour , lequel eft d'autant plus
avantageux qu'il maintient l'ouvrage dans fa première
forme , l'empêche de fe retirer , & que fon
élafticité qui eft très- douce , ne fe relâche jamais
par l'ufage : en forte que durant tout celui de la
Perruque , elle joint également bien le contour du
vifage , & aufli parfaitement , pour ainfi dire , que
le pourroit faire le naturel des cheveux .
Il demeure rae S. Nicaife , au Mont Véluve.
toutes fortes de Perruques dans les goûts les plus
nouveaux , fpécialement celles qui font nouées
& celles en bourfes ; mais le deſſein dont il fait
ufage lui donne une grande facilité pour bien
prendre l'air du vifage , & coëffer le plus avantageufement
qu'on puiffe le defirer. Il fait voir
fes Defleins en plufieurs genres d'Accommodages
, & variés fuivant les différens goûts. Il les
éxécute enfuite au choix & à la fatisfaction des
perfonnes qui les lui demandent. De plus , il vient
de trouver l'invention d'un nouveau Reffort pour
fes Perruques bien fupérieur à tous ceux qui ont
paru jufques à ce jour , lequel eft d'autant plus
avantageux qu'il maintient l'ouvrage dans fa première
forme , l'empêche de fe retirer , & que fon
élafticité qui eft très- douce , ne fe relâche jamais
par l'ufage : en forte que durant tout celui de la
Perruque , elle joint également bien le contour du
vifage , & aufli parfaitement , pour ainfi dire , que
le pourroit faire le naturel des cheveux .
Il demeure rae S. Nicaife , au Mont Véluve.
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Résumé : « Chaumont, Perruquier, fait non-seulement toute sortes de Perruques dans les [...] »
Le texte décrit les services et innovations de Chaumont, un perruquier. Chaumont crée diverses perruques selon les dernières modes, notamment celles nouées et en boucles. Il maîtrise l'art de modeler les perruques pour qu'elles s'adaptent parfaitement au visage et coiffent avantageusement. Il propose plusieurs genres d'accommodements pour les cheveux, adaptés aux différents goûts des clients, et les exécute à leur satisfaction. Chaumont a récemment inventé un nouveau ressort pour les perruques, supérieur à ceux existants. Ce ressort maintient la perruque dans sa forme initiale, empêche son retrait et conserve son élasticité douce, même avec l'usage. Ainsi, la perruque épouse constamment le contour du visage et imite parfaitement les cheveux naturels. Chaumont exerce son métier au Mont Valais, rue Saint-Nicaise.
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