Oeuvre commentée (2)
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Résultats : 2 texte(s)
1
p. 2443-2451
Essay sur les Erreurs populaires &c. [titre d'après la table]
Début :
ESSAY SUR LES ERREURS POPULAIRES, ou Examen de plusieurs opinions reçûes [...]
Mots clefs :
Poudre, Bruit, Salpêtre, Charbon, Soufre, Cause, Canon, Erreurs populaires
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texteReconnaissance textuelle : Essay sur les Erreurs populaires &c. [titre d'après la table]
ESSAY SUR LES ERREURS POPULAIRES,
ou Examen de plusieurs opinions reçûes
comme vrayes , qui sont fausses ou dou
teuses
1444 MERCURE DE FRANCE
rue
teuses ; traduit de l'Anglois de Thomas
Brown , Chevalier et Docteur en Médecine.
A Paris chez Pierre Witte
S. Facques , et Didot, Quay des Auguftins ,
1733 , 3. vol. in douze , contenant près
de 900 pages , sans les Tables , les Préfaces
et l'Epitre au Duc de Richelieu.
On lit dans la Préface du Traducteur,
que l'erreur en general est un faux jugement
, ou une aprobation du faux ; Or
il est certain , dit il , que le peuple n'est
pas capable de juger si l'objet qui le détermine
est faux ou vray ; et comme il
y a differentes routes qui conduisent à
l'erreur , c'est un pur hazard s'il rencontre
la verité.
Les causes immédiates de ces mêmes
erreurs sont les fausses idées que l'on se
forme à soi - même des objets , ou dans le
moment qu'ils se présentent , ou sur des
rapports infidéles. C'est par- là que s'établit
autrefois l'opinion fabuleuse des
Centaures, et une infinité de semblables;
mais on va plus loin;on ajoute à ces fausses
idées des conséquences étrangeres : et
de -là naissent ordinairement les Sophismes
qui roulent sur les termes ou les choses
même.
Les autres causes sont la crédulité qui
fait adopter tout ce qui est presenté comme
NOVEMBRE. 1733. 2445
→
me vrai ; ou l'incrédulité qui fait rejetter
des verirés constantes , la paresse qui fait
croire ou douter sans fondement , plutôt
que d'examiner la prévention pour
l'Antiquité , ou cette persuasion , que
plus les Anciens nous ont précedés dans
l'ordre des tems, plus aussi ils ont approché
du vrai.
Cet Ouvrage, au reste , est également
méthodique , curieux et varié. L'Auteur
commence toujours par alléguer les témoignages
qui favorisent l'opinion reçue
, et il n'embrasse point de sentiment
nouveau qu'il ne l'appuye par des témoignages
superieurs, qu'il n'y joigne même
l'experience dans les faits où elle peut
avoir lieu , et il finit toujours par indiquer
ce qui a pû occasionner ou accrédi
ter les erreurs qu'il combat.
Nous allons donner quelques morceaux
propres à interesser le Lecteur, caracteriser
l'Ouvrage et faire connoître le stile du
Traducteur.
Dans le 3me chapitre de la cause des erreurs
populaires, l'Auteur expose qu'outre
que par sa disposition naturelle , le Peuple
s'éloigne du vray , il suffit de lui presenter
le faux avec quelque adresse , pour
qu'il le saisisse et qu'il l'adopte. On l'a
vu , dit-il , dans tous les siècles la dupe
de
2446 MERCURE DE FRANCE
de tous les imposteurs et de toutes les
professions .... Or le Peuple étant de
fui-même porté à l'erreur et, y étant sans
cesse entraîné par les autres , faut- il s'étonner
que ses opinions et ses jugemens
en soient un tissu perpetuel.
Cinquième chapitre du second Livre :
On raconte bien des Fables , dit l'Auteur,
touchant la Poudre blanche qui fait sans
bruit le même effet que la Poudre à canon
; mais il y en a peu qui en ayent
allegué de bonnes raisons. La Poudre à
canon est composée de Salpêtre , de
Charbon et de Souffre . Et quoique l'on
trouve en plusieurs endroits du salpêtre
naturel , celui dont on se sert communé
ment ne l'est pas. On le tire d'une infusion
de terres salées , des urines des écu
ries , des colombiers , des caves , et autres
lieux inaccessibles au Soleil qui le dissoudroit.
Le souffre est un corps mineral
dont les parties sont graisseuses et inflammables.
On se sert du souffre vif qui
est d'une couleur foncée , ou du souffre
épuré , tel que nous l'avons en bâtons
d'un jaune plus clair que le premier.
Le charbon de bois est connu de tout le
monde , et pour cet usage on le fait
de Saules , d'Aulnes ou de Coudrier & c.
Etc'est de ces trois corps mêlez dans une
proportion
NOVEMBRE . 1733. 2447
proportion connue , et formez en grains
qu'est composée la Poudre à canon . Or
quoiqu'ils contribuent à un même effet
commun , ils ont pourtant chacun leur
effet particulier dans la composition . Le
souffre produit ce feu perçant et violent ;
car le salpêtre et le charbon mélez ne
produiroient qu'une espece de sifflement,
et le feu ne dure pas. Du charbon vient
la couleur noire , et l'Inflammabilité ; car
le salpêtre et le souffre , bien que pulvérisez
, ne s'enflamment pas si promptement
que ce charbon : l'étincelle qui
sort d'une pierre ne les allumeroit pas ,
non plus que le camphre tout inflam
mable qu'il est. Le charbon tient lieu de
méche , il sert à allumer le souffre , et
à répandre le feu ; et comme ses parties
sont plus grossieres , il pourroit aussi servir
à temperer l'activité du salpêtre , et à
empêcher une raréfaction trop subite.
Du salpêtre procedent la force et le
bruit. Car le souffre et le charbon mêlez
ensemble n'en font point en s'allumant }
et la Poudre qui auroit été faite avec du
salpêtre impur et gras auroit peu de force,
et feroit peu de bruit. Aussi des trois
espéces de Poudre , la plus forte contient
plus de salpêtre ; car elle ne renferme
qu'une part de charbon et de soufre,
SUE
2448 MERCURE DE FRANCE
sur dix de salpêtre ou environ.
ayant
Mais la cause immédiate du bruit
c'est le mouvement violent de l'air à
l'occasion de l'explosion subite et véhémente
de la Poudre > car le feu
gagné dans un instant toute sa substance,
la grande raréfaction qui lui arrive , demande
un plus grand espace que celuiqu'elle
occupoit auparavant ; et trouvant
de la résistance dans l'air , elle le pousse
avec violence pour se faire un passage.
Et si nous admettons ce que dit Cardan ,
que la Poudre allumée occupe cent fois
plus d'espace qu'auparavant , nous concevrons
aisément la violence qu'elle fait
à l'air ; mais nous le concevrons encore
mieux si nous adoptons le calcul plus
raisonnable de Snellius qui prétend
qu'elle en occupe 12600 fois davantage.
Telle est la raison du bruit terrible
que
fait le canon , et cette même raison sert
à expliquer la cause du bruit du Tonnere.
Le Tonnere n'est autre chose qu'un
amas de parties sulphureuses et nitreuses
qui se sont allumées dans l'air , et qui
en demandant un plus grand espace , se
font un passage en brisant les nuës et
en écartant avec violence l'air qui les
environne. Lorsque la matiere estinflam
mable et que les nuages sont pressez , le
>
,
bruit
NOVEMBRE . 1733. 2449
bruit est véhément. Si le nuage est mince,'
et qu'il y ait peu de matiere , l'éruption
aboutit à de simples éclairs , quoique les
nuages n'ayent que 2000 pas de hauteur,
ce qui est leur plus grande élévation .
Delà vient que ces sortes d'éclairs sont
rarement nuisibles › et que le Tonnere
dans un tems serain est une espece de prodige
, quoique l'Histoire en fournisse
quelques exemples.
›
Les tremblemens de terre ont selon
toutes les apparences la même cause
quand des veines de souffre et de nitre
se sont allumées elles se raréfient et
passent avec effort au travers des corps
qui leur résistent. Si la matiere étoit abondante
, et renfermée étroitement , elle a
renversé des Montagnes et des Villes
entieres. Si elle étoit en petite quantité ,
et environnée de terre poreuse , elle n'a
causé que de legeres secousses qui n'ont
rien détruit. Les Anciens qui ignoroient
la composition et les effets de la Poudre
à canon , par laquelle on explique parfaitement
la génération des matieres , ne
pouvoient gueres que se tromper sur cet
article.
Maintenant si quelqu'un veut arrêter
le bruit de la Poudre , il faut qu'il travaille
sur le salpêtre , et qui voudra en
F alterer
2450 MERCURE DE FRANCE
alterer la couleur , doit travailler sur le
charbon, Il y a plusieurs manieres de faire
de la Poudre blanche , la meilleure que
je sçache , dit l'Auteur , c'est de substituer
au charbon de la Poudre de Saules
pourris car tout autre bois qui prend
feu aisément la feroit peut-être brune.
Il y en a qui , au rapport de Berringuccio
dans sa Pirothecnie , ont essayé
d'en faire de rouge . Mais tout ceci n'a
aucun rapport avec le bruit de la Poudre
qui a une autre cause , et qu'on peut également
, ou mieux , selon quelques- uns ,
rendre noire avec des charbons de lin
et de roseaux,ou même avec de la mêche,
et du linge brulé.
On peut en deux manieres arrêter le
bruit de la Poudre , ou en n'y mettant
point de salpêtre , ou bien en le dépouil
lant de sa qualité. Porta promet de dimis
nuer ou d'empêcber cet effet non -seulement
avec des corps graisseux en géné
ral , mais encore avec du Borax et du
beurre mélez ensemble dans une certaing
proportion ; d'où il arrivera , selon cer
Auteur , que le bruit sera à peine entendu
de celui qui le tirea ; et à la verité sĮ
l'on en met beaucoup , non seulement
la Poudre fera peu de bruit mais elle
sera encore très foible. Je n'ai trouvé
qu'un
-
,
NOVEMBRE. 1733 2451
qu'un seul exemple de Poudre faite sans
salpêtre : c'est Alphonse Duc de Ferrare
qui me le fournit. Ce Prince, au rapport
de Brassavole et de Cardan , inventa la
Poudre qui faisoit partir une Balle sans
bruit.
Il n'est donc point absurde de dire
qu'il y ait de la Poudre blanche , et nous
avoüerons même , continuë nôtre Auteur
, qu'elle peut ne causer aucun bruit.
Mais il est bien certain que , soit avec du
salpêtre , ou sans salpêtre , elle sera trèsfoible.
A mesure qu'elle est moins bruyanre
elle perd sa force aussi selon Bassavole
, la Poudre d'Alphonse ne pouvoit
tuer un poulet. Jamque pulvis inventus
est qui glandem sine bombo projicit
tamen vehementer , ut vel pullum interficere
possit.
ou Examen de plusieurs opinions reçûes
comme vrayes , qui sont fausses ou dou
teuses
1444 MERCURE DE FRANCE
rue
teuses ; traduit de l'Anglois de Thomas
Brown , Chevalier et Docteur en Médecine.
A Paris chez Pierre Witte
S. Facques , et Didot, Quay des Auguftins ,
1733 , 3. vol. in douze , contenant près
de 900 pages , sans les Tables , les Préfaces
et l'Epitre au Duc de Richelieu.
On lit dans la Préface du Traducteur,
que l'erreur en general est un faux jugement
, ou une aprobation du faux ; Or
il est certain , dit il , que le peuple n'est
pas capable de juger si l'objet qui le détermine
est faux ou vray ; et comme il
y a differentes routes qui conduisent à
l'erreur , c'est un pur hazard s'il rencontre
la verité.
Les causes immédiates de ces mêmes
erreurs sont les fausses idées que l'on se
forme à soi - même des objets , ou dans le
moment qu'ils se présentent , ou sur des
rapports infidéles. C'est par- là que s'établit
autrefois l'opinion fabuleuse des
Centaures, et une infinité de semblables;
mais on va plus loin;on ajoute à ces fausses
idées des conséquences étrangeres : et
de -là naissent ordinairement les Sophismes
qui roulent sur les termes ou les choses
même.
Les autres causes sont la crédulité qui
fait adopter tout ce qui est presenté comme
NOVEMBRE. 1733. 2445
→
me vrai ; ou l'incrédulité qui fait rejetter
des verirés constantes , la paresse qui fait
croire ou douter sans fondement , plutôt
que d'examiner la prévention pour
l'Antiquité , ou cette persuasion , que
plus les Anciens nous ont précedés dans
l'ordre des tems, plus aussi ils ont approché
du vrai.
Cet Ouvrage, au reste , est également
méthodique , curieux et varié. L'Auteur
commence toujours par alléguer les témoignages
qui favorisent l'opinion reçue
, et il n'embrasse point de sentiment
nouveau qu'il ne l'appuye par des témoignages
superieurs, qu'il n'y joigne même
l'experience dans les faits où elle peut
avoir lieu , et il finit toujours par indiquer
ce qui a pû occasionner ou accrédi
ter les erreurs qu'il combat.
Nous allons donner quelques morceaux
propres à interesser le Lecteur, caracteriser
l'Ouvrage et faire connoître le stile du
Traducteur.
Dans le 3me chapitre de la cause des erreurs
populaires, l'Auteur expose qu'outre
que par sa disposition naturelle , le Peuple
s'éloigne du vray , il suffit de lui presenter
le faux avec quelque adresse , pour
qu'il le saisisse et qu'il l'adopte. On l'a
vu , dit-il , dans tous les siècles la dupe
de
2446 MERCURE DE FRANCE
de tous les imposteurs et de toutes les
professions .... Or le Peuple étant de
fui-même porté à l'erreur et, y étant sans
cesse entraîné par les autres , faut- il s'étonner
que ses opinions et ses jugemens
en soient un tissu perpetuel.
Cinquième chapitre du second Livre :
On raconte bien des Fables , dit l'Auteur,
touchant la Poudre blanche qui fait sans
bruit le même effet que la Poudre à canon
; mais il y en a peu qui en ayent
allegué de bonnes raisons. La Poudre à
canon est composée de Salpêtre , de
Charbon et de Souffre . Et quoique l'on
trouve en plusieurs endroits du salpêtre
naturel , celui dont on se sert communé
ment ne l'est pas. On le tire d'une infusion
de terres salées , des urines des écu
ries , des colombiers , des caves , et autres
lieux inaccessibles au Soleil qui le dissoudroit.
Le souffre est un corps mineral
dont les parties sont graisseuses et inflammables.
On se sert du souffre vif qui
est d'une couleur foncée , ou du souffre
épuré , tel que nous l'avons en bâtons
d'un jaune plus clair que le premier.
Le charbon de bois est connu de tout le
monde , et pour cet usage on le fait
de Saules , d'Aulnes ou de Coudrier & c.
Etc'est de ces trois corps mêlez dans une
proportion
NOVEMBRE . 1733. 2447
proportion connue , et formez en grains
qu'est composée la Poudre à canon . Or
quoiqu'ils contribuent à un même effet
commun , ils ont pourtant chacun leur
effet particulier dans la composition . Le
souffre produit ce feu perçant et violent ;
car le salpêtre et le charbon mélez ne
produiroient qu'une espece de sifflement,
et le feu ne dure pas. Du charbon vient
la couleur noire , et l'Inflammabilité ; car
le salpêtre et le souffre , bien que pulvérisez
, ne s'enflamment pas si promptement
que ce charbon : l'étincelle qui
sort d'une pierre ne les allumeroit pas ,
non plus que le camphre tout inflam
mable qu'il est. Le charbon tient lieu de
méche , il sert à allumer le souffre , et
à répandre le feu ; et comme ses parties
sont plus grossieres , il pourroit aussi servir
à temperer l'activité du salpêtre , et à
empêcher une raréfaction trop subite.
Du salpêtre procedent la force et le
bruit. Car le souffre et le charbon mêlez
ensemble n'en font point en s'allumant }
et la Poudre qui auroit été faite avec du
salpêtre impur et gras auroit peu de force,
et feroit peu de bruit. Aussi des trois
espéces de Poudre , la plus forte contient
plus de salpêtre ; car elle ne renferme
qu'une part de charbon et de soufre,
SUE
2448 MERCURE DE FRANCE
sur dix de salpêtre ou environ.
ayant
Mais la cause immédiate du bruit
c'est le mouvement violent de l'air à
l'occasion de l'explosion subite et véhémente
de la Poudre > car le feu
gagné dans un instant toute sa substance,
la grande raréfaction qui lui arrive , demande
un plus grand espace que celuiqu'elle
occupoit auparavant ; et trouvant
de la résistance dans l'air , elle le pousse
avec violence pour se faire un passage.
Et si nous admettons ce que dit Cardan ,
que la Poudre allumée occupe cent fois
plus d'espace qu'auparavant , nous concevrons
aisément la violence qu'elle fait
à l'air ; mais nous le concevrons encore
mieux si nous adoptons le calcul plus
raisonnable de Snellius qui prétend
qu'elle en occupe 12600 fois davantage.
Telle est la raison du bruit terrible
que
fait le canon , et cette même raison sert
à expliquer la cause du bruit du Tonnere.
Le Tonnere n'est autre chose qu'un
amas de parties sulphureuses et nitreuses
qui se sont allumées dans l'air , et qui
en demandant un plus grand espace , se
font un passage en brisant les nuës et
en écartant avec violence l'air qui les
environne. Lorsque la matiere estinflam
mable et que les nuages sont pressez , le
>
,
bruit
NOVEMBRE . 1733. 2449
bruit est véhément. Si le nuage est mince,'
et qu'il y ait peu de matiere , l'éruption
aboutit à de simples éclairs , quoique les
nuages n'ayent que 2000 pas de hauteur,
ce qui est leur plus grande élévation .
Delà vient que ces sortes d'éclairs sont
rarement nuisibles › et que le Tonnere
dans un tems serain est une espece de prodige
, quoique l'Histoire en fournisse
quelques exemples.
›
Les tremblemens de terre ont selon
toutes les apparences la même cause
quand des veines de souffre et de nitre
se sont allumées elles se raréfient et
passent avec effort au travers des corps
qui leur résistent. Si la matiere étoit abondante
, et renfermée étroitement , elle a
renversé des Montagnes et des Villes
entieres. Si elle étoit en petite quantité ,
et environnée de terre poreuse , elle n'a
causé que de legeres secousses qui n'ont
rien détruit. Les Anciens qui ignoroient
la composition et les effets de la Poudre
à canon , par laquelle on explique parfaitement
la génération des matieres , ne
pouvoient gueres que se tromper sur cet
article.
Maintenant si quelqu'un veut arrêter
le bruit de la Poudre , il faut qu'il travaille
sur le salpêtre , et qui voudra en
F alterer
2450 MERCURE DE FRANCE
alterer la couleur , doit travailler sur le
charbon, Il y a plusieurs manieres de faire
de la Poudre blanche , la meilleure que
je sçache , dit l'Auteur , c'est de substituer
au charbon de la Poudre de Saules
pourris car tout autre bois qui prend
feu aisément la feroit peut-être brune.
Il y en a qui , au rapport de Berringuccio
dans sa Pirothecnie , ont essayé
d'en faire de rouge . Mais tout ceci n'a
aucun rapport avec le bruit de la Poudre
qui a une autre cause , et qu'on peut également
, ou mieux , selon quelques- uns ,
rendre noire avec des charbons de lin
et de roseaux,ou même avec de la mêche,
et du linge brulé.
On peut en deux manieres arrêter le
bruit de la Poudre , ou en n'y mettant
point de salpêtre , ou bien en le dépouil
lant de sa qualité. Porta promet de dimis
nuer ou d'empêcber cet effet non -seulement
avec des corps graisseux en géné
ral , mais encore avec du Borax et du
beurre mélez ensemble dans une certaing
proportion ; d'où il arrivera , selon cer
Auteur , que le bruit sera à peine entendu
de celui qui le tirea ; et à la verité sĮ
l'on en met beaucoup , non seulement
la Poudre fera peu de bruit mais elle
sera encore très foible. Je n'ai trouvé
qu'un
-
,
NOVEMBRE. 1733 2451
qu'un seul exemple de Poudre faite sans
salpêtre : c'est Alphonse Duc de Ferrare
qui me le fournit. Ce Prince, au rapport
de Brassavole et de Cardan , inventa la
Poudre qui faisoit partir une Balle sans
bruit.
Il n'est donc point absurde de dire
qu'il y ait de la Poudre blanche , et nous
avoüerons même , continuë nôtre Auteur
, qu'elle peut ne causer aucun bruit.
Mais il est bien certain que , soit avec du
salpêtre , ou sans salpêtre , elle sera trèsfoible.
A mesure qu'elle est moins bruyanre
elle perd sa force aussi selon Bassavole
, la Poudre d'Alphonse ne pouvoit
tuer un poulet. Jamque pulvis inventus
est qui glandem sine bombo projicit
tamen vehementer , ut vel pullum interficere
possit.
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Résumé : Essay sur les Erreurs populaires &c. [titre d'après la table]
L'ouvrage 'Essai sur les erreurs populaires' de Thomas Brown, traduit par Pierre Witte, analyse diverses opinions considérées comme vraies mais qui sont en réalité fausses ou douteuses. L'erreur est définie comme un faux jugement ou une approbation du faux. Le peuple, incapable de juger la véracité des objets, est souvent conduit à l'erreur par des causes telles que les fausses idées, la crédulité, l'incrédulité, la paresse et la prévention pour l'antiquité. L'ouvrage est structuré de manière méthodique et variée. Il commence par présenter les témoignages favorisant l'opinion reçue, puis les réfute en utilisant des témoignages supérieurs et des expériences. L'auteur souligne que le peuple est naturellement porté à l'erreur et facilement dupé par les imposteurs. Dans le troisième chapitre, l'auteur discute de la composition de la poudre à canon, qui se compose de salpêtre, de charbon et de soufre. Chaque composant joue un rôle spécifique : le soufre produit un feu violent, le charbon assure l'inflammabilité et le salpêtre contribue à la force et au bruit. La cause du bruit de la poudre est expliquée par la raréfaction subite de l'air lors de l'explosion. L'auteur aborde également les fables concernant la poudre blanche, affirmant que, bien que cette poudre puisse exister, elle sera toujours faible et causera peu de bruit. Il cite des exemples historiques et des méthodes pour modifier les propriétés de la poudre.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 112-117
Essay sur les erreurs populaires, &c. [titre d'après la table]
Début :
ESSAY sur les erreurs populaires. Suite de l'Extrait de ce Livre, imprimé [...]
Mots clefs :
Vipère, Dents, Manger, Éternuer, Tradition, Grecs, Animal, Galien, Usage, Peuples
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texteReconnaissance textuelle : Essay sur les erreurs populaires, &c. [titre d'après la table]
ESSAY sur les erreurs populaires . Sulte
de l'Extrait de ce Livre , imprimé
dans le Mercure de Novembre.
Au Chapitre 8 , du 3 ° Livre , l'Auteur
refute la Fable qu'on débite par rapport
au Loup , comme il a fait celle du Basilic
: Si le Loup , dit - on , apperçoit un
homme avant qu'il en soit apperçu , incontinent
cet homme devient enroué ou
perd la voix ; d'où est venu le Proverbe,
Lupus in fabula. Cette opinion est née
de l'étonnement et du silence que cause
d'ordinaire aux Voyageurs la vûë inopinée
JANVIER : 1734." 113
née des Loups ; non qu'il sorte de ces
animaux avec une vapeur nuisible , comme
on le suppose ; mais c'est qu'alors on
est saisi de frayeur; et que la frayeur produit
ordinairement le silence.
Chapitre 16. C'est encore une tradition
fort ancienne , que la Vipere dans
l'accouplement , coupe , avec ses dents.
la tête du mâle , et que les Petits , à leur
tour , pour le vanger , déchirent le sein
de leur mere , et se font ainsi passage
avec leurs dents...... Et quoique cette
Tradition fut établie chez les Grecs , les
Latins ont voulu la fortifier , en donnant
à cet animal le nom de Vipere. Quasi vi
pariat. Et ce texte des Livres Saints : O
générations de Viperes , a trouvé des Interpretes
favorables à cette même tradition.
Cependant malgré ces autoritez ,
ces narrations , ces conjectures , nous pou
vons affirmer après un examen sérieux
que cela n'est conforme ni à la vérité , ni
à la raison .
Il n'y a peut- être point d'animal dont
on ait débité tant de Fables , que de la:
Vipere comme on l'a déja remarqué, et
ainsi que François Rédi l'a fait voir dans
ses Observations. Ce Sçavant Naturaliste
a prouvé par le raisonnement et par
l'expérience que la Vipere ne contient
F v au114
MERCURE DE FRANCE
aucune humeur pernicieuse ou mortelle;
que l'un et l'autre sexe n'ont que deux
dents canines ; que ces dents sont creuses
, que leur morsure n'empoisonne
point , et qu'elle ne fait autre chose
qu'une playe par où le venin peut s'insinuer
, et que ce poison n'est mortel
qu'autant qu'il entre dans quelque vaisseau
sanguin. Il prouve encore que la
Vipere ne contient d'autre poison que
cette liqueur presqu'insipide , qui ressemble
à de l'huile d'amandes , et qui s'arrête
dans ces especes de guaines , dont
ses dents sont couvertes ; que cette li
queur ne sort pas de la vésicule du fiel
mais qu'elle se produit plus vrai- sembla
blement dans la téte où les conduits sa
livaires ont leur origine.
Dans le chap. 25. du même liv. 3. du
choix des Viandes , & c. l'Auteur dit qu'il
paroît qu'Aristote et Albert , recommandoient
la chair des jeunes Faucons. Galien
, dit il , qui vante celle des Renards.
en Automne, quand ils mangent des Raisins,
condanne les Cailles et met les Öyes
au même rang que les Autruches ; cependant
aujourd'hui on sert des Cailles
sur les meilleurs Tables.
Ce n'est que dans les plus grandes extrémitez
que l'on mange aujourd'hui
des
JANVIER . 1734. IIS
-
des Chiens. Cependant Galien nous apprend
que plusieurs Nations s'en nourrissoient
; et Hippocrate en fait autant
de cas que des Öyseaux ; il en ordonne
même la chair comme un reméde excellent
contre les maladies de Ratte , et
pour faire concevoir les femmes. Du tems
de Pline et de Galien , continue l'Auteur,
on condamnoit l'usage de la chair de
Cheval, et l'on croyoit que le sarg de cet
animal étoit très nuisible , au lieu
qu'aujourd'hui c'est la nourriture des
Tartares, et que ces Peuples en boivent le
sang. On pourroit se persuader que c'est
une fantaisie des Peuples Septentrionaux ,
si Hérodote ne nous apprenoit que
Perses en servoient dans leurs Festins , et
qu'aux jours de leur naissance , ils apprê
toient des Chevaux , des Chameaux et des
Anes tous entiers ; blâmant en cela les
Grecs , qui , selon eux , n'en chargeoient
point assez leurs Tables.
les.
Il n'y a presque rien dont les hommes
en general ne se nourrissent. Ce qui est
inconnu dans une Région , est d'usage
dans une autre , et l'on prouveroit sang
peine , que des Peuples entiers mangent
des Tygres , des Elephans , des Rats , des
Chauves - Souris , & c. Lérins et d'autres.
assurent qu'il y a des Amériquains qui
F vj
man
116 MERCURE DE FRANCE
mangent de tout , sans excepter les Cra
paux et les Serpens. Il y a même des Nations,
qui au mépris de toutes les Loix ,
ont mangé et mangent encore de la chair
humaine .
Les anciens étoient dans une grande ,
superstition au sujet de l'éternûment.On
lit icy , aù ch.9. du 4 liv. qu'ils croyoient
qu'il annonçoit quelque chose de sinistre;
et cela paroît bien par ce trait de
l'Athénien,qui , parce qu'un des Bateliers
avoit éternué , voulut abandonner sonentreprise
; et par le témoignage de S. Augustin
, qui dit que les anciens se remettoient
au lit quand il leur arrivoit d'é
ternuer en se chaussant.
Aristote demande encore pourquoi if
est d'un bon augure d'éternuer depuis
midi jusqu'à minuit , et d'un mauvais
augure d'éternuer depuis minuit jusqu'à
midi.
Eustathe , dans ses Commentaires sur
Homere , a remarqué qu'éternuer à sa
gauche , c'étoit un signe malheureux ; et
qu'éternuer à sa droite , c'étoit un signe
favorable. Aussi Plutarque nous apprend
qu'avant la Bataille contre Xerxes , Thémistocle
sacrifiant sur son Vaisseau
et un des assistans ayant éternué à sa
droite , l'Augure Euphrantides prédig
à
JANVIER 1734 117
`
à l'instant la Victoire des Grecs et la Dé
faite des Perses.
L'usage de saluer quand on éternuë ,
est donc beaucoup plus ancien qu'on ne
le croit ordinairement , et il ne tire point
son origine de quelque maladie particuliere
; mais bien qu'il soit né de l'idée
qu'on s'étoit faite sur cette violente agitation
, qui surprenoit les assistans ; d'autres
ayant remarqué quelques événemens
qui n'y étoient liez que par hazard , on
est enfin parvenu à faire ces formules ,
par lesquelles on souhaitoit que le mal
fut détourné , et que le bien arrivât.
de l'Extrait de ce Livre , imprimé
dans le Mercure de Novembre.
Au Chapitre 8 , du 3 ° Livre , l'Auteur
refute la Fable qu'on débite par rapport
au Loup , comme il a fait celle du Basilic
: Si le Loup , dit - on , apperçoit un
homme avant qu'il en soit apperçu , incontinent
cet homme devient enroué ou
perd la voix ; d'où est venu le Proverbe,
Lupus in fabula. Cette opinion est née
de l'étonnement et du silence que cause
d'ordinaire aux Voyageurs la vûë inopinée
JANVIER : 1734." 113
née des Loups ; non qu'il sorte de ces
animaux avec une vapeur nuisible , comme
on le suppose ; mais c'est qu'alors on
est saisi de frayeur; et que la frayeur produit
ordinairement le silence.
Chapitre 16. C'est encore une tradition
fort ancienne , que la Vipere dans
l'accouplement , coupe , avec ses dents.
la tête du mâle , et que les Petits , à leur
tour , pour le vanger , déchirent le sein
de leur mere , et se font ainsi passage
avec leurs dents...... Et quoique cette
Tradition fut établie chez les Grecs , les
Latins ont voulu la fortifier , en donnant
à cet animal le nom de Vipere. Quasi vi
pariat. Et ce texte des Livres Saints : O
générations de Viperes , a trouvé des Interpretes
favorables à cette même tradition.
Cependant malgré ces autoritez ,
ces narrations , ces conjectures , nous pou
vons affirmer après un examen sérieux
que cela n'est conforme ni à la vérité , ni
à la raison .
Il n'y a peut- être point d'animal dont
on ait débité tant de Fables , que de la:
Vipere comme on l'a déja remarqué, et
ainsi que François Rédi l'a fait voir dans
ses Observations. Ce Sçavant Naturaliste
a prouvé par le raisonnement et par
l'expérience que la Vipere ne contient
F v au114
MERCURE DE FRANCE
aucune humeur pernicieuse ou mortelle;
que l'un et l'autre sexe n'ont que deux
dents canines ; que ces dents sont creuses
, que leur morsure n'empoisonne
point , et qu'elle ne fait autre chose
qu'une playe par où le venin peut s'insinuer
, et que ce poison n'est mortel
qu'autant qu'il entre dans quelque vaisseau
sanguin. Il prouve encore que la
Vipere ne contient d'autre poison que
cette liqueur presqu'insipide , qui ressemble
à de l'huile d'amandes , et qui s'arrête
dans ces especes de guaines , dont
ses dents sont couvertes ; que cette li
queur ne sort pas de la vésicule du fiel
mais qu'elle se produit plus vrai- sembla
blement dans la téte où les conduits sa
livaires ont leur origine.
Dans le chap. 25. du même liv. 3. du
choix des Viandes , & c. l'Auteur dit qu'il
paroît qu'Aristote et Albert , recommandoient
la chair des jeunes Faucons. Galien
, dit il , qui vante celle des Renards.
en Automne, quand ils mangent des Raisins,
condanne les Cailles et met les Öyes
au même rang que les Autruches ; cependant
aujourd'hui on sert des Cailles
sur les meilleurs Tables.
Ce n'est que dans les plus grandes extrémitez
que l'on mange aujourd'hui
des
JANVIER . 1734. IIS
-
des Chiens. Cependant Galien nous apprend
que plusieurs Nations s'en nourrissoient
; et Hippocrate en fait autant
de cas que des Öyseaux ; il en ordonne
même la chair comme un reméde excellent
contre les maladies de Ratte , et
pour faire concevoir les femmes. Du tems
de Pline et de Galien , continue l'Auteur,
on condamnoit l'usage de la chair de
Cheval, et l'on croyoit que le sarg de cet
animal étoit très nuisible , au lieu
qu'aujourd'hui c'est la nourriture des
Tartares, et que ces Peuples en boivent le
sang. On pourroit se persuader que c'est
une fantaisie des Peuples Septentrionaux ,
si Hérodote ne nous apprenoit que
Perses en servoient dans leurs Festins , et
qu'aux jours de leur naissance , ils apprê
toient des Chevaux , des Chameaux et des
Anes tous entiers ; blâmant en cela les
Grecs , qui , selon eux , n'en chargeoient
point assez leurs Tables.
les.
Il n'y a presque rien dont les hommes
en general ne se nourrissent. Ce qui est
inconnu dans une Région , est d'usage
dans une autre , et l'on prouveroit sang
peine , que des Peuples entiers mangent
des Tygres , des Elephans , des Rats , des
Chauves - Souris , & c. Lérins et d'autres.
assurent qu'il y a des Amériquains qui
F vj
man
116 MERCURE DE FRANCE
mangent de tout , sans excepter les Cra
paux et les Serpens. Il y a même des Nations,
qui au mépris de toutes les Loix ,
ont mangé et mangent encore de la chair
humaine .
Les anciens étoient dans une grande ,
superstition au sujet de l'éternûment.On
lit icy , aù ch.9. du 4 liv. qu'ils croyoient
qu'il annonçoit quelque chose de sinistre;
et cela paroît bien par ce trait de
l'Athénien,qui , parce qu'un des Bateliers
avoit éternué , voulut abandonner sonentreprise
; et par le témoignage de S. Augustin
, qui dit que les anciens se remettoient
au lit quand il leur arrivoit d'é
ternuer en se chaussant.
Aristote demande encore pourquoi if
est d'un bon augure d'éternuer depuis
midi jusqu'à minuit , et d'un mauvais
augure d'éternuer depuis minuit jusqu'à
midi.
Eustathe , dans ses Commentaires sur
Homere , a remarqué qu'éternuer à sa
gauche , c'étoit un signe malheureux ; et
qu'éternuer à sa droite , c'étoit un signe
favorable. Aussi Plutarque nous apprend
qu'avant la Bataille contre Xerxes , Thémistocle
sacrifiant sur son Vaisseau
et un des assistans ayant éternué à sa
droite , l'Augure Euphrantides prédig
à
JANVIER 1734 117
`
à l'instant la Victoire des Grecs et la Dé
faite des Perses.
L'usage de saluer quand on éternuë ,
est donc beaucoup plus ancien qu'on ne
le croit ordinairement , et il ne tire point
son origine de quelque maladie particuliere
; mais bien qu'il soit né de l'idée
qu'on s'étoit faite sur cette violente agitation
, qui surprenoit les assistans ; d'autres
ayant remarqué quelques événemens
qui n'y étoient liez que par hazard , on
est enfin parvenu à faire ces formules ,
par lesquelles on souhaitoit que le mal
fut détourné , et que le bien arrivât.
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Résumé : Essay sur les erreurs populaires, &c. [titre d'après la table]
L'auteur de l'ESSAY sur les erreurs populaires réfute plusieurs croyances et traditions. Dans le chapitre 8, il conteste la croyance selon laquelle apercevoir un loup avant qu'il ne vous voie provoque une perte de voix, attribuant ce phénomène à la frayeur et au silence qu'elle engendre. Le chapitre 16 dément la tradition selon laquelle la vipère coupe la tête du mâle lors de l'accouplement et que leurs petits déchirent le sein de leur mère pour se venger. Cette tradition, bien que soutenue par des autorités grecques et latines, est jugée non conforme à la vérité et à la raison. François Rédi, un naturaliste, a démontré que la vipère ne contient pas d'humeur pernicieuse et que son venin n'est mortel que s'il pénètre dans un vaisseau sanguin. Le chapitre 25 discute des choix alimentaires à travers les époques. Aristote et Albert recommandaient la chair des jeunes faucons, tandis que Galien vantait celle des renards en automne. Galien condamnait les cailles et les œufs, mais aujourd'hui, les cailles sont servies sur les meilleures tables. Les anciens mangeaient des chiens et des chevaux, contrairement aux pratiques actuelles. Les Perses servaient du cheval dans leurs festins, blâmant les Grecs pour leur manque de variété alimentaire. L'auteur note que les habitudes alimentaires varient selon les régions et les époques, certains peuples consommant des animaux considérés comme impropres à la consommation ailleurs. Enfin, le texte aborde les superstitions entourant l'éternuement. Les anciens y voyaient des signes de bon ou de mauvais augure, selon le moment de la journée ou la direction de l'éternuement. Cette croyance a conduit à l'usage de saluer quelqu'un qui éternue, pour détourner le mal et attirer le bien.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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