Résultats : 2 texte(s)
Accéder à la liste des mots clefs.
Détail
Liste
1
p. 30-38
EXTRAIT d'une Dissertation en forme de Lettre, sur l'effet des Topiques dans les maladies internes, & en particulier sur celui du Sieur Arnoult, écrite par un Médecin de Paris à un Médecin de Province.
Début :
Ceux qui se sont appliqués à l'étude de l'Histoire Naturelle, ont vu dans le [...]
Mots clefs :
Médecin, Effet, Sieur Arnoult, Topiques, Apoplexie, Remèdes, Accidents, Sachet
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Dissertation en forme de Lettre, sur l'effet des Topiques dans les maladies internes, & en particulier sur celui du Sieur Arnoult, écrite par un Médecin de Paris à un Médecin de Province.
EXTRAIT d'une Differtation en forme de
Lettre , fur l'effet des Topiques dans les maladies
internes , & en particulier fur celuis
du Sieur Arnoutt , écrite par un Médecin
deParisà un Médecin de Province .
C
Eux qui ſe ſont appliqués à l'étude de
l'Hiſtoire Naturelle , ont vu dans le
cours de leurs recherches tant de Phénoménes
finguliers , & fi peu analogues aux
opérations communes de la Nature , que le
récit de l'expérience la plus extraordinaire
n'excite plus en eux , au lieu d'étonnement ,
que l'envie d'approfondir par un examen fé-
⚫vére la vérité des obſervations qu'on leur
communique. Les autres hommes font moins
traitables à cet égard; avides du merveilleux
quand on ne s'adreſſe qu'à notre imagination
, nous devenons incrédules pour tout
ce qui eft extraordinaire dès qu'on interroge
notre raiſon , les gens peu inſtruits refuſent
de croire ce qu'ils ne comprennent pas , &
cela eſt ſans doute moins embarafſant que
de chercher à l'expliquer , & ils font d'autant
plus affermis dans leur erreur , qu'étant trop
peu inftruits pour difcuter les preuves , il eſt
impoſſible de les convaincre , l'effet des To
DECEMBRE. 1744 . 3 .
piques , leur efficacité , ſoit en bien , foit
en mal , eſt un de ces jeux de la Nature ſi
finguliers , qu'on ajouteroit peu de foi à leur
vertu ſi l'on n'étoit accablé par une foule
depreuves.
L'Auteur de cette Lettre a rafſſemblé un
grand nombre d'expériences , qui font des
témoins autentiques de l'effet des Topiques.
Il ne lui auroit pas été difficile d'en ramaffer
encore un plus grand nombre , mais il
auroit groſſi infructueuſement ſa Lettre , &
il en a dit affez pour perfuader les plus incrédules
. Les garants des faits qu'il rapporte
font de ſçavans Phyficiens , d'habiles Médecins;
M. Boyle le reſtaurateur de la vraie
Phyſique , ordonne pour guérir la crampe ,
de remplir de poudre de racines de Méchoacan
un petit ſachet de damas , & de le
porter pendu au col , enforte qu'il defcende
au creux de l'eſtomac , & qu'il touche
immédiatement à la peau. Diction. Botan .
Pharmaceut.
Cette précaution recommandée de faire
deſcendre le ſachet au creux de l'eſtomac
n'eſt point ſans fondement'; ce vifcere prefque
tout nerveux , a des communications
avec toutes les parties du corps ; les émanations
des remédes pénétrans y parviennent
très- aiſément , & rétabliſſent promptement
la circulation du ſang interrompue dans
Bij
32 MERCURE DE FRANCE,
les défaillances , comme l'application des lis
queurs ſpiritueuſes le prouve évidemment,
fans doute parce que leurs parties volatiles
s'inſinuent dans le fang dont le viſcére eft
arrofé , & rendent aux nerfs la tention qu'ils
avoient perdue.
Le même Boyle, dans ſon Traité De infigni
effluviorum efficacia , donne à tous les
mixtes une atmosphere , dont il prouve l'exiſtence
par beaucoup d'expériences , & notamment
par l'effet des cantharides , qui appliquées
àà des parties éloignées , &méme
tenues dans la main, lui ont caufé de grandes
douleurs dans les conduits urinaires. Les
remédes antihyſteriques , portés ſous le nés ,
ou appliqués ſur le nombril , calment les
accidens vaporeux. On apprend de Bartholin
, que Henri II. ſe préſerva de la peſte ,
en portant au col une coquille d'Aveline
pleine de vif argent .
Quels éloges Vanhelmont n'a-t-il pas donnés
à un autre Amulette contre cette même
maladie ! C'eſt l'Arſenio porté ſur la région
du coeur , ou ſous l'aiſſelle gauche dans un
petit ſachet d'une double étoffe de ſoye. Il
eſt vrai que ſi au ſujet de cet Amulette ,
beaucoup de Naturaliſtes ont été les échos
de Vanhelmont , pluſieurs autres l'ont jugé
dangereux , mais qu'importe cela pour la
queſtion préſente ? les effets bons ou mauDECEMBRE.
1744. 33
vais prouvent également l'efficacité des Topiques.
M. Turner fameux Médecin rapporte
la mort tragique de deux enfans , cauſée par
une ſuperpurgation que produifit un onguent
qu'on leur avoit appliqué fur le nombril , à
deffein de tuer les vers. If croit avec affez
de fondement , que cet onguent eſt celui
qu'on appelle , Arthanila , &on lit en effet
dans Fenel , qu'il purge fortement appliqué
fur le ventre. Cela paroîtra moins étonnant
à ceux qui ſçavent que les Anciens ſe purgeoient
en ſe lavant les pieds dans une décoction
d'Ellebore.
M. Hoffman , premier Médecin du Roi
de Pruffe , & fi eſtimé des Naturaliſtes , a
rapporté que la Confection Hamech , qui
n'eſt pas un purgatif fort violent , adoucie
par le mélange de l'onguent de Guimauve ,
remédie à la conſtipation , étant appliquée
fous les pieds.
Une flanelle trempée dans une décoction
chaude de Menthe , d'Abſynthe , & de quel .
ques Aromates , & appliquée ſur l'eſtomac ,
a guéri des envies de vomir rebelles aux remedes
les plus actifs. Des remedes analogues
font des miracles dans la colique , la
paſſion iliaque , la dyſſenterie. L'Abfynthe
porté ſous les pieds , calme les vomiſſemens
au rapport d'Horftius. M , Turner rapporte
By
34 MERCURE DE FRANCE.
qu'il a vu une iſchurie opiniâtre céder dan
le moment à une embrocation d'une huile
qui lui eſt inconnue , faite ſur la région de
la veffie , du pubis , & du perinée.
L'Hiſtoire de D. Thomas Taffard , Bénédictin,
eſt l'effet des Topiques le plus fingulier
qu'on ait encore vu ; à l'âge de 29 ans il étoit
déja depuis pluſieurs années devenu d'une
foibleſſe inouie , il étoit tourmenté de convulfions
fréquentes,& ce qu'il ya de remarquable,
il ſe trouvoit plus mal immédiatement après
le repas & le ſommeil. On l'envoya à Bourbon,
mais le foulagement que les eaux lui
apporterent dura peu ; il y alla une feconde
ſaiſon ſans aucun fuccès , & même y
éprouva de nouveaux accidens. On lui conſeilla
de porter une pierre d'Aiman , qu'on
dit bonne contre les convulfions , & on lui
en donna une bonne & bien armée , groſſe
comme un oeuf de pigeon. A peine l'eut-il
dans la main , que ſes convulfions ceſſerent ,
&depuis elles ne font point revenues , quoique
Dom Taflard ait quelquefois été trois
ou quatre jours fans porter ſa pierre d'Aiman.
Le récit de cette finguliere guériſon ſe
trouve dans le Mercure de Juillet 1726.
Dom Nicolas Alexandre , Bénédictin &Auteur
du Dictionnaire Botanique & Pharmaceutique
, conſeilla d'après Ettmuller ce reméde
, auquel il avoit peu de confiance ,
DECEMBRE. 1744. 35
mais qu'il croyoit innocent ; il voulut d'abord
le faire porter ſuſpendu au col, poſé
fur la peau , & tombant fur la foſſette du
coeur , mais il cauſa au malade des inquiétudes
ſi fortes , qu'il fut obligé d'abord de
le mettre par - deſſus ſa chemiſe , puis pardeffus
fa veſte , & enfin par- deſſus ſa robe.
L'Auteur a appris cedétail de D. Alexandre
même.
Après une expérience auſſi bien atteſtée ,
qui peut nier l'efficacité des Topiques , &
quel préjugé avantageux ne doit-on pas fe
former pour celui du Sieur Arnoult , qui ,
de l'aveu de ſes Contradicteurs , ne pou- ..
vant faire de mal , doit par conféquent faire
beaucoup de bien ? En vain objecte - t-on
que le ſpécifique a manqué quelquefois ſon
effet; l'Auteur le juſtifie d'une façon inconteſtable
contre ces imputations calomnieufes
, qui d'ailleurs ne ſuffiroient pas pourdétruire
une foule d'expériences favorables , &
très-bien conſtatées.
M. de Blagnes , & M. Habert , dont on
rapporte la mort pour décrier le ſpécifique ,
n'ont jamais porté le ſachet ; c'eſt ce que
l'Auteur de la Diflertation a vérifié par les
Regiſtres du Sieur Arnoult. M. du Cholet ,
qui le portoit , n'eſt pas mort d'apopléxie ,
mais d'épilepfie , à ce qu'ont décidé Meffieurs
Silva & du Moulin,
Bvj
36 MERCURE DE 1FRANCE.
Enfin on juſtifie le ſieurArnoult à l'égard
du Comte de Froulai d'une façon inconteftable
, en rapportant un Certificat de treis
ce ſes Domeſtiques , qui ne laiſſe aucun
ſcrupule fur cet article. En voici la teneur :
Nous ſouſſignés Guiard , Douillet , &Bizel
, certifions à qui il appartiendra , que moi
Guiard , il y a 40 ans que j'ai l'honneur d'être
attaché à fon E. M. le Comte de Froulai ,
ci-devant Ambassadeur du Roi à Venise ; que
moi Douillet , j'ai le même honneur depuis
30 ans , ainsi que moi Bizel depuis 10 ans ,
que nous ne l'avons point quitté depuis ce tems
jusqu'à sa mort , & que nous avons une parfaite
connoiſſance de deux accidens d'apopléxie
qui lui font arrivés à Venise il y a deux
ans & demi , & qualors il ne faisoit point
d'usage du Sachet du ſieur Arnoult ; que dans
le tems & après ces deux accidens d'apoplexie ,
Son E. M. le Comte de Froulai écrivitàM.
Thieriot , Marchand de drap à Paris , &fon
homme de confiance , qui lui envoya auſſuot
le reméde du ſieur Arnoult , que mondit Seigneur
en a fait usage depuis , & qu'il eſt trèsconftant
que depuis l'uſage qu'il a fait dudit
reméde , il ne lui eſt arrivé aucun accident
d'apopléxie. Nous croyons devoir rendre ce
témoignage en confcience & en honneur , d'antant
plus que le reproche que l'on a fait an
fieur Arnoult dans le Journal des Sçavans ,
DECEMBRE. 1744 .
du mois d'Août 1743 , P. 1529 , par forme
d'Extrait d'une Lettre anonyme , porte préci-
Sément que son E. M. le Comte de Froulai a
eu quatre atteintes d'apoplexie , quoique depuis
la premiére il ait été bien attentifà porter le
Sachet , ce qui est une accusation des ennemis
duſieur Arnoult très -fauffe , & tout àfait contraire
à la vérité. En foi de quoi nous en
donnons la préſente déclaration en notre ame
confcience , & telle que nous la ferions en
Justice , fi nous en étions requis ; le tout pour
Servir & valoir ce que de raiſon . AParis le
17 Mars 1744. Signé Bizel, François Guiard,
&Douillet .
Voilà donc le ſieur Arnoult parfaitement
juſtifié ; mais d'ailleurs combien de fuffrages
reſpectables s'élévent en ſa faveur ! On cite
dans cet Ecrit le feu Cardinal de Polignac,
le Duc de Geſvres , M. Merault , Procureur
Général du Grand Confeil , l'Abbé Franchini
, ci-devant Envoyé de Florence , des
Médecins mêmes , tels que Meſſieurs Garnier
, Médecin de la Faculté de Paris , aujourd'hui
premier Medecin du Roi à la Martinique
, Mauran , Médecin à Bergerac , le
Mercier , Médecin du Roi dans l'Hôpital
d'Huningue.
Les Journaux ont été remplis juſqu'à préfent
d'une multitude de Certificats , par lefquels
il étoit atteſté que de gens attaqués d'a
38 MERCURE DE FRANCE.
poplexie avant que de porter le ſachet , n'a
voient éprouvé ancun accident depuis qu'ils
en faifoient uſage. On cite encore ici pluſieurs
témoignages qui n'ont pas encore été
rendus publics , & qui font de la même natureque
les premiers.
L'Approbateur , qui eſt un Médecin , dé
clare qu'on lui a communiqué les Originaux
de toutes ces Piéces. Il faut donc ſe rendre
à ces preuves , ou ſe déclarer Phyrronien in
corrigible.
Lettre , fur l'effet des Topiques dans les maladies
internes , & en particulier fur celuis
du Sieur Arnoutt , écrite par un Médecin
deParisà un Médecin de Province .
C
Eux qui ſe ſont appliqués à l'étude de
l'Hiſtoire Naturelle , ont vu dans le
cours de leurs recherches tant de Phénoménes
finguliers , & fi peu analogues aux
opérations communes de la Nature , que le
récit de l'expérience la plus extraordinaire
n'excite plus en eux , au lieu d'étonnement ,
que l'envie d'approfondir par un examen fé-
⚫vére la vérité des obſervations qu'on leur
communique. Les autres hommes font moins
traitables à cet égard; avides du merveilleux
quand on ne s'adreſſe qu'à notre imagination
, nous devenons incrédules pour tout
ce qui eft extraordinaire dès qu'on interroge
notre raiſon , les gens peu inſtruits refuſent
de croire ce qu'ils ne comprennent pas , &
cela eſt ſans doute moins embarafſant que
de chercher à l'expliquer , & ils font d'autant
plus affermis dans leur erreur , qu'étant trop
peu inftruits pour difcuter les preuves , il eſt
impoſſible de les convaincre , l'effet des To
DECEMBRE. 1744 . 3 .
piques , leur efficacité , ſoit en bien , foit
en mal , eſt un de ces jeux de la Nature ſi
finguliers , qu'on ajouteroit peu de foi à leur
vertu ſi l'on n'étoit accablé par une foule
depreuves.
L'Auteur de cette Lettre a rafſſemblé un
grand nombre d'expériences , qui font des
témoins autentiques de l'effet des Topiques.
Il ne lui auroit pas été difficile d'en ramaffer
encore un plus grand nombre , mais il
auroit groſſi infructueuſement ſa Lettre , &
il en a dit affez pour perfuader les plus incrédules
. Les garants des faits qu'il rapporte
font de ſçavans Phyficiens , d'habiles Médecins;
M. Boyle le reſtaurateur de la vraie
Phyſique , ordonne pour guérir la crampe ,
de remplir de poudre de racines de Méchoacan
un petit ſachet de damas , & de le
porter pendu au col , enforte qu'il defcende
au creux de l'eſtomac , & qu'il touche
immédiatement à la peau. Diction. Botan .
Pharmaceut.
Cette précaution recommandée de faire
deſcendre le ſachet au creux de l'eſtomac
n'eſt point ſans fondement'; ce vifcere prefque
tout nerveux , a des communications
avec toutes les parties du corps ; les émanations
des remédes pénétrans y parviennent
très- aiſément , & rétabliſſent promptement
la circulation du ſang interrompue dans
Bij
32 MERCURE DE FRANCE,
les défaillances , comme l'application des lis
queurs ſpiritueuſes le prouve évidemment,
fans doute parce que leurs parties volatiles
s'inſinuent dans le fang dont le viſcére eft
arrofé , & rendent aux nerfs la tention qu'ils
avoient perdue.
Le même Boyle, dans ſon Traité De infigni
effluviorum efficacia , donne à tous les
mixtes une atmosphere , dont il prouve l'exiſtence
par beaucoup d'expériences , & notamment
par l'effet des cantharides , qui appliquées
àà des parties éloignées , &méme
tenues dans la main, lui ont caufé de grandes
douleurs dans les conduits urinaires. Les
remédes antihyſteriques , portés ſous le nés ,
ou appliqués ſur le nombril , calment les
accidens vaporeux. On apprend de Bartholin
, que Henri II. ſe préſerva de la peſte ,
en portant au col une coquille d'Aveline
pleine de vif argent .
Quels éloges Vanhelmont n'a-t-il pas donnés
à un autre Amulette contre cette même
maladie ! C'eſt l'Arſenio porté ſur la région
du coeur , ou ſous l'aiſſelle gauche dans un
petit ſachet d'une double étoffe de ſoye. Il
eſt vrai que ſi au ſujet de cet Amulette ,
beaucoup de Naturaliſtes ont été les échos
de Vanhelmont , pluſieurs autres l'ont jugé
dangereux , mais qu'importe cela pour la
queſtion préſente ? les effets bons ou mauDECEMBRE.
1744. 33
vais prouvent également l'efficacité des Topiques.
M. Turner fameux Médecin rapporte
la mort tragique de deux enfans , cauſée par
une ſuperpurgation que produifit un onguent
qu'on leur avoit appliqué fur le nombril , à
deffein de tuer les vers. If croit avec affez
de fondement , que cet onguent eſt celui
qu'on appelle , Arthanila , &on lit en effet
dans Fenel , qu'il purge fortement appliqué
fur le ventre. Cela paroîtra moins étonnant
à ceux qui ſçavent que les Anciens ſe purgeoient
en ſe lavant les pieds dans une décoction
d'Ellebore.
M. Hoffman , premier Médecin du Roi
de Pruffe , & fi eſtimé des Naturaliſtes , a
rapporté que la Confection Hamech , qui
n'eſt pas un purgatif fort violent , adoucie
par le mélange de l'onguent de Guimauve ,
remédie à la conſtipation , étant appliquée
fous les pieds.
Une flanelle trempée dans une décoction
chaude de Menthe , d'Abſynthe , & de quel .
ques Aromates , & appliquée ſur l'eſtomac ,
a guéri des envies de vomir rebelles aux remedes
les plus actifs. Des remedes analogues
font des miracles dans la colique , la
paſſion iliaque , la dyſſenterie. L'Abfynthe
porté ſous les pieds , calme les vomiſſemens
au rapport d'Horftius. M , Turner rapporte
By
34 MERCURE DE FRANCE.
qu'il a vu une iſchurie opiniâtre céder dan
le moment à une embrocation d'une huile
qui lui eſt inconnue , faite ſur la région de
la veffie , du pubis , & du perinée.
L'Hiſtoire de D. Thomas Taffard , Bénédictin,
eſt l'effet des Topiques le plus fingulier
qu'on ait encore vu ; à l'âge de 29 ans il étoit
déja depuis pluſieurs années devenu d'une
foibleſſe inouie , il étoit tourmenté de convulfions
fréquentes,& ce qu'il ya de remarquable,
il ſe trouvoit plus mal immédiatement après
le repas & le ſommeil. On l'envoya à Bourbon,
mais le foulagement que les eaux lui
apporterent dura peu ; il y alla une feconde
ſaiſon ſans aucun fuccès , & même y
éprouva de nouveaux accidens. On lui conſeilla
de porter une pierre d'Aiman , qu'on
dit bonne contre les convulfions , & on lui
en donna une bonne & bien armée , groſſe
comme un oeuf de pigeon. A peine l'eut-il
dans la main , que ſes convulfions ceſſerent ,
&depuis elles ne font point revenues , quoique
Dom Taflard ait quelquefois été trois
ou quatre jours fans porter ſa pierre d'Aiman.
Le récit de cette finguliere guériſon ſe
trouve dans le Mercure de Juillet 1726.
Dom Nicolas Alexandre , Bénédictin &Auteur
du Dictionnaire Botanique & Pharmaceutique
, conſeilla d'après Ettmuller ce reméde
, auquel il avoit peu de confiance ,
DECEMBRE. 1744. 35
mais qu'il croyoit innocent ; il voulut d'abord
le faire porter ſuſpendu au col, poſé
fur la peau , & tombant fur la foſſette du
coeur , mais il cauſa au malade des inquiétudes
ſi fortes , qu'il fut obligé d'abord de
le mettre par - deſſus ſa chemiſe , puis pardeffus
fa veſte , & enfin par- deſſus ſa robe.
L'Auteur a appris cedétail de D. Alexandre
même.
Après une expérience auſſi bien atteſtée ,
qui peut nier l'efficacité des Topiques , &
quel préjugé avantageux ne doit-on pas fe
former pour celui du Sieur Arnoult , qui ,
de l'aveu de ſes Contradicteurs , ne pou- ..
vant faire de mal , doit par conféquent faire
beaucoup de bien ? En vain objecte - t-on
que le ſpécifique a manqué quelquefois ſon
effet; l'Auteur le juſtifie d'une façon inconteſtable
contre ces imputations calomnieufes
, qui d'ailleurs ne ſuffiroient pas pourdétruire
une foule d'expériences favorables , &
très-bien conſtatées.
M. de Blagnes , & M. Habert , dont on
rapporte la mort pour décrier le ſpécifique ,
n'ont jamais porté le ſachet ; c'eſt ce que
l'Auteur de la Diflertation a vérifié par les
Regiſtres du Sieur Arnoult. M. du Cholet ,
qui le portoit , n'eſt pas mort d'apopléxie ,
mais d'épilepfie , à ce qu'ont décidé Meffieurs
Silva & du Moulin,
Bvj
36 MERCURE DE 1FRANCE.
Enfin on juſtifie le ſieurArnoult à l'égard
du Comte de Froulai d'une façon inconteftable
, en rapportant un Certificat de treis
ce ſes Domeſtiques , qui ne laiſſe aucun
ſcrupule fur cet article. En voici la teneur :
Nous ſouſſignés Guiard , Douillet , &Bizel
, certifions à qui il appartiendra , que moi
Guiard , il y a 40 ans que j'ai l'honneur d'être
attaché à fon E. M. le Comte de Froulai ,
ci-devant Ambassadeur du Roi à Venise ; que
moi Douillet , j'ai le même honneur depuis
30 ans , ainsi que moi Bizel depuis 10 ans ,
que nous ne l'avons point quitté depuis ce tems
jusqu'à sa mort , & que nous avons une parfaite
connoiſſance de deux accidens d'apopléxie
qui lui font arrivés à Venise il y a deux
ans & demi , & qualors il ne faisoit point
d'usage du Sachet du ſieur Arnoult ; que dans
le tems & après ces deux accidens d'apoplexie ,
Son E. M. le Comte de Froulai écrivitàM.
Thieriot , Marchand de drap à Paris , &fon
homme de confiance , qui lui envoya auſſuot
le reméde du ſieur Arnoult , que mondit Seigneur
en a fait usage depuis , & qu'il eſt trèsconftant
que depuis l'uſage qu'il a fait dudit
reméde , il ne lui eſt arrivé aucun accident
d'apopléxie. Nous croyons devoir rendre ce
témoignage en confcience & en honneur , d'antant
plus que le reproche que l'on a fait an
fieur Arnoult dans le Journal des Sçavans ,
DECEMBRE. 1744 .
du mois d'Août 1743 , P. 1529 , par forme
d'Extrait d'une Lettre anonyme , porte préci-
Sément que son E. M. le Comte de Froulai a
eu quatre atteintes d'apoplexie , quoique depuis
la premiére il ait été bien attentifà porter le
Sachet , ce qui est une accusation des ennemis
duſieur Arnoult très -fauffe , & tout àfait contraire
à la vérité. En foi de quoi nous en
donnons la préſente déclaration en notre ame
confcience , & telle que nous la ferions en
Justice , fi nous en étions requis ; le tout pour
Servir & valoir ce que de raiſon . AParis le
17 Mars 1744. Signé Bizel, François Guiard,
&Douillet .
Voilà donc le ſieur Arnoult parfaitement
juſtifié ; mais d'ailleurs combien de fuffrages
reſpectables s'élévent en ſa faveur ! On cite
dans cet Ecrit le feu Cardinal de Polignac,
le Duc de Geſvres , M. Merault , Procureur
Général du Grand Confeil , l'Abbé Franchini
, ci-devant Envoyé de Florence , des
Médecins mêmes , tels que Meſſieurs Garnier
, Médecin de la Faculté de Paris , aujourd'hui
premier Medecin du Roi à la Martinique
, Mauran , Médecin à Bergerac , le
Mercier , Médecin du Roi dans l'Hôpital
d'Huningue.
Les Journaux ont été remplis juſqu'à préfent
d'une multitude de Certificats , par lefquels
il étoit atteſté que de gens attaqués d'a
38 MERCURE DE FRANCE.
poplexie avant que de porter le ſachet , n'a
voient éprouvé ancun accident depuis qu'ils
en faifoient uſage. On cite encore ici pluſieurs
témoignages qui n'ont pas encore été
rendus publics , & qui font de la même natureque
les premiers.
L'Approbateur , qui eſt un Médecin , dé
clare qu'on lui a communiqué les Originaux
de toutes ces Piéces. Il faut donc ſe rendre
à ces preuves , ou ſe déclarer Phyrronien in
corrigible.
Fermer
2
p. 251-254
AVIS.
Début :
S'il est de notre devoir de publier tout ce qui a rapport à la conservation des [...]
Mots clefs :
Remèdes, Maux incurables, Apoplexie, Maladie, Médecine, Guérison, Certificats, Médecins, Témoignages de patients, Sieur Arnoult
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
"
S'il eft de notre devoir de publier tout ce qui
a rapport à la confervation des Citoyens , les
Remédes qui préviennent ou guériffent des maux
regardés comme incurables méritent furtout
cette attention de notre part. Tel eft le Spécifique
da fieur Arnoult contre l'Apoplexie , cette maladie
cruelle devenue aujourd'hui fi commune ,
dont les faites font fi funeftes , & qui refifte fi
fouvent aux remédes ordinaires de la Médecine.
Depuis plus de foixante ans , l'expérience la plus
conftante & une foule innombrable d'autorités
ont accru chaque jour la réputation de ce pré-
L vj
252 MERCURE DE FRANCE.
cieux Topique , fans que l'on ait pu prouver que
dans ce long pace de temps , il foit arrivé à
au un de ceux qui s'en font fervis exactement, un
feul accident d'Apoplexie.
Le Roi de France , fur le rapport de M. Chicoyneau
, Confeiller d'Etat , premier Médecin de
Sa Majefté , Chancelier de l'Univerfité de Montpellier
, & de l'Académie Royale des Sciences ,
par un Arrêt de fon Confeil d'Etat , maintient
le fieur Arnoult dans le droit de compofer
& de vendre feul le reméde anti -Apoplectique ,
& défend à toutes perfonnes de quelqu'état &
condition qu'elles foient , de contrefaire , vendre
ni débiter ce reméde , à peine de 1000 liv . d'amende.
Cet Arrêt a été auffi rendu fur les témoignages
authentiques des perfonnes les plus
éminentes en dignité , & fur un nombre infini
d'expériences heureuſes , atteftées par les plus
grands Médecins de l'Europe , entr'autres , par
MM. Dumoulin & Sylva , Médecins confultans du
Roi de France , & Wolter , premier Médecin de
l'Empereur Charles VII , dont les noms immortels
dureront autant que l'Art même auquel ils
ont fait tant d'honneur. On peut joindre à ces
autorités refpectables , l'exemple d'un des plus célèbres
Médecins de nos jours , dont le nom va de
pair avec ceux de Dumoulin & de Sylva. Une
Lettre de M le Gagneur , Médecin de l'Hôpital
Royal de Verfailles , diftingué par fon mérite &
par les connoiffances , attefte que M. Helvétius ,
Médecin de la Faculté de Paris , premier Médecin
de la Reine de France , & de l'Académie Royale
des Sciences, tomba en apoplexie & paralyfie en
1746 ; que tous remédes lui ayant été inutiles ,
on lui mit le Sachet du fieur Arnoult, qui le rézablit
parfaitement , fous les yeux de toute la
FEVRIER. 1760. 253
Cour ; qu'il l'a foigneufement porté pendant
douze ans & jufqu'à la mort , qui n'a été caufée par
par aucune atteinte de cette maladie. Cette Lettre
ajoute , que M. Helvétius avoit d'abord été contraire
à ce remède ; mais que des expériences
réïtérées , & une connoiffance plus particulière de
fes vertus , l'avoient enfin obligé de s'en fervir &
d'en conſeiller l'uſage aux autres ..
On peut encore ajouter , que ces graves témoi
gnages, une foule de certificats authentiques , délivrés
par des perfonnes de la plus haute diftinction ,
tant dans l'Eglife que dans la Robe , telles que le
feu Cardinal deFleury, premier Miniftre de France,
le Cardinal de Polignac , qui a fait l'éloge de ce
reméde en pleine Académie , en citant douze Seigneurs
de fes parens & amis qu'il a certifié avoir
été guéris de l'apoplexie par l'ufage de ces précieux
topiques , S. A. Madame la Princeffe Henriette de
Naffau,M.l'Abbé deS.Hubert, Prince, Monfeigneur
leDuc de Gévres , Gouverneur de Paris , M. Mérault,
Confeiller d'Etat , Procureur Général du Grand-
Confeil , M. Hérault , Confeiller d'Etat & Lieute
nant Général de Police de la Ville de Paris , M..
l'Abbé Franquini , ci - devant Envoyé de Florence ,
Milady Simpil , M. le Baron de Hooke , Lieutenant-
Général des Armées du Roi , M. le Baron de
Rol, Brigadier des Armées du Roi à Soleure ,
M. de Molondin , Gouverneur de Soleure en
Suiffe , & un très grand nombre de Médecins &
de Chirurgiens très éclairés , & d'une réputation
bien établie : tels que MM. Garnier, Médecin de
la Faculté de Paris , premier Médecin du Roi à la
Martinique ; Foreflier , Médecin du Roi à Saintes ;
Mauran , Médecin à Bergerac ; le Mercier , Médecin
des Hôpitaux militaires ; Gaulard , Médecin
ordinaire du Roi ; Santeuil , Docteur Régent
de la Faculté de Paris ; Procop , Docteur - Régent
254 MERCURE DE FRANCE.
de la même Faculté ; l'Archevêque , Médecin de
Rouen & de la Faculté de Paris , Dionis , Fourneau
& Befnier , Docteurs Régens de la même
Faculté , le Comte , Médecin à Réthel - Mazarin ;
la Croix , Médecin à Bailleul en Flandre , Fels ,
Médecin & Bourguemeftre de Scheleſtat en Alface
; des Ruelles , Médecin à Mons ; Fourchat,
Médecin à Bagnols en bas - Languedoc ; Tuyard,
Médecin à Sens ; Desjours , Fevrier , & Dubertran
, Chirurgiens Jurés a Paris , Difport , premier
Chirurgien des armées du Roi , & Chirurgien
ordinaire de la Reine ; Deformeaux , Chirur
gien à Blois & une infinité d'autres , que l'on a
cités dans tous les Ouvrages périodiques , & dans
le petit Mémoire qui accompagne le ſpécifique.
Le fieur ARNOULT , feul poffeffeur du Sachet
antique -apoplectique , demeure à Paris , ruë Quincampoix.
Il avertit , que tous les Sachets quife diftribuentfous
fon nom , font faux & contrefaits , &
qu'il ne reconnoît que ceux qui font accompagnés
d'un Imprimé figné defa main.
Le prix eft de 12 livres.
"
S'il eft de notre devoir de publier tout ce qui
a rapport à la confervation des Citoyens , les
Remédes qui préviennent ou guériffent des maux
regardés comme incurables méritent furtout
cette attention de notre part. Tel eft le Spécifique
da fieur Arnoult contre l'Apoplexie , cette maladie
cruelle devenue aujourd'hui fi commune ,
dont les faites font fi funeftes , & qui refifte fi
fouvent aux remédes ordinaires de la Médecine.
Depuis plus de foixante ans , l'expérience la plus
conftante & une foule innombrable d'autorités
ont accru chaque jour la réputation de ce pré-
L vj
252 MERCURE DE FRANCE.
cieux Topique , fans que l'on ait pu prouver que
dans ce long pace de temps , il foit arrivé à
au un de ceux qui s'en font fervis exactement, un
feul accident d'Apoplexie.
Le Roi de France , fur le rapport de M. Chicoyneau
, Confeiller d'Etat , premier Médecin de
Sa Majefté , Chancelier de l'Univerfité de Montpellier
, & de l'Académie Royale des Sciences ,
par un Arrêt de fon Confeil d'Etat , maintient
le fieur Arnoult dans le droit de compofer
& de vendre feul le reméde anti -Apoplectique ,
& défend à toutes perfonnes de quelqu'état &
condition qu'elles foient , de contrefaire , vendre
ni débiter ce reméde , à peine de 1000 liv . d'amende.
Cet Arrêt a été auffi rendu fur les témoignages
authentiques des perfonnes les plus
éminentes en dignité , & fur un nombre infini
d'expériences heureuſes , atteftées par les plus
grands Médecins de l'Europe , entr'autres , par
MM. Dumoulin & Sylva , Médecins confultans du
Roi de France , & Wolter , premier Médecin de
l'Empereur Charles VII , dont les noms immortels
dureront autant que l'Art même auquel ils
ont fait tant d'honneur. On peut joindre à ces
autorités refpectables , l'exemple d'un des plus célèbres
Médecins de nos jours , dont le nom va de
pair avec ceux de Dumoulin & de Sylva. Une
Lettre de M le Gagneur , Médecin de l'Hôpital
Royal de Verfailles , diftingué par fon mérite &
par les connoiffances , attefte que M. Helvétius ,
Médecin de la Faculté de Paris , premier Médecin
de la Reine de France , & de l'Académie Royale
des Sciences, tomba en apoplexie & paralyfie en
1746 ; que tous remédes lui ayant été inutiles ,
on lui mit le Sachet du fieur Arnoult, qui le rézablit
parfaitement , fous les yeux de toute la
FEVRIER. 1760. 253
Cour ; qu'il l'a foigneufement porté pendant
douze ans & jufqu'à la mort , qui n'a été caufée par
par aucune atteinte de cette maladie. Cette Lettre
ajoute , que M. Helvétius avoit d'abord été contraire
à ce remède ; mais que des expériences
réïtérées , & une connoiffance plus particulière de
fes vertus , l'avoient enfin obligé de s'en fervir &
d'en conſeiller l'uſage aux autres ..
On peut encore ajouter , que ces graves témoi
gnages, une foule de certificats authentiques , délivrés
par des perfonnes de la plus haute diftinction ,
tant dans l'Eglife que dans la Robe , telles que le
feu Cardinal deFleury, premier Miniftre de France,
le Cardinal de Polignac , qui a fait l'éloge de ce
reméde en pleine Académie , en citant douze Seigneurs
de fes parens & amis qu'il a certifié avoir
été guéris de l'apoplexie par l'ufage de ces précieux
topiques , S. A. Madame la Princeffe Henriette de
Naffau,M.l'Abbé deS.Hubert, Prince, Monfeigneur
leDuc de Gévres , Gouverneur de Paris , M. Mérault,
Confeiller d'Etat , Procureur Général du Grand-
Confeil , M. Hérault , Confeiller d'Etat & Lieute
nant Général de Police de la Ville de Paris , M..
l'Abbé Franquini , ci - devant Envoyé de Florence ,
Milady Simpil , M. le Baron de Hooke , Lieutenant-
Général des Armées du Roi , M. le Baron de
Rol, Brigadier des Armées du Roi à Soleure ,
M. de Molondin , Gouverneur de Soleure en
Suiffe , & un très grand nombre de Médecins &
de Chirurgiens très éclairés , & d'une réputation
bien établie : tels que MM. Garnier, Médecin de
la Faculté de Paris , premier Médecin du Roi à la
Martinique ; Foreflier , Médecin du Roi à Saintes ;
Mauran , Médecin à Bergerac ; le Mercier , Médecin
des Hôpitaux militaires ; Gaulard , Médecin
ordinaire du Roi ; Santeuil , Docteur Régent
de la Faculté de Paris ; Procop , Docteur - Régent
254 MERCURE DE FRANCE.
de la même Faculté ; l'Archevêque , Médecin de
Rouen & de la Faculté de Paris , Dionis , Fourneau
& Befnier , Docteurs Régens de la même
Faculté , le Comte , Médecin à Réthel - Mazarin ;
la Croix , Médecin à Bailleul en Flandre , Fels ,
Médecin & Bourguemeftre de Scheleſtat en Alface
; des Ruelles , Médecin à Mons ; Fourchat,
Médecin à Bagnols en bas - Languedoc ; Tuyard,
Médecin à Sens ; Desjours , Fevrier , & Dubertran
, Chirurgiens Jurés a Paris , Difport , premier
Chirurgien des armées du Roi , & Chirurgien
ordinaire de la Reine ; Deformeaux , Chirur
gien à Blois & une infinité d'autres , que l'on a
cités dans tous les Ouvrages périodiques , & dans
le petit Mémoire qui accompagne le ſpécifique.
Le fieur ARNOULT , feul poffeffeur du Sachet
antique -apoplectique , demeure à Paris , ruë Quincampoix.
Il avertit , que tous les Sachets quife diftribuentfous
fon nom , font faux & contrefaits , &
qu'il ne reconnoît que ceux qui font accompagnés
d'un Imprimé figné defa main.
Le prix eft de 12 livres.
Fermer
Résumé : AVIS.
L'avis présente un remède contre l'apoplexie, une maladie fréquente et sévère, proposé par le sieur Arnoult. Ce remède, utilisé depuis plus de soixante ans, a démontré son efficacité grâce à de nombreux témoignages et expériences réussies. Le Roi de France, sur le rapport de M. Chicoyneau, a accordé au sieur Arnoult un droit exclusif de composition et de vente de ce remède, interdisant toute contrefaçon sous peine d'amende. Les témoignages en faveur du remède proviennent de personnalités éminentes, notamment des médecins renommés comme MM. Dumoulin, Sylva et Wolter, ainsi que des figures politiques et religieuses de haut rang. Par exemple, M. Helvétius, médecin de la Reine de France, a été guéri d'une apoplexie grâce à ce remède. De nombreux certificats authentiques de personnes distinguées et de médecins éclairés confirment l'efficacité du remède. Le sieur Arnoult, résidant à Paris, rue Quincampoix, avertit que seuls les sachets accompagnés d'un imprimé signé de sa main sont authentiques. Le prix du remède est fixé à 12 livres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer