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1
p. 208-210
Certificat de M. Betbeder, Professeur Royal à Bordeaux.
Début :
Je, soussigné, Professeur royal de médecine en l'université de Bordeaux, [...]
Mots clefs :
Certificats, Guérison, Maladies, Symptômes, Douleurs, Dragées, Maladie vénérienne
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texteReconnaissance textuelle : Certificat de M. Betbeder, Professeur Royal à Bordeaux.
Certificat de M. Betbeder Profeſſeur Royal à
Bordeaux.
Je , fouffigné , Profeffeur royal de médecine
en l'univerfité de Bordeaux , Médecin de l'Hôpital
de Saint André , certifie qu'ayant examiné le 12
Septembre dernier , une fille âgée de 18 ans , que
M. de la Plaine propofoit de traiter avec le remede
& fuivans la méthode de M. Keyfer , j'ai
JANVIER. 1758. 209
trouvé que cette fille avoit les plus graves fymptô
mes de la maladie vénérienne . Onfouftrait encore
ici tous les noms de ces fymptômes. Que l'ayant
interrogée fi elle n'éprouvoit pas encore d'autres
accidens , elle me dit reffentir de violentes
douleurs de tête , & dans tous les membres ,
particuliérement pendant la nuit , des infomnies
cruelles , & un grand mal de gorge . Ce qui
m'ayant fait examiner l'intérieur de la bouche ,
je vis la luette , les piliers des amygdales , & le
voile du palais confidérablement gonflés avec
exulcération dans ces parties . Que dans cet état ,
la malade paffa à l'ufage du remede de M. Keyſer,
adminiftré par M. de la Plaine , & qu'ayant été
invité une feconde fois d'examiner la malade le
18 Octobre fuivant , je vis avec plaifir que les fymp
tômes énoncés , avoient difparus , & la malade
m'affura ne point reffentir de douleurs de tête, ni
dans les membres , & qu'elle avoit recouvré le
fommeil le gonflement de la luette , du voile du
palais , & des piliers des amygdales avoit entiérement
difparu ; il ne fubfiftoit plus que quelque
petites ulcérations très-légeres aux gencives , qui
me parurent provenir d'un agacement occafionné
par le remede qui avoit pu porter à la bouche , &
qu'on avoit conduit avec autant de prudence que
de fagacité. En foi de quoi j'ai donné le préfent
certificat. A Bordeaux , le 21 Octobre 17573
Betheder , Profeſſeur royal de médecine.
Deuxieme Certificat.
Le 25 Septembre 1757 , j'examinai une fecon
de fille , âgée de 17 ans , pareillement atteinte depuis
15 mois d'une maladie vénérienne bien confirmée
& fort grave , au point même qu'elle étoit
hors d'état de marcher. L'on fupprime encore ici
210 MERCURE DE FRANCE.
tous les noms de maux déſagréables . Aux accidens
qui exiftoient lorfque je vifitai la malade , fe joignoient
de violentes douleurs de tête , & dans tous
les membres dans cet état la malade a paffé à
P'ufage du remede de M. Keyfer , adminiftré par
M. de la Plaine , Chirurgien de M. le Maréchal
de Thomond , & après trois femaines de traitement
, tous les fymptômes puftules , &c . avoient
difparus , ce que je declare très - vrai . A Bordeaux
le 21 Octobre 1757. Betbeder , Profeſſeur royal
de médecine.
Bordeaux.
Je , fouffigné , Profeffeur royal de médecine
en l'univerfité de Bordeaux , Médecin de l'Hôpital
de Saint André , certifie qu'ayant examiné le 12
Septembre dernier , une fille âgée de 18 ans , que
M. de la Plaine propofoit de traiter avec le remede
& fuivans la méthode de M. Keyfer , j'ai
JANVIER. 1758. 209
trouvé que cette fille avoit les plus graves fymptô
mes de la maladie vénérienne . Onfouftrait encore
ici tous les noms de ces fymptômes. Que l'ayant
interrogée fi elle n'éprouvoit pas encore d'autres
accidens , elle me dit reffentir de violentes
douleurs de tête , & dans tous les membres ,
particuliérement pendant la nuit , des infomnies
cruelles , & un grand mal de gorge . Ce qui
m'ayant fait examiner l'intérieur de la bouche ,
je vis la luette , les piliers des amygdales , & le
voile du palais confidérablement gonflés avec
exulcération dans ces parties . Que dans cet état ,
la malade paffa à l'ufage du remede de M. Keyſer,
adminiftré par M. de la Plaine , & qu'ayant été
invité une feconde fois d'examiner la malade le
18 Octobre fuivant , je vis avec plaifir que les fymp
tômes énoncés , avoient difparus , & la malade
m'affura ne point reffentir de douleurs de tête, ni
dans les membres , & qu'elle avoit recouvré le
fommeil le gonflement de la luette , du voile du
palais , & des piliers des amygdales avoit entiérement
difparu ; il ne fubfiftoit plus que quelque
petites ulcérations très-légeres aux gencives , qui
me parurent provenir d'un agacement occafionné
par le remede qui avoit pu porter à la bouche , &
qu'on avoit conduit avec autant de prudence que
de fagacité. En foi de quoi j'ai donné le préfent
certificat. A Bordeaux , le 21 Octobre 17573
Betheder , Profeſſeur royal de médecine.
Deuxieme Certificat.
Le 25 Septembre 1757 , j'examinai une fecon
de fille , âgée de 17 ans , pareillement atteinte depuis
15 mois d'une maladie vénérienne bien confirmée
& fort grave , au point même qu'elle étoit
hors d'état de marcher. L'on fupprime encore ici
210 MERCURE DE FRANCE.
tous les noms de maux déſagréables . Aux accidens
qui exiftoient lorfque je vifitai la malade , fe joignoient
de violentes douleurs de tête , & dans tous
les membres dans cet état la malade a paffé à
P'ufage du remede de M. Keyfer , adminiftré par
M. de la Plaine , Chirurgien de M. le Maréchal
de Thomond , & après trois femaines de traitement
, tous les fymptômes puftules , &c . avoient
difparus , ce que je declare très - vrai . A Bordeaux
le 21 Octobre 1757. Betbeder , Profeſſeur royal
de médecine.
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Résumé : Certificat de M. Betbeder, Professeur Royal à Bordeaux.
Le document contient deux certificats médicaux rédigés par M. Betbeder, Professeur Royal de médecine à l'université de Bordeaux, datés du 21 octobre 1757. Le premier certificat concerne une fille de 18 ans atteinte de la maladie vénérienne, présentant des douleurs de tête, des douleurs dans les membres, des insomnies et un mal de gorge. Un examen de la bouche révéla un gonflement de la luette, des piliers des amygdales et du voile du palais, avec des exulcérations. Après traitement avec le remède de M. Keyfer, administré par M. de la Plaine, les symptômes disparurent et la malade récupéra son sommeil. Le second certificat concerne une fille de 17 ans atteinte de la maladie vénérienne depuis 15 mois, au point qu'elle ne pouvait plus marcher. Après trois semaines de traitement avec le remède de M. Keyfer, administré par M. de la Plaine, tous les symptômes disparurent.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 192-195
Etat des quatre Malades sur les dix qui ont été traités dans les Hôpitaux de Marseille, annoncés dans les volumes précédens, & dont on a promis de rendre compte.
Début :
I. Marie Cujés, âgée de 58 ans, avoit eu, il y a quatre ans, la Maladie Vénérienne, [...]
Mots clefs :
Malades, Maladie vénérienne, Ulcères, Douleurs, Guérison, Santé, Symptômes, Fistules, Certificats, Recteurs de l'Hôpital, M. Keyser, Succès, Remèdes, Fausses accusations
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texteReconnaissance textuelle : Etat des quatre Malades sur les dix qui ont été traités dans les Hôpitaux de Marseille, annoncés dans les volumes précédens, & dont on a promis de rendre compte.
Etat des quatre Malades fur les dix qui ont été
traités dans les Hôpitaux de Marſeille , annoncés
dans les volumes précédens , & dont on a promis
de rendre compte.
. Marie Cujés , âgée de 8 ans , avoit eu , ily a
quatre ans , la Maladie Vénérienne , pour laquelle
elle avoit été traitée. Elle avoit un ulceré trèsprofond
à la partie fupérieure du. pariétat droit ,
de la largeur d'une piece de vingt- quatre fols ;
deux fur le front de la largeur d'un écu de trois
livress un fur la partie inférieure du fourcil droit ,
avec un finus qui perçoit le mufcle fourcillier ; ce
qui avoit occafionné une infiltration à la paupiere
fupérieure , & l'avoit rendue groffe comme un
ceufde poule ; un quatrieme ulcere fur la partie
fupérieure du nez , & deux finus au deffous du
grand angle de l'oeil gauche un cinquieme au mi- `
lieu de la mâchoire inférieure , avec dureté de la
groffeur d'une noix ; un fixieme ulcere de quatre
pouces de longueur , fur la partie fupérieure du
fternum avec une exoftofe de la groffeur d'une
noix ; un feptieme ulcere au milieu de la clavicule
; ; un cautere au bras gauche , des douleurs de
tête fi violentes qu'elle ne pouvoit prendre aucun
repos ; un appauvriffement de fang fi confidérable
que la malade étoit entiérement defféchée ; enfin
cette femme étoit dans un état fi fâcheux , qu'il
étoit très -problématique de l'entreprendre & de
fe flatter de la guérir . Elle jɔuit actuellement de
la meilleure fanté.
2. Pierre Cujés fon mari , avoit des douleurs
nocturnes dans tous les membres , & des fiſtulesi
fur toutes les parties de fon corps . Il eſt parfaite
ment guéri.
3. Marie Dupré avoit , outre les fymptômes orordinaires
,
FEVRIER. 1758. 193
dinaires , des douleurs très -aigues aux extrêmités
inférieures , dont elle ne fe reffent plus.
4. Anne Imbert , outre les fymptômes ordinaires,
avoit des douleurs aux cuiffes & aux genoux ,
fort aigues , dont elle eft parfaitement guérie.
CERTIFICAT de Meffieurs les Recteurs de l'Hôpital
, aufujet de ces quatre Malades.
Nous,fouffignés , Recteurs de l'Hôpital général
de la grande Miféricorde de cette Ville de Marfeille
, certifions que nous avons remis à M. Naudinat
les quatre Malades dont l'état est constaté
ci-deffus , & qu'il les a traités avec les dragées anti-
vénériennes de M. Keyfer , jufqu'à la parfaite
guériſon qui s'en eft enfuivie : en foi de quoi nous
avons donné le préfent certificat . A Marſeille , ce
2 Novembre 1757. Bruttier , Lafont , Lombaut
Barrot , Sabatier , Judavaque , Aubergy- Gouffé,
de Troivilles , Lefbrot , Teileire.
›
M. Keyfer annonce au public , qu'ayant actuel
lement multiplié les envois de fon remede à l'infini
& recevant tous les jours de mille endroits
des lettres & des certificats authentiques qui lui
apprennent les fuccès journaliers tant des épreuves
déja faites , que de celles qui fe font tous les jours ,
il n'en peut inférer ici le nombre qui devient immenfe
; mais qu'il en rendra compte à la fin de
chaque année , par un écrit féparé .
Qu'il donnera auffi inceffamment la lifte générale
de tous fes correfpondans , dans chaque Ville
du Royaume & celles des Pays étrangers , n'attendant
pour cela que le confentement de quelquesuns
qui n'ont point encore fini leurs épreuves ; &
qu'en attendant , il avertit le public de bien prendre
garde de donner légérement fa confiance à
I
194 MERCURE DE FRANCE.
le
beaucoup de gens qui , foit à Paris , foit dans les
Provinces , fe vantent d'avoir fon remede ,
contrefont , & difent être fes correſpondans ; ce
qui eft d'autant plus faux , qu'il ne l'a donné jufqu'ici
, & ne le donnera qu'à une feule perſonne
dans chaque endroit .
Au refte , il croit n'avoir plus à fe défendre , ni
devoir répondre à de faux & malins écrits qui ſe
multiplient tous les jours , n'ayant ni le goût ni le
temps de le faire , & convaincu que' les gens fenfés
verront clairement que des milliers d'épreuves annoncées
, faites dans tous les lieux par les perfonnes
les plus connues dans la Médecine & la Chirurgie
, & qui n'ont aucune espece d'intérêt à vanter
la bonté de fon remede , fuffiront pour confondre
& faire rougir des gens qui fe font fait un
métier d'écrire fans miffion , & qui font affez mauvais
citoyens pour chercher & employer toutes
fortes de manoeuvres à faire échouer un remede .
dont il réfulte tant d'avantages pour l'humanité.
Il ne fe flatte pas de contenter tout le monde,
11 eft clair que , dans le genre des maladies qu'il·
entreprend, ilfe trouve par fois des complications
incurables : mais comme il ne donne & n'a jamais
donné fon remede , que pour ce qui eft Maladie
Vénérienne , il croit qu'on ne peut ni ne doit lui
demander autre chofe. Ce qui le fàche davantage,
& qu'il eft forcé de dire avec douleur ', c'eft qu'il
fe rencontre quelquefois , dans le cours de les traitemens
, des gens dont la mauvaiſe foi & la fourberie
font au-delà de tout ce qui fe peut imaginer:
gens qui , étant venus implorer fon fecours , aux
moyens defquels il s'eft prêté en galant homme ,
qu'il a guéris , fans autre efpoir que celui de leurs
promeffes ou leurs paroles d'honneur , font affez
lâches & affez méprifables pour le fouftraire aux
1
FEVRIER . 1758. 195
:
paiemens qu'ils ont promis par des billets ou engagemens
convenus, en le menaçant de dire qu'ils
ne font pas guéris , que fon remede leur a fait du
mal , & de donner même des certificats contre
lui. Il eft en état de prouver ce qu'il avance. Il
veut bien ne pas nommer des efpeces auffi méprifables
mais il eft muni de certificats vrais & fa-.
vorables de la part de tels gens , qui , féduits par
fes adverfaires , n'ont pas eu honte de leur en donner
de contraires , & dont il a été fait ufage dans
un dernier mémoire compofé contre lui . D'autres
qui , ayant leurs billets entre fes mains , & ayant
repris du mal nouveau depuis leurs guérifons
croient pouvoir impunément lui redemander leurs
engagemens , en lui faiſant de pareilles menaces.
Il eft en état de fe juftifier bien authentiquement
de tout ce que l'on pourroit jamais lui reprocher,
à toutes fortes d'égards ; & comme il a la vérité
& les faits pour lui , il ne craindra jamais de les
expofer aux yeux de qui il appartiendra.
Nous croyons devoir ajouter à l'article de M.
Keyfer , qu'il nous eft adreffé à nous- mêmes des
lettres qu'on nous prie d'inférer dans nos volumes
, que le peu d'efpace ne nous permet pas d'y
ajouter , mais qui font on ne peut pas plus favo
rables au remede qu'il adminiftre.
traités dans les Hôpitaux de Marſeille , annoncés
dans les volumes précédens , & dont on a promis
de rendre compte.
. Marie Cujés , âgée de 8 ans , avoit eu , ily a
quatre ans , la Maladie Vénérienne , pour laquelle
elle avoit été traitée. Elle avoit un ulceré trèsprofond
à la partie fupérieure du. pariétat droit ,
de la largeur d'une piece de vingt- quatre fols ;
deux fur le front de la largeur d'un écu de trois
livress un fur la partie inférieure du fourcil droit ,
avec un finus qui perçoit le mufcle fourcillier ; ce
qui avoit occafionné une infiltration à la paupiere
fupérieure , & l'avoit rendue groffe comme un
ceufde poule ; un quatrieme ulcere fur la partie
fupérieure du nez , & deux finus au deffous du
grand angle de l'oeil gauche un cinquieme au mi- `
lieu de la mâchoire inférieure , avec dureté de la
groffeur d'une noix ; un fixieme ulcere de quatre
pouces de longueur , fur la partie fupérieure du
fternum avec une exoftofe de la groffeur d'une
noix ; un feptieme ulcere au milieu de la clavicule
; ; un cautere au bras gauche , des douleurs de
tête fi violentes qu'elle ne pouvoit prendre aucun
repos ; un appauvriffement de fang fi confidérable
que la malade étoit entiérement defféchée ; enfin
cette femme étoit dans un état fi fâcheux , qu'il
étoit très -problématique de l'entreprendre & de
fe flatter de la guérir . Elle jɔuit actuellement de
la meilleure fanté.
2. Pierre Cujés fon mari , avoit des douleurs
nocturnes dans tous les membres , & des fiſtulesi
fur toutes les parties de fon corps . Il eſt parfaite
ment guéri.
3. Marie Dupré avoit , outre les fymptômes orordinaires
,
FEVRIER. 1758. 193
dinaires , des douleurs très -aigues aux extrêmités
inférieures , dont elle ne fe reffent plus.
4. Anne Imbert , outre les fymptômes ordinaires,
avoit des douleurs aux cuiffes & aux genoux ,
fort aigues , dont elle eft parfaitement guérie.
CERTIFICAT de Meffieurs les Recteurs de l'Hôpital
, aufujet de ces quatre Malades.
Nous,fouffignés , Recteurs de l'Hôpital général
de la grande Miféricorde de cette Ville de Marfeille
, certifions que nous avons remis à M. Naudinat
les quatre Malades dont l'état est constaté
ci-deffus , & qu'il les a traités avec les dragées anti-
vénériennes de M. Keyfer , jufqu'à la parfaite
guériſon qui s'en eft enfuivie : en foi de quoi nous
avons donné le préfent certificat . A Marſeille , ce
2 Novembre 1757. Bruttier , Lafont , Lombaut
Barrot , Sabatier , Judavaque , Aubergy- Gouffé,
de Troivilles , Lefbrot , Teileire.
›
M. Keyfer annonce au public , qu'ayant actuel
lement multiplié les envois de fon remede à l'infini
& recevant tous les jours de mille endroits
des lettres & des certificats authentiques qui lui
apprennent les fuccès journaliers tant des épreuves
déja faites , que de celles qui fe font tous les jours ,
il n'en peut inférer ici le nombre qui devient immenfe
; mais qu'il en rendra compte à la fin de
chaque année , par un écrit féparé .
Qu'il donnera auffi inceffamment la lifte générale
de tous fes correfpondans , dans chaque Ville
du Royaume & celles des Pays étrangers , n'attendant
pour cela que le confentement de quelquesuns
qui n'ont point encore fini leurs épreuves ; &
qu'en attendant , il avertit le public de bien prendre
garde de donner légérement fa confiance à
I
194 MERCURE DE FRANCE.
le
beaucoup de gens qui , foit à Paris , foit dans les
Provinces , fe vantent d'avoir fon remede ,
contrefont , & difent être fes correſpondans ; ce
qui eft d'autant plus faux , qu'il ne l'a donné jufqu'ici
, & ne le donnera qu'à une feule perſonne
dans chaque endroit .
Au refte , il croit n'avoir plus à fe défendre , ni
devoir répondre à de faux & malins écrits qui ſe
multiplient tous les jours , n'ayant ni le goût ni le
temps de le faire , & convaincu que' les gens fenfés
verront clairement que des milliers d'épreuves annoncées
, faites dans tous les lieux par les perfonnes
les plus connues dans la Médecine & la Chirurgie
, & qui n'ont aucune espece d'intérêt à vanter
la bonté de fon remede , fuffiront pour confondre
& faire rougir des gens qui fe font fait un
métier d'écrire fans miffion , & qui font affez mauvais
citoyens pour chercher & employer toutes
fortes de manoeuvres à faire échouer un remede .
dont il réfulte tant d'avantages pour l'humanité.
Il ne fe flatte pas de contenter tout le monde,
11 eft clair que , dans le genre des maladies qu'il·
entreprend, ilfe trouve par fois des complications
incurables : mais comme il ne donne & n'a jamais
donné fon remede , que pour ce qui eft Maladie
Vénérienne , il croit qu'on ne peut ni ne doit lui
demander autre chofe. Ce qui le fàche davantage,
& qu'il eft forcé de dire avec douleur ', c'eft qu'il
fe rencontre quelquefois , dans le cours de les traitemens
, des gens dont la mauvaiſe foi & la fourberie
font au-delà de tout ce qui fe peut imaginer:
gens qui , étant venus implorer fon fecours , aux
moyens defquels il s'eft prêté en galant homme ,
qu'il a guéris , fans autre efpoir que celui de leurs
promeffes ou leurs paroles d'honneur , font affez
lâches & affez méprifables pour le fouftraire aux
1
FEVRIER . 1758. 195
:
paiemens qu'ils ont promis par des billets ou engagemens
convenus, en le menaçant de dire qu'ils
ne font pas guéris , que fon remede leur a fait du
mal , & de donner même des certificats contre
lui. Il eft en état de prouver ce qu'il avance. Il
veut bien ne pas nommer des efpeces auffi méprifables
mais il eft muni de certificats vrais & fa-.
vorables de la part de tels gens , qui , féduits par
fes adverfaires , n'ont pas eu honte de leur en donner
de contraires , & dont il a été fait ufage dans
un dernier mémoire compofé contre lui . D'autres
qui , ayant leurs billets entre fes mains , & ayant
repris du mal nouveau depuis leurs guérifons
croient pouvoir impunément lui redemander leurs
engagemens , en lui faiſant de pareilles menaces.
Il eft en état de fe juftifier bien authentiquement
de tout ce que l'on pourroit jamais lui reprocher,
à toutes fortes d'égards ; & comme il a la vérité
& les faits pour lui , il ne craindra jamais de les
expofer aux yeux de qui il appartiendra.
Nous croyons devoir ajouter à l'article de M.
Keyfer , qu'il nous eft adreffé à nous- mêmes des
lettres qu'on nous prie d'inférer dans nos volumes
, que le peu d'efpace ne nous permet pas d'y
ajouter , mais qui font on ne peut pas plus favo
rables au remede qu'il adminiftre.
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Résumé : Etat des quatre Malades sur les dix qui ont été traités dans les Hôpitaux de Marseille, annoncés dans les volumes précédens, & dont on a promis de rendre compte.
Le document relate l'état de quatre patients traités pour la maladie vénérienne dans les hôpitaux de Marseille. Marie Cujés, âgée de 8 ans, présentait plusieurs ulcères et fistules, ainsi que des douleurs violentes et un appauvrissement du sang. Elle est désormais en bonne santé. Pierre Cujés, son mari, souffrait de douleurs nocturnes et de fistules sur tout le corps, mais il est maintenant guéri. Marie Dupré et Anne Imbert avaient respectivement des douleurs aiguës aux extrémités inférieures et aux articulations, et elles sont également guéries. Les recteurs de l'Hôpital général de la grande Miséricorde de Marseille certifient que ces patients ont été traités avec les dragées antivenériennes de M. Keyfer et sont complètement guéris. M. Keyfer mentionne recevoir de nombreux témoignages de succès de son remède et met en garde contre les contrefaçons. Il déplore également la mauvaise foi de certains patients qui menacent de le diffamer pour éviter de payer leurs traitements.
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3
p. 208-211
Expériences qui viennent d'être faites dans l'Hôpital Militaire de Strasbourg, sous le bon plaisir de M. l'Intendant d'Alsace, & sous les yeux de Messieurs les Médecins & Chirurgiens dudit Hôpital.
Début :
J'ai l'honneur de vous adresser, Monsieur, un état de cinq malades attaqués [...]
Mots clefs :
Malades, Maladie vénérienne, M. Keyser, Chirurgien-Major de l'hôpital militaire, Vérité, Symptômes, Ulcères, Soldats, Guérison, Pustules, Douleurs, Certificats
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texteReconnaissance textuelle : Expériences qui viennent d'être faites dans l'Hôpital Militaire de Strasbourg, sous le bon plaisir de M. l'Intendant d'Alsace, & sous les yeux de Messieurs les Médecins & Chirurgiens dudit Hôpital.
Expériences qui viennent d'être faites dans l'Hopital
Militaire de Strasbourg ,fous le bon plaifir
de M. l'Intendant d'Alface , & fous les yeux de
Meffieurs les Médecins & Chirurgiens dudit Hô◄
pital.
Lettre de M. le Riche , Chirurgien-Major de l'Hôpital
Militaire de Strasbourg , à M. Keyfer , en
datte du 28 Mai 1758.
J'ai l'honneur de vous adreffer , Monfieur , un
'état de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne
, que j'ai traités avec vos dragées , & fuivant
votre méthode de les adminiftrer. Vous ver
rez que le fuccès ne pouvoit en être plus complet ,
JULLET. 1758. 200
ni les atteftations plus authentiques. Il n'y a cependant
rien d'exagéré , ni qui ne foit conforme
à la plus exacte vérité . Je ne vous diffimulerai pas ,
Monfieur , que j'avois befoin de ces preuves pour
croire. Accoutumé depuis très - long- temps à employer
le mercure par les frictions , je ne croyois
pas que toute autre maniere de le donner pût pro
duire de fi bons effets que votre découverte ; mais
je ſuis défabulé , & il eft jufte que j'en faffe l'a
veu. Une circonstance qui me plaît encore , & à
laquelle on doit faire attention , c'eft que la cure
de cette maladie par vos dragées , eft beaucoup
plus courte que par les frictions , plus commode ,
& qu'elle eft pour le moins auffi sûre.
J'ai l'honneur d'être , & c. Le Riche , Chirur
gien Major de l'Hôpital Militaire de Strasbourg .
Etat de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne
, qui ont été traités à l'Hôpital Militaire .
de Strasbourg avec les dragées de M. Keyfer ,
fuivantfa méthode , par les foins de M. le Riche,
Chirurgien Major dudit Hôpital , avecla permiffion
de M. le Baron de Lucé , Intendant de la
Province d'Alface.
Le nommé Antoine Buiron , dit Saint Flours ,
Grenadier au Régiment de la Roche -Aymond ,
Compagnie de Saint Fal , eft entré à l'Hôpital le
7 d'Avril , a commencé à être traité le 23 , & en
eft forti le 18 Mai parfaitement guéri , & les forces
rétablies. Les fimptômes de fa maladie étoient
entr'autres des puftules ulcérées.
Le nommé Jean -Baptifte - Jofeph Robelot , Cavalier
au Régiment de Grammont , Compagnie
de Toulle , eft entré à l'hôpital le 23 Mars , fon
traitement a commencé le 10 Avril , & a fini le 12
Mai. Il avoit des puftules ulcérées & des excroiffances.
Il a été parfaitement guéri des unes & des
autres.
210 MERCURE DERANCE!
Le nommé Nicolas la Forge , Cavalier au Rés
giment de Bezons , Compagnie de Ponti , eft entré
à l'hôpital le 23 Mars. Son traitement a commencé
le 10 Avril & a fini le 14 Mai . Il avoit
pour fymptômes des puftules ulcérées , & des
douleurs aux extrêmités fupérieures & inférieures ,
-particulièrement au bras gauche dont il pouvoit
à peine faire ufage. Les puftules font effacées & les
douleurs ont difparues.
Le nommé Gabriel- Pierre , dit d'Arras, Sappeur
au Régiment du Corps royal d'Artillerie , Compagnie
de Clinchamp , eft entré à l'hôpital le 21
Mars . Son traitement a commencé le 10 du mois
`d'Avril , & a fini le 14 Mai. Il avoit pour ſymptômes
un ulcere aux côtés de la luette , lequel lui
étoit furvenu après d'autres maladies vénériennes
bien caractérisées , & il en eft parfaitement guéri.
Le nommé Vidal Eftreman , dit la Jeuneffe ,
foldat au Régiment de Bauvoifis , Compagnie de
la Tour , eft entré à l'hôpital les Avril , ayant un
bubon à laine droite , qui a été ouvert , & autres
fymptômes. Son traitement a commencé le 20
Avril , & a fini le 20 Mai. Il eſt parfaitement guéri .
Certificat de Meffieurs les Médecins & Chirurgiens
qui ont fuivi ces traitemens.
Nous , Médecins , Chirurgiens-Majors & Aides
de l'Hôpital Militaire de Strasbourg , fouffignés
eertifions & atteftons que nous avons vifité trèsfcrupuleufement
les malades dénommés au préfent
état , & que nous avons trouvé qu'ils avoient
chacun les fymptômes propres & particuliers de
la maladie vénérienne dont il eft fait mention à
chaque article féparé. Que nous nous fommes
tranfportés plufieurs fois dans la falle où ils ont
été traités par l'invitation de M. le Riche , Chiturgien-
Major chargé de ce traitement , pour voir
JUI LET. 1758. 211
de quelle maniere le ragées antivénériennes ont
agi fur eux. Que nous avons appris & obfervés en
interrogeant lefdits malades , que ce remede produifoit
des évacuations fûres , douces & aifées ,
tant par les felles , que par les urines & légere
falivation ; & que la guérifon de ces malades
ayant été une fuite de l'adminiftration des dragées
, nous eftimons qu'elles peuvent être employées
avec les meilleurs fuccès pour la guérifon
de cette maladie. Fait à Strasbourg , le 25 du mois
de Mai 1798. Guérin , Docteur en Médecine ;
Paris , Docteur en Médecine ; le Riche , Chirurgien-
Major ; Domergue , Chirurgien - Major en
fecond ; le Riche , Chirurgien Aide- Major ; Barbezant
, Chirurgien Aide- Major.
Militaire de Strasbourg ,fous le bon plaifir
de M. l'Intendant d'Alface , & fous les yeux de
Meffieurs les Médecins & Chirurgiens dudit Hô◄
pital.
Lettre de M. le Riche , Chirurgien-Major de l'Hôpital
Militaire de Strasbourg , à M. Keyfer , en
datte du 28 Mai 1758.
J'ai l'honneur de vous adreffer , Monfieur , un
'état de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne
, que j'ai traités avec vos dragées , & fuivant
votre méthode de les adminiftrer. Vous ver
rez que le fuccès ne pouvoit en être plus complet ,
JULLET. 1758. 200
ni les atteftations plus authentiques. Il n'y a cependant
rien d'exagéré , ni qui ne foit conforme
à la plus exacte vérité . Je ne vous diffimulerai pas ,
Monfieur , que j'avois befoin de ces preuves pour
croire. Accoutumé depuis très - long- temps à employer
le mercure par les frictions , je ne croyois
pas que toute autre maniere de le donner pût pro
duire de fi bons effets que votre découverte ; mais
je ſuis défabulé , & il eft jufte que j'en faffe l'a
veu. Une circonstance qui me plaît encore , & à
laquelle on doit faire attention , c'eft que la cure
de cette maladie par vos dragées , eft beaucoup
plus courte que par les frictions , plus commode ,
& qu'elle eft pour le moins auffi sûre.
J'ai l'honneur d'être , & c. Le Riche , Chirur
gien Major de l'Hôpital Militaire de Strasbourg .
Etat de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne
, qui ont été traités à l'Hôpital Militaire .
de Strasbourg avec les dragées de M. Keyfer ,
fuivantfa méthode , par les foins de M. le Riche,
Chirurgien Major dudit Hôpital , avecla permiffion
de M. le Baron de Lucé , Intendant de la
Province d'Alface.
Le nommé Antoine Buiron , dit Saint Flours ,
Grenadier au Régiment de la Roche -Aymond ,
Compagnie de Saint Fal , eft entré à l'Hôpital le
7 d'Avril , a commencé à être traité le 23 , & en
eft forti le 18 Mai parfaitement guéri , & les forces
rétablies. Les fimptômes de fa maladie étoient
entr'autres des puftules ulcérées.
Le nommé Jean -Baptifte - Jofeph Robelot , Cavalier
au Régiment de Grammont , Compagnie
de Toulle , eft entré à l'hôpital le 23 Mars , fon
traitement a commencé le 10 Avril , & a fini le 12
Mai. Il avoit des puftules ulcérées & des excroiffances.
Il a été parfaitement guéri des unes & des
autres.
210 MERCURE DERANCE!
Le nommé Nicolas la Forge , Cavalier au Rés
giment de Bezons , Compagnie de Ponti , eft entré
à l'hôpital le 23 Mars. Son traitement a commencé
le 10 Avril & a fini le 14 Mai . Il avoit
pour fymptômes des puftules ulcérées , & des
douleurs aux extrêmités fupérieures & inférieures ,
-particulièrement au bras gauche dont il pouvoit
à peine faire ufage. Les puftules font effacées & les
douleurs ont difparues.
Le nommé Gabriel- Pierre , dit d'Arras, Sappeur
au Régiment du Corps royal d'Artillerie , Compagnie
de Clinchamp , eft entré à l'hôpital le 21
Mars . Son traitement a commencé le 10 du mois
`d'Avril , & a fini le 14 Mai. Il avoit pour ſymptômes
un ulcere aux côtés de la luette , lequel lui
étoit furvenu après d'autres maladies vénériennes
bien caractérisées , & il en eft parfaitement guéri.
Le nommé Vidal Eftreman , dit la Jeuneffe ,
foldat au Régiment de Bauvoifis , Compagnie de
la Tour , eft entré à l'hôpital les Avril , ayant un
bubon à laine droite , qui a été ouvert , & autres
fymptômes. Son traitement a commencé le 20
Avril , & a fini le 20 Mai. Il eſt parfaitement guéri .
Certificat de Meffieurs les Médecins & Chirurgiens
qui ont fuivi ces traitemens.
Nous , Médecins , Chirurgiens-Majors & Aides
de l'Hôpital Militaire de Strasbourg , fouffignés
eertifions & atteftons que nous avons vifité trèsfcrupuleufement
les malades dénommés au préfent
état , & que nous avons trouvé qu'ils avoient
chacun les fymptômes propres & particuliers de
la maladie vénérienne dont il eft fait mention à
chaque article féparé. Que nous nous fommes
tranfportés plufieurs fois dans la falle où ils ont
été traités par l'invitation de M. le Riche , Chiturgien-
Major chargé de ce traitement , pour voir
JUI LET. 1758. 211
de quelle maniere le ragées antivénériennes ont
agi fur eux. Que nous avons appris & obfervés en
interrogeant lefdits malades , que ce remede produifoit
des évacuations fûres , douces & aifées ,
tant par les felles , que par les urines & légere
falivation ; & que la guérifon de ces malades
ayant été une fuite de l'adminiftration des dragées
, nous eftimons qu'elles peuvent être employées
avec les meilleurs fuccès pour la guérifon
de cette maladie. Fait à Strasbourg , le 25 du mois
de Mai 1798. Guérin , Docteur en Médecine ;
Paris , Docteur en Médecine ; le Riche , Chirurgien-
Major ; Domergue , Chirurgien - Major en
fecond ; le Riche , Chirurgien Aide- Major ; Barbezant
, Chirurgien Aide- Major.
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Résumé : Expériences qui viennent d'être faites dans l'Hôpital Militaire de Strasbourg, sous le bon plaisir de M. l'Intendant d'Alsace, & sous les yeux de Messieurs les Médecins & Chirurgiens dudit Hôpital.
Le document décrit des expériences réalisées à l'Hôpital Militaire de Strasbourg sous la supervision de M. l'Intendant d'Alsace et en présence des médecins et chirurgiens de l'hôpital. Une lettre datée du 28 mai 1758, rédigée par M. le Riche, Chirurgien-Major, adresse à M. Keyfer un rapport sur le traitement de cinq malades atteints de la maladie vénérienne. Le traitement a été effectué à l'aide de dragées et de la méthode de M. Keyfer. Le succès du traitement est complet et authentique, sans exagération. M. le Riche, initialement sceptique, reconnaît l'efficacité des dragées, qui permettent une guérison plus rapide et plus commode que les frictions au mercure traditionnelles. Les cinq malades traités sont : 1. Antoine Buiron, grenadier, entré le 7 avril, guéri le 18 mai. 2. Jean-Baptiste-Joseph Robelot, cavalier, entré le 23 mars, guéri le 12 mai. 3. Nicolas la Forge, cavalier, entré le 23 mars, guéri le 14 mai. 4. Gabriel-Pierre, sappeur, entré le 21 mars, guéri le 14 mai. 5. Vidal Estreman, soldat, entré le 1er avril, guéri le 20 mai. Un certificat des médecins et chirurgiens de l'hôpital confirme la guérison des malades et l'efficacité des dragées antivénériennes, observant des évacuations sûres et douces. Le document est signé par plusieurs médecins et chirurgiens le 25 mai 1758.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 136-142
Seconde LETTRE en réponse aux Observations sur l'Histoire de la MÉDECINE.
Début :
ON ne se seroit pas attendu, Monsieur, que l'Auteur anonyme des Observations [...]
Mots clefs :
Observations, Maladie vénérienne, Anonyme, Chirurgiens
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Seconde LETTRE en réponse aux Observations sur l'Histoire de la MÉDECINE.
Seconde LETTRE en réponse aux
Obfervations fur l'Histoire de la
MÉDECINE.
N ne ſe ſeroit pas attendu , Monneur
, que l'Auteur anonyme des ObJUIN.
1763 . 137
fervations fur l'Essai historique de la
Médecine en France , pour prouver que
la maladie vénérienne étoit plus ancienne
que la découverte du nouveau Monde
, ne rapportat qu'un Paſſage de Lanfranc
de Milan qui a été réfuré il y a
vingt-trois ans pour la dernière fois. La
réponſe à cette objection ſe trouve à la
page 40 du premier volume du Traité
immortel de morbis venereis , Edition
de 1740 , & c'eſt là que je le renvoye .
Il s'y convaincra par ſes propres yeux
qu'il n'a pas été heureux dans le choix
de ce petit paſſage latin. Je ne difconviens
cependant pas que le ſentiment
de Dom Sanchez ſur l'origine de cette
maladie , ne puiſſe être appuyé ſur des
raiſons affez fortes pour s'attirer des partiſans;
mais ce n'eſt pas ici le lieu de les
difcuter , puiſque l'Anonyme s'eſt borné
aux ſeules paroles de Lanfranc dont le
ſçavant M. Aftruc a donné la ſolution
que j'indique . On peut dire en outre que
l'Effſai Hiſtorique n'étant que l'eſquiſſe
d'un plus grand Ouvrage , il ne pouvoit
pas contenir tout ce qui doit conftituer
le corps de l'Ouvrage entier , &
qu'ainfi , lorſque M. Chomel a parlé de
cette maladie , il a pu fans manquer de
cet efprit de difcernement que la dignité
•
138 MERCURE DE FRANCE.
de l'Hiftoire éxige , adopter l'opinion
reçue , en attendant de détailler en temps
& lieu les raiſons qui l'ont décidé. On
voit en effet qu'il n'eſt queſtion du
mal vénérien qu'en paſſant & feulement
pourdéterminer en quoi il diffère de la
Jépre . Le parallèle de ces deux maladies
étoit ſurtout néceſſaire, parce que quelques
Auteurs leur trouvent beaucoup
de reſſemblance dans la cauſe & dans
les ſymptômes ; & d'autres prétendent
que la maladie de Job , la lépre & le
mal vénérien font abſolument la même
choſe. Que l'Anonyme ceſſe donc d'être
étonne de rencontrer de pareilles difcuffions
dans l'Eſſai hiſtorique. Danielle
Clerc & le Docteur Freind ont de fon
aven même, travaillé d'une manière digne
de la poſtérité. L'Ouvrage de l'un
& de l'autre eſt pourtantparfémé de dé
tails de maladies qu'on leur reprocheroit
plutôt d'avoir omis. D'ailleurs M.
Chomel n'avertit- il pas dans la première
page de ſa Préface , que ſon deſſein eſt
deparlerauſſi des maladies épidémiques
& contagieuſes les plus univerſelles ?
C'eſt donc pour remplir ſon objet, qu'il
a inſeré dans ſon Eſſai , l'Histoire de
l'ardent & celle de la lépre , lorſqu'il a
été occupé du fiécle où ces maladies ont
JUIN. 1763. 139
aps
régné en France. La maladie vénérienne
aura ſa place particulière , ainſi que
la peſte , &c , quand il en ſera temps
&je ne crois pas qu'on foit fondé à les
trouver hors d'oeuvre. C'eſt dans la même
Préface, que M. Chomel cite tous ſes
garans. L'Anonyme devroit par conféquent
y avoir vû que ce qu'on rapporte
de Louis Duret eſt tiré du manufcrit de
Jacques Mentel , intitulé Adversaria de
Medicis Parifienfibus , & ne pas ſe plaindre
qu'on avance des faits ſans preuve.
Cette anecdote mémorable , dont on ſe
plaît à perpétuer le ſouvenir , n'eſt pas
plus déplacée dans l'Eſſai historique,que
la deſcription des maladies contagieuſes.
Le fait étant prouvé , la diminution
níême du prix dela vaiſſelle d'argentne
diminueroit rien de l'honneur infigne
que Henri III fit à ſon Médecin. Il y
aencore dans Leclerc & dans Freind , le
détail de mille circonstances de la vie
privéed'un ſimple Particulier , qui font
beaucoup moins célébres. Ce n'eſt pas
ſeulement dans ces minucies qu'on trouve
les obſervations de l'Anonyme en défaut.
Quelques articles plus eſſentiels de
la première partie de ſa critique, auxquels
je n'ai point répondu , méritent
furtout attention. » Nous trouvons ,
140 MERCURE DE FRANCE.
>>dit-il , dans la lecture même de Lan
>>> franc où l'on nous renvoye , le con-
>> traire de tout ce qu'on allégue fur cet
>> ancien Auteur dans l'Eſſai historique.
Voilà un démenti bien formel ; mais
eft - il facile de l'accorder avec les propres
paroles de Lanfranc ? Qu'on éffaye
entr'autres d'expliquer celles-ci autrement
que M. Chomel ne l'a fait. Sed
cum Phyfici , ficut dictum eft alibi , dimittunt
omninò inftrumentum chirurgicum
, itaque rarò Chirurgus rationabilis
invenitur & Laïci operantes cauterio
; differentiam inter actuale cauterium
non difcernunt .... quare omninò difceffit
ab ufu. Ce qui ſe lit enſuite n'eſt pas
moins décifif , puiſque Lanfranc de
Milan nomme Jean de Paſſavant , alors
Doyen de la Faculté. Ibique rogatus à
quibufdam Dominis & Magiftris, ac fpecialiterà
viro venerando D.M. Joanne de
Passavanto, Magiftrorum Medicinæ Decano
, necnon à quibusdam valentibus
Bachelariis omni dignis honore & c . On
ne peut donc pas douter que ce ne ſoit
aux Membres de la Faculté de Médecine
de Paris , que Lanfranc donne des
éloges , & que les reproches qu'il fait
aux Chirurgiens de ces temps reculés
n'ayent été mérités par ceux qui ſe mêJUIN.
1763. 141
loient de cette profeffion. En effet ,
bien loin que les premiers Chirurgiens
pour lesquels on prétend que Jean Pitard
a obtenu des Statuts & des Loix ,
formaſſent à Paris du temps de Lanfranc,
une Société en grande réputation,
comme l'avance l'Anonyme , le contraire
nous eſt démontré dans le préambule
de l'Edit de Philippe -le - Bel de
1311 , c'est-à-dire 15 ans après que Lanfranc
eut écrit fa chirurgie. De quelles
couleurs y trouverons-nous peints les
Chirurgiens de ce temps-là ? Concluons
donc qu'il n'exiſtoit aucun Corps de
Chirurgiens avant 1311. Malgré cet
Edit , l'Anonyme veut néanmoins nous
faire croire que les Chirurgiens formoient
une Société dès l'an 1260 ; mais
où eſt ſon titre ? Pourquoi ne le produit-
il pas ? Lanfranc , nousdit-il , eſt
>> venu à Paris , où il a pratiqué & en-
>>ſeigné la Chirurgie avec la plus gran-
>>de diſtinction ; donc il étoit Chirur-
>> gien. A cela je réponds : Tagault ,
Akakia , Fleſſelles , Saillard , Gourmelin
, Riolan , Courtin , Littre , Col de
Villars , Winslow , Hunauld ont enſeigné
la Chirurgie ; donc ils étoient Chirurgiens
. M. Ferrein l'enſeigne de nos
jours avec l'applaudiſſement général ;
روش
142 MERCURE DE FRANCE .
donc il eſt Chirurgien.M. Antoine Petit
ne ſe borne pas la : il joint aux leçons
les plus ſçavantes fur la Chirurgie , les
démonstrations les plus habiles & la
pratique la plus heureuſe ; donc il eſt
Chirurgien. Eft-il quelqu'un qui ignore
que tous ceux que je viens de nommer
ont été ou font Docteurs-Régens de la
Faculté de Paris ? La contradiction des
Recherches fur l'origine & les progrès
de la Chirurgie en France ſubſiſte donc
dans tout ſon entier , puiſque Lanfranc
n'étoit point Chirurgien , & qu'il ne
pouvoit pas être en 1295 Membre d'une
Communauté qui ne date que de
1311. Ce font la ſi je ne me trompe ,
toutes les objections de FAnonyme.
C'en est donc affez , Monfieur , pour y
répondre.
1
J'ai l'honneur d'être , cc.
PHILIP,Médecin de la Faculté de Paris.
AParis, ce 30 Avril 1763,
Obfervations fur l'Histoire de la
MÉDECINE.
N ne ſe ſeroit pas attendu , Monneur
, que l'Auteur anonyme des ObJUIN.
1763 . 137
fervations fur l'Essai historique de la
Médecine en France , pour prouver que
la maladie vénérienne étoit plus ancienne
que la découverte du nouveau Monde
, ne rapportat qu'un Paſſage de Lanfranc
de Milan qui a été réfuré il y a
vingt-trois ans pour la dernière fois. La
réponſe à cette objection ſe trouve à la
page 40 du premier volume du Traité
immortel de morbis venereis , Edition
de 1740 , & c'eſt là que je le renvoye .
Il s'y convaincra par ſes propres yeux
qu'il n'a pas été heureux dans le choix
de ce petit paſſage latin. Je ne difconviens
cependant pas que le ſentiment
de Dom Sanchez ſur l'origine de cette
maladie , ne puiſſe être appuyé ſur des
raiſons affez fortes pour s'attirer des partiſans;
mais ce n'eſt pas ici le lieu de les
difcuter , puiſque l'Anonyme s'eſt borné
aux ſeules paroles de Lanfranc dont le
ſçavant M. Aftruc a donné la ſolution
que j'indique . On peut dire en outre que
l'Effſai Hiſtorique n'étant que l'eſquiſſe
d'un plus grand Ouvrage , il ne pouvoit
pas contenir tout ce qui doit conftituer
le corps de l'Ouvrage entier , &
qu'ainfi , lorſque M. Chomel a parlé de
cette maladie , il a pu fans manquer de
cet efprit de difcernement que la dignité
•
138 MERCURE DE FRANCE.
de l'Hiftoire éxige , adopter l'opinion
reçue , en attendant de détailler en temps
& lieu les raiſons qui l'ont décidé. On
voit en effet qu'il n'eſt queſtion du
mal vénérien qu'en paſſant & feulement
pourdéterminer en quoi il diffère de la
Jépre . Le parallèle de ces deux maladies
étoit ſurtout néceſſaire, parce que quelques
Auteurs leur trouvent beaucoup
de reſſemblance dans la cauſe & dans
les ſymptômes ; & d'autres prétendent
que la maladie de Job , la lépre & le
mal vénérien font abſolument la même
choſe. Que l'Anonyme ceſſe donc d'être
étonne de rencontrer de pareilles difcuffions
dans l'Eſſai hiſtorique. Danielle
Clerc & le Docteur Freind ont de fon
aven même, travaillé d'une manière digne
de la poſtérité. L'Ouvrage de l'un
& de l'autre eſt pourtantparfémé de dé
tails de maladies qu'on leur reprocheroit
plutôt d'avoir omis. D'ailleurs M.
Chomel n'avertit- il pas dans la première
page de ſa Préface , que ſon deſſein eſt
deparlerauſſi des maladies épidémiques
& contagieuſes les plus univerſelles ?
C'eſt donc pour remplir ſon objet, qu'il
a inſeré dans ſon Eſſai , l'Histoire de
l'ardent & celle de la lépre , lorſqu'il a
été occupé du fiécle où ces maladies ont
JUIN. 1763. 139
aps
régné en France. La maladie vénérienne
aura ſa place particulière , ainſi que
la peſte , &c , quand il en ſera temps
&je ne crois pas qu'on foit fondé à les
trouver hors d'oeuvre. C'eſt dans la même
Préface, que M. Chomel cite tous ſes
garans. L'Anonyme devroit par conféquent
y avoir vû que ce qu'on rapporte
de Louis Duret eſt tiré du manufcrit de
Jacques Mentel , intitulé Adversaria de
Medicis Parifienfibus , & ne pas ſe plaindre
qu'on avance des faits ſans preuve.
Cette anecdote mémorable , dont on ſe
plaît à perpétuer le ſouvenir , n'eſt pas
plus déplacée dans l'Eſſai historique,que
la deſcription des maladies contagieuſes.
Le fait étant prouvé , la diminution
níême du prix dela vaiſſelle d'argentne
diminueroit rien de l'honneur infigne
que Henri III fit à ſon Médecin. Il y
aencore dans Leclerc & dans Freind , le
détail de mille circonstances de la vie
privéed'un ſimple Particulier , qui font
beaucoup moins célébres. Ce n'eſt pas
ſeulement dans ces minucies qu'on trouve
les obſervations de l'Anonyme en défaut.
Quelques articles plus eſſentiels de
la première partie de ſa critique, auxquels
je n'ai point répondu , méritent
furtout attention. » Nous trouvons ,
140 MERCURE DE FRANCE.
>>dit-il , dans la lecture même de Lan
>>> franc où l'on nous renvoye , le con-
>> traire de tout ce qu'on allégue fur cet
>> ancien Auteur dans l'Eſſai historique.
Voilà un démenti bien formel ; mais
eft - il facile de l'accorder avec les propres
paroles de Lanfranc ? Qu'on éffaye
entr'autres d'expliquer celles-ci autrement
que M. Chomel ne l'a fait. Sed
cum Phyfici , ficut dictum eft alibi , dimittunt
omninò inftrumentum chirurgicum
, itaque rarò Chirurgus rationabilis
invenitur & Laïci operantes cauterio
; differentiam inter actuale cauterium
non difcernunt .... quare omninò difceffit
ab ufu. Ce qui ſe lit enſuite n'eſt pas
moins décifif , puiſque Lanfranc de
Milan nomme Jean de Paſſavant , alors
Doyen de la Faculté. Ibique rogatus à
quibufdam Dominis & Magiftris, ac fpecialiterà
viro venerando D.M. Joanne de
Passavanto, Magiftrorum Medicinæ Decano
, necnon à quibusdam valentibus
Bachelariis omni dignis honore & c . On
ne peut donc pas douter que ce ne ſoit
aux Membres de la Faculté de Médecine
de Paris , que Lanfranc donne des
éloges , & que les reproches qu'il fait
aux Chirurgiens de ces temps reculés
n'ayent été mérités par ceux qui ſe mêJUIN.
1763. 141
loient de cette profeffion. En effet ,
bien loin que les premiers Chirurgiens
pour lesquels on prétend que Jean Pitard
a obtenu des Statuts & des Loix ,
formaſſent à Paris du temps de Lanfranc,
une Société en grande réputation,
comme l'avance l'Anonyme , le contraire
nous eſt démontré dans le préambule
de l'Edit de Philippe -le - Bel de
1311 , c'est-à-dire 15 ans après que Lanfranc
eut écrit fa chirurgie. De quelles
couleurs y trouverons-nous peints les
Chirurgiens de ce temps-là ? Concluons
donc qu'il n'exiſtoit aucun Corps de
Chirurgiens avant 1311. Malgré cet
Edit , l'Anonyme veut néanmoins nous
faire croire que les Chirurgiens formoient
une Société dès l'an 1260 ; mais
où eſt ſon titre ? Pourquoi ne le produit-
il pas ? Lanfranc , nousdit-il , eſt
>> venu à Paris , où il a pratiqué & en-
>>ſeigné la Chirurgie avec la plus gran-
>>de diſtinction ; donc il étoit Chirur-
>> gien. A cela je réponds : Tagault ,
Akakia , Fleſſelles , Saillard , Gourmelin
, Riolan , Courtin , Littre , Col de
Villars , Winslow , Hunauld ont enſeigné
la Chirurgie ; donc ils étoient Chirurgiens
. M. Ferrein l'enſeigne de nos
jours avec l'applaudiſſement général ;
روش
142 MERCURE DE FRANCE .
donc il eſt Chirurgien.M. Antoine Petit
ne ſe borne pas la : il joint aux leçons
les plus ſçavantes fur la Chirurgie , les
démonstrations les plus habiles & la
pratique la plus heureuſe ; donc il eſt
Chirurgien. Eft-il quelqu'un qui ignore
que tous ceux que je viens de nommer
ont été ou font Docteurs-Régens de la
Faculté de Paris ? La contradiction des
Recherches fur l'origine & les progrès
de la Chirurgie en France ſubſiſte donc
dans tout ſon entier , puiſque Lanfranc
n'étoit point Chirurgien , & qu'il ne
pouvoit pas être en 1295 Membre d'une
Communauté qui ne date que de
1311. Ce font la ſi je ne me trompe ,
toutes les objections de FAnonyme.
C'en est donc affez , Monfieur , pour y
répondre.
1
J'ai l'honneur d'être , cc.
PHILIP,Médecin de la Faculté de Paris.
AParis, ce 30 Avril 1763,
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Résumé : Seconde LETTRE en réponse aux Observations sur l'Histoire de la MÉDECINE.
L'auteur répond à une critique anonyme de son 'Essai historique de la Médecine en France', qui conteste l'antériorité de la maladie vénérienne par rapport à la découverte du Nouveau Monde. L'anonyme cite un passage de Lanfranc de Milan pour appuyer son argumentation. L'auteur réfute cette critique en se référant à son 'Traité immortel de morbis venereis' (1740), où il explique que le passage de Lanfranc a été mal interprété. Il reconnaît la validité des arguments de Dom Sanchez sur l'origine de la maladie, mais précise que son essai est une esquisse et que les détails seront développés ultérieurement. L'auteur justifie l'inclusion de la maladie vénérienne pour la distinguer de la lèpre, en raison de leurs similitudes selon certains auteurs. Il défend également l'inclusion d'anecdotes sur les maladies épidémiques et contagieuses, conformément à l'objectif de son ouvrage. L'auteur conteste les accusations de l'anonyme concernant l'interprétation des paroles de Lanfranc et affirme que les chirurgiens n'étaient pas organisés en corporation avant 1311. Le texte discute de la qualification de Lanfranc comme chirurgien et mentionne plusieurs personnalités ayant enseigné la chirurgie et étant Docteurs-Régens de la Faculté de Paris. L'auteur conclut que Lanfranc ne pouvait pas être chirurgien en 1295, date antérieure à la fondation de la communauté des chirurgiens en 1311, réfutant ainsi les objections de l'anonyme. Le texte est signé par Philip, Médecin de la Faculté de Paris, et daté du 30 avril 1763.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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